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La voix de Morphée
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MessageSujet: La voix de Morphée   Ven 25 Sep - 14:48

Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis la rencontre entre le jeune duo et le mystérieux Akira. Les jeunes filles avaient décidé de se diriger vers Minshu. Cette ville était censée être la capitale de leur nation, et elles espéraient y trouver un peu de calme, le temps de réfléchir à ce qu'elles feraient. Mais la route était longue du modeste village de pécheur à la grande capitale du Serpent.

Cela faisait bien quatre heure qu'Akina et Emily marchaient, elles avaient à peine parcourue un tiers de la distance séparant la mer de Minshu, mais il fallait bien qu'elle se repose. Elles décidèrent de s'arrêter dans une auberge le long de la route, comme elles en avaient pris l'habitude lors de ce voyage.

Depuis quelques temps, Akina avait commencé à se laisser aller : Ses rêves étaient bien plus plaisants que sa vie. Elle passait de long moment à essayer de prolonger son temps dans ses rêves. Après tout, dans ces rêves, elle avait ses parents, une maison, une vie. Dans la réalité, elle n'avait rien.

Akina et Emily allèrent dans leur chambre. Quand le sommeil commença à gagner la dragonne, elle focalisa son esprit sur le rêve qu'elle voulait continuer.

Et la dragonne était là, au milieu de l'Oasis qu'elle connaissait bien, accompagné de sa famille, toujours aussi insensible à sa présence. Bien que le premier voyage dans cet endroit l'ait détruite, la jeune fille s'était habituée à ne pouvoir interagir avec eux, mais elle voulait voir ce qu'était leur famille. Même si elle même ne pouvait en faire parti, la petite fille qu'elle voyait, elle, en faisait bien partie, et Akina voulait tout voir de la vie qu'elle aurait pu avoir. Elle se promenait dans son rêve, regardant sa famille vivre, riant avec eux, souriant avec eux, vivant avec eux.


Dernière édition par Akina Arisawa le Sam 26 Sep - 12:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La voix de Morphée   Sam 26 Sep - 0:48

Note importante pour le correcteur/les éventuels lecteurs:
 

Après les aventures passées avec Akira, nous avions séparé nos routes afin de retourner vers ce qui était censé être notre « capitale » : Kansei. Si nulle part mpn amie et moi ne pouvaient être en paix, alors au moins, peut-être qu’au cœur du royaume auquel nous avions été affiliées, nous trouverions des âmes accueillantes. Ou du moins, plus que dans la plupart des lieux de ce monde hostile…

Cependant, Minshu, ce n’était pas la porte à côté. Nous avions déjà parcouru une bonne partie du chemin inverse que nous avions déjà effectué pour traverser les territoires neutres, mais les terres du serpent étaient encore loin, et ce n’était pas encore aujourd’hui que nous verrions les drapeaux verdâtre à l’effigie de Manshe, et probablement pas le lendemain non plus. Mais heureusement, les vastes plateaux et les souvenirs qui s’y rapportaient étaient loin derrière nous…

C’est dans une petite auberge de voyage que nous avions décidé de prendre un peu de repos, alors que le soleil plongeait doucement sous l’horizon. Les routes n’étaient déjà pas réputées pour être sûres, alors un voyage de nuit, pour deux jeunes filles inexpérimentées et encore fragilisées par les évènements d’il y a quelques semaines, étaient quelque chose à éviter.
Enfin… malheureusement, les décisions englobant notre voyage n’étaient pas vraiment prises suites à des discussions que la dragonne et moi avions eues… car celle-ci était toujours plongée dans son inquiétant mutisme, malgré les efforts que je déployais pour l’en sortir. On dit que le temps guérissait tous les maux, mais serait-il remède suffisant pour son mal ? Plus les jours passaient, moins j’y croyais…

Le repas s’était déroulé sans encombre. M’étant occupée de commander les plats, j’avais choisis ce qui m’avait l’air dans nos moyens, tout en essayant de sélectionner des repas qui pouvaient plaire à Akina. Je ne savais vraiment plus quoi faire pour tenter de lui faire retrouver la sourire, à défaut de ne pas arriver à lui faire retrouver sa voix…
Après ça, nous nous dirigeâmes vers notre chambre : une pour nous deux, nos maigres moyens ne permettant pas d’avoir des pièces séparées. Comme d’habitude, je repris mon petit rituel de tenter de parler avec elle avant de dormir, et comme d’habitude ce fût sans succès. C’était devenu tellement récurent que je n’en étais presque plus affectée…
Mais elle me manquait. La Akina d’avant me manquait… Lorsque mes yeux se fermèrent, mes pensées me ramenèrent dans un passé qui semblait à la fois lointain et inaccessible…

~Musique~

C’était lors d’une fin après-midi tout à fait normale. Normale oui, mais pas ennuyeuse pour autant ! Akina, Carlos –le seul garçon de notre groupe-, et moi venions de terminer une journée de cours des plus tranquilles. Tenir la vie étudiante en plus de la vie d’apprentis-magiciens était un peu fatiguant parfois, mais avec un peu d’organisation et beaucoup de volonté on y arrivait ! Et qui voudrait perdre la possibilité d’apprendre la magie au profit d’un quotidien plus facile ? Pas moi en tout cas ! Bien que, ce qui était le plus compliqué à gérer, c’était le décalage temporel : Nos professeurs nous faisaient cours dans un château contenu dans une espèce de… « mini-dimension » ? Et le temps s’écoulait bien plus vite à l’intérieur, à tel point qu’une heure dans le monde réel, correspondait à une journée entière dedans ! Ce qui voulait dire qu’en y passant une heure tous les soirs après les cours, c’est comme si nous avions deux journées en une…. Heureusement, on pouvait manger et dormir là-bas, mais cela me donnait vraiment l’impression d’avoir deux vies en parallèle !

Je me souvenais de cette époque. Nos jours étaient heureux, malgré la méchancet-…sévérité de Carina, qui avait des méthodes d’enseignement assez brutales… Mais au moins, on apprenait vite ! Pas vraiment le choix…
Et hors de ce château de fantaisie, nous redevenions en apparence des élèves comme les autres, bien que beaucoup plus proches qu’auparavant. Je n’avais presque jamais parlé à Carlos avant les évènements qui avaient faits de nous des apprentis-magiciens, et à présent c’était presque comme si je l’avais toujours connu.
Et pour Akina… c’était presque pareil. Depuis le début de cette année, nous étions camarades de chambre, mais au final on ne s’était jamais beaucoup parlé. Elle n’était pas quelqu’un de très facile à atteindre, et ma timidité n’avait pas contribué à nous rapprocher… Pourtant, à présent, elle était comme ma sœur. Grande ou petite selon les périodes, son caractère comme son humeur pouvant passer du tout au tout en un instant, mais nous n’avions pas besoin d’avoir vécues beaucoup d’expériences ensembles pour nous faire entièrement confiance… car celle que nous avions vécu, de passer la frontière du naturel ensembles, en valait mille ! Nous partagions, nous nous entre-protégions, chacune rattrapait l’autre si elle faisait une erreur ou partait dans la mauvaise direction…

« … »

Un battement de cœur.

« Hein ?... »

Un autre battement.

« … »

Pendant un instant, la lumière vacilla, comme parfois lors des orages, où les lampes deviennent instables.
 
« N’en avez-vous donc pas marre… de vos puériles rêveries ?  »

Et tout devint noir. Pendant un instant, je fus assaillie de multiples sensations diverses, qu’elles soient émotionnelles, visuelles, sonores, kinesthésiques… Tout bougeait autour de moi, tout se transformait. Et au bout d’instants incalculables, qui auraient très bien pu être secondes comme heures, c’était un tout nouveau décor qui s’était formé. Les images du collège et du château avaient été remplacées par un oasis abritant une grande maison de marbre du désert tout autour. L’habitation était atypique, avec de nombreuses ouvertures vers l’extérieur sans porte ni carreaux, mais pourtant elle n’avait pas l’air d’être en ruine, ni d’être abandonnée, comme en témoignait la famille qui y vivait. Mon regard se posa d’ailleurs sur eux, et…


~Musique~


« Que ?... »

Akina était ici. Mais pas seulement, il y avait trois autres personnes, dont les attributs physiques les identifiaient facilement comme étant de sa famille… Un homme blond, grand et musclé, portant sur son corps les cicatrices de nombreux combats, une femme loin d’être petite également, bien que son mari fasse une tête de plus qu’elle, qui semblait étrangement fragile… et une enfant. Jeune, blonde avec les cheveux en bazar, ornée de petites ailes draconiques… Durant quelques secondes, je la fixais, persuadée qu’elle était la petite sœur de mon amie, mais qui pourtant m’était si familière…
Mais c’est en observant les agissements de la dragonne que je compris de quoi il était. Aux premiers abords, j’avais eu l’impression qu’elle était un membre à part entière de cette petite famille idéale, mais en s’intéressant à ce qu’elle faisait, je pris conscience que… elle n’était pas un élément de ce rêve. Elle était la conscience de la Akina que je connaissais ! A nouveau, mon monde onirique m’avait connectée aux rêves d’autres personnes… Et donc, cette enfant était ?!...

« Elle est encore plus plongée dans ce songe que tu peux l’être parfois… »

Cette voix avait résonné dans ma tête. Non, je n’étais pas surprise de l’entendre, celle que j’avais surnommée « la voix rouge » était une part intégrante du monde onirique, et ce depuis toujours…Et elle incarnait toujours le mauvais rôle. Celui qui s’oppose à l’idéal, qui gâche la beauté des rêves en les empoisonnant  d’épreuves parfois sadiques et cruelles, mais qui en même temps peut reconstruire le songe en quelque chose de bien plus fort si l’on parvient à vaincre ses défis…

« Que crois-tu qu’elle vit en ce moment ? La réalité la tourmente, alors elle se réfugie dans un songe idéal… Ne crois-tu pas que je devrais lui rappeler que ce monde n’est qu’une illusion ? Rien ici n’est réel… Et la cruauté du réel, aussi froide cela puisse-t-il paraître, vaut bien plus que la soi-disant beauté d’un rêve ! »

Je restais immobile, surprise d’avoir entendu ça. Non, ces mots étaient cohérents avec son « rôle », mais… c’était bien la première fois qu’elle m’adressait la parole pour véritablement discuter, et non pas pour se jouer de mon moral en me faisait vivre de durs moments. Le fait qu’Akina soit le centre de ce songe en était peut-être la raison ? Étais-je devenue une sorte de voix moi aussi, qui était censée influer le déroulement de l’Exploration Onirique ? Était-ce là l’influence de Kosaten ?...

Puis, arriva un moment où la dragonne fût orientée dans ma direction. Par un étrange réflexe, je me dépêchais de me cacher parmi la végétation, en espérant je ne sais pas trop pourquoi qu’elle ne m’ait pas remarquée…
Peut-être avais-je le sentiment d’avoir brisé son intimité en m’introduisant, bien involontairement, ici ? Probable… En attendant, au milieu des buissons qui parsemaient l’Oasis, j’observais mon amie, anxieuse de voir sa réaction…



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MessageSujet: Re: La voix de Morphée   Dim 27 Sep - 15:13

La dragonne était posé là, à regarder sa famille vivre une vie qui lui était inconnue. Sa mère jouait de la lyre avec le dragonnet de compagnie enroulé à ses pieds, endormis. Akina était quelque peu surprise, pour la première fois dans ses rêves, elle pouvait entendre le son de la musique. Ses rêves devenaient de plus en plus réels, alors que la réalité ne devenait qu'un mauvais rêve. La jeune fille se laissa emporter par cette douce mélodie, étrangement apaisante, alors qu'elle contemplait sa mère manier l'instrument.

Un violent bruit d'eau sorti Akina de sa transe. Elle tourna la tête dans la direction du bruit, pour voir que la petite fille était tombée dans l'Oasis. La dragonne vit sont père, qui jouait avec la petite, se précipiter vers l'enfant qui était en larmes après s'être blessé la jambe sur une pierre lors de sa chute dans l'eau. L'homme la pris dans ses bras et l'apporta auprès de son épouse, qui arrêta sa musique, pour diriger toute son attention vers sa fille. Tandis que le père s'enfonça dans la maison, probablement pour aller chercher de quoi la soignée, la mère pris la jeune enfant dans ses bras et commença a la bordé pour la calmer. L'homme revint avec un peu de matériel médical, et le tendis a sa femme. Elle soigna avec attention sa fille en désinfectant la plaie et en utilisant de la magie pour refermer la blessure avant de panser l'ouverture, maintenant cicatrisé. Le père afficha un sourire gêné vers sa femme, s'en voulant que sa fille se soit blessé sous sa garde. Sa femme soupira légèrement avant de l'embrasser tendrement. La jeune famille partagea alors une chaleureuse étreinte qui fut briser quelques minutes après par la petite fille, parti jouait avec le dragonnet. Les jeunes parents partagèrent un dernier baiser avant que le père ne retourne jouer avec sa fille et que la mère ne continue la douce mélopée qu'elle avait interrompue.

Akina était perplexe devant ce spectacle. Elle avait une marque de naissance, de même forme, et au même endroit où la petite c'était blessée. Du moins, c'est ce qu'elle croyait. Ses rêves étaient donc plus que des rêves ? Ce seraient des souvenirs ? Une trace de sa vie qu'elle aurait oubliée ? Comment aurait-elle pu les oublié ? Akina était un peu choqué, mais finis par se ressaisir. L'important n'était pas qu'elle les avait oubliés, l'important était qu'elle s'en souvenait maintenant, et elle était bien déterminée à tout connaitre de ces personnes qui lui étaient si cher.
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MessageSujet: Re: La voix de Morphée   Mar 29 Sep - 18:57

Fort heureusement, la dragonne ne m’avait pas remarquée. Cela pouvait s’avérer très embarrassant de se rendre compte que quelqu’un nous observait durant nos rêves, instants privilégiés avec notre inconscient… Surtout lorsqu’ils traitaient de choses si personnelles : j’avais déjà pu constater la gêne de Sevastian lorsqu’il s’était rendu compte que j’avais assisté à une réminiscence de son passé.  
 
Mais même en tant qu’ « intruse », cela ne m’empêchait pas d’apprécier la beauté de ce songe. Mes yeux étaient rivés sur Akina et celle qui devait probablement être sa mère, jouant une belle mélodie dont les notes recouvraient avec douceur ce coin de paradis onirique…
 
 
A l’observer, cette petite famille me semblait des plus parfaites… Une mère douce et aimante, un père solide et présent, une fille épanouie et vivace, et l’équivalent d’un animal de compagnie pour compléter cette palette de couleur joyeuse et paisible. Était-ce un souvenir de la véritable famille d’Akina ? Celle qui se trouvait dans le monde magique, et qui avait été séparée par les agissements de Scripto Album ?
Je fermais les yeux. C’est ce que nous étions : Des êtres surnaturels ayant été arrachés à leur vie pour échapper aux sombres ambitions d’un groupe, puis élevées en tant qu’humaines jusqu’à découvrir qui nous avions été, sans pour autant récupérer nos souvenirs. Et si nous restions sur Kosaten, nos chances de réussir à retrouver notre passé étaient nulles !
 
C’est un bruit d’objet tombant dans l’eau qui me sortit de mes pensées. En rouvrant les yeux, j’aperçus la petite mi-dragonne dans l’Oasis, pleurant pour sa jambe blessée. Les miennes s’étaient à moitié redressées en voyant ça, tant j’étais prête à courir lui porter assistance, mais je retournai dans ma cachette lorsque je vis ses parents s’en occuper efficacement, avant de former une étreinte familiale des plus touchantes.
 
Mon regard se porta sur la véritable Akina, qui observait sa famille, ébahie. Il n’était pas fréquent de la voir aussi touchée émotionnellement… S’était-elle souvenue de quelque chose ? La voir ainsi était étrange, gênant, mais dans un certain sens émouvant...
L’embrassade dura quelques minutes, avant que chacun ne retourne à ses activités précédentes, comme s’il ne s’était rien passé. Grâce à la magie, ce qui aurait pu dans le monde réel devenir beaucoup plus problématique, et peut-être restreindre la vigueur de la jeune fille à jamais, avait été effacé comme on oublie un mauvais rêve. C’était beau, cependant la véritable beauté de cette scène provenait de l’amour que cette famille partageait…
 
 
Mes yeux s’ouvrirent sur l’obscurité partielle de la chambre n’ayant pour éclairage que la lueur lunaire, dont l’astre source était encore  présent dans le ciel. Mon cœur battait à la chamade, l’extrémité de mes doigts tremblait…  Il faisait encore nuit, mais pour moi le sommeil s’arrêtait ici. Tant inspirée et énergisée par ce que je venais de voir, il était juste inconcevable que je puisse encore dormir, et que je laisse toutes ces idées s’en aller !
 
Avec toute la discrétion dont je savais faire preuve je pris mes affaires de dessins, toutes contenues dans ma grande sacoche de cuir, avant de sortir sans bruit de la chambre. Il ne me fallu pas bien longtemps avant de me retrouver assise contre une pierre juste dedans l’auberge, invoquant par magie une petite sphère de lumière au dessus de moi pour m’éclairer. La nuit était belle, le ciel sans nuage et la température douce : Il aurait été dommage de ne pas profiter du temps pour dessiner sous la Lune, muse des plus appropriées pour coucher sur papier une création d’un monde de Rêve.
 
Il ne fallu pas bien longtemps avant que l’image que je souhaitais dessiner prenne forme dans mon esprit. Encore moins pour qu’ensuite mes crayons ne commencent à danser sur le papier.Au vu du sujet du songe, j’avais choisis d’aborder un format « photo de famille » : Tous debout, de gauche à droite, la mère affichant un doux sourire, avec sa lyre délicatement posée  à sa droite contre un tabouret de bois, sa main gauche tenant celle de son mari qui affichait un sourire confiant et jovial. Le puissant homme avait sa fille posée sur ses épaules, la maintenant de son bras gauche. Celle-ci tirait la langue au photographe imaginaire en portant dans ses petits bras le dragonnet dont le museau était lové dans son cou. Derrière eux se trouvait le décor dans lequel ce foyer évoluait : A gauche –du côté de la mère- on pouvait y voir les trois quarts de la maison de pierre qui occupait tout le tiers de l’image, et au loin on pouvait voir la végétation exotique de l’Oasis, ainsi qu’un bout de celui-ci. Volontairement, j’avais inclus sur le rebord droit de l’image des bouts d’arbres et des buissons incomplets pour tenter de rendre la « photo » le plus réaliste possible. Et pour finir, au centre du ciel entièrement bleu luisait l’astre solaire dans toute sa splendeur, qui mélangé à toutes les couleurs chaudes de l’œuvre rappelait le climat aride de la région.
 
Parlant de température, je pris alors conscience que celle autour de moi avait bien augmenté. Et pas seulement d’ailleurs ; La luminosité aussi. En effet, sans même que je m’en rende compte, le soleil s’était levé et avait déjà bien dépassé l’horizon. Je regardais à nouveau ma toute dernière création, avec un sourire ému, puis m’apprêtais à me lever.
Cependant…
 
« Hu ?... »
 
La lumière semblait devenir de plus en plus forte, mais en même temps de plus en plus floue. Mes jambes que je ne sentais déjà plus s’étaient immobilisées, et mes bras se figèrent en apportant le carnet de dessin contre moi.
Les heures de nuit perdues venaient de me rattraper…
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MessageSujet: Re: La voix de Morphée   Lun 5 Oct - 20:14

La jeune dragonne continuait d'admirer le quotidien de sa famille. Même si leur action était aussi banal que pourrait l'être celles d'une famille ordinaire, elle n'avait jamais connut ces quelques instants avec ses parents, et c'était là la seule occasion qu'elle avait d'en savoir plus. Alors que la contemplation continuait pendant de longs moments, La jeune fille perdue dans son rêve, la fatigue commença à gagner les yeux d'Akina, et malgré tout ses efforts pour maintenir ce rêve, la fatigue l'emporta et la jeune dragonne quitta cette terre de rêve pour rejoindre la dure réalité.

La jeune fille se réveilla en sursaut. Elle frappa de colère son lit, elle tenait vraiment a poursuivre ce rêve, c'était là le seul endroit où elle se plaisait, le seul endroit où elle avait ses parents. Mais bien assez vite, le sang de la dragonne se calma alors que la tristesse et le désespoir regagnaient son cœur.

Akina s'assit sur son lit afin de reprendre ses esprits,elle décida d'aller prendre un bol d'air frais pour se remettre de ses émotions. Alors qu'elle sortait, elle vit qu'Emily était adossé a l'auberge, son carnet de dessins dans les bras. Elle avait dut se lever la nuit pour dessiner et sa maladie l'aurait rattrapé, comme souvent. La dragonne pris sa camarade dans ses bras et la remonta dans sa chambre. Alors qu'elle l'a remettait dans son lit, son carnet de dessins tomba au sol, s'ouvrant sur une page fatidique.

En effet, l'œuvre qu'affichait le livre représentait sa demeure, ainsi que sa famille. Akina scruta mainte fois cette image, se demandant comment elle pouvait exister. Emily a toujours eu un lien étrange avec les rêves, mais jamais Akina n'aurait pensé qu'elle puisse voir ses rêves. C'est les yeux pleins de larmes de joie qu'elle serra le carnet contre elle, passant chaque seconde à admirer cette photo qui signifiait tant pour elle. Les minutes défilèrent et la jeune dragonne se rendormis, bien plus paisible qu'a son habitude, serrant le bout de papier contre son cœur, un sourire de petite fille aux lèvres.
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MessageSujet: Re: La voix de Morphée   Mer 7 Oct - 14:29

Ce fût une surprise certaine de me réveiller dans mon lit. Je restais un instant à fixer le plafond seulement éclairé par les quelques rayons de jour qui filtraient la barrière des volets, encore plongée dans l’incompréhension et les brumes du sommeil. Avais-je rêvé d’être descendue dessiner cette nuit ? Non… mes songes ne ressemblaient jamais à ça. Ils n’étaient jamais si simples, et bien qu’un rêve le soit rarement, ma nature particulière assurait une anomalie surnaturelle très certainement unique : Le monde onirique.

Donc… si j’étais ici et non dehors, cela devait signifier que je m’étais endormie devant l’auberge, et que quelqu’un m’avait ramenée… Quelqu’un qui savait que j’étais dans cette chambre-ci, donc il n’y avait pas beaucoup de possibilités : c’était soit un client, soit l’aubergiste, soit…

Je tournais la tête vers le lit de ma camarade. Si elle était réveillée, je pouvais aussi simplement lui poser la question ! Cependant, la vision que j’eus d’elle me laissa bouche-bée.
La dragonne dormait, adossée à son lit. Mais surtout, elle tenait mon carnet de dessins dans ses bras ! Cet objet m’était très précieux, et pas quelque chose que je prêtais comme ça. Même si c’était une amie, cela faisait étrange de savoir qu’elle me l’avait « volé ». Enfin, ce n’était pas son intention, mais c’était parfois un peu privé tout de même... il me servait également de cahier de notes parfois, mais surtout chacun des songes que je faisais y était retenu sous forme de dessin, peu importe à quels points ils pouvaient être étranges, et parfois même violents, ou choquants. Sans aller jusqu’à parler d’intimité, il y avait presque toute ma vie dedans !

Qu’est ce qui avait pu pousser Akina à le prendre ? La réponse était assez évidente, mais je préférais lui demander directement. Et de toute façon, étant donné que le soleil s’était levé, nous allions devoir reprendre la route !
Doucement, je m’approchais de la dragonne afin de ne pas la brusquer. Puis, en me mettant à côté d’elle pour écarter un petit peu le carnet –encore ouvert- que ma camarade tenait, j’aperçus un petit bout de mon plus récent dessin. Bien sûr, celui de sa famille… Mais ça voudrait dire qu’elle aurait fouillé dans mon carnet ? Ça ne lui ressemblait pas vraiment… donc elle avait dû le voir en me remontant !

Je la secouais doucement, pour la réveiller sans brusquerie.

« A-Akina, c’est l’heure… »

Puis, je me dirigeais vers les fenêtres pour ouvrir les volets, avant de retourner vers la dragonne :

« E-et j’aimerais bien récupérer mon carnet, s’il te plaît… »

Tout en parlant, je tirais sans forcer sur celui-ci, afin de lui faire comprendre ce que je voulais, elle qui devait avoir l’esprit encore embrumé.

« C’est le d-dessin sur ta famille que tu veux ? »
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MessageSujet: Re: La voix de Morphée   Jeu 8 Oct - 23:02

La dragonne se réveilla après un bon repos, bien plus paisible qu'a son habitude. Elle n'avais même pas rêvé de sa famille, c'était un repos calme et serein comme elle n'en avais pas eu depuis bien longtemps. Lorsqu'Akina repris ses marques, elle vit qu'Emily était déjà debout et ouvrait les rideaux. Le soleil était déjà bien haut et elles avaient encore beaucoup de route a faire. La dragonne vit sa camarade s'approcher d'elle et se saisir de quelque chose qu'Akina tenait contre elle. Il s'agissait de son carnet de dessin. C'est alors qu'Akina se rappela de ce qu'elle avait fait lorsqu'elle s'était levé plus tôt.

« J’aimerais bien récupérer mon carnet, s’il te plaît… »
demanda-t-elle.

Akina était quelque peu attristé a cette demande, elle avait une photo de sa famille, mais le carnet la contenant appartenait a Emily, et elle n'avais aucun droit dessus. Elle regarda tristement le carnet qu'elle avait serrer contre elle avant de le tendre a sa camarade.

« C’est le d-dessin sur ta famille que tu veux ? »


Akina ouvrit grand les yeux a ces mots. Elle pouvait le garder ? Vraiment ? Elle hocha vivement la tête, son visage affichant le sourire chaleureux qu'Emily lui connaissait.

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MessageSujet: Re: La voix de Morphée   Sam 10 Oct - 12:06

Bien qu’elle me rendit mon carnet, je voyais bien qu’Akina semblait étrangement… triste ? Enfin, cela faisait un moment qu’elle n’avait plus été réellement joyeuse, mais j’eus comme l’impression qu’elle avait retrouvé un semblant de bonheur par le simple fait de voir cette image. Était-ce le fait de voir sa famille ? La voix rouge aurait donc dit vrai ? Mon amie se serait plongée dans ce rêve qui lui semblait idéal, et repousserait la réalité ?...

Du coup, je m’en voulais un peu. Après tout c’était mon pouvoir, même inconscient, qui en était la cause. Mais… Le sourire qu’elle afficha lorsque j’avais suggéré que je pouvais lui donner était… il était différent de d’habitude. Ce n’était pas un faux-semblant vide d’émotion comme elle l’avait fait ces derrières semaines, non. Il était franc, véritable. Même si elle s’était attachée à ce fragment du monde onirique, le voir ainsi implanté dans le monde réel devait lui servir d’ancre, d’un souvenir que même si la réalité était dure, on pouvait y implanter des petits morceaux de rêve pour l’adoucir. Après tout, c’était un peu ce que je faisais en permanence, à associer soigneusement chaque dessin à un songe…

Voyant à quel point elle était contente, je rouvris le carnet à « la » page, et m’assit à côté d’elle avant de le poser entre nous, légèrement en avant pour que sa famille soit en face de nous deux. Sachant que cela pouvait lui faire du bien, j’entrepris d’essayer de lui en parler :

« A-alors elle ressemble à ça, ta famille ?... »

Certes, c’était une question évidente, mais elle avait surtout pour but d’appuyer sur le fait que ses parents se trouvaient sur le dessin, qui lui était concret, contrairement au monde onirique –aussi puissant et mystérieux soit-il-.

Je pointais ensuite le dragonnet, que la mini-Akina tenait :

« Ça doit être l’équivalent d’un chat ou d’un chien dans ta terre natale, non ? »




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MessageSujet: Re: La voix de Morphée   Dim 11 Oct - 21:30

Akina admirait de nouveau le dessin devant ses yeux. C'était la première, la seule fois qu'elle voyait ses parents en dehors de ses rêves, et cette petite fille. C'était comme ci, toute cette vie qui était dans ses rêves, était devenus réelle, incarner dans cette image. La dragonne sentit un changement dans son esprit, comme si la tristesse et la dépression qui l'avait accablé pendant tout ce temps, étaient enfin partie, sans laissez de traces.

« A-alors elle ressemble à ça, ta famille ?... »
Demanda Emily.

Akina en voulant répondre, sentit une sensation étrange, une sensation qu'elle avait quelque peu oublié : Elle sentit son inspiration monter dans sa gorge, et ses cordes vocales se remirent a vibrer.

"J-Je ne ..."

Murmura t elle d'une voix vacillante.

La dragonne fut prise d'une quinte de toux. C'était une sensation étrange de parler après tout ce temps dans le silence, et ses cordes vocales demandèrent un petit temps d'adaptation pour reprendre du service.

"T-T'inquiète pas, ça va aller"
Dit-elle par reflexe, avant d'être surprise par ce qu'elle venait de faire.

"Je-Je reparle ! C'est ... C'est"
Dit-elle enthousiaste avant que sa voix ne lui fassent défaut.

Elle adressa un grand sourire a Emily avant de reprendre sur un ton beaucoup plus calme et bas.

"Désolé, on dirait que il va falloir que je m'y refasse"

Murmura-t-elle avant de se tourner vers le dessin.

"Je n'ai pas de souvenir de ma famille, c'est la première fois que je les voie, mais ..."

La dragonne regarda sa jambe, se rappelant la scène où la petite fille s'était blessé a la jambe.

"Je crois que c'était eux."
Finit-elle.

La dragonne porta sa main a sa gorge. Ce n'était pas douloureux, mais la sensation de parler de nouveaux après tout ce temps était bien étrange. Elle fixa a nouveau la photo d'un regard tendre et mélancolique, quand Emily pointa le petit dragonet que la petite fille portait dans ses bras.

« Ça doit être l’équivalent d’un chat ou d’un chien dans ta terre natale, non ? »
Demanda-t-elle.

En regardant l'animal sur la photo, la dragonne se remémora les quelques scènes qu'elle avait put voir concernant le dragonet. Il faisait parti intégrante de la famille, il jouait avec la petite fille, câliné ses parents. C'était clairement leur animal de compagnie, mais était-ce normal ? Elle ne le savait pas.

"C'était leur ... notre animal de compagnie, mais je ne sais pas si c'était le cas autre part."

Murmura-t-elle

Akina continua de contempler cette image, profitant de la sensation de dominer ses souvenirs, contrairement a ses rêves.
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MessageSujet: Re: La voix de Morphée   Lun 12 Oct - 13:56

Pendant une seconde, ce qui se déroula me sembla presque normal. Je l’avais questionnée, elle tentait de me répondre, non sans mal à cause de l’émotion. Cependant, ce n’est qu’après sa première quinte de toux que je pris conscience qu’elle venait de parler. Au lieu de prendre une feuille et un crayon pour me répondre, la dragonna avait usé de ses cordes vocales, pour la première fois depuis plusieurs semaines !

Cependant ça n’avait pas l’air d’un exercice anodin, et rapidement Akina fût contrainte de murmurer. Mais elle l’avait enfin retrouvée !

« C-c’est génial Akina, tu reparles ! »

Instinctivement, je la pris dans mes bras. Ça avait été un pur réflexe, mais avoir enfin la sensation d’avoir retrouvée mon amie était incontrôlable ! Après quelques secondes, je la relâchais, en souriant. La voir guérie, c’était comme si tout ce qui c’était passé avant n’avait été qu’un vilain rêve…

« Je suis sûre que ça va vite revenir comme avant ! On ira prendre des boissons chaudes après, ça pourrait aider ! »

La conversation –car on pouvait enfin re-avoir des conversations normales !- revint ensuite tourner autour du dessin, qui l’avait visiblement vraiment marquée. Elle disait ne pas avoir de souvenir d’eux, ce qui était normal puisque notre mémoire avait été effacée… mais je savais aussi que le monde onirique ne montrait jamais rien au hasard.

« J-je pense que c’est eux aussi. Tu n’en aurais pas rêvé sinon, e-et puis ils te ressemblent trop ! Leur fille est v-vraiment une mini-toi… N-normal, si c’est toi… »

Je n’avais plus vraiment à cacher que j’avais vu son rêve de toute façon. Certes, j’avais un peu brisé son intimité, mais… c’était peut-être pour ça que le monde onirique pouvait s’étendre aux autres à présent ? Il n’existait pas de formule magique qui pouvait guérir le cœur si simplement, mais j’avais à ce moment l’impression d’avoir été bénie d’une sorte de don, d’être capable d’aider les autres à guérir ou renforcer leur esprit… comme une agent de Morphée.

« I-Il faudra qu’on les retrouve, Akina… Mais o-on doit rentrer chez nous pour ça… »

L’objectif n’avait pas changé : Ce monde n’était pas fait pour nous, et on avait encore trop de choses à faire là d’où nous venions pour perdre du temps ici ! Mais en attendant de trouver une solution, nous pouvions également profiter de moments comme celui-ci…

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MessageSujet: Re: La voix de Morphée   Lun 12 Oct - 21:45

La dragonne fut quelque peu surprise quand sa camarade la pris dans ses bras. Elle aurait dut s'y attendre, cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas parlé, Emily devait prendre cela pour un miracle, pour une opération divine. Akina afficha un sourire gênée, avant d'elle même étreindre sa camarade, lui caressant gentiment les cheveux. Cela ne dura pas très longtemps et les deux filles étaient quelque peu gênées de ce moment d'intimité. La dragonne afficha un sourire nerveux en se grattant l'arrière de la tête.

Après un court silence, la dragonne repris la parole, parlant toujours sur un ton bas et calme, proche d'un murmure.

"Tout ça, tout ce que tu as vu dans ce rêve, j'espère le retrouvé un jour, le revoir de mes propres yeux, le toucher de mes propres mains. Je veux retrouver mes parents et les ramené à la maison."

La dragonne marqua une petite pause en baissant les yeux.

"Je veux récupérer ce que l'on m'a pris, ce qu'on m'a volé."
Elle soupira à ses paroles.

"Je ... Je veux juste rentré chez moi."
Murmura-t-elle, sur un ton plus bas qu'elle ne l'avais fait jusque là.
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MessageSujet: Re: La voix de Morphée   Mar 13 Oct - 13:22

Musique


A ma grande surprise, car la dragonne n’avait pas l’habitude de ce genre de contacts (mais moi non plus, ceci dit…), Akina répondit à mon étreinte. C’était vraiment rare que nous ayons des moments comme celui-ci, pour ne pas dire qu’il n’y en avait jamais eu, mais… Ce n’était pas désagréable. A vrai dire, j’étais si heureuse de l’entendre parler de nouveau que je n’avais pas vraiment réfléchis ! Et visiblement elle ne l’avait pas mal pris, puisque je sentis ses doigts passer doucement dans mes cheveux. Ce qui, pour le coup, ne manqua pas de me faire rougir… Mais ce n’était pas grave !

Après quelques instants, nous finîmes par nous lâcher, et je pu voir un peu de gêne sur le visage de mon amie.

« D-désolée ! » m’excusais-je, mes joues rosies entourant cependant un petit sourire.

"Tout ça, tout ce que tu as vu dans ce rêve, j'espère le retrouvé un jour, le revoir de mes propres yeux, le toucher de mes propres mains. Je veux retrouver mes parents et les ramené à la maison."

J’hochais la tête. Bien entendu que nous allions les retrouver !

« O-oui ! Quand nous aurons trouvé un moyen de revenir chez nous, on pourra enfin commencer à renoue avec notre passé disparu… Et avec ta famille !»

Cependant, je ne pouvais pas inclure « ma » famille puisque… je n’en avais pas réellement. Du moins, de ce que j’en savais, celle qui m’avait adoptée s’était sacrifiée pour que je puisse vivre la vie que j’ai eue… Et même si son « âme » était à présent en moi et se manifestait de temps à autres via mes rêves, il n’était malheureusement pas envisageable que je parvienne à véritablement lui parler…
Mais au moins, je voulais retourner à Zéphyria, le pays dont elle fût souveraine, afin d’en apprendre le plus possible sur elle, et m’assurer que le royaume qu’elle a laissé se porte le mieux possible ! Et surtout, me montrer digne de la grande femme qu’elle avait été durant sa vie…

"Je veux récupérer ce que l'on m'a pris, ce qu'on m'a volé. Je ... Je veux juste rentré chez moi."

J’hochais la tête : « O-on rentrera chez nous, je te le promets ! Mais avant ça… »


Je repris alors le carnet de dessin, et m’appliquais à soigneusement détacher le dessin qui représentait la famille d’Akina. C’était une tâche que je faisais régulièrement, donc avec l’habitude j’avais appris à le faire sans abîmer ou déchirer le papier. Après ça, je lui tendis en souriant :

« Je pense que c’est à toi... »

Une fois qu’elle l’eût pris, nous nous levâmes afin d’aller prendre notre petit-déjeuner ensembles. La dragonne avait encore du mal à parler, et devait murmurer, mais j’étais sûre que très rapidement elle retrouverait sa voix forte et énergique comme avant ! Car aujourd’hui, je pouvais dire elle n’avait pas juste retrouvé la parole… mais aussi certainement une partie d’elle-même. Et même si mon rôle n’avait été que d’observer et dessiner, j’étais ravie d’avoir pu aider mon amie à aller mieux !

Mais il nous restait encore beaucoup de route à faire, ne serait-ce que pour retourner à Minshu, et encore plus pour retourner chez nous… Et peu importe les épreuves qui nous en sépareront, je savais qu’ensembles, rien ne pouvait nous arrêter !
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