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Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]
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Rumaki Oshigato マ Maman de Fuyu マ

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MessageSujet: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Dim 11 Oct - 21:50






Vous me manquez


Ce rp se passe deux mois et demi après celui dans le vaste plateau avec Néo. Voir chrono




Vêtue de ma veste rouges, de mes gants violets et de ma fidèle écharpe, je m'étais dirigée dans cette forêt de givre ou il est vrai, il était désagréable de se promener. L'air était glacial et tout autour de moi était figé par le froid. Mais à cet instant, je m'en moquais. La main posée sur mon ventre qui maintenant commençait de dévoiler ses secrets en grandissant, j'avançais dans cette atmosphère à la recherche de l'endroit que je m'étais crée. Un endroit rien qu'à moi, mon seul contact avec ma vraie famille, mon véritable univers. Je l'avais installé vers un arbre aux milieu de la forêt. Ce n'était rien de sensationnel ni d'extravagant, mais cela me permettait de temps à autre de me sentir auprès des miens et de supporter leur absence plus facilement.

Enfin j'atteignis l'endroit. Il était marquée par une croix gravée dans l'arbre sous laquelle chacun des noms de ma famille étaient représenté par le première lettre, même celui de mon défunt frère. Je m'agenouillai devant et allumai une bougie.



Bonjour maman, bonjour papa. J'espère que vous allez bien. Bonjour tante Fuyu, et bonjour à toi Kyô. Tous, vous me manquez beaucoup vous savez. J'aimerais tellement vous revoir et vous serrez dans mes bras. J'espère que ce jour arrivera et que celui que je vénérais à l'époque ou j'étais près de vous arrivera enfin un jour à me faire sortir d'ici. Je m'accroche à ça pour tenir. Surtout que je ne suis plus seule maintenant.


Je marquai un pause pour poser ma main sur mon ventre et lâchai une petite larme malgré le léger sourire qui ornait tout de même mon visage. Il n'était pas dû au bébé, mais à la pensée de ma famille. J'aimais leur parler. Qu'il aurait été bon de leur annoncer cette terrible nouvelle en tête à tête.



Le monde ici est atroce et les dieux de ce monde m'ont imposé cet enfant. Je ne le hais pas, c'est contre mes principes, vous me connaissez. J'espère juste que je serai lui transmettre mes valeurs chrétiennes pour que lui aussi puisse espérer une paix dans ce monde déchirés par la haine et la convoitise.

La bougie s'éteignit d'un coup de vent. Calmement, je la rallumai et restai les mains jointes encore un instant silencieuse devant cet arbre, les yeux fermés, comme si par la pensée, je communiquais encore avec eux. Ce temps de méditation me faisait du bien, encore plus aujourd'hui, 2 mois et demi après le drame du vaste plateau. Je profitai de ce silence pour me sentir proche d'Etsuko, de Kisuke et de Fuyu, ma famille bien-aimée, laissant échappée quelques gouttes salées sur mes joues.

Ils me manquaient plus que tout.



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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Dim 18 Oct - 16:37



Tata Ruru !


Cela devait faire un bon moment depuis ta séparation avec le Fuyujin. Un mois, peut-être même deux. Ton réveil aux côtés d'Akiko et tes retrouvailles avec Aladdin et son ami Tobi, ainsi que ta rencontre avec Dante. Tout t'avais confortée dans l'idée qu'il faudrait peut-être t'éloigner un petit peu des gens, de l'effervescence des grandes villes, ce genre de choses. Histoire de te ressourcer. Alors, tu étais restée dans les zones neutres, ces environs-là. À l'écart de tout, lorsque finalement, la décision de reprendre peu à peu contact avec certaines personnes se fit désormais désirer. La première qui vint à ton esprit fut Rumaki ou bien Hanalea.

Ah, la druidesse qui avait pourtant toujours voulu t'apporter son aide, et qui s'en était mordu les doigts en ayant eu affaire à Zayro Jinn. Ce n'était pas que le Fuyujin te protégeait d'elle, bien évidemment que non, mais il n'avait pas hésité à le blesser devant toi simplement parce qu'elle avait tenté de t'approcher. Cela faisait tellement longtemps que tu ne l'avais pas vue. Dire que tu lui avais expliqué les bases de ce monde. Oh, d'ailleurs, il y avait Rumaki aussi. La première personne que tu avais rencontrée en ces lieux et qui n'avait pas hésité à se mettre en danger pour t'aider. Ensuite, Aladdin et Alibaba, mais concernant ces deux-là, tu ne te faisais pas plus de souci que cela et espérais surtout ne pas encore avoir à te montrer dans ton piètre état devant l'un ou l'autre pour le moment.

Pour autant, ironie du sort, les deux personnes de Kosaten dont le sort t'intéressait en ce monde étaient marquées elles aussi sous le signe du Dragon de Fuyu. Le Royaume glacé dont tu foulais le sol en ce moment même. Simplement souhaitant traverser un endroit que tu soupçonnais peu peuplé. Le froid se faisait néanmoins sentir sur ton pauvre corps, dont certaines cicatrices d'un temps passé demeuraient tandis que d'autres s’estompaient légèrement, mais ce dont tu souffrais le plus était ton poumon toujours meurtri. Bien sûr, tu avais déjà reçu les premiers soins, simplement ton combat face à Dante n'avait pas été à ton avantage concernant cette blessure, la rouvrant encore plus qu'elle ne l'était.

Alors, tu battais le sol d'un rythme qui tu souhaitais soutenu en grelottant légèrement de la température glaciale de Fuyu. Une main sur ta blessure, en toussant de temps à autre. Au moins, c'était supportable, tu avais bien appris à supporter la douleur, quel qu'elle fut, après tout. Quelques sons décousus se firent finalement entendre et te poussèrent à te diriger en cette direction. Arrivée à leur origine, tu découvris une élue que tu reconnaîtrais entre milles, semblant se trouver en pleine prière. Sans doute heureusement pour toi, tu n'avais pas pu entendre les mots qu'elle avait prononcés, ta réaction à cette nouvelle aurait peut-être été moins indifférente que tout le reste. Tu hésitais entre lui signaler ta présence ou attendre patiemment l'espace d'une seconde, mais finalement ta surprise prit le dessus sur ta raison. Et bien évidemment, vu ce que tu avais pu entrapercevoir de ce monde, jamais tu n'aurais osé espérer retrouver la religieuse un jour, ailleurs que dans un souhait futile ayant pour but de te remonter le moral.

— Rumaki .. ?

Même si tu y avais songé, tu devais bien avouer que tu ne t'attendais tout de même pas réellement à la croiser ici. Après un bref regard détaillant son état, tu pus dans un soupir te soulager sur le fait qu'au moins, elle était en vie. Bien heureusement, Kosaten n'avait pas encore eu raison d'elle, à première vue. Comme une chère personne te l'avais appris, les faibles périssaient au gré des forts qui survivaient.

— Il s'est passé tellement de choses depuis la dernière fois, si tu savais. Je suis désolée de la manière dont nous nous sommes quittées auparavant.

Avec une légère amertume, tu faisais référence à tout ce temps passé avec le Fuyujin, une énième fois. Comme quoi, même libérée, il te hantait toujours continuellement. Et une légère excuse pour la galère dans laquelle tu l'avais peut-être plongé la première fois, en te montrant dans le Royaume de Sul Hei à ses côtés, le sceau de Minshu bien en évidence sur ton front.

— Est-ce que tu vas bien ?

À première vue, elle semblait. Mais peut-être que comme toi, cette élue avait des démons tout aussi tristes et profonds que les tiens.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Jeu 22 Oct - 20:17






des mois d'absence





- Rumaki ?

Je levai la tête un peu brusquement, me demandant bien qui pouvait m'appeler par mon nom dans un tel endroit. Un brin frustrée d'avoir été interrompue pendant ce moment sacrée entre moi et ma famille, je découvris que la bougie était éteinte avant de regarder autour de moi. Mes yeux croisèrent un visage connu. Oui... je la reconnus.

Morgiana ? C'est toi ??

Alors qu'elle continuait de parler, j'eus un double sentiment en la voyant dans cette forêt, j'étais enchantée d'enfin la revoir et je n'eus espérer de si bonnes nouvelles que de la voir ici debout, mais... pourquoi ici ? Fuyu n'avait pas changé depuis notre rencontre à Yuki. Réagissant sous le coup de l'euphorie, je me levai et voulut courire pour l'enlacer, mais dû me résoudre à marcher, tant mon ventre me pesait. Une fois à sa hauteur je la pris délicatement dans mes bras mais ne put m'empêcher de la serrer contre moi.

Oh Morgiana !! Comme je suis si heureuse de te revoir !! j'ai eu tellement peur pour toi quand on s'est quittée. Ne t'excuse pas, tu n'y es pour rien du tout voyons.

Je ne savais pas si pendant ce laps de temps, elle avait été informée des conflits qui régnaient entre nos deux royaumes et si elle avait pris l'option de combattre contre Fuyu et donc contre moi, mais à cet instant je m'en moquais. Tout ce qui m'importait, c'était de la savoir en vie. Je déserrai mon étreinte pour la regarder avec un sourire enchanté sur les lèvres.

Ne t'inquiète pas pour moi, je survis comme je peux dans ce monde hostile. Je... oh mon dieu !

M'exclamai-je soudain en voyant de plus près l'état de Morgiana.



Toute... toute ces cicatrices !! Qu'est-ce qui s'est passé ma chérie ?

Ce saut d'humeur réveilla un petit mal de ventre que j'apaisai en le massant. Ce n'était pas la première fois que ça m'arrivait depuis que j'étais enceinte. Je demeurai seulement silencieuse un instant, esquissant une expression de mal-aise dû au maux.  Une fois la douleur partie, je posai mes mains sur les épaules de la petites, plongeant mon regard inquiet et compatissant dans le sien

Explique-moi ce qui t'es arrivée depuis notre rencontre !!



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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Ven 23 Oct - 22:25



Tata Ruru !



Oui, c'était bien elle. Quelles retrouvailles dans le froid glacial de Fuyu, avec que de mauvaises nouvelles en perspective. Toi, et ton court passé en cet univers déjà bien douloureux, elle, et les événements qui s'étaient produits dans sa vie au point de tout bouleverser et dont tu n'avais aucune idée. Mais au final, jamais tu n'avais eu l'affront de t'attendre à de bonnes révélations, et même à l'instant présent, tu sentais qu'un lourd secret tiraillait certainement ton interlocutrice, tout comme toi. Après tout, rien d'étrange là-dedans. C'était le monde qu'était Kosaten : cruel et meurtrier.

Après quelques mots prononcés, Rumaki s’avança relativement doucement en ta direction, pour te serrer contre elle, dans une étreinte toute en douceur et chaleureuse. Tu te crispas légèrement lorsqu'elle te prit dans ses bras. C'était le premier contact amical et affectif, qui n'avait aucunement le but de te faire souffrir, que tu recevais depuis bien longtemps. Tu savais pourtant pertinemment que les émotions et sentiments n'étaient synonyme que de faiblesse. Mais face à Rumaki, tu te permettais ce petit écart.

Et était même prête à tout lui raconter, évitant toutefois certains détails. Au moins, une personne en dehors de toi et de ton ancien geôlier connaîtrait votre histoire. Une élue de confiance. Elle avait eu l'air assez étonnée en découvrant les stigmates de ton corps, peut-être même inquiétée. Pourtant, alors que tu avais détourné le regard, elle s'était tut un instant tout en frictionnant délicatement son ventre déjà légèrement arrondi. 

Malheureusement, tu n'en tiens pas réellement compte pour le moment. Lorsque celle-ci fut reprise, la jeune femme posa ses deux mains sur tes épaules, ce qui te valut un petit soubresaut, décidément plus habituée aux contacts en tout genre. Puis te donna le droit de lui raconter, tout en plantant son regard compatissant dans le tien.

Et tu t’exécutas.

— Pour commencer, tu as certainement dû entendre parler de Zayro Jinn, c'est un élu de Fuyu, lui aussi. Je l'ai rencontré lors d'un grand affrontement pour un des Dieux de ce monde. Et j'ai été capturée par celui-ci. Mais c'était normal, après tout, toute ma vie, j'ai été esclave. On peut appeler ça le destin.

Et bien malgré toi, tu étais excellente dans ce domaine. Puissante, obéissante, accrochée à ta survie, possédant une capacité d'adaptation hors du commun... Que demander de plus ?

— J'ai obéi au moindre de ses ordres et l'ai suivi à travers Kosaten durant un long moment. J'ai frôlé la mort plusieurs fois, surtout de sa part. Ce ne fut pas une partie de plaisir. Je ne compte plus les nombreuses blessures qu'il m'a offertes. Mais le bon côté des choses, c'est que mon corps s'est excessivement endurci, pour s'adapter. Et que j'ai pu découvrir par la même occasion la véritable hostilité de ce monde sans pitié.

Tu eus un petit rire sarcastique, ton sort était si ironique. Oui, ta situation était risible, c'était sans équivoque, tu t'accrochais tant que ça au passé. Alors que tout ce que tu désirais, c'était finalement regarder vers l'avenir. Mais cela semblait impossible. Tu ne pouvais pas revenir en arrière. Ce qui était fait, était fait. 

La seule chose qui t'était désormais possible, c'était de gagner plus de puissance, et ainsi pouvoir reprendre le contrôle total sur ton existence. Sans que celle-ci ne soit dictée par quiconque. Bien sûr, ce ne serait jamais fait en un claquement de doigts. Et même si c'était aujourd'hui ce que tu désirais, tes actes ne concordaient pas forcément.

Enfin, tu ne comptais pas passer sous silence un détail assez particulier à la religieuse.

— Le pire dans tout ça, c'est que j'ai vraiment commis des crimes odieux. Je ne mérite aucun pardon.

Tu ne savais absolument pas comment elle allait réagir, mais il serait inutile de lui mentir. Sans compter que chaque nuit, tu étais terriblement hantée par tout ceci. Mais ça, c'était autre chose. 

Égoïstement, tu avais raconté un court résumé de ton histoire. Forcément, quand on avait été habituée à toujours penser à sa peau, tout en dénuant l'importance des autres, il n'en résultait qu'une mauvaise habitude d'individualisme, parfois couplé à une profonde insensibilité. Pourtant, tu avais bien senti que quelque chose était différent chez la religieuse, mais ne savait pas quoi exactement.

Finalement, prendre les devants semblait nécessaire et inévitable, alors tu la questionna d'un air affecté tout en insistant correctement :

— Rumaki... et toi ? Tu es vraiment sûre que tout va bien ?

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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Ven 30 Oct - 21:48






Quand la faiblesse attire la douleur




Depuis la mort de Kyô et mes premiers jours ici-bas, je savais que le monde pouvait être très cruel. Le destin n'épargnait personne, et c'était d'autant plus vrai à Kosaten, ou le bienfaiteur n'avait plus aucun pouvoir. Je souffrais énormément depuis que j'avais été séparé de cet être bénit et tout-puissant, mais je constatai avec un étonnement marqué par une bouche grande ouverte au fur et à mesure du discours que j'entendais, que les imposteurs de ce monde n'avait pas frappé que ma personne. La pauvre petite fille devant moi avait eu aussi son lot de douleur, et apparemment, elles avaient été bien plus intenses que les miennes.

Capturée par le pire être de Kosaten. Celui que je devais respecter car il était quelque part mon supérieur mais qu'intérieurement je haïssais profondément, s'en était pris à elle, et connaissant la cruauté dont pouvais faire preuve ce fou furieux, je ne pouvais que compatir intensément à son vécu. J'avais entendu parler d'une attaque par cet être immonde d'un endroit sacré de Minshu. Même si ce bâtiment reflétait une divinité en laquelle je n'avais pas foi, je ne pouvais concevoir que l'on s'en prenne à un temple. Ce devait être un lieu de paix et de recueillement, éloigné des conflits extérieur, un havre de paix en quelque sorte. Mais une fois encore, ce monde n'avait que faire de tels "détails". Ce qui me choquait un peu plus, c'est qu'on ait envoyé une si jeune combattante se battre contre ce colosse. Elle n'était sans doute pas seule, mais à cause de la négligence du chef de ce camps, elle avait dû subir plus que ce qu'un être de son âge pouvait supporter en tant normal. Ayant toujours ma main posée sur son épaule, je murmurai

Ma pauvre petite, que ça à du être dure pour toi... Imposer ça à une si petite fille... le monde est cruel.

Malgré mon évidente compassion, je décelai chez cette jeune fille une résistance non-négligeable. Son discours était ponctués de mots ou de phrases qui dévoilait un passé dans son monde tout aussi douloureux. Comme si être menée comme un vulgaire déchet ne datait pas de son arrivée à Kosaten pour elle. Lorsqu'elle avoua les terribles choix qu'elle avait dû faire, sans aucun doute sous la menace de Zayro, je lui pris les mains et les joignis pour les entourer des miennes, prenant un ton un brin autoritaire, mais pas du tout menaçant.

Ne dis pas ça, ce n'est pas ta faute. Je suis sûre que ce que tu as fait, tu ne le voulais pas. C'est Zayro qui t'y a obligé, n'est-ce pas ? Que pouvais-tu faire à part faire ce que tu as fait ? Il ne t'aurais pas épargné si tu avais désobéi, j'en suis convaincue. Alors, ne te reproche pas ce que ton coeur ne voulais pas exécuter, d'accord ma jolie ?

La fin de mon discours fut accompagnée d'un sourire et ma main vint lentement caresser la joue de Morgiana. Celle-ci s'inquiéta de mon état. Je pris quelques secondes pour réfléchir, puis je me dis que moi aussi, j'avais envie de me confier. Depuis les événements d'il y a plus de deux mois, je n'avais eu l'occasion d'en parler qu'à l'infirmière qui m'avait annoncé la nouvelle et c'est tout. Je n'avais personne dans mn entourage pour m'écouter. Bien sûre, cette petite fille n'était peut-être pas la meilleure réceptrice de ma peine, mais à cet instant, j'avais le sentiment de n'avoir qu'elle à qui faire entièrement confiance. Je me lançai donc dans le récit de mes problèmes.

Décidément, Kosaten ne nous a pas fait de cadeau à toutes les deux. Bien que mes aventures ne soit rien à côté des tiennes, j'ai aussi été maltraités par un homme. On s'est battu contre mon gré et...

Montrant mon ventre, une boule dans la gorge, je dévoilai la raison de mon ventre rond, la voix légèrement tremblante

... il m'a violé et mise enceinte... depuis je porte cet enfant non-désiré en moi...

Je versai une larme avant d'à nouveau sourire à Morgiana, les yeux embués, prêt à lâcher de nouvelles gouttes d'eau.

Cruellement, les faibles n'ont pas leur place ici-bas...

Du liquide salés finit par couler sur mes joues.



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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Sam 31 Oct - 6:57



Tata Ruru !

Musique (Ambiance)

Ce qui était agréable avec la religieuse, c'était véritablement le fait qu'elle t'acceptait malgré tes actes des plus odieux et ta vision du monde sans jugement. Tout en énonçant les mots qui se voulaient les plus rassurants. En t'écoutant avec la plus grande des compassions. Tu peinais à soutenir son regard, toutefois. Rumaki était si bonne, si pure et toi à côté, tu faisais bien pale figure. Sa main vient tendrement caresser ta joue, ton corps se contractant imperceptiblement une énième fois à son contact, pourtant sécurisant.

Ah, toutes ses promesses que tu t'étais faite sur les sentiments et émotions qui n'étaient qu'une faiblesse... Pourquoi ne pas faire une exception face à Rumaki ? Une dernière entorse aux nouvelles règles que tu t'étais fixées pour survivre dans ce monde.

Par ailleurs, en écoutant ses paroles, tu t'accordais à songer qu'elle n'avait pas réellement tort. C'était même la pure vérité, surtout par rapport aux premiers temps. Tous les agissements que tu avais bien pu commettre n'avaient été poussés que par ce seul homme. Pour autant, il t'avait en contrepartie bien changée, c'était indéniable. À tel point qu'offrir la mort n'était plus un cap à passer, déjà que tes capacités innées te poussaient à la destruction. Deux élues de ta propre nation avaient péri, en partie par ta faute. Et pour ça, tu ne serais jamais pardonnée.

— J'en suis arrivée à souhaiter du plus profond de mon être l'éliminer de mes propres mains. Le jour où je le reverrais, ce sera pour le mettre hors d'état de nuire une bonne fois pour toutes. Même si pour ce faire, j'ai besoin de plus de pouvoir.

Pour le moment, tu n'avais encore aucune idée de la mort du Fuyujin, ce qui expliquait sans doute ton désir si ardent de lui ôter la vie par toi-même. Puis, c'était lui-même qui avait implicitement indiqué que vous vous retrouverez forcément un jour. Et oui, ta quête pour toujours plus de force semblait inévitable à poursuivre. Il le fallait.

Tu l'écoutais calmement raconter, enfin, ce qu'il lui était arrivé. Mais jamais tu n'aurais pu t'attendre à ça. C'était là un destin des plus cruels. Tes yeux s'écarquillèrent légèrement de surprise alors qu'aucun mot ne pouvait se frayer un chemin hors de ta bouche, tandis que ton regard s'était posé mécaniquement sur son ventre. Dire que tu t'étais résignée à ne plus véritablement te préoccuper du sort de ton entourage, mais seulement du tien si c'était l'unique solution pour allonger ton existence en ce monde. Puisqu'il semblerait bien qu'une des règles primordiales ici n'était autre que « Chacun pour sa peau ». 

Pourtant, rien qu'à l'annonce de sa situation, tu ne pus refréner quelques remous de colère. Tu déglutis difficilement tout en te rendant compte de l'étendue de ses paroles.

Tu vis rouge. Complètement.

— Qui .. ? Qui t'as fait ça ?

C'était immonde. Ce devait véritablement être la pire des ordures. Même toi, ce que tu avais vécu avec Zayro Jinn, ce n'était rien en comparaison. Au contraire, ça t'avait même endurcie physiquement et mentalement. Pas au point de le remercier, bien évidemment, mais tu relativisais grandement avec ses propres paroles et celles de Buster. Et tu étais encore vivante et moins faible qu'auparavant, sans fardeau à porter autre que ton passé et les stigmates de ton corps, contrairement à ton interlocutrice.

Alors que lui, cet homme, ce qu'il avait osé commettre... Il était totalement impardonnable.

Rumaki pleurait. Les larmes coulaient le long de ses joues. Mais en cet instant présent, personne n'aurait pu lui en vouloir. Et toi, tu n'avais malheureusement pas la moindre idée de la réaction que tu devrais adopter. Ce n'était pas dans tes habitudes de consoler une tierce personne, et inversement. Tout se passait trop vite, les événements s'enchaînaient tous avec stupéfaction, il y avait de quoi t'embrouiller. Toutes ses révélations, c'était trop d'un coup.

De quelle façon devais-tu réagir dans une telle situation ?

— Cruellement, les faibles n'ont pas leur place ici-bas...

Malheureusement, c'était absolument vrai. Et pour ça, tu ne pouvais rien y répondre. Toi-même, tu en étais venu à cette terrible évidence, dans la seule recherche désormais de la puissance pour maîtriser parfaitement le courant de ta vie. Au lieu de te retrouver une énième fois épargnée dans des circonstances non souhaitées.

— Ne pleure pas, Rumaki. Je vais faire quelque chose, je-...

Mais tu t'arrêtas là. En vérité, tu ne pouvais, ni ne devais l'aider. L'unique solution qu'il t'était possible d'apporter, c'était la destruction de son malheur. En d'autres termes, cet homme devait payer. Oh, bien sûr, tu t'attendais à ce que la religieuse ne cautionne rigoureusement pas cette idée, mais bon, quand il s'agissait de tuer ou être tué... L'issue demeurait sans équivoque.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Ven 20 Nov - 17:40






Altruiste




Morgiana continuait de se confier, me dévoilant son désir qu0elle avait eu de voir le colosse de Fuyu périr sous sa main. Je ne pus m'empêcher d'esquisser un léger soubresaut. Apparemment, elle ne voulait pas abandonner cette idée, mais pour moi, elle sonnait comme le début d'un cycle infernal, un engrenage dans lequel elle allait mettre le doigt. On ne pouvait pas lui en vouloir. Il était humain de ressentir de la haine quand on nous avait fait du mal. Combien de fois aie-je souhaiter que cet élu de Minshu soit confronté à du malheur et comprenne la peine qu'il m'avait fait. Combien de fois aie-je songer à sa souffrance ? Pourtant, je n'ai jamais voulu me venger. Ou du moins, je retenais tout envie de le blesser autant qu'il m'a blessée.

Deux choses m'en dissuadaient. Premièrement j'avais simplement peur de le revoir. Sa force surpassait l mienne et rien qu'à penser à sa personne faisait remonter les souvenirs de ce jour et me faisait trembler. Et puis bien sûr, je savais, grâce à ma foi en celui qui aujourd'hui ne pouvait plus m'envelopper de sa bonté, que l'acte de vengeance était pire que la frustration. C'est pourquoi après quelques minutes de silence, le visage attristée, je tentai d'expliquer ma vision des choses à la petite.

Non, ne te venge pas, il est beaucoup trop fort et cruel pour une âme comme la tienne. Tu ne trouverais dans cette recherche de justice qu'un poids supplémantaire de douleur et de souffrance. Je ne te demande pas de lui pardonner, mais ne cherche pas à lui rendre la pareil, j'ai peur pour toi. Je ne veux pas que de sa main, tu passes de vie à trépas.

Je marquai une pause avant de continuer.

Tu sembles être une fille intelligente et quelqu'un de bien. Peu de personne ici te ressemble, garde cette particularité en toi et vis.

Je l'entendis réagir plutôt brusquement à l'annonce de ma grossesse. Baissant les yeux, penaude, je répondis à sa question.

Je ne sais pas, il ne m'a pas dit son nom, et encore moins le camps qui lui avait été assigné, mais...

Je lui pris à nouveau les épaules quand elle me rassura et s'arrêta dans sa phrase. Je pensai directement à la fin de celle-ci et ce ne me plu pas du tout. Je serrai mon emprise un peu plus qu'à l'habitude.

Je t'interdis de tenter de le retrouver ! Ne t'inquiète pas pour moi, j'ai cet enfant c'est vrai, mais tu ne dois pas jouer ta vie pour moi ! Je serai encore plus malheureuse si j'entends qu'il t'a ôté la vie.

Je la pris dans mes bras et lâchai quelques larmes, parlant de façon tremblante, dû à l'émotion, et doucement, comme un souffle

Je t'en pris, tu m'es très précieuse. Peu de fois j'ai pu ressentir de la sérénité à ce point en parlant à quelqu'un de ce monde. Tu es une des seules à qui j'ai pu me confier et je dois te remercier infiniment pour m'avoir permis d'alléger un peu mon fardeau. Ne m'enlève pas ces seuls  moments de bonheur par pitié...



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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Sam 21 Nov - 16:02



Tata Ruru !


Musique (Ambiance — Qui correspond pas énormément, cela dit)

Elle voulait sans doute tenter de réduire ta rage, ta haine ; ta soif de vengeance. Et tout ça, par le biais de ses paroles. Mais bien malheureusement, tu étais têtue. Butée. Fermée à toute autre proposition. Tu ne comptais pas changer d'avis ; tu l'aurais souhaité, ça n'aurait rien changé. C'était tout simplement inévitable. Même si tu sentais très bien que tu n'en serais jamais capable, pour autant. Tu avais ton but -Éliminer Zayro Jinn par toi-même-, mais tu n'en avais pas la motivation, ni la confiance en toi. Pour autant, tu ne pouvais te résoudre à l'abandonner.

— Rumaki...

Tes pupilles rutilantes fixaient intensément le sol. Tu avais légèrement honte de ne pouvoir, en aucun cas, accéder à sa requête.

— C'est l'unique raison pour laquelle je m'efforce encore de survivre. Je ne peux tout simplement pas y renoncer. C'est impossible.

Rumaki devait véritablement être la personne en ce monde la plus pure. Toujours à essayer de recadrer les autres dans le droit chemin, guidée par sa foi, tout simplement tolérante à un point qui n'était même pas imaginable. Même à ce point brisée. Tu ne pouvais qu'éprouver de l'empathie à son égard, à défaut de l'écouter et de suivre ses directives. Bien que justes, cela dit.

Enfin, elle répondit vis-à-vis de son agresseur. Il n'avait même pas pris l'infime peine de lui dévoiler son identité. Pas même sa nation. Ah, les suppositions qu'il soit de Fuyu étaient particulièrement fines, autant cette faction était littéralement exécrable -Malgré quelques exceptions-, autant ses membres ne devaient sans doute pas avoir la bêtise de s'en prendre entre eux. Bah, qu'un monstre pareil se terre dans un endroit comme Seika ou Minshu te confortais uniquement dans l'idée que, décidément, Kosaten ne se trouvait que vraiment détestable.

Elle tentait de te faire changer d'avis, sans aucun doute. Concernant Zayro Jinn, tu l'avais énoncé clairement : jamais tu n'abandonnerais ta quête de vengeance. Tu voulais sa tête, par tous les moyens. Même si encore aujourd'hui, tu pensais ce fait impossible. Ça viendrait. Tu devais vraiment être rongée par la haine pour penser ainsi... C'était triste que tu en sois arrivée là. Qu'allais-tu devenir ? Et si on t'annonçait que le Fuyujin était mort, qu'adviendrait-il de ton être ? En voilà des questions, auxquelles tu ne souhaitais définitivement pas répondre.

— D'accord... Je ne traquerais pas... cet inconnu qui t'a fait tant de mal.

Tu mentais. Ah, tu mentais tellement ! Tu en étais arrivée à oser omettre la vérité, volontairement. Tu finirais vraiment corrodée par tous les vices, à force. Te rendais-tu seulement compte d'à quel point tu avais été pervertie par cet homme ? Peut-être pas. Mais il fallait se reprendre ! Un léger regret face à tes dernières paroles te fit, finalement, arranger quelque peu tes dires.

— ... Sauf si ma route croise la sienne, par hasard. Et que je découvre sa véritable identité. Dans ce cas-ci, je ne répondrais plus de mes actes.

Voilà. Ainsi, tu venais de lui préciser que, si tel était le cas, tu ne pourrais même pas t'en empêcher. Ton corps triompherait de ta raison, ce serait plus fort que toi. Tu le savais. D'accord, ce n'était véritablement pas ce que Rumaki voulait entendre. Et c'était compréhensible, par ailleurs ! Mais tu ne pouvais tout simplement pas faire autrement. C'était ainsi que tu étais désormais.

Lui offrant une esquisse de sourire, tu enchaînas :

— Je comprends ton ressenti, j'en pense la même chose. Mais ne t'inquiète pas, je ne compte pas mourir. Pas avant d'avoir rempli un certain objectif, en tout cas !

Tu voulais la rassurer, certes, même si tu n'étais pas expressément dégourdie pour ce faire. Pour autant, comment pouvais-tu sourire en disant cela ? Pour lui prouver que ça irait, c'était vrai, mais le but que tu évoquais n'était pas humble. Au point qu'auparavant, il ne t'aurait sans doute jamais traversé l'esprit. Vraiment. À quel point as-tu donc été corrompue ? Comme tu avais changé ! Enfin... Personne ne pourrait complètement t'en vouloir, avec ton vécu, mais tout de même. C'en devenait décontenançant.

Et le pire, c'était bien que tu ne te rendais définitivement pas compte que tout ce que tu faisais, c'était t'enfoncer dans les ténèbres quand la lumière était pourtant à ta portée. T'embourber, au lieu d'avancer. Et personne n'y pourrait rien, si ce n'était toi. Personne.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Ven 4 Déc - 21:22






Risquer ou être en vie ?




Je l'admirais... sincèrement, je ne pouvais que louer sa tenacité. À côté, je faisais pâle figure. J'avais peur, constamment peur devant l'ennemi. J'avais beau savoir me défendre, je devais toujours compter sur mon entourage pour me protéger. Mes années d’entraînement à l’art ninja aux côtés de ma famille bien aimé ne semblait servir que si peu en ce bas –monde que je me demandais encore pourquoi ces imposteurs m'avait choisi. Face à cet élu dans le vaste plateau, j'étais seule, et voilà le résultat... Depuis, en plus d'avoir perdu, je me soumettais et me forçais à accepter les faits pour ne pas me mettre en danger. Je tremblais devant l’adversité, tout comme j’avais tremblé devant cet homme de l’akatsuki. Il m’avait fait comprendre que si je ne remettais pas en question ma compassion pour autrui et que je ne devenais pas plus forte, je ne survivrais jamais ici. Il n’avait pas tort, mais comment réduire des années de comportements chrétiens et portés vers mon prochain en un instant. Ces valeurs étaient gravés en moi depuis mes premiers pas, et j’avais l’impression de perdre mon identité en les abandonnant.

Elle s'était différent. Même si nos inspirations étaient liées, elle ne reculait devant rien. Elle n'hésitait pas à faire face au danger, et à ne penser qu’à ces convictions. Elle est guidée par ces désirs et les mots qu’elle formulait trahissaient clairement sa détermination. Oui... je l'admirais, mais voilà...

Que faire ?

La laisser partir selon son désir en espérant tristement qu’elle sorte vivante et grandis de ce qu’elle avait décidé d’entreprendre ou l’empêcher de faire ce que moi, je n’avais pas l’encourager de même penser ? Qui avait juste dans cette situation, qu’est-ce qui était le mieux, le risque ou la raison ?

Je fixai le sol, serrant les points, en silence, partagée entre deux émotions que je voulais exprimer. Je ne voulais pas la freiner mais redoutait son dernier souffle. Les larmes continuaient de couler. Je ne savais plus quoi penser. Au fond de moi, je savais que le malheur de mon agresseur me soulagerait mais ne me rendrait pas plus heureuse. Mais Morgiana, c'était le contraire. Elle voulait la tête de celui qui l’avait fait souffrir, et voulait en plus faire le sale boulot à ma place. Comme j'étais pathétique en face... C’était très noble de sa part de vouloir m’aider mais je ne pouvais pas concevoir qu’elle se mette en danger pour moi. Sa vie m’était précieuse désormais, et qu’elle la perde par ma faute me serait insupportable. Est-ce que je transmettais ma peur de combattre en Morgiana ? Devais-je davantage croire en son potentiel et sa motivation ? Je n’en savais rien, mais prise d’une inquiétude persistante à son égard sur le moment, je ne pus m’empêcher de hausser le ton.

Morgiana, écoute-moi bien ! Tu ne te rends pas compte !! Arrête de rêver !!

Je la pris à nouveau par les épaules, mais cette fois inconsciemment, je serrai plus forte, au point peut-être de lui faire mal. Mon regard se planta dans le sien et ma voix prit une tournure plus sèche. J’agissais sous le coup de l’émotion. Je voulais la savoir vivante.

Zayro n’est pas n’importe qui, il a massacré votre temple sans l’ombre d’une hésitation, et vous étiez plusieurs pour tenter de l’arrêter sans succès. Comment comptes-tu y arriver seule ?? Comble du malheur, il t’a emmené avec lui et t’as obligé à tuer de pauvre innocent que tu n’avais aucune envie d’envoyer dans les cieux. Veux-tu revivre la même chose ? As-tu seulement conscience tu n’es rien qu’un vulgaire jouet pour lui, cette chose qu’on jette une fois son utilité dépassée ?

Au comble de l’empathie pour la petite, je la secouai légèrement. J’étais submergé par l’inquiétude.

Réveille-toi Morgiana bon sang !! je suis faible et j’ai peur, je le reconnais. Je ne suis pas un exemple à suivre loin de là, je suis même pathétique à me morfondre de mon malheur à côté de toi qui ne te laisse pas abattre, mais je t’en conjure, ne te met pas en danger inutilement ! C’est un miracle que ce monstre t’es laissée en vie, saisie cette chance et ne retourne pas en enfer !! Tu es libre, ne saute pas à nouveau dans cette cage de laquelle tu t'es échappée !!

C’était la première fois que j’étais aussi directe avec quelqu’un. Je tenais à elle autant qu’à ma famille, et ça m’horrifiais de savoir qu’elle comptait affronter le diable en personne. Du coup, l’émotion étant plus forte que la raison, je ne contrôlai plus mes humeurs et devint plus ferme qu’à l’habitué. Je ne désirais pas son consentement, juste des mots, des phrases qui exprimait leur accord avec ma demande. Je voulais pouvoir me coucher le soir sans penser que peut-être la vie d’une petite fille que j’affectionnais se faisait enlever. Elle pouvait me mentir, ça m’était égal, mais je voulais l’entendre de sa bouche, l’entendre dire qu’elle renonçait à sa vengeance et à la mienne.




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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Ven 13 Mai - 0:30



Tata Ruru !



Tu l'écoutais, d'une oreille un petit peu moins attentive désormais. Elle ne s’arrêterait sans doute pas de défendre sa cause, mais ton était d’esprit ne bougerait pas d’un pouce non plus. La discussion tournait plus ou moins en rond, jusqu’à ce que ton interlocutrice te rappelle le charmant événement que la plupart des élus mobilisés n’avaient pas pu stopper.

— Ah, ça...

La simple évocation du « Temple de Minshu » te fit frémir. Tu te souvenais de tout avec une effrayante exactitude. Le moindre son, la moindre odeur, la moindre parcelle de terre que tu avais foulée et le moindre mot échangé. La vision d’horreur qui t’avait attendu, alors que tu n’en étais arrivée là que par le simple souhait de protection de ce lieu par Manshe. Ce terrible Dieu, commencement de tout, qui s’était uniquement contenté d’observer ses élus et habitants se faire massacrer. Il était le début de tout. C’était ce jour que tu avais finalement pris conscience de la véritable signification du sceau ornant ton front, t’enchaînant à une nation et te procurant une liste de devoirs que jamais tu n’aurais souhaité. C’était ce jour que ta haine envers ces êtres couverts de l’appellation Dieux, ceux qui se donnaient tous les droits envers les pauvres marionnettes que vous étiez, avait finalement pris l’ampleur qu’elle méritait.

C’était ce jour que tu avais mis les pieds en Enfer.

Que ton immaturité et ta mauvaise fierté, ton sens de la justice mal placé, -Et aussi ton maudit Dieu, accessoirement- t’avaient fait prendre part à un combat pour lequel tu n’avais jamais eu la moindre chance. Ta rencontre avec Zayro Jinn, ton geôlier, ainsi que l’être qui avait le plus noirci ton cœur. Celui dont les coups avaient tellement marqué ton corps que tu en ressentais encore la sensation. Celui dont le simple nom lançait un frisson parcourir ton échine. Celui dont la voix, la cadence, la brutalité, les idéaux, les ordres de plus en plus fous, les paroles qui, aujourd’hui encore, guidaient parfois ta conduite, tout était ancré en toi. Tout.

Tu déglutis, inspiras profondément. C'est bon, c'était fini. Tout allait bien maintenant. Tu tentas du mieux que tu le pouvais de ne laisser transparaître la moindre émotion sur ton visage.

— Tu sais, il y a des élus, comme ce mage aux éclairs, qui aurait peut-être pu changer la donne s’ils n’avaient pas eu un tel comportement.

Tu faisais là référence à la confiance en soi de ce fameux élu, qui s’auto-proclamait lui-même individu le plus puissant de la République et pourtant n’avait pas pu faire énormément face au Messager des Enfers. C’était quelque chose qu’il t’était impossible à pardonner, pour cette raison, tu l’avais un petit peu dans le collimateur, mais n’étais pas assez bête pour ne pas avoir remarqué la différence de puissance écrasante entre vous deux.

— Enfin...

Ressasser tout ceci encore une fois ne te ferais aucun bien. Tu tentas d’éloigner toutes ces pensées et souvenirs de ton esprit, le regard planté dans celui de Rumaki.

— Tu ne m’apprends rien, de toute manière, j’étais là. Aux premières loges.

Un peu amère. Ses mots blessaient, que pouvaient-ils faire d’autre ? Ils résumaient brièvement la situation que tu avais vécue et certains de tes actes commis. Ils révélaient toute la noirceur de ton être. Ils provoquaient inévitablement l’assaut des spectres qui te hantaient.

Agaçant.

— Bon, écoute-moi, Rumaki. Je suis consciente de tout ça, mais je n’ai pas dit que j’allais me jeter dans la gueule du loup comme ça ! Je ne suis pas stupide, je pense connaître rigoureusement bien les conséquences de mon choix. Mais tu sais, c’est la seule et unique raison qui me garde en vie dans un monde tel que Kosaten. C’est la loi du plus fort qui prime, les faibles n’ont pas leur place ici. C’est pour cette raison que je deviendrais plus forte, encore plus que je ne l’ai jamais été, que je serais enfin capable de lui faire payer.

Tu détournas le regard.

— Il n’y a plus de retour en arrière, j’en ai déjà payé le prix fort. Je peux toujours courir en jouant à cache-cache, mais ça ne durera pas éternellement, alors à quoi bon ?

Ta sempiternelle quête de puissance ne cesserait sans doute jamais. Ton complexe d’infériorité avec.

Bah, tu n’espérais pas grand-chose de tes paroles. Que la religieuse change d’avis ou non, n’influerait absolument pas sur le chemin que ta petite personne allait emprunter désormais. Il n’empêchait que si elle continuait de se mettre sur ton chemin comme ça, il faudrait agir. Et depuis un bon moment maintenant, c’était le dialogue qui était utilisé, te trouvant beaucoup plus bavarde et gentille avec Rumaki qu’avec n’importe quelle autre personne en cet univers. Cela dit, ta captivité avec Zayro avait tout de même eu un impact considérable et non négligeable sur toi, il serait fâcheux de l’oublier. Vu l’atrocité de certains actes auxquels tu avais participé, ta conception du bien et du mal ainsi que les limites à ne pas dépasser demeuraient légèrement chaotiques depuis un certain temps. Entre autres, utiliser la manière dite « forte » te dérangeait encore moins qu’auparavant, et ce même si la personne en face de toi se trouvait être celle que tu aimais le plus ici.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Dim 15 Mai - 11:01






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Décidément, la petite ne bougeait pas d'un pouce sa décision. Les mises en gardes et les discours que je lui offrais n'avait aucun impact. Soupirant, je me rends compte que je ne pouvais rien faire, encore une fois. Entre admiration d'une telle ténacité et inquiétude d'une attitude bornée pouvant mener à de graves conséquence, je ne sus pendant quelques secondes pas quoi répondre.  Mais au bout de compte, je devais me résigner. Je voulais continuer à tenter de la raisonner, mais que pouvais-je faire de plus ? Je ne pouvais pas la retenir physiquement, je n'en avais pas le droit. Me mordillant une lèvre, frustrée de ne pas trouver les mots adéquat, je lui lâchai les épaules, le cœur serré, en regardant le sol.

Très bien, si ta décision est scellée, alors je ne peux que te faire confiance. Je dois t'avouer que je suis encore très inquiète pour toi, mais tu sembles être quelqu'un qui a de l'expérience. Ne prends pas de trop grands risques, et promets-moi juste une chose : ne meurt pas. Je ne supporterai pas d'apprendre ta mort sans n'avoir rien pu faire pour l'éviter.


Puis, en me repassant son discours, une remarque me fit tiquer. Elle avait parler d'un élu qui utilisait la foudre. Mon visage prit soudainement un visage étonné. Etait-ce...

Attends... Morgiana, tu parlé d'un manieur de foudre. Comment était-il ?

Serait-il de la même nation qu'elle ? Etait-ce l'origine de mon ventre rond ? Mais bien vite je réalisai la portée de ma question. Il y avait de forte chance que si l'élu qu'elle a évoqué était réellement mon agresseur, la petite allait se mettre en tête de le tuer, en plus de sa décision avec Zayro Jinn. Et ça, je ne le voulais en aucun cas. Elle voulait déjà aller trop loin pour s'occuper de ça également. Je réctifiai donc.

Non, oublie ça, c'est rien...

Probablement qu'elle allait s'interroger sur cette soudaine réaction et ce revirement, mais j'espérais qu'elle ne fasse pas le lien entre mon passé et cet élu, si réellement il y en avait un.



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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Dim 15 Mai - 16:33



Tata Ruru !


Froid.

Il faisait si froid, ici. Et pourtant, ton corps semblait habitué à l’air glacé qui caractérisait Fuyu. Tu te souvenais parfaitement de tes premiers pas en Kosaten : Yuki, Capitale du Royaume. C’était d’ailleurs là ta première rencontre avec la religieuse, qui t’avait bien aidé en dépit de son affiliation à la nation du Dragon. Ainsi que ta découverte de la neige et d’un lieu aussi glacial que celui-ci. Tu venais de pays chauds, arides et secs, ceux sur lesquels le soleil tapait sans retenu -Ce qui expliquait ta tenue peu habillée, en plus de ton passé d’esclave et de ta nature de Fanalis-. Depuis quand ta sensibilité s’était-elle tant estompée ?

Quelques secondes s’égrenaient lentement dans un silence des plus lourds. Puis la religieuse relâcha son étreinte, dégageant ses mains posées sur tes épaules.

Tu reculas d’un pas.

Le contact physique avec qui que ce soit te révulsait, mais puisque Rumaki se trouvait en face de toi, tu avais fait une petite exception durant ce court instant. Ta marge de sécurité retrouvée, tu lâchas un petit soupir qui s’évanouit en un nuage de condensation semblable à un fin brouillard. Étrangement, ton interlocutrice s’était finalement décidée à ne plus te contredire. Enfin, cela signifiait surtout que tu n’aurais pas à agir. Tes muscles se détendirent, calmement. Quel soulagement, toi-même n’avait aucune idée de ce dont tu étais capable en l’instant présent.

— Ah... Tant mieux, tu m’en vois ravie. Je savais que tu finirais par comprendre.

Rumaki demeurait toujours inquiète, le contraire se serait avéré inquiétant. Pour la rassurer -Et en faire de même pour ta propre personne, par ailleurs-, tu laissas tomber ces cinq petits mots :

— Je ne compte pas mourir.

Elle sembla s’étonner du mage que tu venais d’évoquer, puis se raviva tout aussi vite d’un petit « Non, oublie ça, c’est rien... ». Tu arquas légèrement un sourcil face à sa réaction. Il y avait de quoi piquer ta curiosité.

— Tu le connais ?

Bah, après tout, c’était un élu plutôt atypique, en y repensant. Ce n’était pas vraiment étonnant. Contrairement à son attitude. Ton regard rutilant tentait naïvement de sonder la religieuse, mais en vain. Tu n’avais pas la moindre idée de ce qui occupait ses pensées.

— Cheveux blancs, yeux violets...

Ta description s’envola dans le silence pesant. Pourquoi s’était-elle rétractée ? Elle ne semblait pas vraiment apte à t’en dire plus, en tout cas, mais cela ne t’avait toutefois pas empêché de répondre à sa première interrogation.

— Ah.

Un léger détail venait de te revenir, soudainement. Rouge. Le pilier qui lui perforait l’estomac et la fleur écarlate qui naissait sur son corps. Avec tous les événements s’étant déroulés là-bas, tu avais oublié de mentionner ce passage.

— Mais il a fini empalé au Temple. Je l’ai vu de mes propres yeux.

Tu baissas le regard, fixant un point invisible au niveau de tes pieds nus qui traînaient dans la poudreuse. C’était juste une petite information supplémentaire. Tu songeais simplement à observer sa prochaine réaction, puisqu’elle semblait décidée à ne rien te dire de plus. Mais peut-être tes mots lui arracheraient-ils quelques paroles, après tout.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Lun 16 Mai - 21:56






Coupable




Impressionnant. Inattendu. Qui aurait cru qu'en retrouvant Morgiana, j'allais par le même coup en apprendre autant sur mon agresseur. Je restai un moment les yeux écarquillés, la bouche ouverte, ne sachant quoi dire. Oui. des yeux violets mençant. Des cheveux blancs atypiques. Un manieur de foudre aux comportements apparemment particulier. Pas de doute, c'était bien lui.

Je ne pus m'empêcher de mettre ma main devant ma bouche pour marquer ma surprise. Je savais désormais que cet élu appartenait à Minshu. Son nom m'était encore inconnu, mais cette nouvelle information faisait déjà beaucoup. De plus, toujours d'après Morgiana, je sus qu'il prit part à la bataille face à Zayro et... qu'il y resta. Cette nouvelle éveilla en moi toutes sortes d'émotions. Malgré moi, un soulagement sembla traverser mon épiderme. C'était un sentiment que je ne pus réfréner. Il était inhumain de ressentir ce genre de chose quand un être était mort, mais vu les circonstances, je ne pus faire autrement. Et étrangement, cette fois, je ne le réprimai pas. Il me faisait du bien. Je fis une exception, car pour une fois, je me sentis plus légère.

S'ensuivit une courte période de compassion. Cet élu aux yeux violets eut beau être un monstre de la pire espèce, sa mort dû être tellement douloureuse. Puis, cette pitié s'en alla, progressivement, d'elle-même. Je me rappelai alors que mon interlocutrice m'avait posé une question. Si je le connaissais ? Bien sûr que oui... Cela faisait 2 mois et demi que l'on s'était rencontré et je n'avais pas oublié son visage, ses mots, son regard, tout... tout m'étais restée dans les moindres détails.

Malgré cela, fidèle à moi-même, je voulus un instant cacher ma rencontre avec lui pour éviter des ennuis à Morgiana. Mais bien vite, je réalisai que ma réaction à sa description m'avait déjà trahie. Elle n'était pas dupe, elle avait du bien deviner que cet homme ne m'était pas inconnu. De plus, celui-ci était désormais dans l'haut-delà, il n'était plus une menace pour elle, dans le cas où elle se serait mis en tête de le chasser lui aussi. Regardant alors le sol, je décidai d'être franche.

Oui... je le connaissais... il... il y a 95% de chance que ce soit mon agresseur...  

Une boule se forma dans ma gorge.



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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Mar 17 Mai - 15:46



Tata Ruru !


Vu son attitude et sa réponse, l’identité de son agresseur demeurait sans équivoque. Tu pouvais finalement mettre un visage dessus. Mais pas de quoi s’affoler.

— C’est donc comme ça.

Dommage. Tu ne pourrais plus lui faire payer par toi-même. Il devait être mort, non ? Il s’était tout de même fait empaler par le terrible Messager des Enfers, après tout ! Enfin, tu ne laissais pas l’hypothèse de sa survie de côté, mais il était beaucoup plus agréable de songer ainsi. Et puis, les élus demeuraient, de toute manière, bien mortels. Revenir à la vie restait impossible, pas vrai ? Kosaten s’occupait largement bien d’avaler les vies qui foulaient son sol.

Tu détestais cet endroit, les Dieux, les obligations des élus, les différentes factions et les guerres qu’elles entraînaient. Tout. Ton monde était actuellement fait de haine et de frustration. Rien d’étonnant à cela, ta libération ayant eu lieu il y a peu, dans ton esprit se confrontaient des sentiments des plus ambivalents.

Tu te voyais à travers la religieuse, te demandant ce qu’il se produirait si l’on t’apprenait la mort de ton geôlier, même si de ton côté, malgré l’effroi considérable que provoquait sa simple évocation, ton simple souhait n’était autre que de le tuer de tes propres mains. Si ce n’était pas toi, cela n’avait plus vraiment de valeur, après tout. Cela dit, un tel événement provoquerait sans nul doute un profond soulagement.

— Ne t’inquiète pas, Rumaki. Il ne pourra plus te faire de mal désormais.

Ne pas s’impliquer.

Mais quand même, c’était difficile d’agir ainsi face à elle. Tu connaissais pertinemment les conséquences. Le peu de personnes à qui tu t’étais affiliée en avait souffert en tentant de t’aider lors de ta captivité, en plus du fait que tu n’avais rien demandé, tu avais en plus dû le payer d’une lourde culpabilité. Bah... Elle demeurerait sans doute une des rares personnes en ce monde pour laquelle tu réaliserais cela, à l’heure actuelle.

— Tu sais, je vais devenir plus forte à partir de maintenant.

Tout n’était pas clair dans ta tête. Tourmentée, tu ne demandais qu’un petit peu plus de temps pour remettre de l’ordre dans ton crâne. Il t’avait inculqué des enseignements que tu ne pourrais oublier. Cependant, tu n’en comprenais encore pas exactement le sens. Les forts décidaient du sort des faibles, ainsi, ils périssaient sous leur puissance, pas vrai ? Peut-être bien, ta propre vie demeurait intacte simplement parce que celui-ci avait sans doute décidé qu’elle ne valait pas la peine d’être arrachée pour l’instant. Mais tout de même, une telle chose te semblait inconcevable pour un être qui balançait des idéaux pareils. Tu ne savais plus quoi penser.

Mais c’était définitivement beaucoup trop injuste.

Voilà pourquoi un tel monde ne méritait pas d’exister. Laissant de côté les pensées de cette envergure, tu offris une esquisse de sourire à Rumaki, chose rare. Puis lui fis cette proposition, réminiscence de l'ancienne toi :

— Alors, si jamais tu as un problème, je t’aiderais. D’accord ?
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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Mer 18 Mai - 14:38






Affection




Elle était admirable et attentionnée. Elle avait une bouille d'ange derrière laquelle se cachait une véritable battante. Ses cheveux ainsi que les miens dansaient en harmonie, portés par le vent frais qui voyageait à cet endroit. Un passé douloureux avait amené la petite à s'endurcir et à traverser les épreuves de la vie avec tellement de courage, c'était impressionnant. J'affichai un sourire attendrit et vraiment sincère. À cet instant, je ne regrettai aucunement de l'avoir aidé à Yuki, elle le méritait. Je me félicitai d'ailleurs d'avoir eu le courage de braver Fuyu pour lui permettre d'entrer dans ce monde de la meilleure façon qui soit. Qui sait ce qui se serait passé si dans ses premiers jours à Kosaten, elle avait croisé une tout autre personne ?

Une véritable lien se tissait entre nous, et cela me réjouissait. J'avais réellement beaucoup d'affection pour elle, et je fus comblée de savoir qu'elle pensait la même chose de son côté, quand je l'entendis me promettre d'être là en cas de problème.

Tu es vraiment adorable tu sais.

J'hésitai à la câliner à nouveau pour lui montrer toute ma gratitude, mais je me souvins que depuis nos retrouvailles, à chaque fois que je l'avais fait, j'avais senti une crispation de sa part. Peut-être n'aimait-elle pas ce genre de contacte. Dans le doute, je préférai m'abstenir, me contentant d'offrir un sourire sincère et radieux.

En fait, j'aimerais pouvoir te dire la même chose, mais je ne suis pas sûre d'y arriver. Je n'ai pas la même audace que toi. Néanmoins, si tu te retrouves à nouveau dans la même situation que lors de notre rencontre, tu peux être assurée que je ferai tout ce que je peux pour te sortir de là.

J'y fis un clin d'œil. Puis, ne pouvant plus tenir, je finis par m'avancer et lui ébouriffer les cheveux.

Tu es déterminée. Sois forte ma chérie, plus forte que moi, et accomplis tout ce à quoi tu aspires.

J'eus l'impression en une fraction de seconde d'avoir mon enfant en face de moi, et cela me fit tout drôle. Je retirai doucement ma main.

À présent, où comptes-tu aller ? Y-a-t-il quelque chose que je puisse faire pour toi avant que l'on ne se quitte ? Ou alors aimerais-tu encore rester ?



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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Jeu 26 Mai - 23:33



Tata Ruru !


— Tu es vraiment adorable tu sais.

Pas vraiment. Il n’y avait que la religieuse pour te qualifier ainsi, surtout en cette période de ta vie. Comment pouvait-elle être aussi gentille ? Tu ouvris la bouche pour rétorquer, mais te repris et ton visage se recomposa. Les changements que ta personne éprouvait t’effrayaient au plus haut point. Tu ne voulais pas devenir comme ça, aussi détachée et apathique, mais te sentais paradoxalement obligée d’agir de la sorte. Ce qui expliquait peut-être aussi ton élan compatissant envers Rumaki. Et puis, tu avais en plus de cela une dette envers elle, par rapport à votre première rencontre. À ton arrivée.

Rumaki t’ensevelissait sous un tonne de compliments. Tu ne les méritais pas. Tes torts étaient nombreux. Tellement de changements sur ta propre personne depuis ton arrivée en Kosaten. Ton ancienne toi semblait si loin derrière. Tu n’avais plus grand-chose à voir avec, hein ? Et pourtant, il existait quelqu’un qui parvenait à voir le bon en toi. Prête à t’aider, malgré tout ce qui avait bien pu se passer.

Et c’était une des raisons pour lesquelles tu ne souhaitais plus t’impliquer avec qui que ce soit, de prime abord.

Mais tu ne dis rien. Le simple mot à ce sujet aurait sans doute relancé Rumaki dans un débat sans fin que tu préférais largement éviter. Que quelqu’un se serve de sa vie -Dans le pire des cas- pour sauver ton âme qui avait goûté à la corruption demeurait particulièrement impensable à ton sens. Mais ça, tu te gardais bien de l’évoquer. Un tel mouvement de pensées reflétait uniquement ton égoïsme.

Terminant sa tirade, elle avança sa main du haut de ton crâne dans un mouvement ayant pour but d’ébouriffer tes cheveux. Tu pris sur toi pour ne pas réagir. Pour tenter de ne pas y songer. Cette manière d’appréhender à ce point les contacts physiques semblait désormais une part entière de ta personne. Ce n’était même pas un réflexe misanthrope ou asocial, mais ça te donnait l’impression qu’on te volait une part de ta liberté. Qu’on pénétrait ton espace personnel et privé sans la moindre attention, tentant par la même occasion de t’en extirper. Et ce simple fait t’obnubilait. Aussi irrationnel et incompréhensible que ça paraissait, il te demeurait impossible d’y couper.

Puis, ton interlocutrice finit par te demander ce que tu comptais faire, désormais. Ton objectif actuel se trouvait déjà tout tracé. Un exil que tu t’auto-infligeais pour n’avoir pas pu protéger la moindre chose et être tombée dans les griffes de l’ennemi durant une longue période. Ainsi que pour les vies que tu avais ôté -Toutes de Minshu par ailleurs, quelle piètre élue tu faisais-.

— Je pense me diriger vers Seika. C’est sûrement le seul endroit où je peux aller, actuellement.

Pour plusieurs raisons : premièrement, hors de question de mettre un pied de plus à Fuyu. C’était beaucoup trop hostile comme endroit -Même si c’était là que tu te trouvais en ce moment-. Deuxièmement, concernant la République, tu ne te sentais pas capable de faire face à Minshu après les événements du Temple. Forcément, l’Empire que tu n’avais jamais foulé semblait l’option la plus pertinente.

Que le sort soit avec toi, Morgiana, que tu ne fasses aucune funeste rencontre sur ton chemin.

— Sur ce, on se reverra, Rumaki.

Parce que c’était là la promesse que tu ne comptais pas mourir. Que tu changerais et surmonterais tes démons.

Inéluctablement.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles sous le froid des nouvelles [Morgiana]   Sam 28 Mai - 11:01






Promesse d'une nouvelle retrouvaille


Morgiana voulait aller dans un endroit où je n'avais jamais mis les pieds. Je réalisai à l'évocation de ce nom que mes connaissances au-delà de Fuyu était réellement réduites. Je n'étais allé que dans la forêt d'émeraude et le vaste plateau. L'un me rappelait globalement de bons souvenirs, et l'autre était devenu le théâtre de mon plus grand malheur. Les deux nations s'opposant à celle qui m'employait et qui complétaient Kosaten ne m'avaient jamais vue.  Etait-ce la peur qui m'avait empêchée d'y aller, ou le simple fait de n'y avoir jamais songé ? Pourtant, je ne me sentais pas bien à Fuyu, j'avais des raisons de vouloir m'en enfuir.

Non, la raison était tout autre. Mon sceau et l'alliance. J'avais appris il y a quelques temps que Minshu et Seika s'étaient alliés contre Fuyu. Nous étions les méchants de l'histoire. Nous n'étions pas aimé, et rien que la vue du sceau ferait naître une méfiance voir une haine contre moi qui ferait fi de tous personnalité. Même si au fond de moi je ne voyais aucune frontière, s'aventurer chez les autres allait être pris comme une attaque. Je n'allais pas bien être accueillie. Morgiana n'avait pas ce problème. Seika l'accueillerait très probablement à bras ouvert. Alors que moi...

Seika... je n'ai jamais osé y mettre les pieds... mais je suis contente pour toi, tu sais où aller et je suis sûre que tu y seras bien là-bas.

En réalité, je n'en savais strictement rien, mais je sentais que la petite savait ce qu'elle faisait, et alors, je ne faisais plus trop de souci. Je tendis ma main vers elle, un sourire aux lèvres.

Bien sûr qu'on se reverra, je m'en réjouis déjà. À une prochaine ma chérie

Après cette poignée de main, je vous une énième fois la prendre dans mes bras, mais je me retins pour juste lui faire un signe d'adieu, et reprendre mon chemin vers Hyouga. J'avais beaucoup aimé lui parler, ça m'avait fait du bien, et surtout, ça m'avait confirmé qu'elle s'en était sortis la dernière fois. Espérons que cela dure, et qu'on ait l'occasion de se revoir à l'avenir.

Cette histoire se passa quelques temps avant qu'Hyouga ne soit détruite par les dieux eux-même...






hey:
 
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