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Cauchemar abrasif
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MessageSujet: Cauchemar abrasif   Mar 24 Mai - 17:47





Cauchemar abrasif
FEAT. Adelaïde

Q...Qu'avais-je fait ?

L-l'homme dans mon dos m'avait p-plaquée au sol, f-face contre terre pendant qu'il me tenait f-fermement le bras et q-q-qu'une p-petite lame de métal éraflait mon cou. Je me s-sentais écrasée, v-vulnérable pendant que son g-genou trônant sur mon dos m-m'empêchais de bien respirer tandis qu'il appuyait d'au moins l-la moitié de tout son poids.

J... Je ne pouvais même p-pas utiliser m-mon œil p-pour me défendre, l-la seule c-chose q-que je voyais et que je sentais était la c-chaleur relative d-des p-p-pavés. I... Il avait b-beau être c-contre moi, i-il était totalement hors de ma p-portée...

Ses paroles, posée à m-mon encontre repassait encore d-dans ma tête, pendant qu'il commençait à essayer de nouer mes mains l'une c-contre l'autre, ayant p-préalablement passé un bâillon au niveau de ma bouche, m-m'empêchant de c-crier à-à l'aide :

"Allez, tiens-toi tranquille ! Une jolie fille de bonne famille comme toi se vendra à bon prix en tant qu'esclave dans un domaine plus lointain ! Tu me rendras riche, tu sais ?!"

J-j'avais p-peur, très très peur, e-et pour une fois, j-j'avais une très très bonne raison d'être terrifiée. Je... Je risquais d'être emmenée loin, à c-cause d'un homme qui me terrorisait actuellement, qui é-était en train de...de m'enlever !

Pour...Pourquoi étais-je passé dans cette ruelle ? Pour e-essayer d'éviter toute l-l'agitation q-qui régnait d-dehors, à-à cause d-d'une d-démonstration p-publique d'un p-produit de marchand ou d'un a-artiste ? Je... Je n'aimais pas toute ce tintamarre, toute cette foule s-se rassemblant, mais... j-je la regrette... A cause de c-ce choix q-que j'avais fait, j-j'vais été vulnérable f-face à l-l'agression d-de ce... De ce méchant !

Je serrais les dents, pendants que mes larmes s'accumulaient nerveusement dans ma bouche et sur mes joues. J-j'avais peur, et p-personne ne viendrai, puisque je n-ne pouvais pas appeler au s-secours... J'essayais de ronger comme seul espoir le tissue qui m'enveloppait la bouche a-afin q-que quelqu'un p-puisse m'aider.

P-par chance, je réussi à en a-arracher un b-bout, me libérant juste assez p-pour que je puisse réussir à prendre une inspiration, avant de pousser un cri de détresse, le plus g-grand que j-je n'avais j-jamais fait !

"A-A l'aide !"

Entendant mon cri, l'homme me plaqua sa main sur la bouche tout en resserrant son emprise de sa lame sur ma gorge, me t-tétanisant e-encore plus que je ne l'étais d-déjà.

"Idiote ! Tu veux mourir c'est ça ?!"

Je j'espérai que quelqu'un ai entendu mon cri, que quelqu'un puisse venir m'aider, m-me sauver de ce méchant... Mais première personne que je vis approcher n-ne... n'étais pas là p-pour m'aider.

"Faut qu'on s'tire, les gardes vont pas tarder !"

Mes yeux s'écarquillèrent, ils... Ils étaient p-plusieurs ! qu... Qu'allais p-pouvoir faire q-quelqu'un p-pour m'aider ?


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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Mer 25 Mai - 2:57

[HRP] Apparence:
 

L’activité de la ville était à son comble. C’était un jour de marché,  alors les humains sortaient visiter les étables et faire leurs achats, rencontraient d’autres individus, le tout dans un brouhaha assourdissant. Surveiller les citoyens contre d’éventuelles menaces n’était pas une mission simple, mais cela ne m’empêchait pas de la réaliser. En position du lotus sur le toit d’un bâtiment, j’observais d’un œil impartial la population qui vivait tranquillement sa vie, protégée des dangers extérieurs par les puissants murs de la capitale. 
Mais cette ambiance pleine de chaleur et de gaieté ne m’endormait pas. Ce pays était en guerre. Des roublards rampaient entre les ruelles. Des assassins guettaient le moment opportun pour faire disparaître leur victime, profitant de l’abondance de personnes et de bruits pour agir silencieusement. Même si je n’étais actuellement au service d’aucun humain, la Mission divine pour laquelle j’avais été invoquée ne prenait jamais fin, et le sceau qui marquait cette chair imaginaire était la preuve que ce rôle devait être rempli.
Seule sa disparition signerait la fin de cette mascarade, et le début de la prochaine. 

Mon oreille perçut l’écho d’un nouveau rassemblement qui se créait, dans une avenue voisine. Me levant pour aller voir de plus près, je repérais rapidement l’origine de cette masse : un homme dans une bourgeoise tenue invitait les citoyens alentours à venir tester les propriétés « miraculeuses » de ses potions et onguents. Rien d’anormal en soi, bien que ce genre de scène existe également dans mon ancien monde, sous des formes quelques peu différentes, mais dont l’objectif était le même. Cela me confortait dans l’idée que, peu importe l’univers ou l’époque, les humains restaient eux-mêmes. Pour le meilleur ou pour le pire.

Mais ce qui attira mon regard ne fût pas la foule, mais une personne en particulier. Une enfant seule dans un kimono peu entretenu, marchant au pied de « mon » bâtiment,  dont la trajectoire laissait paraître qu’elle cherchait à esquiver les autres personnes. Une enfant perdue ? Ce n’était pas exactement ma mission principale, néanmoins servir une faction ne signifiait pas traquer et combattre en permanence ses ennemis. Au service de la famille Crinardent, même si l’on m’avait envoyé à de nombreuses campagnes militaires, j’avais effectué diverses tâches non-belliqueuses dans leur manoir, lors des périodes plus calmes. 

Mais peut-être était-ce juste quelqu’un de timide. Aucun signe n’indiquait qu’elle cherchait quelque chose ou quelqu’un en particulier, mis à part son chemin, probablement. Je détachais partiellement mon attention d’elle, reprenant ma tâche de surveillance globale, tout en gardant un œil sur cet individu sortant du lot. 
Quelques instants plus tard néanmoins, l’enfant était devenue introuvable. Pour quelqu’un de cette taille, disparaître au cœur de la foule n’avait rien d’insurmontable, mais comme elle avait eu l’air de la fuir…

"A-A l'aide !"

Un appel d’une voix aigue, partiellement noyée par le bruit de la foule. Mes sens étaient en alerte, mes appendices dorsaux s’étaient dressés, comme pris d’une décharge d’adrénaline. Le cri était en provenance d’une ruelle, passant entre la maison me servant de poste de surveillance et un bâtiment proche. D’un pas vif et léger, je me dirigeais vers lieu-dit, m’avançant avec discrétion jusqu'au bord du toit pour observer la scène qui s’y déroulait. 

La jeune fille se faisait enlever. Par deux hommes, sans armures, équipés d’armes légères. La raison ? Cela pouvait être une activité illégale, comme une opération des forces spéciales seikajin. Néanmoins, pour le second cas, les ravisseurs semblaient bien peu équipés et aussi peu compétents en la matière. Un équipement aussi limité ? Tenter de ligoter la victime sans avoir pris la précaution de l’assommer au préalable ? 
Non, ils étaient clairement des amateurs ayant voulu profiter d’une opportunité passant devant leurs yeux. Le genre d’individu que Fenghuang ne pouvait tolérer sur ses terres. 

Même s’ils ne m’avaient pas encore vu, ils avaient une otage. Il y avait dix mètres de hauteur en moi et mes cibles, si j’étais repérée trop tôt cela pourrait mener à l’exécution de celle-ci, que je redéfinissais par défaut comme étant temporairement ma propriétaire. 
Je devais en éliminer un d’ici, au moins celui qui tenait l’enfant. Même dans le pire des cas, le second n’aurait pas le temps de l’atteindre avant d’être exécuté. Le plan était clair, et j’ordonnais déjà à mes appendices dorsaux de stabiliser une réserve de mana. 

Ma nature n’était pas faite pour tirer des projectiles. Tant qu’il était en contact avec un élément de mon corps, un objet imaginaire que j’avais créé pouvait rester indéfiniment, mais dès que le lien était brisé la réalité reprenait rapidement ses droits, corrigeant l’erreur en dissipant l’énergie qui le formait. Cependant, avec une concentration de mana suffisante, une forme aérodynamique, et une puissance de poussée assez grande, il était possible de transpercer une cible d’un projectile mortel avant que celui-ci ne soit dissipé. 
Douze mètres. C’était la portée efficace d’un tir d’une écharde de bois assez volumineuse pour faire un trou de cinq centimètres de large dans la gorge d’un homme.  


[INFO]Activation de la visée assistée. Correction de l’angle de tir. Calcul de la puissance optimale. Cible acquise.

Tendant ma main vers l’homme en train d’attacher la jeune fille, je laissais ma paume s’ouvrir pour laisser placer au projectile… et grâce à un système de propulsion musculaire assisté par Spiegel, projetais le pic de bois sur ma cible, qui n’eût pas le temps de l’entendre arriver. L’épine géante ayant troué sa gorge se dissipait, mais la blessure restait, et l’impact avait provoqué des gerbes de sang tout autour de lui, y compris sur son otage. Il faudra que je présente mes excuses pour ça. 

Le deuxième s’affola, et regarda dans ma direction, pris d’angoisse. Je me laissais tomber du toit, déployant deux ailes d’oiseau afin de ralentir la chute jusqu’à avoir atteint le sol. Le brigand ne prit pas le risque de vouloir combattre, et tourna les talons vers la sortie de la ruelle. Mais, je ne pouvais le laisser s’enfuir aussi simplement, et propulsais un nouveau projectile dans son dos, provoquant l’écroulement de ma cible. Le tir n’avait pas été aussi précis et ajusté que le premier, par manque de temps, ainsi je ne pouvais dire s’il était mort ou non, mais il était au moins neutralisé.

Les menaces écartées pour le moment, je me dépêchais de vérifier l’état de ma propriétaire temporaire. Heureusement, elle n’avait aucune blessure physique, mais se trouvait un état de choc. Ne pouvant pas y faire grand-chose pour le moment, je pris au moins le temps de trancher ses liens pour lui rendre sa liberté, avant d’indiquer :

« Menaces neutralisées »  , ce qui était une évidence mais j’avais des protocoles à suivre. J’ajoutais ensuite, tendant la main vers l’enfant :

 « Mon nom est Adelaïde, élue de Seika et arme autonome de la nation de Fenghuang. Je serais à votre service et vous accompagnerais, si vous le désirez, jusqu’à un lieu sûr. Où dois-je vous emmener ? »
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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Mer 25 Mai - 16:05





Cauchemar abrasif
FEAT. Adelaïde

M... Ma situation é-était critique ! L-l'homme qui se trouvait s-sur mon dos m-me plaquais contre le sol, m-mais surtout avec sa main i-il commençait à m'étouffer. J-j'étais incapable de p-pouvoir faire quelque chose, q-que ce soit de mordre l'homme o-ou de me libérer d-de son entrave... J-je regrettais b-beaucoup, i-incapable d'utiliser u-un d-de mes sorts p-pour le libérer, p-pour pouvoir fuir loin, et s-s-surtout au p-plus vite !

J-j'avais peur... Peur de ce que me réservait c-ces deux hommes, de où i-ils allaient m'emmener... P-probablement très loin, l-là où p-personne ne pourrait m-m'aider... J-j'espérais que mon cri a-avait put a-attirer quelqu'un, je le s-suppliai au monde. M-mais est-ce que le monde a-allait se r-réduire m'aider ? A m-m'offrir l-la vie ?

J-je commençai lentement à p-perdre connaissance, la main d-de l'homme me b-bloquant t-tout chance d-de respirer...

Mais Je sentis un soubresaut d-de cet homme, u-une sorte de spasme i-involontaire q-qui... Qui dégagea s-sa main avant de t-tomber de tout son poids sur moi, m'écrasant encore plus avant de t-tomber sur le coté. D-des gouttes étaient é-éparpillés s-sur le sol, d-devant moi, mais j-j'en sentais aussi s-sur ma nuque et s-sur ma joue. J-je regardais d-de mon œil l'homme q-qui tomba, a-avant que mon regard n-ne croise le sien, q-qui était v-vide. Il... Il... était... Mort ?! C-ce liquide qui é-était tombé, c-ce n'était p-pas de l'eau, m-m-mais du sang ?!

M-ma pupille se dilata de p-p-plusieurs fois son diamètre habituel, incapable de se décrocher du v-visage de cet homme. J-je ne p-p-pouvais pas bouger, j-je ne pouvais p-p-pas crier, j-j-je ne p-pouvais même p-plus respirer...

I-Il était mort, p-p-parce que je l'avais s-s-souhaité. S-s-sa vie qui était d-de base s-s-supérieur à-à la mienne v-v-venait d'être prise p-pour... Pour moi ? P-par q-quelqu'un ? J'étais terrorisée p-par ça, p-par la p-p-proximité de la mort. E-elle venait de f-frapper u-une personne q-qui se trouvait i-il y a à p-peine quelques secondes au dessus de moi

J-j'entendis peut après l-l'autre homme s-s'effondrer, s-surement p-par la même c-chose qui avait f-foudroyé le premier... P-peu après, j-je sentis c-ce qui m'entravais se d-détacher, a-ainsi q-qu'une voix, c-celle de l-la p-personne qui venait de me sauver la vie...

Encore f-faible, j-je ne put que m-me mettre sur le dos, tentant de r-reprendre mon souffle, m-ma respiration, et s-surtout d'effacer de m-ma mémoire l-la mort de c-cette personne q-q-qui venait de m-mourir j-juste devant mes yeux...

J-je savais que... Que cet homme a-avais eu d-des intentions n-néfaste, e-envers moi, m-mais méritait-il de m-mourir ? S-surtout pour le s-sauvetage de quelqu'une comme... Comme moi ?

Je... Je tournai mon regard t-tout vide v-vers la personne q-qui v-venait de me sauver, et qui me tendait sa main... E-elle, s'apparentait à u-une jeune f-fille, mais c-comme moi les apparences étaient trompeuses... J-je sentais une énergie... Familière émaner d'elle... Et... Quelques détails é-était frappant sur son apparence... Q-que ce soit sa peau p-presque cristalline ou les q-queues qui sortaient du b-bas de son dos... O... On aurait dit u-une élue, et ses p-propos vinrent confirmer mes p-pensées...

Je n-ne savais pas quoi lui r-répondre, e-encore choquée p-par ce qu'il venait de se passer. J-j'avais imploré pour que quelqu'un me vienne en aide, mais m-maintenant q-que c'était fait, j-je me d-demandais si j-j'avais fait le bond choix, si il n'aurait pas mieux valut que ces hommes vivent et non moi...

"J...Je..." Commençai-je à bredouiller, sentant toujours mon souffle court, alors que ma tête c-commençait à tourner, à être lourde. Je commençai à peine à me redresser que mon corps tout entier m-m'était douloureux, et ne me renvoie au sol...

Même si e-elle était présente, je commençais peu à peu à s-sombrer dans l'inconscience, t-toute dépassée par c-ce qui se passait... J-je ne pouvais plus le supporter, je ne pouvais pas...

Toutefois, je bredouillai un mot, avant de tomber d-dans le coma...

"M-Merci..."


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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Jeu 26 Mai - 0:48

L’enfant semblait choquée, incapable de prononcer ne serait qu’une phrase cohérente. Savait-elle seulement parler ? Puisqu’elle m’avait appelée, j’en déduisis que oui, alors probablement que la mini-humaine n’avait pas la force de s’exprimer après son expérience. Il était vrai que ce genre d’évènement s’avérait traumatisant pour qui n’y avait pas préparé son mental, j’attendis donc patiemment que l’enfant reprenne ses esprits.
Mais au lieu de ça, elle balbutia de faibles excuses, avant de perdre connaissance.

« … »

Ce qui, de fait, ne répondait pas à ma question. Le plus logique serait d’attendre simplement son réveil afin d’obtenir des indications précises, mais mon intuition me disait qu’il ne serait pas bon pour elle de rester là, proche de deux cadavres, dans un lieu aussi inconfortable où elle venait de subir un traumatisme.  
Peut-être aussi qu’elle avait d’autres blessures qu’il faudrait traiter. Et je n’étais pas médecin. 

Utilisant mes appendices dorsaux pour la ramasser, je positionnais l’enfant dans mon dos, me servant ces mêmes membres artificiels pour la maintenir dans une position stable, lui improvisant plus ou moins un siège qui la maintenait contre moi. 
Et concernant les corps ? Leur sort n’était plus de ma juridiction. Qu’ils pourrissent ici jusqu’à ce que quelqu’un les retrouve ou non, mon rôle ici était terminé. A présent, je me dirigeais de mémoire vers un quartier voisait, où logeait un guérisseur réputé compétent. Néanmoins, au bout de quelques minutes de déplacement, une sensation étrange me parvint. Comme une faiblesse provenant de mon dos, un appel d’énergie magique plus important. Cela n’arrivait que dans deux cas : Si j’étais en train de me transformer en quelque chose de plus massif, ou si cette partie de mon corps était exposée à une carence en mana, composant universel formant chaque cellule de mon enveloppe physique.
Cette jeune fille… c’était faible, mais je ne voyais qu’une seule possibilité : elle drainait elle aussi le mana environnant.  Pas assez pour être une véritable menace, ni pour moi et encore moins pour l’écosystème, mais c’était une réalité. Nous partagions cette capacité latente, bien que j’ignorais l’utilité que pouvait avoir cette énergie pour son corps.

Elle aussi, elle faisait ça.

Je me figeais soudainement, en plein milieu d’une rue. Ah, c’était vrai. La coïncidence était grande, et les chances que je me trompe s’avéraient proche de cent pour cent puisque j’avais pu constater certaines similitudes entre les divers mondes, mais en même temps il était difficile de ne pas en prendre note. Il existait bien, dans mon ancien monde, une race autre que la mienne, partageant cette propriété. Une race à laquelle avait appartenu ma première maîtresse… Les humains artificiels. « Homonculus ».

Il y avait une chance, même infime, que mon analyse soit juste. Mais le seul moyen serait de lui demander par moi-même, mais dans un premier temps cela ne faisait pas partie de ma Mission. Je repris donc ma route, accélérant intuitivement le rythme tout en repoussant les pensées parasites qui m'habitaient.


Le guérisseur n’était pas occupé lorsque je vins le voir. C’était un vieil homme habitant tout au bout d’une rue non loin du cimetière, définit par son attitude désinvolte mais aussi par ses compétences. Du moins, il avait fort intérêt, je ne tolérerais pas d’avoir confié ma propriétaire temporaire à un charlatan. 

Déposant la jeune fille sur lit que m’indiquait le propriétaire du cabinet, il s’enfonça dans sa cave en m’annonçant qu’il allait chercher son matériel, pendant que je m’assis en tailleurs au centre de la pièce, face à l’endroit où l’enfant se reposait.

Ne restait qu’à attendre son réveil.
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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Jeu 26 Mai - 17:59





Cauchemar abrasif
FEAT. Adelaïde

Je me revoyais, seule, perdue dans une longue et grande salle, trop éclairée pour être naturelle. Chaque lueur, chaque bougie, chaque soleil était artificiel et magique, projetant leurs rayons qui se réfléchissaient dans tous les coins de la salle.

Mon œil était rempli de brume, je ne distinguais presque rien... Si ce n'était des ombres, des formes, tout au plus des silhouettes. Mes oreilles me signalaient qu'un grand brouhaha était présent, que du métal s'entrechoquait pendant que des cris et des rires se mélangeaient, se remplaçant parfois par des pleurs, mais ce n'était au final qu'un sifflement ne s'arrêtant jamais, comme si chaque seconde un canon tirait à coté de moi pour ne jamais stopper la récupération difficile de mon ouie...

Je ne sentais rien que je ne connaissais, aucune saveur, aucune odeur... Des effluves exotiques au milles parfums se rependant dans tout l'endroit, des spécificités uniques se trouvant là, comme un secret que tous partageaient. Et parmi cela, quelques sensations parvenaient jusqu'à moi...

La mort, la cendre et la poussière...

La chaleur ambiante était celle de l'enfer, détruisant et carbonisant tout les torturés qui arpentaient cet endroit, poussant de long râles d'agonies qui se cristallisait dans les flammes pour l'éternité, comme un mot de souffrance gravé à même le feu... Tout mourrait, rien ne survivait ou ne subsistait...

Et au milieu de tout cela, je ne sentais rien, incapable de penser, de bouger. Immobilisée, toutes les flammes dansaient autour de moi sans jamais me dévorer. Tous ceux qui étaient autour finissaient à l'état de cendre ou de cadavre, sans pouvoir faire quelque chose pour survivre ou empêcher ce massacre dont...

Dont j'étais la cause...

*****

Mon œil s-s'ouvrit brusquement, m-mon cœur doubla son nombre de b-battements pendant que j'étais en train d-de me redresser. Ma respiration était forte, audible p-par toute autre personne, p-peut être par le m-monde entier.

Je commençai à peine à me demander q-qu'est ce qu'il s-s'était passé q-que toutes les images me revinrent en tête... J-J'avais été a-attaquée, d-dans une ruelle... E-et quelqu'un m'avait attaqué... J-j'avais eu très peur, e-et quelqu'un d'autre m'avait sauvé, en... En tuant les hommes r-responsables de m-mon agression...

J-je ne savais p-pas quoi penser d-de cela... J-je voulais juste être t-tranquille, m-m'enfermer d-des jours, être seule... M-mais je ne savais pas... Même pas où j'étais... Mon œil était encore flou, m-mais je c-commençais l-lentement à distinguer les c-couleurs de l-l'endroit... S-sombre, seul q-quelques rayons de soleil p-parvenait j-jusqu'ici, p-par une ouverture, dans un coin... O-on aurait dit une grotte, m-mais t-tout était trop lisse... U-une cave ? Qu... Comment étais-je a-arrivée j-jusqu'ici ?

Mon r-regard se s-stabilisa peu à peu, d-distinguant u-une forme b-blanche... Ce... C'était elle q-qui avait tué l-les deux hommes... Q-qui m'avait sauvée l-la vie au d-détriment de celle d-de deux autres... E-est-ce que je valais c-ces deux vies ? Même n-ne serais-ce q-qu'une seule ?

J-je me sentais p-particulièrement f-faible... Q-que ce soit mentalement ou physiquement... E-et même si c-cet être q-qui m'avait sauvé m-me faisait p-peur, j-je voulais l-la remercier, e-et d'essayer d-de comprendre pourquoi elle m-m'avait sauvée la vie...

J-je me d-déplaça u-un peu vers elle, t-tendant avec d-difficulté mon bras dans sa direction, s-sans savoir c-ce qu'elle é-était v-vraiment... Elle... Ne m-m'avait p-pas paru entièrement humaine, b-bien q-que son apparence p-pouvait m-m'y faire penser...

M-mais surtout, j-je continuais de ressentir cette étrange é-énergie qu'elle émanait... Elle était si proche, p-partout dans la pièce... J-je la ressentais même en moi... J-je n'avais qu'un mot p-pour la décrire... Familière...


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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Jeu 26 Mai - 22:34

La jeune fille se réveilla, montrant un comportement très paniqué. Devrais-je tenter de rassurer ? Il n’était pas dans mes fonctions d’offrir un soutien psychologique, mais ma propriétaire temporaire  semblait très jeune, et son état me concernait après tout. 
Mais comment étais-je censée faire ? M’occuper d’enfant n’avait jamais fait partit de mes attributions, les garder et les défendre, oui, mais pas servir de ce que les humains appelaient baby-sitter. Mon adaptabilité me servirait donc bien plus que mon expérience, dans cette situation. 

La jeune fille se pencha vers moi, tendant étrangement une main dans ma direction… Mais pas comme si elle cherchait à utiliser un pouvoir ou jeter un sort vers moi, ou si c’était le cas elle serait une maîtresse de l’art de la duperie et j’aurais probablement mis à mort deux innocents. 

Mais puisqu’aucune émanation magique ne provenait de ce jeune être, ce n’était pas le cas. Ce qui ne résolvait pas la question du pourquoi de cet acte, néanmoins. Généralement, quand les humains tendaient le bras vers quelque chose, c’était pour le toucher. Si c’était le cas ici, cela soulevait plus de questions que ne résolvait de réponses,  mais je pris le risque de partir du principe que c’était ce qu’elle souhaitait, quitte à devoir m’excuser par la suite.

Je quittais donc ma position, afin de m’approcher du lit où elle se reposait, regardant les doigts tendus vers moi pendant quelques instants, avant d’y déposer les miens, sans forcer. Il ne fallait pas que je perde de vue qu’elle était un enfant, plus fragile qu’un adulte, et donc que son corps pouvait se casser plus facilement si je ne faisais pas attention. 
Était-ce qu’elle désirait ? Le seul moyen de savoir était de demander :

« Est-ce ce que vous vouliez ? »

Il serait plus simple pour moi si elle répondait, mais si elle persistait dans le silence je devrais faire avec. Il m’était déjà arrivé arrivé de devoir servir une personne parlant pas ou peu, mais pas quelqu’un d’aussi jeune.
Mis à part Adelaïde, mais même cette dernière avait eu un corps maintenu à l’âge de treize ans.

Mais à présent qu’elle était réveillée, probablement se demandait-elle où elle se trouvait. C’était un raisonnement logique, qui se serait également appliqué à un humain adulte, mais un enfant devait certainement aussi penser de la sorte. 

« Vous vous êtes évanouie. N’ayant pas reçu vos instructions, j’ai pris l’initiative de vous déplacer chez un guérisseur afin qu’il vérifie votre état physique. Je ne possède aucune capacité médicale, il s’agissait donc d’une mesure préventive. Celui-ci devrait arriver bientôt. » 

Du bout de mes doigts, je sentais de nouveau cette particulière force, qui affaiblissait très légèrement les extrémités de ma main. En rien cela ne m’empêchait de maintenir ma forme physique ou ne perturbait mon fonctionnement global, mais le phénomène était là. Au moment opportun, il me faudrait questionner cette personne à ce sujet, mais pour le moment des protocoles devaient être suivis :

« En tant qu’arme autonome de Seika,  je me suis placée à votre service jusqu’à vous avoir amenée ici. Néanmoins il s’agissait d’une mesure exceptionnelle provoquée par votre absence de réponse ainsi que votre perte de connaissance. A présent il me faut vous poser deux questions : Comment dois-je vous appeler ? Et, êtes-vous citoyenne ou élue appartenant à la nation de Fenghuang ? Si c’est le cas je resterais à votre service à conditions que vous besoin de moi, sinon je vous considérerais comme neutre et retournerait à mon poste. »
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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Ven 27 Mai - 17:33





Cauchemar abrasif
FEAT. Adelaïde

L-l'être s'approcha d-de moi, s-sans un bruit, sans un souffle... S-s'il n'y avait pas eu de lumière, e-elle m'aurait paru p-presque fantomatique et spectrale... U-un peu comme c-cette p-petite fille qui était m-mon dernier souvenir d-de m-mon ancien monde...

M-même si t-tout s'était accéléré à K-Kosaten, q-que j-j'avais r-rencontrés des humains, visités d-des villes, appris d-de nouvelles choses, il m-m'arrivaient p-parfois, q-quand j'étais s-seule, d-de repenser à ma forêt, et d-de regretter u-un peu cette vie de t-tranquillité en dehors d-du monde, en dehors de t-tout ce qui faisait l'agitation et le tumultes d-des hommes...

Elle é-était juste à coté d-de moi, s-si proche q-que je p-pouvais p-presque me voir d-dans ses yeux m-malgré l-le peu de lumière... P-puis... Elle posa ses d-doigts sur les miens... J-je ne savais p-pas vraiment p-pourquoi j-je les avais tendus originellement... P-peut être p-pour s-savoir s-si tout ce qui se passait était réel, ou si ce n'était qu'un rêve aux multiples facettes... M-mais la s-sensation d-de contact... Ne pouvait être dupée...T-tout ce qui c'était passé... Etait vrai...

S-sans q-que ce soit de s-sa faute, d-de nouvelles larmes trouvèrent le chemin de mes yeux, avant de rapidement réussir à s'en enfuir p-pendant que je sanglotant bruyamment... Q-quelle piètre p-personne je devais être...

Entre deux r-respirations d-difficiles accompagnant m-mes larmes, j-je b-bredouilla quelques mots p-pour c-celle q-qui m'avait sauvée, e-et qui me posais une question...

"O-oui... M-merci..."

C-ces simples mots avaient é-été une épreuve p-pour qu'ils puissent sortir convenablement... J-je m'en voulais presque d-de les avoir d-dit ainsi... M-mais j-je ne pouvais pas faire mieux, pas m-maintenant, et ce alors q-que je devais p-paraître l-la plus pathétique possible pour elle... Qui devais surement se demander s-si cela avait été une erreur ou non que de prendre deux vies pour me sauver...

M-mais je ne savais p-pas quoi faire... J-je voulais f-fuir, d-disparaître, m-m'enfoncer a-au plus profond d-de cet endroit où nous é-étions... E-endroit d-dont je ne savais rien, q-que ce soit p-pourquoi nous étions ici ou même c-ce qu'était c-ce ici...

M-mais sans même q-que je ne l-lui pose c-cette question, e-elle y répondit, m-me faisant me q-questionner si c-cet être p-pouvait lire d-dans mes pensées... C-ce serait p-probablement terrible et t-terrifiant... I-il faudrait a-alors que je s-surveilles c-ce que je pensais, m-mais si c-c'était le cas, a-alors elle d-devait savoir q-que j-je pensais à c-ce pouvoir a-actuellement...

D-donc e-elle m'avait e-emmené j-jusque d-dans une clinique... p-pour que j-je puisse être s-soignée... J-j'avais c-certes u-un p-peu mal p-partout, p-particulièrement aux endroits o-où l'homme m'avait attaché e-et au niveau d-du dos, m-mais j-je n-ne pensais r-rien avoir d-de grave... M-mais il f-fallait q-que je la r-remercie p-pour sa p-p-prévention...

"M-merci... P-pour tout c-ce que v-vous f-faîtes pour m-moi... J-je...Je ne peux r-rien faire p-pour vous d-dédommager d-de cette peine q-que vous vous donnez..."

Je reniflai fortement, r-réussissant à s-stopper mes larmes pour le moment, a-avant q-qu'elle ne reprenne, m-me posant d-deux questions, q-qui attendaient u-une réponse, c-cette fois-ci...

"O... Orina... C-c'est mon nom... J-je suis u-une élue d-depuis p-peu..."

M-mais c-cette p-personne m-m'intriguait d-de plus en plus... Q-qu'elle soit u-une arme... T-tout comme je d-devais l'être i-initialement... Q-qu'elle soit c-celle q-qui m'ai s-sauvé... S-son apparence e-et surtout l-le fait q-que je sentais u-une énergie t-trop familière...

"V-vous a-avez s-sans doute dû m-me le dire, m-mais que... Q-qui êtes vous ? Et s-s-surtout q-q-qu'êtes vous ?"

J-je m'en voulais e-encore de poser d-des questions a-alors q-qu'elle avait d-déjà dû y r-répondre p-p-pendant q-que j'étais en état de choc... J-j'avais juste été i-incapable d-d'écouter, a-alors ça aurait d-dû être à moi d-d'essayer d-de m'en souvenir à la place d-de la déranger...


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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Sam 28 Mai - 1:27

Quelques instants après ce contact inhabituel, l’enfant se mit à pleurer. C’était une réaction intrigante, dont le schéma logique ayant mené à pareille conclusion m’était inconnu. Elle ne semblait pas avoir eu mal lorsque je l’avais touchée, elle ne tenait pas une partie particulière de son corps, comme le font les humains ayant une blessure douloureuse, et n’avait pas exprimé quoi que ce soit de particulier.
J’en déduisis donc, que son esprit juvénile supportait mal sa situation actuelle. Avoir été agressé pouvait être difficile pour eux. Voir un autre individu de son peuple mourir devant elle peut-être également, bien que ce soit illogique étant donné que cela avait sauvé sa vie. La psychologie de ma maîtresse temporaire ne paraissait pas simple à cerner…
 
Néanmoins, elle trouva l’énergie de me répondre, confirmant que j’avais répondu correctement à sa demande muette. Normalement il me fallait passer quelques temps avec un propriétaire afin de le comprendre assez pour qu’il n’ait plus besoin de donner systématiquement des instructions vocales. Y parvenir aussi facilement était rare, mais la demande  qu’elle avait suggérée était simple à comprendre.  
 
Elle me remercia ensuite, s’excusant de ne pouvoir me payer ou me récompenser pour ce que j’avais fait. Connaissait-elle seulement la définition d’une arme ? On ne payait pas une arme parce qu’elle remplissait sa fonction. C’était aussi insensé que récompenser un arbre pour les fruits qu’il donnait, alors que ce n’était qu’un simple processus physique auquel il devait se tenir. Sa jeunesse la rendit probablement naïve sur certains points. Il fallait que je clarifie certaines choses.
 
« Il semble qu’il y ait eu une erreur dans votre processus de pensées concernant mon fonctionnement.  Je n’ai pas à être récompensée. Ce n’est que ma fonction, mon rôle. Je me dois de vous conseiller afin de faciliter nos dialogues : je ne suis pas une personne effectuant un travail contre rémunération, mais un outil autonome qui effectue ce pourquoi il existe. »
 
Après cette clarification, l’enfant me révéla son nom : Orina. Aucune ressemblance à ce que j’avais pu connaître, néanmoins tous les noms possibles n’étaient pas intégrés dans ma mémoire. Et plus important, se présenta comme une élue. Sous-entendu, de Seika, sinon elle n’aurait pas pu entrer dans la capitale.
 
Orina me posa à son tour des questions, de sa voix toujours hésitante, me demandant mon identité et ce que j’étais. Concernant la première, elle avait certainement dû oublier à cause de son évanouissement, ainsi je répétais simplement :
 
«Adelaïde, élue de Seika et arme autonome de la nation de Fenghuang. »


Et pour la deuxième… c’était inattendu. Je me doutais bien qu’elle ne parlait pas de mon rôle d’arme, mais bel et bien de ma nature. Mes appendices dorsales l’avaient-elles menée à se questionner sur mon humanité ? Ou était-ce autre chose ? Cette sensation à son contact, était peut-être réciproque. D’autant qu’elle avais précisé « surtout », ce qui indiquait que ce point particulier devait l’intéresser. De toute évidence ce n’était pas un secret, et le sujet aurait été abordé de toute façon. Je lui répondis alors :
 
« Je suis un esprit de la nature. Une entité surnaturelle née comme extension de la volonté de Gaïa, force omnisciente, gérant la nature de mon ancien monde.  Et plus précisément je suis une changeforme, ce qui signifie que je ne dispose pas de forme physique fixe me stabilisant dans ce monde, me rendant capable de créer mon propre corps à partir du mana ambiant. »
 
Pour exemple, je fis varier la texture de mes bras, passant de poils à écailles, et déployais divers types d’ailes pendant que la brume bleutée déformait et reformait les parties de mon corps.
 
« Cette dernière capacité est néanmoins limitée par le sceau du Dieu-Phénix. Il ne m’est possible que d’effectuer des changements partiels. »
 
Maintenant, il restait une question en suspens… une que je ne devrais pas poser, mais puisque c’était  elle qui avait abordé le sujet des natures, je supposais qu’elle ne prendrait pas mal ma demande.  Et quelque part, clarifier cette information libérerait mon esprit d’un doute qui pourrait nuire au bon déroulement de mes protocoles :
 
« Permettez-moi de vous poser une question non-officielle. Ne vous sentez en aucun cas obligée d’y répondre, néanmoins cette information pourrait me permettre de vous servir avec plus d’efficacité : Seriez-vous un Homonculus ? »  
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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Dim 29 Mai - 16:53





Cauchemar abrasif
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E-elle ne v-voulait de rémunération o-ou de récompense p-pour ce qu'elle avait fait, p-pour m'avoir sauvé l-la vie... J-j'étais étonnée, s-surprise p-par ses mots q-qu'elle disait envers moi, c-comme si s-sa s-seule existence é-était d-de protéger et de s-servir c-ceux qui en avait besoin...

J-je ne savais pas quoi répondre, encore f-faible... J-je ne v-voulais p-pas la contredire... M-mais en même temps... Je v-voulais f-faire q-quelque chose pour elle, q-qui soit au m-minimum d-de la même valeur q-que ma vie, q-qui ne devait p-pourtant p-pas être très grande... I-il fallait q-que s-si un jour les q-quelques petites rares choses q-que j'étais en mesure de faire p-pouvait lui être utile, que j-je sois c-capable de l'aider à m-mon tour...

"D-d'accord... M-mais si v-vous avez b-besoin d-d'aide un jour... V...Vous p-pourrez compter sur moi !"

P-puis j-j’apprenais q-qui elle était... S-son nom d-déjà, Adelaïde... Mais surtout q-q-qu'elle aussi était une élue, et q-qu'elle se définissait c-comme une arme autonome... J-je voyais c-ce qu'était une arme... Mais autonome ? C-cela signifiait q-qu'elle a-agissait d-de son plein gré ? M-mais pourquoi servir q-quelqu'un o-ou se définir c-comme étant une a-arme...

U-une arme n-n'était que l-l'extension d-du bras d-de quelqu'un, q-qui suivait les mouvements d-de son p-propriétaire... M-mais c-cette personne a-avait agi d-de son propre chef p-pour me sauver... C-comment... P-pouvait-elle...

J-je ne savais pas, e-et j-j'aimerai l-lui demander... M-mais e-elle répondit d-déjà à m-ma question, s-sur ce... Qu'elle était...

Elle était un... esprit de la nature ? C-cela me surpris b-beaucoup, p-puisque j-j'avais c-conscience qu'il existait c-ce genre d'être d-dans mon monde ! P-peut être v-venait-elle d-du même ?! Non, il n'y a-avait que t-tellement p-peu de chance q-que ce soit le cas... M-mais pourtant... E-entre les sensations q-que j'avais ressenti à sa proximité et à s-son contact, s-sa nature non inconnue...

T-tout était... Possible...

Plus elle continuait ses mots, p-plus mes yeux s'écarquillèrent d-devant c-ce qui p-pouvait être un être de mon monde. E-elle pouvait changer d-de forme avec du mana... C-c'était... p-possible d-dans mon monde...

P-puis ses d-derniers mots, q-qui étaient u-une question à-à vrai dire, m'amenèrent à croire dur comme la roche q-que tout c-ce que j-j'avais put supposer était réel... Elle... Elle connaissait les homonculus ! Et en plus, e-elle s-supposait a-avec justesse q-que j'en étais une ! Cela f-faisait trop de c-choses p-pour que ce ne soit qu'une g-grande et étrange coïncidence...

"V-vous avez raison, j-je suis u-une homonculus... M-mais q-que v-vous sachiez cela... M-m'intrigue b-beaucoup... J-je pense q-que nous v-venons d-du même monde !"

M-malgré une certaine d-détermination d-dans ma voix, j-je baissai m-mon regard, p-préférant n-ne pas r-regarder Adelaïde s-si je m'étais trompé s-sur toute la ligne... J-je pense q-qu'il n'y avait a-aucun moyen p-pour que nous ayons d-des preuves, m-mais i-il y avait de b-bonne raison d-de le penser...


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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Dim 29 Mai - 22:14

Orina semblait désorientée par le fait que je n’aie besoin d’aucune rémunération. Ce n’était pas si surprenant, mon apparence humaine laissait souvent mes interlocuteurs croire que j’en étais une et que je pensais comme telle, n’agissant que par égoïsme ou par appât du gain. Bien entendu, tous n’étaient pas comme ça. Mais la société moderne, gouvernée par cette étrange notion appelée « Argent », tendait à faire agir les hommes par avarice. Au point d’être capables d’en déclencher des guerres.
C’était d’ailleurs une des raisons, dans mon observation de l’humanité, qui m’avait montrée que ce dont les humains avaient besoin, c’étaient d’armes fiables. Je ne pouvais prendre le rôle ni de l’argent –étant une valeur numérique-,ni du pouvoir –étant une notion immatérielle-, ma place dans l’engrenage ne pouvait donc être autre chose.

Néanmoins, l’enfant me proposa de s’endetter d’un service pour sa vie que je venais de sauver. L’intention était louable, la jeune fille semblait honnête, mais je doutais qu’une personne de cet âge puisse réellement m’assister sur le champ de bataille. Mais de toute façon, puisque je l’avais désignée comme propriétaire temporaire, elle n’avait de toute façon rien à me rendre. Je ne faisais que mon devoir. Je secouais faiblement la tête, indiquant que sa proposition était refusée :

« Vous n’avez rien à me rendre. Je n’ai fait que remplir ma mission en tant qu’arme et élue : Servir la volonté de Fenghuang. J’ignore qui vous êtes ou ce dont vous êtes capable, mais si vous êtes ici vous avez certainement un rôle à jouer. Le mien est, entre autres, d’assurer votre sécurité pour que vous puissiez y parvenir. Vous, ainsi que tous les habitants et élus de Seika. »

Mais la prochaine prise de parole de l’enfant changea quelque peu les choses. La voix soudainement plus forte, plus déterminée, contrastait avec ce qu’elle avait montré jusque là. Comme si une explosion d’espoir avait renforcé son cœur le temps d’une phrase, confirmant qu’elle était une homonculus, et supposa que nous pouvions venir du même monde.
Bien entendu, c’était une possibilité. Mais à ma rencontre avec un vampire, Tanith, j’avais pointé la même théorie. Cependant elle s’était révélée fausse, ce qui signifiait que certaines races pouvaient se retrouver dans différents univers, et donc qu’il ne s’agissait pas d’une valeur sure. Néanmoins, même si les chances étaient faibles, elles n’étaient pas nulles. Il y avait bien des moyens de valider ou réfuter cette théorie, en comparant des éléments respectifs de nos anciens mondes :


« Les Homonculus existaient dans mon ancien monde. C’est aussi le cas des vampires, et pourtant j’ai fait la rencontre de l’un d’eux originaire d’un autre plan. Cependant, si vous le désirez, nous pouvons comparer les connaissances respectives de nos mondes. Peut-être que nous provenons bien du même. »


Il suffisait, par exemple, de prendre le terme « vampire ». Celui-ci était une appellation générale, alimentée par le folklore humain. Mais il existait d’autres termes pour les désigner, qui pourraient être un indice :

« Sauriez-vous définir un Apôtre de la mort ? »
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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Lun 30 Mai - 20:40





Cauchemar abrasif
FEAT. Adelaïde

L-la personne q-qui v-venait de m-me sauver n-ne souhaitait p-pas du tout q-que j-je l-la remercie, e-et ce q-qu'importe l-la manière... J-je ne p-pouvais p-pas l-la convaincre à c-ce sujet... M-mais si j-j'avais l'occasion d-de l'aider, a-alors j-je le ferais.... D-discrètement, afin d-d'éviter q-qu'elle ne se vexe c-contre moi, ce qui serais t-terrible !

M-mais surtout... E-elle se montrait p-plus pragmatique q-quand à l-la possibilité que n-nous venions d-du même monde... Mais c-c'était normal, elle avait p-put avoir c-ce genre d-de rencontre, avec q-quelqu'un lui rappelant s-son monde, m-mais qui pourtant n-n'en était pas...

E-et puis, u-un vampire ? Cela m-me troublait un p-peu, m-même b-beaucoup à vrai dire... D-dans mon monde, i-il n'avait pas u-une bonne réputation, l-loin de là... E-en avait elle rencontré un ? E-était-il belliqueux ? J-j'angoissais r-rien qu'à penser à cette idée... J-j'espérai n-ne pas le rencontrer... Je serais s-surement trop peureuse et angoisser p-pour tenter ne serais-ce q-que de l'approcher...

E-et puis elle e-enfonça u-une aiguille là o-ou ça faisait mal, e-en parlant d-des apôtres de la mort... C'était d-d-des vampires ! Effrayant au p-plus haut point ! M-mais si elle connaissait c-ces êtres, elle devait être d-de mon monde !

"C-ces apôtres d-d-de la mort s-sont des vampires, n-non ? E-enfin c-c'est un n-noms qui leur est donné... Dans m-mon monde..."

J-je penchai un peu la tête, r-réfléchissant à d-d'autres preuves q-qui pourrait n-nous c-convaincre t-toutes les deux q-que c'était p-possible...

"I-il y a aussi d-dans mon monde d-des esprits d-de la nature... V-vous connaissez p-peut être aussi l-les circuits magiques, q-qui composent l-les mages ou les h-homonculus ? A v-vrai dire, l-les m-miens r-réagissent b-beaucoup à v-votre approche..."

Je m'approchais un peu, mais je ressenti u-une grande gène entre l-les mots qui sortaient d-de ma bouche et m-mon action, me faisant r-reculer s-sur moi-même, me r-recentrant s-sur le lit, a-avant q-que des bruits d-de pas n-ne vienne troubler n-notre discussion, et q-que je me jette sous les draps, o-observant j-juste ce qu'il se passait. U-un homme était en train de d-descendre, u-une bouteille à l-la main, s-s'approchant du lit e-en siphonnant s-son jus, avant d-de le poser a-avec f-fracas s-sur un établi, et de prendre la parole d-d'une voix rauque :

"Alors, temps de s'occuper de la gamine !"

J'avais p-peur, d-de cet homme qui ne me rassurait pas, d-de ce q-qu'il allait me faire, de t-tout... J'espérai q-qu'il ne m'ai pas vu, m-mais j-je savais qu'il venait pour moi

Le médecin:
 


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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Jeu 2 Juin - 21:23

Les » vampires » et ce qui s’en rapprochait pouvaient être une race commune à plusieurs mondes. Mais quelles étaient les probabilités pour que deux sociétés provenant de différents univers trouvent la même appellation à cette catégorie particulière de buveurs de sang ? Très faible. Néanmoins cela ne pouvait pas amener la certitude totale que nous provenions du même endroit.

Les prochains mots d’Orina, cependant, furent très pertinents sur le sujet. Les circuits magiques. Ils étaient la mutation qui séparait les humains des mages, réseau surnaturel permettant la circulation du mana. Depuis mon arrivée, j’avais croisé plusieurs personnes capables de manifester des phénomènes similaires à la thaumaturgie, mais aucun ne les avait évoqués. Pas même Tanith qui pourtant était un savant en matière de magie. 

Mais ce qu’elle prononça ensuite était un argument irréfutable. La sensibilité aux phénomènes surnaturels tels que les esprits était quelque chose d’inné pour les magi. Possiblement était-ce aussi vrai dans d’autres mondes, mais aucun élu que j’avais croisé n’avait fait part d’une réaction particulière à ma présence. Jusqu’à maintenant. Loin d’être une spécialiste dans la matière, il m’était difficile d’apporter une explication  cohérente, mais c’était étrange. Seul, ça ne serait qu’une réaction curieuse, mais avec les points  évoqués ci-dessous, cela faisait de nombreux points communs…

Les circuits magiques de la jeune fille avaient peut-être bien réagi à quelque chose qu’ils connaissaient.

Mais, au final, je ne savais quoi en penser. Que nous provenions du même monde pouvait tout autant être une coïncidence des plus singulière qu’un véritable signe annonciateur de quelque chose. Néanmoins… il n’était pas dans ma fonction de m’attarder sur ce genre de choses. Peu importe ce qu’il fallait voir dans cette rencontre, mes protocoles n’avaient aucune raison de changer. J’avais servis des personnes en mon ancien monde, par le passé. Je servirais des personnes en Kosaten par le présent. Peu importaient d’où ils venaient, mon rôle ne changeait pas. J’acquiesçais alors à l’enfant, pour lui confirmer que sa théorie semblait vraie, sans changer le ton de ma voix néanmoins :

« Vous semblez avoir raison. Nos anciens mondes sont communs ou si proches que l’on peut les considérer tels quels. Sachez cependant que cela n’influera pas sur ma fonction, mise à part que je serais en mesure de la remplir plus efficacement. »

Le guérisseur revint alors, prêt à s’occuper de l’état de ma propriétaire … qui n’avait pas attendu pour se cacher sous les draps, comme si elle se sentait menacée.  Voyait-elle le docteur comme un danger ? C’était plutôt intriguant. En fait je n’en comprenais pas bien la raison, mais savoir pourquoi elle agissait comme ça n’était pas une condition pour que j’agisse.
Peur équivaut à menace, qui équivaut à nécessité de protection. L’équation n’était pas plus complexe. 

Alors qu’il s’approchait du lit pour faire son travail, il afficha un air surpris lorsque je m’interposais dans son mouvement :


« Ma maîtresse vous considère comme une menace. Veuillez reculer de deux mètres et conserver cette distance de sécurité. Nous allons quitter ce lieu immédiatement. Ne faîtes aucun mouvement suspect où je serais dans l’obligation d’utiliser la force. » 

« M… mais vous m’avez demandé d’inspecter son état y’a pas quinze minutes ! »

« … »

D’abord étonné, son visage s’apaisa ensuite avant qu’il ne dise :

« Haha, bien joué les filles, vous m’avez eu ! Bon allez, au boulot. » Conclut-il le plus naïvement du monde, avant de me contourner sans prendre compte de mon avertissement. Il souleva d’un geste brusque les draps dans lesquels ma propriétaire s’était dissimilée, avant de lâcher un petit rire :

« Ah, elle est mignonne en plus ! Faut pas avoir peur comme ça gamine, je vais pas te faire de m-» commença-t-il à dire avant que mon poing ne vienne percuter le côté de son visage, suivit d’un coup de genou dans le tibia, qui le fit tituber plus loin en tenant sa jambe :

« Mais…MAIS VOUS ÊTES MALADE ?! »

Néanmoins il n’eût pas l’occasion de dire autre chose de plus, après que je l’aie assommé d’un uppercut lancé sans retenue. Après cela, je retournais auprès de ma propriétaire, m’inclinant avant de faire mon rapport et de formuler de plates excuses :

« Menace neutralisée. Veuillez me pardonner, cet homme a pourtant bonne réputation.  Je vais vous emmener chez un autre guérisseur si vous le désirez. Nous pouvons aussi aller à un autre endroit. Je quitterais votre service une fois que serez dans un lieu estimé sûr.»
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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Sam 4 Juin - 15:08





Cauchemar abrasif
FEAT. Adelaïde

J-je savais q-que l'homme a-approchai d-de moi... T-tout comme j-je savais q-qu'il était s-surement l-le médecin q-qu'Adelaïde a-avait mentionné a-avant, c-celui q-qui devrait v-vérifier m-mon état... B-bien q-que je n'avais r-rien... C-c'était p-peut être p...Préférable... J-je pouvais avoir d-des maux d-dont je n'étais m-même pas consciente...

M-mais m-même s-si c-ce... C'était le m-mieux p-pour ma s-santé... J-j'avais p-peur à l'idée q-que cette homme m-m’ausculte, n-ne devenant q-qu'une p-poupée s-sans défense d-dans ses mains... A-avec lesquelles i-il pouvait m-me briser sans forcer...

Je m-m'étais é-éloigné d-de ce monde... E-espérant s-simplement q-qu'il allait partir... M-mais j'essayais d-de me résoudre à c-cette fatalité q-qu'il devait m-me soigner... A-après tout, c-c'était c-celle q-qui m'avait sauvé q-qui m'avait emmené l-le voir... I-il n-ne d-devait pas être mauvais... M-mais cela n-ne m'empêcha p-pas de me c-cacher sous les draps, espérant qu'il ne me trouve pas...

L'homme e-et A-Adélaïde c-commençait à d-discuter... J-je n-ne comprenais p-pas très bien... M-mais e-elle semblait être en t-train d-de... L-l'empêcher d-de m'atteindre ?! E-étais-ce v-vraiment l-le médecin ?! J-je me renfonçais encore plus dans ce lit, j-jusqu'à ce que cet homme ne tire les draps, me laissant uniquement porté un petit cri de surprise et de fermé l-les yeux, e-espérant q-que cette p-personne n-ne me t-touche pas !

Mais c-ce fut u-un grand c-cri, s-suivit d'un d-d'un choc au s-sol qui me fit sortir d-de m-ma torpeur... O-ouvrant avec f-faiblesse m-mon œil, j-je ne p-put voir q-qu'elle avait m-mis au sol c-cet individu q-qui v-voulait p-poser la m-main sur moi... I-il ne b-bougeai p-plus... E-est-ce qu'elle l-l'avait tué ? Comme elle l'avait fait avec les deux p-précédents ?

Non... Heureusement, j-je pouvais v-voir son t-torse se soulever r-régulièrement... I-il respirait... I-il n'était q-qu'inconscient... A-assommé p-par l-la puissance d-du coup q-que lui avait d-donné l-l'esprit d-de la nature... M-même si un filet de sang c-coulant d-de sa bouche e-et d-de son nez me g-glaçait le sang !

P-pourquoi... Pourquoi v-voulaient-ils tous me faire d-du mal ?

P-puis, e-elle s-se tourna vers m-moi, s-s'excusant d-de m-m'avoir emmené d-dans un endroit o-où d-des hommes p-pouvaient v-venir m'attaquer... C-cet endroit n-n'était pas s-sur... D-donc j-j'hocha la tête à sa p-proposition qu'était d-d'aller à v-vers un autre lieu... P-plus sur...

M-mais où s-serais u-un tel endroit ? J-je n'en savais r-rien à-à vrai dire... T-tout se r-ressemblait p-parfois trop... E-et je ne c-connaissais q-que peu d-d'endroit... J-je la laissai d-donc m-m'emmener v-vers un meilleur e-endroit, mais toujours a-apeuré par l-la présence m-même inconsciente d-de l'homme.


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MessageSujet: Re: Cauchemar abrasif   Dim 21 Aoû - 14:10





Cauchemar abrasif
FEAT. Adelaïde

HRP :
 

Des heures... D-des centaines d-de minute q-que j-j'étais e-enfermée d-dans cette s-salle, b-bien t-trop c-carrée e-et s-sculptée d-dans l-la pierre p-pour n-ne faire r-ressentir q-qu'un peu d-de nature... Rien n-ne semblait être b-bon ici... U-une odeur d-de m-médecine, m-mais s-surtout d-de sang e-envahissait t-tous l-les lieux... T-tout c-comme l-les nombreuses t-traces, r-résultantes d-de projections d-de ce liquide q-que chacun d-de nous é-était p-pourvu...

J-j'étais v-vraiment m-mal à l'aise d-dans c-cet e-endroit, m-me d-demandant c-comment j-j'avais p-put a-arriver i-ici... D-dans c-ce qu'on appel u-une clinique d-d'urgence...

M-mon état n-n'était p-pas vraiment c-critique à v-vrai dire, et e-en q-quelques d-dizaines d-de minutes, j-j'étais d-de nouveau c-capable d-de marcher, d-de parler u-un peu près normalement, t-toujours a-avec m-mon b-bégayement i-inhérent à m-ma crainte n-naturelle d-des gens q-qui m-me terrifiaient t-tous... Et c-ce qui s-s'était p-passé a-aujourd'hui n-n'allait p-pas vraiment p-pour aider à m-me sentir m-moins menacée...

A-Après q-qu'elle a a-assommé l-le médecin q-qui s-semblait m-me vouloir d-du mal, A-Adelaïde m-m'avait a-amené j-jusqu'à c-cet endroit, o-om j-je fus r-rapidement p-posée s-sur u-un lit, e-en attendant m-ma r-rémission p-prochaine... J-juste e-en r-regardant r-rapidement, l-le médecin a-avait conclu q-qu'il m-me fallait d-du repos, e-et que donc je n-n'avais pas l-la permission d-de bouger...

S-si la c-changeforme a-avait a-au début v-veiller s-sur moins p-pendant p-plusieurs h-heures, j-je l'avais e-ensuite d-dans c-ce qui f-fut u-un i-instant d-de courage intense, r-remerciée p-pour ce qu'elle avait f-fait p-pour moi, d-de mon sauvetage, e-et que donc e-elle pouvait m-maintenant aller r-retourner à s-sa vie e-et à c-ce qu'elle devait faire... E-elle était p-parti alors s-sans u-un mot, et s-sans un "Au revoir". N-ne se retournant même p-pas u-une dernière f-fois... Ses q-queues d-dépassant d-de l'encadrement d-de la porte j-juste avant q-qu'elle n-ne se ferme f-fut l'ultime image d'elle que j'eu...

Il m-me fallut attendre j-jusqu'au l-lendemain m-matin p-pour que j-je sois a-autorisé à r-repartir. L-le médecin s-semblait é-épuisé, ayant d-d'après q-quelques patients d-dû veiller p-pour s'occuper d-d'un de ses collègues qui a-avait été a-agressé p-par une jeune fille.. J-j'espérai v-vraiment q-qu'il n-ne s-s'agisse q-que d'une coïncidence...

N-ne voulant p-pas r-rester i-ici d'avantage, j-je parti t-très rapidement, f-fuyant c-cet endroit à, j-je l'espérai, jamais...


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Cauchemar abrasif
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