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Les conséquences se payent toujours
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MessageSujet: Les conséquences se payent toujours   Jeu 5 Jan - 8:39




Les conséquences se payent toujours.




Un silence se voulant apaisant. La liberté totale. L'oubli de soi-même. La douleur devenue inexistante. La quiétude, la sérénité...

L'abandon de soit. Le Renouveau.


Musique d'ambiance


Le sang de l'hybride perlait le long de ses membres et de son visage de porcelaine. Un contraste des plus étonnant et malheureusement, devenu habituel. La douleur du sceau du Phénix et de son esprit, venait enfin de disparaître. Douce mélodie que son âme recherchait vainement. Pour la première fois, depuis une éternité, elle se sentait apaisée. Depuis le début de son arrivée dans le Monde Monochrome, la louve pouvait enfin redécouvrir ce que le mot, silence, signifiait.

Respirant par série de à-coup, elle retrouvait difficilement son souffle, les yeux clos, genoux à terre. La puissance dégagée par l'une de ses capacités l'avait fortement blessée également, mais elle ne s'y attarda nullement. La neige, qui avait élue domicile suite au combat qui avait eu lieu, s'effaçait enfin lentement autour d'elle, telle l'amante d'une nuit, passagère et fugace.

Le sifflement d'un oiseau brisant le mutisme imposé, tandis que la vue de l'hybride commençait lentement à s’accommoder des premiers rayons du soleil traversant les arbres. Difficilement, Geleerde ouvrit de nouveau les yeux, au même instant où les têtes de loup à ses côtés, disparaissaient, laissant une brume légère s'instaurée dans la forêt, offrant un cadre paradoxal à ce lieu dit tropicale.

Les bruits parasitaires avaient enfin laissés leur place à une sérénité trop longtemps abandonné. Plus rien n'atteignait la louve, qui, d'un plaisir presque coupable, savoura l'instant de paix qu'il lui était offert. Son regard épuisé et vide, se posa un instant vers Shan non loin d'elle, la chamane désormais inconsciente, après l'attaque du possédé. Son souffle commençait lentement à retrouver un rythme stable, pendant qu'elle portait doucement sa main à son épaule opposée, resserrant sa prise sur ses vêtements en lambeaux.

Le temps semblait s'être arrêté de lui-même, tant l'hybride éprouva des difficultés à relever fièrement son visage : elle qui était pourtant celle qui n'avait jamais baissé la tête face à l'adversité de ce monde. Mais maintenant, tout lui paraissait étrangement... Fade. Que ce soit le son de la forêt qui, habituellement, était capable d'apaiser ses maux, ou la fine odeur de l'herbe gisante à ses pieds. Rien, ne lui paraissait, réelle. Car au fond d'elle, Geleerde savait, que lorsqu'elle en prendrait conscience... Elle devrait payer le prix de ses actes.

Quand son œil ardent se posa enfin vers lui, la dernière chose qu'elle pu apercevoir, fut un dernier sourire de sa part. Pas un sourire provocateur, ni même condescendant. Ceux que la louve avaient pris l'habitude de voir et d'y répondre, lors du combat éternel. Non. Celui-ci, était un sourire qu'il avait eu don de lui offrir, pour la seconde fois.

Un dernier sourire sincère. De la part de son frère. De son ami.

- N...

Atteinte d'aphasie en apercevant les premières particules lumineuse entourant l'ex-général, elle se releva instinctivement, afin de le rattraper à bout de bras et de justesse, avant que le corps du bleuté ne s'affale à même le sol. Au contact, une légère plainte verbale naquit du coin de ses lèvres, tandis qu'elle s’évertuait à retenir la dépouille de son homologue masculin.

- N... !

Sa mâchoire se serra de frustration, ramenant le torse du chasseur contre le sien, telle une mère désirant apaisée les souffrances de sa progéniture. Elle était incapable de prononcer le moindre mot, la moindre cérémonie : elle savait ce qui était réservé, aux élus qui perdaient la vie en Kosaten. La louve avait déjà pu le voir, au travers de ses batailles. Et pourtant, malgré toutes les fois où elle a pu côtoyer la mort, acceptant le sort qui était destiné un jour, à tous...

Elle ne pouvait s'empêcher de se sentir impuissante. 

Dans son monde, la simple idée de ne pas pouvoir honorer les guerriers, était un affront : bien que sa meute et elle, n'attachait pas de réelles importances à leurs corps dit physique, les rituels post mortem étaient capitales, afin de protéger l'âme du défunt, empêchant les Faucheuses de se sustenter de leurs essences magique. A cette idée, l'indomptable se mordilla la lèvre inférieure : le bleuté n'était pas un hybride comme elle, cela n'avait donc aucune importance pour lui. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de le considérait comme tel : Après une éternité à vivre à ses côtés, à le comprendre, à se battre contre lui, à déceler toutes les subtilités de sa vie précédent Kosaten...

Elle ne pouvait pas, faire comme ci Nashar, n'avait jamais existé.

- Mon sort me convient parfaitement. C'est une de mes victoires, une de mes plus prestigieuses.

Les mots prononcés par le chasseur lui revinrent une nouvelle fois en tête, en signe d'adieu, ce à quoi Geleerde ne pu répondre que par un sourire vide.

- Fidèle à toi-même : tu tires ta révérence comme un prince.

Dans un murmure, elle prononça difficilement, le nom de son ami, le serrant contre elle et du mieux qu'elle le pu, à mesure que les fragments dorés dévoraient la chair du bleuté.

- J'ai cru longtemps être capable de contrôler les choses, même celles qui ne demande pas ma juridiction. Comme toi, j'ai été aveuglée par mes démons et mes peurs... Et c'est pour ça, que je ne supporte pas la faiblesse et particulièrement... La mienne. J'espérais constamment détruire cette incompétence, en gérant mes émotions, en refusant la moindre aide, quelle quel soit. C'est ce pourquoi je combattais Valkyrja. Cette raison là même, qui me poussait à détrôner la Reine Mère. En espérant sauver tout ceux que j'aimais et qui croyait en moi. J'ai acceptée de perdre mes frères sur les champs de bataille, dans l'espoir de les venger. J'ai anticipée les sacrifices, souhaitant ne pas les rendre vain. J'ai accueillie la douleur, la jugeant comme un moteur à ma rage...

Sa gorge se serra de désespoir.

- Mais ce que je n'ai pas pu prévoir...

Les bras du bleuté avaient désormais disparus, la peau de son visage s'effaçant peu à peu alors que l'hybride fermait les yeux de dépit et de résignation.

- ... C'est ta rédemption.

Les dernières lucioles de lumières disparaissant enfin avec le corps de l'ex-général, laissant une louve esseulée.

Les tâches de sang du chasseur couvrant les paumes de ses mains.

- (...) C’est pour ça que je te le demande, Geleerde.

Une première larme s'accouplant avec la sève vitale de Nashar.

- C'est pour ça...

Son front touchant lentement le sol, telle une prière miséreuse.


Un cri déchirant le ciel.












- (...) Réveille-toi, et mets un terme à tout ceci.













- ... Que je déteste... Faire des promesses.








NB CHRONO & CORRECTEUR:
 


Dernière édition par Geleerde le Lun 30 Jan - 6:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les conséquences se payent toujours   Jeu 5 Jan - 13:39




Les conséquences se payent toujours.



This is not... The end.

Musique d'ambiance












Son réveil fut bien plus difficile qu'elle ne l'aurait cru.

Émergeant doucement, l'hybride était allongée sur le côté, sa main droite posé au côté de son visage, paume levé vers le ciel. La vision trouble, elle tenta lentement de se concentrer pour scruter l'environnement autour d'elle : Quelques bibelots mal entretenus, gisaient du mieux qu'ils le pouvaient sur les étagères bancales et l'humidité restait beaucoup trop présente pour considérer le toit comme parfaitement hermétique. L'odeur alléchante d'un repas, éveilla toutefois ses autres sens, mais l'indomptable ne désirait pas se nourrir. Devant elle, se tenait Shan, bras en écharpe, s'affairant du mieux qu'elle le pouvait, à préparer de quoi sustenter la louve. La sorcière avait usé de ses dernières forces magique pour reconstituer une partie de la cabane : et bien que cette dernière ne soit pas dans un état des plus remarquable, cela servait au moins de refuge temporaire acceptable.  

- Ghnn...

Une légère plainte de l'hybride, ramena à la réalité la chamane qui se retourna aussitôt vers elle. Sans un mot, elle lui apporta un verre d'eau, prenant place sur le lit au côté de Geleerde qui se servit de son avant bras droit pour relever la moitié de son corps, récupérant le breuvage d'un geste mécanique. Buvant une gorgée, elle manqua toutefois de s'étouffer, abandonnant finalement l'idée de s'hydrater, émettant un grognement d'insatisfaction. D'un soupir, Shan récupéra le verre, pendant que l'érudite s'allongea de nouveau sur le lit de fortune, bras posé devant ses yeux. La lumière l'éblouissait et l'envie de dormir encore, pouvait être ressenti dans chaque parcelle de son corps.

- J'ai dormi longtemps ?

- Presque trois jours.

Un raclement de gorge supplémentaire, elle tourna le dos à la vieille femme, recroquevillant ses jambes, prête à s'endormir une nouvelle fois. Face à la peine et la douleur, le corps réagissait étrangement : il impose à son hôte de prendre du repos, plus qu'il ne devrait en avoir réellement besoin. Était-ce une manière de fuir ou de se protéger face à la souffrance ? Pour Geleerde, les raisons lui importaient peu.

Alors qu'elle s'apprêtait à retrouver le monde des chimères, l'indomptable, dans son mouvement, ressentie le contact d'un tissu familier entre les doigts de sa main gauche qui la poussa à y jeter un œil curieux.  

- Elle gisait dans les décombres de la cabane : tu l'as récupérée avant de sombrer. Depuis, tu ne l'as jamais lâché.

L'écharpe de Nashar.  

La chamane se releva finalement du lit, retournant à ses fourneaux, non sans porter une dernière attention à l'hybride qui tenait maintenant l'objet de sa convoitise à bout de bras. Ramenant l'étoffe devant son visage, elle l'observa un instant avant de resserrer sa prise, surprise de voir qu'elle était encore parfaitement intacte. Scrutant chaque fibre du tissu durant de longues seconde, la mine sombre, elle la ramena finalement à elle, abandonnant l'idée de quitter le lit, aujourd'hui encore.

Geleerde avait toujours vu le bleuté exposait fièrement l'écharpe autour de son cou, tel un talisman inestimable. La seule et unique fois où il ne la portait pas, fut quand l'érudite était arrivée ici, le jour où elle avait rencontrée Shan, acceptant la mission qu'elle avait obtenue, à la Capitale de Chikai. L'ex-général dormait déjà lorsqu'elle fit son apparition dans la cabane, ne laissant finalement qu'un dernier souvenir d'un être... Qui n'ouvrirait jamais plus, les yeux.

***

Deux jours supplémentaire s'écoulèrent, durant lesquels la louve passait la plupart de son temps à dormir. Quelques fois, il lui arrivait de reprendre conscience, aidant la chamane à retaper la battisse, non sans garder un mutisme profond et miséreux. Parfois, elle posait quelques questions à Shan, qui en évitait certaines, jugeant l'indomptable encore trop instable pour entendre ses réponses. Et aussi étrange que cela puisse paraître... Geleerde ne cherchait pas à réellement les connaître.

Jusqu'au jour, où...

***

Assise contre le mur extérieur de la cabane, un genou contre sa poitrine, son autre jambe allongé à même le sol, Geleerde observait le lointain, l'air pensive. Le vent frais de cette nouvelle matinée réchauffait sa peau de porcelaine, tandis que son cœur, restait de glace.

- Tu ne m'as toujours pas répondu, Shan.

La sorcière debout à ses côtés, sirotait du thé froid, scrutant l'horizon, sans un mot.  

- Combien de temps... Suis-je réellement partie ?

La louve devenait pressante à cette demande. Shan ne le savait que trop bien : elle ne pourrait pas lui cacher plus longtemps. Aussi, dans un soupir résigné, elle expliqua enfin ce que Geleerde voulait tant connaître :

- ... Dans le Monde Monochrome, tu as vécue une éternité. Le temps, n'avait aucune attraction pour ton corps, ni ton esprit. Dans ma hutte et en usant de mes capacités, il ne s'est écoulé qu'une semaine... En revanche. Dans notre monde. Kosaten...

L'indomptable serra le poing, son visage toujours tourné vers l'opposé d'où se tenait la chamane. Les extrémités de l'écharpe du chasseur - désormais autour de son cou - s'envolèrent au gré du vent sauvage, tandis que le regard fatigué de l'érudite pointait toujours vers le lointain.  

- Tu as disparue depuis six mois.




NB CORRECTEUR:
 


Dernière édition par Geleerde le Mer 8 Fév - 0:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les conséquences se payent toujours   Jeu 2 Fév - 9:34




Les conséquences se payent toujours.





Six mois.

Six mois qu'elle avait disparue de Kosaten. Laissant ses alliés sans aucune nouvelle et soutien, abandonnant ses devoirs d'élue, renonçant à son existence ici bas. Pourtant, la louve ne s'inquiétait pas à l'idée de devoir se justifier : ceux connaissant Geleerde, savaient pertinemment qu'elle était capable de partir en mission durant des semaines entières, sans prendre le temps d'offrir la moindre missive assurant qu'elle vivait toujours. Ainsi, il fut déjà décidé que personne, ne saurait.

Car ce qu'elle avait expérimentée dans le Monde Monochrome, toute cette éternité à se constituer une nouvelle vie avec pour seul compagnon, un élu de Fuyu, ne pouvait être hélas, avouable ni même concevable. Car après tout, dans cet univers...

Pactiser avec l'ennemi, n'était pas toléré.


***

Après quelques jours de marche, l'indomptable arriva enfin à la Capitale des flammes, celle pour laquelle elle avait combattue mainte fois. Cette cité, qui l'avait accueillie vers un Destin qui n'était pas le sien. La nuit s'offrait avec plaisir dans les ruelles de la ville depuis plusieurs heures déjà, laissant ses habitants s'endormir sereinement. L'hybride avait soigneusement évitée de se retrouver face à des soldats de Chikai, ne doutant pas un seul instant que l'empire était protégé des éventuelles attaques de leur ennemi, en prévision de la Grande Guerre qui s'annonçait. De ce fait, elle ne désirait pas que son retour soit annoncé ainsi. Ce pourquoi même Geleerde s'évertua à longer chaque chemin secret de la ville qu'elle connaissait désormais par cœur. Bien que cela fut une éternité qu'elle ne l'avait pas traversé, sa mémoire olfactive lui rappelait sans cesse de nouveaux souvenirs, à mesure qu'elle avançait. Ce fut une sensation étrange pour l'hybride. Elle pouvait ressentir exactement la même chose que la première fois qu'elle était arrivée à Chikai : la fine odeur du pain chaud et des effluves d'alcool, l'ambiance médiévale et théâtrale des courbettes respectueuses envers ses semblables ou la même atmosphère annonçant des jours sombres pour Kosaten. Au final, elle se rendait compte que ce qui avait réellement changé...

C'était elle-même.

Musique d'ambiance



Tout semblait être exactement comme dans ses réminiscences. Pourtant, la sensation qu'elle pouvait ressentir à découvrir sous un œil nouveau la Capitale, fut indescriptible. Le visage voilé sous une capuche en piteux état, Geleerde portait de nouveau ses traditionnels vêtements, ceux-là même qui l'avait accompagné à ses premières semaines dans ce Nouveau Monde. La seule différence, fut que cette fois-ci, elle n'était pas en compagnie de garde royaux, qui l'avaient trouvé dans la forêt d’émeraude, une semaine après qu'elle soit venue en Kosaten. La louve, encore plus sauvage qu'à l'accoutumé, avait finalement élu domicile dans une taverne, désirant s'hydrater d'un quelconque alcool. Dans son monde d'origine, Geleerde était connue pour passer ces nuits en compagnie de ses alliés les plus fidèles, se saoulant jusqu'au petit matin, remerciant leurs Ancêtres d'être encore en vie tout en pleurant leurs morts au combat.

- Donnez moi votre "meilleure" boisson. Aussi répugnante et justifiant d'un degré d'alcool aussi inimaginable que possible soit-elle. Si je la bois cul-sec, vous m'offrirez ce verre.



L'hybride retenue l'esquisse d'un sourire à ce souvenir lointain. Le goût du jeu ne l'avait jamais réellement quitté pour être honnête. Durant sa marche, elle écoutait la ville endormie, jetant quelques regards discret vers les rares natifs encore éveillés tandis qu'il ne lui fallut guère de temps pour qu'elle rejoigne l'objet de sa convoitise.

La maison de Schneiden.

Face à la porte d'entrée, l'hybride poussa un soupir en se rappelant de la dernière fois qu'elle avait frappée à la battisse du maître de l'espace. C'était sans doute ce jour-là, qu'elle avait compris qu'il serait un être important dans sa vie. Doucement, Geleerde toqua, attendant que quelqu'un daigne lui ouvrir. Quelques bruits de pas précipités et étouffés dans la maisonnette, lui rappelèrent instinctivement à qui appartenaient-ils.

- O-Oui ?
 
Un ton peu sûre d'elle. Aucun doute possible quant à celle qui se tenait derrière.

- ... Mirya ?

A l'énonciation de son prénom, la jeune fille ouvrit soudainement la porte, laissant entrevoir désormais une adolescente de tout juste quatorze ans. Des cheveux argentés virant quelque peu au blanc, le tout accompagné d'une frimousse innocente et des yeux d'enfant. Son corps commençait naturellement à se développer et Geleerde fut incapable de retenir un demi-sourire attendri face à cette apparition.

- Tu as encore grandie, toi.

A ces mots, la petite protégée de Schneiden se jeta dans les bras de l'élue du Phénix, une petite larme roulant le long de sa joue pâle, hurlant le nom de la louve. Peu habituée aux marques d'affection de ce genre, elle retenue une légère plainte verbale face à la proximité imposé de Mirya et elle, mais ne chercha pas non plus à la repousser.

- Oh, j-je... Je suis tellement heureuse de t-te revoir. Tu... Tu m'as tellement...

La jeune fille fut incapable de contenir ses émotions, laissant ses larmes coulées les unes après les autres, gardant malgré tout un sourire de soulagement. Machinalement, Geleerde porta sa main vers le haut du crâne de la petite, lui frottant énergiquement les cheveux avant de terminer par une caresse affectueuse.

- Yare yare. Ce n'est plus de ton âge de pleurer, tu sais.

Elle savait que Mirya avait une sainte horreur à ce qu'on lui rappelle qu'elle n'était encore qu'une enfant. La jeune native n'était d'ailleurs pas très démonstrative avec beaucoup de monde, hormis son père adoptif et Geleerde. En sa présence, celle du guerrier passait totalement inaperçue aux yeux de l'adolescente, au grand dam de ce dernier. Lui laissant un instant de répit, l'hybride porta son regard vers l'intérieur de la maison, redécouvrant avec plaisir que rien n'avait changé ici également. Toujours les mêmes odeurs, la même atmosphère de paix et de sérénité. Elle s'attendait, voir même, s'impatientait d'apercevoir la frimousse du manieur de démon, esquissant un sourire détendu et chaleureux pour l'accueillir. Toutefois, une sensation étrange envahie le cœur de l'érudite. Arquant un sourcil interrogateur, elle aperçue Mirya s'écartant légèrement de son torse, jetant quelques regards furtifs aux alentours, avant de reporter son attention vers la guerrière de Seika. Elle eu une seconde d'hésitation, ouvrant un instant la bouche pour la refermer par la suite, comme ci ce qu'elle dirait, pourrait détruire à jamais, les espérances de Geleerde...

- ... Schneiden n'est pas avec toi ?

... Et ce fut le cas.


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MessageSujet: Re: Les conséquences se payent toujours   Jeu 2 Fév - 17:02




Les conséquences se payent toujours.




Musique d'ambiance


Deux heures avant que l'aurore ne s'éveille, Geleerde était assise face au barman d'une taverne qu'elle ne côtoyait habituellement pas. Elle venait fraîchement de terminer son verre, en commandant un autre d'un bref signe de main. Le gérant, peu habitué à servir encore à cette heure, afficha une mine fatigué et morose, mais n'eut toutefois pas l'audace de demander à la louve de partir. Bien qu'elle avait réussi à elle seule, à lui refaire sa recette de la journée, il savait reconnaître quelqu'un qui ne pourrait pas être capable d'accepter qu'on lui refuse l'accès à la saoulerie.

Reposant sa tête fatigué dans la paume de sa main, elle poussa un soupir silencieux, fermant les yeux tandis que le nouveau verre fut servi au même instant. N'attendant pas bien longtemps pour en reprendre une gorgée, elle humecta ses lèvres d'alcool pour finalement reposer la choppe négligemment.

- ... Schneiden n'est pas avec toi ?

La voix de Mirya résonna une fois de plus dans son esprit, se rappelant de ce qu'il fut advenu par la suite. Sa propre surprise, mélangée à celle de la protégé du manieur de démon. Son incompréhension. Sa rage et sa douleur intérieure. L'hybride fut incapable de prononcer le moindre mot en cet instant. Se contentant d'observer passivement l'adolescente, murmurant faiblement son prénom, tandis que cette dernière commençait difficilement à saisir la gravité de la situation.

- I-il était parti t-te chercher. Il avait pp-promis qu'il... Qu'il te ramènerait...

De nouvelles larmes souillant le visage de la jeune native à chaque seconde, le corps de l'érudite figé, incapable de la réconforter comme elle aurait eu besoin. Les pleurs s'intensifiant de Mirya, le poing de la louve se serrant de frustration.

*Gliiinng !*

Un bruit de verre ramena Geleerde à la réalité qui jeta un bref coup d’œil derrière son épaule pour voir le tavernier ramassant les morceaux, jurant dans sa barbe d'homme âgé d'une cinquantaine d'année. Reportant son attention devant elle, la louve reprit possession de sa boisson, la terminant cul-sec, non sans une légère grimace.

- Laissez la bouteille, finalement.

- Tu sais pourtant que l'alcool rend le teint terne, hybride.

- Quand j'aurai besoin de tes conseils de beauté, je te sonnerais...

- Et ça ne rend pas plus aimable à ce que je vois.

Sans même y prêter un réel intérêt envers celui à qui elle venait de répondre, Ryuichi s'était assis aux côtés de la louve. Il était entré dans la taverne au même instant où le verre fut brisé, agissant telle une ombre pour se faufiler discrètement vers elle. Cet homme fut réputé pour être un loyaux soldat de Fenghuang, couplé au fait qu'il était également un ami du regretté Schneiden. Le gérant se hâta pour revenir vers sa clientèle, les servant tous les deux sans un mot, adressant toutefois une salutation respectueuse envers Ryuichi, d'un lent signe de tête, avant de repartir nettoyer les tables de travail, ne pouvant hélas jamais les rendre aussi étincelantes que leurs premiers jours. Devant le mutisme profond de la guerrière, le soldat se contenta de siroter sa boisson sans un mot durant quelques minutes, respirant sereinement.

- Les femmes ne boivent pas seule en temps normal, tu sais.

- Et les hommes n'ont pas besoin d'être aussi bavard.

Un rire léger réchauffa timidement l'atmosphère, malheureusement du seul côté de Ryuichi. Quant à l'hybride, elle restait aussi froide que les montagnes enneigées de Fuyu, se noyant dans son verre d'alcool.

- Mirya m'a expliqué. Elle s'est endormie il y a un peu plus d'une heure : pleurer l'a beaucoup épuisé.

Dans un murmure, Geleerde ramena finalement son attention vers son interlocuteur d'un simple regard en biais, tenant la choppe à quelques centimètres de son front. Le soldat plongea un instant ses yeux dans ceux ardent de la louve, non sans une expression désolée et interdite à la fois. Doucement, il porta son propre verre à sa bouche, buvant une lente et longue gorgée avant de répondre finalement :

- Je suis désolé que tu l'apprennes de cette façon, Geleerde.

- Si c'est des excuses que tu es venu me dire, ce n'était pas la peine de faire le déplacement.

Serrant la mâchoire à cette réponse, il fit pivoter son corps en direction de la louve, afin de lui faire pleinement face, posant un bras sur le comptoir tout en cherchant à capter l'attention de l'élue.

- Je sais combien vous étiez proche tous les deux. Tu étais sa partenaire la plus fidèle, celle pour qu'il n'aurait pas hésité à sacrifier sa vie. C'est précisément pour ça qu'il est parti à ta recherche. Pendant ses premières enquêtes, il revenait régulièrement, sondant les lieux à l'aide de sa conscience spatiale pour savoir si tu étais dans les environs. Lorsqu'il en a déduit que ce n'était pas le cas, il a commencé à s'éloigner des terres de Seika. Remplaçant ses allers et venues par des missives adressés à moi et Mirya. Il n'évoquait que très peu les zones dans lesquelles il se trouvait, jugeant que cela pourrait s'avérer dangereux qu'il le fasse, à juste raison. Demain, ça fera précisément huit semaines que nous n'avons plus de ses nouvelles.

Restant étonnement impassible à ce discours, Geleerde se servit une nouvelle fois, laissant quelque peu débordé le contenu de son verre durant la manœuvre, veillant cette fois-ci à savourer le liquide enivrant. Son esprit semblait ailleurs durant un instant, scrutant d'un œil fatigué et vide, les bouteilles lui faisant face.  

- Cet idiot sait pourtant très bien comment je fonctionne.

- Tu ne peux pas lui en vouloir de s'être fait du mouron pour une femme qu'il aimait.

L'indomptable ne releva pas la remarque de son allié, se contentant de jeter un coup d’œil vers le fond de son propre verre. Bien qu'elle se doutait de ce qu'il pouvait ressentir dans son cœur et que la louve acceptait peu à peu ce nouveau sentiment en elle, ils n'avaient encore jamais réellement évoqué une quelconque relation allant plus loin que la franche camaraderie... Bien que certains jeu de regard ne commençaient plus à être teinté d'innocence.    

- Et pour Mirya ? Qui s'occupe d'elle ?

- A la demande de Schneiden, je viens la voir chaque jours. Les semaines s'éternisant, j'ai tenté mainte fois à la placer... Dans une famille d'accueil. Mais la petite est têtue mine de rien : elle a toujours refusée. Une mère s'occupant des orphelins vint régulièrement la voir également, bien que Mirya lui refuse toujours à ce qu'elle prépare le dîner ou s'occupe de l'entretien de la maison. Sans aucun doute, elle deviendra une femme comblant les désirs d'un homme.

Un peu de légèreté naïve de la part de Ryuichi lui valu une réponse glaciale de l'hybride :

- Tss. Comme ci ça devait être sa priorité : une femme n'a pas besoin d'un homme pour vivre.

Se grattant nerveusement sa joue droite à l'aide de son index, le soldat reprit une nouvelle gorgée, avant de reprendre :

- Ecoute. Tu es loin de ne pas être la seule pour qui Schneiden était important. Nous avons tous beaucoup d'estime et de sympathie pour lui. Il était un fier et noble guerrier de notre Nation. Tout le monde ici se souvient de lui, de son sens de la justice et de son amour pour Seika. Nous avons cherché longuement à retrouver sa piste, guettant chaque indice nous le permettant...

A chaque mot prononcé par Ryuichi, Geleerde l'accueillait comme un coup de poignard en plein cœur. Sa main tenant le verre trembla de colère et de rage, tandis que son dernier œil valide s'enflammait peu à peu.

- (...) Sa perte en a affecté plus d'un. Il serait bien triste de te voir t’apitoyer sur son s-

- Ecoute toi donc parler : on dirait que tu l'as déjà enterré.

Reposant férocement sa choppe sur le comptoir de la taverne, l'hybride finit par se relever pour accéder à la sortie, non sans un dernier regard cruel et antipathique envers le soldat.

- Schneiden n'a jamais abandonné qui que ce soit. Tu devrais avoir honte de baisser les bras aussi facilement, Ryuichi. Mais je ne compterais pas sur toi ni aucun autre pour le retrouver. Restez donc sagement en sécurité ici pendant que vos élus se crèvent à la tâche.




NB IMPORTANT:
 


Dernière édition par Geleerde le Sam 4 Fév - 6:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les conséquences se payent toujours   Jeu 2 Fév - 17:17




Les conséquences se payent toujours.




Trois semaines de dures labeurs après avoir appris la disparition de Schneiden s'écoulèrent. La louve, qui avait récupérée les lettres envoyés par son allié à l'attention de Mirya, ne cessait de les relire, cherchant un quelconque indice pouvant déterminer sa position. Hélas, il fut assez intelligent pour en offrir que très peu. Avait-il osé franchir les terres de leur ennemi portant la marque du Dragon alors que la Grande Guerre se trouvait à leurs portes ? Était-il parti en direction des territoires inexplorés, réputés pour leurs dangerosités ? Impossible d'en être certain. Ce qui l'était toutefois, c'était que Geleerde n'abandonnait pas l'idée de le retrouver. Plusieurs fois, elle quittait la Capitale, reproduisant le même schéma que son prédécesseur, le cherchant à son tour. Elle n'avait pas encore tout explorée naturellement, mais elle pouvait déjà rayer les territoires de Fenghuang.

- Geleerde ! Le repas est prêt !

La voix douce de Mirya se fit entendre au rez-de-chaussé tandis que l'indomptable était dans la chambre de Schneiden, les mains posées contre le bureau de bois d'époque, des parchemins par milliers parsemés autour d'elle, ainsi qu'une carte de Kosaten.

- Où es-tu, Schneiden.

***

Musique d'ambiance



Les rues de Chikai furent animés plus que jamais ce jour-là. Des vendeurs hurlant fièrement détenir la plus rigoureuse des boissons aux troubadours contant les louanges de certains élus, passant par les artistes nomades qui s'évertuaient à émerveillés les enfants avec leurs tours. De retour de l'un de ses nombreux pèlerinages, Geleerde n'était hélas pas d'humeur au bain de foule. Bien que l'érudite n'avait pas spécialement besoin de dormir longtemps, elle n'avait pas obtenue une nuit convenable de sommeil depuis des jours. Dans un état quelque peu pitoyable, sa tenue avait subie les épreuves des combats contre des animaux sauvage qu'elle avait pu croiser durant son chemin. Ses cheveux lui arrivant désormais à peine à la terminaison de son cou, restaient continuellement en bataille, telle une crinière sauvage dont elle négligeait quelque peu l'entretien.  

Avec le temps, l'hybride avait tolérée les bousculades, avant de finalement ne plus en tenir réellement compte. Après tout, cela était monnaie courante de frôler une épaule ou deux, lors des journées marchandes à Chikai, alors pourquoi s'en offusquer ? Pourtant, ce jour-là, Geleerde commençait peu à peu à ne plus le supporter. A chaque fois qu'elle revenait de ses expéditions, elle devait de nouveau supporter le bruit de la foule, les jérémiades incessantes et les interpellations des soldats annonçant les mesures relatives à la Grande Guerre. Les vivres commenceraient à manquer, les apothicaires seraient rapidement débordés par les demandes et les volontaires à la bataille devenaient de plus en plus nombreux.

Lorsqu'elle ne partait pas, Geleerde s'assurait de faire acte de présence en compagnie des soldats des terres du feu, pour s’entraîner. Parfois, elle s'occupait d'orchestrer les enchaînements avec d'autres élus désirant aider les natifs, sous l’œil expert des plus haut gradés. De temps en temps, elle était sollicitée pour des quêtes demandant la présence d'élu pour être mené à bien, retardant ses propres investigations. Elle passait certaines de ses nuits en compagnie de Mirya, à la demande de l'enfant qui désirait quelques fois, ne pas dormir seule. Pourtant, dès que la petite se trouvait en sécurité dans les bras de Morphée, la guerrière s'échappait du lit, pour en retrouver d'autres : ceux de Bacchus.

Ses soirées étaient majoritairement composées de beuverie, s'abandonnant corps et âme dans un nectar alcoolisé, essayant tant bien que mal de faire bonne figure, sans pour autant le désirer réellement. Acceptant la compagnie de ses alliés souhaitant participer à la fête, elle restait généralement silencieuse, perdue dans ses pensées, ne quittant finalement les tavernes que lorsque ses sens n'étaient plus capable de réagir convenablement.

Chaque jours, chaque semaines, se ressemblaient.

De ses tentatives de recherche pour trouver Schneiden à ses consolations vaine à Mirya, passant par ses nuits d'insomnie interminable et de son esprit embrumé par l'alcool.

Jusqu'à un soir fatidique.

Une taverne grouillante de client potentiel. Des rires, des chants, de la boisson à en pleuvoir. Une ambiance festive, offrant l'une des réputations les plus connues de Seika. La proximité des gens. Le bruit. Le bourdonnement interminable des conversations. Les migraines insupportables. L'absence de concession. Une louve exténuée. Une première bousculade d'un natif suivie d'une excuse pathétique à l'attention de Geleerde. Un désintérêt de la louve. Une bouteille de plus. Une seconde bousculade, quelques gouttes d'alcool renversées, confondu pour de l'eau aux yeux de l'indomptable. Un juron étouffé. Une mâchoire se serrant peu à peu.  

Un verre renversé malencontreusement sur l'hybride.

- Regarde où tu mets les pieds, sale chienne.

Un avertissement. Une provocation. Une menace. Un silence pesant. Des regards qui se tournent vers elle. Un corps qui se lève pour leur faire face. L'alcool qui lui tourne la tête et dicte ses pensées.

- Quoi, qu'est ce que vous avez tous à me regarder, bande de paysans !? Arrêtez de vous payez ma gueule : vous êtes tranquillement assis ici à vivre, pendant que nous sommes sur le front pour sauver vos culs ! Je ne sais pas ce qui me retient de vous saignez comme des porcs !

Et si de toutes ces choses, une seule, n'étaient pas arrivées ? Il aurait suffit qu'une seule d'entres elles, ne se produisent pas, pour que l'avenir soit différent.


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MessageSujet: Re: Les conséquences se payent toujours   Jeu 2 Fév - 17:26



Les conséquences se payent toujours.

Musique d'ambiance


Je hais cette ville et tous ces habitants.







Je hais ces soldats qui se foutent de ma gueule dès que j’ai le dos tourné. Je hais cette femme qui me juge du regard parce que je porte les armes et non les enfants; trouve toi une occupation, connasse ! Je hais ces gosses qui font la manche pour détourner mon attention et me faire les poches; dégagez, putain ! Je hais ces geishas qui me narguent avec leurs tenues provocantes en pensant que je ne suis pas capable de me trouver un homme pour combler mes nuits. Je hais ce vendeur qui veut me faire payer le double du prix de sa viande faisandé; étouffe toi donc avec !

Je hais ce tavernier, veuf inconsolable, qui passe sa vie derrière son bar à s'ingurgiter de l’eau et à vendre du whisky aux gardes en acclamant leurs exploits. Je hais les réseaux mafieux des territoires neutres, qui passent leur temps à siroter du thé froid, en suçant des morceaux de sucres; Toujours à chercher des combines pour leurs petits trafics. Je hais ces Dieux, auto-proclamés « maîtres de l’univers » et ce Karui, Sul Hei et Jeong à la mords-moi-le-nœud, qui inventent chaque jour de nouveaux moyen d’exploiter les élus.

Je hais tous ces bâtards de Fuyujins qui cachent leurs soif de sang derrière leurs désirs de conquête. Je hais ces Minshujins, cherchant à tromper n'importe qui par leurs tactiques de lâche. Je hais ces Seikajins, se prétextant érudit, trahissant notre confiance en refusant de nous ouvrir les portes du savoir et de l'histoire de ce monde. Je hais Makoto, soldat alcoolique et soit-disant meilleur ami, qui se montre autant prévenant à mon égard qu'autant qu'il cherche à m'avoir dans son lit. Je hais Zayro Jinn, son aura méprisable écrasant la mienne, cherchant à démontrer mon infériorité face à lui; messager des enfers, mon cul.

Je hais Mirya pour me rappeler sans cesse la disparition de mon plus fidèle allié, son sourire d'orpheline et ses pleurs à chaque putain de soir. Je hais Nashar, ce faux frère, qui m'a lâchement abandonné, me condamnant à le tuer et à supporter le poids de mes remords. Et pendant qu'on y est, je hais Schneiden qui s’en est pas si mal tiré : un jour sur la croix, un week-end en enfer et la gloire éternelle avec les anges qui lui chantent de beau cantiques. Mais vas y toi à devoir supporter ce que tu as laissé derrière, Schneiden !

Je hais ce monde.

Des plaines de Minshu au village d'Hibana, de Jiyuu à Rin, des temples religieux aux Capitales des trois Nations... Qu’un tremblement de terre les rase, que des incendies les réduisent en cendres et que le niveau des eaux monte jusqu'à engloutir cet univers et tous les rats qui s’y terrent...

Non...

Ce que je hais le plus, c'est toi. Geleerde.

Tu avais toutes les cartes en main et tu t’es démerdé pour tout foutre en l’air.

















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