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Et personne ne parle des cendres ...
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MessageSujet: Et personne ne parle des cendres ...   Lun 21 Nov - 23:18

intitulé de la quête de novembre:
 

Donc si j’ai bien compris, vous voulez participer d’une manière ou d’une autre à l’effort de guerre de Minshu, d’une manière ou d’une autre ?

La demi-vampire détesta plusieurs choses. Dans la – longue, à vrai dire – liste, elle pouvait sans hésitation citer les suivantes. Parler avec quelqu’un qui ne comprenait qu’un mot sur deux lorsqu’on lui adressait la parole. Les interlocuteurs qui s’estimaient supérieur à la personne à laquelle ils parlaient presque d’office. Les soldats basiques, qui sont de manière générale très bon pour suivre bien gentiment les ordres, mais beaucoup moins pour utiliser leur matière grise. Elle détestait également perdre son temps sur un problème qui devrait déjà être résolu. Mais elle ne détestait pas tout cela autant que le simple fait de devoir parler avec calme et respect à quelqu’un qui remplissait tout ce qui avait été cité avant. Retenant donc un soupire d’exaspération alors qu’elle restait, bras croisés, face à l’officier auquel elle parlait déjà depuis trop longtemps, elle hocha la tête doucement.

C’est bien ce que je demande, oui. Pour être honnête, sur mon monde d’origine, j’avais déjà participé à une guerre, même si je n’étais pas présente sur le champs de bataille en lui-même, et
Tut tut tuttt ma p’tite demoiselle … Ah, un autre élément qu’elle pouvait citer. Se faire couper la parole par un rustre. Elle lui aurait volontiers fait bouffer son casque, si elle en avait eu la possibilité. Je ne dis pas que vous ne m’avez pas l’air motivée, hein … Au contraire, et j’apprécie, même. Simplement, s’agirait de vous filer quelque chose plutôt … Dans vos cordes, avant de vous envoyer assassiner un général ennemi, mmh ?

Au plus elle y pensait, au plus elle se demandait si, justement, elle ne l’avait pas, la possibilité de lui faire manger son casque. Bon, bon … non, ce n’était même pas imaginable de passer à l’acte … Mais l’idée était tellement séduisante. Seule chose qu’elle devait lui reconnaître : au moins, il ne s’était pas trompé sur ce qu’elle faisait de mieux, dans un conflit de ce genre. Naturellement dotée de talents qui la prédisposaient à l’infiltration, et parfaitement capable de commettre autant de meurtres que nécessaires (voir même quelques-uns en trop, si on la motivait assez pour cela …), l’hybride humano-elfique aurait été parfaitement dans son élément si il avait été question de se salir les mains. Dire qu’elle espérait quelque chose de ce genre allait peut-être un peu loin dans la logique, mais l’idée n’était pas si éloignée que cela … Mais actuellement, le seul sang avec lequel elle tenait à se salir les mains … Enfin. Ruminer l’idée n’allait pas l’aider à ne pas la mettre en œuvre.

Le problème, m’voyez … C’est que bon. On sait pas grand-chose de vous, pour l’instant, même si vous dites que vous êtes là depuis pas mal de temps …
Deux ans, oui, mais je ne me suis jamais vraiment fait connaître des services de renseignements de Minshu.
C’est ça. Donc bon. Est-ce qu’on peut vous faire confiance ? P’têt, p’têt pas … Mais on préfère vous tester un peu, avant. Enfin. Ya aussi que bon, du meurtre de haut vol … On a rien à proposer dans ces eaux-là, à notre niveau, donc bon … Sauf si vous voulez ramener la tête de c’t’enfoiré de Zayro Jinn, hein, si vous en êtes capable, ha ha ha ! L’homme rigola un bon coup tout seul, avant de soupirer, s’avachissant un peu sur sa chaise. La blonde, debout face à lui, se demandait de plus en plus s’il n’y avait pas un autre endroit où elle pouvait obtenir un job … mais bon. Rien ne servait de se presser, après tout … Bon, plus sérieusement, sinon. On a déjà envoyé plusieurs groupes d’élus sur le coup, mais … Un de plus, ça peut pas faire de mal.
De quoi s’agit-il ?
Vous avez entendu parler de l’attentat de Kansei ?
… entendu parler …
Bah renseignez-vous. La vampire ferma les yeux un instant. Souffler par le nez. Calmer ses nerfs. Ne pas l’égorger. Il reprit sans noter. En gros, quelqu’un a fait exploser quelque chose, ça a fait beaucoup de victimes, et nos mages ont réussi à déterminer que …Bah, l’explosif, il avait été produit ici.
Par un genre d’artificier, donc …
C’est ça. L’artificier en lui-même, où il est … Prrrt. Par contre, on sait qu’il avait plusieurs planques à ingrédients … C’pour ça que plusieurs groupes d’élus, c’est pas mal.
Je vois, vous voulez que je me rende à une de ces planques … ?
Que vous la débusquiez, et que vous vous y rendiez, oui. Normalement, d’autres terroristes risquent eux aussi d’y aller d’ici peu … Ce serait bien si vous pouviez soit leur faire leur fête, soit nous prévenir pour qu’on la leur fasse. Au pire, l’un fait l’un, et l’autre fait l’autre.
Je vois … Heum …Comment ça, « l’un fait l’un, l’autre fait l’autre ? »
Bah. Un élu va prévenir les gardes, l’autre retient les terroristes. C’pas bien compliqué. répliqua le garde en haussant un sourcil broussailleux. La vampire cligna des yeux. L’espace d’une fraction de seconde, la surprise lui avait fait oublier à quel point elle avait envie de se servir du lourd presse-papier métallique qu’elle voyait posé sur un coin de la table pour lui éclater la tête avec. L’espace d’un instant, seulement. ‘Me dites pas que vous pensiez y aller toute seule, quand même ?
Moi ? Non … enfin. J’ai l’habitude de travailler en solitaire, mais je m’accommoderais parfaitement d’un groupe ou d’un binôme. répondit la blonde en remettant une mèche de cheveux à sa place, soupirant lentement. Non, elle n’avait pas vraiment compris qu’il s’agissait de travail en équipe, même si c’était sous-entendu depuis le début … elle ne pourrait jamais contacter Akemi à temps pour lui demander un coup de main, sur ce coup-là.
A la bonne heure. Z’avez de la chance, le gamin est déjà là : il nous a demandé une mission aussi ya quelques minutes … P’têt une heure ? Je sais plus. Le vieil homme se gratta la tempe d’un ongle, semblant fouiller sa mémoire. C’un élu de Seika, mais bon … ‘faut bien faire avec ce qu’on a …
Qu’est-ce que vous entendez par « le gamin » ?, répondit l’élue en fronçant les sourcils. Il a quel âge ?
Pas celui d’avoir des poils … Ou alors il est imberbe, allez savoir, je l’ai pas vu bien longtemps. Vous zaurez qu’à lui demander … Il porte des vêtements étranges, il a des cheveux noirs, des grosses binocles étranges, et il a … heu … … Enfin c’est un élu quoi, vous verrez tout de suite que c’est pas un bon vieux natif de not’ belle nation.
… Je vois. Bon, et bien … Où est-il ?
Probablement quelque part dans le bâtiment, j’lui ai dit d’attendre à l’étage, il discute avec des soldats qui mènent l’enquête, je crois … enfin, à sa place, j’aurais fait ça, mais je sais pas s’il est assez malin pour y avoir pensé. L’homme haussa les épaules … Puis fronça les sourcils, observant la blonde. … Prenez ce papier, et allez-y, enfin, qu’est-ce que vous faites encore là ?
Je me le demandais aussi, répliqua l’hybride avec un très large sourire en se relevant et en prenant le papier de la quête avant d’enchaîner. Bon, et bien … On se revoit quand on aura collé une rousse à vos terroristes, hein ?
C’est ça, c’est ça …
La chasseuse de monstre fit quelques pas pour s’éloigner de l’office, avant de subitement réaliser, et de piler sur place … Avant de se retourner. Au fait, il s’appelle comment ?
Hein ? Ah, le gosse … Heum … Ta … Thanil. Thanil Amil. Ou quelque chose du genre. Vous trouverez, j’vous dis …

La vampire se retint, pour la énième fois de l’après-midi, de lâcher un soupir qui lui aurait permis d’exprimer toute sa condescendance et son énervement. Encore qu’au point où elle en était, un simple soupir n’aurait jamais pu être suffisant. Se mettant en marche dans les couloirs du bâtiment, elle chercha donc les points distinctifs qu’on lui avait donnés … Jeune, tenue étrange, lunettes, cheveux noirs.

Elle était vraiment très avancée.


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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Mar 22 Nov - 20:25

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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Mer 23 Nov - 8:09

Au bout de la 3ème inspection de suite de l’étage de la caserne, la presque vampire dû se rendre à l’évidence : le « gamin » dont on lui avait parlé n’était pas là … Est-ce que le vieux s’était trompé ? Pour être parfaitement honnête, l’idée ne lui paraissait pas le moins du monde absurde … Mais au prix d’un effort titanesque, elle parvint à se faire la remarque relativement objective qu’à peu près toutes les informations qu’il lui avait donné étaient correctes … du moins, en théorie. Bon, s’il n’était pas là, l’autre élu était peut-être tout simplement parti de son côté … mais l’idée paraissait étrange : on lui avait bien dit que ce genre de boulot se faisait en petites équipes ? Enfin, elle pouvait toujours se renseigner … Probablement. Mais à qui poser la question ? Elle se voyait mal accoster les gens de manière parfaitement aléatoire, surtout dans un endroit de ce genre … Et plus le temps passait, plus elle se sentait quelque peu oppressée dans ce bâtiment. Ça n’avait rien à avoir avec une quelconque claustrophobie, elle n’était simplement pas vraiment des plus efficaces lorsqu’elle n’avait pas un espace à peu près libre autour d’elle, dans lequel elle pouvait évoluer librement, sans tous ces gens qui bavardaient et –

Je peux vous aider ?
Pardon ? Fit la blonde en pivotant vers l’homme qui avait posé la main sur son épaule.
Je disais : je peux vous aider ? Ca va faire au moins 2 fois que je vous vois passer dans ce couloir, les collègues commencent à se poser des questions …
Ah, heum … oui. Je cherche un élu de Seika qui devrait se trouver dans les environs.
Ah, lui … Il a posé quelques questions, il me semble, puis … Hmm … Je crois que vous devriez demander à Carlos, je crois que c’est à lui qu’il a parlé en dernier avant de s’éclipser. Je ne suivait pas trop : j’étais un peu occupé à ce moment-là.
Carlos, d’accord … Et c’est ?
Oh, heum. Un petit maigre, la peau un peu tannée par le soleil, une petite moustache, yeux et cheveux noirs. Presque toujours en train de faire la causette, et pas l’air super réglo, si vous voyez ce que je veux dire. Vous avez dû passer devant.
Je … Crois voir, oui. Merci beaucoup.

Saluant d’un signe de tête le jeune homme, qui lui fit un petit salut légèrement ironique en guise de « pas de problème », elle s’éloigna à grands pas. Remonter ce couloir, tourner à droite, passer environ 3 portes de salles, tourner à gauche …Ah, il était là. Exactement comme le jeune garde qu’elle venait de rencontrer : pas grand, pas gros, pas l’air très glorieux. Assi sur une caisse, le casque sur la lance et la lance contre le mur, le garde était en train de discuter tranquillement avec un collègue un peu joufflu, qui mangeait une pâtisserie en forme … D’anneau... Un genre de beignet avec un trou au centre. S’approchant plutôt lentement, l’hybride ne s’arrêta qu’à quelques pas des deux hommes, et patienta qu’ils terminent ce qu’ils étaient en train de dire pour se faire connaître … Mais le petit semblait plus ou moins lancé pour 3 heures de monologues, que son confrère se contentait de ponctuer de « mhhh mhhh » et autres sons d’approbations qu’on pouvait émettre, la bouche pleine. Finissant par perdre patience, la chasseuse remonta une main devant la bouche, et se racla la gorge de manière assez bruyante. Cela parvint visiblement à couper « Carlos » dans sa tirade … Qu’il termina un peu plus lentement, après avoir tourné la tête vers la vampire. Après avoir enfin conclu qu’il fallait « vraiment que ça cesse comme situation », il pencha la tête sur le côté, observant la blonde.

Oui ?
Bonjour, Valentine Weathley, élue de Minshu, je cherche un autre élu de Seika avec lequel j’aurais dû partir en mission.
… Enchanté Valentine, et … Pourquoi venir nous voir nous en particulier ?
Et bien, on m’a dit que vous saviez où il était passé …
Fort bien, mais … Si je puis me permettre, où et qui est « on », exactement ?
Un autre soldat, qui … heum …Vous êtes bien Carlos ?
Négatif, mademoiselle. Moi c’est Sanchez.
Oh. Désolée … j’ai cru …
Pas de soucis, mais dites à « on » que Carlos est en vacances depuis la semaine dernière, il devrait peut-être se le mettre dans le crâne, ha ha …
… Je n’y manquerais pas.

Retournant sur ses pas avec un léger soupire de frustration, la demi-vampire parcouru le trajet inverse en l’espace à peine d’une minute, un brin peinée que l’autre ne lui ait pas dit la vérité … D’ailleurs, elle le vit débarquer du coin du couloir, se dirigeant dans sa direction. Fronçant les sourcils, il bifurqua légèrement pour venir vers elle, tout en l’apostrophant pour lui demander pourquoi elle revenait par ici avec une telle expression … Mais la traqueuse n’écouta qu’à moitié. Elle entendait des choses, derrière elle. Des choses qu’une oreille humaine n’aurait jamais su percevoir. Pas juste des sons très aigus ou au contraire trop graves … Mais plutôt, pas assez intenses, trop distants. Et là, elle entendait des voix, de personnes qu’elle avait déjà perdu de vue, et qui étaient loin de parler fortement et dans sa direction. Des voix moqueuses. Et une question. « Tu penses qu’elle revient dans combien de temps ? ». Presque aussitôt, ses petites cellules grises firent le lien, et elle plissa les yeux, lâchant un grognement de frustration particulièrement audible pour la personne face à elle. Le garde tendit la main pour la poser sur son épaule, mais elle s’était déjà détournée, retournant d’où elle venait d’un pas bien plus rigide. Elle ne fit pas attention au fait qu’on la suivait désormais, et débarqua dans le couloir en rivant tout de suite ses yeux jaunes sur le petit malin, qui se tourna vers elle, légèrement incrédule. Elle ne lui laissa pas vraiment le temps de dire quoi que ce soit, s’approchant de lui d’une marche particulièrement rapide, et le saisit par le col pour le soulever et le plaquer contre le mur.

Hey !
est-ce qu’il est parti Carlos ?
Du calme, mademoiselle, vous –
J’ai dis OU est-ce qu’il vous a dit être parti !
Une main se posa sur l’épaule de l’hybride, qui pivota la tête … Et fronça un sourcil en voyant le jeune garde. Ce dernier jouait avec un rouleau qu’il avait dans la main. J’aurais dû vous prévenir qu’il était du genre … Un peu taquin. Vous ne connaissez pas Kansei, je suppose ?
… De nom.

La réponse fit éclater de rire 2 gardes sur 3 : elle reposa le 3ème à terre en lui jetant un regard noir, et marmonna une excuse plus ou moins intelligible. Ce dernier remit sa chemise en ordre en la brossant de ses mains, soupirant lourdement et lui rendant son regard, avant que le jeune homme le plus sympathique du groupe ne les fasse finalement tous venir avec lui, dans une salle proche. Là, il déploya sur la table un plan de la ville, désignant dessus l’endroit où avait eu lieu l’attentat, et les différents dépots qu’ils avaient trouvé à côté de cela. A la surprise de l’hybride, qui se tenait au-dessus du plan avec les bras croisés, Carlos participa quelque peu, rajoutant des détails ou précisant là où son collègue ne donnait pas assez d’informations. Finalement, il pointa du doigt une place qui se trouvait non loin de là, haussant les épaules.

S’il s’est rendu quelque part, c’est probablement là … Du moins, il a mentionné ce nom-là avant de partir, en tout cas.
D’accord … et bien, merci beaucoup … Je peux vous emprunter le plan ?
Vous pouvez même le garder : ce n’est pas vraiment à nous que ce genre de choses sert.
… Je vous en remercie. Bon, et bien … en route.

*     *
*

Il allait sans dire que le plan qu’on lui avait confié était particulièrement utile … L’observant un peu en même temps qu’elle marchait dans les rues, la blonde marcha d’un pas pressé sur les pavés de la ville, cherchant à arriver à destination le plus vite possible. Du moins … c’était le cas au début. Elle se mit progressivement à ralentir l’allure, voir parfois à s’arrêter, en écoutant les conversations des gens. Ce n’était pas quelque chose qu’elle faisait d’habitude, loin de là, mais ici … Les sujets l’intéressaient. Ici, le poissonnier disait à sa cliente que même si elles effectuaient, et depuis un certain temps, les préparatifs pour commencer la guerre, les autorités de Minshu manquaient d’effectifs dans la capitale même. Là, ce couple de personnes âgées se demandaient une nouvelle fois où avait bien pu passer leur voisin, qui s’absentait vraiment de plus en plus régulièrement, dans un contexte pourtant si lourd … Là, une femme disait à ses amies qu’elle n’attendait plus qu’une chose : que ça « leur retombe dessus », et si possible rapidement. Val’ eut un soupire … La poudre à canon n’existait pas, là d’où elle venait : des enchantements ou sortilèges de pyromanciens servaient juste, sur certaines armes, à créer des explosions nécessaires pour envoyer des projectiles. Ceci dit, elle avait déjà eu l’occasion de voir une sorcière préparer, devant elle, un mélange qu’elle avait ensuite fait détonner en y plongeant juste un bâtonnet dont le bout était enflammé. Et de tels produits existaient ici également … c’était à la fois fascinant et terrifiant.

C’est en arrivant à destination que la vampire vit … Plusieurs choses s’enchaîner un peu trop rapidement à son goût. Dans un premier temps, un objet, qu’elle n’identifia pas clairement, s’éleva dans les cieux, au-dessus même du toit des bâtiments environnants. Ensuite, un cri, et une certaine dose de panique dans la population environnante. Et enfin, un gamin qui courrait vers elle lui sauta dessus pour la plaquer au sol. La blonde, dans un contexte normal, l’aurait soit esquivé en lui administrant un coup de griffes sur le dos, soit se serait tenue ferme sur ses appuis, reculant simplement sous l’impact … avant de lui mettre un coup de griffes dan s le dos là-aussi, à la réflexion. Cependant, vu le « à terre » qu’elle avait entendu quelques secondes auparavant, elle décida plutôt de se laisser plaquer, tombant assez lourdement sur le dos avec le jeune garçon sur le ventre. Il lui fallut quelques instants pour se remettre les idées en place, instants qu’il mit à profit pour parler un peu … Fronçant les sourcils, elle se redressa sur les coudes, l’observant. Lunettes, cheveux noirs, jeune, tenue qui ne s’accordait pas énormément à celle des gens aux alentours … ça avait bel et bien l’air d’être lui.

… Thanil, je me trompe ? … Tu pourrais descendre ?

Se relevant une fois que l’esper la libéra, elle tapa un peu son manteau de ses mains pour le débarrasser de ce qui l’encombrait, avant de regarder le jeune homme dans les yeux. Il lui était familier … mais … … peut-être un rêve, tout simplement.

Valentine Weathley, élue de Minshu. On est supposés bosser ensemble sur cette histoire de poudre et de bombes … Et visiblement, tu as pris un peu d’avance … Elle leva les yeux au ciel, observant la fumée de l’explosion. Tu as des pistes solides, pour le moment ? Un indice  Quoi qu’il en soit … Je te suit.


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Dernière édition par Valentine W. le Mer 23 Nov - 15:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Mer 23 Nov - 14:33

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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Mer 23 Nov - 23:23

… Pister quelqu’un ? … Je doute que tu trouves moyen de me faire plus plaisir, tiens.

Un sourire sincère sur ses lèvres pourtant voilées, la vampire se passa une main dans les cheveux, observant les alentours. L’explosion, même si elle en avait secoué plus d’un, ne semblait pas avoir fait de victimes, et les gens se réunissaient progressivement sur la place, attirés par le bruit, curieux, parfois un peu effrayés, mais surtout solidaires avec ceux qui avaient étés là lors de l’explosion. L’exemple le plus marquant était probablement ce jeune couple, aux petits soins avec un vieil homme, non loin de là. Ce dernier, encore effaré, avait été assis sur un banc par le jeune homme qui vérifiait qu’il pouvait rester comme cela sans soucis, tandis que la demoiselle, accroupie devant lui, lui parlait doucement en lui prenant les mains … Et ce n’était qu’un cas parmi …Environ 3 ou 4 autres du même acabit. Cependant, aussi touchantes que puissent être ces scènes, l’hybride n’avait pas le temps de les observer : se tournant vers le jeune homme aux pouvoirs psychiques, elle le suivit d’un pas rapide, jusqu’à une sorte de venelle particulièrement étroite … Le genre de rue où on ne s’engage pas sans la connaître.

Le suivant sur plusieurs mètres, la vampire observa les portes qui les entouraient … à chaque fois ou presque, la sortie arrière d’une maison, ou d’un bâtiment de taille moyenne. Rien qui semblait avoir été enfoncé récemment … Bien sûr, celui qui avait manié l’explosif, un peu plus tôt, aurait pu rentrer dans une de ces bâtisses pour fuir, mais en ce cas, de deux choses l’une. Soit l’endroit était à lui, soit il y avait des complices. Et dans les deux cas, aussi près de l’endroit où il avait posé une nouvelle bombe … C’était idiot. Les autorités allaient forcément venir, poser des questions, fouiller un peu les environs. Sans parler de l’idée d’utiliser des explosifs à proximité d’une réserve d’explosifs, qui était d’une stupidité sans pareil. En bref, les bâtiments étaient à exclure. Restait à voir où débouchait la rue … Cependant, la demoiselle nota que son partenaire s’arrêtait, visiblement intéressé par une bouche d’égout. Voyant qu’il prenait les choses en main de ce côté-là, elle le laissa investiguer dessus, partant un peu de son côté. Poursuivant donc dans la rue jusqu’à déboucher de l’autre côté, elle observa ses deux flancs, plissant les yeux … Une allée piétonne, un peu plus fréquentée que la précédente. Le genre d’allée dans lesquelles on trouvait … Des boutiques. Parfait. S’approchant de l’une d’entre elle, elle y entra en faisant sonner la petite clochette à l’entrée, et s’approcha sans détour du comptoir. Derrière, une femme aux cheveux grisonnants leva les yeux de sa revue, baissant un peu ses binocles pour mieux l’observer.

… Je peux vous aider ?
L’hybride s’était un peu retournée, une fois arrivée au comptoir, et observait la baie vitrée. Oui, heum … Excusez-moi de vous déranger, mais vous avez une bonne vue sur la rue, d’ici, n’est-ce pas ?
… On peut dire ça, oui …
Et vous entendez tout ce qui se passe dans la rue ?
Est-ce que vous pourriez me dire ce que vous faites ici ? Et vous êtes une élue ?
Ah, oui. Vous avez entendu l’explosion ? Je suis à la recherche de l’homme qui l’a causé.
… Il fallait le dire. Oui, j’ai entendu l’explosion … Mais ce n’est pas une raison pour fermer boutique, des fois qu’il y aurait des clients …
Je vous comprends. Vous n’avez vu personne passer en courant, n’est-ce pas ?
Et bien, je ne crois pas, non … Pas ces dernières minutes, en tout cas. Peut-être un gamin, une heure avant …
Je vois. Merci beaucoup … Oh … Vous faites des confiseries à la violette ?
Vous en voulez un sachet ?
Je pensais qu’on ne préparait pas ce genre de choses, ici … Vous prenez les pièces d’or ?

Des scènes a peu près similaires, bien qu’un peu moins « cordiales », se déroulèrent dans 3 autres étals en moins de 5 minutes. A chaque fois, les personnes avaient bien entendu l’explosion, mais personne n’avait vu qui que ce soit passer de manière anormale depuis … Vraisemblablement, il n’était pas parti en ville. Revenant à l’égoût, qui était toujours ouvert, elle s’arrêta non loin du trou dans le sol. Plusieurs personnes s’étaient massées autour, discutant à voix basse, mais elle n’y prêta que peu attention … Les critiques sur sa tenue ou son aspect ne l’intéressaient que très moyennement. Au bout d’un moment cependant, une voix se fit entendre de l’intérieur de l’égout … La traqueuse du tendre l’oreille pour tout comprendre, mais elle y parvint, répondant directement dans le boyau.

Je me débrouille pour descendre … Attends-moi juste une minute.

Presque aussitôt, elle ferma les yeux, se concentrant légèrement … Puis transforma ses mains, allongeant ses doigts avec des craquements pour reformer ses griffes osseuses. La démonstration impressionna la plupart des simples civils, qui se reculèrent avec une mine effrayée. Une fois encore, elle n’y prêta que peu d’importance, alors qu’elle engageait la moitié inférieure de son corps dans le trou, se bloquait avec les pieds, et descendait juste assez pour … Saisir la plaque d’une main, et la replacer sur sa tête en descendant encore un peu dans le canal. Soupirant, elle compta jusqu’à 3 … Puis se laissa tomber, plantant le bout de ses doigts dans les parois pour freiner sa descente au fur et à mesure. Créant des étincelles avec la pierre, ses mains ne lui firent pas défaut : lorsqu’elle arriva à la fin du boyau, elle n’allait pas plus vite que si elle n’avait sauté que d’un ou deux mètres de haut. Se réceptionnant souplement en s’accroupissant à l’arrivée, elle se releva assez vite, observant autour d’elle … Et fronçant les sourcils.

Si ça ne te dérange pas … J’aimerais passer devant, et à une … Certaine distance. La lumière de la torche me fait plus mal aux yeux qu’autre chose … Et je n’en ai pas besoin pour voir dans le noir : ce serait même plutôt l’inverse. Sinon, aucune trace là-haut … Si notre homme, ou femme, s’est enfui de manière précipitée, ce n’est pas dans la rue.

Penchant la tête sur le côté, elle observa le sol en plissant les yeux … Le jeune homme devait déjà avoir remarqué les traces de pas qu’elle pouvait apercevoir, à quelques mètres de là, sur le sol. Prenant donc la tête du duo, elle se mit à avancer, suivant les empreintes avec une certaine habitude. Bien entendu, ces dernières n’étaient pas d’une régularité ahurissante : elles devinrent beaucoup moins espacées au bout d’un certain temps d’ailleurs, preuve que l’individu, ne s’estimant plus suivi, avait ralenti la cadence … à un certain point, la semi-vampire nota que les pas s’arrêtaient. Observant l’environnement quelques instants, elle finit par, sans crier gare, se ramasser sur elle-même puis bondir par-dessus le canal central … Pour sourire, retrouvant des empreintes encore légèrement humides de l’autre côté. Faisant signe à son compagnon de l’imiter, elle l’attendit, puis se remit en route. Ils suivirent ainsi une piste tiède pendant un temps indéterminé, rythmé seulement par le bruit de l’eau courante autour d’eux, et de temps en temps le cri strident – du moins, pour l’elfe – d’un combat de rat, non loin. Après un énième virage, la vampire s’arrêta sur place, plissant les yeux … Les traces s’arrêtaient net. Tournant la tête, elle vit une échelle, étrangement gravée directement dans la paroi, qui remontait le long du mur … Levant les yeux vers la plaque qui se trouvait au-dessus, elle eut l’impression de voir un genre d’arc de cercle … Comme une plaque mal repositionnée. Souriant un peu avant de tourner la tête vers son compagnon, elle lui pointa le plafond du pouce.

Je crois que c’est ici qu’on remonte … Et je ne sais pas toi, mais franchement, je trouve que ce n’est pas trop tôt.


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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Ven 25 Nov - 14:40

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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Sam 26 Nov - 15:42

En voyant, une nouvelle fois, le jeune homme s’élever dans les cieux sans aucun signe avant-coureur, la blonde ne put s’empêcher de hausser légèrement un sourcil. Savait-il donc voler ? L’idée était logique … Mais dans la mesure où, plus tôt, il lui avait proposé de ralentir sa chute si elle se laissait simplement tomber dans le vide, il y avait peut-être quelque chose de plus. La capacité de soulever des objets par la seule force de son esprit ? La traqueuse avait vu des choses similaires, sur son monde … Une maîtrise arcanique comme une autre, fondamentalement peu différente de la maîtrise des flammes ou du givre par exemple, et qui offrait son lot de possibilités. Elle eut un petit soupire en voyant la plaque se décaler, et la lumière du plein soleil commencer à tomber dans le trou … Elle aussi devait grimper. Saisissant les barreaux de la vieille échelle (si on pouvait appeler ça comme ça), elle remonta donc à la surface à l’ancienne, sortant la tête du trou peu après que le jeune homme ne l’ai quitté. La première chose qu’elle fit en émergeant à la surface fut de fermer les yeux en émettant un grognement de douleur. Nyctalope, elle avait eu bien plus que le temps normalement nécessaire pour que ses yeux ne s’habituent à l’obscurité qui régnait dans les égouts : le brusque changement qu’elle venait de subir lui était aussi agréable qu’une agression pure et simple … Finissant par entre-ouvrir les paupières en les laissant plissées à l’extrême, elle retint une remarque sur la météo de la journée, et acheva de sortir le reste de son corps à la surface.

Tirant la plaque d’égout pour refermer l’ouverture, elle s’appuya légèrement sur le bas du dos en se redressant, lâchant un petit soupir de soulagement en sentant ses vertèbres craquer. Elle suivit le jeune brun jusqu’à une brèche qu’il semblait avoir découvert dans la muraille d’enceinte de la ville, intriguée par l’existence d’une telle faille. Vu la taille de cette dernière, la vampire se fit la réflexion que la personne qui employait ce trou ne devait pas faire plus d’un mètre 80 comme elle … ou alors, qu’il était plié en 4 à chaque fois. Mais au final, une ouverture restait un point faible stratégiquement parlant, dans un système défensif … Le fait que la capitale même de Minshu en soit pourvue, même si celle-ci n’était pas bien grande, inquiéta la semi-vampire. Le pays était-il donc si peu préparé à la guerre qu’il ne prête pas attention à des détails de ce genre ? Enfin … il était probable que personne n’ai remarqué, tout simplement : pour peu qu’on prévienne les bonnes personnes, le trou serait rebouché. La traqueuse se nota d’ailleurs mentalement de le faire remarquer au poste de garde dès qu’elle y retournerait … Si ce vieux crétin n’était plus là, de préférence. Converser avec lui une fois avait été une épreuve qu’elle n’aurait pas voulu réitérer de sitôt, encore plus pour quelque chose de ce style. S’approchant donc calmement de la brèche, elle observa une dernière fois les environs, avant de chercher à s’y introduire.

La première chose qu’elle nota, avant même de pénétrer le conduit, fut la manière dont les bords du trou ressortaient. Elle n’était pas experte en roches, loin de là, mais très clairement, elle pouvait assurer que l’usure normale provoquée par les intempéries ne donnait pas des arrêtes aussi saillantes et nettes. Continuant de balader ses yeux sur la surface grise ici et là, elle finit par remarquer, à petite distance, une sorte de … Marque noirâtre. Levant l’index devant elle, elle se concentra …cela faisait des siècles qu’elle n’avait pas employé cette variante de ses griffes normales. Son ongle, à la base parfaitement normal ( quoi que peut-être un brin crasseux), finit par … Jaunir, s’épaissir, et s’allonger de manière anormale en devenant plus pointu, avec un petit craquement. Se servant de cette « griffe » qui ressemblait beaucoup plus à celle d’un animal commun, elle racla un peu la zone noircie … Et observa le résidu de prêt. De la suie. Mal nettoyée après avoir été déposée ici … Se penchant, elle passa la tête sous la limite supérieure de la cavité, et la traversa en quelques instants. Heureusement que le mur était construit en blocs massifs, et non de la même manière que celle qu’employaient certains seigneurs, à la surface du monde natal de l’elfe de brume. Là-bas, afin de créer des barrières plus résistantes encore et des murs plus épais à moindres frais, les gens construisaient deux « murs » classiques à l’aide de gros blocs, séparés de souvent un ou deux mètres, qu’ils remplissaient de blocs non taillés, de tailles particulièrement variables. L’ensemble, une vois rebouché, donnait une protection bien plus agréable aux projectiles balistiques que de simples blocs : encaissant mieux les chocs, une brèche dans la muraille était le plus souvent assez vite comblé par l’intérieur de cette même muraille … Ce qui, ici, était loin d’être le cas : en un ou deux mètres à peine, la vampire put de nouveau voir le soleil, et se redressa un peu, suivant son compagnon. Faisant cependant quelques pas dans l’herbe, elle fronça un sourcil …elle avait shooté dans quelque chose. Un éclat. Le faisant un peu rouler avec sa chaussure, elle finit par se pencher pour le ramasser, l’observer quelque peu … Puis, plus par jeu que dans un but quelconque, elle le jeta un peu en l’air pour le rattraper, se retournant vers le mur d’enceinte. Se relevant, elle s’approcha de l’Esper, qui lui fit part de quelque chose qu’il venait de sentir.

Oui … ça peut totalement valoir le coup, comme tu dis. Enfonçant ses mains dans les poches après avoir balancé le morceau de roche derrière elle, la semi vampire se renfrogna légèrement, soupirant. Le trou dans le mur est artificiel … Il y en a des petits morceaux dispersés dans l’herbe, ici, et des traces de brûlé dessus. Quelqu’un a réussi à faire ça discrètement … étonnant. Mais effectivement, c’est d’autant plus suspect d’avoir un bâtiment juste en dehors des murailles de la ville … bon.

Voilà ce que je te propose. Je sais comment devenir invisible, et à moins de tomber sur des mages surpuissants, je pense pouvoir m’approcher sans être détectée. Je vais faire une première reconnaissance, histoire de voir combien ils peuvent bien être, et on avisera une fois qu’on aura les infos … Il serait pratique d’envoyer un message de l’endroit où nous sommes à la garde, aussi.
Sortant la carte qu’on lui avait passé de sa poche, elle se tourna vers les murs d’enceinte, observant les tours, la forêt environnante … Plissant les yeux, elle finit par poser lentement son doigt juste à côté d’une des tours d’enceinte. Je .. Pense que nous sommes là, il faudrait demander à un habitant. Tiens … Lui tendant la carte, elle fit un petit sourire sous son masque, se tournant de nouveau vers la forêt. Je ne devrais pas en avoir pour trop longtemps …5, ou 10 minutes peut-être. Restes juste dans la zone, que je puisse te retrouver … Sauf si tu as un moyen de me suivre ou contacter à distance, bien sûr.

Estimant qu’à peu près tout avait été dit, elle se mit alors à enclencher son pas de brume, fermant les yeux alors qu’elle se sentait puiser dans ses réserves magiques. Très rapidement, les brumes qu’elle dégageait – légèrement, mais en permanence – au niveau des jambes s’intensifièrent, jusqu’à remonter et la recouvrir … Avant de se dissiper, ne laissant plus rien derrière elles. Rouvrant les yeux pour observer le monde à travers cette vision si particulière qu’elle avait lorsqu’elle se dissimulait, Valentine soupira doucement, se mettant en marche, lâchant juste un « A tout à l’heure. » légèrement déformé et spectral. Arrivant à la lisière du bois en un instant, elle s’y engagea sans la moindre hésitation, appréciant grandement la diminution subite de la luminosité ambiante … Si les branches des arbres n’étaient pas aussi efficaces à bloquer la lumière du soleil que les tonnes de roches sous lesquelles l’hybride avait pu voir le jour, la pénombre qu’elles offraient restait agréable pour les yeux beaucoup trop sensibles de la blonde. Il ne lui fallut pas longtemps pour voir, dans la boue, des traces de chaussures et d’empreintes, qu’elle suivit sans grand mal, se demandant si ces maniaques avaient la moindre idée d’à quel point ils représentaient des gibiers aisés à traquer. Passant un chêne d’une taille relativement imposante qui s’était effondré dans les mois précédents – probablement durant les anomalies climatiques qui avaient ravagé la planète – en suivant toujours les traces, la vampire finit par voir une petite bicoque en bois, assez mal entretenue … De laquelle sortirent deux individus alors même qu’elle arrivait. S’éloignant du passage pour pouvoir entendre leur conversation alors qu’ils passaient à côté d’elle sans la repérer, elle plissa les yeux, les suivant du regard.

… que j’en savais, moi, de ce qu’il savait sur nous ? Probablement pas grand-chose, voilà.
Donc, tu lui as déposé une cartouche aux pieds, histoire que s’il ait des doutes sur s’il chauffait ou pas, tu lui donnes une indication.
Je ne m’attendais pas à ce qu’il la balance dans le ciel. Dans tous les cas, ce sale gosse doit juste être perdu dans les rues de la ville, maintenant … Ou dans les égouts, peut-être.
J’me doute bien, j’suis pas inquiet. Ce qui m’irrite, c’est de devoir retourner demander un détonateur parce que tu as utilisé le seul qu’on avait.
Et ce qui m’irrite moi, c’est que t’en ai pas pris au moins 2 … On nous donne de quoi fabriquer des bombes, et toi tu n’en prévois qu’une. C’est pas comme ça qu’on va aller bien loin …

Le reste de la discussion se perdit dans les frondaisons, la vampire se trouvant à présent un peu trop loin pour percevoir clairement ce qui se disait. De toute manière, elle en avait bien assez entendu, et n’avait pas l’intention de les poursuivre … Certes, il était intéressant de savoir de quel genre de détonateur voulait parler le plus grand des deux individus, et où ils comptaient s’en procurer, mais on pourrait très bien leur faire avouer ça par la suite … Observant la masure, elle s’en approcha doucement, et observa un peu par la fenêtre …De toute évidence, personne ne vivait ici. La vaste pièce était un laboratoire plus ou moins bien agencé, dans lequel différents tonneaux de produits étaient entreposés, et où décantaient des liquides divers. S’approchant de la porte, la blonde poussa légèrement cette dernière … Ouverte. Parfait. Se retournant donc, elle rebroussa chemin, revenant vers la capitale et son partenaire … Il ne lui avait fallu, au total, que 5 minutes peut-être pour trouver l’endroit. Cependant, en chemin, elle réalisa que si les deux terroristes reprenaient le passage qu’ils avaient emprunté pour venir, ils risquaient de tomber sur le jeune homme … Elle se mit à espérer qu’il s’était au moins dissimulé à leur arrivée. Cet espoir ne fit que s’intensifier lorsque, parvenant à l’endroit où ils s’étaient séparés, elle … ne vit absolument personne. Mhhhh. Il fallait juste espérer qu’il soit resté dans les environs.


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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Dim 27 Nov - 15:10

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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Lun 28 Nov - 19:32

Alors qu’elle se contentait d’observer les environs, et en particulier de surveiller cette faille, un peu plus visible depuis l’extérieur, qui permettait de sortir ou d’entrer dans la capitale sans trop de mal, la vampire eut soudainement une drôle d’impression. Plissant les yeux, elle vit un genre d’ombre se dessiner sur le mur, et … Descendre ? Clignant des paupières à plusieurs reprises, elle finit par lever les yeux vers la source de cet étrange phénomène … Pour voir son compagnon, ainsi qu’un groupe – assez conséquent tout de même – de gardes descendre en … Flottant. Elle se retint de ricaner. Un élu aussi, bien entendu … Qui disposait, elle en était désormais basiquement certaine, de capacités télékinétiques. Les mains dans les poches, elle observa donc la descente, profitant simplement du spectacle … Celui-ci étant beaucoup plus divertissant qu’elle ne l’aurait admis, si on lui avait posé la question. Lorsque son partenaire, puis les gardes furent à terre, elle l’écouta sans perdre une miette de ce qu’il avait à lui dire, hochant doucement la tête en signe qu’elle avait compris. Elle aurait probablement eu quelque chose à rajouter à ce qu’il avançait si on lui en avait donné le temps : dans l’état actuel des choses, elle ne voulait pas dire quelque chose pour dire quelque chose, au risque de se répéter … Pas plus qu’elle ne voulait trouver une idée géniale, et ensuite en parler à voix haute devant tout le monde. La présence d’un traitre n’était pas une certitude : pour autant, faire part de leurs soupçons était la dernière chose à faire.

Enchantée, Valentine weathley. Je suppose que Thanil vous a tout expliqué ?
Nous avons eu un topo. La situation dans la forêt ?
J’ai trouvé un vieux cabanon … Probablement une hutte de chasseurs abandonnée. Elle a été réaffectée pour servir de labo de création de matières explosives. Les deux occupants ne sont plus là pour le moment, ils sont partis chercher un nouveau détonateur en ville, ils sont passés il y a quelques instants.
Un nouveau détonateur … Je vois.
Qu’est-ce qu’on fait chef ?
Une perquisition en règles. Madame Weathley, conduisez-nous à leur repère : nous y attendrons les traitres pour les prendre par surprise, avant de leur faire subir un interrogatoire entre les murs de la capitale. Combien de temps avons-nous ?
Cela dépend d’à quel point l’horlogerie où ils vont se réapprovisionner est loin … Je ne miserais pas sur beaucoup plus de 5 minutes avant qu’ils ne franchissent de nouveau cette brèche cependant, ils n’avaient pas l’air d’avoir tout arrêté pour pouvoir partir pour la journée. Et ils ont probablement déjà eu le temps de faire le trajet aller.
Alors ne tardons plus, en route !

Les soldats, disciplinés, suivirent l’ordre de leur chef sans discuter, se mettant presque tout de suite en marche vers la forêt. Valentine trouva cela presque ironique : savaient-ils vraiment où ils allaient ? Enfin. Se contentant de hausser les épaules avec un petit sourire, elle emboita le pas, rejoignant l’avant du groupe, où le … Sergent formait la tête. Ce dernier, malgré son ton un peu formel et la discipline dont était empreinte chacun de ses gestes, ne semblait pas du tout être un mauvais bougre, au contraire probablement. Le regard fixé vers l’avant, la mâchoire saillante et fière, il semblait avoir à cœur de défendre sa nation et ce qu’elle représentait … L’hybride soupira en songeant qu’elle était aux antipodes d’un tel être, qu’elle trouvait pourtant admirable. Mais si la traqueuse était loyale, c’était avant tout à ses principes, ses besoins, et ensuite peut-être à quelque chose comme un pays où elle s’était retrouvée catapultée sans son consentement, et qui restreignait toute tentative de trahison qu’elle pourrait entreprendre … Oh, bien sûr, ce n’était pas Minshu qui lui avait posé ce seau. Juste le serpent, la divinité qui protégeait cette nation. Et tant pis pour son consentement … à elle, comme aux autres.

Le trajet fut court, dépourvu d’évènement particulier. Personne ou presque ne parlait, la majorité du groupe se concentrant surtout sur sa tâche et ce qui allait venir … Seuls deux soldats parlaient entre eux à voix basse : l’elfe, par politesse, fit un gros effort pour ne pas écouter ce qui s’échangeait. A partir du moment où elle avait entendu un « tu penses que ça pourrait être des gens qu’on connaît », elle avait au moins pu éliminer ce soldat-là de la liste des suspects … Du moins, à son avis. En pratique, rien dans cette phrase ne le disculpait réellement, et même si c’était fort peu probable, il pouvait très bien feinter, et dire cela justement pour s’innocenter … mais ce genre d’interprétation allait peut-être justement un peu trop loin dans le raisonnement : il ne savait pas qu’il était écouté, il ne savait pas qu’on le suspectait potentiellement d’être de mèche avec les fanatiques … Et il y avait même une chance non-nulle qu’il n’ai été au courant de rien jusqu’à quelques minutes plus tôt, quand Thanil l’avait appelé avec les autres. Soupirant, l’elfe se demanda si elle n’était pas un peu trop focalisée sur cette affaire … Trop pour y être efficace à 100%, en tout cas. Haussant les épaules, elle chercha à se détendre mentalement … Ils allaient piéger ces individus, les capturer, les emmener à la garde de Minshu qui en ferait ce qu’il lui semblait nécessaire, elle glisserait un mot au capitalne ou à l’officier en charge pour l’informer de la possible présence d’un ou plusieurs traitres dans les gardes affectés à la surveillance de la muraille de la ville, et tout se passerait … bien. Pas de raison de paniquer. Ouais.

Une des pires phrases qu’elle pouvait entendre, dans son ancien métier de chasseur de monstre, était « Ne vous en faites pas, c’est juste un boulot tout simple. »

Ils parvinrent à la bicoque, qui n’avait – de manière surprenante – pas bougé ou changé depuis que la blonde l’avait quitté, un peu plus tôt, et s’arrêtèrent devant, établissant rapidement un plan. Ce dernier fut assez simplement dressé : un groupe, constitué des deux élus et de 3 gardes, se postaient en embuscade sur le chemin qui conduisait à la cabane, non loin de cette dernière. Deux autres se dissimulaient non loin du bâtiment, mais de l’autre côté : dès que les deux loustics seraient au bon endroit, ils les prendraient en étau, afin de procéder à la capture … L’optique de se battre avant ne déplaisait pas à certains, particulièrement remontés contre le terrorisme, mais de l’avis général, il était peu probable que les deux individus potentiellement désarmés ne cherchent la confrontation avec 7 combattants qui les attendaient de pied ferme. Cette attitude n’était peut-être, de par l’optimiste dont elle découlait, pas la meilleur à adopter … Mais la semi-vampire ne chercha pas à aller contre le courant sur ce point : cela n’aurait pas servi à grand-chose. Préparant donc le « piège » avec les autres en se dissimulant, elle fit une des choses qu’elle appréciait le plus, à l’époque où elle avait encore toutes ses capacités … Se tenir en embuscade.

Ils n’eurent cependant pas à attendre bien longtemps. Il n’avait dû s’écouler que quelques dizaines de secondes depuis que tout mouvement avait cessé autour du bâtiment que déjà, le son caractéristique de pas dans les feuilles mortes se faisait entendre. Probablement d’abord pour l’elfe, et ensuite pour les autres bien sûr, vu l’ouïe dont elle disposait … mais le résultat final était le même : à travers son pas de brume et les feuillages dans lesquels elle s’était tout de même camouflée, la blonde vit finalement arriver les deux individus qu’elle avait croisé plus tôt. Plus de discussion cette fois : ils se contentaient de marcher, les mains dans les poches et l’air renfrogné, approchant de la cabane. Cependant, à quelques pas de cette dernière à peine, les deux soldats qui se tenaient derrière sortirent brusquement de leur couvert, les pointant de leurs hallebardes. Surpris, un des deux hommes se retourna : ce fut le moment que le reste du groupe choisi pour se dévoiler également, la traqueuse ne faisant pas exception à la règle. Un soldat lança un « Rendez-vous ! » classique, mais tout à fait approprié à la situation : point besoin de préciser que vu qu’ils étaient encerclés, la fuite ne semblait pas une option … Ne semblait. Celui des deux qui avait le moins été impressionné par la manœuvre pivota, une main sous le manteau, et en tira quelque chose qu’il balança, en priorité, en direction des deux élus.

Chiens du serpent !

Val’ n’eut que le temps de lever ses avant-bras devant son visage, protégeant en priorité ses yeux et sa bouche. Les deux ou trois objets que l’homme avait lancé sautèrent en plein vol, émettant des détonations simultanées et particulièrement assourdissantes, en même temps qu’un genre de flash lumineux … Sans parler du souffle d’une explosion – heureusement peu puissante – qui, dans le cas de la vampire, la fit basculer en arrière et tomber à terre. Regardant un peu ses bras et le sol autour d’elle, elle remarqua que l’ensemble était recouvert de … plâtre ? Un des gardes à côté d’elle gémissait de douleur : il s’en était pris dans les yeux, et se retrouvait au mieux temporairement aveugle … Lorsqu’elle regarda à nouveau vers les deux fans d’explosifs, ils étaient déjà en train de prendre la fuite, ayant mis à terre –en les bousculant, probablement- les deux autres gardes qui leurs barraient la route. Poussant sur ses bras pour se redresser rapidement, la blonde trébucha légèrement, avant de se mettre à courir avec un grognement agacé. Voyant qu’ils étaient suivis, les deux types se firent un signe, avant de se séparer.

Je prends celui au manteau brun, à droite ! se contenta-t-elle de lâcher à la cantonade, alors que de la fumée commençait à sortir de sous son manteau à elle, et qu’elle prenait de la vitesse en courant.

De manière générale, Val’ avait toujours été rapide à la course. Du moins, passé ses 20 ans, soit l’âge où elle avait commencé à voyager seule, et à pied la plupart du temps, elle avait progressivement renforcé ses jambes jusqu’à ce qu’elles ne soient ce qu’elles étaient aujourd’hui : puissantes, fiables, et efficaces. Sur son monde, lorsqu’elle disposait de ses pleines capacités physiques, elle n’avait absolument plus besoin d’un cheval pour se rendre rapidement d’un point A à un point B … Ici, certes, la donne était un peu différente, et sa puissance d’antan n’était clairement plus qu’un souvenir. Ceci dit, cela ne l’empêchait pas d’être toujours plus rapide qu’un individu, certes relativement énervé, mais relativement lambda voir dans la moyenne inférieure lorsqu’il s’agissait de courir. Aurait-il été coursé par des gardes en armure tentant de le rattraper avec leurs lances, il aurait eu toutes ses chances … mais hélas, un style de prédateur bien plus adapté à la course-poursuite s’était lancé à ses trousses après l’avoir pris pour proie. Trébuchant un peu sur les racines, soulevant une volée de feuilles mortes à chaque pas, le bandit finit par se retourner au bout d’un moment, à bout de souffle … pour ne strictement rien voir. Clignant des yeux, il s’appuya légèrement contre un arbre, plissant les yeux … mais non. Rien que des feuilles mortes ou vivantes, de la terre humide, l’écorce et le bois des arbres, parfois couverts de mousse. Lâchant un glaviot à terre, l’homme finit par lâcher un gros soupir de soulagement …

Lorsqu’il se retourna, la chasseuse de monstres se trouvait devant lui, lui adressant un regard noir. Poussant un cri de terreur, il bascula en arrière, tombant sur le sol, et fouilla de nouveau sa veste … Un couteau se planta dans son avant-bras, alors que la blonde s’était pratiquement jetée sur lui, l’accompagnant dans sa chute. Poussant un cri de douleur, il tenta mollement de lui asséner un coup de poing : elle se contenta de se reculer, récupérant au passage son arme … puis l’observa, fixe et silencieuse. Rampant un peu vers l’arrière, l’expert en explosif déglutit … Puis tenta brusquement de lancer quelque chose, et de se retourner pour se relever et fuir à nouveau. Il entendit l’explosion sourde, et sentit le souffle dans son dos, heureusement trop faible pour le déstabiliser. Mais avant même qu’il ait fait 4 pas, il sentit une douleur fulgurante lui transpercer littéralement un mollet, et s’écroula de nouveau dans le sol. Une souffrance similaire, comme si on lui plantait des paires de ciseau dans la chaire, fondit sur son autre jambe … Avant que la chasseuse ne le contourne doucement, venant se tenir devant lui … Et ne s’accroupisse, des griffes à la place des mains. Ces dernières étaient couvertes de sang.

Le problème lorsqu’on utilise le même coup deux fois … C’est que la 2nd fois marche souvent moins bien.
écoutez … On peut- Shhhhhhh …
Avec une douceur qui pouvait surprendre, vu son image, la blonde avait posé un de ses « doigts » couverts de sang sur la bouche du bandit, plissant les yeux. On ne … peut pas, non. Rien de ce que tu pourrais me proposer ne m’intéresse. Rien de ce que tu as à me dire ne m’influencera. Tout ce que tu pourrais parvenir à faire … C’est me donner envie de rajouter une ou deux plaies ouvertes à celles que tu as déjà …Histoires que tu te vides de ton sang, sur le chemin qui mène à ta cellule.

La blonde plissa les yeux, ne pouvant s’empêcher d’avoir un léger sourire en voyant l’homme blêmir. Elle bluffait, bien entendu, mais savoir qu’elle parvenait encore à faire peur à des gens du commun avait un petit côté … statistiquement rassurant.

Elle se contenta de le fouiller sommairement, le privant de tout ce qu’il portait sur lui, avant de le prendre avec elle, le ramenant en quelques minutes jusqu’à la cabane bourrée de matières explosives … Elle se demandait comment les choses s’étaient déroulées pour le reste du groupe. Si un traitre voulait se manifester, ce serait probablement à ce moment-là … encore que. Mais, si le pire devait arriver, elle comptait sur sa propre réactivité – et sur celle de son collègue – pour palier à tout imprévu … fâcheux.


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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Mar 29 Nov - 11:32



Dernière édition par Thanil Amiel le Jeu 1 Déc - 14:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Mer 30 Nov - 21:11

Malgré son pronostic relativement peu optimiste, la chasseuse blonde n’eut aucune mauvaise surprise lorsqu’ils rejoignirent de nouveau le groupe des gardes, qui avait progressivement récupéré du choc. Celui ayant pris de cette poudre / pâte blanche dans les yeux n’y voyait pas grand-chose, mais ses deux yeux, bien que douloureux, semblaient fonctionnels. Aucun traitre ne s’était manifesté : les deux prisonniers avaient étés menottés correctement, et le petit groupe, après une fouille légère du cabanon, s’était remis en marche vers la ville … Une autre troupe un peu plus importante peut-être, avec des experts en enquête et des mages comme ceux qui avaient analysé la première explosion se rendraient probablement ici dans un avenir proche : le travail des deux élus, pour l’instant du moins, était terminé en tout cas. Remettant, de manière presque naturelle, ses mains dans ses poches, Val’ soupira dans son masque … Cette première quête ne s’était pas passé si mal que ça, en fin de compte. Une traque rondement menée grâce à ses talents de pisteuses et à l’esprit de déduction de l’esper, une petite reconnaissance des lieux, appel des renforts, une capture … Peut-être un poil plus mouvementée que prévue, mais rien de bien difficile tout compte fait. Le seul point qui aurait pu l’étonner fut l’utilisation d’explosifs non létaux pour s’enfuir … mais la solution n’était pas bien complexe à déterminer : ils ne voulaient tout simplement pas prendre le risque d’être eux-mêmes pris dans le souffle de l’explosion, au pire blessés … Quand on avait vu la puissance de la charge que Thanil avait, plus tôt, dû lancer haut dans le ciel pour éviter d’avoir des morts, c’était plus que logique. Une affaire rondement menée … Presque trop simple.

En tête du groupe alors que ce dernier pénétrait de nouveau en ville et se dirigeait vers le poste de garde, la blonde laissa ses pensées se diriger vers son camarade. Ils n’avaient pas beaucoup échangé durant cette mission … Et elle était à mille lieux de s’en plaindre. Pouvait-elle être bavarde ? Bien sûr, de temps en temps … « pendant un travail » ne faisait pas partie de ces temps du tout. A plus forte mesure encore dans une affaire jouant contre la montre, où quelqu’un d’important (ici, l’administration de son pays, en quelques sortes) avait des attentes vis-à-vis de la réussite de la mission. L’idée « J’ai sauvé quelques vies en faisant ce boulot » traversa l’idée de l’hybride … mais elle ne s’en préoccupa pas. Elle en avait trop l’habitude pour se sentir affectée par une réussite. Pour en revenir à son compagnon en tout cas, leur duo avait fonctionné avec une synergie pratiquement parfaite … Peu de temps morts, efficaces, capables de s’adapter aux différentes situations rencontrées … Et pourtant, elle n’aurait jamais cru dire cela en faisant équipe avec ce qu’elle qualifiait, par pur habitude, de « mage ». Encore qu’elle l’avait vu combattre au corps-à-corps … Mais sa capacité à voler et à porter des lourdes charges par la force de l’esprit n’avaient rien de physique.

Elle en était à peu près dans ce point-là de ses réflexions lorsque, derrière elle, elle entendit un bruit étrange, humide … Et beaucoup, beaucoup trop familier. Relevant la tête et regardant devant-elle, elle eut à peine le temps de se retourner qu’un sifflement très distinct se mit à titiller son ouïe particulièrement fine. En temps normal, elle aurait déjà été face à ce nouvel adversaire avant même que son couteau ne quitte sa main … Maudite soit sa faiblesse. Se « contentant » de croiser les bras devant son visage, elle pria intérieurement pour que les protections métalliques enchâssées dans son manteau dans cette zone particulière soient suffisante pour lui éviter une blessure trop grave … Mais quelques sons lui indiquèrent que la suite des évènements était différente de ses prévisions. Primo, il n’y avait pas un, mais deux sifflements. Le premier s’arrêta en émettant le même son que plus tôt : celui d’une lame qui rentre dans la chaire. Presque aussitôt, elle entendit un cri, juvénile, et ne put s’empêcher de s’en vouloir pour la souffrance qu’éprouvait son partenaire. Mais l’autre son « important » fut la variation du sifflement émit par la lame qui se dirigeait vers elle. Cette dernière bifurqua … Et se planta dans le sol. Baissant les bras, elle observa la dague sans comprendre, avant de relever les yeux et d’avoir une vue d’ensemble. Et elle sentit son cœur cogner un grand coup de frustration, alors que son sang ne faisait qu’un tour, et qu’elle sentait la rage monter en elle.

HRP:
 

L’immense majorité de cette haine était dirigée envers elle-même. Pourquoi avait-elle prit la tête du groupe, là où elle était la plus vulnérable à une menace venue de l’intérieur. Idiote. Comment avait-elle pu se laisser aller dans ses pensées au point de ne pas porter une attention accrue au bruit d’un couteau qu’on dégaine, ou à celui d’un homme qu’on égorge. Pauvre gourde. Et pourquoi cet homme trahissait-il sa nation ? L’argent ? Un hypothétique pouvoir ? Ou peut-être n’était-il pas d’ici, et donc « corrompu » dès la base. Un ennemi qui se faisait passer pour un allié tout ce temps. Lâche. Et enfin, l’un des deux prisonniers, qui fuyait comme s’il avait une chance. Après ce qui s’était passé un instant plus tôt. Pauvre débile. Serrant les crocs, l’hybride s’élança alors même que son compagnon, à terre, criait l’évidence : il fallait l’arrêter. Cependant, le combat du soldat contre ses deux comparses était aussi une épine qu’elle ne tenait pas particulièrement à avoir dans le pied. Le second prisonnier, moins : avec les jambes dans cet état, il ne pourrait que ramper … mais pas bien loin. La blonde ne s’était même pas fait ces constats en l’espace d’une respiration, qu’elle recherchait déjà des réponses, des solutions. La première s’imposa à elle, de façon aussi claire que de l’eau de roche. Alors qu’elle voyait le garde rénégat parvenir à bloquer les armes de ses deux adversaires en même temps de sa hallebarde et les détourner vers le sol, elle s’engagea entre ses deux alliés en bondissant. Le traitre n’eut même pas le temps de lever les bras pour se protéger : deux mains se saisir de son crâne, et le poids d’une personne entière le repoussa en arrière, le faisant basculer sur le sol, sur le dos. Il poussa un hurlement à s’en arracher la gorge, alors que la vampire posait un pied sur son épaule pour prendre appuie, avant de se propulser et de repartir en courant, vers le fanatique.

Alors qu’elle sprintait dans les rues, la presque vampire ne put s’empêcher d’observer ses mains. Elle n’avait pas eu le temps de déployer complètement ses griffes, et n’en avait de toute manière pas l’intention … Mais elle l’avait fait. Un peu. Le casque avait encaissé la majorité de ce qu’il aurait pu subir. Ses ongles étaient devenu longs, courbés, et beaucoup plus solide que d’ordinaire, similaires aux griffes sales et tranchantes d’un rat, qu’on aurait collé sur des doigts humains. Elle savait qu’elle avait laissé des rayures profondes sur ce dernier, et avait parfaitement senti le crissement de l’acier. Ses pouces étaient recouvert d’un liquide sombre … Une des teintes les plus foncées qui soit de rouge. Elle les avait parfaitement senti s’enfoncer dans quelque chose de mou, et se souvenait de la résistance qu’avaient rencontré les ongles avant de … percer quelque chose. Elle l’entendait encore hurler, quelque part, entres d’autres bâtiments, déjà éloignés. Elle savait parfaitement ce qu’elle venait de faire.

Elle avait prévu d’agir ainsi.

Courir en ville n’étant pas aussi aisé qu’en forêt, elle ne gagnait que lentement du terrain sur sa cible, qui était peut-être un peu plus véloce que celui qu’elle avait eu à poursuivre avant. Bien sûr, depuis, la donne avait changé … vu que l’autre ne pouvait plus courir sans risquer d’atroces douleur, de se déchirer les muscles, et même peut-être de se vider de son sang … Si les habitants du Minshu étaient chanceux. Pilant sur place pour ne pas percuter de plein fouet un homme qui s’était arrêté en plein milieu de la rue pour regarder le fuyard partir, l’hybride pesta pour elle-même à voix basse, et le contourna. A dire vrai, elle avait eu une forte envie de simplement le bousculer d’un bon coup d’épaule pour forcer le passage, mais elle ne pouvait pas écouter ses envies aussi simplement. Et en parlant d’envie … elle en avait une, très forte, d’égorger le fuyard. Pas « juste » de lui couper la gorge : de planter ses ongles dans la peau tendre de son cou, et de lentement replier les doigts, de faire plier et se déchirer les chaires sous sa poigne, jusqu’à ce que la plaie ouverte qui était autrefois sa trachée ne soit plus qu’un souvenir lointain et sanglant. Mais elle ne pouvait pas le faire. Sautant par-dessus l’étalage d’un marchand de poisson, et s’appuyant avec ses mains en plein milieux pour prolonger le bond et ne pas avoir à poser les pieds dans les soles et autres macros, elle ne prit pas garde aux cris qu’elle avait provoqué, et ressenti une intense satisfaction en constatant que son geste – qui visait à la base à lui éviter d’avoir à faire le tour d’une énorme charrette qui bloquait presque l’avenue marchande – lui avait fait gagner une bonne dizaine de mètres.

Lorsque les deux individus débarquèrent sur la place à presque pleine vitesse, ils eurent l’impression d’émerger subitement d’un bassin rempli de monde. La future vampire, qui se retint fortement de souffler de soulagement à cette sensation, n’en fonça qu’avec une vitesse plus grande encore sur sa cible. Mais cette dernière, plutôt que de continuer à courir dans les rues, pivota brusquement sur lui-même …Et lui envoya quelque chose de lourd, froid et métallique dans la joue à pleine vitesse. La traqueuse, en pleine course, perdit l’équilibre et chuta lourdement sur le sol, roulant sur le côté sur plusieurs mètres avant de finalement déraper légèrement sur le pavé, sur le flanc, puis s’arrêter tout à fait. Elle ne savait pas ce qui venait de se produire, mais elle avait la joue en feu. Elle avait du mal à différencier le haut du bas. Son cœur battait dans sa poitrine, un écho beaucoup trop fort se répercutant dans ses tempes et ne faisant qu’empirer ce qu’elle ressentait à l’intérieur. Des pieds s’installèrent sur ses flancs. Elle avait un liquide chaud et poisseux qui commençait à lui couler le long de la mâchoire, imprégnait son masque, le rendant collant. Elle ne savait pas si elle respirait, et pourtant elle n’arrivait à comprendre que le son que faisait l’air en rentrant et sortant de ses poumons. Une chaîne lui passa devant les yeux, à l’horizontale. Elle pivotait lentement, tentant de se remettre sur un coude. Se relever. Pourchasser ce type. Le massacrer.

La paire de fers remonta de manière brusque, lui saisissant la gorge et lui soulevant presque le haut du corps du sol. Mais le fait de se faire étrangler de cette manière eut au moins un aspect positif : il lui remit, et très vite, les idées en place. Incapable de glisser ses doigts entre sa peau et la chaîne, l’elfe de brume tenta de se relever pour elle-même se surélever et ainsi libérer sa gorge … Sans effet : un pied s’abattit sur le milieu de son dos, bloquant son bassin à terre de manière douloureuse. Quelqu’un cria, quelque part. Ses doigts glissaient contre le métal froid, alors que l’homme derrière elle grognait. Elle sentait le sang bloquer, tenter de remonter vers son cerveau ou de le quitter, sans qu’on lui en laisse l’occasion. Un goût métallique lui tomba sur la langue : elle s’était mordue l’intérieur de la joue. Elle n’arrivait pas à le saisir … elle ne voyait pas comment le blesser. Elle se sentait bloquée. A peine plus forte qu’un humain normal. Pas assez pour se libérer. Et soudainement, elle réalisa. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait absolument rien d’un humain normal. Que ce soit l’apparence. L’esprit. Le corps. L’âme. Et lorsque « l’humaine » qui était en elle était impuissante … il ne restait que le reste. Ce qu’elle était réellement.

Ses griffes reprirent leur forme la plus agressive en un battement de cil, alors qu’elle se mettait soudainement à chercher à avancer son visage, tirant sur la chaîne avec son cou, se préoccupant peu du fait qu’elle suffoquait. Ses mains remontèrent le long des maillons. Passèrent sur des mains. Remontèrent encore. Des manches. Des bras. Elle planta ses armes naturelles dedans avec violence. Un nouveau cri, beaucoup trop proche de ses tympans. Elle put mettre genoux à terre. Le tirer au-dessus d’elle. Le terroriste bascula comme un sac rempli de boulons au-dessus de son épaule. Il s’écroula à terre, alors qu’elle lui tenait toujours les bras. Un fer n’était pas attaché à son poignet, alors que l’autre si. C’était avec ça qu’il l’avait frappé. Extrayant ses « doigts » de l’avant-bras de l’homme qu’elle poursuivait, l’hybride corrompue se saisit à deux mains de l’autre bras, alors que l’homme à terre criait de souffrance. Pivotant sur elle-même et forçant sa chaire et ses os, elle le fit pivoter pour le mettre sur le dos, le bras plié dans le dos, elle au-dessus. Mais elle continua de forcer. Quelque chose craqua … L’os se brisa avec un son sec. Elle continua encore un peu de faire tourner le bras, puis le laissa retomber à terre, informe. Il hurlait de douleur et de peur. Elle le retourna une nouvelle fois, lui saisissant le col d’une main, se fichant bien de le déchirer à de multiples reprises parce que sa proie se débattait. Elle plongea ses yeux jaunes d’or dans ceux, bruns et terrifiés, de sa cible. Leva sa main libre au-dessus de sa tête. La bouche ? Les yeux ? La gorge ? Le front ? Où viser …


STOP !!

Le cri donna un frisson à l’élue blonde, qui sursauta presque. L’homme en face d’elle implorait pitié, tentant de protéger son visage avec son bras valide. Sa face, qui avait dû racler contre le sol, était légèrement ensanglantée. Le relâchant totalement et se redressant, l’elfe de brume réalisa seulement à quel point elle respirait comme une damnée, sa poitrine se soulevant et s’abaissant beaucoup plus vite que la moyenne. Elle sentait toujours son cœur battre dans ses tempes, mais il n’avait plus cette sonorité sauvage de tambour de guerre … il lui faisait juste réaliser à quel point, pendant une minute, deux, cinq peut-être … elle avait perdu pied. Elle ne l’avait pas poursuivi pour le capturer. Pas parce que c’était juste. Elle n’avait pas frappé pour l’entraver, l’empêcher de résister aux autorités. Elle avait failli l’exécuter de sang … chaud. Et, réalisa-t-elle en levant finalement les yeux et en regardant sur le côté … au milieu d’une foule. Plus d’un s’était même avancé, avant de reculer en voyant le revirement de situation. Elle laissa à nouveau son regard se porter sur le sol. Un type, de corpulence moyenne, qui chialait comme un beau diable en serrant contre lui son bras à trois coudes. Ses avant-bras étaient déchirés, couverts de plaies plus ou moins propres. Sa peau ruisselait de sueur, par endroits de sang. Il était pathétique. Et elle, elle avait failli le tuer. Se penchant lentement, elle le saisit sous son bras valide, et le tira avec quelques efforts pour le remettre sur pied. Comprenant probablement où était son intérêt, il ne chercha pas à se défendre. Prenant le fer du côté encore ouvert, la blonde le referma sur son propre poignet, muette. Puis, lentement, se mit en marche en se massant la gorge. Alors qu’elle s’avançait vers la foule, qui se fendait lentement pour la laisser passer, un homme ne bougea pas de sa place, la dévisageant en plissant les yeux. Il cracha simplement 4 mots, avec tant de dégoût et de haine qu’ils en seraient presque devenus insultants.

Qu’est-ce que tu es ?
La blonde ne s’arrêta pas pour répondre. Elle se contenta de fixer devant elle en tirant doucement son prisonnier. Une élue. De Minshu. A votre service.

Personne n’ajouta quoi que ce soit. Il fallut environ 5 minutes au duo pour rejoindre le groupe de gardes qu’ils avaient quitté.


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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Jeu 1 Déc - 14:47

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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Jeu 1 Déc - 22:27

Lorsque l’hybride rejoint de nouveau la rue qu’elle avait quitté quelques instants plus tôt pour se lancer à la poursuite du fuyard, quelques petites choses avaient changé … Pas énormément, certes. Des curieux s’étaient arrêtés, observant un peu l’endroit sans comprendre. Le corps du garde qui avait été assassiné par son camarade avait été étendu de manière convenable sur le sol, et un linge avait été posé sur son visage. Les deux autres prisonniers étaient désormais ligotés ensemble, à terre … Elle ne s’attarda pas sur ce détail. S’approchant du sergent, elle n’eut pas vraiment besoin de mots pour lui expliquer la situation. Il avisa le fanatique qui avait tenté de s’échapper pendant un instant, puis lâcha un soupire, et défit les fers du côté de l’elfe de brume. Se massant légèrement le poignet, cette dernière détourna les yeux lorsque le sergent, étudiant le bras blessé du captif, fit une grimace. Le garde eut la délicatesse de s’abstenir également de commenter. Finissant par le conduire auprès des deux autres, il fut suivi par la traqueuse, qui s’attarda finalement face au garde renégat, s’accroupissant devant ce dernier. Son visage était tout, sauf beau à voir.

Son casque était, comme elle l’avait suspecté, rayé de partout, mais ses ongles ne s’étaient pas enfoncés au point de percer l’acier. En revanche, là où il y avait une ouverture pour le visage … Sa barbe de trois jours, là où elle était impeccable, donnait une couleur légèrement « verte » à son menton et sa mâchoire. Mais elle n’était pas propre à beaucoup d’endroits. Des larmes de sang avaient coulé à peu près partout en-dessous de ses yeux, et une partie avait séché. Le reste, sur lequel des larmes normales avaient coulé en plus, était un peu plus délavé, mais loin d’être propre. De la morve lui pendait du nez également. L’une de ses paupières, tentant de se fermer, ne laissait voir qu’un petit gouffre sanglant. L’autre était déchirée. Il releva lentement le visage, demandant s’il y avait quelqu’un. Elle se releva sans répondre, et s’éloigna. Elle qui, un moment plus tôt, se félicitait de l’efficacité avec laquelle la mission était remplie … Elle venait de crever les yeux à une personne. Détruire les os d’un bras à un autre : il y avait même une chance non-négligeable que, si personne ne prenait soin de sa blessure de la bonne façon, il ne le perde. Son comparse s’en sortirait probablement mieux avec ses jambes … Même si cette marche forcée avec les mollets en charpie allait laisser des traces, elle aussi. N’écoutant pas son corps, qui lui demandait via de vives démangeaisons de retirer son masque plein de sang à moitié séché sur le côté du visage, l’hybride se tourna vers Thanil, qui s’approchait d’elle.

Ce n’est qu’en voyant son teint, qui se rapprochait dangereusement de celui qu’elle-même possédait, qu’elle se souvint qu’il avait été blessé, plus tôt … à son cri, elle avait tout de suite compris qu’il était encore vivant quand elle était parti, et qu’il ne souffrait pas d’une blessure « prioritaire » … Elle s’en voulu de ne pas avoir songé, sur le coup, à se retourner pour vérifier qu’il allait bien. Baissant les yeux vers la main qu’il lui tendait, elle pencha la tête sur le côté en voyant son bandage, à l’autre bras … Et finit par sortir une de ses propres mains de ses poches, l’avancer pour serrer celle du jeune homme avec une certaine vigueur.

C’est rare … Mais cet espoir est réciproque, Thanil. J’ai beaucoup apprécié d’être avec toi sur cette affaire … et pour ce qui est de l’efficacité … Elle se tourna un instant vers les trois prisonniers, que le sergent faisait se relever. Je vais peut-être tenter de l’être un chouïa moins la prochaine fois. Au passage … N’hésites pas à demander de l’aide, pour une blessure de ce genre. Désignant le garrot, elle pencha la tête sur le côté, puis se tourna de nouveau vers le reste du groupe … Dont la mise en marche semblait difficile à mettre en place. Pas étonnant vu l’état des trois blessés. D’ailleurs … Assieds-toi deux minutes. J’en ai pas pour très longtemps.

S’éloignant de quelques pas de son jeune compagnon de Seika, elle vint tapoter doucement l’épaule du sergent, lui adressant quelques mots. Ce dernier, se tournant vers le jeune homme, sembla réfléchir quelques instants avant de donner son consentement à la blonde. Elle le quitta après quelques paroles rapides supplémentaires, et s’avança quelque peu pour … rentrer chez un apothicaire. Elle en ressortit, une fois encore, quelques instants plus tard à peine, et s’installa à côté de l’Esper en dévoilant un peu ce qu’elle avait pris : des bandages, un genre de linge propre, du coton, deux flasque avec des noms en langue savante inscrits dessus et un peu de fil. Prenant d’autorité – mais bien sûr sans vraiment forcer non plus – son bras pour le tirer vers elle, elle entreprit de défaire la ceinture et le bandage de fortune qu’il avait déjà fait en s’appliquant.

A ce qu’il paraît, tu t’es fais ça tout seul … Honnêtement, ce n’est pas trop mal, Simplement, le soucis des garrots, c’est qu’ils sont utile sur le court terme … Et dangereux sur le long. Tant qu’à faire … Gardant une main sur la dernière couche de tissus qui empêchait le jeune homme de saigner, elle s’arrêta, et lui tendit une des deux bouteilles. autant que tu aies une compresse correcte qui ne risque pas de te faire perdre un bras. Prends ça …vu ta tête, tu as dû perdre pas mal de sang … ça devrait éviter que tu me fasses une anémie entre les doigts, et aussi accélérer un peu le processus pour te re-remplir un peu les veines dans les prochains jours.

Attendant qu’il ait bu pour reboucher la flasque, elle entreprit ensuite d’imbiber le linge propre qu’elle avait apporté avec le contenu de l’autre … Et décolla doucement le tissu imbibé de sang qui servait de bandage au jeune homme de son bras. Sans vraiment lui demander s’il était prêt ou quoi, elle lui tint avec fermeté le poignet, alors qu’elle entreprit de laver sa plaie, éponger une bonne partie du sang qui avait séché sous son pansement, et surtout s’assurer que le liquide désinfectant fasse son office sur la plus grande zone possible. Pour une blessure de ce genre, mieux valait ne pas prendre de risque … Voyant que les lèvres de la plaie commençaient à se rouvrir, elle déposa doucement un peu de tissus propre dessus, demandant au jeune homme de le tenir un instant, pendant qu’elle arrangeait le coton, puis les bandages pour en refaire un en bonne et due forme … Qu’elle termina avec un soupire, se laissant un peu aller en arrière une fois son travail fini.

Et voilà … C’est pas un peu plus confortable ? N’attendant pas la réponse, elle déposa doucement le reste du matériel de soin dans son sac, avant de se relever avec un petit grognement. J’ai parlé au sergent, sinon … Il y a un poste de garde, à deux pas d’ici, où on te donnera de quoi rentrer chez toi … Et probablement une visite chez une vraie infirmière, aussi. J’ai dû apprendre à faire les premiers soins pour survivre … Mais tu n’as pas le même corps que moi, et autant je sais que tu ne risques plus « grand-chose » dans l’immédiat, normalement … autant, si j’étais toi, je ferais quand même une petite vérification complète. Le truc … c’est que le poste dont je parle se situe par là. D’un doigt, elle pointa la rue …Dans la direction dont ils provenaient à la base. Et comme tu t’en doutes, le quartier général ou on se rendait à la base, il serait plutôt par-là … Elle bougea sa main, pointant cette fois par-dessus son épaule, du pouce. Donc … à toi de voir si tu tiens à être là pour voir ces trois abrutis se faire passer les faire, faire la paperasse ici et faire ton rapport maintenant … Ou si tu préfères rentrer chez toi, et t’en occuper peut-être dans la semaine, quand tu te seras un peu remis. Dans les deux cas … Elle marqua une pause, hésitant sur le terme. Baissant un peu le regard le temps de chercher ses mots, elle hésita à lui serrer la main une nouvelle fois … puis se souvint qu’elles étaient encore probablement partiellement couvertes de sang. Des mains de tueuse, en somme. A la place, elle se contenta de lever un poing fermé, et de doucement lui tapoter l’épaule avec. ça m’a fait du bien de faire équipe avec quelqu’un de doué comme toi. Je me répète … Mais j’espère bien qu’on pourra à nouveau travailler ensemble.

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MessageSujet: Re: Et personne ne parle des cendres ...   Sam 3 Déc - 13:18

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Et personne ne parle des cendres ...
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