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Entre femmes fatales, on devrait s'entendre, non ?
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MessageSujet: Entre femmes fatales, on devrait s'entendre, non ?   Ven 11 Sep - 8:15



 

 
Griffes et Ongles



 

Courir et ne jamais s’arrêter, c’était le mot d’ordre du jour. C’était aussi une douce occasion de repenser au passé, à la nostalgie des moments où Dahlia Fortune, la grande capitaine, la reine des pirate, n’était qu’une petite chasseuse de prime comme tant d’autre… Où, à défaut d’avoir des contrats juteux, devait se résoudre à faire main basse sur la moindre bourse d’argent et s’en aller à vive allure, de peur de finir en prison pour pire … Il n’était pas bon d’être un criminel dans son monde mais ça l’était encore moins d’être une femme. Pourquoi cette course effrénée à travers la forêt de givre, cependant ? La réponse était nettement visible, un peu partout sur son corps. Bien qu’une certaine noblesse se dégage naturellement de ses vêtement de capitaine, longue veste de cuir blanc aux bordures dorées ici et là, son typique tricorne orné d’une bien belle plume, la belle rousse n’avait jamais été aussi brillante, c’est le moins que l’on puisse dire.

Des parures dorées  étaient accrochées à son cou et des bijoux, bracelets et autre garde d’or étaient accroché à ses poignets, sans parler d’une bien pensante besace remplie de Yen accroché à la ceinture. La raison de subitement tant de richesse sur elle ? Un bien belle arnaque qui tourna cependant vite au fiasco. Cela le serait si elle se faisait prendre, cependant. Il faut savoir une chose à propos de la grande pirate : c’est qu’elle fut énormément frustrée lorsque son sceau lui brula la peau, la première fois qu’elle tenta un quelconque pillage ou coup monté improviser contre un petit village de la région. En effet, elle avait apprit à ses dépends que le sceau l’empêchait d’attaquer quoique se soit qui était dirigé par la nation du dragon. Ce qui fait que, pour l’instant hors d’atteinte de son fidèle Nidhogg, son bateau maudit séchant sur les berges d’un lac en plein milieu de la toundra, elle devait reconstruire sa fortune à pied, de la seule façon qu’elle connaissait. La force. Et si pas, puisque force elle n’en a plus en ses lieux, par la ruse, la roublardise, l’arnaque, la séduction, appelez ça comme vous le désirez !

Ce fut donc une aubaine que de croiser un riche marchand en voyage et de lui « proposer ses services » une fois dans l’intimité de sa caravane. Comme quoi, ce n’était pas qu’une mauvaise idée de voyager à découvert le long des routes commerciales, proche des terres neutre. Mais en voyant le paysage défilé sans qu’elle n’ait d’opportunité de dérober quoi que se soit à cet homme, c’est dans une ultime enlaçade coquine que la séductrice assomma l’homme pour tenter un quitte ou double. Elle prit son temps pour dépouiller l’homme ainsi que vider ses bagages avant d’utiliser la sortie de secours. Quel dommage cependant qu’en sautant du convoi en marche, celle-ci attira l’œil de la garde personnelle de la victime …

Et ses bougres semblaient être bien trop payés pour leur métier car cela faisait bien une heure que la pirate mettait son endurance à rude épreuve et qu’elle entendait encore les cris des gardes au loin. N’importe quel fou n’aurait pas dépassé la frontière, surtout celle de Fuyu qui semblait être une nation terrorisante pour les autres. N’importe quel fou n’aurait pas dépassé cette frontière ET s’engouffrer à l’aveuglette dans la forêt de givre. Fortune commençait à tomber à court de solution, elle qui se déplaçait jusqu’à la planque qu’elle avait improvisé en attendant de retrouver Nidhogg, bientôt elle les mènerait jusqu’à son endroit de rêve…  Mais avait-elle vraiment le choix ? Ou la solution était de se planquer dans un arbre et prier pour qu’on ne voie rien de ses brillants qu’elle avait partout sur elle ? Non, trop risqué. Dahlia est une pirate, elle savait au moins quelques trucs et astuce dans ce genre de situation … Et elle savait que foncer vers sa planque était loin d’être la meilleur idée mais … Elle le fit quand même.

Son petit coin de paradis était un grand monticule de neige coincé entre plusieurs arbres. Celui-ci semblait être une cachette abandonnée, ancienne hutte de chasseur ou obscure bâtisse destinée à toute autre chose mais qu’importe, cela faisait son bonheur actuellement. C’était dangereux mais cette planque portait bien son nom puisqu’elle se fondait parfaitement dans la masse, dans le sens où il fallait connaitre son existence pour ne serait-ce qu’y prêter attention. Elle avait déjà entreposé quelques babioles et du matériel utile là dedans, corde et autre planche qu’elle récoltait pour remettre son navire sur pied, une bonne paire d’aliment non périssable aussi. Elle ne s’attendait pas à voir de la viande séchée par ici, dans le pays du froid absolu... Elle aurait pu se précipiter à l’intérieur et tout fermer à double tour, prier pour que personne ne remarque ou se cacher dans le coin pour éviter d’être prise au piège dans cet espace clos … Mais avant de pouvoir y réfléchir, quelque chose l’arrêta net.

Une personne rodait par ici, et cette personne qu’elle surprit sur son chemin, presque littéralement en face de sa « porte » était pour le moins … Surprenante. Sans doute la présence de vêtement sur cette personne pouvait confirmer un temps soit peu son humanité mais … Non … Décidément non. Dahlia, bien que capitaine d’un navire maudit, mi-démone, mi-humaine corrompue, n’avait jamais vu une telle créature, même dans le plus grand occultisme des îles obscures. Si Dahlia pouvait être féline et tigresse à ses heures, elle ne payait pas de mine face à celle-ci. Sans rien dire, elle la fixa en chien de faïence pendant un moment, se demandant comment elle devait réagir.

Dans la confusion, elle avait menacé Heiwa alors que celui-ci lui avait sauvé la vie. C’était une erreur dont elle se mordit un peu les doigts. En vu de sa faiblesse et de ses pistolets défectueux, elle ne voulait pas tenter d’engager une femme-bête mais que faire ? Elle était sur le chemin... Et elle ne pouvait pas réellement cacher son air surpris. Un cri perturba leur tête à tête.

"Là-bas, je la vois ! On l’a enfin !"

Et ainsi les bruits de la garde se frayant un chemin dans la neige la rattrapa, ses pauvres fou armé jusqu’aux dents. Le seul miracle qui pourrait se produire, en plein combat, c’est qu’ils soient tous maladroit et tiennent leurs armes comme des manches. Cependant, vu la ténacité, elle en doutait. Elle devait vraiment avoir volé quelque chose de très important … Renoncer à ses nouvelles parures d’or ? Jamais de la vie. Elle était bien trop cupide pour ça. La malédiction du Nidhogg l’empêchait de cracher sur des richesses. Du coup, elle se mordit la lèvre et finit par hausser les épaules en direction de la féline, lui adressant finalement la parole d’un ton amusé, presque chantonnant, comme si au fond rien de bien sérieux se déroulait, la routine.

"Je ne pense pas qu’ils vont faire de grande différence entre toi et moi s’ils nous voient ensemble. Je te conseil de courir, chaton. Oubli cette journée … Et surtout cet endroit."

Elle ne perdait pas le nord. C’était quand même sa planque, où elle se trouvait. Qu’elle le réalise ou non. Ainsi, respectant le code des pirate et ceux, malgré l’évidente fatigue, Dahlia la grande roublarde des mers, le cœur de la marrée, était prêt à recommencer à courir et dépasser la tigresse, si celle-ci lui laissait le passage. Au fond, elle ne savait même pas si elle parlait ou comprenait la langue. Kosaten  est une contrée mystérieuse après tout. Ou bien est-ce le fait qu’elle ait passé sa vie sur les mers et non sur terre ? Va savoir.

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MessageSujet: Re: Entre femmes fatales, on devrait s'entendre, non ?   Ven 11 Sep - 20:32



Premier service pour le dîner...

Du froid, de la neige et des arbres ! Mais quelle merveilleuse région que voilà ! Et ces troncs d'arbres figés dans la glace, comme habillés d'une parure de diamant..... Un véritable enchantement que cette forêt cristalline. Fleya en était ra-vie ! Elle aurait presque pu se sentir chez elle tant le cadre était somptueux et à son goût. Néanmoins cela manquait peut-être d'un petit point d'eau gelée. Elle aurait bien aimé pouvoir briser la glace pour prendre un délicieux bain, dans une eau à faire mourir d'hydrocution foudroyante toute personne normale ! Les petits plaisirs sains de sa non-vie.... Un bain de minuit délicieusement glacé. Du moins c'était ce qu'elle présumait. Pour elle l'eau était soit tempérée, soit chaude.... Mais de toute manière des points d'eaux, il n'y en avait pas, du moins pas en vue, donc ce n'était pas la peine de rêver davantage ! La vampiresse avançait tranquillement, profitant avec délectation du paysage et du silence qui s'offraient à elle. Ce monde n'était pas le sien, mais il recelait des endroits qui valaient la peine d'être vus. Une constatation qui en amena une autre, plus triste en un sens. Celle qu'elle n'avait jamais pris le temps de profiter des propres ressources de son monde.

Les seules fois où elle voyageait, c'était pour se rendre d'un champ de bataille à un autre, ou au mieux dans une base ou un campement. En même temps, dans son monde, elle n'avait pas réellement le temps de faire du tourisme. Peut-être qu'un jour, lorsque la guerre serait finie.... Si elle finissait. Car ses empaffés de dieux étaient coriaces, et ces abrutis d'humains avaient la fâcheuse tendance à se reproduire comme des lapins ! C'était à se demander s'ils ne se clonaient pas ! La féline esquissa un sourire.... Les humains capable de se cloner, ils ne leur manqueraient plus que ça tiens ! Elle riait doucement toute seule, continuant inlassablement d'avancer. Au bout de plusieurs heures elle s'arrêta.


-Bon... où est-ce que je suis.... .... Cette question est parfaitement stupide... Mais oui.... Même si je le savais, ça ne m'avancerait à rien !

La tigresse poussa un soupire en secouant la tête. Il lui arrivait parfois de se parler à elle-même lorsqu'elle était toute seule. Une manie curieuse mais que personne n'avait pu remarqué jusque là. Elle reprit sa marche jusqu'à finalement parvenir à une petite bâtisse. Elle relevait plus de l'abri de fortune érigée par un trappeur ou un quelconque chasseur. Cela dit, elle était relativement bien dissimulée, se fondant dans le décor à merveille. Et s'il y avait là un point de chute de chasseur, Fleya espérait que cela voulait dire qu'il y avait du gibier dans le coin ! Voila plusieurs jours qu'elle n'avait pas trouvé de quoi se repaître, et il lui aurait été agréable de pouvoir chasser un peu. Mais des bruits de pas de course vinrent la tirer de sa réflexion, et faisant volte face, la tigresse découvrit une humaine qui détalait comme un lapin. Instinctivement elle avait sorti ses griffes prête à lui sauter à la gorge, mais elle se reprit aussitôt.

Elle n'était pas chez elle ici.... La guerre entre les humains et les vampires n'était pas. Donc il n'y avait pas de raisons pour que cette humaine, décidément bien pressée, en veuille à sa vie. Cela dit, la jeune femme s'était malgré tout arrêtée pour l'observer, la méfiance et la surprise dans son visage. La féline arqua un sourcil avant de se rappeler que dans ce monde, son espèce n'existait peut-être pas. Une véritable rencontre du troisième type pour cette dame.... Mais on les interrompit dans leur découverte mutuelle. Des cris d'homme, puis quatre silhouettes qui se dessinaient plus loin. Au moins maintenant la vampiresse comprenait pourquoi la femme fuyait. Celle-ci s'adressa alors à elle pour lui signifier que ses poursuivants risquaient très certainement de la prendre en chasse elle aussi, et l'invita à prendre la fuite à ses côtés.

Mais Fleya lui adressa un regard éloquent, qui à lui seul semblait dire "Moi ? Fuir ? Tu m'as bien regardé ?". Ils étaient quatre.... Elle avait faim.... cela risquait d'être très délicat, mais c'était jouable. Et surtout, elle ne pouvait pas se permettre de bouder des proies alors qu'elle ne savait pas quand elle aurait l'opportunité d'en trouver d'autres ! La tigresse croisa les bras, esquissant un sourire mauvais et malsain. Elle poussa un petit ricanement des plus cyniques en observant les quatre hommes se rapprocher. Elle ne bougeait pas.... Son regard bleuté les scrutant comme s'ils n'étaient que du vulgaire bétails. Les quatre gardes distinguant enfin la tigresse eurent un mouvement de surprise. Qu'est-ce que c'était que cette bête là ? On leur faisait une blague ? Mais les pupilles de la féline qui se dilataient et les fixaient leur firent rapidement comprendre que le danger était réel. Ils avaient là un gros chat qui les prenait pour des souris....

Et d'ailleurs, leur cible parlait à ce.... truc poilu, donc elle était forcément complice ! Sans autre forme de procès, ils la chargèrent.... Ou du moins essayèrent. Fleya attendit et au dernier moment, une plaque de verglas, qui n'était pas là même pas deux secondes auparavant, apparu sous les pieds des gardes ! Chute générale pour les pauvres bougres qui se retrouvèrent les quatre fers en l'air ! Mais la vampiresse ne leur laisserait pas la moindre seconde de répit.... Immédiatement elle se jeta sur eux, profitant de leur chute. Elle visait les points stratégiques et ainsi sa première victime se retrouva avec une paire de griffes enfoncées dans ses yeux. Le pauvre homme hurla de douleur, tandis que ses camarades se relevaient pour découvrir une montagne de poils hirsute, qui avait doublé de volume. Cette espèce de tigresse avait les crocs et les griffes très développés ! Le pauvre homme se tenant ses yeux crevés, ses compagnons sortirent leurs armes pour tenter de le secourir....

Mais ils offrirent ainsi l'opportunité à la tigresse d'user d'une de ses techniques favorites. Le bouclier humain ! S'emparant au dernier moment du malheureux aveugle, elle le dressa entre elle et les attaque de ses adversaires. Les pauvres hommes observèrent horrifiés le cadavre de leur compagnon s'effondrer au sol, mort par leurs propres armes. Et pour rajouter à la confusion ambiante, la féline poussa un rugissement tonitruant qui vint compléter le tableau d'horreur. Le son assourdissant provoqua un frisson chez les hommes. Fraction de seconde qui fut à l'avantage de la vampiresse. Elle savait mieux que quiconque que dans un combat au corps à corps, tout était souvent une question de synchronisation des mouvements. Et cette fois, elle se jeta sur un second homme, le plus proche, et planta sauvagement ses crocs dans sa gorge pour mieux déchirer cette dernière dans un gargouillis de sang sinistre.

~Délicieux....~*

A la fois horrifiés et fous de rage, les deux gardes restant allèrent pour se jeter sur ce monstre à leur tour, bien décidés à lui régler son compte et à venger leurs partenaires. Les grognements bestiaux résonnaient dans cette forêt tandis que l'odeur de sang commençait à se répandre. Fleya s'attendait à encaisser des coups et ce fut en effet le cas. Une lame d'épée s'abattit sur elle dans une attaque frontale. Elle para le coup de son avant-bras, l'exposant de manière à ce que l'os bloque la lame. Elle constata alors que sa résistance à la douleur aussi avait été réduite, même si elle savait qu'il lui fallait passer outre. Elle poussa un grognement de douleur sous ses chairs tranchées, mais immédiatement elle plongea son regard dans celui de son adversaire, qui déglutit. Elle souriait.... ce monstre souriait sous les coups.... pire, elle poussa un petit ricanement sinistre tout en envoyant le cadavre de leur camarade sur le quatrième garde pour parer son attaque. Peu importe l'effort, ils la combattraient jusqu'à la mort, et de préférence la sienne ! Mais ils avaient oublié un léger détail, qui ne leur pardonnerait pas cet affront. Leur cible initiale était toujours là. Et il était très impoli de leur part que de la négliger de la sorte ! Un outrage impardonnable, que cette curieuse femme n'allait très certainement pas manquer de leur faire payer....


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Dernière édition par Fleya le Lun 14 Sep - 19:33, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Entre femmes fatales, on devrait s'entendre, non ?   Sam 12 Sep - 4:07






Griffes et Ongles





Bon, et bien au moins, elle semblait la comprendre, vu le petit regard confiant qu’elle lui avait donné. Même avec ce facies pour le moins extraordinaire (mais pas déplaisant en réalité), Dahlia connaissait bien cette expression pour l’avoir de nombreuses fois abordé durant sa jeunesse de chasseuse de prime. Depuis qu’elle était devenue pirate, voir même LA pirate à abattre de toute personne vivante dans son monde, elle avait quelque peu changé ses habitudes mais hey, après tout, qu’est-ce qu’elle avait à faire de cette chose ? Cette femme, tigresse, femme-tigresse ? Pas vu, ni connu, il suffisait de continuer son chemin et laisser la curiosité de coté. Après tout … La curiosité a tué le chat ? En temps que bonne pirate, et chargée de son butin, elle devait juste continuer, attendre que ça se tasse, que la féline se fasse tuée, distrait les gardes puisqu’elle semble tellement avide de ça. Elle retournerait au Nidhogg et tout serait plus ou moins réglé.

"Très bien … Bonne chance alors, ma belle."

Et ainsi, elle avança encore dans la neige, accélérant doucement le pas pour la laisser à ses petites affaires en comité restreins avec les fameux garde. Cette intervention allait peut-être être l’idéal pour la jolie rousse. Il suffirait de la revenir à sa planque plus tard mais un détail échappait à la Capitaine … Elle n’était plus celle qu’elle était avant Kosaten.

En terme de force, oui, mais aussi en terme de personne. Nidhogg était un démon cupide, un démon qui trouve puissance dans les richesses qu’il possède et qui appui sa domination sur l’esprit corrompu de son capitaine avec d’autant plus de force qu’il n’a de pièce d’or dans sa cale. Sans le sous en poche, Dahlia était redevenu sans le savoir la jeune Dahlia, hors la loi mais avec un semblant de bonté en elle. La séductrice avait déjà fait quelques pas, assez pour se planquer derrière un arbre alors qu’elle entendait, derrière elle, des bruits bien caractéristique de fauve se jetant sur sa proie. Difficile à imaginer que c’était le bruit d’une femme mais soit. Elle resta immobile une fraction de seconde. Mais à quoi pensait-elle, pauvre folle qu’elle était ? Elle était la grande Capitaine Fortune, Reine des Pirate, Terreur des Océans. Elle ne devrait même plus penser à cette féline. Ou bien … Ou bien était-ce autre chose ?

"… L’or … Les Yens …" Le Nidhogg lui chuchotait encore des mots à l’oreille, trop faible encore pour instaurer un vrai dialogue mais jamais assez faible pour ne pas tenter sa diablesse de capitaine. "La planque … Les gardes ? L’inconnue ? De l’or … De l’argent sur eux."

Dahlia affina son regard qui devint moins joueur et nonchalant … Au contraire … Il devint mauvais. Elle ne pouvait pas abandonner ce qu’elle avait laissé dans cette planque. C’était des biens, c’était du matériel, c’était de l’argent. Et cette petite bataille … Eux tous n’étaient que des cadavres avec les poches bien remplies. Elle souffla un peu par le nez avant de faire demi-tour, marché, courir, revenir prés de la tigresse qui semblait bien s’amuser seule mais qui était désormais blessée.

La démone se rua vers un des gardes et, contre toute attente, ne vint pas l’attaquer mais l’enlacer comme si une femme venait d’apercevoir l’être aimé et le rejoignait dans son dos. Le contacte de Dahlia devait être une sacré surprise pour ce garde, à cran face à la tigresse, sauvage, mais la pirate fut plus rapide et entreprenante dans sa technique pour que l’homme puisse réaliser ce qu’il se passait. D’un main passant sous le bras de l’homme, elle caressa son visage alors qu’elle le regardait du coin de l’œil, menton sur l’épaule, d’un air confiant, voir même un brin sadique.

"Vous pensiez réellement pouvoir … Vous en sortir ?"

Et d’un geste rapide et précis, la truande vola une dague de secours attaché à un étui de cuisse du garde, daigna la lame pour rapidement la planter dans con cou, elle qui utilisait l’autre main pour bien tendre celui-ci. Elle le garda un instant dans ses bras alors qu’il perdait la vie et se vidait de son sang par jet, la carotide percée, gloussant d’un air euphorique alors qu’elle sortait la langue pour lécher le liquide vitale d’un air charmeur, provocateur, dérangeant en vue de ce qu’elle faisait. Une envie, une routine guidée par la haine, une haine s’installant toujours lorsque l’or était en jeu.

Elle laissa tomber le cadavre, attirant pour le coup l’attention du dernier garde qui tenta désespérément d’abattre son épée sur elle mais, emportée par l’adrénaline de la situation, emportée par son sadisme éveillé par le sang qu’elle avait en bouche, le démone des mers réussit sans grande peine à faire un simple pas de coté avant de raidir ses doigts ganté et de donner un grand coup dans la bouche du survivant. Ses doigts, protégé des dents par une épaisse couche de cuir, vinrent se loger profondément dans la gueule de la victime, voir même dans sa gorge vu comment elle ne lésinait pas sur les moyens et elle profita d’appuyer fortement sous la langue et le pouce perçant douloureusement la partie molle de la mâchoire inférieur pour en faire son toutou et le pousser sans gêne contre un arbre, désarmé par la simple douleur qu’elle infligeait par ce pincement.

Il avait bien essayé de se débattre et de saisir la main de Fortune pour la retirer de sa bouche ou au moins soulager la pression mais elle lui coupa l’envie d’un bon coup de genou placé où ça faisait mal.  Contre l’arbre, Dahlia se laissa aller à sa créativité pour cogner son crane contre le bois, une fois, deux fois, trois fois, encore et encore, avec énergie, rapidité, violence, ses yeux pétillant et satisfait à voir le sang couler et gicler, apaisée en voyant un petit pendentif doré au cou de l’homme. Quelques Yens de plus en poche après l’avoir monstrueusement assassiné. Tout semblait reprendre son court normalement et l’endroit redevint plus calme au bout de quelques secondes, alors qu’elle lachait régulièrement un petit soupire. Cette expérience était orgasmique, cela lui rappelait de bons souvenirs.

La Capitaine se tourna alors vers la tigresse, du sang au coin de la bouche mais très propre comparé à la femme à fourrure  qui semblait avoir fait un festin sur ses hommes. Elle approcha pour se pencher au dessus d’elle, le regard différent que tout à l’heure … Elle était rêveuse, comblée par ce qu’elle avait fait, osant même jouer de l’œil à cette petite furrie qu’elle avait sous la main, charmeuse.

"Je vois une tueuse dans ton regard … J’adore ça … ~"

Elle lui tendit la main pour la relever avant de passer aux politesses. Malgré cette faim montant en elle, elle ne prévoyait pas de tuer la tigresse. C’était un spécimen rare, non pas de créature mais de personne, sauvage, qui semblait se lécher les babines, littéralement, à l’idée d’avoir un morceau de chaire humaine au coin de la bouche. Elle était dangereuse. Ses gouts plus axé sur le sanguinaire … C’était … Intéressant de rencontrer quelqu’un qui lui ressemblait tellement tout en ayant aucun rapport l’une avec l’autre. Elle commença alors à faire son numéro, comme toujours, se présentant sur un petit ton chantonnant qui caractérisait son coté fanfaronne.

"Je suppose que je devrais te remercier. Grace à toi, je m’en sors sans encombre."

Cette tigresse était intéressante. Une élue, sans hésitation. Comme tous les élus, de ce qu’elle avait compris du moins, ils étaient faibles avant de devenir les plus grandes puissances de Kosaten. Tout comme elle, la tigresse ne semblait pas faire grand-chose d’autre que se battre aux poings ou plutôt aux griffes et aux crocs ici. Mais sa férocité la … séduisait pour de futurs plans, pour, pourquoi pas, un futur équipage. Dahlia n’était pas encore sûr. La seule chose certaine, c’est qu’elle avait une idée qui germait derrière la tête.

"Capitaine Dahlia Fortune. Puis-je avoir l’audace de t’inviter dans mon humble abris pour … Je ne sais pas … Casser la croute ? Tu m’as l’air bien affamée ~" Dit-elle en faisant mention des bouts de chaire qui lui restait au coin de la bouche. "J’ai comme la curieuse impression que nous étions destinée à causer un peu autour d’un petit feu de camps."


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MessageSujet: Re: Entre femmes fatales, on devrait s'entendre, non ?   Sam 12 Sep - 12:49



Dégustation et présentations.

Tous les combats ne se ressemblaient pas. Il y avait ceux qui relevaient purement et simplement de la chasse. Un prédateur, une proie, qui quelques fois essayaient de défendre noblement et chèrement sa vie. Puis, il y avait ceux qui l'opposaient à des ennemis. La mentalité n'était bien évidemment absolument pas la même. Dans le premier cas, l'action était relativement naturel, et très respectueuse. Il n'était pas question de faire souffrir ou de torturer une simple proie, surtout non humaine en fait. Mais dans la seconde situation.... Ce n'était pas la même chose. Tous combattants aguerris savaient que l'impacte psychologique était énorme lors d'un combat. C'était une donnée qui pouvait littéralement changer le cours d'une guerre. Aussi, les vampires avaient mis un point d'honneur à exploiter la moindre opportunité d'écraser leur adversaire. Et par conséquent, ils avaient pris soin d'étudier cette psychologie. Un soldat, de base, était techniquement entrainé sinon habitué, à voir et subir des scènes et conditions relativement horribles. Mort de ses frères d'arme, torture, pression du champ bataille.... Bien que traumatisant, c'était une chose qu'ils avaient, pour la plupart, plutôt intégré. Du moins suffisamment pour ne pas en souffrir à l'instant T, les chocs post-traumatiques étant une autre histoire.

Mais.... Quand l'horreur et la barbarie revêtaient un nouveau visage, auquel ils n'avaient pas l'habitude d'être confronté, l'esprit humain, et pas seulement que les humains d'ailleurs, avait parfois du mal à accuser le coup. Aussi, autant lorsque les gardes avaient vu leur premier camarade se faire crever les yeux, le choc était encore associable au schéma qu'ils avaient pu intégrer depuis leur entrainement. Mais lorsqu'il fut question de voir un ennemi déchirer la gorge d'un de leur camarade, pour ni plus ni moins le dévorer devant leurs yeux, l'affaire était tout autre ! Le combat prenait une dimension qui n'était plus "normale". Et quand la féline s'était mise à ricaner sous sa blessure, ce fut le coup de grâce. Un entrainement très difficile et très désagréable que d'apprendre à rire même sous la douleur, et à plonger son regard déterminé dans l'adversaire qui vous blesse. Mais l'effet était souvent garanti. Fleya était à présent et définitivement un monstre sociopathe, qui semblait se moquer de la douleur, et qui était animée d'une folie sanguinaire !

C'était là ce qu'elle voulait faire croire à ses adversaires, pour les déstabiliser et les effrayer. Et cela avait marché ! .... Peut-être parce qu'il y avait déjà beaucoup de faits avérés de base, dans ce pour quoi elle voulait se faire passer.... Il fallait être honnête, elle n'avait pas besoin de beaucoup surjouer, et encore moins de se forcer ! De toute manière, les deux gardes restant n'eurent pas trop le temps de ressentir la peur. La jeune femme était revenue sur ses pas. Le premier mourut d'un câlin fatal, le second d'une méthode que la féline appréciait de pratiquer. A cela prêt qu'elle prenait souvent un mur ou un sol en pierre pour réduire en bouillie le crâne de ses malheureux adversaires. A force de passer sa vie à tuer des gens, lorsque l'occasion se présentait, Fleya appréciait d'exécuter ses adversaires de manière plus ou moins originale.

Néanmoins la tigresse était surprise de voir cette femme ici, et combattre. Elle aurait juré qu'elle serait partie en prenant ses jambes à son cou, comme elle l'avait fait jusque là, trop contente d'avoir trouvé quelqu'un pour retenir ou tuer ses poursuivants. Mais pour quelles raisons avait-elle fait cela ? La réponse s'offrit d'elle-même lorsqu'elle la vie leur faire les poches. L'argent.... Souvent de paire avec le pouvoir, c'était l'une des raisons favorites des humains pour réaliser guerres et crimes en tous genre. Dans son monde du moins. Mais visiblement, cela n'était pas non plus trop différent ici. La féline de nouveau sur ses pattes, l'inconnue commença à lui parler.

Fleya arqua un sourcil. Une tueuse, ce n'était pas dur à deviner après ce qu'elle venait de faire.... En tout cas cela semblait visiblement beaucoup lui plaire. Mais c'était surtout son regard qui la laissait perplexe. Elle essayait de transmettre quoi là au juste ? Du charme ? N'aurait-elle pas remarqué qu'elle était une fille ? Quoique.... Certaines femmes aimaient les femmes. Des choix et des orientations qui n'avaient jamais choqué ni dérangé outre mesure la vampiresse. Chacun faisait ce qu'il voulait à ce niveau là. Sauf que si cette femme un peu enjôleuse essayait de faire du charme à la tigresse, elle allait avoir du mal. Fleya n'était pas très réceptive aux charmes féminins.... Aux charmes masculins non plus d'ailleurs, puisque cette autiste sociale n'avait même pas pris la peine de se pencher sur la question !

Mais voila qu'on lui parlait de remerciement. Fleya baissa une oreille tout en redressant l'autre. Elle finit par lâcher.


-Remercier.... Peut-être par courtoisie.... Je pense que tu sais très bien que je défendais avant tout ma propre vie.... et que je chassais également.

Elle n'allait pas non plus la prendre pour un jambon. Fleya savait que cette femme l'avait vu bouloter un morceau d'humain. Il était inutile et stupide d'essayer de cacher cela. D'ailleurs, celle qui était désormais la Capitaine Dahlia Fortune, l'invita à faire son repas dans ce qu'elle lui présenta être son abris. Vérité ou pas, Fleya s'en moquait. Elle avait faim et soif, elle avait besoin de faire une halte pour manger, et un abri ne serait pas inutile pour cela. Choppant un garde, elle suivit donc Dahlia dans son antre. La féline s'installa dans un coin, et déchirant la chemise du feu garde, elle commença à le dévorer. Elle examina la blessure à son bras. Nette et pas trop étendue.... En temps normal, ça serait déjà du passé, surtout qu'elle se restaurait. Mais là, cela lui prendrait quelques jours. Tant pis.

Tout en festoyant, la tigresse plongea son regard sauvage dans celle de son interlocutrice. Elle s'était présentée en tant que capitaine.... Et elle était accoutrée comme une pirate.... Même si cela avait existé dans son monde, c'était quelque chose de tellement ancien que ça semblait presque surnaturelle pour la féline. Mais ici, elle n'était pas chez elle. Peut-être que les flibustiers faisaient partie du paysage de ce monde. Au final, ça ne changeait pas grand chose. La vampiresse se demanda si cette curieuse bonne femme venait elle aussi d'un autre monde. Peut-être avait-elle des informations susceptibles de l'aider ? Cela méritait qu'elle tente le coup d'essayer. Mais.... pas tout de suite. Après tout les pirates, même si là elle ne faisait que supposer que Dahlia en soit une, c'étaient réputés pour être rusés et manipuler les gens à leur fin. Il fallait rester prudente. Et essayer de la faire parler pour voir ce qu'elle voulait d'elle.


-.... Je m'appelle Fleya.... Ou Griffe-Lune. Que fait une capitaine aussi loin de son bâtiment ? Les eaux profondes me semblent loin d'ici.....

Avec un peu de chance, la dame serait bavarde.

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MessageSujet: Re: Entre femmes fatales, on devrait s'entendre, non ?   Lun 14 Sep - 15:27






Griffes et Ongles





"Cela ne change pas le fait que si tu ne t’étais pas subitement mise en chasse en me voyant arriver, je serais toujours en train de courir."

Ainsi, la grande Capitaine Fortune mena sa nouvelle amie jusqu’à sa luxueuse demeure. Une propriété aussi grande et confortable qu’elle pouvait se le permettre pour l’instant, c'est-à-dire pas grand-chose en réalité. Mais ça avait un toit et quatre murs, c’était assez pour elle, pour l’instant. Elle prit les devant en invitant la tigresse à la suivre, ouvrant la porte et la faisant entrer en premier, plus par amusement qu’autre chose en la voyant ramener avec elle le cadavre d’un des garde. Elle était franche et honnête avec ce qu’elle était : une tueuse, une sauvage, une femme à l’appétit débordant pour ses semblables. Enfin, techniquement, elle n’avait pas grand-chose en commun avec un humain mais dans le doute, la belle rousse ne voulait pas faire trop de supposition hâtive. Elle avait croisé du regard quelques élus, des élus plus étranges les uns que les autres mais cette feral amie décrochait la palme d’or ici. Kosaten était un monde de fou, fait pour des fous.

Bref, elle était donc franche avec elle-même et apparemment peu pudique et la roublarde appréciait cela. Sans doute que son comportement de tout à l’heure, le fait de l’avoir aidé à tuer les gardes, était pour quelque chose à ce relâchement. Entre vecteur de violence, on pouvait toujours se comprendre bien que les styles différent. De cette manière, il n’y avait pas à craindre de surprise, toute les deux pouvaient voir à quoi s’attendre et par principe, Dahlia offrirait un point supplémentaire pour les crocs et les griffes de la créature.

Une fois dans cet abri de chasseur, la pirate s’installa sur une buche coupée, faite pour être un siège on dirait, et commença à entasser le bois coupé non loin d’elle dans le foyer, ainsi que les brindilles pour faire prendre le feu. Sa partenaire du moment semblait avoir une bonne résistance au froid mais Dahlia, native des eaux chaudes de Bilgewater, ne cracherait pas sur un peu de « réconfort » et elle sortir une petite boite d’allumette de sa poche pour la craquer et allumer le feu. Elle ignorait si cette invention était d’actualité en Kosaten. Si ça se trouve, elle devra bientôt apprendre à faire du feu par elle-même, le jour où la boite ne sera plus. Après s’être occupée du confort, c’est avec la gueule ensanglantée par le festin de la bête qu’elle se présenta et posa les questions de base, à savoir, faire connaissance en éclaircissant les ombres du tableau. C’était une chose qui serait sans doute récurrente lorsqu’elle rencontrera d’autre potentiel élu allié. Avoir la possibilité d’en apprendre plus sur d’autre monde était inutile si on ne les explorait pas mais ô combien intéressant.

Dahlia poussa un petit ricanement. "Mon bâtiment ne me quitte jamais vraiment, en réalité." Elle resta vague sur ces dires : elle n’avait pas forcement besoin de comprendre la subtilité de sa situation vis-à-vis de Nidhogg. "Mais pour faire simple … Je te répondrais que Kosaten m’a joué un vilain tour. En atterrissant dans ce monde, mon bateau s’est fracassé contre les roches d’un lac gelé alors en attendant que les choses s’arrangent et que je ne trouve des opportunités, j’ai marchandé mon tricorne de capitaine contre une casquette de nomade."

D’habitude, le Capitaine Fortune n’était pas d’une nature aussi sympathique et causante. On précisait bien « Capitaine Fortune » car il y a une différence entre elle et Dahlia Fortune … D’habitude, la Capitaine était quelqu’un de sombre, froid, sérieux, qui n’avait pour objectif que le profit d’une quelconque manière que ce soit, par n’importe quel moyen. Dahlia était la personne présente actuellement. Une femme joueuse, charmeuse, chantonnant et comme elle le montrait, plus sympathique que ce que l’on attend de la part d’un Pirate. Un peu plus fine dans son jeu d’actrice, aussi. Ce changement était du à l’or qui se trouvait dans sa poche. Au plus elle en avait, au plus elle devenait corrompue. Sans le sous en poche, la truande était un ange, dans les limites de la tuerie qu’elle venait d’orchestrée avec la féline, bien entendu. Mais même dans cet état de « douceur », la sympathie qu’elle éprouvait pour cette femme, élue, Fleya, n’était pas innocente…

"Et toi, ma bonne Fleya ?" Lui adressa-t-elle d’un large sourire, de son éternel air malicieux. "Qu’est-ce que Kosaten t’a fait endurer ? Je suis curieuse…" Tout en parlant, elle se pencha pour choper une flasque d’eau fraiche qui trainait prés d’elle, retirant le bouchon pour profiter de l’eau fraiche à défaut d’avoir un peu d’alcool sous la main, comme tout bon pirate aurait … En réalité, elle avait une bouteille non loin mais ce sake exotique n’était pas forcement au gout de cette femme qui semblait préférer le vin de toute façon. "Hm, curieuse car j’ai l’impression que nous somme dans la même galère, toute les deux." Elle s’expliqua en tendant la flasque vers elle, lui proposant de boire entre deux morsures et giclée de sang. "Deux élue, visiblement aussi faible l’une que l’autre, donc arrivée plus ou moins en même temps, toute les deux pommées dans un monde inconnu que leur offre bien des possibilités."

Elle marqua une pause, remarquant la blessure de la féline en lui passant la gourde. Elle s’était bien faite entaillée mais elle semblait être plus dure à cuire que la plupart des matelots qu’elle avait dirigés jusqu’à présent. La jeune femme fit une petite moue taquine en voyant la plaie, décidant de se lever pour approcher la tigresse, s’asseoir prés d’elle en lui montrant la fameuse bouteille d’alcool qu’elle avait caché.

"Si tu m’autorise, je vais aussi désinfecter cette petite blessure de guerre. On est jamais trop prudent, n’est-ce pas ?" Et on n’est jamais assez attentif aux besoins des autres lorsqu’il s’agit d’une potentielle allier à mettre en confiance. Et alors qu’elle s’exécutait en badigeonnant la plaie d’alcool, la prévenant de la petite douleur, avant de la bander en arrachant un bout de l'écharpe qu'elle avait à la ceinture, elle continua sur sa lancée pour clarifier le pourquoi elle semblait sortir toute cette tirade relationnelle sur leur ressemblance.

"Mon cœur me dit d’exploiter ses possibilités pour assouvir ma faim." Elle ricana en regardant les nombreux bracelets d’or qu’elle venait de piquer au marchand, plus tôt dans la journée, et qu’elle avait encore sur elle. "Et chaque cœur a sa faim … Qu’est-ce que le tien réclame, mon amie ?"

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MessageSujet: Re: Entre femmes fatales, on devrait s'entendre, non ?   Lun 14 Sep - 18:19



Passé et avenir.

Fleya redressait doucement ses oreilles. Elle avait l'impression que l'affirmation de la jeune femme quant à son bâtiment était bien plus lourde de sens qu'elle ne voulait bien le laisser croire.... A chacun ses secrets après tout. Visiblement ce monde appréciait de faire tourner en bourrique les malheureuses victimes qu'il capturait. Une capitaine privée de son navire.... Néanmoins la féline récupérait également de précieuses informations sur le monde de cette femme. L'époque par exemple. S'ils en étaient encore au temps des tricornes, et qu'elle se basait sur son monde, elle vivait dans un temps plus ancien que le sien..... Où on utilisait déjà les allumettes. Dahlia les avaient définie comme étant des élues. C'était donc ainsi qu'on nommait les victimes des rapts inter-dimensionnels ? On essayait de leur faire avaler la pilule ainsi ? C'était bien mal connaître Fleya. Elle n'oublierait pas... Elle ne pardonnerait pas. Comme c'était à prévoir, la dame lui retourna la question s'intéressant visiblement de son cas. Que dire alors ? Toute la vérité ? Non, certainement pas. Surtout qu'au vue de son penchant pour le larcin, elle était de plus en plus persuadée qu'elle était une pirate.

Cela dit, elle pouvait bien lui confier quelques petites chose, qui n'avaient plus trop d'importance de toute manière. Elle lâcha donc, faisant une pause dans son repas.


-Ce monde.... n'a pas jugé bon de me laisser quoique ce soit.... Plus d'arme.... Plus d'armure.... Plus rien... Et en prime, il m'a affublé cette marque moisie.... Impardonnable.

Fleya n'avait pas pu s'empêcher de baisser les oreilles son regard s'obscurcissant. La colère et l'amertume étaient encore bien présentes, et ne semblaient pas prêtes de disparaitre. Certains devraient payer.... Elle n'aurait su tolérer qu'il en fusse autrement. Tout en reprenant sa mastication, Dahlia lui proposa de nettoyer sa plaie. Une curieuse manie des mortelles sans doute.... En même temps eux pouvaient craindre de périr de leur blessure. Pour Fleya, en deux ou trois jours il n'y serait plus. Et dire que d'ordinaire elle n'aurait déjà plus rien.... La féline réprima un sourire. Il fallait qu'elle cesse de se torturer de la sorte, mais comment ne pas se souvenir de sa puissance et de sa splendeur d'antan ? Pour l'heure, il était bien trop tôt pour qu'elle y parvienne. La tigresse offrit nonchalamment son avant-bras à son interlocutrice. Elle grimaça à peine lorsque l'alcool vint se déverser sur sa plaie, les picotements étant lointains et s'estompant très rapidement. La désinfection fut plus une gêne très temporaire que douloureuse.

-Merci.

La pirate affirma ensuite être très attirée par l'or, et surement tout ses petits copains copines, bijoux, pierres précieuses, et tout autres denrées précieuses. Si Fleya avait encore des doutes, à présent ils étaient évanoui. Une pirate.... Une vraie de vraie.... Elle s'attendait presque à ce qu'un petit singe ou un perroquet ne débarque de nul part pour se retrouver sur l'épaule de Dahlia. Faisait-elle des "Yoho" ? Avait-elle ce penchant pour le rhum ? Ou tout cela n'était-il que caricature ? Peut-être le découvrirait-elle plus tard. Car pour l'instant, sa comparse lui demandait ce qu'elle désirait trouver en ce monde. Fleya réfléchit un instant. Il fallait se méfier de ce genre de question. Car quand on connaissait les souhaits et désirs profonds de chacun, on pouvait dès lors le manipuler. Et quand la confidente en question était une pirate, ce risque était multiplié par cent !

La féline esquissa un sourire. Elle voulait savoir ? Soit, elle allait lui dire.... quelque chose qu'elle ne pourrait pas lui promettre de lui offrir contre elle ne savait quel service en échange.


-Mon cœur réclame sa liberté..... Être libérée de l'emprise de ce monde puant.... Recouvrir ma puissance originelle.... Et retourner là d'où je viens. Tu n'aurais pas le moyen de lever cette malédiction, par hasard ? Les opportunités de ce monde me sont indifférentes... Je ne tiens pas à y rester.

La tigresse réfléchissait. Dahlia chercherait surement un moyen de tirer profit d'elle, en bonne pirate qui se respectait. mais que pouvait-elle bien tirer de Dahlia ? Car après tout, elle avait été sincère sur ce qu'elle voulait. Mais à en croire Aki, ce n'était pas le genre de chose qu'on pouvait espérer par ici. Cela dit.... Elle voulait faire payer aux dirigeants de Fuyu.... Si elle était assujettie à servir la cause de la nation de Fuyu, c'était que les dirigeant étaient impliqués parmi les responsables de son malheur. Et elle comptait bien leur faire regretter cet affront.... Parmi les multiples étapes de son plan terroriste pour orchestrer une guerre civile, il y avait celle qui consistait à augmenter le nombre de problèmes de cette nation. A commencer par doper la criminalité. Et par extension, aider les pirates qui relançaient leurs affaires.... L'insécurité rendait les gens tellement fous à la longue.... Avant une énième bouchée du cadavre dont il ne restait plus grand chose, elle s'adressa à Dahlia.


-Disposes-tu d'hommes ? De relations ? D'un secteur d'influence ? D'armes ou d'explosifs ?

Les questions étaient peut-être un peu brusques sorties comme ça de but en blanc. La féline tempéra son côté militaire et reprit.


-Tu auras besoin de tout cela pour recouvrir ce qui t'a été pris.... Pour ne pas que ce monde t'engloutisse. Après tout, il a voulu ta venue ? Il l'aura..... A toi de décider de quelle manière. Personnellement.... Je ne suis pas favorable à l'idée qu'on puisse disposer de moi comme bon leur chante. Je cherche des réponses.... des solutions.... De ce que j'ai pu entendre, elles doivent être très bien cachées. Mais je suis déterminée....

Selon les réponses et les propositions de Dahlia, il y avait peut-être moyen de faire du donnant donnant. Le marchandage et les services, ça connaissaient aussi bien aux pirates qu'aux mafieux. Fleya jouait sur le fait que ce genre de conversation devait surement beaucoup parler et intéresser la capitaine. Après tout, si elle lui avait proposé de la rejoindre sous son abri, c'était qu'elle devait trouver en elle un intérêt qui n'allait surement pas tarder à venir sur le tapis.

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MessageSujet: Re: Entre femmes fatales, on devrait s'entendre, non ?   Jeu 17 Sep - 4:16






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"Je suppose qu’on est dans le même bateau alors. Une guerrière sans arme, ça doit être comme une capitaine sans son navire." La pirate sourit à la suite. "Oh, toi aussi tu chéri cette marque ? Une brulure marquée sur notre peau et nos âmes pour de longs mois d’esclavage, voir des années …"

Elle ne faisait que répéter les dires d’Heiwa, un élu mille fois plus expérimenté qu’elle, chose peu difficile à accomplir lorsqu’on est là depuis si peu de temps que Dahlia. Tout en interagissant avec la tigresse, la belle rousse examinait ses réactions pour en déduire qu’elle avait le sang chaud. Une bonne dose de rage, de haine contre quiconque oserait lui conseiller de faire un pas dans une direction qu’elle ne désirait pas prendre. Autre le fait qu’elle avait l’intime conviction qu’il y avait moyen de s’entendre avec cette ô valeureuse guerrière, la pirate ne pu s’empêcher de se faire cette réflexion : pour obtenir son aide, il faudra jouer les bonnes cartes sous peine de s’attirer ses foudres. Bien que cela risquait d’être une partie très amusante de chasse où chasseur et proie serait difficile à distingué, Dahlia n’était pas vraiment d’humeur à faire des paris sur ce genre de chose pour l’instant … Pas quand même son arme à feu avait du mal à tirer ne serait-ce qu’une fois sur deux …

Après avoir soigné sa nouvelle amie qui, comme prévu, semblait même rire du picotement, celle-ci répondit à cette question qu’elle poserait sans doute à toute personne qu’elle allait rencontrer ici. Quel était la faim qui dirigeait son cœur… La liberté ? Une pointe de vengeance ? Une faim pour un pouvoir retrouvé ? Toutes ses faims, elle pouvait les combler sans problème avec un peu de confiance et de patience de la part de ses collaborateur avec qui elle passait ses contrats. Elle affichait un doux sourire à l’entendre parler sur ses désires, un sourire qui disait « Je m’y attendais à celle-là et je ne suis pas impressionnée ». Pourquoi était-elle aussi certaine de ce qu’elle semblait pouvoir faire, elle jeune élue dans ce monde qu’elle ne connait pas encore ? Parce que ce que la femme sauvage devant elle avait les mêmes objectifs qu’elle et que donc, elle avait prévu avant sa rencontre de jouer ce genre de jeu dangereux. Retirer la malédiction, faire payer les responsables, ce genre de chose. L’argent fait son bonheur, certes, mais il n’y avait pas que ça. A quoi bon avoir l’argent, le pouvoir, si elle était toujours un animal de compagnie tenu en laisse ?

Finalement, celle qui mordait encore avec gourmandise dans la chaire du défunt aborda un autre terrain, de sa propre initiative. Des questions qui l’étonnèrent un peu venant d’elle mais dont elle fut ravie de répondre d’un petit : "Se sont des projets en construction, ma chère. Même moi ne peut pas faire de miracle, je ne suis là que depuis trois jours …"

Elle parla ensuite comme si elle ne savait pas déjà tout ça. C’était amusant mais en même temps, ça la vexait un peu. Le Capitaine Fortune était celle qui avait mit son monde sous sa botte. Elle était dictatrice, reine des pirates, coutelas de Bilgewater, la terreur des océans que même le gouvernement local ne pouvait arrêter. Elle ne pouvait savoir, cependant. Elle devait être dans la même situation qu’elle pour parler ainsi. Le langage de la guerre  et optionnellement … Le langage qui voulait la diriger vers un endroit bien précis. Ces paroles sonnaient comme de la manipulation à ses oreilles, quelque chose de très familier pour la pirate et donc facilement reconnaissable. C’était un véritable jeu de poker pour reprendre une millième fois une histoire de carte mais à quoi s’attendre d’autre de la part d’une femme s’appelant Fortune ? Ainsi, la pirate prit un air supérieur, lui adressant un sourire condescendant.

"Crois-tu vraiment pouvoir me contrôler ainsi, Fleya ?" Et d’un coup, elle haussa les épaules pour prendre une moue amusé, aimant jouer de la comédie pour satisfaire son coté fanfaronne, qui l’était parfois un peu trop. "Je suppose que c’est de bonne guerre car j’essaie moi-même de tirer profit de toi. Qui sait ? Peut-être même que te le dire ainsi fait partit de mon plan pour te faire faire absolument tout ce que je veux, hm ? ~ Cependant, je ne pense pas qu’entamer une guerre psychologique avec toi ne m’arrange car … Vois-tu … Crois le ou pas mais nos objectifs se rejoignent plus que tu ne le crois."

Comme elle le disait, plan ou sincérité ? Complot ou réelle désire de bonne entente ? Qu’importe ses mots, les deux femmes semblaient venir d’un monde dur qui n’autorisait pas la naïveté. Dahlia était bien consciente que peu importe les arguments qu’elle allait avancé, il y aura toujours du doute, même si elle jouait la carte de la sincérité qui marchait plus souvent que prévu … Au détour d’un petit mensonge une fois de temps en temps. Mais cela n’allait pas la retenir d’essayer. Essayer de la rallier à sa cause, essayé de l’embobiner, essayer de se faire une amie ? Qui sait, à part elle ?

"Ton cœur a faim de liberté ? De vengeance ? Tu veux atteindre ton potentiel perdu ? Sache que l’humble capitaine que je suis désire exactement la même chose … Alors pourquoi devrait-on se méfier l’une de l’autre ? Nos chemins sont destinés à se suivre et danser ensemble, ma belle. La seule chose qui diffère, c’est la fin du voyage. Là où tu veux partir, je ne souhaite qu’une vie à mon image, qu’importe le monde. Mais pour arriver à ses objectifs, nous deux devons toute les deux retrouver nos force, devons défier cette nation et nous devons retrouver notre liberté."

L’intonation qu’elle donnait à son discours donnait l’impression qu’elle rêvait d’un grand projet, d’un idéal qui l’enjouait, d’une belle histoire qu’elle essayait de construire avec cette curieuse femme devant elle. Elle perdit cependant cette étincelle dans les yeux pour rejoindre une pointe de malice, continuant son argumentation.

"Maintenant, pourquoi travaillerais-tu avec moi, tu me demande ? Et bien … Le voyage que tu cherche à entreprendre est un voyage que je peux te fournir car j’ai en ma possession un atout que personne n’a et n’aura probablement jamais."

Pour schématiser ses dires, la capitaine tendit la main vers elle pour uniquement la dévier au dernier moment, touchant le cadavre qu’elle était en train de manger. Elle posa son gant de cuire contre le reste de vêtement qui lui restait sur l’épaule et le pinça, comme pour le prendre mais le tissu ne resta pas prisonnier de cette pichenette. Par contre, une matière étrange commença à se former entre les doigts de Fortune et la peau de l’homme. Une texture filamenteuse, une matière éthérée, comme si elle arrachait un morceau de ouate à un tout plus gros. Un large sourire se logea sur son visage alors qu’elle continuait de tirer cette matière brumeuse sous les yeux de la féline, l’enroulant autour de sa main jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus dans ce corps meurtrit. La brume se mit alors à bruler dans la paume de sa main, une flamme insignifiante dans son gant qui disparut lorsqu’elle serra sa poigne. Ce qu’elle venait de montrer à Fleya était l’un des pouvoir les plus redouté du Nidhogg … Elle venait de voler l’âme d’un récent défunt.

"Tu me parlais d’homme,  ma chère ? Je viens de recruter le premier de mon équipage, sous tes yeux. Mon navire n’est pas qu’un simple rafiau … Le Nidhogg, de son petit nom, me donne la force de me battre mais permet aussi de faire de grande chose. Voyager, terre ou mer,  ravager, unir les hommes et les séparer comme je viens de le faire et avec moi comme son capitaine, il en devient séduisant et ensorcelant. Mais pour que cette merveille soit là pour t’aider, il me faudra retrouver ma puissance… Tu me demandais si j’avais des relations ? Je suis en train d’en créer avec toi : il faut un début à tout. Un secteur d’influence ? Joue donc de cette liberté que je ne compte pas t’enlever pour créer le tien et m’en laisser l’accès et je ferais de même pour toi avec le mien."

Elle avait encore tant de chose à lui proposer pour l’appâter, son imagination étant riche et fertile mais elle avait déjà beaucoup parlé et elle était curieuse de voir si ces dires réussissaient à mettre un peu plus de confiance et de sincérité dans cette relation naissante qu’elle avait avec cette féroce créature. Elle finit par écarter une mèche de son visage, le même regard confiant au visage alors qu’elle dévisageait langoureusement cette femme, pendue à ses lèvres pour savoir :

"Alors … Est-ce que déjà, tout ceci te parle, ma chère ?"

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MessageSujet: Re: Entre femmes fatales, on devrait s'entendre, non ?   Jeu 17 Sep - 14:39



Faire affaire.

Fleya baissait lentement les oreilles. Des années..... Des années de servitude.... Rien que la conception d'une pareille idée lui retournait l'estomac. Au service d'autrui.... Elle ne savait même pas qui elle servait, ni à quoi elle devait servir. La situation frôlait le grotesque pour son esprit parfois bien trop cartésien. La seule chose de sûre, c'était qu'elle ne pouvait pas se permettre de rester des années ainsi. Déjà parce qu'elle ne le supporterait surement pas, et ensuite parce qu'elle avait une guerre contre des dieux sur le feu, et que sa vengeance allait finir par brûler le temps qu'elle ne revienne. Ce qui aurait été dommage, surtout lorsqu'on savait qu'elle se dégustait froide et non carbonisée. Mais ses confrères n'allaient pas faire une pause en attendant son retour. C'était à elle de se bouger son postérieur poilu pour se sortir de là. Ne révélant rien de plus de ses émotions, la tigresse n'en était pas moins déçue. Dahlia n'était là que depuis quelques jours elle aussi. Elle ne disposait donc surement pas de renseignement ou d'un réseau intéressant que la vampiresse aurait pu utilisé. Quelle poisse.

Mais la pirate l'interpella lui posant une question qu'elle même aurait pu lui retourner. Tenter de la manipuler ? Elle aurait pu acquiescer à cela, si cela avait été vraiment le cas. Au sens de la féline, quelqu'un se faisait manipuler lorsqu'on l'utilisait à des fins qu'ils ne connaissaient pas, ou autre que celles qu'il désirait. Or ici, elle avait mis Dahlia au courant de ses attentions.... Et l'utilisation qu'elle voulait faire de la pirate n'était pas contraire à ce que cette dernière semblait vouloir faire. La féline répondit par un sourire renvoyant toute notion d'innocence et de bienveillance au placard. Définitivement. Elle laissa la pirate finir sa tirade. Son regard perçant, presque inquisiteur vint se plonger dans celui de la jeune femme. Ce genre de regard parfaitement détestable, car il vous donnait l'impression qu'on vous sondait depuis les tréfonds de votre âme....

Elle entama ensuite tout un discours sur leur objectif commun, sur l'opportunité qu'elles avaient de pouvoir s'entraider et pouvoir ainsi accéder à leur fins mutuelles. Comme c'était beau et si joliment dit.... Mais dans l'esprit sombre de la vampiresse comme cela sonnait faux. Pour sûr Dahlia avait le sens de la mise en scène, une vraie actrice de comédie. Surement que ce genre de facéties devaient être un élément important dans sa carrière de pirate. Après tout embobiner les gens avait toujours été un art. Cependant, il y avait quand du vrai dans ce qu'elle disait. Elles avaient toutes deux tout à gagner à s'associer. Et toujours en arborant son rictus malsain, elle daigna répondre.


-Hé bien, hé bien.... Tu n'es pas avare de mise en scène et de grandiloquence. Tu te demandes pourquoi se méfier l'une de l'autre alors que nous avons un même but ? Parce que le contraire serait une offense à notre intelligence.... Je ne suis pas assez naïve pour donner ainsi ma confiance. Cela ne m'empêche pas de faire affaire pour autant. Quant à ce qui est de te manipuler..... Sois sans crainte, le jour où il m'en prendra l'envie tu ne t'en rendras pas compte.

Une phrase qui pouvait sembler bien prétentieuse, mais qui en réalité faisait référence à l'un des dons de la tigresse. Pour les fortes têtes comme Dahlia, la vampiresse employait habituellement son charisme pour faire plier ainsi les esprits dissidents. Cela représentait une grande économie de temps et d'investissement au contraire des conversations et machinations qui n'en finissaient plus. Mais paradoxalement, Fleya n'utilisait pas tant que ça ce don. Elle inspirait de base la peur de ses ennemis et le respect de ses camarades. Et comme elle ne faisait rien d'autre de ses journées que de se battre, elle n'avait en réalité guère beaucoup d'occasions d'avoir besoin  de cette faculté. Mais dans ce monde, cela risquait fort bien de changer..... Pour l'instant elle n'en était pas encore à ça.

Dahlia vint lui faire la démonstration d'une de ses facultés. Il semblerait que Kosaten prenait le soin de choisir avec minutie les victimes de ses enlèvements. Son navire, en plus de voyager, lui permettait donc d'emprisonner les âmes pour en des esclaves fidèles et asservis ? C'était là une faculté intéressante, que la vampiresse se serait mal vu de critiquer. Cela serait revenu à condamner tous les vampires qui produisaient des goules pour faire office de chair à canon. Elle ne pouvait décemment pas se permettre de critiquer l'un sans critiquer l'autre. Et l'avantage, c'était que le "recrutement" serait relativement rapide et efficace. Et puis question terreur et chaos, il y avait là un très bon potentiel, c'était indéniable. Il fallait juste lui permettre de se développer un peu. Un bateau pirate semant désolation avec un équipage maudit.... Fleya avait de plus en plus l'impression de naviguer en plein conte de fées. Paradoxe pour une créature que bon nombre de civilisations avaient refourgué au sein des mythes et légendes. Elle répondit à la question de Dahlia.


-Tout cela me semble très intéressant.... Et si pour ma part j'attends de ton côté que tu fasses ce à quoi tu aspires, en mettant cœur à l'ouvrage, j'aimerais savoir ce que toi tu espères de moi.... Je doute que tu te contentes d'un simple accès à mon futur réseau.....

Si Dahlia pouvait être une actrice majeure dans l'insécurité de Fuyu, cela lui serait grandement utile. Il lui fallait trouver plusieurs personnes de sa trempe pour réellement semer un chaos sans précédent dans ce royaume. Pendant plusieurs temps, elle devrait se contenter de jouer la stratège, n'allant sur le terrain que pour enrôler et s'associer avec des partenaires. En fonction de leur force de frappe, et surtout après avoir minutieusement étudié le terrain, elle pourrait placer ses troupes de manière la plus efficace et sanglante. Et pour les gens comme cette Capitaine Pirate, ça ne serait que du bonheur.... Restait à voir à présent les contre-parties.... Fleya était motivée et déterminée mais pas à n'importe quel prix. Autant bien délimité de suite les termes de leur contrat. La féline prit le temps de réfléchir, laissant à Dahlia l'opportunité de lui répondre, avant de demander.

-Il me faut me rendre à la capitale.... J'ai besoin de.... renseignements.... et de faire des rencontres. La voyageuse que tu es saurait-elle m'en indiquer le chemin ? Ce sera pour toi l'occasion de faire du repérage et....

Elle désigna les bijoux et l'or volé.

-...De faire d'autres emplettes qui feront vibrer ton cœur ?

L'avantage de l'argent et de l'or, c'est que Fleya n'en avait pas besoin. Du moins ça n'était pas un but. Elle pourrait en récolter ici et là, pour se fournir en équipement par exemple mais c'était tout. Elle n'avait pas besoin de grand chose pour survivre. Et elle était suffisamment débrouillarde pour obtenir ce qui lui était vital. Aussi, elle pourrait sans trop de regret attiser et assouvir la cupidité de cette femme en lui laissant la majore partie des richesses. Elle convint toutefois en elle-même, de toujours prélever de quoi corrompre quelques malfrats ou hauts dignitaires. Prévoir des coups d'avances était une manœuvre incontournable dans ce genre de plan....

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MessageSujet: Re: Entre femmes fatales, on devrait s'entendre, non ?   Lun 28 Sep - 14:48






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Dahlia avait donc raison en supposant se faire un tantinet manipulée. Cette féline n’était pas que barbarie et muscle, elle était tout à fait capable de sonder son esprit comme elle le faisait de son coté. Ce n’était pas une surprise, c’était même attendu. Au fond, les deux femmes se ressemblaient sur plusieurs points. Deux tueuses, deux femmes à qui on ne devait pas chercher des ennuis, deux femmes fatales qui étaient tout aussi prêtent à vous tuer qu’à vous retourner le cerveau. Ce duel d’esprit promettait d’être agité. Seulement, un duel n’est qu’un combat entre deux idiots et celui qui gagne sera sans doute le plus grand imbécile. Ce n’était pas dans son intérêt que de rendre ce sourire, coupable de bien  de mauvaise pensée… Bien que ça la démangeait. S’en était presque un jeu à fin lucratif, ou alors la parfaite définition du poker.

Après son petit discours tout à fait elle, un discours à la Dahlia, éloquent, peut-être sur joué mais pourtant convainquant pour la plupart, la tigresse rétorqua en la complimentant sur sa prestation. Oui, car être avare de mise en scène, grandiloquent, elle pouvait tout à fait accepter ses termes comme compliment. C’était ce qu’elle cherchait à faire passer, c’était … Sa façon d’être, du moins lorsqu’elle essayait de convaincre quelqu’un de la rejoindre dans un coup fourré. Mais galéjade à part, la guerrière soulevait encore de bons points. Les naïfs et faible d’esprit sont les seuls à ne pas se méfier et elle était heureuse d’entendre ça de la part de sa partenaire du moment, c’était une des preuves qu’elle ne choisissait pas si mal ses allier, si tenté est qu’elles en arrivent là. Dahlia se mit cependant à rire à la dernière phrase.

"Tu as l’air tellement sure de toi, Fleya. Cela ne peut que me faire sourire …"

Puis vint le temps de la démonstration de ses talents de démone, enfin, si on pouvait réellement l’appeler ainsi. Techniquement, elle n’était qu’une humaine comme tant d’autre dans son monde mais quel humain a sous sa coupe le fameux démon des océans ? Peut importe, la tueuse semblait acquiécer à sa question pour affirmer que ses petits tours étaient intéressant puis, elle annonçait la victoire de la pirate. Elle demandait ce que Dahlia attendait d’elle ! Effectivement, l’affaire n’était pas encore tout à fait dans le sac mais cela ouvrait une bien plus grande porte sur leurs accords. Il fallait maintenant qu’elle soit un peu maline avec sa demande car elle commençait à se faire une image bien complète du fauve. Elle n’accepterait pas d’être directement sous ses ordres, elle n’accepterait pas d’être un simple matelot en attendant qu’elle ait réellement besoin de l’aide de l’élu qu’il y a derrière. Comme pour beaucoup de négociation, il fallait savoir mettre de l’eau dans son vin et couper la poire en deux. Ainsi, la grande rousse lui tira une petite moue pensive avant de reprendre de plus belle.

"C’est très simple, Fleya. Je ne te demande que d’être là au bon endroit et au bon moment. Vois-tu, je pourrais recruter moi-même tout les membres de mon équipage, créer une armée d’homme ou d’âme … Cela n’a que très peu de valeur face à un élu. Je n’ai pas besoin de connaitre ce monde depuis des années pour savoir que ceux qui pèsent vraiment dans la balance ne sont autre que nous, être de pouvoir. Apporte un sabre à un combat d’arme à feu et je ne donne pas cher de ta peau… Alors c’est simple."

Et elle posa fermement sa main sur son épaule tout en plongeant son regard dans le sien, son visage toujours orné d’un petit sourire enjôleur et, sans doute, faussement complice.

"Voici les termes du contrat. Nous nous partageons mutuellement des informations : Je cherche de mon coté comment t’aider à repartir chez toi et tu me dis tout ce qui a à savoir sur Fuyu ou même les autres nations. Je t’aide à semer la peur et le chaos dans le cœur de nos ennemis commun et de ton cotés, tu réponds présente à l’appelle lorsque j’aurais besoin d’une élue pour couvrir mes arrières dans mes propres projets. Tu n’intègre pas mon équipage, tu ne dois pas m’obéir au doigt et à l’œil, tu n’es pas sous mes ordres mais uniquement soumise à ton bon sens et à notre concertation commune avant nos futures coups fourré. Et en bonus, je peux même t’offrir logement et déjeuné ensemble de temps à autre sur mon navire." Finit-elle en ricanant, amusée de cette dernière proposition. "En somme, nous devenons partenaire dans le crime !"

Après un moment, elle trouva plus convenable de retirer sa main de son épaule en attendant sa réponse. Dahlia aurait pu demander tellement plus mais au fond, cela serait du superflu, sans doute.  Elle estimait que c’était un bon deal et qu’il serait difficile de refuser son offre, pourtant c’était tout ce qu’elle désirait. Les tâches quotidienne pouvaient être faite par n’importe qui mais lorsqu’il s’agira d’attaquer des villages de Fuyu ou autre, la probabilité de tomber sur des élus au grand cœur, avide de justice et de paix, augmentait dans les villes … Il serait donc plus difficile de piller un lieu si celui-ci était défendu par un élu, un être de base plus puissant que le garde lambda. Fleya demanda ensuite à la grande pirate si elle pouvait l’accompagner à la capitale et ce n’était pas une si mauvaise initiative que cela. Elle s’était déjà fournie une carte de Fuyu, en bonne capitaine, et avait déjà fait signe de la main, au loin, à la capitaine pleine de garde auxquelles elle n’accorde aucune confiance. Mais au fond, elle ne pouvait pas fuir la civilisation a chaque fois. Si un jour, elle était destinée à mettre Yuki à feu et à sang, il vaudrait mieux profiter maintenant de sa condition d’élu de Fuyu innocente. Si la guerrière avait raison sur ce point, la voir désigner ses bijoux tout fraichement volé en disant pouvoir les revendre l’indigna presque sur le coup.

"Vendre mon or ?!"

Mais elle se reprit vite, se décrispant au bout de quelques secondes à peine. L’espace d’un instant, il y eut une étincelle de colère dans son regard. L’or, l’argent, c’était sacré pour Dahlia. Non, en réalité, c’était sacré pour Nidhogg mais vu qu’ils étaient désormais la seule et même personne, peut-être n’était-ce plus important de le préciser. La richesse n’était pas une ressource à dépenser aux quatre vents pour Dahlia. C’était grâce à sa cupidité maladive, pour l’instant raisonnable mais grandissante au plus riche elle était, qu’elle devenait puissante. Non pas en termes d’influence mais en termes de puissance pure. Là où d’autres élus s’entrainent pour devenir plus fort, Dahlia se contente juste de s’asseoir sur une montagne d’or. Vendre ses bijoux précieux ? Aucune chance, pas même pour un banquet en temps de famine.

"Hum, ahah … Non, non … J’ai déjà sur moi tout ce qui fait vibrer mon cœur, chérie. J’en ai besoin pour de bien plus grand projet mais soit. Oui. Oui, allons faire un tour à la capitale. La voyageuse que je suis connais le chemin ~"

Ainsi elle se leva calmement et prit de l’avance sur Fleya en lui disant devoir faire un truc avant de partir. Elle prit ses affaires, ses biens les plus précieux, cachant diverses bourses sous sa veste de capitaine, le temps de confier tout ça à Nidhogg … et elle fit quelques pas dans la neige pour se pencher sur les trois autres cadavres, non loin de cette petite hutte de fortune qu’elle s’était dégotée. Elle récolta les âmes de ses pauvres malheureux de la même manière qu’elle avait fait précédemment avant de laisser les carcasses se congelé dans la froideur de la neige. Celle-ci allait recouvrir les corps, le temps qu’un autre fou passe par la foret de givre, elle n’avait pas à s’inquiéter. De toute façon, ils ne portaient pas de blason de Fuyu, donc dans tout les cas, dans la maigre éventualité où elle se fait chopée, cela ne sera pas pour se faire gravement réprimandée. Elle sourit à sa partenaire et commença à marcher vers Yuki en lui montrant le chemin, déroulant une petite carte qu’elle sortit de sa manche.

"Si on marche vite, on devrait y être pour la soirée … « Partenaire »."

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MessageSujet: Re: Entre femmes fatales, on devrait s'entendre, non ?   Lun 28 Sep - 16:23



Marché conclu

Fleya ne répondit pas à sa comparse, se contentant de demeurer impassible. Elle était en effet sûr de certaines choses.... Comme le principe de ne pas livrer tous ses secrets. Pour l'heure, elle ne savait même pas si elle était encore capable d'user des capacités d'envoûtement propre à sa race. Autant de raisons pour ne pas en dire plus et rester discrète. De toute manière, Dahlia en venait au plus sérieux des négociations. La contre partie.... Et elle semblait résonner de manière agréable aux oreilles de la féline. Point de subordination, point d'ordre ou de tâches déplorables. Mais faire ce qu'elle savait le mieux.... Tuer et combattre. Observant la femme, elle se doutait qu'elle n'allait pas non plus la solliciter pour le pillage de village ou du menu fretin en général. Non.... en se basant sur ses dires et ses envies, elle semblai davantage s'orienter vers une utilisation plus ciblée des compétences de la tigresse. Ce qui convenait tout à fait à Fleya. Devoir faire du pillage de fermière, ou combattre et exterminé des enfants et vieillards, ce n'était pas sa tasse de sang. Cela aurait même été honteux, ce genre d'acte étant perçu comme une marque de faiblesse pour les vampires. Celui qui se sentait fort à massacrer des cibles aussi faibles se fourvoyer dans un orgueil mal placé.... Ce qui n'était peut-être pas faux dans un sens. Bien sûr il arrivait que des vampires viennent à tuer du civile, et même ces fameuses "pures jeunes vierges", fixation complètement idiote que les humains avaient inventé pour les diaboliser. Mais ça n'était jamais là que des "dommages collatéraux".

La vampiresse s'accorda un léger temps de réflexion, bien que l'offre lui paraissait honnête et raisonnable. C'était l'avantage des négociations où chacun attendait de l'autre qu'il fasse ce qu'il savait faire le mieux. Les terrains d'entente n'étaient pas trop difficile à trouver. Néanmoins elle ne pouvait pas non plus promettre d'offrir à la pirate une force de frappe extraordinaire. Privée de ses aptitude comme elle l'était, elle n'était pas une grande menace pour l'instant. Cela dit... Dahlia était au courant de son arrivée récente dans ce monde. Et elle était également au courant de ses capacités, puisqu'elle en avait eu la démonstration plus tôt. Elle savait donc parfaitement dans quoi elle s'engageait, enfin plus ou moins. La féline avait fait roulé ses billes sur la main que Dahlia avait posé sur elle. Décidément, les gens des autres monde étaient très tactiles. Aki qui la prenait dans ses bras, Dahlia qui la prenait par l'épaule.... Fleya en vint à se demander, l'espace d'un très court instant, si ce n'était pas elle qui était particulièrement froide et distante. Mais cette idée s'évanouit dans son esprit. Il était encore trop tôt pour elle, trop tôt pour développer ses compétences en relations sociales. Elle se contenta de fixer cette main, se demandant si elle devait la mordre ou la laisser.... Mais finalement Dahlia la retira, supprimant ainsi son dilemme. L'esprit plus libéré, elle termina de conclure l'offre qu'on lui proposait.


-Je pense que nous avons trouvé un accord.... Mais j'espère que tu m'apporteras autant de réponses que tu me solliciteras.... Que je ne vienne pas juste pour admirer la beauté de ton bâtiment ou tester son confort.

Fleya se demanda toutefois si elle ne mettait pas la charrue avant les bœufs. Elle commençait déjà à lier des pactes avec des criminels, avant même d'avoir mener sa propre enquête sur la situation du royaume, et surtout sur comment rentrer chez elle. Mais au final, avait-elle le choix ? Ce genre d'occasion ne se représenterait peut-être pas. Il fallait bien saisir sa chance lorsqu'elle se présentait. De plus Dahlia n'allait pas non plus envahir Fuyu du jour au lendemain. Le temps qu'elle même fasse son chemin, cela laisserait un répit tout à fait convenable à la féline pour fouiller. Tout bien réfléchi, c'était peut-être là le meilleur choix qu'elle pouvait faire. La tigresse observa ensuite Dahlia s'indigner, presque se courroucer à l'idée de vouloir vendre son or. Visiblement cette corde là était encore bien plus sensible que la féline ne l'aurait cru. Néanmoins la femme se tempéra rapidement et lui répondant bien plus calmement. La vampiresse prit alors le partit de balayer un quiproquo qui n'avait pas lieu d'être.

-Je ne parlais pas de vendre ton or.... mais plutôt de.... parfaire ta collection. Si la capitale est prospère, il n'y a aucun doute à avoir quant au fait que tu puisses trouver quelques richesses et bijoux à alléger de leur propriétaire. De préférence sans se faire repérer, les courses poursuites en ville pour vol à la tire, ça fait mauvais genre.

On pouvait être vampire et avoir presque un début de sens de l'humour. Dahlia semblait être fournie en carte ce qui était un avantage. Avant de partir, elle prit le temps de faire on ne savait quoi. Fleya elle, en profita pour faire des réserves de morceaux de viande, et pour remplir sa gourde de sang. Autant être prévoyante. Elle se mit également à creuser un gros trous, s'aidant de ses griffes pour percer la terre gelée, afin d'y précipiter les cadavres et les restes, avant de refermer le tout. Ramassant un peu de neige ici et là, elle recouvrit son œuvre pour terminer de la dissimuler. Seulement à ce moment là, elle vint rejoindre la pirate, et faire route à ses côtes vers leur nouvelle destination. Fleya avait l'habitude de manger proprement, et surtout de ne pas laisser de trace derrière elle. Quelqu'un qui voyait qu'il y avait un danger sans en connaître la nature, devenait méfiant. Quelqu'un qui ne voyait pas le danger était plus facilement approchable. Ne connaissant pas la fréquentation des lieux, elle préférait ne pas prendre de risque en alertant les autochtones. Même si elle doutait qu'on vienne les déranger.

Dahlia semblait s'amuser de leur nouveau partenariat. Après tout ça collait bien à son caractère. Fleya elle, tâchait de faire travailler un peu ses méninges pour faire le tri et le classement de toutes les informations qu'elle avait pu emmagasiné jusqu'ici. D'un point de vu géographique mais pas seulement. Par exemple, selon Dahlia, les élus étaient plus puissant que les natifs de ce monde. Phénomène curieux mais qui expliqué au moins pourquoi on les appeler ainsi. Les élus.... élus de quoi, elle se le demandait ! Enfin elle le découvrirait bien assez vite. La féline marchait d'un bon pas, désireuse d'arrivée rapidement à son but. Yuki.... C'était là leur point de chute de la soirée, qui commençait d'ailleurs à tomber. Elle allait enfin avoir des réponses concernant les avancées technologiques de ce monde, ou du moins pour ce royaume ci. Néanmoins l'absence de route goudronnée avait commencé à lui mettre la puce à l'oreille. Au moins elle n'aurait pas à se cacher des caméras de surveillance ou de photo-satellite ! Il lui fallait tout apprendre et au plus vite. Elle finit alors par demander à Dahlia.


-Que sais-tu de cette capitale ? Comment ça se passe dedans, s'il y a des règles ou lois particulières... des couvre-feu.... Une politique spéciale sur les étrangers....

Difficile de se fondre dans la masse quand on ne connaissait rien de celle-ci. Elle gardait en tête l'idée de trouver de quoi dissimuler son apparence au plus vite. A moins que celle-ci ne choque pas autrui ? Après tout si ce monde était habitué à recevoir des gens enlever des quatre coins de l'univers, ils avaient surement déjà vu plus étrange qu'elle.... De toute manière elle serait bientôt fixée. Au loin, et en se moquant éperdument de l'obscurité naissante, la féline distinguait Yuki.... Qui avait le mérite d'être à son goût, recouvert d'un manteau blanc familier. A vrai dire tout paraissait blanc vu de loin, outre les imposants remparts. La ville semblait être fortifiée, trahissant un certaine esprit martial ou militaire en son sein. La féline fronça les sourcils face à ces constations. La position elle même de la ville lui semblait stratégique car difficile d'accès. Si la sécurité interne était au diapason de celle qui était affichée à l'extérieur, elle allait devoir être encore plus discrète dans ses investigations. Elle espérait qu'il y ait quand même des criminels en cette ville, sans quoi ses plans seraient encore plus longs à mettre à exécution.


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MessageSujet: Re: Entre femmes fatales, on devrait s'entendre, non ?   Mar 29 Sep - 15:31






Griffes et Ongles





Visiblement, Dahlia avait trouvé les bons mots. Elle avait déchiffré les désires et les inquiétudes de Fleya. Ses petits mimique lorsqu’elle évoquait des années de servitude, son penchant pour la liberté … Ce n’était pas un marché qu’elle favorisait mais si ça lui permettait d’attirer les louanges de la tigresse, alors soit. Elle ne l’enrôlera pas dans son équipage, malheureusement. Elle était prête à renoncer à ce genre de petit luxe, ou plaisir, dans sa situation. Dans un monde peuplé d’être aux pouvoirs extraordinaire, il valait mieux se mettre dans la poche le plus d’élu possible. Fleya étant la première, peut-être sera-t-elle la plus précieuse, pour peur que Dahlia réussisse à renforcer ses liens avec elle, d’une manière ou d’une autre. Cela devra commencer par honorer sa parole … Jusqu’à une certaine mesure. Dahlia afficha un nouveau sourire à entendre ses derniers mots.

"Oh, tu as tord de dire ça. Mon navire, c’est le plus beau des bateaux." Dit-elle d’un ton plaisantin, chantonnant.

S’en suivit alors la rectification du fauve, hautement apprécié la cupide pirate. Elle n’avait pas tord mais Fortune n’avait pas attendu de la rencontrer pour se faire cette réflexion. Le seul hic, dans cette idée, était que Fuyu était son ennemi et que Fuyu ne le savait pas encore ! Certes, toute deux devaient porter la marque du dragon du nord mais toute deux étaient déjà bien décidé à monter une mutinerie contre le roi, empereur ou qu’importe son titre. L’avantage était qu’en tant que simple élues, fraichement arrivées en plus de cela, personne n’avait à craindre d’elles dans la nation du froid. Si la féline tuait un garde de Fuyu ou si la pirate venait à foirer son larcin, elles seraient alors connue pour être des éléments à problème et les yeux seront plus facilement rivé sur eux. Il fallait jouer les dociles petit mouton jusqu’à avoir les moyens de faire quelque chose.

"Mauvais genre ou non, cela ne m’aurait pas dérangé plus que ça si il y a de l’or à la clé. Maintenant, il n’est pas avisé de se faire remarquer quand on prévoit, dans le futur, de faire bien plus que voler un petit sac de Yen. Tâche de pas arracher la jambe du premier passant venu pour la grignoter en place publique ~"

Une petite boutade gratuite ne fait jamais de mal à personne. Les deux femmes finirent par prendre la route pour se frayer un chemin dans cette forêt de givre, après que toute les deux n’ait fait leur petites affaires. La distance qui séparait cet endroit de Yuki n’était pas des plus grandes. A l’orée de la forêt, on pouvait facilement voir les immenses remparts de la capitale, une forteresse qui n’impressionnait pas tant que ça la truande en vue des informations qu’elle détenait. La belle rousse menait le convoi puisqu’elle était en possession des précieuses cartes, au moins celle de cette nation, lui faisant penser qu’elle devrait se dégoter une mappemonde de Kosaten une fois arrive à la civilisation. La neige entravait ses pas, relativement peu habituée aux paysages blancs, sans compter le froid générale qui n’allait pas flatter son teint. Le rêve de pouvoir reprendre le large vers les eaux chaude … Si tentait qu’il y en ait en ce monde. Cela la fit plonger dans sa propre réflexion, à se demander, vu la taille du continent où elle était, sur la carte, si les mers et les océans avaient un quelconque règne en ce monde. Dans le sien, tout n’était qu’eau et le reste n’était que rares ilots industrialisé pour récolter les rares ressources que la terre pouvait offrir et non la mer. Dahlia avait ses plans en tête mais pour y arriver, elle s’était basée sur ce qu’elle connaissait : le bleu de l’océan. A quel point son règne pourrait s’agrandir en tant que pirate d’eau de mer ? Elle n’eut pas le temps de débattre d’avantage avec elle-même que Fleya demanda finalement ses lumières concernant Yuki. Les réponses qu’elle pouvait fournir étaient maigres mais elle supposait que c’était mieux que rien. Elle décida de ne rien cacher à la tigresse. Elles sont allier et ses informations n’avait pas de risque de la mettre dans le pétrin, elle.

"Et bien déjà, nous somme des élus de la nation… Ce qui veut dire que le sceau qui nous est apposé sur la peau nous oblige à respecter Fuyu. La marque n’est pas juste qu’un tatouage servant à marquer le bétail. C’est un puissant sortilège qui nous brule dés l’instant où on commence à agir contre le dieu dragon. De ce fait, la politique spéciale sur les étrangers est amoindrie puisqu’on n’est pas vraiment autorisée à semer le chaos. Heureusement, j’ai entendu dire que le sceau est de moins en moins efficace à mesure qu’on retrouve nos pouvoirs."

Une part de déduction, l’autre de simples informations répétées lors de sa rencontre avec Heiwa. Partant du principe que les élus ne peuvent agir contre leur nation, elle ne voyait pas pourquoi l’accès serait restreins aux élus. Maintenant, elle exposa sa retenue face à cette théorie en lui exposant ce qu’elle avait entendu dire en territoire neutre, plus tôt dans la journée.

"Maintenant, le dirigeant de Fuyu, Sul Hei, se rapproche plus d’un dictateur qu’un simple gouverneur choisit par le peuple. De ce que j’ai appris, cet homme est dur, coriace, cruel et surtout avide de puissance. Un homme charmant, donc…"

L’ironie ne tint pas bien longtemps alors que Dahlia forçait sur ses jambes pour se dépêtrer de cette maudite neige. Alors que toute deux parlaient de Yuki, les deux partenaires finirent par voir, à travers les arbres, les fondations de la capitale, au loin. Le soleil couchant, la capitaine argumenta ses dires en montrant d’une geste de la main la forteresse qui leur faisait face.

"Et voila, j’allais y venir … Son comportement se traduit bien dans sa ville. Il est préparé à la guerre. La logique voudrait qu’on nous laisse tranquille, si nous somme des élus de Fuyu mais qui sait ce qui nous attend en ville ? Avec un tyran à la tête d’une si grande puissance, il est possible de passer comme dans du beurre, autant qu’on nous fouille directement à l’entrée. Je ne peux pas vraiment en dire plus … Je n’ai vu Yuki que de l’extérieur."

Et comme elle avait fait le tour de la capitale avec grande attention, la belle rousse avait déjà essayé de détecter la moindre faille dans les remparts de la ville. Pas grand-chose ne ressortait de cette analyse, si ce n’est qu’une grille épaisse qui laissait passer l’écoulement des eaux. C’était même étonnant qu’il y ait ce genre de système dans un environnement si froid mais Dahlia était pirate et non pas architecte ingénieur. C’était juste l’histoire de quelques outils pour passer par cette grille et ainsi se faufiler dans les tous-terrains de la ville mais elle garda cette information secrète aux oreilles de la belle bête à ses cotés. Joueuse mais aussi curieuse, elle se tourna vers elle pour voir les solutions qu’elle allait proposer.

"Le choix te revient, ma chère Fleya. Nous pouvons passer par la grande porte au risque de se faire importuner ou alors … Je peux me référer à tes lumières pour entrer en toute discrétion ~"

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