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Comme un flocon de neige.
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MessageSujet: Comme un flocon de neige.   Ven 4 Mar - 20:57

Chronologie:
 

Au fil des jours, les éléments s'étaient apaiser avec l'arrivée timide mais concrète d'une petite sphère lumineuse trônant dans le ciel. Personne ne pouvait se douter maintenant des catastrophes qu'avait connu le monde, et bien des rumeurs circulaient entre tout les hommes et les femmes, colportés par des marchands et des enfants à la langue trop pendue.

Au sol, ceux qui commençaient à peine à se relever des calamités qu'ils avaient connu enterraient ceux qui ne le purent, de tout âge, de tout sexe. La nature avait frappée indifféremment les populations de toute ville, qui pour se relever mobilisait tout les survivants. Un véritable déboire de charpentier, de maçon, d'ouvrier improvisé se relayant à longueur de bras et de force pour reconstruire les plus bas de chaque endroit, et ce sans outil ou mentor.

Pour ce qu'il en ressortais de la ville blanche, mentionné ainsi par quelques paysans sur la route, elle était relativement épargnée : peu de pertes humaines ou matérielle, si ce n'est des maisons effondrées par les vents et les tempêtes. Les murailles de la ville tenaient encore debout, trônant sur la montagne, informant bien à chaque personne que son existence de place forte n'était pas un hasard, et qu'il faudrait bien plus qu'une tempête pour vaincre la capitale de Fuyu.

C'est ainsi que nous posions bagages dans la grande ville de Yuki, et de mes yeux, je dois bien admettre qu'elle mérite tout ses surnoms, blanche et fortifié comme on avait put me le décrire. Pour moi comme pour Emily, ma camarade de route, c'était la première fois que nous voyons une telle ville fortifiée. A vrai dire, Kyoto paraitrait une simple agglomération de pêcheur à coté de la forteresse qui s'imposait devant nous.

Aller dans la capitale était... Dangereux pour Emily, en tant qu'élue d'une autre faction. Néanmoins, nous devions nous réapprovisionner en vivre, tout comme en quelques petites choses moins courantes qu'Emily avait besoin, mais rien de bien exonérant normalement. Reste à savoir où commencer nos recherches.

Je laissa un long bâillement s'exprimer : Il était à peine la fin d'après midi, mais les plusieurs jours de voyage dans le froid, à se lever aux aurores méritaient bien une pause, même brève. Nous étions dans l'un des premiers quartiers de la ville, l'un des plus bas, et toute l'agitation locale des hommes réparant l'endroit réussissait au moins à me tenir éveillé : Il fallait éviter qu'on me vole ma bourse déjà bien maigre ou qu'Emily ne fasse une nouvelle crise de sommeil sans que je m'en aperçoive. C'était toujours compliqué à gérer.

Puis, j'adressa la parole à Emily, en me grattant quelque peu l'arrière de la tête :

"Bieeeen, maintenant que nous sommes arrivés entiers en ces lieux, est-ce que tu as des idées pour la suite ? Allons-nous vers une auberge ou nous occuper des achats ?"

Au fond, peu m'importait son choix, je n'allais pas la quitter sachant quelle pouvait s'endormir à tout moment, même si je devais avouer une petite préférence pour l'auberge, afin de trouver un feu bien nourrie, des sièges sommaires mais suffisant et au moins une pitance plutôt moyenne. Je n'en désirais pas plus.
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Lun 7 Mar - 21:07

Le  voyage depuis Rin avait été calme et sans embûches, chose rare quand on savait dans quel pays le duo de fortune se trouvait. Cela était grandement dû, il fallait le noter, à la rage de la nature qui s’était petit à petit dissipée au fil des jours passants, et l’on commençait à pouvoir apprécier le véritable visage de la nation des neiges.  
Des plaines blanches d’un mélange de pureté et de sévérité, tant cette région du monde semblait dure avec ceux qui en foulaient le sol. Seuls les plus forts, mentalement ou physiquement, pouvaient y survivre, et Emily comprenait pourquoi tous les élus ou habitants de Fuyu qu’elle avait croisé jusque là étaient souvent froids et brusque, mais surtout… puissants. S’il y avait une logique dans la manière dont les dieux choisissaient leurs élus, il était clair qu’elle n’aurait jamais pu porter un sceau bleu. Non pas qu’elle le désirait, mais savoir pourquoi elle avait été choisie par le serpent restait une question mystérieuse…
 
Plongée dans ses pensées, la jeune fille ne remarqua qu’ils étaient arrivés à destination que lorsque les imposantes murailles de la capitale du Dragon occupaient la quasi-intégrité de son champ de vision.
 
« Wah… »
 
Elle ne put s’empêcher d’être impressionnée par une telle prestance, une telle démonstration de la force de  cette nation. Non pas qu’elle appréciait cette façade très militaire, mais elle ne pouvait qu’imaginer nombre d’épiques batailles où des envahisseurs s’étaient brisés les crocs contre cette imprenable forteresse. Le genre de scènes qui lui donnaient grandement envie de dessiner… malheureusement son matériel était détruit. Et c’était là l’une des raisons qui les avaient menés dans un tel lieu : Trouver quelque chose de similaire dans les boutiques fuyujin.
 
Enfin, ce n’était pas le seul objectif ! Il était également nécessaire de trouver des provisions pour le voyage à venir, et du matériel pour traverser la chaîne de montagne qui séparait Fuyu et Minshu. Auparavant, leur objectif avait été d’éviter les grandes villes du territoire de Long, et de passer par les territoires neutres, mais cela aurait grandement rallongé le voyage… et le stock de rations n’aurait pas tenu.
 
Ils entrèrent donc dans la cité, non sans un inévitable contrôle de la garde, qui terrorisa la jeune fille, s’imaginant déjà dans un cachot… ou sur une potence. Fort heureusement, Kamatari portait la marque de Fuyu, et cela suffit à convaincre les hommes aux portes. Emily se fit passer pour une simple servante qui accompagnait la grande faucheuse. Ici, pas question de  parler de son statut d’élue : Ils avaient demandés à voir le sceau de Kamatari comme preuve, peu importe où il se trouvait, nul doute que la collégienne y serait passé aussi…
 
L’intérieur de la ville était comme l’extérieur. Dur, militaire, froid. Les patrouilles étaient fréquentes, les citoyens disciplinés. Le crime devait avoir été éliminé d’une main de fer, et ce depuis bien longtemps, surtout quand on connaissait les rumeurs concernant le Roi de Fuyu…
Kamatari demanda alors par où devaient-ils se diriger.
 
« J-je préfèrerais trouver r-rapidement les boutiques, et p-partir d’ici aussi vite… »
 
C’est que, pour une élue de Minshu, se retrouver à Yuki signifait être dans la gueule de l’ennemi. Et personne n’a envie de rester très longtemps dans la gueule d’un dragon.
 
Le duo commença donc à chercher quelque chose qui ressemblait à une place marchande, mais dans une ville où tout était de rigoureuse pierre, se retrouver n’était pas mince affaire. Et c’était si différent de ce qu’elle avait connu jusque là. En fait, autant dire que ni Emily ni Kamatari  ne surent s’orienter dans la capitale, et bien vite le duo était complètement perdu.
 
En fait il n’y avait pas beaucoup de solutions : Il fallait demander la route à quelqu’un. C’était dangereux, mais pas autant que de s’éterniser trop longtemps dans les rues, où le risque de subir un contrôle de la garde était présent. Qui sait combien de soldats ce mensonge allait encore berner ? De tels cheveux violets, même dissimulés sous le capuchon de sa cape, n’étaient pas vraiment normaux.
 
Cherchant rapidement du regard une personne dans les alentours, les yeux menthe de la jeune fille se posèrent sur une jeune femme, dont les rondeurs au niveau du ventre trahissaient une grossesse avancée.
Pourquoi spécifiquement elle ?
 
La douceur de son visage. Elle ne ressemblait pas à une soldate, et ne paraissait pas méchante… bien sûr, se baser sur les apparences était une grave erreur, mais Emily était une dessinatrice ayant l’habitude d’attacher ses idées et symboles à de simples images, en plus de manquer d’expérience et de maturité.
 
« J-je vais demander mon chemin à l-la dame, là-bas… » dit-elle à Kamatari avant de se diriger vers la désignée, s’approchant lentement pour ne pas paraître suspecte ou menaçante avec sa cape et son capuchon :
 

« -B-b-b-bonjour !... E-est ce q-que vous p-pourriez nous indiquer la d-direction des magasins, s-s’il vous plaît ?... »
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Sam 12 Mar - 18:52






Si proche


Pour Rumaki, ce rp se passe après les catastrophes naturelles (minimum 2-3 mois après) et peu avant son accouchement

Ce jour-là, j'étais sortie de mon nouvel habitat. Les catastrophes avaient totalement ravagé le petit appartement que j'avais loué à Hyouga et comme beaucoup d'autre personne, j'avais été contraint de rejoindre la capitale. Celle-ci n'avait pas été épargnée non plus, mais étant la ville la plus importante de Fuyu, elle avait eu de quoi résister au déchaînement de la nature.

Arrivée donc à Yuki, après une semaine passé aux côtés du ninja de l'Akatsuki, j'avais cherché de quoi me loger. Il fallait dire que la grotte où nous étions n'était pas des plus chaude et des plus confortables. Je m'étais adressée à un garde de Fuyu, qui bien que débordé par l'arrivée de tous ces migrants, avait vu mon état de futur maman et m'avait déniché une maison en bordure de ville, chez une femme qui vivait seule et qui avait accepté bien volontiers de m'accueillir.  Depuis, je vis chez elle, et elle connaît mon statut d'élu.

Environ 4 mois après, en une journée plutôt bien ensoleillée pour un paysage comme celui de Fuyu, je déambulais dans les rues de Yuki, histoire de me dégourdir. Mon ventre devenait très imposant et rester assis me procurait des douleurs aux jambes. J'avais pris depuis quelques jours l'habitude de faire une promenade histoire de bouger. J'en avais profité pour faire quelque course pour le repas de soir. J'avais marché environ un quart d'heure quand le poids du bébé pesa sur mes muscles. Je fis alors une pause et m'assis sur un banc public. M'appuyant contre le dossier, je commençai à songer que cet enfant non-désiré allait pourtant bien naître. Un mélange de sentiment déferla en moi. À chaque que je pensais à cette nouvelle vie que je couvais, l'image du père me revenait en tête, et tout s'assombrissait dans mon esprit. Certaine fois je haïssais cet enfant, et d'autres fois, j'éprouvais une joie de donner la vie. J'aimais cet enfant, mais les souvenirs qu'il renfermait ternissait cet amour maternel. Je ne savais plus de quel façon je devais l'accueillir. Car cet enfant n'a rien demandé, à part de naître et de découvrir le monde, entouré de ses parents.

Je lâchai quelques larmes, la tête complétement prise par ces pensées jusqu'à ce que quelqu'un s'approche franchement de moi. Je sortis d'un coup de ces lugubres songes pour porter attention au petit être qui timidement m'adressa la parole. Je séchai mes larmes rapidement avec ma manche de veste, et le fixa quelques seconde avant de répondre.

Euh... bien sûr ma petite, montre-moi avec qui tu es, et je vais vous guider. Quel magasin en particulier ?

J'avais deviné grâce au "nous" qu'elle avait utilisée qu'elle n'était pas toute seule. Je me relevai, avec un peu de peine et lui adressai un petit sourire, chassant pour l'instant les songes de ma grossesse de mon esprit. J'empoignai mon cabat de comission, encore bien vide comparé à ce que je devais acheter, et attendit la réponse de la petite.



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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Lun 14 Mar - 22:13

Je tournai mon regard vers la femme qu'Emily avait repérée : Assise sur des quelques bancs de la ville, elle semblait avoir fait une halte sur le côté de la rue, pour la simple cause que son ventre bien trop courbé montrait aisément qu'elle s'apprêtait dans les prochaines semaines tout au plus. Peut être que c'était pour ce côté maternel et affable qu'Emily avait posée son attention sur elle ? Pour la douceur et la gentillesse qu'elle pourrait y lire ?

J'imagine que c'était toujours mieux que les reniflements des quelques gardes vu jusqu'à lors.

Dans tous les cas, cette femme n'était pas armée et elle portait des vêtements plutôt beaux d'aspect, tout du moins la mettant en valeur, elle ne représentait donc pas vraiment une menace, principalement par son apparence, peut être trompeuse, mais surtout par son ventre l'empêchant tout simplement de se mouvoir avec facilitée. Ce serait d'ailleurs surprenant si elle tentait quelque chose contre nous seule.

Emily s'occupa de l'accoster afin de pouvoir nous aiguiller sur l'endroit. Probablement une habitante du coin, je ne doutais pas qu'elle en soit capable, mais prendrait-elle le temps de nous aider avec un tel fardeau en elle ?

Je m'approchai lentement d'elle, laissant le soin à Emily d'expliquer la situation, pendant que d'un signe de tête je me présentai :

"Merci de nous aider. Je me nomme Kamatari Honjo et vous avez déjà rencontré ma servante Emily Grimbald."

Je fis un petit sourire, discret, mais sympathique. Elle allait perdre un peu de son temps et de son énergie pour simplement aider deux inconnus de passage, c'était louable. Après, nous étions des élus et beaucoup avait eu ce genre de comportement envers nous.

"Nous sommes de passage à Yuki et nous avons besoin de quelques objets avant de partir explorer le monde."

J'observai pendant la marche les maisons et autres magasins. Peut être allions nous trouver notre convenance juste à côté de nous. C'était beau d'espérer. Toutefois, mon regard se porta vers le cabas qu'elle portait, ce qui m'interloqua un peu :

"Vous êtes forcée de vous approvisionner seule ? Avec un tel poids au ventre ? Vous avez un mari à déplorer. Laissez-moi au moins porter votre sac, vous nous assister déjà, c'est la moindre des choses que je puisse faire."


Je tendis mon bras en même temps que mes mots. Malgré la lourde faux dans mon dos, j'avais suffisamment de ressource pour porter bien plus encore que les quelques objets que pouvait contenir ce sac.
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Mar 15 Mar - 14:20

La jeune fille observait la dame qui se trouvait devant elle. Douce et pure, étaient les mots formés par l’esprit d’Emily pour désigner son interlocutrice, basés sur la première impression que la future mère lui évoquait. Néanmoins quelque chose lui paraissait étrange…
 
Kamatari s’approcha ensuite pour se présenter, et décrivit la fille aux cheveux violets comme sa servante –qui s’inclina pour la saluer-, de la même manière que le duo avait pu passer les gardes à l’entrée de la ville. Une personne de Fuyu qui rejoint la capitale du pays des glaces, ça n’avait rien d’improbable, et après tout ceux ayant été invoqués par les dieux étaient vénérés par bon nombre d’habitants. C’était donc la meilleure couverture qu’ils avaient trouvée pour masquer l’identité de la minshujin.
 
Cependant, ce qui fit tiquer Emily fût la référence à un mari défunt qu’avait énoncée la Grande Faucheuse. Il était vrai, que si cette femme avait encore eu un homme à son bras, il ne l’aurait probablement pas laissée seule à s’occuper des courses familiales. Pas avec un état de grossesse aussi avancé, à moins qu’il ne soit vraiment méchant…
C’était donc peut-être ce que la jeune fille avait cru voir. Même si elles sont essuyées, des yeux qui venaient de laisser couler des larmes étaient marqués d’une rougeur particulière,  et de ses pupilles d’artiste la dessinatrice ne laissait pas échapper ce genre de détails.  
 
« H-heu….v-vous allez bien ?... » Laissa-t-elle échapper, son cœur ayant pris le dessus. Puis mit ses mains devant sa bouche, anxieuse à l’idée qu’elle ait pu paraître impolie :
 
« V-veuillez me pardonner !...J-je, ça ne me regarde peut-être pas… » S’excusa-t-elle en s’inclinant à plusieurs reprises. Non, ces marques de politesse n’avaient rien à avoir avec son prétendu rôle de servante, mais étaient bien naturelles. Une raison de plus à pourquoi cette couverture lui collait bien à la peau. Ironique, pour une ancienne princesse… mais cela faisait partie de son caractère, être serviable.
 
Pour se rattraper, et changer de sujet, Emily compléta donc la liste de magasins que le duo recherchait, répondant de fait à la question de la Fuyujin :
 
« O-on rechercherait des b-boutiques pour du matériel de v-voyage en montagne, ainsi que d-des provisions, et un magasin qui v-vend du… matériel pour dessiner ? 
 …S-s’il vous plaît ! »
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Mer 16 Mar - 20:16







Guide



À la place d'une réponse de la petite, ce à quoi je m'attendais, je vis simplement l'accompagnatrice s'avancer et se présenter. Elle qualifia la petite fille de servante, ce qui me fit lever un sourcil pour rapidement le rebaisser. Je n'aimais pas trop le concept de servante qui m'apparaissait comme une dure labeur pour cette dernière. Mais la concernée ne semblait pas malheureuse, bien que timide. Alors je ne relevai pas. Après tout, je n'avais pas à m'immiscer dans les affaires des autres. Je me contentai de sourire à la plus grande des deux et de me présenter.

Enchantée, moi c'est rumaki.


Puis, ensemble, mes deux interlocutrices m'indiquèrent plus précisément l'objet de leur venu à Yuki. Je réfléchis un instant, car je ne connaissais pas Yuki comme ma poche. J'y étais venu plusieurs fois et avait une carte général de la ville en tête, mais il me fallut quelques secondes pour me rappeler l'endroit propices pour les achats des deux desmoiselles. Pinçant mon menton entre mon pouce et mon index, je réfléchis à voix haute.

Parcourir le monde... des affaires de montagne... des provisions... et du matériel de dessin... voyons... oui je crois savoir où aller, du moins pour l'équipement montagnard, suivez-moi finis-je avec un sourire

J'ouvris la marche, bientôt suivie des deux visiteuse. En chemin, la dite-servant me demanda si tout allait bien, avant de rapidement s'excuser, honteuse, comme si elle avait dit quelque chose d'interdit. Je supposai que c'était les restes de mes larmes qui l'avait poussé à me demander cela. Je la rassurai d'une voix calme.

Pourquoi t'excuser ? Tu n'as rien dit de mal, je me trompe ? C'est tout naturel de se préoccuper d'autrui. Mais sois tranquille, je vais bien.

Je mentais. Oh que oui je mentais. ça ne me ressemblait d'ailleurs pas. Avant Kosaten, je ne me serais jamais permise ce genre de chose, mais là, je ne ressentais que très peu de honte. Mon expérience ici-bas et mon entraînement avec le ninja de l'akatsuki m'avait profondément changée, je le sentais.

En revanche, la remarque de la deuxième jeune fille me fit l'effet d'un soubresaut. le mot "mari" fit remonter toute l'histoire et je serrai davantage le cabat, me mordillant une lèvre et m'efforçant de ne pas pleurer. Un mari... je n'en avais pas, mais je ne pouvais pas leur dire ça comme ça. Je ne voulais tout leur raconter, je ne voulais plus me plaindre. Je me sentis soudainement mal à l'aise et bredouillai.

M...mon... mari est... il est occupé...

Puis je fixai la main qu'elle me tendait, hésitant à lui donner mon sac. Après quelques secondes où je me calmai et pris une grande inspiration pour me détendre , je finis par céder. Je devais avouer que ça m'arrangeais de ne plus avoir cette charge. Je la lui donnai donc avec un petit sourire.

Je te remercie

Nous arrivâmes finalement devant le magasin que j'avais en tête, et je le pointai du doigt.

Voilà le premier endroit. Ici, vous devriez trouver de quoi vous équiper pour la montagne.

J'entrai dans le bâtiment et les invitai à en faire de même. Puis je repérai une chaise et déclarai.

Prenez votre temps, moi je vais m'asseoir, je fatigue un peu. N'hésitez pas à me demander si vous avez des questions.

Sur ce j'allai m'asseoir et les observai depuis là.




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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Lun 21 Mar - 21:07

A entendre cette femme, du nom de Rumaki, me répondre, je pouvais deviner que quelque chose n'allait pas avec son mari. Pourquoi aurait-elle été aussi mal à l'aise sinon ? Etait-il mort ? Etait-ce plus grave ? A vrai dire ce n'était pas mes histoires, qui étaient déjà suffisamment complexes pour ne pas devoir m'embarrasser d'autres du même genre.

Mais, malgré son hésitation, elle accepta de me laisser l'aider en portant son sac. Ce n'était pas grand chose, d'autant que ce sac n'était pas très rempli. J'imagine que faire des achats avec un tel ventre devait être une véritable épreuve de patience.

Nous arrivions après quelques rues devant un magasin relativement peu décoré. Seul les quelques manteaux et matériels posé sur quelques présentoirs à l'avant et le nom gravé au-dessus de la porte, "L'escapade", pouvaient renseigner aux plus aptes la nature de cette boutique.

Au contraire de dehors, nous étions véritablement tombés dans un autre monde, rempli de tout ce que nous pouvions avoir jamais besoin, si ce n'est plus.

"Je m'occupe de prendre ce qu'il nous faut, cordes, manteaux et le minimum nécessaire pour pouvoir préparer un minimum la nourriture. En attendant, tu peux aller t'asseoir."


J'avançai d'un pas vers les articles, avant de me retourner et de dire à Emily en posant me pinçant légèrement le menton, pensif :

''Après, nous aurons à prendre les provisions et des affaires de dessin si je suis bien. A moins qu'il n'y ait d'autres choses ?

Toutefois, je secouai légèrement la tête, comme pour me raviser d'avoir trop d'informations d'un coup et continua d'un sourire :

"Bah, on verra ça plus tard, aux autres magasins, comme pour tes affaires de dessins dont attends avec tant d'impatience"

Puis, je m'engageai seul dans les allés désorganisées pleines de présentoirs du magasin. Trouver ce que nous recherchions dans tout cet amas de fioritures et de babioles fut tout de même un challenge bien complexe, mais que je menai à bien dans des temps plus que raisonnables.
Toutefois, en arrivant en caisse, il fallait constater bien une chose : ma bourse était presque vide et avec tous ces achats, elle le serait totalement.

Ce ne manqua pas d'arriver... Ayant réussi de justesse à obtenir une légère ristourne sur les prix me permettant de tout prendre, je retournai rapidement vers mes deux camarades, présentant une sorte d'épais gilet en laine de mouton à Emily. Il était peut-être un peu grand pour elle, mais ça n'allait pas être forcément un mal. J'avais récupéré la même chose, mais... Il était presque trop petit pour moi. J'allais faire avec, c'était un moindre mal.

"J'espère que ça te va, il a fallu que je négocie un peu pour obtenir ça. J'ai même pu obtenir un semblant de sac en toile pour porter toutes ces choses."

Ce dernier était maintenant un peu rempli avec les quelques babioles que j'avais pris. Pas encore plein, heureusement. Il allait falloir encore d'autres choses pour partir d'ici en étant totalement préparé. Et cela passait par la suite de notre expédition achat.

Je tendis la main à Rumaki pour l'aider à se relever, tout en prenant son sac du bras, en lui disant :

"J'espère que l'on ne vous attarde pas trop, c'est plutôt impromptu de notre part de vous déranger ainsi, mais j'apprécie grandement votre aide. Ensuite... Il nous reste au minimum les provisions et le matériel de dessin. Vous savez où est le plus proche ?"
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Mar 22 Mar - 20:33

Bien qu’impatiente à l’idée de bientôt retrouver – Enfin !- de quoi exprimer son imaginaire sur papier, Emily était néanmoins préoccupée par cette jeune femme s’étant présentée sous le nom de Rumaki. La dessinatrice était assez sensible pour remarquer quand quelqu’un n’allait vraisemblablement pas, surtout si c’était aussi visible.

Mais comment en parler ? Emily ne voulait pas blesser leur guide, ni la contrarier, ou passer pour une malpolie. Certes, la fuyujin n’avait pas eu l’air vexée quand elle avait posé la question, mais demander une seconde fois était peut-être trop insistant, se disait-elle…

Pendant sa réflexion, ils étaient déjà arrivés à l’entrée du premier magasin, où Kamatari se proposa de s’occuper des achats. Emily hocha la tête : C’était vraiment gentil de sa part. Et puis, la collégienne préférait éviter de trop discuter avec les habitants du coin, de peur de dire une bêtise qui la révèlerait… Bon, elle était justement laissée seule à parler avec une inconnue, mais c’était sans danger!
Du moins, avait-elle l’impression que Rumaki n’était pas une menace. Une naïveté habituelle qui lui apportait bien des problèmes…

La jeune fille vint donc, timidement, s’asseoir également sur une chaise, laissant néanmoins une place entre elle et la fuyujin pour ne pas piétiner sur l’espace vital de cette dernière. Bien loin d’être de la méfiance, mais elle aurait simplement trouvé osé de se mettre à proximité de la jeune femme qu’elle ne connaissait qu’à peine.
Cette histoire de mari la préoccupait. Était-il vraiment occupé ? Peut-être, mais  à quoi alors ? L’armée ? Cela pouvait être un militaire partit en campagne, et la nouvelle mère craignait qu’il ne voie pas la naissance de leur enfant. Ou alors… c’était complètement autre chose. Un mal parasitant son cœur qu’elle ne voulait/pouvait exprimer. La jeune fille serra légèrement ses poings.

Elle a l’air si gentille…

Plutôt que d’aborder directement le sujet, la demoiselle se dit qu’il fallait tenter une approche plus indirecte. Parler d’une chose qu’elle supposait plus heureuse. Fixant un instant les rondeurs du ventre de Rumaki, elle crût avoir trouvé…

« C-c’est un garçon o-ou une fille ?... » Demanda-t-elle en brisant le silence qui s’était installé depuis quelques minutes, un sourire anxieux au visage.

Puis Kamatari revint avec un sac de tôle, et tendit un gilet en laine à Emily. La jeune fille l’observa un instant, ne comprenant pas tout de suite que c’était pour elle, puis le prit dans ses mains :

« M-merci beaucoup ! »

Néanmoins, en premier lieu, elle le garda contre sa petite poitrine, s’en servant comme une peluche plus qu’un vêtement. Habituellement c’était son carnet de dessins qui disposait de cette place, mais en l’absence de ce dernier il fallait bien remplacer par autre chose !

La jeune fille se dressa donc sur ses pieds, avant que Rumaki ne se lève, prête à partir. L’idée d’avoir bientôt un crayon entre les doigts la réjouissait. Néanmoins, au moment où ses jambes auraient dû commencer à marcher, elles se dérobèrent. Les yeux mis clos, elle bascula dangereusement vers l’avant…

Car Emily venait, à nouveau, de s’endormir.
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Ven 25 Mar - 17:26






Surprise !


M'asseoir me fit du bien. Je n'étais pas essoufflée, car j'avais pris l'habitude depuis quelques de marcher dans les rues de Yuki en étant enceinte, mais je devais avouer que ces petites pauses n'étaient pas de trop. Je vis la petite fille s'asseoir en face de moi, pendant que la grande s'occupait des achats. Bizarrement, je crus voir une maman avec sa fille. Elle avaient l'air de tellement bien s'entendre, c'était attendrissant à voir. Cela dessina un petit sourire sur mon visage, qui ne disparut pas quand elles se séparèrent. D'un côté, j'étais contentes de leur situation. Au moins, elles, elles avaient quelqu'un qui les aimait. Moi, j'avais bien la dame qui m'avait recueillie, et je n'avais certes aucun reproche à lui faire, mais ce n'était qu'une courte relation. Il me manquait ce lien de longévité que j'avais grandement dans mon monde, mais qu'ici, il n'existait plus.

Tout en pensant à ça, je regardais la petite fille en face de moi. Elle était drôlement mignonne, et son côté timide la rendait d'autant plus adorable. Ses longs cheveux violets lui allaient à ravir. Elle aussi me regardait, et personne n'osa parler pendant quelques minutes, jusqu'à ce qu'elle prenne le courage à deux mains, et me pose une question. Elle se rapportait, une nouvelle fois, à une page sombre de mon existence, mais elle était moins dure à encaisser que la remarque de tout à l'heure. Continuant de sourire, je me massai machinalement le ventre en répondant.

ça, je n'en sais rien, je désire avoir la surprise jusqu'au bout. J'aurai la réponse d'ici quelques jours normalement.

Etrangement, je ressentis une sorte de réjouissance en disant ça. Je me sentis pendant quelques secondes, comme une mère normale, attendant avec impatience le fruit d'une union idyllique. Commençai-je à faire le deuil de cette histoire ou était-ce une joie passagère ? Je n'en savais rien.

La dénommée Kamatari revint, chargée de ses commissions, et tendit un manteau à Emily, qui semblait l'apprécier. Apparemment, la grande avait touché juste. Elle indiqua d'ailleurs que désormais, il lui fallait encore des provisions et de quoi dessiner pour la petite. En même temps qu'elle m'aida gentiment à me relever, je réfléchis au magasin le plus proche.

Mmmh, je connais une petite échoppe pas très loin d'ici qui.... Ehhh !

Je m'interrompis dans ma phrase quand je vis Emily tomber. Sans réfléchir, je tentai de la rattrapper, et finis à genoux, la petite sur mon ventre. Je dus me freiner avec l'autre bras pour ne pas tomber davantage. Une fois stabilisée, je demandais, d'une voix inquiète.

Eh, ça va ? Qu'Est-ce que tu as ?

Machinalement, étant ninja médecin, je plaçai un doigt dans le cou d'Emily pour sentir son pouls. Tout était normal, elle semblait juste évanouie. Je tournai la tête vers Kamatari.

Tu sais ce que ça peut être ?



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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Sam 26 Mar - 15:58

"Ehhh !"

A peine Rumaki prononçait ses mots par surprise qu'elle attrapa Emily, qui venait de s'endormir. C'était fréquent certes, mais elle ne le savait pas. Elle commença à effectuer tout un diagnostic, cherchant à savoir quel serait les maux et les causes qui avaient fait chuter Emily. Elle semblait paniquée, inquiète pour cette petite. C'était normal j'imagine, après tout, la première fois qu'elle avait eu une telle crise, j'avoue avoir eu un petit instant, très court, où je ne savais pas vraiment quoi faire. Toutefois, ayant l'habitude maintenant, je m'agenouillai à côté, commençant à prendre Emily.

"Rien de grave, je vous rassure. Cela arrive assez fréquemment à Emily. C'est un mal quel a de naissance, qui certes est assez handicapant, mais ne l'a fait que s'endormir pendant parfois quelques dizaines de minute tout au plus. Je ne me rappelle plus du terme exact toutefois... Narcote... Nyaruke... "

Je pris Emily dans mes bras, la transportant presque comme une enfant, inconsciente de tout ce qu'il y avait aux alentours, prisonnière de ses songes. Avec mes affaires, celles de Rumaki, Emily et mon arme, je commençais à être bien chargé.

"La première fois que je l'ai vue s'endormir ainsi, la situation n'était pas vraiment à la discussion, mais on apprend rapidement à faire avec."


Utilisant le manche de mon arme pour poser les sacs dessus, j'arrivai à trouver une position pour avancer sans problème, la tête d'Emily posée contre mon épaule alors que mes deux bras la soutenaient.

"Je vous propose d'avancer vers la prochaine échoppe et de trouver un endroit afin d'attendre son réveil. En attendant, compter sur moi pour vous assister et faire un peu de discussion."

Je sorti de la boutique. Dehors, les rues, bien que seulement un peu secondaire, ne montraient guère toute la population locale et pour cause : le soleil commençait à décliner par-dessus les remparts de la cité. Dans une heure ou deux, la nuit allait envahir les lieux aussi sûrs qu'une vague atteint la plage. Mais pourtant, je n'allais pas bien vite, profitant simplement du calme qu'offraient ces lieux. Toutefois, je ne comptais pas laisser le silence gagner et comme je l'avais dit, je discutai avec Rumaki.

"Vous avez, je pense, de bon réflexes en terme de médecine. Je ne suis pas un expert dans le domaine, loin de là, mais j'ai pu voir quelques personnes de ce métier s'enquérir de l'état d'autrui, faisant au moins les mêmes gestes que vous."

Trouvant un banc sous un arbre vieillit par le temps et les marques, je m'assis, posant Emily à côté de moi, veillant à ce qu'elle ne tombe pas tout comme à ce que Rumaki ait de la place pour ne pas être gênée davantage par nous. Mais toutefois, une question me vint en tête :

"J'y pense par ailleurs, qu'avez-vous besoin d'acheter ? Nous nous imposons déjà beaucoup et j'aimerai au moins vous aider à ce niveau."


Car oui, nous la dérangions avec nos achats. Elle avait certainement des choses à faire de son côté, au minimum compléter ce qu'il lui manquait dans son sac, peut-être même plus.
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Mar 29 Mar - 23:34

[HRP] Important: Monde onirique:
 
 
 
« Une plaine vaste et désolée. Un désert sans fin vide de tout espoir. Un plateau de cendres et de poussière, parfois parcourues d’étincelles lumineuses convergeant vers un point lumineux au loin. Je suivais ce point.
Il était la seule lueur en ce lieu. Il était le seul espoir de cet enfer grisâtre. Il était la seule chose qui rendait ce monde supportable. Sans cette fragile lueur, tout ne serait que triste paysage creux et sans saveur, une épreuve dont on ne tire rien d’autre que de la rancœur et de la honte.
 
Au fur et à mesure que j’approchais de ce point, le vent s’était levé. D’abord doux et calme, rapidement son souffle s’était accéléré et devenait véritable bourrasque, puis une dévastatrice tempête au sens qui variait en permanence, telles des émotions contradictoires qui se déchaînaient les unes contre les autres : certaines rafales soulevaient de lourds nuages de poussière, tentant de les faire s’envoler, mais cette même brume cendrée masquait en même temps la vision de cette lueur qui ne cessait de se rapprocher. Alors d’autres plaquaient l’océan gris au sol, acceptant  ce monde tel qu’il était pour laisser briller l’Espoir de mille feux.
 
Je progressais indifféremment au travers de cet éternel conflit, toujours au même rythme, toujours dans la même direction. Qu’étais-je ? Clairement pas moi-même. Mon caractère, mon esprit, mes souvenirs et mes émotions avaient été mis de côté  Non, ici, j’incarnais autre chose. Un concept qui ne pouvait changer, peu importe quels évènements m’entouraient.
N’était-ce pas le temps qui passe ?
 
Mes pas me menèrent enfin vers le seul éclat en ces lieux. Une jeune rose blanche, pas complètement formée, dont on voyait pourtant le début des pétales qui grandissaient petit à petit. Mais comment, en un territoire aussi hostile, une plante avait-elle pu voir ainsi le jour ? Désireuse de trouver réponse à cette question, je me retournais vers le Passé.
 
Qui était un tout autre paysage. Le ciel était bleu. La cendre avait laissée place à un tapis herbeux se prolongeant de tous les côtés, jusque l’horizon. Et, parsemant cette plaine, ici et là, se dressaient des amandiers de tout âge. La couleur blanc rosé de leurs fleurs agitées par une légère brisé, dégageait une aura de douceur, de quiétude, et de pureté.
Mais cela ne dura pas.
 
Le ciel qui pourtant semblait sans nuages se noircit le temps d’un clignement d’yeux, rassemblant de sombres vapeurs au dessus de moi, maniées par une entité que je connaissais bien : Une femme dont on ne pouvait voir aucune parcelles de peau, cachée dans une robe violette, maniait ces nuages, faisait gronder le tonnerre tout en aspirant de force l’air ambiant.
 
Celle que je surnommais « La Voix violette » était l’incarnation de la Magie dans ce monde onirique. Représentante de la sagesse, des bienfaits d’un pouvoir maîtrisé, de l’ambition et de la persévérance dans le travail et les études.
 
…Mais aussi du mal que peu faire un manieur des forces magiques mal intentionné, utilisant cette énergie à de mauvaises fins, écrasant les plus faibles face à sa puissance.
 
Veniant spiritus aerialis fulgurientes…
 
Sa voix résonnait de puissance et d’hostilité. Non, dans ce rêve-ci, elle ne venait pas m’apprendre de nouvelles formules. Elle ne venait pas me montrer à quel point l’étude des arcanes était épanouissante.
 
Cum fulguriationis flet tempestas austrina…
 
Non… elle ne venait que pour une chose : Détruire sans remord ce jardin si innocent et paisible !
 
Iovis Tempestas Fulguriens!
Image:
 

Les trois derniers mots résonnèrent en même temps que la foudre… et dans un maelstrom destructeur, la magie frappa le sol si brutalement que j’en fus propulsée au loin. La terre trembla sous le choc. Le ciel lui-même fût ébranlé par l’impact.
 
Et quand les nuages furent enfin dissipés… ce monde était de nouveau mort.
 
Mis à part la petite graine de vie qui grandissait au creux de l’impact. »
 
Les yeux de la jeune fille commencèrent lentement à s’ouvrir. Ses sens lui indiquaient qu’elle était assise sur une sorte de banc…. Et la température, qu’elle se trouvait toujours à Fuyu. Kamaari et Rumaki étaient aussi présents, et Emily s’empressa de s’excuser pour le dérangement qu’elle avait certainement causé :
 
« D…e-excusez-moi… »
 
 Sa voix était encore embrumée de sommeil, tout comme son esprit, néanmoins les images de ce songe si singulier tournaient encore dans sa tête. Quel sens avait-il ? Car il y en avait un. Le rêve avait été trop prenant, trop réaliste, pour ne pas avoir de sens concret… et la présence de la voix violette confirmait ça.
Les yeux à moitié endormis de la demoiselle observaient la Fuyujin… et descendirent doucement pour fixer son ventre.
 
Une graine de vie…
 
Ce rêve, d’une façon ou d’une autre, concernait cet enfant. Mais alors… pourquoi tout était si sombre ? La venue d’une nouvelle vie, ne devrait-elle pas être entourée de joie et de bonheur ? Peut-être de l’appréhension aussi, à vrai dire la jeune fille n’avait jamais vraiment réfléchis à la question…  mais ce n’était certainement pas quelque chose d’aussi froid et sombre !
Son cerveau fusa. Le songe avait montré qu’un éclair avait bouleversé un monde de quiétude. Peut-être était-ce une sorte d’indice ?...
 
Prise par ses réflexions et son envie de comprendre, la rêveuse ne parvint à contrôler sa curiosité, et ne put s’empêcher de poser une étrange question :
 
« L-la foudre… I-il y a un lien e-entre la foudre e-et votre enfant ?... »
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Jeu 31 Mar - 17:57






le manieur de foudre




Encore la petite dans les bras, j'écoutai stupéfaite les explications de Kamatari. Alors c'était un mal de naissance, l'endormissant sans prévenir... Etrange, je n'avais encore jamais entendu parler d'une telle maladie. Etsuko avait-elle omis de m'en parler ou était-ce un mal qui n'existait pas dans mon monde ? Quoi qu'il en soit, ces mots me rassurèrent autant qu'ils m'intriguèrent. C'était vraiment un attribut particulier.

Je me relevai, ne sachant quoi répondre, avant de voir que la jeune femme galérait à tout porter, d'autant plus que maintenant, il y avait une petite fille en plus à s'occuper. Je fis un geste vers Kamatari.

T'es sûre que ça va aller ? Tu es pas mal chargé maintenant. Si tu veux, tu peux me redonner mon sac de course, ça va te décharger.

Mais finalement, elle trouva une façon de tout porter, et assura qu'elle pouvait m'assister sans problème. Elle me proposa de suivre notre chemin jusqu'au environs de l'échoppe que j'évoquais tout à l'heure et de trouver un endroit pour attendre le réveil d'Emily. Un peu gênée par tant de gentillesse, car ça faisait longtemps que ça ne m'était plus arrivée, je bredouillai.

Euh... très bien, suis-moi. Mais n'hésite pas à me dire si c'est trop lourd pour toi.

Nous sortîmes alors du premier magasin, et je la guidai sur le chemin de l'échoppe. En route, elle me complimenta sur les réflexes de médecin dont j'avais fait preuve machinalement lorsqu'Emily était tombée. En souriant, je lui répondit.

Merci beaucoup. J'ai appris avec ma maman. Comme j'étais pas très bonne au combat, on a trouvé ça ensemble pour compenser.

Nous nous assîmes sr un banc et attendirent le réveille de la petite fille. Kamatari enchaîna avec une nouvelle question. Mon sourire s'agrandit et je la rassurai.

Ne vous inquiétez pas pour moi, je m'occuperai de mes achats après vous avoir aidé, j'ai le temps. Je n'ai plus grand chose à acheter.

À ce moment-là, Emily se réveilla, un peu stressée, s'excusant de la gêne occasionnée. Cela me fit rire. Elle était vraiment mignonne à s'excuser de la sorte. Juste avant que la console une nouvelle fois, elle lâcha.

L-la foudre… I-il y a un lien e-entre la foudre e-et votre enfant ?...

Je perdis mon sourire à cet question et regardai Emily d'un air étonné pendant quelques secondes. Comment savait-elle ? Comment en était-elle arrivé là ? Je finis par fuir son regard et celui de Kamatari, serrant les poings. Pourquoi... pourquoi remettait-elle ça sur la table ? Une boule se forma dans ma gorge. Les souvenirs une fois de plus me revenait... Je me mordille une lèvre pour ne pas pleurer avant de lâcher d'un ton plutôt sombre.

N...non, pas du tout...

Ma voix n'était pas tremblante, mais encore une insistance et je pleurais... pourquoi fallait-il que ce bébé l'intrigue autant ?



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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Lun 4 Avr - 14:10

Rumaki m'indiqua qu'en effet elle avait des compétences médicales. C'était une bonne chose à vraie dire, j'avais toujours été plus doué pour ouvrir les plaies que pour les fermer. J'appréciai cette femme, rendant service par gentillesse, même si un tout petit point me faisait mettre en doute ses paroles, mais rien de vraiment concret à vrai dire.

De plus, elle me précisa qu'elle n'était pas très bonne au combat... Préciser cela à deux personnes inconnues rencontrées peu avant était risqué, mais c'était au moins le signe qu'elle nous faisait confiance, avec le fait qu'elle me laissait porter ses affaires. Toutefois, le fait qu'elle parlait en priorité du combat indiquait que l'endroit d'où elle venait misait en priorité dessus. Fuyu pouvait correspondre à cette description vu la rudesse du climat et des habitants, mais les femmes participaient telles aussi au combat ? Ou était-elle une élue ?

Mais ces réponses allaient attendre, Emily se réveillait et commença à regarder Rumaki avec inquisition, avant de poser une remarque singulière. La foudre... Et son enfant ? Je voyais mal le rapport, mais cela fit réagir l'intéressée, qui malgré tout ses efforts pour le cacher, trahissait par son comportement changeant que quelque chose n'allait pas.

C'est alors que le tout petit point devint encore une fois plus inquiétant, il fallait que j'en parle, afin d'être sur :

"Je ne sais pas quel est votre lien avec la foudre, et je ne saurais savoir si cela est imagé ou non, mais je remarque depuis tout à l'heure que vous semblez ailleurs vis à vis de votre enfant, mais surtout vis à vis de son père."


Je détournai mon regard vers elle, essayant de lui dire directement ce que je pensais.

"De plus, je ne vois pas d'alliance à votre doigt. Faites vous un deuil en le masquant ? Ou cette personne... N'est pas votre mari ?"

C'était possible, à vrai dire, il existait des femmes qui portait le sang et la chair d'un homme croisé le temps d'une soirée ou d'une nuit. On m'avait déjà raconté de telle histoire, de tel témoignage, et je ne savais pas vraiment quoi penser de ce fait, mais qu'importe à vrai dire.

Toutefois, je me rendis compte que si cette femme était autant sur la défensive sur ce sujet, c'était probablement par ce que ces événements étaient accompagnés de douleur. Et en l'interrogeant, nous ne faisions que la miner, ce n'était pas ce que je souhaitais. Des excuses étaient de mises !

"Veuillez m'excuser, cette question n'était pas nécessaire."
Dis-je en me levant et en m'inclinant poliment.
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Sam 9 Avr - 14:12

La remarque de la jeune fille, d’une manière ou d’une autre, sembla être « tombée juste ». Du moins la future mère n’aurait pas réagit de la sorte, avec un tel évident mensonge, si ça n’avait pas été le cas. Mais il était clair que le sujet était douloureux pour Rumaki, et la timide collégienne n’aimait pas blesser les autres, même pour les « aider », et encore moins les inconnus.
Alors après avoir vu sa réaction, elle s’empressa de s’excuser :

« J-je suis…d-désolée…Je ne voulais pas… »

Ne sachant comment formuler cette phrase, elle finit simplement par baisser la tête, honteuse. Ce fût Kamatari qui continua la conversation, évoquant des faits que la jeune fille n’avait pas remarqué avant. C’était vrai, la Fuyujin n’avait pas d’alliance, et pourtant appelait le futur père son mari. Qu’est ce que cela pouvait signifier ?...
Qu’elle n’en avait pas. Ou plus. Ce qui pouvait être interprété de bien des manières… Dans le meilleur des cas, elle avait juste divorcé. Mais pourquoi ça lui faisait si mal d’en parler, alors ? Peut-être qu’elle n’en avait jamais eu, et que ce bébé était un accident.
Ou peut-être… que c’était pire. Que le père n’était plus. Ou qu’il n’était pas désiré…

La demoiselle chassa néanmoins ces biens horribles pensées de sa tête, et resta silencieuse en espérant ne pas avoir blessé leur guide.
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Sam 16 Avr - 21:55






Lâcher prise




Mei assise à table, le regard estomaqué. Les larmes coulant sur mes joues, ce moment de silence qui s'étaient installé entre nous. C'était la nuit, nos ombres dansaient sous la direction de la bougie allumée au milieu de la table. Je regardais le sol, miné par les souvenirs, et Mei avait les yeux posés sur moi, ne sachant quoi dire. Je me souvins m'être finalement effondrée dans ces bras, vidant mon ressenti à travers les gémissements qui sortaient de mes poumons. C'était quelques jours après mon arrivée chez cette gentille vieille dame, vers la fin des catastrophes. J'étais à 4 mois et demi de grossesse. Elle, comme Arlinda avait souris en me voyant enceinte. Elles ne s'imaginaient jamais l'origine de ce bébé. Et au fond, à chaque fois que je leur avait raconté la vérité, j'étais très mal sur le coup, mais je sentais d'un autre côté que ça me soulageais. C'est comme si je transmettais une partie de mon fardeau à ces personnes de confiance. Je n'étais alors plus seule à endurer cette peine.

Ce jour-là, Kamatari et Emily insistaient, car elles avaient bien deviné que cet enfant n'avait pas été conçu de manière normal. Malgré tous mes efforts pour le cacher et éviter d'ennuyer des personnes que je ne connais pas avec mes soucis personnels, ma souffrance était clairement visible. Et désormais, je ne savais plus quoi faire. Devais-je m'obstiner à refuser d'admettre devant elle la réalité et m'enfermer dans le mensonge, ou devais-je abattre les cartes de la franchise sur la table ? Comment allaient-elle réagir à ma réponse ? La petite Emily, était-elle prête à entendre de telles chose ?

Les larmes finirent par couler. Après m'être murée dans le silence, je regardai les yeux rouges Kamatari s'excuser. Beau geste, mais il n'éteignit pas l'amertume provoquer par d'incessante question posés depuis le début de notre rencontre. Le mal était fait. Sans répondre à ses excuses, choses qui ne me ressemblait pas du tout habituellement, je fixai le sol, et répondit d'une voix lasse.

Je... je n'ai pas de mari... j'en ai jamais eu...je... j'ai tout subi sans rien pouvoir faire...

De toute manière, je ne pouvais plus garder secret quoi que ce soit. Elles n'étaient pas dupe, du moins pas la plus agée des deux. Je n'en dis pas plus. Kamatari avait sûrement compris, et si Emily n'avait pas saisi, ce n'était pas grave. C'était même mieux pour son bien.

Je m'essuyai les joues, me levai et tentai un sourire, bien faux en apparence.

Le magasin de dessin n'est pas loin, vous me suivez ?
proposai-je sur un ton gêné et mal à l'aise face à la situation, essayant de ne pas s'attarder sur le sujet.



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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Dim 17 Avr - 1:35






Comme un flocon de neige



Avec : Emily Grimbald, Rumaki Oshigato
   

Chaque seconde qui passait était accompagné de nouvelles larmes. A cause de nos questions, nous avions blessé celle qui nous aidait uniquement par gentillesse. Qu'étions-nous, moralement, pour avoir faire ça, si ce n'était des idiots ? A cause de notre curiosité, le terrain où nous marchions avait été semé de pièges et de rocs.

"De...Désolé... Je ne savais pas."

Nous avions blessé Rumaki, qui fini par avouer le fait : Elle n'avait pas de mari. Ce n'était donc pas une veuve. Mais... Subir ? Etais-ce subir tout ce que mettait en épreuve la vie de devoir faire front seule avec un fardeau supplémentaire dans un monde très dur et individualiste, où les plus faibles tombent ? Où cela était... plus ancien, datant de l'union même ? Peut être même les deux.

Une folle idée me traversa l'esprit. Folle, horrible, mais... Cohérente. Je n'osais pas la dire, mais... Etais-ce qu'elle souhaitait nous faire comprendre ? Que l'enfant en question n'était pas le produit d'une union... Consentie ?! Je baissai le regard, ne trouvant plus mes mots, véritablement touché par son histoire. Et nous l'avions forcée à se remémorer cela depuis notre rencontre...

Je serrai le poing. Me fondre en excuse n'allait rien faire, hormis montrer que nous étions juste pathétique. Non, il fallait dépasser cela, il fallait montrer notre soutien, nos amitiés même après avoir sût cela.

"Encore une fois, je ne sais pas grand chose, mais je suis persuadé que malgré tout, l'enfant que vous portez as la plus grande des chances de vous avoir comme mère."

Je m'approchai à son niveau, tentant de faire un maigre sourire malgré tout.

"Vous peut-être pas de bonne compétences en combat, mais grand nombre de guerrier ne peuvent se vanter d'être aussi fort que vous."


Je levai un peu les yeux au ciel, cherchant la cime des bâtiments, avant de regarder Rumaki dans le blanc des yeux.

"Vous ferez sans aucun doute une bien meilleure mère que je ne ferais comme père... C'est certains."

Je fis un geste à Emily. Après tout, son matériel de dessin n'allait pas se choisir tout seul. N'ayant aucune compétence à ce niveau... Mon avis sur ce qu'elle devait prendre ou non était bien trop superflu.




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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Lun 18 Avr - 2:36

[HRP] Zzz... :
 
 
 
Nous en avions trop faits. Je voyais bien que pousser Rumaki à ce point lui faisait mal, mais quelque chose semblait avoir frappé M. Honjo et moi, nous incitant à aller plus loin. La curiosité peut-être, l’impression qu’il y avait quelque chose de grave de caché, que cette gentille femme ne se montrait pas vraiment… Il n’empêche que nous en avions trop faits. Maintenant, par notre faute elle s’était mise à pleurer, on lui avait fait du mal alors qu’elle avait pris de son temps et de son énergie pour nous rendre service… Je m’en voulais.
 
Mais en même temps, c’était trop tard. Quand les larmes se mirent à couler je tendis ma main, tremblotante, sans avoir quoi faire, puis je finis par la baisser de dépit et de honte, n’osant plus dire un mot. C’est dans ces moments là, que j’aimerais parfois que ma narcolepsie m’emporte loin de genre de scènes… Un peu lâchement, je sais.
 
Ce fût finalement Rumaki qui brisa ce long moment de pleurs, nous révélant la vérité qu’elle avait gardée jusque là : Elle n’avait pas de mari. Elle avait « subit ».  Mais subit quoi ? Je ne savais pas vraiment ce que ça faisait de porter un enfant, mais ça avait l’air difficile, et épuisant, surtout pour une femme seule… C’était ce qu’elle voulait dire par là ?
 
Oui, c’était possible, mais… A vu de sa réaction si forte, ça me paraissait… faible. Non, je ne voulais pas dire que devoir supporter une grossesse sans bras pour nous soutenir  était une épreuve « faible », mais Rumaki avait l’air réellement mal, comme si on l’avait forcée à aller chercher très loin en elle pour nous révéler ça, comme si c’était quelque chose qu’elle avait voulu enfouir, et c’était surtout quelque chose que l’on faisait pour un… événement.
Un traumatisme.
 
Un…traumatisme ?...
 
Non… Ça ne pouvait pas être ça. Je préférais imaginer tout, mais pas ça, par pitié…
Mais un traumatisme, lié à une grossesse, elle n’avait jamais eu de mari... Et le rêve que j’avais fait, il allait dans ce sens. Je ne l’avais pas interprété comme ça, mais à présent que je savais plus de choses, c’était  horriblement et malheureusement l’interprétation la plus vraisemblable.
D’autant qu’Honjo-sama… ne fit aucune remarque concernant l’évènement en lui-même. C’était comme si il voulait la rassurer, lui redonner confiance en elle-même. Je n’arrivais pas à l’admettre, et j’aurais réellement voulu ne pas avoir remarqué ces détails, mais tout concordait…

 
« N…non… »
 
J’écarquillais les yeux, frappée par la vérité, tremblante. Je ne savais plus quoi faire. Pleurer ? M’excuser ? Partir en courant, honteuse de l’avoir forcée à nous révéler ça ?
Non. Chacune de ces réactions aurait été… indigne. Après avoir survécu à Kosaten,  avoir vu ma mère pour la première fois -même en rêve-, et avoir côtoyé M. Honjo tout ce temps, je ne pouvais pas me permettre d’agir comme ça dans une telle situation. Et je pleurnichais déjà trop souvent...
 
Mais ça, c'était plus fort que moi. J’avais beau tenter de les retenir, les larmes commençaient déjà à couler, une par une. Non ! Je ne devais pas me montrer comme ça, pleurer alors que la seule qui était en droit de le faire était Rumaki. Au moins, il fallait que je dise quelque chose, dans la continuité de ce qu’avait commencé M. Honjo !
 
« O-oui, j-je suis sûre que… »
 
Mais parler ne fit qu’accélérer le flot. Alors je cachais mes yeux derrière mes mains, maigre effort pour masquer ma pathétique réaction :
 
« ...q-que votre enfant sera h-heureux a-avec vous !... »
 
Et je me murais ensuite dans le silence,  ne regardant pas les deux autres pour ne pas leur donner l’image d’une fille avec si peu de force. A cet instant je ne savais plus si je m’en voulais pour avoir poussé ainsi Rumaki dans ses retranchements, ou d’avoir réagi de la sorte après avoir reçu la vérité que j'avais moi-même cherchée. Heureusement, nous arrivâmes rapidement à un magasin que j’aurais été heureuse et émerveillée de voir en temps normal… mais pas ici.

Néanmoins, je m’engouffrais dans ses étalages quand Honjo-sama me fit signe de le faire, espérant trouver dans ma passion le réconfort nécessaire pour surmonter ce choc, et me montrer forte pour aider la pauvre mère !...
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Ven 22 Avr - 16:32






Ne te dévalorise pas




C'était inattendu. Du moins, je ne pensais pas que Kamatari allait faire ça. Loin de s'excuser plus longuement, elle entreprit de lui affirmer sa pensée vis-à-vis de la relation entre moi et mon futur enfant. Mon expression triste se changea progressivement en un visage semi-étonnée et semi- souriant. Je n'affichais pas un sourire, je n'en avais pas l'envie, mais au moins, ma bouche se décrispa et je sentis clairement que les mots de la jeune femme lui faisait du bien. Je tiquai un instant quand elle se qualifia de père, mais je supposai que sous le coup de l'émotion, elle s'était trompé. D'autant plus qu'on venait de parler de mon soi-disant mari, ce qui avait pu créer la confusion dans mon esprit. Je ne relevai donc, et la laissa me soulager par des mots encourageant et paraissant sincères.

Puis, se fut à la petite d'y mettre du sien. À sa manière certes, mais mon sourire s'agrandit quand elle parla. Ce geste me toucha beaucoup. Je regardai mes deux interlocutrices avec un début de sourire aux lèvres, mais un sourire fatigué, en leur murmurant.

Je vous remercie, vos mots me vont droit au coeur. Que dieu vous bénisse. fis-je en mettant ma main sur l'organe mentionné.

J'avais énoncé la dernière partie de phrase plutôt machinalement, par habitude dans mon monde d'origine, et étrangement, ça me fit tout drôle de l'énoncer après ce séjour sans retour sur Kosaten. Elle n'avait plus la même signification pour les gens d'ici. Je ne la regrettai pas, mais trouvai un peu dommage que probablement, mes deux protagonistes allaient sûrement pensé au dieu Long plutôt qu'à celui qui avait façonné ma vie avant Kosaten.

Je montrai ensuite du doigt le magasin de dessin que la petite avait besoin.

Voilà Emily, c'est là

Je la regardai déambuler dans les rayons et ma pensée m'emmena dans la situation probable que je devrai vivre dans quelques années. Cette petite me fit penser que j'allais moi aussi avoir un enfant que j'emmènerai dans les magasins, un enfant duquel j'allais devoir m'occuper, avec lequel j'allais partager des choses. Allait-ce être un moment privilégié ou une torture de vivre à ses côtés ?

Quelle est ta relation avec Emily ? Est-ce facile de vivre avec un enfant ? posai-je  doucement à Kamatari, plongée dans mes réflexions.



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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Ven 22 Avr - 21:06






Comme un flocon de neige



Avec : Emily Grimbald, Rumaki Oshigato
   

Emily suivit rapidement mes paroles, ayant compris mon objectif. Bien qu'elle ne faisait qu'acquiescer mes dire, nos efforts combinées eurent l'effet de la surprendre, mais surtout de la faire sourire, de penser à autre chose qu'à ce qu'elle venait de nous avouer. C'était mieux ainsi.

Puis Rumaki nous remercia tout en mentionnant un dieu. J'imagine qu'elle sous-entendait Long... A vrai dire, il n'a pour le moment pas fait preuve de beaucoup de clémence à mon égard depuis mon arrivée ici, mais cela m'était égal. J'étais naturellement plus confiant dans mes capacités que dans mes croyances, quelque peu lacunaire. De plus, je doute que Long souhaite apposer une bénédiction sur Emily, venant de Minshu.

Rumaki vint ensuite montrer le chemin à Emily. Nous allions attendre qu'elle se décide. C'était son choix et la connaissant, une fois en possession de ce si désiré objet, elle n'allait plus le quitter d'un pouce !

Rumaki semblait pensive, regardant Emily de manière... Maternelle. Je me doutais qu'avoir un enfant en soi devait souvent amener ce genre de regard, peut être par impatience, par envie de ne pas devoir attendre le moment fatidique de la naissance ! Elle me posa par ailleurs une question, que je m'empressai de répondre, pensif aussi...

"Pour la seconde partie... Emily fait de grand effort pour ne pas être dépendante, malgré qu'elle soit jeune, mais le mal dont elle souffre la faisant s'endormir régulièrement est assez déroutant. Il faut quelqu'un pour l'épauler au quotidien, pour l'empêcher d'être vulnérable dans de mauvaise situation, pour l'épauler, pour la protéger..."


Je pris une grande inspiration, avant de regarder Rumaki en faisant un sourire en coin :

"C'est un peu ce que je suis. Depuis que je l'ai trouvée, je suis en quelque sorte son protecteur..."

Ma voix se tût un instant, je risquais à tout moment de vendre la mèche si je ne faisais pas attention un minimum...

"Hum... Emily est ma servante et m'assiste au quotidien, et je l'aide en retour."


Je n'étais pas un prodige en mensonge et je risquais à tout moment de ne pas être suffisamment crédible. Il fallait que je change de sujet et au plus vite...

"Je sais qu'une jeune fille voyageant seule avec un homme en pleine vigueur peut faire penser à certains... Écarts dans la conduite, mais je vous assure qu'il n'y en a jamais eu aucun !"

Je n'avais pas trouvé mieux à vrai dire... C'était la seule chose qui me vint en tête, alors que même cette réponse était ambigüe : la soirée de notre rencontre, je l'ai tout de même déshabillée... Pour son bien, certes, mais c'était tout de même...

Tant que Rumaki n'en savait rien, cela allait.





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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Mer 27 Avr - 20:39

Je fouillais les rayons du regard, à la recherche de ce qui m’intéressait. C’était une boutique d’art en général, et je devais admettre qu’au moins la moitié de leurs choix m’étaient complètement inconnus ! C’était normal après tout, un monde différent, avait forcément une culture différente… et cela se retranscrivait dans l’art.
Mais ça voulait aussi dire que le dessin pouvait ne pas exister ?... Non ! C’était impossible. Sinon les gens auraient été choqués de me voir le pratiquer. Et en effet, bien rapidement, je trouvais un rayon entièrement réservé à la pratique de ma passion. Des crayons, des carnets, des feuilles, divers outils parmi lesquels certains m’étaient familiers, d’autres complètements inconnus ! La joie m’envahit. J’avais des heures et des heures de dessin à rattraper, ainsi je prévus le coup et pris trois carnets d’avance ! J’espérais juste que M. Honjo ne m’en veuille pas trop, mais normalement j’en avais choisis des pas trop chers… Et même sur les crayons je m’étais retenue, malgré une sélection très spécifique que je pris du temps à faire !
 
Néanmoins, le calme et la petite taille du magasin me permirent d’entendre la conversation de M.Honjo et Rumaki, et je crus comprendre que cette dernière voulut en savoir plus sur nous. Et un petit peu inconsciemment, je me mis à écouter en secret leur conversation…  Ce n’était pas très gentil, mais j’étais curieuse de savoir ce que M.Honjo pensait de moi… sans trop savoir pourquoi.
 
Cela me fit chaud au cœur de savoir qu’il avait remarqué que je n’aimais pas être dépendante. Je faisais toujours de mon mieux pour ne pas paraître faible et inutile, même avec ma maladie !  Enfin, j’essayais… Comme il le disait, j’avais parfois besoin d’être protégée, mais je n’aimais pas ça. Je n’aimais pas être surprotégée.

Puis il fit une remarque étrange, sur des écarts de comportement qui n’avaient pas eu lieu, et je pris quelques secondes pour réfléchir à quels genres d’écarts de comportements il aurait pu y avoir… Et devint toute rouge quand l’idée me percuta. Je pris rapidement la décision de ne plus continuer à espionner, et à me diriger vers la caisse pour payer mes achats !
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Ven 29 Avr - 20:30






Qui es-tu ?



Mon image d'Emily changea légèrement quand Kamatari énonça la première partie de sa réponse. Elle me paru soudainement grandie. Moi qui la voyait encore il y a quelques secondes comme un petit être fragile, je dus modifier ma vision des choses pour voir une fille bien mature, qui faisait tout pour causer le moins de souci possible à sa protectrice et qui malgré sa maladie au combien encombrante, continuait à vivre et se battre. C'est admirable pour son âge. Elle était vraiment incroyable quelque part.

Mais la suite du discours de la plus âgée me laissa perplexe. Se tromper une ou deux fois, c'était pardonnable, mais là, ça faisait beaucoup. Surtout que sa dernière phrase accentuait dans l'erreur. Je n'osais pas croire à l'hypothèse qui me vint en tête. Mon regard fixait Emily, car je ne pouvais plus le porter sur la jeune femme... ou le jeune homme, je ne savais plus. Qu'avais-je vraiment en face de moi ? Pourquoi si c'était un garçon il se déguisait de la sorte ? Etait-ce pour...

Une boule se forma dans ma gorge et j'eus du mal à déglutir. Je secouai la tête pour chasser ses pensées sordides de mon esprit. Non ils n'étaient pas tous comme ça, ils ne recherchaient pas tous ce genre de violence, du moins je l'espérais.

Dis-moi, pourquoi parles-tu comme si tu étais un homme ? C'est étrange...

Je finis par la regarder. Je ne savais plus trop quoi penser. je me méfiais d'elle dû à mon passé, mais d'un autre côté, elle m'avait semblé tellement gentille et attentionnée avec moi que ça rentrait en contradiction. En fait, j'avais tant besoin de soutient ces dernier jours, que j'étais prête à faire confiance à n'importe qui pour me soulager. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai accepté si facilement de les aider, pour ça et parce-que c'était mon caractère empathique envers autrui qui ressortait. Oui mais je ne voulais pas revivre un deuxième drame. J'avais peur que mon manque de précaution mène encore à ce jour noir. Comment alors discerner les intentions de Kamatari. Je ne savais plus.

Tu... tu t'es déguisé ? Enchaînai-je d'une petite voix calme extérieurement.



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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Sam 30 Avr - 12:55






Comme un flocon de neige



Avec : Emily Grimblad, Rumaki Oshigato
   
Je poussai un soupir de soulagement.

Rumaki avait relevé que j'étais un homme, chose vrai par ailleurs, mais s'était tue vis à vis du fait que j'avais faillit trahir le fait qu'elle n'était pas vraiment ma servante, tout comme le fait qu'elle n'était pas de Fuyu... Il semblait que ma..."diversion" avait fait effet. Restait à expliquer cela en prenant des gants. Je souhaitais ne pas la blesser comme nous l'avions fait précédemment par maladresse...

"Déguisé est... Un peu réducteur. C'est une longue, très longue histoire, datant de bien avant mon arrivée sur Kosaten. Mais oui, je suis un homme."

Je tournai mon regard dans sa direction, sans vraiment la regarder.

"Je n'ai pas cherché à vous le cacher, loin de là, mais j'admet que mon apparence porte à confusion."


En effet, quelques un en avaient déjà fait les frais. Principalement des paysans ou des bandits, il n'y avait qu'Emily qui eu une réaction beaucoup plus... Grave. Combattre un tel monstre fut difficile, mais nous l'avions vaincu et avions put profiter de sa chair délicieuse... Rien qu'à repenser à ça, j'en avais l'eau à la bouche... Mais ce n'était pas le moment de se préoccuper du passé !

Je fis quelques pas sur le coté, m'adossant contre l'entrée du magasin en croisant les bras.

"Emily fut toute autant, surement plus, surprise que vous en apprenant la vérité. Néanmoins, sachez que tout ce que j'ai dit jusqu'à lors à votre sujet, je le maintiens, que vous me pensez homme ou femme."

Je devais avoir une mine assez renfermée, peut être même un peu triste, mais celle-ci s'améliora en voyant Emily revenir.

"Alors, tu as trouvé ton bonheur ?"


A vrai dire, c'était un peu bête de poser cette question. Elle avait déjà quelques affaires dans les mains. Je fis un petit sourire en ne pouvant m'empêcher de demander :


"Je suis impatient de voir ce que tu es capable de dessiner ! Tu nous fait une démonstration ?"
 
 

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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Lun 2 Mai - 21:35

J’hochais joyeusement la tête lorsque M. Honjo me demanda si j’avais trouvé ce que je cherchais. Enfin, ils n’avaient surement pas vu grand-chose étant donné que mes trois carnets et la pile d’outils en tout genre, que je tenais dans mes bras, cachaient partiellement mon visage. De fait, oui, on pouvait dire que j’avais trouvé mon bonheur ! Cela faisait si longtemps que je n’avais pas dessinée, autrement qu’en grattant le sol ou les pierres avec des cailloux ou des bouts de bois, outils qui ne permettaient pas d’obtenir de grandes œuvres.
Quoique, peut-être, mais ce n’était pas mon style ! Je préférais amplement être précise sur les formes, mais surtout sur les couleurs, et c’était bien la raison pour laquelle j’étais très stricte et rigoureuse dans le choix des crayons colorés. Ce qui avait d’ailleurs tendance à surprendre les gens au collège de Mahora, car je ne dessinais pas du tout dans un style manga, mais dans un style… à part. Une méthode qui m’était propre, et que j’avais toujours manié intuitivement.
Mais si durant ma « vie oublié », j’avais en tant que Tsira passé mon temps à pratiquer cet art, ce n’était pas si surprenant que ce style soit ancré en moi… Car de ce qu’on m’avait expliqué, j’étais restée au château durant des siècles…
 
J’allais proposer de m’éloigner un peu pour les laisser discuter pendant que je testerais le nouveau matériel, mais M. Honjo eût la gentillesse de me proposer de faire une démonstration.
 
« J-je peux ?... »
 
Il n’y eût aucunement besoin de me le dire une seconde fois. En plus mon sujet était déjà tout trouvé : Rumaki elle-même. M’asseyant sur un banc juste à côté, j’ouvris le carnet tout neuf à la première page, et ouvris le rouleau qui contenait mon nouveau matériel. Les « crayons », soigneusement distribués en rangées, étaient comme on pouvait s’y attendre plus proches des pinceaux que de ce que j’avais connu jusque là, mais ce n’était pas bien grave. Dans le kit que j’avais acheté tri était effectué selon leur taille, allant du trait fin au trait large, et j’avais également une boîte contenant des pots d’encre, de toutes les couleurs.
 
« J-j’utilise p-plutôt des crayons normalement, m-mais je pense que ça n’existe pas… »
 
Ce n’était pas excessivement grave. Cela se rapprochait de la calligraphie japonaise, qui était simplement une autre méthode permettant d’exprimer des images, et c’était très bien !  J’allais devoir adapter un petit peu ma technique, mais certainement pas me plaindre.
 
« J-je vais faire avec ! »
 
Je commençais donc, trempant la plus fine plume dans un encrier noir, pour tracer la forme initiale, le squelette. Je m’appliquais sur chaque trait, délicatement et soigneusement, afin de prendre l’habitude de ce nouvel outil et de la texture du papier. Et comme d’habitude quand je dessinais, ma tête sa vida, mes émotions prirent le dessus et s’exprimèrent pleinement, me plongeant dans mon petit monde. Dans cet état, je ne prêtais plus aucune attention à mon environnement ni au temps qui s’écoulait autour de moi, encore moins aux mots que M. Honjo et Rumaki échangèrent peut-être pendant que je m’affairais à mon œuvre.
Plusieurs minutes, ou dizaines de minutes, s’écoulèrent, durant lesquelles j’avais déjà changé plusieurs fois de couleur, commençant petit à petit à prendre la main avec ce nouveau style. J’avais dessiné/peint une Rumaki telle que nous l’avions rencontrée : Assise sur un banc avec ses sacs, mais avec un visage doux, souriant. J’étais plutôt contente du résultat, même si le niveau de détails n’était pas le même que ce que j’avais pu faire avec un crayon entre les doigts, le simple fait d’avoir pu produire quelque chose de joli m’avait apaisée !  Comme si le vide qui m’avait dévoré de l’intérieur ses dernières semaines avait disparu.
 
Une fois les finitions accomplies, je détachais la page du carnet, et vint la tendre à la femme enceinte :
 

« V-voilà, c-c’est pour vous remercier de nous avoir guidés… »
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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Mer 4 Mai - 22:13






Une bouffée d'air frais




Le fait qu'il m'avoua clairement qu'il était un homme eut un double effet en moi. Je me posais évidemment la question de savoir pourquoi il se vêtait de cette façon, mais cela me soulageait. S'il avait voulu agir comme l'élu du vaste plateau, il aurait cherché à cacher son secret, jouant la femme offusquée et trouvant une excuse à ses erreurs langagières. Il n'en fit rien, mais son habitude vestimentaire me laissa tout de même intriguée. Je n'osai néanmoins pas lui demander plus d'information sur son passé, car cela ne me concernait pas. De plus, si celui-ci était aussi sombre que le mien, je préférais qu'il n'est pas à subir l'horrible étape où les souvenirs remontent amèrement pour venir vous hanter. Ils n'avaient pas fait exprès tout à l'heure de m'obliger à faire cette opération douloureuse, il ne savait que ce qu'on appelle communément un heureuse événement ne l'était pas pour moi, et je ne leur en voulais pas. Mais moi, je pris la précaution de ne pas lui en demander plus.



Je souris quand il me confirma sa pensée envers ma personne. Même étrange, il restait très gentil avec moi, et cela me fit chaud au cœur, car cela faisait longtemps que je n'avais pas croisé d'aussi aimable personne, excepté Mei. Je voulais alors profiter de ces deux individus et ressentir cette joie qui me fut interdit depuis si longtemps. Je me sentais enfin bien à Fuyu.

Emily sortis les bras chargée de matériel. J'écoutai calmement la conversation entre les deux amis, me réjouissant du fait que la petite ait trouvé ce qu'il lui fallait. Je fus pris d'une grande réjouissance quand elle accepta la proposition de Kamatari avec un enthousiasme évident. J'avoue que je voulais aussi savoir de quoi était capable Emily. Commençant à être un peu fatiguée de rester ainsi debout immobile, je cherchai un banc des yeux et en repérai un à deux pas du groupe. Sans dire un mot j'allai m'asseoir et observai d'un œil attentive et jovial la petite à l'œuvre. Elle était adorable, et je me dis à cet instant que peut-être, j'allais pouvoir vivre ça moi aussi dans quelques années. Voir un enfant s'épanouir dans la vie à l'aide d'une passion qui l'anime et le rend heureux, peut-être que ce sera mon avenir, l'avenir à nous deux. Peut-être serai-je alors à ce moment-là une mère heureuse, qui sait...

Au bout d'un moment, Emily se leva et me tendit le dessin, spécifiant qu'il servait de remerciement pour mon aide. Pendant quelques seconde, je ne sus quoi dire, surprise de cet élan de gentillesse. Je la regardai avec des yeux étonnés et un sourire plutôt niais avant de prendre le dessin entre mes mains. Il était magnifique. Mon sourire devint encore plus grand, et je pus enfin bredouiller quelque chose.

Pour moi ? Mais... oh... c'est... c'est tellement jolie...

Je le posai à côté de moi sur le banc et lâchant une petite larme de joie, je m'agenouillai pour prendre la petite dans mes bras.

Merci beaucoup, tu es vraiment une talentueuse artiste, ça me fait très plaisir

Elle devait être un peu troublée d'un tel geste, mais son cadeau m'allait droit au cœur. C'est un moment magique que celui-là. Merci mon dieu de m'accorder de tel moment d'allégresse de temps en temps. Il redonnait foi en la vie.

Je me relevai et reprit le dessin dans mes mains.

Quel joli portrait, c'est vraiment magnifique, je vais le garder en souvenir d'une si gentille jeune fille.



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MessageSujet: Re: Comme un flocon de neige.   Jeu 5 Mai - 10:47






Comme un flocon de neige



Avec : Emily Grimblad, Rumaki Oshigato
   



Je regardais Emily dessiner avec la plus grande ferveur. Cela pouvait se voir en un seul geste qu'elle était une véritable passionnée, grattant sa feuille ses quelques pinceaux, comme si elles les avaient toujours eu en main, comme si elle était née avec !

Et pourtant, elle disait que ce n'était pas son matériel de prédilection...

De simple traits virent à se multiplier, devenant des courbes gracieuses et harmonieuses d'un ensemble probablement mille fois plus vaste. Voulant me garder la surprise, je m'écartai, me rapprochant de Rumaki tout en continuant d'observer de loin.

A vrai dire, ce qui me faisait le plus plaisir, c'était de voir Emily aussi passionnée par ce qu'elle faisait. C'était bon a voir que nos achats allaient probablement servir avec une très grande assiduité. L'ayant vu griffonné à de nombreuses reprise le sol pendant notre voyage, je me doutais qu'elle allait rattraper aux bas mots plusieurs heures, allant peut être jusqu'à négligé le sommeil...

En fait non, il n'y avait pas de risque sur ce point. Cela me fit glousser un peu. C'était plus fort que moi.

Toutefois, Emily s'approcha de nous, et tendis la page de son carnet à Rumaki, l'offrant avec gentillesse. De ce que je pouvais observer, c'était cette femme sur un banc, quand nous l'avions rencontré. Le dessin était vraiment très beau, et intérieurement, je la jalousais un peu Rumaki d'avoir un tel présent. Peut être faudrait-il que je demande à Emily un dessin de moi lorsqu'elle aura le temps ?

Rumaki ne put s'empêcher de remercier Emily, allant jusqu'à la prendre dans ses bras. C'était une belle image, dommage que je ne sois pas peintre pour immortaliser cette scène ! En tout cas, Emily méritait bien des félicitations :

"C'est vraiment magnifique ! On dirait vraiment que tu es née pour ça !"

Je laissai un peu de temps s'écouler, suffisamment pour que tout le monde puisse souffler un peu, avant de rappeler à tous qu'il nous restait encore un magasin à faire avant d'aider Rumaki dans ses achats.

"Il nous reste donc encore l'épicerie."

Je fis quelques pas dans une direction aléatoire, avant de me retourner vers elles, et de dire :

"Je n'aurais pas crû sur parole qu'on puisse avoir de tels instants de tranquillité dans une ville aussi fortifiée que celle-ci... Cela fait combien de temps que vous vivez ici ?"


Je me doutais que tous les moments ne devait pas être aussi joyeux, mais une fois passer le nombre très important de garde... Il y avait tout ce qu'il fallait pour pouvoir vivre. J'étais curieux, et cette fois-ci, le sujet ne me semblait pas dangereux. 


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