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Enquête sous verrou
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MessageSujet: Enquête sous verrou   Lun 22 Fév - 3:34

L’agent du PSAP tourna le coin d’une rue enneigé pour fuir ces poursuivants. Il glissa sur la glace et manqua de près à s’écrasé de tout son long dans la rue, mais il parvint à reprendre pied à la dernière minute. Il ne savait pas combien de temps il courait, mais ces poumons commençais à brûler dans sa poitrine. Derrière lui, ces poursuivants aux allures de gangster essayaient de l’arrêter en tirant de leur main des boules d’énergie qui venait exploser au talon du policier.

*Qu’est-ce que c’est que ces types … Ils ne sont pas humains.*

Les habitants, apeurés par les tirs d’énergie, se réfugièrent dans leurs maisons et fermaient les volets pour se « protéger ». L’état de la petite ville en milieu enneigé semblait habitué à ce genre d’attaque. Le groupe de gangster c’était installé depuis plusieurs mois et en avait pris le contrôle. Les dirigeants de Fuyu ne semblaient pas s’en préoccuper, car ça ne venait pas entraver leur puissance. Sai Uraga avait eu la mal chance de se retrouver dans cette petite ville enneigé.

30 minutes plus tôt

Sans savoir où aller, Sai Uraga avait erré en Kosaten jusqu’à traverser les lignes de Fuyu et a entré dans la ville de Hyouga. Ne portant pas de vêtements chauds à son arrivé, Sai avait trouvé refuge dans une petite auberge délabré et très peu fréquentable. Un flic dans une auberge rempli d’homme assoiffé d’alcool et de femme n’était pas le meilleur milieu. Déjà à son entré, on l’avait regardé avec des yeux remplis de haine. Il avait pris place au comptoir et demandé un repas chaud, le barman l’avait fixé de haut en bas avant de se retourner et d’aller parler à quelqu’un au bout du comptoir. L’homme au bout du comptoir c’était lever et avancé vers le policier qui attendait silencieusement son repas qui ne vint pas.

-On ne t’a jamais vu dans le coin, tu as payé la taxe d’entrée?

-Non

-Paie maintenant ou dégage d’ici sinon

-… Je ne payerais rien et ne menace pas un policier ou bien je t’arrête…

-Un quoi? Tu ne sais pas à qui tu as à faire… c’est nous qui faisons la loi ici alors dégage!

Sai gardait le silence, mais sa main s’était déposé doucement sur son flingue, près à dégainer au besoin. L’homme derrière lui n’avait aucune chance face à lui. Il ne semblait pas armé et Sai était assez vif pour esquiver un coup et mettre l’homme KO. D’autre homme s’était levé au quatre coin du restaurant. Le barman non loin de l’agent lui dit dans sa barbe :

- Trouve-toi un autre lieu où dormir, je ne veux pas voir mon auberge démoli une deuxième fois.


N’ayant pas d’autre choix, Sai se leva lentement pour quitter l’auberge. Le vent qui souffla dans le bâtiment au moment qu’il ouvrit la porte souleva sa chemise et son chandail laissant apparaître aux yeux des gangsters le symbole gravé dans sa chair. La porte se referma derrière lui.

Une fois de retour dans le froid hivernal, Sai décida de reprendre sa route, mais il fut arrêté par les gangsters de l’auberge. Sai se retourna vers les hommes qui l’ordonnaient de les suivre à leur chef. Il refusa en se retournant ce qui failli lui couté cher, car une boule lumineuse vint s’écrasé tout juste entre ses pieds.

L’agent se retourna pour voir les gangsters qui le visèrent avec leur paume de main. Sai dégaina son G17 et tira deux balles. Celles-ci furent désintégrées par l’énergie qui se dégageait des mains du gangster principal.

*Que sont-ils?*


Une pluie de boule d’énergie plu sur le policier qui n’eut d’autre choix que de se mettre à courir.  

Maintenant

Sai Uraga tourna un autre coin pour éviter les projectiles qui pénétrèrent un bâtiment. Sa course s’arrêta subitement quand un poing vint s’écrasé sur son visage. Il tomba sur le dos directement. Sonné sur le coup, Sai Uraga tenta de se lever le plus vite possible, mais un projectile lumineux vint le transpercer à l’épaule. Le choc de la blessure fut suffisante pour que l’agent du PSAP tombe inconscient…

Le policier ouvrit les yeux. Il ne savait pas où il se trouvait actuellement, mais sûrement une prison, car il était enchaîner et une barrière le séparait du reste des lieux. Quel ironie qu’un policier ce retrouve derrière les barreaux. Il essaya de se trouver une position confortable pour mieux réfléchir, mais les chaînes lui brûlaient la peau. Les poignets et les chevilles ensanglantés, le torse nu et gelé, le calvaire de Sai venait tout juste de commencé en Kosaten.
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MessageSujet: Re: Enquête sous verrou   Lun 22 Fév - 17:55

- L’étrange politique de Fuyu -

Spoiler:
 

Four a découvert à ses dépends que son attitude pour le moins nonchalante n’était pas la mieux adaptée à ce monde compliqué et sans pitié. Entre les voyages interminables, les bêtes qu’ont rencontrait lors de ses dits voyage ainsi que la guerre entre les nations, être une petite hybride paresseuse ne rendait pas la vie plus facile. Bien que, elle devait se l’avouer, pour ce qui est de la guerre  entre nation, la seule fautive était elle-même. La scientifique était une élue de Seika et pourtant, elle semblait passer le plus clair de son temps dans les tavernes  de Fuyu. Aujourd’hui c’est Hyouga, demain ce sera sans doute au village de Rin où elle doit prochainement se rendre pour retrouver son amie. La raison pour prendre de telle risque ? Elle n’était pas follement amoureuse de la neige mais ironiquement, en termes de connaissance, elle semblait s’entendre avec bien des élus de Fuyu, à commencé par Seilah, sa meilleur amie en ce monde. De ce fait, pour faciliter la vie de tout le monde, elle s’était établit en ses lieux, incognito.

Même si « incognito » était aussi un défit pour elle. Four a le don de se fondre dans la masse, dans le sens où elle a adopté une personnalité discrète et effacée. Certe, elle aime rire et raconter des blagues pourrie mais ce n’était pas pour autant qu’elle se donnait en spectacle en publique. Mais même avec ce petit don, en Kosaten, difficile de ne pas attirer l’attention lorsqu’un peuple d’humain voit arriver sans doute pour la première fois une hybride humanoïde d’une tigresse et d’une araignée. Et encore, si ce n’était que cela. Après sa rencontre avec Adélaïde, la créature s’était forgée une réputation à Hyouga. A ce qu’il parait, une élue étrangère à Fuyu roderait en ville et celle-ci est facilement reconnaissable pour avoir blessé des gardes, échappés à une garnison et bien entendu, être une élue animale hors du commun. En réponse à cette réalité, la scientifique décida de se bouger un peu plus que d’habitude, à contre cœur, et réussit à se procurer de quoi se fondre dans la masse.

Ainsi, la tigresse avait volé une grande tunique, bien chaude, doté d’une capuche pour cacher dans l’ombre sa coiffure et son visage atypique. Elle plaquait constamment la deuxième paire de bras contre elle pour la dissimuler sous l’habit et, cerise sur le gâteau, avait réussit à escaladé  un toit pour s’y installer le temps de faire ses provisions pour repartir. Comme quoi, avoir un peu d’araignée dans le sang, ça pouvait aider. De son perchoir, elle ne surplombait pas la ville mais avait une belle vue sur le quartier. De là, elle pouvait surveiller les patrouilles de garde, renforcée depuis son passage, et pouvait admirer la politique d’Hyouga. C’était apparemment une ville militaire, ce qui se résume à : « la garde à tout les pouvoirs, vous pouvez faire ce que vous voulez tant que vous n’interférez pas avec les affaires des troupes armées. Ah, et aussi, on n’est pas la police, ni vos nounous, demmerdez vous ». Inutile de dire que Four avait une forte envie grandissante de se moquer de plus en plus de cette belle nation. Ô si belle nation …

Mais alors qu’elle lézardait sous le soleil froid du nord, un bol de thé chaud à la main à défaut d’avoir pu chiper une tasse, elle finit par entendre et voir un vrai spectacle son et couleur. Elle se gratta négligemment la joue en distinguant petit à petit un homme se faire poursuivre par la petite mafia du coin. Oui, Four les avaient aussi remarqué : un groupe d’homme qui fait la loi lorsque la garde ne regardait pas. C’était loin d’être une milice généreuse qui œuvrait à la place des forces armées dissidente à leur poste, non. C’était plutôt un groupe de gens mécontent de la situation qui ont décidé de rendre celle-ci pire encore dans l’espoir de se faire du fric, d’avoir un peu plus de pouvoir, tout ça.

Il ne fallait pas être sorcier pour deviner ce qui se passait. Elle buvait nonchalamment sa boisson chaude en analysant la scène : Un élu, reconnaissable par son style vestimentaire ainsi que l’arme qu’il avait dégainé, se fait poursuivre par des malfrats pour des raisons diverses. Soit l’homme leur avait fait du tord, soit les bandits en avaient après la récompense mise sur la tête de tout élu étranger à Fuyu. Seika, Minshu … Qu’importe, il semblait que ses deux nations se portent mal envers Fuyu et elle pourrait comprendre pourquoi. Finalement, l’homme se fit prendre en embuscade par un autre tocard, tombé à terre puis transpercé l’épaule sans pitié. Four fit une petite grimace sans perdre le sourire.

"Ouuuh, elle a du faire mal, celle-là …"

Puis elle vit les autres le transporter dans un de leur bâtiment. Elle réfléchit un instant, quelque chose la tracassait. Elle était comme poussée à descendre de son perchoir pour y faire quelque chose mais pourquoi ? Elle serait tellement mieux à venir se recoucher sous la tente avec le reste de sa bouilloire de thé bien chaud … Juste oublier tout ce qu’elle avait vu et regarder la neige tomber. Four allait bientôt mourir, elle doit profiter de la vie, dans son monde comme en Kosaten, et arrêter de se mettre en danger sans réfléchir comme elle avait fait jusque là. Elle, scientifique, plus grand esprit de son monde, utiliser sa tête après presque un mois de présence ici, cela serait pas trop tôt… Pourtant, elle finit son thé et déposa le bol sur la rambarde de pierre qui formait les limites du toit.

"Je devrais tellement ne pas faire ça mais … J’ai besoin de me réchauffer le cœur, heh heh …"

Une mauvaise blague sur la condition météo de Fuyu plus tard et Four remettait son capuchon avant de descendre mollement à la corde qui la menait dans une petite ruelle, une sacoche en bandoulière. En quelques heures, l’hybride finit par arriver aux alentours du bâtiment où était emprisonné l’élu. Des hommes squattaient autour pour faire office de garde sans doute mais sans la présence d’un supérieur ou d’un équivalent, tous étaient assit sur des caisses, à même le sol enneigé ou adossé à la bâtisse. Certains fumaient  une espèce de calumet sans doute propre aux traditions de Fuyu, tous avaient une arme à la ceinture et de ce que Four avait vu, certain étaient des mages. Autant dire que même avec sa confiance en elle hors du commun, la furry ne pourrait pas faire des miracles dans une mini-base comme celle-ci. Elle profita alors d’une ronde des gardes pour se faufiler là où il n’y avait personne, marchant lentement en plein jour dans les rues, comme une passante normal, camouflée, et finit par se pencher pour regarder à travers un soupirail qui aérait la bâtisse. Vous savez, ses petites fenêtre à auteur du sol, souvent des grilles et non des fenêtres d’ailleurs. Le visage couvert d’ombre, seul deux de ses quatre yeux luminescent étaient visible, cachant toujours le symbole du phénix gravé dans ses pupilles supérieur. Un coup d’œil pour constater qu’il s’agissait d’une prison abandonnée et réaménagée par les squatteurs, une prison qui servait les intérêts du petit gang, à voir.

Elle trouva directement, par chance, l’homme qu’elle voulait aider par simple bonté et le fixa longuement jusqu’à ce qu’il la remarque. Presque la tête à l’envers vu à quel point elle était penchée, elle prit tout de même la peine de lui faire un clin d’œil tout en posant un doigt sur sa bouche pour lui faire comprendre de ne rien dire.  Four disparut ensuite de sa vue et continua de marcher, sa longue cape cachant ses pattes passant devant les barreaux pour continuer son chemin : Elle devait bouger pour rester discrètes. Quelques secondes après, Four réapparu par un autre soupirail, derrière l’élu enchainé cette fois, là où elle pouvait voir ses menottes attachées au mur. Elle fit un petit « Psst » pour attirer son attention,  lui adressant un regard sympathique et rieur. Elle leva sa main devant son visage, se concentrant quelques minutes au point que sa main tremble … Et finit par soupirer après avoir claquer des doigts.

Dans un petit bruit discret, la psychique venait d’utiliser sa force mentale pour ouvrir les entraves du gars, déjà essoufflée d’avoir utilisé si peu de ses capacités mais, bon, Kosaten ne lui a pas été clément. Le garde en charge du sous-sol tourna un peu la tête à se bruit mais voyant que le prisonnier n’avait pas bougé, remit son béret sur les yeux pour somnoler en grognant. La bonne samaritaine en profita pour lui chuchoter ses mots, lentement, très bas, d’une voix presque étouffée et lugubre.

"Ils veulent te vendre au tyran du coin, où tu vas sans doute perdre la vie. Je viens t’aider quand je le pourrais."

Au moins, elle avait libérer ses chaines. Elle ne pouvait plus compter que sur l’instinct de survie du bonhomme et espérer qu’il ne fasse pas le con jusqu’à ce qu’elle trouve un moyen d’entrer sans attirer l’attention … D’ici là, elle continua de marcher pour éviter la ronde de la garde, dehors.
Four

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MessageSujet: Re: Enquête sous verrou   Mar 23 Fév - 3:11

-J’espère que le chef va arriver bientôt pour s’occuper de son cas, je suis en train de me les geler.

*Ils veulent sûrement de l’argent, même si je ne comprends toujours pas pourquoi moi*

Le vent glacial entra dans la cellule et fit trembler de froid le prisonnier. Il ne s’attendait jamais à être enfermer dans une prison un jour. Il comprend un peu ce que vive les prisonniers, mais ceux de son monde n’était pas aussi maltraité qu’ici.

*Ce monde… Kosaten… c’est un monde de fou.*

De la neige tomba entre les barreaux des fenêtres de sa cellule. Le policier leva la tête, mais la baissa aussitôt à cause de la douleur. Il ne put voir la raison de cette petite chute de neige. Sûrement le vent pensa-t-il. Il bougea un peu pour tenter d’avoir une position plus agréable que les deux genoux appuyer sur le sol dur et froid, mais les chaînes venaient mordre sa chair ensanglanté.

*Sans les membres du PSAP, je ne pourrais pas m’en sortir. Ils sont trop nombreux et ils ne sont pas humains. Même mes armes ne leurs font pas d’effets.*

Il entendit un craquement derrière lui, puis il sentit ses chaînes devenir plus légère et tomber derrière lui. Une petite voix féminine lui vint à l’oreille. Il leva les yeux vers les gangsters qui s’étaient retourné vers lui. Quand il fut assuré que les gardes ne le verraient pas bouger, Sai leva les yeux vers la fenêtre derrière lui, mais il n’aperçut personne.

*Comment est-ce possible? Il n’y a personne dans ma cellule… Ce monde est si… étrange…*


Et il avait bien raison. Au moins, Sai pouvait bouger les poignets et les bras, mais comme les gardes étaient tout près et qu’il n’avait aucun moyen de s’enfuir à cause des barreaux, l’Uraga ne pouvait faire rien d’autre que d’attendre. Des pas dans le corridor se firent entendre.

-Le chef veut que vous ameniez le prisonnier devant lui. Il veut l’inspecté pour s’assurer de la marchandise.


-Il ne peut pas venir lui-même!

-Calme toi… tu sais ce qu’il a fait à Oshiwa.

Le troisième garde ayant terminé sa requête repartie à son poste de garde. Les deux autres s’avancèrent vers la cellule de leur prisonnier. Sai leva les yeux vers eux. Il fit mine d’être toujours attaché. Une fois que les gardes auront ouverts la barrière et s’être approcher de lui suffisamment, le soldat du PSAP passera à l’attaque. La porte s’ouvrit lentement devant lui. Un des gardes resta près de la porte tandis que le deuxième s’avançait vers son prisonnier.

*Maintenant!*


Avant que le gangster ne remarque le subterfuge, Sai se leva d’un bond et porta un uppercut puissant qui projeta le garde au sol. Le deuxième se retourna et essaya de prévenir ses confrères, mais Sai agile comme il est parcouru la distance qui le séparait du garde et lui donna un violent coup de poing qui plia le garde en deux. Il le termina d’un coup de genou au visage. Le premier garde s’était relevé et attrapa Sai par son épaule blessé. Le policier avala un grognement de douleur et flanqua un coup de coude dans le torse du garde et tourna sur lui-même pour frapper son adversaire avec son pied qui termina sa course contre le mur de sa cellule. Affaibli, Sai déposa un genou au sol et respira bruyamment.

*Je dois trouver mon matériel et partir d’ici… mais je ne sais pas où aller et si je ne fais pas vite l’alerte sera donner et j’aurais tous ces gangsters à mes trousses.*

Se levant difficilement, Sai traina des pieds dans la prison abandonné et renouvellement utilisé par les gangsters. Ses blessures l’épuisaient, il devait donc trouver un moyen de fuir et se soigner au plus vite. Ces blessures n’étaient pas superficiel, il était même surprenant que le policier tienne encore debout. Sans doute l’adrénaline le maintenait éveillé, mais pour combien de temps? Il entendit les pas d’un garde venir dans sa direction. Il trouva un moyen de se cacher dans une cellule déverrouillé et non utilisé.

-Bon sang, mais qu’est-ce qu’ils font ces deux-là?

Le garde passa devant la cellule où s’était caché Sai. Le policier se faufila derrière l’ennemi et lui fit une clé de bras qui le mis KO aussitôt. Le policier continua sa route, mais il tomba devant une porte sans vitre. Il n’y avait aucun autre chemin qu’il pouvait prendre. Quand il l’ouvrit, il tomba devant un groupe de gangster jouant aux cartes. Ceux-ci furent surpris de voir le prisonnier libéré. L’un d’eux sonna l’alarme avant que Sai n’eut le temps de réagir alors que les autres se mirent à entourer le fugitif. Bientôt, toute la horde de gangster serait sur lui.
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MessageSujet: Re: Enquête sous verrou   Jeu 25 Fév - 0:04

- La ruse ? Quelle ruse ? -

Spoiler:
 

Après avoir aidé l’élu emprisonné, après lui avoir au moins défait ses chaines, Four continua sa route, toujours sous couverture, toujours habillée de la tête au pied tout en cachant sa paire de bras en trop. Son objectif était simple : trouver un moyen de remplir son quota de bonne action pour le mois. Au plus elle y pensait, cependant, au plus elle regrettait de ne pas être resté sur son toit, sous la tente improvisait qui gardait un minimum de chaleur avec le feu de fortune qu’elle avait fait. C’était le syndrome de la paresse : Aussi bonne ou mauvaise sont vos actions, il y a toujours une grande envie d’abandonner et cette envie se fit plus forte encore lorsque l’hybride tourna le coin de la rue pour se trouver à l’entrée du battement qui était gardait par deux hommes.

Comme les autres, ils étaient juste assit, la main sur la garde de leur épée, en train de subir la morsure du froid. Leur présence était encore un obstacle et lorsqu’elle l’aurait passé ? Il y aura d’autre gardes, d’autre clé à obtenir pour ouvrir les porte et ainsi de suite jusqu’à libérer ce pauvre gars … Elle qui se fichait de tout, elle avait soudainement eut une faiblesse en se disant qu’elle pourrait aider. Elle maudissait cette pensée à présent, majoritairement car le simple tour  mental qu’elle avait fait l’avait déjà épuisé. Ce n’était pas grand-chose mais dans son état, c’était presque fatale à son intégrité physique… Elle faillit continuer son chemin, devant les gardes, en se réconfortant, en se disant, se rassurant qu’elle lui avait donné une chance de s’en sortir, qu’elle avait brisé ses chaines, que c’était déjà généreux, qu’elle avait accomplit son devoir à moitié donc elle pouvait désormais retourner sur son toit …

C’est ce qu’elle allait faire mais au moment de prendre cette décision, elle entendit des cris venant de l’intérieur de la bâtisse et les gardent regardèrent l’entrée avant de s’y engouffrer. En un instant, en une fraction de seconde, Four vit là une opportunité et Ô combien elle détestait que cette opportunité se soit présentée mais elle savait que si elle ne la saisissait pas … Et bien … Demain elle aura oublié sans problème mais elle aurait eut des remords jusqu’à la fin de la journée. Au fond, elle n’était peut-être pas une élue de Seika pour rien : il parait que se sont des bons samaritains dans ce coin là. Au lieu de laisser les gardes s’engouffrer dans le bâtiment, Four se précipita (un des rare moment où elle n’avançait pas en trainant les pattes) et sortit un long fil de soie de sa gueule. C’était étrange, certes, mais l’enfant d’une araignée et d’un tigre donnait apparement une tigresse à quatre bras étant capable de produire du fil par une glande situé dans sa gorge. C’était pas très ragoutant et dans sa vie, Four a du utiliser se don qu’à quelques rares occasions mais c’était ainsi.

Profitant que le garde le plus en arrière essai de se ruer dans la prison, Four s’accrocha à son dos des deux mains cachée sous sa veste et les deux autres s’empressèrent de venir l’étrangler avec le fil qu’elle venait de créer. L’étouffant, le garde qui courait devant ne remarqua rien, absence de bruit, de cri de sa part jusqu’à ce qu’il  se laisse lentement tomber à terre pour subir un petit coma. Dans la hâte, elle s’empara des signes distinctif des gangsters : Une écharpe noir qu’ils semblaient tous avoir, une ceinture où on pouvait accrocher un fourreau de sabre qu’elle enfila par-dessus sa cape, des gants, rien d’autre ne lui sautait aux yeux. Avant de s’engouffrer plus loin dans la prison où elle pouvait entendre des bruits de baston, elle donna quelques claque au garde pour le réveiller, le fixant de deux yeux lumineux derrière son capuchon d’ombre.

"Hey … Désolé pour ça, j’vais pas te tuer mais dit moi juste le nom de ton chef. Aller … S’il te plait ?"

L’homme, à moitié dans les vapes, sembla surprit de voir quelque chose comme ça devant lui mais plus encore de voir cette personne dissimulée s’excuser et prendre les choses sur un ton si léger. Confus, il répondit par automatisme.

"Ma … Madame Urumi ?"

"Urumi ?" Le fait qu’un nom de femme ressorte l’étonna un peu mais elle haussa vite des épaules. "Bon, bah merci."

Et en récompense pour sa coopération, Four respira profondément et rassembla ses forces, de plus en plus faible, pour lui donner un grand coup sur le visage, l’emmenant une nouvelle fois dans le pays des songes. Elle secoua la main, peu habituée à donner des coups et se releva pour mettre son plan improvisé à l’œuvre. Elle mit les mains dans les poches de son veston, entoura l’écharpe noir autour de son cou tout en gardant le capuchon sur son visage entier et elle finit par se diriger vers les bruits de moins en moins extravaguant de l’alerte. Calme, posée, elle finit dans une sorte de réfectoire où de nombreux gardes, armes à la, menaçaient et maltraitaient un prisonnier qu’elle reconnaissait bien. De son flegme et sa lenteur habituelle, Four avança dans la salle jusqu’à se faire remarquer, les garde l’interrogeant du regard.

"Heeeeey … Vous êtes allumé, les mecs ? Madame Urumi le veut vivant, j’vous rappelle. Vous allez vraiment m’obliger à cafter ?"


Four avait apprit  avec le temps que le meilleur rôle à jouer, dans un métier de comédien, était le sien. Autrement dit, elle ne jouait même pas la comédie et agissait comme elle le ferait habituellement. C'est-à-dire qu’elle était lente, fatiguée, parlait toujours de la même façon et faisait preuve du même sang-froid que toujours : Elle n’avait pas peur de se faire prendre comme elle n’avait pas vraiment peur de la mort. Ainsi, son assurance rendit perplexe l’assemblée.

"Tu n’es pas l’un de mes hommes. Qui es-tu exactement ?"

"Hmm ?" En manque d’inspiration, et n’étant pas autorisée à prendre une seconde de réflexion sous peine d’avoir l’air louche, elle répondit la chose la plus naturelle possible. "Tisha Esso." Dans la précipitation et dans le manque d’inspiration, elle leur donna son vrai nom. Ce qui n’était pas grave en soit puisqu’elle se fait appeler « Four » dans tout Kosaten.

"… Vous savez ? Je suis la colporteuse du chef, M’dame Urumi. Je viens récupérer la marchandise. Hé-oh, les gars, réveillez-vous."

"Mais … Elle disait venir elle-même l’inspecter ?"

"Ouai, bah elle a changé d’avis. J’vous rappelle qu’elle n’a pas que ça à foutre, la patronne. C’est que un seul élu, elle ne peut pas tout arrêter rien que pour ça. Maintenant, vous savez, moi je m’en fou hein ? Je retourne lui faire mon rapport, j’ai pas l’élu avec moi, pire : vous continuez de le tabasser jusqu’à ce qu’il crève. Hey, c’est pas moi qui va subir les conséquences pour ça, les mecs … Et j’ose croire que vous savez comment elle est, la patronne."

Elle haussa les épaules pour dire qu’elle se lavait bien les mains du sort de tout ceux qui se trouvaient ici. Le doute persista quelques instants dans les yeux du supérieur, sans doute du au fait qu’il ne voyait pas le visage de cette fameuse colporteuse et pire encore, qu’il pouvait voir que des yeux lumineux dans la pénombre de sa capuche. Mais au final, il semblait plus avoir peur de sa patronne que de la chose se tenant devant lui et l’écharpe ainsi que l’arme à sa taille semblait lui suffire. Le bluff de l'année prenait place et fonctionnait.

"Très bien, j’envoie des hommes avec vous pour vous escorter. Le prisonnier semble être une sale …" Il s’interrompit un instant pour donner un grand coup dans le ventre de l’homme se faisant tenir par d’autre gardes. CHAROGNE ! …

A ce geste, Four fronça des sourcils et haussa la voix. "Tu ne tiens vraiment pas à ta vie, mon gars ? Je n’ai pas dit qu’il me le faut en parfait état mais faut garder la marchandise en état d’utilisation, merde. Pour la peine, je veux que vous lui faite un bandage au minimum."

"Pardon ?"

La demande était sans doute plein de trop bon sentiment pour être vrai mais il y avait une logique derrière tout ça : Four ne pouvait pas se faire escorter par plusieurs de ses hommes et espérer s’en sortir à l’arrivée. Pour rappel, elle n’avait rien à voir avec cette organisation de criminel et elle se ferait pistée très vite. Elle devait gagner du temps et au possible s’isoler avec le prisonnier pour avoir une chance.

"Soit tu me le donne à moitié éclopé et tu finis à sa place … Ou mort. Soit vous me l’arrangez et peut-être je dirais que c’est pas de votre faute qu’il est si lamentable."

Un peu bourru, le chef de la prison ou quelque chose comme ça força un sourire et grogna. "Bon, allez le coucher à l’infirmerie … Et vous, Tisha, c’est ça ? Une belle emmerdeuse que vous faite."

Elle lui fit un clin d’œil d’un regard rieur. "Moi aussi je t’aime, chéri."

"Tss …"

Par le pouvoir de son assurance, de sa confiance, de son je-m’en-foutisme … Et ainsi de suite, la scientifique réussit à se jouer d’eux. Sa manière de parler, parfois un peu vulgaire, parfois un peu familière, trop familière, réussit à conquérir la confiance des mafieux, pour l’instant. Les mains dans les poches, elle suivit où on emmenait le prisonnier et demanda quelque chose aux gardes.

"Hey, les gars, vous pouvez me le laisser dix petites minutes ?"

"Excusez-moi mais pourquoi donc ?"

"Bah, parce que je vous l’ai demandé …" Les voyant peu convaincu voir suspicieux, Four soupira et alla chercher dans sa veste une bourse entière de Yen qu’elle avait récupéré durant son voyage et leur claqua la chose dans les mains, que peux attachée à l’argent. "Ecoutez, faite pas chié, d’accord ? Une dame solitaire aurait bien besoin de se faire un petit plaisir, hmm ?"

Leur regard suspicieux fit rapidement place à l’étonnement et à la gêne, ils se demandaient sans doute si ils avaient bien comprit et finalement, ils ne voulaient pas savoir et sortirent avec la bourse d’argent.

"Criez si ça ne va pas et … Faite vite."

Lorsque la porte se referma, isolé de tous pendant un instant, la tigresse sous camouflage regarda le blessé avant de se saisir du matos mit à disposition dans cette infirmerie rustique et presque délabrée, des bandages de fortunes et elle se dirigea vers lui.

"Je suis là pour aider, t’en fait pas."
Four



Dernière édition par Four le Sam 27 Fév - 5:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Enquête sous verrou   Jeu 25 Fév - 1:36

-Sale fils de …

-Tu aurais dû rester sagement dans ta cellule, maintenant tu ne nous donnes pas le choix de te donner une leçon.

Les hommes remplis d’adrénaline et en manque de violence depuis belle lurette entourèrent Sai Uraga. Il n’avait aucune chance face à cette armée de gangster qui lui voulait la peau. Le premier coup vint de derrière. D’un mouvement habile, le soldat l’esquiva, mais il ne put qu’encaisser le second coup qui le frappa dans les côtes. Il fléchi et la douleur le paralysa quelques secondes, laissant la chance aux autres gangsters de le maltraité. Tout à coup, les coups s’arrêtent soudainement. Sai, agenouillé au sol et recouvert de sang, leva les yeux pour apercevoir une silhouette.

*J’ai de la chance pour le coup…*

Un poing dure vint se planté dans son estomac. De ses lèvres jaillis salive et sang. Il avait heureusement rien avalé depuis plusieurs heures. Étourdis et les oreilles bourdonnant, Sai compris brièvement ce que les hommes disaient à la nouvelle venue. Il comprit assez vite qu’on l’amenait ailleurs quand des hommes vinrent le soulever durement du sol pour le conduire vers, non pas leur chef, mais l’infirmerie. Il se retrouva seul avec cet inconnu qui lui mentionna être là pour l’aider.

-Merci. C’est toi qui m’as aidé à m’échapper de ma cellule ou vous êtes plusieurs à être présent sur les lieux?

Évidemment, Sai n’avait toujours pas compris qu’en Kosaten, les élues pouvaient presque tout faire face à un groupe de gangster. Il avait du mal à assimiler et comprendre ces forces surhumaines qui pouvaient habiter ce monde. Pour lui, ces êtres humains dehors étaient une gang de voyou manipulé par un démon.

Le policier étendit de la pommade sur ces ecchymoses et ces blessures saignantes avant d’entourer son torse et ses bras d’un bandage blanc. Il ressemblait à une momie. Il sauta en bas du lit et regarda la pièce autour de lui. Derrière les portes, des gardes devaient les attendre pour les mener devant leur chef.

*Je dois jouer le jeu jusqu’au bout pour atteindre leur chef et récupérer mon matériel.*

-Je dois récupérer mon matériel et je pense que c’est le chef qui l’a. Je vais jouer le rôle de prisonnier jusqu’à être devant leur chef. Je compte sur toi pour retenir les chiens en laisse.


Il leva les yeux devant la porte. Les membres du gang finiraient bien par entrer et ils seraient cuits. Avant de partir, Sai fouilla dans les étagères pour récupérer des médicaments, antidouleurs et bandages au cas où que sa dégénèrerait devant leur chef.

-Nous pouvons y aller et ne t’inquiète pas pour ma santé, je vais tenir le coup.

Sai se doutait que son allier n’était pas quelqu’un de « normal » et d’humain comme lui. Il le sentait juste à regarder ces yeux briller dans la noirceur que procuraient sa capuche. Il n’avait pas le temps de se demander qui elle était. Il aurait le temps une fois débarrassé de ces bandits. La porte s’ouvrit devant eux.

-Allez, on doit continuer maintenant, tu t’es amusé je crois.


Il regarda Sai qui était recouvert de sueur. On le tira à l’extérieur de l’infirmerie et l’amena dans une grande salle avec un balcon. L’endroit ne ressemblait pas à un bureau, mais à une arène! Pourquoi l’avoir amener là? Le garde repoussa l’élu plus loin au centre de l’arène et se retourna pour quitter la zone. Avant de disparaître dans l’ombre des corridors il mentionna quelques mots aux deuxièmes gardes, le sauveur de Sai.

-Voilà… tu devrais venir, le chef va s’occuper du reste.


Il attendit sa réponse, puis leva les épaules et quitta l’arène de combat. Sai se tenait la poitrine avec son bras toujours endolori. Qu’est-ce qui l’attendais maintenant? En haut du balcon, il aperçut une silhouette ce dessiner, mais l’ombre l’empêchait de voir la personne. Il entendit un vrombissement, puis le sol s’ouvrit devant lui, laissant apparaître un coffre. Il l’ouvrit lentement après s’être assuré que ce n’était pas un piège. À l’intérieur, il y avait sa chemise de policier, son G17, des munitions et son talkie-walkie. Il enfila son vêtement fétiche et son équipe à sa ceinture. Son talkie-walkie émie un grésillement.

-J’ai hâte de voir ce que tu vaux Sai Uraga… Voir si tu vaux la peine de sauver notre monde.

Cette voix! Elle venait à la fois du talkie-walkie, mais aussi de l’homme là-haut qu’il n’arrivait pas à voir. Le policier plissa les paupières et déposa sa main sur son arme à feu. Ses iris se déplacèrent aussitôt pour fixer droit devant lui. Trois immenses portes s’ouvrirent pour laisser entrer dans l’arène trois petits dragons ayant la grosseur d’un humain. Ces reptiles vifs et agiles fonçaient déjà sur sa cible. Le policier dégaina son arme, près à contre attaquer. Au même moment, il leva les yeux pour y apercevoir une silhouette féminine apparaître au côté de cet homme inconnu.
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MessageSujet: Re: Enquête sous verrou   Sam 27 Fév - 5:56

- Comme des bêtes en cage -

Four s’approchait pour aider le prisonnier à se soigner. Après tout, elle était une grande scientifique. Cela ne rimait pas toujours avec médecin mais l’hybride avait étudié tout ce qu’il y avait à savoir sur le sujet lors de sa carrière, courte certes mais intense. Elle était jeune et pourtant, ses capacités hors norme l’avait mené à être l’une des plus grandes sources de connaissance dans son monde … Enfin, supposément. Cependant, en s’avançant, l’homme prit les initiatives et lui prit le matériel pour se bander et se soigner lui-même. Elle rangea alors ses mains dans les poches et le regarda avec un peu de malice dans les yeux, bien heureuse de ne pas devoir se fatiguer d’avantage. Elle lui répondit alors mollement, un peu comme elle le faisait face aux gangsters.

"Nah … Je suis désolée mais je suis la seule. Je t’ai vu te faire poursuivre et je me suis dit que je pourrais aider et … Me voila."

Le plan d’action ? Déjà, attendre qu’il se rafistole en espérant que cela soit suffisant pour supporter le voyage. La suite ? Elle ne voyait pas de sortir directe dans cette salle : pas de fenêtre, pas de soupirail, la seule source de lumière venait de lanterne accroché aux murs. La seule solution qu’ils avaient était de s’en prendre à l’escorte par surprise une fois qu’ils seraient assez isolé et prendre leur jambe à leur coup. Cependant, l’hybride, toujours dans son habit d’ombre, ne percuta pas tout de suite les paroles de l’otage. Il lui fallut un petit temps de réaction, le temps qu’il se lève pour qu’elle penche la tête, comme se demandant si elle avait bien entendu.

"Euh, vraiment ? Je … Okay ?" Elle ne savait même pas si elle devait accepter ou pas cette demande : ne pas s’échapper et aller rencontrer le chef mais elle prit la peine de lui annoncer le fond de sa pensée, toujours détendue et calme. "Je pensais pas risquer ma vie plus que nécessaire aujourd’hui mais je vais faire mon possible pour t’aider. Si pas … désolé mais je vais essayer de pas mourir pour ta gueule d’ange, mon pote."

Elle ricana, toujours détachée du monde même si elle venait de lui dire indirectement que si les choses allaient mal, elle risquait fortement de penser à sa pomme d’abord. Comme elle se l’est dit plus tard, la scientifique ne voulait le mal de personne mais elle n’était pas une héroïne. Son flegme, son assurance l’avait permis de facilement arriver ici, possiblement d’en ressortir aussi facilement mais elle ne pouvait pas faire de miracle et elle le savait très bien. Cet homme ne semblait pas être un bon gars mais il n’était pas un ami et à peine une connaissance. Four n’a pas un cœur charitable au point de vouloir délibérément se mettre dans la merde pour un inconnu. Qu’est-ce qu’elle venait faire jusqu’ici, alors ? Et bien, elle a brisé des chaines, embobiné des gars, rien de bien compliqué, pour elle c’était comme si on lui demander de servir un verre d’eau : c’est embêtant de le faire mais l’action est tellement simple et insignifiante que refuser de le faire serait presque honteux. Elle répondit à sa petite remarque par une remarque rieuse.

"Oh mais je m’en fais pas, t’inquiète … ~"

Lorsque la porte s’ouvrit subitement, Four eut le réflexe de se tourner vers le garde tout en tirant sur le tissu au niveau de sa ceinture, feintant un soupire satisfait ainsi qu’un dernier ajustement à ses vêtements comme si elle s’était rhabillée. Pour être crédible, elle eut l’impression que ce fut court pour faire ce genre d’affaire mais si le garde gobait ça … Qui sait ? Un petit puceau rebelle, peut-être ! … Ou un précoce. Mais soit, ce n’était pas le sujet du jour.

Elle suivit le prisonnier accompagné de deux gardes. Ils passèrent à travers des réfectoires, toujours peuplé ou avec des personnes dans les pièces d’à coté : une petite prison abandonnée bien remplie. La tigresse pendait que la boss serait dans un autre bâtiment, qu’ils pourraient sortir dans des rues désolées où ils pourraient s’occuper de l’escorte mais visiblement, il n’y avait rien de tout ça. C’était inquiétant pour le plan de sortie mais le petit brin de femme ne s’en faisait pas. Elle était sereine, comme toujours. Elle ne craignait pas les mauvaises situations, même si elle devait les subir.

Finalement l’araignée trouva ça bizarre qu’on les menait dans une salle immense et qui ressemblait presque à une arène … Elle avait vu que le bâtiment était immense de l’extérieur mais à ce point ? Elle était impressionnée. Peut-être étaient-ils dans un genre de fosse aménagée par les bandits en arène… Mais pourquoi ? Cela semble être bien trop grand pour des combats de chiens… Et bien trop élaboré pour que cela puisse être construit par de simples petits gang. Finalement, les gardes lui dirent de ressortir de l’arène après avoir conduit le prisonnier en son centre. Elle ne pouvait pas refuser au risque de faire sauter sa couverture mais ses mots, dans sa tête, condamna celui qu’elle essayait de sauver. Il est clair que quelque chose allait se passer là dedans et dans son état, il ne pourrait pas faire grand-chose. C’est triste à dire mais elle avait fait tout ça pour rien … et elle le vivait bien. Elle ne se retourna pas vers le prisonnier et continua de marcher, se disant qu’elle avait essayé et c’est ce qui comptait. Elle ne pouvait rien faire de plus. Mais alors qu’ils étaient à la porte, le capitaine de la garde avec qui elle avait discuté pour envoyer l’élu à l’infirmerie débarqua à l’autre bout de la salle, s’approchant lentement de Four et des deux gardes … Avant de donner un grand coup de botte dans le ventre de  l’hybride qui ne s’attendait clairement pas à ça, encore dans la mentalité que tout les gens d’ici étaient sensé être des collègues.

"La patronne est venue pendant que tu faisais mumuse dans l’infirmerie et elle n’a jamais vu ni entendu parler d’une « Tisha ». On en a déduit, par tes étranges yeux, que tu étais la fameuse élue de Seika d’il y a quelques jours. J’espère que tu seras une bonne distraction pour Madame Urumi, emmerdeuse. On apportera ta dépouille aux autorités de Fuyu."

Sur le cul, l’araignée vit se fermer la grille séparant les coulisses de l’arène et la voila pour le coup enfermée avec celui qu’elle avait essayé de sauvé. Sa capuche était tombée et l’espace d’un instant, laissant voir par derrière ses dreads noir et mauve, volumineuse. Toujours à terre, deux mains plaquée au sol en arrière, elle regarda par-dessus son épaule pour admirer le spectacle. Un homme, visiblement, parlait directement au prisonnier, Sai Uraga de ce qu’elle avait entendu et qui avait reprit un peu de poil de la bête en retrouvant ses vêtements. Cette mise en scène avait de moins en moins de sens pour Four jusqu’à ce qu’une femme s’avança au balcon, bien plus haut. Elle se redressa lentement, péniblement, s’époussetant les vêtements de ses quatre mains puisqu’elle ne jugeait plus nécessaire de se cacher. Une voix plus féminine retentit, la fameuse Urumi, sans doute. C’était une femme aux allures et traits fort, un certain charisme et une aura menaçante émanait d’elle dans son armure à l’effigie du dieu Dragon. Son cache œil et sa pipe amplifiait cette aura étrange, lui donnant des airs de vétérante de guerre sans pour autant avoir un air particulièrement sévère.

Spoiler:
 

"J’avais prévu de n’avoir qu’un invité aujourd’hui mais il semblerait que  vous adorez fourrer votre nez dans les affaires qui ne vous concerne pas, créature."

Du tac-o-tac, Four haussa les épaules et répondit, ne donnant pas l’occasion à la chef de rallonger son monologue. "J’ai pas l’habitude mais là, j’avais envie."

"Et bien, votre envie vous a probablement mené à votre perte, sauf si votre réputation est justifiée : ce que je doute. Mon client ici présent s’intéresse grandement aux élus et voulait tester celui que nous avions capturé aujourd’hui. Je suppose qu’il aura désormais plus de choix, tout simplement. Soldats ! Ouvrez les portes !"

Four se gratta la joue en la voyant tirer sur son fumoir d’un air détendu. Sans savoir pourquoi, cette femme lui plaisait : Elle avait l’air tout aussi nonchalante qu’elle-même si elle semblait lui vouloir la mort, un peu. Des mécanismes s’enclenchèrent et elle se retourna pour voir des portes de l’arène s’ouvrir et libérer d’énorme lézard hissant et montrant les crocs de manière agressive. La seule réaction de Four à ce moment là fut un haussement de sourcil alors qu’un des lézards fonçait sur elle.

"Ohw …"

Alors qu’il ouvrait la gueule, sur le point de l’emprisonner dans ses mâchoires dentue pour la broyer et la déchiqueter, l’adrénaline envahit subitement ses veines de manière fulgurante. D’un simple geste, les quatre yeux écarquillé et luisant, la tigresse fit un pas en arrière pour éviter de peu les crocs de la bête, un pas de coté pour éviter un coup de griffe, poser deux mains à terre derrière elle pour se pencher en arrière et éviter un balayement. Tout ça avec une fluidité et une aisance qu’on ne lui imaginait pas, tout ça, les mains dans les poches lorsqu’elles ne les utilisaient pas.

La maladie de Four est un parasite lent et cruel. Au quotidien, Four doit dépenser beaucoup plus d’énergie que quiconque pour survivre. Réfléchir est un calvaire, quatre cerveaux, quatre esprit pensent et agissent différemment des uns des autres à chaque situation. Certes, elle réfléchit vite, fait ses décisions entre plusieurs esprit rapidement mais l’énergie consommé lui provoque de la narcolepsie, un manque de vivacité horrible … Mais ça, c’est parce qu’elle le veut bien. C’est parce qu’elle se limite à agir comme un paresseux sur sa branche et marcher comme une tortue afin de ne pas souffrir. Lors des moments de danger où elle a BESOIN d’agir, Four sait rediriger toute sa concentration et ses sens pour parvenir à de petites prouesses comme était celle-ci : une danse avec un dangereux prédateur. Le prix à payé, cependant, était que si elle ne réglait pas le problème rapidement, la batail ne durera pas deux minutes.

Tout ses sens en éveil et ses multiple intelligence calculant chaque trajectoire dans des réflexe au point, elle finit par faire de grand sauts en arrière pour se retrouver prés de Sai, oubliant totalement vu la situation que c’était peut-être la première fois qu’il la voyait au vrai jour.

"Je vais essayer un truc mais … Faudra me ramasser à la petite cuillère."

Elle se concentra et fit face à deux des créatures qui étaient prête à lui bondir dessus mais, subitement, elles hésitèrent. Ils regardèrent Four, intrigué, comme si ils ne savaient pas si elle était une proie ou une prédatrice. Les yeux de la Furry luisaient, ses crocs ressortaient dans un sourire malsain mais elle était là, immobile. Pénétrant dans l’esprit simple des lézard par le simple pouvoir de sa pensée, elle insuffla une image effrayante dans leur yeux, celle qu’ils faisaient face à quelque chose de bien plus gros qu’ils ne l’imaginaient. Autour de Four, la poussière se leva dans une petite onde émanant de son esprit et subitement, les lézards commencèrent à montrer les crocs et à être agressif … Les uns envers les autres.

Insufflant l’image d’une menace, ils se désintéressérent complétement de la tigresse, avaient peur de s’approcher mais le reste n’était pas son œuvre. Le reste était du au fait que les bêtes étaient affamée, sans doute volontairement pour  ainsi les changer en féroce bête dédiée à l’arène. Désespéré, la seule nourriture qu’ils virent alors à leur portée … Etait leur frère reptile à leur coté. Effusion de sang et mouvement vif, de panique, les créatures s’entretuèrent alors que Four tombait à genoux. Elle était essoufflée, prise de spasme et le visage remplie de sang, celui-ci goutant au sol alors qu’elle piquait du nez. Elle faisait une crise, sa puissance restreinte par le sceau dans ses yeux. Ce tour de magie était trop important pour qu’elle puisse l’encaissé, son esprit n’arrivait pas à tenir le coup. Son front saignait et elle était en état de choc. Mise à part ça, tout allait bien !

Seulement, il restait un lézard à qui elle ne pu insuffler ce genre d’image et elle n’était plus du tout en état de bouger par elle-même …
Four

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MessageSujet: Re: Enquête sous verrou   Sam 27 Fév - 19:52

Sai baissa les yeux vers son coéquipier qui dévoila sa véritable apparence. Elle n’avait pas l’air humain, surprenant un peu le policier. Après tout, un être pouvant détacher ces chaînes sans contact physique ne pouvait pas être humain. Il resta froid, distant même envers cette personne. Il ne broncha pas quand il la vit utilisé ces pouvoirs pour retourner contre eux deux des lézards. Il garda un œil sur le dernier lézard, alors que la jeune femme s’effondra à genou sur le sol, prête à sombrer dans un long sommeil.

La dernière bête fonça vers les deux élues, gueule ouverte, dent ruisselante de salive, prête à dévorer ses victimes. Par reflexe, Sai utilisa son G17 et tira une salve de balle qui vint percuter la mâchoire de la bête. Celle-ci ne ressentit rien, autre qu’une profonde haine encore plus grande envers le policier. Sai esquiva de justesse un coup de mâchoire en faisant un pas vers la gauche. Il sauta tout juste à temps pour esquiver un coup de queue qui malheureusement termina sa course sur sa coéquipière mi araignée, mi tigresse.

-Tsk!

Avant que l’animal ne tente une autre attaque avec sa mâchoire puissante, Sai lui porta un coup de poing au museau. Déconcentré, le lézard fit quelques pas part derrière pour s’éloigner, mais Sai parcouru la distance aisément et donna un coup de pied sauté dans le torse du lézard qui rugit de colère. Il donna un violent coup de patte qui projeta le policier plus loin. L’Uraga se leva difficilement après ce coup fulgurant qui lui avait peut-être brisé des côtes en plus de ses blessures initiales. Il cracha du sang sur le sol. Il vit que le lézard se rapprochait dangereusement de la jeune femme.

*Et merde…*

Sai chancela et tenta de courir le plus vite qu’il pouvait pour rejoindre la femme tigre. Tout ce passa très vite que Sai ne compris pas aussitôt ce qui venait de lui arriver. Il avait réussi a rejoindre Four grâce à une glissade. Il c’était retrouver entre le lézard et la jeune femme. Son pistolet pointé directement vers la gueule de l’animal, celui-ci avait fermé ces mâchoires sur le bras de Sai. Du sang gicla sur le visage du policier qui fronça les sourcils et serra les dents de douleur. Les dents de l’animal étaient restées coincé dans le bras de l’agent.

-Meurt!

Avec la force qu’il lui restait dans le bras droit, il appuya sur la gâchette et fusilla de l’intérieur le lézard qui rugit de douleur avant de s’effondrer, enfonçant davantage ces dents dans la chair du policier.

Haletant, transpirant et saignant de partout, Sai parvint par miracle à ouvrir la gueule du lézard et a dégagé son bras sanguinolent. Il se laissa tomber sur le dos à côté de Four. Son regard se dirigea vers le balcon où il ne restait plus que la leader du groupe.

Son talkie-walkie se mis à émettre un grésillement.

-Beau travail Sai Uraga, mais tu es loin du compte… tâche de survivre jusqu’à notre prochaine rencontre.

Qu’allait-il leur arriver maintenant? Les portes s’ouvrirent et un groupe de garde s’approchèrent d’eux. Ne s’étaient-ils pas assez amusés avec eux? Sai tenta de se lever, mais un pied vint se déposer sur son torse pour l’écraser au sol.

-Tenez-vous tranquille élue… notre chef va décider de votre sort.
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MessageSujet: Re: Enquête sous verrou   Mer 18 Mai - 10:30

- Meurtrie -

Le trou noir, l’abysse dans son esprit, le « burn out », le « shut down ». Four n’était clairement pas faible d’esprit, elle savait réfléchir, elle savait résoudre des problèmes que personnes d’autre ne pourraient résoudre mais voilà. Le peu d’énergie qui lui restait, de capacité psychique, fut encore plus diminuée par Kosaten. Ce qu’elle avait fait aux lézards était un acte surhumain pour elle et elle en ressortit drainée. Le sang ruisselait sur son visage, à genoux à terre, regardant le sol lentement se tacher de rouge. Plus grand-chose ne passait par son esprit, seulement une longue agonie qui durait des heures, dans sa tête, le temps passant à la fois plus vite et tellement plus lentement, douloureusement.

Le coup qui lui arriva derrière la tête n’arrangea pas grand-chose à la situation. Son regard se posa sur la bête qui fonçait vers eux, voyant le coup arriver à des kilomètres mais elle n’avait pas la force de l’esquiver … Elle n’était plus là. Ni la force, ni la volonté de bouger. Elle acceptait presque cette situation, comme si être vidé de son énergie à ce point-là était presque un signe de mort prématuré pour elle. C’est bon, son heure était venu … Ainsi elle s’étala au sol. La douleur fut presque insignifiante comparé à ce qu’il se passait dans sa tête, elle ne savait pas si elle devait s’en réjouir ou non. Son visage dans la poussière, le sang perlant de son visage, elle ne combattait même plus pour se redresser. Elle finirait dévorée par les bête, sauf si miracle mais elle avait appris depuis longtemps à ne plus croire à ce genre de choses.

Elle resta donc amorphe sur le sol, à entrevoir le combat que l’homme qu’elle essayait de sauver menait jusque-là avec la bête restante. Elle n’avait même pas de remord … Pas le temps, pas la force pour en avoir. Elle aurait pu dire qu’elle aurait dû essayer plus fort, elle aurait pu se dire qu’elle n’aurait jamais dû essayer en fait mais non … Cela lui passait au-dessus de la tête. Elle s’était préparée à cela depuis bien longtemps. Mais le combat ne dura pas éternellement et les conséquences de ses actes ne s’abattirent pas sur elle immédiatement, étrangement. Elle vit son partenaire du moment s’effondrer à côté d’elle et puis, plus rien. Pas de bête, pas d’exécution … Elle se tourna mollement, d’une manière très douloureuse pour s’étaler à nouveau mais sur le dos. D’un œil lent et brumeux, elle vit des silhouettes se dessiner au-dessus d’elle mais une voix se démarqua des autres dans le brouhaha qui lui arrivait à l’esprit. Chaque son, chaque petite perturbation … Une torture.

« Impressionnant. Je suppose que vous n’êtes pas des élus pour rien. Cependant, mon client semble avoir rompu notre contrat et ne désire aucun de vous deux, directement en tout cas. Réellement dommage … »


Four essaya de reprendre ses esprits, ou plutôt elle espérait qu’ils allaient revenir assez vite d’eux-mêmes … Les formes se précisaient petit à petit mais elle n’avait pas besoin de ça pour savoir qui faisait entendre sa voix : la fameuse Uzumi, la chef de gang ou plus ou moins… Elle avait appelé ses hommes « soldats » la dernière fois. Etait-ce uniquement une petite lubie de sa part de prendre ses voyous pour de vrai guerrier ou y avait-il une certaine vérité ? Elle s’en fichait bien. Uzumi, sur la terrasse au dessus de l’arène, fumait son calumet en regardant vers le sol, restant de marbre face à leur souffrance et leur agonie. Elle médita sur leur sort quelques instants avant d’expirer de la fumée.

« Libérez-les. »

Les gardes eurent l’air étonné, celui en charge se permit même de questionner sa supérieur. « Mais … Madame, ils ont vu l’entièreté du bâtiment ou presque, cela ne serait pas judicieux de les laisser en vie après avoir vu notre planque ! »

La femme affina son regard dans un air agacé, ce qui eut pour effet de faire baisser les yeux au garde. Cependant, elle semblait aussi comprendre que la question était légitime, tout autant que facile à répondre par soit même … « Un élu de Minshu et une élue de Seika … Tout deux ennemi en ce pays. Ils leur faudrait une sacrée dose de courage ou de folie pour aller livrer notre position aux gardes et quand bien même, il faudrait encore qu’on les écoute. Notre client ne les a pas acheté mais a au moins payé pour qu’on libère l’homme. Je n’ai qu’une parole … Quand à l’autre … A mes yeux, l’homme pourrait faire un bon guerrier, tout au plus, mais la créature, c’est … Quelque chose d’autre. »

Elle laissa ses pensées en suspend un court instant, les gardes pointant leur armes sur les prisonniers en attendant une confirmation après ses explications. Four, de son coté, restait au sol, à fixer de temps à autre le plafond, parfois la femme, encore un peu dans le vapes même si elle avait compris le message. Elle était spéciale ? Pas plus que ne le serait une autre femme à moitié tigresse et à moitié araignée. Elle était sans doute spéciale pour être ce qu’elle était biologiquement mais sans plus, c’est ce qu’elle devait se dire, à tord ou à raison. Mais si, pour une fois, son origine arrivait à la sortir de mauvaise situation, elle n’allait pas se plaindre. Sortant un peu de ses pensées ou de son rêve, la chef finit par tirer sur son calumet, la fumée s’échappant de ses lèvres avant de se retourner, disparaitre du balcon.

« Dehors. Jusqu’à la prochaine fois … »

A cet ordre définitif, les gardes empoignèrent violement les deux élus et les trainèrent jusque dehors. Four était trop épuisée pour même marcher avec eux, trainant les pattes au sol alors que sa tête tournait encore et que le sang masquait son visage. Elle n’était même pas réellement consciente de si son partenaire se débattait ou quoi ou qu’est-ce … Ils allaient finir dehors de toute façon … Les gardes finirent par les lancer dehors, Four se retrouvant le museau dans la neige, avec à peine assez de force et surmontant la douleur dans tout ses muscles pour se redresser à quatre, enfin … six pattes, regardant autour d’elle en tremblant.

« Il … Il faut pas … Rester là … Si les gardes … Nous voient … Surtout comme … ça … Urk … »

Les deux étaient assez amoché, que cela soit par les blessure ou par l'effort fournit, mais il fallait s'en aller, se réfugier de cet environnement hostile. Cela devait être encore plus dur pour lui qui n'avait aucune idée d'où il se trouvait mais c'était le destin. Elle se sentie soulevée, Four essayant de marcher sans grand succès dans la neige jusqu'à trébucher une nouvelle fois, perdant plus ou moins conscience une nouvelle fois, tellement sa condition physique était faible.

Lorsqu'elle rouvrit à nouveau les yeux, elle était sur le toit, dans son campement d'il y a peu. Elle avait de vague souvenir, comme quoi elle aurait marmonné dans son sommeille la position d'un refuge, le sien. Sans doute que l'homme qu'elle voulait sauver l'avait mené jusqu'ici mais où était-il à présent ? Aucune idée. Un simple coup d’œil à ses provisions la fit remarquer qu'il en manquait, voulant certainement dire qu'il était partit avec. Cela ne la dérangeait pas même si cela semblait assez impoli. Mais qu'importe... Elle était encore faible et l'hybride rassembla ses dernières forces pour jeter du bois dans le feu avant de se couvrir et de se reposer à coté. Demain est un autre jour, un jour où elle ne devra pas jouer les justicières, elle espérait.
Four

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