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Rencontre aux pierres hurlantes
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MessageSujet: Rencontre aux pierres hurlantes   Mar 5 Avr - 22:26

Cela faisait quelques heures que je m'étais réveillé dans cette étrange grotte et était partis en quête de vie et de réponse. Où est-ce que j'ai bien pus atterrir, et combien de temps suis je resté endormis ? Je n'avais jamais étais aussi affamé. Malgré mes nombreux voyages, cet endroit ne m'évoquait rien de particulier : l'endroit ressemblait à un immense canyon où le vent régnait en maître. Cela ne ressemblait en rien aux régions de Samal, Valer ou Agazon.

Mes pas se faisaient lourds alors que mon organisme se faisait de plus en plus faible par manque de sang alors que le soleil commençait à se lever, apportant par la même occasion son propre lot de problèmes. Chaque mouvements étaient une corvée, mes muscles peinaient a se mouvoir, mes membres semblaient être fait de plombs. Une éternité de labeur semblait passée entre chacun de mes gestes. Etais-je encore loin ? Je n'entendais rien d'autre que le vent, aucune trace de vie, de civilisation, de réponses. Allais-je mourir ? Après cinq-cents ans d'existence, allais-je disparaitre aussi bêtement ?

La marche forcée ainsi que le malaise causé par les rayons du soleil eurent raison de mes forces. Je tombais au sol, les muscles estropié et les os fissuré par ma faible condition et les efforts que je demandais à ce corps affamé. Le choc n'arrangea pas les choses en envoyant une autre vague de douleur, que je tus. Après tout, j'avais déjà eu bien plus mal que ça. Dommage que mon corps ne puisse plus supporter quelque chose d'aussi simple, dans l'état où il est. S'allongeant au sol, le vampire se mis à rire de sa mésaventure.

"Hahaha. vivre cinq-cents ans pour finir comme ça. Quelle stupide fin. Qui aurait pus croire que ce qui m'a sauvé il y a si longtemps allait me tuer aujourd'hui. Quelle ironie. Hahaha"

Je sentais la vie quitter lentement mon corps, le sang se faisait de plus en plus rare dans mes veines, et d'ici peu, je ne serais plus qu'une pauvre momie sans nom.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Ven 8 Avr - 23:16

[HRP] Apparence d'Adelaïde:
 


[INFOS] Inititialisation… Fonctions vitales stables. Réveil de l’hôte.

 
 
C’était la deuxième fois. La deuxième fois que je me réveillais en un lieu inconnu, bien différent de celui qui occupait mes derniers souvenirs, sans que ma mémoire n’explique comment j’étais arrivée en ce point. La première fois avait trouvé comme réponse mon invocation en Kosaten, mais… ce lieu désertique n’offrait pas d’autochtone pour me donner des informations. Non, tout ce qu’il me restait, c’était… une anormale et singulière sensation par-dessus  un brouillard flou. Un sentiment indescriptible sans être désagréable, intense sans être clair. Quelque chose que j’aurais pu interpréter comme un bug dans l’IA de Spiegel tant c’était improbable. Mais pourtant je le ressentais : Ça n’avait rien d’un bug.
Bien. Je pouvais admettre ce fait. Néanmoins, restait à comprendre quel cheminement ma mission avait pris pour me mener à un orgasme.  
Une énigme… insoluble.
 
Néanmoins, il y avait plus urgent. Ma priorité était avant tout de comprendre où je me trouvais, et comment j’avais pu passer d’une région froide telle que le sud de Fuyu à…
 
 
Un canyon, chaud et ensoleillé, rempli de sable et de gigantesques murs rocheux. Un labyrinthe désertique s’étendant à perte de vue dont le silence n’était perturbé que par le souffle du vent hurlant avec force entre les piliers de pierre rouge, parfois recouverts de plantes semblant avoir la faculté de se mouvoir d’elles-mêmes. Elles étaient peut-être dangereuses, et je ne voyais aucun intérêt à prendre de risques face à un tel inconnu, aussi je progressais avec prudence entre les nombreuses tours afin d’éviter tout contact avec elles, ainsi que d’éventuels sables mouvants. Ces derniers pouvaient être de réels dangers sur un tel terrain, du moins en partant du principe que Kosaten adoptait les mêmes normes géologiques que mon ancien monde… Ce qui s’était avéré jusque là.
 
Cela dura pendant quelques heures, durant lesquelles je n’avais rien d’autre à faire qu’observer cet environnement infini et répétitif, avançant dans une direction aléatoire. Parfois néanmoins je portais mon intérêt sur le ciel, visible entre les roches.
La disposition du « Soleil », ou du moins de l’étoile inconnue occupant sa fonction, semblait indiquer, si la disposition de ce système stellaire était semblable à celle que je connaissais, que l’heure était au milieu de matinée. Une information importante, démontrant qu’il me restait encore bien du temps avant d’avoir à trouver un abri pour la nuit, car ce voyage allait peut-être durer des jours, ou plus.
Et d’autre part, m’habituer à ces nouveaux repères permettait à l’horloge et au compas internes de Spiegel de se mettre à jour.
 
Néanmoins, durant cette interminable route, j’aperçus un élément à part. Un objet cassant la boucle éternelle de ces lieux, m’apportant la forte suspicion qu’il en soit un élément extérieur. Et j’en eus la confirmation après m’en être approché : Il s’agissait d’un humain.
 
Ou d’un cadavre d’humain. En tout cas, son état physique était déplorable, il ressemblait à un affamé… peut-être un voyageur qui s’était perdu ici, et avait marché sans cesse dans l’espoir que mort s’ensuive. Peut-être que ce serait aussi mon cas dans un futur proche.
 
[INFOS] Signes vitaux faibles détectés.
 
Alors il restait peut-être un espoir pour cet homme. Mes connaissances en médecine étaient mineures, suffisantes pour épargner la mort à un soldat sur le champ de bataille, mais elles s’arrêtaient là. Je m’accroupis à ses côtés, plaçant ma main sur son cou. Son pouls était alarmant, mais sans ordre m’indiquant le contraire je partais du principe qu’il ne désirait pas mourir. Et donc que mon rôle était de le garder en vie le plus longtemps possible.
Il y avait de fortes chances qu’il soit déshydraté, ainsi le soleil devait être une véritable menace. Je me positionnais donc, à genoux, de manière à faire de l’ombre sur sa tête et une partie de son corps, puis usai de mes pouvoirs : En abandonnant mon bras droit, je pu étendre ma manche correspondante pour qu’elle glisse sur le côté et le recouvre partiellement. Sa matière spéciale la rendait isolante à la chaleur, ce qui le protégerait un peu, mais n’ayant pas de provisions sur moi, c’était là la limite de ce que je pouvais faire. Du moins en attendant qu’il se réveille pour m’indiquer ses maux… ou qu’il ne décède paisiblement.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Sam 9 Avr - 11:32

Mon corps commençait à s'épuiser de sa propre mécanique : chaque battement de mon cœur semblait puiser dans mes dernières forces, chaque inspiration donnait l'impression de déchirer mes poumons, chaque mouvement apportait son lots de souffrance. J'étais allongé sur le sol, mon corps décrépit par le manque de "nourriture" : ma peau s'était recroquevillé sur mes os, laissant transparaitre mes muscles ainsi que les formes de mon squelette par endroit. J'étais horriblement affaiblis, je sentais les instincts de la bête plus fort que jamais : Je ne savais pas si j'allais pouvoir garder le contrôle de moi même bien longtemps, si je ne mourrais pas, je deviendrais un vulgaire animal, se laissant aller a ses instincts.

Alors que je gisais étendus sur le sol, je sentis quelque chose s'approcher. Etais-ce un animal venus dévorer ma carcasse ? Je n'avais très certainement pas assez de viande pour intéresser un quelconque prédateur. Un humain alors ? Je me serrais attendus a une réaction plus violente a la vue d'un cadavre comme le miens : Mon apparence n'était déjà pas très ordinaire en temps normal, alors dans l'état dans lequel j'étais, j'aurais surement reçus quelques commentaires de la part de n'importe quel humain. Alors pourquoi, pourquoi je sens quelque chose s'approcher, sans aucun cris ni paroles ?

Lorsque la présence était au plus proche de moi, je sentis quelque chose de doux caresser ma gorge décrépite, mais surtout, je sentais le liquide vital battre dans son corps. J'ouvris ce qu'il me restait d'yeux pour voir ce qui s'était approcher de moi. Une petite fille, et mignonne qui plus est. Je n'avais vraiment pas de chance, la seule personne pouvant me sauver était une petite fille, j'aurais préféré me nourrir sur une personne adulte, plus a même de comprendre ce que cet acte impliquait, mais je n'avais plus trop d'options, j'étais aux portes de la mort. De plus, cette petite fille s'était approché de moi sans poussé un seul cri, et son regard ne semblait pas contenir de la peur, peut-être était-elle bien plus mature que je le croyais. J'ouvris la bouche pour m'adresser à cette créature, bien que ma voix ne portait pas bien loin.

"Bonjour, petite, tu es venus admirer ma déchéance ? La mort d'un monstre ? Mais si jamais tel n'est pas ton intention, tu as un moyens de me sauver la vie."


Je ravalais le peu de salive que contenait ma gorge, alors que je m'apprêtais à lui faire cette horrible proposition.

"Je suis un vampire, et j'ai besoin de sang pour vivre. Mais j'essaie de ne pas me laisser dominer par mes instincts et je ne me nourris que sur les personnes m'y autorisant. Ma morsure n'est pas douloureuse, mais l'expérience peut-être traumatisante pour ceux n'y étant pas préparée. Je ne veux pas te forcer la main petite, le choix est entre tes mains, et j'accepterais n'importe quel issue que tu choisira."

J'adressais un sourire chaleureux à la petite fille, du moins, j'essayais au vu de mon état.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Sam 9 Avr - 13:38

Peu de temps après la prise en charge de son état, l’homme agonisant se mit à parler d’une voix enhardie par la faiblesse en l’approche de la mort, m’obligeant à me pencher pour comprendre le sens de ses mots. Comme je l’avais espéré, il m’indiqua rapidement ce dont il avait urgemment besoin pour échapper à un funeste sort : Du sang.  Cet homme était un vampire, se présentant de lui-même comme un monstre, néanmoins sans se comporter comme tel.

Je connaissais les vampires, aussi appelés Apôtres de la mort là d’où je venais. La plupart étaient des humains transformés après avoir été vidé de leur fluide vital par l’une de ces créatures,  et passaient par plusieurs stades de force et d’intelligence avant de devenir ce que les légendes humaines nommaient les seigneurs de la nuit. S’il y en avait un ici, peut-être provenait-il de la Terre que j’avais connue. Et si c’était le cas, alors le protéger du soleil avait été un bon réflexe, la lumière de l’astre du jour leur étant particulièrement létale.

Mais celui-ci, étant donné sa nature et son état, était étrangement compatissant. Certes il réfutait ses instincts, mais je ne décelais que peu voire pas de panique dans sa voix, à moins qu’il ne soit trop faible pour que je puisse la ressentir… Cependant, ça ne changeait pas ma décision pour autant. Je n’avais peut-être aucune raison rationnelle de l’aider, mais une force inconnue m’avait mené jusqu’ici, et semblait avoir fait en sorte que je croise la route de ce buveur de sang.  Mon rôle à jouer était donc plutôt clair... et qui pouvait bien m’avoir placée là, si ce n’était le Dieu-Phénix lui-même ?
Avait-il un plan particulier ? Ce n’était pas à moi de le dire. Je ne faisais qu’exécuter.

« Mon nom est Adelaïde, et il semble que j’ai été amenée ici pour vous porter secours. » me présentais-je, d’une voix toujours calme et sans émotion.

Lui donner du sang ne me posait pas de problème. Même si mon fluide était partiellement spirituel, il devait réel dès qu’il se mélangeait à un autre fluide –à condition que celui-ci ait une existence «physique -. Ainsi, en absorbant assez rapidement, les pertes seraient certainement limitées. Je me devais néanmoins de le tenir informé de ce fait :

« Je peux vous offrir mon sang, mais ma nature fait qu’une partie ne vous atteindra peut-être pas. Les pertes seront mineures, et probablement négligeables, mais il est de mon devoir de vous prévenir. »

Les explications terminées, je m’empressais de reformer mon bras doit puis de me servir des mes deux mains pour soulever légèrement le buste du vampire, limitant la vitesse pour éviter d’aggraver son état, et de positionner sa tête sur mon épaule, de manière à limiter au maximum les efforts qu’il avait à faire pour atteindre mon cou. A supposer qu’il puisse absorber le plasma par les jugulaires, comme les vampires que je connaissais. Je penchais donc ma tête du côté opposé à la sienne, pour tendre la veine, et lui indiquait la fin des préparatifs :

« Vous pouvez y aller. »

Fermant les yeux, je concentrais l’intégralité de mes pouvoirs de régénération dans la production de sang, ignorant la quantité qu’il s’apprêtait à prendre.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Sam 9 Avr - 15:24

La jeune fille se présenta sous le nom d'Adelaïde, un nom que je n'avais jamais entendu au cours de mes cinq-cents ans d'existence. Où avais-je atterris ? Peut-être un pays loin, très loin de Samal. Toujours est-il que cette petite fille était remarquablement mure pour son apparence : elle ne semblait pas surpris par ma révélation et réagissait avec professionnalisme. Je ne sentais ni peur, ni surprise, aucunes émotions d'aucune sorte ne ressortait de sa voix. Même les adultes ont beaucoup de mal pour me cacher leurs intentions ou leurs sentiments, mais cette enfant était spéciale. Répondant à ma requête, elle se pencha pour me donner accès à son cou.

"Tu es une fille étrange, Adelaïde, il y a peux de gens qui accepteraient d'aider un vampire qu'ils viennent tout juste de rencontrer, sans être surpris et sans avoir peur."

Je puisais dans mes dernières forces pour me redresser et lui dire a l'oreille avant de la mordre.

"Espérons que tu ne regrettera pas cette expérience."

Accompagnant mes mots, je plantais mes crocs dans la chair de la jeune fille, plongeant mes dents dans son cou pour m'abreuver de son liquide vital. Heureusement, j'étais suffisamment conscient pour lui injecter mon "venin", qui allait anesthésier son corps, l'engourdissant tout en lui envoyant de modeste vague de plaisir au travers de son être. Je restais plusieurs minutes hypnotisé par ce divin nectar tant rechercher, plongé dans le bien que cela me procurait alors que je sentais mon être se revigorer. Lorsque je repris conscience, mon corps s'était presque entièrement remis, ma respiration était redevenus normal, mes muscles s'étaient réparé malgré les quelques douleurs restant dans mes jambes. Je me dégageais du cou d'Adelaïde, remarquant que sa blessure commençait déjà a se refermer.

"Je suis désolé, je me suis perdus dans l'Etreinte. Ça ira ?"

La jeune fille était haletante mais parfaitement consciente, chose rare, surtout après une Etreinte aussi longue. Elle devait être encore plus spéciale que je ne le pensais.

"Je propose que nous nous réfugions dans une des grottes avoisinante pour discuter et récupérer. Le soleil ne m'est pas très agréable. Tu peux marcher ?"

Accompagnant mes mots, je me relevais un peu difficilement : mes jambes n'étaient pas encore totalement régénéré mais cela suffisait amplement, au vu de l'état dans lequel j'étais il y a peu.

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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Mer 13 Avr - 0:36

L’étrangeté. Oui, il n’était pas rare que des humains me trouvent étrange, tant j’étais différente d’eux. En tant que manifestation de Gaïa, ma race était pour eux complexe, et l’on me catégorisait comme un mystère irrésolu de la Nature.
Néanmoins je n’avais qu’indirectement évoqué ce que j’étais. Le vampire sembla donc faire cette remarque vis-à-vis de ma façon d’être. Mais les buveurs de sang n’étaient pas une réelle surprise pour moi, qui n’était pas humaine, et qui ne ressentait pas la surprise. En temps normal, il aurait été exigé que j’explique mes raisons d’agir ainsi à mon possesseur temporaire, mais la situation était urgente… et selon l’ordre des priorités la révélation de ces informations pouvait être remise à plus tard.
 
[INFO]Redirection du flux sanguin. Procédure de compensation en cours… Accélération de l’hématopoïèse.
 
Quand il planta ses crocs dans mon cou, il y eût une réaction… inattendue. Mon corps se crispa malgré moi, l’espace d’un instant, tandis que d’étranges et anormales ondes me traversaient. Ce n’était pas douloureux, ni désagréable, sur ce point le vampire n’avait pas menti, mais… je ne me serais attendue à tout sauf à ça. « Traumatisant » n’était par contre pas un mot adéquat, ou du moins peut-être qu’un humain pouvait considérer cette sensation comme telle. Sensation qui, par ailleurs, était étrangement proche de celle qui occupait mes souvenirs durant mon réveil, en plus… mineur.
 
Quelques minutes plus tard, il s’éloigna de mon cou, et mes fonctions commencèrent doucement à revenir à la normale. Bien que, le vampire avait pris plus d’énergie que ce que j’avais attendu, et je me sentais faible. Encore légèrement engourdie, essoufflée, presque prise d’une sensation de somnolence que je n’avais pourtant aucun mal à compenser habituellement. L’homme à présent revigoré  s’inquiéta de mon état, et sur ce point il était de me devoir de le rassurer… mais ma voix, bien qu’inchangée, était entrecoupée de respirations haletantes :
 
« Je… vais bien. Ne vous…en faîtes pas…pour moi. »
 
Me montrer aussi faible, était presque honteux. En tant qu’arme, j’étais censée être puissante, pour servir mes maîtres tels qu’il le fallait… Mais c’était la volonté de Fenghuang que je sois ainsi. Alors je ne pouvais m’en plaindre, simplement faire avec.
 
J’hochais la tête ensuite, à la fois pour approuver sa proposition de trouver une grotte, et pour confirmer que je pouvais marcher. Je m’empressais d’ailleurs de retourner la proposition, c’était mon devoir après tout :

« Ne vous inquiétez pas. C’est plutôt… à moi, de vous proposer de l’aide pour vous…déplacer. »
 
Néanmoins c’est ce que je croyais, mais lorsque je voulu me relever soudainement afin de prouver mes dires, je subis une baisse de tension soudaine, due au manque de sang, et fût forcée de retomber sur mes genoux. Que la volonté divine soit elle était une chose, néanmoins je ne pouvais pas me permettre de me montrer si amoindrie pour autant.
 
« Je... Pardonnez-moi. J’ai surestimé mes ressources, je serais en pleine possession de mes moyens sous peu. »
 
Je me redressais à nouveau, usant de ma volonté pour encaisser l’anémie, et même si je tanguais l’espace d’un instant je parvins à me stabiliser. Sans attendre, je me positionnais sous son bras de manière à l’aider à se déplacer :
 
« Si vous avez vu une grotte, je vous laisse nous y guider. Si le soleil vous est néfaste, nous devrions vous mettre à l’abri dans les plus brefs délais. »


Dernière édition par Adelaïde le Mer 13 Avr - 10:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Mer 13 Avr - 10:08

Alors que je commençais à me relever, je pouvais sentir mes os fissuré me faire souffrir : même si mes muscles avaient récupérer leur vigueur assez rapidement, il semblait que mes os, eux, prendraient plus de temps pour se régénérer.

"Hmph, il semblerait qu'il me faille un peu plus de temps pour récupérer la totalité de mes jambes, voyager affamé n'a pas vraiment fait de bien a mon corps."

La jeune fille qui m'avait sauvé la vie semblait plus préoccupé par mon bien être que par le sien, chose bien étrange pour un humain, surtout a cet âge. Elle me demandait de l'excuser de sa faiblesse, alors que j'aurais étais dans un état bien pire si elle n'avait pas été là, et que c'était par ma faute qu'elle était dans cette situation malgré sa jeunesse.

"Oh tu sais, j'ai frôlé la mort il y a quelques minutes, je m'accommoderais bien d'une baisse de vigueur, d'autant que je ne suis pas en bien meilleur état."

J'accompagnais mes paroles de quelques rires légers, marquant la nonchalance de ces dernières. La jeune fille décida de m'aider à me déplacer, malgré sa propre faiblesse. Malheureusement, ni elle ni moi ne savions où nous pourrions nous abrité, mais les grottes ne devraient pas être si rare dans un environnement pareil. Nous nous dirigions hasardeusement dans cette série de collines et de plateaux, légèrement gêné par le vent omniprésent. Au bout d'une vingtaine de minutes de recherche, nous finir par trouver un renfoncement dans une colline suffisamment grand pour accueillir quelques voyageurs. Je fis signe a la jeune fille de me laisser contre le mur avant de m'adresser a elle.

"Merci petite. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais ma régénération a l'air beaucoup plus lente que d'habitude, j'espère récupérer mes jambes d'ici peu. Oh, mais où sont mes manières, je suis Tanith, Tanith Amonwiel de Samal, Enchanté. Tu t'appelle Adelaïde ? Je n'ai jamais entendus ce genre de nom auparavant. De quel pays viens-tu ? Il est plutôt rare que les enfants de ton âge se promène seuls dans un endroit aussi désolé"

Je m'asseyais le long du mur de notre abri tout en lançant à mon interlocutrice un regard curieux et légèrement amusé.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Jeu 14 Avr - 0:45

Après de longues minutes, nous finîmes par trouver un abri répondant à nos attentes, où je déposais le vampire contre le mur qu’il m’indiqua. Cet homme demeurait surprenant par son calme et sa nonchalance  malgré sa proximité récente avec la mort, trait qui ne manqua pas de rappeler Four, la première élue que j’avais rencontré. Était-ce une habitude des habitants ou élus de ce monde ? Je fûs contrainte, à cause de mon état, de m’asseoir également ensuite, face à mon interlocuteur et possesseur temporaire.
 
D’ailleurs, au vu de son discours, je suspectais Tanith de ne pas être non plus originaire de Kosaten… parce que le pays qu’il me présenta ne correspondait à rien de ce que je connaissais, et qu’il se plaignait d’une baisse de ses capacités. Il n’y avait aucune preuve qu’il existait un autre continent que celui-ci,  alors… il apparaissait évident que cet homme ne savait pas où il se trouvait. Néanmoins, il était sûr que nos lieux d’origines n’étaient pas communs… ce qui signifiait qu’il existait des vampires dans d’autres univers.
 
Tanith était un élu. Peut-être du même dieu que celui m’ayant choisi ? Cela ferait sens avec la raison de ma soudaine apparition en ces lieux,  mais il n’y avait aucune certitude. Néanmoins, il allait de mon devoir de répondre à ces interrogations. Et de lui annoncer la vérité. Clairement et sans détour :
 
« Mon apparition a un lieu dans un pays appelé France. Il est fortement probable que vous ne connaissiez pas ce lieu, car il n’existe probablement pas dans le monde que vous avez jusque là connu. Ni dans celui dans lequel nous nous trouvons actuellement. »
 
Consciente de la sensibilité dont pouvaient disposer certains humains, je m’interrompis afin de laisser à Tanith le temps de comprendre la nouvelle. Je suspectais qu’il puisse être choquant pour un être humain d’apprendre soudainement ce genre de vérités. La plupart préfèrent faire preuve de déni lorsque leur vision de leur univers était remise en cause. Faire preuve de tact était de mise, mais malheureusement je ne possédais pas cette fonction.
 
« Vos paroles semblent indiquer que vous ignorez la situation et le lieu dans lequel vous vous trouvez. Pardonnez-moi si je commets une erreur, mais le nom de Kosaten ne vous dit rien, je me trompe? Les pays majeurs composant ce monde se nomment Fuyu, Minshu, et Seika.  Et tout porte à croire que vous êtes un Élu. Un être choisis par l'une des divinités de ces trois royaumes, invoqué pour le servir.»
 
Marquant une nouvelle pause,  je laissais cette fois-ci au vampire le temps d’ingérer intégralement l’afflux de données, et me préparais à répondre à ses probables questions.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Jeu 14 Avr - 1:25

La jeune fille s'asseya non loin de moi alors que nous conversion de notre situation. Elle m'expliqua être "apparut" dans un pays appelé France, un pays qui ne serait présent ni dans "mon" monde, ni dans "ce" monde. C'était de biens étranges propos que me sortait cette petite fille. J'aurais changé de monde ? Il est vrai que peu de chose ici ne m'évoque un quelconque souvenir. Et pourquoi parlerait-elle d'apparaitre ? Cette conversation devenait de plus en plus étrange.

"Tu as des preuves de ce que tu avance ? Non pas que je remette ta parole en doute, je suis juste quelqu'un de pragmatique. Tout ceci pourrait tout aussi bien être un jeu complexe élaboré par l'esprit foisonnant d'une enfant, comme cela pourrait être la vérité, aussi j'aimerais des preuves pour juger de quel cas est devant moi."

Adelaïde continua son discours en m'évoquant le nom de Kosaten, Seika, Fuyu et Minshu. C'était là de biens étranges noms. Peut-être était-je pris dans le jeu d'une enfant en manque de sensations malgré moi, mais il est vrai que ma situation était pour le moins étrange, aussi je m'intéressais a ses dires. Après tout, l'univers est bien étrange, avec ses monstres et ses mystères, la possibilité de monde parallèle n'est pas si improbable que ça quand il y a de la magie dans l'histoire.

"Et bien, tout ceci me parait bien étrange. Je n'ai effectivement jamais entendu parler de Kosaten, Seika, Fuyu ou Minshu. Ce serait un dieu qui nous aurait arrachés à nos mondes respectifs selon toi ? Dans quel but aurait-il fait ça ? N'est-il pas assez puissant pour faire tout ce qu'il désire ? Je ne pense pas pouvoir accomplir ce qu'un dieu n'arrive pas à faire."

Je n'avais jamais était un grand religieux, alors la pensée d'être soumis a un dieu ne m'enchantait guère. Mon sourire quitta progressivement mes lèvres pour laisser place à un air songeur et réfléchis. Cette conversation allait probablement être bien plus enrichissante que je ne l'avais crus.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Ven 15 Avr - 0:22

Tanith se montra sceptique quant aux informations qu’il venait de recevoir, et c’était une réaction prévisible. Un esprit humain, à moins d’être excessivement naïf,  ne pouvait pas absorber une telle vérité simplement parce qu’une inconnue lui annonçait, il lui fallait des preuves, des éléments concrets. Et comme il le nota, mon apparence enfantine n’aidait pas prouver la crédibilité de mes dires. Il faudrait d’ailleurs que j’éclaircisse ce point, mais avant cela je devais répondre à ses interrogations :
 
« Je comprend que vous doutiez de ce que j’avance. Veuillez me pardonner, je suis dans l’incapacité d’apporter une preuve tangible  à mes dires, ainsi il serait compréhensible que vous n’y accordiez aucun crédit. Néanmoins, même si cela nuit aux règles de la politesse je peux vous répondre par deux questions : Pourquoi êtes-vous affaiblis au point d’être incapable d’utiliser vos facultés surnaturelles si vous en possédiez, et quelle est, à votre avis, l’origine de la lumière qui vous a happé avant votre réveil en ce canyon inconnu ? »
 
Deux éléments qui étaient assurément communs à tous les élus, et qu’il n’avait pas évoqué jusque là. Le fait que je le sache pourrait attirer la suspicion à mon égard, mais ne pourrait manquer de le faire réfléchir sur ces éléments, et c’était mon objectif. Peut-être était-ce une preuve suffisante pour lui, peut-être que non, ainsi je rajoutais autre chose :
 
« Vous devriez également avoir un sceau gravé sur votre corps. Un tatouage représentant une des divinités, qui n’était pas là avant. Voici le mien. »
 
Tout en finissant ma phrase, je réarrangeais ma structure afin de laisser ma tunique –partie intégrante de mon être- s’ouvrir sur le symbole flambant du Dieu-Phénix, gravé à l’emplacement même de mon cœur. Quelques longues secondes après, le vêtement se recousus de lui-même, sans que je n’aie fait un seul geste depuis le début de l’opération.
 
« Ce n’est pas une fausse. Les marques divines sont impossibles à recopier comme à recouvrir. L’animal qui y est représenté symbolise le camp pour lequel vous avez été invoqué. Le dieu vous ayant élu. »
 
Concernant ces derniers, leurs méthodes et objectifs paraissaient néanmoins singuliers. Mais j’étais une arme, et une arme ne sert que d’outil, je n’avais pas mon mot à dire. Certes,  au temps où je servais la famille Crinardent on me laissait participer aux conseils stratégiques car mon affinité avec eux était particulière, et ils considéraient que mon expérience du terrain avait son mot à dire, néanmoins cela n’était qu’optionnel. Et ici, il s’agissait d’un plan à l’échelle supérieure, quelque chose que je ne pouvais comprendre. Alors je ne faisais qu’agir.
 
« J’ignore tout des motivations profondes de ces entités. Elles se partagent ce monde, et mènent une guerre de pouvoir afin de prendre l’ascendant sur les autres, où les nations sont leur territoire et les élus leurs soldats. »
 
Et en ce point, cela ne les rendait pas différentes de l’humanité, ou même de la nature en général. Les animaux sauvages sont souvent territoriaux, et même les arbres sont conçus pour chercher à répandre leur descendance dans une zone la plus large possible. Si j’étais sûre d’une chose, c’était qu’il s’agissait d’une vérité englobant chaque monde, chaque plan,… chaque univers.
Mais c’étaient de trop grandes choses pour moi. Comme je l’ai dit… mon rôle était d’agir.
 
« Veuillez s’il vous plaît me montrer votre sceau, où qu’il soit. Cela pourrait être important pour la suite de cette conversation, car cela déterminera si je dois ou non vous éliminer. »
 
Peut-être était-ce rude à annoncer ainsi, mais il était dans mes habitudes d’indiquer clairement mes intentions. Maintenant que j’avais la certitude qu’il s’agissait d’un élu, il y avait statistiquement plus de possibilités pour qu’il soit un ennemi qu’un allié. Néanmoins je précisais une chose :
 
« …Mais puisque je n’ai pas reçu d’ordre direct de le faire, si nous sommes d’allégeances opposées, je vous considérerais comme neutre jusqu’à notre prochaine rencontre. Et vous serez encore libre de poser des questions. »
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Ven 15 Avr - 1:33

La jeune Adelaïde continua son exposé sur ma "situation". Elle me demanda d'expliquer le pourquoi de mon manque de puissance, mais plus étrangement encore, elle me demanda d'expliquer la vision que j'avais eu avant mon réveil. Etant donné que je n'en avais pas parlé, j'imagine que cela lui donne en partie raison : si tous les "élus" traversaient le même processus, alors il était parfaitement logique qu'elle connaisse elle aussi cette vision.

"Il est vrai que je suis anormalement faible. Je me suis réveillé la veille dans une grotte, l'estomac vide. Je mettais sur le compte de cet appétit mon manque de pouvoirs, mais il s'avère que mes forces ne me reviennent pas aussi vite que je l'aurais crus. Et cette vision que j'ai eue avant mon réveil. Si tu la connais aussi sans même que je n'ai eu à t'en parler, j'imagine que cela va dans ton sens."

La jeune fille m'évoqua une sorte de sceau, marquant son porteur comme une sorte de possession du dieu qui l'aurait invoqué, et accompagnant ses paroles, sa tunique se décousus d'elle même, laissant apparaitre un magnifique tatouage de phénix sur sa poitrine. Je regardais cette étrange scène ainsi que la nonchalance de cette enfant avec un regard scientifique : ce que venait de faire cette petite fille, cela ne pouvait être que de la magie. Maîtriser aussi naturellement un pouvoir certes simple a son âge, cela témoignait d'un grand potentiel, qui couplé avec son stoïcisme, pouvait donner quelqu'un de redoutable, malgré l'apparence candide de cette personne.

La petite Adelaïde continua en me disant ne rien connaitre des motivations des dieux si ce n'étaient qu'ils étaient au nombre de trois et se faisaient la guerre pour dominer le monde. Cela me faisait plus penser à la stupidité humaine qu'a de quelconques divinités. Comment pouvait-on s'appeler dieu en ne faisant pas mieux que le commun des mortels ?

"J'imagine que nous n'avons pas le choix si nous voulons vivre. S'ils nous ont amené ici, ils doivent avoir prévus plusieurs systèmes nous empêchant de nous rebeller. Mais tout de même, je n'aime pas l'idée d'être considérer comme un pion sur un échiquier. Je suis un artiste, un philosophe avant d'être un mage et un vampire. La violence n'a jamais permis de construire quelque chose de durable, où va-t-on si même les dieux l'ignorent ?"

Accompagnant mes dernières paroles je pris mon visage dans ma mains droite alors que je soupirais d'exaspération devant la stupidité de ma situation. Mais un autre évènement me surpris : Adelaïde me demanda de lui dévoiler mon sceau, me menaçant même de morts si jamais je n'avais pas le même sceau flamboyant qu'elle. Cela ne manqua pas de me faire éclater de rire, c'était tellement ridicule, sauver quelqu'un pour le menacer de mort quelques minutes plus tard, alors que son corps était encore en mauvais état.

"Ce n'est pas le genre de chose que l'on dit a quelqu'un que l'on vient de sauver petite. Tu te rends compte de ce que tu dis ? Tu me sauve la vie pour tuer quelques minutes plus tard ? Tu ne trouve pas ça aussi stupide que moi ? Tu es presque en aussi mauvais état que moi."

Je me tenais les cotes en continuant de rire, mais sous le regard inquisiteur de la jeune fille, je commençais à retirer mon manteau de cuir ainsi que mon plastron, dévoilant ma tunique, qui ne manquait pas de me donner une allure noble, malgré la poussière qui s'était glissé au travers de mes vêtements. Je m'empressais également de l'ôter, curieux de quel animal allait arborer mon poitrail. C'est avec un mélange de déception et d'amusement que je découvris mon sceau, comme l'appelait Adelaïde : Un magnifique phénix flamboyant trônait fièrement sur ma poitrine.

"Et bien ma petite, on dirait qu'il va falloir repousser tes pulsions meurtrières pour aujourd'hui : On dirait que je suis dans ton camps, même si je ne sais pas encore ce que ça veux dire."

Après cette découverte, je renfilais ma tunique, laissant mon manteau et mon armure sur le coté étant donné qu'ils n'étaient pas nécessaire pour le moment.

"Et bien, ma très chère Adelaïde, si tu viens d'un autre monde que le mien, je suis plus qu'impatient de savoir de quoi il en retourne. Y a-t-il de la magie dans ton monde ? S'il y en a, quelles sont ses limites ? Tout à l'heure tu as dit être apparus en France, qu'est ce que tu voulais dire par là ?"

Je profitais de cette baisse de tension pour regarder l'état de mes jambes, qui semblait s'être un tant soit peu améliorer. J'allais devoir rester encore quelques minutes, peut-être même quelques heures assis par terre, a attendre que mes os récupèrent entièrement.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Ven 15 Avr - 16:34

Le vampire comprit le sens de mes deux questions, et finit par accepter la vérité, ou du moins semblait-il. Et il en arriva d’ailleurs à la même réflexion que moi : Les dieux n’étaient pas si différents des Hommes, à user de violence et de complots pour parvenir à leurs fins. Bien que, Tanith semblait choqué d’apprendre ça, ou peut-être désespéré. Probablement que la violence n’était pas à son goût, comme il l’avait souligné c’était un penseur, pas un combattant. Un civil.
Et un mage. Encore une similitude avec mon ancien monde, où les vampires étaient de ce que j’en savais, bien souvent des magiciens.
 
Mais pour ma part, savoir que les dieux usaient de telles méthodes ne me surprenait pas. Quoique veuille dire le fait d’être une divinité, si les hommes avaient un comportement territorial, possessif, et belliqueux, c’était bien que « Quelque chose » les avait façonnés de cette manière. Peu importe l’origine de l’humanité et la manière dont elle a vu le jour, pour en arriver à ce point il avait fallu qu’elle ait été inspirée, inconsciemment, par la nature de ce qui l’avait fait naître. Par la logique du Monde dans lequel elle évoluait. Mais si je ne prévoyais pas de partager mes pensées pour l’instant,  je pouvais néanmoins répondre à une chose :
 
« Oui. Ce sceau vous empêche d’agir contre l’intérêt de votre nation. Et dans certains cas d’urgence, un dieu peut forcer ses élus à effectuer certaines choses.  Je suis néanmoins dans l’incapacité de vous expliquer son fonctionnement exact, je ne connais que ses effets. »
 
Suivit ensuite mon avertissement concernant mes intentions. Et sa réaction… inattendue. Il décrivit comme « stupide » mon annonce, et incohérente avec notre situation. Mais le plus surprenant, c’était son éclat de rire. Ne me prenait-il pas au sérieux ? Ou peut-être se laissait-il duper par mon apparence. En tout cas, il y avait du vrai dans ses dires : Affaiblie comme je l’étais, mon potentiel meurtrier était bien amoindri.  
Mais si je devais parler en métaphore, je dirais qu’une lame émoussée était une lame tout de même.  De plus, il était un philosophe, et moi une combattante. Sans parler de victoire assurée, car le résultat d’un combat n’est jamais déterminé à l’avance, les chances semblaient être en ma faveur.
 
Néanmoins il s’exécuta, et retira son haut devant mon regard stoïque. Non, voir ce genre de scène de me dérangeait pas, car je n’avais « à priori » aucun instinct de reproduction et ne ressentait aucune attirance charnelle envers autrui. Même si les derniers évènements semblaient vouloir me prouver le contraire, je les associais à des phénomènes magiques et par définition inexplicables dans la réalité, puisqu’ils étaient des interférences à celle-ci.
Du moins c’est ainsi que fonctionnait la magie dans mon ancien monde, nul doute que la théorie sur Kosaten était similaire.
 
Et finalement, il dévoila tout en découvrant, son sceau. Nos emplacements étaient proches, et les tatouages arboraient le même genre d’animal… Tanith était donc un élu de Seika. Un allié, et donc mes précédentes menaces n’avaient plus court. Il était temps de les lever.
J’hochais donc la tête, en lui annonçant :
 
« Nous sommes effectivement du même camp. Veuillez pardonner ma précédente sommation, il m’était nécessaire de savoir à qui je m’adressais. Bien que mes capacités soient mineures, vous pouvez me considérez à votre service, incluant la protection, jusqu’à ce que mon aide ne soit plus nécessaire. Ou bien sûr, que vous ne la désiriez pas, auquel cas je reprendrais ma route. »
 
Et puis, concernant sa remarque sur mon « désir » de tuer, je me permis d’ajouter une chose afin d’éviter les confusions :
 
« Sachez aussi que je ne suis guidée par aucune pulsion, meurtrière incluse. Je ne fais que remplir le rôle qui m’a été confié en servant les intérêts de Seika, de ses habitants, et de ses élus. C’est ainsi que j’agis en tant qu’arme intelligente. »
 
Arriva ensuite une série de questions, d’ordres plus personnels. Bien, comme je l’avais annoncé j’étais à son service, et s’il désirait avoir ce genre de conversation cela n’avait pas à me poser de problème. J’analysais chacune de ces interrogations, préparant une synthèse des différentes réponses, mais la dernière m’intrigua. Il était vrai que j’avais parlé « d’apparition », par habitude, mais j’avais à ce moment là oublié que les humains parlaient de « naissance », car le processus qui les amène dans le Monde était une série de réactions biologiques, bien différente de la création spontanée d’un esprit. Il fallait donc choisir les mots avec soin, pour rendre le tout compréhensible :
 
« Mon monde possède de la magie, sous diverses formes, bien qu’il soit plus correct d’employer le mot humain « Surnaturel » pour décrire ces phénomènes, la « magie » à proprement parlé n’est qu’une partie de celui-ci. Mais je n’en suis pas moi-même pratiquante, ainsi je crains de ne pas pouvoir apporter de nombreux détails techniques la concernant. Ce dont je suis sûre, c’est qu’elle est divisée en deux catégories : La «Thaumaturgie » qui englobe toutes les écoles capables d’interférer avec le Monde,  tout en respectant ses lois ; et la « Vraie Magie » maniée par une élite composée d’une poignée d’individus, capable de contourner les règles de la réalité et d’influer sur celles-ci. »
 
C’était un concis résumé de ce qu’était la « magie » que j’avais connue, et bien que je connaissais la base de certaines théories -ayant passé ma vie entière en compagnie de mages-, ce n’était pas un domaine dans lequel j’avais de grandes connaissances. Et celles que j’avais concernant surtout les moyens de combattre ses pratiquants. Maintenant, pour sa troisième question, il était plus délicat d’en parler… car ce que j’étais n’était déjà pas toujours compréhensible par quelqu’un de mon ancien monde connaissant le surnaturel. Alors une personne provenant d’un univers entièrement différent… Néanmoins je tâchais de faire au mieux :
 

« J’ai parlé d’apparition car je ne suis pas née au sens scientifique du terme. J’entends par là que, contrairement aux êtres de chair je ne proviens pas d’une réaction physiquement explicable, mais littéralement de rien, au sens physique du terme. Peut-être que, si votre monde possédait des mages et des vampires, avez-vous aussi entendu parler d’esprits, de fantômes ? Cela est plus simple si c’est le cas. Car c’est ce que je suis : Un esprit, capable de se matérialiser avec la forme qu’il désire. »
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Ven 15 Avr - 17:25

La jeune fille satisfit ma curiosité en me parlant de son monde, et plus précisément de sa magie. Il semblait exister deux écoles de magie dans son monde, l'une se limitant aux lois naturelles et l'autre permettant de contourner ces lois. La première me semblait être une magie d'amateur comparé à la mienne, la seconde école par contre semblait plus se rapprocher des enseignements du collège de Samal.

"Il semblerait que vos magiciens soient encore plus rare que par chez moi, où bien que le Don soit rare, nous avons tout de même des collèges pour apprendre ce qui s'apparenterait a votre vraie magie. Je ne peux m'empêcher de penser que votre "thaumaturgie" n'est qu'une pâle imitation de la magie."

La petite Adelaïde continua en m'expliquant ce dont je me doutais déjà au vus des derniers évènements : Elle n'était pas humaine, mais une sorte d'esprit, capable de prendre la forme de tout ce qu'elle désirait. Elle disait agir comme une arme, et pourtant elle portait un nom, une forme fixe et elle m'avait sauvé en ignorant le fait que je puisse être un ennemi. Tout ça me faisait dire qu'elle n'était pas une arme comme elle le disait, et si elle n'en avait pas conscience, c'était mon devoir de briser ses illusions.

"Hmm, je me doutais bien que quelque chose n'allait pas avec toi. Tu serais donc un esprit, capable de changer de forme a volonté ? Mais si tu es une arme comme tu le dit, pourquoi ne pas prendre une forme plus ... "agressive" au naturel ? Pourquoi même te gêner a prendre une forme humaine, ou un nom ? Un monstre ne serrait-il pas plus efficace pour faire régner la destruction et le chaos ? Car c'est bien ce que font les armes, non ?"

Je m'affaissais contre mon mur en regardant le prétendu arme, un sourire aux lèvres, amusées par la tournure que prenait cette conversation. Je prenais toute fois un ton inquisiteur alors que je m'apprêtais à faire la lecture à cet étrange esprit

"Une arme ne sauve pas de vie. Une arme ne propose pas à un ennemi de le laisser en vie. Une arme tue sans aucun scrupule ni aucun discernement les innocents et les coupables pour s'assurer de la mort de ses derniers. Si tu étais vraiment une arme, tu m'aurais tué, dans la possibilité que je sois un élu adverse. Tu ne te serrais pas soucié de si j'étais innocent ou même un allié. Tu as une conscience, tu fais des choix basé sur tes expériences, cela fait de toi un être vivant parmi tant d'autre, et non une arme. Tu m'as l'air de te cacher derrière ce nom sans trop savoir ce qu'il implique ma petite. Tu n'es peut-être pas une enfant au sens biologique du terme, mais tu m'as l'air tout aussi perdue, Adelaïde."

Je marquais une petite pause pour laisser la jeune fille méditer sur mes paroles avant de reprendre.

"Je ne te connais peut-être que depuis quelques minutes, et même si ta voix ou ton corps ne laissent transparaitre aucunes émotions, je peux te dire que tu n'es pas une arme par tes actions. Tu es juste un autre être vivant, perdus dans le vaste monde."
Je regardais le plafond de notre abri en soupirant.
"Comme nous tous ici bas."
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Ven 15 Avr - 23:43

Tanith fit une remarque concernant la « faiblesse » de la thaumaturgie, qu’elle n’était qu’une imitation. Il m’était impossible de lui donner tord, à cause de mes maigres connaissances, mais aussi parce que la « Vraie Magie »  semblait effectivement être placée au rang de miracle, aux dires des thaumaturges.
 
« J’ignore à quoi ressemble la magie de votre monde. La « Vraie magie » était décrite comme capable de choses comme influer sur la causalité, ramener les morts à la vie, ou même se déplacer entre les univers parallèles. Mais je n’ai pu l’observer de moi-même. Cela ressemble-t-il à ce que vous connaissez ? »
 
Arrivèrent ensuite plusieurs remarques, concernant ma dénomination en tant qu’arme. Certes, prendre une apparence initiale plus… « Monstrueuse » serait certainement efficace, mais même si je l’avais voulu mon pouvoir était en grande partie scellé. Et de toute façon, il m’était impossible de le faire. Mais lui expliquer était complexe, et demandait à entrer en détail dans mon histoire :
 
« L’apparence sous laquelle vous me voyez appartenait autrefois à une jeune fille du nom d’Adelaïde Valeria, qui n’est autre que la première maîtresse que j’ai servis en tant qu’animal de compagnie. Je n’étais pas encore une arme à l’époque. Elle périt durant une bataille qui se déroula dans la ville où nous vivions, et dans ses dernières volontés m’ordonna de vivre à sa place. J’arbore son identité pour respecter le dernier ordre reçu de sa part, et elle seule serait en droit de le contester. »  
 
S’il avait paru amusé au début de son discours, la suite fût prononcée sur un autre ton. Celui-ci était comparable à un adulte corrigeant un enfant. Il prit comme exemple chacune des actions que j’avais effectuées jusque là, chacune des choses que j’avais dites, qui lui semblaient être impossibles à réaliser pour une arme. Et il allait sans dire que certains étaient vrais, mais plusieurs éléments demeuraient faux, car nos conceptions de ce qu’était une arme, se montraient différentes.
Ou parce qu’il y avait une subtilité entre le fait d’être une arme, et le fait d’en jouer le rôle. J’appartenais à la seconde catégorie, et je ne m’en cachais pas. Ce que j’étais n’avait pas de place fixe, mon pouvoir de changeforme étant littéralement celui de « choisir mon rôle » dans cet étrange et complexe puzzle qu’était la réalité. Le cheminement que j’avais effectué pour en arriver à choisir le rôle d’une arme, était clair et sans erreur.
 
Mais sa réaction n’était pas si surprenante. J’avais déjà remarqué que ma vision du monde, en tant qu’Esprit né de la nature, était bien lointaine de celle du commun des hommes. Nous n’étions pas faits pour nous comprendre, car les énergies nous ayant donné vie étaient d’origines trop différentes. Alors une fois n’était pas coutume, j’allais devoir user d’une image humaine pour illustrer ce que j’étais :
 
« Tanith Amonwiel de Samal, j’aimerais vous poser une nouvelle question. Imaginez qu’un être sans visage porte un masque, qu’il n’existe pas s’il le retire. En ce cas, ce visage emprunté est-il une mascarade, ou son identité propre ? »
 
Je fixais le vampire droit dans les yeux, tout en parlant de ma voix inémotive.  Même si cette image était, je l’espérais, assez claire, je devais tout de même respecter mon devoir et répondre clairement à son argumentation :
 
« Ma conception d’une arme est une simplification. Une épée ou un pistolet n’ont pas de conscience, et ne peuvent faire de choix, ainsi il est plus précis de considérer que je suis une arme pensante autonome. Je peux analyser, réfléchir, et faire des choix qui m’aideront à mener ma mission à bien, quand mon manieur ne les fait pas à ma place. Mais cela ne change pas le fait que je sois une arme, mes seuls objectifs sont ceux de mes possesseurs. Or comme je vous l’ai dit, je n’ai pas reçu d’ordre explicite d’abattre à vue les potentiels ennemis que je croise, ni même les innocents au cas où ils s’avéraient être des ennemis.

Je dois agir pour l’intérêt de Seika, et sans autres détails il me revient de choisir qui je dois tuer ou non, suivant une logique rigoureuse et algorithmique. Par exemple, si je vous avais achevé sans la prendre en compte, cela aurait peut-être pu nuire à ma nation, et ma mission aurait été un échec. Même si cela se rapproche du comportement d’un humain, mon rôle global ne change pas, et je suis consciente de ce que cela implique. »
 
Je fermais les yeux, baissant légèrement la tête. Parler autant d’une traite avait eu un effet épuisant imprévu, probablement provoqué par la fragilité de ce corps enfantin, en pleine anémie qui plus est. Mes paroles suivantes, bien que toujours sur le même ton, étaient plus faibles, presque murmurées.
 
« Veuillez m’excuser. Ce corps souffre de nombreuses faiblesses que le sceau m’empêche de compenser, mes capacités de destruction en sont trop amoindries pour que je puisse illustrer mes propos. »
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Sam 16 Avr - 0:53

La petite Adelaïde défendait son point de vue en me posant une question supplémentaire : Une existence vierge, ne pouvant vivre sans voler une identité, pouvait-elle la considérer comme sienne, ou était-ce une mascarade ? Cette question était bien lourde de sens et je dus méditer quelques minutes dessus pour y apporter ma réponse. Pendant ce temps là, la jeune fille continua son argumentation. Ses dires m'évoquaient autant une arme qu'une servante dévouée, elle disait n'avoir aucuns objectifs autres que ceux de ses propriétaires, mettant de coter toute morale et état d'âme pour accomplir sa mission. Mais elle disait elle même avoir des capacités de jugements et d'adaptation, chose que n'aurait pas une arme. La fourbe me proposa même une démonstration de ses pouvoirs destructeurs, ce qui me fit sourire.

"Haha, non merci. Je ne doute pas de l'efficacité de tes pouvoirs, mais là n'est pas la question. Il est vrai que tu correspond à tout ces critères, mais est-ce que cela fait de toi une arme ? Tu n'es guère différente d'un quelconque serviteur dévoué à une cause, hormis ton efficacité. Tu as tout de même une âme, une personnalité, un jugement, et tout ceci te sépare d'une arme. Tous ces éléments sont peut-être créer de toutes pièces, mais il en va de même pour chaque être vivant, qui copient leurs semblables pour créer leur propre identité. Peut-être que tu n'as juste pas encore trouvé ta voie, tu ne pense pas ?"

Pour complémenter mes propos, je pris pour exemple ma propre vie, profitant de l'occasion pour parler un peu de moi a ma nouvelle camarade.

"Moi par exemple, j'ai grandis en tant que fils d'alchimiste, ce qui m'a poussé à l'étudier pour l'aider dans son commerce. Des tensions entre lui et moi le poussèrent à me refuser l'éducation magique quand mon Don s'est révélé. J'ai alors décidé de prendre mon destin en mains, en volant de l'argent a mon géniteur pour financer mes études alors que je fuyais le domicile familial. Ces deux évènements ont conditionné toute mon enfance et son encore visible aujourd'hui. Si ils ne s'étaient pas produit, ma personnalité d'aujourd'hui serait bien différent, tu ne pense pas ?"

Je profitais de quelques instants de blanc pour surveiller la progression de ma guérison : la douleur de mes jambes était presque partis, témoignant de la progression de la régénération. Je mourrais d'envie de m'étirer, après toutes ces sensations.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Sam 16 Avr - 14:45

Le vampire continua à défendre son propos, affirmant que si j’avais une personnalité, même fabriquée à partir d’imitations, je ne pouvais être catégorisée en tant qu’arme. Il n’était pas en tord sur un point : J’avais en effet une identité, c’était un fait. Mais celle-ci était avant tout un repère, un point d’origine vers lequel je me referais afin d’améliorer mon efficacité. Si mon esprit n’était pas rigoureusement encadré de règles strictes, mes objectifs seraient perdus de vue à chacune de mes transformations. M’enfermer dans ce persona strictement construit m’isolait des instincts parfois très puissants des créatures que j’imitais, car mon pouvoir ne se contentait pas de prendre physiquement la forme des choses, j’en recevrais aussi la mentalité sans ce « phare mental ».
 
Tanith en vint à me raconter une partie de son histoire, afin d’illustrer son discours. Il avait refusé de laisser son géniteur obstruer son avenir, et avait choisis de fuir pour tracer son chemin de ses propres moyens. Il n’avait pas tord, sa personnalité aurait été différente avec une autre, et il en était de même pour moi, mais nous restions différents :
 
« Vous avez raison. Un être humain est une créature changeante, dont les flux nerveux se déconnectent et se reconnectent en permanence, en s’adaptant à ce qu’il vit et ressent. Néanmoins, vous restez toujours une personne. Vous « êtes ». Le choix de quitter votre foyer pour apprendre la magie était vôtre, et le cheminement vous ayant poussé à le faire provenait d’un mélange entre des traits innés à votre naissance, et des traits acquis durant le début de votre vie. Oui, votre personnalité serait différente si un seul de ces facteurs avait été absent ou remplacé, c’est un fait.

Mais mon évolution ne se produit pas de la même manière. Je suis un esprit né d’une volonté abstraite, sans aucune caractéristique innée provenant des gènes de mes concepteurs, comme vous autres. La première et seule chose que j’aie reçue à ma naissance, était une maigre et intuitive connaissance des éléments de la nature, et un désir de trouver quelle place je devais occuper en son sein. Il ne s’agit de rien d’autre que de la base de mon pouvoir.  Je ne peux donc me baser que sur mon expérience, qui se dissipe partiellement à chaque fois que je prends une nouvelle forme, ou un nouveau « rôle ».

C’est la seule et unique raison pour laquelle je possède des traits se rapprochant des vôtres. Quand l’Adelaïde originale m’a ordonné de vivre pour elle, et que mon observation de l’humanité m’a montrée que le rôle qui me siérait était celui d’une arme, il m’a fallu trouver un moyen d’utiliser librement mes pouvoirs sans craindre d’oublier ou de trahir mes maîtres. Ma méthode a été de créer une « persona », un masque mineur par-dessus lequel je place mes autres masques, afin de conserver en mémoire des informations importantes, et de ne pas céder aux instincts bestiaux de mes formes. Il s’agit probablement de ce que vous voyez comme une personnalité.  »
 
Est-ce juste ça ?
 
Un soudain mal de crâne me prit, m’amenant à placer ma main contre mon front. Des moments de doutes, des pensées sorties de nulle part qui faisaient irruption en moi en certains instants. Ce n’était pas la première fois que cela arrivait sur Kosaten… et c’était probablement du à mon sceau qui, en limitant mon pouvoir me forçait à m’habituer à ce corps, et à sa fragilité humaine. Retrouver mes forces allait devenir urgent, avant que ma propre persona ne devienne hors de contrôle.
 
« Si je puis me permettre, ne serait-il pas plus profitable de changer de sujet ? Vous intéresser à mon cas ne vous donnera pas d’informations utiles à votre vie dans ce nouveau monde.  De ce fait il semblerait plus utile pour vous de me questionner sur Kosaten ou le statut d’élu. Ne prenez bien sûr pas cette proposition comme un quelconque ordre, il ne s’agit que d’une supposition au vue de notre situation actuelle. »
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Sam 16 Avr - 23:48

Sans grande surprise, la jeune Adelaïde repoussa de nouveau mes propos. C'était compréhensible. Il est rare qu'un inconnus rencontré il y a peu puisse comprendre notre personnalité après si peu d'échange. Nous avions tout les deux présenté nos visions, sans avoir réussi à convaincre l'autre de la véracité de nos arguments. Seul le temps allait pouvoirs donner raison à l'un ou l'autre. La jeune fille pointa elle aussi la futilité de continué plus loin et proposa de changer de sujet.

"Il semblerait que notre sujet soit clôt. Nous avons tout deux donné nos visions de la chose sans avoir convaincus notre camarade respectif. Nous verrons bien quel futur se dessinera pour toi ma petite."


Après avoir clos ce débat, nous attaquions un sujet bien plus terre à terre : le monde dans lequel nous étions. J'étais apparu dans ce dernier seulement la veille, je n'avais pour ainsi dire croisé aucun être humain depuis mon réveil, ce qui ne semblait pas être le cas de ma camarade, qui semblait en savoir bien plus sur notre condition. Je devais lui demandais le plus d'information pour pouvoir juger au mieux de notre situation et de la marche à suivre.

"Et bien, il est vrai que des informations concernant ce monde serraient plus que bienvenue. Pour commencer, as-tu une carte quelconque qui pourrait nous aider à nous repérer dans la région ? Il serait bien de savoir si nous somme en territoire allié ou ennemi."

Mes jambes continuaient de me faire quelque peu souffrir, mais je considérais cette douleur comme acceptable et décida de me relever, bien que j'étais toujours adossé au mur. Je commençais alors à me rhabiller en continuant d'assaillir la jeune fille de question.

"N'y a-t-il que des élus sur ce monde ou y a-t-il également des autochtones pour nous assister ? Sais-tu si le nombre d'élus invoqué est conséquent ? Connais-tu la situation géopolitique des différents pays ? Peut-être y a-t-il une alliance ou une domination d'un pays en particulier. Sais-tu depuis combien de temps cette guerre dure ? Ah, et peut-être sais tu également combien de temps il nous faudra pour récupérer nos pleins pouvoirs ?"

Alors que je finissais de reboutonner mes gantelets, je me rendais compte que j'avais peut-être étais un peu trop vite en posant mes questions, ce que me confirma le visage de la jeune Adélaïde.

"Hmm, tu veux peut-être que je répète ? Ma pensée est parfois dure à suivre. J'imagine que c'est ça de vivre pendant prêt de cinq-cents ans, on développe de mauvaises habitudes et on commence a réfléchir a haute voix. Haha"

J'adressais un rapide sourire a la jeune fille en finissant d'enfiler mon manteau de cuir.

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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Dim 17 Avr - 21:06

Tanith accepta enfin de laisser de côté ce débat concernant ce que j’étais, et ce que je serai toujours. En plus de nous faire perdre de l’énergie, chose qui manquait à l’un comme à l’autre, cela consommait du temps pour d’autres sujets plus rentables pour le nouvel élu, c'est-à-dire des questions sur Kosaten.
Et des questions, il n’en manqua pas. En premier temps il me demanda si je disposais d’une carte, ce qui n’était pas le cas :

« J’ai pu observer et enregistrer une carte du continent durant mes premiers jours. Néanmoins je suis dans l’incapacité de vous indiquer la direction du Nord, ni notre position exacte, à cause de la diminution de mes pouvoirs et de mon intelligence artificielle. Cependant, le climat indique que nous nous trouvons sur le territoire de Seika. »

Le fait d’avoir une image mentale très précise de cette carte ne m’était que peu utile en vérité. En tant qu’esprit de la nature, ma proximité avec Gaïa me permettait normalement de m’orienter par des moyens inaccessibles aux humains, mais ce lien n’était pas présent ci. Ou peut-être que ce sceau l’avait également perturbé. Quant à Spiegel, il ne parvenait pas à se synchroniser avec le champ magnétique de cette planète, ni à mettre à jour son horloge interne, comme s’il était affaiblis lui-aussi. Ce qui avait du sens. Cet objet Magitech puisant dans mon pouvoir pour s’alimenter, était logiquement tout aussi affecté par la réduction de celui-ci.

Le vampire continua ensuite avec une… flopée des questions. J’en avais compté cinq dans un espace temporel de onze secondes et vingt-deux centièmes. Il me fallu au moins la moitié de ce temps là pour tout enregistrer, durant lequel je fixais mon interlocuteur d’un air probablement vide :

« … »

Il se rendit d’ailleurs compte de lui-même de la vitesse à laquelle il avait parlé, puisqu’il me proposa de répéter plus lentement. Chose à laquelle je répondis d’un « non » de la tête :

« Ne vous inquiétez pas. J’ai tout enregistré, mais permettez-moi de prendre quelques secondes pour synthétiser vos réponses. »

Il  n’avait pas mentit : C’était un penseur. Un philosophe peut-être, mais ce mage était clairement un savant, un homme d’esprit, ce qui était peut-être commun chez ses congénères, mais je pouvais assurer que tous n’avaient pas cette même vivacité de pensée, qui donnait à Tanith un côté assez excentrique. Certains chercheurs Crinardent étaient comme ça, ce qui fit remonter nombre de souvenirs de cette famille de mages-ingénieurs. Au moins je n’étais pas dépaysée, en présence de cet homme.
Cependant, la précision de ses questions était telle que je ne pouvais y répondre avec certitude. Mon expérience en ces terres n’était que de quelques jours de plus que la sienne, et si j’avais pu récupérer plusieurs informations, la situation exacte des élus ou des pays m’était inconnue. Je répondis donc, d’une voix claire et articulée, comme un soldat faisait un rapport à son supérieur :  


« Il y a présence autochtones, en nombre bien plus conséquent que les élus, dont la quantité exacte m’est inconnue. Les peuples accordent une grande importance à la religion, et comme les élus sont des envoyés de leurs dieux, ceux-ci reçoivent généralement l’aide de la population. J’ignore si une alliance est en cours, tout comme l’équilibre exact des forces. Néanmoins l’armée de Minshu a subi de lourdes pertes il y a quelques mois lors d’une catastrophe ayant touché les trois royaumes. Je ne connais pas les dates exactes de ce conflit, mais des rumeurs parlent d’une « première vague d’élus » s’étant déroulée dans le passé. Et concernant vos pouvoirs, cela fait prêt d’un mois que j’ai été invoquée et je suis capable de maintenir cette forme sans difficulté tout en y ajoutant des modifications mineures. Mais cette durée varie d’un élu à l’autre, et ce qu’il vit a également un impact. »

Je laissais quelques secondes de blanc, afin qu’il enregistre chacune de mes réponses. Puis, je me permis d'ajouter :

« Cela répond-il à vos questions ? Désirez-vous demander autre chose, changer de sujet, ou entreprendre d’autres actions ? »
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Dim 17 Avr - 21:45

La jeune Adélaïde prouva encore une fois qu'elle n'était pas humaine en absorbant mon avalanche de question et m'assaillant d'autant de réponses en seulement quelques secondes. Cela faisait bien quelques siècles que je n'avais pas eu un interlocuteur capable de tenir mon rythme. Je n'avais pas trop l'habitude de me lier aux différentes personnes que je croisais lors de mes voyages, mais celle-ci me semblait très intéressante a côtoyer, ne serrais ce que pour voir qui de nous deux allez avoir raison concernant son cœur. Je me tenais le menton de la main droite en soutenant mon coude de ma mains gauche, réfléchissant aux quelques réponses qu'elle m'avait apporté.

"Nous serrions à Seika ? Ne serrais-ce pas par hasard le pays de notre camp ? Nous avons de la chance, mais encore faut-il trouver une quelconque civilisation. Je n'ai rien vu pendant mon errance, ni route, ni village, nous devrions nous mettre en quête de repères pour orienter noter voyage. L'objectif serait de rejoindre la capitale, et d'éventuellement prendre contact avec le dirigeant de la nation. Il doit en savoir bien plus sur cette guerre et ce que l'on attend de nous."

Je commençais à m'étirer tout en parlant à la jeune fille. Cela devait bien faire de nombreuses minutes que nous discutions, et il y avait énormément à faire. J'étais en condition satisfaisante pour entamer nos recherches, même si mes jambes n'avaient pas finis de se réparer.

"Nous devrions nous mettre en route. Le soleil est entrain de se lever, mais il serait stupide de perdre notre temps ici. Je composerais avec ce désagrément et le fait que mes jambes ne sont pas entièrement réparé."

J'illustrais mes mots en sortant de notre abri en direction d'un arbre non loin, à la recherche d'un bâton capable de me soutenir pendant ce voyage. Les rayons solaires commençaient à se faire conséquents, et le malaise qu'ils provoquaient en moi ne faisait que s'ajouter aux désagréments du voyage a venir. Je finis par trouver un bâton suffisamment long et solide pour soutenir mon poids. Après cette agréable découverte, je me tournais vers Adélaïde.

"Tu as suffisamment récupérer, ou peut-être devrions nous attendre encore un peu avant de partir ?"

Je calais mon bâton entre deux roches et m'affaissa sur ce dernier, qui ne flancha pas d'un poil, preuve de sa bonne qualité.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Lun 18 Avr - 18:47

J’approuvais d’un hochement de tête les paroles du vampire. Etre dans le pays qui nous avait appelés ne présentait aucun intérêt si nous ne croisions aucun de ses habitants, ni de ses hauts-placés. J’avais besoin d’en savoir plus sur le contexte  du monde, d’avoir des informations d’ordre politique, économique, et militaire pour accomplir à bien ma mission. Et surtout, de recevoir des directives précises sur ce que j’étais censée faire. Même autonome, une arme était inutile si elle n’était pas maniée. Et même si je n’avais rien contre Tanith, le fait qu’il n’acceptait pas ce que j’étais ne pouvait pas faire de lui un possesseur optimal sur le long terme, d’autant plus qu’il était un civil. Néanmoins, cela ne changeait rien à ma mission de le défendre jusqu’à ce qu’il soit en sécurité.
 
« Je comptais prendre contact avec l’empereur de Seika. Je vous accompagnerais et servirais jusqu’à ce que nous soyons à ses portes, ensuite il ne sera probablement pas utile que nous restions ensembles. Sauf si vous avez besoin de mes services, bien entendu. »
 
Il sortit quelques instants de la grotte, avant de revenir avec un bâton de marche, me demandant si j’avais assez récupéré pour partir. Définitivement, il ne me considérait pas telle que j’étais.
 
« Mon état importe peu. Si vous faîtes le choix de partir maintenant, je vous suivrais. »
 
Et pour accompagner mes paroles, je me levais, ignorant le sentiment de faiblesse qui m’envahit à cet instant. Je n’étais pas faible, je n’avais pas le droit de l’être. Cet homme était un élu du Dieu-Phénix, et si la volonté divine m’avait placée ici, il ne faisait aucun doute que c’était pour l’amener en sécurité.
C’était un penseur après tout. Ces hommes là pouvaient apporter de grandes choses si on leur en laissait le temps, et certainement qu’avec son âge et sa sagesse le vampire serait un atout majeur pour le pays du feu. Et qu’il le veuille ou non, je serais l’épée qui apporterait la sentence à ceux qui voudraient lui nuire.
 
J’observais la lumière, de plus en plus intense, puis le buveur de sang qui semblait ne pas apprécier sa brûlure. C’était normal pour sa nature. Et cela ne fit que me rappeler à quel point Adelaïde avait pu être sensible à la lumière, au point de devoir vivre en quasi-permanence derrière des volets ou d’épais rideaux. Mais à l’époque, je me trouvais incapable de faire quoi que ce soit à ce sujet.
Aujourd’hui, même scellée, ce n’était plus le cas. Je m’approchais du vampire, commençant à me concentrer :
 
« Le soleil vous est nocif. Permettez-moi de faire quelque chose à ce sujet. »

Et sans réellement attendre d’approbation de sa part, j’allais pour la première fois à ma limite actuelle : Ma tenue et mon bras droit se mirent à luire, avant de littéralement se désintégrer en particules bleutées formant une légère brume. Rapidement, la fumée changea de forme, devenue une fine et longue cape sombre, de taille adulte. Pour permettre le lien avec mon Centre, et pour une question de conservation de la matière, mon bras était à présent une échappe  de tissus d’un mètre, reliée au vêtement.
Bien sûr, pour une question de pudeur et de respect, j’avais placé une autre tenue sur ma peau :
 
Apparence:
 
 
Celle-ci était plus légère, et ne protégeait en rien, mais c’était une contrainte négligeable face à la sécurité de mon possesseur temporaire. Je lui tendis donc la cape, de mon bras valide :
 
« Ce n’est pas le plus confortable, et je m’en excuse. Mais cela devrait vous protéger des ultraviolets. Nous pouvons y aller, je suis derrière vous. »
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Lun 18 Avr - 20:26

Le jeune esprit décida encore d'agir comme un objet ne méritant aucune considération. Peut-être avait-elle vécue trop longtemps avec ces règles pour s'en défaire aussi rapidement. Après tout, je ne savais que peu de chose de son passé, peut-être avait-elle été exploité pendant des siècles et des siècles par l'humanité, au point qu'elle perde tout sens d'identité.

"Pour reprendre ton image, une arme incapable de se battre ne serrait-elle pas inutile ? Nous aurons probablement besoin de toutes tes forces si nous tombons sur quelques brigands ou animaux. Je ne sais pas vraiment a quel point ma magie a été affecté par ce sceaux, et je préfère ne prendre aucun risque quand a nos chances de finir se voyage entier."

Je m'asseyais de nouveaux pendant encore une trentaine de minutes, pour permettre à la jeune Adélaïde de récupérer. Même si elle ne semblait pas accorder un quelconque intérêt a son intégrité, si son propriétaire lui ordonnait de faire attention à elle, elle devrait le faire, non ? Et comme elle semblait m'obéir quand je levais la voix, il semblait que je sois son propriétaire, du moins, jusqu'à notre arrivé a la capitale du phénix. Sans personne à suivre, la jeune Adélaïde était obligé de m'obéir et de se soigner.

Après ce repos forcé, elle me fit signe que nous pouvions nous mettre en route. Elle me proposa même de m'aider contre mon ennemi solaire en utilisant ses pouvoirs pour transformer une partie de son corps en une sorte de cape noir, suffisamment grande pour recouvrir tout mon corps. L'intention était louable et j'aurais probablement accepté cette main tendue, au sens littérale, si le manteau n'était pas relié au frêle corps de l'esprit par son bras, devenue un fin fils.

"Je m'accommoderais à ce désagrément, pas besoin de sacrifier de ton intégrité ou de ta mobilité pour ça. Le soleil n'est ni létal, ni douloureux, juste désagréable et légèrement handicapant et il serait bien plus gênant de t'avoir collé a moi en permanence, cela nuirait a tes performances, tu ne pense pas ?"

Je commençais a cerner la mentalité de cet étrange être, il n'était pas trop compliqué de la manipuler pour qu'elle fasse ce que je souhaitais, tant qu'elle me voyait comme son "propriétaire", mais c'était pour notre bien a nous deux. Nous devions atteindre une quelconque civilisation entier l'un comme l'autre.

Après que ces quelques sujets aient été réglé, nous nous mirent en route. L'environnement n'était pas aisément praticable, et mes jambes endommagées ne facilitaient pas la tâche. Heureusement Adélaïde me soutenait dans mes quelques moments de faiblesse. Le vent hurlant nous accompagna sur notre route pendant quelques heures, quand il nous murmura quelques mots.

"Bouge les caisse par là imbécile. Il faut déblayer l'endroit avant que quelqu'un ne se ramène. Le patron aura ta peau si jamais tu fous tout en l'air, crois moi !"

Il semblait que quelques personnes se livraient à une quelconque activité criminelle dans les environs. A en juger par les bruits de pas que je pouvais percevoir, ils devaient être trois hommes légèrement équipé, et, très probablement armé. Devant cette découverte, je fis signe a Adelaïde de s'arrêter et lui murmura quelques informations.

"Plus loin devant il y a des humains, probablement trois criminels légèrement équipé et sans aucuns doutes armés. Le vent a trahis leur présence, mais ils ne doivent pas nous avoir repérés. Tu pense pouvoir t'en occuper ? Si nous gérons bien l'effet de surprise, nous pourrions les neutraliser rapidement et leur soutirer les informations dont nous avons besoin."

Les bandits étaient retranchés dans une partie du canyon parsemé de différentes pierres rendant l'observation difficile. Mais nous avions l'avantage de savoir qu'ils étaient là, contrairement à eux.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Lun 18 Avr - 23:13

Mon propriétaire décida qu’il était plus prudent pour nous que je me repose avant notre départ, afin de maximiser mon efficacité en cas d’attaque. J’hochais la tête. Il avait fait preuve de sagesse, je serais sans broncher partie dans cet état, mais ne pouvais nier que me focaliser quelques minutes sur ma récupération avait du sens. Je vins donc me rasseoir à ma place précédente, en tailleurs, focalisant toutes mes ressources et celles de Spiegel à la restauration de mon sang précédemment perdu. Cela se traduisit par un sommeil forcé, et régulé par Spiegel. Bien que, je ne « dormais » pas réellement, il s’agissait plutôt d’une opération de maintenance accélérée, un état similaire à une autosuggestion.    
Mais d’un point de vue extérieur, c’était tout comme. Le vampire m’avait certainement vue m’endormir instantanément, et me réveiller une demi-heure plus tard, aussi brutalement que je m’étais assoupie. Cela faisait office de repos, mais je sentais que cette réduction à un niveau humain me forcerait tôt ou tard à faire une véritable nuit de sommeil… cependant, cela pouvait attendre. J’avais des choses plus importantes à faire. Comme amener le vampire sain et sauf à destination.
 
« Je suis prête. » dis-je simplement à mon « réveil ».
 
Néanmoins, quand je proposais de sacrifier mon bras pour lui procurer une protection contre son ennemi naturel, il refusa. Le soleil n’était pas une menace si grave d’après ses dires, et il préférait conserver mes forces si jamais nous nous faisions attaquer. Ce changement de comportement soudain à mon égard avait le mérite d’être louche, mais je n’avais rien à en redire. Même si je doutais qu’il ait si simplement accepté ce que j’étais. Au final, tant que cela n’entrait pas en conflit avec ma mission, ce qu’il pensait de moi m’importait peu. La seule chose digne d’intérêt était le résultat : Sa sécurité.
 
Nous reprîmes donc la route, quelques heures  durant lesquelles je ne baissais pas ma garde un seul instant, aidant le vampire à se déplacer lorsque ses jambes lui faisaient défaut, jusqu’à ce que le souffle incessant du vent nous rapporte des paroles des plus intrigantes. Tanith semblait les avoir entendus aussi, puisqu’il me demanda si j’étais capable de me charger de trois hommes armés.
J’avais l’avantage de la surprise, ainsi que du terrain. S’ils n’étaient que de simples brigands, m’en occuper était dans mes cordes, à présent qu’une portion de mon pouvoir était revenue. Ceux-ci pouvaient devenir une menace pour mon propriétaire s’ils nous voyaient, alors il était dans notre intérêt de nous en occuper avant, par prévention. De plus, ce genre d’activités n’était assurément pas légal sur le territoire de Seika, et en tant qu’arme du Dieu-Phénix il semblait également de mon devoir de m’en charger.
Bien entendu, j’avais également noté l’utilisation du verbe « neutraliser », de la part du vampire. Ce qui signifiait que tous les coups étaient permis tant qu’ils respiraient encore à la fin.

 
« Ce sera fait. Veuillez vous mettre en sécurité pendant l’opération de pacification. »

 
Et je me dirigeais en direction des voix.
 
[INFO] Triangulation sonore… localisation des cibles.
 
Au nombre de trois comme mon possesseur l’avait indiqué, je mis peu de temps à les localiser, tout simplement parce que leur opération n’était pas des plus discrètes. Cachée dans un amas de rochers, je les observais pendant plusieurs minutes : Visiblement, ils venaient de prendre d’assaut une caravane marchande, et la bataille avait été sanglante, d’après les cadavres des propriétaires, des montures, et de deux soldats portant des armures rouges/oranges qui gisaient tout autour. Je voyais aussi trois autres corps, en armure plus légère, qui devaient certainement avoir fait partit des brigands. S’ils avaient perdu la moitié de leurs forces dans une embuscade qu’ils avaient certainement préparés, cela en disait long sur les compétences de ces bandits. Qui, j’en avais à présent la certitude, pillaient des biens Seikajins pour les amener vers un autre véhicule placé en contrebas, à moitié camouflé dans la rare végétation. Durant leurs va et vient, l’un des hommes se retrouva isolé de ses alliés, portant une lourde caisse qu’il amenait vers leur « chariot d’extraction », tandis que les autres étaient au niveau de l’ancienne charrette marchande. C’était le moment d’agir.
 
Profitant de ma discrétion, je me faufilais entre les roches, me rapprochant de l’objectif de ma cible. M’étant agrippée à une pierre un peu plus grande que les autres, je mis en marche les procédures de combat de Spiegel, et me préparais mentalement à l’affrontement…
 
Le monde d’où je venais avait toujours été cruel. Un homme capable de vaincre un dieu pouvait aisément être tué dans son sommeil par le premier débutant armé d’une dague, et personne n’était à l’abri d’un imprévu, peu importe sa puissance. Chacun de ces bandits était probablement une menace pour moi : Je ne sous-estimais jamais un adversaire d’une part, et d’autre part j’étais consciente d’à quel point j’étais diminuée. Mais voilà : Il portait un lourd colis, son arme était dans son fourreau, et il n’était pas conscient de ma présence.
Celui-ci n’aurait pas l’occasion de montrer ses talents.  
 
« Oh put -» furent ses mots, juste avant qu’un coup de pied retourné aérien ne percute sa mâchoire à haute vitesse, à l’instant même où il avait tourné sa tête dans ma direction. Il s’écroula au sol, sonné, et le matériel qu’il transportait le suivit dans un lourd fracas.
Non, ça n’avait rien de discret, mais ça n’avait pas été mon intention à la base. Ma cible sembla vouloir se relever, cherchant son arme à tâtons, mais je ne pouvais lui laisser l’occasion de faire ça. Je fis un bond acrobatique dans sa direction, et en retombant appliquait tout mon poids dans la paume de ma main, qui vint s’écraser contre sa poitrine, lui coupant le souffle. Puis sans attendre, je me redressais vivement, tournais sur moi-même pour accumuler de la force, et terminait mon enchaînement d’un coup de talon en guillotine, directement sur son crâne, ce qui l’assomma pour de bon.
 
Bien entendu, le bruit attira les deux autres, qui semblèrent surpris de voir une enfant se tenir à côté de leur collègue assommé. Mon apparence atypique avait très probablement trahis ma nature d’élue, et je tentais alors d’imiter le comportement de certains animaux face à une menace : Me faire passer pour plus forte que je ne l’étais réellement. Profitant de leurs désarrois, je pris la parole :
 
« Vous êtes actuellement en état d’arrestation. Veuillez me remettre vos armes et vous rendre pacifiquement, dans le cas contraire je serais contrainte de faire usage de la violence. »
 
La panique se lu sur leurs visages. Mais elle se changea rapidement en rage, en détermination, peut-être en désespoir. L’appât du gain avait été plus fort ? La peur de leur « patron » ? Ou simplement, ne m’avaient-ils pas prise au sérieux ? Tout était possible, mais cela m’importait peu. Le premier mit sa main sur son sabre, le second sur l’arc accroché à son dos. Aucun ne semblait avoir de carrure ou de posture réellement inquiétante. Probablement que leurs armes étaient principalement là pour intimider, et qu’ils avaient l’habitude que leurs cibles se rendent sans combattre, ce qui expliquait pourquoi la garde du marchand leur avait posé problème malgré la surprise et la supériorité numérique.
Mais je ne baissais pas pour autant ma garde. N’importe qui pouvait faire un coup chanceux.
 
Sans attendre, je courus vers leur direction, m’orientant de manière à ce que l’épéiste se trouve entre moi et l’archer, pour bloquer durant un instant l’angle de vue de ce dernier. Le sabreur leva son arme vers moi, prêt à m’abattre dès que j’arriverais à portée, mais sa lame ne trouva que du vent : Je vins glisser entre ses jambes, pour me relever derrière lui et me focaliser sur ma vraie cible : L’archer, situé à trois mètres de son collègue. Dans cette situation et à cette distance, il n’eût pas le temps de préparer son tir, et reçut un uppercut direct dans la mâchoire, qui l’envoya au sol. Cela m’en débarrassait quelques secondes, mais c’était son compter l’intervention de son allié, qui me surprit par sa vivacité et me manqua de très peu avec une tranche de son arme, qu’il enchaîna ensuite avec un coup de haut en bas, me forçant à m’éloigner de son partenaire. En l’absence d’un coup décisif, celui-ci commençait déjà à reprendre sa posture, et je me retrouvais bien vite avec deux adversaires qui ne se laisseraient à présent plus surprendre.
 

Et pire encore : Ils avaient maintenant bien vu que ma force n'était pas aussi élevée que j'avais voulu le faire croire.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Mar 19 Avr - 18:20

La jeune fille pris compte de mes ordres aussi froidement qu'a son habitude avant de se diriger vers nos futurs ennemis. C'était là l'occasion de voir si Adélaïde était vraiment l'arme qu'elle se disait être. Il n'était guère dans mon dogme d'ouvrir le feu sur quelqu'un sans avoir tenter une autre approche, mais il serait stupide de croire qu'un gang de bandits écouterait les propos d'un vieil homme affaiblis et d'une pauvre fille. Il était bien plus logique et sûr de les neutraliser pour après leur soutirer les informations que nous voulions, après leur avoir fait comprendre qui dominait. Je me mis en retrait dans un fourré pendant qu'Adélaïde entamait son approche vers les brigands.

La lumière du soleil obstruait une bonne partie de ma vue, mais je pouvais tout de même voir ce que faisait ma jeune camarade, et il était évident qu'elle savait ce qu'elle faisait : le jeune esprit fit un usage savant de son environnement pour s'approcher discrètement de sa cible, tapis entre les pierres qui jonchaient la zone, passant de l'une a l'autre aussi rapidement qu'une ombre, avant d'attaquer l'homme le plus vulnérable avec une force trahissant sa nature. Quand ceci fut fait, les autres membres prirent rapidement conscience de la présence de cet intrus, ainsi que de sa dangerosité. Je profitais de cette diversion pour lancer un sort, simple de part ma condition, envers l'un des hommes qui était surpris par ce spectacle. Je rassemblais le plus d'énergie possible dans ma mains avant de donner forme dans mon esprit à l'effet désiré. Mais je n'eu que quelques étincelles en guise de sort. Il semblait que même la magie de niveau moyen était hors de portée avec ce sceau.

Profitant de mon exposition temporaire et infructueuse, un quatrième bandit bondit du haut d'une pierre, et me planta deux dagues courbées aux niveaux des épaules. C'était stupéfié que je reculais : je n'avais pourtant repérer que trois brigands, qui était ce quatrième individus ayant échappé a ma vigilance. Ce n'est qu'après une inspection plus minutieuse de mon adversaire que je compris : le larron ne portait aucune armure, mais plusieurs peaux de bête, ce qui amortissait le son de ses déplacements. Il devait occuper un poste de chasseur ou d'éclaireur dans sa bande. Je retirais les dagues planté dans mes épaules, pendant que mon adversaire sortait une autre paire de dague de sa ceinture.

"Et bien, on dirait qu'un autre animal a rejoint la ménagerie. Vas-tu faire preuve d'intelligence, répondre a mes questions et t'en remettre a ma miséricorde? Ou vas-tu mourir comme tes stupides camarades ?"

Mais le bandit ne semblait pas enclin a discuter et pris une position de combat, probablement qu'il pensait être en position de force, ignorant tout de ma nature et de mes pouvoirs. J'étais certes affaibli, mais je demeurais plus puissant qu'un simple pillard.

"On dirait que tu as choisis la voie douloureuse, tu ne viendras pas te plaindre, je t'ai laissé le choix."

Disais-je en empoignant mon bâton et en prenant moi aussi une pause de combat. Je me focalisais sur ses épaules et ses hanches pour prévoir au mieux ses mouvements, car il ne faisait aucun doute que mon adversaire était agile. La magie ordinaire n'avait pas l'air de fonctionner dans mon état actuel, il ne me restait que mon corps, et éventuellement de la magie basique pour combattre.
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Mar 19 Avr - 23:43

Les deux brigands me faisaient face. L’effet de surprise s’était dissipé, et mes adversaires avaient à présent eu le loisir de prendre leurs marques, d’évaluer leur adversaire, de se préparer à défendre… ce qu’ils voulaient défendre, quoi que ce soit. Leur butin ? Leur liberté ? Leur vie ? En fait je ne m’en préoccupais pas vraiment, tout ce qui comptait était de savoir que mes ennemis présentaient une menace plus importante qu’au début. Mais c’était sans compter les atouts que j’avais encore en main.

« Je ne sais pas qui tu es gamine, mais je suis sûr qu’on tirera un bon prix de la peau d’une élue comme toi… » Prononça d’un ton menaçant l’homme au sabre. Il semblait être déjà confiant en sa victoire, malgré son allié au sol, ou tentait-il peut-être de m’intimider. En tout cas il était clair que je ne bougeais pas d’un cil, et son expression faciale sembla indiquer de la frustration. Une atteinte à son égo.

« Allez, plume moi ça, on a du butin supplémentaire aujourd’hui ! » ordonna-t-il à son allié, qui n’attendit pas pour sortir une flèche et commencer à bander son arc. Mais bien sûr, je n’avais pas prévu de me laisser faire, et ils allaient bien vite l’apprendre.


D’une impulsion de jambes, je me retrouvais au corps à corps avec l’épéiste, profitant de ma petite taille pour envoyer mon genou dans son tibia droit et le déstabiliser, puis fit usage de mes connaissances en arts martiaux pour propulser mon coude contre son torse, dans un choc qui coupa le souffle du combattant, le laissant sans défense pour une prochaine attaque décisive… néanmoins, un projectile transperçant mon épaule interrompit mes mouvements et me fit reculer de quelques mètres. L’archer avait eu le temps de se placer pour porter une attaque.
Était-ce une erreur de ma part ? Oui et non. Dès le début, j’avais été parfaitement consciente que mes chances d’en sortir sans blessures étaient quasi-nulles, à cause de ma faiblesse et de leur avantage numérique, même avec leur manque de capacité de combat.  D’un geste brusque, j’arrachais la flèche de mon épaule, qui se fit entourée de deux cristaux bleutés.

[ALERTE]Dégâts mineurs subits. Régénération automatique enclenchée.

Ceux-ci accéléraient la circulation du mana dans cette partie du corps, en d’autres termes accentuaient mes capacités naturelles de régénérations, en focalisant les flux d’énergie là où ils étaient utiles. Bien que, cette faculté s’était retrouvée affaiblie à un niveau alarmant, elle restait suffisante pour gérer des blessures faibles.
Subir des dommages était donc peu important, tant qu’ils étaient peu nombreux ou sérieux.

Le sabreur reprit rapidement ses esprits, tandis que son allié armait une autre flèche, qui cette fois pouvait être problématique si elle m’atteignait. Le premier n’eût néanmoins pas la patience d’attendre un tir de son partenaire, et se jeta sur moi en agitant dangereusement sa lame dans d’amples et puissants mouvements.  Son premier coup fendit l’air devant mon visage, que j’avais reculé en basculant le haut de mon corps en arrière, son second manqua de me trancher un bras, mais je m’étais décalée suffisamment tôt pour transformer ça en simple coupure, tout en me déplaçant de manière à bloquer la vue de l’archer. Il leva son arme pour l’abattre dans ma direction, mais l’attaque fût stoppée par le croisement de deux larges glaives, que je venais de déployer en remplaçant mes mains, mélangées la matière de Spiegel. Dans un crissement métallique lorsque les différentes lames se frottèrent entre elles, j’usais de la force du coup de mon adversaire pour le faire basculer en avant, tout en me glissant sur son côté, puis brisai le contact pour planter d’un geste vif et maîtrisé mes mains/lames dans son épaule gauche et sa cuisse droite simultanément, lui arrachant un cri de douleur.
Avant qu’il ne s’écroule.

Ne restait plus que l’archer, qui parvient de nouveau à décocher une flèche, cette fois dans mon ventre, chose qui me coupa le souffle l’espace d’un instant.

[ALERTE]Dégâts sévères subits. Saturation de la régénération automatique.

Spiegel n’avait plus assez de ressources pour gérer les procédures de combat tout en améliorant mes régénération, en d’autres termes j’étais devenue vulnérable… mais ça n’allait pas m’empêcher de mener mon objectif à bien, ainsi j’arrachais de nouveau le projectile de mon corps, reformant mes mains par la main occasion. Conscient que son arme à distance ne lui était plus utile en duel, il lâcha son arc, et dégaina une dague, visiblement prêt à engager l’affrontement au corps à corps.

C’était la dernière cible, mais j’étais blessée et mes chances de succès commençaient à décroître… Celui-là n’aurait pas de traitement de faveur, quitte à devoir faire plus que le neutraliser. Après tout, un seul vivant était nécessaire pour obtenir nos informations. Mais étrangement, je ressentais le besoin de prouver à mon propriétaire ce que je savais faire, lui démontrer que j’étais une arme, et la plus efficace qu’’il ne pourrait jamais trouver, capable d’obéir strictement aux ordres peu importe les conditions

Ça n’allait pas être simple, mais ce ne serait pas la première épreuve que ce chemin m’imposait !…
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MessageSujet: Re: Rencontre aux pierres hurlantes   Mer 20 Avr - 17:18

Je me tenais face à face avec le sauvage qui me servait d'adversaire, ma posture était droite et assuré, alors que la sienne était celle d'une bête apeurée, cherchant un moyen de venir à bout d'un adversaire qu'il soupçonnait redoutable. Au moins avait-il la clairvoyance de voir que je n'étais pas ordinaire, peut-être était-ce mon teint de peau ou mes yeux de prédateur qui lui avait mis la puce a l'oreille. Je me tenais prêt à riposter en cas d'attaque, préparant mes bras à l'action qui allait venir. Je n'avais jamais reçus de formation a proprement parler en combat, mais j'avais appris quelques astuces au cours de ma longue vie, et combiner a mes pouvoirs vampiriques, je pouvais tenir tête a bon nombre d'adversaire, tant qu'il n'était pas maître de leur art, ce qui n'était pas le cas de mon ennemi.

Le bandit rodait autour de moi tel un loup, cherchant le meilleur plan pour s'en sortir. Cela devait-être compliqué pour lui, étant donné qu'il n'avait aucunes connaissances sur mes capacités, si ce n'était que j'étais assez résilient pour encaisser deux coups de dagues dans les épaules sans être plus affecté que ça. Ce qu'il ne savait pas, c'est que je souffrais bien plus que je ne le laissais transparaitre, mais j'avais suffisamment de discipline pour cacher ces désagréments à mon ennemi. Comme précédemment, ma régénération peina a s'enclencher, me laissant avec deux plaies ruisselante qui se refermaient lentement.

Etonnamment, ce fut le brigand qui attaqua le premier. Il ouvrit le bal avec une attaque venant du haut avec l'une de ses dagues. Je remarquais qu'il n'utilisait qu'une seule de ses armes, gardant probablement l'autre pour m'asséner un coup en traître. Je fis mine de ne rien voir et dévia son coup sur la droite avec mon bâton, et comme prévus, sa deuxième dague vint en traitre se planter dans mon flanc gauche. Il sourit de son accomplissement alors que je feignais la douleur, inconscient qu'il venait de sauter dans mon piège. Alors que je distordais mon visage sous la douleur, je lui posais l'index de la main gauche sur son épaule gauche. Je lui adressais alors un sourire moqueur.

"Je pense que je vais te prendre ça."

Accompagnant mes mots, un fin trait d'énergie noir sortie de mon index et transperça son épaule. Cela devait au mieux l'empêcher de manier l'une de ses dagues, au pire cela le ralentirait. J'étais moi aussi quelques peu amoché, ayant trois plaie ruisselante dans le corps, ma tolérance a la douleur m'aider à tenir, mais le manque de sang allait commençait à être handicapant. Il fallait que je termine vite ce combat.

Je profitais de la surprise pour lui prendre la dague gauche de sa mains chancelante et lui planter dans le genoux, avant de faire tourner la lame entre ses os. Cette nouvelle douleur le distraya suffisamment longtemps, pour que j'inflige le même sort que j'avais réservé à son épaule gauche à la droite, cette fois ci en lâchant mon bâton pour le lui administrer de l'index droit. Le pauvre bougre s'évanouis après cet enchainement pour le moins douloureux. J'eu une pensée pour ma jeune camarade. Si j'avais eu autant de mal a ne neutraliser qu'un de ces hommes, comment s'en sortait-elle face a trois d'entre eux ? Mais j'avais un problème plus urgent à régler. Mes blessures commençaient à se faire vraiment gênante et mon corps faible. Je profitais du corps inanimé de mon ennemi pour planter mes crocs dans sa gorge, en lui injectant tout de même le venin tranquillisant qui se trouvait dans mes canines, pour éviter qu'il ne meure de choc. J'espérais qu'un apport conséquent en sang pourrait hâter ma guérison, mais mon but n'était pas de tuer, je voulais juste des réponses.
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Rencontre aux pierres hurlantes
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