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L'échappée belle
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Roronoa Zoro Le pirate perdu

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MessageSujet: L'échappée belle    Sam 7 Jan - 20:06





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Aujourd'hui, Zoro s'était perdu... il errait dans un petit village paumé près des grands lacs
La nuit dernière, Zoro s'était fait dérober sa réserve d'alcool par une espèce de sale rapace. Un moment d'inattention, de sieste à l'auberge pour être exact, et une petite souillon s'était infiltrée dans sa chambre pour lui voler fric et bouteilles d'alcool. Le temps qu'il se réveille, il n'avait eu seulement le temps d'apercevoir son visage noir de suie, et ses cheveux d'épouvantail, mais elle sauta bien rapidement par la fenêtre. Agile comme un félin.
Il s'était promis de mettre la main dessus. Et puis, que diable foutrait-elle avec de l'alcool à part la revendre ?! Vu son jeune âge, elle ne risquait pas d'ingurgiter cette quantité par elle-même.

Bref, à cause d'elle, le marimo se couvrait d'une dette à la sortie de l'auberge. Il était censé payer au petit matin, mais au final, seule la caution fut réglée. Heureusement, car de ce fait, le sympathique aubergiste se contenta de garder cette caution effectuée à l'avance en cas de casse, mais comme la chambre était remise en bon état, il considéra qu'il s'agissait là du règlement de sa note. De plus, il n'avait apparemment pas été la seule victime de l'auberge cette nuit, d'après des bruits de couloir. Tous les couillons laissant leurs fenêtres ouvertes en avaient été victimes. C'était pourtant censé être un village paisible, où les délits étaient moindres, voire quasi inexistants, mais désormais cette confiance était brisée.
Quelle saloperie ! A cause de cette abrutie, la journée commençait mal et son humeur était semblable à celle d'un hippopotame enragé.

De base, elle se dirigeait même vers ses précieux katanas, mais il ne lui avait pas laissé le temps de s'en approcher davantage. Tant mieux car une catastrophe se serait produite dans l'auberge sinon, du genre la démolition de la bâtisse ?
Bref, une nouvelle journée commençait et comme d'habitude, Zoro errait à travers les rues, plus ou moins à la recherche de la gamine, mais surtout en quête d'une solution pour se ravitailler.

Deux jours s'écoulèrent où le bretteur, foutu dans la merde à cause de cette chatte voleuse, mettait tout en oeuvre pour s'en sortir légitimement. Parfois, il rendait quelques services en échange de quelques yens, mais il attendait surtout de tomber sur une prime à attraper.
Par ailleurs, l'image d'une demoiselle gracile, et particulièrement belle, était placardée un peu partout dans la ville, tandis que des groupes de soldats patrouillaient inlassablement nuit et jour à sa recherche.  Il ne s'agissait pas de n'importe qui, mais de la fille du gouverneur de cette ville.

Décidément, pour une ville à réputation tranquille, il ne se passait que des emmerdes ces derniers temps. Entre les vols, les disparitions, bientôt les meurtres ? Etait-ce lié ? Aucune idée, et Zoro s'en fichait pas mal pour tout avouer.
Ce fut une nuit que la situation prit une tournure intéressante. En effet, le garçon, assit au coin d'une ruelle, se reposait, tapis dans l'ombre, quand soudainement un bruit étrange l'interpella. Son oeil se déploya, et il découvrit une silhouette descendre le long d'un mur, puis sauter sur le pavé. Un voleur ?! Qui venait vraisemblablement de terminer son travail puisqu'il portait un sac sur son épaule... Petit de taille... Ou petite ? Mais attendez, ne serait-ce pas la voleuse ?!

Aux aguets, le garçon se redressa subitement, tel un suricate en alerte :

- Hey toi ! Foutue voleuse, reviens là !

En panique, la crasseuse fila à travers la ruelle, tandis que le pirate la poursuivit sans sourciller. Le pirate, qui rappelons-le, était emprisonné dans un corps de femme actuellement. Mais ça ne l'empêchait pas de courir à travers la ville, même si jouer au chat et à la souris ne l'amusait guère. Ils débarquèrent sur la place du village, et la demoiselle s'engouffra dans une rue qui amenait à un angle où l'on ne pouvait aller qu'à gauche. Si seulement quelqu'un pouvait arriver par cette gauche pour la choper, mais autant prier pour apercevoir la culotte de la Vierge. En plus, elle courrait relativement vite.... Une vraie kirikou !








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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Lun 16 Jan - 22:20

Un avantage à être victime d’une malédiction qui prive petit à petit de son humanité. Valentine était très peu souvent sujette à des choses comme la faim, la fatigue ou le froid. Recherchant « plus » que de la simple nourriture pour entretenir ses réserves d’énergie, tant qu’elle abreuvait quelque peu sa soif, elle pouvait supporter bien pire qu’un humain ordinaire.
Mauvais point de la malédiction. Si elle s’abstenait trop longtemps de boire du sang, elle commençait à ressentir ces choses … Même si cela n’avait pas lieu d’être. Son esprit s’embrouillait, devenait confus : elle était parfois sur le point de perdre connaissance juste en tentant de se concentrer sur quelque chose, parce qu’elle était trop fatiguée pour tenir le choc. Et ce, même après des heures de sommeil. Elle avait faim, pendant même qu’elle se remplissait l’estomac, et n’arrivait plus à combler réellement sa satiété. Ces symptômes, cependant, elle ne les expérimentait que rarement : en général, elle cédait bien avant de vraiment « devoir » se mettre à boire … Mais parfois, ils survenaient lorsqu’elle tentait de tricher, et se mettait par exemple à boire du sang d’animal plutôt que d’homme. Car de la même manière qu’un humain mangeant quelque chose qu’il ne digère pas ne pourra pas en tirer les nutriments nécessaires, l’âme de la demi-vampire ne pouvait se sustenter d’autre chose que de l’énergie vitale d’une créature intelligente, pensante. Mais depuis qu’elle était arrivée sur Kosaten … La « jeune » hybride rechignait à se nourrire. Akemi, parce qu’elle venait de son monde et qu’elle l’avait côtoyé un certain temps, avait accepté de la « nourrir » ainsi pendant quelques temps … Mais depuis qu’elles étaient séparées, la blonde faisait disette. Et c’était tout, sauf bon pour elle.

Le plus proche exemple de ce « problème » s’était produit deux jours plus tôt à peine, dans une taverne où la blonde prenait un pot … Enfin. Elle tentait plutôt de s’embrouiller les idées avec quelque chose de tangible, comme de l’alcool. Ce n’était pas une décision particulièrement pertinente ? Elle avait beau avoir une ou deux mauvaises expériences de par le passé avec cela, elle n’en avait visiblement tiré aucune leçon … Ou en tout cas, aucune qui pouvait se voir, vu le cycle dans lequel elle s’était enfermé. Plonger sa main dans sa bourse. Sortir une poignée de yens supplémentaires, et les poser sur la table. Attendre que le barman ne les repère, et ne les prenne, avant de remettre un autre verre de sake devant elle. Elle procédait ensuite au vidage de ce verre, plus ou moins rapide, et finissait par le poser sur la table pour revenir à l’étape 1. Et elle avait déjà réaliser ce cycle un bon nombre de fois lorsque le patron du bar finit par l’informer qu’elle en était à plus de la moitié de sa 2nd bouteille, et qu’elle devrait peut-être s’arrêter là. La traqueuse n’avait pas vraiment tenté de répondre : elle se sentait la bouche trop endolorie par l’alcool pour cela. Elle avait simplement haussé les épaules, et s’était dirigé vers l’étage, et sa chambre. Plus d’une personne l’avait observé, se demandant si elle allait se manger le sol (ce qui en soit était fort possible). Mais elle était parvenue à traverser la pièce et grimper les escaliers sans le moindre souci, même si ces derniers étaient beaucoup moins stables qu’elle n’aurait désiré. Complètement assommée, elle s’était écroulée dans son lit presque aussitôt, et avait dormi comme une masse.

Ce n’est que le lendemain matin, au réveil, qu’elle réalisa qu’elle n’avait pas du tout pensé à fermer la porte la veille. Et à part les vêtements qu’elle avait sur elle … Et bien, elle n’avait plus rien.

Les 48 heures suivantes furent une longue série de pénibles questions posées à des individus parfois tout aussi peu agréables. Certaines discussions furent plus houleuses que d’autres, mais la blonde n’eut à en venir aux mains qu’une seule fois : elle préféra prendre la fuite que se coltiner un poivrot qui prenait mal le fait qu’elle le suspecte. En même temps, vu la tête … enfin, le délit de faciès était un problème dont elle souffrait, et elle ne voulait pas l’infliger à d’autres. Mais là, entre les cicatrices, la barbe mal rasée, l’odeur corporelle douteuse et la tendance à cracher des glaviots noirâtres sur le sol de façon régulière, elle avait tout de même beaucoup de mal à croire l’histoire de « l’honnête paysan ». Sans compter qu’il se baladait avec une arme, et qu’il avait préféré siffler d’une façon particulière avec ses doigts avant de dégainer … La blonde ne savait pas s’il avait appelé des renforts, mais elle en aurait mis sa main au feu, si elle était assez stupide pour ce genre de paris.

S’il y avait un bon point dans tout ceci en tout cas, c’était qu’elle était … Lucide. Pas de façon aussi constante qu’elle ne l’aurait désiré, et clairement jamais autant que si elle avait bu, mais elle avait les idées claires. Avoir un objectif simple et défini la stimulait et lui donnait plus de facilité à se concentrer sur ce qu’elle avait à faire. Qu’avait-elle perdu, en résumé ? Son sac, contenant des vivres, quelques herbes, de quoi faire des bandages plus ou moins corrects, et un couteau « outil » dont elle se servait pour tailler des branches, trancher une corde, graver quelque chose … En clair, tout sauf manger. A côté de cela, son tanto avait, bien entendu, également disparu, de même que sa bourse : c’était les deux éléments qu’elle regrettait le plus, et de loin. Sans argent, la traqueuse avait été obligée de recommencer à, elle-même, subtiliser des bourses aux gens pour se payer un peu de nourriture : elle avait préféré dormir dehors plutôt qu’épuiser inutilement cette faible ressource. Enfin, pour être exact, elle avait dormi dans une grange, à l’extérieur de la ville, et durant la journée qui avait suivi sa nuit blanche d’investigations … Oui, elle pouvait probablement jouer de son statut d’élu pour obtenir le logis chez un habitant, mais cela impliquait de dire qu’elle était élu d’une part, et de se reposer sur (et chez) une tierce personne d’autre part : elle se refusait aux deux, ou en tout cas pas pour si peu.

Au final cependant, la blonde avait relativement peu avancé dans son affaire … La seule chose qu’elle avait réussi à obtenir, de la part de plusieurs personnes à vrai dire, était que des vols de ce genre étaient devenus fréquents en ce moment. Probablement un quelconque vagabond qui allait chercher la richesse là où elle était le plus aisée à dérober : dans la poche de son prochain. Se sentant quelque peu visée par cette tournure de phrase, la chasseuse de monstres ne releva cependant pas vraiment, se contentant généralement de remercier ses interlocuteurs les plus bavards. Une seule personne avait daigné lui donner un nom, mais comme par hasard, il s’agissait de celui de son ex-mari … La coïncidence était trop grosse pour que la blonde ne prête attention à cette piste, de toute manière peu probante : si l’homme était fonctionnaire de la cité, il y avait peu de chance qu’il n’aille faire des rapines et autres, même si c’était un crétin fini qui rentrait chez lui tous les soirs pour s’enivrer et battre sa femme. C’était en réfléchissant encore un peu à ce cas si particulier et à cette pauvre dame (un brin hystérique) que la traqueuse avait fini par s’asseoir sur un banc, sur une des places de la cité. Levant les yeux au ciel, elle avait essayé d’exprimer toute sa fatigue en un soupire : le résultat fut au mieux mitigé. Se perdant dans ses pensées et ses songes, elle se demanda si elle ne ferait pas mieux de tout simplement renoncer … Mais l’image de sa lame la rappela à l’ordre. Elle ne pouvait pas abandonner ce souvenir-là. Elle fut brusquement arrachée à sa rêverie en entendant un éclat de voix, puis des pas pressés. Cela venait probablement d’un peu loin, quelques rues même, mais avec le calme ambiant, son ouïe surdéveloppée repérait très bien cette scène … Et parvenait même à dire que la poursuite se rapprochait. C’est en voyant débouler à toute vitesse un petit, enroulé dans une grosse cape et vêtues de loque, poursuivi par une demoiselle aux cheveux verts portant trois sabres, qu’elle eut enfin le fin mot de l’histoire. Probablement un voleur quelconque, qui avait été assez maladroit pour se faire prendre. La traqueuse aurait volontiers porté assistance à la personne aux cheveux verts, mais se sentait trop las pour ça … du moins, jusqu’à ce que ses yeux jaunes ne perçoivent un détail. Un sac, qui ballotait par-dessus la cape grise du voleur. Son sac. La blonde eut l’impression que son sang venait subitement de parcourir l’intégralité de son corps en un battement de cœur.

Le banc grinça affreusement lorsqu’elle s’éjecta de toutes ses forces pour se mettre directement à courir. Foulant le pavé aussi rapidement qu’elle le pouvait, la traqueuse vit sa cible, et l’autre poursuivante, s’enfoncer dans une ruelle non loin. De là où elle se trouvait, les chances qu’elle ne les rattrape étaient vraiment mince … Heureusement, elle n’avait pas besoin d’emprunter exactement le même itinéraire. Se fiant à son ouïe, elle préféra prendre la rue suivante, cherchant à entendre les sons des courses entre les immeubles … Pas trop difficile, vu la discrétion des coureurs. Elle ne les perdrait pas comme cela.
Le hasard voulut que la rue dans laquelle elle s’était engagée était précisément celle sur laquelle débouchait la ruelle empruntée par le voleur : ce dernier débarqua en réalité à fond de train juste devant la blonde, qui fit de gros yeux, et eut un réflexe. Tendant le bras, elle se saisit de la bande de son sac, qui flottait autour des épaules fluette. La tenant fermement, elle encaissa parfaitement le choc lorsque le cuir se tendit brusquement, et …Sentit la gravité être confuse, l’espace d’un instant. La faute à l’inertie, ce qu’elle tenait au bout de son bras avait presque décollé du sol à cause de l’arrêt brusque qu’on voulait lui faire subir : en conséquence, son bras, et ce qui était attaché (soit elle) furent également tractés vers le côté, alors qu’elle n’était pas sur des appuis très stables.

La conséquence, plus compréhensible, de tout ceci fut que le haut et le bas devinrent pendant quelques secondes des concepts abstraits, et que la blonde se retrouva à rouler sur le sol avec sa prise. Lorsqu’elle parvint enfin à se stabiliser, ce fut en posant un pied à terre pour arrêter la rotation : elle se trouvait alors au-dessus du voleur, qu’elle bloqua également de sa main libre. Lâchant la lanière du sac et tendant le bras au-dessus de sa tête, elle déploya en un éclair ses griffes osseuses, le regard rempli de poison … Mais se retint de frapper, sa raison lui revenant juste à temps. Malgré ses tempes qui battait, malgré l’action qui venait de se dérouler, et malgré la frénésie à laquelle elle était tentée de succomber, il n’était ni juste, ni bien, ni conseillé de juste tuer ici et maintenant cette personne … qui n’était pas du tout un garçon, maintenant qu’elle pouvait la voir de près. Voyant, du coin de l’œil, que l’autre femme débarquait également, la traqueuse « rétracta » les excroissances osseuses, redonnant à ses doigts une apparence normale, alors qu’elle restait sur la gosse, la maintenant à terre. Elle attendit que sa potentielle alliée ne s’arrête à proximité pour parler, choisissant un minimum ses mots.

Très joli, ce sac … c’est le mien. Et j’aimerais le récupérer … Ainsi que son contenu. Ce serait possible ?

Au moins, elle levait le doute sur ses intentions … enfin, il fallait l’espérer. Coup de chance en tout cas : il n’y avait aucun témoin … pour l’instant.


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


"Mais bon ... J'ai aussi cette petite boule de poils, pour m'aider. Il s'appelle Oor'ka." :
 
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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Ven 20 Jan - 16:48





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Cette maudite gamine avait mangé du steak de Guepard a midi ? Comment expliquer qu'elle lui filait aussi aisement entre les doigts ? Certes, il n'était pas assez lent pour se laisser semer mais pas non plus assez rapide pour l'attraper. Sans intervention externe, ils étaient partis pour courir l'étendue de la journée, tout deux si obstinés.

Mais ce fut dans cette ruelle que la course effrénée prit fin, comme prévu, grâce à un élément externe et nécessaire, qui sans lequel Zoro continuerait à serpenter comme une furie après cette sale bête. Peut-être l'aurait-il eu à l'usure. Il était clair qu'elle ne profitait pas de l'endurance folle du bretteur.

Toutefois, intéressons nous a cet élément salvateur débarqué tout fraîchement. Déjà, c'était une créature de forme humaine, en apparence, de sexe feminin. Certes, il la percut tourner comme un soleil autour de la gamine dans une tentative d'arrêt, et l'examen était donc flou. Mais sa silhouette aux formes graciles répondait aux critères de féminité. Quant à la chevelure, longue et claire, il en conclut qu'il s'agissait d'une blondasse.

Quand il se rapprocha des deux êtres, la blondasse avait déjà rangé ses griffes, ce dont le pirate n'avait de toute façon pas remarqué de loin. Au flair, elle ne semblait pas particulièrement dangereuse mais il se méfiait de cette allure malgré tout.
En tout cas, belle prise. Elle maintenait la petite voleuse plaquée contre le sol. Ce petit asticot gesticulant sous sa prise qui ne méritait que d'être écrasée. Oui, Zoro ne faisait aucune différence. Ni sa jeunesse, ni son sexe épargneraient ses mauvaises actions. Elle méritait seulement une bonne fessée, et au lit, privée de dessert. Cette éducation était à refaire.

- Et je veux récupérer également ce qui m'appartient... !

Renchérit-il, d'une voix sévère aux intonations masculines malgré ce corps qui le contredisait. Mais le visage de la gosse paniquée se décomposa, comme un enfant venant de réaliser sa connerie et comprenant qu'une jolie punition l'attendait. Elle redoutait leurs réactions, et sembla faire voeux de silence, se contentant de gigoter la tête. Si elle comptait s'en sortir comme ça, elle se foutait le doigt dans l'oeil. Une mauvaise idée que de mettre la patience du pirate à rude épreuve, et il avait bien l'intention de la mettre au courant.

De ce fait, il dégaina un katana et se plaça non loin de sa tête afin de faire tomber la pointe de cette arme magnifique a 3 cm au-dessus de ses yeux. Il s'en contrefichait que la blondasse s'occupait déjà de la tenir, il ne visait que cette enfant.

- T'as 5 secondes pour me rendre mes affaires.... 5..... 4.......3...... 1....

- Eh!  T'as oublié un chiffre sale tricheuse!  

- Mais on s'en fout !
- Non, entre le 3 et le 1, c'est le 2, idiote !

S'exclama la gosse, qui abandonna son visage craintif pour une expression offusquée, tandis que le cheveux vert vint déglutir sauvagement, tremblotant, se retenant de la défoncer : " Oi oi... je vais la tuer "  Cet oubli de chiffre semblait plus la perturber que le sort qui l'attendait, comment osait-elle faire affront a ceux qui la dominaient ? Très confiante pour une simple voleuse.
En tout cas, humilié d'avoir été ainsi repris, le mal d'ego le saisissant, il inversa subitement le sens de son katana pour venir frapper le front de la gosse. Ainsi ce ne fut pas la pointe menaçante qui transperça la cervelle de cette voleuse mais plutôt le manche qui vint juste la cogner, le garçon refusant d'être interrompu comme ça :

- Gné.. foutue effrontée. Boucle la !  T'es pas en position de nous provoquer...... Et puis tu me gênes toi, redresse-toi, je me charge d'elle... !

Vociféra-t-il sur Valentine, qui après avoir été témoin d'une scène aussi pitoyable, risquait de lui répliquer des mots aussi sarcastiques que cinglants de quoi l'énerver davantage, même si elle aurait bien raison. Après tout, il n'avait pas réussi à choper une gamine, et elle le ridiculisait même en position de faiblesse. Il n'avait pas vraiment de leçon, ni d'ordre à donner aujourd'hui.








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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Lun 23 Jan - 23:45

Confirmant les pensées de la traqueuse, la pirate, dès qu’elle arrêta d’avancer pour les rejoindre, exposa clairement ce qu’elle attendait de la petite. Soupirant un peu en la maintenant à terre, la traqueuse observa alors un rôle un peu plus passif, observant simplement la voleuse … Elle était un peu crasseuse, mais mignonne. Enfin, aussi mignon qu’on peut l’être en volant leurs effets personnels aux gens … Par contre, elle était jeune. Val’ savait qu’ici, probablement comme dans son monde, la majorité devait être atteinte vers les 15 ou 16 ans, quelque chose de ce genre … Mais elle était encore bien en dessous, celle-là. Pas la moindre marque sur le visage pourtant, pas de signe de famine ou de coups … Soit c’était une orpheline des plus chanceuses, soit quelque chose clochait dans le fait qu’elle soit dehors, à faucher ici et là pour survivre. Quelque chose coupa net l’hybride dans ses réflexions cependant : ironiquement, il s’agissait d’une arme blanche … un katana. Levant les yeux vers la demoiselle aux cheveux verts, la blonde eut un air renfrogné. Elle tenait à récupérer ses affaires, ça oui, mais pas à faire un infanticide. Et en prime, la gamine était bien légère … Elle ne devait pas porter grand-chose sur elle. Sauf que si elle avait planqué son butin, et qu’on la tuait, les chances de récupérer quoi que ce soit étaient … Pratiquement inexistantes. Restant cependant calme, la chasseuse de monstre se fit tout simplement la réflexion que, si le besoin se faisait sentir, elle pourrait stopper la lame … Bon, à cette distance, était assez compliqué : il fallait espérer que la demoiselle pirate la reculerait avant de frapper, si frappe il y avait.

D’ailleurs, en écoutant ce qu’elle disait, Valentine remarqua que … sa voix était particulièrement grave, pour une demoiselle. L’observant avec un froncement de sourcils, elle nota, en plus de sa couleur de cheveux, qu’une cicatrice lui barrait un œil … Entres autres : on pouvait aussi parler de son teint de peau – bien différent de la pâleur maladive de la demi-elfe – ou de sa musculature légèrement apparente … Ou, dans la situation présente, de son expression particulièrement renfrognée. Elle avait aussi … 3 sabres ? La blonde avait déjà vu des épéïstes doués, et elle-même ne pouvait pas vraiment prétendre ne pas connaître l’idée du « une arme dans chaque main », mais … Là, c’était peut-être un peu trop. En entendant le compte à rebours et l’ultimatum, elle retint un soupire : elle n’avait pas envie de protéger cette gosse, et encore moins envie qu’on le force à le faire. Cependant, il faudrait bien, si cette dernière ne disait rien … Pourtant, ce qu’elle répondit fit pouffer ouvertement la traqueuse, qui, si elle avait bien relevé l’erreur dans le décompte, n’avait pas cherché à en parler. Enerver quelqu’un qui vous tient à sa merci … Soit la petite n’avait peur de rien, soit elle n’était pas bien futé : un mélange des deux était possible. Dans les deux cas, même si la semi vampire était passablement amusée par ce qu’elle venait de voir, elle finit par décréter qu’il était temps de cesser un peu les enfantillages.

Du calme, du calme … Ce n’est qu’une gosse, pas la peine de la saigner à blanc. Tu ne vas pas lui démontrer que tu pourrais être encore moins mature qu’elle, n’est-ce pas ?
HEY !
Et toi, on ne t’as jamais appris à ne pas provoquer une personne armée ? Qui de surcroit t’as déjà en grippe ? Par contre, on a veillé à ce que tu saches compter, visiblement … Tu m’explique ?

La gamine ouvrit des yeux ronds comme des boules de billards … Puis se mura presque aussitôt dans le silence qu’elle adoptait plus tôt. L’adulte qui la clouait à terre eut un ricanement moqueur, et repoussa le sabre sur le côté avec un doigt, appuyant sur le côté de la lame. Se relevant ensuite en tenant la gamine au col, elle lui retira son sac sans délicatesse, avant de la repousser plus ou moins doucement dans les bras de la pirate. Tiens, elle est à toi. Alors, voyons voir …

L’enfilant de nouveau, elle eut en premier lieu l’insatisfaction particulièrement prononcée de sentir qu’il ne faisait plus du tout le même poids. Son contenu avait changé … c’était logique. Pénible, mais logique. Ouvrant le rabat de cuir, sur lequel elle eut la mauvaise surprise de voir plusieurs éraflures dues à un manque d’entretien et de précautions, elle cligna des yeux un instant en voyant le contenu du sac. Une … deux … Trois bourses, à peine remplies. Un demi-jambon. Un morceau de pain. Un petit sac contenant probablement des caramels, vu l’odeur. Des morceaux ce porcelaine brisée, particulièrement fine. La tueuse de monstres ferma les yeux et se massa légèrement l’arête du nez … Elle n’accordait que peu, voir pas d’importance à l’idée que le petit sac en tissus dans lequel elle mettait son or soit rose ou vert, mais pour tout ce qui allait à côté, c’était tout de même un brin plus important … Sans parler de son tanto. Ce dernier était, de loin, son bien le plus précieux … Et bien entendu, il n’était pas là. Ceci étant, il était peut-être un peu long pour le sac, et le transporter à l’intérieur l’aurait endommagé … Mais ça ne voulait pas dire qu’elle n’avait pas espérer remettre la main dessus vite fait. Finissant par laisser le rabat retomber, elle lâcha un soupire de fatigue profond, et se tourna vers la gosse, aux prises avec l’autre demoiselle à la voix bien grave. Tendant un bras, elle tapota sur l’épaule de la petite, une expression de colère particulièrement froide sur les traits.

C’est bien gentil tes bricoles, par contre, mais ce ne sont pas nos affaires. Tu les as planqué où ?
J’vous dirais rien !
Oh, mais si. La seule vraie question, c’est est-ce que tu compte parler avant ou après qu’on t’ai arraché les mains, les bras, les jambes, les yeux et la peau du village, et qu’on te traîne par terre derrière nous sur plusieurs kilomètres ?
La petite écarquilla les yeux. Il était probable qu’on ne lui ai jamais promit de traitement de ce genre dans sa courte existence : pourtant, elle finit par balbutier un V-vous n’oseriez pas !
Oh, vraiment ? Ceci dit, tu as raison … Si on veut pouvoir te vendre, au service de je ne sais quel exploiteur de mine ou autre, il faut que tu sois toujours en mesure de te servir de tes bras et de tes jambes. Ceci étant, je suis persuadée que je peux quand même parvenir à te faire très, très mal et quand même te soigner après … Puis recommencer. Pendant quelques semaines. Mois. Années. J’ai un peu tout mon temps à vrai dire : ce n’est pas de le passer à te torturer qui va me faire chaud ou froid. Ta réponse ?

Si la gosse avait encore du sang dans la peau du visage lorsque la semi-vampire avait commencé à discuter avec elle, c’était désormais un problème résolu : elle était pâle comme un linge. Cette dernière hésita d’ailleurs à sortir de nouveau ses griffes, histoire d’appuyer son propos, mais le bluff était une chose subtile … Et elle en avait déjà pas mal usé. Tapotant donc juste sur son bras pour marquer sa prétendue impatience croissante, la blonde finit par, avec un sourire interne, voir la petite baisser les yeux vers le sol, signe qu’elle se résignait.

J’vous ai piqué vos affaires il y a combien de temps ?
Moi, ça va faire 3 jours ce soir.
Visiblement, l’autre personne à la chevelure verte était en quête de ses biens depuis une durée à peu près équivalente … bon.
… J’ai … J’vais pas pouvoir vous rendre vos affaires …
… Tu es sûre que tu veux vraiment reprendre cette discussion-là ?
N-non non … C’est juste que … J’ai vendu vos trucs, moi … Qu’est-ce que j’en aurais fait, sinon ?

Les mots résonnèrent, creux, dans l’esprit de la traqueuse. Vendu. Elle avait vendu Sanguine. L’espace d’un instant, la tueuse de monstre chercha le sens caché derrière les mots, l’insinuation, le jeu de mot … elle s’attendait même à une raillerie, un « je vous ai bien eu », quelque chose de ce genre. Mais rapidement, elle réalisa. Elle parlait au premier degré. Elle avait vendu ses affaires. La vampire n’eut même pas besoin d’y penser pour que les ongles de ses doigts ne s’allongent et ne se recourbent, devenant subitement bien plus pointus que la moyenne. Levant le bras, la main crispée à l’extrême, elle dû faire un effort terrifiant pour ne pas juste arracher la moitié du visage de la petite … Cette dernière poussa un glapissement de terreur, et parvint à se glisser dans le dos de la personne aux cheveux verts, derrière elle. La traqueuse resta encore figée un instant, puis soupira le plus profondément possible, avant de se masser l’arête du nez. Ses ongles reprirent une apparence normale en peu de temps, et lorsque ce fut le cas, elle rouvrit enfin les paupières. Ca y est : l’excitation de retrouver sa voleuse était totalement et définitivement envolée et disparue.

Bon … Et bien je suppose qu’on va se mettre en marche, alors. On va aller retrouver tes marchands, et leur demander gentiment de nous rendre nos affaires … mhh ? Et au passage … Je doute que tu aies vendu l’or que tu as récupéré. On va aussi passer par l’endroit où tu le planques, histoire de le récupérer, ça peut servir. Des questions ? Restant muette un instant, elle leva finalement les yeux vers l’épéiste, haussant les épaules intérieurement. Ça ne pouvait pas faire de mal de s’introduire. Au fait … Je m’appelle Valentine, enchantée. On ne se serait pas déjà vues quelque part ?


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Ven 27 Jan - 19:37





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Si cette gamine comptait faire ses yeux de merlan frit pour attendrir le bretteur, elle pouvait plutôt se foutre le doigt dans l’œil. Bien déterminé à l’apeurer pour lui délier la langue, il ne supportait pas le vol d’alcool. C’était presque aussi emmerdant que ses katanas, à la différence que ses sabres étaient uniques.
Toutefois, la tueuse de monstres ne s’opposa guère contre cette violence. Si ce traitement brusquerait plus d’un adulte, particulièrement les femmes, connues pour leur fort instinct maternel, cette mystérieuse dame ne s’y sensibilisait pourtant guère.

Préoccupée par la gueule de cette enfant, semblant alléchante sous sa crasse, Zoro ne calculait pas véritablement l’autre femme à ses côtés. Toutefois, quand elle pouffa de rire à son erreur lors du décompte, il le nota, et lui dédia un regard digne d’un odieux voleur de chèvres à tendance cannibale. Il espérait que le message ait été assez explicite, car sinon, elle se retrouverait dans une situation similaire à la gosse.
Par ailleurs, elle osa répliquer à son ordre, usant non pas du sarcasme, mais faisant plutôt appel à la tranquillité du cheveux vert. Elle l’informait sur sa nature d’enfant, comme si ce prétexte servirait à l’épargner, avant de le titiller sur sa maturité. Mais rien à foutre, ça ne marchait pas sur lui :

- Tout ce que je vois, c’est surtout une sale petite voleuse ! Vieillard, femme, gosse peu importe qui le commet, un vol est un vol !

Zoro haïssait les traitements de faveur. A partir de 7 ans, l’âge de raison, on devenait pleinement conscient et responsable de ses actes, alors la jeunesse de cette chipie ne lui sauverait pas la vie aujourd’hui. La sabreuse, en tant qu’homme intérieurement, ne se laissait pas berner par de telle niaiserie ! Bien une remarque de fille ça, tss… « qu’une gosse »… et alors ?!
Pendant qu’il ronchonnait spirituellement, Valentine s’adressait maintenant à l’enfant, afin de la recadrer également. Elle lui faisait connaître son imprudence à provoquer un homme la tenant en joue. Elle pointa aussi ce détail essentiel : le fait qu’elle sache compter. Surtout que dans de telles circonstances, on s’en battait pas mal les steaks de savoir correctement compter, alors pourquoi cette erreur la perturbait tant ?

Puis, n’ajoutant rien de spécial, la femme écarta doucement l’arme de l’escrimeur, l’air de rien. Pensait-elle qu’il ne la voyait pas ? Foutue effrontée diantre !

- Eh toi… Qu’est-ce qui te fait dire que tu peux foutre ta trace de doigt sur ma lame à ta guise ?!

Cependant, sous cette colère superficielle, il dégagea brutalement son katana de lui-même. Quitte à le retirer, autant que ce soit effectué par lui-même, non mais oh ! Ca prenait un peu trop la confiance par ici. Il faudrait remettre quelques pendules à l’heure !
De plus, elle s’autorisa, après avoir dévalisé l’enfant, à la jeter plus ou moins tranquillement dans les bras du pirate. Il la rattrapa, n’appréciant pas la proximité avec les autres, surtout quand il s’agissait d’inconnus, pour qui la sympathie manquait au rendez-vous… Ce qu’il cherchait se trouvait forcément dans le sac que la blonde tenait, alors il n’avait plus qu’à attendre son tour en l’observant farfouiller dedans.

Quant à la sale mioche, il la força à s’agenouiller devant lui, tandis qu’il lui maintenait solidement le crâne entre sa main assez massive, bien que tout de même plus gracile au sein de ce corps de femme. Elégance naturelle féminine oblige.
Au vue de la tête de plus en plus fracassée de la blonde, le contenu du sac ne semblait pas lui convenir. Mauvais signe. Si elle n’y trouvait pas son bonheur, ça ne risquait pas d’être le cas pour Zoro non plus. De plus, au moment de la fouille, il aurait entendu un bruit de verre s’entrechoquer si les bouteilles y résidaient. Bordel de queue ! Et la réplique de la victime ne fit qu’affirmer ses pensées, et confirmer le seum du marimo, qui asséna un petit coup de pied dans le dos de l’enfant agenouillée devant lui. Elle lui égorgeait les nerfs par son comportement énervant ! Il voulait la zigouiller sur le champ, mais comme le signalait Valentine, sans elle, il ne récupérerait jamais leurs fournitures respectives.

D’abord Valentine la menaça, mais comprenant que la fillette n'était pas plus réceptive que ça, elle enchaîna avec l’esclavage, puis la torture. Cette fois, on eut le droit à un peu plus de réaction, puis posa une question, le problème avançait.

- Mh… Oué 3 jours aussi… à peu près …


En fait, il ne s’en souvenait pas vraiment, puis ça l’importait que misérablement. Mais au lieu d’apporter une conclusion positive, ce dépôt de Satan déclara qu’ils ne retrouveraient pas leurs biens, ces derniers étant vendus. Quoi ? Du fric gaspillé dans le vent ? Alors que pour une fois, il s’était fait plaisir en choisissant le luxe du saké de qualité ?!

- T’as une idée de combien elles m’ont coûtées ?! J’ai bossé pour ça enfoirée, et toi tu me les dérobes comme ça te chante !

Cependant, tout à l’heure, à la séquence fouille, Zoro avait comme discerné un son familier de pièces. Il avait toujours moyen de les racheter. Mais son idée s’interrompit à la vue d’un étrange spectacle. Apparemment, il n’était pas le seul à craquer son slip dans cette ruelle. La blonde ne semblait pas avoir l’humeur au-dessus des sourcils non plus, la mine d’une meurtrière, tandis que ses ongles semblèrent s’allonger en courtes griffes et se rétracter. Le garçon, interloqué, arqua un sourcil et prononça :

- Gn… C’est quoi cette tête ?! Qu’est-ce que t’es encore toi ?!


Clair qu’elle dépassait les capacités humaines. A preuve du contraire, Zoro ne pouvait pas s’amuser aux yoyos avec ses ongles, à essayer quand même. Cette faculté était par ailleurs assez féline. Et en y songeant, cette peau blafarde ne témoignait pas d’une santé de fer pour un humain, sauf si elle n’en était pas véritablement une. Il courrait tant de créatures plus farfelues les unes que les autres entre les terres de Kosaten. Le festival des fous.
Apeurée, la gamine s’en était cachée derrière l’homme. Il la repoussa immédiatement en lui aboyant dessus :

- Oi..te planque pas derrière moi toi, j’suis pas une cachette… Assume la merde dans laquelle tu t’es fourrée.

Toutefois, il repassa facilement à autre chose, revenant au sujet principal. A son tour, le marimo attrapa le sac afin d’en sortir les bourses à moitié garnies.. Ca ne valait absolument rien, même pas de quoi s’acheter un saucisson. Cette peste avait déjà tout dépensé, tss... Il lança un vieux regard de la mort à l’enfant, avant d’être interpellé par Valentine, qui se présentait sous le nom de… Bah Valentine !

- Zoro et … Vues quelque part ?

De quoi parlait-elle ?! Il s’en souvi… Attendez… Pourquoi cette phrase lui rappelait soudainement une image étrange ? Celle de lui-même, couvert de caca, et elle… Non loin… Au milieu d’une masse d’autres personnes…. Flou, et très pitoyable, certainement le fruit de son imagination. Néanmoins raidi par cette image déconcertante, il déglutit bruyamment avant de répondre sombrement :

- Je.. ne.. pense.. pas.

Bref sur ce, il était temps de se mettre en route. Lui, Valentine et la voleuse de malheur. Il la souleva négligemment, afin de la traîner par le bras vers la prochaine destination :

- Emmène-nous à tous les marchands, et ne pense même pas à nous embobiner…

Précisa-t-il en posant sa lame scintillante contre son épaule. Elle les guiderait ainsi, et il la retirerait quand sa marchandise lui serait remise en mains. Il poursuivit son discours :

- Après quoi, on te remettra aux soldats !
- .. Quoi ?! …. NON ! Certainement pas ! NON NON NON ! Ou tu le regretteras !

S’exclama-t-elle en s’agitant à nouveau dans tous les sens comme une hystérique. Aussi interrogé qu’énervé, le garçon dût se résoudre à enlever sa lame puisque cette abrutie était capable de se couper dessus à force de se secouer comme un lombric alcoolique. A la place, il décida de la calmer en lui tordant le poignet :

- Arg… Arrête ça ! Et qu’est-ce qu’on regrettera ?! On a rien à se reprocher nous…
- C’est ce que tu penses… Et aïe ! Tu me fais mal, lâche-moi ou je hurle à l’agression !

Virant au rouge, cette casse-pied le tourmentant au plus haut point, il décida de la lâcher après une râle irritée. Le calme de l’enfant regagné, elle prit un air autoritaire mal placé afin de s’adresser aux deux demoiselles :

- Si vous voulez récupérer vos affaires, soyez discrets… Ne pas se faire remarquer, c'est tout ce que je demande ! .. De mémoire, je me souviens approximativement où est-ce que j'ai vendu vos affaires...


Cette allure de petite chef était encore plus exaspérant que le reste. Pourquoi devraient-ils obéir à cette grognasse ? Même si en soi, ça ne posait pas de problème à Zoro de se la jouer fin renard, il l’était assez naturellement. D’ailleurs, il ne comptait de toute façon pas faire le fou, alors il respecterait sa condition spontanément, sans même y penser.









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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Dim 29 Jan - 22:40

Visiblement, la demoiselle aux cheveux étranges ne semblait ni apprécier qu’on se moque un peu d’elle, ni défende ceux et celles qu’elle prenait à parti, ni qu’on touche à son arme … Cependant, si la semi-vampire avait eu envie de faire sa pénible, elle aurait pu préciser que, par mesure de prudence, elle avait plus touché la lame de son ongle que de son doigt directement : elle ne laisserait pas vraiment de marque … enfin. Ça n’avait pas beaucoup d’importance, mais ça marquait le ton vis-à-vis du comportement à adopter face à cette personne. Observant un peu le manège entre l’enfant et la bretteuse, la semi-vampire lui tendit volontiers le sac … Sans le retirer : en dépit de tout, ce dernier restait à elle. Comme elle s’y attendait, le contenu ne satisfaisait personne, et l’idée de former un groupe de trois pour un petit bout de temps ne semblait déranger personne … Enfin, probablement la gamine, mais elle n’avait pas voix au chapitre, après ses agissements récents.

… Vraiment. Ceci dit … c’est vrai que maintenant que vous le dites, je dois confondre … Vous me rappelez un homme que j’ai croisé, mais je pense que j’aurais vu directement la différence.

Enfonçant ses mains dans ses poches, elle regarda sans grande considération la petite se faire soulever du sol comme une malpropre, et être dirigée vers l’avant. Sous son masque de toile, la blonde eut un petit rictus : dans cette configuration, elle ne risquait pas vraiment de les « conduire » où que ce soit, vu qu’elle ne touchait même pas le sol … Et en prime, pour soulever une gosse faisant entre 30 et 45 kilos à bout de bras, d’une main, la verte devait avoir une sacrée force physique. Si la vampire en était capable aussi ? Oui, sans doute : pour combien de temps par contre, c’était une autre question … Plissant un peu les yeux, elle détailla l’autre adulte. Un détail, qui lui avait échappé, lui sauta presque directement aux yeux cette fois-ci : le tatouage bleu, en forme de dragon, qui se trouvait dans son cou. Si elle avait pu, la traqueuse aurait lâché un juron. Trois nations, deux alliées … Et il fallait qu’elle tombe sur un membre de la troisième. Mais au moins, le tableau n’était pas trop noir … Malgré le contexte géopolitique du continent, cette personne ne semblait pas vraiment préoccupée par la guerre … Plus par son alcool. C’était rassurant pour la grande blonde, moins pour la verte : un sens des priorités de ce genre ne mène que très rarement à de bons choix sur le long terme, dans la vie de tous les jours. Enfin, dans le pire des cas … La fuite était toujours une option, dans l’esprit de la traqueuse. Elle fut cependant coupée dans ses pensées en voyant la petite se débattre, et fronça les sourcils. L’idée d’être remise aux gardes la dérangeait tant que ça ?

Même pour une voleuse, c’était peut-être un peu exagéré que de se mettre à hurler à ce point … Certes, on pouvait rajouter le fait qu’elle n’était pas bien vieille, et pouvait donc probablement s’exciter comme un rien, comme tous les enfants de son âge. Certes, vu le nombre de vols qu’elle avait dû commettre, la remettre aux gardes la condamnait probablement à bien pire que si elle s’était contentée d’un bout de pain et d’une pomme ici et là. Et bien sûr, jeune et faible comme elle semblait être, l’idée de la prison ou de quoi que ce soit d’autre qu’on pouvait lui réserver était particulièrement dangereux : il n’était pas assuré qu’elle s’en sorte, à vrai dire … Mais pourtant, ses réactions étaient tout de même étranges. Elle finit cependant par sembler se calmer, et parvint même à négocier qu’on la laisse en paix (en quelques sortes). Se tournant vers les deux femmes, elle leur adressa des directives … Ce qui tira un petit rire à la vampire.

Je te signale que depuis tout à l’heure, la seule qui gueule comme un cochon qu’on égorge, c’est toi, mais à ta guise : on se montre discrètes et on évite les gardes, toutes les trois. Par contre, qu’on soit claire sur une ou deux choses … Comme vient de dire Zoro, pas d’embrouilles. On veut récupérer nos affaires, tu veux qu’on te laisse tranquille, et tant qu’on s’en tient à ça, tout se passera bien. Ensuite, c’est bien joli d’aller voir les personnes à qui tu as vendu nos affaires, mais ce serait mieux d’avoir de quoi les racheter. Et vu que tu nous as fauché tout notre argent … Laissant la phrase en suspend pendant quelques instants, la blonde soutint le regard de la gamine, qui s’était remise à tirer la moue. Quoi, tu ne t’attendais pas à ce qu’on paie pour ton vol, quand même ?
Vu l’état dans lequel vous étiez quand j’vous ai volé vos trucs, franchement c’est presque plus de votre faute que de la mienne.
Probablement. Et vu la charpie en laquelle je peux te réduire, franchement ton avis, j’en ai rien à faire. Enfin, au pire, tu peux toujours négocier avec Zoro si tu veux …

La petite plissa les yeux si fortement qu’on aurait presque pu les croire fermés … Puis se détourna, et se mit à marcher d’une démarche raidie et pressée. Visiblement, elle était légèrement irritée … Pas que « légèrement », en fait. Mais comme elle venait de le dire … La blonde n’en avait pas grand-chose à faire. Lui laissant peut-être un ou deux mètres d’avance, et ne la lâchant pas du regard, elle se remit à parler, s’adressant cependant cette fois à sa voisine. Après tout, rien n’obligeait à se murer dans un silence éternel … Et surtout, ce serait plus agréable de connaître un peu mieux la personne, au cas où.

Sinon, Zoro … Pour répondre à ta question … Je suis grosso-modo humaine, elfe, monstre, sorcière, et chasseuse à la fois … Pour te faire un bref résumé. Sinon, élue, tout simplement … comme toi. Mais ne t’en fais pas, je sais me tenir … et je ne cherche pas d’ennui. On récupère juste ce que la gamine qui a des choses à cacher nous a piqué, et voilà …
[color:3952=ff99ff]Hey !
Tais-toi et marches, toi, j’ai pas envie qu’on y passe la nuit.

Elle n’obtint qu’un grognement de frustration, qui l’amusa beaucoup plus qu’elle ne l’aurait cru possible. Comme quoi, titiller des gens qui vous avaient causé du tort pouvait réellement être une source de satisfaction, au final …

Arrêtez de m’appeler gamine !
Tu préfères quoi ? « Peste », « voleuse », « saleté » ?
C’est méchant !
Je le regretterais toute ma vie.Il n’y avait même pas besoin de voir l’expression de la traqueuse pour savoir qu’elle était sarcastique. Elle reprit, plus formelle : Plus sérieusement : donnes-nous tout simplement ton nom.
… Je n’en ai pas. La petite pause puait le mensonge à tellement de kilomètres que la blonde aurait froncé le nez, si cette phrase avait été littérale. Pourtant, elle ne réagit pas, haussant simplement les épaules.
Entendue saleté.
… vous n’avez qu’à m’appeler … Marine ! Voilà !
D’accord, Marine Voilà.
Mais non, t’as rien compris ! J’ai juste dis « Marine » !
Moins fort, Marine … Il y a des gens qui dorment, à cette heure-ci.

Maintenant qu’elle y pensait, vu l’heure, la possibilité de croiser les gens auxquels la petite avait vendu leurs affaires était peut-être moindre … non ? Encore que. Pour du trafic illégal, c’était plutôt justement tard dans la nuit que ce genre pouvait survenir le plus aisément … Ceci étant, il n’était pas exclu que la ville ait un genre de couvre-feu, ou des patrouilles nocturnes : vu qu’il n’y avait pas un chat dans les rues, rien n’invalidait cette supposition en tout cas. Se frottant légèrement le menton, et remettant un peu le tissus de son masque en place pour qu’il la démange un peu moins, l’hybride soupira … si elle avait pu éviter l’intégralité de cette histoire, sincèrement, ça ne l’aurait pas dérangé le moins du monde. Des problèmes pour rien tout ça, vraiment …

Qu’est-ce que tu t’es fait dérober, toi, au fait ? Se tournant cette fois un peu vers Zoro pour poser sa question, elle avait légèrement haussé un sourcil en la soumettant. Puis, un détail lui revint en mémoire. tout à l’heure, tu as parlé de … Sake il me semble, n’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Dim 5 Fév - 16:13

Zoro Roronoa a écrit:




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Un homme ?! La différence avec son état actuel était en effet flagrante.. C’était pas comme si il y avait eu changement de sexe.. Le truc le plus anodin du monde, c’n’était qu’un détail hein..
Plus sérieusement, elle visait dans le mille sans le savoir, il était un homme, en vrai. La comparaison s’avérait soit juste, soit tenait d’ordre de la coïncidence. Mais quelle sacrée coïncidence ! Quand on farfouillait bien au fond des souvenirs, on y trouvait une Valentine sauvage traînassait dans le coin, mais Zoro se privait nécessairement de plonger dans les abysses de sa mémoire… Histoire de s’éviter un début de malaise palpable.

Et ouais, Zoro soulevait des kilos comme une plume, et alors ? ! C’était ça, la badassitude. On avait la classe ou on ne l’avait pas. Il n’y réfléchissait même pas. Il devait ses capacités à ses gênes d’Hulk naturel mais surtout grâce à des séances interminables d’entraînement, où il concéda énergie et sueur en quantité. En fait, il ne récoltait que le fruit de sa semence, avec un petit d’assaisonnement de talent naturel, certes. Mais le travail, les efforts fournis, primaient majoritairement, et ce dans tout domaine. Pas de travail, pas de résultats.

Valentine ne resta pas de marbre face à la crise d’adolescente en perdition que leur poussait la gamine. Elle gueulait comme si l’on venait de signer son arrêt de mort. Les autorités ne se permettraient pas de tuer une gosse quand même ? A Fuyu, c’était une autre affaire mais ici, ça avait beau être la nation des perfides et des coups de put*, ils portaient en eux un semblant de sensibilité, et de compassion. Alors pourquoi se mettre dans de pareils états ?
Bref, revenons à Val’ comme on le disait, qui prit l’initiative de mettre les choses au clair ! Le but précis : récupérer les affaires. En revanche, elle souligna un point important. Comment reprendre les objets vendus sans pognon ?! Quelle débile ! Et de prime, au vu de sa tête, elle comptait que les deux élus payent pour ses délits !…

- eh ... T’en es culottée toi… !

Commenta le râleur de service, suite aux mots désagréables qu’elle prononça à leur égard. Genre, c’était de leur faute si elle agissait en sale petite vaurienne ?! Ouais, elle enchaînait les couches du culot pour s’en bâtir une montagne : d’abord, elle avait l’intention de leur faire racheter eux-même les possessions volés, après elle les accusait de s’être fait dépouiller par ses soins… Qu’elle ne s’étonne pas si le garçon serrait les poings jusqu’à s’en blanchir les phalanges par sa faute !
Et pourquoi l’autre blondasse se sentait obligée de l’inciter à négocier avec lui ? Comme s’il était un cœur tendre ? Le papa qui acceptait en scred quand la maman refusait ! Tss… Grimaçant, il fit connaître son dédain :

- Oi… Dis pas de conneries toi !

Elle allait s’imaginer qu’il était sympa sinon… Bon, ce n’était pas tout à fait faux dans le fond, mais il ne voulait pas démonter de sympathie envers de telles sales gosses.
Pour continuer, sur la route, la blondinette ajouta de l’animation en tapant la discute au cheveux vert. Elle se présentait sous les traits d’une créature hybride, et précisa qu’elle ne donnait pas de suite à cette aventure : reprendre ses biens et basta. Au moins, il était sur la même lignée à ce sujet :

- Mh.. j’me suis arrêté à « elfe » mais ça a l’air passionnant d’être tout ça à la fois…


En revanche, Valentine isola sa condition «d’élue », ce que le garçon nota. Cette info provoqua un froncement de sourcil, et l’homme dévia sa tête pour jauger l’autre de la tête aux pieds. Pas de chance, le sceau n’était apparemment pas aussi visible que le sien. Merde, il zappait sans arrêt qu’il affichait sa nation à la vue de tous comme ça.
Impossible de déterminer à quelle nation la femme appartenait. Et comme le pirate refusait de se la jouer psychologue de comptoir à l’aide de déductions qui le contraignaient à coller des étiquettes, et bien il ne devina guère. Oui, parce que on reconnaissait une bonne partie des élus si on s’amusait à les catégoriser : froids, impitoyables et avides de pouvoir : Fuyu. Justiciers, héroïques et naïfs : Seika. Rusés, lâches et sournois : Minshu. Si on se fiait à ces traits de caractère, il la classerait chez les …. Mh… il ne la connaissait pas assez et il ne voulait pas la placer d’façon !

- Une élue… toi… ? d’accord…

Ca ne le dérangeait pas, il s’en battait pas mal de la guerre ! Même s’il y participait plus ou moins contre son gré.
Quant à la gamine, elle se prit encore un mauvais traitement oral de la part de Valentine, tout aussi remonté que le bretteur. S’ensuivit alors un duel piquant entre les deux véritables femelles de l’histoire. Un échange provocateur sans intérêt, qui ne faisait qu’apporter bruits à la situation, ni plus ni moins. Ce à quoi le pirate demeura impassible, se contentant de marcher, armés de ses sourcils renfrognés.
Au final, ça demandait les prénoms ; mais comme elle refusait de donner le sien, elle s’en inventa un tout à fait simpliste : Marine. Mais pas de chance, elle ne méritait rien d’autre que gamine, alors il continuerait à l’appeler ainsi.

- Ouais.. du saké… mais pas n’importe lequel ! Un saké de qualité, à modèle unique.. La spécialité d’un marchand… !.. et toi ?

Expliqua-t-il aussi enthousiaste à l’idée d’y penser qu’énervé à la pensée de se l’être fait dérober par cette putain d’enfant de merde. Vénère, il lui jeta un sale regard dans son dos, avant que son pied ne parte tout seul en direction des fesses de la gosse :

- Allez.. Avance plus vite, j’me prends dans tes pattes !

Offusquée, l’enfant se retourna et marmonna en colère :

- Oh ! Je t’interdis de faire ça , vile roturière !
- Pardon ?!

Qu’est-ce que c’était que cette insulte de bourge là ? Elle se prenait pour une duchesse ou quoi ? Il sentait combien elle se pensait supérieur dans ces termes, et ça l’agaçait au plus haut point ! Alors il répété son geste, et lui botta à nouveau le cul comme un vulgaire ballon de football, beaucoup plus fort cette fois ! Résultat, elle s’écria :

- MAAAAIIIIIS euuuuuh !!! AIE !!!!!!!!!!!!!!!

Des soldats qui rôdaient dans le coin, entendirent ce cri, et l’on entendit comme des pas de course approcher de leurs positions. Aux aguets, le sabreur se stoppa dans la marche, et chuchota :

- Hey… Ca arrive par là… vous entendez ?!


Subitement, la petite fille se figea sur place afin d’écouter les pas. On perçut des ombres sur les murs, les silhouettes des gardes, et à cette vue, Marine invita les deux à courir en sens inverse :

- Vite !

Mais les soldats, désormais dans leur rue, les remarquèrent :

- Regardez là … ! HALTE !











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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Mar 7 Fév - 22:09

Du sake de qualité … Chacun sa définition des richesses et des valeurs, certes, mais l’hybride se demandait si ce n’était pas un trésor un peu … étrange à vouloir récupérer. Ceci étant, il était vrai que s’il s’agissait d’un millésime particulièrement cher qu’elle avait économisé pour se payer, vu son tempérament, on pouvait comprendre qu’elle soit à ce point remonté. Les mains bien calées dans les poches, la chasseuse se senti rassurée au moins sur un point … Même si son arme était passée dans les mains de plusieurs personnes – ce qui n’aurait rien d’étonnant si elle avait été vendue desuite, la blonde n’avait aucun doute sur la question – elle était à peu près certaine que personne n’essayerait de la boire. Le sake, par contre … Autant, on pouvait être quasi certaine que la petite ne s’était pas enfilé la réserve de la pirate, autant ce n’était pas dit pour les interlocuteurs suivants. Il fallait juste espérer que ce grand malheur n’était pas survenu … sinon une demoiselle à chevelure verte risquait de réduire la ville en cendres. Même si elle eut un petit sourire à cette pensée, la traqueuse se rendit soudain compte que cette pensé était en réalité plus ou moins sérieuse …Elle ne connaissait pas son pouvoir en tant qu’élue, mais elle savait qu’il pouvait être particulièrement grand. Se méfiait-elle à cause de sa nation ?... L’un dans l’autre, pas plus que d’un membre de sa propre nation, ou de seika : elle se doutait juste qu’ici, une agression était plus fortement possible … Mais pas impérative. Après tout, elle ne lui avait pas demandé sa nation : pas de raison de penser qu’elle était si patriotique que cela.

Elle fut distraite de ses pensées en voyant l’altercation entre le sujet de ses réflexions, et la personne qui les avait toutes les trois regroupées, et ne put s’empêcher de pouffer à voir le coup de pied partir dans l’arrière train de la petite. Elle ne pouvait pas dire que cette dernière ne l’avait pas volé, celle-là … Et mauvaise blague à part, vu son comportement, c’était presque étonnant que la verte ne l’ait pas déjà frappé ou blessé – plus ou moins légèrement – plus tôt … à vrai dire, sans la chasseuse de monstres, elle serait probablement déjà passé à l’action. Mais bon, pour un bon coup de pied aux fesses, que la blonde elle-même aurait pu avoir envie de distribuer, elle n’allait pas intervenir … Sauf à l’oral.

Tu vois, c’est pour ça que je lui disais de « négocier » avec toi … Je me doute bien que tu n’essaiera même pas de discuter.

Elle n’avait pas levé les mains pour faire des crochets avec ses doigts, mais elle espérait que l’ironie avait été saisie, cette fois … Au pire, tant pis, mais c’était toujours mieux d’être avec un interlocuteur qui comprenait vos plaisanteries, si douteuses soient-elles. Enfin. L’ironie, en tout cas. Cependant, elle ne s’était pas attendu au second coup de pied, et celui-là elle devait l’admettre, il était un peu méchant … Cela dit, le commentaire de la gamine juste avant avait de quoi interloquer. La vampire murmura un « Attends, quoi ? qui se perdit dans la discussion, avant de soupirer. Elle entendit les pas de courses rythmés, le cliquètement des armures de moyenne facture et les grognements des gardes bien avant les deux autres … Et elle commença à préparer son pas de brume dès cet instant. Ce qui fit qu’en réalité, elle était déjà presque complètement avalée par les brumes lorsque les deux autres se mirent à courir … Une à deux secondes plus tard à peine, elle n’était plus visible.

Elle ne savait pas si ses deux « alliés » (qui ressemblaient plutôt et plus ou moins à des compagnons d’infortune) avaient réalisé qu’elle avait disparu, ou l’avaient vu faire. Elle savait juste qu’elle était probablement la seule à pouvoir faire ce genre de coups fourrés, et en conséquence, qu’elle serait aussi sûrement la seule à ne pas bouger d’un pouce … Au contraire même : elle se mit à avancer vers le groupe de gardes en silence, espérant pour eux que les deux autres déguerpiraient. Elle ne comptait pas combattre … Enfin, pas vraiment. Mais son objectif était surtout de gagner du temps, pour l’instant. Et en prime, elle pourrait probablement évacuer un peu de cette frustration qu’elle accumulait depuis quelques jours … un petit échauffement semblait tout indiqué pour cela. Elle tentait un maximum de ne pas laisser ses pulsions la guider : c’était pour cela qu’en dépit de tout, elle n’avait pas encore heurté la petite physiquement parlant. Mais garder tout ceci sous contrôle ne voulait pas dire que l’envie n’était pas présente … Sans quoi, elle aurait probablement pu se contenter de courir avec les deux autres : la pirates comme la gosse avaient prouvés qu’ils savaient sprinter, et la blonde était confiance quant à ses capacités à semer une troupe de gardes en armure. Bon, au final, elle allait probablement courir quand même pour les semer … Mais pas tout de suite. 3 gardes, plus un autre derrière qui avait du mal à courir à cause de son embonpoint … c’était parfaitement jouable. Pendant qu’elle rejoignait leur position, la vampire prit la peine d’abaisser son masque, de laisser son manteau et son sac sur le sol, et de sortir un foulard dont elle se servit pour se recouvrir les cheveux. Le tout ne resterait dissimulé que pendant une poignée de secondes au plus, avant que la magie qui les dissimulait ne se dissipe… Elle n’avait pas besoin de plus.

Trottant en réalité à petite foulée dans le plan des brumes où elle se dissimulait, la demi-vampire fit en sorte de passer le premier homme, de tapoter l’épaule du second en le dépassant … Et de faucher magnifiquement la jambe du troisième lorsqu’elle arriva à son niveau. Ce dernier, comme elle l’avait prévu, décolla du sol avec un cri à la fois surpris et terrifié, et se ramassa sur le sol avec la même grâce qu’un sac de farine balancé de l’arrière d’une carriole sur le pavé. De façon logique, ses deux compagnons se retournèrent sans comprendre … et eurent la surprise de voir la blonde, qui se jeta sur le milieu du groupe, et lui balança son poing en pleine figure. Il esquiva avec grand peine, mais ne put gérer ses appuis de manière assez vive pour esquiver une seconde balayette, qui lui fit perdre l’équilibre et chuter lourdement à son tour.

Le troisième tenta de le frapper du manche de sa lance : la chasseuse recula la tête juste au bon moment pour que ce dernier ne lui frôle quelques mèches de cheveux qu’elle n’avait pas couverts. Seconde tentative, pour un résultat sensiblement similaire … Et la blonde psalmodiait. En temps normal, il lui suffisait de songer à la prière qu’elle adressait à sa fumerolle pour que cette dernière, répondant à son désir, ne la fasse disparaître … Mais en pleine situation de combat, il n’était pas aisé de se concentrer sur deux chose à la fois : éviter les coups, et canaliser sa magie. En l’occurrence, la parole, même si elle ne faisait que chuchoter, lui assurait à peu près qu’une pensée parasite ne viendrait pas trop la déranger … Elle dû faire un bond de plusieurs mètres vers l’arrière pour esquiver le dernier coup, un balayage relativement rapide. Alors même qu’elle était en l’air, elle-même pouvait très bien voir les volutes de fumée qui se dégageaient de son corps en abondance, et qui cherchaient à l’entourer pour la dévorer … Elle prononça la dernière syllabe de sa prière alors même que ses pieds touchaient terre : reculant encore sur quelques dizaines de centimètres en glissant, elle laissa finalement sa fumerolle la faire disparaître. Mais à sa grande surprise, le garde fut vraisemblablement plus réactif que ce qu’elle avait songé : lance vers l’avant, il la chargea … Et même si elle n’était plus du tout visible, la traqueuse dû se déporter sur le côté pour éviter d’être empalée. Le fer de la lance, à vrai dire, lui toucha le flanc et déchira sa chemise et un peu de sa peau, mais tout ce qu’elle songea fut un « ce n’est rien. Juste un peu de gras. »

Se déportant sur le côté alors que le lancier ramenait son arme à lui, elle le contourna en silence … Et pivota sur elle-même en sautant pour lui envoyer son talon dans la nuque. L’attaque était en traitre, et sur une zone non protégée : c’était peut-être un peu abusif de sa part, mais elle détestait qu’on lui tire le sang lorsqu’elle-même avait décidé de ne pas le faire. Réapparaissant une nouvelle fois alors que sa victime chutait à terre, elle se rendit compte que le dernier garde n’était plus qu’à dix mètres de là à peine … Elle pesta, et puisa dans ses réserves pour disparaître une nouvelle fois, même si cela s’avéra plus laborieux qu’elle ne l’aurait cru … Cependant, avant de le faire, elle s’employa bien à se mettre à courir …Vers le garde, justement. Ce dernier, pilant sur place, ne sut comment réagir, et adopta une position défensive … Elle disparut en passant à son niveau. Poussant un cri, l’homme frappa dans le vide, au hasard, mais sans succès. Plissant les yeux, il se retourna, concentré, et se prépara pour l’attaque dans le dos qui ne manquerait pas de survenir … C’est ce qui lui permit de voir, dans une ruelle partant de l’avenue où ils étaient, une flaque d’eau se disperser sur les côtés comme si on venait de marcher dedans … ou plutôt de courir. Clignant des yeux, il se tourna vers ses camarades, qui se relevaient déjà, et pointa la ruelle du doigt.

Elle part par là-bas !

Presque tout de suite après, il se remit à courir, rapidement dépassé par ses collègues, qui s’engagèrent dans la ruelle au pas de course, arme à la main. Seul un resta en arrière, regardant dans la direction où étaient partis la pirate et la petite … Un souffle de vent sembla lui indiquer qu’il devait pourchasser cette voie-là. Mais le cri frustré d’un autre garde non loin l’en dissuada finalement, et il se mit en tête de rejoindre son groupe au pas de course.

L’hybride d’elfe et d’humain avait déjà parcouru une trentaine de mètres lorsqu’il se détourna enfin, et avait profité de cela pour prendre son manteau sous le bras, ainsi que son sac qu’elle avait rapidement enfilé. Bien que court, cette échauffourée l’avait essoufflé … Sans parler bien sûr de tout ce qu’elle devait maintenant parcourir comme distance pour rattraper ses deux compagnons, et en sprintant tout le long en prime. Le visage las, elle remonta encore plusieurs dizaines de mètres sur la rue, avant de finalement bifurquer dans ce qu’elle croyait être la ruelle où elle avait vu disparaître le duo, un instant avant … Des traces de pas après une flaque d’eau la rassurèrent : quelqu’un était passé ici peu de temps auparavant … Et « il » avait deux pointures différentes réparties sur trois pieds. Poursuivant sa course pendant encore une minute ou deux, elle finit par apercevoir la queue de cheval verte, qu’elle héla avec un brin d’essoufflement dans la voix. Les deux ne courraient pas, pour l’heure : ils étaient même visiblement en train d’attendre … Ou bien marchaient-ils, tout simplement ? La blonde avait parfaitement conscience qu’elle apparaissait – littéralement – comme si elle venait de s’éjecter d’une poche de brouillard / fumée inexistante, et elle emportait d’ailleurs quelques volutes avec elle … Mais elle n’avait pas le temps de s’expliquer.

Se courbant en deux, elle prit quelques secondes pour respirer, levant juste un pouce pour signaler qu’elle allait bien malgré la plaie au niveau de son torse qui faisait lentement rougir sa chemise … ce n’était qu’une estafilade, elle s’en occuperait plus en profondeur dans un temps second. En prime, elle avait des bandages et de quoi faire dans son sa … bon. Il fallait juste espérer que la petite n’ait pas vendu son matériel médical, sinon elle allait très clairement vouloir sa mort. Lorsqu’elle estima qu’elle avait ventilé assez d’oxygène pour pouvoir de nouveau se tenir debout sans soucis, elle soupira quelque peu, puis pointa l’avant d’une main.

J’ai fait une diversion … On a deux minutes, mais j’aimerais autant qu’on se remette directement à courir.
A quoi ça servait de faire ça si c’était pour courir quand même à la fin ?!
Et à quoi sert cette question, dans la mesure où c’est fait de toute manière ?

« Marine » poussa un grognement de frustration particulièrement poussé, qui donna presque envie à la blonde de lui filer une claque. Pourquoi ne pas hurler leur position plus clairement, en disant bien qui ils étaient et pourquoi ils fuyaient, tant qu’à faire ? Enfin … Point positif : elle se mit à courir juste après sans attendre les deux adultes, fonçant tête baissée, mais connaissant visiblement son chemin vu le virage qu’elle marqua 3 mètres plus loin. Val’ fit un signe fatigué qui, à la réflexion, ne pouvait pas vouloir dire grand-chose d’autre que « bon bah allons-y », et se redressa légèrement pour se remettre elle-même à courir.

Point positif de l’affaire : le groupe passa les 15 minutes suivantes à se déplacer de manière rapide et efficace, bien que restant relativement planqués tout de même … la petite savait parfaitement où se rendre pour éviter le plus possible les gardes et leurs patrouilles : c’était relativement heureux, dans la mesure où la blonde ne se serait pas senti de faire une seconde « diversion » comme la première … Il était possible en revanche que leur guide ait tentée de semer les deux élues bien encombrantes qui étaient un peu de force avec elle, mais ni la traqueuse, ni la pirate ne lui avait laissé un pouce de terrain … Et lorsqu’enfin, elle ralentit, puis s’arrêta tout à fait, le trio était entièrement sorti de la ville. Ils n’étaient pas très loin : à peine quelques centaines de mètres … Se mettant à marcher dans l’herbe humide sans visiblement se soucier de se mouiller les chevilles, la petite voleuse laissa enfin retomber vers l’arrière sa capuche, libérant une crinière argentée particulièrement claire que la vampire n’avait même pas remarqué jusque-là … Même si elle marchait d’un pas vif cependant, l’enfant était clairement fatiguée de l’effort qu’elle venait de faire : il suffisait de l’entendre respirer rapidement et de façon rauque … Sans parler de la sueur qui perlait à grosses gouttes sur son visage.

Pourtant, c’est sans le moindre commentaire sur le sujet qu’elle traversa une prairie, jusqu’à parvenir à une ferme … qui semblait abandonnée, ou en tout cas inoccupée pour l’instant : pas de feu à la cheminée, pas de lumière aux fenêtres, rien qu’une bâtisse invisible à moins de 30 pas vu qu’elle était dans l’ombre de la forêt qui se trouvait à côté. Contournant le gros bâtiment de stockage, la petite finit par arriver à une sorte de grande planche … qu’elle fit basculer, rentrant dans le bâtiment à 4 pattes comme par une chatière. La vampire s’arrêta devant l’entrée, et plissa les yeux un instant … avant de s’accroupir.

tu penses vraiment qu’on va rentrer comme ça ?
J’en sais rien moi … ‘fallait pas me suivre, voilà.

La blonde détecta plus de fatigue que de mépris dans cette phrase … Ce qui, en soit, était à mi-chemin entre une bonne et une mauvaise chose. Finissant par soupirer un « Bon, je passe première » lui aussi relativement lasse, elle s’approcha à 4 pattes du panneau … Et parvint à passer en dessous, bien qu’avec quelques efforts : elle était obligée de se baisser pour pouvoir rester en-dessous de l’espèce de linteau de bois qui maintenait la planche principale en place. Finissant par s’asseoir à côté de l’entrée, à même le sol, une fois à l’intérieur, elle souffla lourdement … Ce n’était pas la salle principale de la grange, plutôt un petit endroit où on stockait les outils et autres, en temps normal … Une grosse quantité de paille avait été disposée dans un coin de la pièce avec une couverture jetée dessus, et du reste … Le fruit de plusieurs jours, voir semaines de larçins, à vue de nez. Elle ne chômait pas. Il y avait même de la bouffe et … ah. Une bouteille de Sake.

Toujours vivante … tu peux entrer, Zoro.


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Lun 13 Fév - 18:40





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En tout cas, les coups de pied au cul, ça en amusait une.. La Valentine pouffait en scred comme un phoque privé de cordes vocales. Quelle gamine, ça n’avait rien de drôle, cette Marine était chiante, et se faisait punir, tout simplement ! L’ éducation d’un gosse se passait ainsi : à coups de pieds dans le derche.
Concernant la remarque de l’elfe, il l’approuvait. En effet, il n’y avait rien à négocier avec un petit démon pareil. L’effet d’ironie se faufila comme de l’eau dans une passoire. Pour lui, ça s’apparentait à un compliment la fermeté, et l’intangibilité. Pas toujours, bien entendu, mais dans certaines circonstances, ces deux caractéristiques portaient ses fruits : lors d’un dressage de petite peste par exemple.

Une ribambelle de gardes repéra cette maltraitance à cause du cri que cette stupide fillette évacua. Les soldats courant à grandes foulées vers eux, on pouvait lire toute le regret de la gamine sur son visage. Et oui, voilà ce qu’il se produisait quand on ne savait pas contenir un gémissement de pucelle. Bref, l’épéiste indiqua qu’il était temps de se mettre en route, et s’élança avec la gamine à travers les ruelles. Il pensait que la blondasse les suivait, naturellement, mais ce ne fut qu’après un soudain silence, et la sensation d’un manque qu’il calcula ! Les soldats semblaient avoir été aisément semé.. un peu trop, et puis il n’entendait que deux pairs de pas galoper : les siennes et celles de l’autre.

- Arrête toi !

Ordonna-t-il à la gosse, afin de pivoter sur lui-même à la recherche d’une Valentine perdue. La petite fille prit la relève en inspectant les lieux à son tour, mais rien, si ce n’était la brume ambiante qui refroidissait l’atmosphère. C’en était glauque dis donc…

- Il semblerait que l’on ait perdu l’elfe en route..
- Elle s’est peut-être fait tuer ?!
- .. Dis pas de conneries, c’est une élue.

A travers son commentaire, on pouvait comprendre toute la confiance que Zoro plaçait chez les élus. A force d’expériences vécues ici, il avait toutes les raisons pour penser que les élus étaient des êtres à part, capables et débrouillards ! Rares étaient les élus qui ne parvenaient pas à s’extirper d’une sale situation, ils possédaient cet atout d’arranger, à peu près, n’importe quelle situation, d’une façon ou d’une autre. Même quand ils mourraient, la plupart trouvait le moyen de ressusciter… Telle était la différence avec les natifs : le pouvoir de toujours s’en sortir.
Il espérait cependant qu’elle ne se soit pas laisser bêtement capturer, même s’il en doutait. De son humble avis, elle tentait de jouer les championnes en se sacrifiant comme diversion. Mais dans l’ordre des choses, ce n’était pas à elle, mais à cette gamine. Zoro et Val n’avaient rien à se reprocher. Si les soldats les chopaient, ils responsabiliseraient tranquillement cette enfant, simple vérité quoi. C’était elle après tout qui désirait leur échapper par-dessus tout.

- Elle en est longue.. Tant pis pour elle, il ne faut pas rester ici !
- Boucle-la !

La gamine, irrespectueusement, se mit en route, tandis que garçon essayait d’écouter le moindre bruit suspect, susceptible d’appartenir à Valentine.. Mais comment faire quand une abrutie ne se la fermait jamais.. ?. Lui s’immobilisait, et Marine, ne supportant pas de le voir aussi concentré renchérit de plus belle, comme pour le déstabiliser :

- Allez ! Elle est certainement égarée, morte ou capturée.. Si tu veux revoir tes affaires, c’est maintenant ou jamais mais moi je pars ! Salut !

Le rouge grimpant aux joues, un soupir énervé s’échappa du marimo, avant qu’il ne tire le vêtement de la gosse pour qu’elle reste là. Elle était intenable, impatiente, et terriblement chiante ! De ce fait, il lui attrapa le poignet, afin de le serrer assez fort pour ne plus qu’elle tente de se tirer :

- Tu ne t’arrêtes jamais de raconter des conneries ?!  reste tranquille morveuse !


Une nouvelle fois, elle gesticula comme un asticot, en gémissant, avant qu’il ne la secoue une bonne fois pour toute afin qu’elle cesse ses enfantillages. Bordel, jamais il n’enfanterait.. Jamais… Au risque de les tuer sous l’impulsivité.
Et l’instinct du garçon visa juste, une nouvelle fois, puisque soudainement, un son à peine audible s’approcha d’eux, tandis qu’à travers la brume, une silhouette se dessinait. De son œil vif, le bretteur n’éprouva guère de difficulté à reconnaître l’élue. Mais le sang colorant ses habits fut de suite remarqué. Cette abrutie s’était risquée à les distraire, comme il le supposait. Toutefois, mis à part ce détail, elle paraissait plutôt en forme, mais particulièrement essoufflée.

Valentine confirma la thèse du pirate à l’oral et le vint à même leur garantir un temps minime de répit. Cependant, la gosse émit encore une remarque désobligeante à l’égard de la femme. Même si ça lui tapait sur le système, il convenait que ce n’était pas à lui de s’en mêler et l’elfe était parfaitement apte à se défendre seule contre une fillette :

- J’aurais pu m’en charger de ces types si tu m’avais tenu au courant de ton plan . !

Lança-t-il par fierté masculine, n’appréciant pas le fait qu’une femme puisse ainsi se risquer pour sauver le reste d’un groupe dans lequel il faisait partie. Bref, la petite troupe redémarra de plus bel, avec tout le monde à son bord cette fois-ci. Ils s’engagèrent dans certains virages, avec appréhension de tomber nez à nez avec une escouade à chaque fois… Dans quel cas, ils remettraient l’enfant, ou alors le pirate se verrait contraint de les exterminer si jamais ils devenaient trop encombrants.
Au bout d’un temps, les trois mousquetaires atteignirent la sortie de la ville. Traversant l’herbe humide sans sourciller, l’épéiste jeta un œil désintéressé aux étoiles. Si calme, si apaisant… Jusqu’à parvenir à une espèce de ferme abandonnée, parfait pour se reposer, même si tel n’était pas le but.

Toutefois, à entendre haleter les deux autres femmes, Zoro roula des yeux, et accepta qu’elles ne disposaient pas de la même endurance que lui, bien que cette qualité avait légèrement diminué qu’il arpentait ce corps de femme.. mais rien de bien méchant.
Les deux élus observèrent le spectacle d’une gamine pénétrant à l’intérieur d’une bien curieuse manière, tel un chat.. Suivit de peu par Valentine. En vrai, ça n’enchantait guère le sabreur de se faufiler comme un rat là-dedans mais son plus fin gabarit pouvait se le permettre. Avec sa corpulence masculine, il ne serait probablement pas passer, ou très difficilement.

Blasé, il y entra à son tour avant de se poser aux côtés des deux autres. Et là, tel le Graal scintillant, était posée une bouteille de saké. Magnifique ! Un halo lumineux semblait éclairer le récipient, et amener l’homme à l’attraper immédiatement. S’autorisant une bonne gorgée bien méritée, il la tendit ensuite nonchalamment vers la vampire, d’une voix rauque :

- Une gorgée ?!

Il n’en proposerait pas à cette sale gosse. Non à cause de son jeune âge, mais plutôt à cause des ennuis qu’elle apportait ! Puis, il enchaîna avec un autre sujet, d’un air tout à fait détaché :

- Ca va ton bide ?! J’ai cru voir du sang tout à l’heure.. t’as saigné ?!

S’il y avait du sang, évidemment que quelqu’un avait saigné. Mais il posait cette question car rien ne prouvait que ce sang lui appartenait. Peut-être que le sang des soldats avait giclé, même si apparemment, elle ne s’en était pas totalement débarrassée.
Quant à la chevelure de la gamine, il ne la releva pas, surtout pas dans cette nouvelle obscurité, mais s’il faisait le lien entre l’image de la fille recherchée aperçue dans la journée et cette voleuse, possible que… Bref, il tenta de se poser une place entre les deux dames, en foutant un léger coup de pied dans la hanche de l'enfant pour qu'elle se pousse :

- Ar... Décale-toi ! Laisse-moi d'la place un peu !









† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
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Dernière édition par Zoro Roronoa le Mar 16 Mai - 23:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Mar 7 Mar - 7:20

Les genoux relevés devant elle, et les coudes posés sur ces derniers, Valentine réfléchissait à sa soirée … De « désœuvrée dans ses recherches », elle était passée à gardienne d’enfants pour sa voleuse. Le retournement de situation avait de quoi faire sourire, mais elle ne trouvait pas cela spécialement drôle, en particulier à cause de ce picotement désagréable, au niveau de son flanc, qui lui rappelait le prix de sa témérité. Pourquoi ne les avait-elle pas prévenu de ce qu’elle comptait faire ? Pourquoi s’engager, seule, dans un combat qu’elle ne cherchait de toute façon pas à gagner ? Elle était encore bien trop faible pour pouvoir considérer qu’il y avait une différence « écrasante » entre elle et le garde lambda en Kosaten : en fait, il était même probable qu’un certain nombre d’entre eux soient même toujours plus puissants qu’elle. Voyant la verte sortir du trou dans la paroi, et se diriger presque aussitôt vers la bouteille de saké, la blonde finit par étirer un peu les coins de ses lèvres. Au moins quelqu’un qui était satisfait de la situation …

Hey …

Tournant la tête vers la petite, la traqueuse remarqua sa moue dépitée … Visiblement, sa remarque n’avait même pas été entendue, et elle ne protesta pas plus que cela. Elle comptait probablement offrir cet alcool à quelqu’un, pour « mieux faire passer » une négociation … Ou tout simplement la vendre. Dans tous les cas, elle renonça visiblement en un rien de temps à cette plu value, et ne moufta même pas lorsque la pirate tendit la bouteille à l’hybride. Cette dernière eut une hésitation … Puis déclina en secouant doucement la tête. Posant une main sur son estomac, et le frottant doucement là où la peau avait été déchirée, elle grimaça légèrement … Il allait falloir qu’elle s’occupe de ça, aussi, avant toute chose. La question de l’autre élue, qui tomba à peu près à ce moment-là, lui tira un léger soupire. Marine, en revanche, ouvrit de gros yeux en remarquant enfin la plaie … Visiblement, ce détail lui avait échappé lorsque la chasseuse de monstre était réapparue, un peu plus tôt.

Un petit coup de lance dans le flanc, rien de bien grave … émettant un gémissement qui indiquait tout le contraire, elle ferma les yeux en inclinant légèrement la tête vers l’avant. Je suppose que courir avec ça n’était pas mon idée la plus brillante de la journée …

Rouvrant un œil, elle vit la guerrière mettre un petit coup de pied à la fillette pour pouvoir s’installer à sa place, à côté de la blonde. La gosse émit une nouvelle protestation au coup de pied … Puis se releva pour traîner des pieds jusqu’à sa « couche », sur laquelle elle se laissa tomber sans plus de cérémonie : tout juste prit-elle la peine de dégrafer sa cape pour s’en servir de couverture. La blonde l’observa faire pendant un instant, muette, puis ferma les yeux et lâcha un nouveau soupire de lassitude. Zoro avait l’air en forme, mais c’était bien la seule du groupe … Finissant par se relever également avec un grognement, la blonde dût prendre appuie sur le mur pour ce faire, et resta quelques instants contre ce dernier, le temps de s’assurer que ses jambes la portaient encore. Finissant par se mettre lentement en marche, elle s’approcha du « trésor » de la gamine, l’inspectant en plissant les yeux …

Tu as revendu les bandages, le fil et les aiguilles que je transportait ?
[color:6818=ff3399]Non.
La réponse, brève et un peu sèche, tira un soupire à l’adulte. Il est rangé où ?
J’sais pu. P’tet dans le coffret, sur la droite.

Plissant les yeux, la semi vampire finit par observer du côté qu’elle indiquait … Et trouva également un petit coffre qui attira son attention. En mauvais état, il était possible qu’elle l’ait récupéré dans les ordures de quelqu’un… La serrure était cassée. Le prenant et le tirant un peu à elle, elle fronça les sourcils … Sur une des planchettes de bois sombre, quelqu’un avait gravé « médecine », probablement avec la pointe d’un couteau ou quelque chose de ce genre. Le mot était écrit sans faute : ce n’était pas une gravure très propre, mais au moins elle était parfaitement lisible … L’idée que la gosse ait pu trouver un coffre comme cela lui semblait proche de l’impossible. Cependant, après un autre regard à la petite allongée, elle décida d’ouvrir le petit conteneur sans poser de question tout de suite. Elle semblait déjà de mauvaise humeur et épuisée … Et elle n’était pas la seule. Revenant s’installer à sa place précédente en posant délicatement le coffret devant elle, la traqueuse eut l’heureuse surprise de trouver plus de matériel qu’elle n’en possédait. Heureuse, dans le sens où il ne lui restait que le strict nécessaire lorsqu’elle s’était tout fait dérober : là, au moins, elle pourrait s’assurer un soin plus complet. Retirant ses bras des manches de sa veste pour rester appuyée dessus, et ouvrant / relevant le bas de sa chemise suffisamment pour révéler son ventre à l’endroit où se trouvait la plaie, elle piocha dans le coffre une boule de coton visiblement plutôt propre, qu’elle déchira : elle n’avait pas besoin de tout.

La plaie n’était pas particulièrement sale en soit : la pointe de la lance avait nettement déchiré les chaires, sans pourtant causer de trop gros dégâts. Si on omettait l’inconfort pour respirer et la perte de sang, elle s’en tirait plutôt bien, en somme. Ayant imbibé le coton d’un des produits désinfectant qu’elle avait à disposition, la semi elfe nettoya ainsi sa plaie pendant deux ou trois minutes, en profitant pour éponger un peu du sang séché qu’elle avait sur la peau … Puis prit une bande de tissus afin de se faire un bandage autour de la blessure. Dans sa position, ce n’était pas aisé, mais elle parvint tout de même à un résultat correct, après quoi elle laissa sa chemise retomber et posa sa tête contre le mur, fatiguée. Outre le fait qu’elle était déchirée, sa chemise était ruinée par le sang, désormais … bah. Elle en rachèterait une autre. Dès qu’elle aurait les moyens financiers pour ce faire. Rouvrant finalement un œil, elle tendit finalement une main vers la pirate non loin d’elle avec un petit sourire.

Je veux bien une gorgée de saké, maintenant.

Une fois que Zoro lui eut passé le brevage, elle prit le temps d’abaisser le masque de tissus qu’elle portait sur les lèvres, révélant ces dernières. Pâles, elles étaient ornées sur un côté d’une petite boucle d’or, qui s’accordait assez bien à celle que l’hybride avait dans le nez, et qu’elle exposait déjà à la vue de tous. Laissant deux ou trois gorgées du liquide alcoolisé lui couler dans la gorge, elle marqua une pause le temps de reprendre son souffle … Puis reprit une nouvelle gorgée et repassa la bouteille. Avec la perte de sang, ce serait iben assez pour l’enivrer. Entendant un genre de sifflement régulier, la blonde se tourna vers la petite non loin : cette dernière semblait dormir à poings fermés. L’elfe de brume pouvait comprendre … Elle lâcha un petit soupire, et se massa l’arrière du cou avec une main, avant de se tourner sur le côté. Comme dit plus tôt, l’endroit où ils se trouvaient ressemblait plus à une cabane à outils qu’à une réelle grange : le reste était probablement accessible via cette porte, dans le mur … Se relevant, la chasseuse s’en approcha, et l’ouvrit en douceur. Le battant pivota avec un léger grincement, révélant une salle très ample, dans laquelle une certaine quantitée de foin avait déjà été déposée … Avant d’être abandonnée là. Se tournant vers Zoro, la blonde lui fit un petit signe du menton.

Tu pourrais dormir ici … Il n’y a pas énormément de place dans le débarras, à trois ça risque de devenir juste. Et dans l’absolu, je préfère rester ici pour surveiller la petite, plutôt que toi … Je n’aurais pas besoin d’énormément de sommeil, et je suppose qu’elle sera de meilleur humeur si elle se réveille avec moi plutôt que toi.

Laissant la porte ouverte, elle revint se poser contre le mur … Et prit doucement sa veste pour se recouvrir, et s’éviter de souffrir de la fraicheur nocturne. Elle était plus qu’habituée désormais à des environnements de ce genre, et en temps normal, son corps n’aurait même pas remarqué … Mais « en temps normal » décrivait une solution où elle s’était abreuvée il y a peu, et où elle n’était pas blessée. Heureusement, sa veste de voyage était bien assez chaude pour assurer son confort de ce côté-là. Trouvant finalement le silence un peu pesant, elle soupira, et se tourna vers la pirate.

ça te manque, des fois, chez toi ?


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Jeu 16 Mar - 15:44





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Au fond, il espérait obtenir un refus de la part de Vampirella. Il n’était pas de ceux qui insistaient pour remplir votre verre en dépit d’une déclination. Et s’il ne s’obstinait pas lourdement, la raison était simple : il voulait se la garder pour lui en mode rapiat. La proposition consistait juste en un signe de courtoisie, et surtout de compassion vis-à-vis de sa plaie suintante.
A la place, il s’enfila une nouvelle gorgée bruyamment avant d’observer discrètement la polymorphe grimaçant de douleur. Une souffrance infligée par son insouciance. Il ne comprenait toujours pas cette folie, sachant que cette tâche lui appartenait. Il possédait plus de moyens qu’elle pour faire face à une troupe de soldats féroces.
Quant à Marine, toujours à côté de la plaque, elle se décentra enfin et y repéra seulement maintenant la blessure de Valentine. Bah ouais ma grosse, voilà où tes conneries menaient ! Non insensible, on percevait un semblant de culpabilité dans le regard effaré de la gamine. Valentine prenait des risques considérables pour récupérer les biens que cette voleuse merdique dérobait impunément.

Un petit coup de lance dans le flanc ? Au calme… Elle relatait ça tranquillement comme si elle tartinait du pain avec du beurre demi-sel. Entre l’une qui abusait des euphémismes et l’autre qui nous assommait à coups d’hyperboles… Zoro incarnait l’équilibre. Evidemment le gémissement de chaton suivant ne mentit pas lui, et contesta ses dires précédents. Et ne parions même pas de cette grimace digne d’une femme venant tout juste d’être violée par une âme d’ascenseur maléfique. Ce n’était pas aussi anodin qu’elle le prétendait. Toutefois, elle assuma que courir lui avait porté préjudice en aggravant le bobo. Il partagea alors sa perplexité :

- mm…

Mais en tant que cactus indifférent national, il ne persista guère. Si elle signalait que ça roulait de son côté, alors soit. Il ne se manifesterait seulement si sa santé se détériorait où si elle lui demandait son aide. Cependant, il la gardait sous surveillance, n’ayant pas réellement envie de se réveiller aux côtés d’un cadavre.

Après s’être creusé une place entre les deux femmes, le bretteur s’installa plus ou moins confortablement. La gosse caractérielle s’en alla dans un soupir avant de rejoindre son dodo de circonstance : « C’est ça, endors-toi ! »
Puis, clouant son œil valide pour sombrer dans un repos partiel, il fut aussitôt déployé à nouveau puisqu’il sentit du mouvement chez sa voisine. Elle se releva mystérieusement, dans la souffrance encore une fois, pour s’avancer vers les affaires de la sotte voleuse. Il écouta la conversation à l’arrache, ça parlait de bandage et de fil.. Si  cette vampire comptait sur l’épéiste pour lui recoudre le flanc, elle pouvait s’foutre les doigts dans le cul. Il ne détenait aucun savoir-faire en ce qui concernait la médecine.

Au final, elle farfouilla et se débrouilla sans solliciter une assistance extérieure pour tenir le bandage ou autre. Valentine était un loup solitaire, une éternelle démerdeuse, on sentait qu’exiger de l’aide n’était pas dans sa nature. Chose que le garçon respectait puisque dans un sens, il jouissait des mêmes qualités. Lui aussi avait tendance à sous-estimer ses blessures de guerre afin de ne pas inquiéter son entourage.. et par fierté aussi. Ils se rejoignaient sur pas mal de points, c’était d’ailleurs pour cette raison qu’il ne l’emmerdait pas.
Avalant à nouveau du saké avant de s’apprêter à se rendormir, la femme changea d’avis et désira la bouteille. Dans un « mh » interrogatif, le garçon lui tendit l’alcool, curieux. Allait-elle vraiment boire ou était-ce pour désinfecter la plaie, déjà bandée ?! Illogique…

Et… REVELATION ! La vampire abaissa son voile de femme du désert. Des lèvres colorées se découvrirent au bretteur, tandis qu’il s’interloqua au sujet de ce drôle d’anneau doré ?! Et bien, elle avait la descente plus facile que prévue, pendant un instant, il flippa pour l’espérance de vie du saké. Buvait-elle comme un trou pour oublier ?! Si elle en venait à là, c’était que la plaie la tordait de douleur, et qu’elle se contenait ardemment.

Gigotant par la suite, elle poussa une espèce de porte étrange où elle conseilla au pirate de s’y faufiler. En arguments : le manque de place, plus la tranquillité. Vrai qu’il se passerait volontiers de percevoir cette tête de cochon à son réveil, et il s'épargnerait également ses ronronnements de moteur Diesel. C'était bruyant un enfant endormi..
Facile à vivre, le garçon n’y émit aucune opposition et y pénétra dans un soupir, s’écrasant sur une botte de foin à l’entrée. Il ne voulait pas s’éparpiller loin dedans, ça ne l’intéressait guère.
S’apprêtant à s’abandonner dans les bras de Morphée, l’hybride interrompit de nouveau le sommeil du sabreur. Décidément, elle n’était pas encline à dormir :

- Mh.. ça peut arriver.. comme la majorité d’entre nous…

Encore un euphémisme. Evidemment que ce monde de la piraterie, et de l’aventure lui manquaient ! Mais en particulier ses nakamas… Il y repensait relativement souvent, mais ne chialait pas sur son sort. Il percevait Kosaten comme un défi, pour se renforcer davantage et revenir plus puissant que jamais chez lui. Ce n’était pas une chose si négative. En revanche, il comptait bientôt se tirer d’ici, et cet espoir confiant de son retour parmi les siens lui permettait de ne pas sombrer dans la mélancolie…

- J'te retourne la question.. ? et d’où tu viens… ? pis pourquoi tu te caches la moitié de la gueule comme ça ?!

Si autrefois il pensait qu’elle cachait un horrible défaut physique, une malformation ou une brûlure, cicatrice, elle lui avait prouvé le contraire. Sa mâchoire s’avérait tout à fait basique, alors pourquoi la planquait-elle ainsi comme une musulmane derrière un vulgaire tissu délavé. Peut-être pour le style… Mais elle paraissait pas être ce genre de fille à s’encombrer d’artifices inutile au nom de l’esthétisme.








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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Dim 26 Mar - 3:39

L’éternel indifférence de la pirate, même si c’était probablement irritant pour certains, avait presque de quoi faire au contraire sourire la blonde. Cette dernière ne pouvait pas dire qu’elle adorait les individus renfrognés … mais ce petit côté caractériel, irrité de manière générale et prompt à l’énervement marquait d’une part une forte personnalité malgré un âge relativement jeune, et d’autre part … elle le rendait authentique. Dans le monde d’origine de la traqueuse, en tant que chasseuse de monstres, et de ce fait sur le fil entre les êtres pensant et les monstres justement, elle recevait systématiquement deux types de réaction. De la peur, et du respect. Le ratio entre l’un et l’autre variait, mais elle voyait rarement quoi que ce soit d’autre se dépeindre sur le visage de ceux avec qui elle faisait un bout de chemin, ou un brin de conversation. Sur Kosaten ? Son statut d’élu, et le fait relativement aisé à discerner qu’elle en était une rendait les gens … admiratif. Certains étaient toujours un peu craintifs de son apparence, ou de ce qu’elle pensait d’eux, ou de ses pouvoirs … Mais la majorité cherchait à la flatter via cette différence. Ça ne faisait, au final, que la marquer d’autant plus … et à terme, c’était assez lassant. La petite, elle aussi, avait son petit caractère, mais plus le temps passait, et moins la blonde associait cela à des nerfs d’acier, chez elle : elle semblait simplement … se donner l’autorisation de faire les choses, comme quelqu’un dont la parole a rarement été remise en cause. Ce n’était pas une bonne chose, pour elle … ce ne l’était pas du tout. Enfin. Au pire, si ses manières devenaient trop insupportables avec le temps, la blonde – ou la verte, moins patiente – lui remettrait probablement les idées en place.

La réponse qu’offrit Zoro à sa question était loin d’être une surprise, et pourtant, quelque part, la pluri-centenaire se sentit presque troublée par ses mots. « la majorité d’entre nous ». Y avait-il des élus qui n’étaient pas désireux de retourner dans leur univers d’origine ? D’aussi loin qu’elle puisse se souvenir cependant, la traqueuse n’avait pas souvenir d’avoir entendu parler d’un ou une qui retournait dans son monde … La mort elle-même ne semblait pas la solution : certains étaient « partis » … mais revenus par la suite. La majorité … La majorité des êtres que les trois dieux avaient arrachés à leurs mondes souhaitaient y retourner. Quelque part, elle se demanda s’il existait chose plus cruelle. Forcer un être à quitter sa terre, sa patrie, sa famille, pour aller se battre dans un autre monde qui n’est pas le sien, pour le compte d’une faction choisi pour lui à sa place, et ce sans lui laisser la simple possibilité de dire « non ». Hmm. Là, comme ça, à part écorcher vif un être et l’obliger à regarder, pendant qu’il se vide de son sang, les siens se faire occire et torturer de diverses manières, elle ne voyait pas. La suite lui fit hausser un sourcil. Vu que la pirate s’était déjà étendue dans le foin, et vu la position qu’elle avait adopté, on aurait pu croire qu’elle souhaitait directement dormir … et pourtant, elle poursuivait la conversation ? Politesse, ou intérêt réel ? La blonde ne l’aurait pas particulièrement pris pour quelqu’un de « poli », ou en tout cas pas au point de se forcer à faire ce genre de choses. De plus… autant être honnête : elle n’avait pas plus l’air que la traqueuse d’être issue d’une quelconque noblesse, où ce genre de pratiques est courante. Autant répondre en tout cas … La semi-vampire leva doucement un doigt, caressant un instant la boucle qui lui perçait la lèvre, avant de répondre.

J’ai quitté mon « chez-moi » à vingt ans, avec la ferme intention de ne jamais y revenir. J’y suis repassé … quelques fois, en quelques centaines d’années. Autant dire qu’on ne risque pas de remarquer mon absence avant un bout de temps. Je regrette surtout … une partie de ma famille. Mes petits frères et sœurs. D’où je viens … Mon monde s’appelle Era Necrolia. C’est un peu comme ici, mais … comment dire. Si ce monde et le miens était une peinture, celui où nous nous trouvons aurait des couleurs chatoyantes, de la nature florissante et un ciel clair. Bien sûr, l’ombre de la guerre plane, des monstres rôdent dans les environs et tout n’est pas rose … mais c’est un endroit qui semble agréable. Chez moi … Le ciel serait gris sombre. Proche du noir. Les arbres seraient, en grande partie, morts. Dans le lointain, des titans s’affronteraient … et le personnage principal de la peinture serait tout vêtu de noir. C’est comme ça que je … « Brosserais un portrait » de là où je viens. Du moins, c’est ce que la comparaison entre ici et là-bas me fait dire. Qui sait … Levant les doigts, elle les fit claquer pour que la pirate rouvre les yeux et les pose sur elle, pointant plus spécifiquement son visage. Ouvrant les lèvres, elle dévoila les 8 crocs effilés qui ornaient sa bouche, avant de les refermer. Je cache ma bouche pour éviter qu’on ne voie « ça » quand je parle, sourie, ou autres. Ici, ça n’a pas l’air d’avoir dérangé grand-monde, jusqu’à présent … Chez moi, il y a un bon nombre de remèdes tout indiqués. Une bonne épée en acier trempé enfoncé dans le crâne, par exemple. Un bûcher … elle fit un geste évasif de la main avec un petit soupire. Je te laisse en imaginer autant que tu veux. Le fin mot de l’histoire, c’est que je n’ai pas envie qu’on sache que je suis une buveuse de sang au premier regard. Voilà tout.

Fut un temps, elle prétendait, en tant que chasseuse de monstre, que des écailles dures, dignes de celles d’un reptile, avaient commencé à lui pousser le long de la mâchoire, ornement plus ou moins laid qu’elle cherchait donc à cacher. C’était faux, mais elle pouvait rendre le mensonge crédible en faisant pousser les écailles en question : de la même manière que ses griffes, ces dernières n’étaient pas là en permanence … Mais sur Kosaten, les choses semblaient différentes. Aucun spectre n’avait tenté de prendre possession du corps d’un humain, ici, visiblement, ou alors la chose n’avait pas le même effet. En tout cas, la nature de vampire, même partielle, de la blonde aurait pu lui valoir un sort fort peu enviable, chez elle … Ici, peu de gens semblaient en faire grand cas. Les élus, en particuliers, n’étaient que rarement dérangés par la question : l’un d’entre eux lui avait même dit qu’elle pouvait bien s’en donner à cœur joie pour s’abreuver … plus ou moins. Chassant cette pensée désagréable, la faussement jeune femme observa un instant le reste de la grange, et se décolla du mur d’une impulsion du torse vers l’avant.

Bon … je retourne avec la petite. Si tu as d’autres questions sur moi … je préfère que tu les poses demain. Tu retiendras probablement mieux la réponse qu’aux portes du sommeil. Bonne nuit.

Sans beaucoup plus de cérémonie, elle se détourna, et rouvrit la porte de bois pour la passer, et la clore sans faire de bruit. « Marine » dormait toujours … S’en approchant, la traqueuse se pencha au-dessus d’elle. Une fois ses traits relaxés et cet air suffisant effacé de son visage, elle avait l’air plutôt mignonne … Et trop frêle pour jouer la voleuse. Retenant un soupire pour ne pas prendre le risque de la réveiller, la chasseuse s’accroupit, et se saisit du tissus dont elle se servait comme couverture pour mieux la recouvrir, et lui éviter d’avoir froid. Puis, retournant à sa place à côté du trou, elle s’assit, genoux repliés devant elle, coudes posés dessus … Elle n’avait pas sommeil. Laissant ses pensées défiler sans trop y porter attention, la blonde se mit simplement à attendre que le temps passe… Elle parvint à tenir 30, peut-être 40 minutes de cette inactivité forcée, avant de finalement lâcher un soupire. Sortant de la grange par l’ouverture qui l’avait vu rentrer, elle se recula un peu, observant le mur … Ce dernier était irrégulier. Au point qu’il offrait des … prises. Souriant, la traqueuse s’approcha … Et se mit à escalader la paroi. En tout, il lui fallut peut-être 5 bonnes minutes pour franchir les quelques 6 mètres qui la séparaient du toit : dans la mesure où elle était blessée, fatiguée, et avait le ventre vide, ce n’était pas si terrible que cela. S’installant, une fois qu’elle l’avait atteint, sur le toit du bâtiment, elle reprit une position similaire à la précédente … Mais pu enfin fixer ses yeux sur quelque chose digne d’intérêt. Le ciel étoilé.

Ce dernier lui tint compagnie, cette fois, pour assez longtemps pour qu’elle perde réellement le compte. Elle se douta bien que plusieurs heures s’écoulèrent après son arrivée, mais n’aurait su dire combien. En réalité, la seule chose qui la fit revenir au réel fut un bruit étrange, qu’elle entendit au niveau du sol. Sans faire de bruit, elle changea de posture, se mettant un peu à 4 pattes pour s’approcher du bord … Et vit, quelques mètres en-dessous, la petite qui se relevait, et tapait ses genoux pour en chasser la poussière. Regardant autour d’elle quelques instants, elle avança légèrement … La traqueuse eut un rictus d’énervement. Prendre la poudre d’escampette, comme ça, dès que tout le monde dormait ? C’était puéril … Se relevant un peu, la blonde s’apprêta à lui tomber dessus, d’avance légèrement dégoûtée par son geste. Mais quelque chose la retint. Elle dû tendre l’oreille pour le percevoir … un tout petit « [color:8317=ff3399]Valentine … ? », que l’enfant avait murmuré en grelotant légèrement. La semi-vampire resta interdite, un instant … Puis décida d’accorder le bénéfice du doute. Avançant encore un peu, elle se laissa tomber du rebord, et atterris avec souplesse dans l’herbe mouillée. La petite pivota presque aussitôt, sursautant, mais se calma bien vite en voyant la grande demoiselle se déplier et s’avancer vers elle.

Tu m’as appelé ?
Pas vraiment … mais j’avais … Je me suis réveillée … J’entendais Zoro, dans l’autre partie de la grange, mais toi … tu étais où ?
… Pas loin. Rentres. Tu vas attraper froid.
Tu rentres avec moi ?
Je … Elle hésita un instant, mais finit par se faire une raison. Elle aussi profiterait bien d’un peu de sommeil. Je te suit.

La gamine hocha doucement la tête, et retourna vers la grange, dans laquelle elle rentra sans se faire prier. Elle était ressortie pour elle … vraiment ? La traqueuse ne pouvait s’empêcher de douter. Mais peut-être était-ce juste dans sa nature. Rentrant à son tour, elle observa la petite, qui tremblotait toujours sur son lit de paille. La semi-vampire resta quelques instants sans bouger ... Puis, finit par retirer son manteau, qu’elle lui posa sur les épaules. Pas une protestation. S’asseyant en dépliant cette fois les genoux, la blonde soupira … Et posa sa tête contre le mur. Dormir. Ne fut-ce que pour deux heures.

*     *
*

Lorsque Marine lui tapota le bras pour la réveiller, visiblement, le soleil avait déjà dû se lever, car la lumière était bien plus forte. Zoro, pour une raison ou une autre, était déjà debout elle … Et la petite avait remis sa veste sur les jambes de l’hybride, qui la regarda avec un air fatigué.

Ce serait mieux si on partait maintenant … On a un peu de marche à faire avant d’aller voir les gens que vous voulez. Ce serait gentil de pas mettre 10 ans à se préparer.
Et de nouveau avec le ton insupportable … La chasseuse se massa le visage et les yeux. Elle avait passé l’âge pour ces bêtises … Mhhh … deux minutes. J’arrive.


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Ven 19 Mai - 19:07





偉大なエスケープ

feat. L'hybride du bizarre et de la connerie





Le récit dans lequel Valentine s’élança fit office de conte du soir. Quitte à ce que ce passé soit relativement déprimant, il avait le don d’encourager le pirate à se déconnecter de la réalité pour retrouver son petit monde intérieur. Assez inquiétant sur le plan psychiatrique, dit comme ça…
Se casser à 20 ans ? Raisonnable ! Surtout pour une louve solitaire, refusant de poursuivre avec sa meute. Il en déduisit que les relations entretenues avec sa famille ne s’avéraient guère pailletées de joie, car en principe, lorsque l’on tenait à quelqu’un, on s’arrangeait pour le recroiser à un moment ou à un autre. Et pourtant, ça ne faisait pas partie des projets de l’hybride, qui quand même, eut la sympathie de passer un coucou furtif, « en quelques centaines d’années », avant de se volatiliser à nouveau comme une voleuse. Qu’une "personne" puisse présenter une partie de son existence sur une chronologie de vie aussi folle l’étourdissait quelque peu. Il se sentait petit, voire ridicule du haut de ses pauvres 21 ans. Il se pensait assez expérimenté, mais elle… Il n’osait s’imaginer la quantité d’événements auxquels elle avait participé, la multitude de connaissance et de savoir-faire qu’elle avait pu acquérir, elle était probablement en capacité de répondre à une infinité de questions, et apte à maîtriser n’importe quelle technique. Tout comme la maturité, et le recul… Lui arrivait-il d’être encore traversé par des sentiments de surprise ?! Après avoir vécu si longtemps, les réactions des créatures, tout comme les phénomènes du monde ne recelaient certainement plus aucun secret pour elle.
Profondément chiant… L’imprévisibilité, c’était tellement génial !

En revanche, la partie sur la comparaison poétique de son monde avec celui de Kosaten confortait l’homme dans son intention de pénétrer les voiles légers du sommeil. Des peintures.. Avec des couleurs chatoyantes, des paysages fleurissants, et une gaieté rassurante… Entre la réalité et le rêve, des images se filaient sur les mots prononcés de la femelle. Ainsi, quand il entendit la description d’Era Necrolia, il aperçut une zone désolée, peu affriolante, ou pesait une vieille masse mortuaire permanente. C’était humide, froid, épuisant, vraiment chiant ! Il ne savait pas à quoi correspondaient ces descriptions de paysage, sinon il aurait assurément réagi sur sa vision féerique de Kosaten, car aucune des caractéristiques évoquées par la femme ne convenait à ce monde pourri selon lui. Mais à cette heure, peu importait….

Un court silence, rythmé par une détonation dans le but de l’éveiller, suffit à Zoro pour qu'il puisse entrouvrir l’œil. Pourquoi l’histoire s’arrêtait-elle aussi rapidement ? Il voulait une fin lui, même s’il ne savait plus où ils en étaient concrètement. Alors il ne cacha pas son déroutement lorsque devant lui furent exposées une bouche à la dentition peu commune. NANI ?! Que se passait-il ici ?!
Par réflexe, il se recula la tête contre le mur, non par flippe mais par surprise. Quand vous flottiez entre le monde onirique et le monde réelle, et que d’un coup, on vous présentait une bouche pareille, bah ça pouvait légèrement prendre au dépourvu, aussi téméraire soit le bretteur. Il n’avait pas tous ses esprits, alors ça lui décalqua les fesses sur le moment, lui valant même un ravalement de salive assez bruyant. Son sourcil s’était également arqué en un joli circonflexe., mais au moins ça avait eu le don de le réveiller pleinement pour l’écouter énumérer différents modes d’emploi pour l’achever en toute beauté. Contre les vampires ou créatures de la nuit un peu zarb sur les bords comme Valentine, il ne connaissait que la célèbre histoire du pieu dans le cœur, de l’immolation, de la décapitation. Il savait également que l’eau bénite, les crucifix, et… l’ail les repoussaient étrangement. Franchement, des créatures aussi puissantes qui contractaient des allergies à … l’ail…. ?! Le mythe se cassait par tant d’absurdité mais heureusement, Valentine était bien plus qu’une simple suceuse de menstruations aux dents pointus.

Bref, le temps des présentations était révolu, et Zoro se situait une nouvelle fois dans ce putain d’état d’éveil qu’il était parvenu à chasser grâce aux récits de Valentine, avant que cette idiote ne décide de l’emmerder pour le final, comme un gosse à qui l’on offrirait une glace avant de le lui arracher cruellement des mains, pile au moment où il s’apprêtait à la lécher. On se retrouvait au point de départ !
Il en profita pour se repositionner dans un grognement, ne prenant même pas la peine de répondre à son vieux bonne nuit tout merdique.


ELLIPSE (au petit matin)

Une cascade d’eau s’explosa sur la gueule du bretteur endormi. Les sens évanouis, la brutalité de ce choc démultipliait ses sensations par mille. Ce qui était un simple filet d’eau ruisselant d’un pichet se transformait en une chute du Niagara !
Relevé aussitôt par réflexe, il tournoya dans tous les sens pour déceler le cou… LA COUPABLE ! Il surprit cette sale gamine sur le fait accompli, l’arme du crime toujours en main, avec un demi-sourire de peste désolé figé sur sa tête à claque ! Sérieusement ?! Pourquoi ne pas se contenter de le secouer pour l'éveiller, ça suffisait amplement non ?! Zoro en connaissait une qui allait passer un sale quart d'heure!

OIIIIIII ! QU’EST-CE QUE …. ! Gn… TOI ! Tu vas pay… !


Désolée, tu dormais trop bien. J’ai essayé de te tirer de ton sommeil doucement, mais ça n’a pas marché… Et puis, j’ai préféré garder mes distances car si c’est pour me prendre un coup dans la volée, non merci ! … L’eau s’est révélée être la solution ! Efficace et maniable à distance !


La chevelure trempée, il ne pouvait même pas l'hérisser sous l'irritation que cette petite pétasse engendrait, alors Zoro chopa la gamine par le col pour la soulever méchamment, enragé comme un chien. Etre tiré du sommeil, il détestait, mais d'une façon aussi cruelle alors là... De quoi péter littéralement les plombs !  Il allait la tuer bordel :

- EHHHH ! Arrête ! Lâche-moi ! C’est de ta faute, t’as qu’à te réveiller quand on t’appelle ! .... Valentine, au secours ! VALE.... !


Il cala immédiatement une main sur sa bouche pour étouffer ses cris débiles de chaton en détresse

DE MA FAUTE !????


L’autre poing se leva en direction du minois de la jeune fille qui cloua fermement ses paupières comme prête à recevoir ce poing mérité… Et puis, cette vue pathétique neutralisa son impulsivité au dernier instant. D’une certaine façon, elle lui ressemblait : râleuse, pourvue d’une mauvaise foi innée, et jamais coupable. C’était lui, version fille surexcitée, et quand même bien plus capricieuse et bavarde que lui.
Il la reposa calmement alors à nouveau. C’était pas la première fois en moins de 24 heures qu’il se retrouvait au bord du crime. Elle le poussait à bout cette mongolienne ! Il était temps de se débarrasser d’elle !

Et puis Valentine, qu’est-ce qu’elle branlait cette feignasse ?!  toujours entrain de roupiller ?! Etonnant qu’elle n’ait pas émergé avec tout ce raffut parasite autour d’elle !
Attendant dehors contre la paroi de la cabane, l’apparence de femme respirait l’air pur de la cambrousse. Quant à Marine, il l’entendait éveiller l’autre fille, d’un moyen bien plus tranquille et confiant que pour le bretteur, puisque pour la vampire, elle utilisait le geste. Que signifiait ce traitement de faveur ? Alors comme ça.. Cette chipie préférait l’autre hybride aux cheveux délavés ?! Sérieusement ?! Zéro reconnaissance. Ouais, Madame la pirate balafrée était effrayante, et alors ?! Tss… T’façon, il s’en foutait !

De mauvais poil à cause de ce réveil merdique, le garçon s’impatienta et passa la tête par la porte :

Oi ! C’est pour aujourd’hui ou pour demain ?! Maniez-vous, les marchands ne vont pas gentiment nous attendre


Ces filles... Toujours trois plombes à se préparer... On allait pas au festival de Cannes bordel !
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Valentine W. ~ Vagabond ~

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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Jeu 13 Juil - 19:16

Voir, de façon assez subite, la tête de Zoro dépasser du trou qui permettait d’entrer dans la petite pièce pour leur dire de se dépêcher avait quelque chose de comique. Et si la semi-vampire n’éclata pas de rire, c’était d’une part à cause de la fatigue, et d’autre part tout simplement à cause de la surprise d’une telle apparition, qui lui fit hausser un sourcil. Rigolant légèrement, elle finit par hocher la tête alors qu’elle se relevait avec un grognement, s’aidant du mur derrière elle.

Bah … Personnellement, qu’ils m’attendent ou pas … Je finirais bien par remettre la main sur mon tanto, d’une façon ou d’une autre.
Heum … Certains sont quand même des voyous … Et ils pourraient peut-être même essayer de vous tuer.
La blonde tourna le visage vers la petite, et la dévisagea de ses yeux d’or … Avant de hausser les épaules. Libre a eux d’essayer.

Ne prenant que le temps de se nettoyer un peu le visage avec de l’eau et de manger un morceau, la traqueuse fut prête à partir en 5 petites minutes à peine, au terme desquelles elle n’avait toujours pas l’air réveillée … Même si elle pouvait se passer de sommeil, une fois endormie, il lui était parfois difficile de s’extraire de ses songes … Et en prime, elle devait se l’avouer : veiller comme elle l’avait fait n’avait pas été une « bonne idée ». Bien sûr, c’était moins sa volonté propre que le manque d’envie de dormir qui lui avait tenu les yeux ouverts et l’esprit lucide si longtemps, mais cela ne voulait pas dire qu’elle n’aurait pas pu essayer plus, ou mieux. Dans tous les cas, il n’y avait pas que le peu d’heures qu’elle avait passé à dormir qui était blâmable : sa blessure l’affaiblissait également … Sans parler de sa malédiction. « la soif », comme elle l’appelait, était encore loin de la transformer en bête avide de planter ses crocs dans de la chair fraiche, et heureusement, néanmoins, elle sapait tout de même ses forces, l’empêchant d’agir ou de penser à pleine capacités. Ainsi, il fallut quelques minutes de marche à l’hybride des brumes pour … remarquer qu’elle n’avait pas la moindre idée d’où elles allaient. Sans parler du soleil, qui était beaucoup plus proche de la ligne d’horizon que de quoi que ce soit d’autre.

Heum … Marine ? Tu es sûre qu’ils seront levés, à ces heures-là, tes marchants ?
Qu’est-ce que tu crois ? Tournant la tête vers la traqueuse, la petite fit face à un regard tellement blasé qu’elle finit par lâcher un soupire, et regarda de nouveau devant-elle en enroulant deux mèches autour de ses doigts. Je veux dire … Oui, je suis sûre. En général, ils sont là de la fin de la soirée jusqu’aux dernières heures du matin, et dorment l’après-midi … Enfin je suppose. Ce ne sont pas des maraichers normaux non plus, donc bon …

Haussant les épaules, la blonde continua de suivre le mouvement sans trop répondre. Elle se doutait qu’ils ne se rendaient pas dans un coin très légal de la ville, de toute façon … Et qu’une voleuse comme elle ne devait pas tout revendre à des gens très corrects. Elle devait cependant avoir du cran, si elle était capable, à son âge, de négocier avec des gens capable de tuer « pour le boulot » … Mais l’hybride n’avait pas tant que cela envie de lui faire des louanges pour cela : c’était autant de l’inconscience que du courage, à ce point.

Marchant longtemps dans les rues encore désertes, les trois femmes finirent par arriver à un petit coupe-gorge, qui avait l’air à peine moins sinistre que dans les contes pour effrayer les enfants. Val’ ne pouvait pas se targuer de ne jamais s’être rendue dans un tel genre d’endroit, et pourtant, elle sentit un petit frisson lui parcourir la colonne lorsque, levant un peu les yeux, son regard croisa celui d’un chat borgne, qui était paresseusement allongé sur le rebord d’une fenêtre. Elle détourna bien vite les yeux, mais sentit pourtant le félin qui l’observait, sans bouger et en silence, depuis son promontoire. Se rendant jusqu’à un des coudes de la ruelle, Marine s’arrêta non loin d’un homme, un peu ventru, qui semblait dormir. Bras croisés, menton sur le torse et dos contre le mur, il était assis sur un tabouret à sa taille, et malgré sa tête de brute, son bandana sur le crâne et ses cicatrices, il semblait heureux. Se tournant vers les deux adultes, la petite leva les mains, les mettant l’une face à l’autre comme pour expliquer les choses.

Bon, je pense pouvoir nous négocier de rentrer … Laissez-moi faire juste, et jouez le jeu.
Et toi, ne t’avise pas d’essayer de nous rouler, mhhh ?

La petite lâcha un gros soupir en levant les yeux au ciel, comme exaspérée qu’on ne lui fasse toujours pas confiance … Du point de vue de l’hybride ceci dit, c’était amplement mérité, et elle n’avait pas prouvé avoir le meilleur caractère ou la plus grande fiabilité du monde … Les coups fourrés semblaient une option des plus plausibles, avec elle. Se retournant et se mettant à marcher, Marine remonta la petite rue jusqu’au niveau de l’homme, face auquel elle se planta en se raclant la gorge. Il ouvrit un œil fatigué, la dévisageant un instant sans bouger, avant de finalement décroiser les bras et de s’étirer en baillant. Soulevant ensuite sa – plutôt grosse – carcasse du tabouret, il appuya sur son dos pour le faire craquer, forçant accessoirement la jeune fille à reculer si elle ne voulait pas être percutée par son ventre, puis se gratta la tête en l’observant.

Mouais ?
On voudrait voir Aiko.
Pour ? C’est qui ces deux-là ?
Bah, pour un deal. Et ce sont mes gardes du corps.
L’homme joufflu dévisagea la petite un instant, puis Zoro … puis Val’ … Avant de se masser le visage, un large sourire se dessinant sur ses lèvres. Bien sûr, tu as des gardes … ça m’fait penser que je t’ai pas dit, mais je suis devenu empereur de Seika récemment. Il faudra me faire le baisemain maintenant.
Je suis sérieuse, elles sont avec moi !
ça, j’veux bien te croire, mais « tes gardes » ? Tu m’aurais dit qu’elles t’ont pincé à piquer des trucs et qu’elles veulent que tu les rembourses encore, j’pourrais te croire, même si ça les rendrait vraiment plus bête qu’elles n’en ont l’air, mais pour l’instant, ni elles, ni toi ne rentrent.
Effectivement, elle a menti.

Il y eut une seconde de silence, durant laquelle la petite et le gros se tournèrent tous deux vers Val’. L’homme n’avait pas quitté son sourire amusé, tandis que Marine avait l’air atterrée. Enchaînant, la chasseuse haussa les épaules.

Elle nous a simplement dit qu’on pourrait faire de bonnes affaires ici, de façon … « discrète », et nous a offert de nous conduire et de nous présenter deux-trois contacts en échange d’un service ou deux.
Je vois … Des « services » ?
L’empêcher de se faire éventrer en fait partie, mais disons que si quelqu’un voulait lui coller une claque, je ne suis pas sûre qu’on bougerait un cil.

L’homme éclata de rire, hochant la tête en fermant les yeux. Se retournant vers la porte qui se situait juste à côté de lui en se massant le menton, il réfléchit quelques instants en lâchant un « Alors alors … », tandis que Marine, qui était passé du rose pâle au rouge vif, fusillait l’hybride du regard. Cette dernière finit simplement par lui poser une main sur la tête pour la caresser de façon ironique, avant que l’homme ne claque des doigts. Mettant un grand coup de coude sur la porte, il attendit une réponse, qui ne tarda pas à venir de l’autre côté. Aussitôt, il enchaîna une série de petits coups, étrangement rythmés, et compta 3 secondes à voix basse … Puis, la porte s’ouvrit. Faisant signe aux autres d’entrer, il leva juste un doigt.

Oh, et … Pas un mot sur mon petit somme, hein ?

Ne répondant pas, l’hybride des brumes s’engagea dans le bâtiment, mains dans les poches, l’air à peine plus neutre que d’habitude … Première chose qui la « choqua » : ici, elle n’était visiblement pas la seule à voiler sa bouche. De nombreuses personnes, toutes à l’aspect plus ou moins recommandables, officiaient dans cet espèce de hangar, qui semblait réorganisé en marché … Et quels marchés. Ici, des bijoux, qu’un type maigrelet mettait dans une coupelle de fonte pour les faire fondre. Là, des éventails d’armes, qu’un ou deux types à l’allure très louche observaient, sous le regard vigilant du « marchand ». Dans un coin, quelques esclaves étaient même enchaînés à un mur, et un gros bedonnant à côté d’eux lisait un petit livre qui ressemblait fort à son carnet de comptes. La petite traversa cette assemblée peu recommandable sans détour, se rendant presque directement jusqu’à un jeune homme, qui était assis en tailleurs sur un tissus. A côté de lui, deux gardes, dont les bras étaient probablement plus épais que la tête de la traqueuse … Le jeune brun faisait presque tâche dans cet environnement : il ne ressemblait que très peu à un malfrat. Probablement un prêteur sur gage, qui devait vivre une vie aisée, en dehors de ces murs … Voyant la petite s’approcher de lui, suivie des deux femmes, il pencha la tête sur le côté, un sourire étirant ses traits fins.

Ah, Sashañya … Je me demandais justement quand est-ce que j’aurais de nouveau de tes nouvelles. Que me vaut le plaisir ?


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Roronoa Zoro Le pirate perdu

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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Jeu 12 Oct - 13:50





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Déterminée à retrouver son tanto, Valentine ne semblait pas paniquée. Son objet dérobé détenait une telle valeur à ses yeux qu’elle ne se voyait très certainement pas continuer la route sans. Par conséquent, ça la persuadait d’une proche retrouvaille. Elle affichait une pleine confiance, en dépit du bordel que ça impliquerait.
Par ailleurs, à la prévention de Marine au sujet de ces marchands, le bretteur ne releva même pas un sourcil, blasé. Comme si des marchands étaient en mesure de le terrasser. Si elle comptait les stresser, mieux valait revoir ses méthodes :


C’est des ninjas ou quoi tes marchands ? Qu’est-ce tu crois qu’il peuvent nous faire ? Nous tabasser à coup de poisson pourri.. ?


Sur cette remarque, l’homme émit un soupir épuisé avant de décoller du mur pour prendre la route à leurs côtés. Petite idiote. Si seulement il pouvait la choper par les pieds pour lui briser son petit crâne contre le mur. Malheureusement, si l’envie ne lui manquait pas, la cruauté elle si. Il était un homme blindé de principe, et très droit quant à leur respect. Alors il ne pouvait se permettre ce type de débordement fatal.
Pendant que le garçon à la queue de cheval se plongeait dans d’obscures réflexions, Valentine s’interrogeait sur la nécessité de se lever aux aurores pour rencontrer les marchands en question. Selon la fillette, ils se soumettaient à quelques horaires atypiques qui expliquaient leur promenade de si bon matin. Apparemment, ils n’étaient pas normaux. Ok on partait sur des bails sombres de marché noir… … La dernière fois qu’il avait pénétré dans l’une de ces vieilles zones déplorables, c’était pour tomber sur Zayro Jinn juste après. Le croiser dans un endroit aussi malfamé n’avait en soi rien de surprenant.
Ils débouchèrent dans une lugubre ruelle destinée au viol dans les fesses. Des bestioles pas nets braquaient leurs yeux louches sur les trois passagères. L’étroitesse de ce lieu ne justifiait pas son intimité. On se sentait épier de la tête aux pieds.

Enfin, les voyageuses parvinrent à la destination, qui prit la forme d’un sale obèse cicatrisé au bandana, semblant passer son temps à dormir quand il ne se tuait pas le foie à coup de rhum. Tiens, excepté son obésité, il n’était pas sans nous rappeler une certaine personne…
Marine annonça son intention de négocier avec le type endormi. Pourquoi ne pas entrer en douce sinon ?! Et si ça se réveillait, et que ça râlait, bah ils buteraient tout le monde… Zoro n’avait pas le temps de faire la causette diplomate avec des couillons en possession de ses affaires. Avec lui, le problème serait vite fait réglé.

D’ici on ne discernait pas tous les mots échangés, mais en tout cas, l’espèce de gros sac avachi sur son tabouret paraissait intéressé par les deux « femmes » qu’il sondait d’une manière peu prometteuse pour la suite de l’aventure.
Ce fut alors que l’hybride intervint au milieu de la conversation, démantelant le mytho douteux perfide de la petite. Wat ? Mais à quoi jouait-elle cette abrutie encore ? Elle niquait les plans !
S’ensuivit alors l’application d’une pommade encore plus forte que la précédente. Ah, un mensonge sur un mensonge. Bravo. Par ailleurs, elle ne manqua pas d’envoyer une jolie petite pique à la sale gosse, qui parvint jusqu’à faire apparaître une fine esquisse sur le visage du bretteur. Toutefois, le plus réceptif à la « blague » -ce n’en était pas une en vérité- fut le videur, séduit par l’humour décalé de la vampire. Résultat des comptes : Ils entraient.
S’il suffisait de vanner une gamine infecte devant une porte pour gagner son ticket d'entrée, fallait le dire plutôt !

Déambulant au travers d’une pièce des plus infâmes, les trois mousquetaires s’avancèrent face à un homme remarquable. Il se distinguait de la saleté environnante par son allure soigné, et son matériel précieux. Un bon contact que la fillette connaissait, vraisemblablement. Alors que le prince Ali salua l’enfant, un détail sauta aux oreilles du bretteur. Comment l’avait-il appelé ?! Il rêvait ?! Qu’est-ce que c’était que ce blaze ?! Encore une qui allait devoir quelques explications :

Qui est Sephora ?! C’est lui qu’a mon saké ?!



Le pirate méprisait l’ambiance macabre de cette zone sinistre. Il ne voulait plus perdre un seul instant dans cette poubelle dégradante, qui suçotait pernicieusement sa dignité tel un tique à chaque seconde écoulée. Trépignant d’impatience, il accélérait le processus et désirait aller droit au but. Les esclaves accrochés au mur l’agaçaient plus particulièrement, que ce soit pour la médiocrité de la pratique en elle-même, mais aussi pour les sombres souvenirs que ça rallumait en lui. Cela ressemblait à l’esclavage des hommes poissons dans son propre monde. Luffy et son équipage étaient venus à la rescousse de ces personnages, et s’étaient bastonnés avec les connards à l’œuvre de ce crime contre l’humanité. Bon, en tant que mâle dominant, il n’était pas le plus touché par cette affaire, alors il n’interviendrait pas, mais ça le dégoûtait.

En parlant d’esclave, une petite souillon avait guetté attentivement la progression des trois arrivantes à travers la salle. L’une d’elle portait sur son cou un sceau du dragon. Cet insigne résonna comme un espoir aux yeux de l’esclave aux mains de son maître. Elles ressemblaient à des lueurs au cœur de la pénombre. Alors, lorsqu’elle fut décrochée du mur pour être déplacée, elle saisit l’occasion pour foutre un vilain coup de pieds dans les parties génitales de son bourreau. La chaîne glissa entre les mains du type recroquevillé sur lui-même, tandis que la femme la traînassa activement jusqu’à Zoro. Le bordel et les cris engendrés n’étaient pas passés inaperçus et cet acte de rébellion risquait d’être sévèrement puni. Basanée, longue chevelure à la Pocahontas, et la peau sur le os, la demoiselle en détresse faisait peine à voir.

En attendant, cette jeune fille était à l’œuvre de Godzilla furax qui se dirigeait droit sur eux pour récupérer son bien. L’air renfrogné, le bretteur ne savait plus où donner de la tête. Pourquoi il se retrouvait toujours impliqué dans des affaires de merde. L’esclave aux mains liées se colla contre son dos, comme pour sa planquer derrière son unique bouclier, s’il le voulait bien.
L’homme à la chevelure verdoyante jeta un rapide coup d’œil énervé à cette esclave venue l’emmerder, avant que son maître ne se poste devant Zoro pour le fixer hautainement.

-Bouge de mon chemin toi que j’puisse récupérer mon bien… !

Euuuuh… S’il pensait obtenir quoi que ce soit d’un fier sabreur en s’adressant à lui comme une sous-merde, il se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au cul. Qu’il apprenne à demander poliment les choses… Et puis, même avec toute la courtoisie du monde, soyons francs, le pirate ne livrerait très certainement pas cette esclave par principe, bien que la situation l’emmerdait.


Et pourquoi j’obéirai à une sale ordure comme toi ?!


Ah. Susceptible le p’tit monsieur. Titillé au plus profond de lui, il prit cet air de porc enragé, et s’empourpra comme si tout son sang lui remontait dans la gueule. Son bras s’engagea dans un mouvement qu’il regretterait puisqu’il leva le bras et fit brusquement claquer un fouet devant lui. Le sabreur, pris au dépourvu, se recula de justesse afin d’esquiver l’attaque, bousculant en même temps l’esclave engluée dans son dos.
Il rêvait ou cette face de tomate graisseuse explosée de la cervelle venait d’essayer de le fouetter ? Osait-il le prendre pour une bête de cirque… Ou pire, sa chose ?! Une pensée qui le fit serrer la mâchoire.
Probablement qu’avec son véritable corps, ce p’tit nerveux frustré du slip ne se serait pas permis un tel manque de respect :


Ce coup de fouet a signé ton arrêt de mort… pauvre dégénéré…


Il lui lançait un regard tel que « tu n’aurais jamais dû faire ça » avant de choper deux sabres. Si à la base, on pensait qu’il défendait l’esclave, il désirait avant tout réparer cet affront. La pièce interrompait leurs affaires pour river leurs yeux de concierges sur la scène. Etrangement, le père fouettard entama une marche arrière hésitante au fur et à mesure que ce qui ressemblait à une femme s’avançait vers lui, sinistrement, la tête légèrement baissée pour former une ombre inquiétante à la place de son regard. Il déambulait jusqu’à lui avec sérénité et menace, comme une mort venue chercher un futur défunt. Il l’apeurait complètement, le petit cochon commençait à renverser tout et n’importe quoi sur son passage lorsqu’il tentait de reculer. Paniqué, il finit même par se ramasser en arrière sur un stand d’armes illicites :

- Non, s’il vous plait.. .Cette esclave est à vous !

N’entendant rien, le bretteur souleva ses katanas et les planta comme des pieds de tomate là où se situaient probablement les tétons du types.  Ah, le pirate n’avait pas le temps de plaisanter aujourd’hui.
Cet acte entraînerait de lourdes conséquences, certainement, mais il ne pouvait se résoudre à laisser un couillon salir son honneur de la sorte. Il méritait son sort de cadavre. Plus on élimait les parasites de l'existence, mieux on se portait.

Contextuel:
 

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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Mer 25 Oct - 7:27

Aiko, si c’était bien lui, ne semblait pas avoir beaucoup plus d’une vingtaine de printemps : son visage était fin sans pourtant porter trace de la moindre marque de malnutrition, ses longs cheveux noirs étaient attachés en une queue de cheval parfaitement lisse, et son regard, droit et fier, transpirait le calme et la maîtrise de soi. Il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’un tel individu s’oriente vers une carrière de marchant : les gens du commun n’avaient probablement aucune envie de le rouler, tout en lui faisant cependant confiance lorsqu’il parlait. Mais clairement ? Il n’était pas dans ce marché noir, comme tant d’autres, par « manque d’alternatives ». Sa tenue seule permettait de s’en rendre compte : même si elle ne faisait pas particulièrement riche, au contraire … L’ensemble était pratiquement neuf. La teinte encore vive des couleurs, l’usure du tissus et les formes encore légèrement marqué des plis du vêtements en attestaient. Il enfilait donc une é »tenue de travail » spéciale pour venir vendre ou acheter des choses ici … ça n’avait rien d’étonnant.

Si l’hybride avait, elle-aussi, relevé le prénom exotique qu’avait mentionné le jeune homme, elle s’était en revanche parfaitement abstenue de faire la moindre réflexion à voix haute, et n’aurait pas refusé que sa verte camarade n’en fasse de même. Un faux nom … Bien sûr que « Marine », pour elles, en avait donné beaucoup d’autres à d’autres personnes : rien de mieux pour brouiller des pistes. Mais brouiller des pistes pour quoi ? Qu’est-ce qu’une petite crasseuse et misérable dans son genre pouvait bien avoir à cacher ? La question méritait d’être posée, mais ailleurs, et à un autre moment. Pour l’heure, il convenait de remercier les dieux (ou l’esprit parfois légèrement … « simple » ou distrait de Zoro) d’avoir lancé un nouveau nom, qui n’était ni Marine, ni Sashañya. Si la petite et le marchand se tournèrent un instant vers l’épéïste donc, ils s’en désintéressèrent rapidement. Marine, si elle pouvait le moindre soulagement, n’en fit pas du tout signe, pas plus qu’elle n’aurait indiqué un quelconque stress : à défaut d’avoir énormément de jugeote, elle avait au moins des talents de comédienne appréciables. Elle prit d’ailleurs la parole, s’exprimant avec un ton cordial, presque enjoué, voulant plus séduire son vis-à-vis que lui donner l’impression qu’elle jouait ses petites cheffes. Certes, ce n’était pas sur les deux élus, mais la voir parler ainsi faisait du bien mentalement.

Bonjour, Aiko. Les nouvelles sont bonnes, bien que de peu d’intérêt, dernièrement. Je n’ai rien trouvé de particulièrement intéressant à t’amener … A l’exception de ces deux demoiselles. S’écartant sur le côté, la petite fit un geste des deux bras pour désigner Valentine et Zoro, puis reprit la parole. L’hybride vampirique songea à sortir une main d’une poche pour faire un petit signe, mais ça n’avait pas d’importance. La grande blonde que voici, Valentine, serait à la recherche d’une arme un peu spécifique … Or, c’est justement une arme que je t’ai vendu il y a quelques jours de cela. Il s’agit d’un tanto, je ne sais pas si tu t’en souviens …
L’arme au cristal de sang ? Honte à moi si j’avais pu laisser tel objet se soustraire à ma mémoire. Et la seconde ?
C’est … Dans un autre registre. Elle recherche du sake, que …

Le claquement sec d’un coup de fouet juste derrière fit frémir Marine, qui n’en termina pas sa phrase. Pas à cause du bruit seul : elle l’avait déjà entendu, le connaissait, n’était pas « surprise » qu’il y en ait ici … Simplement, il n’était pas supposé atterrir à quelques centimètres de ses fesses. Se retournant, elle vit Zoro subitement sembler s’entourer d’une aura démoniaque, et tressaillit de la tête aux pieds, joignant ses mains au niveau de la poitrine en murmurant, très rapidement et peu audiblement, une prière. Enfin, peu audiblement … sauf pour certains êtres à l’ouïe très fine. Mais la traqueuse comprenait parfaitement le pourquoi … Si, bien sûr, elle n’était pas « inquiète » de voir Zoro dans un tel état, elle devait cependant reconnaître qu’il émanait d’elle des ondes négatives particulièrement forte, à en faire courir frissons et sueurs glacées le long de l’échine. Comme si le fait de manier deux katanas (sur 3), de manière générale, ne la rendait pas assez impressionnante comme cela.… Le marchand trébucha et se ramassa sur le dos, provoquant encore plus de raffut qu’il n’y en avait déjà, et finissant de captiver l’attention de ceux qui regardaient encore ailleurs. Trop tard, l’hybride réalisa que la pirate ne se dirigeait d’ailleurs pas seulement vers cet homme avec la seule intention de lui coller une bonne rouste … Mais avant qu’elle n’ait pu protester, son compte était bon : deux lames le clouèrent au sol de fort vilaine manière, tirant un soupire à la traqueuse. Un souci de plus dont elle aurait préféré se passer.

Etant née dans une nation esclavagiste, et étant d’ailleurs elle-même née du viol d’une esclave, Valentine n’avait vis-à-vis de cette pratique que peu de sentiment : tout au plus un désintérêt teinté de tristesse, qui en tous cas ne l’aurait pratiquement jamais forcé à agir pour une esclave, que ce soit en la protégeant d’un maître ou vendeur abusif, ou autres. Elle comprenait ceux qui ne pouvaient se retenir de trouver ce système injuste, grâce à une ouverture d’esprit que lui avait apporté le fait de côtoyer des régions et pays aux mentalités bien différentes durant des siècles, mais elle-même ne désirait pas s’impliquer. En revanche, pour ce qui était de l’épéïste avec laquelle elle se trouvait depuis désormais quelques bonnes heures, elle préférait éviter qu’on la poignarde dans le dos. Or, alors qu’elle regardait le cadavre du gros vendeur s’agiter de ses derniers soubresauts, elle entendit, à côté d’elle, des pas. Des pas qu’on cherchait à rendre beaucoup trop discret. Elle entendit d’ailleurs à peu près au même endroit le son très distinct d’un couteau que l’on tire d’un fourreau … Et le son se déplaçait vers la pirate. Presque par « réflexe », elle tendit la jambe sur le côté … Et vit un homme armé d’un couteau trébucher lourdement sur le sol. Vu sa tenue ? Il avait l’air de tout, sauf d’un individu à la vertu intacte.

Cependant, ce fut très loin d’être le seul évènements un peu « chaotique » à survenir après le meurtre effectué par la verte. D’autres esclave, voyant leur propriétaire passer de vie à trépas, cherchèrent brusquement à s’enfuir dans une confusion notable : certains furent arrêtés – et pour l’un d’entre eux tabassé – par de « futurs acheteurs » qui n’avaient pas encore conclu les transactions. Quel hasard. Au même moment, deux autres se saisir de certaines des armes en ventes, et agressèrent ce qu’ils pouvaient avec : rendus faibles et malades par les mauvais traitements, ils ne seraient peut-être pas bien efficaces, mais leurs esprits trop longtemps soumis avaient visiblement besoin d’épancher leur rage dans plus de sang. L’assassin qu’avait bloqué Valentine, s’il la regarda avec un air furieux, ne se détourna pourtant pas de son objectif premier, car aussitôt de nouveau sur ses jambes, il se mit à marcher en direction de la pirate, qui avait désormais eu tout le temps de retirer ses armes et de sortir ses katanas. Sauf qu’il ne se mit pas en marche seul : au moins deux autres silhouettes lugubres se dirigèrent vers elle, l’air belliqueux et armes au clair. La traqueuse songea à se mettre de son côté et à se battre avec elle, mais nota un détail qui lui semblait plus important : leur jeune coq semblait vouloir discrètement se faire la malle, accompagné par ses deux gardes. Bien sûr, la vie d’une autre élu, même Fuyujin, était plus importante que son arme préférée … Mais l’élue en question semblait savoir se débrouiller. L’arme n’appellerait pas à l’aide pour être récupérée. Et en prime, elle ne voyait pas la pirate comme quelqu’un qui acceptait l’aide des autres avec un grand sourire et une reconnaissance éternelle … Plutôt du style un soupire, et un « j’aurais pu me débrouiller seule, pourquoi t’as pas plutôt fait ça ? ». Un classique. C’est donc sans trop d’hésitation qu’elle fit quelques pas en avants dans la cohue générale, rejoignant Aiko et lui saisissant l’avant-bras.

Je sais que le contexte n’est pas favorable, mais j’aimerais vraiment que vous restiez.

Un des gardes, lâchant un « Hey » peu éloquent, observa l’action avec le charisme d’un poisson en train de se noyer. L’autre, plus sobre et vif d’esprit, saisit à son tour, dans son énorme main, le poignet de Valentine …Voir son avant-bras. Cette dernière tira une légère grimace d’inconfort en le sentant serrer pour broyer, mais sa force n’était, heureusement, pas à ce point surhumaine. Cependant, histoire de soulager encore plus sa douleur, elle transforma la main qui tenait le prêter : ses doigts s’allongèrent et s’affinèrent, sa peau prit une teinte grise métallique parcourus de reflets jaunes osseux, son avant-bras s’épaissit légèrement sous son manteau … Et le jeune homme eut à son tour une grimace en sentant les doigts désormais tranchants qui entamaient son kimono, et feraient sans doute très bientôt de même avec sa chaire.

Je te propose un deal … Relâche-moi, et je relâche ton maître. Continue comme ça … et il perd sa main droite.
La première réaction du garde fut d’avoir une expression fermée, puis de se crisper alors qu’il levait le poing libre pour frapper … Mais un cri de douleur, venant du jeune homme que tenait toujours Val’, l’arrêta dans son geste.
Manshee, Baal, réfléchis ! Gnn … Serrant les dents, le jeune homme semblait avoir perdu toute composition, alors qu’il observait l’hybride dans les yeux. Leurs regards se verrouillèrent l’un dans l’autre de longues secondes au milieu du tumulte, avant qu’il ne finisse par lâcher un Tch. Relâches-la. Le garde hésita une seconde de trop. Maintenant !

Rouvrant son gros poing, l’homme laissa à l’hybride corrompue le loisir de pouvoir à nouveau sentir le sang couler dans sa main, même si cette dernière avait muté en quelque chose qui en avait moins besoin. Lentement, elle desserra les doigts elle aussi, libérant le jeune homme. Ce dernier conserva un regard dur, et récupéra son appendice pour le masser lentement, essayer de soulager la douleur de ses plaies.

Maintenant tuez-la.

Ça, elle s’y était attendue. Mais elle préférait cette option. S’ils la combattaient, ils n’étaient pas occupés à fuir.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    Lun 20 Nov - 9:55





偉大なエスケープ

feat. L'hybride du bizarre et de la connerie




« On récoltait ce que l'on semait ». Cette citation bateau prenait tout son sens au sein du contexte actuelle. Bien entendu, cet acte déclencha un bon gros dawa des familles, les esclaves jusqu'à lors désillusionnés prirent la confiance et vinrent à saisir l'aubaine que ce sauveur leur offrait. Zoro symbolisait le courage qu'il manquait à leur vie soumise, alors il ne fut pas surprenant d'en apercevoir certains à nouveau gonflés à bloc, prêts à reprendre le combat au nom de la liberté. En plus, avec un sabreur talentueux pour assurer leur arrière, pourquoi se retenir ? Toutefois, ils se fourvoyaient sur un point. Certes, la tête de salade n'était pas un fan de la pratique mais il n'était pas son capitaine non plus. Les bons samaritains, ça allait bien 5 minutes. Le motif de cette tuerie : Un manque de respect envers sa personne.

Cependant, le chaos engendré éveilla en lui un certain plaisir qu'il masqua sous son visage grognon, prêt à en découdre avec les suicidaires s'approchant de lui. Valentine avait commencé par compliquer la trajectoire de l'un d'entre eux avec un croche-patte joliment placée. Si ce pauvre naze n'était pas apte à appréhender une technique aussi faible et prévisible, niveau maternelle, alors il n'était pas préparé à ce qui l'attendait.
Concentré sur les assassins en approche, le garçon ne trouva qu'un bref instant pour constater la situation de la vampire avant de s'enfermer dans sa bulle. La jeune femme au teint cadavérique se situait dans une sale posture de future victime, elle rappelait ces femmes sur le point d'être sauvagement violée le soir dans le coin d'une ruelle lugubre avec son bras emprisonné de la sorte entre les doigts robustes d'un type. Mais pas de stress, y'a point S. C'était une grande fille, elle saurait se démerder sans papa. Il lui fournirait peut-être un petit coup de pouce en cas si jamais elle envoyait une fusée de détresse dans les airs ou si elle manifestait une quelconque forme de SOS.

Bref, revenons-en à nous moutons. Les assassins encerclaient le sabreur en même temps et prévoyaient de l'attaquer simultanément, comprenant qu'attendre sagement leur tour chacun les mènerait à une morte certaine. Les trois gars dégainèrent des lames affutées, et bondirent sur le sabreur. Grâce à son haki de l'observation, il comprit les coups de ses partenaires, et les para sans le moindre problème pendant un petit nombre de seconde jusqu'à ce qu'un de ces fourbes créa une sale feinte. Ecorché au bras, cheveux vert grognassa et s'arrêta dans son élan pour inspecter la blessure. Lorsqu'il constata la faiblesse des dégâts, il se contenta d'imbiber son regard dans un noir pétrole et d'avancer l'horaire de leur échéance.
Invoquant une dose d'haki de l'armement sur ses katanas, il parvint au bout d'un moment à faucher barbarement l'un d'eux comme une tige de blé. Les deux compères cessèrent toute lutte, médusés par la barbarie de cette mort, avant de reprendre le combat aussitôt pour l'un d'eux. Ils étaient habitués à confronter la mort, alors ils avaient tout intérêt à ne pas se laisser perturber par un décès.
Toutefois, le troisième manquait à l'appel. Seul un assassin s'enragea envers face de cactus pour le soulever comme urne patate. Inquiétant. Ce fut alors que pendant que Zoro contrait aisément les coups rapides et fous furieux de son adversaire, un cri l'alerta derrière, et le tableau qu'il aperçut lorsqu'il tourna la tête en direction de cette interpellation lui cassa légèrement les fesses : Il avait retrouvé l'absent, tenant en otage l'autre gamine de merde. Alors là, il pourrait en avoir rien à foutre de cette voleuse abrutie. Elle était la fautive de cette situation, pourquoi bougerait-il son cul pour sa vie ?
Cependant, elle se montrait tétanisée, et suppliait même la queue de cheval verte pour sa vie, sous la panique. Le garçon possédait encore une conscience : hors de question de laisser une enfant, aussi casse-couille soit elle, devenir de la confiture de tomate. L'homme tenait son poignard sous la gorge de la petite, menaçant à tout moment de la crever. Oh c'était chiant. Et puis l'autre qui continuait à s'exciter sur Zoro pour venger la mort de son pote l'empêchait de réfléchir correctement. Irrité par ce raffut autour de lui, il en fronça légèrement les sourcils, laissant nombres d'ouverture à son ennemi :


Bon toi, tu m'as gonflé... Allez fais dodo



Agacé, il plaça avec précision un coup précis et critique avec le côté de sa main lorsque la nuque de son assassin offrit une ouverture. Le résultat fut sans précédent et l'homme tomba au sol comme du n'importe quoi. Déjà ça de réglé, maintenant, il fallait s'occuper de l'autre emmerdeuse et de ce fourbe lâche. Comprenant qu'il ne faisait pas le poids contre l'épéiste, avec ses petits camarades sur le plan de la force brute, il avait élaboré un stratagème sournois pour le combattre d'une autre façon.

- Tu tiens à cette fillette n'est-ce pas ? si tu veux la reprendre vivante, toi et ta copine rendez-vous


Euuuuuh, alors non. L'homme serra son regard impassible dans celui de l'assassin, et finit par lacher un indifférent :

Fais-toi plaisir, qu'est-ce que tu veux que ça m'fasse ? J'en ai rien à foutre de cette gosse..


Dans un sens, c'était la vérité. Il n'éprouvait zéro attache envers elle, il ne lui devait absolument rien. Quant à Valentine, elle semblait se démerder plus ou moins bien avec les bodyguards. Que des fils de traîtres ici, l'entre des perfides petits marchands. Le genre de zone qui rendait fous les gars trop honnêtes comme Zoro. Bref, il essuya son katana ensanglanté, et fit volte-face en direction de la sortie, tranquillement. Valentine trouverait bien un moyen d'emmener le marchand dehors si le sabreur venait à sortir.
Dans un premier temps, L'assassin pensait que le bretteur bluffait, et ne lâcha pas la fillette. Mais voyant que le garçon se rapprochait dangereusement de la sortie sans regarder derrière lui le moindre du monde, il hésitait. Après tout, cette fille avait sauvagement tué deux gars, sans vergogne et avec une froideur déconcertante. Peut-être que rien ne la rattachait en effet à cette gosse ? Ce ne serait pas incohérent avec le caractère véhiculé jusqu'ici. Dans le doute, l'assassin relâcha son étreinte autour de la fillette, et même une fois l'otage libéré, le garçon ne se retourna guère. En fait, ce qui l'arrêta subitement dans sa marche fut une paralysie venue de nulle part.

Grimaçant sous cet arrêt soudain du corps, il tenta de s'en échapper avant de s'écrouler au sol, encore conscient. Une douce esquisse s'éclaira sur le visage de l'assassin qui reprenait confiance face à ce revirement de situation qui lui était favorable. Il s'approcha de la victime au sol, et se lança dans une vive explication en jetant un coup d'oeil à son bras :

- Tu as été blessé au bras.. On ne t'a pas dit que nos lames ont trempé dans un paralysant, l'info nous a peut-être échappé... Je suis quand même surpris que le poison n'ait d'effet que maintenant, tu dois être sacrément résistant.

Des coulées de sueur ruisselaient le long du visage du bretteur, qui luttait vainement contre cet ennui, mais rien à faire. Il ne pouvait même pas répondre, simplement regarder son assaillant dans les yeux. Relouuuu.

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† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
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