Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | .
Lecteur du coeur
Invité Invité

-



MessageSujet: Lecteur du coeur   Mar 12 Juil - 20:53





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo et bidule

Musique

Il était une fois, au beau milieu de montagnes et de vallées, un petit village, perdu de tous et toutes. Aucune carte, aucun chemin n'y menait ou ne l'indiquait, si bien qu'on oublia l'existence de cet endroit magnifique, qui fut nommé Ylisviale. Les habitants de ce petit village vivaient heureux, tous ensemble, la main dans la main. Ils n'étaient pas plus de quelques dizaines, mais tous se connaissaient, et s'appréciaient, vivant dans la joie et dans l'harmonie, sans se soucier de ce qu'était le reste du monde, par delà les montagnes.

Mais un jour, un méchant et sombre sorcier arriva dans la vallée, et enleva la plus jolie fille du village, Erika, et n'avait que comme seul objectif que d'épouser de forcer la jeune femme. Tous étaient très triste, très malheureux d'avoir perdue leur amie. Malheureusement, ils ne pouvaient rien face à la puissance maléfique du sorcier. A chaque tentative des villageois, l'odieux mage les avaient repoussés par le froid, la neige et la tempête...

Toutefois, devant tant de désespoir et de tristesse qu'avait infligée le sorcier des neiges, un preux et valeureux héros arriva. Il était jeune, beau, mais surtout courageux. Il n'avait que suivit son cœur, et avait trouvé un endroit où l'on avait besoin de lui, une personne à sauvé.

"Aidez-nous, Aidez nous, notre amie, Erika, s'est faite enlevée par un méchant sorcier !" Supplièrent les villageois au jeune homme. Tous étaient désespérés, et ils n'avaient rien à offrir au jeune homme, si ce n'était leurs gratitudes.

"Ne vous en faites pas ! Je combattrai le méchant sorcier, et récupérerai votre amie !" Répondit le chevalier, vaillant, avant de se diriger vers la demeure du vilain sorcier.

Le méchant magicien fut donc confronté à l'héroïsme et à la force du héros. Il utilisa tout ses artifices, tous ses sortilèges, mais ils étaient impuissant face au courage du héros, qui triompha avec la plus grande vaillance du méchant, et ramena la jolie Erika à son village.

On dit que le preux chevalier ne quitta jamais le village, où il avait trouvé la sérénité et le bonheur, et qu'il épousa la jolie Erika. Tout deux vécurent heureux, entourés de tous leurs amis villageois, et eurent beaucoup d'enfant jusqu'à la nuit des temps...

FIN.

*****

A-ainsi s-se terminai m-ma lecture d-du conte d-d'aujourd'hui. E-encore u-une fois, j-je m'étais v-véritablement p-plongée d-dedans, e-et a-avait m-même o-oublié o-où j-je me trouvais e-et ce que je faisais...

E-et pourtant, j-je d-devais p-prendre l-l'habitude... C-c'était u-une c-chose q-que j-j'avais c-commencé à f-faire : J-je prenais u-un l-livre d-d'histoire, e-et l-le lisais a-assisse s-sur l-la fontaine d-de la place p-proche d-de l-la maison. C-c'était u-un endroit c-certes u-un peu bruyant... M-mais a-au final, u-une fois habituée à c-cela, a-aux gens q-qui marchaient e-et à l'eau q-qui coulait... C-c'était u-un endroit a-assez r-reposant...

M-mais surtout, c-c'était p-parce q-qu'il y-y avait d-d'autres e-enfant, c-certains d-de mon âge, d-d'autres p-plus jeunes, q-qui jouaient e-ensemble... S-si au début, j-je les épiais u-un peu d-discrètement, p-pour apprendre l-leurs jeux, l-leurs caractères, c-ce qu'ils faisaient, i-ils c-commencèrent à s-s'habituer à m-moi, e-et m'avait m-même d-demandé à m-ma grande s-surprise u-un jour d-de leur l-lire l-l'histoire. C-c'était d-devenu m-maintenant p-presque q-quotidien, e-et j-je c-commençai à b-bien m-m'entendre a-avec eux...

A-aujourd'hui a-avait é-été u-une de c-ces histoire, e-et j'avais l-lut d-devant b-bien 5-6 enfants, q-qui avaient t-tous suivit a-avec attention l-le conte q-que j-je racontais. D-d'autres c-c'était arrêtés, e-enfant c-comme adulte, e-et avait s-suivit u-une petite partie d-de mon histoire, a-avant d-de partir v-vers d'autres o-occupation, t-toutefois c-content d-du dénouement h-heureux. M-moi même é-étaient p-plutôt heureuse d-de cette fin. J-j'aimais v-vraiment b-beaucoup l-les histoires q-qui s-se terminaient b-bien... P-peut être m-même d-de trop...

T-toutefois, e-en portant m-mon regard v-vers u-une ruelle p-proche, j-je pus v-voir q-qu'il y avait d-des garçons, p-peut être u-un peu plus vieux, q-qui observaient l-la scène, e-et surtout m-moi. D-dès q-que n-nos regards s-se croisèrent, i-ils p-partirent r-rapidement, f-fuyant... J-j'étais u-un peu t-triste d-de voir ça, m-mais... P-peut être q-qu'un j-jour, i-ils voudraient b-bien p-participer à c-cette lecture ?

E-en t-tout cas, i-il n'était p-pas encore l-le soir, e-et u-un grand n-nombre d-d'adulte t-travaillait e-encore... L-les gardes f-faisaient q-quelques patrouilles d-dans cet endroit c-calme, e-et eux a-aussi, s-semblaient m-m'avoir q-quelque peu pris en affection...

C-cette vie était s-simple... M-mais j-je l'appréciai, b-beaucoup !


Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Mer 13 Juil - 2:09

Une ou deux semaines en arrière Matsuo n'aurait pas cru finir par se retrouver dans la capitale de sa nation. Depuis son arrêt dans les territoires neutres il avait un goût amer en bouche, un goût de fer mélangé à du sang qui ne disparaissait pas. Sa rencontre avec le jeune élu de Fuyu qui se vantait d'être le seul et l'unique Don avait poussé le boxeur à franchir le cap qu'il s'était fixé et finalement ses poings avaient fait jaillir sa rage pour lui. Mais était ce vraiment à cause de cette homme que le goût d'amertume était apparu ? Il n'en était pas vraiment sur, il avait plutôt l'impression que tout avait démarré avec la lettre du roi de Seika. De ce courrier en était venu une triste nouvelle, la guerre n'allait pas tarder à déchirer Kosaten lorsque les deux grandes puissances de ce monde s'affronteraient au travers de leurs élus et de leurs hommes. C'était sans doute ça qui avait été la première étape de ce processus qui poussait Mat à se retrancher une nouvelle fois vers une part de lui même qu'il n'aimait pas.

Aucune hallucination n'avait vu le jour pourtant, IL n'était pas revenu et rien d'autre, sauf si cette élu de Fuyu était lui même une hallucination qui n'avait été la que pour l'obliger à agir de la sorte. Il en doutait fortement puisqu'il avait vu le sceau de cette homme et au vu de sa manière d'être jamais son propre esprit ne lui aurait créer une telle vision d’infamie. Mais le plus important n'était pas le passé, c'était l'avenir et le présent et pour le moment il était arrivé aux immenses portes de Chikai. Il avait rapidement quitté le territoire neutre pour essayer d'effacer ce mauvais souvenir, bien que celui ci ne disparaisse pas, et avait marché sans réel direction. Le boxeur c'était contenté une fois de plus de suivre les routes que Fenghuang lui montrait. Alors tel les dieux eux même le voulait, voila qu'il se retrouvait à marcher allègrement dans les rues de cette magnifique citée.

L'air frais et humide de cette après midi n'était pas pour le déplaire, aussi avançait il sous la clarté d'un soleil qui l'illuminait de toute son aura. Il n'était venu que deux fois dans cette ville, la première à son arrivé lorsqu'il avait rencontré Kachou, à cette époque il n'avait pas eut le temps d'en apprendre beaucoup sur la ville car il avait cherché à comprendre ce monde. La deuxième fois était à cause de la convocation et l'idée de devoir guerroyer pour des raisons qu'il trouvait futile et surtout un roi qui s'organisait mal, lui avait bien trop déplut pour qu'il se décide à faire un tour de la ville tel un touriste venu en visite. Mais aujourd'hui était le bon jour, rien ne l'avait obligé à venir et cette journée avait trop bien démarré pour qu'elle se termine mal, au fond de lui même il savait très bien qu'aucune mauvaise rencontre ne pourrait se dérouler durant sa période dans la capitale, bien qu'il comptait tout de même partir sous peu.

Ainsi, depuis qu'il était arrivé peu après les douze coups de midi, il avait vogué instinctivement à travers les rues principales de la ville, s'arrêtant à divers endroit pour profiter de la beauté de certaines bâtisses ou encore de la délicieuse odeur que certains mets dégageaient. Puis il avait continué dans des rues un peu moins fréquenté pour s'arrêter non loin d'un temple qu'il prit le temps de contempler. Cependant quelque chose attira bien plus son attention et lui sembla bien plus intéressant qu'un temple qu'il pourrait voir dans les prochains jours. A travers une haute arche raccordant deux maison aux couleurs rougeâtre, il put voir assit sur le bord d'une fontaine une jeune enfant qui faisait la lecture d'un épais ouvrage à d'autres enfants. Les autres bambins étaient bien sagement assis autour d'elle et de la fontaine à l'écouter raconter son histoire.

Prit d'une envie d'entendre un conte de la région que des enfants pouvaient lire et apprécier d'une manière aussi agréable lui fit aller en avant. Lentement et sans un bruit pour ne pas déranger la lecture il s'avança à travers la petite ruelle et passa non loin de quelques uns des enfants avant d'aller se mettre à l'abris du soleil contre un mur et sous un haut vent de toile. Ici dans un coin d'ombre, il était sur de ne pas perturber le récit de cette enfant et le plaisir des autres, il écouta donc aussi sagement qu'eux l'histoire d'un guerrier au cœur et à la vaillance si pur qu'il réussit à défaire les maléfices d'un puissant sorcier avant de finir par épouser la jouvencelle en détresse. Cette histoire fit rire le boxeur qui, contrairement aux enfants, savait que ce genre de chose n'arrive vraiment que dans les livres. La vérité en est tout autre et bien moins épanouissante pour l'imagination fertile que des personnes en bas âge possèdent.

Puis finalement la demoiselle aux cheveux rouge termina sa lecture, refermant le livre devant elle et semblait fière de sa prestation. Elle observa les environs avant de rester un instant figé vers une ruelle dont Mat' ne s'était pas encore soucié, après quoi elle reprit un aspect plus normale. Dans tous les cas, elle n'avait pas l'air d'avoir remarqué le boxeur qui était venu s'incruster dans cet événement auquel il n'avait peut être pas le droit d'assister. Mais peu importait, c'était trop tard. Lentement il se releva, prenant appuie de son bras gauche uniquement, pour finir debout. Il s'avança de quelques pas et applaudit comme il le pouvait, ce qui se résumait à taper de sa main gauche contre son abdomen. Cela produisait un son bien moins fort et bien moins enthousiasment qu'un réel applaudissement mais c'était un début.

Puis il continua d'avancer pour finir dans la lumière, il s'arrêta à une bonne distance de l'enfant pour ne pas l'effrayer et avec un grand sourire il lui dit.

" - Woaa, ton histoire était vraiment chouette.
Je m'appel Matsuo et j'ai vraiment beaucoup aimé comment tu l'as lu, j'te félicites beaucoup moi qui était un peu chagriné me voila heureux comme tout."
Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Mer 13 Juil - 16:38





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo et bidule

M-mon r-regard se perdait u-un peu entre t-tout les gens qui étaient p-présent a-autour d-de moi. M-même si b-beaucoup n-ne faisaient q-que marcher p-pour s-se rendre ailleurs, c-certains s-semblait p-plutôt c-content d-de mon h-histoire, e-et r-retournaient à l-leurs o-occupations, à l-leurs jeux m-me laissant s-seule s-sur le bord d-de la fontaine, h-heureuse d-d'avoir p-put d-donner des sourires à c-ces enfants, à t-toutes ces personnes, q-qui m-me le rendaient s-sans même s'en rendre compte. J-je donnais d-des sourires a-aux gens, e-et cela m-me remplissait d-de joie...

M-mais c-ce fut u-un é-étrange b-bruit q-qui m-me fit p-porter m-mon attention s-sur q-quelqu'un. I-il s'agissait d-d'un monsieur q-qui était r-resté j-jusqu'à p-présent d-dans l'ombre, e-et qui... S-semblait a-avoir é-écouté l-l'histoire q-que j-je racontais à t-tous. M-mais i-il semblait f-faire u-un geste u-un peu étrange, c-c'est q-qu'il s-se tapait l-l'abdomen... i-il semblait ê-être enjoué d-de faire ça... A-alors... Etais-ce... U-un applaudissement ?

M-mais u-une fois q-qu'il s-s'approchai d-davantage, j-je pus v-voir q-que son b-bras é-étais t-totalement d-différent, c-comme t-tout entortillé d-dans u-un l-long e-et gros o-objet m-métallique, e-et qu'il n-n'arrivait p-pas à s'en dépêtrer. I-il portait e-en tout c-cas d-des v-vêtements p-plutôt ample, p-presque b-bouffant. E-en tout c-cas... I-il était i-intimidant d-d'aspect...

P-par reflexe, j-je me c-cachai u-un peu d-devant l-le recueil d-de conte q-que j-j’utilisai p-pour d-donner d-des histoires a-aux gens, m-mais j-je fus s-surtout s-surprise d-de l-l'entendre m-me complimenter s-sur l-l'histoire q-que j'avais r-raconté, m-mais s-surtout q-que c-cela avait... i-illuminé s-sa journée q-qui p-pourtant n-ne s-s'annonçait p-pas sous les m-meilleurs auspices... R-rougissant u-un peu, i-il m-me fallut -beaucoup d-de calme e-et de concentration p-pour arriver à l-lui répondre s-sans t-trop bafouiller :

"M-Merci b-beaucoup, M-monsieur Matsuo... J-je... ç...Ça m-me fait plaisir c-ce que v-vous dites !"

J-je l-laissai u-un s-sourire j-joyeux t-transparaître, u-un peu i-inconsciemment, s-sous m-mes joues rougies p-par le compliment q-qu'il m'avait f-fait. M-même s-si c-cette p-petite m-marque d-de joie é-était e-en partie c-cachée p-par l-le livre q-que je serrais contre moi p-par réflexe...

"J-je... Je m-m'appelle... O-Orina. J-j'habite n-non loin, e-et... C-comme j-je sais l-lire, j-je f-fais l-la lecture a-aux a-autres enfants, q-qui n'ont p-pas c-cette chance..."

T-toutefois... S-son b-bras... E-étais v-vraiment... Enfin, i-il attisait v-vraiment m-ma curiosité, p-peut être m-même d-de trop... P-peut être q-que c-c'était m-mal d-de le d-demander, m-mais... Q-qu'avait-il f-fait p-pour a-avoir d-du métal t-tout autour d-de c-ce membre ?

"P-pardon d-de vous demander ç-ça, mais... Q-qu'est-il arrivé à... Votre bras ? S-s'il est blessé, j-je peux v-vous indiquer d-des médecins n-non loin, o-où j-je peux p-peut être f-faire q-quelque c-chose p-pour vous !"

J-je commençais m-malencontreusement à p-paniquer, n-ne sachant c-comment ou s-si j-je pouvais a-aider c-ce monsieur. J-j'espérai q-qu'il y ai u-un moyen, a-afin d-de m-me rendre... U-utile ? E-en t-tout cas, j-j'étais v-vraiment t-trop c-curieuse v-vis à vis d-de son b-bras... E-et j-je n'aurai p-peut être p-pas dût d-demander c-cela...

M-mais... J-je sentais... U-une énergie, f-faible, m-mais... P-présente... I-il allait f-falloir u-un peu d-de temps p-pour que je puisse l-l'identifier... O-ou q-que je trouve q-qui e-en étais l-la source ? E-est-ce q-que c-c'était l-le monsieur ? J-je n'avais q-qu'un m-moyen d-de savoir c-cela...

"E-excusez m-moi... m-mais... E-est-ce q-que vous êtes u-un élu ?"


Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Mer 13 Juil - 17:55

Étonné de sa soudaine apparition d'un peu nul part, la jeune fille se cacha irrémédiablement derrière l'épaisse couverture du livre qu'elle venait de lire. Il recula prudemment d'un pas pour qu'elle ne soit pas trop intimidé par sa présence, cependant il réussit à voir avec joie que, derrière le bouquin qu'elle tenait, son visage c'était illuminait d'une aura de bonheur. Il était assez loin d'elle, cependant il avait même eut l'impression qu'au travers des cheveux rouges de la jeune fille et du livre qu'elle présentait tel une défense imparable, celle ci était en train de rougir. Ainsi, même s'il semblait l'avoir effrayé au premier abord, ce qui devait expliquer son étrange bégaiement, au moins avait il réussit à l'apaiser suffisamment pour qu'il puisse avoir l'occasion d'entendre une ou deux autres histoires qu'il apprécierait certainement.

Il avança d'un nouveau pas en avant, reprenant la place qu'il avait quelques instants en arrière tout en écoutant les paroles de l'enfant. Elle était effectivement contente de ce qu'il lui avait dit, son compliment qui avait été bien sur un peu exagéré avait plutôt bien fonctionné. Et soit il c'était montré suffisamment convaincant soit elle n'était pas fine psychologue, ce qu'il aurait tout à fait comprit pour quelqu'un d'un tel âge. Mais au fond il avait quand même bien aimé la lecture de ce récit un peu surfait, et surtout voir qu'elle rendait d'autres bambins heureux. Il avança de quelques autres pas pour finalement s'arrêter à un ou deux mètres de la fontaine. Puis elle reprit en lui indiquant qu'elle se nommait Orina, un nom d'autant plus étonnant pour une fille dont l'allure ne ressemblait pas du tout à celle des autres gamins.

Elle émit également un détail important. Contrairement aux autres enfin du coin, elle, elle savait lire. Il n'avait pas bien fait attention à l'âge que les autres pourraient avoir, d'ailleurs il ne saurait vraiment déterminer l'âge qu'Orina avait, bien qu'il se doutait qu'elle doive avoir aux alentours de la dizaine d'année. Mais en général, tout du moins sur son monde, malgré la violence des guerres de gangs perpétuelle, à cette âge la tout le monde savait lire. Sauf bien sur les plus pauvres ou isolées qui ne s'intéressent pas à cet art. Alors comme ça, les enfants de la capitale ne sont pas tous lettrés ? C'était plutôt triste finalement lui qui pensait et voyait Seika comme l’idylle de ce monde, si l'on exceptait la décision impétueuse et belliqueuse de son roi.

Cependant, il sentait déjà son esprit suivre le long fleuve des divagations et savait où cela l’amènerait. Il resterait plusieurs minutes sur place à réfléchir sans faire attention à ce qui l'entourait et ce n'était pas le moment opportun pour le faire, surtout qu'il l'avait déjà fait pendant plusieurs longues journées avant d'arriver à la capitale. Aussi, avant qu'elle ne dise quoi que ce soit et bien qu'il la voie loucher étrangement sur son unique main visible, il s'avança d'un nouveau pas et tendis cette même mains vers la fontaine tout en disant gentillement.


" - Alors enchanté Orina, puis je m'asseoir à côté de toi ?"

Voyant qu'elle ne semblait pas contre le faite qu'il se rapproche d'elle, bien qu'il sentait avec aisance le stress dont elle faisait preuve, il s'approcha un peu plus et vint s'asseoir calmement sur le bord de la fontaine tout en gardant deux bon mètres entre lui et elle pour ne pas l'effrayé plus qu'elle ne l'était déjà. Mais alors qu'il s'asseyait elle lui posa une question qui le fit rire. Elle lui demandait si l'état de son bras était normal ou non ? Car si tel était le cas elle connaissait des personnes capable de le guérir. Après avoir calmé son rire amicale il reprit sur un ton un peu amusé.

" - Ce que tu fais pour les autres enfants c'est vraiment super, en plus tes histoires sont vachement bien je trouve."


Il prit ensuite son épaule droite dans le creux de sa main gauche tout en continuant.

" - Et pour ça ne t'en fait pas mon bras va bien. J'ai eu un grave accident il y a quelques temps et on m'a guérit, mais il faut laisser le temps à mon bras de cicatriser, tu comprends ? Et comme c'est mon ange gardien qui m'a réparé je n'ai rien à craindre, mais merci de me le demander. Tout ce que tu pourrais faire pour moi serait de me lire, quand tu le voudras bien sur, un ou deux autres contes de ton livre si tu le veux. Ça me ferait un grand plaisir. "

Malgré toute la bonne intention qu'il y mettait pour mettre en confiance cette enfant et qu'elle soit moins enclins à avoir peur face à lui, il avait l'impression de ne pas y arriver tant que ça. Elle continuait à balbutier dans chacune de ses phrases et bougeait avec de léger spasmes qui laissait à deviner son état de stress important. Elle reprit tout de même la parole pour lui poser une autre question plutôt importante. Était il un élu ? Ça bien sur qu'il l'était, mais pourquoi venait elle à poser cette question aussi vite et abruptement ? Avait elle un don pour le déterminer ? Peut être était elle également une élue, bien que cette idée lui semble étrange. Ce qui était par contre bien plus probable et que, jusqu'à présent chaque élus que Mat' avait rencontré portaient des vêtements et agissait différemment des gens de ce monde, des vrais natifs. Alors au vu de sa tenue pittoresque et de ses poings d'acier, peut être était ce écris en gros sur son front qu'il était un élu ?

Les enfants de ce monde rêvait peut être de devenir aussi puissant que les élus ? Ou de leur ressembler ? Après tout il avait bien rencontré une guerrière de Minshu qui était aussi bonne combattante que lui, peut être même meilleur s'il avait eut l'occasion de la voir se donner à fonds plutôt que dans une bagarre de taverne. En tout cas, toujours en souriant, il fut amusé de venir donner un petit coup de coude, qui n'avait aucune chance de la blesser, vers la jeune enfant tout en ajoutant amusé.


" - Peut être que j'en suis un effectivement, et toi petite Orina, t'en es une d'élue ?"
Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Mer 13 Juil - 21:58





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo et bidule

L-le m-monsieur s-semblait être u-un peu p-perplexe d-devant m-moi, s-sur l-la manière u-un p-peu trop d-défensive a-avec l-laquelle j-je répondais, e-en m-me c-cachant à m-moitié d-derrière l-le nombre c-conséquent d-de page a-afin d-éviter a-au début l-la possibilité, b-bien q-que faible, q-qu'il m-me fasse d-du mal... M-mais j-j'étais s-sûre, p-peut être à t-tort, q-qu'il n-n'allait p-pas m-me faire d-de mal... I-il n-n'avait p-pas d-de raison d-de le faire, n-non ?

E-en t-tout c-cas, i-il m-me demandait s-s-il p-pouvait s-s’asseoir à c-côté d-de moi, s-sur l-la fontaine... E-elle n-n'était p-pas à m-moi, e-et e-elle était s-suffisamment g-grande p-pour t-tous... M-même s-si, d-de base, j-je me faisais t-toute p-petite a-au milieu d-de la place l-lorsque j-je ne me r-réfugiais p-pas d-dans l-les contes q-qui m-m'émerveillaient a-au moins t-tout autant q-que m-mon assemblé a-aux yeux parfois l-luisant d-d'étoiles... J-je... n-n'avais p-pas d-de raison d-de l'en e-empêcher...

"O-oui, v-vous p-pouvez, e-elle e-est p-pour t-tout le monde..."

J-je me d-décalai u-un petit p-peu s-sur l-le coté, p-pour q-qu'il puisse s-s'asseoir s-sans g-gène... S-sans avoir à s-se serrer o-ou s-se coller c-contre m-moi, q-qui... M-m'aurait s-sans d-doute tendue e-encore plus q-que n-nécessaire.

Après que j-je posai m-ma question s-sur s-son bras, i-il se prit d-d'un rire, c-comme si ma q-question... Etait d-digne d-de moquerie, c-ce que j-je ne c-comprenais pas, avant q-qu'il n-ne se calme, e-et n-ne me c-complimente à n-nouveau s-sur c-ce q-que je faisais p-pour l-les a-autres enfants, m-me faisant r-rougir à n-nouveau un p-peu... J-j'étais f-forcément gênée... M-mais aussi... U-un peu c-contente d-de cette b-bonne action q-que je faisais m-maintenant q-quotidiennement...

"Merci b-beaucoup, ç-ça... ça me touche...M-mais ce n'est p-pas moi q-qui ai écrit c-ces histoires."

P-puis, l-le monsieur m-m'expliqua q-que son b-bras é-était dû à u-un accident qu'il avait e-eu, e-et q-que quelqu'un lui a-avait réparé... J-je me d-demandais q-qui c-c'était... E-en tout cas... S-selon l-lui, j-je pouvais c-continuer à l-lire  p-pour d-d'autres, c-chaque j-jour, e-et q-que c-c'était c-ce q-que je pouvais f-faire p-pour lui...

"C-cette... C-cette personne, v-votre ange gardien... Ça d-doit être u-une gentille p-personne... E-et c'est elle a-aussi q-qui vous a mis c-ces m-mains e-en métal ? C... Ce doit être v-vraiment lourd..."

E-en tout cas, c... J-je n'osais p-pas imaginer l-le poids d-ce ces gants... L-l'un d'eux d-devait a-au moins f-faire l-la moitié d-de mon poids... L-les deux r-réunis... P-pouvait m-m'écraser a-avec l-le p-plus grand f-flegme...

"M-mais j-je c-continuerai, t-tant q-que je l-le peux à l-lire i-ici, c-chaque j-jour, p-pour t-tout ceux q-qui m-m'écoutes !"

C-c'était e-en tout cas t-tout c-ce que je pouvais f-faire, ici... M-même s-si cela était p-pas beaucoup à l-la vue d-de tout ce q-que les gens p-pouvait f-faire d-de bien, c-c'était m-ma m-modeste c-contribution à t-tout l-l'ouvrage q-qu'était l-le monde... M-même s-si j-je n'étais q-qu'à Chikai, l-la capitale d-d'un d-des trois royaumes...

M-mais c-ce fut s-sa t-tape, b-bien q-qu'amicale s-sur mon épaule, q-qui m-me fit r-réagir e-en me faisant u-un tout p-petit peu mal... C-ce n'était p-pas v-volontaire, m-mais j-je poussai u-un p-petit c-cri d-de surprise, e-en me t-tenant u-un peu l-le bras, o-où i-il m'avait t-touché...

I-il m-me d-demandait s-si j-j'étais u-une élue, t-tandis q-que l-lui évitais l-la question que j-je lui avais adressé... J-je pouvais c-comprendre, c-cela n-ne me regardait pas... M-mais j-je répondis t-tout de même à la sienne, a-avec honnêteté :

"O-oui, j-je suis u-une élue d-de Seika... J-je s-suis a-arrivée s-sur K-Kosaten i-il y a quelques mois s-seulement, i-il y a... p-presque 4 mois... J-je crois."


Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Jeu 14 Juil - 3:14

Mat' avait jusqu'à ce jour rencontré pas mal de monde tout même, cela faisait un peu plus de quatre mois qu'il était arrivé en ce monde. Mais beaucoup des personnes qu'il avait rencontré était des êtres au passé trouble comme lui, des gens qui ont connu la guerre, le combat ou en tout cas la violence. Des gens avertis et qui se montraient vigilant quand à leurs gestes et leurs paroles. Mais aucun d'entres eux n'avaient peur, ils étaient tous plutôt confiant en ce qu'ils étaient et en devenait presque pour certains des clichés de héros. Cependant cette jeune fille possédait quelques choses qu'aucun autres n'avaient, et c'est ce qui fascinait actuellement le boxeur. Orina était jeune, certainement naïve mais principalement avait une bienveillance qui se confrontait à une terrible peur et insécurité.

Tout du moins c'est l'impression qu'il avait en étant avec elle. Elle bégayait énormément dans chacune de ses phrases alors qu'elle avait parlé avec une simplicité et une aisance déconcertante lors de sa lecture, prouvant qu'elle avait tout de même un don oratoire. Matsuo avait déjà rencontré des bègue et il savait que même durant des lectures ou des chansons ceux ci garde quelques difficultés, en tout cas ceux qu'il avait rencontré était ainsi. Ce qui finalement était une preuve supplémentaire de la sensation d'impuissance et de faiblesse que cette enfant devait avoir. Cela se remarqua également lorsqu'il prit place sur la fontaine et, bien qu'il se soit mit exprès loin de la fillette, celle ci s'était tout de même décalé encore plus, laissant un vaste espace pouvant accueillir au moins trois autres personnes entre eux.

Mais malgré tout ses défauts, elle ne se retranchait pas derrière les jupons de quelqu'un d'autre ou ne fuyait pas. Elle restait bien ici à discuter et à poser des questions que d'autres n'auraient peut être pas osé. Elle le remercia d'ailleurs encore une fois pour le compliment qu'il lui avait fait. Puis après elle s'intéressa un peu plus à l'ange que Mat' avait évoqué. Et comme elle même l'avait dit, oui Aki était une très gentille personne qui n'avait fait que sauver le pauvre boxeur qui avait un peu trop tendance à se fourrer dans les mauvaises situations. A deux reprises distinctes elle l'avait sauvé d'une mort proche alors que lui n'avait rien put faire pour l'aider en contrepartie. Il n'avait pas pu lui rendre la monnaie, mais elle s'en fichait bien, ce qui comptait pour elle était l'aide qu'elle apportait aux autres. Elle était la parfaite ange gardienne qu'il voyait en elle.

Cependant l'enfant fit une erreur qui fit sourire, et même légèrement rire Mat', lorsqu'elle lui demanda si c'était la druidesse qui lui avait donné de tels mains de métal, précisant que leurs poids lui semblait disproportionné, alors que ce n'était clairement pas le cas. En tout cas il y était tellement habitué qu'il ne sentait plus leurs poids, comme s'ils étaient une extension normal de son corps, et d'ailleurs chaque gant était devenu une extension de son corps qu'il contrôlait à merveilles. Pour mettre les choses au clair face à l’intérêt que leur portait Orina, il prit le temps de répondre toujours un peu amusé.

" - Oui, Aki est l'une des plus gentilles personnes que j'ai rencontré. Elle m'a sauvé de la mort à deux reprises et je lui en serait éternellement reconnaissant, mais c'est quelqu'un d'encore plus important à mes yeux qui m'a offert ces mains si.
Et je peux te garantir qu'ils ne sont pas si lourd que ça."


Ses pensées revinrent une fois de plus auprès du Don. Cela faisait bien longtemps, trop à son goût, qu'il n'avait pas pensé à lui. Que devenait il sur le Mégasterrion ? Non ! Il ne devait pas y repenser maintenant, sinon il finirait par ce perdre dans ses pensées une fois de plus, il n'en avait clairement pas besoin et il le savait. Que ce soit le Don, Zayro ou le roi lui même, il ne voulait pas se laisser déconcentrer dans ses songes et ses réflexion. Surtout au vu de ce qu'Orina lui déclara car elle était également une élue. Suite à cette phrase Mat' haussa un sourcil tant cette enfant l'intriguait de plus en plus. Qu'est ce qui avait bien pu motiver Fenghuang à ramener cette fille ici ? Elle paraissait si jeune, mais devait savoir faire de grande chose, sinon quelle utilité aurait elle pour le dieu phénix ? Un désir ardent d'en connaître plus vint lui déchirer l'esprit.

" - Figures toi alors jeune Orina que nous sommes tous deux des élus arrivés il y a à peu près quatre mois.
J'en suis un de Fenghuang et je supposes que toi aussi tu en es une. Alors tu vois aucune raison de paniquer ma p'tite dame, on est entre élu du même camps.
Et de ce faite je peux aussi te dire que mes gants d'acier je les ai depuis suuuuuper longtemps, bien avant d'arriver ici figure toi."


Il émit une légère pause, il ne voulait pas trop en dire et plutôt en apprendre sur elle. Bien que si elle lui pose des questions il répondrait sans soucis. Il reprit donc d'une voix grandement intéressée.

" - Pourrais tu me parler un peu de toi, comment cela ce fait il que tu sois arrivé ici ? Il a dut t'arriver des histoires extra ordinaire, cela te dérangerait de m'en parler ?"
Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Jeu 14 Juil - 18:25





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo et bidule

M-ma bouche s-s'entrouvrit d-de surprise e-et mes yeux s'écarquillèrent q-quand j-j'entendis l-le nom d-de l-la personne q-qui avait s-sauvé l-la vie d-de monsieur Matsuo, c-cette p-personne q-qui était s-son ange g-gardien e-et qui a-avait g-guérit s-son b-bras... C-c... C-c'était...

"A-Aki ?!"

J-je gardai u-un air t-tout étonné, c-confuse d-devant c-cette information q-qui vennait d-d'arriver... Aki... C-c'était l-le prénom d-de la d-dame l-la plus g-gentille d-du monde, q-qui m-m'avait t-trouvée d-dans l-la forêt e-et qui m-m'avait r-ramené, v-via u-un v-voyage en convoi, j-jusqu'à C-chikai, o-où je suis toujours resté...

E-et c-ce voyage e-en convoi... N-n'avait p-pas été d-de tout r-repos... N-nous avions é-été a-attaquer p-par d-des bandits à p-peine p-parti d-de Shiryoku... S-sauf q-que... G-grâce a-aux e-efforts d-d'Aki e-et d-de deux autres g-gentilles d-dames, L-lilith e-et son amie A-Ayae, n-nous é-étions a-arrivée s-saines e-et sauves...

M-mais e-est-ce q-qu'il s-s'agissait d-de la même p-personne ? J-je confondais p-peut être... C-c'était p-peut être m-même p-probable... J-je n'avais r-rencontré q-que p-peu de gens... E-et e-encore m-moins d-d'élus... I-il f-fallait q-que je c-confirme c-cela e-en l-lui demandant, m-même s-si c'était... t-trop curieux...

"L-les cheveux r-roux, a-accompagnées d-de deux a-animaux, M-mune e-et M...Mizu ?! U-une é-élue d-de Seika d-du nom d-d'Aki N-Nishiie ?!"

J-j'espérai v-vraiment q-que c-ce soit e-elle p-pour a-avoir d-de s-ses nouvelles... D-de savoir s-si elle a-allait b-bien... J-je lui avais envoyée, i-il y a p-peu, u-une l-lettre, m-mais j-je n'avais p-pas eu d-de réponse... J-j'espérai q-qu'elle l-l'a r-reçu e-et qu'elle s-se p-porte bien... M-mais j-je f-fut c-coupé d-dans m-mon é-élan d-de curiosité p-par l-la gène d-de t-trop d-demandé d-de chose à c-ce monsieur, q-qui a-avait s-surement d'autres h-histoires à s-se r-remémorer... J-je m-me remis d-dans u-une p-position p-plus d-défensive, u-un p-peu c-coupable e-en baissant l-la tête...

"D... Désolée..."

M-mais a-au milieu d-de tout ça, i-il m-me dit q-que j-je m'étais t-trompé, e-et que c'était u-une autre p-personne q-qui l-lui avait o-offert s-ses m-mains d-de métal... C-c'était v-vrai q-que j-je voyais a-assez mal l-la druidesse q-que je connaissais u-un peu f-faire d-des mains si particulière à q-quelqu'un... M-mais q-quand à l-leurs poids... J-je ne pouvais q-que croire s-sur parole l-le monsieur...

P-puis, l-le monsieur m-m'avouai q-que l-lui aussi é-était u-un é-élu d-du p-phénix, e-et q-que j-je n'avais d-donc a-aucune r-raison d-d'avoir peur d-de lui... I-il n-ne me fera p-pas mal... C-c'était c-ce que j'avais p-put apprendre d-des élus e-en t-tout cas, c-ce que j'avais r-rencontrés é-étaient t-tantôt sévères, t-tantôt b-bavards, m-mais toujours g-gentils...

E-en tout cas, i-il m'expliquai q-que s-ses gants d-de métal v-venait d-d'avant Kosaten, d-d'il y a b-bien longtemps... C-c'était u-un c-cadeau d-de son m-monde, q-qui, j-je devais l-l'avouer, a-aiguisais u-un peu, m-même b-beaucoup m-ma curiosité, b-bien q-que j-je n'avais a-aucune e-envie d-de... D'avoir d-de telles m-mains...

E-enfin, i-il f-fit u-une p-petite p-pause, a-avant d-de reprendre e-en m-me demandant g-gentiment d-de p-parler d-de moi... b-bien q-que j-je n'ai p-pas b-beaucoup d-de choses à d-dire... C-comme h-histoire e-extraordinaire...

"J-je... J-je n-n'ai p-pas b-beaucoup voyagé... D-depuis q-que Mme Aki m-m'a a-amené i-ici, à C-chikai, j-j'y vis, e-explorant e-et d-découvrant l-le monde q-qu'il y-y a à l-l'intérieur d-des murs... E-et c-c'est... P-parfois dangereux... H-heureusement, l-la garde e-et d-de gentils é-élus m-m'ont s-souvent s-sorti d-d'affaire e-en m-me sauvant l-la vie, m-maintenant t-trop de fois..."

J-je b-baissai l-le regard, u-une n-nouvelle f-fois honteuse... C-comment p-pouvais-je m-me défendre s-si u-un bandit o-ou un m-méchant é-étais d-déjà p-pour moi u-un i-impossible a-affrontement... M-même s-si j-j'avais m-mon œil, j-je ne voulais p-pas l-l’utiliser, c-comme j-je ne savais p-pas s-si j-je serais e-en mesure d-de l'arrêter... O-on m'avait d-déjà f-fait é-éviter l-le pire, a c-coté d-de l-la forêt tropicale...

M-mais v-voulant r-repartir s-sur u-une note d-différente, j-je r-relevai l-la tête, e-en r-regardant l-e monsieur, e-et e-en l-lui posant d-des questions :

"V-vous avez d-dû b-beaucoup e-en vivre d-des aventures, n-non ? C-comme c-celles q-qui sont é-écrites d-dans ce livre ?"



Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Ven 15 Juil - 13:43

En ce monde qu'est Kosaten, certaines personnes semblent être connu un peu par tout. De la contrée de Fuyu ce devait probablement être Zayro Jinn qui était vraisemblablement l'ennemi public numéro un. Tandis qu'en Seika c'était Aki. Car aussi étonnant que cela puisse paraître la jeune élue qui lui faisait face connaissait également la druidesse. Elle prononça son nom, aussi déconcerté que Mat' ne l'était, puis se mit à la décrire. Elle décrivit avec exactitude la demoiselle qu'il avait rencontré à deux reprises et qu'il nommait maintenant son ange gardien. Un grand sourire naquit sur le visage du boxeur alors qu'il était encore plus content qu'Aki n'ai pas aidé que lui, mais qu'elle ai rencontré beaucoup d'autres élus. Qu'elle est voyagé de par le monde et que sa réputation soit aussi importante.

Intérieurement il espérait, de manière totalement égoïste certes, mais il espérait malgré tout réussir à avoir une réputation aussi importante que la druidesse ou l'élu sombre de Fuyu. Il serait l'une des personnes dont la prononciation de son simple nom donne des frissons ou des orgasmes en fonction de la nation qui l'entends. Quoi que des orgasmes étaient peut être un peu fort, des sourires victorieux seraient suffisant dans un premier temps. Il avait déjà rencontré énormément de monde, des élus comme des civils et peut être qu'un début de réputation commençait à se créer autour de lui ? Il n'en savait rien mais devrait demander à des gens, bien que visiblement Orina ne le connaisse pas où n'ai jamais entendu parler de lui. Il devrait demander à quelqu'un d'autre.

Mais pour le moment, comme il ne voulait pas faire à la base, il venait de divaguer et entendait maintenant la jeune fille s'excuser pour avoir demandé tant de choses et s'être montré aussi curieuse à propos de l'Aki de Mat'. Il avait prit tant de temps à réfléchir qu'elle en avait encore une fois paniqué, s'il avait put le faire sans déconcerter encore plus l'enfant il se serait donner une baffe pour tant de stupidité. Il était en présence d'une jeune élue qui semblait avoir peur de tout et n'importe quoi et voila qu'il ne faisait pas de son mieux pour la rassurer. Il prit donc la parole sur un ton un peu désolé lui aussi, mais toujours un peu amusé.

" - Non non t'excuses pas, t'as rien fait de mal petite. Et ouais c'est bien cette Aki la.
Une druidesse qui aide le monde, on a bien rencontré la même."


Il prit le temps de lui expliquer diverses choses quand à ses gants et son origine. Ce à quoi elle lui répondit qu'elle n'avait quasiment pas voyagé. Elle était resté enfermé dans les murs de cette ville, à seulement la visiter malgré le danger qu'il pouvait s'y trouver. Il éleva ses yeux en direction du ciel, comment était ce possible de ne pas voyager ? Ça lui paraissait improbable de rester aussi longtemps enfermé dans la même cité et ne pas avoir l'envie de découvrir le reste du monde. C'était juste impensable même, bien qu'ironiquement il est vécu toute sa précédente vie coincé dans une seul cité qui était certes gigantesque mais qui n'en restait pas moins qu'une ville. Comment ne pas avoir l'envie de voyager dans un monde aussi beau et varié qu'est Kosaten ? De ses prairies verdoyante à ses désert recelant de ruine en passant par des forêts gelées, il y a bien trop de chose à découvrir.

Puis il baissa les yeux sur l'enfant, la voyant encore camouflé derrière son épais livre de conte. Légèrement tremblotante et toujours à bégayer dans chacune de ses phrases tant il était aisé de lire sur son visage le peu de confiance en elle qu'elle avait. Mat' comprit alors pourquoi elle n'avait pas voyagé, pourquoi elle était resté ici et voyait bien que juste la découverte de cette ville devait être une effrayante aventure pour une fillette comme elle est. Ce n'était en rien méchant, au contraire c'était presque mignon de voir pour une fois une enfant qui ne possède pas d'arme, qui ne sait pas se battre ou qui n'est pas en train de voler. Elle était naïve et chétive, et ça en faisais peut être une bonne raison pour que les gens veuillent la défendre.

Mais finalement il sortit de ses pensées lorsqu'elle lui demanda s'il avait déjà vécu des histoires tels que celle dans son livre. C'était peut être le cas, bien qu'il ne puisse tout raconter surtout sa vie d'avant qui était rempli de bien trop de violence pour les oreilles encore enfantine d'Orina. Par contre depuis son arrivé ici il aurait peut être une ou deux histoires à lui raconter, sa lutte contre le mal absolu de ce monde, la rencontre avec certains élus. Ce pourrait être intéressant. Une chose étant, il lui répondit à nouveau un peu plus sérieusement cette fois ci.


" - Oh que oui j'en ai vécu des aventures, depuis que je suis dans ce monde je n'arrêtes pas. Malheureusement je ne connais pas les histoires de ton livre donc je peux pas te dire précisément si oui on non j'ai vécu des trucs pareil.
Mais dis moi, tu n'as pas envie de voyager en dehors de Chikai ? De découvrir le monde qui t'entoure et dans lequel tu vis maintenant ? Je ne dis pas de faire un voyage comme ça tout seul bien évidemment. Je suis persuadé qu'il y a pleins de chose à découvrir dans Chikai mais si tu voyais les paysages extérieur, ça vaut le coup j'te garantis."


Il venait de se rendre compte d'un autre fait très intéressant. Si depuis son arrivé elle était ici à inspecter la capitale, cela voulait dire qu'elle pourrait lui servir de guide touristique. Et il avait toujours envie de connaître un peu plus la capitale de sa nation c'était donc un moment parfait pour en apprendre plus dessus. Il garda cette idée dans un coin de sa tête en décidant qu'il lui demanderait plus tard lorsqu'elle aurait peut être un peu moins peur, ce qui aiderait beaucoup à obtenir une réponse favorable.
Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Ven 15 Juil - 18:02





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo et bidule

J-je fus h-heureuse d-d'entendre d-de la bouche d-du monsieur q-que j-je ne m-me trompais pas, e-et que, e-en effet, l-la A-Aki d-dont-il était r-redevable p-pour l-l'avoir a-aider p-par le passé é-était l-la m-même q-que c-celle q-qui m'avait t-tant aidé, q-que... J-j'admirai b-beaucoup...

J-j'étais v-vraiment c-contente d-de voir q-que je n'étais pas un acte isolée d-dans le chemin d-de cette dame s-si gentille, e-et que d'autres avait p-put être aidé e-et même secourue par c-cette femme aux c-cheveux o-oranges, e-et p-par ses deux g-gentils a-animaux q-qui, e-eux aussi, m-m'avaient p-protégés d-des bandits, l-lors du convoi...

E-en t-tout cas, j-je baissai u-un peu mon livre, et tentais d-de me d-décrisper u-un peu... L-le monsieur était u-un élu d-de Seika, qui était gentil, m-mais de p-plus, i-il avait r-rencontré Aki e-et... E-elle était d-devenue e-en q-quelque s-sorte s-son... Ange gardien... U-une p-personne q-qui l-l'aidai l-lorsque l-les choses a-allaient mal... J-j'en é-étais p-presque... U-un peu j-jalouse, d-d'avoir u-une t-telle personne... E-et s-surtout q-que c-ce soit... Elle...

M-mais j-je secouai l-la tête. M-même s-si j-j'appréciai b-beaucoup c-cette d-dame, j-je n-n'étais, d-de manière g-générale, q-qu'un p-poids p-pour l-les gens.... A-alors... J-je n-ne méritais p-pas une t-telle attention...

E-en tout c-cas, j-je... L-le monsieur d-disait q-qu'il avait v-vécu b-beaucoup d'aventures, e-et c-ce, j-je l'imaginais, a-avant e-et après s-son arrivée s-sur ce monde s-si étrange q-qu'était Kosaten... I-il devait a-avoir t-tout u-un tas d-d'histoire, c-comme c-celle o-où i-il avait r-récupéré s-ses étranges g-gants d-de métal d-dont i-il m'assurait q-que l-le poids était... m-minime... O-ou bien c-comment i-il avait r-rencontré l-la druidesse a-aux deux animaux...

I-il a-allait f-falloir q-que j-je lui d-demande p-plus d-de détail, s-si ça n-ne le gênais p-pas... Q-qui s-sais, p-peut ê-être q-que je p-pourrais é-écrire s-ses aventures p-pour e-en faire l-la lecture u-un jour a-aux enfants d-de Chikai...

M-mais, l-le monsieur m-me demanda q-quelque c-chose d-de ... D-d'étrange... C-ce p-pourquoi j-je restais à C-Chikai e-et q-que j-je n'allais p-pas explorer l-le monde... E-et l-la raison était t-très simple...

"C... C-c'est p-parce q-que c-c'est... D-dangereux... M-même à C-chikai, a-au c-cœur d-de la ville, i-il y a d-des méchants... A-alors, r-rien q-qu'en d-dehors d-des murs... J-je ne suis p-pas rassurée... E-enfin, e-encore m-moins q-que je p-peut l-l'être h-habituellement..."

J-je l-laissai u-un soupir a-arriver... C-c'était à c-cause d-de mon m-manque d-de puissance... E-et s-surtout d-de contrôle s-sur m-moi...

"C-c'est q-que... J-je n-ne maîtrise p-pas assez m-mes pouvoirs p-pour e-explorer s-seule l-le monde... E-et j-je ne tiens p-pas à e-embêter d-d'autres p-personnes à c-cause de moi... P-peut être q-que, l-lorsque j-je serais p-plus forte... M-mais m-même à C-Chikai, i-il y a d-de bonne choses, j-j'y découvre e-et apprend t-tout u-un tas d-de connaissance, e-et... A-au moins, i-il y a d-des personnes q-qui v-veillent s-sur moi..."

C-c'était l-le cas d-du vampire, M-M. Amonwiel, q-qui s'occupait d-de moi a-au quotidien, e-et q-qui se dévouait b-beaucoup... J-j'essayais u-un maximum d-de lui rendre u-un peu t-tout ce qu'il m-me donnaît...

M-mais p-pour l-lui r-répondre, j-j'étais p-prête à m-me bercer d-dans c-ces histoires, d-dans c-ces contes e-et légendes... C-c'était e-en quelque sorte u-une manière de s'évader...

"E...Est-ce q-que vous p-pourriez m-me racontez comment v-vous avec r-rencontré Aki ? O-ou comment v-vous avez e-eu v-vos poings s-si particuliers ?"


Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Ven 15 Juil - 19:05

Ce fut avec un grand plaisir que le boxeur put voir, au fil de la conversation, la jeune fille baisser peu à peu le livre qu'elle tenait entre ses mains. Elle avait l'air peu à peu, et surtout après qu'il ne lui ai parlé d'Aki, de se décontracter. Peut être bientôt ne bégayerait elle plus en sa compagnie. Il doutait qu'une telle chose se fasse aussi vite car il n'était pas forcément très doué pour parler aux enfants, il l'était plus pour leur signer des autographes et encore. Bien qu'il n'envisageait pas d'en faire un seul durant son séjour sur ce monde, car même les élus les plus connus n'en restent pas moins que des élus et ne sont pas des super stars que tout le monde voudrait avoir comme amis, en tout cas ce n'est pas l'impression qu'il en avait eut jusqu'à présent. Au contraire, peu d'élus aussi puissant ou ancien fussent ils n'avaient l'air d'être hautain, si l'on omettait de compter le vampire qu'il avait rencontré et Zayro Jinn. Une fois ces deux la sortit du lot on obtenait finalement que des personnes voulant s'entre aider pour survivre dans ce monde qui n'est pas le leurs.

Il se concentra sur la conversation pour écouter la demoiselle lui expliquer le pourquoi du comment elle restait enfermé entres les quatre murs de la ville. Elle lui dit que déjà en ville y'avait moult danger, alors en dehors c'était bien pire. Elle n'avait peut être pas complètement tord et surtout il n'envisageait pas qu'elle puisse lui mentir, mais dans la cité de Chikai, qui est tout de même la capitale, il ne peut pas y avoir tant de nuisance que ça ? Après tout la garde rôde à chaque coin de rue et s'empresse d'aider ceux qui nécessite leur attention. Mat' détacha son regard d'elle pour observer les alentours, les bâtisses étaient toujours aussi bien travaillé. Mais ce qui attira son attention ne fut pas l'architecture vraiment spécifique à cette ville, mais plutôt des gamins, ou des ados plutôt qui devait encore être pré pubère, qui se trouvait dans une ruelle un peu plus loin. Ils étaient tous un peu serraient les uns contres les autres, ce qui n'avait pas l'air de les déranger, ils observaient tous inlassablement dans la direction de la fontaine. Mat' avait cette désagréable sensation d'être réellement observé, sauf si ce n'était pas lui qu'ils voulaient ? La petite ? C'était étrange mais envisageable, cependant il ne préféra rien dire pour qu'Orina ne se remette pas à paniquer. Le boxeur préféra simplement continuer à l'écouter en jetant de temps à autres des regards en coin à ces gosses plus ridicules qu’effrayant.

Elle non plus ne savait pas maîtriser ses compétences. Si elle était venu il y a à peu prêt quatre mois tout comme Mat' c'était normal. Elle devait surement redécouvrir quelques capacités sans pour autant s'en servir comme d’antan. Une question vint tout de même troubler à nouveau le duelliste, qu'elle pouvait être les les pouvoirs de cette enfant pour qu'encore une fois elle est attiré Fenghuang ? Ils devaient être immense pour qu'il prenne le temps d'amener une enfant encore si fragile dans ce monde, peut être pour mieux la forger à ses attentes lorsqu'elle est encore jeune et facilement manipulable et modelable. C'était salaud comme manière de faire, mais c'était probable sinon il ne voyait vraiment pas pourquoi le Phénix avait fait appel à elle. Il se rappelait parfaitement la conversation qu'il avait eut à son arrivé avec Sakura, les élus sont ici pour agir comme une menace, une arme de dissuasion . . . Alors Orina devait forcément servir à autre chose, car il faut garder en tête que chaque élu n'est pas ici sans raison.

En tout cas il était d'accord avec cette petite sur un point, il voulait bien lui raconter certaines histoires qu'il avait vécu, mais d'abord il voulait passer un petit accords avec elle. Aussi toujours en souriant il amena sa main dans les airs pour appuyer ses phrases, dessinant ses mots pour leur donner un sens bien plus fort.


" - Oui c'est dangereux à l'extérieur tout comme ici, mais au moins à l'extérieur de cette cité tu pourrais voir tellement de paysages magnifiques. Des forêts entièrement glacées, l'immensités du temples du soleil et la vue imprenable sur le territoire Seikajin. Des océans aux plages paradisiaques, des forêts recelant des tas d'animaux tous plus mignons les uns que les autres. Il ne faut pas que tu rates ça parce que tu te sens encore impuissante, au contraire c'est en voyageant que tu te renforceras plus vite.
Si tu veux, je repars dans quelques jours. Je ne sais pas encore où mais tu pourrais m'accompagner ? Jusqu'à présent j'ai vaincu toutes les menaces qui s'opposait à moi donc tu n'auras rien à craindre."


Il prit une petite pause pour souffler un peu, rabattant silencieusement sa main sur sa jambe et se tournant à nouveau vers la fillette et reprit en la taquinant un peu.


" - Et si tu veux que je te racontes certaines de mes histoires si tu me contes celles de ton livre, ça te va comme deal ?"


Dernière édition par Matsuo le Lun 18 Juil - 1:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Sam 16 Juil - 1:01





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo

L-le monsieur m-me r-répondit r-rapidement, v-vis à vis d-de... c-ce qu'il r-racontait. I-il acquiesçai q-que le monde à l-l'extérieur d-des murs d-de la ville étant d-dangereux, a-au moins b-beaucoup p-plus qu'ici s-selon m-moi, m-mais q-qu'il y a-avait b-beaucoup d-de paysages q-qui étaient m-magnifiques... L-la faune e-et l-la flore é-était u-unique d-dans c-chaque p-partie d-du monde, t-tout c-comme l-les climats e-et l-les écosystèmes s-si particuliers q-qui devaient être partout s-sur Kosaten... C-c'était v-vrai qu'en restant à l'intérieur d-de Chikai, j-je ne voyais p-pas le monde, t-tout comme, c-curieuse c-comme j-j'étais, j-j'avais très envie d-d'aller d-découvrir c-ce monde e-en dehors d-des hauts m-murs d-de Chikai, m-mais...

J-je n-ne pouvais pas... J-je d-découvrais l-l'alchimie e-et j-j'allais d-devoir m-maîtriser m-ma magie a-aux cotés d-de M. Amonwiel... M-même s-s'il avait f-fait t-tant pour moi, e-et que j-je l-le mettais e-en danger à c-cause d-de mon oeil, j-je... Je me s-sentais b-bien e-et v-vraiment en sécurité à l-l'intérieur d-de son échoppe, d-dans la cave...

"C-c'est g-gentil, m-mais j-je ne peux p-pas, j-j'ai à f-faire à C-Chikai, i-il y a d-des p-personnes q-qui... Q-que je n-ne peux p-pas laisser... p-pas maintenant."

T-toutefois, l-le monsieur m-me proposais q-que j-je contes e-encore d-des histoires d-de mon livre e-en échange d-de quoi i-il me r-raconterait l-les histoires q-qui m-m'intriguait t-tant...

"D-d'accord, j-je vais c-commencer, j-je vais l-lire u-une nouvelle h-histoire."

I-il s-suffit q-que j-je lève l-la tête, e-et j-je vis q-que l-les enfants d-de la place c-commençaient à s-se regrouper p-pour, e-eux aussi, entendre c-cette histoire q-que j-j'allai l-lire. D-devant l-l'empressement d-des e-enfants, t-tous prêt à m'écouter, j-je ne me permis q-qu'une seule r-remarque avant d-de commencer m-ma lecture, d-destinée à M. Matsuo :

"P-peut être q-qu'un j-jour, c-c'est u-une de vos h-histoires q-que je lirai !"

Puis, p-prenant u-une grande i-inspiration, j-je rentrai p-pleinement d-dans le monde q-que ces m-mots d-décrivaient...

*****

Musique

Il ya bien longtemps, dans une contrée lointaine, très lointaine, vivait un sanglier. Ce n'était pas n'importe quel sanglier, il avait le pelage argenté et rayé de bronze. C'était un animal très gentil, qui vivait pacifiquement avec toutes les autres créatures de la forêt, comme des lapins et des hiboux.

Mais malheureusement, le sanglier était aussi très maladroit. A chaque fois qu'il se rendait quelque part, chez l'un des nombreux habitants de la forêt, cela finissait toujours en pagaille. Le mobilier était renversé, la porte fracturée et les arbres étaient déracinés, tout ça à cause de la maladresse du sanglier.

Un jour, le pauvre animal se rendit chez l'ours, qui était malade. L'alité s'était cassé l'une de ses pattes. Comment le plus fort animal de la forêt pouvait-il se battre ou bien se nourrir s'il ne pouvait même pas sortir de chez lui ? Le bois risquait d'être attaquer par les méchants animaux qui vivaient loin, mais qui n'attendait que le bon moment pour venir envahir ce havre de paix.

L'ours fut très surpris de voir débouler dans sa cahute le maladroit sanglier, et craignit directement que le désordre soit mis chez lui alors qu'il était malade. Et en effet, il avait vu juste, dès que le sanglier passa le seuil de sa porte, il trébucha accidentellement sur une planche, roula et rebondit sur tout les murs que comptait la pièce, avant de sortir, tout benêt, de la maison de l'ours énervé.

"Ne vient plus jamais chez moi Sanglier, tu m'entends, plus jamais !" Hurla l'ours enragé tant cette visite n'ai été que destruction pour chez lui. Le sanglier fut très attristé de voir que, une fois encore, sa maladresse avait tout détruit alors qu'il voulait faire plaisir à son ami l'ours...

Mais le sanglier n'abandonna pas ! Il alla voir le hibou, véritable sage du village, et le réveilla, au beau milieu de sa sieste, non sans un "Hou" de surprise.

"Hibou, Hibou, j'ai besoin de tes conseils ! Comment faire pour être moins maladroit ?"

"Hou, mon cher ami sanglier, hou. Pour trouver ce que tu cherche vraiment, tu dois te montrer digne, hou, courageux, hou, et fort ! Mon ami, hou, de la volonté la plus sincère né les plus grands héros !"

Suivant les conseils de son mentor, le sanglier, nouvellement motivé à vaincre son défaut, s'efforçai de devenir le plus méticuleux et adroit possible ! Chaque jour était pour lui un nouvel entrainement, chaque jour s'accompagnait de progrès encourageant... mais malheureusement insuffisant.

Mais un jour, un terrible bruit se fit entendre ! Des méchants loups arctiques étaient venus jusque dans la forêt pour semer le chaos ! L'ours, toujours blessé, était le seul rempart contre ces horribles animaux qui ne voulait que détruire !

Toutefois ce valeureux combattant trouva l'aide inattendue du sanglier qui, voulant fuir avec tout le reste des animaux, se cogna la tête la première dans un arbre, qui tomba et déboula dans le village, et percuta les loups, ce qui donna l'avantage à l'ours. Les loups n'eurent d'autre choix que de fuir, vaincu, et tous virent acclamé le valeureux combattant, qui directement honora la sanglier, qui, par son action, certes involontaire, avait sauvé le village.

"Mon ami, pardonne moi de ce que j'ai put te dire par le passé. Soyons amis, et vivons comme autrefois !"

Le sanglier, bien que sonné, fut suffisamment lucide pour accepter volontiers l'amitié de l'ours, et tous vécurent heureux dans la joie et l'amitié qui unissait les animaux de cette forêt.

Par notre volonté et nos efforts, nous n'obtenons pas ce que nous pensons vouloir, mais ce que nous désirons vraiment au fond de nous.

FIN

*****

Je fermai l-les yeux p-pendant plusieurs s-seconde, reprenant p-peu à peu u-une respiration p-plus lucide, p-plus posée q-que la fin d-de l'histoire avait a-accéléré, avant de, l-lentement, porter m-mon regard v-vers l-l'assemblée, m-mais surtout, vers l-le monsieur...




Dernière édition par Orina le Lun 18 Juil - 14:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Lun 18 Juil - 2:01

Avec un certain soulagement malgré une touche de déception, il apprit qu'elle ne pourrait l'accompagner. Qu'elle ne le voulait pas était sans doute plus judicieux à dire et il le comprenait parfaitement. Comment croire qu'un homme visiblement blessé à un bras et qui ressemble à ne pas s'y tromper à un clochard donne à une petite fille un peu déboussolé la confiance qu'il lui fallait pour sortir des murs de cette ville. Même s'il l'avait demandé à un adulte, et un guerrier qui plus est, de le suivre en dehors il n'était pas sur pour un sou que cette homme n'accepte. De plus, ils venaient à peine de se rencontrer et même s'ils étaient sous le joug de la même divinité cela n'en restait pas moins stupide que d'accepter aussi vite. Il était presque fier d'elle finalement qu'elle ai prit une décision aussi sage même si ce n'était pas forcément pour ses raisons qu'elle l'avait prise. Sans doute au fond d'elle même il y avait une part de ce à quoi Mat' pensait, mais elle ne lui fit part que des personnes qui lui étaient cher à Chikai et qu'elle ne pouvait se résoudre à laisser. Sans aucune mal, ça aussi il le comprenait. S'il avait eut le choix il n'aurait pas quitter le Don et ceux pour rien au monde, alors surtout pas pour Kosaten qui restait néanmoins un formidable monde. Mais pourquoi quitter ceux que l'on chéri pour l'inconnu sans une excellente raison ?

Cependant cette pensée prit fin lorsqu'elle lui dit, beaucoup plus calmement que précédemment, qu'elle allait reprendre la lecture de son livre, elle allait lui lire un nouveau conte pour son plus grand plaisir. Il avait hâte de l'entendre bien qu'il savait que ces contes si devaient probablement être pour des enfants, mais quelques part il n'avait pas eut la chance d'avoir une réelle enfance et c'est peut être pour ça qu'aujourd'hui encore il est souvent irréfléchi dans ses actes. Alors entendre parler de beau prince, de jouvencelle en détresse et de terrible créature était fascinant et à la fois amusant pour lui. Il savait bel et bien que ça n'en restait pas moins des histoires et que dans la réalité jamais rien ne se passe ainsi, mais ça restait très intéressant. Alors réfléchissait il déjà à ce qu'elle pourrait raconter. Serait ce l'histoire d'un orphelin à la recherche de ses parents ? Celle d'une bête effrayante et abominable qui s'avère en réalité être aussi gentille que laide ? Ou encore celle d'un preux et valeureux guerrier qui irait, comme bien souvent, lutter contre une terrible engeance qui menace son peuple et son royaume ?

Il cessa d'y penser la voyant ouvrir son livre sur une page précise, il détourna le regard pour ne pas voir à l'avance de quoi l'histoire parlerait. Autour de la fontaine il put ainsi voir que de nombreux bambins s'étaient à nouveaux rassemblaient, tous assis tranquillement au sol et pour certains se chamaillant un peu en attendant qu'elle ne commence. Et plutôt que de lire l'histoire elle dit une phrase qui perturba Matsuo. Cette phrase était pourtant simple mais provenant de la bouche d'une enfant elle agit tel un marteau piqueur qui venait chambouler son esprit. Peut être qu'un jour, dans ce monde ci, ses aventures à lui seraient écrites dans des livres que les enfants liraient. Le sourire qu'il arborait en permanence s’agrandit encore plus à cette idée splendide tandis qu'il était sur que cette phrase resterait à jamais gravé dans sa mémoire et ferait pour lui une nouvelle raison de continuer à se battre. Mais trêve de fantasme, voila qu'elle démarrait le récit.

Tout comme lui, le public se tût instantanément suites aux premières paroles d'Orina. Tout le monde était visiblement scotché à ses lèvres et Mat' en faisait clairement partie. Il écouta attentivement l'histoire que la jeune fille racontant. Celle ci parlait d'un être maladroit et à priori bon à rien qui cherchait sa place dans le monde qui l'entourait. Il passait son temps, bien contre son grès, à se faire rejeter par les autres à cause de ça maladresse. Ceci forcément l'emplissait d'une grande tristesse tant il n'arrivait pas à se trouver utile. Cependant un jour où le plus fort du village, celui qui faisait la loi et qui repoussait les menaces de la communauté, était malade et ne pouvait donc rien faire pour s'occuper de protéger les lieux. Les bandits qu'il redoutait tant arrivèrent aux portes de la ville. Tandis que tout le monde étaient éprit par une panique sans nom, l'être le plus maladroit qu'il était possible d'être brava tout de même ce danger et à cause de sa maladresse légendaire réussit à débloquer une situation qui permit au protecteur de la ville de faire, malgré son désarroi, régnait la tranquillité dans ce village faisant alors fuir les dangereux bandits.

Ainsi tout le village regagna la paix et la tranquillité alors que sa population tournait un autre regard quand à celui qu'ils voyaient tous comme une plaie. Il était devenu sans le vouloir une sorte de héros pour la ville. Fin. Elle termina sur une moral que Mat' trouvait intéressante mais pas forcément la mieux placé, car finalement certes la volonté et les efforts que nous faisons tous nous permettent d'attendre un but final qui n'était pas toujours recherché à l'origine. Mais quelque chose comme "On finit toujours par trouver sa place" ou plus simplement et ce qui reflétait son actuel façon de penser "Peu importe comment nous sommes, on a tous une importance un jour ou l'autre". Certes c'était un peu pourrit car il n'était pas très doué pour créer des moral ni mettre les bons mots, mais au moins il pensait que quelque chose de ce genre aurait sans doute mieux sonné.

Une chose était sur malgré tout, alors que les enfants étaient tous très heureux de cette histoire et de sa fin heureuse, Mat' aurait aimé applaudir mais il ne pouvait toujours pas et s'en voyait désolé. Aussi ne fit il qu'attendre que les gamins se calment et décampent, puis qu'Orina n'ouvre à nouveau les yeux pour lui dire après avoir lâché un soupire joyeux.


" - Wow, c'était vraiment très chouette comme histoire et je suis vraiment impressionné par la force avec laquelle tu t'implique dedans. Tu nous transportes tous dans ton récit alors que toi même tu dois t'y sentir en sécurité car tu ne bégaies plus du tout et c'est vraiment chouette.
Il faudra que tu m'en lises d'autres si tu le veux toujours."

Il prit une légère pause le temps de réfléchir à quel genre d'histoire il pourrait lui raconter et ajouta.

" - Bon, un deal est un deal. Qu'est ce que tu veux que je te racontes comme histoires que j'ai vécu ?
J'ai vécu tout un tas de chose que ça soit ici ou avant. Que ça aille de la rencontre avec un prêtre au corps de flamme, d'une créature géante du désert en passant par des ivrognes bagarreurs. Qu'est ce qui te ferais plaisir ma petite ?"


Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Lun 18 Juil - 14:40





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo

M-mon souffle se stabilisai lentement, mais s-surement... J-j'avais eu m-mon cœur q-qui battait l-la chamade d-devant c-cette h-histoire, q-que je trouvais... V-vraiment belle... C-c'était q-que l-le monsieur s-sanglier t-trouvait v-vraiment u-une place, à f-force d-d'efforts e-et de persévérance... E-et c'était c-ce qu'il cherchait v-vraiment, au fond de lui... C-c'était d-d'être intégré a-au village, e-et d-de, m-malgré s-sa maladresse v-vraiment e-extrême, ê-être a-accepté e-et aider l-les autres...

C-cela m-me laissait... U-un peu songeuse... Es-ce que... M-moi aussi, à f-force d-d'effort... J-je... J'allais p-pouvoir t-trouver m-ma place d-dans ce monde dangereux ? C-comme l-l'avait f-fait l-le sanglier s-sous les conseils d-du hibou ? J-je l-l'espérai v-vraiment... Q-qu'un jour, j-je p-puisse être acceptée... M-malgré m-ma nature e-et m-mes pouvoirs...

A-après t-tout, M. Amonwiel m-m'hébergeait a-alors q-qu'il c-connaissait b-beaucoup d-de chose s-sur m-moi... M-même m-mon plus l-lourd s-secret... A-Aki, M. Matsuo e-et m-même t-tout les enfants... M-même s-si tous n-ne savaient p-pas c-ce qu'il y avait à savoir s-sur m-moi... I-ils semblaient m-m'apprécier, c-comme l-lorsque j-je lisais c-ces contes p-pour enfants, e-et que je m'y évadais...

J-je commençais à porter mon regard v-vers l-la foule... L-les enfants, v-voyant q-que j'avais fini mon histoire, partirent retourner à l-leurs jeux, n-non sans u-une myriade de sourires e-et quelques applaudissements p-pour ma l-lecture, c-ce q-qui me f-fit r-rougir, e-et reprendre m-mon livre p-pour m-m'y c-cacher u-un peu derrière, a-avant d-de réaliser l-la futilité d-de ce geste, e-et de l-le poser s-su m-mes genoux.

E-en tout cas... J-je... J'avais, u-une nouvelle f-fois, r-reçu l-les c-compliment d-de l-l'élu d-du phénix, n-non s-sans un peu d-de gène, u-une nouvelle fois, m-mais... C-cette f-fois-ci, j-je ne pouvais q-que l'approuver... C-c'était v-vrai q-que, l-lorsque j-je lisais... J-j'étais v-vraiment t-transportée, e-et q-que rien n-ne me f-faisait b-bégayer o-ou ne me troublait m-mentalement...

"O-oui, c-c'était une b-belle histoire... M-merci." D-disais-je sincèrement, a-avec u-un s-sourire à c-ce monsieur, a-avant d-de c-commencer à r-réfléchir à q-qu'est-ce q-que je pouvais c-commencer à l-lui demander... C-comme i-il l-le disait... i-il avait l-l'air d-d'avoir v-vécu b-beaucoup b-beaucoup d-d'aventures... P-peut être q-qu'il allait f-falloir q-que je p-prenne u-un deuxième livre...

M-mais avant d-de l-lui demander s-sur t-toute c-ces h-histoires f-fabuleuses q-qu'il p-pouvait r-raconter... I-il y e-en avait u-une q-qui m-m'intéressai p-plus q-que d-de raison, p-peut être p-parce q-que j-j'étais t-trop c-curieuse...

"Je... C-comment v-vous a-avez c-connue Aki, v-votre ange g-gardien ?"


Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Lun 18 Juil - 16:33

Comme il l'avait convenu et qu'il avait donné sa parole à cette enfant qu'il lui raconterait une histoire si elle lui en racontait une, il se préparait à faire le récit de ses exploits. Même si en l’occurrence vu le sujet qu'elle avait choisit ce ne serait probablement jamais appelé sous cette appellation car ça ne ressemblait ni de prêt ni de loin à un exploit de sa part. C'était loin d'être une réussite et bien au contraire ça ne faisait que prouver de sa stupidité et de son manque cruel de réflexion. Elle avait choisit comme sujet la rencontre qu'il avait eut avec Aki Nishie, la druidesse qu'il appelait maintenant son ange gardien. Mais, à son grand regret, ce n'était pas un sujet simple à aborder pour une petite fille aussi prit il le temps tout en levant la tête vers le ciel de réfléchir à la meilleur manière de l'aborder. Ce qui était chose ardue. Faisant preuve d'une mise en garde il déclara tout de même à l'intention d'Orina.

" - Très bien j'vais te parler de ça, mais j'te préviens j'suis pas un si bon orateur que toi."


Il devait trouver un moyen de faire passer son incompétence primordial en autre chose et surtout finir par trouver une moral qui fasse comprendre à cette fillette et à tous les autres enfants qui jouaient autour de la fontaine qu'il ne fallait pas reproduire ce genre d'erreur. Il hésitait, soupira à plusieurs reprises face à la difficulté avec laquelle il n'arrivait pas à trouver un bon départ, un début accrocheur ou même une fin intéressante. Aussi face à ce désarroi et cette peine qui ne menait à rien il soupira longuement une dernière fois avant de se lancer. Il fit de nouveau face à la demoiselle en se tournant vers elle et en amenant l'une de ses mains face à son propre visage, se cachant ainsi légèrement les yeux. Il s'apprêtait à l'aide de son membre valide à mimer certaine partie de son récit.

Il inspira profondément et s'élança.

________
" C'est l'histoire d'un ancien boxeur champion de son monde qui avait atterri comme tant d'autres dans ce monde qu'est Kosaten. Comme beaucoup d'autres avant lui il était un peu perdu dans ce monde car beaucoup de chose était vraiment différente par rapport à son propre monde. Il discuta tout de même avec quelques personnes qui lui indiquèrent un lieu vers lequel il pourrait se diriger pour en apprendre plus, car la bas était la demeure d'un dieu phénix. Aussi sans plus tarder notre héros prit son courage à deux mains et s'engagea dans la périlleuse quête de se rendre de l'autre côté du pays de Seika pour y rencontrer ce fameux prêt. Ce boxeur était quelqu'un de très fort, de très courageux et qui n'avait peur de rien mais voila il avait un gros défaut, il était aussi trop sur de lui et trop confiant car justement rien ne lui faisait peur et il passait son temps à rigoler de tout.

Au début ce n'était pas gênant qu'il agisse ainsi car le peu de monde qu'il rencontrait était très gentil avec lui et il réussit avec beaucoup de chance à ne rencontrer aucunes créatures dangereuses durant sa traverser du désert. Il se contentait d'avancer en sifflotant et en restant sur de lui même quand au faite que, malgré la lourde perte de ses pouvoirs qui le blessait au fond de lui même, ne changeait en rien sa confiance aveugle. Et contrairement à ce que beaucoup de personne lui avait dit, il ne s'était pas montré très vigilant.

Puis un jour, il était accompagné de deux amis qu'il avait rencontré sur la route non loin de la ville de Tokonatsu. Ces trois la s'entendaient à merveille et passaient leur temps à s'entraîner ou rigoler à tout va car ils étaient un peu comme des meilleurs amis. Mais vois tu, l’excès de confiance que ce jeune boxeur avait le poussait à vouloir s'amuser en tout temps sans réfléchir aux conséquences. Cela finit par jouer en sa défaveur une nuit durant laquelle les trois compagnons venaient d'installer leur campement entre Hibana et le temple du soleil dans une épaisse forêt à l'allure étrange. Les deux camarades du boxeur eux étaient bien plus mature que lui et pensèrent donc qu'il serait important, dans cette forêt à l'allure inquiétante, d'effectuer des tours de gardes pour qu'à aucun moment ils ne se fassent surprendre durant leur sommeil.

Le premier tour de garde ne fut pas effectué par le boxeur et tout se déroula parfaitement bien, mais lorsque vint son tour les choses dégénérèrent rapidement. Il devait patienter trois longues heures durant lesquelles ses deux camarades dormiraient alors que lui ne ferait qu'attendre. Cette idée lui était insupportable à cette époque car la patiente n'était en rien l'une de ses vertus, très rapidement l'envie de faire quelque chose devint insoutenable. Il agit donc de manière totalement irréfléchi, et maintenant il le regrette d'ailleurs, lorsqu'il avança à travers la forêt en délaissant le campement et ses deux camarades qui dormaient toujours persuadé qu'il resterait à veiller sur eux. Il farfouilla à travers les arbres et finit par tomber sur une plante bien différente des autres. Une lumière bleuté s'en dégageait d'elle à travers la nuit, c'était assez faible mais elle était pourtant bien réel, aussi face à cette plante plutôt étrange qu'elle ne fut pas la stupide réaction du boxeur quand il la prit dans ses mains en l'arrachant de l'arbre sur laquelle elle poussait.

Beaucoup d'élus nouvellement arrivé dans ce monde ne l'aurait sans doute pas approché, car après tout ils ne connaissaient pas les effets que cette étrange plante possédait mais pour le boxeur ce n'était rien car il ne se souciait pas du plus tard. Tout ce qui l'intéressait était de découvrir quelque chose de nouveau. Il prit un morceau de la plante et l'apporta à sa bouche puis commença à le mastiquer. Le goût était infecte mais il avala pourtant l'infime bout qu'il avait prit avant de laisser tomber le reste. Les choses se transformèrent rapidement et tout devint noir pour lui.

A son réveil, bien des heures plus tard car le soleil était levé, la druidesse du nom d'Aki était à son chevet. Elle qui ne le connaissait pas prenait soin de lui comme s'il était un proche. Elle lui donna à boire et lui expliqua qu'elle l'avait poursuivit une partie de la nuit alors qu'il courait aléatoirement et sans raison en prononçant des phrases incompréhensibles. Puis finalement il était advenu qu'il s'était assommé de son propre chef durant sa folle course contre un arbre. Et c'est ainsi qu'elle put lui prodiguer des soins, quelques infusions qui lui retournèrent l'estomac mais qui eurent pour effet d'éliminer le reste des toxines que son corps avait encore.

Avec la plus grande des sympathie du monde elle se présenta à lui et lui expliqua la raison de son trou de mémoire. Ils parlèrent ensuite tous deux durant de nouvelles longues heures de leur anciens monde car ils étaient bien évidemment tous deux des élus. Puis finalement, face à un grave événement qui s'était déroulé elle devait se hâter de repartir laissant à nouveau le boxeur tout seul mais avec l'esprit changé par cette rencontre. Car si maintenant il agit avec plus de prudence qu'autrefois c'est sans doute grâce à cette demoiselle, c'est aussi elle qui c'était montré la plus généreuse avec lui alors qu'il n'avait rien fait pour elle, bien au contraire.

Le boxeur retourna ensuite à travers la forêt à la recherche du campement, pendant un long moment il ne trouva aucune trace de celui ci avant de finir par tomber sur des restes de ce qui avait été le campement d'une nuit. Il ne restait plus que des braises quasiment éteintes dans l'ancien feu, et son unique couettes à côtés. Il n'y avait plus aucune trace de ses deux camarades qu'il continu encore à ce jour à chercher désespéramment dans l'intention de s'excuser et l'espoir de se faire pardonner."
_____

Il acheva son récit d'un air nostalgique mais aussi emplit de tristesse. Il était vrai qu'au final il ne savait toujours pas ce qu'il était advenu à ses deux anciens camarades, avaient ils été réels ou non ? N'avaient ils existé que dans son imagination ou avaient ils bel et bien foulé le sol de ce monde. Peu importait tant qu'il finissait par les revoir car il l'attendait toujours. Il y a peu de temps il lui avait semblé voir Vegeto dans les plaines arides de Seika, sur le sommet d'une dune géante mais il avait vite disparut sans laisser de trace. Une chose était sur, il voulait s'excuser pour cette nuit où il avait trahit leur confiance et les avait délaissé. Il s'en voulait terriblement et ça ne lui ressemblait pas. Alors il espérait simplement finir par les revoir.

Sa main était à nouveau posé sur sa jambe alors qu'il avait cessé de regarder la fillette en parlant, il observait maintenant les nuages blancs qui cachaient de temps à autres le soleil. Puis il poussa un soupire d'amer déception avant de reprendre en essayant de se montrer cette fois ci plus enjoué.

" - Bien ... Voila ma première rencontre avec Aki, elle m'avait remit sur pieds avec la plus grande gentillesse que j'ai pu voir. Et ça je m'en souviendrais longtemps."

Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Lun 18 Juil - 21:08





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo

J-j'étais c-contente d-de, p-pour u-une fois... P-pouvoir é-écouter l-l'histoire d-de q-quelqu'un d-d'autre... L-le raconter n-ne me d-dérangeait p-pas v-vraiment, b-bien au contraire, m-mais... J-je restais t-tout de même m-mal à l'aise e-en p-public... B-beaucoup t-trop m-mal à l-l'aise q-quand i-il s'agissait d-de parler... H-heureusement q-que j-je m-m'évadais d-dans l-les histoires q-que je lisais a-aux a-autres... C-cela m-me permettait d-de l-les découvrir a-avec la m-même p-passion q-que tous, c-ce qui é-était a-aussi t-très b-bien p-pour m-moi... C'était donc a-avec l-la plus g-grande des a-attentions que j-je me t-tournai v-vers le monsieur, p-près à t-tout écouter...

A-Au fur et à m-mesure d-de son histoire... D-d'autres e-enfants v-venaient s-se rajouter à m-mes cotés, p-pour eux a-aussi ê-être t-témoins des épopées de l'élu de S-Seika... M-même si cette histoire était plus... P-personnelle, e-et p-plus r-réelle, p-puisque l-les personnages... E-étaient d-des gens q-qui e-existait... E-enfin, q-que je pouvais r-rencontrer, c-c'était q-que l-les gens d-des histoires v-vivaient t-très l-loin, o-ou il y a très très longtemps... T-tandis que d'autres n-n'étaient, a-au final... Q-que des histoires... M-mais des belles... A la fin, près d-de la moitié d-des enfants étaient là, à écouter M. Matsuo s-sur son histoire... Avant q-qu'ils ne repartent, n-non sans q-quelques applaudissements... I...Ils avaient é-étés g-gâtés a-aujourd'hui, a-avec trois histoires !

E-et... Q-que dire... J-je ne t-trouvais p-pas du tout m-mes mots vis à vis d-de ce qu'il avait r-raconté... C-ce n-n'était p-pas u-une s-simple h-histoire... C-c'était v-vraiment c-ce q-qu'il avait v-vécu, j-j'en é-étais p-persuadée... E-et donc i-il avait p-perdu d-de vue s-ses d-deux m-meilleurs e-et inséparables a-amis, à c-cause d-d'une c-curiosité t-trop g-grande d-de sa part... M-même s-si c-c'était g-grâce à ç-ça qu'il avait f-fait la r-rencontre d-d'Aki, j-je... N-ne pouvais m-m'empêcher d-de trouver c-cela t-triste... A u-un point q-que quelques l-larmes c-coulèrent p-pendant s-son récit...

E-et d-donc, e-en t-tout c-cas, i-il avait r-raconté b-brièvement q-qui i-il était, a-au début d-de son histoire... I-il était d-donc u-un boxeur... E-et, s-si j'avais b-bien compris, l-le plus f-fort d-de tous m-même... C-c'était p-peut être p-pour ça q-que ses poings é-étaient e-en métal... E-enfin, j-je n-ne pouvais m-m'empêcher d-de les trouver l-lourds j-juste en les regardants...

E-et d-dans c-cette h-histoire, j'étais u-un peu inquiète p-pour Aki... S-si e-elle avait soignée l'élu d-de la confusion et des t-toxines q-qui l'avaient envahie, e-en prouvant u-une fois e-encore à m-mes yeux s-sa très grande g-gentillesse, e-elle... Avait d-dû q-quitter précipitamment l-les lieux e-et la c-compagnie d-du boxeur, à c-cause d-de quelque c-chose d'inconnu... R-rien de grave.

C-c'était a-avec l-les yeux h-humides q-que je regardais m-maintenant le monsieur, avant de me lever, e-et de m-m'incliner poliment devant lui :

"M-Merci... C-c'était t-touchant... Je... J'espère q-que... V-vous retrouverez v-vos amis, v-vraiment ! J-je suis s-sûre q-qu'ils... Qu'ils vous p-pardonneront, l-lorsque v-vous l-les r-reverrez..."

Toutefois, j-je regardais a-aux a-alentours, a-avant d-de lui p-proposer m-mon aide :

"C-comment s-s'appellent v-vos amis ? S-si j-je les vois, d-dans C-Chikai... J-je l-les préviendrais q-que v-vous l-les r-recherchez... M-même s-si j'ai e-encore b-beaucoup d-de mal à d-distinguer l-les élus d-des h-habitants... J-j'y arrive, m-mais j-juste un p-peu..."

P-puis j-je m'avançai d-d'un pas v-vers l-lui, t-tout en t-tenant t-toujours m-mon l-livre e-entre m-mes mains...

"V...Vous v-voulez p-peut être u-une n-nouvelle h-histoire, n-non ?"

Je disais ça d-d'une manière u-un peu i-intéressée, p-pour a-après e-entendre s-ses épopées d-d'aventures e-et d'exploits... C-cela m-me donnait p-presque... Envie...


Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Mar 19 Juil - 4:01

L'esprit toujours embourbé dans une mélancolie nostalgique du temps où il était encore avec ses deux camarades, revoyant au passage une partie de leur voyage ensemble, il commençait seulement à faire attention aux enfants qui repartaient jouaient dans leur coin tout en applaudissant. Il avait été tant absorbé par son récit qui le berçait à la fois d'espoir et de haine envers lui même et ses actes, qu'il n'avait plus prêter garde à ce qui l'entourait. Il réussissait tout de même à sourire car malgré tout c'était un acte de son passé, et comme lui disait tout le temps le Don "Le passé est derrière nous et ne pourra pas être changé, alors agit dans le présent et regarde vers l'avenir en gardant à l'esprit chacun de tes actes passés". Pendant longtemps il n'avait pas réellement comprit la signification de ces mots, cela avait même navré le Don, mais un jour il avait finit par avoir le déclic et comprendre que cela ne voulait pas uniquement dire apprendre de ses erreurs, mais bel et bien restait optimiste et courageux et ceux peu importe les situations. Il fallait néanmoins s'avouait que Mat' était bien plus doué pour agir dans le présent que de regarder vers l'avenir car pour lui tout se dérouler un peu au jour le jour.

Alors que son regard était toujours perché dans le vague des toits des bâtisses alentours, il put voir apparaître dans son champs de vision une fillette floue à ce moment la. Prit d'un choc il esquissa un mouvement de recul du haut de son corps en secouant l'espace d'une ou deux seconde sa tête pour refaire surface dans le monde réel et non celui de son esprit. Voila que la jeune fille le remerciait grandement pour son histoire tout en lui assurant qu'il finirait par revoir ses deux amis. Malgré la joie avec laquelle elle le disait, elle avait tout de même une larme qui roulait le long de sa joue et les yeux encore un peu rougit du passage d'autres larmes. Face à cela, Mat' eut par réflexe d'approcher sa main valide jusqu'au visage de la demoiselle pour lui essuyer cette larme qui n'allait pas tarder à achever son voyage sur la joue pour se rendre directement sur l'épaule d'Orina, mais il s'arrêta en chemin pour laisser son bras retomber sur sa jambe. Il espérait retrouver ses amis mais en doutait sincèrement.

Puis elle continua, d'une voix un peu plus confiante et qui laissait entendre toute la bienveillance et la gentillesse qu'elle avait, proposant au boxeur son aide pour retrouver ses deux camarades si il lui disait leurs noms. C'était une bonne idée, peut être qu'elle en aurait déjà entendu parler ou que l'un des autres bambins les auraient rencontré. Après tout Hellkun lui avait dit un jour avoir habité pendant plusieurs mois non loin de la capitale, peut être que des gens autres qu'Aki ne les connaissait. C'était toujours quelques choses de bon à prendre et qui ne coûtait rien.

" - Et bien, ils s'appellent Vegeto et Hellkun. Le premier porte une tenue bleu et orange et a des cheveux noir en pique, un peu comme moi en faite. L'autre porte un blouson en jean bleu et a les cheveux violets. Ils n'étaient pas sur Kosaten depuis bien longtemps non plus lorsque je les ai rencontré."

Elle lui proposa ensuite, non pas sans un regard désireux de le faire, de lire un nouveau récit de son ouvrage. Elle semblait y prendre goût et c'était une excellente chose pour travailler sur sa diction et qu'elle devienne moins timide. Et la curiosité de Mat' était toujours avide de nouvelles histoires à connaître, mais pour l'instant le désir de sa curiosité ne se portait pas sur une histoire mais sur un fait bien plus perturbant pour le boxeur. Pourquoi cette enfant était elle ici, pourquoi Fenghuang l'avait elle choisit elle et pas quelqu'un de plus âgé, qu'elle était son secret ou son pouvoir qui lui avait donné la malchance d'arriver ici ? Cette question le brûlait d'impatience à un tel point qu'il avait presque l'impression qu'il finirait par exploser s'il ne savait pas la raison de la présence d'Orina. Aussi et d'une manière relativement calme il dit.

" - Je serais ravi d'entendre une nouvelle histoire si tu désires en lire une. Mais avant ça il y a une question que je me pose et peut être que ta réponse remplacera une histoire.
Pourquoi es tu ici ? Pourquoi es tu devenu une élu de ce monde alors que tu sembles être une enfant normal quoi qu'un peu trop timide.
Et si tu me réponds je pourrais te donner l'un de mes secrets à moi, si tu veux."

Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Mar 19 Juil - 13:12





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo

L-Le monsieur m-me d-décrit r-rapidement s-ses deux amis... D-donc... I-ils s'appelaient... V-Vegeto e-et... H-hellkun... C-ces n-noms m-m'étaient t-totalement i-inconnus, m-malheureusement... J-je n-ne pouvais d-donc... P-pas aider monsieur Matsuo m-maintenant...

M-mais j-je n-ne comptais pas b-baisser l-les bras ! I-il f-fallait q-que j-je m-me montre t-très a-attentive p-pour tous l-les prochains j-jours a-afin d-de n-ne pas l-les louper... A-après t-tout... I-il fallait q-que j-je leurs explique q-que M-M. Matsuo était d-désolé d-de ce qui s-s'était p-passé, e-et q-qu'il voulait... R-renouer c-contact... Continuer à être amis, t-tous ensembles...

E-et si j-je les aidais d-dans cette t-tâche, à c-ce qu'ils r-redeviennent l-les meilleurs a-amis, j-je serais... v-vraiment heureuse ! I-il allait f-falloir q-que j'aille d-demander a-aux gens s-si ils avaient d-des informations s-sur ces deux é-élus d-de Seika b-bien particuliers... M-même s-si j-j'étais m-mal à l'aise d-de demander d-des choses a-aux gens, s-surtout l-lorsque j-je ne les connaissais p-pas, c-c'était p-peut être l-le moindre d-des choses... Q-que d-d'aider q-quelqu'un qui en a-avait b-besoin.

M-mais ce fut l-la réponse à m-ma question v-vis à vis d-de si j-je continuais u-une lecture o-ou non q-qui m-me surpris... I...Il était d-d'accord p-pour q-que n-nous poursuivions c-cet accord q-que nous avions m-mis en place a-avec n-nos h-histoires, m-mais... c-cette f-fois-ci, i-il n-ne désirait p-pas q-que je fasse l-la simple l-lecture d-d'un des nombreux contes qui se trouvaient d-dans m-mon recueil... N-non... I-il désirait, e-entendre... L-la mienne...

"Q-que..."

J-j'étais u-un peu c-choquée d-d'apprendre q-qu'il... S-souhaitait e-en a-apprendre p-plus s-sur m-moi... M-mais j-je c-comprenais, u-un peu... C-c'était q-que j-j'étais u-une élue... E-et q-que j-j'étais u-une enfant... J-je pouvais s-susciter l-les interrogations...

M-mais p-pouvai-je r-répondre ? J-je le d-devais... I-il avait l-le droit p-pour savoir... M-mais... J-je ne v-voulais p-pas q-que t-tous l-les enfants d-de la place a-apprenne q-que... J-j'étais... D-différente... I-ils p-pourraient m-me trouver é-étrange, m-me haïr p-parce q-que j'étais d-différente d'eux... E-et... J-je n-ne l-le voulais p-pas q-que... Cela s-se passe ainsi...

C-c'est donc q-que i-instinctivement, j-je pris l-la main de métal d-du monsieur, p-pour l-l’entraîné p-plus l-loin d-de la place, a c-coté d-de l-l'entrée d-d'une r-ruelle o-où aucun e-enfant a-aux oreilles i-indiscrètes n-ne p-pouvait é-écouter...

"D-désolé d...D'avoir d-dû v-vous amener i-ici... C-c'est q-que je n-ne tiens p-pas à c-ce que l-les autres e-enfants m-me regardent... D-différemment..."

J'étais v-vraiment très gênée, d-d'une d-de l-l'avoir f-forcé à s-se déplacer i-ici à c-cause de m-moi, c-comme s-si c'était u-un caprice... E-et d-d'avoir t-touché s-sa m-main d-de métal, q-qui m'avait, l-l'espace d-d'un instant, surpris à c-cause d-de la chaleur... M-mais... A-au final, elle n-n'était pas si brûlante, e-et même p-plutôt l-légère...

J-je pris u-une grande i-inspiration, a-avant de raconter u-une histoire d-dont j'étais s-sure q-qu'elle était vraie... Mon histoire...

"E-en v-vérité... J-je n-ne suis p-pas u-une enfant c-comme t-tous l-les autres... J-je... Je suis u-une h-homonculus, u-une humaine c-créée a-artificiellement p-par magie, i-il y-y a m-maintenant... D-dix mois..."

P-plus j'avançai d-dans m-mon histoire, p-plus j-je baissais l-la tête, n-navrée... J-je savais q-que ce monsieur p-pouvait p-peut être t-très m-mal p-prendre l-le fait q-que... J-je n-n'étais p-pas c-ce qu'il p-pensais, que j-je n'étais p-pas u-une simple e-enfant... M-mais i-il voulait s-savoir...

"J-je n-ne sais p-pas p-pourquoi l-les d-dieux m-m'ont i-invoqué s-sur K-Kosaten, m-mais... C-c'est s-surement p-parce q-que... J-je s-sais f-faire d-de l-la t-thaumaturgie... M-mais u-uniquement... C-celle d-des flammes..."

M-mon menton é-était m-maintenant posé c-contre m-mon torse, e-et j-j'étais v-vraiment h-honteuse d-d'en être a-aussi bas... M-mais... J-j'attendais l-la réaction d-du monsieur... Q-qui avait voulut savoir...

Hrp :
 


Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Mar 19 Juil - 18:52

Comme il s'en était un peu douté au moment où il avait décidé qu'il lui poserait coûte que coûte la question quand à sa présence ici, Orina ne réagit pas comme elle l'avait fait jusque maintenant. Plutôt que d’aligner quelques mots aux syllabes prononcées plus de fois qu'il ne le fallait, elle n'eut qu'un léger mouvement de recul qui laissait paraître toute la stupéfaction et l'étonnement que cette question lui provoqua. Un simple mot, si l'on puis appeler cela ainsi, qu'elle prononça alors qu'un blanc plutôt gênant retombait immédiatement, et bien que les autres bambins étaient toujours autour à jouer et rigoler ensemble, l'espace de ce moment Mat' eut l'impression que l'univers s'était arrêté et presque que le temps allait se remonter tant sa question était au final ... déplacée. Il n'avait pas à se montrer aussi intrusif dans la vie des autres élus et les obliger, car c'était presque le cas ici, à leur raconter leur vie. Lui il le faisait car sa lui plaisait de se mettre en avant, même lorsque ce n'était pas une bonne histoire, mais tout le monde n'était pas comme lui et heureusement.

Mais contrairement à toute attente qu'il avait - celle de voir l'enfant tourner les talons et partir, peut être en pleurant au vue d'une histoire tragique comme de nombreux élus, qui venait d'être ouvert à vif par cette question. Ou tout simplement qu'elle ne lui retourne un baffe magistrale qu'il aurait mérité - elle ne fit que lui prendre délicatement la main pour le faire se lever et le guider jusqu'à une ruelle un peu plus à l'écart de la foule enfantine de cette place. Outre le fait que cet endroit était plus intimes et qu'elle pourrait peut être parler sans avoir peur du regard de tous, c'était aussi un coin de fraîcheur à l'ombre d'une grande maison qui apportait un souffle d'air frais sur le corps perlant à certains endroit de sueur du boxeur. Elle lui lâcha finalement la main et se mit face à lui avant de s'excuser de son acte, elle préférait tout naturellement parlait de ce genre de chose à l'écart des autres.

Elle avait peur du regard des autres, de la façon dont les gens pouvaient la juger. Une telle attitude chagrina Mat' qui voyait ça comme l'une des plus grande faiblesse que l'on puisse avoir, le regard des gens n'importent que peu car nous sommes ce que nous sommes et si nos actions nous semblent être les meilleurs, alors peu importe ce que les autres pensent ! Il faut le faire car c'est dans notre nature, et personne n'est capable de cacher inlassablement sa nature car elle finit tôt ou tard par se montrer au grand jour et c'est souvent dans la pire situation possible. Mais cette fillette était encore jeune, il lui restait beaucoup de chose à apprendre.

Néanmoins, face à la posture et au regard en direction du sol d'Orina, il comprit que tout ça la dérangeait vraiment et ne la mettais pas à l'aise, aussi d'une voix empli de compassion il lui dit.

" - Ne t'en fais pas, si tu n'as pas envie de me le dire ne me dis rien."

Il était effectivement prêt à faire cet effort bien que sa curiosité bouillonnait sous l'impuissance qu'elle avait pour connaître la vérité. Il avait terriblement envie de savoir la raison, le pourquoi du comment, mais ce n'était qu'une enfant confuse et perdu dans un monde qui n'était pas le sien. Déjà que pour les adultes qui finissaient ici la nouvelle n'était pas simple à admettre alors pour une enfant, même après quatre mois cela pouvait rester difficile.

Elle entreprit malgré tout, de lui expliquer pas à pas ce qu'elle était tout en se montrait plutôt honteuse à sa description d'elle même. Elle lui dit qu'elle n'était pas une enfant, mais une créature tout autre créé à partir des vents de magie, ou si cela ne fonctionnait pas de la même façon sur son monde qu'au Mégasterrion, avec quelque chose d'assez similaire. Ça restait néanmoins la première fois qu'il entendait parler d'une telle ... créature. C'était à la fois étrange mais très intéressant et ça la rendait encore plus intrigante. Il c'était imaginé beaucoup de chose à son propos, allant d'une enfant dragonne à une futur reine, mais jamais il n'aurait imaginé ça et loin de la rendre horrible à ses yeux bien au contraire, ça lui donnait presque une importance supérieur. Cependant, la suite de ses explications mirent en mauvaise positon l'esprit de Mat' qui ne comprit pas l'un des mots les plus important de sa phrase.

Elle exerçait un art nommé thaumaturgie et se trouvait spécialisé dans un seul domaine, celui des flammes. Mais qu'est ce que cela signifiait ? Était elle tout simplement  une sorte de pyromane ou pyromancienne ? Certainement quelque chose qui s'en approchait. Dans ce cas, et si c'était bien ça, était elle capable de lancer des boules de flammes ? Ou alors cela se rapprochait plus d'un forgeron et elle pouvait manipuler le feu pour fabriquer des objets avec ? Non c'était stupide, comme des flammes pouvaient elles prendre la forme d'un objet. Ce qui était censé finalement calmer les hardeurs de sa curiosité ne fit que l'aiguiser encore plus et des dizaines de questions bombardé sa tête à la recherche de réponse.

Mais avant de les poser, il voulait éclaircir un point. Aussi une fois qu'elle eut finit de parler, la mine basse, il entreprit de lui répondre en amenant sa main gauche jusqu'au menton de la demoiselle pour lui remonter le visage. Tout en ce faisant, il lui déclara.


" - Tu sais petite Orina, il ne faut pas faire attention au regard des autres. Tu es ce que tu es et tu ne peux lutter contre, tu ne peux t'en cacher éternellement et un jour ou l'autre ils finiront par savoir, alors autant que se soit de ton propre chef que tu leurs annonces.
Surtout que tu n'es en rien une erreur ou une monstruosité comme tu sembles le penser, bien au contraire tu es l'une des personnes les plus fascinantes que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent, de cette vie comme de l'autre. Je n'ai aucune idée de ce qu'est un thaumaturge ou un homonculus en soit, mais tu n'as en aucun cas à avoir honte de toi, au contraire."


Il s'arrêta un instant le temps de capter le regard de la demoiselle pour que leurs yeux s'entrecroisent pour ajouter.

" - Tu es quelqu'un d'unique Orina, et c'est fantastique !"


Dernière édition par Matsuo le Mer 20 Juil - 13:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Mar 19 Juil - 22:33





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo


Musique

M-même s-si monsieur Matsuo a-avait e-essayé d-de m-me rassurer e-en m-me disant t-très c-clairement q-que j-je n'étais p-pas obligée d-de raconter m-mon h-histoire s-si j-je n'en a-avais p-pas l'envie, i-il... Il était t-trop t-tard p-pour r-reculer... C-c'était c-ce q-que je devais faire... A-absolument... I-il... Devait savoir, m-même s-s'il était u-un inconnu... J-je ne pouvais p-pas l-lui mentir... Je ne voulais p-pas, après l-le fait q-qu'il met encourager e-et applaudit à m-mes lectures, a-après q-qu'il a r-révélé u-une partie t-triste d-de son histoire o-où... i-il c-cherchait s-ses amis...

C-c'était dans c-cette esprit, e-entre m-ma propre v-volonté e-et u-une p-petite obligation, l-le tout e-englobé d-dans la p-peur d-de son regard q-qui pouvait c-changer e-en apprenant l-les premières vérités s-sur moi, q-que je racontais mon histoire...

Tant que ce n-n'était pas... C-ce secret... Q-qui hantait ma vie... Qui la détruisait...

E-et a-alors q-que m-mon visage était baissé e-et que je me taisais, attendant avec crainte l-la réponse e-et l-les commentaires d-du boxeur s-sur moi, s-sur mon histoire, q-que je sursautai e-en sentant s-sur m-mon menton l-le contact d-de sa main d-de métal, afin q-que ma tête n-ne se relève p-pour c-croiser s-son regard... P-par r-réflexe, j-je détournai l-le regard v-vers l-le coté, p-par peur, t-tout en tremblant u-un p-peu d-de l-la mâchoire...

M-mais s-ses mots... I-ils n-n'étaient p-pas m-méchant o-ou m'accusant d-de l-lui avoir menti, d-d'avoir c-caché m-ma véritable identité... N-non, i-ils é-étaient e-emplis d-de conseils,  e-et d-de gentillesse... S-selon l-lui... J-je ne d-devais p-pas être h-honteuse... D-de ce que j'étais... De qui j-j'étais... A-assurant m-même q-que j'étais u-une d-des personnes l-les p-plus f-fascinantes q-qu'il avait r-rencontré j-jusqu'à m-maintenant... C-ce qui m-me fit v-versé q-quelques l-larmes, u-un mélange e-entre l-l'émotion, u-un peu l-la peur, e-et l-le f-fait q-qu'il... Qu'il n-ne change p-pas s-son regard e-envers m-moi... Q-qu'il se montre... Gentil.

"M...Merci... M-monsieur Matsuo..."

Je séchais m-mes larmes rapidement, t-tout en reniflant u-un peu, avant d-de lever m-mon regard v-vers lui, p-pour l-lui expliquer d-de manière p-plus claire m-mon histoire...

"U... Un homonculus... E-est u-un être c-créé p-par u-une f-famille d-de mage, à l-l'aide d-de la thaumaturgie, q-qui est un a-autre nom d-de la magie... C-ces êtres...S-sont, a-aux yeux d-des mages d-des possessions, d-des objets q-que l-l'on utilise... E-et j-j'en s-suis u-une q-qui n-n'a... Qui n'a p-plus d-de famille... J-je n'en ai... J-jamais eu..."

J-je dévoilai b-beaucoup s-sur moi s-sur c-ces derniers m-mots... B-beaucoup t-trop... B-beaucoup plus q-que je ne le devais... U-un homonculus s-sans p-propriétaire... Instable en plus... Etait u-un danger p-pour la société...

Et e-encore u-une fois, j-je restais v-vraiment h-honteuse... Jamais je n'avais put r-rencontrer c-ces mages... L-l'éternelle q-question q-que j-je me posais r-restai l-la même... Q-qui étaient-ils ? C-comment m-m'auraient-ils traités s-s'ils n-n'étaient p-pas morts... S-si j-j'avais r-réussi à... A c-contrôler m-mes pouvoirs ? S-si j-j'étais v-venue a-au monde s-sans c-cet œil d-destructeur q-qui ne faisait q-que brûler... N-ne laissant q-que cendre s-sur son passage...Néanmoins j-je repris m-ma parole, s-sur un p-point o-où l-l'élu m-m'avait d-donné d-des conseils...

"J... J'ai h-honte d-de c-ce q-que j-je suis... P-parfois h-honte d-d'exister... S... Si v-vous s-saviez... Q-quel danger j-je suis, v-vous n-ne seriez p-pas a-aussi b-bienveillant a-avec moi... E-et s-si j-jamais, u-un jour, j'ai l-la force d-de dire a-aux autres e-enfants c-ce que j-je suis v-vraiment, i-ils... Ils..."

Je ne pouvais finir ma phrase, tant l-l'émotion et l-les larmes me gagnaient...


Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Mer 20 Juil - 14:00

L'ambiance qui était, il y a quelques minutes, encore très paisible, mêlant à la fois la joie, le bonheur mais aussi la découverte avait changeait mais bien plus que Mat' ne l'aurait cru. Comme il y avait pensé, pour que quelqu'un de son âge finisse par être appelé dans ce monde, c'est qu'il devait être vraiment spécial et forcément avoir une histoire et un passé dur à vivre. Orina n'en réchappait pas, elle était bien plus jeune qu'il croyait mais avait bel et bien une vie hors norme et à des années lumières de ceux à quoi il avait pu penser. C'était indéniable, il comprenait parfaitement que cet enfant s'en voit grandement troublé, perdu et sans aucune confiance en elle. Une nouvelle fois elle le remercia pour ses paroles qui était, il l'espérait, réconfortante à entendre mais au delà de ça il désirait vraiment qu'elle en comprenne le sens pour que cela l'aide à avancer et ne pas rester bloqué par les autres.

Lentement, et après s'être essuyé les joues alors que le boxeur retirait sa main de métal de son menton, l'homoncule reprit la parole et plus précisément ses explications sur ce qu'elle était. Elle avait été créé par des mages, dans l'unique but de les servir tel une esclave, par l'art qu'elle avait fait découvrir à Mat', celui de la thaumaturgie. Elle expliqua par la même occasion et de manière plus précise ce qu'était cet art que les mages avaient utilisé pour la créer et dont elle se servait pour manier le pouvoir des flammes. Ce qui était plutôt une chose simple, c'était assez similaire à la magie d'après elle. Mais à quelle magie cependant ? Car Mat' avait déjà put remarquer que la magie de ce monde ne fonctionner pas tel les vents de magies du Mégasterrion, ici peu importe où l'on se trouve tout le monde peut en user, alors que dans son ancien monde il fallait réussir à se placer dans l'un des flux magique pour en bénéficier au maximum de sa puissance, ce n'est pas pour rien que l'arène primordiale avait été construite sur l'un des plus gros nœuds. Mais ici ce n'était pas la question, au moins il visualisait mieux ce qu'elle était apte à faire et la catégoriser tel une pyromancienne était acceptable.

Cependant, l'esprit positif et optimiste du garçon lui fit penser que dans un sens, c'était plutôt une bonne chose qu'elle se soit retrouver sur Kosaten. Ici elle pourrait choisir de sa propre destinée sans avoir à obéir éternellement à ses créateurs. Au final, peut être que Fenghuang l'avait sauvé d'une servitude sans fin, car si elle n'était que magie peut être était t'elle immortelle. Et si c'était le cas, cela voulait dire qu'en voyant sur le long terme, le très long, peut être que cette fillette encore totalement perdu pourrait finir par devenir la plus grande, la plus puissante et la plus valeureuse défenseure du Phénix et de sa nation ? Certes il extrapolait beaucoup trop car à l'heure actuel elle était encore en train de sécher ses larmes, mais peut être finirait elle par devenir . . .

Il ne savait pas quel mot employer, surtout qu'il quitta ses pensée car la demoiselle reprit la parole, à nouveau la mine basse et la voix enroué par le poids de la honte qu'elle s'infligeait à elle même. Elle se disait être un terrible danger et cela la rendait honteuse. Sa propre vie la dégoûtait et ces mots étaient dur à entendre pour le boxeur qui prônait la vie de tout un chacun, car tout le monde à sa place sinon il n'existerait pas, rien ne se fait par hasard ! Elle semblait penser qu'au fil de la discussion il tournerait peu à peu les talons pour fuir de cette fillette capable d'atomiser ce qui se trouve autour d'elle, et peut être espérait elle même qu'il ne s'en aille pour ne pas à avoir à en dire plus, ou juste à se rappeler ce qu'elle est en réalité. C'était stupide, il ne partirait pas. Il était hors de question de s'en aller, de laisser une pauvre enfant dans un tel état sans qu'il ne s'en veuille. Il était loin d'être égoïste.

Il recula de quelques pas, sans vouloir la fuir, simplement pour s'adosser contre le mur derrière lui. La ruelle n'était pas bien grande, trois mètres de larges tout au plus, ce qui n'entacherais en rien leur discussion secrète. Il dénota d'ailleurs que deux trois bambins commençaient à se rapprocher d'ici, l'air joueur, et s'apprêtaient peut être à attaquer leur amie lectrice et l'élu nouvellement arrivé dans leur vie. Il ne pouvait leur en vouloir, mais cela risquait grandement de déranger la petite. Aussi, profitant d'un moment où elle avait toujours la tête baissé il estompa d'un rapide et amical geste de la main l'envie à ses garnements de venir faire les malins par ici. Déçus, ils comprirent cependant et rebroussèrent chemin, la mine basse également. Une fois ce "danger" écarté, il se pencha un peu pour avoir son visage à la hauteur de celui d'Orina. Il se racla un instant la gorge et lui dit toujours sur ton emplit d'assurance et d'espoir tout en amenant sa main sur la toute petite épaule de l'enfant.


" - Je comprends mieux ce qu'est la thauma... truc, moi même je fais de la magie. Mais ça on s'en fou.
Ecoute moi Orina, tu ne dois pas avoir honte de toi même c'est le premier pas vers le désespoir et tu n'en as pas besoin. Tu manques d'assurance, de confiance en toi et tout te fait peur, certes. Mais tu es quelqu'un de bien. Tu es gentille, touchante et adorable, je suis sur que tu ne ferais de mal à personne et que tu aiderais le premier chat malade que tu trouves.
Je ne sais pas de quoi tu es capable et ça importe peu car au final tu es quelqu'un de bien qui ne désire que faire le bien. Et peu importe les pouvoirs incontrôlés que tu as, c'est ça qui compte que tu sois quelqu'un de bien dans le fond. Des tas de gens qui contrôle leur pouvoir ou qui n'en ont même pas sont bien plus dangereux que toi car ils sont mal intentionné. Un pouvoir ça se contrôle, tu n'auras qu'à apprendre à le maîtriser, j'dis pas que c'est facile, mais tu verras que la honte de toi même que tu ressens actuellement était quelque chose d'inutile.
Et même si tu as blessé des gens involontairement, ce n'est pas vraiment de ta faute, tu es encore bien trop jeune pour t'en vouloir autant et tu as tout le temps devant toi pour changer, t'améliorer et devenir quelqu'un de formidable."



Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Mer 20 Juil - 22:06





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo

Musique

J-je continuai d-de pleurer... N-ne s-sachant c-ce q-que j-je pouvais f-faire d-d'autre, c-ce q-que j-je... s-savais f-faire... P-peut être q-que c-c'était l-la chose s-sur l-laquelle j-j'excellai... M-me lamenter s-sur q-qui j-j'étais... S-sur t-tout l-le sombre p-passé q-que j-j'avais... A-alors q-que l-le futur m-me tendait s-ses bras... M-mais j'étais r-retenue... E-empoignée p-par l-les a-actions q-que j'avais c-commisse... P-par l-les c-crimes i-impardonnables e-et même atroce d-dont j-j'en était l-la s-seule e-et unique c-cause...

E-et... M-même s-si u-un jour, j-j'arrivai à a-avancer... A é-évoluer s-sur c-ce point... J-jamais c-cette t-trace n-ne s'enlèvera c-complètement... J-j'étais c-condamnée à t-toujours a-avoir c-cette c-cicatrice, c-cette m-marque s-sur m-mon cœur...

J-je sentis q-que M. M-Matsuo s-se d-déplaça u-un peu... P-peut être m-m'abandonnai-t-il i-ici, t-trouvant m-mon cas i-irrécupérable... C-c'était p-pour lui... S-surement l-la meilleure c-chose à faire... A-au m-moins i-il n-ne risquait p-pas d-d'être m-mis en danger à c-cause de moi, e-et des p-pouvoirs q-que j-je ne contrôlais p-pas... M-mais... J-je voulais q-qu'il... Q-qu'il m-m'aide... Q-qu'encore u-une fois i-il se montre g-gentil a-avec m-moi... A-alors q-que j-j'essayai d-de l'en dissuader...

Q-qu'est-ce q-que j'étais p-pathétique...

M-mais, l-lorsque j-j'entendit l-la voix d-du boxeur, m-mes larmes s-s'intensifièrent... e-encore p-plus e-en entendant s-son discours e-et en sentant s-sa main s-sur m-mon épaule... U-un d-discours e-et des p-paroles q-qui, u-une nouvelle f-fois m-m'encourageaient...

M-malgré t-tout c-ce q-que j'avais p-put dire... I-il disait q-que j-j'étais q-quelqu'un d-de bien... Q-quelqu'un d-de gentil... E-et j... Je n-ne p-pouvais q-qu'approuver s-ses d-dires s-sur... Sur l-le fait q-que j-j'aiderai u-un c-chat s-si j-j'en v-voyais u-un... M-mais j-je n-ne savais p-pas... s-si j-j'étais c-capable d-de m-m'occuper d-d'un animal...

E-en t-tout c-cas...I-il disait q-que... L-la seule c-chose q-que j-je v-voulais f-faire, a-au fond é-était d-de faire l-le bien... M-malgré c-ce q-que j-j'avais p-put f-faire... M-malgré c-ce q-que j-j'étais... M-mais j-j'avais p-peur... P-peur d-de f-faire d-du mal a-aux autres p-personnes, p-peur d-de n-ne jamais r-réussir à c-contrôlé c-ce pouvoir q-qui m-me terrifiait t-tant, e-et q-qui p-pouvait t-tout détruire... C-c'était ç-ça ma crainte... D-de n-ne pas être à l-la hauteur d-des e-espoirs q-que l-l'on p-plaçait e-en moi... D-de n-ne pas être d-digne d-de toute c-cette gentillesse q-que l-l'on m-m'accordait, e-en m-me disant q-que j-j'étais u-une bonne personne... M-mais s-si p-par m-mes actions... J-je d-devenais q-quelqu'un d-de mauvais... M-même i-involontairement... J-j'allais t-trahir t-toutes c-ces personnes...

T-toutefois, s-selon l-le boxeur, e-et c-c'était c-ce q-qui m-me surpris b-beaucoup... C-c'était q-que j-je n-n'en étais p-pas r-responsable... Q-que p-par m-ma jeunesse, j-j'en étais d-disculpée... E-en continuant à p-pleurer, j-je p-pris d-de m-mes deux m-mains t-tremblotantes c-celle d-du boxeur, avant d-de p-poser m-mon front dessus, t-tout en c-continuant d-de p-pleurer... V-vraiment b-beaucoup...

"J... J-je n-ne peux p-pas... J-je n-ne sais p-pas... J'ai peur, M-Monsieur Matsuo... P-peur d-de b-blesser l-les g-gens q-qui sont gentils a-avec m-moi... Q-qui p-placent l-leurs e-espoirs e-en moi... J-je n-ne veux p-pas l-leur f-faire d-du mal..."

Mes yeux étaient emplis de larmes, et je portais m-mon regard v-vers c-celui d-du boxeur, s-sans r-réfléchir o-où c-ces paroles n-nous emmenaient...

"J-je ne veux p-pas v-vous faire d-du mal... N-ni à v-vous... N-ni aux autres... A p-personne... J-je n-ne sais p-pas c-comment o-ou m-même s-si u-un jour j-je contiendrai c-ces p-pouvoirs q-qui m-me f-font s-si peur... M-même e-en v-voulant f-faire l-le bien... J-je r-risquerai d-de f-faire l-le mal..."

J-j'étais v-vraiment effrayée p-par t-tout c-ce q-que j-je risquai d-de faire... P-par t-tout c-ce que l-la moindre i-inattention p-pouvait c-causer c-comme ravage... M-mes mains q-quittèrent l-le poing d-du boxeur, p-pour s-se joindre d-dans son dos, p-pour m-me c-coller c-contre l-lui, t-tout en p-pleurant, d-dans l-l'espoir q-que t-toute s-sa gentillesse p-puisse m-me guérir, e-et puisse m-me protéger d-de... M-moi m-même...

"J-j'ai d-déjà f-fait t-tant d-de m-mal... J... J-je ne s-sais m-même p-pas c-ce que j-j'ai p-put faire d-de bien e-en c-ce monde o-ou dans l-le p-précédent... D-dans t-toute ma v-vie..."


Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Ven 22 Juil - 5:00

Cette situation était en train de dégénérer, il ne le comprit trop tard. Il c'était engagé dans une machinerie au grenage et au rouage perdu dans un cycle qui semblait sans fin et qu'il ne serait pas capable, même avec le meilleur de sa volonté, de changer quoi que ce soit. Le cas de l'enfant semblait presque . . . désespéré. Il essayait et s'accrochait car il ne perdait pas espoir en la possibilité d'améliorer le quotidien de cette fillette si perturbée. Et il ne pouvait se résoudre, bien qu'il ne soit pas quelqu'un des plus sentimentale, à l'abandonner dans une telle condition, ça lui était simplement inenvisageable. Même son visage affichait son air effaré face à ce qu'il ce passait et c'était en partie sa faute. Peut être que sans lui elle n'aurait pas pleuré autant, c'était même sur. Il regarda un peu hors de lui, comme si son esprit flottait dans un espace chaotique sans réponse, la jeune fille prendre sa main et se presser le front contre.

Malgré la tristesse qui émanait d'Orina, lui continuait à sourire calmement. Mais ce n'était clairement plus l'un des sourires qu'il affichait presque en permanence, celui qui reflète sa personnalité joueuse et sans peur, non loin de la. Le sourire qu'il arborait maintenant était docile, sympathique et surtout emplit de compassion. A un tel point qu'il ne pensait même pas être capable d'autant d'empathie pour quelqu'un si bien que s'il c'était vu à ce moment la, le regard et le sourire remplit de cette compassion à l'égard de l'homoncule, il ne l'aurait tout simplement pas cru. Ce n'aurait été qu'une autre illusion, un autre tour, que lui jouait son esprit maladivement corrompu.

Néanmoins, son esprit était en perpétuelle contrariété à ce moment la. Il avait déjà eut à réconforter quelqu'un, à la mort d'un proche ou car elle avait commit une erreur, mais jamais une enfant qui avait aussi peu confiance en elle. Il était mélangé d'un scepticisme quand à la possibilité de l'aider, surtout qu'elle ne semblait pas aller mieux au fil de la discussion, au contraire elle continuer de plus en plus à céder aux larmes. Une partie de colère envers lui même était présente et était prêt à le traiter de tous les noms s'il partait maintenant mais aussi s'il continuait dans cette voix. Une autre, sans doute la raison ou quelque chose qui s'y approchait, trouvait au contraire que c'était une excellente chose, dès lors qu'elle aurait fini d'extérioriser toutes ses idées noirs elle pourrait commencer à guérir. Mais surtout il régnait une grande part d'incompétence car il commençait cruellement à ne plus rien trouver à dire. Jusqu'à présent il avait réussit à trouver paroles dans ce que le Don lui avait déjà dit, ou qu'il l'avait entendu le dire, mais la il n'arrivait plus à se souvenir de quoi que ce soit capable d'aider la jeune fille. Il était livré à lui même.

Bien qu'il était comme hors de son propre corps, il entendait les propos de l'enfant. Elle avait toujours aussi peur, peur d'elle et uniquement d'elle même. Elle ne savait comment contrôler ses pouvoirs et cette idée la terroriser, à tel point qu'elle se demandait même si elle avait déjà fait une seul fois le bien dans sa vie. Il devait trouver une solution pour calmer son état, faire repartir la conversation plus paisiblement même si elle restait triste et finir par réussir à la faire se moins détester. Mais alors qu'il réfléchissait, il sentit l'enfant venir se presser contre lui, l'entourant de ses deux bras autour de la taille. Elle entra un instant en contact du bras toujours maintenu par l'attelle et dut le faire bouger légèrement, mais par chance la douleur commençait à disparaître et il n'eut pas mal, pas même un tique.

Il ne savait pas trop comment réagir, cela faisait si longtemps que personne ne lui avait fait de . . . câlin. C'était presque une re découverte de cette acte pourtant si inoffensif et pleins de bonté, aussi enlaça t'il l'enfant de son bras en le passant par dessus ses épaules. Il baissa légèrement la tête et soupira faiblement. Cette enfant avait cruellement besoin de quelqu'un, d'une personne qui pourrait réellement l'aider et ce n'était pas lui. Il n'était pas fait pour ça, c'était un homme de scène, un bouffon qui fait rire le publique par sa stupidité et son parler de bas fonds. Elle attendait mieux que lui, mais c'était ainsi c'est lui qui était la à ce moment précis et personne d'autre, c'était à sa charge maintenant.

Il laissa une dizaine de seconde s'écoulait alors qu'il continuait à la serrer contre lui et à lui transmettre l'énergie positive qu'il pouvait, la laissant vider tout ce qui lui restait de larme. Puis il détacha sa main du dos de l'enfant pour venir la poser sur sa tête et il lui dit.


" - Mais si tu as déjà fait du bien dans ce monde, regarde les enfants qui boivent tes paroles lorsque tu lis ? Ça leur fait un grand bonheur que d'entendre ces histoires tout comme tu as fait le bonheur de ma journée.
Arrête de croire que tu ne fais que le mal, je suis sur que c'est l'inverse."


Il se détacha un peu d'elle puis vint mettre un genou au sol pour se retrouver à sa hauteur. Il amena à nouveau sa main gauche attraper le menton de l'enfant et lui dit avec un sourire plus jouasse.

" - Ecoute, demain je dois aller faire une commission dans un village à quelques kilomètres d'ici, il n'y a qu'une ou deux heures de marche pour s'y rendre et il faut prendre une route pavé et surveiller par des gardes. Ça m'prendra moins d'une journée pour faire l'aller et le retour, est ce que cela t'intéresserait de te joindre à moi pour aller jusqu'à ce petit village ?
Tu seras rentrer bien avant la tomber de la nuit et ça te fera une expérience de plus en dehors des murailles, et cette fois si j'suis sur et certains qu'il n'y aura rien du tout de dangereux. En plus je connais une petite clairière sur la route à côté d'un étang bien sympa, on pourrait prendre de quoi faire un pique nique la bas ? Si ça te tente.
Tu n'auras rien à porter ne t'en fais pas, juste à venir avec moi pour me porter compagnie et parler de tout et de rien.
Ça te tente ?"


Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Ven 22 Juil - 16:12





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo

A-alors q-que, d-débordée p-par l'émotion qui m'avait envahie à c-cause d-de mon passé douloureux, j-j'avais s-serré d-dans m-mes bras l-le monsieur a-aux p-poings d-de m-métal, j-je p-pensais à t-toute cette g-gène q-qui m-m'envahissait, q-qui... J-je n-n'aurais p-peut être j-jamais dû f-faire c-cela... N-ni p-parler d-de mon passé à M. Mat, m-mais j-je... M-malgré tout... I-il m-m'avait apporté d-du soutien... E-et p-peut être étais-ce que j-je cherchais, a-au fond d-de moi...

J-j'étais t-triste e-et gêné, m-mais j-je n-ne voulais p-pas l-le lâcher, c-comme s-si... I-il p-pouvait m-me donner d-de sa j-joie, d-de sa b-bonne humeur q-qui égayai l-le monde... C-c'était é-égoïste d-de m-ma part m-mais... P-peut être q-que c-cela allait... M-m'aider à u-un jour... Avancer...

M-mais... L-lorsque j-je ressenti l-le c-contact d-de sa p-paume d-de f-fert d-derrière m-moi, m-mes larmes d-devinrent u-un torrent, i-incontrôlable... J-je n-ne savais m-même p-plus p-pourquoi j-je pleurais, n-ni comment j-je pouvais l'arrêter... J-je me contentais d-d'être là... I-immobile e-et pleunichante...

A-après p-plusieurs d-dizaines d-de secondes... M-M. Matsuo m-me lâcha u-un peu, p-pendant q-que j-je faisais d-de même, t-tout en gardant l-la tête b-basse... J-je continuai à p-pleurnicher u-un peu avec quelques reniflements, p-principalement p-parce q-que je n'avais p-plus l-la force, m-mais a-aussi p-parce q-que... C-cela m-m'avait f-fait u-un p-peu d-de bien...

S-selon l-le boxeur, j-je... Je n-n'avais p-pas fait q-que du mal... L-les enfants... Et m-même lui s-semblaient a-appréciés l-les lectures q-que j-je faisais, s-sur le bord de cette fontaine... E...Est-ce l-le bien c... était d-de donné d-de la j-joie a-aux autres ? D-de d-distribuer l-le bonheur a-autour d-de soi, s-sans f-forcément l-le chercher...

J-je... C-c'était ç-ça q-que je voulais f-faire... D-d'aider l-les gens, d-de les voir d-des sourires s-se dessiner a-autour d-de moi... C-c'était s-surement l-l'une d-des choses q-qui me f-faisait l-le plus plaisir, c-chaque j-jour... J-je voulais q-que l-les choses c-continues a-ainsi, e-et q-qu'ils s-sourient e-encore l-lorsque j-je leurs racontais d-des contes... Je v-voulais q-que... Ce soit ainsi... P-pour longtemps...

P-puis, i-il... M-M. Matsuo m-me p-proposa q-quelque c-chose d-de v-vraiment s-surprenant... E-et d-de m-même t-totalement d-différent d-de t-tout ce q-que j'avais f-fait j-jusqu'à m-maintenant... I-il s'agissait d-de l-l'accompagner j-jusqu'à u-un p-petit v-village, à q-quelques h-heures d-de marche, a-avec u-un chemin s-surveillé... E-et i-il y avait l-la force d-du boxeur e-en plus... J-j'imaginai q-que rien n-ne pouvais... M-m'arriver...

J-je... P-pouvais-je l-l'accepter ? J-j'allais j-je gêner, t-trouver i-involontairement u-un moyen d-de r-retarder c-ce n-normalement paisible voyage... P-peut être m-même d-de... De l'annuler... D-de forcer l-le boxeur à d-devoir s-s'inquiété p-pour moi, e-en permanence...

M-mais... J-j'étais m-malheureusement n-naturellement c-curieuse... E-et j-je v-voulais y-y aller... V-voir c-ce v-village... M-même s-si j-j'étais u-une gêne, e-et q-que... J-j'espérai q-que c-cela p-puisse m-m'aider à... à être p-plus j-joyeuse q-que j-je ne pouvais l-le montrer... P-particulièrement l-lorsqu'il s-s'agissait d-de parler d-de m-moi...

Je pris u-une grande i-inspiration e-en m'essuyant mes yeux, u-un peu humide avant d-de regarder v-vraiment l-le boxeur...

"J-je... J-je r-risquerai d-d'être u-une gêne... D-de v-vous r-ralentir... D-de vous mettre e-en danger... M-mais... J... J'aimerai b-beaucoup v-vous accompagner !"


Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Dim 24 Juil - 15:20

D'une manière totalement étrange et qu'il n'aurait pas cru ce matin même alors qu'il se réveillait. Il venait d'inventer de toute pièce un job foireux qu'il n'aurait probablement pas accepté dans d'autres circonstances. Il n'était toujours pas contre le faite de travailler, bien au contraire mais il préférait, et de loin, aider les paysans dans les champs ou encore les bûcheron à porter leurs stères de bois. C'était des trucs physique, qui font suer et qui épuisent et ça c'était ce qui bottait le plus Mat' plutôt que de simplement porter une petite caissette d'un point A à un point B mais pour le coup il s'en contenterait. Encore lui fallait il trouver quelqu'un qui avait ce besoin précis. Il décida que, plus tard dans la soirée il chercherait dans les quartiers marchands quelqu'un à qui proposer son aide, car comme il l’espérait, Orina accepterait son offre.

Et ce qu'il espérait ce réalisa bel et bien, quoi qu'elle continuait à se montrer pessimiste quand à sa présence. Elle serait toujours une pierre qui le ralentirait, quelqu'un d'inutile et de dangereux. Il ne savait vraiment pas comment elle se voyait et ne voulait pas le savoir tant cela devait être effrayant et perturbant, mais grâce à son aide ça finirait par changer. Elle irait mieux et ne se prendrait plus autant la tête contre elle même, elle finirait par accepter ce qu'elle était et faire au mieux à partir de ça, c'était indéniable qu'elle finisse par le faire. Sinon . . . sinon il ne savait pas ce qu'il adviendrait de cette fillette mais rien ne présageait un avenir glorieux pour elle. Et ce n'était clairement pas ce qu'il lui désirait. Aussi tout en continuant à lui maintenir le menton il lui dit.

" - Tché, Baliverne que tu m'racontes la ! Tu pourras pas être une gêne, et si tu m'ralentis ce sera tout au plus d'une heure et deux et parce qu'on aura profité de cette balade. Que tu en auras profité pour découvrir un peu plus le monde qui existe derrière ces murailles. Alors bien sur qu'oui tu vas m'accompagner et on va passer une journée d'enfer."

Il lâcha ensuite le menton de l'enfant pour se redresser, faisant craquer involontairement ses genoux au passage, puis il jeta un regard à droite suivit d'un à gauche. Il observa la ruelle dans les deux sens mais il n'y avait personne, il lui avait pourtant semblé avoir entendu un bruit, mais sans doute n'était ce que le fruit de son imagination tel un appel au secours lointain d'une part de lui. Une chose dont il était sur néanmoins c'était que demain serait à ne pas manquer une bonne journée aussi bien pour elle que pour lui. Et avec un peu de chance elle se calmerait vraiment et peut être qu'ils pourraient envisager de recommencer, toujours un peu plus loin, à faire des petits jobs autour de Kosaten pour l'amener peu à peu à se faire confiance à elle même. Et lorsque ce serait réussit, un très très grand pas aura été effectué. Amenant sa main à son propre menton, il ajouta pour mettre au points les derniers détails important qui lui venait en tête qu'en à la journée qui arrivait.

" - Il faudra que tu me dises où tu habites, comme ça j'passerais directement te chercher la bas, ou alors on se rejoins ici ? Comme tu préfères en faite.
En tout cas, j'passerais tôt comme ça on prendra de quoi manger sur la route."

[i]Mais puisque la journée était encore loin d'être fini et qu'il n'avait pas forcément l'envi de laisser cette enfant maintenant il se décida à lui demander une autre lecture, si elle le voulait toujours comme elle lui avait proposé tout à l'heure. Ainsi tous deux pourrait se changer les idées et au moins, elle entrerait dans un domaine où elle était reine. Ainsi, se replaçant à côté d'elle et amenant une main dans son dos il termina d'ajouter.


" - Eh, ça te dirais de recommencer avec les histoires ?"

Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   Lun 25 Juil - 21:26





Lecteur du coeur
FEAT. Matsuo

A-alor q-que j-je restais t-tête b-baissée, t-tout en a-ayant avoué a-avoir e-envie d-de v-voyager u-un peu... D-de d-découvrir c-ce m-monde q-que j-je n-ne connaissais q-que d-dans l-les h-histoires... J-j'avais v-vraiment u-un peu h-honte à l-lui d-demander c-cela... M-même s-s'il l-le proposait... P-peut être i-il s-se f-forçait à f-faire ç-ç p-pour m-moi... A m-me prendre... S-sous s-son aîle...

M-mais c-ce f-fut u-une n-nouvelle f-fois l-le contact m-métallique d-de la main d-d'acier d-de l-l'élu q-qui m-me f-fit r-relever l-la tête d-d'un sursaut d-de surprise, a-avant q-qu'il n-ne m-me d-dise q-que... S-selon l-lui, m-ma p-présence à s-ses c-côtés p-pendant t-tout u-un voyage n-ne s-serait p-pas une g-gène, e-et q-que n-nous p-passerions v-vraiment u-un b-bon moment à n-nous b-baladé... C-c'était v-vraiment e-enviable... E-et j-je voulais v-voir c-ce q-qu'il y-y avait l-là b-bas, m-malgré t-tout...

"D-d'accord..." D-dis-je d-d'une v-voix f-faible, m-mais avec u-un s-sourire... B-bien q-que p-petit... J-j'avais r-réussi à e-en faire un... E-et je... J-j'étais c-contente...

M-mais... I-il f-fallait e-en e-effet q-que l-l'on s-sache o-où n-nous r-retrouver d-demain m-matin... E-et... M-me b-ballader d-dans l-les r-rues t-tôt l-le matin n-n'était p-pas v-vraiment p-pour m-moi l-le meilleur m-moment... I-il y a-avait b-beaucoup d-d'agitation, e-et l-les gardes n-n'étaient p-pas l-les p-plus nombreux p-pour patrouiller... Je... J-je p-préférai q-qu'il v-vienne m-me chercher p-plutôt q-que d-de devoir v-venir j-jusqu'à l-la fontaine o-où j-je faisais m-mes lectures...

"J-je... P-pourrions n-nous n-nous r-retrouvez l-là o-où j-je crèche ? C-ce n-n'est p-pas t-très l-loin, à s-seulement q-quelques r-rues à p-peine... J-je vais v-vous montrer !"

J-je p-pris a-avec u-un p-peu d-de p-prudence l-la main d-de monsieur M-Matsuo, p-pour c-commencer à-à a-avancer, t-tout e-en g-gardant p-près d-de m-moi l-le livre d-de conte q-que j-je lisais... A c-ce sujet... J-je répondis r-rapidement au b-boxeur v-vis à v-vis d-d'une l-lecture p-prochaine...

"J-je... J-je lirais d-demain a-aux e-enfants d-des quartiers... I-ils o-ont déjà e-eu d-deux histoires, e-et la vôtre... E-et d-de plus, c-c'est à v-vous d-de r-racontez u-une histoire, s-si v-vous l-le voulez b-bien... E-enfin... C-ce s-serait d-demain... J-j'ai... J'ai d-des a-achats à f-faire, e-et j-je dois m-m'occuper d-d'entretenir u-un peu l-la maison e-en l'absence d-de l-la personne q-qui m'héberge..."

F-finalement, n-nous arrivions e-en a peine q-quelques m-minutes d-devant l-l'échoppe d-de p-potion d-de M-monsieur A-Amonwiel... J-j'étais s-sur q-qu'il a-aurait é-été c-content d-de m-me v-voir arrivé a-ave q-quelqu'un d'aussi g-gentil q-que M. Matsuo... I-ils... Ils auraient p-peut être m-même été d-de bon amis ?

"C-c'est i-ici, c-c'est l-là o-où j-j'habite. C-c'est u-une échoppe d-de potion q-qui e-est t-tenu p-par u-un v-vieux v-vampire... C-c'est u-un é-élu a-aussi, m-mais i-il m-m'a p-pris s-sous s-son aile, e-et i-il m-m'apprend l-l'alchimie e-et l-la magie."
 


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

-



MessageSujet: Re: Lecteur du coeur   

Revenir en haut Aller en bas
Lecteur du coeur
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Nuage de Minette-Coeur Mélée :2ème entrainement
» daisy caniche x bichon 4 ans ( ta patte sur mon coeur)
» BIJOU FEMELLE YORK 7 ANS EN FA ASSO COEUR SUR PATTES
» L' EAU et le COEUR
» 1.07/1.08 : Un dernier battement de coeur

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Manga Multiverse ::  :: Empire de Seika :: Capitale de Chikai-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet


Crédits : Design : Phoenix & Pingouin Règlements & Contexte : Phoenix
Forum optimisé pour Google Chrome.