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Convalescence
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MessageSujet: Re: Convalescence    Dim 20 Nov - 23:28





Feat. Aki

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Je sentis la main de la Nishiie se poser délicatement sur ma joue et ses yeux se figèrent dans les miens, pleins de compassion alors qu'elle répondait à ma question. Elle commença par confirmer mes craintes en s'excusant, avant de commencer à m'expliquer qu'elle ne supportait pas de rester passive quand le monde alentours changeait. Elle voulait participer à cette stupide guerre pour nous protéger, moi et Orina, des dangers qu'elle pourrait apporter. Ses motivations avaient changés : elle n'agissait plus par soif de vengeance ou de justice, mais simplement par amour et inquiétude. Elle voulait juste que nous soyons heureux, sans se préoccuper de son propre bonheur a elle.

Je comprenais parfaitement les raisons qui la poussait à agir, pour être honnête, j'aurais agit de la même sorte a sa place, ce qui me frustrait d'autant plus. Je ne voulais pas que ma moitié souffre pour mon bien-être. Je voulais lui être utile, alléger son fardeau. Je posais ma main sur la sienne, la caressant nerveusement.

"Je comprend, je comprend parfaitement, mais je ne peux pas vivre tranquillement ici, et te savoir au front. Ni moi, ni Orina ne voulons que tu souffre, même si c'est pour notre bien. Je sais que bon nombres de personnes sont dans la même situation que nous, et je respecte ton envie de les aider, mais pense à nous et à l'état dans lequel nous serrions de savoir notre maman et femme au front, sans savoir si nous la reverrons un jour. Je ... Je ne veux pas te perdre, pas après tout ça."

Je laissais Aki partir, non sans contempler son corps alors qu'elle s'habillait. Elle revint après quelques minutes avec deux tasses de bois, contenant une boisson de sa composition encore fumante. LA jeune femme se déshabilla de nouveau, de manière bien plus sensuelle que je ne le pensais. Avait-elle sentit que mes yeux contemplaient son corps alors qu'elle se changeait ? Quoiqu'il en soit, Aki se glissa rapidement sous les draps en s'installant confortablement contre le dossier du lit, sa tasse fumante entre les mains. Je rejoignais la jeune femme en me mettant à son niveau, ma propre tasse en main. Les vapeurs qui s'échappaient de la préparation transportaient l'odeur de la menthe, ainsi qu'une fine teinte sucrée. Voyant la Nishiie souffler sur son breuvage trop chaud, je tendis ma mains vers ce dernier en me concentrant pour légèrement baisser sa température, suffisamment pour qu'elle puisse le boire sans se brûler la langue. Un sourire aux lèvres, je buvais lentement la portion que m'avait préparé Aki. Le liquide doux et sucrés glissait dans ma gorge, laissant la sensation de fraicheur typique de la menthe s'emparer de mon gosier, contrastant avec la température du breuvage, alors que le doux gout du sucre se répandait dans mon corps. Toujours en buvant ma tasse, je glissais une de mes mains derrière la taille de la druidesse pour la serrer légèrement contre moi.


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MessageSujet: Re: Convalescence    Dim 20 Nov - 23:55




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feat.Tanith, le vampire des carpattes



Alors qu'elle s'installait du mieux possible, Aki était encore préoccupée de la façon dont il lui avait répondus. Bien sûr, elle comprenait parfaitement ce qu'il devait ressentir, et c'était presqu'égoïste de sa part d'agir ainsi. Pendant qu'elle serait sur le front, l'esprit sans cesse occupé dans les plans d'attaque, s'entraînant tous les jours pour augmenter sa force, discutant de détails stratégiques importants … Lui serait là à avoir chaque jour peur pour elle, à se ronger les sang, à trembler à chaque missive d'apprendre sa mort … Et il en serait de même pour sa fille, peut être même encore pire … Finalement elle se donnait le beau rôle dans cette guerre, et forçait les deux personnes qu'elles aimaient à craindre chaque jour, peut être plus que ce qu'elle ferait. Il était plus facile d'avoir son destin entre ses mains, de se battre pour soi et pour les autres, que de savoir que les personnes que l'on voulait protéger était en danger et qu'on ne pouvait qu'attendre et espérer. Tout cela était évident. Alors qu'elle continuait machinalement à souffler sur la fumée qui s'échappait tranquillement de sa tasse, la main de Tanith vint se placer juste au dessus, apaisant la brûlure qu'elle ressentait au bout de ses doigts. Elle lui sourit avec affection et se redressa assez pour déposer un léger baiser sur ses lèvres avant de savourer son thé avec délice.

Tes pouvoirs m'impressionnent à chaque fois, rigola t-elle doucement, presque un peu mal à l'aise à l'idée d'avouer à quel point elle le trouvait lui même imposant. En fait c'est … c'est toi qui m'impressionne je crois … J'ai du mal à croire la chance que j'ai d'être ici avec toi, alors que tout ce que tu es dégage tellement de … prestance ? Ha je me sens idiote … Tu vois, j'ai du mal à aligner quelques mots, j'ai l'impression que pour toi la vie est parfois tellement plus simple … J'ai beau avoir toute ma magie, je ne peux pas faire ce que tu fais. Tout ce à quoi ça me sert, c'est à me battre et à soigner … Rien ne peut me faciliter la vie comme toi … En fait j'ai parfois l'impression d'être une machine de guerre qui ne veut pas se l'avouer, je déteste souvent cette puissance qui ne me permet que de faire souffrir ceux que j'aime … J'ai l'impression que toi tu peux tout contrôler, que tout t'est accessible … C'est étrange, de me rendre compte à quel point je t'admire pour ça, à quel point je te sens parfois tellement inaccessible, même alors que tu es juste à côté de moi. Je voudrais te dévorer des yeux, de couvrir de toutes les attentions du monde, pour être sûre que je ne rêve pas … quelque chose dans ce genre là je crois … Tout semble tellement irréel avec toi, si beau et si … parfait ?

Elle attrapa doucement la main qui un peu plus tôt avait refroidis sa tasse, posant son verre sur sa table de nuit, et se mit à l'observer presque avec adoration en la massant légèrement, caressant le creux de sa paume, la jonction avec son pouce, les lignes fines tracées par les plis de sa peau, frôlant le bout de ses doigts, étendant la zone de ses attentions jusqu'au poignet dont elle détaillait les veines apparentes à travers la clarté du grain de sa peau, enroula ses doigts autour des siens et les y referma avec tendresse.

Cette main là est capable de tellement de choses … Tu peux tout créer, tout faire … J'ai du mal à croire la possibilité que j'ai de la toucher, de la caresser, de l'embrasser, comme tout ce que tu es d'ailleurs … Je veux te protéger … Toi et Orina … Vous êtes si précieux à mes yeux, si parfait dans mon regard … Je me fiche de ce que tous ce que les autres pourront penser sur ce que tu es, ou sur ce qu'elle est. Au final je n'ai rien de mieux à offrir que ma vie pour vous. Et je veux vous offrir ce que j'ai de mieux. Je veux me battre pour vous, et je reviendrais pour pouvoir apprécier ce que j'ai sauvé. Je reviendrais pour pouvoir t'embrasser de nouveau, pour pouvoir de nouveau être fasciné par ta magie, et pour ébouriffer les cheveux de notre fille. Vous êtes les plus beaux joyaux du monde pour moi, vous valez plus que n'importe qui d'autre, même si en tant que Druidesse, je ne devrais pas penser de telles choses. Cette chance que j'ai … je ne veux pas la perdre, tu comprends ?

De nouveau, elle se redressa pour parvenir à sa hauteur, et l'embrasser doucement, tendrement, en prenant garde à ne pas le déséquilibrer ou à ne pas le faire renverser sa tasse. Elle l'aimait tellement. Avec une force incroyable, une force dévastatrice et parfois violente, parfois effrayante. Elle pourrait incendier le monde pour lui, tout renier pour lui. Elle s'en fichait. Elle voulait juste qu'il soit heureux.


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MessageSujet: Re: Convalescence    Lun 21 Nov - 22:05





Feat. Aki

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Après avoir vus l'utilisation de mes pouvoirs pour rendre sa boisson buvable, Aki se redressa pour déposer un baiser sur mes lèvres, avant de reprendre sa place, un air enfantin d'amusement sur son visage. La jeune femme commença un éloge auquel je ne m'attendais pas. Elle disait que ma magie l'impressionnait, non, que je l'impressionnais, que tout semblait si simple pour moi, que tout semblait possible avec mes pouvoirs. Elle enviait la versatilité de mon pouvoir, quand le sien ne permettait que de tuer ou de soigner, le miens avait une infinité d'applications différente.

Elle prit ma main dans la sienne, en la caressant avec toute la tendresse dont elle pouvait faire preuve, parcourant les lignes de ma main de quelques caresses, palpant chaque veine et chaque pli de ma main, avant de glisser ses fin doigts entre les miens et les refermer avec gentillesse. Aki ajouta qu'elle voulait me protéger, ainsi qu'Orina, que nous étions les joyaux les plus précieux du monde a ses yeux et qu'elle se fichait bien de ce que les gens pouvaient bien penser de nous. Elle voulait nous offrir ce qu'il y avait de mieux, elle voulait se battre pour nous et rentrer pour profiter de ceux qu'elle avait sauvés.

Je la regardais, perplexe de ces discours, alors que des larmes commençaient à perler de mes yeux et qu'un grand sourire se dessinait sur mes lèvres. Je passais un rapide coup de poignet sur mes yeux pour chasser ses gouttes gênante, avant de rouvrir mes yeux pour voir le visage de la Nishiie proche du miens et de sentir ses lèvres contre les miennes, et sa langue se faufiler entre elles pour jouer avec la mienne. D'abord surpris, je ne mis pas énormément de temps avant de réagir et de partager la tendresse de ce moment tout en posant ma main sur sa joue.

Après quelques instant de tendresse et d'amour, je brisais notre étreinte, le souffle court, avant de la regarder, les joues empourprée comme jamais. Je n'aurais jamais pensé avoir autant de prestance et être aussi impressionnant pour quelqu'un. Je regardais ma main en souriant en me remémorant les compliments de ma compagne.

"Je n'ais rien de très impressionnant, vraiment. Mon pouvoir ne vient que de deux vieilles filières du collège des mages, jugée obsolète car trop complexe et difficile pour peu de résultats. Comme tu le dit, j'ai beaucoup de possibilité, et si tu as l'impression que tout m'est possible, c'est parce que tu me vois après avoir vécus cinq siècles et avoir peaufinée mes pouvoirs sans relâche. Et pourtant, même avec ces pouvoirs, je ne réussis rien de ce que j'entreprends, mes enfants finissent en tyrans, mon rêve reste hors de ma portée. Je n'ai même pas pus concevoir un enfant. Non, je ne suis pas impressionnant. Toi en revanche, tu es exceptionnelle. Même après avoir traverser des évènements aussi difficile que la perte de gens qui t'étaient proche, même après avoir trouvé le bonheur au seins de ta famille, tu reste fidèle a tes croyances et a tes idéaux. J'ai toujours admiré les gens qui étaient capable de continuer à se battre, et à remporter la victoire dans un combat qui semblait pourtant impossible à gagner. Et toi, Aki, tu es l'une de ces personnes, j'en suis sûr. Toi, mon amour, tu es quelqu'un d'exceptionnel."


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MessageSujet: Re: Convalescence    Lun 21 Nov - 22:29




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Comme les premiers baisers qu'ils avaient échangés, Aki se sentit perdus dans sa tendresse. Peut être que ce serait toujours la même chose, peut être qu'elle n'arriverait jamais à appréhender de manière normale toute la gentillesse qu'il y avait dans ses gestes, que son cœur s'emballerait à chaque fois … Cela ne la dérangeait pas. Elle se laissa emporter par la vague nuageuse qui l'enveloppait à chaque fois, elle se laissa fondre dans ce plaisir simple et pourtant si doux, elle se laissa mourir milles fois et renaître encore plus, accrochée à ses lèvres et à son souffle. Ce fut lui qui brisa leur baiser, avec délicatesse, comme toujours, bien qu'il ai eu l'air aussi perturbé que la jeune femme, empreint à une grande rougeur qui la fit sourire. La main de la rouquine vint caresser ses pommettes rosies par l'émotion avec un sourire tendre. Sa surface de pierre, qu'il présentait à tout ceux qu'il rencontrait, n'était qu'une carapace, certes solide, mais qui n'empêchait en rien son véritable caractère de ressortir de temps à autre, un caractère qui, contre toute attente, attendrissait l'archère, et lui donnait envie de le prendre dans ses bras pour le protéger de toute la misère du monde.

A peine eut il reprit la parole, que ce fut pour se descendre en flèche, s'attirant un regard à demi courroucé de sa compagne, même si celui ci ne put que s'adoucir devant les nombreux compliments qui suivirent. Elle voulait qu'il comprenne qu'il n'y avait pas nécessité de se dévaloriser, qu'il pouvait avoir confiance en lui et en ce qu'il était … Elle voulait avoir des preuves tangibles à lui donner, des certificats, des documents attestants qu'il était quelqu'un de bien, et quelqu'un d'impressionnant par sa force, mais aussi par son vécus. Elle aurait eu envie de lui mentir, de lui faire croire que tout ce qu'il avait dit était complètement faux. Elle désirait effacer toutes les souffrances de son passé, tous ses échecs, tous ce qui l'avait peu à peu refermé sur lui même, dans cette gangue de marbre qui ne laissait passer la lumière qu'à de rares occasions. Elle se perdait dans la contemplation de ses yeux, comme si ceux ci pouvaient lui donner la vérité, la solution.

Tu n'as pas le droit de dire ça de toi. Tu n'as pas le droit de dire ça parce que moi je t'aime. Je t'aime comme tu es, et je te trouve impressionnant si je le souhaite. Tu ne peux renier la volonté qui t'as conduit aujourd'hui à maîtriser tes pouvoirs de la sorte, ni renier ce qui me pousse à trouver cela admirable. Tu ne peux refuser ou réfuter ce qui te rends exceptionnel, car c'est ce qui fait que je t'aime, et je ne me voilerais pas la face pour te faire plaisir. Tu as échoué dans ta vie. Comme tout le monde. Si tu as plus échoué c'est juste que tu as vécus plus longtemps. On fait des fautes, des erreurs, c'est le propre de l'existence. J'ai échoué à sauver Kachou et Adakor. J'ai échoué à tuer Zayro Jinn. J'ai échoué à des tas et des tas de choses, je n'ai même jamais pus devenir une druidesse exemplaire, alors que j'aurais sans doute pus. Les gens que j'ai aimé, que j'ai aidé, ne sont pas toujours devenus bons comme je l'aurais voulus. Mais je ne nierais pas les efforts que j'ai fait. Je sais que j'ai tout donné pour que cela marche, et si ça n'as pas marché … c'est que ce n'était plus de mon ressort. Je sais que tu aurais tout donné pour tes fils, je sais que tu aurais tout fait pour avoir un enfant avec Liara, je sais que tu aurais tout sacrifié pour bon nombre de choses. Tu n'as pas à t'en vouloir parce que cela n'as pas marché, tu peux juste être fier de toi pour avoir tout fait pour que cela marche … Et au final … Tu es loin d'avoir tout raté. Tout ce que tu as traversé, tout ce que tu as vécus, cela t'as mené aujourd'hui à être une personne extraordinaire dont je suis tombée follement amoureuse. Si tu ne peux appeler ça une réussite, je ne sais pas par quel nom tu escomptes le nommer. Je sais ce que tu vaux, et je ne veux pas que tu l'oublie. Je sais que tu donnerais tout, pour nous protéger, Orina et moi, je sais que quelles que soient les erreurs qui ont parsemés ton chemin et qui les parsèmeront encore, tu es la personne la plus digne de mon amour que je connaisse. Alors je t'en prie, cesse de faire comme si tu ne valait rien. Parce que moi … moi je t'aime …

Elle s'était encore rapprochée de lui, jusqu'à poser son front contre le sien, tenant son visage entre ses mains, les yeux fermés et murmurant les derniers mots comme si ils avaient été des joyaux précieux. Doucement elle essuya du pouce une larme qui avait roulé sur sa joue parsemée de quelques tâches de rousseur avant de la reposer tendrement sur le visage de son amant. Dehors, la nuit était d'un noir d'encre. Un chat miaula timidement, se tut. La lune continua sa course dans le ciel. Insensible à l'amour qui régnait ici, loi plus forte que toutes les autres. Insensible à tout ce qui aurait pus la troubler.


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MessageSujet: Re: Convalescence    Lun 21 Nov - 23:10





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Aki me lançait quelques regards courroucés alors que je contais mon histoire, s'allégeant finalement quand j'en vins aux compliments que je lui faisais. Je sentais ses yeux se planter dans les miens, comme ils l'avaient fait à plusieurs reprises ce soir. Ils étaient magnifiques et transmettaient toute la gentillesse de la jeune femme, toute sa compassion, et surtout, tout son amour.

La druidesse commença un discours semblable au mien, en expliquant que je n'avais pas le droit de parler de ma personne de la sorte, parce qu'elle m'aimait. Comme elle le disait si bien, même si les résultats de mes tentatives n'étaient pas probants, je ne pouvais pas renier la volonté qui était derrière. Même si j'avais échoué dans tout ce que j'avais entrepris jusqu'a présent, j'avais toujours fait de mon mieux. Aki voulait me réconforter, en disant que tout le monde échouait et que je n'étais pas différent d'eux. Comme elle avait échoué a sauver ses amies, a tuer son ennemi, ou a devenir une druidesse exemplaire. Elle croyait tellement aux efforts que j'avais donné a mes enfants, a Liara et pour tout ce que j'avais tenté d'accomplir dans ma longue vie. Vint ensuite une autre vérité, je n'avais pas tout raté, mes échecs m'avaient mené ici, dans les bras de cette femme qui était tombé amoureuse de moi, et que j'aimais. Pouvait-on appeler cela un échec ? Bien sûr que non.

Elle savait ce que je valais, elle savait tout ce que je donnerais pour elle et Orina, et par dessus tout, elle savait qu'elle m'aimait. J'étais perplexe devant le discours de celle que j'aimais, devant la confiance qu'elle avait pour moi. Je sentis ses mains encadrer mon visage et son front se poser contre le mien, alors qu'elle prononçait ses derniers mots : "moi je t'aime". Des mots tellement lourds de sens, que je me sentais défaillir, le sang ne faisait qu'un tour dans mes veines, alors que des larmes commençaient à se former au bord de mes yeux. Je commençais à renifler, pour essayer de retenir ces flots d'émotions qui affluaient, mais sans grand succès. Je tenais les épaules de la druidesses de mes mains tremblantes, alors que je mes reniflements se faisaient plus bruyant et que les larmes coulaient a foison le long de mes joues. Puis je glissais mes bras le long de ses épaules, entourant son cou, alors que je venais déverser mes larmes dans son cou, sans aucune retenue.


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MessageSujet: Re: Convalescence    Lun 21 Nov - 23:38




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Tout. Elle aurait pus s'attendre à tout sauf à ça. Elle aurait pus accepter qu'il s'énerve, qu'il rigole, qu'il sourie, qu'il l'embrasse, qu'il nie, qu'il acquiesce. Mais ça … Non ça elle ne s'y attendait pas. Un simple reniflement, déconcertant venant de l'homme qu'elle aimait et qui était toujours rigide face à l'adversité, qui usait du sarcasme pour se sortir de toutes les situations, et qui se voulait si fort, si résistant, si insensible … Pendant quelques secondes elle se demanda si elle avait fait quelque chose de mal en contemplant les millions de larmes qui s'accumulaient dans ses yeux et qu'il tentait tant bien que mal de retenir, mais la réalité lui semblait tout à fait claire. Elle n'avait rien fait de mal. Il n'avait juste sans doute jamais entendus quoi que ce soit de ce genre dans la bouche de quelqu'un depuis des siècles, depuis la mort de sa femme en fait. Pendant combien d'années avait il appris à se détester ? Combien de fois avait il refusé d'être touché par la malhonnêteté des hommes qui le considéraient comme un monstre ? Combien de larmes avait il dû verser en se disant qu'il ne méritait pas cette existence ? Une souffrance qu'elle faisait ressortir en lui prouvant aujourd'hui qu'il n'avait pas besoin de s'en vouloir d'exister.

Les mains du vampire sur ses épaules se firent tremblantes, alors qu'il perdait peu à peu le contrôle sur les émotions qui l'habitaient, n'étant plus capable de retenir des larmes qui venaient mouiller ses joues sans discontinuer. Souhaitant lui venir en aide dans sa tristesse, l'archère s'avança pour le prendre contre elle mais il fut plus rapide qu'elle, la serrant dans ses bras. Elle resta démunie quelques secondes avant de finalement reformer ses propres bras sur son dos, tentant comme elle le pouvait de le rassurer. Des gens qui pleuraient, elle avait dû en gérer des centaines, à tel point qu'elle ne les comptait plus. Les patients de l'hôpital lorsqu'ils arrivaient, désespérés à l'idée de devoir perdre la vie, les accompagnants de ces patients qui suppliaient qu'on sauve ceux qu'ils aimaient, les patients lorsqu'ils ressortaient, heureux d'être encore en vie, fondant en larme à la simple vue du soleil, et les mêmes accompagnants qui en étaient presque à vous embrasser tellement ils étaient heureux, et puis parfois ceux qui avaient perdus la partie, et un proche dans l'affaire, dont les larmes étaient les plus lourdes et les plus douloureuses. En dehors de ça, les nombreuses victimes de la cruauté du monde, et même Orina à plusieurs reprises … Consoler les gens faisait partie intégrante de son travail de guérisseuse.

Mais aujourd'hui elle ne savait pas quoi dire. Aujourd'hui, celui qui avait toujours affiché un masque impassible, même dans les pires moments, celui qui essayait de faire croire au monde entier que ses failles étaient guéris était effondré dans ses bras, pleurant à gros sanglots, pleurant contre elle. Le cœur de la soigneuse se déchirait de milliers de sentiments. Elle le serrait contre elle du plus fort qu'elle le pouvait, refusant de le lâcher, refusant de stopper cette étreinte, et tentant, dans un geste stupide et futile, de former une barrière contre le monde horrible qu'il avait dû connaître. Elle ne pouvait se représenter tout ce qui l'avait amené à ce jour, toutes les souffrances, tous les désespoirs, toutes les fois où il avait sans doute souhaité mourir. Elle ne pouvait même pas essayer de se le représenter. Des siècles de souffrance. C'était un miracle qu'il ait pus tenir jusque là sans personne pour le soutenir, un don de Gaea qu'il soit aujourd'hui avec elle, et surtout la preuve d'une force incommensurable. A aucun moment elle n'eut l'impression qu'elle devait être déçue de voir le roc si solide se fendiller ainsi sous ses mots. Il y avait dans ces larmes plus de force que dans celui qui les retiens. Il y avait dans cette vie plus de douleur que quiconque aurait pus en supporter.

Elle avait envie de lui glisser des mots doux, des mots rassurants. Elle avait envie de lui dire qu'elle était là, qu'elle l'aimait. Mais quel intérêt, il le savait, il n'y avait pas nécessité de tourner encore le couteau dans la plaie. Elle posa donc sa tête contre la sienne, le noyant dans ses longues boucles cuivrées, remonta une main pour la poser sur sa tête tandis que l'autre restait dans son dos, serrée contre lui, dans une étreinte qui aurait pus être infinie tant l'amour qu'elle essayait de lui communiquer était puissant. Ses larmes se joinrent à celles de l'alchimiste, compassion pure de celle qui ne pourra jamais comprendre mais qui voudrait être là pour tous les instants à venir, les gouttes salées s'entremêlant sur leurs joues, dans leurs cheveux, chutant sur le matelas, achevant la course, bientôt remplacées par d'autre. Il était sa perfection. Comme d'autre se permettrait d'être celle de quelqu'un d'autre. Il était son idéal. Elle n'avait pas besoin de milliers de certificats pour le lui prouver. Elle l'aimait. C'était un océan qui l'avait emporté, il y avait des mois de cela, sans qu'elle se rende compte que la vague qui était venus la cueillir donnait sur les abysses. C'était une bourrasque qui l'avait arrachée à ses certitudes, et qui lui avait montré une autre facette du monde, avait fait rayonner le soleil plus que jamais, avait ajouté une myriade de facettes au diamant qui constituait son existence. Elle l'aimait. Et les mots ne pourraient jamais égaler cette réalité. Elle l'aimait. Et son souffle entrecoupé de sanglots, ses tremblements incontrôlables ne faisaient que lui rappeler ce fait fondamental. Elle l'aimait. Et elle voulait pouvoir le guérir de toutes ses plaies, de tout ce qui l'avait blessé, et le protéger de tout ce qui viendrait. Elle l'aimait. Et ses larmes se joignaient aux siennes, transportant cette unique vérité qui pour elle et pour lui régissait le monde. Ils s'aimaient.


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MessageSujet: Re: Convalescence    Mar 22 Nov - 18:40





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Je sentais une lourde humidité, chaude et salée, commencer à couler le long de mes joues, pour venir s'échouer sur la peau laiteuse de ma compagne. Je sentais mon cœur bondir dans tout les sens, alors que mes bras tremblant serraient contre eux le corps de la jeune femme qui, compréhensive, posa sa tête contre la mienne, recouvrant au passage mon visage de ses magnifiques cheveux flamboyants, alors qu'une de ses mains sa glissait derrière ma tête pour me réconforter.

J'avais toujours affronté les difficultés la tête haute, j'avais toujours accepté la douleur comme une nécessité pour avancer, j'avais accepté que la vie humaine n'avait pas de valeur comparé a la survie de l'humanité, j'avais accepté de n'être qu'un fantôme de passage, hantant le monde avec mon seul objectif comme compagnon.

Et pourtant, ce soir, j'avais quelqu'un avec moi, quelqu'un pour qui j'étais important, quelqu'un pour qui j'existais, pour qui je comptais. Quelqu'un que je ne voulais voir disparaitre pour rien au monde, quelqu'un pour qui je brulerais le monde, quelqu'un pour qui j'abandonnerais tout.

Mes mains se crispaient sur le dos de ma compagne, alors que sa chaleur, son odeur et ses caresses me faisaient petit à petit sortir de ma crise. Les larmes cessaient de couler, me laissant me blottir contre elle, bien plus apaisé qu'auparavant. Je me dégageais de notre étreinte, avant de commencer a essuyé mes yeux boursoufflés, gêné d'avoir montré autant de faiblesses a celle que j'aimais.

"D-Désolé. Je ne sais pas ce qui m'a pris"


Après avoir finis de sécher mes mirettes, je fixais un petit instant ma compagne, souriant.

"Tu es vraiment superbe Aki. J'ai tellement de chance de t'avoir."


Je passais alors rapidement mes bras dans son dos, la câlinant en l'embrassant, alors que je me laissais tomber a ses cotés, dans une position que je ne quitterais pas, même pour dormir.


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MessageSujet: Re: Convalescence    Mar 22 Nov - 19:51




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Au bout de longues minutes, les sanglots du vampire commencèrent à se tarir, lentement, les soubresauts de ses épaules se firent moins amples, les larmes se firent plus rares sur ses joues, jusqu'à ce qu'enfin il se détache doucement de ses bras, essuyant ses paupières gonflées par le chagrin. Il avait presque l'air d'un enfant pris en faute, honteux d'avoir pleuré, et cela le rendait d'autant plus attendrissant. La jeune femme glissa une main sur sa joue et lui déposa deux baisers sur ses yeux clôt, comme si ce geste futile pouvait guérir leur brûlure. Elle ne put s'empêcher de déposer un baiser volatile sur ses lèvres de nouveau. Il l'attirait comme une bougie attire un papillon, et parfois elle craignait de se brûler sur les ailes sur sa flamme, mais elle ne pouvait faire autrement. Comme l'on pouvait s'y attendre, il s'excusa de ce soudain accès émotif qui n'était clairement pas dans ses habitudes. Sans la moindre once de moquerie à l'intérieur de sa voix, la rouquine rigola doucement, et retint l'envie d’ébouriffer ses cheveux comme elle le faisait avec Orina lorsque celle ci se sentait particulièrement coupable de faits absolument anodins.

Ne t'excuse pas. Ne t'excuse jamais parce que tu as laissé parler tes émotions.

Sa main toujours posée sur la joue de son amant, elle le fixait avec un bonheur grandissant. Tout avait été parfait. De la première seconde de cette soirée jusqu'à la dernière. Tout avait fonctionné. Elle avait beau sortir d'une longue convalescence, elle avait beau être troublée et perdue sur bien des points, lorsqu'elle était en sa présence, elle pouvait s'amarrer quelque part, elle pouvait sourire paisiblement sans s'inquiéter de sa solitude. Lorsqu'elle était avec lui, ses questions, ses doutes, tout cela n'avait plus aucun sens face à la beauté puissante de leur amour. Ses doigts glissèrent derrière son oreille pour y repousser une mèche de cheveux qui s'en était écarté.

Après l'avoir de nouveau complimenté, il la prit dans ses bras et la fit gentiment tomber sur le côté. Instinctivement, elle se lova contre lui, les yeux fermés. Respirant son odeur qu'elle commençait presque à connaître par cœur, entendant sourdement les battements de son cœur et sa respiration, comme la première nuit qu'ils avaient passés ensemble. Des choses avaient changés depuis, mais si peu en définitive. Des choses changeraient encore, mais elle était persuadée que leur amour resterait le même, immuable. L'enlaçant également, elle se serra encore plus contre lui, alors que la flamme de la bougie se mettait doucement à grésiller en l'absence de cire à brûler. Quelques secondes suffirent à ce qu'elle s'éteigne, dans un dernier bruit discret, s'évaporant ensuite en une fumée grise et à la senteur de brûlé.

La fatigue et les émotions de la journée, tout ce qu'elle avait pus vivre, dire ou penser, tout ce qui avait animé sa vie ces derniers jours, depuis l'empoisonnement jusqu'à son réveil et à tout ce qui l'avait accompagné … Tout ceci fut bientôt noyé dans un mélange de souvenirs aux couleurs diverses et variés. Allant du gris au rouge pétard, résonnant de rires ou de pleurs, ils disparurent en volutes idyllique pour s'oublier dans les recoins de sa mémoire alors que Morphée lui tendait doucement les bras. Peu à peu sa tête s’affaissa contre l'épaule de son compagnon, ses paupières se détendirent, et un sourire innocent et paisible vint remplacer toute autre expression.

Dans le salon de la grande maison, les deux animaux qui tournaient en rond depuis plusieurs heures finissent par trouver leur logis sur une chaise rembourrée, conscient que pour une fois depuis de longues années, ils n'étaient pas accepté au côté de leur amie. Pourtant il n'y avait aucune rancoeur en eux lorsqu'ils fermèrent doucement les yeux, ils se contentaient d'être contents pour elle. Étonnamment, la distance respectable qui avait longtemps été un mot d'ordre entre les gardiens des arbres s'était considérablement réduites. Leurs museaux roses étaient à quelques pouces seulement de se toucher, leur front posés l'un contre l'autre, deux boules de poils conquis par l'amour flottant dans l'air cette nuit là. Mizu, inconsciente de ce qu'elle était en train d'accepter, Mune, heureux comme jamais de pouvoir être si proche de celle qu'il aimait. Le temps d'une nuit … Le temps de quelques heures, la lune continua sa course, immuable, et les étoiles veillèrent seules sur les amoureux de ces instants.


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Convalescence
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