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S.O.S femme en détresse
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Roronoa Zoro Le pirate perdu

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MessageSujet: S.O.S femme en détresse    Jeu 8 Déc - 17:49





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Deuxième nuit dans la ville de Tokonatsu. Egaré dans ce coin ennemi, Zoro évitait de s'afficher publiquement le jour. Il en profitait pour récupérer, s'entraîner et se reposer dans une cachette, pour ne sortir que la nuit. Il fallait absolument qu'il trouve un moyen pour dégager des territoires de Seika, ça ne servait à rien de partir de la ville à l'aveuglette, et se perdre encore une fois dans ce désert où il frôla la mort quelques mois plus tôt.
Maintenant, il prenait des mesures exemplaires : Fini de faire n'importe quoi, de l'organisation et de la précaution s'imposaient dans sa vie. Bref, le temps d'élaborer un plan de sortie, il vivait secrètement ici en tant que clandestin.
Il ne comptait pas prolonger ce séjour criminel, et surveillait les mouvements des transports. Le soir, il tendait son oreille pour écouter les discussions de marchands, savoir qui comptait aller où... S'il entendait que quelqu'un prévoyait de regagner les territoires neutres, probablement qu'il voyagerait à ses côtés. En attendant, il fallait faire preuve de patience et d'attention.

Le cou enroulé d'un foulard rouge pour planquer son sceau, ça l'arrangeait bien de ne sortir que la nuit puisque le jour, il étoufferait sinon. Déjà que les températures restaient très bonnes, même en l'absence du soleil... D'ailleurs, il appréciait fortement la douceur nocturne de ce pays. Un véritable délice qui lui manquait. A Fuyu, jour et nuit, on grelottait toute la journée et votre sexe perdait inévitablement en centimètres. Camp maudit !

Se pavanant dans les ruelles dallées, décorées et illuminées par de charmantes lumières multicolores, sans compter le plafond d'étoiles, cette ville s'avérait excessivement animée, même sans événement festif. Même si Zoro ne se mêlait pas aux animations, il appréciait l'ambiance qu'elles dégageaient tout autour d'elles.
Cette ville ne manquait pas de joie, mais ce soir, elle prouverait qu'elle ne manquait pas non plus d'animations tragiques puisque un attroupement suspect autour d'un bâtiment attira le cheveux vert. Des gens encerclaient le pied d'une haute baraque résidentielle, et semblaient captiver par le sommet puisque leurs museaux étaient tous levés nerveusement vers le ciel.

Le pirate, épris de curiosité, s'y avança et se fraya un chemin où il aperçut à son tour l'élément perturbateur : une femme se trouvait sur le bord de toit, en position suicide. Houla, ça se présentait mal. Croisant les bras, Zoro calculait la distance entre le toit et le sol, s'il serait assez puissant pour la rattraper. Mh, il ne pouvait plus se permettre de telles prouesses à Kosaten, pour le moment.
Une vieille femme agrippa alors le bras de l'homme fort et balbutia morte d'inquiétude :

- O mon dieu.. C'est horrible... Elle va sauter... Il faut qu'un homme fort monte et la dissuade à tout prix... Que faire ?! Que quelqu'un se dévoue....

Une réplique digne des théâtres de tragédie grecs tant elle paraissait pathétique. Cette vieille en faisait des tonnes, et elle n'avait pas choisi sa cible au hasard. Sa remarque puait le sous-entendu : " Toi, à la carrure forte, tu es le parfait candidat pour escalader ce mur ". Le bretteur n'était pas fan de ces non-dits pas assumés, mais excepté une grimace et un mouvement de recul à l'encontre de la vieille, il se garda ses remarques.
Toutefois, ils semblaient plusieurs à avoir remarqué le type par son allure atypique, et nombres étaient les regards qui se braquaient l'air de rien sur lui comme pour l'inciter à s'occuper de cette affaire. Se sentant désormais concerné malgré lui, il roula des yeux dans un soupir blasé et commença à escalader le mur discrètement pour ne pas que la dépressive au bord de la mort ne le voit arriver. La maison étant fabriquée à partir de pierres ressorties, la façade possédait de nombreuses prises pour grimper aisément. Cette étape de l'opération ne posait donc aucun problème...








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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Jeu 8 Déc - 19:35



Suicide



Bashô marchait dans les rues de Tokonatsu alors que la soirée était déjà bien entamée. Il était totalement vidé de ses forces et la fin de journée n'avait pas intérêt à être trop mouvementée si l'on ne voulait pas que le poète adopte un comportement de fuite. "Si ya du grabuge, ce sera sans moi" se dit-il.
S'il était si exténué, c'est qu'il venait juste de quitter la villa de Lord Juma, détruite par le feu. En effet, il lui était arrivé une petite altercation avec un dénommé Zayro Jinn ce qu'il lui avait valu une marque sur le ventre et une tache insurmontable à réaliser s'il ne voulait pas que le messager des enfers revienne. Non, ce n'était pas son jour. Il avait failli mourir aujourd'hui. Cette expérience avait été riche d'enseignement pour lui mais il était vrai qu'il risquait d'être un peu irritable dans les prochains jours avec les élus de Fuyu. "S'ils sont tous comme ça, faudrait peut-être que je pense à me lancer dans la chasse aux fuyujins moi..." pensa-t-il énervé. Le "Z" même de Zayro l'irritait.

Enfin bon, il pouvait maintenant se détendre. Il n'avait qu'à trouver un hôtel où s'installer et apprécier le pêché de la luxure. Il est vrai que, malgré les inconvénients de sa précédente rencontre, celle-ci avait été fructueuse. Il n'avait pas d'argent mais un grand sac plein de bibelots de valeur dont une magnifique statuette de Fenghuang et Karui hanja qu'il ne vendrait pas. C'était Zayro qui la lui avait donnée en même temps que sa vision du monde. Bashô tenait à la garder.

Il se dirigeait donc vers le centre-ville, à la recherche d'un hôtel pouvant satisfaire les goûts de roi qu'il avait pris dans son monde, en temps que maffieux. Cette petite promenade n'était pas désagréable, elle lui permettait de décompresser. Les rues étaient magnifiques, ce qui aurait rendu le poète totalement euphorique en temps normal mais qui, ici, lui rendait juste sa bonne humeur habituelle. Il put voir des lanternes traditionnelles éclairant la ville tel un serpent, des jongleurs extrêmement doués, des cracheurs de feu, des bâtiments d'une architecture rare se faisant escalader par un marimo... Un marimo?!!
En effet, un homme semblant coiffé de cette mousse marine grimpait le long du mur pour certainement aller jusqu'au toit. De toute évidence, ce n'était pas une attraction, il n'y avait pas de chapeau. "Dommage, j'aurai donné sinon" se dit-il. L'élu ne put s'empêcher de s'interroger sur les agissements de cet homme et demanda donc à des passants qui stationnaient là.

Ces derniers lui expliquèrent la situation. Une jeune femme que Bashô n'avait jusque là pas remarquée, allait tenter de se suicider et, étant donné la hauteur du bâtiment, elle était bien partie pour réussir. L'homme s'était donc dévoué pour grimper la façade et sauver la jeune femme. C'était un acte courageux comme il les respectait tant. En temps normal il aurait certainement lui-aussi escaladé, mais il ne s'en sentait pas capable. "Je suis complètement claqué, il faut se rendre à l'évidence..." se résigna-t-il.

Mais il n'allait tout de même pas rester là sans rien faire, ses principes le lui interdisaient. Il se fraya donc un passage dans la foule jusqu'au point où la femme atterrirait si elle sautait. Ce point était, étonnamment, vide. A cet endroit, tout le monde pouvait l'entendre et la suicidaire ne pouvait pas l'ignorer.


Une fleur se meurt
Le ciel pleure.
Tant d'années perdues...


Après avoir déclamé son haïku à voix haute, le silence se fit.

-Ne fait pas ça! Ne t'inflige pas quelque chose que même le plus cruel des dieux n'a pas souhaité t'infliger! Ta mère t’a donné la vie, tu la dois à tes enfants! Tu ne peux pas partir comme ça! Qu'est-ce qui est si injuste dans ta vie pour que tu arrives à de telles extrémités?! Réfléchis-y et comprend! Comprend que ça ne vaut pas la peine! cria-t-il à la femme.

Le but de ce discours, s'il se doutait bien qu'il ne puisse pas faire reculer quelqu'un de déterminé, était de faire gagner du temps au guerrier. Ce serait lui qui pourrait la sauver. Mais ce ne serait pas possible si elle avait déjà sauté avant.

"Je ne m'étais pas dit que je passerai la soirée au chaud moi?"
ironisa-t-il alors qu'il donnait tout pour sauver cette femme.


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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Jeu 8 Déc - 22:51





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En escaladant ce mur, il se demandait encore ce qu'il foutait ici. Pourquoi se coltinait-il toujours le sale boulot ? Quoi, dans tout cette foule spectatrice, on lui ferait croire que personne n'était à même de grimper un pauvre mur à pierres. Ridicule. Territoire de faibles.
De plus, ces abrutis d'en bas n'imaginaient pas la pression qu'ils exerçaient sur le bretteur. Il n'était pas plus impliqué qu'eux à la base, mais il se retrouvait avec la vie de cette femme entre ses mains. S'il faisait n'importe quoi, elle sautait. Et toute la responsabilité lui retomberait dessus. Cette situation exigeait réflexion, et pertinence.. Trouver les bons mots tout ça... Hm.. A quel moment était-il doué pour ça ? En tant qu'homme d'action, la seule chose qu'il pouvait tenter serait de la plaquer contre le sol pour lui éviter une connerie.

Déboussolé à l'idée d'affronter la prochaine scène sans savoir de quelle façon, le pirate mit tout en oeuvre pour accélérer la cadence. Au final, il parvint à destination, légèrement essoufflé, et avança vers la demoiselle d'un pas brusque. Il se rappela que ce n'était pas une bonne idée de la brutaliser par sa démarche, alors il préféra s'immobilier net avant de reprendre une avancée plus tranquille jusqu'à être suffisamment près pour qu'elle l'entende :

- Eh... !! A quoi tu joues... Descend de là... !?


Déclara-t-il pas très affirmé. A quoi s'attendait-il avec cette phrase introductive complètement inutile ? Qu'elle l'écoute et descende de son perchoir avec le sourire en mode : " merci de m'avoir dit de descendre, sans toi j'aurais sauté. Tu m'as sauvé la vie, ohlala ".
En même temps, il n'avait jamais fait face à une telle situation, il ne comprenait pas l'attitude à adopter face à ce genre de personne. Tout simplement parce qu'il ne saisissait pas les raisons qui pouvaient nous pousser à un tel acte de folie. En dehors des samouraïs qui se sacrifiaient pour sauver leur honneur, les autres types de suicidaires lui échappaient. Devait-on s'exclamer violemment pour bousculer les idées noires de ces faibles d'esprit, ou fallait-il témoigner de la compassion sur un ton mièvre ? Bien entendu, un bourrin comme Zoro avait tendance à trouver la première option plus logique. Quand il essayait de se mettre à sa place, il aimerait quelqu'un qui le réveille de sa brume, avec des mots et des gestes crus, et non pas un individu délicat qui se contenterait de le caresser dans le sens du poil avec hypocrisie.
Il s'en contrefichait royalement de cette femme, de ses émotions, et de ce qui avait pu l'amener ici. Il ne souhaitait qu'une chose : qu'elle recouvre la raison et qu'elle daigne s'éloigner du bord.

Evidemment, c'était à prévoir, elle ignora totalement les dires du garçon et fit comme s'il n'existait pas. Bon, dans ce cas, il s'approcherait tranquillement d'elle ? Toutefois, quand elle jugea que le garçon s'était assez rapproché, elle lui mit un stop de shérif avec sa réplique :

- Ne bouge plus ... ! Un pas de plus et je saute... !

Annonça la dépressive, déterminée à appliquer sa menace s'il venait à enfreindre la règle. Bien qu'il mourrait d'envie de désobéir, ne supportant pas la moindre forme d'autorité exercée sur lui sans son accord, il se rappela qu'il ne s'agissait pas de lui mais d'elle. S'il s'affranchissait, il la mettait en danger alors que le but était justement de la sécuriser. Alors il prit sur lui, et ne fut pas plus clément pour autant dans son dialogue :

- .. Et maintenant ? J'suis pas certain que m'ordonner d'imiter la statue t'empêchera de sauter si t'en as vraiment envie....

Voilà le profil typique du personnage mélodramatique qui agaçait le bretteur. Un peu de dignité merde ! Même si Zoro ne préconisait pas l'idée du suicide et jugeait cela comme un acte lâche, un blasphème à l'honneur, l'arme des faibles contre la vie, il respectait le choix de chacun. Mais par contre, si on désirait vraiment mettre fin à ses jours, alors autant faire ça posément chez soi sans emmerder le monde, non ? En quoi ça la desservait de se donner en spectacle devant tout la foule ? Voulait-elle récolter la gloire une fois dans sa vie ? Etre sous les feux des projecteurs avant de mourir ? Ridicule... A part démontrer aux villageois sa fragilité, attiser la panique et témoigner d'un manque cruel d'attention, elle ne suscitait rien d'autre. Aucune pudeur.. Le gars en était scandalisé. Presque plus énervé qu'elle. Mais s'il lui crachait ses quatre vérités, elle risquait de se vexer, et de se renverser devant un troupeau d'hystériques. Il essaya alors une tactique, ça passait ou ça cassait.

- Alors ce saut, il vient ou quoi.. ? Tu comptes y passer toute la nuit ? Magne-toi ma vieille.. On a pas toute l'éternité.

La provocation piquante.. Juste dans l'espoir de l'éveiller, l'irriter, la percuter. Si elle s'enflammait, ce serait bon signe, ça signifierait qu'il reste encore de la vie à sauver en elle. A contrario, si elle demeurait inerte face à ses sarcasmes, il.. aviserait ?

- Je n'ai pas besoin de vous pour plonger dans les bras de la mort... Laissez-moi..

Répondit-elle d'une voix complètement lassée, les yeux toujours figés vers le vide. Persévérant, le garçon continua dans sa lancée acide :

- "Plonger dans les bras de la mort"... Tss... On est pas dans un conte débile... Tout ce que tu vas faire, c'est t'écraser comme un pâté tout pourri... Ta tête sera explosée, ta cervelle se baladera sur le pavé, tes os s'éclateront, demain des chiens errants joueront innocemment avec... Voilà ce que c'est la mort ! Rien à voir avec ta romance à la con.. ! J'espère pour toi que la chute te tuera sur le coup parce que si t'agonises en bas dans cet état... et bah...

Démystifié toute cette poésie pathétique qui rôdait autour du suicide, tel était l'objectif du garçon. Certains trouvaient l'acte en lui-même élégant, romantique.. Mais ce n'était rien de tout ça. Quand on y succombait et qu'on se rendait compte de sa connerie une fois l'acte fait, une fois qu'il était trop tard, on avait juste le temps de bien regretter avec souffrance avant de décéder. Ce fut alors qu'une voix masculine, et lointaine, provenant du bas atteignit les cieux, ou du moins le perchoir sur lequel se dressait la femme. L'escrimeur ne fit pas attention aux dires du garçon en bas, focalisé sur la gestuelle de la demoiselle, au moindre mouvement il fonçait vers elle. Toutefois, ça semblait avoir son petit effet, puisque la femme tremblota légèrement.
Même si verbalement, elle ne manifestait rien, le jeune escrimeur la vit serrer des poings discrètement, tandis que son corps entier se crispait. Il sentait qu'à ce moment là, elle devenait réceptive, voire nerveuse. Le récit ardu du bretteur, mêlé aux tendres paroles du poète , déclenchait en elle un début d'impact. Chacun à leur manière, ils avaient fait en sorte de lui faire prendre conscience des différents aspects négatifs qu'apportaient le suicide. Le soutien de l'inconnu du bas était un véritable miracle, il faudrait qu'il émettre une phrase de plus afin de la détourner de son envie du moment, comme ça le cheveux vert en profiterait pour la choper par surprise. Il s'avança à pas de loups derrière elle, pour l'instant, elle ne semblait pas le remarquer.





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Dernière édition par Zoro Roronoa le Mer 14 Déc - 17:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Ven 9 Déc - 23:12



Dépêche toi, l'inconnu!



Apparemment, les paroles du poète avaient eu leur effet. La plongeuse de la mort avait reculé quelque peu et montrait un moins grand élan à sauter. C'était pourtant encore loin d'être gagné. Avant son discours, vingt cm la séparait de la mort. Maintenant vingt-cinq. C'était une progression mais honnêtement, rien n'était fait. Peut-être sauterait-elle dans quelques minutes. Peut-être dans quelque secondes. Il n'y pouvait rien. Seulement retarder l'échéance,  pas empêcher l'action de se passer. Seul le grimpeur le pouvait. Seulement, de son point de vue, impossible de savoir où il en était.

Soudain, il aperçu la chevelure caractéristique de celui qu'il attendait tant! Il s'approchait furtivement de la suicidaire, certainement dans le but de la plaquer et l'immobiliser. Ensuite, il la ferai descendre par la voie "normale". Il avait apparemment réussi à profiter de l'effet qu'avait eu Bashô pour s'approcher. Mais au moindre faux pas de la part du guerrier, elle sauterai sûrement. Il fallait qu'il continue de captiver l'attention de cette dernière.

Malheureusement, il ne trouvait rien à dire, sur le coup. C'était son problème, sa "déformation professionnelle", diraient certains. En effet, lorsqu'il parlait pour convaincre quelqu'un, faire passer une idée ou produire un effet particulier, il préparait son texte à l'avance, le peaufinait, et seulement à ce moment-là le déclamait. Il n'avait pas ce temps. Il fallait qu'il parle, maintenant. Dans la vie de tout les jours, il était très naturel mais c'était son côté maffieux qui s'exprimait. Il avait peur que dans cette situation, cet aspect "bourru" ne finisse de convaincre la femme de sauter. Il était loin de se douter que c'était sur cette tactique là que le sauveteur au foulard avait parié.

Il ne trouva rien à dire et les secondes passaient.

Grâce à dieu, ce fut elle qui l'interpella:

-Qu'est-t-il si injuste dans ma vie?! l'interpella-t-elle. Tu aurais le dixième de mes problèmes et tu comprendrais! Ma vie n'est que pure enfer et pour le quitter, j'en suis réduite à sauter pour étaler ma cervelle contre le pavé! Quand aux dieux!...

Une chose avait choqué Bashô dans ce qu'elle venait de dire. C'était la cervelle étalée. A son sens, c'était un propos d'une rare violence pour quelqu'un qui allait quitter ce monde. Son cas était plus grave qu'il ne le pensait. Son acolyte de sauvetage avait intérêt à faire vite à défaut d'apaiser la suicidaire; ou de de l'inspirer dans ses propos.

Mais la chose se déroulait bien. Elle n'avait pas fini sa phrase, ce qui était signe d'une faille.

-Tu ne finis pas ta phrase? Tu ne souhaite peut-être pas blasphémer? répliqua-t-il. Tu as donc encore de l'amour resté intact pour Fenghuang? Mais que penses-tu qu'il te dira une fois au paradis paradis alors que tu t'es donné la mort sans qu'il ne le souhaite? Alors que n'a pas servi son dessein? Ta vie est un enfer? Le vrai enfer ce trouve à l'impact de ta chute, crois-moi! Certains parle d'un bûcher éternel, d'autres de démons jouant avec tes organes à l'extérieur de ton corps jusqu'à qu'ils soient lassés, espoir vain; d'autres encore parle vaguement du summum de la souffrance jusque dans la moindre parcelle de ton corps... Moi je crois celle qui dit que chaque punition est non seulement éternelle, mais personnalisée à chacun. Que dirais-tu de te prendre ce sol pour l'éternité?!

Il laissa un moment de latence à son discours de violence, puis continua avant de prier intérieurement: "Dépêche-toi, l'inconnu!".

-Mais ça ne se passera pas comme cela, enchaîna-t-il. Tu le nies ou l'ignores peut-être mais tu as des gens qui t'aiment. Figure-toi qu'avant de venir ici, je m'était juré de passer une soirée bien au chaud. Et pourtant je me suis arrêté. Je me suis arrêté pour que tu t'arrêtes. Si ta vie n'avait aucune valeur, crois-tu que je l'aurais fait?

Elle recula d'un pas. C'était le moment pour lui d'apporter la faille ultime qui laisserait le temps au guerrier en kimono d'agir. Il s'était d'ailleurs bien approché de sa victime qui n'avait rien remarqué. Il lança alors un haïku mais, cette fois, le chargea d'aura pour qu'il ait un plus grand impact sur elle. Dans son monde, il était capable de faire fuir des armées grâce à sa voix et ses haïkus, il arriverait bien à la déconnecter de la réalité une fraction de seconde...


Cette vie, unique
Partira;
Tôt... Profites-en!


En effet, sa cible recula encore d'un pas, ébranlée.

©️MangaMultiverse



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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Sam 10 Déc - 18:05





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Zoro s’autorisa quelques pauses dans son avancée vers la demoiselle afin d’éviter tout soupçon. Une manœuvre délicate qu’il ne pouvait pas négliger alors par précaution, il s’arrêtait quand son instinct le lui dictait. Là par exemple, voilà une bonne minute qu’il n’eut pas bougé puisque son soutien semblait s’être envolé. Merde, pourquoi ce con n’ouvrait plus sa bouche ? Que se passait-il ? Il paraissait maîtriser les mots à la perfection, son aide lui était crucial alors il devait se remuer !
Et contre toute attente, un dialogue s’installa entre la suicidaire du haut de son perchoir et le poète à même le sol. Ce ne fut pas lui, mais elle qui instaura l’entretien.

Comme auparavant, l’escrimeur s’efforça de ne pas prêter attention aux mots échangés. Tel un professionnel, il se contentait de se focaliser sur sa tâche, et uniquement sur sa tâche. S’il commençait à écouter cette confrontation verbale, il se détournerait et perdait le fil de son action minutieuse. Au moindre faux pas, au moindre mouvement remarqué par la femme, il serait cuit et il serait condamné à la regarder faire ce saut qui représenterait son échec.
Il entendit vaguement que le type d’en bas s’élançait dans un discours à n’en plus voir la fin. C’était parfait, une occasion en or, car la femme s’avérait particulièrement attentive à ce qu’il se passait en bas, sans se préoccuper du gars derrière elle. Ca ressemblait presque à une volonté de l’oublier.

Et puis, elle recula d’un pas quand le pirate s’en approcha de deux. Maintenant, à peine deux mètres les séparait, et la fille continua de reculer. Quand le cheveux vert jugea qu’elle se trouvait assez loin du bord, il vint à bondir sauvagement sur la femme, sans aucune réflexion, tout à l’instinct.
Déroutée par la violence de ce plaquage au sol, la suicidaire paniqua comme jamais et se tortilla dans tous les sens sous l’emprise du garçon. Elle hurlait à la mort, on pourrait presque croire à une agression sexuelle… et elle se débattait de plus en plus méchamment, la retenir n’était pas un jeu d’enfants.

Toutefois, elle ne faisait pas le poids face à un grand gaillard comme le marimo, bien déterminé à la maintenir contre ce toit. Il attendrait qu’elle se calme, et qu’elle réalise que contre le bretteur, elle n’avait aucune chance dans ce rapport de force.
Cependant, deux minutes passèrent et elle gigotait toujours autant, comme une tarée que l’on essaierait d’apaiser dans un hôpital psychiatrique. Elle ne semblait pas résolue à se soumettre et d’ailleurs, elle se mit soudainement à mordre le poignet du jeune homme qui lui tenait l’épaule..

Pris au dépourvu, il émit un gémissement, et se vit dans l’obligation de foutre une torgnole à la demoiselle, en légitime défense. La claque partit toute seule et le visage de la fille se tourna brusquement sous le choc. Et…. Calmée la gamine…
Miracle ! Pourquoi n’y avait-il pas pensé avant ? S’il suffisait d’une bonne baffe pour en finir avec cette hystérie… Frapper une femme n’était pas jouissif mais parfois, on n’était obligé d’en passer par là, surtout qu’au final c’était pour lui sauver la vie à cette ingrate !
La tête tournée, et les cheveux dans le visage, la femme reprit une respiration lente, avant de se mettre à couiner, et à pleurnicher de tout son être. La panique semblant avoir cédé sa place à la tristesse, Zoro estima qu’elle était désormais hors de danger, pour le moment. Alors, il se retira lentement d’elle, et s’assit à côté, légèrement mal à l’aise.
Quant à la martyr, elle plaqua ses deux mains contre ses yeux, et se convertit en fontaine. Mieux valait ce type de réaction plutôt qu’un saut de l’ange. Puis, subitement, elle se réfugia dans les bras du bretteur, qui laissa son kimono s’imbiber d’eau salée, gêné. Il n’osa pas entourer ses bras autour du corps frêle de la trentenaire, alors il se contenta de la laisser s’agripper à lui, le visage impassible.

Par contre, il voulait bien se montrer patient 5 minutes mais hors de question de rester là toute la nuit à supporter les larmes d’une déprimée. Et ça, attristée ou pas, il ne se retint pas de le lui dire :

- Oi… Ca va aller maintenant… Il faudrait penser à redescendre…


La phrase à risque ! C’était quitte ou double ! Soit elle se vexait et retombait dans l’hystérie, soit elle acceptait timidement, et bien heureusement, elle sélectionna la voix de la raison, hochant la tête à sa proposition. Il tenta de la redresser en douceur, et ils se dirigèrent vers une trappe par laquelle elle était montée. Ils arrivèrent au grenier et descendirent toute la baraque. Apparemment, il s’agissait de sa maison.
Une fois dans la salle de séjour, le garçon ouvrit la porte d’entrée et sortit avec la demoiselle à ses côtés, saine et sauve.

La foule applaudit le sauvetage héroïque des deux élus. Une belle alliance, l’un avait contribué à la sauver par les mots, et l’autre par les gestes. En l’absence de l’un d’entre eux, le désastre se serait probablement produit, car Zoro avait mal commencé avec ses phrases de bourrins réalistes. C’était la finesse du poète qui avait dissuadé la femme… On sentait un certain talent pour la rhétorique.
Enervé par toutes ces concierges qui les acclamaient comme s’il s’agissait d’un spectacle, alors que les circonstances s’avéraient bien plus sérieuses, le sabreur râla :

- Raah…. Ca suffit, rentrez chez vous, y’a pu rien à voir ! On se charge d’elle…


La demoiselle, légèrement en retrait derrière Zoro, sembla bien agitée comme si elle cherchait quelqu’un au sein de ce cercle d’individus. Elle bouscula alors le pirate contre le mur pour sortir en furie, pieds nus dans la rue. Elle se précipita jusqu’au poète et lui sauta dessus afin de le câliner fort avant de lui répéter à chauds de larmes :

- Merci, merci, merci, merci…. !


Spoiler:
 






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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Lun 12 Déc - 19:33



Les "Contrelamorts"



Bashô arriva à produire son effet et il en était fier. "Juste encore un peu..." se dit-il. Il s'apprêta à continuer son speech lorsque l'autre homme s'impliquant pour sauver la suicidaire se jeta sur elle tel un fauve! La femme, plaquée au sol, hurla de toutes ses forces, aussi sauvage que son sauveur. Apparemment ses idées de suicide ne l'avaient pas quittée. Une telle résolution à la mort dans un but de fuite semblait si triste aux yeux du bushido. Aux yeux du poète.

D'un coup, elle s'arrêta de crier net. De son point de vu, l'élu ne put rien voir. Il n'entendit pas non-plus le son sec de la baffe assénée. En haut, la situation se réglait et la femme ne voulait apparemment plus sauter. En bas, suite à la bonne nouvelle, c'était l'euphorie. La foule en délire poussait des "hourras" et des "bravos" pour les deux héros de la soirée.
"Bon, c'était bien sympa mais faudrait que j'y aille moi, mes compliments au grimpeur" pensa Bashô en se détachant de la foule. Il n'était pas venu pour ça et il avait déjà pris du retard. Ok, il n'avait rien à faire, mais ne rien faire aussi est important dans la vie.

Malheureusement, sa tentative de fuite se solda par un lamentable échec à cause de quelques citoyens trop enjoués par les évènements. Ces derniers, en le voyant partir, l'encerclèrent et scandèrent un surnom improvisé:

-Ne partez pas monseigneur, ce soir, c'est la fête! Hourra au duo des contrelamorts!


"Le duo des contrelamorts? Vous avez rien trouvé de plus convaincant" se dit le poète exaspéré par la pauvreté du surnom. Il espérait au moins que ce surnom ne le suivrait pas longtemps. L'avantage, c'est qu'il ne sera pas seul à supporter le fardeau de ce titre. "J'espère que lui aussi est souple sinon quelque claques risque d'être distribuées..." ricana-t-il.

En tout cas, même si le poète ne comprenait pas la signification profonde du surnom, ce dernier avait l'air de suffire aux villageois qui, sans lui demander son nom, se mettaient à l'appeler "monseigneur Contrelamort". Ils essayèrent même de le porter mais la masse et le manque de volonté du héros les en dissuadèrent rapidement. "Dire qu'il y a quelques heures, je risquais ma vie..." pensa Bashô exaspéré.

Soudain, une nouvelle "hola" vint attiser les ardeurs de la foule. C'était le bretteur et la suicidaire qui redescendaient. Le sauveur portait trois sabres à la hanche et était en manteau vert avec un foulard autour du coup. Autre détail intéressant: il était borgne. Quand à la femme, elle devait avoir une trentaine d'année, était plutôt bien habillée, ce qui est assez rare chez les personnes pratiquant le suicide; et, il faut le dire, assez attirante.

Elle se jeta sur Bashô pour le couvrir de remerciement. Cela aussi était bizarre. Le remercier d'avoir empêché son acte? Elle semblait pourtant si déterminée...

Le guerrier, en chassant énergiquement les badauds, s'approcha. Ils furent alors tous les trois.

-Venez chez moi, je vais vous offrir à boire et à manger, c'est la moindre des choses que je puisse faire pour vous remercier... leur dit-elle alors, timidement.

Bashô allait répondre qu'il était occupé mais se résigna. Il n'était pas vraiment occupé, il n'avait toujours pas mangé et la vue de cette femme ne lui était pas désagréable.

-Ok, puisque vous insistez, répondit-il alors.

En chemin, l'élu seikajin décida d'amorcer les présentations.

-Ravi d'avoir pu rendre ma soirée utile! Moi c'est Bashô, poète à plein temps et élu de Seika. Et vous? demanda-t-il en se tournant d'abord vers le borgne qui l'intriguait.

Il aimait bien connaître le minimum sur les gens avec qui il passait ses soirées.


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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Mer 14 Déc - 17:55





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A cause de son euphorie, la femme envoya valser le cheveux vert contre le mur pour l'écarter de son chemin vers son héros verbal. De prime abord, elle ne le réalisa guère, trop occuper à serrer l'autre homme contre elle. Ce ne fut qu'une fois revenu aux côtés du pirate, accompagné du poète, et qu'elle les invita à célébrer leur sauvetage qu'elle se rendit compte de sa connerie. En même temps, quand un type se frottait le front dans une grimace meurtrière, les doutes se relevaient aisément.
Subitement soucieuse, elle s'approcha alors de lui en attrapant le poignet du sabreur :

- Oh excusez-moi, c'est moi qui vous ai fait ça ?! Quelle sotte je suis... Je suis si brute hihih.. Laissez-moi regarder... !

Si gourdasse dans sa façon de s'exprimer, si mièvre... Rien à avoir avec la femme sombre de tout à l'heure qui jouait au funambule. Mais lorsqu'elle le toucha, il dégagea son bras violemment, avant d'enlever sa main de son front, comme s'il n'avait absolument rien :

- Ca va... ! C'est rien, t'affoles pas..!

S'agaça-t-il, d'un ton autoritaire, comme à son habitude. Après tout, il gagnerait seulement une jolie petite bosse gratuite en souvenir de cette soirée inoubliable. Zoro ne se donna pas la peine de répondre présent à l'invitation, puisque ça sonnait comme une évidence pour lui. Il méritait son verre pour son acte héroïque.. En fait, héros ou pas, il méritait toujours un verre !
Les idées légèrement chamboulés, causée par cette drôle d'hôte qui cognait ses invités d'honneurs contre le mur, le cheveux vert frôla la plus jolie bourde de l'année. En effet, le poète se présenta au nom de Bashô, et apprit par la même occasion qu'il s'agissait d'un élu de Seika. Très intéressant, mais pas étonnant car on remarquait bien que ce type se démarquait. Alors, il demanda un retour aux deux autres. Sous le feu de l'action, le sabreur poursuivit sur la même lancée, ton blasé :

- Zoro.. Elu de..... ! Gné....


Merde, cet abruti était entrain de révéler son identité d'élu de Fuyu. Déjà, qu'il n'appréciait pas se considérer comme élu. Et en plus, il s'apprêtait à dévoiler son origine bêtement. Qui était le plus suicidaire dans cette salle au final ? Bon, pour l'élu, il ne reviendrait pas en arrière puisque le mot avait déjà été prononcé. Par contre, il lui était encore possible de sauver une partie de la mise. Alors, en bon mongolien, il n'eut pas d'autre choix que d'émettre un petit mensonge :

- Seika... Aussi élu de Seika !..

L'ex-suicidaire, se tenant sur le côté à l'écoute, ne perdit pas une miette de la conversation, et vint étendre à long sourire fasciné :

- Alors vous êtes deux élus de Seika ? Eh bien.. C'est mon jour de chance. Je comprends mieux pourquoi je n'ai pas sauté, votre professionnalisme d'élus est infaillible. Je savais bien que vous n'étiez pas des villageois lambdas... Enfin.... Moi c'est Irysse... Ah, et entrez, ne restez pas devant cette porte voyons ! Venez prendre place au chaud.. !

Un doux parfum de cannelle embaumait les lieux, et la maîtresse de maison referma la porte derrière les hommes, en les attirant vers le canapé. Elle fila dans sa cuisine ouverte au salon, un sourire niais toujours collé aux lèvres, tandis qu'elle fouilla dans ses placards où elle en ressortit une bouteille de champagne, qu'elle dandina sous leurs yeux :

- Il faut célébrer cet exploit comme il se doit ! ... Vous aimez ça au moins ?!

Prévenante cette hôte. Zoro hocha la tête.. quel alcool n'appréciait-il pas franchement ? C'était comme demander à Winnie l'ourson s'il n'aimait pas un miel en particulier alors que.. Il les adulait tous.
Elle sortit également des gâteaux et diverses confiseries à toute volée... Prenant alors un air de grosse nunuche de première, elle posa son index sur le coin de ses lèvres et demanda d'un air faussement timide  :

- Dîtes... L'un de vous se dévouerait-il pour ouvrir cette bouteille ?! Hommes forts que vous êtes... ?!

Mais à quoi rimait toutes ses sordides flatteries ? Elle fantasmait complètement sur ses "sauveurs" ou quoi ?!





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Dernière édition par Zoro Roronoa le Ven 16 Déc - 17:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Mer 14 Déc - 20:40



Discussion



Les poils de Bashô hérissèrent à l'entente du nom du sabreur. "Zoro"! Avec un "Z" comme dans "Zayro". Les évènements avec ce dernier dataient de quelques heures à peine et les plaies qu'ils avaient laissées étaient encore fraîches. "Calme-toi! C'est un élu de Seika, pas de Fuyu, c'est un allié, tu n'as pas de raisons de t'en faire..." se résonna-t-il.

La femme s'appelait Irysse et les fit entrer dans sa demeure. Celle-ci était assez grande par rapport à ce que possédait le citadin moyen. Elle était joliment décorée contrairement à ce qu'on pourrait attendre de la maison d'une suicidaire. C'était étrange mais pas autant que son changement soudain de comportement. A sa disparition de résolution de tout à l'heure venait s'ajouter sa bonne humeur de maintenant. "C'est bizarre mais c'est tant mieux" se dit l'élu seikajin. Après tout, il allait pouvoir passer une bonne soirée...

Irysse montrait maintenant aux deux élus son côté nunuche insoupçonné. Bashô espérait juste qu'elle ne souffrait pas de dédoublement de la personnalité. Si c'était le cas, ça expliquerait son changement radical de comportement mais ça voudrait surtout dire qu'elle n'était pas sortie d'affaire... "Je suis poète moi, pas médecin!" se lamenta-il intérieurement. Et, grâce au formidable sens de l'observation dont il était doté, il remarqua malheureusement que ce n'était pas non plus le cas de son homologue élu.

Leur hôte leur proposa ensuite d'ouvrir une bouteille de champagne en guise de remerciements. Bashô l'aurai bien ouverte avec comme prétexte de faire la fête en l'honneur de leur réussite, mais vu le tenant de leur réussite, cela ne se faisait pas...
Seulement il n'avait pas trop soif mais plutôt faim.

-Merci mais je n'en prendrai pas, je n'ai pas très soif, dit-il à Irysse.

-C'est vrai, vous êtes sûr? demanda-t-elle avec une moue déçue.

Bashô, en voyant la tête qu'elle faisait, craignait qu'elle ne se soit vexée. Ses paroles ne lui avaient apparemment vraiment pas plu. Ils devaient pourtant éviter de la contrarier ce soir s'ils ne voulaient avoir à empêcher un deuxième suicide dans la même soirée. Il essaya donc de se rattraper:

-Bon allé, c'est pas tous les jours qu'on... C'est pas tous les jours! J'en prendrai aussi, excusez ma rudesse!


-Mais non, ne vous en faites pas, vous êtes un amour! répondit-elle.

"Un amour? Peut-être pas quand même! J'espère que la soirée avec ces deux inconnus sera aussi bien qu'elle s'annonçait..." réfléchit Bashô.

Quelque chose attira son attention. C'était un casse-tête posé sur le buffet. Il avait l'air assez usé et rudement compliqué. C'était une sorte de cube à recomposer en bois. Elle n'était peut-être pas si cruche que ça finalement. A moins qu'il ne soit qu'un héritage et qu'elle ne l’ait jamais vraiment réussi. Enfin bref, cela n'avait pas vraiment d'importance. Sa présence elle-même n'était pas vraiment importante pour lui. A moins qu'il puisse se faire du bretteur un contact...

Il s'apprêta donc à reparler à ce dernier en espérant s'en faire un ami ou au moins une connaissance, un contact élu étant toujours souhaitable, mais il fut coupé dans son élan par l'ex-suicidaire qui demandait de l'aide pour ouvrir la bouteille. Les yeux de Zoro s'allumèrent.

-Je te laisse t'en charger, t'as l'air plus intéressé que moi, dit-il en riant au sabreur.


Pendant qu'il s'y affairait, Bashô le questionna:

-Ça fait longtemps que tu es arrivé à Kosaten? Je suis curieux de savoir qui tu étais avant d’atterrir ici, de savoir quel genre d'homme tu es. Tu m'as l'air bien singulier, lui dit-il avec un grand sourire.


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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Ven 16 Déc - 17:30





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Cette femme possédait une bouche en sucre rose, elle ne cessait de les complimenter, ils crouleraient sous les louanges avant la fin de la soirée. Apparemment, le collègue ne songeait pas à boire, mais pourquoi avait-il accepté l’invitation de cette dame alors ? Pour bouffer ? Enfin, heureusement qu’il n’avait pas laissé le bretteur seul avec cette femme, il se serait senti excessivement gêné. Il ne savait pas réellement s’y prendre avec la gente féminine et manquait terriblement de tact.
Au final, l’hôte fit une tête de macro mort d’amour, et le véritable élu de Seika céda. En voilà un qui ne résistait pas aux charmes d’une femme…

Enfin bref, sollicitant l’aide de l’un des deux élus pour ouvrir la bouteille, Bashô céda poliment sa place au bretteur. Une occasion d’exhiber sa virilité, il ne disait jamais non. Il se leva et d’amena aux côtés de la femme avec la démarche du type qui gérait la situation. Légèrement prétentieusement, il chopa la bouteille :

- Je m’en charge sinon on y est encore demain…


Il retira le métallique qui enveloppait le bouchon, et puis tourna la bouteille afin de la déboucher. Le bouchon sauta violemment au plafond, et il la redonna à la femme qui les versa directement dans de jolies coupes en cristal. Elle apporta les verres sur la table basse, et demanda au cheveux vert de l’aider, en prenant un nouveau plat de bouffe. Il déposa le tout sur la table, et Irysse, après s’être reluquée d’un air désappointé, leur fit savoir que :

- je ne peux pas fêter l’héroïsme de deux élus dans une tenue aussi lamentable… Ne bougez pas messieurs, je suis à vous dans quelques minutes.


Elle partit se « revêtir » et ainsi, Zoro put prendre le temps de se tourner vers Bashô qui lui posa une question. C’était en effet le moment de faire connaissance et de s’échanger leurs impressions tant que la femme s’était barrée. Le cheveux vert la trouvait très bizarre, il se demandait si l’autre élu partageait cette pensée :

- Ouais… Longtemps…. J’ai pas de calendrier sur moi alors tu te passeras de la date précise.. Et toi ?!


Il marqua un temps de pause avant d’arquer un sourcil ? Pourquoi tenait-il à connaître tout ça ? Toujours curieux ces poètes :

- Singulier ?! Mh… Pas plus qu’un autre… Autrefois j’étais un pirate….

Très réservé, l’élu du dragon répondait à cet homme tout en restant dans le vague. Par son regard, il retourna la question au poète. Si l’un d’entre eux était censé faire la conversation, c’était bien à Bashô. Zoro n’aimait pas trop parler de ce qui le concernait, en revanche il écoutait beaucoup.

- Au fait.. C’est moi ou cette femme est carrément dérangée ?… Elle n’a rien à voir avec cette tarée déprimée en haut de son perchoir






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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Ven 16 Déc - 19:04



Soupçons



Le bretteur, qui avait l'air plutôt gêné par l'attitude de la femme jusque là, fit preuve d'une grande confiance en lui lorsqu'il alla ouvrir la bouteille. "Comme on s'y attendait, il maîtrise le domaine" pensa Bashô moqueur. Zoro réussit à déboucher la bouteille comme un rien et le bouchon sauta jusqu'au plafond par l'effet de la pression. L'élu de Seika évalua le guerrier et le jugea très fort. En tout cas beaucoup plus que lui. Les sabres qu'il portait à la ceinture ne faisaient que le conforter dans son jugement. Il s'y connaissait pas mal en sabre. Il ne les maniait pas mais était féru de tout ce qui touchait aux samouraïs. De plus, ceux-ci présentaient un fourreau finement ouvragé. On ne se donnait pas un tel mal pour un mauvais katana.


C'est un prédateur.
Griffes et crocs
Ne se cachent pas...


L'alcool leur fut servi dans des coupes de cristal, chose rare et chère en Kosaten. "Décidément, plus je l'observe elle et sa maison, plus je me dis qu'elle est loin d'être pauvre..." réfléchit-il.

Mais, comme toute soirée qui se respecte, la boisson ne resta pas seule au grand bonheur du poète. Irysse amena également un grand plat qu'elle avait mis à chauffer en entrant. Apparemment, ce dernier était déjà prêt et Bashô le remarqua. Elle partit ensuite immédiatement se changer. La soirée prenait vraiment l'apparence d'une célébration, c'était bizarre... Mais bon, il n'était pas là pour ça, mais plutôt pour ce qu'il avait devant lui: c'était un grand plat de poulet au miel avec du riz et de la sauce abondante... Bashô en salivait d'envie mais il devra attendre le retour de leur hôte. L'avoir sauvée ne le dispensait pas d'être poli. Une bonne odeur d'épice commençait déjà à replacer le précédent parfum de la pièce...

Le marimo répondit de manière plutôt bourru à ses questions. Il ne semblait pas aimer que l'on parle de lui. Bashô apprit que cela faisait longtemps qu'il bourlinguait sans trop savoir combien de temps. Il n'avait pas l'air d'être le genre de gars inquiet. Un point commun les rapprochait: ils étaient tous deux issus d'une profession illégale. Un autre point commun existait sans qu'ils le sachent: tous deux étaient le bras droit d'un grand de leur domaine.

-Moi ça ne fait pas très longtemps, continua Bashô. Pour te donner une échelle, vu que les dates ne t'inspirent pas, tu n'es que le troisième élu que je rencontre. Quand à ta singularité, ce n'était pas une question, lui dit-il en rigolant. Et pour ton métier, je ne te juge pas, je travaillais moi même dans une maison de la pègre spécialisée dans le commerce d'organes... Je ne le faisais pas par plaisir, ne t'inquiète pas, rigola-t-il.


Ensuite, son interlocuteur lui fit part de son observation, ce à quoi il répondit:

-C'est sûr qu'elle a pas l'air bien m'enfin... Elle est peut-être juste dérangée? Pas étonnant quand on en arrive à de telles extrémités...

Il hésita puis poursuivit:

-Une chose me semble quand même plus étrange que le reste, même si ce n'est peut-être qu'un hasard... Le plat était déjà préparé quand nous sommes arrivés, elle l'a juste fait réchauffer. Cela veut dire qu'elle avait prévu de revenir. Et vu la quantité, pas seule. Pourtant on ne se prépare pas un plat si difficile à faire lorsqu'on a pour projet de se suicider avant de le manger... T'en penses quoi?


Il lui laissa un léger temps de réflexion avant d'ajouter:

-Tu n'as pas trop chaud? Tu ne devrais pas enlever ton écharpe?



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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Ven 16 Déc - 22:16





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Un nouveau ? Eh bien,  il n’était pas au bout de ses peines. Une accumulation d’emmerdes s’ouvrait à lui, et avait déjà probablement commencé. Déjà, le type ne rigolait pas puisque dans son passé, il faisait carrière dans le commerce .. d’organes ? Un truc lié à la pègre, quelque chose comme ça. Un furtif froncement de sourcil se prononça, toutefois il n’émit aucun jugement et passa outre. Ce n’était pas ses affaires après tout.
Il se demandait quels étaient les élus rencontrés. Zoro en connaissait tellement qu’il y avait de fortes chances pour qu’il les ait déjà rencontrés. :

- Tu fais ce que tu veux, ça m’regarde pas… Tu connais le nom de ces élus ?

Histoire de savoir s’ils  ne  s’étaient pas confrontés aux boulets de Kosaten, car ça n’en manquait pas  ici. Ils passèrent rapidement à la conversation suivante, et surtout on touchait là le vif du sujet. De plus, Bashô mit le doigt sur un détail important : elle s’était permise de cuisiner un plat très élaboré alors qu’elle se suicidait ? Quel était le but ? Souhaitait-elle nourrir les mecs qui squatteraient chez elle à sa mort ?

- Mouais… Va savoir…

Approuva-t-il dubitativement, en posant son regard sur l’escalier qu’elle avait grimpé. Même s’il résidait un mystère planant au-dessus de cette affaire de plat, les explications étaient nombreuses. Peut-être qu’elle attendait des personnes, et que ces dernières lui avaient posé un lapin. Ainsi, vu qu’elle semblait particulièrement lunatique, ça la sensibilisa et pouf, direct sur le toit. Une chose était certaine : cette femme était psychologiquement instable. A côté de ça, elle possédait vraisemblablement de bons moyens. Elle vivait très convenablement, au milieu d’accessoires onéreux.
L’élu du phoenix interrogea alors Zoro sur son foulard. En effet, le marimo mourrait de chaud là-dessous mais il ne pouvait pas se permettre un tel risque. Nonchalamment, il grimaça, mal à l’aise. Quel prétexte pourrait-il inventer ?

- Gné.. et .. tss… T’occupe pas de… Tiens, regarde !


Heureusement, la tarée se ramena, descendant les marches langoureusement, en faisant glisser sa délicate main le long de la rampe. Zoro sauta sur l’occasion pour détourner l’attention du type. Quelle belle issue de secours, cette fois c’était elle qui le sauva. Par contre, elle se prenait pour qui à descendre comme une sale niaise qui attendait son cavalier en bas de l’escalier pour être emmenée au bal de promo ? Surtout que sa robe était basique… Non.. C’était faux, elle était splendide. A la fois simple, et scintillante, pourvue de nombreux diamants. Quand on essayait d’évaluer le coût de la robe, on se perdait entre la multitude de pierres précieuses qui l’ornaient. Elle s’était vêtue relativement vite tout de même…

Ca se croyait dans des contes de fée ici. Princesse suicide parmi nous ? A l’aide d’un bâton, elle alluma quelques bougies, en fournissant quelques sourires élégants aux deux garçons. Zoro ne comprenait pas vraiment la tournure intime que ce « repas » prenait. Elle s’approcha de la table basse et tendit des bâtonnets aux deux jeunes hommes :

- Vous pouvez m’aider à allumer toutes les bougies de la pièce s’il vous plaît ?


Entre les bougeoirs, chandeliers et compagnie, il y en avait sacrément beaucoup d’la bougie. Le bretteur n’avait pas remarqué mais maintenant… Une collectionneuse. Enfin bref, il s’exécuta sans sourciller, appuyant sur un bouton du bâton pour allumer la bougie. Quelle technologie ! Ca le surprit au début et il trouva ça amusant bien qu’il n’appréciait pas cette ambiance étrange. De toute façon, si ça dégénérait, il la couchait en trois secondes donc pour ça qu’il n’était pas spécialement réticent cette fois, il attendait de voir.
Pendant ce temps là, la femme profiterait pour verser un liquide suspect contenu dans une fiole, dans les coupes respectifs des deux hommes. Elle la cachait dans sa poitrine. Le but était de leur faire tourner le dos avec l'excuse des bougies.






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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Dim 18 Déc - 22:28



Sombres desseins...



Étonnement, le bretteur montra autant de réaction au fait que l'élu soit nouveau qu'au fait qu'il officiait dans le commerce d'organes. Décidément, il n'était pas banal. Il fit cependant preuve d'une certaine curiosité quand à l'identité des élus qu'il avait rencontré.

-J'ai sauvé une nouvelle élue comme moi d'une insolation en zones volcaniques, mais je ne penses pas que tu la connaisse. Elle s'appelle Nitawia Tsukusora et elle cherche sa sœur. Si tu connais une élue de ce nom là, je suis intéressé. Le deuxième que j'ai rencontré, c'était il y a approximativement cinq heures, et on a dû se quitter il y en a quatre. Il doit encore être dans les environs mais il a quitté la ville immédiatement après m'avoir laissé. Je veux parler de Zayro Jinn, expliqua Bashô.

Il observa attentivement l'effet qu'eut ce nom chez son interlocuteur puis poursuivit, se rappelant de la mission dont il avait été investi en échange de sa vie:

-Je suis également à la recherche de quelqu'un, mais je ne connais que son nom. Je ne connais rien d'autre, ni son statut ni même si elle est élue ou non. Toi qui a pas mal bourlingué, tu la connais peut-être. Elle s'appelle Geleerde. Si tu sais où elle se trouve, je t'en prie, dit-le moi.

Après, la conversation dériva donc pour parler de leur hôte. Les deux élus furent d'accord sur le fait qu'elle n'était pas très seine d'esprit, mais bon, ils n'avaient aucune raison particulière de prendre une quelconque mesure. Que pouvaient-ils bien faire pour elle? Ils avaient déjà tant fait...
Mais il ignorait que le danger ne la visait pas elle...

Si Zoro portait son écharpe, et bien c'était parce que... Ce n'était tout simplement pas ses affaires. Il détourna habilement la conversation pour la diriger vers l'arrivée d'Irysse, mais le poète ne le releva pas.
Elle descendait les escaliers d'une démarche sensuelle, parée de l'une des plus belles robes que Bashô n'ait jamais eu l'occasion de contempler. Elle lui inspira d'ailleurs ce haïku qu'il déclama à haute voix:


Elle vêtit alors
Sa personne
De la Voie Lactée...


-Oh merci, vous êtes trop chou! Mais vous exagérez pour me faire plaisir, pas besoin de faire tant pour moi! répondit-elle faussement modeste.

-Un poète se doit d'être sincère en toute circonstance, répliqua-t-il avec classe.

Elle rougit puis demanda leur aide pour allumer toutes les bougies. Bashô pensait que c'était pour ne pas avoir à répondre à son compliment, mais son but était tout autre...

Ils s'exécutèrent et la tache mis plus de temps à réaliser que prévue, le nombre de chandeliers étant anormalement nombreux. "Une chose de plus qui nous prouve que c'est une allumée" ironisa Bashô.
Son homologue élu, quand à lui, ne semblait pas très à l'aise. Il avait le visage crispé et semblait être prêt à tout au cas où quelque chose arriverait. Leur conversation à ce sujet ne semblait pas l'avoir détendu, au contraire. Mais pourquoi se faire tant de soucis? Ce n'était qu'une jeune femme seule après tout. Eux était deux, forts, et expérimentés. Autant se tracasser était ridicule.

Quand ils eurent fini, le maffieux remarqua quelque chose dans le décolleté d'Irysse. Il y avait une petite fiole. Il n'osa pas demander  ce que c'était, un gentleman n'avait pas à regarder à cet endroit après tout.
Il prit la coupe qui lui avait été donnée et commença à la boire avec le débit de quelqu'un qui buvait seulement pour faire plaisir. "Cette fiole, qu'est-ce que ça peut bien être... C'est tout de même bizarre non?" se questionna-t-il. Il but un grand coup pour noyer sa frustration quand il comprit. Ce procédé était aussi utilisé dans son monde mais il ne s'était jamais présenté comme ça. Tout commençait à s'éclaircir dans sa tête, ils s'étaient fais avoir en beauté. Malheureusement, c'était trop tard. Déjà ses membres commençaient à s'engourdir.

Il jeta un coup d'œil plein de sens à son compagnon de galère et retira les pensées assurées qu'il avait eu quelques minutes plus tôt. Il n'avait pas vu si le bretteur avait bu ou pas.

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Roronoa Zoro Le pirate perdu

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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Lun 19 Déc - 16:06





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Suite aux interrogations inhabituelles de Zoro, qui pour une fois, s’intéressait à son interlocuteur, Bashô répondit poliment. Il prononça des blazes inconnus au bataille tel que Nitawia Tsukirikoafrkgodgf, ou un type comme Zayr…. Ah ! Oh… ! Aïe…
Au vue de cette annonce, le bretteur scruta le corps entier à deux fois de l’élu de Seika, avec curiosité. Il vérifiait s’il ne lui manquait pas un bras, une jambe, un membre… Peut-être que ça se trouvait sous ses fringues ?! Généralement, face à Zayro, on ne repartait jamais indifféremment. Zoro par exemple, s’était fait marquer au torse et ce grand fou lui avait dérobé son plus précieux katana des trois, maintenant récupéré depuis quelques jours.

Quant à cette Geleerde. Ce nom lui était familier. Les gosses de Seika en parlaient souvent ! Elle paraissait sacrément importante pour cette nation, une héroïne qui suscitait admiration, et sur qui les natifs prenaient exemple. Il n’avait pas encore eu l’occasion de croiser son chemin mais il n’était pas contre cette idée. En tout cas, la trouver semblait crucial pour le poète, presque une question de vie ou de mort. Toutefois, il n’eut pas le temps d’approfondir ses investigations puisque l’autre débarqua et les emmerda avec sa collection de bougies.

En tout cas, la femme s’émoustillait devant Bashô. Pas de doute, il était le chouchou de l’histoire ? Ce n’était pas réellement pour déranger le cheveux vert qui se portait très bien tant qu’elle demeurait loin de lui.

Une fois les bougies toutes allumées, il retourna à sa coupe et la but sans attendre. La femme les autorisa avec un acquiescement du visage, alors pourquoi attendre plus longtemps quand l’alcool flottait sous votre nez. Poliment, il laissa un tout petit fond dans la coupe, histoire de montrer qu’il n’était pas un vorace de la boisson.
Subitement, l’envie de s’affaler au fond du canapé le bassinait. Il semblait crevé comme après une longue journée de travail éprouvant. Mais quand les vertiges s’incrustèrent aussi, ses sourcils se froncèrent, sceptiques. Ca, ce n’était pas normal.

Les deux hommes s’échangèrent un regard significatif. Apparemment, l’autre était tout aussi mal en point. Alors automatiquement, avant de sombrer complètement Zoro se détourna vers la femme, qui les fixa intensément, silencieusement. Un sourire sournois décorait son visage :

- Qu’est..-ce … que… tu… ?!

La vision troublée, le garçon résistait comme il le pouvait mais succomba. La dernière chose qu’il perçut fut la demoiselle se lever devant lui en prononçant un doux :

- Bonne nuit mes trésors.. Faites de beaux rêves….







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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Lun 19 Déc - 18:32



Deux rôles



Comme Bashô s'y attendait, le nom de Zayro Jinn ne laissa pas le bretteur indifférent. A son évocation, ce dernier se mit à examiner le poète comme un médecin ausculte son patient. Il avait une mine inquiète. Décidément, la réputation de ce personnage s'affranchissait de toute frontière.
Il marqua également une réaction à l'écoute du nom de Geleerde, moins grande cette fois. C'était une très bonne nouvelle. C'était le premier pas vers son but...

Malheureusement, l'arrivée d'Irysse les interrompis et Zoro ne pût pas communiquer ce qu'il savait. "Chaque chose en son temps, je lui en reparlerai tout à l'heure" pensa Bashô.
Mais il était loin de se douter que la soirée calme qui se profilait n'était qu'un camouflage. Il pourra en apprendre plus sur Geleerde seulement s'il survivait et Zoro aussi. Or, ils venaient tous les deux de se faire avoir comme des bleus....


***


"Et, Julia! T'es sûr que t'as pas un peu trop forcé sur la dose? Ils devraient déjà être réveillés là!"

Ce furent ces paroles qui réveillèrent le poète. Il mit encore cinq bonnes minutes à émerger totalement. Il était totalement engourdi et sa bouche était pâteuse. Il n'esquissa pas le moindre mouvement avant d'être en pleine possession de ses capacités physiques et mentales. Ensuite, il vérifia discrètement la solidité de ses liens. C'étaient des liens basiques mais bien fais. Ça n'allait pas être facile de s'en défaire.

Le maffieux arriva à la conclusion suivante: il fallait que l'un deux se montre comme étant réveillé pour parler avec leurs ravisseurs pendant que l'autre fasse semblant de dormir. De cette façon, le premier pourrait analyser la situation et faire passer des informations au second qui pourra agir de façon optimale au moment propice.

Les événements de tantôt pour "sauver" Irysse leur avait prouvé que Bashô était le mieux placé parler et Zoro pour agir. Le poète endossera le premier rôle et le bretteur le second.

-Mmm... Qu'est-ce qu'il se passe? dit-il. Pourquoi suis-je dans une pièce sans fenêtre et sans meubles?

Irysse était assis sur une chaise devant lui, accompagnée de deux hommes.

-Ah! En voilà un de réveillé! dit l'un deux.

-Que nous voulez-vous? demanda Bashô d'une voix matinale.

-Ce que nous voulons? Devenir riche voyons! répondit Irysse. Nous vous avons déjà dépouillé de tous vos biens ce qui représente une belle somme... Mais ce n'est pas assez. Nous allons vous vendre comme esclaves! Des élus ayant un potentiel comme le votre, ça se vend très cher... Mais peut-être avez-vous des proches qui seraient susceptibles de payer pour que vous restiez en vie? Peut-être encore plus que des marchands d'esclaves?! Donc voilà, vous avez notre question: qui sont vos proches?

-Je suis navré pour vous mais nous sommes tous les deux des élus venant d'arriver sur Kosaten, mentit-il. Nous n'avons aucun liens profonds. Personne ne paiera pour nous.

Le premier homme qui avait parlé était assis juste à côté de Zoro et se rasait. Un rasoir était une arme. Il fallait maintenant faire passer l'information à son acolyte qui, il fallait l'espérer, en ferai bonne usage. Il devait également lui signaler la présence du second guerrier qui n'avait toujours pas parlé.

-Et ben tant pis pour vous, c'est l'esclavage qui vous attend! continua Irysse.

-Je suppose qu'Irysse n'est pas ton vrai nom? J'aimerai connaître les noms de toi et de tes deux molosses, ils me seront utiles quand je vous traquerais... Eh toi! Le mec au rasoir, comment tu t'appelles?!

-Va te faire foutre, connard! lui répondit-il en le frappant avant de retourner s’asseoir à sa place.

L'homme ne lui avait pas fait très mal, cela était plutôt bon signe. Mais il ne fallait pas les sous-estimer. Ils avaient fait l'erreur une fois, elle ne se reproduirait pas.
Désormais, les dés étaient jetés. Il n'y avait plus qu'à compter sur Zoro, en espérant qu'il lui avait fourni assez d'informations et que ce dernier n'était pas réellement en train de dormir. Ils auront certainement besoin d'une bonne dose d'improvisation...

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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Mar 20 Déc - 20:21





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La paupière de l’escrimeur se déploya avec douceur, tandis que sa prunelle captait un à un les objets contenus dans ce nouvel environnement. L’analyse s’effectua promptement puisqu’il n’existait ni fenêtre, ni objet, seul le vide accompagné de cinq personnes comblait cette pièce suspecte : Le poète, le pirate, la pétasse et ses deux poulets. Elle les avait roulé dans la farine en beauté. Cette histoire de suicide, qu’une simple mascarade ! La manipulation, l’un des vices les plus répugnants pour le bretteur.

A son réveil, il débarqua au milieu d’un échange entre l’élu de Seika, et la femme. Dans la brume, il comprit que son désir était de dépouiller les hommes de leurs biens. Cela expliquait la maison de princesse, elle s’adonnait à des activités illégitimes comme l’esclavage, et récoltait le pactole sur le dos de quelques pauvres hommes. Elle osait vendre leur liberté ? Ca existait encore de pareilles garces ?!
Les dents du sabreur se serrèrent entre elles tant il souhaitait dégommer cette femme. Il avait prémédité ce traquenard mais il ne s’était pas manifesté plus que ça.

A l’heure actuelle, elle pouvait s’estimer heureuse qu’il soit retenu par ces liens acérés, car avec ou sans sabres, il la massacrerait ! En parlant de ces trois lames, il en avait été dépossédé nonchalamment. En leur absence, il se sentait comme un ver complètement nu. Il haïssait cette sensation, ça l’angoissait plus que tout.
Pour le moment, il se la joua discret, se contentant d’écouter. Il ne servait à rien de rajouter davantage de participants à cette conversation, Bashô faisant office de porte-parole pour les deux. Non, ils improviseraient avec malice, et astuce. Commençant par profiter que l’attention soit tourné vers le poète.

Si seulement un objet coupant se trouvait dans le coin pour trancher ces foutues cordes. Zoro se dépatouilla comme il le put, mais à chacune de ses tentatives, la corde lui cramait la peau tant elle serrait ses poignets. Ce fut alors qu’un mot comme « rasoir » s’éleva à travers la salle. En train de méditer sur un moyen de se libérer, ce mot apparaissait comme un miracle provenu de la Sainte Bible.
Tapissé dans l’ombre, le pirate aux yeux fermés, comptait plus ou moins sur ses autres sens pour se guider jusqu’au type. En effet, il ne pouvait pas se permettre de garder les yeux ouverts pour mimer l’endormi :

- Je ne vois pas en quoi ça changera quelque chose à ta misérable vie de le savoir, mais vu ce qui t’attend, je peux bien t’accorder cette faveur… Appelle-moi Julia… Enfin non, ne m’appelle pas, j’ai pas envie d’entendre mon nom dans ta sale bouche d’esclave !

«  Pourquoi tu lui dévoiles ton nom alors, abrutie ?! » L’intelligence à l’état pur cette femme. Certes, elle était très bonne actrice pour piéger les hommes en s’improvisant petite princesse en détresse, ou quand il s’agissait d’élaborer des plans tordus mais, elle n’en restait pas moins complètement débile !
Progressivement, il se mouvait, l’air de rien vers sa cible qui se tenait juste à côté de lui. Dés qu’il entendait le visage du type tourner vers lui, il se stoppait net, comme un objet inanimé. Quelle éclate ici, ça s’amusait  à 1,2,3 soleil !

Un peu sur les nerfs, il ouvrit l’œil vite fait pour voir où il se situait exactement, mais malheureusement, après une erreur d’inattention, il remarqua que celui qui se rasait, braquait son regard sur lui au même moment. Merde.. ! Grillé, il devait agir maintenant ou jamais même si ça se solderait très certainement par un échec, histoire de les surprendre. L’autre s’apprêta à interpeller ses collègues, tandis que le cheveux vert réussit à asséner un coup de boule au type. Légèrement sonné, il vint se tenir le front. La femme se retourna tandis que l’autre homme chargea vers Zoro afin de le frapper violemment au visage. Le bretteur savait qu’il se ferait tabasser, et s’était empressé de ramasser le rasoir discrètement avant de recevoir le coup. L’objet avait échappé au type quand Zoro s’était chargé de l’assommer à moitié avec sa tête.
Sous le poing de l’autre, l’homme à la triple boucle d’oreille fut couché net sur le sol. Maintenant, il ne restait plus qu’à décrocher ses liens le plus vite possible, à l’abri des regards. Julia esquissa un sourire machiavélique, s'accroupissant auprès du garçon à terre :

- Tiens… Regardez qui émerge… ! Pourquoi te sens-tu obligé de semer la zizanie pour te faire remarquer ? Voilà… Maintenant tu te fais frapper alors que tu aurais juste pu m’appeler si tu voulais de l'attention… Je suis pacifique, ne me contraignez pas à abuser de la violence messieurs… J’aimerais que tout se passe le mieux possible, pour vous comme pour moi…  On est d’accord ?

Les interrogea-t-elle en déviant son regard vers Bashô à la recherche de son acquiescement.
De quoi parlait-elle ? A quel moment cherchait-il à se faire remarquer par une dindasse pareille ? Il s'en contrefichait de la gueule de cette femme ! Et puis... Une pacifique, elle ? l’escrimeur au foulard rouge arqua un sourcil, plus que sceptique. Jamais il n'avait entendu autant de conneries déblatérer à la chaîne. Et puis qu’elle dégage ce petit ton faussement gentil ! Ca puait l’hypocrisie !





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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Mar 20 Déc - 22:28



Libération en cours...



Alors que le poète parlait avec Irysse, ou plutôt Julia, et ses deux molosses, le pirate mit un coup de boule à l'un d'eux avant de se faire tabasser. En effet, en un contre deux en étant attaché, l'issue était assez prévisible. Mais le petit tour de passe-passe de Zoro ne passa pas inaperçu aux yeux de Bashô. "Bien joué!" se dit-il.

Seulement, rien n'était encore gagné. L'homme allait vouloir continuer de se raser et à ce moment-là il s'apercevrait de l'absence de son rasoir, le chercherai et le trouverai entre les mains du ligoté. Non seulement leur plan serait tombé à l'eau, mais en plus leurs détenteurs seraient désormais bien plus prudent. C'était extrêmement risqué. Il fallait absolument trouver une solution pour se débarrasser de l'homme qui se rasait au plus vite.
Une idée lui vint à l'esprit alors que Julia les invitait à coopérer.

-Je suis d'accord, nous ne devons pas essayer de nous nuire, répondit l'élu. Je suis même prêt à vous prouver ma bonne foi. Tout à l'heure, quand je vous ai dit que nous étions des élus récemment arrivés à Kosaten, c'était vrai. En revanche, je vous ai mentit en disant que je n'ai aucun lien profond. Je travaille depuis peu pour le Lord Juma. Je lui suis très utile et je ne doute pas, étant donné sa richesse, qu'il puisse payer pour moi.

Ce mensonge avait pas mal de chances de passer étant donné que Lord Juma existait vraiment, Bashô était entré dans sa demeure avant qu'elle ne soit ravagée par les flammes. De plus ce Lord était réputé pour souvent embaucher des élus. Si son plan marchait, Julia allait envoyer l'homme au rasoir pour faire la demande de rançon et le problème serait réglé. Pourquoi lui et pas l'autre? Parce que cette mission nécessitait de la discrétion et que le second était un véritable colosse. Cela signifiait également que celui qui resterait serait bien plus difficile à battre que celui qui partait. Mais Bashô avait confiance en les capacités du bretteur. Seulement seras-t-il suffisamment performant avec un simple rasoir?

-Voilà qui n'est pas pour me déplaire, je vois que tu comprend vite! répondit Julia. Ne t'inquiète pas, tu es largement gagnant, tu ne finiras peut-être pas esclave si tu dis vrai. Contrairement à celui-là... A quelle adresse se trouve ton maître?

-Ce n'est pas mon maître. Enfin bon, ce n'est pas le sujet. Il habite treize rue Fenghuang mais vous le trouverez au soixante cinq rue du forgeron à cause des événements récents.

S'il avait précisé qu'il n'était pas son maître, c'était par impulsion. Il n'avait rien contre le fait d'avoir des maîtres, bien au contraire, il en avait toujours eus. Seulement, à chaque fois, c'était quelqu'un d'honorable et pas quelqu'un de lâche comme ce noble.
Ses dires avaient été rendus encore plus crédible par l'apport de détails d'autant plus qu'ils étaient certainement au moins un minimum au courant des derniers événements.

-Très bien, j'espère pour toi qu'il paiera. Takehito, occupe toi de la demande de rançon dès maintenant, dit-elle à l'homme au rasoir, comme l'avait prévu Bashô.

-Très bien, je m'en charge, affirma-t-il.

Puis il partit.
Un problème de plus en moins. Seulement, si Zoro se faisait repérer, il aurait fait tout ça pour rien. Mais bon, le plus dur était derrière lui. Attirer l'attention de son ennemi grâce à un flot de paroles était d'une simplicité enfantine pour lui. Il le faisait tout le temps. Et son arrivée dans ce monde n'avait en rien changé cette habitude là.


L'épée du poète
Efficace
L'est moins que sa verve


-Vous êtes sûrs de prendre la bonne décision en proposant une rançon pour ma liberté? les occupa Bashô. Après tout, si je suis libre, je reste ici. Si je reste ici, je peux essayer de me venger, étant donné que je connais vos noms et vos visages maintenant... Après c'est vous qui voyez...

-Hein?! Mais pourquoi tu nous dis ça? T'es pas un peu tordu toi? En même temps j'avoue que tu n'as pas complètement tort... T'en penses quoi? demanda-t-elle en regardant son compagnon.

-Euh... Je sais pas... En même temps il n'a pas l'air bien fort, on ne risque pas grand chose si? répondit l'homme.

-Ou alors à la limite, vous abaissez la valeur de la rançon comme ça moi je vous en suis reconnaissant et je ne cherche pas à me venger. De cette manière vous touchez votre rançon sans représailles. Mais pour savoir si c'est intéressant, il faut savoir si la rançon après diminution reste plus élevée que le prix dont vous pouvez tirer de moi en me revendant comme esclave. Sans oublier bien sûr qu'avec la guerre actuelle qui s'amorce, les esclaves ont plus de valeurs et se vendent donc plus chers. Mais à ce total se soustrait le prix du trajet. Vous nous vendrez certainement en territoires neutres dans les villages marchands ce qui représente une distance d'environ mille kilomètres. Cette distance est faisable à pied ou à cheval, l'un étant moins cher que l'autre mais prenant également beaucoup plus de temps ce qui n'est pas profitable pour vous. Dans ce cas-là, pour savoir lequel est le plus intéressant il faut calculer le nombre de yens moyens que vous gagnez par jours rapporté aux nombre de jours que vous économiserez en utilisant un cheval. Lequel est le plus intéressant du coup?

-Euh... Je sais pas trop, répondit Julia totalement déboussolée, ça s'étudie...

Bashô avait totalement réussi son effet. Les deux ravisseurs ne faisaient plus du tout attention au bretteur qui agissait tranquillement de son côté pendant ce temps.

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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Jeu 22 Déc - 1:26





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Maintenant, une course contre le temps de réaction du type s’imposait. Zoro devait limer les cordes plus rapidement que l’homme ne réaliserait la perte de son objet. Evidemment, la marimo prenait conscience du côté mission impossible qu’engageait cette tâche pourtant nécessaire. Toutefois, tête brûlé, il préférait toujours tester avant de crier à l’improbabilité. En mettant toutes les chances de son côté, c’était comme ça qu’on parvenait à ses fins ! Et puis, cette atmosphère pressante l’obligeait à s’activer d’autant plus.

Ecoutant d’une oreille les racontars du poète, qui servait de diversion, le bretteur demeura le plus passif possible. Il fallait gratter la corde efficacement, sans trop gigoter, ce qui n’était pas une mince affaire. En tout cas, lorsque la femme prononça le «  contrairement à celui-là », l’escrimeur marqua une pause, pleine de signification. Quelle profonde chieuse…
Il attendit qu’ils reprirent le fil de leur discussion afin de reprendre son activité également. Le pirate s’interrogeait sur la véracité des propos du poète, mais peu importait puisqu’il se libèrerait bien avant ! Bah ouais, la conviction de Zoro à ce sujet ne laissait pas d’option à l’échec. Ainsi, Bashô parvint héroïquement à envoyer l'homme au rasoir en balade. Il ignorait si ça avait été calculé, mais Zoro lui en était reconnaissant. Un poids en moins sur ses épaules.

En revanche, avec l’autre mec qui ne cessait de surveiller l’homme à la chevelure verte toutes les cinq secondes, le processus s’avérait plus lent que prévu. Heureusement, Zoro pouvait compter sur le cerveau de la pièce : Bashô. Un gars capable d’endormir ses interlocuteurs à coup de discours assommants ! Si en temps habituel, le pirate détestait cela, ne détenant aucune patience envers ce qui l’emmerdait, ce coup-ci, cette « capacité » trouvait son utilité. Bashô semblait particulièrement doué dans ce domaine, un fervent pratiquant de cet art ?

Une cordelette de rompue ! Tandis que le monologue économique de Bashô gagnait en intensité, ce qui tenait les deux ravisseurs en haleine, quitte à en presque zapper la présence du marimo. Alors, l’air de rien, il continua sa petite affaire de son côté pendant que le poète les menait en bateau.
Tout semblait si soudainement facile que Zoro s’emmerdait presque. Il manquait cette adrénaline que dégageait les situations catastrophiques. Plus les circonstances étaient dramatiques, plus il prenait son pied à tenter d’y échapper ? Pouvait-on appeler ça du masochisme ? Oui et non. Car ce n’était pas la douleur qui l’éclatait, mais le sentiment d’être en vie. Nombres étaient ceux qui ne ressentaient leur existence qu’au bord du précipice, ne se sentaient vivants que face à la mort. Paradoxal ? Dans le combat, on trouvait ce goût du risque fort émoustillant, on s’exposait aux coups de l’adversaire, on s’exposait à la possibilité de mourir, et cette idée éveillait en nous cette fougue vitale, cette même fougue qui nous permettait d’accéder au surpassement de soi.

Bref, ne nous éparpillons pas. Au bout d’un certain temps, l’une des cordes nouvellement pétée émit un bruit suspect, qui attira l’attention des deux abrutis finis. Ils avaient entendu le bruit, et avaient compris que cela provenait de Zoro, toutefois ils ne se doutaient pas que cela provenait des cordes, exactement :

- Qu’est-ce qu’il y a toi ? Tu peux t’exprimer tu sais… Je ne peux de toute façon pas te couper la langue si je veux te vendre au meilleur prix…. alors profite


Elle s’approcha furieusement du garçon, qui par crainte d’avoir été découvert, se recula furtivement. En fait, la femme se contenta de lui arracher le foulard en bougonnant :

- Oh et puis retire ça, tu me donnes chaud !


Quelle bécasse…. Elle venait de mettre à jour le sceau du pirate. Son premier réflexe fut de river son regard vers Bashô d’un air sombrement dérangé, mais pas désolé. Ils savaient que les élus rouges ne portaient pas les bleus dans leur cœur. Quant à la femme, elle recula de quelques pas, en affichant un faciès répugné comme si elle découvrait que son prisonnier était atteint de la peste…

- Un élu qui ment…. Un élu du dragon…

Finalement, elle se mit à ricaner, tandis que Zoro se reconcentra discrètement. Il ne lui manquait plus qu’une corde à dégager pour se libérer. Il espérait que Bashô soit assez professionnel pour passer au-dessus de cette cachotterie pour le moment, et qu’il recommence à le lui faire gagner du temps comme tout à l’heure. Il restait si peu à faire…






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Dernière édition par Zoro Roronoa le Ven 23 Déc - 17:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Jeu 22 Déc - 11:54



Un élu du Dragon?!


Bashô avait parfaitement réussi son effet mais c'était sans compter le craquement d'une corde. Bonne nouvelle, petit à petit, son compagnon parvenait à se libérer. Mauvaise nouvelle, il allait se faire repérer! Sur le moment, le poète n'osa trop rien dire, de peur que ça fasse suspect.
Heureusement, avec leur lenteur cérébrale habituelle, ils crurent que c'était le bretteur lui-même et non ses cordes qui émirent le bruit. "Quelle belle bande de bouffons..." se dit l'ex-maffieux exaspéré. En effet, ils ne brillaient pas par leur intelligence.

Mais ce qui se passa ensuite fut des plus intéressant. Julia enleva le foulard de l'homme aux cheveux verts. Ce foulard cachait un sceau. Mais pas celui du phénix. C'était celui d'un dragon bleu. Tant de points communs avec Zayro... Cela fit un véritable choc à Bashô pour qui la présence de la mort était encore si proche. Il pensa à la marque en forme de "Z" qui l'asservissait encore bien plus que celle qu'il avait sur l'épaule. "Ils sont sûrement liés, c'est obligé..." réfléchit-il, sous le choc.

Le bretteur lui envoya un regard gêné. Pourquoi lui avoir mentit si ce n'était pour mieux le tromper, à lui qui avait si facilement donné son identité sans l'usurper... Il sentait que l'élu de Fuyu lui devait des explications. Pourtant ils se connaissaient à peine et en d'autres circonstances, cela ne lui aurai fait ni chaud ni froid... Un rappeur de son monde disait: "Il faut battre le fer quand il est chaud, il faut battre le frère quand il est faux". S'il pouvait s'en inspirer, il le ferai.

Malheureusement, il n'était pas en mesure de lui demander quoi que ce soit dans cette situation. De plus, c'était lui sa seule porte de sortie... Il ne pouvait pas laisser ses sentiments l'emporter. Les explications viendraient plus tard.


Phénix et Dragons,
Pour survivre,
Doivent s'entraider.

Mais cette alliance,
Éphémère,
Le sera toujours...


L'idée lui vint de jouer touché, ce qui ne serait pas totalement faux, en insultant Zoro. Mais le problème c'est que ça ne détournerait pas vraiment l'attention  du fuyujin.
Il opta alors pour une manœuvre plus risquée et suicidaire. Les deux marchands d'esclaves ayant leur attention porté sur Zoro, il tenterait de s'échapper. Il fallait qu'il se montre convaincant parce qu'il n'aurait pas le temps de faire deux mètres avant de se faire plaquer. Cela laisserai peu de temps au sabreur mais Bashô n'avait pas vraiment le temps de réfléchir à un autre plan. Son compagnon de galère devra faire au plus vite.

Il s'élança alors vers la porte au plus vite et surtout du mieux qu'il put. Ses chevilles étaient toujours liées. Comme prévu, à peine le poète eut franchit la porte qu'il fut plaqué par l'homme qui l'avait évidement vu partir. Dans ses conditions, impossible d'être discret.

-Alors, je croyais qu'on préférait jouer les sages? l'interpella la pouf de service. A moins que tu ne fais que nous baratiner depuis tout à l'heure... Bon, ben je ne vois qu'une seule solution pour vous calmer vous deux... Ce n'est pas que ça m'enchante mais... Je vais être obligé de vous rendormir...

Elle sortit de son décolleté la même petite fiole qui avait déjà servit à les endormir. S'ils en reprenaient, c'était fichu pour eux. Leurs ravisseurs s'apercevraient avant leur réveil que le marimo essayait de trancher ses liens et l'autre homme reviendrait en sachant que Bashô leur avait mentit. Ce n'était pas bon du tout.

Déjà, le molosse maintenait la bouche ouverte à l'élu de Seika pendant que la femme qui leur servait de chef tendait la fiole pour lui faire boire une goutte.

Leur situation se présentait très mal. Si Zoro ne s'était pas libéré de son entrave, ça allait vite tourner au vinaigre... Mais l'espérance du poète n'avait eu que vingt-deux secondes pour se libérer... Y est-il arrivé?


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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Ven 23 Déc - 18:40





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La situation se compliquait, et la pression s’accentuait. Entre les regards incompréhensifs du poète et ceux interrogatifs des ravisseurs. Bientôt, il se ferait cramer si Bashô n’intervenait pas. Toujours pris au piège par l’une des cordes, il ne pouvait toujours pas se remuer. Pourtant, il gratta encore et encore la lame aiguisée contre la cordelette, et il sentait qu’elle faiblissait puisqu’elle se détendait. Il règlerait ses comptes avec l’élu du phénix s’ils s’en sortaient vivants.

Apparemment, l’ex-mafieux usa de sa maturité pour collaborer avec son « ennemi » culturel. En effet, dans un élan de folie, il s’élança désespérément vers la porte. Evidemment, avec chevilles et mains liées, on s’attendait tous à un plaquage immédiat, lui le premier. Une question de temps. Zoro s’étonna presque qu’il ne fut pas rattrapé plus tôt. Le subordonné costaud semblait avoir deux de tensions. Où est-ce qu'elle avait déniché deux nigauds pareils ?
Diantre, ça urgeait ! La femme sortit son arme de lâche… !

Mais tandis que la première goutte s’apprêtait à se verser entre les lèvres du poète, l’escrimeur se jeta rudement sur la femme, tel un kangourou enragé. Il était parvenu à se détacher les mains. On ne sut pas si cette espèce de GHB atteignit la bouche de l’élu, mais en tout cas, la femelle était elle bien neutralisée. Elle se renversa férocement sur le côté ; et l’homme aux poignets libres, la maintenait fermement contre le sol, d’une main ferme et armée toujours du rasoir :

- Décidément, tu aimes te faire plaquer… Sale garce !


Les chevilles toujours liées, il en profita pour se les délier de sa main libre. Il ne perdit pas pour autant sa grande force qui consistait à faire bouffer le parquet à cette pétasse. Il était juste habile de ses deux mains
Quand il comprit que l’autre brute était sur le point de s’y mêler, il releva la femme en position assise, et posa le rasoir contre sa gorge qu’il mit bien en évidence pour que ce cas social ne tente rien d’imprudent :

- Toi ! Si tu ne veux pas la regarder se noyer dans son propre sang, va me chercher mes trois sabres ! … Et grouille ton cul !

Même si Zoro ne tuait pas les femmes, il ne se gardait pas de les menacer quand elles l’agaçaient. Et puis, vu combien l’élu de Fuyu semblait cruel, le sbire croyait dur comme fer en ses paroles et ne chercha pas à savoir si l’escrimeur était vraiment capable d’une telle chose. Surtout quand on connaissait la réputation impitoyable des élus du dragon.
Alors paniqué, il prit la bonne décision en courrant hors de la pièce pour chercher les épées du cheveux vert. La femme tenta de le retenir :

- Reviens pauvre abruti… !

Zoro resserra son bras autour des épaules de la demoiselle assise contre lui lorsqu’elle osa parler à vive voix sans son autorisation :

- Eh toi.. Prends pas la parole quand ça te chante… ! T’es une otage, comporte-toi comme telle.. Crétine !

S’affirma-t-il sur un ton dur, pendant que cette Julia pouffait de rire. Bordel, il rêvait de la faire taire cette enfoirée ! . Il sentait la femme trembloter légèrement contre son corps. Elle désirait garder la face mais elle se chiait littéralement dessus en réalité. Fausse fierté ! Zoro n’avait pas eu le temps de voir si la goutte s’était écoulée au fond de la gorge du poète, mais si tel était le cas, l’effet du dodo ne tarderait pas à se manifester sur lui0







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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Ven 23 Déc - 20:25



Une course poursuite?



Et mince! Une goutte tomba dans la bouche de l'élu mais heureusement, à cette seconde précise, l'élu de Fuyu bondit tel un fauve sur Julia et la plaqua contre le sol. Le guerrier qui maintenait son emprise sur Bashô, quand à lui, la relâcha. Le poète se mit immédiatement à quatre pattes pour recracher la goutte. Il évacua presque tout et ce qu'il restait ne représentait sûrement pas de menaces... Il l'espérait en tout cas!

Zoro n'eut pas de réelles difficultés à gérer la situation. Une fois la femme au sol, il la releva pour l'utiliser comme otage envers le molosse. Il lui demanda d'aller chercher ses sabres et l'homme s'exécuta. Le poète nota que le bretteur aurait très bien pu attendre que les autres l'endorment avant de s'échapper. C'était une marque d'honnêteté qui jouait en sa faveur malgré les événements récents.

Le femme, quand à elle, ne jouait pas très bien son rôle d'otage. Le maffieux se demandait pourquoi Zoro ne l'assommait pas d'un bon coup sec sur le sommet du crâne, comme à l'ancienne. Après tout, elle ne faisait qu'encombrer.

Enfin bon, bref. L'élu du phénix sentait tout son corps se relâcher. C'était la fin de leurs péripéties après tout.
Le bruit de la porte de la villa se claquant infirma ses propos. Bashô se leva d'un coup pour voir de quoi il s'agissait. L'homme se barrait avec les trois sabres du fuyujin sous le bras.

-Merde! On n'a pas été assez prudent! Le mec se barre! l'avertit-il. Et avec tes sabres! Je le poursuis, débarrasse-toi de ton fardeau si tu veux faire de même!

Avant de partir, il vérifia que parmi les affaires restait la statuette que lui avait donné Zayro. "Par tous les dieux, elle est encore là!" se dit-il soulagé en l'apercevant. Il alla alors au plus vite à la porte pour poursuivre sa proie.

Il put l'apercevoir à une cinquantaine de mètres. Ce coup d'œil lui avait apparemment fait perdre du temps. Dehors, il faisait beau et chaud, comme souvent. C'était le matin. Ils avaient donc dû passer le reste de la nuit endormis par le somnifère. Cela semblait paradoxal à Bashô qui s'endormait toujours de si bon cœur.
Étant donné sa stature, le poursuivi ne courrait pas aussi vite que les élus. Mais il avait déjà une avance considérable.

Les rues étaient, au grand dam du poète, assez fréquentés. Si l'homme ne mesurait pas une tête de plus que tout le monde, il l'aurait déjà perdu. Le plus problématique restait Zoro. Bashô ne savait même pas si ce dernier l'avait suivit. Mais si c'était le cas, il ne fallait pas qu'il perde le poète de vue. Malheureusement, lui était moins visible. Seulement il ne pouvait pas perdre de temps pour lui faire signe sous peine de perdre leur cible de vue.
Et si le poète finissait par rattraper le colosse, mais sans son homologue rescapé, il n'allait pas pouvoir faire le fier... Cela faisait maintenant longtemps qu'il n'avait pas essayé de faire usage de ses pouvoirs mais il doutait pouvoir y arriver.

Pour attirer son compagnon de galère à lui au cas où il l'aurait perdu, il cria:

-LE MARIMO!!!! C'EST PAR ICI QUE CA SE PASSE!!!

Mais il ne savait pas vraiment si le destinataire de ce message était là. D'ailleurs, beaucoup se retournèrent en se posant des questions:

-Pourquoi qu'i'crie comme ça sui là?
-L'est pas un peu chtarbé des fois?
-Ce serai pas un frère "Contrelamort?"
-Meuh non...

Enfin bref, cela ne l'empêcha pas de les ignorer. Il ignora également l'aide de la milice locale. Il avait toujours été un criminel, l'idée de se faire aider par la justice n'est même pas sortie de son subconscient.
L'écart se resserrait mais le molosse semblait savoir où il allait. Les ruelles commençaient à se dé-condenser, tant mieux. Mais les gens qui restaient là n'étaient pas les plus aimables. "Dans quel piège tu nous envoies, là?" se demanda-t-il. Il s'arrêta au détour d'un embranchement de deux ruelles, il n'avait pas vu laquelle l'homme avait prise.
Il jeta un coup d'œil en arrière pour voir si le bretteur était derrière lui.

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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Sam 24 Déc - 18:48





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Zoro s’occupa de défaire les derniers liens noués aux chevilles. Maintenant il restait plus qu’à attendre en serrant une sale manipulatrice contre soi. Cet instant emmerdant semblait durer une éternité. Il souhaitait tant lui balancer son petit crâne de garce contre un mur, jouer au football avec sa tête, et la piquer sur une brochette ! Mais la raison surpassait cet instinct primaire : une raison emplie de principes. On ne massacrait une femme que quand il n’y avait guère autre possibilité ! Et puis, en vrai, il préférait la savoir entrain de dépérir dans une prison, ou pourquoi pas un asile… Avec ses diverses rôles digne d’une schizophrène, on lui offrait carrément son ticket gratuit pour là-bas.

Toutefois, une porte claqua et le bretteur souleva sa tête vers la fenêtre telle un animal sauvage. Bashô s’était levé afin de constater ce qu’il en était, et .. Un attentat ! ON VOLAIT SES SABRES… ENCORE ! Oh putain, il allait s’le faire cet enfoiré.. Avec un rasoir s’il le fallait !
Bouillonnant comme une bombe à retardement, le garçon se préparait à exploser. Mais que faire de ce boulet ? S’il la laissait là, l’autre mec au rasoir risquait de ramener sa fraise et de l’embarquer avec lui. Or, il désirait qu’elle paye ! Il y tenait fermement ! Il détestait tant qu’on l’embobine aussi grossièrement. Pourtant, cette vengeance valait-elle la disparition de ses katanas ? Certainement pas :

- Fais chier, même ton subordonné en a rien à foutre que tu vives ou que tu meurs... Tu m'sers vraiment à rien... tss!

Râla-t-il, en la jetant devant lui. Il attrapa la fiole, à moitié renversée contre le sol. Toutefois, un petit fond résidait. Il en profita pour forcer la femme à boire, plaquant son bras contre sa bouche pour ne pas qu’elle recrache. Le poète avait pris de l’avance, il ne serait pas compliqué de le rattraper car il surveillait par où il passait… Enfin… Il avait beau surveiller le chemin pris, il s’agissait de Zoro, le synonyme même de la perdition. A la place de « Je suis perdu », on était en droit de dire «  Je suis Zoro ».. La signification demeurait inchangée.
La femme s’endormit aussitôt, elle avait ingurgité une très grande dose. Pas très lourde pour un gaillard musclé comme Zoro, il la foutu sur son épaule, en position sac à patate et décolla.

C’était parti pour la course poursuite de la soirée. Il se devait de poser ce poids au passage, dans un endroit où elle ne pourrait pas être découverte. L’escrimeur se repéra grâce à l’agitation qui sévissait dans les rues, et en profita pour abandonner la belle au bois dormant sous une pile de carton, enfouie dans une ruelle.
Ainsi, sa rapidité reprit de plus bel, même s’il courrait assez vite avec ou sans poids dans tous les cas. Mais bien évidemment, ce petit instant pour gagner en vélocité lui avait fait perdre son guide.

Heureusement, Bashô anticipa cet événement et hurla comme le dernier des putois en manque de sexe afin de se localiser par rapport à l’escrimeur. Dans le feu de l’action, il ne fit pas gaffe à cet affreux surnom « marimo », qui lui aurait rappelé cet abruti d’entortillé du sourcil.
En réalité, le cheveux vert trouva sa route vers Bashô l’espace de cinq secondes. En effet, il commença à foncer tête baissée dans une autre rue, avec une seule idée en tête : RETROUVER SES SABRES, DIANTRE ! Il ne laisserait plus jamais quelqu’un les lui dérober comme ce bouseux de Zayro. Même si au final, l’histoire s’était plutôt bien terminée. Un gras double entrain de courir comme un dératé avec trois sabres inconnus, ça devait facilement se repérer, non ?! L’escrimeur ouvrait son œil tel un faucon, afin de détecter cet être infâme.

Mais il fallait se rendre à l’évidence, on avait lâché un Zoro sauvage dans les rues d’une ville, tout seul.. A quoi pouvait-on s’attendre ?! A un miracle ? Eh bien, ce fut ce qu’il se produisit. Alors qu’il prenait une direction aléatoire, s’éloignant de Bashô, il parvint jusqu’à une rue silencieuse. Il jeta un œil à droite, et à gauche, et choisit la gauche. A force de courir dans tous les sens, n’importe où, le garçon percuta soudainement à un croisement le voleur. Le choc fut tel que l’un des katanas rencontra le sol. Sans le vouloir, Zoro avait suivi un raccourci qui le mit sur la trajectoire du type. C’était beau.
L’homme, complètement dérouté de voir ce Zoro apparaître de nulle part, pointa l’un de ses propres sabres vers lui. Le cheveux vert ramassa le katana tombé sur le pavé, et émit une fine esquisse, faussement étonné :

- Eh... Je rêve où tu me menaces avec mon propre sabre ?… Ehe…

Pathétique. Ce n’était qu’une question de temps pour que le marimo déglingue cet homme. D’ailleurs, où était l’autre poète moustachu ?  

Spoiler:
 





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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Dim 25 Déc - 11:50



Piège



Le coup d'œil en arrière fut d'une inutilité sans précédent, tout comme le clodo qui se tenait derrière Bashô là où aurait dû se trouver Zoro. Bon, il était bien embêté maintenant, quel chemin prendre? Si l'autre énergumène avait réussi à le suivre de loin, ils auraient pu prendre chacun une direction. Enfin bref, n'ayant aucun indice sur quelle voie le fuyard avait pris et n'ayant pas non plus de temps à perdre, il se décida. Il prit la rue de gauche car c'était celle que prenaient quatre-vingt-dix pour cent des gens dans sa situation. Espérons que ce fut aussi le choix du voleur de sabre.

Malheureusement, cette tentative se solda rapidement par un échec. A peine deux cent mètres plus loin, la rue se terminait sur un cul de sac sans autres échappatoires. Soit l'homme était rentré chez quelqu'un, soit il avait pris l'autre ruelle. Si la première option était la bonne, tant pis, il l'aurai perdu. Ils n'allaient pas pouvoir sonner à toutes les portes, le brigand s’échapperait trop facilement.

Ce qu'il ne savait pas c'est que pour le propriétaire des sabres, "tant pis" n'était pas une option.

Il décida quand même d'aller voir vers l'autre ruelle, même si le fuyard devait être loin à présent. Il décida alors de passer par les toits. Ce n'était pas bien dur, les maison n'étaient pas très haute et le nombre de prises abondaient. Il grimpa alors.

De sa vue, il aperçu l'autre rue. Et dans cette rue, se trouvait toujours celui que les élus cherchaient; accompagné du second élu, justement. Apparemment, ce dernier, sûrement en état de grâce, était tombé par hasard sur son voleur et un combat allait s'engager. Malheureusement, cet affrontement n'allait pas en faveur du bretteur. Un autre homme surgit de nulle part, puis un second, un troisième et un quatrième. Mais un élément jouait tout de même en sa faveur: il avait récupéré un sabre. Il ne se battrait pas avec un rasoir, c'était déjà beaucoup...

Le sabreur avait une bien plus grande expérience du combat que ses adversaires, il y avait de bonnes chances qu'il l'emporte, même s'il n'en sortirai sûrement pas indemne. Seulement un cinquième homme fit son apparition. Sur les toits, comme Bashô, cette fois. Zoro ne devait pas l'avoir encore remarqué. Il portait un seau remplit de gravats. Il voulait certainement s'en servir pour bombarder le guerrier de Fuyu d'en haut. Une technique fourbe et déloyale, déjà qu'ils l'attaquaient à plusieurs...

Cet acte commença à passablement énerver le maffieux. Mais bon, il n'aura pas grand chose à faire, sa cible ne l'avait pas remarqué. Il s'approcha donc à pas de loup et alors que l'homme s'apprêter à envoyer un gravât sur la tête du sabreur à un moment décisif, Basô se jeta sur lui.

-RHÂÂÂÂÂÂÂ!!!! s'écria l'élu en poussant son adversaire dans le vide.

L'homme tomba la tête la première et finit sa trajectoire sur le sol. Aujourd'hui, le poète avait empêché un faux suicide mais avait commis un vrai meurtre. C'était un marché "donnant-donnant" dont la mort sortait gagnante. Tous les hommes furent surpris et regardèrent l'homme qui venait de faire son apparition sans qu'ils ne puissent rien faire. Surtout que leur adversaire à eux était toujours là.

Mais l'élu de Seika n'en resta pas là. Il avait un minimum de respect pour l'homme qui avait amené les blocs de pierre jusqu'ici, il ne voulait pas qu'il l'ait fait pour rien tout de même...
Il se mit donc à canarder les ennemis de Zoro. Ce n'était pas très réglo mais c'étaient eux qui avaient commencé après tout...
Il hésita, en prenant le premier bloc en main, à le lancer sur Zoro. Peut-être est-ce ce qu'il devait faire après tout... Mais il ne le ferai pas. "Il m'a dit qu'il s'expliquerait. Il est peut-être de la même engeance que Zayro mais ce sont des hommes qui respectent leurs promesses. Sa parole est de fer, il n'y a pas à s'en faire" se résonna-t-il en lançant ce qu'il tenait dans la tête d'un des guerriers de rues en prenant bien soin de na pas toucher son allié.


Le maffieux, sans armes
Te tuer
Peut. Sois-en certain...


Il récita son haïku vengeur pour se donner du courage et de la ferveur.

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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Lun 26 Déc - 18:54





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Cet abruti se prenait-il pour Zayro à utiliser les sabres du pirate sans sa permission, et contre son propriétaire en plus. De toute façon, il ne donnerait jamais son accord pour un prêt de katanas. Il s’était fait trancher le torse par l’une de ses lames, la misère fut telle qu’il se promettait de ne plus jamais laisser une telle atrocité arriver à l’avenir. Alors ce n’était pas ce mec avec sa coiffure d’épouvantail qui l’effrayait :

- Sois un bon gars et arrête de jouer avec ça…

Pour le bien de son gros boule, mieux valait qu’il n’oblige pas le bretteur, point fin, à le blesser, car il risquait de ne plus jamais se relever si ça advenait. Toutefois, débilement borné, le mec mima une négation de la tête. Il ignorait quoi faire des deux sabres qu’il maintenait en mains. Pathétique. A part trembler comme une feuille, il ne fichait rien.
Alors, Zoro, se prépara, et s’approcha légèrement de lui en jouant avec son sabre maudit récupéré, dans le but d’apeurer sa victime.

Avançant vers le voleur armé d’un sourire carnassier, il leva son katana au-dessus de lui, sur le point de l’achever. Cependant, au lieu de rabattre sa lame maudite sur la gueule de c’te pauvre slip, le garçon se retourna aussi habilement qu’un danseur étoile sur lui-même afin de trancher violemment la tête d’un type qui débarquait en fourbe par derrière. Le coup fut bref et sanglant, et une tête roulait joyeusement sur le pavé, tandis que le reste du cadavre ne tarda pas à la rejoindre.

Depuis un bon moment, le marimo avait compris pour quelles raisons un froussard tel que ce double gras voleur n’était pas déterminé à se soumettre au pirate, alors qu’il semblait n’avoir aucune porte de sortie à sa disposition. Tout simplement parce qu’il avait vu ses petits copains, appartenant au même groupe de la lâcheté, venir en renfort, prêts à attaquer par l’arrière. Un coup dans le dos est un déshonneur pour un sabreur, non ? Un des principes les plus célèbres du mec aux cheveux algues.
Résultat, il avait déployé son ouïe et s’était arrangé pour entendre les petits pas perfides arrivés dans son dos pour le frapper.

Au même moment, un cri bestial s’éleva dans le ciel. Tous les hommes, ainsi que l’élu cerné, dirigèrent leurs museaux vers les toits, où résidaient le poète, et… autrefois un autre mec. Important de préciser « autrefois », car le mec en question se fit lamentablement balancer hors de son perchoir, et s’écrasa comme une crêpe sous les yeux médusés de ses collègues, à la différence de Zoro qui afficha un air aussi indifférent qu’un sapin de forêt.
En tout cas, ça l’arrangeait pas mal que l’ami de fortune soit parvenu à destination. Par les toits, plutôt insolite et inattendu, mais il faisait acte de présence au moins. En plus, il en profitait pour canarder les gugus du bas.

Bref, ils essayèrent de sauter comme des puces sur le marimo, mais le garçon les envoya valser plus qu’autre chose. Il bouscula l’un d’un coup d’épaule, pendant que son épée vint crever le bidon de celui d’en face, et que son pied vienne rencontrer l’entrejambe d’un autre. Rien à foutre, ce n’était pas un combat à la loyale de toute façon, alors pourquoi se contiendrait-il ? Tout était permis.
Les comptes ? Un à genou entrain d’agoniser du sexe, l’un avec son bourrelet percé, un autre sans tête, et trois autres encore tranquilles, mais pas pour longtemps. Un des mecs se prit une caillasse sur la gueule et fut assommé bêtement par son assistant du haut.

Quant au voleur, il tenta de filer sur le côté. Bien entendu, il n’échappa pas à l’œil perçant du bretteur qui le poursuivit. L’escrimeur courut jusqu’à l’épouvantail, dégageant violemment tout ceux qui se trouvaient en travers de son chemin. Puis, radicalement, dans un mouvement circulaire, la lame s’élança vers les cuisses du type. Automatiquement, ses jambes se tranchèrent et paniqué, il trébucha au sol, avec ses ieps en moins. On avait bien dit qu’il risquait de ne jamais se relever s’il ne cédait pas.
Maintenant, il pouvait ramasser ses dus en paix.







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MessageSujet: AA   Lun 26 Déc - 21:52



Fin d'une menace



Comme prévu, à eux deux, ils géraient la situation. Bon, ok, c'était surtout le bretteur qui s'occupait de tout mais bon, il avait entamé les comptes avant aussi. Bashô n'était pas arrivé que Zoro avait déjà tranché la tête à un type qui lui arrivait dans le dos.
La "bataille", si on pouvait appeler cette altercation comme ça, se déroulait franchement à leur avantage. Le maffieux distribuait des caillasses et s'en donnait à cœur joie tandis que le sabreur n'était pas réellement sérieux. La preuve, ses adversaires restaient en vie, pour la plupart du moins...

Au bout d'un moment, il ne restait que deux hommes dans le camp adverse encore capable de se battre. L'un était le voleur de sabre et tenta de s'enfuir. Zoro le suivit donc l'élu de Seika ne s'en occupa pas. L'acolyte de celui qui venait de se faire trancher les pieds, devant la couardise de son compagnon tenta lui aussi de s'enfuir. Tentative bien veine s'il en est puisque Bashô avait son attention rivé sur lui et lui sauta dessus du haut des toits. L'homme fut totalement pulvérisé. Il avait testé E=m*c² avec les cinquante kilos de l'élu et les trois mètres de vide qui les séparaient. Il ne l'avait pas très bien pris. La tête purement éclaté contre le sol. Il n'y avait plus rien à faire. Ce n'était pas une mort propre, mais elle était bel et bien définitive...

Bashô n'eut pas trop mal. Quelqu'un de commun se serait sûrement au moins foulé quelque chose, même grâce à l'intervention de l'actuel cadavre pour amortir, mais pas lui. Il était très résistant.
Il retourna sur les lieux de la bataille, à cinq mètre de là. Il y avait un homme assommé, un homme en train de se vider de son sang et un autre en train de se tenir les attributs, certainement atteint à ce niveau là. Aucun n'était plus en état de se battre. Bashô pris une brique et fit son office de bourreau.


Tu ne peux rien faire
Contre moi.
Les enfers m'envoient...


Il commença par éclater la tête de l'homme qui était inconscient, entonnant un requiem. Puis, le bandit nouvellement castré, le plus en état, tenta de s'enfuir. Comme il avait commencé à prendre le coup de main, le chanteur funeste abattit le fuyard d'un coup de boule à distance. Avec la tête tranchée de son ami. Ensuite il alla l'achever dans un carnage aussi conséquent que le premier. Puis il rejoint l'homme en train de se vider de son sang par le ventre. Il s'était résolut à la mort et son état ne lui permettait de toute façon pas de s'enfuir.

-Tu sais que tu es un sacré veinard toi?! commença Bashô. Tu ne mourras pas aujourd'hui si tu arrives à te soigner. Tu sais pourquoi je fais ça? Parce que tu diras à tout le monde que ce carnage, c'est le grand Bashô Nostrade qui l'a perpétré. Tu leur diras exactement ceci: "Bashô ne va pas tarder à partir de la ville pour devenir plus fort. Quand il reviendra, vous n'aurez que deux choix, vous, racailles de la pègre. Vous soumettre et le rejoindre, où tirer un trait sur votre carrière illégale et vous ranger. A vous de voir!"
Aller, pars maintenant, où tu mourra! termina-t-il.


Il alla ensuite voir Zoro qui venait de récupérer ses sabres.

-On dirait que tout ça est terminé, lui dit-il. Seulement, il me semble que t'as encore deux trois trucs à m'expliquer. Mais bon, ne faisons pas ça ici, au milieu des cadavres, nous sommes des gens civilisés tout de même. Je te propose d'aller dans un bar, qu'en dis-tu?

Puis, pour motiver son compagnon suite à leur soirée et matinée de dingue, il ajouta:

-Je t'invite!

Un quart d'heure plus tard, ils étaient dans un bar. Bashô n'était pas énervé contre l'élu de Fuyu. Il souhaitait seulement des explications. Après tout, ce qui leur était arrivé les avait quand même rapprochés, sinon il ne se serait pas embêté à chercher des sabres qui n'étaient pas à lui. Mais bon, il y avait tout de même ce point noir de l'histoire qui devait être éclaircit.

Après avoir but son premier verre silencieusement, il se racla la gorge et dit calmement:

-J'aimerais connaître tes liens avec Zayro Jinn. Cet homme est un ennemis de tout l'empire mais il a également beaucoup d'ennemis intimes. J'en fais parti même si ce n'est pas aussi clair que ça. Dis moi ce qui te lie à lui et ce que tu sais de cet homme, je t'en serai reconnaissant.

Il ajouta ensuite:

-Parle moi aussi de Geleerde s'il te plaît, tu m'as dit que tu la connaissais.

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MessageSujet: Re: S.O.S femme en détresse    Mer 28 Déc - 15:36





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Il glissa le troisième katana dans sa bouche, et s’amusa à jouer au moulin à vent avec les deux autres. Tournant lentement autour du criminel avec charisme, oui parce qu’il avait commis un crime impardonnable en lui dérobant ses katanas, il s’interrogea sur comment en terminer. Déjà qu’il criait comme un porc égorgé avec ses jambes tranchées qui giclaient de partout, il fallait trouver un moyen de le faire taire rapidement :

- Qu’est-ce qu’on va faire de toi hein ?!

Ce qui poussa le cheveux vert à en finir au plus vite fut la chute du poète, derrière lui. Il le vit s’improviser oiseau, sauf qu’à la place de voler, il s’effondra droit sur le dernier mec entier. Probablement un coup très calculé de sa part. Ca faisait penser à cette intro dans le fabuleux destin d’Amélie Poulain, quand une tarée chuta sur la mère de l’héroïne, ce qui la tua sur le coup.
Là, c’était comme un remake, à la différence que Bashô s’en relevait intact. Sur ce, le marimo dévia son œil sur le corps agonisant à terre, et impassiblement, il planta ses katanas à une vitesse fulgurante dans son dos. Comme si une pluie de lames s’abattait sur le pauvre homme. Progressivement, son dos se déchiquetait sous cette minime cruauté, et sa peau pelait. Quand il fut à moitié dépecé, la colonne vertébrale percée de tous les côtés, il cracha son dernier souffle et les cris cessèrent. Pas besoin d’en rajouter.

Contrairement à Zoro, le poète achevait ces maudits bandits. S’il en voyait la nécessité, ce n’était pas un élu de Fuyu qui le remettrait en question. Au final, c’était assez rare que l’escrimeur abatte ses adversaires, à part les petits abrutis qui se croyaient malins en volant ses biens les plus précieux.

Enfin, le maffieux rejoignit le pirate qui rangea ses épées calmement, afin de lui rappeler qu’il lui devait quelques explications. Boarf, Zoro ne redoutait pas cet instant, il savait que cet homme était assez intelligent pour comprendre le choix du bretteur. De plus, l’estime que la tête d’algue éprouvait pour le moustachu s’accentua lorsque ce dernier lui proposa un verre. Quiconque l’invitait à la taverne était forcément un bon gars ! C’était comme Luffy qui pensait à la bienveillance de quiconque lui offrait de la viande.
Les deux compères provisoires se mirent donc en route, avec l’impression d’oublier quelque chose derrière eux….

Engageant les premières gorgées, Bashô se lança dans l’interrogatoire. Zoro ne s’y refusa pas, pour une fois, et vint à déglutir bruyamment à l’entente du nom Zayro Jinn. Un blaze qui faisait grincer beaucoup de dents :

- C’que tu m’dis là ne m’étonne pas…

Il s’autorisa une nouvelle gorgée avant d’entamer. Chaque personne que rencontrait Zayro devenait son ennemi, et Bashô n’était pas une exception.  :

- Il m’a causé pas mal d’emmerdes dans le passé… Je n’ai aucune attache à lui si c’est ce que tu m’demandes. Concernant ce que je sais sur lui, bah… , c’est que ce n’est rien de plus qu’un type dépourvu de raison et d’honneur. Ne cherche pas de sens dans ces actes, y’en a pas car il n’a aucun contrôle sur lui-même, il est juste soumis et guidé par ses caprices…


Pauvre garçon aux cheveux blancs, quelle tristesse..

- Ah.. Et il est à la tête d’une ordre de fanatiques complètement dégénérés aussi…


Il reposa à nouveau son verre contre la table, et poursuivit dans sa lancée au sujet de Geleerde:

- J’ai entendu dire que c’est une héroïne de Seika, mais je n’ai pas encore eu l’honneur de la rencontrer… Pourquoi ? Tu la recherches ?!

La descente facile, il vida à nouveau ce verre, et fourra son petit doigt dans son oreille, passivement, l’air interrogatif. Ne passant pas par quatre chemins, il déclara:

- Sois tranquille, j’suis pas Zayro, j'partage seulement une nation avec lui, rien de plus..  Mais toi...t’as l’air assez obsédé par lui sans vouloir t’offenser..  








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S.O.S femme en détresse
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