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La sécurité n'existe pas
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Aki Nishiie ¦ Justicière ¦

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MessageSujet: La sécurité n'existe pas   Dim 27 Nov - 16:27




La sécurité n'existe pas



feat.Tanith, le prince sur son cheval blanc



Noir. Pourquoi fait il si noir ? Elle as mal. Pourquoi as t-elle si mal ? Elle essaye de bouger, mais un bruit de chaîne la bloque. Un bruit … de chaîne ? Un hoquet de terreur. La tension dans ses bras ne tarde pas à la faire comprendre la réalité. Elle est suspendue par les poignets par des lourdes chaines, ce qui l'empêche totalement de bouger, ses pieds touchant à peine le sol. Elle tousse. Elle as mal. Qu'est ce qui s'est passé ? Elle ferme les yeux. Les grands canyons, la jeune élue et son bébé, l'entraînement avec Mizu, puis plus rien. Le noir. Elle sens que sa mémoire refuse de lui rendre des souvenirs qu'elle as pourtant. Le Z brûle. Son tatouage brûle aussi. Elle essaye encore de bouger, de trouver une position plus agréable. Impossible. Mizu ? Où est Mizu ? Elle n'est pas là. Pourquoi n'est elle pas là ? Elle essaye de se calmer. Respire. Inspire. Expire. Impossible de se calmer. Un souvenir. Flash. Un homme blessé, à demi dévoré par une plante carnivore. Flash. Elle court, s'approche, s'accroupit, essaye de le soigner. Flash. L'homme secoue la tête, ouvre la bouche. Sa langue est tranchée. Flash. Cri d'horreur. Flash. Cri de rage. Flash. Cinq hommes autour d'elle. Flash. Elle tente de se relever, de se battre, ce sera facile. Flash. Le premier tombe. Flash. Le deuxième tombe. Flash. Fléchette dans son cou. Flash. Ce n'est rien, il suffit de l'arracher. Flash. Elle tombe.

Elle se souviens maintenant, même si l'histoire n'est pas encore complète. Ce qu'il lui manque, c'est les raisons de ces hommes, même si elle pourrait sans doute en trouver des tas. La rouquine serre le poing. Entre ses phalanges, sa bague est toujours là. Ils sont idiots, tant pis pour eux. Tout ce qu'il lui reste maintenant, c'est d'attendre que son compagnon sente la terreur qui l'habite, en espérant qu'il ne se fasse pas avoir comme elle. Elle prie de tout son cœur qu'il soit plus prudent. La porte s'ouvre. Lumière brûlante sur ses rétines Ferme les yeux. Les rouvre doucement. Un homme, narquois, son sourire lui donne envie de vomir.

Alors ?

Sa voix est grave, usée par les années. Il est vieux, la soixantaine sans doute. Pourtant il est affreusement vigoureux lorsqu'il la force à le regarder. Ou alors es ce elle qui est faible ? Elle ne peut pas le toucher, mais elle pourrait toujours utiliser le pouvoir de la terre. Elle pourrait … Elle ne peut pas. Son pouvoir n'est plus là. Partis. Comme s'il n'avait jamais existé. Elle ferme de nouveau les yeux pour ne pas le regarder. Une gifle monumentale lui tire un cri de douleur. Sérieusement ? Une gifle ? De la douleur ? Plus de pouvoirs ? Qu'est ce qui ne vas pas ? La fléchette... Une piqure de nouveau dans son bras.

Vas falloir rester calme ma belle, si tu veux pas que ça empire.

Elle as envie de pleurer. Aucune larme ne coule. Ne pas lui donner ce plaisir. Sa main sur la joue de la jeune femme. Elle veut vomir. Elle tourne la tête. Un coup de poing dans son ventre. Elle hoquette, crache quelques gouttes de sang. Une pichenette sur son front.

Ce serait dommage d’abîmer un si joli minois, tu perdrais en valeur.

De nouveau ses yeux s'ouvrent, s'agrandissent. Perdre … en valeur ? La réalité la frappe, plus brutalement que tous les poings du monde. Il le voit. Il sourit. De toutes ses dents. Sa valeur. A ne pas en douter, le tatouage encore visible sur son cou lui en donne. Lui en donne beaucoup. Et pour les Fuyujins, sans doute encore plus.

T'as compris ma grande ? C'est la fin du voyage pour toi. Je vais aller te vendre chez tes meilleurs copains, la grande Aki Nishiie, pauvre esclave de merde, je vais faire fortune tu vois ? Si ça se trouve y'en aura même qui voudront voir si t'es aussi pure que ce qu'on le dit, ça pourrait encore faire monter ton prix.

Leurs visages à quelques centimètres seulement. Son haleine fétide, sa main sur sa hanche. Elle ne peux pas tenir, se relève à la force de ses poignets et tente de lui asséner un coup de genoux bien placé. Il l'arrête sans difficulté et rigole.

Tu ne croyais tout de même pas que nous allions te laisser ta puissance ?

A l'aide ...


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Dim 27 Nov - 17:35





Feat. Aki

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La journée n'était pas des plus passionnantes. Une journée ordinaire comme il s'en passait des milliers dans la vie de tout a chacun. Je faisais tourner la boutique, seul comme à chaque fois qu'Aki décidait de partir en voyage. Elle avait décidé d'emmener Mizu avec elle, laissant Mune seul au manoir avec Orina. C'était étrange qu'elle parte avec un seul de ses compagnons, mais avec l'approche de la guerre, son gain de prudence était compréhensible.

Une petite perturbation vint me déranger vers la fin de la journée, la sensation que quelqu'un avec qui j'étais lié passé une petite période de stress, avant de ne plus transmettre aucune sensation. C'était plutôt étrange qu'Aki ait ce genre de poussée de stress ponctuelle, suivis d'un calme aussi plat. Je passais le reste de la soirée à essayer de décortiquer ces évènements, de comprendre ce qui pourrait causer ce genre de réactions de la part de ma moitié.

Une autre vague d'informations, bien plus inquiétante arriva à moi, la sensation que cette personne était effrayée, terrorisée, et même horrifiée. Je cessais toutes mes activités, m'empressa de fermer la boutique avant de me préparer à rejoindre ma compagne. Je fis pousser les trois paires d'ailes noires que j'avais déjà utilisées pour rejoindre Aki lors des évènements d'Handa. D'une grande impulsion, j'abattais mes ailes vers le sol, créant une puissante bourrasque qui me propulsa dans les airs. Après quelques minutes de vol en direction du manoir, j'atterrissais devant notre porte et m'empressais de rentrer et d'avertir Orina qu'elle ne devrait pas m'attendre, que je partais chercher sa mère et que je reviendrais le plus possible. Je lui donnais une dernière étreinte avant de ressortir et de prendre de nouveau mon envol, laissant ma bague me guider vers ma moitié, le cœur inquiet.


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Dim 27 Nov - 18:04




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Bien évidemment, la tentative de la jeune fille de se débarrasser de son agresseur n'avait pas été fructueuse. Ses doigts dégoûtants parcouraient son bras comme si ç'eut été un ogre voyant de la chair fraiche, déclenchant des frissons d'horreur dans chaque parcelle du corps de la jeune femme. Plusieurs fois elle essaya de le faire reculer d'un coup de pied, mais cela se soldait toujours par un échec suivit d'un coup de poing au creux de l'estomac qui lui faisait plus mal à chaque fois. Elle hoqueta à la cinquième fois qu'il martyrisa son corps, cherchant un moyen de se libérer. Elle paniquait. Qu'allait il se passer ? Tanith était en mouvement, elle pouvait le sentir, mais combien de temps prendrait il pour arriver ? C'était cela le plus effrayant. Voyant qu'il n'arriverait à rien avec sa capture, le vieil homme lui asséna un nouvelle gifle et sortit de la pièce au grand soulagement de la Druidesse qui laissa son corps se reposer sur les chaînes qui lui martyrisaient les poignets. Combien de temps passa sans qu'aucun son n'arrive jusqu'à elle, dans le noir le plus complet, à se demander ce qui allait lui arriver? Combien de minutes à se demander si son fiancé allait réussir à la sortir de cette mauvaise passe ? Serait il assez puissant ? Elle tremblait de terreur et lorsque la porte s'ouvrit de nouveau, elle se plaqua contre le mur, comme si cela avait une chance de changer quelque chose.

C't'elle ?

Oui. J'ai besoin de tes services pour la mater une bonne fois pour toute. On ne pourra pas la vendre à nos clients si elle est féroce comme ça.

A'marche. J'te la rendrais docile t'verras.

L'homme qui avait parlé était un jeune brun bien coiffé et au visage qui aurait pus être fort charmant s'il n'avait pas été déformé par un rictus sadique.

A nous deux ma p'tite.

Rajouta t-il alors que la Druidesse ne pouvait qu'appréhender ce qu'il comptait faire. Elle essaya de se soustraire à l'aiguille qui se plantait dans sa peau, mais ne put rien y faire, sentant que ses pouvoirs disparaissaient de nouveau alors qu'ils avaient tout juste commencer à retrouver la force de son arrivée en Kosaten. Puis il dégaina, non pas une arme, mais un gant en cuir d'où émanait une puissante force magique. Sans plus attendre, il le posa sur son épaule recouverte uniquement par sa pauvre chemise. Elle hurla. Mal. Elle avait si mal. Si mal. Si mal. Si mal. Son regard se perdit dans les méandres de la non existence. Qu'était ce que cette chose immonde qui la torturait avec une telle puissance ?

Ca ? Dit il comme s'il avait entendus sa question. C't'un gant magique. C'laisse pas d'marque, mais j'peux t'faire ça des heures durant sans m'fatiguer. Alors ? Pas décidé à devenir gentille ?

Il glissait sa langue le long de ses lèvres en se rapprochant d'elle, décidé visiblement à voir quel goût avait la célèbre Aki Nishiie. Non. Ca jamais. Elle lui cracha dessus avant de lever son pied pour lui asséner un coup calculé entre les jambes. Pas besoin de force pour ça. Son souffle se coupa quelques instants, puis, furieux, il plaqua sa main gantée sur le visage de la guérisseuse qui ne put que hurler de douleur. Encore. Et encore. Entre chaque dizaines de minutes de torture, ses propositions se faisaient plus insistantes, allant jusqu'à essayer de déchirer sa chemise, action rendus impossible par les coups de pied frénétiques de la soigneuse qui essayait de s'en sortir. Combien de temps tiendrait elle à ce rythme ? Impossible de le déterminer. Lorsqu'il plaqua son gant sur son flanc et que la douleur se remit à irradier son corps, elle comprit qu'elle allait craquer. Elle allait craquer. Elle ne pourrait plus tenir très longtemps à ce rythme. Quand, enfin, il relâcha la pression, le corps de la jeune femme retomba net, une chute qui fut coupée par les chaines, manquant de lui arracher les poignets, mais ne tirant aucune plainte de ses lèvres closes. Elle ne pouvait plus bouger. C'était finis. Ricanant, l'homme s'approcha (prudemment malgré tout) de son corps, de sa peau dénudée, cherchant à savoir s'il pouvait profiter d'elle tant qu'elle subissait les effets de sa torture.

Alors ma belle, tu veux plus lutter n'est ce pas? Tu vas être gentille, bien gentille maintenant, chuchotait-il en glissant sa main le long de son cou.

Elle voulait bouger, hurler, le mordre, faire quelque chose. Mais toute force et tout désir de lutter avait quitté son corps. Trois heures. Elle venait de vivre trois heures de souffrance en continu, et chaque parcelle de son corps brûlait d'une douleur insoutenable et de la peur panique de subir ça de nouveau.


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Dim 27 Nov - 18:37





Feat. Aki

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De longues heures de vol passèrent pendant lesquels je sentais les sentiments d'Aki s'intensifier. Peur, rejet, dégout, haine, elles étaient presque palpables alors qu'elles ne m'appartenaient pas. Je redoublais d'effort pour accélérer, malgré que je ne fusse pas encore bien formé à l'art de voler. Je n'avais encore jamais eu besoin de me déplacer rapidement au travers de Kosaten, avant de m'unir a Aki. La charrette convenait parfaitement pour les récoltes, mais pour les situations urgentes, il me fallait quelques chose de plus rapide, de plus puissants, des ailes, comme pouvait en avoir ma moitié.

La bague m'avait mené jusqu'au grand canyon, une région venteuse dans lequel il était plutôt difficile de voler, bien que ma colère et ma peur suffise à me donner la force de lutter contre les vents. Je vis une sorte de campement, caché dans un crevasse, composer de plusieurs bâtiments en bois, d'une muraille de la même matière et d'une vingtaine de personnes, qui a en juger a leur accoutrement, s'adonnaient au métier de bandit. Grace aux pouvoirs de ma bague, je pouvais dire avec certitude le bâtiment dans lequel Aki se trouvait, celui dans lequel elle souffrait.

Je descendis en piqué pour me poser bruyamment sur le toit. D'un grand geste, je matérialiser plusieurs boules de feu quand j'envoyais sur les gardes surpris mon atterrissage. La moitié des soldats présents commencèrent à prendre feu, créant un mouvement de panique parmi ceux restant, divisant les bandits entre ceux qui voulaient sauver leurs camarades, ceux qui voulaient sauver leurs vies, et ceux qui souhaitaient combattre.

J'étais au dessus d'Aki, je pouvais le sentir, tout comme je pouvais sentir sa peur et son dégout croitre. Je rabattais mes ailes dans mon dos, fit jaillir un fin rayon destructeur de mon index que j'utilisais pour percer le toit, me faisant tomber dans la bâtisse en bois.

A l'intérieur, je vis un spectacle horrifiant. Aki, enchainée et partiellement dénudée, luttait contre un vieil homme qui tentait visiblement de la violer. D'un rapide geste, je lui tranchais le bras qu'il utilisait pour tourmenter ma bien-aimée, avant de me précipiter sur lui et de le saisir a la gorge. Je le tenais fermement d'abord, mais la colère grandissant, mes doigts commencèrent à déchirer la peau de sa gorge, alors que mon visage se crispait sous l'effet de la colère.

Lorsqu'il ne dégagea plus aucune volonté de combattre, je le jetais violement au travers d'un mur qui vola en éclats. Sa gorge sanguinolente était encore logée entre mes doigts, malgré le fait que son propriétaire soit passé au travers d'un mur. Je jetais le résidu sur le coté en me dirigeant vers Aki. Je l'enlaçais tendrement tout en coupant les liens qui la retenaient suspendus, la retenant pour l'empêcher de chuter.

"Rappel moi de ne plus jamais te laisser partir seule."


Sa chemise était en lambeau, et son état déplorable. Qu'avaient-ils put faire pour la capturer et la mettre dans cet état ? Je me concentrais quelques instants pour remettre sa tenue en l'état avant de m'enquérir de son état.

"Tu va bien ? Qu'est ce qu'ils t'ont fait pour te mettre dans un état pareil ?"



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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Dim 27 Nov - 19:23




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De ce qui se passa ensuite, Aki ne garda qu'un souvenir flou. Elle se souvint que brusquement elle avait eu froid lorsque l'affreux personnage avait achevé de déchirer sa chemise, elle se souvint d'avoir manqué de vomir à plusieurs fois, elle se souvint de sa voix doucereuse qui la suivraient encore longtemps dans ses cauchemars, de l'odeur de son haleine et de ses doigts qui touchaient son corps. Elle s'en souvint comme on se souviens difficilement d'un rêve, mais des mois après encore, l'évocation de cette scène suffirait à lui donner des nausées. Puis quelque chose réussit à raffermir son courage. Tanith. Il était là. Tout prêt. Son cœur se mit à battre avec cette conviction alors qu'elle sentait le corps dégoûtant de l'autre essayaient de s'insinuer dans ses vêtements, si elle avait encore des vêtements. Non ! NON ! Elle le repoussa violemment, se débattit avec vigueur. Le gant revint, plus puissant, plus fort. Elle hurla encore, ne pouvant rien faire contre cette douleur, tandis qu'il profitait de son incapacité de faire autre chose qu'avoir mal pour poursuivre son œuvre. Du plus fort qu'elle put, elle mordit la main qui tenait le gant, causant des vagues de douleur dans sa bouche alors que le pouvoir se propageait dans son crâne. Elle aurait voulus mourir pour ne plus avoir mal ainsi. Mais heureusement, ses dents suffirent à faire crier l'homme qui retira sa main, se récoltant un coup de pied qui le fit reculer assez pour laisser à la rouquine le temps de souffler.

Sale chienne ! Je vais te faire payer ! Je vais bien m'amuser avec toi, tu vas voir !

Ses yeux étaient pleins de colère lorsqu'il posa l'instrument terrible sur sa gorge. Elle allait étouffer. C'était une certitude. Elle allait étouffer. Elle voulut hurler le nom du vampire, l'implorer de venir à son aide, elle voulut faire quelque chose, n'importe quoi, mais elle n'avait plus d'air, plus une once d'air qui passait, alors qu'il l'étranglait avec ce gant de malheur. Les secondes passaient. Combein ? Des minutes peut être ? Puis le toit se déchira, laissant passer la lueur du soleil, et, miracle par dessus tout les miracles, l'alchimiste qu'elle aimait, et qui n'avait eu l'air si en colère de toute sa vie. Le bras de son tortionnaire disparut dans une gerbe de sang alors qu'elle retrouvait peu à peu son souffle, les yeux fermés le temps que la douleur reflue, la respiration rauque et crachant régulièrement du sang. Lorsqu'elle décolla enfin ses paupières, ce fut pour voir le terrifiant spectacle de son fiancé enfonçant ses doigts dans la gorge de l'homme qui l'avait tant fait souffrir. Quelque chose en elle voulait lui dire d'arrêter. L'autre moitié d'elle même cependant, prenait presque plaisir à voir le sang et la terreur sur cet homme. Quelque chose qui hurlait plus fort que tout. Le désir de vengeance. Meurs ! Hurlait ce démon. Meurt et souffre ! Souffre et meurt ! Fais toi violer par les vers qui mangeront ton cadavre ! Meurs ! Meurs ! Meurs ! Meurs ! Meurs !

Puis ce qui n'était sans doute plus qu'un cadavre vola à travers la pièce, ainsi que le résidus de trachée qu'il lui restait. Le mage s'approcha d'elle, changeant radicalement d'attitude. Il n'y avait plus que tendresse et compassion dans son regard lorsqu'il la détacha, lorsqu'il la rattrapa alors qu'elle s'effondrait dans ses bras. Doucement, ses vêtements se reformèrent sous l'impulsion de son amant, lui rendant une tenue décente. Puis, bien évidemment il lui demanda ce qui lui était arrivé, une question on ne peut plus logique. Elle leva légèrement la tête, vrillée de douleurs abominables. Réussit à lui sourire.

Trois fois.

Sa voix était cassée d'avoir trop crié, les larmes affleuraient dans ses yeux, et pourtant elel souriait. Devant son regard interrogatif et sa question, elle essaya de mieux expliquer ce qu'elle entendait par là.

C'est le nombre de fois où tu m'as sauvée, et c'est le nombre de vies que je te doit.

Puis, sans prévenir, elle fondit en larmes. Elle avait eu si mal, elle avait eu si peur. Elle était dégoûtée. Quelques secondes suffirent avant qu'elle n'éprouve le besoin impérieux de rejeter tout ce qui l'avait dégoûté. Elle écarta vivement son amant pour ramper jusqu'à un coin de la pièce où elle vomit tout son dégoût, toute sa haine, toute sa colère. Les souvenirs étaient encore trop flous pour savoir ce qui s'était réellement passé. Qu'est ce qu'il avait vraiment fait avec elle avant qu'elle ne soit sauvée ? Même elle ne s'en souvenait pas. Terreur et dégoût. Douleur. Douleur et encore douleur. Elle voulait s'effondrer au sol, et dormir. Mais il était là maintenant.


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Dim 27 Nov - 20:13





Feat. Aki

La sécurité n'existe pas



Aki été a bout de force, tant physiquement que mentalement quand elle s'écroula dans mes bras. Ses yeux étaient bouffis d'avoir pleuré, sa voix cassé a force d'avoir crié, et c'est pourtant un sourire qui se tenait sur son visage. A ma question concernant ce qu'ils lui avaient fait, Aki me répondis simplement : "Trois fois.". Le regard perdu et inquiet je lui demandais ce qu'elle voulait dire par là.

"Trois fois ? Qu'est ce qu'ils ont fait trois fois ?"


Elle précisa son propos, en me disant que je lui avais sauvé la vie trois fois et que c'était ainsi le nombre de vie qu'elle me devait. Je souris en lui caressant les cheveux, en lui répondant avec un petit trait d'humour.

"Tu devrais arrêter de les compter, tu t'y perdrais."

Avec un petit rire je la serrais contre moi en embrassant ses cheveux. Elle commença a fondre en larme alors que ses nerfs se laissaient aller, après avoir subit Dieu sait quoi pendant de longue heures. Je la serrais plus fort contre moi en essayant de faire de mon mieux pour la réconforter. Je me sentais coupable de ne pas l'avoir protéger et de ne pas avoir pus empêcher ce qu'il lui était arrivé. Quelques secondes après, elle me poussa sur le coté avant de ramper jusqu'a un coins de la pièce et de vider le contenus de son estomac sur le sol. Ses forces semblaient commencer a la fuir, et j'allais la rejoindre pour la soutenir, passant ma main derrière ses épaules et l'autre devant sa poitrine pour l'empêcher de défaillir.

"Je suis arrivé trop tard, mais maintenant, je suis là et tu n'as plus rien a craindre."


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Dim 27 Nov - 22:07




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Trois fois. La dernière fois, c'était aujourd'hui. La deuxième fois, il y avait quelques semaines, il l'avait tiré d'affaires à cause d'un poison. La première fois, c'était son âme qui avait été sauvé, lorsqu'il avait accepté de fonder un foyer avec elle. Trois fois. Dans son monde, on disait que si quelqu'un nous sauvait trois fois, on était alors plus que son serviteur jusqu'à lui rendre les trois vies qu'il nous avait offerte. C'était une tradition stupide que de moins en moins de gens respectaient et Aki n'escomptait sûrement pas devenir la servante du vampire, ce qui n'aurait strictement aucun sens, mais elle lui serait éternellement reconnaissante, peut être plus encore aujourd'hui que lorsqu'elle avait été empoisonnée. Cette terreur, ces odeurs … Elle aurait préféré mourir milles fois que d'être esclave comme ils voulaient le faire. Alors qu'elle vidait son estomac de bile, elle ne put empêcher les images de défiler derrière ses paupières closes. Elle ne put rien empêcher du tout, et les frissons qui la saisirent furent si violents qu'elle voulut se couvrir les épaules de ses mains, chutant en avant, et heureusement rattrapée encore une fois par l'homme qu'elle aimait. Elle avait envie de se blottir contre lui, mais elle se sentait sale et abominable. Ou plutôt, abominablement sale.

Attends moi deux minutes.

Tremblante, elle se leva, observant grâce au toit démolis les milles et un détails de la pièce qui l'avait retenus prisonnière pendant toute une journée. De l'autre côté, son sac à bandoulière, et un vieux robinet, ainsi que maintes autre choses qui ne l'intéressaient pas. Elle se dirigea d'un pas vif jusqu'au robinet, récupérant son sac au passage, puis en fit jaillir de l'eau, sortant de sa besace la cardère qu'elle utilisait ordinairement pour brosser Murmure. Non sans avoir vérifié qu'il n'y avait personne d'autre dans la pièce qu'elle et son amant, et sans plus se préoccuper d'autre chose, elle se déshabilla rapidement, et se mit à frotter sa peau comme si elle souhaitait l'arracher, ce qu'elle finit par faire. Sa dernière couche d'épiderme s'enleva à force de frottements, la faisant saigner par endroit. Il fallait qu'elle l'enlève. Qu'elle enlève tout ce qui avait pus être touché par cet homme. Brûler ses vêtements semblait également une bonne idée. Plus rien. Elle ne voulait plus rien avoir. Lorsqu'il y eut plus d'écorchures sur sa peau que de peau à proprement parler, elle s'approcha de l'immortel, toujours aussi dénudée.

Es ce que tu pourrais … me prêter ta cape ? Je ne voudrais pas qu'on me voie comme ça.

Le vampire lui tendit le vêtement en question dont elle s'enveloppa, la tenant fermé d'une main. Ce n'était pas bien pratique, mais c'était suffisant. Largement mieux que les nippes qu'elle avait jeter dans un coin. Elle commençait à récupérer son pouvoir. Le venin qui courrait dans ses veines ne faisait visiblement pas effet très longtemps, raison pour laquelle on l'avait piqué plusieurs fois depuis son arrivée. Faible. Très faible. Mais suffisant. Elle mis sa main au dessus de la chemise et du hakama sans les toucher.

Brûle.

Alors que le feu prenait lentement, un gémissement estompé par un gargouillement glauque résonna dans la pièce à côté, qui avait été détruite par le lancer d'humain du mage. L'archère passa sa tête à travers le trou, pour voir son tortionnaire, qui se tenait la gorge à deux mains, hoquetant et tentant de retrouver son souffle. Une vague de haine envahie la soigneuse, d'ordinaire si gentille et si attentionnée. Ses pieds nus se blessant sur les pierres coupantes, elle marcha jusqu'à lui, avant d'écraser son talon sur le torse du futur cadavre.

Ton gant … il fait mal tu sais ?

De nouveau elle tendit la main, et l'homme qui avait pus observer la scène des vêtements de loin se mit à trembler, ravissant la jeune femme de la panique qui se lisait sur son visage. Le goût de la vengeance.

Brûle. Commença t-elle doucement, alors qu'une flammèche naissait sur son torse. Il lâcha une des mains qui tenait sa gorge pour la tapoter avec vivacité, sans parvenir à l'éteindre.

Brûle ! Répéta t-elle alors que ses yeux prenaient les lueurs de la folie.

BRÛLE ! Il n'était plus que torche humaine alors que le pied de la guérisseuse s'enflammait également, sans qu'elle ne montre le moindre signe de douleur.

BRÛLE ! BRÛLE ! BRÛLE !

Les cris de souffrances continuèrent pendant de longues minutes sans qu'elle ne bouge d'un centimètre, le reflet des flammes dansant dans ses iris. Le goût de la vengeance … était très amer.
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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Lun 28 Nov - 11:39





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La sécurité n'existe pas



Aki était profondément affectée par ce qu'il s'était passé ici. Jamais je ne l'avais dans un état aussi ... traumatisée. Son corps était frêle et tremblotant, sa peau plus pâle que d'ordinaire, et son visage, son visage ne transmettait plus sa joie ou sa bonne humeur comme a l'habitué, mais ne laissé passer que le dégoût et le rejet. Après avoir vidé le contenu de son estomac sur le sol et avoir faillit défaillir, la druidesse me demanda de l'attendre alors qu'elle rejoignait un robinet en prenant son sac. Elle sortit de ce dernier une plante recouverte de grandes tiges rigides et commença à frotter énergiquement sa peau. Je voyais la voyait traumatisée, a essayer de gommer tout trace de ce qu'il s'était passé en s'arrachant la peau, j'avais beau lui dire d'arrêter, de se calmer, Aki n'entendait rien. Je finis par l'enlacer de toutes mes forces en espérant que cela puisse fonctionner là où les mots n'avaient pas réussis.

"Aki, calme-toi, je t'en prie."

Je passais délicatement mes mains sur son corps, alors que de petits éclairs magiques refermaient les quelques écorchure de sa peau et gommaient toute les impuretés sur son corps, la laissant aussi propre qu'après un bain.

"Quoiqu'il se soit passé ici, c'est du passé. Maintenant, je suis là, et je t'aime."

Aki se calma, laissant retomber la plante qu'elle avait dans les mains sur le sol, avant de glisser ses mains dans mon dos pour partager notre étreinte. C'était une sensation étrange, d'enlacer quelqu'un en ayant des ailes dans le dos. Après quelques secondes, elle me demanda ma cape, ayant fait bruler ses anciens vêtements par dégouts. Je m'exécutais sans attendre et lui tendis le manteau hivernal que je portais pour me protéger du soleil.

La cape recouvrait entièrement mon corps lorsque je la laissais retomber naturellement, il était donc normal qu'elle puisse recouvrir le corps plus fin d'Aki, bien que l'absence de fermoir obligeait ma compagne à le maintenir fermé manuellement. Un petit gargouillis de sang attira l'attention de la druidesse à l'extérieur, où elle vit son tortionnaire aux portes de la mort.

Je vis des lumières que je n'avais encore jamais vus chez elle illuminer les yeux d'Aki. Haine, rage, colère, mépris, folie. La druidesse utilisa son pouvoir d'une manière bien sadique, se contentant d'abord de déposer quelques flammèches sur le corps du mécréant, avant finalement de l'embraser entièrement. Cet homme méritait de mourir, et ce n'était que justice que ce soit elle qui rende le verdict, mais, je me sentais effrayé et paniqué de voir la folie s'emparer d'elle alors qu'elle le fixait entrain de lentement mourir. Je glissais ma main dans la sienne en lui disant doucement quelques mots.

"Aki, partons d'ici."


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Lun 28 Nov - 14:36




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Alors qu’elle essayait avec acharnement d’enlever de sa peau tous les résidus possible de ce qu’il s’était produit, Tanith essaya à plusieurs reprises de la faire cesser, en lui demandant d’arrêter, mais son esprit embrumé et encore sous le choc ne l’entendait tout simplement pas. Finalement, n’osant sans doute pas lui prendre la main pour la forcer à arrêter, il l’enlaça tendrement en l’implorant de cesser. Incapable de continuer, car prisonnière de ses bras, elle n’essaya cependant pas de se débattre. Doucement, gentiment, il répara toutes les blessures qui s’étaient ouvertes et qui n’avaient pas eu le temps de se refermer à cause de ses pouvoirs affaiblis, avant de nettoyer sa peau grâce à son pouvoir. Tout cela partait d’une fort bonne intention, mais elle avait l’impression que ce n’était pas suffisant. Comme si le contact des doigts de cet homme sur sa peau avait laissé une marque qu’elle ne pourrait jamais enlever. Salie. Elle se sentait salie. Malgré tout, elle rendit l’étreinte au mage, se blottissant quelques secondes contre lui, ignorant les six ailes noires qui poussaient dans son dos et lui donnaient une allure à la fois atypique et terrifiante. Puis elle l’écarta doucement avant de poursuivre son oeuvre, lui demandant sa cape puis s’occupant d’assassiner celui qui l’avait tant fait souffrir.

Lorsqu’elle sentit la main de l’immortel se glisser dans la sienne, l’incitant à partir, d’une voix douce et la tirant doucement en arrière, elle résista quelques secondes, contemplant le visage carbonisé de cet homme. Elle aurait espéré aller mieux. Elle aurait voulus aller mieux à présent qu’il était mort. Mais elle n’allait pas mieux. Elle n’allait pas mieux du tout. Serait ce la même chose, lorsqu’elle tuerais Zayro Jinn ? Ressentira t-elle ce même sentiment amer de dégoût et de vide au creux de son ventre ? D’un coup de son pied tout aussi noir que le corps, elle repoussa le cadavre loin d’elle avant de se retourner vers l’homme qu’elle aimait, revenant peu à peu à la réalité. Contrairement à certains états de transe qui lui faisaient perdre la conscience de l’atrocité de ses actes, elle avait ici contrôlé absolument chaque partie de son corps durant toute cette séance. Elle savait tout ce qu’elle avait, tout ce que cela impliquait, et pourquoi elle l’avait fait. La futilité de la mort, et l’horreur de celle ci prenaient une tournure glaciale, immensément … réelle.

Oui … Partons d’ici … murmura t-elle.

Quelque chose s’était cassé en elle. Restait à savoir si le problème était irrémédiable ou non. Un immense vide venait de se créer, lorsqu’elle avait regardé ce pauvre bougre agoniser dans les flammes sans ressentir la moindre pitié. C’était un vide plus prégnant que la solitude, plus prégnant que la mort elle même. Un vide qui l’effrayait. Elle secoua la tête. Lentement, elle serra la main de son compagnon. Comme si sentir la tiédeur de sa paume pouvait la sortir de cet état dans lequel elle se trouvait. Lorsqu’ils sortirent de la pièce, elle s’arrêta quelques secondes. D’autres. Il y avait d’autres pièces dans ce bâtiment. Pleins. Et si jamais d’autres personnes subissaient ce qu’elle même venait de vivre ?

Tanith … Il y en as peut être d’autre ! Ce sont des marchands d’esclaves ... Ils allaient partir lorsqu’ils m’ont trouvé alors … ils devaient déjà avoir leur cargaison. Il faut les sortir de là et … faire disparaître cet endroit et ces gens.

Son regard s’était fait dur à la dernière partie de sa phrase, mais elle retrouva vite son humeur habituelle en entendant un cri masculin dans une pièce encore fermée. Lâchant la main de son fiancé, elle rejoint la porte en quelques pas et posa sa paume sur le métal dur et froid.

Brise.

La porte éclata sous la puissance enfin retrouvée de la rouquine, de millions de morceaux de métal jonchant à présent le sol. Toujours pieds nus elle n’y prit pas garde lorsqu’elle détacha l’homme qui était suspendus comme elle par quelque chaine. Cependant, elle ne trouva pas une once de force pour lui adresser un sourire rassurant, ou lui donner quelques paroles calmantes. Elle se contenta de hocher la tête lorsqu’il la remercia en pleurant, avant de continuer sa quête d’innocents.


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Mar 29 Nov - 17:44





Feat. Aki

La sécurité n'existe pas



Le contact de ma main sur la sienne semblait avoir déclenché quelque chose chez la jeune femme, qui semblait chercher quelque chose dans la mort de son bourreau. Satisfaction ? Soulagement ? La vengeance n'offrait rien de tout ça. Elle ne pouvait pas défaire ce qui avait été fait, même en tuant son bourreau. Cette réalité, l'espoir du soulagement brisé, Aki semblait affronté en ce moment même ce choc.

Je la sentis resserrer doucement ma main, alors qu'elle rassemblait sa volonté pour accepter que nous partions d'ici. Je posais ma main sur sa joue alors qu'elle se retournait et déposais un doux baiser sur ses lèvres en voulant la réconforter.

"Je suis là Aki, tu n'es pas seule. Tu pourras toujours compter sur moi."


Je caressais gentiment sa joue en essayant de lui transmettre le plus de compassion possible, avant de reprendre.

"Viens, quittons cet endroit."


Sans lâcher la main de ma fiancée, je l'accompagnais jusqu'à la porte, où elle marqua un arrêt, comme interloquée. Elle se retourna en me disant qu'il y avait d'autre personnes ici, d'autre personne dans le même état qu'elle. Elle voulait les sauver, et rayer cet endroit de la carte.

Aki semblait bien plus ... froide et morbide que celle que je connaissais. Ses objectifs concordaient, toujours aider les autres, mais, le respect qui émanait habituellement d'elle semblait s'être évaporé, pour laisser place a la haine. Mais dans l'état actuel des choses, je ne pouvais rien y faire, Aki allait avoir besoin de beaucoup de soutient une fois rentrée. Ici, les évènements étaient encore trop réçent pour espérer l'aider. Je pris un air résolus en lui répondant.

"D'accord. Nous allons sauver les prisonniers et raser cet endroit de la carte. Mais je ne te laisse pas seule. Je ne sais pas a quel point tu es encore affaiblie, et je ne rentrerais pas sans toi !"

Je suivais Aki lorsqu'elle défonça la porte et qu'elle s'engouffra dans la pièce suivante, en détachant le prisonnier qui s'y trouvait. Je lui indiquais pour ma part de se faire discret et que le campement était surement en alerte, avant de recentrer mon attention sur la Nishiie.


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Mar 29 Nov - 21:57




La sécurité n'existe pas



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Il était là. C'était la seule chose à laquelle elle essayait de se raccrocher. Il était là. Il l'avait sauvé. Cela ne se reproduirait plus jamais. Plus jamais. Mais non pas parce qu'il était là. Parce qu'elle ne laisserait tout simplement plus vivre ces gens. Il l'embrassa tendrement avant de la guider jusqu'à la porte où elle lui communiqua son envie de sauver les autres personnes présentes. Tanith accepta son envie, mais ne voulait pas la laisser seule, ce qu'elle pouvait comprendre, même si chaque seconde ramenait son pouvoir dans ses veines. Une dizaine de porte de chaque côté. Sans doute une vingtaine de prisonniers. Elle brûla une porte en bois d'un simple souffle, détacha la femme qui se trouvait là et qui tomba dans ses bras. Doucement, bien que le visage toujours inexpressif, elle la soutint jusqu'à l'extérieur de la pièce qui avait l'odeur du vomi et de l'urine, ainsi que celles, métallique, du sang. Lorsqu'elle déposa le corps rachitique de la pauvre jeune fille qui ne devait pas avoir plus de 17 ans, elle remarqua du sang qui roulait le long de ses cuisses.

Il … commença t-elle à geindre … Ils ont dit qu'ils ne pouvaient pas enlever ma virginité alors ils … ils ont …

Elle explosa en larme dans les bras de la guérisseuse qui pleurait également. Elle pleurait de rage. Monstrueux. Ces hommes étaient monstrueux. Elle enlaça quelques secondes la pauvre femme, injectant son Fluide dans son corps pour tenter de réparer les plaies internes et immondes qu'avaient perpétrés ces brutes, avant de l'asseoir dos contre le mur. Elle ne pouvait plus rien d'autre pour elle, à présent il fallait qu'elle se relève et qu'elle sorte d'ici. Malgré tout, la soigneuse essuya une larme brûlante sur la joue de la blonde aux corps ensanglanté.

Je suis désolé. Tellement désolé.

Sa voix n'était qu'un souffle. Compassion. Haine. Tristesse. Rage. Ces sentiments qui commençaient à devenir trop habituels. Elle passa à la cellule suivante. Deux personnes. Deux jumeaux visiblement, attachés l'un en face de l'autre. Comment avait on tenté de les mater ? L'un d'eux leva un regard morne sur elle lorsqu'elle dénoua ses liens, l'autre n'eut même pas la force de le faire. Cela continua ainsi pendant une vingtaine de minutes. Des gens brisés. Détruits. Morts à l'intérieur. Pire encore sans doute que si on leur avait ôté toute chance d'exister. Et à chaque fois, cela grandissait. La haine. Plus fort. Plus puissant. Dans la dernière cellule, des animaux en cage, parmi eux, Mizu, le poil blanc tâché de sang, ses yeux bleus injectés du même liquide vital pourpre. C'en était trop. Trop. Elle ouvrit chaque cage. Sortit chaque être vivant de sa prison, et un à un, les transporta à l'extérieur, les soigna du mieux qu'elle pouvait, puis enveloppa la renarde dans un foulard qu'elle noua dans son dos.

Puis, avec une lenteur sans pareille, elle escorta chacun de ceux qui avaient échappés à l'esclavage à l'extérieur. Une fois. Une seule fois un des hommes les repéra et tenta de les en empêcher. L'archère tourna son regard vers lui. Nulle trace de compassion dans ses yeux verts. Glacé.

Meurt.

Elle n'avait pas eu besoin de lever la main. Elle n'avait pas eu besoin de le toucher. Elle n'avait eu besoin de quoi que ce soit pour que son corps s'effondre sur le sol. Sans vie. Elle reprit son travail morbide, escortant les boiteux, les malades, les suicidaires, à une distance respectable, ne remarquant même pas si le vampire était en train de l'aider ou pas. Puis une fois qu'ils furent tous en sécurité, sur le haut d'une colline, elle se jucha sur un rocher, surplombant ce même massif montagneux, entreprit une lente gestuelle. Ses pouvoirs revenaient. Paumes tournées vers le sol. Lente expiration. Paumes tournées vers le ciel. Vive inspiration. Son pouvoir était revenus. Elle plaça les paumes de ses mains sur ses épaules, comme si elle souhaitait se protéger de quelque chose. Les yeux fermés. Tendit les bras droit devant elle, les paupières soudainement ouverte. La terre se fendit sous sa demande, engloutit les bâtiments, les hommes, la misère et la haine. Se referma. Rien n'avait jamais existé. Elle se tourna vers son compagnon, regardant droit devant elle, là où auparavant plusieurs bâtisses en bois avaient coexisté.

J'ai toujours voulus croire que tout le monde méritait d'être sauvé. J'avais tort n'est ce pas ?


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Mer 30 Nov - 14:40





Feat. Aki

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Je suivais Aki dans le grand bâtiment, traversant chaque porte, découvrant chaque prisonnier avec elle. Combien ? Combien de personnes étaient retenus, avaient été exploité ici ? Les hommes étaient torturés, les femmes avaient subis un sort pire encore, et tout cela continuait, encore et encore, a chaque pièce que nous traversions. La dernière des vingt cellules contenait des cages et dans l'une d'elle, je pouvais reconnaitre la renarde de ma compagne. Elle était là et allait bien, je me sentais soulagé pour la druidesse que son amie n'ait pas été vendue, ou tuée, avant que je n'arrive.

Un sentiment étrange s'emparait de mon cœur au fur et à mesure que nous progression. Ce n'était pas un des sentiments de la druidesse, qui ressentait haine, tristesse et rage, c'était bien un sentiment venant de mon propre cœur. Je sentais une colère en moi, mais elle n'était pas dirigée vers les hommes qui avaient fait ça, plutôt envers le monde qui avait permis ça, envers l'humanité qui les avait engendrés. L'amertume continua à grandir à chaque victime sauvée, alors que je me refermais petit a petit sur moi même.

Nous quittions le bâtiment pour retrouver le campement entrain de se remettre du chaos que j'avais causé a mon arrivé. L'un des bandits nous avait repérer alors que nous évacuions nos protégés, et avant que je n'ai eu le temps de le neutraliser, Aki le tua, sans plus de cérémonie, sans aucun remord et avec une froideur qui lui était étrangère. Ma fiancée avait changé, qui ne l'aurait pas fait après avoir traverser tout cela ? J'espérais juste pouvoir l'aider à traverser cette phase une fois que nous serrions rentré à la maison.

Une petite milice composé de quelques brigands qui n'avaient pas pris la fuite et qui essayait de garder un semblant de cohésion se dirigea vers nous. Je levais la main dans leur direction alors qu'un rayon noir quitta ma paume pour aller s'écraser à leurs pieds, créant un grand dôme d'énergie noire qui les dévora sans laisser de traces. Quand il se dissipa, il ne restait plus rien d'eux, ou de quoi que ce soit qui avait été absorbé par le dôme de magie destructrice, ne laissant qu'un petit cratère comme preuves de ce qui s'était passé.

Une fois abrités sur une colline à l'extérieur du camp, Aki utilisa ses pouvoirs récupérés pour faire disparaitre le campement et tout ce qu'il contenait dans l'estomac de la terre. Elle se tourna ensuite vers moi, le visage remplis de tristesse et les yeux perdus alors qu'elle me demandait si ses convictions étaient fausses. Je regardais l'endroit où était le campement, perdus moi aussi dans mes pensées alors que je lui répondais.

"Le monde est un endroit horrible, pleins de crimes, de vices, de douleurs et de haine. C'est pour cela que nous nous battons, pour changer le monde, pour le ramener sur le droit chemin, pour le rendre meilleur. Hélas, certaines personnes mettent en danger l'intérêt commun en se focalisant trop sur le leurs. Ces personnes, si elles ne peuvent pas être raisonnées, doivent être éliminées. Pour le bien du monde, ils doivent être sacrifiés."  



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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Mer 30 Nov - 15:27




La sécurité n'existe pas



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Tanith n’avait pas changé. Bien sûr. Il ne changerait jamais. Cela faisait des siècles qu’il pensait de la sorte, il n’allait pas modifier sa manière de réfléchir juste parce que Aki n’était pas d’accord avec lui… Enfin … N’avait pas été d’accord, dans le passé. Les mots qu’il lui donna lui semblaient empreint de bien plus de bon sens qu’auparavant. Si jamais elle n’avait pas fait disparaître ces hommes, combien de personnes encore seraient devenus des esclaves à cause d’eux ? Combien de femmes violées ? D’hommes torturés ? Combien de larme de rage, de familles perdues, de retour qui n’arriveront jamais ? Combien de personne avait elle sauvés en tuant ces hommes? Elle ne s’était pas sauvé elle même, car le poids de dizaines de vies venaient peser sur sa conscience à présent. Mais ce n’était que justice. Sa justice. Peut être fausse, peut être vaine, mais celle qui lui paraissait la plus … juste en cet instant précis. Elle hocha doucement la tête. Ce qui s’était brisé tomba au sol. S’effrita. Disparut, emporté par le vent. Innocence et naïveté pure et candide. Cela avait été le coup de trop, ayant suivis les meurtres de Zayro Jinn et des deux hommes de Handa, en plus de la trahison du petit garçon.

Tu as raison… C’était juste … dur à admettre. J’aurais aimé croire en tout le monde, toute ma vie. Me dire que j’avais une chance de les sauver. Tous. Parfois des hommes m’ont fait croire que c’était possible. Ils étaient mauvais, et … j’ai … j’ai crus que je les avais aidé, tu comprends ? Aujourd’hui je me demande si je ne faisais pas ça pour satisfaire mon arrogance, parce que je ne voulais pas échouer à les rendre meilleur. Ce qui est important, ce n’est pas que j’y arrive ou non … C’est qu’ils ne fassent plus de mal par la suite. J’ai … J’ai peur je crois. Peur de me tromper, de ne pas être juste mais … mais qu’est ce que ma morale contre la survie de centaines de personnes ? Peut être que … peut être qu’il y as déjà eu des gens qui leur ont laissés une seconde chance à ces marchands ? Peut être qu’ils sont déjà aller en prison. Et si à ce moment là le juge les avait condamné à mort, combien de personnes aurait il sauvés ? Peut être aussi que demain, ils auraient décidés de tout arrêter, et de reprendre une vie normale … Peut être que j’ai fait une erreur immonde. Mais je … j’ai fait le bon choix … ?

Ce n’était pas une affirmation mais une question. Une question qu’elle posa en tournant un regard quasiment suppliant vers son compagnon. Elle avait besoin qu’il la rassure, elle avait besoin de savoir qu’elle n’avait pas fait d’erreur. Elle pensa à la jeune élue de Fuyu et à son bébé. Au fait qu’ils auraient tout aussi bien pus la capturer, elle. Elle se souvint avec un serrement de gorge du sang séché sur la cuisse de la jeune fille blonde, et du désespoir vide de son regard. Le monde était cruel. Horrible. Elle glissa une main autour de la taille du vampire et posa sa tête contre la poitrine de son fiancé, les yeux fermés, écoutant son coeur battre doucement dans sa poitrine.

On rendra le monde meilleur tous les trois. Avec Orina. On le rendra beaucoup plus beau, j’en suis certaine.

Ce ne fut qu’à ce moment qu’elle s’autorisa à vraiment pleurer. Des larmes silencieuses et brûlantes qui traçaient des sillons sur ses joues avant de venir s’écraser sur les vêtements de l’alchimiste, ou former des taches sombres sur le sol sec. Ses bras serrèrent avec plus de force le corps du mage, comme si elle voulait se fondre avec lui. Lui qui était si fort. Lui qui résistait à tout. Ses épaules tremblaient alors que quelques sanglots s’échappaient de ses lèvres. Elle rendrait le monde meilleur. Il le fallait. Elle ne voulait pas de ce monde là.


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Mer 30 Nov - 21:39





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Aki était profondément bouleversée par ses propres actions. Elle qui voulait sauver tout le monde, gentils comme méchants, venait de participer au meurtre d'une dizaine de personnes, guider par sa colère. Elle venait d'aller contre sa morale et avait sauvé une vingtaine de personnes captives, et probablement un grand nombre de victime futur en éliminant ces négriers. C'était un choc, très souvent vécus par les personnes idéalistes, un choc qui amènerait une profonde réflexion sur soi, et forcerait la personne en question à grandir, à évoluer et à s'adapter au monde dans lequel elle vit.

C'était quelque chose que j'avais vus bon nombre de fois, mais j'aurais aimé, j'aurais préféré, j'aurais souhaité qu'Aki n'ait pas à traverser cette phase. J'aurais tout voulus, sauf la voir aussi perdue et brisée. Mais je pouvais toujours l'accompagner dans cette phase et la soutenir du mieux que je pouvais.

"Aki, tu as fais ce qu'il fallait. Ces hommes ont vendus leurs âmes en faisant ce qu'ils ont fait. Tu n'aurais pas pus les sauver. Je n'aurais pas pus, personne ne l'aurait pus. S'ils avaient été arrêtés, ils auraient surement recommencé. Même si ils avaient arrêté, combien de personne auraient eu leurs vies brisées."


Je glissais mon bras derrière sa taille, nous tournant tout les deux pour faire face a nos protégés, en les désignant du bras.

"Regarde les mon amour, pense tu que les sauver était une erreur ? Pense tu qu'avoir empêché ces négriers de continuer à briser la vie des autres était une erreur ? Non, tu as fait ce qu'il fallait, Aki."

La druidesse glissa son bras autour de ma taille, venant plaquer son visage contre mon torse, en commençant à pleurer silencieusement. Doucement, j'enlaçais ma fiancée en caressant gentiment ses cheveux en essayant de la réconforter.

"On changera le monde, ensemble."


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Mer 30 Nov - 23:01




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Apaisée, mais toujours épuisée mentalement et physiquement par tout ce qui s'était produit, la rouquine détailla un à un les visages de ceux qu'elle avait sauvé. Un vieil homme qui tremblait encore de peur en regardant l'endroit où avait été situé le camp, serrant dans ses bras une vieille femme, sans doute sa compagne, qui tentait également de le rassurer. Les deux tentaient de se soutenir mais n'y parvenaient qu'au prix de grandes difficultés. Quel intérêt avaient eu ces marchands d'esclaves à capturer deux personnes aussi âgées ? Il était impossible d'avoir une réponse à cette question, et il valait mieux à vrai dire ne pas le savoir. Un petit garçon appelait sa mère en criant, difficilement calmé par la jeune blonde qui ne le connaissait sans doute pas. Celle ci était agenouillée sur le sol et recroquevillée d'une manière caractéristique, n'éloignant le bras de son corps que pour tapoter maladroitement la tête de l'enfant en pleur. Les deux jumeaux étaient appuyés contre un rocher, fixant le ciel avec adoration, comme s'ils ne l'avaient pas vus depuis des millénaires. Et d'autres encore … Tant d'autres. Des hommes, jeunes, des femmes, souvent encore plus jeunes, et des larmes, et du sang, et l'expression de souffrance figée que Aki ne pouvait que comprendre. L'appareil immonde de ce bourreau avait brûlé avec son cadavre et il ne restait à espérer qu'il n'en existait aucun autre du genre. Le petit garçon s'approcha à pas claudiquant jusqu'à elle, il s'était visiblement foulé la cheville en s'échappant. La guérisseuse s'agenouilla et répara à l'aide de son Fluide vert les quelques contusions.

Madame ? Vous vous appelez comment tous les deux ?

Moi c'est Aki, et le grand monsieur aux cheveux blancs, c'est Tanith.

Le petit homme s'écarta un peu avant de s'incliner brièvement, avec toute la maladresse que pouvait octroyer son âge.

Merci madame Aki et monsieur Tanith. C'est la dame là bas qui m'as dit de vous dire ça.

Il avait pointé de son doigt une jeune brune qui s'était approché de la blonde et lui tapotait gentiment l'épaule. Elle adressa un sourire aux deux élus, plein de reconnaissance. L'élue du phénix inclina la tête sur le côté, se demandant pourquoi elle ne pouvait pas le dire elle même. Une nouvelle fois, la brune mima de se couper la gorge. Aphone. Elle était juste aphone. Ebouriffant les cheveux de l'enfant, elle lui adressa un sourire. Un des premiers sincères.

Pas de soucis. Mais fais bien attention à ne plus te faire attraper par des méchants du genre.

Elle se redressa ensuite pour récupérer la main de son fiancé dans la sienne, caressant doucement du pouce la bague qui les unissait.

Merci. Murmura t-elle de nouveau. Merci pour tout, mon amour. Sans toi je ne serais … je ne sais pas ce que je serais, et je ne veux pas le savoir. Mais tu as été là. Je te doit beaucoup. Tellement. Un jour, je te le promet, je te rendrais tout ça.

De nouveau son regard se perdit dans le tracé des collines, oscilla entre les canyons, se heurta au soleil qui se couchait doucement. Un long soupir fendit l'air. Tomber. Tomber autant de fois qu'il le faudrait. Mais se relever. A chaque fois. Ne jamais reculer. Avancer. Un pas devant l'autre. Une bourrasque d'air vint soulever les cheveux bouclés de la jeune femme qui se permit littéralement d'esquisser cet avancement pour la recevoir de plein fouet, les yeux fermés. Le vent de la liberté. Elle était brisée. Perdue. Mais elle se reconstruirait, en temps et en heure. Avec la compagnie du vampire, elle n'en doutait pas. Même si elle avait en ce jour perdus sa naïveté, cela ne l'empêcherait pas de défendre les mêmes idéaux, certes rendus plus matures, plus froids. Sauver le monde, le rendre meilleur. Ses doigts serrèrent plus fort ceux de l'alchimiste.

Il y as un village à quelques heures de marche. Je vais m'y rendre au volant pour leur demander de prendre une caravane pour ramener ces gens. Que veux tu faire ?


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Jeu 1 Déc - 21:27





Feat. Aki

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Il y en avait tellement. Tellement de personne que le malheur d'Aki avait permis de sauver. Dieu seul sait ce qui aurait pus arriver a ces personnes si nous n'étions pas arrivé, si personne n'était arrivé. A les voir, les victimes de ces brigands avaient complètement abandonné l'espoir d'être un jour libre à nouveau. Beaucoup pleuraient, certains admiraient le ciel comme si ils avaient oublié jusqu'à son existence. Un petit garçon vint remercier Aki pour l'avoir sauvé, alors qu'elle le remerciait en lui ébouriffant les cheveux. La scène me réchauffa le cœur, puisque je voyais qu'Aki n'était pas aussi brisée que je l'avais craint, et semblait s'être raffermie et résolue.

Elle me prit ensuite la main en jouant avec ma bague, alors qu'elle me remerciait pour ce que j'avais fais et me promettait de me rendre la pareil un jour. J'étouffais un petit rire amusé, alors que je glissais mon bras derrière ses épaules pour la serrer contre moi.

"Tu n'as rien à me rendre, nous sommes une famille, je ne veux que ton bien Aki."

S'écoula quelques instants pendant lesquels Aki semblait réfléchir. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser a quel point ma fiancé avait changé depuis notre première rencontre, pour le moins ... hostile. Je l'avais connus héroïque et imbue d'idéaux flamboyants, une jeune femme pour qui l'échec n'était pas envisageable, puis, elle avait mis ses compagnons en danger après une crise de colère, et je l'avais retrouvé hésitante. J'avais essayé de la remettre sur son chemin lors de notre seconde rencontre, bien plus sympathique que la première, avant de la laisser vaquer a ses occupations. Puis, nous nous étions retrouvés à nouveau, et j'avais accepté de l'héberger pour le bien de ma fille, et avec le temps nous nous étions rapprochés. Nous étions maintenant une famille soudée et aimante, et tout semblait bien aller dans le plus beau des mondes. Jusqu'à aujourd'hui.

Aujourd'hui, le monde idéal de ma compagne s'était volatilisé. Aujourd'hui, elle avait été victime des pires facettes de l'humanité, concentré en quelques heures. Aujourd'hui, elle avait grandis. Adieu Innocence d'enfant, Adieu rêves irréalisable et bienvenue au réalisme et à la raison. Aki finit par briser le silence de sa réflexion en m'énoncent son désir de rejoindre la ville et me demandait ce que je comptais faire.

Je refermais un peu plus la cape qui recouvrait le corps de la Nishiie, et qui était désormais le seul vêtement qu'elle portait, un sourire un peu gêné sur les lèvres.

"Premièrement, Nous devrions trouver de quoi t'habiller. Je doute que ma cape puisse cacher ton corps des regards si tu te transforme. Je pense que nous devrions les accompagner à pieds jusqu'à la ville. Il ne pourra rien leurs arriver maintenant que nous somme là."


Je passais ma main dans les cheveux d'Aki en remplaçant quelques mèches rebelles derrière ses oreilles.

"Avant que nous partions, il y a quelque chose que je dois faire."


Je quittais doucement ma compagne pour rejoindre la femme qui avait envoyé le petit garçon nous remercier, et qui d'après ce que j'avais compris était muette. Je posais calmement mes doigts sur sa gorge, pour m'enquérir de son état. Ses cordes vocales étaient en bonne état, et mon analyse révélait que le problème se trouvait en l'absence de langue, ou plutôt, dans le fait qu'elle avait été sectionnée.

"Essayez de ne pas bouger, ça ne sera pas très long."


Je me concentrais, visualisant dans ma tête le moignon que ma magie me renvoyait. Ma concentration s'intensifiait alors que je m'appliquais à régénérer cet appendice de telle manière qu'il soit le plus naturel possible. Après quelques minutes de rituels, la guérison fut complète, et je donnais mes prérogatives à la jeune femme.

"Vous êtes comme neuve maintenant. Je ne sais pas depuis combien de temps vous avez été privée de voix, mais ne vous inquiété pas, l'habitude vous reviendra."


Je posais une main sur l'épaule de la jeune femme par compassion, avant d'aller rejoindre de nouveau Aki et de lui tendre la main.

"Nous y allons ?"


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Ven 2 Déc - 11:17




La sécurité n'existe pas



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Bien sûr. Encore une fois il avait raison. Entièrement raison. Avec cette cape, même si celle ci la couvrait plutôt efficacement depuis les tragiques événements qui avaient menés à la perte tout à fait volontaire de ses vêtements, faire pousser deux ailes dans son dos la forcerait à l’enlever, et elle était loin d’être certaine de vouloir que les gens puissent voir son corps. Clairement pas. La sensation ignoble d’être souillée, tâchée, restait, collait à sa peau malgré toutes les attentions du vampire qui l’avait débarrassé de toute saleté. Enfin … De tout ce qui était matériel en réalité. L’immatériel, la conscience, l’âme et l’horreur de ce moment s’accrochait encore à ses pores, comme si, en la touchant, cet homme avait insufflé quelque chose de lui en elle, comme si tout cela était sauvagement caché sous son épiderme, impossible à enlever, impossible à laver, à nettoyer, quel que serait son acharnement. Cela, elle ne le savait pas bien sûr, n’était qu’une réaction normale et humaine à ce qui venait de lui arriver. Cela, la jeune fille aux cheveux blonds le ressentait également, milles fois plus fort encore, comme si chaque parcelle de son corps était souillée, comme si son être entier devait disparaître pour qu’elle soit enfin lavée, débarrassée de l’immonde sensation moîte de leurs corps contre le sien. Cela pouvait très bien ne jamais passer. Cela pouvait aussi disparaître un jour, soudainement, un matin lorsqu’elle se réveillerait, elle se sentirait fraîche, neuve, intacte, et un sourire ferait rayonner son visage jusqu’ici ternis, et enfin, enfin, elle pourrait reprendre une vie normale. Pour Aki, les choses étaient bien moins graves, et pourtant cette sensation était prégnante. Elle se dégoûtait sans comprendre pourquoi. Elle voulait s’arracher la peau et la jeter, la brûler, la faire disparaître, puis écarteler chacun de ses muscles pour y chercher la moindre trace de souillure. Ce corps que, sans savoir pourquoi ni comment cela était arrivé, elle s’était mise à abhorrer, elle ne voulait plus que quiconque le voit.

Elle regarda d’un oeil qui oscillait entre la joie qu’elle ressentait d’en être sortie, l’impression fugace de liberté qui la transcendait à certains moments, et la morne inquiétude couplée d’un rejet pur et simple de tout ce qui venait de se produire. Elle le vit s’approcher de la jeune brune. Celle ci avait les cheveux coupés très courts, en bataille, et des lèvres carmins. Elle était magnifique. Elle avait subis des centaines et des centaines de fois ce que la blonde n’avait récolté qu’une dizaine de fois. Elle avait sans doute souffert plus qu’aucun autre ici. Pourtant elle était l’une des seules à sourire. La main droite posée sur son épaule gauche, comme pour se protéger, elle eut un mouvement de recul fugace lorsque l’alchimiste approcha. Les hommes. Sans doute ne pourrait elle plus jamais leur faire confiance de toute sa vie. Mais aujourd’hui, elle était encore trop effrayée, trop marquée par le souvenir de la douleur qui arrivait quand elle s’opposait au désir d’un homme, qu’elle cessa de bouger, brusquement, dès qu’elle sentit le contact anormalement froid des doigts du mage sur sa gorge. Elle ne bougea pas plus lorsqu’il répara sa langue, alors que ses yeux s’agrandissaient de stupeur, elle ne bougea toujours pas lorsqu’il retourna au côté de la druidesse, puis doucement elle ouvrit la bouche. Deux ans. Les marchands d’esclaves n’avaient jamais souhaité la vendre, tout ce qu’ils voulaient, c’était une bonniche pour les soulager. Mais elle criait trop. Elle hurlait trop. Deux ans. Le son qui sortit de sa gorge n’avait rien d’articulé. Rien de compréhensible, alors qu’elle commençait tout juste à comprendre que de nouveau, elle allait pouvoir parler, et que l’étendue de ce que cette personne à l’apparence pourtant si froide venait de lui rendre était au delà, bien au delà d’un simple secours. Elle se mit à rire. A rire comme elle n’avait plus ris depuis des années. Et les larmes coulaient, incessamment, pleine de peur, de joie, de tristesse et de reconnaissance. Pleine de tout ce qu’elle ne pouvait pas dire, malgré sa langue retrouvée, car c’était tout simplement trop. Beaucoup trop. L’archère récupéra la main de son compagnon, incapable de retenir les gouttelettes salées à la vue de ce qui n'était rien de moins qu’un miracle pour cette native.

Allons y …
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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Dim 4 Déc - 0:10





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La sécurité n'existe pas



Peu de temps après que je ne l'ai laissé pour rejoindre ma compagne, la jeune femme que j'avais soignée se tenta à utiliser cet appendice qui lui avait été sauvagement enlevé. Les bruits qui s'échappaient de sa bouche était encore bien loin de ce que l'on aurait put appeler un langage, plus proche d'un gargouillement, mais c'était là le signe qu'elle pouvait de nouveau parler, avec le temps. Elle se mit à rire, rire a chaude larme, heureuse d'être a nouveau entière.

La main glissée dans celle d'Aki, j'accompagnais les rescapés de ce camp de négriers vers la ville la plus proche, guidé par ma fiancée. Le voyage fut rude, d'autant plus que la plupart des réfugiés étaient hautement fatigués, d'autres étaient même grandement amochés au point que je devais utiliser de mes pouvoirs pour les remettre en état. Après quelques patients, les demandes se firent plus anodines mais je continuais d'y accéder, réparant leurs moindres dommages que leurs avaient causé leurs ravisseurs. Petit à petit, je sentais leurs regards se fixer sur moi, m'idolâtrant après avoir assister a ce qui était pour eux une série de miracle.

Je retournais rejoindre Aki, après avoir régler chaque besoins de nos protégés, glissant de nouveau ma main dans la sienne.

"Je déteste cette sensation, savoir qu'ils comptent tous sur moi, avec tant de ferveur. C'est horrible, de savoir ce que les gens attendent de moi, et de savoir que leur confiance sera briser si j'échoue."


Quelques heures passèrent avant que nous n'arrivions au village en question. Nous laissions les réfugiés a la garde, en leur expliquant bien la situation, sans manquer de sermonner la milice pour avoir laisser ces esclavagistes agir sans rien faire. Une fois cela fait, nous étions libre de retourner vaquer a nos occupations.

"Nous allons pouvoir t'acheter des vêtements maintenant. Comment te sens tu ?"



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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Dim 4 Déc - 13:44




La sécurité n'existe pas



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Alors que leur trajet jusqu'au prochain village commençait, Tanith se mit à faire quelque chose de totalement nouveau pour Aki. Il soignait des gens ! D'habitude, il était quelqu'un de froid, qui n'aidait quasiment personne et là voilà qu'il venait au secours du petit groupe de réfugiés qu'il venait pourtant déjà de sauver. C'était une certaine fierté que la Nishiie ressentait, ainsi qu'une honte de ne pas pouvoir l'aider, mais le poison qui avait dissipé ses pouvoirs, couplé à l'énergie dont elle avait usé pour ensevelir le camp, lui refusait de soigner tout le monde, sa magie était à présent trop faible, beaucoup trop faible. Cependant, le vampire n'était absolument pas de cet avis. A l'entendre il détestait ça. Sa révélation lui octroya un regard étonné de la soigneuse qui avait de la peine à comprendre son point de vue. Elle serra légèrement sa main avant de lui appliquer un léger baiser sur la joue, non sans avoir besoin de se mettre sur la pointe des pieds. Décidément, elle était bien petite, et lui bien grand.

Personne n'oserait en vouloir à quelqu'un qui fait de son mieux. Et cela n'est il pas milles fois compensé par le plaisir de savoir que tu as bien fait, lorsque tu réussis ? Par le bonheur des gens à qui tu sauves ou change complètement la vie ? Si je ne pouvais pas aider les gens, je ne serais rien. Savoir que j'apporte des sourires dans ce monde m'est suffisant, même si parfois je ne peux rien faire. Je me rappelle encore récemment, à l'hôpital, une femme enceinte avait été poignardée. J'ai fait tout ce que j'ai pus pour sauver son bébé, car elle refusait que je répare son ventre tant que je n'avais pas essayé. Mais je n'ai pas pus. Sa vie était trop faible, ses blessures trop graves, et il est mort. Pourtant j'ai donné tout ce que j'avais. C'était affreusement triste pour toute la famille, et aussi pour moi. Mais es ce que parce que j'ai échoué cette fois à sauvé cet enfant, je doit arrêter d'essayer d'en sauver d'autres ? Si tout le monde faisait comme ça, qui sauverait les gens ? Personne ne t'en voudras si tu échoue, et moi je trouve que ce que tu as fait aujourd'hui était magnifique.

Après tout les problèmes que représentait le fait de ramener des futurs esclaves dans un village qui était sans doute au courant des agissements de ces malfrats, problèmes auxquels la jeune femme refusa de se mêler, de peur de faire comprendre d'une manière plus … brutale aux gardes, qu'ils avaient faillis laissé capturer une élue, ils purent retourner faire ce pourquoi ils étaient venus à pied jusqu'ici. L'archère hocha la tête en esquissant un léger sourire.

Je pense que ça va aller. Je me sentirais sans doute mieux quand je n'aurais pas sans cesse à m'inquiéter que cette cape s'ouvre à tout moment.

Elle esquissa un léger rire avant de se faufiler dans un magasin de vêtements qui n'avait pas l'air trop cher. Il ne servait à rien de dépenser des fortunes pour cela. Elle allait se diriger vers le marchand pour lui demander de lui vendre une chemise et un hakama, comme toujours, avant de s'arrêter brusquement devant une robe toute simple. Elle n'avait jamais porté de robe de sa vie, mais … Elle savait que de là d'où venait l'alchimiste, les femmes s'habillaient beaucoup mieux qu'elle, et sans doute avec des vêtements beaucoup plus beau que cela, mais pourtant … si c'était un effort quelle pouvait faire pour lui plaire. Elle détailla la coupe du vêtement. Assez large, plutôt extensible, il lui permettrait malgré tout de se mouvoir comme elle le voulait. Elle se dirigea vers le vendeur à l'allure sympathique et lui demanda de lui vendre un pantalon en cuir, des bottes du même matériaux, un haut en lin et une veste en jute marron. Rien de bien exceptionnel, mais c'était ce qu'elle avait vus qui lui avait le plus plut. Elle lui glissa également à l'oreille, un peu plus bas pour que le mage n'entende pas, de lui mettre cette robe dans un paquet à part. Elle régla le tout avec quelques yens puis demanda à utiliser l'arrière boutique pour se changer.

Timidement elle enfila le vêtement auquel elle n'était pas habitué. Heureusement pour elle, il ne dévoilait que peu de son corps, même s'il mettait un peu trop en valeur ses formes à son goût. Elle l'enleva aussitôt, décidant qu'elle le mettrait plus tard avant d'enfiler l'ensemble en cuir qu'elle avait acheté. Celui ci lui allait plutôt bien, cela l'encombrait même moins que le hakama. Elle sourit en constatant que le pantalon en cuir qu'elle portait était, dans son façonnement, assez semblable à celui du vampire. Elle ressortit et tendit sa cape à son compagnon.

Merci beaucoup pour ce prêt ! Je me sens déjà mieux.


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Mer 7 Déc - 22:01





Feat. Aki

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Aki me déposa un doux baiser sur la joue du bout de ses pieds en serrant un peu plus ma main. Elle maintenait que personne n'en voudrait, me demandant si le plaisir d'avoir bien agit ou les sourires des personnes que j'aidais n'étaient pas une compensation suffisante. Elle me raconta un des situations qu'elle avait dut affronter, où une femme enceinte avait été poignardée, et où la druidesse n'avait pas réussis à sauver l'enfant. Elle avait pourtant tout donné pour sauver le bébé, mais il était trop faible pour survivre à ses blessures, mais elle ne s'était pas laissé abattre par cet échec. Aki ajouta trouver ce que j'avais fait magnifique, ce qui me fit aussi resserrer un peu plus fort sa main.

"Les gens ont tendance a trop se reposer sur leurs héros, quand ceux ci sont capable d'accomplir des miracles, allant souvent jusqu'à oublier que leur héro, n'est qu'un homme comme eux, et non un dieu. Aider ces personnes ne me dérange pas, qu'ils en attendent autant de moi en revanche est plus problématique. Je ne voudrais pas qu'il leurs arrivent malheur alors qu'ils attendraient un miracle de ma part."

Le voyage continua jusqu'à ce que nous arrivions en ville et que nous puissions confier nos protégés aux autorités incompétentes qui n'avaient rien fait pour les aider. Aki préféra ne pas se joindre à moi lorsque je sermonnais la milice, probablement par peur de s'emporter après ce qu'il s'était passé. Les soldats prirent sans grande attention mes critiques, et les oublièrent probablement dés que j'eu passé le seuil de leur porte.

Nous étions maintenant seuls dans cette petite ville alors qu'Aki tenait fermement sa cape fermée pour ne pas exposer son corps aux regards indiscrets. Après m'avoir adressé une légère plaisanterie, la druidesse s'enfonça dans les méandres d'une boutique, avant que je ne la suive lentement, un grand sourire sur les lèvres. Lorsque j'entrais dans la boutique, Aki était déjà entrain de discuter avec le propriétaire, et était partis se changer avant même que je ne la rejoigne. Quelques minutes plus tard, elle ressortit de l'arrière boutique, dans une tenue bien différente que celle que je lui connaissais, plus pratique que traditionnelle. Le tout donnait un look aventurier à la jeune femme, qui se mariait a ravir avec sa chevelure flamboyante et son caractère.

"Tu es superbe Aki"


Je passais gentiment ma main dans ses cheveux avant de lui poser la question de ce que nous allions faire.

"Tu veux faire quelque chose en ville, ou devrions nous rentrer ?"



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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Mer 7 Déc - 22:45




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Ce que Tanith avait dit n'était pas non plus complètement faux. Il ne fallait pas que les gens oublient à quel point il était également important de faire les choses par soi même, et de ne pas se reposer sur les autres … Mais ils n'en étaient pas toujours capable, parfois ils avaient besoin d'aide … Est ce que ceux capable de la leur apporter devait se refuser à le faire pour autant ? C'était une réflexion sur laquelle Aki se promit qu'elle s'engagerait plus tard, lorsqu'elle en aurait le temps et l'envie. Lorsque, beaucoup plus tard, la Nishiie ressortit de la boutique habillée différemment d'à son habitude, bien que toujours dans un côté pratique avant tout, elle constata avec surprise que sa nouvelle tenue plaisait au vampire. Sa réflexion la fit légèrement rougir alors qu'elle serrait fermement l'attache de son sac qui renfermait la robe qu'elle avait acheté. Es ce qu'elle lui plairait ? Il y aurait de nombreuses occasions de le savoir. D'un coup d'oeil, elle observa les rues, les gens, le ciel. Tout lui paraissait étrangement irréel. Doucement elle porta la main à son plexus, à travers son vêtement, sentant presque la brûlure de la marque. Fermant les yeux elle respira lentement. Il ne la quittait jamais. Elle le haïssait tellement et pourtant il ne le quittait jamais. Il avait constamment un œil sur elle, et sur ce qu'elle faisait. Il savait sans doute à quel point elle devenait puissante. La craignait il ? Sans doute pas. Elle leva les yeux au ciel. C'était par lui que tout avait commencé, dans la forêt tropicale, alors que son aventure débutait tout juste, et elle comptait bien terminer cette spirale infernale avec sa mort.

Elle sursauta légèrement en sentant la main de l'alchimiste dans ses cheveux avant de rouvrir les paupières pour le regarder. Encore une fois il l'avait sauvé. Elle devait devenir plus forte pour que cela ne se reproduise plus. Pour qu'il n'ai plus besoin de se mettre en danger pour elle alors que pourtant elle était plus forte que lui. Quel était le problème avec elle ? Sa naïveté ? Son insouciance ? Sa faiblesse mentale ? Qu'est ce qui ne tournait pas rond et qui la rendait si fragile alors que pourtant les années lui avaient rendus son pouvoir et plus encore ? Qu'est ce qui l'avait empêché de protéger Orina efficacement ? Qu'est ce qui l'avait empêché en ce jour d'éviter la fléchette qui l'avait privé de son énergie. Il fallait qu'elle élimine en elle tout ce qui était faible et dérisoire, ou qu'elle soit capable de le désactiver lorsque c'était nécessaire, autrement elle allait … mourir. A ce propos, d'ailleurs, elle voulait faire part de quelques réflexions à son compagnon.

Nous pourrions nous balader, non ? Il y a quelque chose dont je voudrais te parler.

Elle lui saisit la main et l'entraîna dans une démarche lente et tranquille à travers les rues fades du village. Dans son esprit défilait ses dernières rencontres. Au delà de ce qu'elle voulait lui confier, il y avait l'élue de Fuyu. L'élue de Fuyu et … son bébé. La guerre approchait, c'était inenvisageable, et pourtant, plus le temps passait, plus elle ressentait le besoin de vivre quelque chose comme ça avec lui. Malgré son incartade de la première nuit, elle n'avait plus dérogé une seule fois à prendre l'infusion de fil d'or. Le danger était trop grand pour un enfant à naître dans un monde sur le point d'imploser en mille morceaux. Elle pouvait mourir, elle pouvait tout perdre, et si jamais à cet instant là, elle avait eu un être en elle, il serait mort avec elle. Elle n'aurait pas pus se le pardonner, pas même en enfer. Mais ce n'était pas de ça dont il était question.

Il y a quelques jours, avant que je reparte, j'ai revus deux personnes. Mako et Miho. Je les avais rencontré il y avait des mois en arrière, quand nous commencions tout juste à vivre ensemble. Tu as dû les voir, je suis souvent allé travailler dans la cave avec elles, un adolescent et une femme aux cheveux rouges. Elles avaient perdus la mémoire et je leur ai rendus. Mais ce n'est pas là le plus important. Le plus important c'est la raison qui leur avait enlevé leur souvenir.

Elle s'arrêta brusquement, saisissant la manche de l'alchimiste pour le retourner vers elle. Ses yeux brillaient d'une ferveur étrange.

Elles étaient morte Tanith. Morte. Zayro Jinn les avait tué. Et elles sont réapparus. Par miracle. A des endroits différents, privée de tout ce qu'elles avaient vécus jusque là. Mais vivantes, bien vivantes, aussi vivante que moi aujourd'hui. Tu te rends compte de ce que cela veut dire ? Peut être que … Peut être que …

Ses lèvres formulèrent un nom, un nom empreint d'une douleur sans nom, sans pourtant produire le moindre son. Kachou.


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Jeu 8 Déc - 23:18





Feat. Aki

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Aki me proposa de nous balader en ville, précisant qu'il y avait quelque chose dont elle voulait me parler. Nous suivions un rythme calme, main dans la main malgré le monde qui était présent dans les rues de cette petite ville. C'était le genre de signe d'affection que nous préférions garder pour un cadre plus privé qu'une rue pleine d'inconnus, mais je ne me sentais pas de le lui refuser, surtout après ce qu'il s'était passé aujourd'hui.

Je caressais gentiment sa main de mon pouce alors qu'elle me disait avoir recroisé il y a quelques jours Mako et Miho, deux élus qu'elle avait aidés à récupérer la mémoire. Je me souvenais qu'elle m'avait demandé si elle pouvait accéder a mes locaux pour aider des personnes, je n'avais pas cherché plus loin a l'époque, et l'atelier était en parfait état lorsqu'elle me l'avait rendus. Mais le problème n'était pas dans leur amnésie, mais plutôt la cause de cette dernière.

La mort. Aki me certifiait que la cause de cette amnésie était que ces deux élus avaient été tués par le fameux Zayro Jinn. Les yeux de la Nishiie brillaient étrangement quand elle me disait ces mots. Elle était sure que ces élus avaient été tué puis été réapparus par miracle. J'étais perplexe devant cette révélation, et pris quelques secondes avant de pouvoir formuler une réponse a ma fiancée.

"Tu, Tu es sure de ça ? Tu es sure que ce n'est pas un simple traumatisme, des souvenirs modifiés. Si, Si c'est vrai, cela remet en cause toutes les raisons même de notre présence ici, de la rivalité entre les nations, de cette guerre. Quels intérêts auraient les dieux à se livrer une guerre perpétuelle où personne ne meurs ? Sont-ils encore plus stupide que je le pensais, ou, y a-t-il quelque chose de plus grand, de plus dangereux qui nécessiterait une telle mascarade. Nous devenons plus fort en nous affrontant les uns les autres, mais personne ne peux gagner ou perdre, tout ceci doit bien servir un but autre qu'une stupide guerre divine sans fin."


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Ven 9 Déc - 11:54




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Aki n'avait même pas pris garde à son comportement. Il était vrai qu'ordinairement, en public elle évitait de garder la main du vampire. Non pas que ça la dérange que les gens sachent qu'elle vouait une relation d'un tout autre genre qu'une simple amicalité avec lui, mais trois raisons la poussait à éviter de le rendre trop public. En tout premier lieu, sa nature indépendante refusait qu'on l'associe à quelqu'un, et elle ne voulait pas devenir « la femme de l'alchimiste » comme elle comprenait que l'inverse soit possible pour le mage. Ensuite, Tanith lui même n'était pas très adepte des démonstrations d'affections, et elle ne souhaitait le forcer en rien. Pour finir, il y en allait de sa sécurité à lui et à Orina que leurs relations ne s'étale pas jusqu'à Fuyu … Même si à vrai dire, plus elle y réfléchissait, plus elle se disait que c'était impossible. La marque que Zayro avait posé sur sa poitrine lui permettait de le savoir, et étant une des premières raisons de la guerre, il était sans doute en contact avec le gouvernement. Si elle avait tant tenus à sa sécurité, elle aurait sans doute mieux fait de ne jamais accepter que la relation aille jusque là. A présent, le trouble qu'elle ressentait à cause de ce qu'il venait de se produire était une excuse suffisante pour qu'elle puisse profiter de la douceur de la peau de sa paume, ne serait ce qu'un peu. Evidemment, elle entendit un ou deux chuchotements à leur passage. Un couple se retourna sur eux en ouvrant de grands yeux. Es ce que, réellement, c'était Aki Nishiie qu'ils venaient de voir en train de tenir la main à un grand homme aux cheveux blancs ? La rouquine serra les dents et tenta d'écarter l'attention de son compagnon sur un autre sujet.

Quelques minutes plus tard, elle aborda enfin le point qui l'intéressait, et la réaction de son fiancé fut plus forte que ce à quoi elle s'attendait. Il fallait dire qu'elle avait été préparée psychologiquement à cet événement par plusieurs indices. La rumeur de l'existence d'un royaume des morts, les racontars sur la mort de Zayro Jinn, suivis par l'arrivée de son alter ego, Kid Jinn, qui d'ailleurs avait participé à l'attaque de Handa sans même que la Nishiie ne puisse lui adresser un seul mot, et finalement le retour du titan sans que personne ne puisse le comprendre. Elle s'était déjà doutée à l'époque que quelque chose ne tournait pas rond, et la résurrection de Mako et Miho n'avait fait que confirmer ses soupçons. Elle hocha doucement la tête.

C'est la vérité. J'ai moi même pus voir leurs souvenirs, ils avaient été bloqués par le traumatisme de leurs morts. Cependant, ils sembleraient que deux d'entre elles soient mortes après, ou pas mortes du tout. Si effectivement elle ne sont jamais mortes, elles pourront nous le confirmer ou non. Ce n'est pas la première fois qu'un élu réapparaît ceci dit. Zayro avant elles s'était vanté d'avoir vaincus la mort. Quant à l'intérêt … Je ne sais pas. Il y a peut être des gens qui ne réapparaissent pas … Je n'ai jamais revus Fumiko ou Kachou, et les natifs ne semblent pas affectés par ce phénomène. C'est comme si seuls les élus pouvaient revenir, et que tous ne le faisaient pas. Mais pourquoi ? Pour quelles raisons ? Qu'est ce qui différencie quelqu'un qui vas revenir de quelqu'un qui ne reviendra pas ? Et pourquoi en effet, nous pousser à nous affronter, ou avoir sauvé cet être immonde, si au final nous pouvons tous faire en sorte de revenir … Cela n'as pas de sens.

Mais ces dieux n'ont pas de sens. Ce sont des faux dieux, des imposteurs assez puissants pour s'être hissés à cette place, et qui s'amusent de nous. Un jour quelqu'un deviendra aussi fort qu'eux, et pourra les détrôner, et rendre à ce monde son libre arbitre. Ils ont fait le mauvais choix en amenant autant de personnes bourrés d'ambitions ici. Ce choix causera leur perte, d'autant plus s'ils autorisent à présent ce genre de … résurrection. Toutefois, dans le doute, comme nous ne savons toujours pas à quel point tout ceci est vrai, ni si nous pourrions revenir ou pas, nous devons rester prudent. Ne te lance dans rien d'inconsidéré, et protège ta vie et celle d'Orina tout autant qu'avant. J'en ferais de même de mon côté. Le risque est moins grand que celui que nous pensions, mais il subsiste tout de même. Je refuse de vous perdre.

Elle serra encore plus fort la main de l'alchimiste dans la sienne avant de doucement le tirer vers elle pour faire quelque chose d'encore plus exceptionnel si l'on considérait qu'ils étaient en pleine rue. Elle déposa un baiser fugace sur ses lèvres, un des premiers qu'elle lui donnait en étant parfaitement consciente de ce qu'elle faisait depuis qu'il l'avait sortis de là. Quelque chose sonnait faux dans cette histoire. Quelque chose ne tournait pas rond dans les décisions de ces dieux. Mais leur baisers à tous les deux, sonnaient toujours vrais.


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Ven 9 Déc - 23:24





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Aki me certifiait être sure de la véracité de ce qu'elle disait, puisqu'elle y avait assisté. Je ne savais pas quel procédé elle avait put utiliser pour accomplir cet exploit, mais la question n'était pas là, et je ne remettais pas en question les dires de la druidesse. Si elle disait l'avoir vu, elle l'avait vu. Elle précisa ses propos en me disant que peut-être certains élus ne revenaient pas, comme elle n'avait jamais revus Kachou. Qu'est ce qui déterminait si un élus pouvait avoir une deuxième vie ou non ? Les autochtones ne semblaient pas être affectés par ce processus d'après Aki, qui était tout aussi perturbée que moi par la raison pour laquelle les élus devaient se battre.

En bonne druidesse, Aki affirmait que les dieux de Kosaten n'étaient que des imposteurs, des êtres suffisamment puissants pour être hissé à ce grade par la populace, et que quelqu'un de suffisamment puissant s'élèveraient pour libérer Kosaten et lui rendre son libre arbitre. Je n'étais pas aussi fervent croyant que l'était ma fiancée, et le fait qu'ils soient ou non des vrais dieux ne m'importait que peu au final. Elle pensait que la situation actuelle était entièrement de leur ressort, étant donné qu'ils avaient amener des élus avide de pouvoir et qu'ils les maintenaient en vie au travers de cette mascarade.

Evidemment, ces connaissances ne devaient pas nous inciter a négliger notre sécurité, la notre et celle d'Orina, et je n'avais pas besoin de son baiser pour m'en rendre compte.

"Biens sûr, je ne compte pas jeter ma vie aux orties pour si peu, et j'espère que tu n'y pense pas non plus. Pour ma part, je ne suis pas aussi fervent que toi pour ce qui est des divinités. Réelles ou non, elles doivent avoir un objectif qui motive leurs décisions, et je veux le trouver. Ils n'ont certes pas le droit d'influencer autant le monde en lui volant son autonomie, mais leurs plans pourraient cacher quelques chose de plus inquiétant encore."


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MessageSujet: Re: La sécurité n'existe pas   Sam 10 Déc - 0:42




La sécurité n'existe pas



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Musique

Elle ferme les yeux.

Oui. J'ai besoin de tes services ...

Elle les rouvre, fixe le vampire. Il est là. Ce ne sont que des souvenirs, des souvenirs, rien de plus.

A nous deux ma p'tite.

Sa main agrippe doucement celle de l'alchimiste. Depuis tout à l'heure ces voix tournent en boucle dans sa tête, et sa gorge se noue. La voix de Kachou s'y mêle, les souvenirs qu'elle a eu à ses côtés, et la souffrance de n'avoir pus la sauver.

Mon nom est Kachou... Je suis heureuse de faire ta connaissance, Aki.

Le monde. Le monde voulait la tuer, le monde voulait la faire souffrir.

Alors ma belle, tu veux plus lutter n'est ce pas? Tu vas être gentille, bien gentille maintenant.

Doucement elle tire de nouveau le mage à elle, en écoutant qu'à moitié sa réponse. Elle se réfugia dans ses bras, d'abord dans dire un seul mot, puis doucement des larmes commencèrent à rouler le long de ses joues, encore une fois. Qui sait combien de litres de sel il lui faudrait encore verser afin qu'elle soit apaisée ?



Dis-moi Aki... 

Je peux seulement te dire qu'elle a disparu. Je ne suis pas sûre de ce qu'il lui est arrivé...


Dis.. J'ai un peu peur.

Aki! Avec Adakor, on retourne à Seika, en direction de Chikai... Cela te dirait de nous accompagner ?

Je me prénomme Kachou, voici mes amies Aki et Adakor.


Mes amies … une des dernières choses qu'elle avait dite. Réfugiée contre celui qu'elle aimait, la guérisseuse n'était plus que peine et désespoir. Pourquoi pensait-elle à tout cela maintenant ?

Promets moi … commença t-elle à sangloter. Promets moi que je ne te perdrais jamais. Promets moi que tu seras toujours là, je t'en supplie, ne meurs jamais.

Elle s'accrochait à lui, désespérément. Il était, avec Orina, tout ce qu'elle avait. Tout ce qu'il lui restait. Elle pleurait, encore et encore. Elle avait l'impression d'avoir passé sa vie à pleurer, à sangloter dans ses bras. Elle l'aimait, elle l'aimait tellement, et si elle le perdait lui, alors que pouvait elle bien faire ? Les minutes passèrent sans quelle ne se détache de lui, sans qu'elle n'ose prononcer un seul mot de plus. Puis elle releva le visage vers lui, glissa sa main contre sa joue, dans ses cheveux, pour le regarder dans les yeux.

Je meurt de trouille, tu sais ? J'ai si peur de te perdre. J'ai si peur de perdre Orina aussi. Je … Je t'aime tellement Tanith. Sans toi, ma vie n'aurait plus de sens. Je ne sais même pas comment je faisais pour exister avant, je ne sais même pas si je pourrais continuer à exister. Alors … Quoi qu'il se passe, quoi qu'il arrive. Ne t'en vas pas. D'accord ? Foutons nous des dieux, et foutons nous de tout. Je veux juste être avec toi, tous les jours, chaque jour de ma vie.

Elle marqua de nouveau une pause.

Tu sais, j'ai rencontré une élue avant de me faire capturer. C'était une femme gentille. Elle avait un enfant. C'était le sien. Il est né ici. Il était magnifique. Un jour, dis moi, es ce qu'un jour je pourrais porter ton enfant ?


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La sécurité n'existe pas
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