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L'araignée Rachnée, monte à la Carrioleuh ~
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MessageSujet: L'araignée Rachnée, monte à la Carrioleuh ~   Mer 25 Mai - 17:20


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Enfin un peu de répit dans ce moment de solitude, j’en profitai pleinement en vagabondant de la forêt jusqu’aux plaines, rencontrant  un chemin terreux qui m’interpella, probablement une route commerciale. Ceci me fut vite confirmé lorsque j’entendis du bruit au loin. Je m’éloignai donc bien vite du sentier pour me mettre hors de vue, escaladant un arbre afin de me dissimuler dans son feuillage.

Je vis dès lors passer sur la route une caravane de marchands tractée par quelques chevaux, je me mis à la suivre par pure curiosité, gardant une bonne distance pour ne pas être repérée. J’observai attentivement le chemin et vis au loin que l’on se dirigeait droit vers un village. A croire que tous les villages du coin étaient marchands… Une idée me vint alors à l’esprit. Après avoir bien analysé la structure de la carriole, je pouvais en déduire que le ou les marchands n’avaient aucune visibilité à l’arrière de cette dernière, il ne me restait ainsi qu’à profiter d’une brève occasion où je me trouverais en contre-bas, lors du passage sur une colline par exemple, pour me faufiler dans la cargaison.

La chance était de mon côté puisque l’occasion se présenta bien vite. Furtive comme le serpent qui décorait ma hanche, je n’avais plus qu’à me hisser à l’intérieur. Mes pattes d’araignée m’eurent grandement facilité la tâche pour cela, je trouvai ainsi un endroit où m’installer entre les marchandises. Mon poids ne manqua pas de ralentir les chevaux, mais l’énergie qu’ils dépensèrent en plus pour garder le rythme imposé par le cocher fit que celui-ci ne remarqua même pas la différence. Il ne pouvait éventuellement suspecter qu’un signe de fatigue, rien de plus.

Le trajet se fit sans encombre, je m’étais assoupie et ne fus réveillée que par le bruit de la foule et des personnes autour de la cargaison qui étaient prêtes à la décharger. Autant dire que le réveil n’était pas des plus agréable au milieu de ce brouhaha, je fus d’ailleurs éblouie quand le drap de la carriole fut levé, cela ne laissa entendre qu’un cri unanime de surprise et de terreur. Je me frottai doucement les yeux, émergeant à mon rythme de mon sommeil, bien qu’un homme tente de me presser avec son ton inquisiteur. Lorsque je me redressai enfin, il s’arrêta un instant et repris, toujours sérieux.

« Oh je vois… Une élue. Qu’est-ce qui vous amène à Shiryoku ? Répondez.

-Oh là, on se calme monsieur l’agent… *baille* Un peu de tenue, sont-ce là des manières pour réveiller une demoiselle ?

-Est-ce là un endroit pour dormir ? Et toi, ne me dis pas que tu ne l’as pas remarquée, il suffit de voir l’état de tes chevaux… Ce poids supplémentaire les a épuisés.

-Pardonnez-moi sire Kentoushi… Je ne fais que mon travail qui était d’amener cette cargaison ici…

-Certes, on peut au moins t’accorder d’être ponctuel. »

Bien vite lassée par leur discussion, je baillai à nouveau, la main devant ma bouche grande ouverte et entamai de me retirer de la carriole pour me dégourdir les pattes. Je serais bien repartie aussitôt à ce moment si la lame du dénommé Kentoushi ne s’était pas mise en travers de mon chemin. Je gardai mes yeux sur l’arme avec un air indifférente alors que lui me toisait du regard. Ma main passa bien vite de ma bouche à la lame pour doucement pousser cette dernière, enfin, c’est ce que je comptais faire mais le garde, soldat ou que sais-je s’y opposa, tenant fermement son arme devant mon buste.

« Qu’est-ce que vient faire une élue aussi atypique que vous aussi loin de ses contrées

-Comme je l’ai sous-entendu, je dormais simplement dans cette cargaison. Vous savez, je n’aime pas trop être exposée au soleil donc je chasse de nuit ou en forêt, c’était une bonne occasion pour moi de me reposer voilà tout…

-Ne me faites pas perdre mon temps, vous saviez très bien qu’une telle caravane ne pouvait que se diriger dans un village marchand. Ne soyez pas étonnée d’être questionnée si vous provoquez ce genre de malenten…

-Pas bougé mes chéris ! Ce n’est pas bien de piller des marchandises sous le nez de leur propriétaire… »

Interrompis-je Kentoushi en tirant fermement sur quelques fils qui se trouvaient dans ma paume et noués à mes griffes. Un fracas sans nom résonna à ce moment, des caisses de bois tombaient ainsi que des armes, boucliers, armures et autre équipements, il ne régnait plus qu’un véritable capharnaüm sous lequel étaient ensevelis 3 hommes qui avaient toujours une ou deux caisses entre les mains. Je ne bougeais pas, restant dos à eux, et Kentoushi quant à lui détourna un instant le regard, baissant son arme et s’en servant plutôt sur mes toiles qui maintenaient ce désordre en équilibre. En quelques secondes, il fit à tous, dont moi qui examinais la scène par-dessus mon épaule, une véritable démonstration de sa force ; les pillards furent rapidement libérés de leur tombeau de marchandises et immobilisés. Il m’adressa de nouveau la parole avec ce même air froid et supérieur.

« Ligotez ces vermines, nous rangerons tout cela après.

Je me tournai nonchalamment vers le trio après avoir tissé de longs fils soyeux mais robustes et ajoutai à l’attention de Kentoushi

-Un peu de manière, dites les mots magiques, fufu.

-Je répète, ne me faites pas perdre mon temps.

-Allons un petit effort, ça ne va pas vous écorcher la langue... Vous n’êtes tout de même pas un élu de Fuyu hahaha »

Répondis-je, grandement amusée en repensant au sceau de Nashar qui se trouvait sur sa langue et dont je me permettais de généraliser l’emplacement à tous les élus de Fuyu, après tout, être courtois avec un ennemi, c’était peut-être perçu comme de la traîtrises pour ces divins idiots, fufu… Aïe… Du calme le serpent, je ne « parle » que de tes compagnons bleu et rouge voyons ! ♥… Enfin Kentoushi me tira bien vite de mes divagations en se montrant une nouvelle fois désobligeant.

« Vous n’avez tissé ces toiles que pour décorer ou pour vous rendre utile ?

J’arquai un sourcil en le regardant droit dans les yeux et haussai finalement les épaules

-Ara ara… Je suppose que c’est le maximum que je pourrai avoir de vous pour l’instant… »

Je ligotai dès lors les bandits un à un, liant pieds et poings, puis les trois ensemble. Désormais tous bien saucissonnés, j’attendis simplement la suite des évènements. Les passants aidèrent à recharger la cargaison pour la conserver en bon état et bien rangée, le tout en m’évitant soigneusement. Après tout, ma partie arachnide était assez impressionnante et prenait aussi beaucoup de place sur la voie publique. Quelques échanges eurent lieux ensuite entre le marchand qui avait commandé cette livraison, le livreur quelque peu mal à l’aise, et le garde. Et finalement, Kentoushi revint à moi, pour de simples « au revoir » supposais-je, mais quelle ne fut pas ma stupéfaction quand j’entendis ces mots.

« J’ai discuté avec mon collègue de la situation, il se trouve que je me suis engagé à l’escorter jusqu’aux frontières de Minshu, la nation à laquelle vous appartenez. Si j’en crois vos paroles, vous n’êtes qu’une simple vagabonde, alors venez avec nous, votre pays saura vous accueillir et vous guider.

-Mmh… Et j’y gagne quoi  concrètement en échange ?..

-Ma confiance...

-Oh oooh~ Intéressant

Un sourire de satisfaction se dessina à ce moment sur mon visage, mais une ombre se dressa bien vite pour l’effacer, j’étais un peu surprise que cet homme arrive presque à ma hauteur d’ailleurs… Son pas était confiant, contrairement à ses agissements qui dénotaient de la méfiance. Il me faisait face, son regard plongé dans le mien, et termina d’une voix rauque et imposante…

-Mais un faux pas, et vous signez votre arrêt de mort, araignée. »










Récap Post 1:

-Infiltration dans la cargaison.
-Rencontre avec Kentoushi (voir PNJ de Shiryoku).
-Affectation à l'escorte après arrestation de voleurs.

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MessageSujet: Re: L'araignée Rachnée, monte à la Carrioleuh ~   Jeu 16 Juin - 11:28


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Le message était clair, mais cet enjeu m'amusait. Après tout, cet homme semblait très important hiérarchiquement et bien que je n'avais aucune considération pour les habitants de ce monde, m'attirer sa sympathie ou au moins sa confiance pourrait s'avérer très intéressant ! Avoir les bonnes faveurs d'un homme influent avait toujours du bout. De plus, celui-ci me paraissait droit, honnête, je restais méfiante malgré tout mais me gardais bien de le montrer. Laisser transparaître cela pourrait lui faire croire que je le crains, or ce n'est pas le cas, et je préfère même que ce soit lui qui me craigne. Il y a des avantages à tirer dans les deux sens, autant en ayant la confiance d'une personne que si celle-ci nous craint ou est méfiante. Car dans l'un comme l'autre assure que l'on garde un œil sur nous, bon ou mauvais, qu'importe, quelqu'un pour nous surveiller est un très bon moyen de défense quand on sait l'exploiter que ce soit pour recevoir son aide par dévotion, ou pour la dominer mentalement et plier sa volonté à souhait.

Mon grand sourire était visible de tous sur mon visage, de même que mon regard malicieux, ce voyage s'annonçait plaisant ! Ainsi, j'embarquai immédiatement dans la cargaison du marchand hagard. Il était bien le seul à être surpris puisque Kentoushi s'était montré bien plus perspicace en prenant soin de nous recouvrir, la marchandise et moi, d'un long drap qu'il attacha fermement à la carriole. Ainsi, seul mon buste allongé sur le ventre dépassait. Penchée vers la place du cocher qu'était le client de l'escorte, et vers Kentoushi qui s'installa à ses côtés. Tout était prêt et nous pouvions ainsi prendre la route sans dire mot jusqu'à sortir de Shiryoku pour arpenter les routes commerciales. De longues, très longues, minutes s'écoulèrent ainsi dans le plus grand des silences que je vins délicatement briser :

« Kentoushi c'est bien cela ? Pourquoi te montrer si méfiant à mon égard ?

-Déjà le tutoiement ? La réponse est simple araignée, parce que vous êtes une élue.

-Ara ara... être élue me fait une belle jambe, pourquoi t'en méfier ? A part être marqués et être impliqués dans un conflit qui ne nous concerne pas, nous ne sommes pas différents de vous.

-Qui ne vous concerne pas ? Vous devez être une jeune élue pour penser cela. J'ai vu bien trop de conflit créés par les élus eux-même pour me permettre de ne pas les considérer comme impliqués dans cette guerre des dieux. La différence est simple, vous n'êtes pas de ce monde.

-Mmh... C'est la différence qui t'effraie ? Si ce n'est que ça, j'ai l'habitude.

-Je préfère rester sur mes gardes envers tous les élus à cause de quelques un plutôt que de risquer leur traîtrise. Le village de Shiryoku est loin de toutes ces querelles, et je ne souhaite pas prendre parti contre mon gré dans une des nations qui s'opposent en aidant de leurs élus.

-La paix dans la peur, ça n'est jamais bon, crois-moi. Si tu veux savoir, j'étais crainte pour des raisons évidentes avant d'arriver ici, et pourtant je n'ai jamais menacé qui que ce soit. Ce genre de paix est hypocrite, une guerre franche vaut bien mieux pour mettre les choses à plat...

-Sauf quand cela implique des innocent, ce qui est le cas de toute guerre. Je comprends votre point de vue. Mais cela ne changera pas le mien... Enfin, reposez-vous, le voyage sera long. »

Et en effet, il le fut. Traversant pleines et collines, quelques montagnes se dressaient au loin, cachant partiellement le soleil couchant. Je suivis son conseil sans rechigner, sommeillant ainsi jusqu'à la tombée de la nuit où je fus réveillée par Kentoushi. Quelques mots concis, direct, semblables à des ordres militaires.  

« Arrêtons-nous pour aujourd'hui, dressons le camp ici rapidement.

- M. Kentoushi, excusez-moi mais ça ne m’a pas l’air d’être le meilleur endroit… Ce recoin de la forêt est réputé pour abriter diverses tribus gobelines…

-Il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Nous sommes 3, dont moi et une élue, ils regretteront de nous avoir approchés s’ils se montrent assez téméraires pour oser. »

Toujours allongée à plat ventre et quelque peu endormie, je vins appuyer ma tête sur mes bras croisés, à défaut d’être dans des plus à l’aise au milieu de ces marchandises, je me créais un semblant de confort. J’avais pu entendre les paroles de mes compagnons et, le temps d’assembler les morceaux de phrases mentalement pour les comprendre, j’en arrivai à une réaction lasse exprimant toute mon indifférence.

« Mmh du moment qu’ils ne dérangent pas mon sommeil, cet endroit ne me dérange guère. Laissez-moi juste le temps de tisser ma toile, cette carriole m’a donné des courbatures… »

Me découvrant du drap, je m’étirai de tout mon long avant d’escalader un arbre. Observant les hommes préparer leur campement depuis les hauteurs, et Kentoushi générer un feu avec une facilité déconcertante, je commençai donc à m’atteler à la tâche, voyageant d’une branche à l’autre pour lier ma toile à deux arbres proches et donner forme à un hamac. Encore et toujours un hamac. Je l’eus volontairement préparé assez proche du sol pour intervenir rapidement si nécessaire, mais aussi assez haut pour ne pas être gênée dans mon nid douillet. Je voulais absolument rattraper tout ce temps de sommeil perdu ces derniers jours en pleine nature et ne m’en priverai pour rien au monde.

Une odeur alléchante me rappela vite à l’ordre, je détournai mon regard en cette direction pour voir Kentoushi faire rôtir quelques rations sur une broche. Il me fit un signe simple et discret quand il remarqua que cela avait attiré mon attention. Je souris et me léchai les lèvres d’avance, approchant du délicieux repas qui se présentait. Je pris vite quelques morceaux qui m’étaient proposés avant de me hisser sur une branche pour m’y allonger nonchalamment. Piquant les bouts de viandes de mes griffes qui devinrent brochettes en ce court instant et me délectai de repas qui n’était pas du luxe !

Mais bien entendu, si cette odeur m’avait attirée, je n’étais évidemment pas la seule. Des bruits se firent entendre dans les fourrées et bien vite, un groupe de cinq petits hommes verts et difformes arriva, se pensant discret au vu de leur posture, ma position me permettait de les suivre du regard sans mal. Kentoushi se mit aussi sur ses gardes car il les avait bien évidemment entendus. Son regard se dirigea brièvement vers moi, il comptait clairement sur ma personne pour gérer la situation. Un grand sourire sadique se dressa sur mon visage, au diable les lois de paix inter-espèces, elles ne s’appliquaient qu’avec les humains, et non à ces parasites, fufu…

Une fois le groupe assez proche, je me mus dans les feuillages pour le surplomber. Je leur adressai rapidement un sobre :

« Bonsoir, désolée mais nous n’avons rien pour les pillards. »

Car c’était clairement ce qu’ils étaient. Leur regard se dirigea vers moi, mais ils ne purent voir que le reflex rouge de mes six yeux dans cette pénombre avant que la mort ne s’abatte sur eux. Comme avec le petit Aladdin, je me laissai tomber sur eux, mais de tout mon poids cette fois et mes pattes acérées dirigées vers leur faible corps. Tous finirent brutalement empalés sans avoir le temps de réagir, tous sauf un qui tenta de s’enfuir, mais que je rattrapai bien vite à l’aide de mes jambes/mandibules. L’approchant de moi, je lui donnai un petit morceau de viande toujours planté sur ma griffe, il s’en saisit peureusement, et il avait bien raison. Cruellement, c’est avec grande plaisir que je lacérai son petit visage boursoufflé avant de le lancer au sol comme un vulgaire torchon et de l’empaler à son tour grâce à une de mes pattes encore libres.

Il ne me restait maintenant que deux choses à faire : momifier ces vermines dans un cocon de toile, et tricoter un mouchoir soyeux pour nettoyer mon corps de leur sang dégoûtant. Pendant que je faisais cela, nettoyant jusqu’à ma poitrine en toute impudeur dans les ténèbres de la nuit, je demandai à notre escorte avec amusement.

« Satisfait ? »








Récap Post 2:

-Début de l'escorte
-Dressage d'un campement
-Elimination furtive d'un groupe de gobelins

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MessageSujet: Re: L'araignée Rachnée, monte à la Carrioleuh ~   Ven 17 Juin - 11:03


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Il soupira, limite déconcerté par mon attitude et ne cilla guère en voyant mon corps. Je me revêtis de nouveau sitôt nettoyée de toute trace de liquide rouge tout en l’écoutant répondre à ma question.

« Ce fut expéditif. C’est pour cela que je me méfie des élus, vous agissez sans faire attention à ce monde qui n’est pas le vôtre.

-Ara ara… Quel beau discours tu tiens là, je suis curieuse de savoir ce que tu aurais fait, les inviter à dîner ? Tenter de négocier avec ces créatures primitives ? Dis-moi ?

Il soupira de nouveau, reposant sa lance au sol qui témoignait bien qu’il comptait au moins faire usage de son arme. Pour simplement les intimider peut-être, avant de les tuer certainement, que de paroles en l’air pour un homme à l’air si sage. Il devait bien se rendre compte qu’il n’y avait pas d’alternative, peut-être était-ce juste ma manière de procéder qui lui déplaisait. A cette idée, je me rapprochai de lui avant de me pencher au-dessus de son épaule l’air narquois :

-Je fais ce pour quoi vous m’avez recrutée très cher, j’aide à assurer que cette escorte se passe en bonne et due forme. Tout le reste n’est que formalité, seul le résultat compte, fufu~ ♥ »

Et puis c’est faux, je n’agis pas sans faire attention mais juste comme bon me semble. Et cela semblait bon aussi aux grands manient-tout puisque la marque n’avait nullement réagit lors de ce… nettoyage dira-t-on. Donc je n’enfreignis aucune règle, et je n’allais pas contre la volonté des enfants gâtés qui nous guettent. Tout allait bien dans le meilleur des mondes ! Enfin… « meilleur » tout est relatif, j’y ai toujours la capacité de tisser mes hamacs, on se contente de ce que l’on a, aussi peu que cela puisse être ! En parlant du hamac, je m’y dirigeai en m’étirant pendant que ma part arachnide s’installait. Être hybride présente de nombreux avantages, au-delà d’être effrayant !

« Eh bien, si vous n’avez rien à ajouter messieurs, je vous souhaite une bonne nuit ! »

Finis-je en baillant. Je m’allongeai de nouveau à plat ventre, ma position de sommeil favorite bien que cela compressait un peu ma poitrine sur mes toiles solides, je ne mis que peu de temps à m’endormir malgré le bruit des hommes installant leurs couchettes à-même le sol. Ils n’ont même pas eu l’idée de me demander des hamacs ces idiots, tant mieux, c’est du temps et de l’énergie d’économisés…

________

Une belle nuit de sommeil se profilait, je me voyais déjà dormir jusqu’au lendemain à l’après-midi, me prélassant toute la matinée dans ma toile. Et je pouvais continuer à imaginer cela encore longtemps car la désillusion arriva bien vite. Un autre groupe de gobelin ? Non non, pire ! L’affreux méchant Kentoushi qui nous a tous réveillés à l’aube. Préparant tout pour que l’on reprenne la route au plus vite, j’étais encore la seule à grappiller de précieuses minutes de sommeil tandis que la cargaison était déjà prête, les cheveux déjà affairés à la carriole, le marchand installé et les rennes en main, on attendait plus que moi, je me résignai alors à descendre de mon petit nuage pour retourner dans l’inconfort le plus totale. Autant dire que j’ai pas mal grimacé durant le trajet puisqu’il m’eut été impossible de retrouver le sommeil. J’eus comme seul réconfort les dires de Kentoushi qui nous annonçait que nous approchions des Grands Lacs de Minshu et que nous y ferions escale.

Je devais admettre que c’était une bonne nouvelle, cela nous permettrait de nous réhydrater entre autre, enfin surtout les chevaux qui fatiguent à vue d’œil, les pauvres bêtes n’ont eu que peu de nourriture la veille : Un peu de foin et quelques gorgées d’eau. A peine pour subvenir aux besoins d’un jeune poulain. Alors des lacs entiers pour boire leur feront le plus grand bien. Je me réjouissais donc aussi de cette nouvelle, tout naturellement, et n’attendait maintenant que patiemment que l’on y arrive. Le trajet fut d’ailleurs sans encombre à ma grande surprise, peut-être que partir de si bon matin s’avérait être le meilleur choix finalement ! Mais cette fois encore, il se fit aussi dans un silence de mort. Seuls les bruits des sabots des chevaux, des roues de la carriole, de l’herbe brassée par le vent et dans oiseaux vivant dans les quelques arbres aux alentours donnaient de la vie à ce voyage.

Et enfin, au bout de quelques heures, nous arrivâmes à destination ! Je m’empressai de sortir de dessous le drap pour poser patte à terre et mes les dégourdir, prenant la caravane de vitesse pour me hâter vers les bords du lac. C’était étonnamment agréable puisqu’il ne faisait ni chaud, ni froid malgré l’absence de nuage et ce grand soleil trônant dans les cieux, c’est donc avec joie que je m’aventurai sur ces grandes étendues planes et vertes agrémentées de lac à la surface calme et à l’eau limpide. Je m’y accroupis sans une once de crainte et me passai de l’eau sur le corps pour terminer plus concrètement mon toilette de la veille, frottant aussi rigoureusement la chitine de mes bras et mains. Mes griffes luisaient ainsi de nouveau, propres comme un sou neuf ! Je pus ainsi plonger mes mains sans appréhension dans l’eau pour en contenir dans le creux de celle-ci, amenant le tout à mes lèvres. Je déglutis et savourai cette eau fraîche, presque trop pure pour être vraie.

Kentoushi et les marchands vinrent à leur tour au bord du lac, préférant remplir leurs gourdes pour boire, et les chevaux suivirent la marche pour boire à grande gorgée. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais pu les laisser finir le trajet sans moi pour séjourner ici indéfiniment ! En tous les cas, il était certain que je reviendrai ici après l’escorte terminée ! Minshu était donc la nation dont je portai la marque. Je réfléchis un instant et je me dis que l’endroit ne me déplaisait pas, bien au contraire avec son climat tempéré et sa verdure très présente ! C’est dans des lieux comme ça que j’aurais toujours voulu vivre, mais ma famille d’accueil me craignait trop pour me laisser sortir à leurs côtés… C’était finalement un endroit de rêve où élire domicile !

Un doux rêve dont les hennissements de panique des cheveux me tirèrent. Très rapidement, mon regard se détourna en leur direction et une espèce de poisson amphibie était en train de mordre les pattes de l’un d’eux avec hargne. Surement avait-il profité de leur inattention dans ce moment de répit pour les attaquer par surprise. Je réagis rapidement en interpellant notre garde attitré tout en accourant au secours de notre seul moyen de locomotion

« Kentoushi ! Calmez les chevaux et pansez leurs plaies s’ils en ont ! »

Prononcer ces simples paroles ne fut pas sans mal puisque c’est une véritable valse que j’entamais avec les cheveux pour éviter tout coup de sabot malencontreux. Je réussi d’ailleurs miraculeusement à me saisir de la créature qui se rabattit sur moi, mordillant mon bras que je tenais tendu pour éloigner le poisson de ma chair. J’étais très perplexe en voyant cela puisque ses crocs n’avaient même pas assez de puissance pour percer mon exosquelette, il en était presque mignon d’insister avec autant d’ardeur, bien que ses yeux globuleux ne témoignaient aucun signe réel d’intelligence tant ils étaient vides. Je viens alors le donner une pichenette sur le nez de mon autre main. Il ne dut pas sentir grand-chose puisqu’il s’agissait plutôt d’une corne, mais cela le perturba assez pour lui faire lâcher prise. Tombant lourdement au sol, il s’affola avant de se ruer sur mes pattes, toujours en vain.

Avant qu’il ne puisse y déposer ses crocs, je levai la patte pour l’abattre devant lui en travers de sa course. Il se reprit en constatant le danger qu’il risque face à ces véritables piques qui pouvaient l’empaler à tout moment. Je répétai ainsi le mouvement avec chacune de mes pattes à tour de rôle, le faisant reculer plus à chaque fois jusqu’à ce que, dans un élan de lucidité, il se retourna pour plonger dans le lac. Sa corne à la surface permettait de le suivre du regard jusqu’à le voir finalement s’engouffrer définitivement dans les profondeurs. Retournant aux côtés de Kentoushi et du cheval qu’il avait su maîtriser et soigner, je commentai de manière lasse

« Faire attention à ce monde hein ? Comment veux-tu avec de la vermine comme ça qui traîne partout… Enfin reprenons vite la route, je ne veux pas m’éterniser ici avec cette poiscaille. »

Oui j’étais quelque peu irritée, quoi de plus normal quand un paysage aussi idyllique se retrouve entaché par de viles charognes. Je pris donc à mon tour une gourde dans le convoi que je remplis. Nous reprenions donc la route peu après, nous touchions au but, la capitale n’était plus très loin et c’était agréable rien que de penser que ce long voyage n’était bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Je marchai aux côtés de la caravane marchande cette fois pour éviter toute embuscade, comptant sur mon corps de prédatrice pour rebuter tous ceux qui voudraient s’y essayer. Ca a d’ailleurs plutôt bien fonctionné, les routes commerciales ont été des plus calmes au point que quiconque passe à côté de notre petit groupe nous évita en prenant de grandes distances de sécurité. Il faut dire qu’à part notre client, ce groupe que nous formions était assez imposant visuellement. Et bon sang que c’était bon d’être crainte pour une fois puisque cela nous a assuré la paix jusqu’à la capitale, même en contournant les quelques villages en route !









Récap Post 3:

-Escale aux Grands Lacs de Minshu.
-Attaque surprise d'un Draquin repoussée. (cf Bestiaire)
-Reprise du voyage et approche de la capitale.
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MessageSujet: Re: L'araignée Rachnée, monte à la Carrioleuh ~   Mar 21 Juin - 0:50


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Il ne fallut que quelques dizaines de minutes avant d’enfin arriver aux portes de la capitale. La fin du trajet avait été bien trop calme pour être normale après toutes ces péripéties en moins de deux jours. Nous étions au petit matin, et les gardes étaient déjà de service, ou peut-être « encore » même, je n’avais point connaissance de leurs rondes, mais tout cela semblait bien primitif comme moyen de défendre une si grande cité. Sitôt que nous arrivâmes à leur portée, ceux-ci nous arrêtèrent. Kentoushi ne perdit pas de temps pour se présenter et le marchand fit de même, montrant tout ce qui attestait de ses droits à cette escorte et de vendre à la capitale, mais il se trouvait que le problème était tout autre.

Après quelques messes basses entre les gardes, j’en conclus vite que j’étais le problème. Mains sur les hanches, je m’approchai d’eux, les surplombant et les questionnant assez sèchement puisqu’ils risquaient de nous gâcher cette douce matinée plus qu’elle ne l’était déjà suite à l’attaque du poisson carnassier venu du lac. Cette approche trop brutale pour leur petites âmes sensible les fit sursauter de manière fébrile et ridicule.
 
« Un problème messieurs ?
 
-Halte là ! Pas un pas de plus, vous savez parler ? Vous n’êtes donc peut-être pas qu’une simple Jorougumo… Je suis navré, mais nous ne pouvons vous laisser passer pour autant madame… mademoiselle ? Araignée ?
 
-Rachnéra. Rachnéra Arachnéra, je suis une Arachné et non une « simple Jorougumo », bien qu’elles soient toutes aussi civilisées que vous et moi à ma connaissance. Allons messieurs, nous sommes biens à la capitale de Minshu non ? Alors je suis sûre qu’il y a moyen de s’arranger…»
 

«Proie ici ! Vengeaaance !»

 
Furent les seules paroles que j’eus le temps d’entendre avant que les chevaux ne se mettent à hennir de panique et qu’une troupe de gobelins ne se jette sur nous, ayant profité de l’inattention des gardes par ma faute pour tous nous prendre à revers ! Sûrement des congénères de ceux que j’avais froidement exécutés la nuit dernière. Leur cerveau était trop petit pour saisir le message derrière ce carnage mais assez gros pour comprendre ce qu’est un effet de surprise, et rien que ça, c’était déjà surprenant !
 
Alors que je me retournai d’un bond, les gardes menaient déjà l’assaut, à leur seul nombre incroyable de deux, ils suffirent à contenir les créatures. Kentoushi leur prêta main forte et la menace fut vite mise hors de portée, non sans mal puisque par-dessus tous les bruits de lames, bâtons cassés, os brisés et autres giclées de sang, un cri se démarqua. L’un des gardes était blessé. Loin de toute la bataille, j’accourrai à ses côtés pour l’éloigner du conflit lui aussi, une dague étant plantée dans son flanc et un liquide verdâtre suintait encore de la lame, ruisselant le long de la garde pour s'infiltrer dans la plaie.
 
L’homme se tordait de douleur, je m’empressai donc dès lors d’ôter l’arme de sa chair pour y plonger mes crocs à la place. Ponctionnant son liquide vital et le poison avec, je recrachai au sol la mixture immonde au goût ferreux du sang couplé à l’amertume du poison, tout en précision et rapidité, je tissai des toiles afin de panser sa plaie, apportant ainsi les premiers soins. Les gobelins furent tout de même vite matés et éliminés malgré cet imprévu. Les autres hommes voulurent prendre le temps de souffler, en vain puisqu’ils me virent au chevet du blessé. Se hâtant en notre direction, et sur le coup de la précipitation, une première accusation fusa de la part du garde encore debout, sous le choc de voir son compagnon dans cet état :
 
« Ils ont crié vengeance. Cette attaque est de ta faute araignée ?!
 
-Elle vient de sauver votre ami, un peu de respect je vous prie…
 
-Eh bien Kentoushi, quel gentleman ! Ne t’en fais pas, je suis habituée, tu le sais. le fait que Kentoushi prenne ma défense m’avait sincèrement surprise, mais je ne devais pas perdre la face. Cette fois-ci, c’est le garde qui me surplombait, toujours armé d’ailleurs. Je lui jetai un regard haineux en le voyant toujours méfiant avant de continuer. J’ai fait ce que j’avais à faire. J’ai escorté ce marchand jusqu’ici, j’ai servi ma nation en soignant ton ami et collègue, je peux partir comme tu le souhaites puisque je n’ai plus rien à faire ici désormais. Alors baisse cette arme. »
 
Du moins je pensais le pouvoir, mais mon compagnon s’interposa. Il témoignait d’un sens de la justice fortement aiguisé en cet instant, plaidant ma cause en usant de toute sa sagesse pour trouver les bons mots.
 
« Votre mission n’est pas finie Rachnéra. Et toi, garde, obéis et baisse cette arme. Est-ce comme cela que vous traitez vos élus à Minshu ? Je comprends mieux son indifférence vis-à-vis de vous. J’en tiendrai deux mots à votre président…
 
-Voyons sire ! C-ce n’est pas nécessaire ! Je ne savais pas qu’elle était une élue de M. Jeong… Veuillez nous excuser de notre maladresse… Je ne demande qu’à voir son sceau et vous pourrez passer. »
 
Je me redressai donc, ôtant le manteau blanc de Shinigami de Soi Fon pour découvrir mon torse et laisser voir le serpent vert qui décorait les hanches de mon corps svelte. Le garde ne savait pas trop où donner de la tête et laissa ainsi son regard se promener de haut en bas à la recherche du sceau. Il était aisé de ressentir son effort pour fuir la distraction qu’offraient mes formes généreuses, et quand il le remarqua enfin, il acquiesça et rengaina avant de nous laisser passer d’un pas de côté. J’ajoutai avant de suivre le convoi qui entrait déjà dans la capitale
 
« Eh bien, je vois qu’on a peur de rien, fufu… N’oubliez quand même pas de prêter main forte à votre ami, ces bandages ne sont pas éternels et ne suffiront pas à le guérir… »

Suite à cela, nous ne perdîmes pas plus de temps et progressions dans la capitale où le vert dominait de toute part, des maisons aux moindres drapeaux décorant fièrement la ville du serpent. Je ne savais pas réellement où nous allions et me contentais de suivre le marchand qui menait sciemment ses chevaux à travers les rues de la cité. Les habitants étaient sans surprises sur leurs gardes en me voyant passer. Certains curieux s'agglutinaient même à leurs fenêtres et balcons. J'hésitai à ce moment à oter le manteau définitivement pour laisser mon sceau à la vue de tous mais je préférai finalement m'en abstenir pour ne pas attirer d'autant plus les regards. C'est d'ailleurs pour m'éloigner de cette pression qu'ils m'imposaient que je m'engouffrai dans une ruelle, faisant signe à Kentoushi pour l'en avertir.

La psychose gagna d'autant plus le cœur des gens, mais quelques minutes suffirent à bien vite leur faire oublier ma présence. Il ne me restait ainsi plus qu'à ne pas déroger à mes habitudes, c'est à dire me hisser sur les toits. Profitant ainsi de la proximité des bâtiments pour enjamber les rues avec aisance. Je suivis désormais le convoi depuis les hauteurs, ce qui m'offrait tout de même une position stratégique pour les escorter et veiller sur eux. Quand enfin ils arrivèrent où ils le souhaitaient, c'est à dire non loin d'un immense palais décoré d'innombrables drapeaux aux couleurs d'émeraudes, Kentoushi me confirma que l'on touchait au but.

« Bien, Rachnéra, pourriez-vous descendre un instant ? »

Me demanda-t-il par ailleurs. Je m'exécutai puisque cet endroit était, sans trop de surprise, bien moins peuplé. Sur la façade et à la verticale, je me meus et rejoignis la terre ferme, ne montrant qu'un regard intrigué et un simple « Mmh ? », attendant des explications. Celles-ci vinrent sans se faire attendre et m'en firent presque rougir.

« Votre mission touche maintenant bel et bien à sa fin. Je vous remercie très sincèrement de votre aide et votre dévotion, ma confiance ne serait point suffisante comme récompense, prenez donc cette bourse qui saura vous aider ici. Vous y trouverez bien assez pour survivre des semaines, ou même des mois durant selon votre mode de vie. Que diriez-vous de vous présenter à votre président maintenant que nous y sommes ? Il ne reste qu'à pénétrer l'enceinte du palais et...

-Non merci. l'interrompis-je en empoignant volontiers la petite bourse de cuir qu'il me remettait gracieusement. Il peina un moment à cacher son étonnement jusqu'à ce que je continue Enfin, non merci pour la rencontre avec le-dit président. Jeong c'est cela ? Tu le salueras de la part d'une nouvelle élue qui a décidé de rester neutre si tu viens à le rencontrer malgré tout ! Je te remercie en tout cas pour tout cet argent, et si tu pouvais m'accorder une dernière faveur Kentou-chou, je te demanderai de me tutoyer ! A quoi bon être si formel ? Fufu »

Je me retirai ainsi sur ces dernières paroles, accordant un sourire sincère au marchand et un petit signe de main avant de refaire le chemin inverse, c'est-à-dire escalader le bâtiment de nouveau. Une petite visite de la capitale s'imposait maintenant que je m'y trouvais ! Avant de disparaître définitivement de la vue de mes compagnons, ceux-ci me laissèrent un mot d'au revoir, haussant la voix pour cela

« Que les dieux te gardent dame Rachnéra, n'hésites pas à venir me voir dans le besoin !

-Tâche de faire bon usage de cette confiance que je t'accorde Rachnéra. Tu sais ce qui t'attends sinon. »

Je fronçai les sourcils à ce moment, m'arrêtant un instant pour penser. De la méfiance, encore et toujours même après ces deux jours. Mes poings se serraient, partagée entre colère, tristesse, et déception en entendant ces mots. La suite vint me rassurer d'une traite

« Mais je ne doute pas toi, je ne la donne pas si facilement, et encore moins à n'importe qui. Prends soin de toi.

Je rougis, je le sentis et je serrai les dents en conséquence, frustrée qu'il ait réussi à tourner mes émotions à son avantage de la sorte, sans le savoir qui plus est. Je ne lâchai dès lors qu'un sec mais non moins sincère

-Tss, idiot ! »

Avant de m'éclipser totalement de leur champ de vision, énervée, mais heureuse. Des humains si francs et sincères, je n'en rencontrerai probablement pas beaucoup, et c'est de les avoir connus qui me réjouissant tant finalement. Ara ara... La journée s'annonce radieuse !








Récap Post 4:

Phoenix a écrit:


- Malgré ton/tes compagnons, le garde sursaute en te voyant arriver et ne veut pas te laisser passer dans leur capitale... Tu es effectivement atypique et ce n'est pas tout le monde qui te connait !

- Ils refusent de te laisser passer, sauf si tu montres le sceau de Minshu

- Soudain, contre toute attente, des gobelins qui vous avaient suivis et réussis à se cacher surgissent de l'ombre ! Avec l'aide des gardes, vous parvenez à les chasser

- L'un des gardes se fait empoisonner par une dague venimeuse de gobelin. Il doit être soigné !

- Les gardes pensent que c'est toi que les gobelins suivaient, tu te fais donc réprimandé, mais tu arrives à les convaincre

Fin de la quête ! Désolée, je suis hors délai d'une petite heure environ >w<"
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