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[Quête-Solo] Livraison.
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MessageSujet: [Quête-Solo] Livraison.   Sam 15 Aoû - 21:09




Hollywood Undead
Kill Everyone
Giriko & Minshu.
❝ Rejoindre l'escorte. ❞
Quelques jours s'étaient écoulés depuis la reconstruction de la capitale, tu avais eu le temps de prendre connaissance de la ville, de repérer les meilleurs bars (chose capitale à ton goût), les endroits les plus agréables pour glander. Seulement, rester à ne rien faire durant trop longtemps n'était pas ton genre, tu risquais fortement de rouiller à force de boire jusqu'à rouler sur le plancher dans les bars, riant bruyamment et éclatant quelques nez par ci. De plus, depuis ton altercation lors de la reconstruction, les gens semblaient peu apprécier l'élu qu'ils avaient dans leur rang, ta réputation se faisait lentement. A vrai dire cela t'arrangeais, ils te craignaient ? T'appréciaient peu ? Tant mieux. Tu n'étais tout de même pas ici pour t'occuper d'eux. Tu voulais juste te battre. Ce que tu faisais en défiant quelques pauvres gardes n'ayant rien demandé mais désireux de montrer que, oui, ils pouvaient défendre leur capitale puisque tu leur hurlais agréablement qu'ils étaient des faibles. En fin de compte, même si on reconnaissait ta force qui s'éveillait de plus en plus, on craignais. Que ferait un élu si ardent que toi dans leur rang ? Allais-tu rester éternellement ici, allais-tu les aider dans la guerre qui se profilait lentement ? De toute façon, du moment qu'on te promettais du sang, tu répondais présent. Cela te faisais par ailleurs repenser à Sasuke et ses étranges piercings, tu les avais installés, en ajoutant à tes oreilles et à ton nez. Rehaussant ton air patibulaire.

Couché sur le toit d'une maison, tu avais les bras croisés derrière ta tête, un œil clos pendant que tu observais le ciel clair. Nouvelle journée ennuyante ? Tes blessures s'étaient remises, tu crevais juste d'envie d'enfoncer tes chaînes dans la chair. De trancher des gorges, d'observer les tripes se répandre sur le sol, voir suffoquer tes adversaires. Il n'y avait rien de mieux, bordel. Seulement, tu ne connaissais pas du tout les environs alors, t'étais censé faire quoi ? Partir et risquer de te perdre en territoire ennemi ? Au moins, tu pourrais te battre. C'était un avantage. Mais, si tu tombais sur des élus largement plus puissants que toi, ayant récupéré beaucoup plus de force ? Là, ce serait compliqué.

Nous serons dans retour dans quelques jours, n'ayez crainte, votre illustre Dr. Harumarumaru reviendra sain et sauf de cette importante livraison !

Ton second œil s'ouvrit et tu redressas ton dos, courbé, scrutant ce qu'il se déroulait un peu plus bas. Une livraison importante ? Protection ? Cela aurait-il un rapport avec les rumeurs qui filaient dans la capitale, à propos de la Secte Noire qui faisait encore des siennes, s'en prenant à la haute classe du Gouvernement ou se suicidant en publique. Tes orbes ambrées se glissèrent sur le dit Docteur au nom à rallonge qui était assit dans une charrette large et longue, visiblement en état parfait et tirée par quatre équidés. Deux gardes armés de longue épée, arborant d'énormes armures métalliques et brillantes sous le soleil se trouvaient dans ladite charrette. Quatre autres à cheval entouraient également le véhicule. Un sourire carnassier fendit tes lèvres : une opportunité pour te battre. A coup sûr, ils seraient attaqués par des membres de la secte, ce Docteur était certainement renommé pour qu'il y ai tant de monde agglutiné, applaudissant vivement. D'un bond agile, tu retombas sur ses jambes non loin de l'attroupement, approchant d'une démarche nonchalante, te grattant l'oreille du petit doigt.

Eh, j'veux venir. Vos gardes-là, j'suis certain qu'ils m'arrivent pas à la cheville et qu'ils seront incapables de protéger votre Harumachin.

Silence. La populace s'écarta sur ton passage tandis que le guerrier qui avait précédemment élevé la voix te scrutais minutieusement. L'élu qui s'agitait un peu trop ? Se joindre à l'escorte ? Cela pouvait avoir du bon si tu te tenais à carreaux. Seulement, les hommes servants à l'escorte ne semblaient aucunement apprécier tes dires et l'un d'eux sauta de la charrette, dégainant son épée de son fourreau avant d'adresser un regard au guerrier. Certainement le chef de l'escorte.

Prouve ce que tu avances et nous verrons si tu peux venir.

Un large sourire bestial fendit ton visage et tu semblais soudainement bien moins nonchalant que précédemment. En face de toi, l'homme dans son armure frappait son bouclier de son épée avec force, poussant un cri de guerre enragé. Un rire cruel s'échappa d'entre tes lèvres et une lueur de démence s'alluma dans tes prunelles, tu voulais le découper en morceaux, littéralement. Vrombissant sur ses jambes, tes chaînes apparurent aux yeux de tous, des "wow" de surprise parvenant à tes oreilles. Voyez l'homme-tronçonneuse sous vos yeux ! L'homme-machine ! L'Enchanteur ! Faisant craquer ta nuque en agitant ta tête de droite à gauche, tu t'emparas du haut de tes chaînes à l'aide de tes larges mains arborant tes gants.

J'vais te bouffer.

Fis-tu dans un rire tonitruant, bondissant dans les airs d'une poussée étonnamment puissante. Ta jambe droite s'étendit alors que tu retombais droit sur le chevalier - ou ce qu'il semblait être. Il leva son épée afin de se protéger de ta chaîne vibrante, vos armes se croisèrent dans un claquement de métal, crissants. Tes dents carnassières à découvert, tu tournas sur toi-même et percuta de plein fouet le casque métallique du combattant, masquant un instant sa vue. Tes pieds retrouvaient à peine le sol que tu repartais à l'assaut, désireux de profiter de ce fugace instant qu'il t'offrait en remettant son casque de chevalier. Venant avec célérité au corps à corps, tu te campas minutieusement sur un appui, élevant ta jambe droite dans un coup de pied latéral. Tes hanches suivirent le mouvement en même temps que tes bras musclés élevés en l'air, un grognement s'échappa de ton adversaire alors qu'il était percuté au flanc gauche par ta jambe enrobée de ta chaîne. Chaîne assez puissante pour qu'elle entame légèrement l'armure, manquant de peu d'atteindre la chair. Nouveau ricanement alors que ton adversaire, se réveillant enfin, profita du corps à corps pour élever son épée à deux mains au dessus de sa tête. Cri de rage alors qu'il l'abattait avec force horizontalement pour espérer trancher ton tronc de haut en bas. Heureusement, tes réflexes persistaient et tes larges chaînes défensives apparurent sur son torse, la lame de l'épée percutant alors ces dernières dans un nouveau hurlement métalliques. Reculant d'un pas, sourcils froncés, tu envoyas un highkick maîtrisé au chevalier qui le para en élevant vivement son bouclier.

Coriace pour un nabot.

Narguas-tu après avoir suffisamment reculé pour ne pas prendre de coups haineux. Heureusement puisque ta remarques ne fut aucunement apprécié par le chevalier qui se rua dans ta direction, l'épée au dessus de la tête afin de te pourfendre. Léger sourire avant de t'élancer dans sa direction, évitant au dernier moment sa lame en bondissant avec habileté au dessus de lui, décollant comme un volatile pour atterrir sur tes jambes comme un félin, tournant sur toi-même à peine sur le sol afin de lui asséner un coup de pied dans le dos. Mais, tu avais sous-estimé sa réactivité et il para ton coup, s'abaissant ensuite afin de faucher ton seul appui. Tes pupilles se rétractèrent et ton corps s'étala douloureusement sur le sol, le chevalier prit la garde de son âme à deux mains, visant ta tête. Crocs serrés, yeux écarquillés, tu t'empressas de prendre la chaîne de ta jambe gauche en main, l'élevant assez rapidement pour que la lame la percute dans un nouveau hurlement métallique. Merde. Ce n'était pas passé loin. Soupirant de soulagement, tu plias ta jambe droite et la détendit brutalement, envoyant le chevalier rouler à tes côtés. A toi de profiter de sa faiblesse ! Tu roulas dans sa direction et empoigna son arme, dégageant ensuite son casque de ta main valide afin de lui envoyer un coup de tête assez mémorable pour que son nez en soit brisé. Profitant alors de sa douleur pour lui arracher l'épée, l'envoyant plus loin. T'élevant ensuite, tu posas un pied sur son armure, au niveau de son torse. Ta chaîne entamait doucement le métal, tu appuyais plus fort et bientôt, tu allais le déchiqueter.

IL SUFFIT !


T'étais donc pas censé le tuer ? Dans un grognement las, tu retiras ta jambe de son corps, reculant en enfouissant tes mains dans tes poches. Regard indifférent en direction du chef d'escorte qui hochait doucement sa tête.

C'est assez, tu pourras venir avec nous mais, tu devras écouter. Et non jouer aux rebelles, compris, Élu ?
Gnnnh... Ouais, ça va... Ça va..
Apportez lui un cheval.

Comme si t'avais la tronche d'un cavalier.
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MessageSujet: Re: [Quête-Solo] Livraison.   Sam 15 Aoû - 22:45




Hollywood Undead
Kill Everyone
Giriko & Minshu.
❝ C'est quoi ce canasson ? ❞
MAIS PUTAIN TU VAS AVANCER GROS TAS DE GRAISSE DE MES DEUX ?!

A cause de ce fichu cheval, tu étais à l'arrière, ne comprenant absolument pas comment les autres parvenaient à aussi bien gérer leurs montures. Pourquoi le tien ne cessait de hennir, de s'ébrouer et d'envoyer des coups de cul ? Il fallait aussi avouer que tu avais rarement eu l'occasion de poser tes fesses sur une selle, tes chaînes t'allaient largement, tu irais d'ailleurs bien plus vite avec. Grommelant, prenant les rênes du mieux possible, tu mimas les actes du mercenaire le plus proche de toi, envoyant des coups de pied furieux dans les pauvres flancs de l'équidé qui se voyait obligé d'accélérer son allure. Soupirant, courbé sur ta monture, tu n'avais plus ta précédente superbe, tirant complètement la tronche et ne cessant d'hurler en tirant sur les rênes comme un forcené. Les mercenaires, chevaliers ou brigands riaient de ta maladresse à cheval.

Tu te la pètes moins d'un coup, Giriko !

Cria le chevalier que tu avais manqué de déchiqueter tout à l'heure. Tes orbes ambrées quittèrent l'encolure de ta monture afin de se poser sur lui, ah, il faisait le malin ? Tu avais hâte que vous soyez attaqués, il risquerait de se prendre un coup de chaîne perdue. Un sourire mauvais s'installa sur tes lèvres... enfin, un bref instant puisque ta monture se déroba d'un coup devant un trou, tu fus éjecté en avant et l'avant de ton corps se retrouva sur l'encolure du cheval. Ce-dernier redressa brusquement sa tête et renvoya son cavalier - donc toi - en arrière. Ainsi malmené par ton équidé, tu jurais et grognais, te plaignant pendant que les autres riaient de nouveau. Agacé par ton attitude, le chef de l'escorte fit arrêter tout le monde et posa son regard sur toi.

Ça ne va pas durer comme ça jusqu'à Fuki, élu.
Très drôle, tu croyais quoi ducon ? Que j'étais un pro des canassons ? J'ai pas une tronche à gambader joyeusement sur ces sales bestioles. Mes chaînes me suffisent très bien, fallait pas me refiler ce truc.

Soupire exaspéré par ta vulgarité, tes paroles et ton attitude en général. Mine renfrognée, tu scrutais le chef de l'expédition qui passa la paume de sa main droite sur son visage aux traits virils, semblant réfléchir rapidement.

Bien, monte dans la charrette avec nous, toi, prend son cheval.
Putain, c'est pas trop tôt les gars.

Fis-tu dans d'un air moqueur, passant ta jambe droite par-dessus la croupe de ton équidé, penchant l'avant de ton corps en avant. Retombant sur le chemin terreux, tu fis rouler les muscles de tes épaules puis porta ta main droite à ta nuque, baillant. Le premier garde de la charrette qui était préalablement assit descendit et vint prendre ta monture, laissant sa place à toi, homme-tronçonneuse. Ne perdant pas plus de temps, tu déposas ta carcasse sur la place qui t'étais attribuée, pouvant enfin observer le Docteur Harutrucmachin. Un vieil homme à longue barbe blanche, coiffé d'un chapeau sombre et ayant des traits plutôt virils malgré sa vieillesse apparente. Il avait les yeux clos, ses mains délicatement posées sur ses cuisses. Est-ce qu'il dormait ?

Il est mort ou quoi votre médecin ? C'est con s'il crève comme ça... j'veux dire, alors qu'il n'y a même pas eu d'attaques.
Il n'est pas mort..

Tu fis pivoter ta tête légèrement en direction du chef de l'escorte, homme peut-être un peu plus âge que toi - enfin, personne n'était réellement plus âgé que toi ici, disons, plus âgé que toi d'un point de vue physique -, arborant une tignasse noire, des prunelles argentées, bien en forme et en santé. Il te semblait puissant comme pouvait déjà en témoigner sa musculature impressionnante. Lui, il n'avait aucune armure mais son arme, une hallebarde, était certainement redoutable. Tu avais presque hâte de le voir en combat. De toute façon, tu voulais te battre. Ils attendaient quoi pour vous attaquer ? Cela faisait déjà quatre heures que vous avanciez. Vous aviez dépassés la Plaine Verdoyante et tu avais bien l'impression que vous étiez non loin des Grands Lacs. Arrivée, première altercation avec cette secte de demeurés.

N'empêche qu'une bonne bagnole ça vaut mieux que vos bêtes et cette charrette inconfortable.
Une quoi ?, demanda le garde assit à tes côtés, encapuchonné.
Une voiture j'dis.

Tu posas tes yeux sur le second garde, toi qui t'attendais à tomber sur un autre homme - beaucoup de testostérones par-ici -, tu fus agréablement surprit en croisant le regard azuré d'une jeune femme. Une femme ? Sérieux ? Dans une expédition pareille ? Un rire perça le silence qui s'installait et tu arquas un sourcil, l'air amusé.

Une femme, t'aurais mieux fait de rester chez ta mère.

Remarque peu appréciée - c'était compréhensible. Aussi vive qu'un ninja, elle se mouva et tu te retrouvas avec la lame d'un poignard sous la gorge. Tes prunelles ambres s'encrèrent dans celles azurées de la jeune femme qui avait perdu sa capuche, dévoilant une crinière rougeoyante. Elle était en tout cas bien agréable au regard, cette demoiselle.

Je ne suis pas la seule femme, ici, alors prend garde à tes paroles, élu.

Déclara t-elle froidement, récupérant son arme et pointant du doigt l'avant de la charrette. L'un des deux mercenaires était donc également une femme ? Un "tsh" méprisant répondit aux dires de la garde et tu haussas tes épaules. Tu avais bien envie de la bouffer, celle qui venait de te menacer de son arme. Rien que pour sa menace. Voilà comment se faire deux cibles à exterminer en peu de temps, mais, tu ne serais pas toi-même si tu n'avais pas envie d'annihiler les autres. Alors, vivement une attaque que tes chaînes manquent maladroitement leurs cibles premières.

Alors, c'est quoi une voiture ?

Demanda de nouveau la garde. Ne lui adressant même pas un regard, tu levas ta main gauche, plia tout des doigts sauf le majeur. Va te faire foutre, garce.

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MessageSujet: Re: [Quête-Solo] Livraison.   Dim 16 Aoû - 5:43




Hollywood Undead
Kill Everyone
Giriko & Minshu.
❝ Traître. ❞
Encore de longues heures s'étaient écoulées et votre groupe avait finit par atteindre peu après la nuit tombée la ville de Jiyuu. Apparemment, des chambres vous avaient été reservées dans une auberge et, vraiment, tu crevais de faim. D'ailleurs, tu t'étais allégrement servis dans le sac à dos du chevalier que tu avais pris pour cible ; il s'appelait Idoka. Tu avais également retenu le nom de ta seconde cible, Jadéa. Deux êtres qui allaient prochainement trouver la mort pour t'avoir manqué de respect. Leurs vies ? Insignifiantes à tes yeux. Des tas de viande qui mourront un jour ou l'autre, pourquoi pas aujourd'hui ? La mort n'était rien à tes yeux. Du moins, celles des autres, tu n'accordais aucune important aux vies des autres êtres. Quoique, la seule vie à laquelle tu avais accordé ton attention était celle d'Arachnée, chère et puissante Arachnée. Un être respectable comme on en croisait rarement - en tout cas à tes yeux. Maintenant, tu n'avais plus besoin de te soucier d'autres êtres. Cela avait finalement du bon, d'être seul.

Giriko, Idoka et Nicolas, amenez le docteur dans l'auberge.

Nicolas ? Tes orbes se dérobèrent en direction de celui qui venait de descendre de sa monture : un jeune homme habillé simplement, arborant deux Cimeterres et une épaisse chevelure argentée mais courte. Aucune expression sur son visage sauf cette indifférence te faisant un fugace instant penser à la tienne. Haussant tes épaules musclées, tu bondis de la charrette arrêtée, attendant tranquillement que le vieil homme ne descende.

Tu te magnes l'vieux ?

Grognas-tu avec agacement alors qu'il venait de se dépêtrer de son manteau trop long qui effleurait le sol propre, une claque manqua de peu ta tête - tu avais encore assez de réflexes, heureusement. Regarde meurtrier en direction d'Idoka qui te le rendis, vous vous scrutèrent un instant. C'était encore plus assuré maintenant : tu allais le saigner. Tandis que, face à face, vous vous observiez en chien de faïence, Nicolas arriva entre vous deux et vous fit reculer en posant une main sur vos torses, forçant suffisamment pour vous faire faire deux ou trois pas en arrière.

Vous reprendrez vos chamailleries une fois le docteur un peu plus en sûreté. Maintenant, on l'emmène avec nous.

Tes orbes lumineuses tombèrent sur l'argenté qui s'avançait déjà afin d'aider le vieux, lui ? Tu allais également certainement lui arracher la gorge de tes dents, ils cherchaient tous à te faire chier ou quoi ? De quoi se mêlait-il celui-là ? Élevant une main vers Idoka, tu replias tes doigts sauf le majeur, agrémentant le tout d'un sourire mauvais. Tu ne le penserais pas assez mais, vivement une attaque. Vivement qu'il soit sous tes chaînes et que son sang souille tes vêtements, vivement que tu entendes ses hurlements d'agonies. Vivement tout ça. Tu te fichais royalement qu'il soit l'un de tes "alliés", tu voulais juste ta "vengeance". Pour non-respect. Comme si toi, tu en démontrais, du respect.

L’auberge était censée être non loin et Nicolas disait connaître parfaitement l'emplacement de cette-dernière contrairement à Idoka qui n'était jamais venu dans ce village et toi, qui arrivais fraîchement. Fermant la marche, mains dans les poches, tes prunelles bestiales naviguaient de la nuque d'Idoka au dos de Nicolas : qu'ils seraient simples de les tuer dans cette ruelle. Le vieux ? Bah, tu n'aurais qu'à le ramener toi-même dans cette fichue auberge. Ou pas. Réfléchis, tu ne connais aucunement l'emplacement l'auberge. Un soupire agacé franchit la barrière de tes lèvres quand, soudainement, Nicolas s'arrêta. Où étiez-vous ? Un cul-de-sac ? Tes fins sourcils se froncèrent et tes yeux se postèrent sur l'argenté. Idoka, emmitouflé dans son armure semblait aussi dubitatif que toi. Que se passait-il ? Tout se passa bien trop vite. Avec une vélocité absurde, Nicolas fit volte-face et un poignard glissa hors de sa manche tandis qu'il s'emparait du vieux, passant un bras autour de sa gorge afin de le maintenir. Lame visant son cœur. Des toits des maisons qui se trouvaient à droite et à gauche de votre ruelle surgirent cinq ombres, cinq hommes arborant des tenues sombres que tu reconnus que trop bien. Des membres de la secte noire. Merde, c'était quoi ce bordel ?

Nicolas, tu... Me dit pas que... ?
Tu captes rien ducon ? On vient de se faire avoir comme des bleus. Putain je savais que sa gueule me revenait pas, j'vais t'refaire le portrait connard !
Tu es bien agité pour un type qui va bientôt échouer dans sa mission. De toute façon, vous allez mourir. Vous n'êtes que deux.

"Que deux" ? Idoka te semblais assez puissant, tu pouvais largement rivaliser avec ces types et tu connaissais quelques de leurs capacités pour en avoir combattu. Ce Nicolas ne savait aucunement ce qu'il disait. Vrombissement. Tes chaînes apparurent, courant sur tes jambes puissantes sous les orbes intriguées des êtres présents.

Génial, j'attendais que ça, un bain de sang.

Un sourire carnassier se dessina sur tes lèvres fines, découvrant tes dents aux apparences de crocs. Ou de dents de requin. Tes muscles se bandèrent et, dans un rire démentiel, tu bondis en direction de Nicolas. Après tout, n'était-il pas la cible première ? Il détenait le vieux et ne semblait pas décidé à le tuer immédiatement, il aurait largement eut le temps de le faire. Derrière toi, un bruit métallique résonna ; Idoka semblait s'être mit au combat. Tant mieux, au moins, il assurerait un minimum tes arrières. Armant ton bras droit, tu arrivas non loin de Nicolas qui avait perdu son beau sourire, mâchoires serrées, qu'avait-il cru ? Que tu n'oserais pas approcher de peur qu'il blesse le docteur ? T'en avais tellement rien à faire de ce vieux, tu voulais juste tuer. Détruire. Assouvir cette envie sanglante. Tu détendis brusquement ton bras droit, propulsé en avant alors que tu sentis ta main droit se refermer sur le bras de l'argenté, celui qui emprisonnait la gorge de docteur. Raffermissant ta prise, tu te collas presque au vieux - à vrai dire tu l'avais complètement oublié - et tu vins asséner un coup de tête magistral à Nicolas qui, en même temps, avait tenté de se défendre en dirigeant sa lame vers toi. Ta chair au niveau de ton torse fut entamée, tu n'avais pas prévu cela, tu n'avais pas tenter le défensif en ressortant tes larges chaînes pectorales. Grognement douloureux qui fut bien vite balayé par ton sourire animal. Ta main enfermait toujours son bras. Reculant brutalement vers l'arrière, Nicolas et le vieux manquèrent de tomber en avant - à vrai dire, le vieux tomba face contre terre. Le traître parvint cependant à se redresser afin de se protéger mais tu avais déjà plier ta jambe gauche, déjà détendue en direction de la ceinture abdominale de ton adversaire, ta chaîne pénétrant aisément la chair et venant à être souillée par le liquide pourpre.

J'vais te crever, connard.

Retirant ton pied de son corps, lui arrachant un gémissement douloureux, tu termina le tout en l'envoyant contre le mur d'un coup de pied latéral amplement maîtrisé. Nicolas se fracassa sans douceur contre la pierre, l'entamant légèrement avant de retomber à genoux. Déjà mort ? Certainement pas. Tu t'approchais de lui quand une douleur te traversa, tes pupilles se rétractèrent, tes mâchoires se resserrent. Que... ? Tu avais complètement oublié les cinq membres de la secte, cinq contre un, Idoka ne pouvait certainement pas tous les retenir. La lame de l'un d'eux venait de pénétrer ton dos, manquant de peu ta colonne vértébrale et ne s'enfonçant heureusement pas assez profondément pour te transpercer. Fronçant tes sourcils et grimaçant sous la douleur, tu détournas de quelques centimètres ton visage pour plonger ton regard d'aliéné dans celui de ton nouvel adversaire. Deux fois qu'on te traversais d'une lame. Déjà, le vermillon ornait ta chemise au niveau du torse et de ton dos, les tâches s'élargissant.

J'vais te bouffer en premier, finalement.

Ignorant la douleur - tu y étais de toute façon obligé pour poursuivre -, tu fis volte-face et bondis, percutant comme un taureau le ninja. Son dos percuta le mur qui se fissura, debout face à lui tu fermas tes deux poings et lui asséna une droite, une gauche, une droite, une gauche. Sa lèvre inférieure se fendit, son nez se brisa. Un coup plus puissant au niveau de la tempe le sonna suffisamment pour que tu ai le temps de plier ta jambe gauche, lui envoyant un coup de genoux dans l'estomac. L'homme en noir écarquilla ses yeux et sa bouche s'ouvrit soudainement, délivrant l'air de ses poumons. Il suffoquait. Satisfait, tes mains allaient à présent étrangler la gorge qui t'étais présentée mais, nouveau problème. Un deuxième membre de la secte vint à la rescousse de son acolyte, te percutant d'un puissant coup de pied dans le dos qui te cambra. L'entaille précédente venait d'être retouchée, ouverte un peu plus et tu avais presque cru sentir quelque chose de briser. Ils étaient plutôt puissants, ceux-là mais, que foutait Idoka ? Prit entre les deux êtres en noir, tu détournas ton corps vers celui qui venait de te frapper. Tes orbes cherchèrent brièvement le chevalier, il avait mit à terre deux membres et avait récupéré le vieux, s'éloignant rapidement de là.

Tiens le coup, je reviens Giriko !
PAS BESOIN DE T-

Pas le temps de finir ta phrase, le troisième avait bondit sur le toit au dessus de toi et avait envoyé une corde comme un cow-boy. Elle s'était coulée autour de ta gorge, il avait tiré. Portant tes doigts à la corde qui t'empêchais une respiration normale, tu tentas de t'en délivrer, les pupilles rétractées, grognement de rage. Putain, ils commençaient tous à te faire sérieusement chier. Le ninja que tu avais encastré dans le mur était mit loin du champ de bataille par son acolyte qui t'avais envoyé le coup de pied dans le dos. Nicolas ? Il était relevé, il avait reprit son poignard sur le sol, s'approchant. Non, ce n'était aucunement le moment de crever.

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