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Un besoin inné d’exister
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MessageSujet: Un besoin inné d’exister   Sam 24 Déc - 1:36


Un besoin inné d’exister
feat.Bashô

Ce rp commence aux Grands-Canyons et se poursuivra à Chikai au fur et à mesure des posts. Ce rp est à la suite de mon rp avec Thanil (pas encore terminé, au moment de commencer celui-là)

   Gisant sur le sol, à moitié mort, un homme. Je m'étais rapidement rapprochée de lui, inquiète de voir la vie de quelqu'un s'éteindre devant moi. Alors, une fois arrivée pile devant la personne, je m'agenouillais et plaçais ma main derrière sa nuque pour soulever sa tête et vérifier sa respiration.
Ayant rapproché ma joue de ses lèvres, je ressentais la chaleur de sa respiration venir frôler ma joue. Soulagée, un soupir sorti de ma bouche, tout en continuant de vérifier l'état de l'homme. Je plaçais ma main dans la sienne et lui parlais fort pour qu'il m'entende :

- Monsieur, vous m'entendez? Monsieur, si vous m'entendez, serrez ma main!

Aucune réaction.

   Ayant déjà eu à faire à ce genre de cas d'urgence à Shiloa (monde d'origine de Kachou), je connaissais les procédures de premiers soins à prodiguer. Tout d'abord, il fallait placer la personne de façon qu'elle puisse respirer convenablement. Dans l'état dans lequel se trouvait cet homme, il lui était très difficile de s'oxygéner. Chose très importante pour un être humain et donc, une procédure à ne pas oublier!
Une fois l'homme placé comme il le fallait, j'entrouvrais sa bouche de manière à ce que l'air puisse rentrer et ainsi favoriser la respiration.

Résultat concluant.

   J'attendais quelques minutes, le temps qu'il reprenne de l'air, en préparant les prochaines procédures. Ce qu'il allait s'en suivre n'allait pas être de tout repos. Aucune ville ne se trouvait à proximité, à moins de ne retourner à l'endroit où je m'étais séparée de Thanil... Chose qui était moyennement faisable au vu de la distance parcourue pour venir jusqu'ici. Quitte à retourner en ville, autant aller en avançant et non en reculant.
Il allait donc falloir que je porte l'étranger sur mon dos sur toute une distance qui m'était encore inconnue... J'avais le choix : le laisser seul ici avec quelques provisions et tracer ma route, le laisser ici le temps d'analyser la distance à parcourir jusqu'à la prochaine ville ou encore, le porter sur mon dos en sécurité jusqu'à la prochaine ville.

   La première solution était, de loin, la plus simple, mais aussi la plus radicale. Mais fallait-il le laisser seul comme cela? Je ne connaissais, certes, rien de lui, mais il était sûr que pour se retrouver d'une telle manière, il ne devait pas être n'importe qui. La deuxième solution était tout aussi simple : pas de complications pour moi, mais je ne connaîtrais pas son état, s'il s'améliore, ou non. S'il n'allait pas reprendre connaissance et ainsi s'en aller sans prévenir et donc, me valoir un aller-retour, et donc, du temps perdu. Il ne me restait plus que le porter.. C'était donc vite vu.

Toujours accroupie devant le blessée, je vérifiais sa température moyennement brûlante et sa respiration, enfin devenue régulière. Puis gourde et pomme en main, je venais porter l'un des bras pour le faire venir sur mon épaule.

- Bon, veuillez me pardonner.. Le voyage ne sera pas très agréable... Mais je n'ai pas d'autres solutions que celle-là... Tenez bon!




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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Sam 24 Déc - 18:18



Combat intérieur



Si Bashô avait réussi à marcher si loin, pour rejoindre la route, c'était parce qu'il avait la foi. Les dieux venaient juste de le sauver de sa Némésis, il ne le tuerait pas l'heure d'après parce qu'il se vidait de son sang, c'était complètement absurde... Absurde, peut-être, mais en attendant, c'était ce qu'il se passait. Bashô n'attendit cependant pas l'arrivée de sa sauveuse pour tomber dans les pommes. Il était, comme je l'ai déjà dit, confiant. Fenghuang lui enverrait quelqu'un. N'importe qui.


Si l'élu combat
Pour les purs,
Il ne mourra pas.


Dans son subconscient se déroulait un combat interne sous une forme cauchemardesque dont le poète ne se souviendrait sûrement plus à son réveil. Il était était face à sa Némésis qui avait une tête de tigre. C'était un affrontement. Il pouvait gagner. Seulement le but était de s'auto-dévorer. Le gagnant était le premier qui s'était entièrement digéré. C'est évidemment une chose possible uniquement dans le monde du rêve. Le gagnant battrait son adversaire et mourrait tandis que le perdant serait vaincu mais vivrait. Le choix à faire paraissait extrêmement difficile.

Bashô, on le sait, était extrêmement proche des valeurs du Bushidô. En une seconde, il aurait dû prendre la décision de la victoire et de la mort. Pourtant, dans ce rêve, il choisit de perdre et de vivre. Son adversaire le regardait avec ses yeux de félins, la bouche ensanglanté. Il ne lui restait plus que la tête pourtant il le toisait de toute sa grandeur, c'était lui qui avait gagné et Bashô n'était plus qu'un perdant. Un misérable.

Cependant, ce choix lui fit gagner de l'envie de vivre ce qui sera peut-être déterminant pour sa survie. En revanche, il se réveillerai avec moins d'amour propre, il fallait s'y attendre. Sa vie valait-elle plus que son honneur? Peut-être que son avis à ce sujet venait de changer.

Une femme était donc en effet venue pour le sauver, même s'il ne le savait pas encore. Elle s'affairait à cette tache et l'avait déjà préservé d'un malheur, même si elle ne le savait pas. En effet, non loin de là, Ferun observait la scène et jaugeait la femme qui agissait. Il dut la considérer comme une menace puisqu'il n'agit pas, repartant pour ne pas se faire repérer et préférant repasser à l'offensive quand le poète serait seul.

Sa sauveuse commença à le porter en direction de Chikai.


De la mort, survit
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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Mar 27 Déc - 0:04


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   Relevant cet homme, je ramenais ses bras jusqu'à mes épaules et, ainsi, le trainer lentement et difficilement jusqu'à la prochaine ville. Le trajet fut assez long... Environ 1h30. J'avais mal un peu partout, plus j'avançais, plus mes jambes me suppliaient de m'arrêter. Seulement.. Si je m'arrêtais pour moi, il allait être encore plus compliqué de s'occuper du blessé et c'était avec cette pensée-là que j'avais continué de marcher.

A la vue d'un premier bâtiment, mon corps avait reprit de l'énergie pour arriver jusqu'à destination. Les quelques mètres qui me séparaient de la ville me parurent si longues.. Mais, une fois arrivés, c'était un énorme soulagement pour moi.

- Enfin! Ça y est.. On est arrivé ! Je vais pouvoir m'occuper de vous.. !

   Toute transpirante, une énorme fièvre m'était montée à la tête. Avoir marché si longtemps sous cette chaleur et en portant quelqu'un sur mon dos.. Qui plus est, un homme musclé.. Il était clair que je n'avais pas l'intention de refaire cela!
Du coup, une fois arrivés dans le village, j'essuyais la sueur qui perlait sur mon front et continuais à avancer jusqu'à trouver la première auberge qui se trouverait sur notre chemin.

Il était assez compliqué de trouver cette fichue auberge, cela commençait à me faire perdre mon temps, donc à m'agacer ! Pestant toutes les deux secondes après cette auberge introuvable, un vieil homme avait fini par venir jusqu'à moi pour me demander où j'allais comme ça avec un blessé sur mon dos.

- Bon..jour. Et bien.. Je cherchais une auberge pour m'occuper de lui, je l'ai trouvé sur la route dans cet état.. J'ai voulu l'aider, mais je ne trouve pas d'auberge....

-Ah! Vous êtes bien courageuse pour vous occuper d'un inconnu!

En réponse à cela, je souriais timidement en baissant les yeux. Oui.. j'avais fait le choix de lui venir en aide... Sans même savoir quoi que ce soit de cet homme.

-Il n'y a pas d'auberge par ici. Mais je veux bien vous prêter une chambre dans ma petite maison... Mon jeune fils étant parti faire sa vie, il me reste une pièce de libre.

   Je le regardais, perturbée par sa proposition soudaine, puis me rappelant des douleurs que j'avais partout et cette migraine... J'avais vite fait d'accepter sa chaleureuse proposition!
Son habitat se trouvait juste derrière lui, du coup, nous étions vite rentrés à l'intérieur et le vieil homme m'indiquait la chambre libre.
J'y entrais et posais le blessé sur le lit.

-C'est parti!

Puis motivée pour m'occuper de l'homme, mes jambes cédèrent, ma tête bouillonnait et, finalement, je tombais lourdement au sol. Inconsciente.

-Mademoiselle !




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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Mer 28 Déc - 9:55



Sauvé par la solidarité



Malgré tout le fardeau que représentait le poète, sa sauveuse parvint à les mener en lieux sûrs. Ce fut une épreuve olympienne même si le sauvé ne saura jamais réellement l'étendue de ce qu'elle avait fait pour lui. Une belle preuve d'entraide gratuite entre deux personne qui ne se connaissait pas.
Bientôt, ce fut un vieillard qui fit de même pour une jeune femme transportant un homme plus lourd que jamais. Il l'accueillit dans sa demeure pour qu'elle puisse s'occuper de l'homme qu'elle transportait. Et quand elle s'écroula de fatigue, il n'hésita pas à s'occuper des deux élus. Il n'en connaissait aucun, ne savait même pas qu'ils étaient élus, mais n'hésita pas une seule seconde. Ils étaient sous son toit. Il prit cette tache comme un devoir. "C'est avec des gens comme cela que l'on construit un empire" aurait dit Karui Hanja.


Solidarité
Sauve gens
Et construit patries...

***

Peu à peu, Bashô émergea. Son ventre le lancinait toujours et avec force mais ça allait mieux. Son renforcement corporel devait beaucoup aider. Il mit énormément de temps avant de comprendre où est-ce qu'il était. En tout cas, il n'était pas dans le royaume des morts. Pourquoi? Il n'y a pas de tableau de champs de tulipes en enfer, c'est trop beau. Il n'y en a pas non plus au paradis, il y aurai directement les champs.
Il était donc bien vivant dans cette pièce éclairée par la lumière du jour. Elle était peu meublée et peu décorée mis à part le tableau des tulipes. Il tourna la tête et vit qu'il n'était pas seul. Une jeune femme était elle-aussi allongée sur un lit à côté du sien. "Je suis dans un hôpital ou quoi?" se demanda-t-il pour s'éclaircir les idées.

Il tenta de se redresser dans son lit quand un homme fit son apparition: c'était le propriétaire de la maison.

-Tiens! l'interpella-t-il. Tu es déjà levé? Je ne suis pas expert, mais j'aurai pensé que tu serais resté au lit encore toute une journée au moins...

-Qui êtes-vous, que fais-je ici, où suis-je, qui est cette femme... demanda le maffieux, désorienté.

-Calme toi, le coupa le vieillard, je répondrai à toutes tes question.

Puis, après un bref instant, il reprit:

-La personne que tu voies là t'a sauvé. Je ne sais pas combien de temps elle te transportait mais sûrement depuis longtemps. Tu étais à moitié mort et complètement inconscient sur son dos. Elle a réussi à t'emmener jusqu'ici où elle m'a demandé mon aide pour vous loger. Elle était déterminée à s'occuper de toi mais comme tu le voies, elle est tombée elle aussi inconsciente. Du coup, Je m'occupe de vous deux le temps que vous alliez mieux.

A ces mots, Bashô sortit du lit pour s'agenouiller devant son interlocuteur, malgré les objections de celui-ci.

-Merci beaucoup! commença-t-il. Je vous dois énormément à vous deux! Je vous le rendrai, promis! Sans vous, je serai certainement mort, vidé de mon sang! Je vous dois ma vie, je vous rendrai un bien aussi conséquent!

-Euh... répondit l'homme gêné. Je n'ai rien contre le fait que tu me remercie mais c'est surtout elle qui en est pour beaucoup tu sais.  De plus, attend d'être totalement sorti d'affaire avant de faire des folies s'il te plaît.

Il s'arrêta car il lui semblait que l'élue avait bougé.

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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Jeu 29 Déc - 1:57


Un besoin inné d’exister
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   Un noir profond m'avait habité le temps de quelques secondes. Pas longtemps après, la lumière venait éclairer mes environs pour finalement laisser place à un lieu que je connaissais très bien : Chikai. Je ne savais pas comment j'avais fait pour arriver ici, mais j'étais certaine des environs. Car je me retrouvais dans une pièce qui m'était tout simplement, très familière : la chambre dans laquelle je logeais à chaque fois que je retournais à la capitale.
Perturbée par les moyens utilisés pour arriver ici subitement, je fixais mes mains. C'était bizarre. Puis, soudainement, dans un énorme fracas, une bouille, que je connaissais que trop bien, avait fait son apparition dans la pièce. Avec un sourire jusqu'aux oreilles, ma petite citrouille   m'accueillait, les bras ouverts. Puis, sans même me laisser le temps de comprendre le pourquoi du comment, elle avait foncé droit sur moi pour se blottir contre moi. Je la sentais, je ressentais le poids de son corps, ses muscles, son odeur... C'était elle... Elle était vivante, elle était bien là. Oui! En fait... Tout n'était qu'une illusion jusqu'à maintenant... Elle, rien que elle m'importait et elle était là, devant moi.

- Adakor... Adakor!!! C'est toi!! Oh bon sang... Je croyais que tu étais morte.. J'ai toujours cru cela... Oh Adakor, tu es là... Tu es là!!

   Les larmes n’arrêtaient plus de couler. Je serrais si fort ma petite citrouille, j'avais tellement peur de la voir disparaître et de ne plus jamais la revoir. Elle était là, je n'avais plus rien à craindre.... Toutes ces choses que j'avais fait sans elle depuis mon retour.. Oui, tout cela n'était qu'illusions. Seule elle était vrai. Son sourire, son parfum naturel et agréable... Elle se trouvait devant moi, plus adorable que jamais. On était toutes les deux, dans les bras de l'autre... Cela faisait depuis combien de temps que je n'avais pas rêvé de me retrouver dans cette situation? Ô tant de fois.... Et maintenant qu'elle était là. Oui, je devais lui exprimer tout l'amour que je lui portais. Je n'avais jamais pris le temps de le lui dire et je l'ai tant regretté, c'était désormais le moment, maintenant ainsi que tous les jours.

- Adakor... Tu sais.. Je t'-

*****

Un mur en bois sombre. Voilà la vue que j'avais. J'étais allongée. Rapidement, je relevais mon buste.

ADAKOR! Où est-ce qu'elle est!?

   Soudainement, comme si mon univers avait totalement changé, comme mon transfert de monde. Mais, non. J'étais juste dans une pièce qui m'était inconnue et, juste en face de moi, se trouvait un vieil homme qui me paraissait familier, puis à ses pieds se trouvait un autre homme... Lui aussi me semblait familier. Puis d'un coup, je me rappelais. J'étais aux Grands Canyons, j'avais porté l'homme qui se trouvait maintenant aux pieds du vieux qui nous était venu en aide. Puis, vu la situation, j'avais dû m'évanouir...

Juste un rêve... Encore un rêve.... Non... Adakor...... Non, non non...! Je n'ai toujours pas eu le temps de lui dire que je l'aimais... Non... Pourquoi, pourquoi ne me laissait-on pas le temps de lui dire ces simples mots..? Même en rêve?!? ... Tellement injuste...

   Je retenais mes larmes en observant la pièce. Finalement, je n'étais capable de rien. Même venir en aide à un simple bonhomme m'était difficile au point de tomber dans les pommes.... Vraiment pitoyable.
Je regardais mes mains, repensant au corps d'Adakor que j'avais serré dans mes bras dans mes songes... Je lâchais un soupir, puis me tournais vers les deux hommes en me relevant rapidement. Puis, avançant dans leur direction, je baissais légèrement la tête pour remercier le vieil homme de s'être occupé de moi, puis, je me plaçais droit devant l'homme que j'avais porté et le regardais droit dans les yeux, un regard déterminé, mais sans agression.

- Bonjour, vous avez l'air d'avoir meilleure mine... Malgré tout, j'imagine que vous auriez besoin de plus de soin, n'est-ce pas? Au vu des blessures que vous aviez, je pense que vous auriez besoin d'une certaine plante que seuls certains marchands de Chikai vendent... Enfin, si vous voulez bien que je m'occupe de vos blessures, bien sûr. Je ne vous imposerai pas ma présence si vous ne la voulez pas...

Je le regardais, avec un regard adouci en mordant ma joue depuis l'intérieur... J'avais une tonne de questions à lui poser... Son état était tellement critique, c'en était tellement étrange de le retrouver d'une telle manière, au milieu de nulle part... Enfin bon, je n'allais pas l'obliger à me suivre jusque là-bas.



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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Jeu 29 Déc - 13:04



"Je vous dois beaucoup..."



La femme allongée remua en effet imperceptiblement. Puis elle se releva d'un coup. Elle semblait un peu perdue. Elle examina la pièce toujours quelque peu désorientée avant de poser son regard sur les deux hommes qui s'y trouvait. La nouvelle éveillée sembla alors avoir un éclair de compréhension. Elle se dirigea dans leur direction avant de remercier l'homme qui les avait accueillis en le saluant puis vint ensuite se planter devant le blessé en plongeant son regard d'ambre dans le sien. Bashô, qui n'avait encore rien dit jusque là, fut légèrement déstabilisé par ce regard déterminé et peu commun.

Elle lui expliqua ensuite avec un calme insoupçonné qu'il aurait certainement besoin de plus de soins. Cela semblait un peu évident. Ce qui l'était moins, en revanche, c'était le fait qu'il fallait, à la connaissance de son interlocutrice, utiliser une certaine plante pour le soigner plus efficacement. Elle devait avoir de bonnes bases en médecine. A la grande surprise du poète, la jeune femme demanda également s'il acceptait que ce soit elle qui s'occupe de lui, elle se retirerait s'il ne la désirait pas.

-Ce que vous me dîtes là est absurde! répondit-il en s'agenouillant à nouveau. Ne me traitez pas en seigneur alors que vous m'avez sauvé la vie! Sans vous, je nourrirai les vers à l'heure qu'il est! Je vous dois beaucoup... Je rembourserai la dette que j'ai envers vous, soyez-en certain. Quand à cette plante, je vous fait confiance et je vous aiderai à l'acquérir; il s'agit de ma vie après tout. J'aimerai tout d'abords connaître le nom de la personne qui n'a pas hésité à risquer sa vie pour sauver celle d'un inconnu. Et cet inconnu s'appelle Bashô.

Après la réponse de sa sauveuse, leur hôte le conseilla:

-On devrait déjà commencer par changer vos bandages, ils sont saturés de votre sang, ce n'est pas bon pour vous... Au fait, puisqu'on en est à l'heure des présentations, moi c'est Iérad, pour vous servir... dit-il avec un grand sourire.

-Vous avez raison Iérad, puis-je vous demander de m'en apporter de propres s'il-vous-plaît? demanda Bashô.

Pendant que l'homme s'exécutait, le poète s'employa à enlever ses bandages sales. Ce n'était vraiment pas beau à voir et ça le faisait souffrir. Mais selon ses principes, un guerrier ne ressent pas la douleur, donc il n'en montra rien. Des peaux mortes s'arrachait de son corps en enlevant chacun des pansements. Vraiment peu ragoûtant. Il fallait nettoyer un peu tout ça avant de mettre les nouveaux bandages sinon ils allaient se salir très rapidement et tout cela n'aura servit à rien.

Il prit donc le chiffon que lui tendit Iérad pour aller l'imbiber d'eau et de savon pour laver et rincer sa blessure. Pour cela, il se mit dans une sorte de bassine-baignoire remplit d'eau. Ce ne fut pas une partie de plaisir et l'eau se tinta rapidement de rouge. Mais au moins, on voyait sa peau et le savon avait fait son office de désinfectant. Les blessures mettraient apparemment encore longtemps à guérir. Certainement beaucoup moins avec l'intervention de la plante dont parlait sa sauveuse.

Son ventre dénudait laissait apparaître les grandes balafres encore un peu ouverte que le tigre à dents de sabre lui avait faite. "On peut dire que de telles cicatrices de guerre m'auraient fait rêver, gamin" ricana-t-il intérieurement en pensant à lui plus jeune. Elles sabraient la marque que Zayro lui avait apposée pour soumettre magiquement le maffieux. Mais ce sceau restait parfaitement visible, comme s'il n'avait pas subit les ravages de la peau sur laquelle il était encré.

-Drôle de marque que tu as là! lui fit remarquer Iérad.


La marque de honte,
Restera,
Gravée à jamais...

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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Jeu 29 Déc - 18:04


Un besoin inné d’exister
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   Le blessé venait à mes pieds pour me remercier de l'avoir aidé... Je remarquais un certain décalage par rapport aux natifs habituels, cet homme-là parlait d'une façon bien trop formelle et décalée... Ceci était le second détail, après son état critique, qui venait me sauter aux yeux. Par conséquent, je devais vérifier mes doutes.. Était-il un élu?
Au vu de son langage, de son style vestimentaire et capillaire, de sa façon exagérée de nous remercier... Je dirai oui.

Alors, après avoir agi de la sorte, je m'étais accroupie devant lui, pour être à sa hauteur. Je n'aimais pas être considérée de la sorte, je n'étais pas meilleure qu'une autre personne, au contraire. Du coup, à sa hauteur, les bras croisés et un sourire confiant sur mon visage, je répondais à sa demande :

- Je m'appelle Kachou, je suis contente de vous savoir encore en vie monsieur Bashô. Je ferai de mon mieux pour que tout aille bien pour vous après.

   Après avoir dit cela, le vieil homme reprenait la parole. Il se présentait sous le nom de Iérad, puis annonçait d'un ton calme et patient, qu'il fallait changer les bandages du blessé avant toute chose. Intervention que j'approuvais totalement. Avant de faire un quelconque déplacement, valait mieux s'assurer des blessures de Bashô. Surtout que je n'en avais pas vu la profondeur...
Alors, le vieil homme était parti récupérer des vêtements pour le blessé, d'ailleurs, ce dernier enleva ses bandages sous mes yeux, me laissant la possibilité de voir son torse et son dos.

   N'étant pas de nature à être gênée lorsqu'il était question d'analyser un corps, je l'observais d'un regard lointain pour éviter de le gêner. Alors, pendant l'analyse, je remarquais deux choses très importantes. L'une confirmait mes doutes, Bashô était un élu, un élu de Seika qui plus est. La seconde.... Etait une marque que je n'avais encore jamais vue, mais qui ne me semblait pas si inconnue... Au contraire. En voyant cette marque, des frissons avaient parcouru tout mon être allant même jusqu'à glacer mon sang. Le regard figé sur cette seconde marque, je reculais d'un pas, puis d'un autre. J'en oubliais presque les blessures, tant j'étais presque sure qu'un certain fuyujin avait laissé une trace de sa rencontre avec Bashô.
Je me jurais donc d'en parler plus tard avec le concerné.

   Reprenant doucement mes esprits, je tentais désespérément de poser mon regard sur cette immonde marque. Je m'obligeais à observer les blessures du seikajin. Comme je l'avais deviné, Bashô avait été attaqué. Couverts de morsures et de griffures, il était fort probable qu'un animal dangereux et agressif courait dans les rues de Seika. Peut-être valait-il mieux que je m'occupe de chasser l'animal avant de repartir pour la capitale? Non... Non non non. Bashô était dans un état pitoyable, même s'il ne montrait aucun signe de faiblesse... Il était fort probable qu'il se mordait à sang de l'intérieur.

   J'en déduisais en avoir assez vu et partais de la pièce comme si je n'avais jamais été là. Prenant le soin de récupérer ma besace incognito, je cherchais la sortie de cette maison. Chose dite, chose faite. J'avais finalement trouvé la porte d'entrée, du coup, bien déterminée à partir, je sortais et observais les alentours.

Bon, on ira pas bien loin si je le fais marcher... D'ici à Chikai, il y en a bien pour quatre, cinq jours... Sans prendre en compte ses blessures. Bon... Autant prendre les devants et réclamer un peu d'aide.

Réfléchissant à un moyen de transporter le blessé, je marchais dans l'axe principal de la ville. Puis, une fois arrivée dans le centre de la ville, on pouvait y voir plusieurs charrettes qui s’apprêtaient justement à décoller dans des directions différentes.

C'est parti!

   Je m'avançais donc vers les marchands ambulants, arborant mon sourire habituel. J'abordais les marchands jovialement, histoire de passer pour une personne agréable et de confiance. J'eusse donc droit à des réponses positives, seulement, aucun d'entre eux ne partaient pour Chikai... Sauf un! Un homme et son garçon, sur leur charrette, prêts à décoller pour ramener des vivres à la capitale. Coup de chance! Ils acceptaient donc de nous emmener, Bashô et moi, après avoir compris qu'il y avait urgence.
Je m'empressais donc de retourner là où habitait Iérad et où se trouvait l'élu de Seika. Voyant le blessé, je lui lançais, très satisfaite, que nous étions attendus pour aller à la capitale.


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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Ven 30 Déc - 10:27



Bienveillance



La façon de réagir du poète, en la remerciant, avait l'air de perturber sa sauveuse qui commençait à se douter de sa différence. Le fait qu'il s'était agenouillé la gênait également. Alors elle s'accroupit pour se mettre à la hauteur de l'homme. Elle semblait avoir une humilité sans limite. Cela le touchait beaucoup. Il était d'accord avec ce principe pourtant en pratique, il ne s'était jamais appliqué. Si tout le monde est égaux, pourquoi les mots comme riches et pauvres existent-ils? Il y a des inégalités même entre pauvres. Ceux de Seika ont plus de chances de survivre que ceux de Fuyu l’hiver.
Enfin bref, ce n'était pas le sujet du moment. Ce qu'il fallait en retenir, c'était que la femme qu'il avait en face de lui était un parangon de sûreté sur lequel il pouvait se reposer même s'il ne la connaissait pas. Évidemment, il n'en abuserait pas mais il en prenait note.

Il ne la connaissait pas mais ça se ferai peut-être. Il connaissait déjà son nom: Kachou. Spécial comme nom pour ce monde... Était-elle une élue? En tout cas son tatouage n'était pas apparent. Mais ce n'était pas crucial. Il était important de bien connaître ses ennemis, inutile de se méfier de ses amis. De plus, elle promettait de s'occupait au mieux de lui, cet inconnu.

Lorsque Bashô lava ses blessures, il ne remarqua pas le regard insistant que Kachou portait à l'encontre de la marque d'atomes corrompus qu'il avait sur le ventre. La discussion à ce sujet serait certainement longue et l'élue décida de la reporter à plus tard. Ce n'était en effet pas le meilleur moment, il fallait mieux attendre qu'ils soient seuls.
Il ne remarqua pas non plus quand elle disparut pour aller à la recherche d'un convoi, même modeste, en direction de Chikai. C'était leur destination finale après tout.

C'est Iérad qui fit remarquer l'absence de Kachou au bout d'un moment.

-Tient? Elle n'est en effet plus là. Elle a dû partir chercher quelque chose, faut pas s'inquiéter... répondit le maffieux.

Il finit de nettoyer ses blessures puis mis ses bandages propres. Les lacérations sur son ventre le faisait toujours beaucoup souffrir mais il arrivait à ne rien montrer. On l'avait sauvé, il n'avait pas à se plaindre.
Malheureusement il ne pourrait pas l'ignorer éternellement. Surtout avec le voyage qu'ils entameraient. Soucieux de cette question, il demanda:

-Excusez-moi Iérad, avez-vous quelque chose pour lutter contre la douleur? Je ne souffre pas beaucoup, ne vous inquiétez pas pour moi, je veux juste pouvoir combattre la douleur sans problèmes si jamais il m'arrive quelque chose de néfaste comme une attaque d'ici mon rétablissement.

-Mmmm... réfléchit leur hôte. Oui, je dois avoir ça... Le pavot, ça ferai l'affaire?

-Parfait, merci beaucoup! le remercia-t-il.

Il prit ce que lui donna l'homme, ça devra suffire à ne pas gêner ni inquiéter Kachou. Elle semblait être si impliquée, Bashô ne voulait pas être encore un fardeau.

La jeune femme finit par revenir pour dire qu'elle avait trouvé le moyen de rejoindre la capitale en charrette. "C'était donc pour cela qu'elle était partie? Elle n'a pas perdu de temps..." se dit le poète. Il la remercia avant d'aller voir Iérad.

-Tiens, prend ça, c'est pour tous les services que tu nous a rendus, lui dit-il en lui donnant la statuette d'or que lui avait donné Zayro. Ce n'est pas une paye. Cette statuette représente beaucoup pour moi. C'est la garantie pour toi que je reviendrai la récupérer. Et à ce moment-là je te rendrai le service que tu veux. Je suis un homme d'honneur, tu n'as pas à t'en faire. Ma parole est de fer. Même la mort ne me libérera pas de ma dette.

Ensuite il suivit Kachou à l'extérieur qui l'amena à une charrette occupée par un père et son fils. Le voyage s'annonçait calme. Avant de partir, Bashô demanda à sa compagne de voyage:

-Je suis très touché par tout ce que tu fais pour moi et je sens que tu n'es pas motivée par une quelconque marque de reconnaissance de ma part, alors, je te le demande, pourquoi fais-tu tout cela pour moi? J'aimerais également savoir si tu es une élue? Tu t'en es peut-être aperçue mais moi oui. De Fenghuang.

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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Sam 31 Déc - 21:57


Un besoin inné d’exister
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   Après avoir dit à Bashô que j'avais trouvé un transport, ce dernier offrit une statuette en or à celui qui nous était venu en aide. Drôle de statuette... Si elle lui était chère en plus.. Enfin bon, je n'allais pas m'en mêler. Il pouvait bien faire ce qu'il voulait de ses affaires, je m'en fichais. Mais quant à la valeur de cet objet qui lui était précieux... Cela me rendait curieuse. Une chose que je demanderai sur le trajet.
Du coup, après qu'il lui ait fait ses salutations, cela venait à être mon tour. Je m'avançais vers le vieil homme et m'inclinais, droite. Il ne pouvait savoir à quel point je lui étais reconnaissante de nous avoir prit sous son aile, le temps de quelques heures. Avoir pris soin de nous, des inconnus à ses yeux.. Cet homme était un brave homme.
Alors, relevant le buste, je m'avançais à nouveau vers lui pour lui chuchoter quelques paroles :

- Iérad... Soyez sur d'une chose... Vos bonnes intentions seront récompensées comme il le faudra. Vous êtes un homme bon, monsieur. Je m'assurerais que rien de mal ne vous sera fait.. N'hésitez pas à m'écrire si vous le souhaitez. Je loge dans une auberge à Chikai, mais envoyez votre lettre directement à la capitale, mon nom étant le seul et unique en ce monde.. Ils auront vite fait de comprendre à qui cela est adressé. Bon, il est temps pour nous de nous en aller, au revoir. Prenez soin de vous.

   Je reculais, m'inclinais à nouveau, puis sans un regard de plus, j'ouvrais la marche. Direction la charrette. Mais le temps d'arriver à notre moyen de transport, Bashô avait fini par ouvrir la discussion pour me remercier et me poser certaines questions. Questions qui allaient droit au but, il allait carrément jusqu'à me demander si j'étais une élue.. Comme si mes actions m'avaient dévoilée, chose qui n'avait pas été faite. Alors, je me demandais s'il était devin ou était seulement le genre d'homme à poser ce genre de question à toutes les personnes qu'il rencontrait. Alors en réponse, j'esquissais un sourire. J'avais vu son sceau, je connaissais son nom et il m'avait remercié de façon très exagérée mais avec beaucoup de sincérité, cela s'était fait sentir... Je décidais donc de ne pas le lui cacher :

- Sachez que je ne suis pas le genre de personne à dévoiler ma personne au premier venu.. Si vous voulez en apprendre plus sur moi, cela ne me pose aucun soucis.. Mais avant toute chose, je tiens à vous poser une question. Cette marque que vous avez sur votre corps, autre que le sceau du pheonix... Je pense savoir de qui cela vient, mais je tiens à vous l'entendre dire. Qu'est cette marque qui inspire la crainte et la colère?

J'attendais un peu, tout en marchant, qu'il réponde à la question. Puis, après avoir eu la réponse, une immense colère venait envahir tout mon être. C'était comme s'il était ici, devant moi. Avec son visage impassible, sa main prête à s'enfoncer dans mon ventre un seconde fois.
Le simple fait d'y repenser, me forçait à m'arrêter. J'en avais le souffle coupé, je commençais à manquer d'air, comme cela m'était déjà arrivé auparavant. Cherchant à respirer, des larmes me montaient aux yeux, je m'accroupissais en gémissant à la recherche d'oxygène.

- Han.. d-de... De l'air..!! De l'air! Haaa.. Haaaaaaa.....

   Comment faisait-il pour avoir un si énorme impact sur ma vie? Comment pouvait-il me hanter encore aujourd'hui?? Non.. Non, je me trompais.. Ce n'était pas lui, qui hantait mon esprit. Je n'avais pas peur de cet homme, de ce Zayro Jinn. C'était ma petite protégée. C'était elle qui venait me hanter tous les soirs depuis mon retour dans ce monde. Comme si je devais penser à elle pour me rappeler ma tâche, celle de le vaincre. Oui, je le savais déjà, mais ma force, ma puissance.. Mon énergie n'était pas encore suffisante pour pouvoir un jour le toucher, le blesser.. Le tuer.
Ayant compris cela, je reprenais doucement mes esprits et ma respiration. Je venais de faire une crise... Dans une rue entourée de gens, aux côté d'un autre élu... Eux tous ne devaient s'imaginer la gravité des choses. Ne connaissant rien de moi, juste d'une simple tarée qui avait failli perdre le contrôl de soit par manque d'oxygène. Non, même Bashô ne pouvait comprendre ce qu'il se passait en moi.

Alors, sans un mot, je me relevais doucement, puis d'un sourire complètement faux, j'observais Bashô.

Lui, il l'a rencontré, il est toujours en vie, tout comme moi la première fois que j'avais rencontré le fuyujin.

Je passais une main sur mon front, essuyant la sueur qui perlait sur mon front, puis reprenais la marche jusqu'à la charrette. Une fois arrivés, je montais derrière, invitant au seikajin d'en faire de même. Puis, une fois assis face à face, je levais la tête en l'air, regardant le ciel et les oiseaux qui le survolaient.

- Veuillez m'excuser pour tout à l'heure... Il m'arrive parfois de manquer d'air, à des moments imprévus.

Ce n'était pas vraiment un mensonge.. Mais ni réellement la vérité.

- Et... Vous avez raison. Je suis une élue. J'ignore encore ce qui vous a mit sur la piste.. A dire vrai, cela m'intrigue.. Peut-être l'une de vos facultés? Qui sait? Enfin bon... Maintenant que nous sommes en route pour Chikai.. Je pourrais savoir ce qui vous est arrivé,


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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Dim 1 Jan - 11:35



Marque maudite



Kachou ne répondit pas à la première question du poète qui était: "pourquoi avait-elle fait tout cela pour lui?". Elle ne répondit pas non plus à sa seconde demande. Pas immédiatement. C'était vraiment bizarre, elle qui s'était montré si sympathique à son égard... Quelque chose avait donc changé? En si peu de temps?

Avant de répondre à cette question, elle voulait savoir ce qu'était la marque qu'il avait sur le ventre. Bashô ne pouvait pas lui mentir, elle semblait déjà connaître la réponse à sa question. Ce n'était qu'une sorte de "confirmation". De plus, elle avait tant fait pour lui... Mais comment parler simplement de ce sujet si délicat?

-Ah, tu parles de ça... commença-t-il embarrassé. Tu sembles déjà plutôt bien renseigné à son propos... C'est la marque d'atomes corrompus du messager de l'enfer, Zayro Jinn. Je suis désolé si tu le connais, ça ne doit pas l'être en bien... J'ai eu moi aussi le malheur de le rencontrer. Et pour sauver ma vie, il m'a donné une tache à accomplir: je dois retrouver une certaine Mirya accompagnée d'une élue de Seika appelée "Geleerde". Pour cela, il m'a apposé cette marque qui lui permet de connaître les moindre de mes faits et gestes. Il sait actuellement que je suis avec toi. Et toi, comment le conn...

L'élu n'eut pas le temps de finir sa phrase que déjà la jeune femme qui l'avait sauvé commençait à suffoquer. Elle semblait manquer d'air. La mention du nom de Zayro avait suffi à la mettre dans cette état. Bashô la soutint pour qu'elle ne tomba pas et lui dit:

-Qu'est-ce qu'il t’arrive?! Est-ce que ça va?! Tiens bon, reprend ton calme et tu reprendras ton souffles!

Les questions qu'il posait n'étaient pas très pertinente quand on y pense. Est-ce que ça va? Non, elle suffoque. De plus elle ne semblait pas l'entendre, comme perdue dans ses pensées. Bashô devinait que Zayro en était la source. "Qu'a pu-t-elle bien subir?!" se demanda-t-il. Mais il était loin de se douter qu'un tout autre personnage hantait lui aussi ses esprits, encore plus que le colosse.


La réputation
De l'enfer
La fait suffoquer...


Puis, tout à coup, elle reprit le contrôle pour observer le poète en lui lançant un sourire dénué de sens. Puis elle se dirigea vers la charrette, comme si de rien n'était, sous les yeux ahuris du maffieux. Arrivées à leur moyen de transport à quelques mètres de là, elle s'excusa et rassura les gens qui l'accompagnait à propos de ce qui venait de lui arriver.

Le convoi démarra et Kachou avoua qu'elle était une élue. Cela l'intriguait qu'il s'en soit douté et elle voulait savoir comment avait-il eu cette intuition. Peut-être avait-il des capacités spéciales? Mais le sujet qui l'intéressait le plus, c'était de savoir ce qu'il lui était arrivé.

-Avant de répondre à tes questions, sache que si tu souhaites que je parte, dis-le moi, je me débrouillerai. C'est peut-être mieux pour toi si ton histoire avec Zayro et forte. Je ne connais pas l'étendue de l'emprise qu'a sur moi sa marque. Le fait qu'il puisse te voir te dérange peut-être? demanda-t-il. Puis-je connaître ton histoire avec lui, il me semble évident que tu en as une à raconter.
Quand à mon intuition, c'est vous qui me l'avait donné en même temps que votre nom si particulier. Et puis il faut admettre que je suis quelqu'un de prudent et vous une personne singulière. En bien, évidemment.
A propos de ce qu'il m'est arrivé, c'est une longue histoire. Je me dirigeais vers Chikaï dans un convoi de trois diligences quand un vieil ennemis m'a capturé en utilisant un otage, je ne pouvais rien faire. Il se dirigeai lui-aussi vers la capitale mais nous nous sommes fait attaquer par un tigre à dents de sabres en chemin. Ma Némésis fuit alors en me laissant attaché en présence de la bête. En me donnant un coup qui m'a laissé les cicatrices que j'ai là, elle me délivra de mes liens. Puis, grâce à mes pouvoirs d'élu, j'ai réussi à la faire fuir malgré mon infériorité évidente. Ensuite, j'ai rejoins la route où tu m'a trouvé avant de m'évanouir. Voilà toute l'histoire.


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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Dim 1 Jan - 14:45


Un besoin inné d’exister
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   Toujours sous le choc, j'encaissais ce qu'il m'avouait. Il ne savait pas l'impact que cela me faisait... Il ne s'en rendait véritablement pas. Et dans sa façon de parler, je devinais que cet homme ne vivait pas dans Kosaten depuis très longtemps. Tout élu avec de l'expérience savait que Zayro Jinn était le pire élu de notre génération et lui, comme si de rien n'était, m'avait annoncé que ce monstre pouvait me voir par son intermédiaire? Et qui plus est, il voulait récupérer Geleerde pour la lui emmener? N'était-il pas FOU!? Non, plus que cela, il fallait l’arrêter dès maintenant. Pas que je n'avais pas confiance en Geleerde, bien au contraire, elle était capable de se défendre contre Bashô. Elle était très loin d'être faible.. Mais je ne pouvais pas le laisser partir comme cela.

   Après qu'il eut fini, comme si de rien n'était, après m'avoir demandé mon histoire, mon vécu avec le monstre, je me relevais, mon sourire habituel figé sur mon visage. S'il se doutait qu'être vu par cet homme m'horripilait, pourquoi continuait-il de parler aussi facilement et sans même s'inquiéter de son sort? Si je lui semblait faible.. J'allais devoir lui faire comprendre que face à lui, je ne l'étais pas.
Du coup, une fois debout, je m'avançais de deux pas, histoire d'arriver pile devant lui. Puis, enfonçant ma main dans ma besace, je m'approchais à nouveau.

- Vos blessures ne vous font pas mal avec le trajet? Non parce que... Ca risque de faire mal alors.

   Soudainement, j'effaçais mon sourire pour serrer mes dents et pour controler mes envies de lui planter de suite mon épée directement en plein coeur.
D'un geste vif, j'attrapais son poignet gauche, puis, sortant mon couteau de ma besace, je le lui plaquais contre sa pomme d'Adam. Contrôlant chacun de mes mouvements, et calmant toujours plus les pulsions de mon coeur, j'ouvrais enfin la bouche dans le seul but de le mettre en garde.

- Toi... Comment oses-tu parler de Zayro Jinn avec autant d'aisance? Tiens-tu ne serait-ce qu'un peu à la vie? Faut croire que non hein... Tu veux savoir ce qu'il m'a fait? Haha... Ô toi Zayro Jinn, toi qui m'observe à l'aide de cet espion. Te rappelles-tu de moi? Non, n'est-ce pas? Tes victimes sont trop nombreuses et ont trop peu de valeurs à tes yeux! Cruel personnage que tu es. Moi, Kachou, promets de devenir bien plus puissante. Toi, Bashô. Tu comptes emmener Geleerde vers lui? Et tu te dis élus de SEIKA!? Laisses-moi rire! HAHAHA... Traître!! Et j'ai osé aider une telle personne!?

   Dans un élan de rage, je lui lançais un coup de pieds au niveau de sa joue. Ce coup l'avait envoyé valser en dehors de la charrette. Soudainement, la charrette s'arrêta et le conducteur, inquiet se tournait vers l'arrière après m'avoir entendu crier. Remarquant qu'il manquait une personne, il me questionna sur l'origine de sa disparition soudaine. En réponse, je sorti mon épée de son fourreau et, d'un regard sombre, je lui répondais :

- S'il vous plait, ne vous préoccupez plus de lui. Il n'est pas l'homme que nous croyons qu'il soit... Un élu de Seika? Faites-moi rire. Aucun seikajin ne trahirait un autre élu de sa nation pour l'ennemi de l'humanité.

- Un traître...? Un.. Elu? Vous êtes des élus??

Je tournais finalement le dos à notre conducteur, puis descendais rapidement de la charrette pour rejoindre Bashô. Aucun seikajin ne m'avait mise dans un tel état... Etait-il stupide? Non... Pour qu'il en vienne à trahir sa nation pour Zayro Jinn, il était juste une vermine.

- Bashô, vas-y. Répète-moi à nouveau ce que tu comptes faire de Geleerde?

Je pointais mon arme pile contre son front.

- Répètes.

Un sourire sadique se dessinait sur mon visage, amusée de ce qu'il disait.

- Crois-tu que je te laisserai faire? Ô Zayro, tu as bien choisi ta victime, hein!? Te servir de l'un d'entre nous.. Une personne aussi loyale... Vraiment, tu es un monstre. Qu'est-ce que je ne ferai pas pour tuer celui qui se trouve en face de moi pour contre-carrer tes plans? Pourquoi fais-tu tout cela!!?? Quand retrouveras-tu un temps soit peu une once d'humanité!!!!???? RAAAh! VOUS ME SOULEZ!! RAMENES-MOI ADAKOR!! MEURTRIEEEEEEEEEEER!!!!!!!

Devenue folle de rage, comme si j'avais Zayro Jinn à la place de Bashô en face de moi, je plantais mon épée dans sa jambe droite, ignorant un quelconque cri d'agoni ou supplice.

- RAMENES-LA MOI!!!!! Tu n'avais... Tu n'avais pas le droit de me l'enlever... Non.. Aucun droit....!!! Haa, noooon.....!

Je fondais en larme, oubliant la personne qui se trouvait en face de moi. Tout ce qui comptait en cet instant, c'était Adakor et rien que elle... Je voulais la récupérer, à tout prix.


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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Lun 2 Jan - 11:00



Précaire situation



En effet, Bashô n'avait pas conscience de la tempête qui avait lieu dans la tête de Kachou. Il ne se doutait pas non plus de l'ampleur maléfique qu'avait Zayro et de ce qu'il risquait en expliquant leur relation. Mais après tout, ce n'était pas de sa faute, il cherchait juste à rester en vie lui. Vraiment trop bête.
Il prit conscience de tout cela lorsque l'élue s'approcha de lui pour prendre son bras au niveau du poignet et plaquer un couteau contre sa gorge.

Au vue de la rapidité de celle qui le menaçait, elle était clairement plus forte que lui, en cas de combat, ça allait mal se passer. Surtout dans son état actuel. Il faudrait trouver autre chose si ça dégénérait. Mais Bashô n'avait pas non plus envie de mettre sa sauveuse dans une situation inconfortable. Une personne le préservait de la mort pour ensuite se transformer en danger mortel. Triste ironie.

Suite à ça, Kachou lui reprocha énergiquement la familiarité qu'il avait avec le sujet qu'est Zayro. Elle s'adressa ensuite directement à ce dernier par le biais de la marque. Le poète aurai bien aimé connaître la réaction de Zayro de là où il était. Il ne savait absolument pas quelle aurait pu être.
La femme aux yeux d'ambre, juste avant de s'interrompre le qualifia de traître, ce qui étonnait beaucoup Bashô qui ne se considérait pas comme appartenant à la nation du phénix. Pour lui, il pouvait être un ennemi, pas un traître. Et ça changeait tout. Un traître était un lâche, un ennemi représentait l'adversité.
Il sentit qu'il n'était pas du tout rétabli lorsque l'élue lui envoya un coup de pied à la figure qui le projeta hors de la charrette. Ses blessures recommencèrent à lui faire mal et il ne réussit pas à se lever avant que sa tortionnaire le rejoigne.

Elle venait de dire aux hommes qui les transportaient de ne pas se préoccuper de ce qu'il se passait, comme si ce n'était "rien". Comment ça ce n'est "rien"?! Et maintenant il avait la pointe d'une épée contre son front?! Le poète restait calme, mais il fallait avouer que sa situation n'était pas enviable. Cela ne faisait pas longtemps qu'il était arrivé en Kosaten mais il lui était surtout arrivé des emmerdes et très peu d'événements bénéfiques. Pauvre de lui, même pas rétabli qu'il doit déjà faire face à un nouveau danger. Il aurait aimé que ce soit une autre personne qu'elle mais bon, tant pis.

Elle lui demanda de répéter ce qu'il comptait faire à Geleerde, ce qu'il fit en se montrant le plus pacifique possible:

-Je ne compte rien faire d'elle. C'est juste que la personne que je recherche, Mirya, se trouve en sa présence. Je compte juste m'emparer de cette personne sans me confronter à l'héroïne de Seika. Et pour tout te dire, je ne pense pas que Zayro lui fasse du mal, elle avait l'air très importante pour lui. Tu n'as pas à autant t'impliquer...

Le fait qu'il pensait que Zayro ne lui ferait pas de mal, c'était un peu du flan. En réalité, c'était une possibilité mais rien de sûr. Espérons maintenant que ça passe auprès de la détentrice de l'arme maîtresse de sa vie.

En guise de réponse, l'élue se contenta de péter un câble. Elle comptait contrecarrer les plans de Zayro et elle voulait qu'on lui rende "Adakor". Qu'était-ce? Un objet ou un humain? Mâle ou femelle?
Mais ce n'était encore que le premier stade de son hystérie. Le second arriva lorsqu'elle planta son épée dans la jambe du maffieux, d'un coup sec. Et une blessure de plus, comme s'il n'en avait pas assez. "J'ai bien fait de prendre du pavot moi..." se dit-il souffrant.
Elle s'apitoya ensuite sur la disparition de ce "Adakor" et fondit en larmes devant le poète, totalement déstabilisé.

-Écoute, commença Bashô pour essayer de désamorcer sa situation, tu ne devrais pas réagir comme ça. C'est une bonne chose que tu m’aies trouvé après tout, tu arriveras peut-être à en apprendre plus sur ton ennemi juré. Je pourrai même être très utile à l'empire. Je pense que tu devrais commencer par me soigner avant d'exploiter ce que tu pourrais de moi. Pour la suite, on verra plus tard. Me tuer ici serai bête.

Puis, afin de d'augmenter ses chances de survie, il ajouta:

-La technique de Zayro présente un défaut. Grâce à la marque que je présente, il peut voir tout ce que je vois mais, et le défaut et là, je peut savoir où il se trouve précisément et à n'importe quel moment. Tu ne penses pas que je puisse être utile?


Ne tue pas l'outil
Qui pourrait
Venger Adakor


Il espérait que la mention de ce nom, même s'il ne savait pas réellement ce que c'était, la calmerait. Mais l'effet pouvait être tout autre. Puis il ajouta afin de compléter son haïku:

-Ce serai absurde.

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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Lun 2 Jan - 14:57


Un besoin inné d’exister
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   Vidant tout ce que j'avais d'eau par l'intermédiaire de larmes abondantes, j'essuyais du mieux que je pouvais mes yeux et ce qui pouvait couler de mon nez. Mon pire ennemi pouvait me voir.. Lui qui m'avait ôté la vie ainsi que celle de ma petite protégée, celle que je considérais comme une soeur. Lui, se servait d'un homme appartenant à ma nation. Combien d'autres utilisait-il? Combien!? Les élus que j'avais rencontré jusqu'à maintenant.. Eux aussi portaient cette marque? Bonne question, je n'en savais strictement rien... Devais-je considérer chaque inconnu comme étant un potentiel ennemi? Le devais-je?? Non.. Non non non... JE ne le voulais pas... Mais, si cela pouvais m'assurer de rester en vie plus longtemps, le temps d'acquérir plus de puissance. Oui, je devais mettre un terme à ces magouilles.

   Le visage rougit par les larmes, je retrouvais peu à peu mes esprits.. Sortant de ma folie meurtrière et désespérée. Qu'allais-je faire? Tuer un élu de la nation du pheonix, alors que ce dieu l'avait choisit? Fenghuang avait de drôles de goûts. Plus j'évoluais dans ce monde, plus je me rendais compte du nombre d'anormalités dans les choix qu'il opérait au niveau de ses élus. Au final.. Pouvions-nous considérer notre nation comme la nation gentille et protectrice? Si même Fenghuang laissait un élu de sa propre nation trahir l'un d'entre nous? Quelle.... Triste situation. Même en ce dieu on ne pouvait avoir confiance? Quelle était cette raison pour laquelle nous étions-là? Des marionnettes? Menées par le bout du nez, histoire de se donner en spectacle en nous entre-tuant? Non, même à ce "dieu" de pacotille, je ne risquais pas de lui faire ce plaisir. Ni à lui, ni même à Zayro Jinn.

   Bashô reprenait donc la parole, m'incitant à garder mon calme pour éviter de lui ôter la vie. Le regard posé sur le sol, je ne m'autorisais pas à regarder cet homme... Non vraiment, plus ça allait, plus rester avec lui me dérangeait. Avoir "Myria" par l'intermédiaire de Geleerde? Zayro, lui, ne pas faire de mal? Après avoir dit pareilles idioties, un rire narquois sorti de moi. Etait-il stupide? Hypocrite? Ou simplement dénué de sens? Il était l'ennemi de tous, même des élus de Fuyu! Vraiment.... Quel idiot celui-là.
En échange de le garder en vie, il me proposa d'en savoir plus sur Zayro Jinn. Au moment-même où il disait cela, je me relevais et le regardais droit dans les yeux.

Pitoyable.

Insinuant pouvoir être utile à la nation... Arpès avoir dit ramener l'un d'entre nous auprès du meurtrier?

Utile? Haha... Utile en quoi? Plus que Geleerde? Oh vraiment... Pitoyable.

Insinuant que je devrais le soigner, j'affichais un sourire ironique.

- Te soigner? Ô? Vraiment?

   Le fait que Bashô mentionne le fait qu'il puisse connaître la position du fuyujin, cela m'aurait très certainement aidé il y a quelques temps... Avant de mourir. Il fallait accepter cela, j'avais évolué. Foncer tête baisser jusqu'à lui n'allait que m'emmener à une mort certaine. L'écart était bien trop grand. J'étais totalement faible face à lui, donc il m'était tout bonnement inutile d'aller jusqu'à lui. Le tuer m'était encore impossible en ce moment-même. La seule chose que je pouvais faire.. Oui. Il y avait une solution.
Puis, avant que j'ouvre ne serait-ce que la bouche, le seikajin prononça un nom, celui de la personne qui hantait mes pensées. En sortant de sa bouche, je n'avais plus qu'une seule envie, le taire à jamais.

   Mais ayant finalement calmé mes pulsions meurtrières, je rangeais mon épée. Il avait tout de même raison.. Le tuer ici n'aurait rien de gratifiant. Mais il allait être puni et il n'aurait plus qu'à espérer, soit de ne jamais plus recroiser ma route, soit que la marque disparaisse et ainsi le libéré de l'emprise de Zayro Jinn.
Alors, une fois l'épée enlevée du corps de l'élu et rangée... Je m'avançais calmement vers l'homme. Puis, d'un coup sec et violent en ayant bien serrés les doigts de ma main droite, je lui donnais un coup dans la nuque.
Une fois perdue conscience et s'affalant sur le sol, je le regardais de haut, le coeur battant.

- En savoir plus sur lui? Que peux-tu bien savoir de plus que moi? T'as fais du copinage avec lui? Haha.... Et tu voudrais que je te laisse envie pour avoir la possibilité de le revoir? Je ne suis pas suicidaire... Je ne le suis plus. T'entends enflure? Je viendrais te chercher, je te trouverais. Par mes propres moyens et, surtout, lorsque je pourrais ne serait-ce que te blesser. T'entends enfoiré!? Tu crèveras. Et ça, je t'en fais la promesse. Je vengerai Adakor. Je la vengerai, alors tiens toi près et ne m'oublie pas. Je suis Kachou, élue de Seika. Et je serais celle qui t'anéantira.

   Je tournais finalement la tête en direction de la charrette. Le natif avait les yeux écarquillés et avait tenté d’empêcher son fil de voir cette scène. J'inclinais mon buste dans sa direction et lui implorais de m'excuser pour ce qui venait de se passer. Je lui promettais que rien ne lui serait fait. Qu'en tant qu'élue du Pheonix, je ne faisais que rendre justice à la nation. Qu'il était hors de question de laisser une personne s'en prendre à Seika, même si cette personne est un élu de cette même nation.
En échange, lorsque je me releva, il affichait un sourire triste et hochait la tête comme s'il avait compris. Alors, il remontait à l'avant en me faisant signe de remonter à l'arrière.
J'hésitais à prendre avec moi Bashô, mais si je le laissais ainsi, il m'allait être compliqué de savoir ce qu'il faisait. Alors, déterminée à le voir pourrir avec les ordures, j'attrapais ses bras et le portais pour la seconde fois de la journée. Je le jetais dans la charrette puis, voyant que le sang coulait à flot de sa jambe, je lui faisais tout de même un bandage pendant le trajet.

- Si tu es vraiment une personne avec des valeurs... Ne meurs pas. Seulement, ne comptes pas sur moi pour t'aider dans ta tâche. Je ne m'excuserai pas pour le mal que je t'ai fait. Mais si Fenghuang t'a choisi toi aussi, c'est qu'il y a une bonne raison. Alors ne clamse pas.


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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Lun 2 Jan - 16:53



Plan de fuite



Kachou évacuait ses larmes en quantité. Bashô trouvait cela gênant malgré la situation précaire dans laquelle il se trouvait. C'était plus à lui de pleurer, elle n'avait pas une épée dans la jambe, elle. Évidemment, il ne lui fit pas remarquer. C'était trop "dangereux" à son goût. Déjà que même sans ça il n'était pas garanti du tout de voir la fin de la journée... "Quel joyeux bordel..." se dit Bashô qui ne voyait vraiment pas comment il allait s'en sortir.

Apparemment, aucune des paroles n'eut l'effet escompté. Il voulait désamorcer l'animosité que l'élue avait envers lui et c'est le contraire qui se produisit. Le poète le vit au regard de mort que lui lança Kachou à la mention du nom d'"Adakor". Ce n'était vraiment pas la bonne ficelle à jouer. Décidément, il n'était vraiment pas bon à ce jeu; ce "jeu de la mort" dans lequel il pariait sa vie. Il trouvait cela injuste car son adversaire ne couchait aucune mise, elle. Trop injuste.

A ses yeux, il n'avait fait que se défendre de la menace que représentait Zayro, il ne collaborait pas vraiment. C'était peut-être ce point de vue qu'il aurait dû expliquer. Mais maintenant c'était trop tard, Il ne saura jamais dans quelle situation cette option l'aurait mené. Il fallait mieux pour lui jouer la carte du silence, ça limitait les risques.

Et maintenant elle ironisait sur le fait de le soigner. Là, c'était sûr, il pouvait faire une croix dessus. En espérant qu'elle lui laisserait prendre le pavot qu'il avait pris, sinon le voyage n'allait pas être marrant. Actuellement, sa jambe le faisait encore plus souffrir que son ventre et les deux douleurs agissaient à l'unisson lui donnant un rythme cardiaque rapide et un souffle laborieux. Il faisait vraiment pitié. Si Ferun pouvait voir ça, il serait certainement content de savoir que quelqu'un se charge de le tuer à sa place. Sacré contraste étant donné que la veille, il avait observé la sauveuse en la maudissant.

L'élue vint ensuite retirer l'épée du corps du maffieux puis l'assomma d'un coup sec dans la nuque. Un bleu de plus. Son corps était tout cassé. En ce moment, il aurait vraiment aimé être un cyborg. Enfin bon, il ne comptait plus parler et il ne parlera plus maintenant. Tout est bien qui finit bien.

***

Plusieurs heures plus tard, il reprit ses esprits. Il fit l'homme toujours endormi de peur de se reprendre un coup dans la nuque qui lui faisait déjà bien mal. Il fallait vraiment qu'il trouve un moyen de s'échapper maintenant. Il se souvint alors d'un événement de sa vie antérieure:

Bashô était encerclé d'hommes armés de grosses armes à feu. Ce jour là, il opérait une infiltration qui avait finalement mal tourné. Il n'avait aucune chance de pouvoir les battre pourtant il n'avait pas peur. Il avait déjà parfaitement prévu le coup.

-Rend toi, Bashô Nostrade! Tu es fait comme un rat! dit l'un des hommes qui était en fait le bras droit d'un parrain, tout comme Bashô.

-J'ai bien peur que les ordres que l'on m'ait donnés soient tout autre, maffieux! répondit le futur élu. Du coup il vous reste deux solutions, soit vous me laissez partir et vous passez pour un homme intelligent, sois vous tentez de me retenir. Dans ce dernier cas, ma supériorité évidente me permettra de partir sans problème et vous passerez pour un attardé. Je vous laisse choisir! déclara-t-il avec un grand sourire.

Évidemment, ils lui rirent au nez. Sa force n'était plus à prouver mais là quand même, encerclé par une vingtaine d'hommes...

-Désolé mais moi aussi j'ai des ordres, répondit le chef du groupe. Je vais donc te capturer, ça va prendre trente secondes et ensuite je vais te torturer pour te soutirer les informations que nous convoitons. Ensuite nous te tuerons. Simple non?

-Je savais bien que vous étiez un attardé, répliqua Bashô moqueur.

Ensuite, il disparut.
Il avait préparé avant l'opération une petite capsule contenant un bout de papier sur lequel il avait écrit en minuscule un haïku. Il n'avait plus qu'à briser la capsule d'un coup de dents pour que le poème se réalise. Cet haïku était:


Que l'homme de main,
Tout de suite,
Retrouve son maître.


Il s'était donc téléporté au côtés de son ami et parrain, Kurapika Kuruta.


***

C'était de ça que s'inspirait son plan. Il n'avait pas de papier préparé mais ça viendrait. En revanche, il ne savait pas s'il était aujourd'hui capable d'une telle prouesse. C'était ça le vrai problème.
Il prévoyait également de le réaliser quand il aurait quitté l'élue qui le surveillait. Elle faisait preuve d'une telle rage que s'il s'échappait alors qu'il était son prisonnier, elle le traquerait sans relâche. Il n'avait pas besoin d'une seconde Némésis.

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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Lun 2 Jan - 21:39


Un besoin inné d’exister
feat.Bashô

Sur le trajet, je jetais quelque coup d'oeil à Bashô, histoire de vérifier son état. Puis, alors que nous roulions pendant des heures, je regardais le ciel.. Me laissant bercer par les rayons du soleil, je fermais les yeux le temps que quelques minutes, repensant à cette journée. Comme d'habitude, à chaque fois qu'une journée commençais, je me réveillais en espérant que tout se passe bien. Il m'arrivait tout de même de moins en moins de repenser à la disparition d'Adakor. Bien évidemment, cela me faisait un grand vide, comme si mon coeur saignait constamment, laissant une blessure ouverte et prête à rester béante toute ma vie. Et voilà qu'aujourd'hui, je me retrouvais là, dans une charrette accompagnée d'un autre élu de Seika.. Mais, malheureusement pour lui, il avait déjà eu à faire à Zayro Jinn... Et maintenant, il se retrouvait à lui devoir une mission. Une mission que je ne pouvais le laisser faire.

Je ne connaissais pas la personne qu'il voulait, tout du moins, cela ne me disait rien... Mais s'il était question de venir en aide à mon ennemi... Evidemment que je ne pouvais fermer les yeux sur une telle chose et le laisser gambader comme cela dans Kosaten et, surtout, au sein même de Seika. Je n'arrivais pas à oublier mes derniers instants avant ma mort.... Cela me hantait chaque nuit, comme si on m'obligeait à m'en rappeler, me souvenir de l'expression d'Adakor... Et être sur le point de mourir, savoir que même ma petite protégée allait elle aussi y passer.. Sans même que je ne puisse lui venir en aide. Alors, avec de telles choses en tête, comment pouvais-je laisse Bashô partir, comme si de rien n'était et accomplir sa mission pour Zayro Jinn? Comment pouvais-je? Déjà qu'il m'en fallait beaucoup pour ne pas le tuer..

Zayro Jinn.. Ô Zayro Jinn.... Je t'assure.. Pour tout le mal que tu as osé faire au peuple de chaque nation... Je t'assure, qu'un jour, j'ôterai ta vie. Je ferai en sorte que ton dernier souffle m'appartienne. Que ton visage impassible change d'expression.. Ô oui... Je te ferai regretter d'avoir croisé ma route.

Rouvrant les yeux rapidement, je vérifais une nouvelle fois que le seikajinn ne s'était pas réveillé. Le voyant avec les yeux fermés, j'en concluais que c'était bon. Puis, me retournant pour voir où nous en étions, on pouvait déjà apercevoir les murs de la capitale. Voilà, retour au bercail!
Je lâchais un grand soupir de soulagement, puis respirant un bon coup en fermant les yeux, j'ouvrais les bras pour sentir l'air glisser sur ma peau. Il était enfin temps pour moi de retourner là où Adakor et moi vivions paisiblement. Là où mon chemin avait croisé celui de tant d'autres élus.... Oui, ce lieu était le seul où j'arrivais encore à me sentir un tant soit peu en paix... Seule la présence d'Adakor allait m'être difficile.. Je craignais ce retour, mais en même temps, je n'attendais plus que cela. Retrouver cette chambre, là où ma petite citrouille et moi logions... Son odeur si agréable, retrouver quelques affaires à elle.. Ô, rien qu'en y pensant, j'en avais le coeur serré.

- Ô Adakor.. Pardonne-moi.. S'il te plait.... Pardonne-moi d'avoir été si faible et de n'avoir pu te sauver.. Ô ma chérie... Pardonne-moi d'avoir pu être l'élue que tu souhaitais que je devienne.... Ô Adakor... Me pardonneras-tu de tous ces manquements que j'ai eu? Je te le promets, à toi aussi. Je deviendrais meilleure. Je le deviendrais, tu peux en être sûre! Jamais plus, je ne mourrai. Mourir en ayant vu ton visage fut mon seul confort avant mon dernier souffle... Je pense à toi constamment.. Je ne t'oublie pas, jamais! Je te vengerai, promis.

Persuadée que Bashô dormait encore, j'avais décidé de laisser aller mes paroles... Dans tous les cas, nous arrivions. La charrette entrain enfin à l'intérieur des murs après avoir été vérifier par les gardes. Une fois devant eux, j'inclinais la tête en signe de salutation accompagné d'un sourire. Ce garde devait être un nouveau.. Je ne l'avais encore jamais vu, chose qui me facilita la tâche, au cas où les gardes avaient pu apprendre mon décès...
Une fois la charrette arrêtée dans le centre-ville, j'attrapais Bashô d'une main et le jetais en dehors de la charrette tel un déchet. A dire vrai, je n'avais plus aucune once de sympathie ou de pitié envers cet élu. Seul le dégoût me faisait face.
Je descendais de la charrette, agrippais à nouveau son bras pour le remettre sur mon dos et me tourna rapidement envers nos transporteurs. Un sourire faible se dessinait sur le conducteur, j'en faisais de même et le remerciais d'un signe de tête.

- Pardonnez-nous pour le dérangement. Je me souviendrez de vous, vous m'avez été d'une très grande aide. Si un jour vous avez besoin de moi, n'hésitez pas. Je m'appelle Kachou. Elue de Seika. Prête à vous protéger d'un quelconque danger, souvenez-vous en.

Sur ces bonne paroles, je le laissais là, lui et son fil. Portant le traitre sur mon dos, j'avançais en direction d'un groupe de gardes, d'ailleurs l'un d'eux me semblait familier... Oui, un jour il était venu me demander du soutient pour une affaire de travaux à confier aux villageois.. S'il se souvenait de moi, il pourrait m'aider et comprendre la situation.
Bingo!
En me voyant, le garde se tenu droit, incitant ses collègues à en faire de même. Alors, soulagée de voir qu'il ne m'avait point oublié, je lui adressais un sourire chaleureux. Puis, passant rapidement à autre chose, je jetais Bachô au sol et le pointais du doigt.

- Tout d'abord, bonjour. Je suis Kachou, élue de Seika. Pour être venue en aide à plusieurs reprise à la nation, je pense qu'il est de mon devoir de vous offrir cet homme. La raison étant, qu'avec lui, vous pourriez en savoir plus sur notre ennemi à tous : Zayro Jinn. Cet homme que vous avez devant vous se prénomme Bashô. Lui aussi est un élu.. Malheureusement pour nous tous, un élu de nos rangs. Il est capable de localiser le messager de l'enfer. Mais en contre partie, il a pour mission de parlementer avec Geleerde, que vous connaissez tous. Sachez que je considère Bashô comme un traître... Puisque cette mission lui vient directement de Zayro Jinn. Mais bon, il saura mieux vous expliquer cela que moi, n'est-ce pas Bashô?

Je jetais un oeil dans sa direction puis, m'inclinant par respect pour eux et le travail qu'ils fournissaient, je leur adressais de nouvelles salutations.

- Je vous prierez de le jeter en prison... Pour le bien de Seika. Vous pourrez toujours l'interroger, ce que je vous conseillerais de faire, évidemment. Malheureusement, je ne peux rester plus longtemps en sa compagnie. Je dois m'en aller pour d'autres affaires.. Ce fut un réel plaisir de vous revoir. Bon courage pour le reste, ménagez vos forces et prenez soin de vous, messieurs.

Tournant le dos au groupe et au traître, je m'en allais, les laissant là. J'en avais fini ici. Il ne me restait plus qu'à retourner à l'auberge et leur raconter pour Adakor... Sans forcément leur raconter pour.. Moi.


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MessageSujet: Re: Un besoin inné d’exister   Mar 3 Jan - 17:48



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Pendant son sommeil forcé, l'élue avait pansé la blessure à la jambe qu'elle avait infligée à Bashô. C'était, il faut l'avouer, assez inespéré pour lui. Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'elle ne disait rien. Mais bon, le poète n'était pas du tout concentré sur elle. Il emmagasinait le Nen nécessaire à sa technique. S'il n'arrivait pas à la lancer, c'était mort pour lui. Il ne savait pas encore ce qu'il risquait mais ce qui était sûr c'est qu'il prendrait plein pot. Ça avait au moins le mérite de le motiver...

A un moment, elle se mit à s'excuser une nouvelle fois envers cet "Adakor", apparemment décédé. Décidément, il devait vraiment compter pour elle. Kachou en faisait une véritable obsession. Si seulement Zayro ne répandait pas autant le mal autour de lui... "S'il continue comme ça, un jour, il paiera pour tous ses crimes. Et ce jour là, j'espère être dans le bon camp. Fais attention Zayro, on finit toujours par récolter ce que l'on sème. Pour toi, la moisson ne sera pas bonne..." pensa le maffieux.

Ils finirent par arriver aux portes de la ville. Bashô, lui, y rentrerait à pieds et enchaîné. "Kachou la tortionnaire" le jeta dans la boue sans la moindre compassion pour lui. Dans ses souvenirs, même le messager de l'enfer ne l'avait pas traité si mal. Toute cette aventure était tellement dommage. Les deux élus auraient certainement pu être amis dans d'autres circonstances. Quelle déception...

Pour l'instant, il restait sur le sol, se relevant petit à petit, écoutant l'énonciation de ses "crimes" tous plus involontaires les uns que les autres. Et son faux argument de renseignement se retournait contre lui en plus... Lui qui comptait rencontrer l'empereur, l'ambiance ne serait pas la même qu'escomptée...

Les gardes l'emmenèrent ensuite avec plus de respect que ne l'avait fait jusqu'ici Kachou, ce qui en soit n'était pas une grande prouesse. Il ne vit pas grand chose de la ville mais elle était bien plus grande que Tokonatsu qui était déjà bien plus grande qu'Hibana. Bashô aurait aimé la visiter dans d'autres circonstances... De toute évidence, ce sera pour une prochaine fois... Plus il y pensait, moins il arrivait à comprendre à partir de quel moment sa situation avait dérapée.

Les gardes le mirent en cellule avant d'envoyer quelqu'un pour le soigner. En effet, il était toujours dans un piteux état et l'empire préconisait le soin de ses prisonniers malgré leurs crimes. Un médecin vint donc s'occuper de lui.
Le maffieux se montra le plus coopératif possible, il ne voulait pas faire de vagues et puis ce n'était pas dans son intérêt. Un jour de soin complet lui fut prodigué avant qu'il ne doivent rencontrer quelqu'un pour être interrogé. C'est le médecin qui lui annonça la nouvelle. Il avait alors bien récupéré et était gonflé à bloc, il s'était préparé à ce moment depuis qu'il s'était réveillé du coup de Kachou la veille.

Il prit alors instantanément la tête du docteur entre son bras et son avant-bras avec une vigueur insoupçonné par les gardes.

-Ne bougez pas d'un pouce ou sinon je vous laisse imaginer le pire... Je ne pense pas qu'une bavure comme celle-ci soit bénéfique à votre carrière! dit-il calmement aux gardes.

-Ne fais pas l'imbécile, tu es enfermé dans ta cellule! Tu n'as nulle part où t'enfuir! Tu es fait! Résous-toi! Si tu te montre intelligent, je ferai comme s'il ne s'était rien passé...
répondit le chef de la garde.

Pendant ce temps, Bashô arracha l'un de ses bandages et y marquait quelque chose avec son sang.

-Ne vous inquiétez pas pour moi sergent, ces barreaux ne sont pas une barrière pour les mots. J'espère que vous ne vous en voudrez pas trop. De toutes façon vous n'auriez rien pu faire. Passez le bonjour à l'empereur et à l'élue Kachou de ma part. leur déclara-t-il sérieux et toujours calme.

Puis-il déchira le bandage qu'il venait de préparer et disparut le laissant derrière lui ainsi que le médecin. Le sergent entra dans la cellule et regarda ce qu'il y avait d'écrit sur le bandage:

Je pense à chez moi
Hibana...
Je suis de retour!

Puis il pesta en pensant à sa proie qui était à des milliers de lieux de là.

***

Il réapparut devant la maison de son maître en haïkus qui était alors en train de méditer. A l'instant de son arrivée, ce dernier ouvrit les yeux.

-Les champs des oiseaux m'avaient prévenu de ton retour, ton voyage s'est bien passé? demanda Kuru avec son air de vieux renard habituel.


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Un besoin inné d’exister
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