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Je te protégerai [solo]
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Rumaki Oshigato マ Maman de Fuyu マ

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MessageSujet: Je te protégerai [solo]   Lun 11 Juil - 20:31






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Ce rp se passe juste après l'accouchement, le jour d'après



Nous étions deux dans la forêt de givre. Le climat n’était toujours pas clément avec nous, nous imposant son implacable vent glacé qui nous faisait frissonner. J’avais mal à la tête et me sentais faible. Appuyée contre Meï, je regardais le sol, les traits tirés. Marchant dans la neige, lentement, un pas après l’autre, je me repassai tout ce qu’il s’est passé ses dernières heures. Je venais de vivre quelque chose d’unique pour moi. Quelque chose que j’avais déjà vu tant de fois, au côté d’Etsuko, ma bienveillante maman,  mais que je n’avais jamais expérimenté : j’avais donné la vie à un enfant.

Ses cheveux bruns, son visage parfaitement joufflu, sa petite taille, son expression encore innocente et ignorant tout sur ce monde, tout était si mignon, que même fatiguée, j’affichai un sourire. Moi, la catholique la plus fervente de tout Kosaten, celle qui tentait d’aimer ce monde malgré les douleurs qu’il m’apportait, j’avais donné la vie. Toujours emmitouflé dans le manteau de celle qui m’avait soutenue dans cet accouchement en m’emmenant notamment dans un endroit moins agressif, ce bébé dormait paisiblement dans les bras de Mei. Il avait été dans les miens avant cela, et mon instinct maternel s’était de lui-même lié à lui. Maman et papa auraient été si fiers de moi s’ils avaient été là… et surtout si cet enfant avait été désiré…

Car oui, après les premières émotions de l’accouchement passées, les souvenirs me revenaient petit à petit. L’euphorie de la fin de la grossesse, remplacée par un grand moment de doute. L’origine, le départ, l’horrible homme maintenant mort, son visage dur et froid posé sur moi, m’oppressant et semblant m’écrasée, le combat, la défaite et puis ce tragique événement découlant d’une naïveté que j’avais à cette époque, et que j’aimerais tellement classer dans le registre des mauvais cauchemars… C’était surtout les yeux violets qu’avait cet enfant qui me rappelait ceux de cet homme. Il portait sa marque clairement. Et là se posait le dilem.

Un lien s’était tissé entre nous, dès mon réveil, un lien clair et grandissant. Quand j’avais senti sa peau contre la mienne, quand nos cœurs avaient battus à l’unisson, quand mes yeux se sont plantés dans les siens, je me sentais heureuse, et mon âme avait adopté ce petit être qui vivait ses premières heures. Après tout, il n’y était pour rien, et n’était qu’un être innocent demandant l’amour de sa mère pour vivre. Pourtant, une partie de moi le rejetait encore. Elle scandait la raison que cet enfant n’était pas désiré, et qu’il n’allait m’apporter que de la peine, car son unique présence allait être de me rappeler ce jour atroce. J’étais tiraillée entre l’amour instinctif d’une mère, encouragé par ma conviction chrétienne, et la douleur d’une époque que je voulais oublier.

Rumaki… que penses-tu de ce bébé ? me demanda Meï, brisant le silence qui s’était petit à petit installé entre nous

Sortant de mes pensées, je la regardai une seconde avant de planter à nouveau mes yeux dans le sol. Je pris quelques secondes pour réfléchir à la réponse que je voulais donner. Cette vieille dame était ma confidente, je le lui cachais rien, mais je ne voulais pas l’embêter trop avec mes problèmes. Elle s’était déjà déplacée elle-même dans ce climat hostile juste pour me retrouver, par inquiétude. Elle était vraiment une civile plus qu’adorable. Je l’aimais beaucoup et surtout y devait beaucoup. Je voyais presque en elle la maman que j’ai quitté subitement pour venir ici. Sans la remplacer totalement, elle me permettait d’en ressentir quelques bienfaits. Je finis par ouvrir la bouche.

Je ne sais pas… je l’aime, ça ne fait aucun doute et j’ai envie de me donner pour lui mais… je crois qu’il me faudra beaucoup de temps pour mettre tout cela de côté…

Une petite pause se marqua avant que Meï ne réplique.

Je comprends, je ne te demandais pas de tout oublier aujourd’hui, ça aurait été bien égoïste de ma part, mais sache que je te soutiendrai jusqu’à ce que ça s’arrange.  Tu peux compter sur moi ma chérie.

Un petit sourire se dessina sur mes lèvres. Elle était vraiment unique.

Merci beaucoup Meï.

Nos pas nous menèrent jusqu’à Yuki, lentement, mais sûrement. J’étais heureuse désormais, car je n’étais plus seule. Mon fardeau était partagé avec cette femme, et je me sentais dès lors plus légère.





Dernière édition par Rumaki Oshigato le Dim 6 Nov - 10:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je te protégerai [solo]   Lun 11 Juil - 20:35






Indécise





C’était une situation étrange. En hébergeant cette jeune fille, je ne pensais pas être impliquée dans une telle intrigue. Je ne regrettais rien, mon envie de l’aider était toujours sincère, mais ce que je prenais pour une naissance déjà malheureuse, devenait réellement problématique. Déjà que l’accouchement avait eu lieu dans des conditions bien difficiles, que moi-même aurait eu du mal à supporter, voilà que l’étrange femme qui heureusement l’avait recueilli, m’annonçait le sceau de Minshu sur le torse du bébé. La mère n’en savait rien, et d’après son accompagnatrice, il était mieux de le lui cacher. Elle semblait se préoccuper de la sécurité de Rumaki, ce qui m’avait frappée, quand on pense que les deux ne se connaissaient pas avant aujourd’hui.

Il était clair qu’avec les tensions qui semblaient monter entre nos royaumes voisins et le fait que son agresseur vienne de là, elle me l’avait dit, lui dévoiler ce fait la perdrait. Elle était fragile, je l’avais vu au fil de nos mois de cohabitation. À vrai dire, je ne la connaissais pas depuis longtemps, mais un lien s’était déjà créé entre nous, et je me sentais très proche d’elle. Je la regardais lutter jour après jour pour vivre tant bien que mal malgré ses lourdes séquelles et désormais, je devais la protéger d’une épreuve supplémentaire qui pouvait lui faire baisser les bras et la faire sombrer.  J’étais déjà sa confidente, du moins je l’espérais, et je voulais la soutenir du mieux que je le pouvais.

J’y avais beaucoup réfléchie, et n’était pas encore très sûre de ma décision. Tout ceci me tournait sans cesse dans l’esprit depuis quelques heures. En retrouvant Rumaki, je m’étais aperçue que le lien s’était tissé entre mère et fils. Il était flagrant. Elle le portait dans ses bras tendrement, et n’émettais à ce moment-là aucun signe de rejet. C’était mignon à regarder, mais ça n’enlevait pas le problème.  Appuyée contre moi maintenant, je vis son visage changer, passer d’un petit sourire à une expression de réflexion lourde. Elle semblait reprendre ses esprits et à nouveau se rendre compte de la situation. Heureusement pour nous, le bébé dormait dans mes bras et les alentours étaient silencieux. Une question me taraudait l’esprit. Aimait-elle vraiment cet enfant au point d’oublier le reste ? Pouvais-je ne pas lui cacher ce sceau sans risquer d’empirer les choses ?

Je ne trouvai qu’un seul moyen d’y répondre. Rompant le silence, je lui demandai alors ce qu’elle pensait de ce bébé. Ce qu’elle me répondit m’incita à aller dans le sens de la femme de la grotte. Rumaki ne savait pas où elle en était, elle devait encore  mettre de l’ordre en elle. Je ne pouvais pas encore lui imposer cette épreuve. Bien sûr, je savais que lui cacher la vérité ne ferait que retarder le choc, et je n’aimais pas lui dissimuler quoique ce soit car elle avait confiance en moi. En clair, je n’allais pas faire cela de gai et de cœur,  mais lui accorder un répit me paraissait être juste. J’espérais juste qu’elle allait comprendre dans quelques années.

Arrivée sur le seuil de ma maison, je laissai la jeune mère un instant sans appui, et ouvrit la porte. Nous entrâmes les deux dans la maison et elle s’assit sur une chaise pendant que je couchai l’enfant dans le petit lit que nous avions achetés il y a quelques jours. Puis je me tournai vers Rumaki.

Tu devrais aller enlever ses habits et te laver ma belle. Après toute cette histoire, tu es totalement exténuée, je le vois d’ici, tu veux de l’aide ? suggérai-je avec un petit sourire encourageant.

Elle me regarde, esquissant un sourire fatigué, avant de me remercier et de décliner gentiment mon offre et de marcher comme elle pouvait jusqu’à la salle de bain, lentement mais sûrement. Avant de disparaître totalement, elle me donna une dernière recommandation qui me surprit :

Prends bien soin d’Haïko.

Ainsi, elle avait déjà donné un nom à cet enfant. L’avait-elle choisi aujourd’hui ou était-ce une réflexion plus ancienne ? Je lançai un « entendu » un peu hésitant. Lorsqu’elle disparut de ma vue, je pris un tabouret et m’assis prêt de l’enfant. Je le fixai un instant en train de dormir, avant de déballer légèrement le manteau pour dévoiler le début du sceau de Manshe. Je ne pus m’empêcher d’afficher une petite grimace. Que devais-je faire ?




Dernière édition par Rumaki Oshigato le Dim 6 Nov - 10:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Je te protégerai [solo]   Lun 11 Juil - 20:39






Un objectif





Arrivée à la maison, je n’attendis pas pour m’asseoir. J’étais à bout et fut contente d’enfin pouvoir me reposer un peu. Mei s’occupa de coucher le bébé. Je la regardai faire sans bouger ni parler. J’appréciais ce petit moment calme et reposant.  Il était évidemment bienvenu. Puis, elle me proposa d’aller me laver, m’offrant son aide. J’en avais besoin après tout cela, mais je n’avais pas le cœur de lui en demander plus. Je la refusai alors, et me dirigeai seule vers la baignoire. Je lui donnai un dernier souhait, appelant le bébé par son nom, sans vraiment faire exprès. Mei me regarda un peu étonnée, ce qui fit me rendre compte de ce que j’avais dit. Elle finit par me répondre, ne rebondissant pas sur ma petite inattention. Je pensai qu’elle avait compris et qu’elle s’en accommodait…

Regardant l’eau remplir la baignoire, je me rappelai avec un petit sourire que j’avais trouvé ce prénom un peu par hasard, mais qu’en y pensant pour la première fois, il m’était apparu comme une évidence. Aucun nom n’allait plus pouvoir correspondre à ce bébé. Du coup, je l’avais adopté, naturellement. Cela s’était passé lorsque je me suis réveillée après que l’enfant soit né. J’avais encore l’esprit brumeux, mais quand j’avais vu l’enfant à côté de moi, quand j’avais senti son corps avec ma main, ce nom avait fleuri dans ma tête, comme si le lien qui avait débuté avait été le déclencheur. En l’observant par la suite, j’ai su que c’était le nom parfait. Mon fils allait s’appeler Haïko.

Ce nom signifiait « l’enfant des cendres ». Cela voulait beaucoup dire pour moi. Il mêlait la passé et l’avenir dans une sonorité harmonieuse et douce. Il rappelait en même le drame d’où tout avait commencé et le symbole de la renaissance. À travers ce nom se glissait tout un objectif que je m’étais petit à petit fixé.

La baignoire fut pleine, et je pus me déshabiller pour m’y plonger. Un long et intense soupire sortis de mes poumons au contact de l’eau chaude sur mon corps. Cela faisait bizarre d’avoir un si petit ventre après des mois à présenter une rondeur grandissante. Je posai la main dessus et appuyer ma tête contre le rebord du bassin, repensant au prénom de mon fils. Il partait d’une période où mourir me paraissait être la meilleure solution à mes tourments. J’étais au plus bas, me sentant seule face à tant de danger. Assise sur mon canapé à Hyouga, je me demandais souvent ce que je faisais dans ce monde, et s’il était encore bien utile que je continue d’y vivre. Après tout, Sul Hei était tout sauf clément, et je ne remplissais clairement pas l’idée qu’il se faisait d’un bon combattant. J’étais faible et trop hésitante pour le servir. Les hostilités qui montaient jour après jour avec les royaumes voisins, ce sentiment de menace constante, ce n’était pas pour moi. Je n’étais pas faite pour ce monde, voilà  ce que je me disais quotidiennement.

Mais contre toute attente, je ne pus mettre mes pensées à exécution. Même après que je sache l’effrayante séquelle que m’avait laissé l’élu de Minshu, je ne parvins jamais à aller jusqu’au bout de l’acte. Plusieurs fois j’ai essayé, maudissant l’enfant que je portais, mais quelque chose me bloquait à chaque fois. Je ne saurais expliquer précisément ce que c’était, mais ça ressemblait à une petite voix qui me soufflait d’arrêter, comme une conviction qui se battait avec mon cœur pour ne pas que je mette un terme à ma vie.

J’ai alors vécu comme je le pouvais, au jour le jour, totalement perdue. Je sortais très peu, juste par nécessité, essayant de mettre de l’ordre dans mes idées. Il me fallut deux semaines pour enfin me décider à franchir à nouveau le seuil de ma maison pour autre chose que faire les courses. J’y avais fait des rencontres très agréables. Mais le véritable déclencheur de mon objectif actuel, fut lors de l’inondation d’Hyouga. Forcée alors de tout abandonner, je me disais que peut-être une mort grâce à laquelle des gens pouvaient être sauvés serait plus souhaitable. Ce fut sans compter sur l’homme de l’Akatsuki, qui me fit comprendre qu’en y laissant la vie, ce n’était pas une, mais deux vies que je prenais, et que celle qui sommeillait en moi pouvait être bien plus importante que je le pensais.

La semaine passée avec lui fut un déclic pour moi. Partie du tas de cendre qu’était ma vie après cette agression, je me sentais quelque peu renaître, avec une nouvelle détermination en tête : Elever cet enfant et devenir une mère forte pour lui. Je m’étais languie et m’étais beaucoup plainte jusque là, mais après cette période de faiblesse, il était temps de se ressaisir et de laisser derrière la Rumaki naïve et faible que j’étais. Voilà mon objectif. Je n’avais pas tout oublié, mais je ne voulais plus que ça me bloque. En 9 mois, je m’étais fait une raison.

Je restai encore une bonne demie-heure dans l’eau avant d’en sortir, de me sécher et d’enfiler une tenue propre pour aller dormir. Je n’eus aucune peine à trouver le sommeil réparateur dont j’avais besoin.



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MessageSujet: Re: Je te protégerai [solo]   Lun 11 Juil - 20:42






Illusion





Le bruit de l’eau coulant dans la baignoire me parvenait clairement, alors que mon regard était rivé sur celui qui venait d’être baptisé Haïko. Même si je trouvais le prénom plutôt joli, j’étais loin de me douter de sa signification. Assise sur un tabouret, j’hésitais encore sur la bonne action, mais surtout si je décidais de mettre en application l’idée commune avec la femme de la grotte, je ne voulais pas que Rumaki ne me surprenne. Je restai alors quelques minutes immobile, avant de me lever et d’aller dans la cuisine pour me préparer un thé noir et d’y ajouter un fond de whisky. Il fallait dire que même moi, je me sentais fatiguée après tout cela. L’inquiétude pour Rumaki, la discussion avec la femme de la grotte, l’intense réflexion et la longue marche, tout cela était dur à supporter pour mon âge.

Appuyée sur le rebord de la cuisine, je bus une première gorgée avant de soupirer. J’arrivais à la conclusion qu’il n’y avait pas d’autres choix : je devais cacher ce sceau à Rumaki. C’était mieux pour elle et pour tout le monde. De mon côté, il suffisait que je n’en parle à personne, et Haïko éviterait ainsi les ennuis. Je bus une nouvelle gorgée avant de me diriger avec le verre vers le berceau. Je le posai sur une table en même que j’entendis Rumaki changer de pièce. Tournant légèrement la tête, je la vis prendre la direction de sa chambre. J’attendis que la porte se ferme, puis je relevai les manches : c’était le moment.

J’enlevai la totalité du manteau, laissant le bébé totalement dévêtu, puis sortis la bague qu'on m'avait donnée pour l'enfiler à mon doigt. Tout de suite, une dose d'énergie supplémentaire m'envahit. Je posai le plus délicatement possible la main sur son torse. Il ne fallait pas qu’il se réveille, pour éviter d’inquiéter la mère. Une fois le sort posé, cette dernière allait pouvoir le voir tant qu’elle voulait, mais là, il en était encore hors de question. Heureusement pour moi, elle était exténuée et ne pensait qu’à aller se coucher, me laissant en toute confiance la garde du petit. Cela m’arrangeait grandement je dois dire. De plus, la femme de la grotte avait accepté de me laisser un peu de son énergie pour que je puisse mener à bien cette opération. Sans elle, je ne sais pas si j’aurais eu assez d’énergie pour tenir sur le long terme.

Prenant une grande et lente inspiration, je commençai mon œuvre. Lentement, le sceau disparut de ma vue. Je restai dans cette position quelques minutes, le temps que l’illusion se mette en place. Quelques gouttes perlèrent sur mon front, mais je tins bon. J’utilisai toute l’énergie que l’on m’avait cédée, celle de la bague, et une bonne partie de la mienne. Ce fut éprouvant et lorsque je retirai ma main, je fus essoufflée. Je jetai un œil pour voir si Rumaki traînait dans les parages, mais à mon grand soulagement, elle n’avait pas quitté sa chambre. Tout s’était alors passé dans la plus grande discrétion. J’accordai un sourire à Haïko.

Voilà, ainsi tu es protégée, et Rumaki aussi. J’espère que ça ira bien pour vous mes chéris…

Je pris le verre de thé et en but de qu’il restait avant de le rapporter en cuisine. Je revins vers le berceau pour remettre le duvet sur l’enfant et l’observai un instant, me demandant comment Rumaki allait réagir quand j’allais lu apprendre la vérité, et surtout, comment j’allais m’y prendre pour l’annoncer.

Mais je ne pus répondre à cette question, car mes yeux commencèrent à se fermer d’eux-mêmes. Tout cela m’avait grandement épuisée, et l’obscurité de la pièce uniquement éclairée de bougies contribua à me fatiguer. Je donnai un bisou sur le front d’Haïko, et alla moi aussi me coucher. Tout bien pensé, j’étais satisfaite de ce que j’avais fait.

Quand tout le monde fut éloigné de l’enfant, la partie de combinaison que Neo avait perdu à Minshu trouva celui qu’il pensait être son maître, et vint de fixer sur le talon de l’enfant, discrètement, ressemblant à une tâche de rousseur.



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