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On aime l'argent
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MessageSujet: On aime l'argent    Lun 11 Juil - 19:42

- On aime l'argent -


Cela faisait maintenant un ou deux jours que j'étais rentré de mon voyage. Orina m'avait fait un accueil chaleureux et larmoyant, elle qui s'était fait un sang d'encre a cause de mon absence prolongée et imprévue. C'était une sensation bien étrange d'avoir quelqu'un qui m'attendait de nouveau a la maison, après toute ces années de solitude, et je ne pouvais m'empêcher de ressentir un peu de culpabilité de l'avoir inquiétée a ce point.

Aujourd'hui était une journée plutôt calme. Je m'étais occupé le matin de tenir le comptoir, préférant laisser Orina profiter d'un repos de qualité. Je n'avais pas eu beaucoup de clients, juste un couple assez âgé venu pour acheter quelques potions pouvant améliorer leurs performances dans la chambre à coucher. Puis vint rapidement l'heure du repas, où je descendais saluer Orina au sous-sol. La petite était déjà réveillée et lisait l'un des livres que j'avais réécris pour elle. Je n'avais pas prévus d'entamer son enseignement aussi tôt, mais le fait qu'elle s'instruise n'était pas une mauvaise chose.

"Tu commence déjà la lecture sans que je ne t'ai rien demandé ? Tu dois être plutôt impatiente d'en découdre. Bien dormi ?"

Je souriais en descendant l'échelle, avant de me diriger vers les rangements y chercher de la nourriture et quelques assaisonnements pour Orina. De la viande séchée et quelques légumes achetés au marché. Ce n'était rien de bien riche, mais j'espérais que cela convienne à ma petite Orina. Je déposais le tout sur la table, avant de décapsuler l'une de mes dernières fioles de sang et de la verser dans un verre.

"Aller, viens manger ma chérie."

La petite Homonculus avait pris pas mal d'assurance depuis qu'elle vivait a mes cotés. Si auparavant elle était presque incapable de tenir une conversation avec moi, elle était maintenant plus souriante, plus rassuré. Sa peur devait s'être évaporée avec le temps. C'était tout de même un étrange tour du hasard : Qui aurait pensé que j'adopterais un enfant dans ce monde, et qu'elle puisse me changer aussi facilement ? C'est une sensation étrange, comme si sa seule présence ravivait une flamme depuis longtemps éteinte, et que cette dernière tentait désespérément de ne pas retomber dans l'oubli. Je souriais tendrement en regardant Orina alors qu'elle s'installait à table avant de prendre une gorgée d'hémoglobine.

"Tu n'as pas trop de mal avec ce livre ? Je l'ai réécris avec les souvenirs que j'avais. C'est un manuel assez complet sur le matériel que j'utilise, mais il est peut-être dur pour les néophytes. Si tu as du mal, j'imagine que je pourrais te faire une démonstration. Enfin, tu voudras bien t'occuper de la boutique cet après-midi ? Je voudrais avancer mes enchantements, et on pourrait aussi sortir ce soir si tu veux."

Je faisais un léger sourire a Orina, cachant un autre problème qui commençait à trainer dans mon esprit : les fioles de sang que j'avais pus récupérer sur Nori et le mage qu'Adel et moi avions chassée commençait sérieusement a s'épuiser. Sans compter celle que je venais de consommer, il devait en rester peut-être cinq, ce qui devrait tenir encore quelques semaines, mais il valait mieux être prévoyants avec une ressource aussi dur a acquérir.

Tanith Amonwiel

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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Lun 11 Juil - 20:48




On aime l'argent
FEAT. Tanith Amonwiel et Lara Croft

A-A quoi s-servait u-un alambic ? A s-séparer d-deux o-ou plusieurs l-liquides q-qui sont mélangés ensemble e-en les c-chauffant s-suffisamment p-pour q-que l'un d-d'eux n-ne s'évapore e-en premier. E-en refroidissant l-le gaz, o-on p-pouvait l-le faire r-retourner à l-l'état l-liquide, e-et e-en l-le déplaçant, o-on pouvait a-ainsi l-les séparés.

C-c'était c-ce qu'expliquait d-de manière b-beaucoup p-plus compliqué l-le livre d-de M-M. Amonwiel. P-pour q-que je puisse étudier a-afin d-de préparer c-ce qui allait être u-un long entrainement v-vers la voie d-de l'alchimie, l-le vampire a-avait r-retranscris d-de mémoire l-l'un d-des nombreux l-livres q-qu'il avait p-put lire p-pendant t-toute c-ces centaines d-d'années. M-même s-si j-j'étais c-curieuse v-vis à vis d-de tout c-ce savoir q-qu'il possédait, j-je savais q-qu'il f-fallait q-que je progresse à m-mon rythme, u-un pas après l-l'autre, b-bien q-que je r-réussissais à comprendre s-sans g-grands problème l-les mots p-parfois t-technique q-qui étaient i-inscrit s-sur ces pages.

J-j'avais p-passé d-déjà p-plusieurs h-heures r-rien que d-dans c-cette matinée à l-lire, à c-comprendre e-et à d-déchiffrer t-tous l-les secrets enfouies au cœur m-même d-des n-nombreux mots qui étaient gravés à la plume sur ce p-papier, e-et ce a-alors q-qu'il y-y avait q-quelques r-rares s-schéma f-fait r-rapidement, m-mais s-suffisamment soignés p-pour qu'ils soient c-compréhensible.

Je s-savais q-que cette l-lecture n-n'étais p-pas v-vraiment p-pour l-les enfants d-de mon âge, e-et quand b-bien m-même, p-parmi t-tout c-ceux là, c-combien a-avait le d-don d-de savoir l-lire ? M-malheureusement... P-pas b-beaucoup... C-c'est p-pourquoi j-je l-lisais b-beaucoup, e-en profitant p-peut être d-de trop, e-et je devais avouer u-une chose... J-j'aimais b-beaucoup l-lire !

C-ce n-ne fut seulement q-que lorsque l-le vampire d-descendit l-l'échelle q-que j-je jetai u-un coup d-d’œil f-furtif v-vers l-lui. J-j'étais d-de base t-toute p-petite, p-perdue d-dans u-un coin d-de la cave, t-toujours a-assise s-sur m-mon s-sac d-de c-couchage. J-j'avais été p-prudente l-lorsque j-je pris u-une bougie p-pour é-éclairer d-davantage l-le vaste ensemble d-de feuille r-relié entre elle, a-alors q-que j-je p-pouvais utiliser m-mon oeil p-pour m-maintenir u-une flamme c-constante...

J-je n'avais t-toujours pas fait part à M. Amonwiel q-que j'avais r-retrouvé l-l'usage de mon œil m-magique... J-je savais q-que j-je devais l-le faire m-mais... J-je n-n'avais p-pas l-les mots p-pour l-lui d-dire q-que j-j'étais m-maintenant u-un danger c-constant n-non seulement p-pour lui, m-mais p-pour p-peut être t-toute la ville...

E-en tout cas, i-il s-semblait p-plutôt s-souriant q-quand i-il m-me vit, p-plonger d-dans l-la lecture d-de ce g-grand l-livre, u-un peu lourd, j-je devais l-l'avouer.

"B-bonjour M-M. Amonwiel, o-oui, j-je suis p-plutôt e-enjoué à l-l'idée d-de commencer b-bientôt, m-mais... P-peut être aussi u-un peu anxieuse..."

J-je l'étais, s-simplement c-car j-je craignais d-de ne pas être à l-la hauteur d-des e-espoirs q-que portait e-en moi l-le vampire... J-je ne voulais p-pas du tout l-le décevoir, p-pour q-qu'il p-puisse être... F-fier d-de moi...

N-néanmoins, c-ce fut l-l'appel d-du repas q-qui m-me fit p-poser mon l-livre, f-faisant attention à n-ne pas perdre m-ma page d-dans l-les nombreuses q-qui composaient c-ce m-manuel. D-devoir l-la retrouver a-aurait été l-long, j-je pense...

P-pour c-ce qui s-s'agissait d-du repas, i-il restait p-plutôt s-simple, c-comme d-d'habitude, m-mais j-je ne m'en p-plaignais p-pas, b-bien au contraire. J-je pouvais d-déjà manger à c-chaque r-repas g-grâce à l-l'hospitalité e-et la gentillesse d-du vampire, c-contrairement aux l-longs m-moi o-où j-je devais m-me débrouiller, l-lorsque j-je n'étais p-pas encore à Kosaten...

"N-non, ç-ça va. I-il est c-certes l-long e-et complet, m-mais j-j'arrive b-bien à l-le comprendre. C-c'est q-que j-je l-le l-lis assidûment."

M-mais t-toutefois, j-je f-fis s-surprise l-lorsqu'il m-me demanda q-que je m'occupe d-de t-tenir l-la boutique p-pendant q-qu'il s'occupait d-d'avancer s-son travail. J-j'acquiesçai, t-trop c-contente d-de pouvoir ê-être u-utile, b-bien q-que c-ce ne soit p-pas la première f-fois q-que j-je l-l'assiste à c-ce niveau. J-je f-finis d-donc d-de manger r-rapidement, a-afin d-d'y a-aller au plus vite v-vers la tâche q-que l'on m'avait d-donné.

C-c'est d-donc s-sans attendre q-que j-je m'installai d-derrière l-le comptoir, m-me rappelant i-inlassablement l-la première f-fois o-où j-j'étais r-rentrée d-dans c-cette boutique, a-attirée c-comme un p-papillon p-par u-une énergie m-magique alors i-inconnue...


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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Mar 12 Juil - 10:46






“La vente commence quand le client dit : Non.”
- Elmer G. Leterman

     Cela faisait quelques heures déjà que Lara arpentait les avenues de Chikai. Le soleil approchait l'heure de midi, et la capitale était plus que jamais embaumée par les fumées des cuisiniers de rue. Cela suffit à mettre l'eau à la bouche de l'aventurière, elle qui prenait habituellement soin de son alimentation. Son estomac avait prit l'habitude de la nourriture étrangère durant ses nombreux voyages, si bien que la maladie n'était plus un problème. Les kilos en trop, en revanche, pouvaient le devenir.
     Et en effet, malgré quelques pointes d'action livrées ça et là, la brune n'avait plus la même activité physique qu'autrefois. Maintenant qu'elle prenait des responsabilités commerciales, aux côtés de son nouveau mentor et employeur, elle n'avait plus autant l'occasion de jouer les filles de l'air. Un de ces jours, elle allait avoir besoin de se retrouver...

     Mais pour l'instant, il était encore question de marchandage: Pokhun Ram Fahrang, illustre négociant de l'empire, avait très mal digéré la perte malencontreuse de son bénéfice à Tokonatsu. Des milliers de yens, perdus à jamais dans le désert. Un véritable désastre, selon ses mots, qui risquait de mener à une diminution de la valeur de la monnaie.
     Par chance, le marchand s'était montré compréhensif. Le sacrifice de son argent avait été nécessaire à la survie de l'une des villes principales de Seika, et il allait sans dire que ses profits auraient été largement plus entamés si Tokonatsu était tombée ce jour là.
     Cependant, l'incident ne fut pas oublié pour autant. Puisqu'elle avait décidé elle-même de faire partir son paiement en fumée, Lara allait devoir réparer les dégâts! Pas de manière directe, bien entendu, mais simplement en l'aidant à se refaire une santé financière. Et pour cela, le commerçant avait une idée bien précise.

     Quelque part dans Chikai vivait un élu, un homme étrange qui, selon les dires, proposait des philtres et des remèdes de grande qualité. Il s'était installé en ville, et sa modeste échoppe attirait de nombreux nécessiteux. Ram Fahrang, quant à lui, ne souhaitait pas voir un producteur de qualité lui échapper. Toujours à l’affût du moindre contrat, il avait finit par envoyer l'anglaise pour établir un premier contact.
     La raison de cette décision avait fait rouler Lara des yeux. Selon lui, c'était uniquement pour que la demoiselle et le vendeur se comprennent mieux, "entre élus". Mais la londonienne n'était pas dupe: le marchand voulait simplement montrer à l'alchimiste que d'autres élus travaillaient pour lui. Probablement pour se donner un air plus prestigieux qu'il ne l'était déjà, et motiver l'homme à accepter ses propositions.

     Ainsi, la Croft chercha l'adresse indiquée, traversant de nombreuses rues douteuses avant de trouver la bonne. Elle suivit alors les insignes des différentes marchands, pour enfin découvrir une échoppe plus discrète, légèrement en retrait. L'endroit était calme, à tel point que Lara se demanda si l'herboriste était ouvert. Marchant jusqu'à l'entrée, la brune observa l'intérieur de la boutique, dont s'échappait un ensemble d'odeurs inconnues. Un éclair de chevelure rouge brillait derrière le comptoir. Elle frappa à plusieurs reprises sur le bois de la porte, faisant connaître sa présence, avant d'entrer.

     - Vous êtes ouvert...? fit la brune, faisant quelques pas vers le comptoir.

      L'archéologue fut surprise de découvrir une jeune fille. Très jeune, en vérité. Elle ne pouvait pas excéder les douze ans. Cela ne pouvait tout de même pas être elle, l'alchimiste réputé dont son employeur avait eu vent. A moins que ce dernier ne se soit déjà entouré d'employés. Mais tout de même, des enfants...?
      Outre cela, l'endroit semblait réellement dédié à la concoction et à la vente de remèdes et de potions. La fraîcheur qui y régnait soulagea la brune de la chaleur extérieure. La pièce n'était pas très lumineuse, comparée au soleil du dehors, mais l'on pouvait distinguer l'éclat lisse des fioles et bouteilles aux contenus inconnus. Cette boutique avait quelque chose de rustique, tout en étant plutôt ordonnée.

     - Je souhaiterais m'entretenir avec le propriétaire, indiqua l'anglaise en scrutant les environs. Je viens au nom du seigneur Ram Fahrang. Nous souhaitons faire affaire.

      Sous la directive du marchand, Lara était venue habillée de sa tenue moderne, en décalage avec la population locale. Elle ne devait pas cacher son statut d'élue. Mais qu'en était-il de la gamine derrière la caisse? Sa ressemblance avec Natsu Dragnir était frappante: même couleur de cheveux, même regard de braise... elle aurait même pu jurer y voir des étincelles. Se pouvait-il que ces deux-là soient parents, d'une manière ou d'une autre...?





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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Mar 12 Juil - 15:18

- On aime l'argent -


Orina accepta avec joie ma demande. Elle se dépêcha d'engloutir son repas, avant de grimper l'échelle pour le rez-de-chaussée. Voir autant d'entrain chez cette enfant était comme une gentille caresse sur une blessure, et je ne pus m'empêchais de sourire. J'étais bien ici, pour la première fois depuis bien longtemps, j'étais honnêtement bien. Quelques minutes passèrent en divagations avant que je ne décide de me mettre sérieusement au travail. Je me dirigeais donc vers le cercle magique qui me servait à faire mes divers enchantements et rituels.

Le cercle en question:
 

Cette fois ci, j'avais autre chose en tête. Ma magie était grandement affaiblis par le sceau de Fenghuang, mais j'avais d'autre moyens d'augmenter mes pouvoirs, et créer un catalyseur en était un. Je posais plusieurs fioles contenant du sang de Nekomata tout autour du cercle, avant de joindre mes mains et de les poser au sol, sur le contour du cercle.

Alors que mon mana fuyait mon corps pour prendre possession du symbole magique, le sang contenue dans les fioles commença à bouillir, se transformant en une brume opaque et vermillon. Ces multiples nuages commençaient à converger vers le centre du cercle, où ils prirent petit à petit, la forme d'un cylindre, puis d'une lame, puis d'une épée.
La lame en question:
 

Je me redressais, quelque peu exténué par le rituel et pris la garde de cette nouvelle arme dans mes mains. Je pouvais sentir l'énergie du Nekomata émaner de la lame sanguine de l'arme. Il ne faisait aucun doute que je pourrais utiliser cette énergie pour améliorer mes sorts, et peut-être même trouverais-je d'autre application à ce catalyseur. A vraie dire, je ne savais pas vraiment. Je n'avais jamais utilisé de catalyseur jusqu'à maintenant, mes pouvoirs me suffisant amplement dans mon monde d'origine.

Je fis quelques mouvements avec l'arme, pour me rendre compte qu'elle était certes belle et magique, mais qu'elle n'était pas très bien équilibrée et serait donc assez difficile a manier en combat réelle. Mais cela m'était bien égale, je n'avais pas l'intention de faire virevolter le fer comme un barbare. Non, le potentiel magique suffisait amplement.

Tanith Amonwiel

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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Mar 12 Juil - 16:09





On aime l'argent
FEAT. Tanith Amonwiel et Lara Croft

J-je restais pensive s-sur comment j-je pouvais aider a-au mieux M. Amonwiel... C-certes, t-tenir le comptoir e-et donc assurer u-une rentrée d'argent p-pour a-assurer nos besoins... E-enfin surtout les miens, t-tant le vampire ne subsistait p-principalement q-qu'avec du sang... H-humain... J-je n-ne lui a-avait j-jamais encore donné le mien, c-car i-il ne l'avait j-jamais demandé, e-et que j-j'avais u-un peu peur d-de tout c-ce que cela p-pouvait e-engendré... M-mais s-s'il en avait v-vraiment b-besoin... J-je n-ne pense pas q-que je refuserai, a-après t-tout, c-c'était l-l'une d-des rares c-choses a-avec l-laquelle j-je pouvais l-l'aider...

M-mais j-je l'aidai a-actuellement d-d'une manière différente, p-plus normale j-je pense, p-puisque n-n'importe q-quel marchand devais a-aider s-ses clients a-au mieux, l-les conseiller d-dans leurs achats e-et satisfaire l-leurs attentes... M-même s-si je n-'avais j-jamais crée u-une seule d-de ces n-nombreuses f-fioles q-qui trônaient s-sur tout les murs, j-je restais c-contente d-d'aider l-le vampire d-du mieux q-que je le pouvais...

C-comment faire plus ? C-c'était l-la question q-que je me posais... J-j'avais appris e-en explorant l-la citée q-que les marchands l-locaux f-faisaient l-le maximum p-pour attirer l-l'attention, e-en criant f-fort, e-en exhibant leurs produits, e-et même plus. C-c'était p-peut être u-une chose que je pouvais f-faire, m-mais... J-j'avais p-peut être u-un peu trop p-peur d-de recevoir l-l'attention d-d'autant d-de personnes, q-qui d-devaient s-surement attendre d-des prodiges d-de ma part... P-peut être q-que je devais s-simplement t-tenir l-le comptoir... C-c'était a-au moins c-ce que je p-pouvais b-bien faire...

T-toutefois, c-ce fut l'entrée d-d'une d-dame d-dans la boutique, p-précédée p-par plusieurs d-de ses coups, q-qui entama c-ce que j'allais f-faire d-de ma journée. Elle... Elle semblait être f-forte, e-expérimentée, m-mais étrangement v-vêtue, s-si bien q-que j-je me d-demandais s-si... E-elle n-ne faisait p-pas partie d-de la noblesse l-locale ? A v-vrai d-dire, j-je n-ne savais p-pas c-comment c-ces derniers s-s'habillait, a-ayant p-préféré n-ne pas m-me déplacer d-dans ces quartiers l-là bas p-pour le moment... C-ce n'était p-pas v-vraiment l-la place d-d'une enfant i-isolé, q-qui pouvait p-presque être p-perçue c-comme errante ou abandonnée... V-voir m-même comme une voleuse ! N-ne souhaitant p-pas attirer d-de problème s-sur M. Amonwiel o-ou sur moi, j-j'avais p-préféré n-ne pas m'y rendre...

E-en tout c-cas, l-la dame q-qui entrait d-dans l-la b-boutique s-se d-dirigea p-promptement vers moi, m-me posant d-d'abord l-la question a-afin d-de savoir s-si la boutique était o-ouverte où non. I-il fallait q-que je garde m-mon calme, e-et que je réponde. S-si j'étais i-incapable d-de parler, c-comment allais-je p-pouvoir a-aider M. Amonwiel ? C-c'est d-donc en prenant u-une bonne inspiration q-que j-je répondis à c-cette dame :

"O-oui, n-nous sommes... Ouvert !"

M-mais c-contrairement à c-ce que j-je m'attendais, e-elle... E-elle demanda à v-voir M. Amonwiel d-directement, a-au lieu d-de simplement m-m'exposer s-son problème a-afin q-que je puisse l-la déranger. J-je p-pensais d-dans u-un premier t-temps q-qu'elle n-ne prenait p-pas au sérieux, c-ce qui pouvait c-ce comprendre... M-mais elle indiqua e-ensuite v-venir d-de la part d-d'un seigneur ! E-elle était p-peut être v-vraiment u-une noble e-en v-vérité ! P-peut être m-même... Q-qu'elle connaissait p-personnellement l-le vampire... M-mais i-il s-souhaitait t-travailler s-sur u-un cas c-compliqué, s-sur ses enchantements... I-il fallait donc éviter d-de le déranger... M-mais c-c'était q-quelque chose d-d'important !

"D-d'accord, j-je vais a-aller l-le chercher s-si c'est i-important !"

J-j'ouvrit a-alors l-la trappe d-derrière l-le comptoir, e-et m'y p-penchai p-pour essayer d-de trouver d-du regard l-le vampire, q-qui... Qui v-venait d-de terminer u-une d-drôle d-d'épée, et i-il faisait q-quelques m-mouvement avec... J-j'étais u-un peu g-gêné de l-le déranger, m-mais i-il le f-fallait...

"M-M. Amonwiel, i-il y-y a q-quelqu'un q-qui souhaite v-vous v-voir, d-de la part d... Du seigneur Ram F-Fahrang..."

J-je m-me r-redressai e-ensuite p-pour r-regarder l-la d-dame... Q-quelque chose...m-me questionnai s-sur elle... J-je ressentais u-une s-sorte d-d'énergie... U-un peu magique e-et familière... M-mais j-je p-préférai n-ne pas m-me prononcer t-tout de suite, a-afin d-d'éviter l-les erreurs...

"V-vous p-pouvez p-patienter p-pour l-le moment, s-s'il vous p-plaît ? M-M. Amonwiel a-arrive n-normalement... S-si vous a-avez b-besoin d-d'un remède o-ou d-d'une p-potion s-sinon... J-je... Je peux v-vous aider !"


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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Mar 12 Juil - 17:23





     Cela allait sans dire: Lara ne prenait pas du tout la fillette au sérieux. Elle venait d'un monde où les enfants n'avaient pas leur place dans les affaires des adultes. Cependant, elle aussi avait tenté de jouer aux grandes personnes durant ses jeunes années. A ceci prêt qu'elle n'avait jamais été timide de sa vie...
     Malheureusement, l'enfant en face d'elle l'était. Elle l'était même à tel point que lui arracher le moindre mot relevait du parcours du combattant. Le visage à moitié dissimulé derrière une imposante frange, elle bredouillait quelques syllabes à peine audibles. La patience n'était pas son point fort, et l'exploratrice dut se retenir de soupirer. Quelle nervosité! C'en était presque contagieux.

     Naturellement, la jeune vendeuse parut déçue de ne pas être sollicitée directement. Ce n'était peut-être pas la première fois que quelqu'un entrait, pour finalement demander à s'adresser au véritable propriétaire. Cela pouvait être blessant, et pendant un court instant, Lara regretta de s'être montré aussi directe. Elle se rappelait combien, plus jeune, elle détestait qu'on lui cache quoi que ce soit. Néanmoins, elle n'avait pas le choix: il ne s'agissait pas de l'achat ponctuel d'une simple breloque. Son employeur n'aurait d'ailleurs jamais porté le moindre crédit à un contrat signé par une enfant.

     La petite disparut alors derrière le comptoir, à la surprise de sa cliente. Lara leva un sourcil, et s'approcha un peu plus, pour la voir penchée au dessus d'une trappe. L'échelle devait mener à une cave, sans doute aménagée pour servir de laboratoire. Elle perçu le nom "Amonwiel", un nom plutôt chantant, dont l'origine lui échappait. Ainsi s'appelait le mystérieux alchimiste, dont les talents se murmuraient entre les murs de Chikai? Elle allait devoir le confirmer au marchand à son retour.
     Sa surprise fut plus grande encore lorsque la gamine se retourna pour se redresser. L'archéologue était maintenant assez proche pour distinguer cette étrange couleur rouge dans son oeil visible. Elle fronça les sourcils, dévisageant la vendeuse novice sans retenue. Elle avait déjà eu des doutes quand à sa teinte capillaire, mais ce dernier détail ne pouvait définitivement pas être naturel.

     - Je te remercie... signifia Lara sans la quitter de son regard circonspect. J'ai sur moi une liste de commandes à destination de ton... hum... employeur?

      Elle ignorait quelle relation la petite entretenait avec l'alchimiste. La manière dont elle l'avait appelée plus tôt indiquait qu'elle n'était pas de sa famille. Était-ce un genre d'apprentie? Si cette jeune fille était aussi spéciale qu'elle le semblait, il était compréhensible que le propriétaire s'y soit intéressée malgré son âge.

      - Comment t'appelles-tu...? questionna la brune en se penchant sur le comptoir. Les dernières personnes chez qui j'ai vu ce genre de regard ne venaient pas de ce monde...

      Le pyromancien Natsu, la chasseuse Ai, cette sorcière appelée Ellen... Tous avaient une couleur surnaturelle dans le regard, parfois au repos, parfois en pleine action. Certains réfléchissaient même la lumière. A moins que la gamine n'ait avalé quelques potions douteuses, elle ne pouvait pas être une simple humaine...

      - Mon nom est Lara. Lara Croft, finit-elle par révéler. Je suis une élue du Phénix. Tout comme l'alchimiste qui vit ici.

      Il lui sembla entendre quelques sons en bas. Le sire Amonwiel allait-il enfin montrer son visage? L'aventurière croisa les bras, attendant de l'avoir sous les yeux pour déballer l’entièreté de ses objectifs. Elle se demanda un instant à quoi ressemblait cette pièce, sous ses pieds. Il avait l'air d'y faire sombre, plus encore que dans le reste de la boutique. A bien y réfléchir, peut-être était-il mieux de ne pas le savoir...





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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Mar 12 Juil - 20:11

- On aime l'argent -


J'admirais mon travail, plutôt satisfait de l'apparence qu'avais pris cette lame, fine et raffinée, même si elle n'était pas la meilleur à utiliser en mêlée. Quelques minutes plus tard, j'entendis la trappe s'ouvrir, et Orina m'invitait à la rejoindre, quelqu'un étant venu me voir au nom d'un certain Ram Fahrang. Je n'avais jamais entendus ce nom auparavant. Que pouvait-il vouloir qui n'était pas déjà sur les étagères du magasin ? Assez curieux, j'attachais ma nouvelle lame à ma ceinture, et me dirigeais vers l'échelle. Alors que je montais, je pouvais entendre qu'une conversation commençait. Apparemment, notre invitée était elle aussi une élue de Fenghuang, et elle avait quelques questions pour Orina, en plus de vouloir me voir. Je m'adressais à la femme que je ne voyais pas encore alors que je gravissais les derniers échelons.

"Allez y doucement avec les questions, ma fille n'est pas à l'aise avec ceux qu'elle ne connait pas. Vous allez juste lui faire peur à être aussi insistante."

Une fois mes pieds sur le plancher, je vis que notre invitée était une femme brune, plutôt banale physiquement, même si elle portait d'étranges vêtements. Je me mis aux cotés d'Orina, en posant ma mains sur son épaule et la serrant quelque peu contre moi, comme pour la rassurer un peu, avant de me présenter.

"Je suis Tanith Amonwiel, propriétaire de cet établissement. Si c'est des potions que vous voulez, toutes les variétés sont ici, et je pense qu'Orina sera ravie de vous guidez. Si c'est les autres services qui vous intéresse, ils sont pour le moment en suspens faute de matière première. J'imagine que vous avez une excellente raison de me déranger pendant mon travail, a moins que vous ne vouliez finir dans l'une de mes fioles ?"

J'affichais un sourire plaisantin pour appuyer mon propos. Evidemment je n'avais pas l'intention de faire une chose pareil, enfin, tout dépendait du comportement de cette étrange dame.

Tanith Amonwiel


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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Mer 13 Juil - 12:08





On aime l'argent
FEAT. Tanith Amonwiel et Lara Croft

L-La dame q-qui était e-entrée d-dans l-la b-boutique d-de M. Amonwiel s-semblait p-plutôt p-pressée. E-elle... Elle ne semblait p-pas ê-être simplement l-là p-pour a-acheter u-une s-simple p-potion p-pour s-soigner l-les imperfections d-du corps. C-cela d-devait être b-beaucoup p-plus p-précis o-ou compliqué q-que j-je ne pouvais r-résoudre... O-ou alors, e-elle n-ne me f-faisait p-pas d-du tout c-confiance p-pour l-l'aider d-dans s-ses recherches, e-et à c-cause de c-cela, j-je devais d-déranger M-M. Amonwiel q-qui était e-en plein t-travail...

P-pendant q-que l-le vampire c-commençait l-lentement à v-venir v-vers l-la partie p-publique d-de son échoppe, l-la d-dame m-me posa p-plusieurs q-questions, q-qui m-me mirent u-un peu m-mal à l'aise. E-elle... avait d-directement commencé à m-m'étudier d-du regard, e-en soupçonnant q-que... Q-que je ne venais p-pas de ce monde... C-ce qui était vrai...

E-en tout c-cas, e-elle s-se présentait e-elle même c-comme u-une élue d-du Phénix... C-cela n-ne me surpris p-par beaucoup, p-puisque j-je l-l'avais p-pressenti... M-mais... E-elle était, h-hormis s-ses habits, p-plutôt d-discrète. M-mon doute aurait s-subsister j-jusqu'à l-la fin s-si elle n-ne s'était p-pas présentée a-ainsi... M-mais que voulait-elle ?

M-mais avant q-que je n'ai eu le temps de r-répondre à l-la moindre d-de ses q-questions, j-j'entendis l-la voix d-du vampire derrière moi, q-qui d-directement a-annonçait q-que j'étais m-mal à l'aise f-face à u-une inconnue q-qui pouvait ê-être... U-un peu intimidante a-avec s-ses nombreuses i-interrogations à m-mon sujet.

P-puis, i-il s-s'occupa d-de s-se présenter, l-lui e-et l-le magasin, a-avant d-de demander c-ce que v-voulait l-la dame q-qui avait u-un peu chamboulée s-ses projets. T-toutefois, j-je m-me devais d-de répondre a-aux q-quelques q-questions q-qu'elle m-m'avait p-posée t-tantôt :

"B-bonjour M-Mme. Croft, j-je suis.... m'appelle O-Orina. J... J-j'aide e-et j-j'apprend a-aux cotés d-de M. Amonwiel..."

J-je r-restais c-collé a-au vampire, p-pas très rassurée p-pour tout dire. S-si je l-le pouvais, j-je m-me cacherai d-derrière l-lui, m-mais... I-il f-fallait q-que j-j'apprenne c-comment t-traiter a-avec l-les clients... M-même l-les plus... D-difficile... D-de plus, j-j'étais u-un peu c-curieuse d-de savoir c-ce que v-voulait l-la dame, e-et si j-j'aurai p-put m-m'occuper... S-seule d-de c-cette affaire...

"E...Et j-je s-suis a-aussi u-une élue..." M-murmurai-je u-un peu bas, p-presque i-inaudiblement... C-ce statut... A-avait p-presque t-toujours été a-accompagné d-d'un f-fardeau p-pour moi... C-celui d-de p-pourquoi l-les dieux a-avaient i-invoqué q-quelqu'un comme moi ?


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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Mer 13 Juil - 14:31





     Une voix masculine grimpa du cellier, invitant la cliente à mesurer l'ampleur de ses questions. Laissant la jeune fille tranquille, la brune recula d'un pas et porta son regard vers le "père", qui remontait au rez-de-chaussée tel un fantôme hors de son caveau. Une longue crinière blanche ornait sa tête, mais il semblait svelte et assuré dans ses mouvements. Son visage, quand à lui, semblait hors du temps. L'homme était d'une pâleur presque maladive, si bien qu'il était difficile de lui donner un âge.
     Elle eut beau chercher, Lara ne trouva aucune ressemblance entre l'enfant et l'adulte. Rien ne collait. Si famille il y avait, elle n'était que figurative. Pourtant, la petite fut prompte à se cacher dans jambes de son père. Une forme d'adoption? Étrange. Peut-être ces deux-là s'étaient-ils justement trouvés dans leurs différences...

     Amonwiel, Tanith de son prénom, confirma son statut de propriétaire de l'échoppe. Il se présenta de manière distinguée, de même que sa protégée Orina. Et si son parlé était élégant et teinté d'humour, il n'en fut pas moins clair: l'homme avait du travail, et il ne souhaitait pas être dérangé.

     - Sans façon, sir alchimiste, répondit Lara sur le même ton. Je crains que mes organes ne soient bien trop chers pour vos clients.

      Elle accorda un léger sourire à l'apprentie, qui eut finalement le courage de parler par elle-même. Elle avoua être également une élue, élevant à trois le nombre de voyageurs extra-dimensionnels dans la pièce. Son employeur serait sans doute content de l'apprendre.

      - Je viens de la part du seigneur Ram Fahrang, marchand et investisseur de Seika, indiqua la Croft. Navrée d'interrompre votre journée, mais nous requerrons d'avantage que quelques fioles. J'apporte trois avis de commande. Vous êtes libre d'accepter ou de refuser chacun d'eux.

      L'archéologue extirpa trois rouleaux de parchemin reliés de sa sacoche. Elle les posa tous les trois sur le comptoir, avant d'en avancer un de la main.

      - La grande majorité des alchimistes locaux sont contractés par le gouvernement pour fournir l'armée impériale, commença-t-elle. Il ne fait aucun doute que Chikai finira par vous proposer la même chose, si ce n'est pas déjà fait. Pokhun Ram Fahrang souhaite vous offrir d'avantage pour le fournir lui, et non l'empire.

      Lara laissa l'homme décider de jeter un œil au parchemin, ou non. A l'intérieur se trouvait une liste précise et chiffrée de philtres et de potions médicinales, visant à être collectés mensuellement. Les prix étaient environ 30% plus chers que sur le marché. Nul doute que le négociant souhaitait en garnir ses entrepôts, afin peut-être de les revendre aux nations voisines durant les temps de crise.

      - Concernant la seconde offre... ajouta l'élue en avançant le rouleau du milieu. Mon employeur a découvert cette fleur lors d'une expédition en forêt. Personne n'est encore parvenu à en extraire le suc convenablement, et il n'en reste que quelques échantillons. Si vous y parvenez, vous serez payé gracieusement.

      Le rouleau abritait une petite pochette, contenant une fleur violette au cœur bleu-ciel. Une chose peu commune dans un pays aussi désertique que Seika. La forêt tropicale était bien le seul endroit où l'on pouvait trouver une verdure digne de ce nom.

      - Pour être honnête, la dernière est de moi, acheva la brune, en poussant le dernier papier. En arrivant sur Kosaten, j'ai perdu mes armes les plus précieuses. Je souhaite les reproduire, ne serait-ce que de manière rudimentaire. Mais pour cela, j'ai besoin de poudre noire. J'ignore si le principe vous est familier, mais j'ai noté ici les principaux ingrédients nécessaires à sa réalisation. Soyez prudent avec la moindre flamme, c'est un mélange explosif...

      Le troisième rouleau contenait une liste approximative de matières à mélanger en diverses fractions. Les principales étaient le souffre, le salpêtre, et le charbon. L'aventurière ignorait à quel volume ils devaient être mixés, aussi fit-elle confiance à l'alchimiste pour expérimenter. Après une courte pause, Lara vint détacher de sa ceinture trois bourses de yens, qu'elle déposa devant les parchemins alignés.

      - Je suis enjointe de vous remettre une avance pour chaque commande que vous acceptez, déclara-t-elle en croisant les bras. Cela devrait financer vos matières premières, non...?





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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Mer 13 Juil - 16:45

- On aime l'argent -


La jeune femme brune sortie trois parchemins qu'elle posa sur le comptoir en présentant leur contenus avant de déposer une bourse derrière chacun des parchemins en tant qu'avance. Le premier était une sorte de demande de monopole qui m'aurait convié à fournir ce Fahrang en lieu de l'armée de l'empire. Il n'était guère difficile de comprendre que cet homme comptait utiliser la guerre à venir pour s'enrichir en exploitant les besoins des soldats et civils pour augmenter ses prix. Je pris le parchemin en main, et sans l'ouvrir, le recouvrit de flammes noires qui rongeaient rapidement le papier.

"Exploiter les souffrances des gens pour s'enrichir, c'est bien un comportement humain. Vous n'avez pas honte de travailler pour un tel homme ? La guerre est peut-être un acte d'imbécile, mais les hommes et femmes qui combattent pour protéger ceux qui leur sont cher méritent un minimum de respect. Vous pourrez aller dire à votre patron que je refuse, et qu'il devrait prier pour ne jamais croiser ma route."

Je jetais les quelques cendres qui restaient du parchemin d'un vif mouvement de bras, avant d'ouvrir le second parchemin. Il contenait une petite fleur dont les alchimistes n'avaient pas réussi à extraire l'essence. Je n'avais encore jamais vus cette variété de fleur, mais j'avais confiance en mes méthodes d'extraction. Je repliais le parchemin et le posais là où il était, avant de croiser les bras.

"Pour ce qui est du second contrat, je veux bien m'en charger, a condition que je garde la moitié du résultat si succès il y a."

Je pris la seconde bourse et la posais derrière le comptoir. Je prenais le troisième parchemin, qui contenait lui une liste d'ingrédient, sans toute fois avoir de dosages précisés. Cette "poudre noire", comme elle l'appelait était censé posséder des propriétés explosives, ce qui promettait de grands dangers quand aux expériences la concernant. Mais même si je pensais pouvoir trouver le bon dosage de cette mixture, je ne comprenais pas vraiment ce qu'elle comptait avec.

"De quel sorte d'arme s'agit-il, et en quoi cette concoction pourrait y être utile ? Si vous voulez une arme, je pourrais peut-être vous en créer une, en fonction de votre demande. Epée, lance, arc, arbalète, tant que vous me payez et que vous m'apportez les matières premières, je peux m'occuper de l'artisanat."

Je tendais le parchemin de la recette à Orina, qui trépignait d'impatience et de curiosité, avant de prendre la troisième bourse et de la ranger derrière le comptoir.

Tanith Amonwiel


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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Mer 13 Juil - 20:24





On aime l'argent
FEAT. Tanith Amonwiel et Lara Croft

L-la dame q-qui é-était d-devant M. A-Amonwiel e-expliqua b-bien rapidement l-la situation... E-elle... venait p-pour t-trois affaires t-très particulières, q-que s-seule j-je n-ne pouvais p-pas a-avoir l-la connaissance p-pour r-résoudre o-ou p-pour prendre l-la bonne d-décision s-sur c-ce que je d-devais a-accepter o-ou non p-pour le bien d-du commerce d-de M. Amonwiel...

L-La première a-affaire f-fut d-directement r-refusée p-par le v-vampire... I-il... Il s'agissait d-de f-fournir e-en g-grande quantité d-des produits au M-Monsieur q-que s-servait c-cette dame, v-venue n-nous voir a-aujourd'hui, e-et ce à l-la place d-de s-servir l-la nation q-qui n-nous protégeait d-de ces murs... M-même s-s'il y avait p-plus d'argent à l-la clé, e-et q-que j-je n'étais p-peut être p-pas la première f-fervente a-admiratrice d-de l'empire d-de Seika, j-je... J-je trouvais ça... U-un peu i-injuste p-pour t-tout ces g-gens q-qui allaient r-risquer l-leurs v-vies... D-déjà, l-les gardes s-se montraient t-tous p-prévenant e-et salvateurs a-avec moi... J-je pense q-que ç-ça aurait été... malhonnête que d-d'accepter c-cette offre...

P-pour l-la deuxième a-affaire, q-que m-mon p-professeur a-accepta, i-il s'agissait d-de s-s'occuper d-d'étudier u-une plante r-rare d-de Kosaten. U-une m-mission t-toute particulière q-qui n-nécessitait u-un bon alchimiste, c-comme p-pouvait l-l'être M. A-Amonwiel... I-il allait p-pouvoir f-faire p-preuve d-de ses talents, t-tout en e-expérimentant s-sur u-une plante q-qui... J-je crois, d-devait l-lui être i-inconnue... P-prise d-d'une c-curiosité e-envers l-l'étrange fleurs a-au mille c-couleurs, j-je demandais, n-naïvement...

"C...Est-ce q-qu'elle a u-un nom ? C-cette fleur ? E-elle est... M-magnifique !"

M-mais c-ce fut s-sur l-le d-dernier point q-que j-je f-fus l-la plus c-curieuse... L-la dame d-demanda... U-une arme q-qui s-se basait s-sur l-la poudre noire... Q-qui explosait a-au m-moindre contact d'une flamme... I-il fallait q-que c-cette p-poudre s-se trouve l-loin d-de moi, t-tant elle p-pouvait ê-être d-dangereuse a-avec m-moi... l-le moindre a-accident p-pouvait ê-être... E-explosif...

M-mais J-je fut s-surprise d-de voir M. Amonwiel m-me donner l-le parchemin, p-pendant q-qu'il p-parlait à l-la dame s-sur c-ce q-qu'elle v-voulait c-comme arme... C-ce n-n'était p-pas u-une épée, n-ni une lance... C-c'était u-une a-arme à p-projectile q-qu'elle v-voulait... M-mais c-ce n'était p-pas u-un arc, n-ni u-une a-arbalète...

D-de la poudre... Q-qui servait à e-envoyer u-un projectile s-sur u-un e-ennemi...U-un p-projectile d-de métal, f-fin e-et d-dangereux... C-cette arme... C-c'était...

"U-un F-fusil ? O-ou u-un pistolet ?"

J'étais s-surprise q-que c-ce soit d-de v-voir q-qu'il s-s'agissait d-de ce type d-d'arme... C-cela e-existait d-dans m-mon monde... E-et b-bien q-que l-la famille m-m'ayant crée s-soit c-contre l-la technologie, c-comme p-presque t-toute l-les familles d-de mage... I-il... L-les fusils étaient s-suffisamment a-ancien p-pour q-que l-les b-bases d-de leurs f-fonctionnement s-soient i-inscrites d-dans m-mon e-esprit...

"C-c'est... C-ce t-type d-d'arme q-que vous avez... P-perdue ?"


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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Ven 15 Juil - 1:10





     L’alchimiste se saisit de la première feuille d’un geste lent. Puis, sans l’ouvrir, il la fit monter à hauteur de son buste, la mine impassible. Son visage n’exprimait rien, mais pour une raison qu’elle n’expliquait pas, Lara sentait que la réponse était choisie d’emblée. Et lorsque le papier s’embrasa entre ses doigts, aucun doute ne fut plus permis.
     L’homme pâle exprima alors son mépris pour ce qu’il appelait la nature humaine, confirmant que lui-même n’en était pas tout à fait un. Il émit une menace à peine voilée à l’encontre du marchand, et invoqua la honte sur sa messagère. De son côté, la brune se contenta d’hausser une épaule.

     - Soyez tranquille, le seigneur Ram Fahrang ne marchande jamais avec les particuliers, seulement avec les états, les groupes et les entreprises. Ceux-là même qui envoient les hommes à la mort en premier lieu… justifia-t-elle, en tirant la bourse correspondante vers elle. Intermédiaire ou non, vos potions finiront entre les mêmes mains. A moins que vous ne souhaitiez vous limiter aux clients de votre quartier…

      La Croft n’avait jamais souffert de cas de conscience. En vérité, elle s’était toujours servie en premier, satisfaisant ses envies et ses caprices avant de penser à qui que ce soit. L’aventurière avait vécu une vie de pilleuse, toujours en marge de la loi et de la morale. Et depuis qu’elle était privée de son luxe et de sa gloire, sa priorité était de regagner ses privilèges d’antan, quitte à s’associer avec des marchands crapuleux. Habituellement, elle ne travaillait jamais pour autrui, mais à défaut de pouvoir de nouveau pratiquer l’archéologie, elle n’avait plus vraiment le choix.
      L’homme aux cheveux blancs passa au contrat suivant. A son regard, l’on put deviner un intérêt plus important. Plaçant d’office l’avance dans sa caisse, il déclara que le travail était accepté, mais qu’il comptait conserver une partie de l’essence obtenue.

     - Soit, répondit Lara en croisant les bras. Mais faîtes en sorte qu’il lui en reste suffisamment pour pouvoir juger de la qualité. S’il trouve l’essence assez pure, il vous en fera livrer d’avantage…

      La londonienne roula des yeux en parlant, quelque-peu irritée. Elle savait que, si l’opération était un succès, ce serait à elle d'aller chercher ces maudites fleurs bleus en pleine jungle. Elle qui ne savait même pas à quoi cette plante pouvait bien servir…
      Vint finalement le dernier rouleau, auquel l’alchimiste accorda une attention particulière. De toute évidence, la poudre noire lui était inconnue. Sans doute venait-il d’une époque moins développée, ou bien son peuple avait-il d’autres moyens de faire face à l’adversité. Pourtant, ses connaissances en armes semblaient importantes, et il proposa même de se charger de la commande au complet.
      C’est l’intervention de la petite Orina qui prit l’anglaise de court. L’enfant, contre toute attente, connaissait le concept des armes à feu.

     - En effet, fit l’aventurière en lui souriant. Dans mon monde d’origine, ce sont des armes communes et efficaces. L'explosion contrôlée dans une chambre de tir permet de diriger un projectile sur une grande distance... Cependant, avec le temps, elles sont devenues très complexes et sophistiquées, et je ne pense pas que Kosaten soit en mesure de les reproduire à l’identique. Je ne peux sans doute pas espérer mieux qu’une arquebuse…

     La brune retira un autre rouleau de son sac, plus grand, qu’elle déroula sur le comptoir. Il y avait là les plans de deux armes, une grande et une plus petite. La première correspondait à un Ozutsu, une arquebuse si puissante que les peuples d’Asie féodale l’appelaient « canon à main ». La seconde était une version raccourcie du mousquet, au format de pistolet. La Croft s’était appuyée sur ses souvenirs, ainsi que sur l’aide de dessinateurs et artisans, pour établir ces schémas. Elle avait aussi  apporté quelques modifications afin de rendre les armes plus légères et plus faciles à recharger.

     - Je pensais le donner à un forgeron, mais si vous pensez pouvoir vous en charger, je vous le confie volontiers. Il me faudrait un exemplaire de la plus grande, et deux exemplaires de la plus petite. Avec cela, une bonne quantité de cette poudre noire, et de munitions.

     Si cette simple échoppe pouvait lui fournir un début d’arsenal, alors c’était la providence qui l’avait mise sur son chemin. Etrange tout de même, considérant que l’alchimiste proposait un grand nombre de services différents en matière de facture d’armes. Epées, lances, arbalètes… Y avait-il toute une forge là-dessous, se demanda l’archéologue en portant son regard vers la trappe…





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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Ven 15 Juil - 16:22

- On aime l'argent -


La jeune femme ne semblait pas avoir de remords de travailler avec quelqu'un de la sorte. Elle disait que son maître ne faisait affaire qu'avec les états et les organisations, celles la même qui envoyait les soldats a la mort, et que mes potions atterriraient dans les mêmes mains, que j'accepte ou non.

"Peut-être êtes vous trop égoïstes pour comprendre. Je ne vend mes services qu'a ceux qui en ont besoin, pas a ceux qui cherchent a exploiter le système."

Le deuxième contrat lui, fut accepter avec pour seule précision de laisser suffisamment de matière a son employeur pour qu'il puisse estimer la pureté du produit, et éventuellement m'envoyer d'autre éléments si il est satisfait. Vint ensuite le troisième contrat, où Orina semblait plus s'y connaitre que moi. Les armes dont il était question semblait exister dans leur deux mondes respectifs, étant donné que ma petite connaissait l'existence de cette poudre noire. Je demandais calmement a Orina si elle souhaitait s'en occuper.

"Tu semble savoir de quoi il s'agit, tu pense pouvoir reproduire le bon dosage ?"

Je me tournais ensuite vers la femme qui souhaitait se procurer ces armes. Je pris les plans qu'avait apporté la jeune femme. Le tout semblait assez ingénieux et complexe, mais tout à fait réalisable avec un peu de temps. Je me demandais tout de même quel potentiel pouvait posséder de tels armes.

"Et bien, je vous propose un marché. Je peux soit vous les produire entièrement en me procurant moi même le matériel, ce qui vous reviendrait a trois-milles yens, ou bien vous pouvez me fournir la totalité du matériel vous même, et ne payer que cinq-cents yens. Pour ce qui est des munitions, qu'est ce qu'elles sont censé tirer ?"

Tanith Amonwiel

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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Ven 15 Juil - 22:05





On aime l'argent
FEAT. Tanith Amonwiel et Lara Croft

J... Je ne savais pas du t-tout où m-me placer e-entre l-les d-deux adultes q-qui c-conversaient... L-les sujets d-dont ils p-parlaient m-me dépassait g-grandement, à v-vrai d-dire, e-et j-je... Je préférai n-ne pas d-dire m-mon avis d-dessus, a-afin d-éviter q-que... Que l-les choses n-ne s'enflamment, c-comme ça p-pouvais être l-le cas à cause d-de moi..

E-en t-tout c-cas, m-mon intervention s-sur l-les armes q-que v-voulait l-la dame e-eu comme e-effet d-d'aiguiller l-le vampire s-sur c-ce que j-je pouvais f-faire... J-je connaissais l-le principe, m-mais... E-est-ce q-que j'étais v-vraiment e-en mesure de p-pouvoir l-l'appliqué aux besoins d-de la d-dame ? A-après t-tout, i-il s'agissait d-d'armes d-d'une a-autre é-époque, b-bien d-différente d-de c-celle d-de Kosaten, e-et j-je n'avais j-jamais t-touché c-cela...

E-et puis... E-étais-je e-en mesure d-de f-faire d-de participer à l-la conception d-d'une arme... E-en tout cas, c-c'était c-ce que pensais M. A-Amonwiel... I-il e-espérai q-que j-je sois e-en mesure d-de l-l'aider, e-en faisant l-le bon dosage d-de poudre p-pour expulser l-la balle e-en d-dehors d-de l'arme, s-sans g-gaspillage m-mais avec s-suffisamment d-de force p-pour que l-la dame p-puisse s-se défendre...

J-je ne savais p-pas du tout s-si j'en é-étais c-capable, m-mais j-je voulais aider l-le vampire, d-donc... J-j'allais m-m'en charger, p-pour toute l-les fois o-où il m'avait aidé... C-c'était... L-le minimum q-que je devais faire !

"O-oui, j-je pense... P-pouvoir m-m'en charger ! J-je... L'espère..."

P-puis, l-le vampire s-s'occupa d-de commencer à v-vendre l-le travail q-que nous allions d-devoir faire... J-je m-me faisait t-tout de m-même d-discrète, c-commençant à r-regarder l-les armes q-que nous allions devoir faire... L-les plans é-étaient c-certes c-complexes, i-indiquant u-un fusil e-et u-un pistolet que nous devions f-faire e-en double s-si j'avais b-bien suivi l-la commande d-de la d-dame... E-en t-tout cas, c-c'était s-sur n-nous que r-reposais s-ses e-espoirs d-d'obtenir s-ses armes... E-et n-nous n-ne devions p-pas l-la décevoir...

M-mais j-je remarquais u-un signe s-sur les plans q-qu'elles n-nous avaient d-donnés... I-il s'agissait d-d'armes a-anciennes, e-et donc... A c-coup u-unique, a-après q-quoi... L-la dame a-allait être e-en danger s-si s-ses t-tirs n-n'affectaient p-pas s-sa cible... E-et c-contre l-le golem q-que j-j'avais d-dû s-subir à l-l'orée de la forêt t-tropicale...C-cela a-allait ê-être d-difficile...

C-c'est d-donc a-avec u-une voix t-toute b-basse q-que j-je demandai, t-très t-timidement p-pour p-proposer u-une idée e-et en même temps d-demander u-une chose :

"E...Est-ce q-que n-nous d-devons s-suivre l-les plans à l-la lettre o-où... Es-ce q-que n-nous p-pouvons t-tenter d-d'améliorer c-ces plans p-pour q-que vos armes s-soit... P-plus... P-protectrice ?"


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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Jeu 21 Juil - 18:11





     Lara avait beau se montrer hautaine et suffisante avec tout le monde, elle devait bien admettre que l'alchimiste conduisait son commerce avec une main de fer. Sa morale était clairement définie, sourde aux pots de vin et aux belles promesses. Rien ne le ferait changer d'avis. Cela la fit sourire. D'une part, elle éprouvait du plaisir à l'idée d'annoncer à Ram Fahrang que son offre "incomparable" n'avait pas trouvé preneur. D'autre part, elle devait bien l'avouer, elle était satisfaite de rencontrer une autre tête de mule en ce bas monde.

     - C'est tout à votre honneur, conclut-elle en posant sur l'homme un regard intéressé.

      Les empires riches et prospères tels que Seika finissaient généralement par s'effondrer sur eux-mêmes, en proie à des luttes intestines. L'opulence était mère de corruption. Si Fenghuang souhaitait voir ses fidèles perdurer, il allait devoir compter sur des irréductibles comme ce Tanith Amonwiel.

      En bon professionnel, l'homme pâle laissa là le différent, et se pencha vers son apprentie pour discuter du dernier contrat. Il y avait entre ces deux-là une confiance étonnante, qui ne cessait de rendre la scène cocasse. La petite Orina assura pouvoir se charger de l'affaire, décrochant un rictus hésitant à la brune. Elle avait beau faire peu de cas du malheur des autres, elle n'était pas tranquille à l'idée de laisser une enfant manipuler des substances explosives. Mais là encore, l'expérience lui avait apprit que les enfants élus avaient plus de ressources qu'ils n'en avaient l'air...

     - Ces armes sont prévues pour recevoir des balles de plomb ou de chevrotine, indiqua la Croft en mimant la forme avec ses doigts. Cela dit, il est aussi possible de les charger directement avec du gravier, ou n'importe quel type de débris.

      Après quoi, la rouquine éleva la voix, proposant d'apporter ses propres améliorations au système. C'était osé. En effet, si l'Ozutsu ne payait pas de mine, sa puissance de feu était suffisante pour transformer une vache en sculpture contemporaine. Modifier le dispositif de mise à feu était un véritable défi, car la moindre erreur était susceptible de faire exploser l'engin dans les mains du tireur.

     - L'améliorer...? confirma-t-elle, le sourcil haut. Rien ne me ravirait d'avantage, à condition que mon arme ne devienne pas plus dangereuse pour moi-même que pour mes propres cibles... Néanmoins, si vous parvenez à mettre en place un système de rechargement rapide, à optimiser le dosage de poudre, ou à maximiser la puissance de tir, je vous serais redevable.

      Tout bonus était bon à prendre. Orina devait avoir la pensée agile pour être ainsi capable de repérer les erreurs sur un plan. La confection d'arme relevait de l'art, du génie même. Mais tout travail méritant salaire, le sujet du paiement ne pouvait être contourné.

     - Je vous ferai parvenir bois et métaux via mon employeur. Cependant, je ne dispose pas de quoi confectionner la poudre. déclara l'archéologue. Le complément à votre avance se fera au moment de la livraison, si toutefois les prototypes s'avèrent fonctionnels. Soyez prudents, voulez-vous...? J'aimerais vous revoir en entier à ma prochaine visite.

      Ce n'était que la moitié d'une plaisanterie...





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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Jeu 21 Juil - 18:59

- On aime l'argent -


La jeune brune semblait amuser de mon refus concernant son premier contrat. Peut-être était-elle comme moi et appréciait-elle les fortes personnalités, mais cela m'était de toute façon égal. Elle n'était venue que pour nous confier un travail, et n'avait que faire de nous, autant que je n'avais que faire d'elle.

Orina aborda le sujet des armes commandées, demandant si elle pouvait modifier les plans dans l'objectif d'en améliorer les performances. Ma petite fille se sentait-elle venir la fierté d'un artisan ? Elle n'avait qu'aborder la théorie et n'avait encore jamais pratiqué, mais elle voulait déjà mettre ton son cœur dans ses ouvrages. Mais même si Orina semblait connaitre cette "poudre noire", elle restait une novice, aussi je me devais de superviser ses recherches et m'assurer que rien ne lui arrive.

"Très bien dans ce cas, nous nous occuperons tous les deux de cette "poudre noire", puis je m'occuperais de la partie matériel. Pour ce qui est des modifications, nous verrons avec les idées qui nous viennent, tant que cela ne retarde pas trop la commande."

Vint ensuite la question du paiement, où la jeune femme proposa de fournir bois et métaux nécessaire à la confection de sa commande, sans toute fois pouvoir nous proposer le même traitement pour les ingrédients de la poudre. Cela m'était totalement égal, et je répondis froidement à la cliente.

"Entendus, vous nous fournirez bois et métaux et j'ajouterais les frais de la poudre a votre commande. Je me réserve également le droit d'augmenter le prix en fonction des modifications que nous apporterons aux plans de base, cela vous va ? Oh et aussi, avez vous un habitat dans la région, que je puisse vous tenir informer de la progression de la commande ?"

Tanith Amonwiel


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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Ven 22 Juil - 13:48





On aime l'argent
FEAT. Tanith Amonwiel et Lara Croft

J'o-observais e-et examinai d-d'un c-coup d-d'oeil f-furtif l-les plans q-que l-la dame a-avait a-amené a-avec elle... I-ils é-étaient à l-la fois c-complexe e-et soignées, v-vraiment d-détaillés s-sur t-tout l-le mécanisme q-que n-nous a-allions d-devoir r-reproduire... M-mais s-surtout, s-sur l-lequel j-j'allais d-devoir i-innové p-pour a-aider l-la dame e-et l-le vampire...

M-mais u-une s-subite q-question t-traversa mon esprit... C-comme si... V-vouloir faire u-une arme n-n'était p-pas u-une bonne chose... I-il s-s'agissait d-de prendre des vies, d-de permettre à q-quelqu'un de le faire... M-mais... L-les armes n-n'étaient p-par p-principe p-pas m-mauvaise... C-c'était c-ce q-que M. Amiel... M-m'avait a-appris... Cela d-dépendait d-de ce q-que l-les gens e-en faisait... E-et j-j'espérai q-que c-cette dame e-en fasse l-la meilleure u-utilisation p-possible... Q-qu'elle p-protège l-les gens e-et qu'elle fasse l-le bien... M-mais comment e-en être sûre ? J-je l'ignorai... E-et j-je ne pouvais p-pas l-le savoir...

V-vis à v-vis d-des améliorations, e-elle n-nous p-proposait d-différente p-pistes... N-nous p-pouvions améliorer l-la f-force d-des projectiles, e-économiser l-la poudre q-qui d-devait être s-surement très chère, o-ou bien... F-faire e-en sorte q-qu'elle p-puisse r-recharger r-rapidement... E-et c-c'était s-sur c-ce d-dernier p-point q-que j-je voulais m-mettre m-mes efforts... P-probablement c-car... C-c'était l-là o-où n-nous avions l-le plus à f-faire...

M-mais c-comment f-faire... J-j'avais p-plusieurs i-idées... E-en f-faisant t-tomber l-les b-balles e-et la poudre d-depuis l-le haut d-du fusil j-jusqu'à l-l'intérieur, p-pour ensuite j-juste d-devoir t-tirer à-à nouveau... J-j'avais q-quelques idées n-notamment a-avec u-un p-petit r-rouage, m-mais... C-cela r-restait p-pour l-le moment q-qu'une v-vague i-idée... I-il allait falloir q-que j-je d-dessine, m-moi aussi, a-afin d-de voir s-si c-ce q-que j-je voulais f-faire é-était s-seulement p-possible... M-mais a-au moins... J-je pouvais c-compter s-sur M-M. Amonwiel p-pour m-m'aider, f-fort d-de t-toute s-son expérience e-et d-de ses sages c-conseils...

J-je n'étais p-pas seule p-pour c-cela... E-et m-même, s-si n-nous éprouvions d-des d-difficultés, j-j'étais p-persuadée q-que l-la dame s-serait p-prête à n-nous aider p-pour réaliser s-sa commande q-qui était s-si particulière...

P-puis, j-je laissais l-les deux a-adultes d-discuter, e-en c-continuant d-observer l-l’œil t-toujours attentif c-ces plans, a-avant d-de, f-finalement, m-m’asseoir d-derrière l-le comptoir e-et simplement écouter l-la conversation d-de ces d-deux p-personnes q-qui d-discutaient a-affaires, c-chose à l-laquelle j-j'étais t-très mauvaise, p-puisque... J-je n'arrivais j-jamais à d-donner m-mon point d-de vue... P-par timidité...



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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Ven 22 Juil - 14:44





     - Faîtes comme vous l'entendez, fit Lara en écartant les bras, un sourire malicieux aux lèvres. Figurez-vous que ce n'est pas moi qui paye...!

      La demoiselle était trop heureuse de se servir largement dans le porte-monnaie du marchand qu'elle servait. Une piqûre de moustique dans son budget, sans doute, mais elle avait déjà hâte de le voir grincer des dents devant la facture. Une juste compensation de ses bons et loyaux services, pour avoir activement participé à la défense de Tokonatsu. Et puis, elle n'était pas dupe: l'homme n'allait pas se gêner pour faire passer cela comme une dépense d'état...

     - Si vous souhaitez me contacter, faîtes quérir Lara Croft directement chez mon employeur. Demandez la demeure du vénérable Pokhun Ram Fahrang, dans le quartier de la grande bibliothèque. Vous ne pourrez pas la manquer, il y a des paons dans le jardin.

      Bigre. Voila peut-être ce qui manquait dans son manoir d'Angleterre... Le marchand était un véritable dépensier, amateur de luxe et de frasques inutiles. Là dessus, lui et l'archéologue se rejoignaient.

      Ce n'était sans doute pas le cas d'Orina, qui déjà s'afférait à l'étude de ses nouveaux plans. Quel cœur cette petite fille pouvait mettre à l'ouvrage. Impressionnant. Et pour peu que l'alchimiste soit du même calibre, l'arme avait toutes les chances de faire des merveilles. Elle avait déjà hâte de la tenir entre ses mains, l'absence de son ancien arsenal se faisant cruellement sentir.

     - Si nous avons terminé, je vous propose de nous recontacter dans les dix jours, fit l'aventurière. Les matériaux vous seront livrés ce soir, demain matin au plus tard. Quand à cette fleur, je vous laisse le soin de nous faire parvenir le résultat en flacon. Y a-t-il quelque chose d'autre que vous souhaitez savoir, avant que je ne prenne congé...?

     Lara plaça une main sur sa hanche, orientant légèrement son buste vers la porte. Malgré la sympathie que lui inspirait la jeune Orina, l'endroit avait quelque chose d’inexplicablement glauque. Ce Tanith était pourtant courtois et élégant. Mais pourquoi alors lui donnait-il autant l'impression de s'entretenir avec un macchabée en costume de funérailles...?





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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Ven 22 Juil - 18:54

- On aime l'argent -


La femme brune m'indiqua qu'elle vivait au frais de ce seigneur marchand dont-elle parlait sans cesse. Au vus du mépris que je pouvais voir dans ses yeux, cette dame ne faisait qu'exploiter le marchand, et détestait ce personnage. Peut-être pensait-elle pouvoir l'exploiter et le duper pour après s'en aller, mais un tel plan serait bien dangereux.

"Je vois. Je vous conseille tout de même de faire attention en jouant au plus malin avec ce genre d'individus véreux. Vous ne savez pas jusqu'où ils peuvent aller pour leur profits."

Vint ensuite la question du rendez-vous. La jeune femme proposait de nous retrouver dans dix jours, ce qui nous laissait une grande liberté quand aux modifications et aux recherches vis à vis de la poudre noire. La manufacture ne serait pas longue avec la magie, une journée de travail au pire. Restait donc la poudre noire et les améliorations.

"Je vous contacterais quand votre commande sera prête, ce qui devrait être au pire des cas dans deux semaines. D'ici là, ne nous dérangez pas. Je vous expédierais également les échantillons de votre fleur quand ils seront prêts. Si vous n'avez rien d'autre à me préciser, vous pouvez disposer."

Je me tournais ensuite vers Orina en lui demandant calmement.

"Combien de temps pense tu qu'il nous faille pour trouver le bon dosage de cette "poudre noire" ?"


Tanith Amonwiel



Dernière édition par Tanith Amonwiel le Ven 22 Juil - 20:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Ven 22 Juil - 20:25





On aime l'argent
FEAT. Tanith Amonwiel et Lara Croft

E-Encore u-une fois, j-je laissai l-les deux a-adultes conversés v-vis à vis d-de ce travail q-qui allait d-demandé b-beaucoup d-d'efforts e-et d'investissements... D-d'autant q-que l-la d-dame v-voulait q-que n-nous ayons f-fini s-ses armes e-en u-une d-dizaine d-de jour... I-il allait f-falloir q-que j-je me surmène, d-d'autant q-que l-les matériaux et t-toute l-la fabrication a-allait p-prendre b-beaucoup d-de temps...

D-de mon c-coté, j-j'allai d-devoir m-me charger p-principalement d-de l-l'étude d-de l-la poudre, a-afin d-de m-me charger d-du dosage... E-et i-il allait f-falloir q-que je trouve c-comment m-modifier c-ces instruments s-si particulier d-de la dame p-pour q-qu'elle p-puisse e-en avoir u-une utilisation p-plus... E-efficace...

Au final... J-je n-ne faisais p-pas cela d-de gaieté d-de cœur... C-c'était p-plus, e-en réalité, p-pour aider M. Amonwiel a-avec l-la dette q-que j-je lui devais... C-celle d'avoir détruit ses potions, de vivre à s-ses frais t-tout l-le temps... M-même s-si ma p-présence s-semblait r-réchauffer s-son c-cœur, j-je... Je ne pouvais p-pas me p-permettre d-d'être u-un p-poids... N-ni p-pour lui, n-ni p-pour p-personne...

D-donc j-j'essayai d-de me rendre utile... E-et aujourd'hui, j-j'en a-avait v-vraiment l-l’occasion, d-d'aider l-le vampire s-sur un p-point qui lui é-était p-plus flou à l-lui q-qu'à m-moi... J'allais p-par la m-même o-occasion l-lui a-apprendre d-des c-choses s-sur c-cette p-poudre e-et ces armes s-si particulière, q-que j-je ne connaissais v-vraiment q-qu'un peu... D-du fond d-des connaissances q-que l-l'on m'avait inculquée l-lors de ma création...

L-la dame s-semblait e-en tout cas p-pressée d-de partir, c-car j-j'imaginai q-qu'elle d-débordait d-de travail e-et qu'elle devait aller dire au monsieur q-qu'elle servait l-les contrats q-que le vampire avait accepté. A-après t-tout, c-c'était l-lui q-qui payait p-pour c-ces missions, d-dont l-la fabrications d-des armes... Mais l-la décision de l-la laisser partir s-sans p-plus de question n-ne dépendait p-pas de moi, m-mais de M. A-Amonwiel, qui s-s'occupa d-de la prévenir l-lorsque n-nous aurions f-fini l-les deux missions...

T-toutefois, i-il m-me demandait e-en combien d-de temps j-je pensais q-qu'il m-me faudrait p-pour t-trouver l-le bon d-dosage d-de poudre... C-ce à quoi j-je répondis, t-timidement :

"U-une journée, p-peut être d-deux. T-tout d-dépend d-de l-la poudre q-que l-l'on utilise p-pour... M-mais, j-je vais f-faire d-de m-mon mieux, j-je vous l-le promet !"


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MessageSujet: Re: On aime l'argent    Ven 22 Juil - 22:05





     - Alors nous avons un accord, déclara Lara en opinant du chef. Je ne vais pas vous prendre d'avantage de temps.

      La brune fut agréablement surprise de constater que l'homme lui recommandait la prudence. Se souciait-il de son bien-être? Non, cela relevait sans doute d'avantage de la bonne pensée civique. Il devait y avait là autant d'attention que s'il lui avait conseillé de ne pas oublier son manteau en sortant. Cela restait suffisant pour changer quelque peu le regard qu'elle portait sur lui.

     - Votre sollicitude me va droit au cœur, sir Amonwiel...! répliqua-t-elle, une expression amusée sur le visage. Quand à vous, vous devriez songer à prendre un peu le soleil, ça ne vous ferait pas de mal...

     Lara accorda un sourire à Orina, ne se doutant pas une seconde de l'ironie de sa propre recommandation. Ils formaient décidément un drôle de duo. Si l'alchimiste s'accompagnait d'une enfant comme elle, peut-être était-il un peu plus nounours qu'il ne voulait le laisser paraître. Après quoi, elle prit la porte, et reprit la route vers la demeure du marchand.
     Une journée rondement menée, selon ses propres critères. Elle se sentait plutôt démunie, sans arme face à l'adversité. Si les arquebuses étaient livrées dans les temps, son espérance de vie ne s'en tirerait que mieux.

HRP:
 





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