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L'échappée belle
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Roronoa Zoro
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MessageSujet: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptySam 07 Jan 2017, 20:06





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Aujourd'hui, Zoro s'était perdu... il errait dans un petit village paumé près des grands lacs
La nuit dernière, Zoro s'était fait dérober sa réserve d'alcool par une espèce de sale rapace. Un moment d'inattention, de sieste à l'auberge pour être exact, et une petite souillon s'était infiltrée dans sa chambre pour lui voler fric et bouteilles d'alcool. Le temps qu'il se réveille, il n'avait eu seulement le temps d'apercevoir son visage noir de suie, et ses cheveux d'épouvantail, mais elle sauta bien rapidement par la fenêtre. Agile comme un félin.
Il s'était promis de mettre la main dessus. Et puis, que diable foutrait-elle avec de l'alcool à part la revendre ?! Vu son jeune âge, elle ne risquait pas d'ingurgiter cette quantité par elle-même.

Bref, à cause d'elle, le marimo se couvrait d'une dette à la sortie de l'auberge. Il était censé payer au petit matin, mais au final, seule la caution fut réglée. Heureusement, car de ce fait, le sympathique aubergiste se contenta de garder cette caution effectuée à l'avance en cas de casse, mais comme la chambre était remise en bon état, il considéra qu'il s'agissait là du règlement de sa note. De plus, il n'avait apparemment pas été la seule victime de l'auberge cette nuit, d'après des bruits de couloir. Tous les couillons laissant leurs fenêtres ouvertes en avaient été victimes. C'était pourtant censé être un village paisible, où les délits étaient moindres, voire quasi inexistants, mais désormais cette confiance était brisée.
Quelle saloperie ! A cause de cette abrutie, la journée commençait mal et son humeur était semblable à celle d'un hippopotame enragé.

De base, elle se dirigeait même vers ses précieux katanas, mais il ne lui avait pas laissé le temps de s'en approcher davantage. Tant mieux car une catastrophe se serait produite dans l'auberge sinon, du genre la démolition de la bâtisse ?
Bref, une nouvelle journée commençait et comme d'habitude, Zoro errait à travers les rues, plus ou moins à la recherche de la gamine, mais surtout en quête d'une solution pour se ravitailler.

Deux jours s'écoulèrent où le bretteur, foutu dans la merde à cause de cette chatte voleuse, mettait tout en oeuvre pour s'en sortir légitimement. Parfois, il rendait quelques services en échange de quelques yens, mais il attendait surtout de tomber sur une prime à attraper.
Par ailleurs, l'image d'une demoiselle gracile, et particulièrement belle, était placardée un peu partout dans la ville, tandis que des groupes de soldats patrouillaient inlassablement nuit et jour à sa recherche.  Il ne s'agissait pas de n'importe qui, mais de la fille du gouverneur de cette ville.

Décidément, pour une ville à réputation tranquille, il ne se passait que des emmerdes ces derniers temps. Entre les vols, les disparitions, bientôt les meurtres ? Etait-ce lié ? Aucune idée, et Zoro s'en fichait pas mal pour tout avouer.
Ce fut une nuit que la situation prit une tournure intéressante. En effet, le garçon, assit au coin d'une ruelle, se reposait, tapis dans l'ombre, quand soudainement un bruit étrange l'interpella. Son oeil se déploya, et il découvrit une silhouette descendre le long d'un mur, puis sauter sur le pavé. Un voleur ?! Qui venait vraisemblablement de terminer son travail puisqu'il portait un sac sur son épaule... Petit de taille... Ou petite ? Mais attendez, ne serait-ce pas la voleuse ?!

Aux aguets, le garçon se redressa subitement, tel un suricate en alerte :

- Hey toi ! Foutue voleuse, reviens là !

En panique, la crasseuse fila à travers la ruelle, tandis que le pirate la poursuivit sans sourciller. Le pirate, qui rappelons-le, était emprisonné dans un corps de femme actuellement. Mais ça ne l'empêchait pas de courir à travers la ville, même si jouer au chat et à la souris ne l'amusait guère. Ils débarquèrent sur la place du village, et la demoiselle s'engouffra dans une rue qui amenait à un angle où l'on ne pouvait aller qu'à gauche. Si seulement quelqu'un pouvait arriver par cette gauche pour la choper, mais autant prier pour apercevoir la culotte de la Vierge. En plus, elle courrait relativement vite.... Une vraie kirikou !







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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyLun 16 Jan 2017, 22:20

Un avantage à être victime d’une malédiction qui prive petit à petit de son humanité. Valentine était très peu souvent sujette à des choses comme la faim, la fatigue ou le froid. Recherchant « plus » que de la simple nourriture pour entretenir ses réserves d’énergie, tant qu’elle abreuvait quelque peu sa soif, elle pouvait supporter bien pire qu’un humain ordinaire.
Mauvais point de la malédiction. Si elle s’abstenait trop longtemps de boire du sang, elle commençait à ressentir ces choses … Même si cela n’avait pas lieu d’être. Son esprit s’embrouillait, devenait confus : elle était parfois sur le point de perdre connaissance juste en tentant de se concentrer sur quelque chose, parce qu’elle était trop fatiguée pour tenir le choc. Et ce, même après des heures de sommeil. Elle avait faim, pendant même qu’elle se remplissait l’estomac, et n’arrivait plus à combler réellement sa satiété. Ces symptômes, cependant, elle ne les expérimentait que rarement : en général, elle cédait bien avant de vraiment « devoir » se mettre à boire … Mais parfois, ils survenaient lorsqu’elle tentait de tricher, et se mettait par exemple à boire du sang d’animal plutôt que d’homme. Car de la même manière qu’un humain mangeant quelque chose qu’il ne digère pas ne pourra pas en tirer les nutriments nécessaires, l’âme de la demi-vampire ne pouvait se sustenter d’autre chose que de l’énergie vitale d’une créature intelligente, pensante. Mais depuis qu’elle était arrivée sur Kosaten … La « jeune » hybride rechignait à se nourrire. Akemi, parce qu’elle venait de son monde et qu’elle l’avait côtoyé un certain temps, avait accepté de la « nourrir » ainsi pendant quelques temps … Mais depuis qu’elles étaient séparées, la blonde faisait disette. Et c’était tout, sauf bon pour elle.

Le plus proche exemple de ce « problème » s’était produit deux jours plus tôt à peine, dans une taverne où la blonde prenait un pot … Enfin. Elle tentait plutôt de s’embrouiller les idées avec quelque chose de tangible, comme de l’alcool. Ce n’était pas une décision particulièrement pertinente ? Elle avait beau avoir une ou deux mauvaises expériences de par le passé avec cela, elle n’en avait visiblement tiré aucune leçon … Ou en tout cas, aucune qui pouvait se voir, vu le cycle dans lequel elle s’était enfermé. Plonger sa main dans sa bourse. Sortir une poignée de yens supplémentaires, et les poser sur la table. Attendre que le barman ne les repère, et ne les prenne, avant de remettre un autre verre de sake devant elle. Elle procédait ensuite au vidage de ce verre, plus ou moins rapide, et finissait par le poser sur la table pour revenir à l’étape 1. Et elle avait déjà réaliser ce cycle un bon nombre de fois lorsque le patron du bar finit par l’informer qu’elle en était à plus de la moitié de sa 2nd bouteille, et qu’elle devrait peut-être s’arrêter là. La traqueuse n’avait pas vraiment tenté de répondre : elle se sentait la bouche trop endolorie par l’alcool pour cela. Elle avait simplement haussé les épaules, et s’était dirigé vers l’étage, et sa chambre. Plus d’une personne l’avait observé, se demandant si elle allait se manger le sol (ce qui en soit était fort possible). Mais elle était parvenue à traverser la pièce et grimper les escaliers sans le moindre souci, même si ces derniers étaient beaucoup moins stables qu’elle n’aurait désiré. Complètement assommée, elle s’était écroulée dans son lit presque aussitôt, et avait dormi comme une masse.

Ce n’est que le lendemain matin, au réveil, qu’elle réalisa qu’elle n’avait pas du tout pensé à fermer la porte la veille. Et à part les vêtements qu’elle avait sur elle … Et bien, elle n’avait plus rien.

Les 48 heures suivantes furent une longue série de pénibles questions posées à des individus parfois tout aussi peu agréables. Certaines discussions furent plus houleuses que d’autres, mais la blonde n’eut à en venir aux mains qu’une seule fois : elle préféra prendre la fuite que se coltiner un poivrot qui prenait mal le fait qu’elle le suspecte. En même temps, vu la tête … enfin, le délit de faciès était un problème dont elle souffrait, et elle ne voulait pas l’infliger à d’autres. Mais là, entre les cicatrices, la barbe mal rasée, l’odeur corporelle douteuse et la tendance à cracher des glaviots noirâtres sur le sol de façon régulière, elle avait tout de même beaucoup de mal à croire l’histoire de « l’honnête paysan ». Sans compter qu’il se baladait avec une arme, et qu’il avait préféré siffler d’une façon particulière avec ses doigts avant de dégainer … La blonde ne savait pas s’il avait appelé des renforts, mais elle en aurait mis sa main au feu, si elle était assez stupide pour ce genre de paris.

S’il y avait un bon point dans tout ceci en tout cas, c’était qu’elle était … Lucide. Pas de façon aussi constante qu’elle ne l’aurait désiré, et clairement jamais autant que si elle avait bu, mais elle avait les idées claires. Avoir un objectif simple et défini la stimulait et lui donnait plus de facilité à se concentrer sur ce qu’elle avait à faire. Qu’avait-elle perdu, en résumé ? Son sac, contenant des vivres, quelques herbes, de quoi faire des bandages plus ou moins corrects, et un couteau « outil » dont elle se servait pour tailler des branches, trancher une corde, graver quelque chose … En clair, tout sauf manger. A côté de cela, son tanto avait, bien entendu, également disparu, de même que sa bourse : c’était les deux éléments qu’elle regrettait le plus, et de loin. Sans argent, la traqueuse avait été obligée de recommencer à, elle-même, subtiliser des bourses aux gens pour se payer un peu de nourriture : elle avait préféré dormir dehors plutôt qu’épuiser inutilement cette faible ressource. Enfin, pour être exact, elle avait dormi dans une grange, à l’extérieur de la ville, et durant la journée qui avait suivi sa nuit blanche d’investigations … Oui, elle pouvait probablement jouer de son statut d’élu pour obtenir le logis chez un habitant, mais cela impliquait de dire qu’elle était élu d’une part, et de se reposer sur (et chez) une tierce personne d’autre part : elle se refusait aux deux, ou en tout cas pas pour si peu.

Au final cependant, la blonde avait relativement peu avancé dans son affaire … La seule chose qu’elle avait réussi à obtenir, de la part de plusieurs personnes à vrai dire, était que des vols de ce genre étaient devenus fréquents en ce moment. Probablement un quelconque vagabond qui allait chercher la richesse là où elle était le plus aisée à dérober : dans la poche de son prochain. Se sentant quelque peu visée par cette tournure de phrase, la chasseuse de monstres ne releva cependant pas vraiment, se contentant généralement de remercier ses interlocuteurs les plus bavards. Une seule personne avait daigné lui donner un nom, mais comme par hasard, il s’agissait de celui de son ex-mari … La coïncidence était trop grosse pour que la blonde ne prête attention à cette piste, de toute manière peu probante : si l’homme était fonctionnaire de la cité, il y avait peu de chance qu’il n’aille faire des rapines et autres, même si c’était un crétin fini qui rentrait chez lui tous les soirs pour s’enivrer et battre sa femme. C’était en réfléchissant encore un peu à ce cas si particulier et à cette pauvre dame (un brin hystérique) que la traqueuse avait fini par s’asseoir sur un banc, sur une des places de la cité. Levant les yeux au ciel, elle avait essayé d’exprimer toute sa fatigue en un soupire : le résultat fut au mieux mitigé. Se perdant dans ses pensées et ses songes, elle se demanda si elle ne ferait pas mieux de tout simplement renoncer … Mais l’image de sa lame la rappela à l’ordre. Elle ne pouvait pas abandonner ce souvenir-là. Elle fut brusquement arrachée à sa rêverie en entendant un éclat de voix, puis des pas pressés. Cela venait probablement d’un peu loin, quelques rues même, mais avec le calme ambiant, son ouïe surdéveloppée repérait très bien cette scène … Et parvenait même à dire que la poursuite se rapprochait. C’est en voyant débouler à toute vitesse un petit, enroulé dans une grosse cape et vêtues de loque, poursuivi par une demoiselle aux cheveux verts portant trois sabres, qu’elle eut enfin le fin mot de l’histoire. Probablement un voleur quelconque, qui avait été assez maladroit pour se faire prendre. La traqueuse aurait volontiers porté assistance à la personne aux cheveux verts, mais se sentait trop las pour ça … du moins, jusqu’à ce que ses yeux jaunes ne perçoivent un détail. Un sac, qui ballotait par-dessus la cape grise du voleur. Son sac. La blonde eut l’impression que son sang venait subitement de parcourir l’intégralité de son corps en un battement de cœur.

Le banc grinça affreusement lorsqu’elle s’éjecta de toutes ses forces pour se mettre directement à courir. Foulant le pavé aussi rapidement qu’elle le pouvait, la traqueuse vit sa cible, et l’autre poursuivante, s’enfoncer dans une ruelle non loin. De là où elle se trouvait, les chances qu’elle ne les rattrape étaient vraiment mince … Heureusement, elle n’avait pas besoin d’emprunter exactement le même itinéraire. Se fiant à son ouïe, elle préféra prendre la rue suivante, cherchant à entendre les sons des courses entre les immeubles … Pas trop difficile, vu la discrétion des coureurs. Elle ne les perdrait pas comme cela.
Le hasard voulut que la rue dans laquelle elle s’était engagée était précisément celle sur laquelle débouchait la ruelle empruntée par le voleur : ce dernier débarqua en réalité à fond de train juste devant la blonde, qui fit de gros yeux, et eut un réflexe. Tendant le bras, elle se saisit de la bande de son sac, qui flottait autour des épaules fluette. La tenant fermement, elle encaissa parfaitement le choc lorsque le cuir se tendit brusquement, et …Sentit la gravité être confuse, l’espace d’un instant. La faute à l’inertie, ce qu’elle tenait au bout de son bras avait presque décollé du sol à cause de l’arrêt brusque qu’on voulait lui faire subir : en conséquence, son bras, et ce qui était attaché (soit elle) furent également tractés vers le côté, alors qu’elle n’était pas sur des appuis très stables.

La conséquence, plus compréhensible, de tout ceci fut que le haut et le bas devinrent pendant quelques secondes des concepts abstraits, et que la blonde se retrouva à rouler sur le sol avec sa prise. Lorsqu’elle parvint enfin à se stabiliser, ce fut en posant un pied à terre pour arrêter la rotation : elle se trouvait alors au-dessus du voleur, qu’elle bloqua également de sa main libre. Lâchant la lanière du sac et tendant le bras au-dessus de sa tête, elle déploya en un éclair ses griffes osseuses, le regard rempli de poison … Mais se retint de frapper, sa raison lui revenant juste à temps. Malgré ses tempes qui battait, malgré l’action qui venait de se dérouler, et malgré la frénésie à laquelle elle était tentée de succomber, il n’était ni juste, ni bien, ni conseillé de juste tuer ici et maintenant cette personne … qui n’était pas du tout un garçon, maintenant qu’elle pouvait la voir de près. Voyant, du coin de l’œil, que l’autre femme débarquait également, la traqueuse « rétracta » les excroissances osseuses, redonnant à ses doigts une apparence normale, alors qu’elle restait sur la gosse, la maintenant à terre. Elle attendit que sa potentielle alliée ne s’arrête à proximité pour parler, choisissant un minimum ses mots.

Très joli, ce sac … c’est le mien. Et j’aimerais le récupérer … Ainsi que son contenu. Ce serait possible ?

Au moins, elle levait le doute sur ses intentions … enfin, il fallait l’espérer. Coup de chance en tout cas : il n’y avait aucun témoin … pour l’instant.


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


"Ceci dit, petite boule est devenue grande ... Mais il s'appelle toujours Oor'ka.":
 
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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyVen 20 Jan 2017, 16:48





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Cette maudite gamine avait mangé du steak de Guepard a midi ? Comment expliquer qu'elle lui filait aussi aisement entre les doigts ? Certes, il n'était pas assez lent pour se laisser semer mais pas non plus assez rapide pour l'attraper. Sans intervention externe, ils étaient partis pour courir l'étendue de la journée, tout deux si obstinés.

Mais ce fut dans cette ruelle que la course effrénée prit fin, comme prévu, grâce à un élément externe et nécessaire, qui sans lequel Zoro continuerait à serpenter comme une furie après cette sale bête. Peut-être l'aurait-il eu à l'usure. Il était clair qu'elle ne profitait pas de l'endurance folle du bretteur.

Toutefois, intéressons nous a cet élément salvateur débarqué tout fraîchement. Déjà, c'était une créature de forme humaine, en apparence, de sexe feminin. Certes, il la percut tourner comme un soleil autour de la gamine dans une tentative d'arrêt, et l'examen était donc flou. Mais sa silhouette aux formes graciles répondait aux critères de féminité. Quant à la chevelure, longue et claire, il en conclut qu'il s'agissait d'une blondasse.

Quand il se rapprocha des deux êtres, la blondasse avait déjà rangé ses griffes, ce dont le pirate n'avait de toute façon pas remarqué de loin. Au flair, elle ne semblait pas particulièrement dangereuse mais il se méfiait de cette allure malgré tout.
En tout cas, belle prise. Elle maintenait la petite voleuse plaquée contre le sol. Ce petit asticot gesticulant sous sa prise qui ne méritait que d'être écrasée. Oui, Zoro ne faisait aucune différence. Ni sa jeunesse, ni son sexe épargneraient ses mauvaises actions. Elle méritait seulement une bonne fessée, et au lit, privée de dessert. Cette éducation était à refaire.

- Et je veux récupérer également ce qui m'appartient... !

Renchérit-il, d'une voix sévère aux intonations masculines malgré ce corps qui le contredisait. Mais le visage de la gosse paniquée se décomposa, comme un enfant venant de réaliser sa connerie et comprenant qu'une jolie punition l'attendait. Elle redoutait leurs réactions, et sembla faire voeux de silence, se contentant de gigoter la tête. Si elle comptait s'en sortir comme ça, elle se foutait le doigt dans l'oeil. Une mauvaise idée que de mettre la patience du pirate à rude épreuve, et il avait bien l'intention de la mettre au courant.

De ce fait, il dégaina un katana et se plaça non loin de sa tête afin de faire tomber la pointe de cette arme magnifique a 3 cm au-dessus de ses yeux. Il s'en contrefichait que la blondasse s'occupait déjà de la tenir, il ne visait que cette enfant.

- T'as 5 secondes pour me rendre mes affaires.... 5..... 4.......3...... 1....

- Eh!  T'as oublié un chiffre sale tricheuse!  

- Mais on s'en fout !
- Non, entre le 3 et le 1, c'est le 2, idiote !

S'exclama la gosse, qui abandonna son visage craintif pour une expression offusquée, tandis que le cheveux vert vint déglutir sauvagement, tremblotant, se retenant de la défoncer : " Oi oi... je vais la tuer "  Cet oubli de chiffre semblait plus la perturber que le sort qui l'attendait, comment osait-elle faire affront a ceux qui la dominaient ? Très confiante pour une simple voleuse.
En tout cas, humilié d'avoir été ainsi repris, le mal d'ego le saisissant, il inversa subitement le sens de son katana pour venir frapper le front de la gosse. Ainsi ce ne fut pas la pointe menaçante qui transperça la cervelle de cette voleuse mais plutôt le manche qui vint juste la cogner, le garçon refusant d'être interrompu comme ça :

- Gné.. foutue effrontée. Boucle la !  T'es pas en position de nous provoquer...... Et puis tu me gênes toi, redresse-toi, je me charge d'elle... !

Vociféra-t-il sur Valentine, qui après avoir été témoin d'une scène aussi pitoyable, risquait de lui répliquer des mots aussi sarcastiques que cinglants de quoi l'énerver davantage, même si elle aurait bien raison. Après tout, il n'avait pas réussi à choper une gamine, et elle le ridiculisait même en position de faiblesse. Il n'avait pas vraiment de leçon, ni d'ordre à donner aujourd'hui.







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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyLun 23 Jan 2017, 23:45

Confirmant les pensées de la traqueuse, la pirate, dès qu’elle arrêta d’avancer pour les rejoindre, exposa clairement ce qu’elle attendait de la petite. Soupirant un peu en la maintenant à terre, la traqueuse observa alors un rôle un peu plus passif, observant simplement la voleuse … Elle était un peu crasseuse, mais mignonne. Enfin, aussi mignon qu’on peut l’être en volant leurs effets personnels aux gens … Par contre, elle était jeune. Val’ savait qu’ici, probablement comme dans son monde, la majorité devait être atteinte vers les 15 ou 16 ans, quelque chose de ce genre … Mais elle était encore bien en dessous, celle-là. Pas la moindre marque sur le visage pourtant, pas de signe de famine ou de coups … Soit c’était une orpheline des plus chanceuses, soit quelque chose clochait dans le fait qu’elle soit dehors, à faucher ici et là pour survivre. Quelque chose coupa net l’hybride dans ses réflexions cependant : ironiquement, il s’agissait d’une arme blanche … un katana. Levant les yeux vers la demoiselle aux cheveux verts, la blonde eut un air renfrogné. Elle tenait à récupérer ses affaires, ça oui, mais pas à faire un infanticide. Et en prime, la gamine était bien légère … Elle ne devait pas porter grand-chose sur elle. Sauf que si elle avait planqué son butin, et qu’on la tuait, les chances de récupérer quoi que ce soit étaient … Pratiquement inexistantes. Restant cependant calme, la chasseuse de monstre se fit tout simplement la réflexion que, si le besoin se faisait sentir, elle pourrait stopper la lame … Bon, à cette distance, était assez compliqué : il fallait espérer que la demoiselle pirate la reculerait avant de frapper, si frappe il y avait.

D’ailleurs, en écoutant ce qu’elle disait, Valentine remarqua que … sa voix était particulièrement grave, pour une demoiselle. L’observant avec un froncement de sourcils, elle nota, en plus de sa couleur de cheveux, qu’une cicatrice lui barrait un œil … Entres autres : on pouvait aussi parler de son teint de peau – bien différent de la pâleur maladive de la demi-elfe – ou de sa musculature légèrement apparente … Ou, dans la situation présente, de son expression particulièrement renfrognée. Elle avait aussi … 3 sabres ? La blonde avait déjà vu des épéïstes doués, et elle-même ne pouvait pas vraiment prétendre ne pas connaître l’idée du « une arme dans chaque main », mais … Là, c’était peut-être un peu trop. En entendant le compte à rebours et l’ultimatum, elle retint un soupire : elle n’avait pas envie de protéger cette gosse, et encore moins envie qu’on le force à le faire. Cependant, il faudrait bien, si cette dernière ne disait rien … Pourtant, ce qu’elle répondit fit pouffer ouvertement la traqueuse, qui, si elle avait bien relevé l’erreur dans le décompte, n’avait pas cherché à en parler. Enerver quelqu’un qui vous tient à sa merci … Soit la petite n’avait peur de rien, soit elle n’était pas bien futé : un mélange des deux était possible. Dans les deux cas, même si la semi vampire était passablement amusée par ce qu’elle venait de voir, elle finit par décréter qu’il était temps de cesser un peu les enfantillages.

Du calme, du calme … Ce n’est qu’une gosse, pas la peine de la saigner à blanc. Tu ne vas pas lui démontrer que tu pourrais être encore moins mature qu’elle, n’est-ce pas ?
HEY !
Et toi, on ne t’as jamais appris à ne pas provoquer une personne armée ? Qui de surcroit t’as déjà en grippe ? Par contre, on a veillé à ce que tu saches compter, visiblement … Tu m’explique ?

La gamine ouvrit des yeux ronds comme des boules de billards … Puis se mura presque aussitôt dans le silence qu’elle adoptait plus tôt. L’adulte qui la clouait à terre eut un ricanement moqueur, et repoussa le sabre sur le côté avec un doigt, appuyant sur le côté de la lame. Se relevant ensuite en tenant la gamine au col, elle lui retira son sac sans délicatesse, avant de la repousser plus ou moins doucement dans les bras de la pirate. Tiens, elle est à toi. Alors, voyons voir …

L’enfilant de nouveau, elle eut en premier lieu l’insatisfaction particulièrement prononcée de sentir qu’il ne faisait plus du tout le même poids. Son contenu avait changé … c’était logique. Pénible, mais logique. Ouvrant le rabat de cuir, sur lequel elle eut la mauvaise surprise de voir plusieurs éraflures dues à un manque d’entretien et de précautions, elle cligna des yeux un instant en voyant le contenu du sac. Une … deux … Trois bourses, à peine remplies. Un demi-jambon. Un morceau de pain. Un petit sac contenant probablement des caramels, vu l’odeur. Des morceaux ce porcelaine brisée, particulièrement fine. La tueuse de monstres ferma les yeux et se massa légèrement l’arête du nez … Elle n’accordait que peu, voir pas d’importance à l’idée que le petit sac en tissus dans lequel elle mettait son or soit rose ou vert, mais pour tout ce qui allait à côté, c’était tout de même un brin plus important … Sans parler de son tanto. Ce dernier était, de loin, son bien le plus précieux … Et bien entendu, il n’était pas là. Ceci étant, il était peut-être un peu long pour le sac, et le transporter à l’intérieur l’aurait endommagé … Mais ça ne voulait pas dire qu’elle n’avait pas espérer remettre la main dessus vite fait. Finissant par laisser le rabat retomber, elle lâcha un soupire de fatigue profond, et se tourna vers la gosse, aux prises avec l’autre demoiselle à la voix bien grave. Tendant un bras, elle tapota sur l’épaule de la petite, une expression de colère particulièrement froide sur les traits.

C’est bien gentil tes bricoles, par contre, mais ce ne sont pas nos affaires. Tu les as planqué où ?
J’vous dirais rien !
Oh, mais si. La seule vraie question, c’est est-ce que tu compte parler avant ou après qu’on t’ai arraché les mains, les bras, les jambes, les yeux et la peau du village, et qu’on te traîne par terre derrière nous sur plusieurs kilomètres ?
La petite écarquilla les yeux. Il était probable qu’on ne lui ai jamais promit de traitement de ce genre dans sa courte existence : pourtant, elle finit par balbutier un V-vous n’oseriez pas !
Oh, vraiment ? Ceci dit, tu as raison … Si on veut pouvoir te vendre, au service de je ne sais quel exploiteur de mine ou autre, il faut que tu sois toujours en mesure de te servir de tes bras et de tes jambes. Ceci étant, je suis persuadée que je peux quand même parvenir à te faire très, très mal et quand même te soigner après … Puis recommencer. Pendant quelques semaines. Mois. Années. J’ai un peu tout mon temps à vrai dire : ce n’est pas de le passer à te torturer qui va me faire chaud ou froid. Ta réponse ?

Si la gosse avait encore du sang dans la peau du visage lorsque la semi-vampire avait commencé à discuter avec elle, c’était désormais un problème résolu : elle était pâle comme un linge. Cette dernière hésita d’ailleurs à sortir de nouveau ses griffes, histoire d’appuyer son propos, mais le bluff était une chose subtile … Et elle en avait déjà pas mal usé. Tapotant donc juste sur son bras pour marquer sa prétendue impatience croissante, la blonde finit par, avec un sourire interne, voir la petite baisser les yeux vers le sol, signe qu’elle se résignait.

J’vous ai piqué vos affaires il y a combien de temps ?
Moi, ça va faire 3 jours ce soir.
Visiblement, l’autre personne à la chevelure verte était en quête de ses biens depuis une durée à peu près équivalente … bon.
… J’ai … J’vais pas pouvoir vous rendre vos affaires …
… Tu es sûre que tu veux vraiment reprendre cette discussion-là ?
N-non non … C’est juste que … J’ai vendu vos trucs, moi … Qu’est-ce que j’en aurais fait, sinon ?

Les mots résonnèrent, creux, dans l’esprit de la traqueuse. Vendu. Elle avait vendu Sanguine. L’espace d’un instant, la tueuse de monstre chercha le sens caché derrière les mots, l’insinuation, le jeu de mot … elle s’attendait même à une raillerie, un « je vous ai bien eu », quelque chose de ce genre. Mais rapidement, elle réalisa. Elle parlait au premier degré. Elle avait vendu ses affaires. La vampire n’eut même pas besoin d’y penser pour que les ongles de ses doigts ne s’allongent et ne se recourbent, devenant subitement bien plus pointus que la moyenne. Levant le bras, la main crispée à l’extrême, elle dû faire un effort terrifiant pour ne pas juste arracher la moitié du visage de la petite … Cette dernière poussa un glapissement de terreur, et parvint à se glisser dans le dos de la personne aux cheveux verts, derrière elle. La traqueuse resta encore figée un instant, puis soupira le plus profondément possible, avant de se masser l’arête du nez. Ses ongles reprirent une apparence normale en peu de temps, et lorsque ce fut le cas, elle rouvrit enfin les paupières. Ca y est : l’excitation de retrouver sa voleuse était totalement et définitivement envolée et disparue.

Bon … Et bien je suppose qu’on va se mettre en marche, alors. On va aller retrouver tes marchands, et leur demander gentiment de nous rendre nos affaires … mhh ? Et au passage … Je doute que tu aies vendu l’or que tu as récupéré. On va aussi passer par l’endroit où tu le planques, histoire de le récupérer, ça peut servir. Des questions ? Restant muette un instant, elle leva finalement les yeux vers l’épéiste, haussant les épaules intérieurement. Ça ne pouvait pas faire de mal de s’introduire. Au fait … Je m’appelle Valentine, enchantée. On ne se serait pas déjà vues quelque part ?


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyVen 27 Jan 2017, 19:37





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Si cette gamine comptait faire ses yeux de merlan frit pour attendrir le bretteur, elle pouvait plutôt se foutre le doigt dans l’œil. Bien déterminé à l’apeurer pour lui délier la langue, il ne supportait pas le vol d’alcool. C’était presque aussi emmerdant que ses katanas, à la différence que ses sabres étaient uniques.
Toutefois, la tueuse de monstres ne s’opposa guère contre cette violence. Si ce traitement brusquerait plus d’un adulte, particulièrement les femmes, connues pour leur fort instinct maternel, cette mystérieuse dame ne s’y sensibilisait pourtant guère.

Préoccupée par la gueule de cette enfant, semblant alléchante sous sa crasse, Zoro ne calculait pas véritablement l’autre femme à ses côtés. Toutefois, quand elle pouffa de rire à son erreur lors du décompte, il le nota, et lui dédia un regard digne d’un odieux voleur de chèvres à tendance cannibale. Il espérait que le message ait été assez explicite, car sinon, elle se retrouverait dans une situation similaire à la gosse.
Par ailleurs, elle osa répliquer à son ordre, usant non pas du sarcasme, mais faisant plutôt appel à la tranquillité du cheveux vert. Elle l’informait sur sa nature d’enfant, comme si ce prétexte servirait à l’épargner, avant de le titiller sur sa maturité. Mais rien à foutre, ça ne marchait pas sur lui :

- Tout ce que je vois, c’est surtout une sale petite voleuse ! Vieillard, femme, gosse peu importe qui le commet, un vol est un vol !

Zoro haïssait les traitements de faveur. A partir de 7 ans, l’âge de raison, on devenait pleinement conscient et responsable de ses actes, alors la jeunesse de cette chipie ne lui sauverait pas la vie aujourd’hui. La sabreuse, en tant qu’homme intérieurement, ne se laissait pas berner par de telle niaiserie ! Bien une remarque de fille ça, tss… « qu’une gosse »… et alors ?!
Pendant qu’il ronchonnait spirituellement, Valentine s’adressait maintenant à l’enfant, afin de la recadrer également. Elle lui faisait connaître son imprudence à provoquer un homme la tenant en joue. Elle pointa aussi ce détail essentiel : le fait qu’elle sache compter. Surtout que dans de telles circonstances, on s’en battait pas mal les steaks de savoir correctement compter, alors pourquoi cette erreur la perturbait tant ?

Puis, n’ajoutant rien de spécial, la femme écarta doucement l’arme de l’escrimeur, l’air de rien. Pensait-elle qu’il ne la voyait pas ? Foutue effrontée diantre !

- Eh toi… Qu’est-ce qui te fait dire que tu peux foutre ta trace de doigt sur ma lame à ta guise ?!

Cependant, sous cette colère superficielle, il dégagea brutalement son katana de lui-même. Quitte à le retirer, autant que ce soit effectué par lui-même, non mais oh ! Ca prenait un peu trop la confiance par ici. Il faudrait remettre quelques pendules à l’heure !
De plus, elle s’autorisa, après avoir dévalisé l’enfant, à la jeter plus ou moins tranquillement dans les bras du pirate. Il la rattrapa, n’appréciant pas la proximité avec les autres, surtout quand il s’agissait d’inconnus, pour qui la sympathie manquait au rendez-vous… Ce qu’il cherchait se trouvait forcément dans le sac que la blonde tenait, alors il n’avait plus qu’à attendre son tour en l’observant farfouiller dedans.

Quant à la sale mioche, il la força à s’agenouiller devant lui, tandis qu’il lui maintenait solidement le crâne entre sa main assez massive, bien que tout de même plus gracile au sein de ce corps de femme. Elégance naturelle féminine oblige.
Au vue de la tête de plus en plus fracassée de la blonde, le contenu du sac ne semblait pas lui convenir. Mauvais signe. Si elle n’y trouvait pas son bonheur, ça ne risquait pas d’être le cas pour Zoro non plus. De plus, au moment de la fouille, il aurait entendu un bruit de verre s’entrechoquer si les bouteilles y résidaient. Bordel de queue ! Et la réplique de la victime ne fit qu’affirmer ses pensées, et confirmer le seum du marimo, qui asséna un petit coup de pied dans le dos de l’enfant agenouillée devant lui. Elle lui égorgeait les nerfs par son comportement énervant ! Il voulait la zigouiller sur le champ, mais comme le signalait Valentine, sans elle, il ne récupérerait jamais leurs fournitures respectives.

D’abord Valentine la menaça, mais comprenant que la fillette n'était pas plus réceptive que ça, elle enchaîna avec l’esclavage, puis la torture. Cette fois, on eut le droit à un peu plus de réaction, puis posa une question, le problème avançait.

- Mh… Oué 3 jours aussi… à peu près …


En fait, il ne s’en souvenait pas vraiment, puis ça l’importait que misérablement. Mais au lieu d’apporter une conclusion positive, ce dépôt de Satan déclara qu’ils ne retrouveraient pas leurs biens, ces derniers étant vendus. Quoi ? Du fric gaspillé dans le vent ? Alors que pour une fois, il s’était fait plaisir en choisissant le luxe du saké de qualité ?!

- T’as une idée de combien elles m’ont coûtées ?! J’ai bossé pour ça enfoirée, et toi tu me les dérobes comme ça te chante !

Cependant, tout à l’heure, à la séquence fouille, Zoro avait comme discerné un son familier de pièces. Il avait toujours moyen de les racheter. Mais son idée s’interrompit à la vue d’un étrange spectacle. Apparemment, il n’était pas le seul à craquer son slip dans cette ruelle. La blonde ne semblait pas avoir l’humeur au-dessus des sourcils non plus, la mine d’une meurtrière, tandis que ses ongles semblèrent s’allonger en courtes griffes et se rétracter. Le garçon, interloqué, arqua un sourcil et prononça :

- Gn… C’est quoi cette tête ?! Qu’est-ce que t’es encore toi ?!


Clair qu’elle dépassait les capacités humaines. A preuve du contraire, Zoro ne pouvait pas s’amuser aux yoyos avec ses ongles, à essayer quand même. Cette faculté était par ailleurs assez féline. Et en y songeant, cette peau blafarde ne témoignait pas d’une santé de fer pour un humain, sauf si elle n’en était pas véritablement une. Il courrait tant de créatures plus farfelues les unes que les autres entre les terres de Kosaten. Le festival des fous.
Apeurée, la gamine s’en était cachée derrière l’homme. Il la repoussa immédiatement en lui aboyant dessus :

- Oi..te planque pas derrière moi toi, j’suis pas une cachette… Assume la merde dans laquelle tu t’es fourrée.

Toutefois, il repassa facilement à autre chose, revenant au sujet principal. A son tour, le marimo attrapa le sac afin d’en sortir les bourses à moitié garnies.. Ca ne valait absolument rien, même pas de quoi s’acheter un saucisson. Cette peste avait déjà tout dépensé, tss... Il lança un vieux regard de la mort à l’enfant, avant d’être interpellé par Valentine, qui se présentait sous le nom de… Bah Valentine !

- Zoro et … Vues quelque part ?

De quoi parlait-elle ?! Il s’en souvi… Attendez… Pourquoi cette phrase lui rappelait soudainement une image étrange ? Celle de lui-même, couvert de caca, et elle… Non loin… Au milieu d’une masse d’autres personnes…. Flou, et très pitoyable, certainement le fruit de son imagination. Néanmoins raidi par cette image déconcertante, il déglutit bruyamment avant de répondre sombrement :

- Je.. ne.. pense.. pas.

Bref sur ce, il était temps de se mettre en route. Lui, Valentine et la voleuse de malheur. Il la souleva négligemment, afin de la traîner par le bras vers la prochaine destination :

- Emmène-nous à tous les marchands, et ne pense même pas à nous embobiner…

Précisa-t-il en posant sa lame scintillante contre son épaule. Elle les guiderait ainsi, et il la retirerait quand sa marchandise lui serait remise en mains. Il poursuivit son discours :

- Après quoi, on te remettra aux soldats !
- .. Quoi ?! …. NON ! Certainement pas ! NON NON NON ! Ou tu le regretteras !

S’exclama-t-elle en s’agitant à nouveau dans tous les sens comme une hystérique. Aussi interrogé qu’énervé, le garçon dût se résoudre à enlever sa lame puisque cette abrutie était capable de se couper dessus à force de se secouer comme un lombric alcoolique. A la place, il décida de la calmer en lui tordant le poignet :

- Arg… Arrête ça ! Et qu’est-ce qu’on regrettera ?! On a rien à se reprocher nous…
- C’est ce que tu penses… Et aïe ! Tu me fais mal, lâche-moi ou je hurle à l’agression !

Virant au rouge, cette casse-pied le tourmentant au plus haut point, il décida de la lâcher après une râle irritée. Le calme de l’enfant regagné, elle prit un air autoritaire mal placé afin de s’adresser aux deux demoiselles :

- Si vous voulez récupérer vos affaires, soyez discrets… Ne pas se faire remarquer, c'est tout ce que je demande ! .. De mémoire, je me souviens approximativement où est-ce que j'ai vendu vos affaires...


Cette allure de petite chef était encore plus exaspérant que le reste. Pourquoi devraient-ils obéir à cette grognasse ? Même si en soi, ça ne posait pas de problème à Zoro de se la jouer fin renard, il l’était assez naturellement. D’ailleurs, il ne comptait de toute façon pas faire le fou, alors il respecterait sa condition spontanément, sans même y penser.








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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyDim 29 Jan 2017, 22:40

Visiblement, la demoiselle aux cheveux étranges ne semblait ni apprécier qu’on se moque un peu d’elle, ni défende ceux et celles qu’elle prenait à parti, ni qu’on touche à son arme … Cependant, si la semi-vampire avait eu envie de faire sa pénible, elle aurait pu préciser que, par mesure de prudence, elle avait plus touché la lame de son ongle que de son doigt directement : elle ne laisserait pas vraiment de marque … enfin. Ça n’avait pas beaucoup d’importance, mais ça marquait le ton vis-à-vis du comportement à adopter face à cette personne. Observant un peu le manège entre l’enfant et la bretteuse, la semi-vampire lui tendit volontiers le sac … Sans le retirer : en dépit de tout, ce dernier restait à elle. Comme elle s’y attendait, le contenu ne satisfaisait personne, et l’idée de former un groupe de trois pour un petit bout de temps ne semblait déranger personne … Enfin, probablement la gamine, mais elle n’avait pas voix au chapitre, après ses agissements récents.

… Vraiment. Ceci dit … c’est vrai que maintenant que vous le dites, je dois confondre … Vous me rappelez un homme que j’ai croisé, mais je pense que j’aurais vu directement la différence.

Enfonçant ses mains dans ses poches, elle regarda sans grande considération la petite se faire soulever du sol comme une malpropre, et être dirigée vers l’avant. Sous son masque de toile, la blonde eut un petit rictus : dans cette configuration, elle ne risquait pas vraiment de les « conduire » où que ce soit, vu qu’elle ne touchait même pas le sol … Et en prime, pour soulever une gosse faisant entre 30 et 45 kilos à bout de bras, d’une main, la verte devait avoir une sacrée force physique. Si la vampire en était capable aussi ? Oui, sans doute : pour combien de temps par contre, c’était une autre question … Plissant un peu les yeux, elle détailla l’autre adulte. Un détail, qui lui avait échappé, lui sauta presque directement aux yeux cette fois-ci : le tatouage bleu, en forme de dragon, qui se trouvait dans son cou. Si elle avait pu, la traqueuse aurait lâché un juron. Trois nations, deux alliées … Et il fallait qu’elle tombe sur un membre de la troisième. Mais au moins, le tableau n’était pas trop noir … Malgré le contexte géopolitique du continent, cette personne ne semblait pas vraiment préoccupée par la guerre … Plus par son alcool. C’était rassurant pour la grande blonde, moins pour la verte : un sens des priorités de ce genre ne mène que très rarement à de bons choix sur le long terme, dans la vie de tous les jours. Enfin, dans le pire des cas … La fuite était toujours une option, dans l’esprit de la traqueuse. Elle fut cependant coupée dans ses pensées en voyant la petite se débattre, et fronça les sourcils. L’idée d’être remise aux gardes la dérangeait tant que ça ?

Même pour une voleuse, c’était peut-être un peu exagéré que de se mettre à hurler à ce point … Certes, on pouvait rajouter le fait qu’elle n’était pas bien vieille, et pouvait donc probablement s’exciter comme un rien, comme tous les enfants de son âge. Certes, vu le nombre de vols qu’elle avait dû commettre, la remettre aux gardes la condamnait probablement à bien pire que si elle s’était contentée d’un bout de pain et d’une pomme ici et là. Et bien sûr, jeune et faible comme elle semblait être, l’idée de la prison ou de quoi que ce soit d’autre qu’on pouvait lui réserver était particulièrement dangereux : il n’était pas assuré qu’elle s’en sorte, à vrai dire … Mais pourtant, ses réactions étaient tout de même étranges. Elle finit cependant par sembler se calmer, et parvint même à négocier qu’on la laisse en paix (en quelques sortes). Se tournant vers les deux femmes, elle leur adressa des directives … Ce qui tira un petit rire à la vampire.

Je te signale que depuis tout à l’heure, la seule qui gueule comme un cochon qu’on égorge, c’est toi, mais à ta guise : on se montre discrètes et on évite les gardes, toutes les trois. Par contre, qu’on soit claire sur une ou deux choses … Comme vient de dire Zoro, pas d’embrouilles. On veut récupérer nos affaires, tu veux qu’on te laisse tranquille, et tant qu’on s’en tient à ça, tout se passera bien. Ensuite, c’est bien joli d’aller voir les personnes à qui tu as vendu nos affaires, mais ce serait mieux d’avoir de quoi les racheter. Et vu que tu nous as fauché tout notre argent … Laissant la phrase en suspend pendant quelques instants, la blonde soutint le regard de la gamine, qui s’était remise à tirer la moue. Quoi, tu ne t’attendais pas à ce qu’on paie pour ton vol, quand même ?
Vu l’état dans lequel vous étiez quand j’vous ai volé vos trucs, franchement c’est presque plus de votre faute que de la mienne.
Probablement. Et vu la charpie en laquelle je peux te réduire, franchement ton avis, j’en ai rien à faire. Enfin, au pire, tu peux toujours négocier avec Zoro si tu veux …

La petite plissa les yeux si fortement qu’on aurait presque pu les croire fermés … Puis se détourna, et se mit à marcher d’une démarche raidie et pressée. Visiblement, elle était légèrement irritée … Pas que « légèrement », en fait. Mais comme elle venait de le dire … La blonde n’en avait pas grand-chose à faire. Lui laissant peut-être un ou deux mètres d’avance, et ne la lâchant pas du regard, elle se remit à parler, s’adressant cependant cette fois à sa voisine. Après tout, rien n’obligeait à se murer dans un silence éternel … Et surtout, ce serait plus agréable de connaître un peu mieux la personne, au cas où.

Sinon, Zoro … Pour répondre à ta question … Je suis grosso-modo humaine, elfe, monstre, sorcière, et chasseuse à la fois … Pour te faire un bref résumé. Sinon, élue, tout simplement … comme toi. Mais ne t’en fais pas, je sais me tenir … et je ne cherche pas d’ennui. On récupère juste ce que la gamine qui a des choses à cacher nous a piqué, et voilà …
[color:3952=ff99ff]Hey !
Tais-toi et marches, toi, j’ai pas envie qu’on y passe la nuit.

Elle n’obtint qu’un grognement de frustration, qui l’amusa beaucoup plus qu’elle ne l’aurait cru possible. Comme quoi, titiller des gens qui vous avaient causé du tort pouvait réellement être une source de satisfaction, au final …

Arrêtez de m’appeler gamine !
Tu préfères quoi ? « Peste », « voleuse », « saleté » ?
C’est méchant !
Je le regretterais toute ma vie.Il n’y avait même pas besoin de voir l’expression de la traqueuse pour savoir qu’elle était sarcastique. Elle reprit, plus formelle : Plus sérieusement : donnes-nous tout simplement ton nom.
… Je n’en ai pas. La petite pause puait le mensonge à tellement de kilomètres que la blonde aurait froncé le nez, si cette phrase avait été littérale. Pourtant, elle ne réagit pas, haussant simplement les épaules.
Entendue saleté.
… vous n’avez qu’à m’appeler … Marine ! Voilà !
D’accord, Marine Voilà.
Mais non, t’as rien compris ! J’ai juste dis « Marine » !
Moins fort, Marine … Il y a des gens qui dorment, à cette heure-ci.

Maintenant qu’elle y pensait, vu l’heure, la possibilité de croiser les gens auxquels la petite avait vendu leurs affaires était peut-être moindre … non ? Encore que. Pour du trafic illégal, c’était plutôt justement tard dans la nuit que ce genre pouvait survenir le plus aisément … Ceci étant, il n’était pas exclu que la ville ait un genre de couvre-feu, ou des patrouilles nocturnes : vu qu’il n’y avait pas un chat dans les rues, rien n’invalidait cette supposition en tout cas. Se frottant légèrement le menton, et remettant un peu le tissus de son masque en place pour qu’il la démange un peu moins, l’hybride soupira … si elle avait pu éviter l’intégralité de cette histoire, sincèrement, ça ne l’aurait pas dérangé le moins du monde. Des problèmes pour rien tout ça, vraiment …

Qu’est-ce que tu t’es fait dérober, toi, au fait ? Se tournant cette fois un peu vers Zoro pour poser sa question, elle avait légèrement haussé un sourcil en la soumettant. Puis, un détail lui revint en mémoire. tout à l’heure, tu as parlé de … Sake il me semble, n’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyDim 05 Fév 2017, 16:13

Zoro Roronoa a écrit:




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Un homme ?! La différence avec son état actuel était en effet flagrante.. C’était pas comme si il y avait eu changement de sexe.. Le truc le plus anodin du monde, c’n’était qu’un détail hein..
Plus sérieusement, elle visait dans le mille sans le savoir, il était un homme, en vrai. La comparaison s’avérait soit juste, soit tenait d’ordre de la coïncidence. Mais quelle sacrée coïncidence ! Quand on farfouillait bien au fond des souvenirs, on y trouvait une Valentine sauvage traînassait dans le coin, mais Zoro se privait nécessairement de plonger dans les abysses de sa mémoire… Histoire de s’éviter un début de malaise palpable.

Et ouais, Zoro soulevait des kilos comme une plume, et alors ? ! C’était ça, la badassitude. On avait la classe ou on ne l’avait pas. Il n’y réfléchissait même pas. Il devait ses capacités à ses gênes d’Hulk naturel mais surtout grâce à des séances interminables d’entraînement, où il concéda énergie et sueur en quantité. En fait, il ne récoltait que le fruit de sa semence, avec un petit d’assaisonnement de talent naturel, certes. Mais le travail, les efforts fournis, primaient majoritairement, et ce dans tout domaine. Pas de travail, pas de résultats.

Valentine ne resta pas de marbre face à la crise d’adolescente en perdition que leur poussait la gamine. Elle gueulait comme si l’on venait de signer son arrêt de mort. Les autorités ne se permettraient pas de tuer une gosse quand même ? A Fuyu, c’était une autre affaire mais ici, ça avait beau être la nation des perfides et des coups de put*, ils portaient en eux un semblant de sensibilité, et de compassion. Alors pourquoi se mettre dans de pareils états ?
Bref, revenons à Val’ comme on le disait, qui prit l’initiative de mettre les choses au clair ! Le but précis : récupérer les affaires. En revanche, elle souligna un point important. Comment reprendre les objets vendus sans pognon ?! Quelle débile ! Et de prime, au vu de sa tête, elle comptait que les deux élus payent pour ses délits !…

- eh ... T’en es culottée toi… !

Commenta le râleur de service, suite aux mots désagréables qu’elle prononça à leur égard. Genre, c’était de leur faute si elle agissait en sale petite vaurienne ?! Ouais, elle enchaînait les couches du culot pour s’en bâtir une montagne : d’abord, elle avait l’intention de leur faire racheter eux-même les possessions volés, après elle les accusait de s’être fait dépouiller par ses soins… Qu’elle ne s’étonne pas si le garçon serrait les poings jusqu’à s’en blanchir les phalanges par sa faute !
Et pourquoi l’autre blondasse se sentait obligée de l’inciter à négocier avec lui ? Comme s’il était un cœur tendre ? Le papa qui acceptait en scred quand la maman refusait ! Tss… Grimaçant, il fit connaître son dédain :

- Oi… Dis pas de conneries toi !

Elle allait s’imaginer qu’il était sympa sinon… Bon, ce n’était pas tout à fait faux dans le fond, mais il ne voulait pas démonter de sympathie envers de telles sales gosses.
Pour continuer, sur la route, la blondinette ajouta de l’animation en tapant la discute au cheveux vert. Elle se présentait sous les traits d’une créature hybride, et précisa qu’elle ne donnait pas de suite à cette aventure : reprendre ses biens et basta. Au moins, il était sur la même lignée à ce sujet :

- Mh.. j’me suis arrêté à « elfe » mais ça a l’air passionnant d’être tout ça à la fois…


En revanche, Valentine isola sa condition «d’élue », ce que le garçon nota. Cette info provoqua un froncement de sourcil, et l’homme dévia sa tête pour jauger l’autre de la tête aux pieds. Pas de chance, le sceau n’était apparemment pas aussi visible que le sien. Merde, il zappait sans arrêt qu’il affichait sa nation à la vue de tous comme ça.
Impossible de déterminer à quelle nation la femme appartenait. Et comme le pirate refusait de se la jouer psychologue de comptoir à l’aide de déductions qui le contraignaient à coller des étiquettes, et bien il ne devina guère. Oui, parce que on reconnaissait une bonne partie des élus si on s’amusait à les catégoriser : froids, impitoyables et avides de pouvoir : Fuyu. Justiciers, héroïques et naïfs : Seika. Rusés, lâches et sournois : Minshu. Si on se fiait à ces traits de caractère, il la classerait chez les …. Mh… il ne la connaissait pas assez et il ne voulait pas la placer d’façon !

- Une élue… toi… ? d’accord…

Ca ne le dérangeait pas, il s’en battait pas mal de la guerre ! Même s’il y participait plus ou moins contre son gré.
Quant à la gamine, elle se prit encore un mauvais traitement oral de la part de Valentine, tout aussi remonté que le bretteur. S’ensuivit alors un duel piquant entre les deux véritables femelles de l’histoire. Un échange provocateur sans intérêt, qui ne faisait qu’apporter bruits à la situation, ni plus ni moins. Ce à quoi le pirate demeura impassible, se contentant de marcher, armés de ses sourcils renfrognés.
Au final, ça demandait les prénoms ; mais comme elle refusait de donner le sien, elle s’en inventa un tout à fait simpliste : Marine. Mais pas de chance, elle ne méritait rien d’autre que gamine, alors il continuerait à l’appeler ainsi.

- Ouais.. du saké… mais pas n’importe lequel ! Un saké de qualité, à modèle unique.. La spécialité d’un marchand… !.. et toi ?

Expliqua-t-il aussi enthousiaste à l’idée d’y penser qu’énervé à la pensée de se l’être fait dérober par cette putain d’enfant de merde. Vénère, il lui jeta un sale regard dans son dos, avant que son pied ne parte tout seul en direction des fesses de la gosse :

- Allez.. Avance plus vite, j’me prends dans tes pattes !

Offusquée, l’enfant se retourna et marmonna en colère :

- Oh ! Je t’interdis de faire ça , vile roturière !
- Pardon ?!

Qu’est-ce que c’était que cette insulte de bourge là ? Elle se prenait pour une duchesse ou quoi ? Il sentait combien elle se pensait supérieur dans ces termes, et ça l’agaçait au plus haut point ! Alors il répété son geste, et lui botta à nouveau le cul comme un vulgaire ballon de football, beaucoup plus fort cette fois ! Résultat, elle s’écria :

- MAAAAIIIIIS euuuuuh !!! AIE !!!!!!!!!!!!!!!

Des soldats qui rôdaient dans le coin, entendirent ce cri, et l’on entendit comme des pas de course approcher de leurs positions. Aux aguets, le sabreur se stoppa dans la marche, et chuchota :

- Hey… Ca arrive par là… vous entendez ?!


Subitement, la petite fille se figea sur place afin d’écouter les pas. On perçut des ombres sur les murs, les silhouettes des gardes, et à cette vue, Marine invita les deux à courir en sens inverse :

- Vite !

Mais les soldats, désormais dans leur rue, les remarquèrent :

- Regardez là … ! HALTE !










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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyMar 07 Fév 2017, 22:09

Du sake de qualité … Chacun sa définition des richesses et des valeurs, certes, mais l’hybride se demandait si ce n’était pas un trésor un peu … étrange à vouloir récupérer. Ceci étant, il était vrai que s’il s’agissait d’un millésime particulièrement cher qu’elle avait économisé pour se payer, vu son tempérament, on pouvait comprendre qu’elle soit à ce point remonté. Les mains bien calées dans les poches, la chasseuse se senti rassurée au moins sur un point … Même si son arme était passée dans les mains de plusieurs personnes – ce qui n’aurait rien d’étonnant si elle avait été vendue desuite, la blonde n’avait aucun doute sur la question – elle était à peu près certaine que personne n’essayerait de la boire. Le sake, par contre … Autant, on pouvait être quasi certaine que la petite ne s’était pas enfilé la réserve de la pirate, autant ce n’était pas dit pour les interlocuteurs suivants. Il fallait juste espérer que ce grand malheur n’était pas survenu … sinon une demoiselle à chevelure verte risquait de réduire la ville en cendres. Même si elle eut un petit sourire à cette pensée, la traqueuse se rendit soudain compte que cette pensé était en réalité plus ou moins sérieuse …Elle ne connaissait pas son pouvoir en tant qu’élue, mais elle savait qu’il pouvait être particulièrement grand. Se méfiait-elle à cause de sa nation ?... L’un dans l’autre, pas plus que d’un membre de sa propre nation, ou de seika : elle se doutait juste qu’ici, une agression était plus fortement possible … Mais pas impérative. Après tout, elle ne lui avait pas demandé sa nation : pas de raison de penser qu’elle était si patriotique que cela.

Elle fut distraite de ses pensées en voyant l’altercation entre le sujet de ses réflexions, et la personne qui les avait toutes les trois regroupées, et ne put s’empêcher de pouffer à voir le coup de pied partir dans l’arrière train de la petite. Elle ne pouvait pas dire que cette dernière ne l’avait pas volé, celle-là … Et mauvaise blague à part, vu son comportement, c’était presque étonnant que la verte ne l’ait pas déjà frappé ou blessé – plus ou moins légèrement – plus tôt … à vrai dire, sans la chasseuse de monstres, elle serait probablement déjà passé à l’action. Mais bon, pour un bon coup de pied aux fesses, que la blonde elle-même aurait pu avoir envie de distribuer, elle n’allait pas intervenir … Sauf à l’oral.

Tu vois, c’est pour ça que je lui disais de « négocier » avec toi … Je me doute bien que tu n’essaiera même pas de discuter.

Elle n’avait pas levé les mains pour faire des crochets avec ses doigts, mais elle espérait que l’ironie avait été saisie, cette fois … Au pire, tant pis, mais c’était toujours mieux d’être avec un interlocuteur qui comprenait vos plaisanteries, si douteuses soient-elles. Enfin. L’ironie, en tout cas. Cependant, elle ne s’était pas attendu au second coup de pied, et celui-là elle devait l’admettre, il était un peu méchant … Cela dit, le commentaire de la gamine juste avant avait de quoi interloquer. La vampire murmura un « Attends, quoi ? qui se perdit dans la discussion, avant de soupirer. Elle entendit les pas de courses rythmés, le cliquètement des armures de moyenne facture et les grognements des gardes bien avant les deux autres … Et elle commença à préparer son pas de brume dès cet instant. Ce qui fit qu’en réalité, elle était déjà presque complètement avalée par les brumes lorsque les deux autres se mirent à courir … Une à deux secondes plus tard à peine, elle n’était plus visible.

Elle ne savait pas si ses deux « alliés » (qui ressemblaient plutôt et plus ou moins à des compagnons d’infortune) avaient réalisé qu’elle avait disparu, ou l’avaient vu faire. Elle savait juste qu’elle était probablement la seule à pouvoir faire ce genre de coups fourrés, et en conséquence, qu’elle serait aussi sûrement la seule à ne pas bouger d’un pouce … Au contraire même : elle se mit à avancer vers le groupe de gardes en silence, espérant pour eux que les deux autres déguerpiraient. Elle ne comptait pas combattre … Enfin, pas vraiment. Mais son objectif était surtout de gagner du temps, pour l’instant. Et en prime, elle pourrait probablement évacuer un peu de cette frustration qu’elle accumulait depuis quelques jours … un petit échauffement semblait tout indiqué pour cela. Elle tentait un maximum de ne pas laisser ses pulsions la guider : c’était pour cela qu’en dépit de tout, elle n’avait pas encore heurté la petite physiquement parlant. Mais garder tout ceci sous contrôle ne voulait pas dire que l’envie n’était pas présente … Sans quoi, elle aurait probablement pu se contenter de courir avec les deux autres : la pirates comme la gosse avaient prouvés qu’ils savaient sprinter, et la blonde était confiance quant à ses capacités à semer une troupe de gardes en armure. Bon, au final, elle allait probablement courir quand même pour les semer … Mais pas tout de suite. 3 gardes, plus un autre derrière qui avait du mal à courir à cause de son embonpoint … c’était parfaitement jouable. Pendant qu’elle rejoignait leur position, la vampire prit la peine d’abaisser son masque, de laisser son manteau et son sac sur le sol, et de sortir un foulard dont elle se servit pour se recouvrir les cheveux. Le tout ne resterait dissimulé que pendant une poignée de secondes au plus, avant que la magie qui les dissimulait ne se dissipe… Elle n’avait pas besoin de plus.

Trottant en réalité à petite foulée dans le plan des brumes où elle se dissimulait, la demi-vampire fit en sorte de passer le premier homme, de tapoter l’épaule du second en le dépassant … Et de faucher magnifiquement la jambe du troisième lorsqu’elle arriva à son niveau. Ce dernier, comme elle l’avait prévu, décolla du sol avec un cri à la fois surpris et terrifié, et se ramassa sur le sol avec la même grâce qu’un sac de farine balancé de l’arrière d’une carriole sur le pavé. De façon logique, ses deux compagnons se retournèrent sans comprendre … et eurent la surprise de voir la blonde, qui se jeta sur le milieu du groupe, et lui balança son poing en pleine figure. Il esquiva avec grand peine, mais ne put gérer ses appuis de manière assez vive pour esquiver une seconde balayette, qui lui fit perdre l’équilibre et chuter lourdement à son tour.

Le troisième tenta de le frapper du manche de sa lance : la chasseuse recula la tête juste au bon moment pour que ce dernier ne lui frôle quelques mèches de cheveux qu’elle n’avait pas couverts. Seconde tentative, pour un résultat sensiblement similaire … Et la blonde psalmodiait. En temps normal, il lui suffisait de songer à la prière qu’elle adressait à sa fumerolle pour que cette dernière, répondant à son désir, ne la fasse disparaître … Mais en pleine situation de combat, il n’était pas aisé de se concentrer sur deux chose à la fois : éviter les coups, et canaliser sa magie. En l’occurrence, la parole, même si elle ne faisait que chuchoter, lui assurait à peu près qu’une pensée parasite ne viendrait pas trop la déranger … Elle dû faire un bond de plusieurs mètres vers l’arrière pour esquiver le dernier coup, un balayage relativement rapide. Alors même qu’elle était en l’air, elle-même pouvait très bien voir les volutes de fumée qui se dégageaient de son corps en abondance, et qui cherchaient à l’entourer pour la dévorer … Elle prononça la dernière syllabe de sa prière alors même que ses pieds touchaient terre : reculant encore sur quelques dizaines de centimètres en glissant, elle laissa finalement sa fumerolle la faire disparaître. Mais à sa grande surprise, le garde fut vraisemblablement plus réactif que ce qu’elle avait songé : lance vers l’avant, il la chargea … Et même si elle n’était plus du tout visible, la traqueuse dû se déporter sur le côté pour éviter d’être empalée. Le fer de la lance, à vrai dire, lui toucha le flanc et déchira sa chemise et un peu de sa peau, mais tout ce qu’elle songea fut un « ce n’est rien. Juste un peu de gras. »

Se déportant sur le côté alors que le lancier ramenait son arme à lui, elle le contourna en silence … Et pivota sur elle-même en sautant pour lui envoyer son talon dans la nuque. L’attaque était en traitre, et sur une zone non protégée : c’était peut-être un peu abusif de sa part, mais elle détestait qu’on lui tire le sang lorsqu’elle-même avait décidé de ne pas le faire. Réapparaissant une nouvelle fois alors que sa victime chutait à terre, elle se rendit compte que le dernier garde n’était plus qu’à dix mètres de là à peine … Elle pesta, et puisa dans ses réserves pour disparaître une nouvelle fois, même si cela s’avéra plus laborieux qu’elle ne l’aurait cru … Cependant, avant de le faire, elle s’employa bien à se mettre à courir …Vers le garde, justement. Ce dernier, pilant sur place, ne sut comment réagir, et adopta une position défensive … Elle disparut en passant à son niveau. Poussant un cri, l’homme frappa dans le vide, au hasard, mais sans succès. Plissant les yeux, il se retourna, concentré, et se prépara pour l’attaque dans le dos qui ne manquerait pas de survenir … C’est ce qui lui permit de voir, dans une ruelle partant de l’avenue où ils étaient, une flaque d’eau se disperser sur les côtés comme si on venait de marcher dedans … ou plutôt de courir. Clignant des yeux, il se tourna vers ses camarades, qui se relevaient déjà, et pointa la ruelle du doigt.

Elle part par là-bas !

Presque tout de suite après, il se remit à courir, rapidement dépassé par ses collègues, qui s’engagèrent dans la ruelle au pas de course, arme à la main. Seul un resta en arrière, regardant dans la direction où étaient partis la pirate et la petite … Un souffle de vent sembla lui indiquer qu’il devait pourchasser cette voie-là. Mais le cri frustré d’un autre garde non loin l’en dissuada finalement, et il se mit en tête de rejoindre son groupe au pas de course.

L’hybride d’elfe et d’humain avait déjà parcouru une trentaine de mètres lorsqu’il se détourna enfin, et avait profité de cela pour prendre son manteau sous le bras, ainsi que son sac qu’elle avait rapidement enfilé. Bien que court, cette échauffourée l’avait essoufflé … Sans parler bien sûr de tout ce qu’elle devait maintenant parcourir comme distance pour rattraper ses deux compagnons, et en sprintant tout le long en prime. Le visage las, elle remonta encore plusieurs dizaines de mètres sur la rue, avant de finalement bifurquer dans ce qu’elle croyait être la ruelle où elle avait vu disparaître le duo, un instant avant … Des traces de pas après une flaque d’eau la rassurèrent : quelqu’un était passé ici peu de temps auparavant … Et « il » avait deux pointures différentes réparties sur trois pieds. Poursuivant sa course pendant encore une minute ou deux, elle finit par apercevoir la queue de cheval verte, qu’elle héla avec un brin d’essoufflement dans la voix. Les deux ne courraient pas, pour l’heure : ils étaient même visiblement en train d’attendre … Ou bien marchaient-ils, tout simplement ? La blonde avait parfaitement conscience qu’elle apparaissait – littéralement – comme si elle venait de s’éjecter d’une poche de brouillard / fumée inexistante, et elle emportait d’ailleurs quelques volutes avec elle … Mais elle n’avait pas le temps de s’expliquer.

Se courbant en deux, elle prit quelques secondes pour respirer, levant juste un pouce pour signaler qu’elle allait bien malgré la plaie au niveau de son torse qui faisait lentement rougir sa chemise … ce n’était qu’une estafilade, elle s’en occuperait plus en profondeur dans un temps second. En prime, elle avait des bandages et de quoi faire dans son sa … bon. Il fallait juste espérer que la petite n’ait pas vendu son matériel médical, sinon elle allait très clairement vouloir sa mort. Lorsqu’elle estima qu’elle avait ventilé assez d’oxygène pour pouvoir de nouveau se tenir debout sans soucis, elle soupira quelque peu, puis pointa l’avant d’une main.

J’ai fait une diversion … On a deux minutes, mais j’aimerais autant qu’on se remette directement à courir.
A quoi ça servait de faire ça si c’était pour courir quand même à la fin ?!
Et à quoi sert cette question, dans la mesure où c’est fait de toute manière ?

« Marine » poussa un grognement de frustration particulièrement poussé, qui donna presque envie à la blonde de lui filer une claque. Pourquoi ne pas hurler leur position plus clairement, en disant bien qui ils étaient et pourquoi ils fuyaient, tant qu’à faire ? Enfin … Point positif : elle se mit à courir juste après sans attendre les deux adultes, fonçant tête baissée, mais connaissant visiblement son chemin vu le virage qu’elle marqua 3 mètres plus loin. Val’ fit un signe fatigué qui, à la réflexion, ne pouvait pas vouloir dire grand-chose d’autre que « bon bah allons-y », et se redressa légèrement pour se remettre elle-même à courir.

Point positif de l’affaire : le groupe passa les 15 minutes suivantes à se déplacer de manière rapide et efficace, bien que restant relativement planqués tout de même … la petite savait parfaitement où se rendre pour éviter le plus possible les gardes et leurs patrouilles : c’était relativement heureux, dans la mesure où la blonde ne se serait pas senti de faire une seconde « diversion » comme la première … Il était possible en revanche que leur guide ait tentée de semer les deux élues bien encombrantes qui étaient un peu de force avec elle, mais ni la traqueuse, ni la pirate ne lui avait laissé un pouce de terrain … Et lorsqu’enfin, elle ralentit, puis s’arrêta tout à fait, le trio était entièrement sorti de la ville. Ils n’étaient pas très loin : à peine quelques centaines de mètres … Se mettant à marcher dans l’herbe humide sans visiblement se soucier de se mouiller les chevilles, la petite voleuse laissa enfin retomber vers l’arrière sa capuche, libérant une crinière argentée particulièrement claire que la vampire n’avait même pas remarqué jusque-là … Même si elle marchait d’un pas vif cependant, l’enfant était clairement fatiguée de l’effort qu’elle venait de faire : il suffisait de l’entendre respirer rapidement et de façon rauque … Sans parler de la sueur qui perlait à grosses gouttes sur son visage.

Pourtant, c’est sans le moindre commentaire sur le sujet qu’elle traversa une prairie, jusqu’à parvenir à une ferme … qui semblait abandonnée, ou en tout cas inoccupée pour l’instant : pas de feu à la cheminée, pas de lumière aux fenêtres, rien qu’une bâtisse invisible à moins de 30 pas vu qu’elle était dans l’ombre de la forêt qui se trouvait à côté. Contournant le gros bâtiment de stockage, la petite finit par arriver à une sorte de grande planche … qu’elle fit basculer, rentrant dans le bâtiment à 4 pattes comme par une chatière. La vampire s’arrêta devant l’entrée, et plissa les yeux un instant … avant de s’accroupir.

tu penses vraiment qu’on va rentrer comme ça ?
J’en sais rien moi … ‘fallait pas me suivre, voilà.

La blonde détecta plus de fatigue que de mépris dans cette phrase … Ce qui, en soit, était à mi-chemin entre une bonne et une mauvaise chose. Finissant par soupirer un « Bon, je passe première » lui aussi relativement lasse, elle s’approcha à 4 pattes du panneau … Et parvint à passer en dessous, bien qu’avec quelques efforts : elle était obligée de se baisser pour pouvoir rester en-dessous de l’espèce de linteau de bois qui maintenait la planche principale en place. Finissant par s’asseoir à côté de l’entrée, à même le sol, une fois à l’intérieur, elle souffla lourdement … Ce n’était pas la salle principale de la grange, plutôt un petit endroit où on stockait les outils et autres, en temps normal … Une grosse quantité de paille avait été disposée dans un coin de la pièce avec une couverture jetée dessus, et du reste … Le fruit de plusieurs jours, voir semaines de larçins, à vue de nez. Elle ne chômait pas. Il y avait même de la bouffe et … ah. Une bouteille de Sake.

Toujours vivante … tu peux entrer, Zoro.


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyLun 13 Fév 2017, 18:40





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En tout cas, les coups de pied au cul, ça en amusait une.. La Valentine pouffait en scred comme un phoque privé de cordes vocales. Quelle gamine, ça n’avait rien de drôle, cette Marine était chiante, et se faisait punir, tout simplement ! L’ éducation d’un gosse se passait ainsi : à coups de pieds dans le derche.
Concernant la remarque de l’elfe, il l’approuvait. En effet, il n’y avait rien à négocier avec un petit démon pareil. L’effet d’ironie se faufila comme de l’eau dans une passoire. Pour lui, ça s’apparentait à un compliment la fermeté, et l’intangibilité. Pas toujours, bien entendu, mais dans certaines circonstances, ces deux caractéristiques portaient ses fruits : lors d’un dressage de petite peste par exemple.

Une ribambelle de gardes repéra cette maltraitance à cause du cri que cette stupide fillette évacua. Les soldats courant à grandes foulées vers eux, on pouvait lire toute le regret de la gamine sur son visage. Et oui, voilà ce qu’il se produisait quand on ne savait pas contenir un gémissement de pucelle. Bref, l’épéiste indiqua qu’il était temps de se mettre en route, et s’élança avec la gamine à travers les ruelles. Il pensait que la blondasse les suivait, naturellement, mais ce ne fut qu’après un soudain silence, et la sensation d’un manque qu’il calcula ! Les soldats semblaient avoir été aisément semé.. un peu trop, et puis il n’entendait que deux pairs de pas galoper : les siennes et celles de l’autre.

- Arrête toi !

Ordonna-t-il à la gosse, afin de pivoter sur lui-même à la recherche d’une Valentine perdue. La petite fille prit la relève en inspectant les lieux à son tour, mais rien, si ce n’était la brume ambiante qui refroidissait l’atmosphère. C’en était glauque dis donc…

- Il semblerait que l’on ait perdu l’elfe en route..
- Elle s’est peut-être fait tuer ?!
- .. Dis pas de conneries, c’est une élue.

A travers son commentaire, on pouvait comprendre toute la confiance que Zoro plaçait chez les élus. A force d’expériences vécues ici, il avait toutes les raisons pour penser que les élus étaient des êtres à part, capables et débrouillards ! Rares étaient les élus qui ne parvenaient pas à s’extirper d’une sale situation, ils possédaient cet atout d’arranger, à peu près, n’importe quelle situation, d’une façon ou d’une autre. Même quand ils mourraient, la plupart trouvait le moyen de ressusciter… Telle était la différence avec les natifs : le pouvoir de toujours s’en sortir.
Il espérait cependant qu’elle ne se soit pas laisser bêtement capturer, même s’il en doutait. De son humble avis, elle tentait de jouer les championnes en se sacrifiant comme diversion. Mais dans l’ordre des choses, ce n’était pas à elle, mais à cette gamine. Zoro et Val n’avaient rien à se reprocher. Si les soldats les chopaient, ils responsabiliseraient tranquillement cette enfant, simple vérité quoi. C’était elle après tout qui désirait leur échapper par-dessus tout.

- Elle en est longue.. Tant pis pour elle, il ne faut pas rester ici !
- Boucle-la !

La gamine, irrespectueusement, se mit en route, tandis que garçon essayait d’écouter le moindre bruit suspect, susceptible d’appartenir à Valentine.. Mais comment faire quand une abrutie ne se la fermait jamais.. ?. Lui s’immobilisait, et Marine, ne supportant pas de le voir aussi concentré renchérit de plus belle, comme pour le déstabiliser :

- Allez ! Elle est certainement égarée, morte ou capturée.. Si tu veux revoir tes affaires, c’est maintenant ou jamais mais moi je pars ! Salut !

Le rouge grimpant aux joues, un soupir énervé s’échappa du marimo, avant qu’il ne tire le vêtement de la gosse pour qu’elle reste là. Elle était intenable, impatiente, et terriblement chiante ! De ce fait, il lui attrapa le poignet, afin de le serrer assez fort pour ne plus qu’elle tente de se tirer :

- Tu ne t’arrêtes jamais de raconter des conneries ?!  reste tranquille morveuse !


Une nouvelle fois, elle gesticula comme un asticot, en gémissant, avant qu’il ne la secoue une bonne fois pour toute afin qu’elle cesse ses enfantillages. Bordel, jamais il n’enfanterait.. Jamais… Au risque de les tuer sous l’impulsivité.
Et l’instinct du garçon visa juste, une nouvelle fois, puisque soudainement, un son à peine audible s’approcha d’eux, tandis qu’à travers la brume, une silhouette se dessinait. De son œil vif, le bretteur n’éprouva guère de difficulté à reconnaître l’élue. Mais le sang colorant ses habits fut de suite remarqué. Cette abrutie s’était risquée à les distraire, comme il le supposait. Toutefois, mis à part ce détail, elle paraissait plutôt en forme, mais particulièrement essoufflée.

Valentine confirma la thèse du pirate à l’oral et le vint à même leur garantir un temps minime de répit. Cependant, la gosse émit encore une remarque désobligeante à l’égard de la femme. Même si ça lui tapait sur le système, il convenait que ce n’était pas à lui de s’en mêler et l’elfe était parfaitement apte à se défendre seule contre une fillette :

- J’aurais pu m’en charger de ces types si tu m’avais tenu au courant de ton plan . !

Lança-t-il par fierté masculine, n’appréciant pas le fait qu’une femme puisse ainsi se risquer pour sauver le reste d’un groupe dans lequel il faisait partie. Bref, la petite troupe redémarra de plus bel, avec tout le monde à son bord cette fois-ci. Ils s’engagèrent dans certains virages, avec appréhension de tomber nez à nez avec une escouade à chaque fois… Dans quel cas, ils remettraient l’enfant, ou alors le pirate se verrait contraint de les exterminer si jamais ils devenaient trop encombrants.
Au bout d’un temps, les trois mousquetaires atteignirent la sortie de la ville. Traversant l’herbe humide sans sourciller, l’épéiste jeta un œil désintéressé aux étoiles. Si calme, si apaisant… Jusqu’à parvenir à une espèce de ferme abandonnée, parfait pour se reposer, même si tel n’était pas le but.

Toutefois, à entendre haleter les deux autres femmes, Zoro roula des yeux, et accepta qu’elles ne disposaient pas de la même endurance que lui, bien que cette qualité avait légèrement diminué qu’il arpentait ce corps de femme.. mais rien de bien méchant.
Les deux élus observèrent le spectacle d’une gamine pénétrant à l’intérieur d’une bien curieuse manière, tel un chat.. Suivit de peu par Valentine. En vrai, ça n’enchantait guère le sabreur de se faufiler comme un rat là-dedans mais son plus fin gabarit pouvait se le permettre. Avec sa corpulence masculine, il ne serait probablement pas passer, ou très difficilement.

Blasé, il y entra à son tour avant de se poser aux côtés des deux autres. Et là, tel le Graal scintillant, était posée une bouteille de saké. Magnifique ! Un halo lumineux semblait éclairer le récipient, et amener l’homme à l’attraper immédiatement. S’autorisant une bonne gorgée bien méritée, il la tendit ensuite nonchalamment vers la vampire, d’une voix rauque :

- Une gorgée ?!

Il n’en proposerait pas à cette sale gosse. Non à cause de son jeune âge, mais plutôt à cause des ennuis qu’elle apportait ! Puis, il enchaîna avec un autre sujet, d’un air tout à fait détaché :

- Ca va ton bide ?! J’ai cru voir du sang tout à l’heure.. t’as saigné ?!

S’il y avait du sang, évidemment que quelqu’un avait saigné. Mais il posait cette question car rien ne prouvait que ce sang lui appartenait. Peut-être que le sang des soldats avait giclé, même si apparemment, elle ne s’en était pas totalement débarrassée.
Quant à la chevelure de la gamine, il ne la releva pas, surtout pas dans cette nouvelle obscurité, mais s’il faisait le lien entre l’image de la fille recherchée aperçue dans la journée et cette voleuse, possible que… Bref, il tenta de se poser une place entre les deux dames, en foutant un léger coup de pied dans la hanche de l'enfant pour qu'elle se pousse :

- Ar... Décale-toi ! Laisse-moi d'la place un peu !








L'échappée belle  E911f622f6d8e15ab7042e71e95e174f-d6o7gwz

† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
Fiche Technique


Dernière édition par Zoro Roronoa le Mar 16 Mai 2017, 23:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyMar 07 Mar 2017, 07:20

Les genoux relevés devant elle, et les coudes posés sur ces derniers, Valentine réfléchissait à sa soirée … De « désœuvrée dans ses recherches », elle était passée à gardienne d’enfants pour sa voleuse. Le retournement de situation avait de quoi faire sourire, mais elle ne trouvait pas cela spécialement drôle, en particulier à cause de ce picotement désagréable, au niveau de son flanc, qui lui rappelait le prix de sa témérité. Pourquoi ne les avait-elle pas prévenu de ce qu’elle comptait faire ? Pourquoi s’engager, seule, dans un combat qu’elle ne cherchait de toute façon pas à gagner ? Elle était encore bien trop faible pour pouvoir considérer qu’il y avait une différence « écrasante » entre elle et le garde lambda en Kosaten : en fait, il était même probable qu’un certain nombre d’entre eux soient même toujours plus puissants qu’elle. Voyant la verte sortir du trou dans la paroi, et se diriger presque aussitôt vers la bouteille de saké, la blonde finit par étirer un peu les coins de ses lèvres. Au moins quelqu’un qui était satisfait de la situation …

Hey …

Tournant la tête vers la petite, la traqueuse remarqua sa moue dépitée … Visiblement, sa remarque n’avait même pas été entendue, et elle ne protesta pas plus que cela. Elle comptait probablement offrir cet alcool à quelqu’un, pour « mieux faire passer » une négociation … Ou tout simplement la vendre. Dans tous les cas, elle renonça visiblement en un rien de temps à cette plu value, et ne moufta même pas lorsque la pirate tendit la bouteille à l’hybride. Cette dernière eut une hésitation … Puis déclina en secouant doucement la tête. Posant une main sur son estomac, et le frottant doucement là où la peau avait été déchirée, elle grimaça légèrement … Il allait falloir qu’elle s’occupe de ça, aussi, avant toute chose. La question de l’autre élue, qui tomba à peu près à ce moment-là, lui tira un léger soupire. Marine, en revanche, ouvrit de gros yeux en remarquant enfin la plaie … Visiblement, ce détail lui avait échappé lorsque la chasseuse de monstre était réapparue, un peu plus tôt.

Un petit coup de lance dans le flanc, rien de bien grave … émettant un gémissement qui indiquait tout le contraire, elle ferma les yeux en inclinant légèrement la tête vers l’avant. Je suppose que courir avec ça n’était pas mon idée la plus brillante de la journée …

Rouvrant un œil, elle vit la guerrière mettre un petit coup de pied à la fillette pour pouvoir s’installer à sa place, à côté de la blonde. La gosse émit une nouvelle protestation au coup de pied … Puis se releva pour traîner des pieds jusqu’à sa « couche », sur laquelle elle se laissa tomber sans plus de cérémonie : tout juste prit-elle la peine de dégrafer sa cape pour s’en servir de couverture. La blonde l’observa faire pendant un instant, muette, puis ferma les yeux et lâcha un nouveau soupire de lassitude. Zoro avait l’air en forme, mais c’était bien la seule du groupe … Finissant par se relever également avec un grognement, la blonde dût prendre appuie sur le mur pour ce faire, et resta quelques instants contre ce dernier, le temps de s’assurer que ses jambes la portaient encore. Finissant par se mettre lentement en marche, elle s’approcha du « trésor » de la gamine, l’inspectant en plissant les yeux …

Tu as revendu les bandages, le fil et les aiguilles que je transportait ?
[color:6818=ff3399]Non.
La réponse, brève et un peu sèche, tira un soupire à l’adulte. Il est rangé où ?
J’sais pu. P’tet dans le coffret, sur la droite.

Plissant les yeux, la semi vampire finit par observer du côté qu’elle indiquait … Et trouva également un petit coffre qui attira son attention. En mauvais état, il était possible qu’elle l’ait récupéré dans les ordures de quelqu’un… La serrure était cassée. Le prenant et le tirant un peu à elle, elle fronça les sourcils … Sur une des planchettes de bois sombre, quelqu’un avait gravé « médecine », probablement avec la pointe d’un couteau ou quelque chose de ce genre. Le mot était écrit sans faute : ce n’était pas une gravure très propre, mais au moins elle était parfaitement lisible … L’idée que la gosse ait pu trouver un coffre comme cela lui semblait proche de l’impossible. Cependant, après un autre regard à la petite allongée, elle décida d’ouvrir le petit conteneur sans poser de question tout de suite. Elle semblait déjà de mauvaise humeur et épuisée … Et elle n’était pas la seule. Revenant s’installer à sa place précédente en posant délicatement le coffret devant elle, la traqueuse eut l’heureuse surprise de trouver plus de matériel qu’elle n’en possédait. Heureuse, dans le sens où il ne lui restait que le strict nécessaire lorsqu’elle s’était tout fait dérober : là, au moins, elle pourrait s’assurer un soin plus complet. Retirant ses bras des manches de sa veste pour rester appuyée dessus, et ouvrant / relevant le bas de sa chemise suffisamment pour révéler son ventre à l’endroit où se trouvait la plaie, elle piocha dans le coffre une boule de coton visiblement plutôt propre, qu’elle déchira : elle n’avait pas besoin de tout.

La plaie n’était pas particulièrement sale en soit : la pointe de la lance avait nettement déchiré les chaires, sans pourtant causer de trop gros dégâts. Si on omettait l’inconfort pour respirer et la perte de sang, elle s’en tirait plutôt bien, en somme. Ayant imbibé le coton d’un des produits désinfectant qu’elle avait à disposition, la semi elfe nettoya ainsi sa plaie pendant deux ou trois minutes, en profitant pour éponger un peu du sang séché qu’elle avait sur la peau … Puis prit une bande de tissus afin de se faire un bandage autour de la blessure. Dans sa position, ce n’était pas aisé, mais elle parvint tout de même à un résultat correct, après quoi elle laissa sa chemise retomber et posa sa tête contre le mur, fatiguée. Outre le fait qu’elle était déchirée, sa chemise était ruinée par le sang, désormais … bah. Elle en rachèterait une autre. Dès qu’elle aurait les moyens financiers pour ce faire. Rouvrant finalement un œil, elle tendit finalement une main vers la pirate non loin d’elle avec un petit sourire.

Je veux bien une gorgée de saké, maintenant.

Une fois que Zoro lui eut passé le brevage, elle prit le temps d’abaisser le masque de tissus qu’elle portait sur les lèvres, révélant ces dernières. Pâles, elles étaient ornées sur un côté d’une petite boucle d’or, qui s’accordait assez bien à celle que l’hybride avait dans le nez, et qu’elle exposait déjà à la vue de tous. Laissant deux ou trois gorgées du liquide alcoolisé lui couler dans la gorge, elle marqua une pause le temps de reprendre son souffle … Puis reprit une nouvelle gorgée et repassa la bouteille. Avec la perte de sang, ce serait iben assez pour l’enivrer. Entendant un genre de sifflement régulier, la blonde se tourna vers la petite non loin : cette dernière semblait dormir à poings fermés. L’elfe de brume pouvait comprendre … Elle lâcha un petit soupire, et se massa l’arrière du cou avec une main, avant de se tourner sur le côté. Comme dit plus tôt, l’endroit où ils se trouvaient ressemblait plus à une cabane à outils qu’à une réelle grange : le reste était probablement accessible via cette porte, dans le mur … Se relevant, la chasseuse s’en approcha, et l’ouvrit en douceur. Le battant pivota avec un léger grincement, révélant une salle très ample, dans laquelle une certaine quantitée de foin avait déjà été déposée … Avant d’être abandonnée là. Se tournant vers Zoro, la blonde lui fit un petit signe du menton.

Tu pourrais dormir ici … Il n’y a pas énormément de place dans le débarras, à trois ça risque de devenir juste. Et dans l’absolu, je préfère rester ici pour surveiller la petite, plutôt que toi … Je n’aurais pas besoin d’énormément de sommeil, et je suppose qu’elle sera de meilleur humeur si elle se réveille avec moi plutôt que toi.

Laissant la porte ouverte, elle revint se poser contre le mur … Et prit doucement sa veste pour se recouvrir, et s’éviter de souffrir de la fraicheur nocturne. Elle était plus qu’habituée désormais à des environnements de ce genre, et en temps normal, son corps n’aurait même pas remarqué … Mais « en temps normal » décrivait une solution où elle s’était abreuvée il y a peu, et où elle n’était pas blessée. Heureusement, sa veste de voyage était bien assez chaude pour assurer son confort de ce côté-là. Trouvant finalement le silence un peu pesant, elle soupira, et se tourna vers la pirate.

ça te manque, des fois, chez toi ?


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyJeu 16 Mar 2017, 15:44





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Au fond, il espérait obtenir un refus de la part de Vampirella. Il n’était pas de ceux qui insistaient pour remplir votre verre en dépit d’une déclination. Et s’il ne s’obstinait pas lourdement, la raison était simple : il voulait se la garder pour lui en mode rapiat. La proposition consistait juste en un signe de courtoisie, et surtout de compassion vis-à-vis de sa plaie suintante.
A la place, il s’enfila une nouvelle gorgée bruyamment avant d’observer discrètement la polymorphe grimaçant de douleur. Une souffrance infligée par son insouciance. Il ne comprenait toujours pas cette folie, sachant que cette tâche lui appartenait. Il possédait plus de moyens qu’elle pour faire face à une troupe de soldats féroces.
Quant à Marine, toujours à côté de la plaque, elle se décentra enfin et y repéra seulement maintenant la blessure de Valentine. Bah ouais ma grosse, voilà où tes conneries menaient ! Non insensible, on percevait un semblant de culpabilité dans le regard effaré de la gamine. Valentine prenait des risques considérables pour récupérer les biens que cette voleuse merdique dérobait impunément.

Un petit coup de lance dans le flanc ? Au calme… Elle relatait ça tranquillement comme si elle tartinait du pain avec du beurre demi-sel. Entre l’une qui abusait des euphémismes et l’autre qui nous assommait à coups d’hyperboles… Zoro incarnait l’équilibre. Evidemment le gémissement de chaton suivant ne mentit pas lui, et contesta ses dires précédents. Et ne parions même pas de cette grimace digne d’une femme venant tout juste d’être violée par une âme d’ascenseur maléfique. Ce n’était pas aussi anodin qu’elle le prétendait. Toutefois, elle assuma que courir lui avait porté préjudice en aggravant le bobo. Il partagea alors sa perplexité :

- mm…

Mais en tant que cactus indifférent national, il ne persista guère. Si elle signalait que ça roulait de son côté, alors soit. Il ne se manifesterait seulement si sa santé se détériorait où si elle lui demandait son aide. Cependant, il la gardait sous surveillance, n’ayant pas réellement envie de se réveiller aux côtés d’un cadavre.

Après s’être creusé une place entre les deux femmes, le bretteur s’installa plus ou moins confortablement. La gosse caractérielle s’en alla dans un soupir avant de rejoindre son dodo de circonstance : « C’est ça, endors-toi ! »
Puis, clouant son œil valide pour sombrer dans un repos partiel, il fut aussitôt déployé à nouveau puisqu’il sentit du mouvement chez sa voisine. Elle se releva mystérieusement, dans la souffrance encore une fois, pour s’avancer vers les affaires de la sotte voleuse. Il écouta la conversation à l’arrache, ça parlait de bandage et de fil.. Si  cette vampire comptait sur l’épéiste pour lui recoudre le flanc, elle pouvait s’foutre les doigts dans le cul. Il ne détenait aucun savoir-faire en ce qui concernait la médecine.

Au final, elle farfouilla et se débrouilla sans solliciter une assistance extérieure pour tenir le bandage ou autre. Valentine était un loup solitaire, une éternelle démerdeuse, on sentait qu’exiger de l’aide n’était pas dans sa nature. Chose que le garçon respectait puisque dans un sens, il jouissait des mêmes qualités. Lui aussi avait tendance à sous-estimer ses blessures de guerre afin de ne pas inquiéter son entourage.. et par fierté aussi. Ils se rejoignaient sur pas mal de points, c’était d’ailleurs pour cette raison qu’il ne l’emmerdait pas.
Avalant à nouveau du saké avant de s’apprêter à se rendormir, la femme changea d’avis et désira la bouteille. Dans un « mh » interrogatif, le garçon lui tendit l’alcool, curieux. Allait-elle vraiment boire ou était-ce pour désinfecter la plaie, déjà bandée ?! Illogique…

Et… REVELATION ! La vampire abaissa son voile de femme du désert. Des lèvres colorées se découvrirent au bretteur, tandis qu’il s’interloqua au sujet de ce drôle d’anneau doré ?! Et bien, elle avait la descente plus facile que prévue, pendant un instant, il flippa pour l’espérance de vie du saké. Buvait-elle comme un trou pour oublier ?! Si elle en venait à là, c’était que la plaie la tordait de douleur, et qu’elle se contenait ardemment.

Gigotant par la suite, elle poussa une espèce de porte étrange où elle conseilla au pirate de s’y faufiler. En arguments : le manque de place, plus la tranquillité. Vrai qu’il se passerait volontiers de percevoir cette tête de cochon à son réveil, et il s'épargnerait également ses ronronnements de moteur Diesel. C'était bruyant un enfant endormi..
Facile à vivre, le garçon n’y émit aucune opposition et y pénétra dans un soupir, s’écrasant sur une botte de foin à l’entrée. Il ne voulait pas s’éparpiller loin dedans, ça ne l’intéressait guère.
S’apprêtant à s’abandonner dans les bras de Morphée, l’hybride interrompit de nouveau le sommeil du sabreur. Décidément, elle n’était pas encline à dormir :

- Mh.. ça peut arriver.. comme la majorité d’entre nous…

Encore un euphémisme. Evidemment que ce monde de la piraterie, et de l’aventure lui manquaient ! Mais en particulier ses nakamas… Il y repensait relativement souvent, mais ne chialait pas sur son sort. Il percevait Kosaten comme un défi, pour se renforcer davantage et revenir plus puissant que jamais chez lui. Ce n’était pas une chose si négative. En revanche, il comptait bientôt se tirer d’ici, et cet espoir confiant de son retour parmi les siens lui permettait de ne pas sombrer dans la mélancolie…

- J'te retourne la question.. ? et d’où tu viens… ? pis pourquoi tu te caches la moitié de la gueule comme ça ?!

Si autrefois il pensait qu’elle cachait un horrible défaut physique, une malformation ou une brûlure, cicatrice, elle lui avait prouvé le contraire. Sa mâchoire s’avérait tout à fait basique, alors pourquoi la planquait-elle ainsi comme une musulmane derrière un vulgaire tissu délavé. Peut-être pour le style… Mais elle paraissait pas être ce genre de fille à s’encombrer d’artifices inutile au nom de l’esthétisme.







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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyDim 26 Mar 2017, 03:39

L’éternel indifférence de la pirate, même si c’était probablement irritant pour certains, avait presque de quoi faire au contraire sourire la blonde. Cette dernière ne pouvait pas dire qu’elle adorait les individus renfrognés … mais ce petit côté caractériel, irrité de manière générale et prompt à l’énervement marquait d’une part une forte personnalité malgré un âge relativement jeune, et d’autre part … elle le rendait authentique. Dans le monde d’origine de la traqueuse, en tant que chasseuse de monstres, et de ce fait sur le fil entre les êtres pensant et les monstres justement, elle recevait systématiquement deux types de réaction. De la peur, et du respect. Le ratio entre l’un et l’autre variait, mais elle voyait rarement quoi que ce soit d’autre se dépeindre sur le visage de ceux avec qui elle faisait un bout de chemin, ou un brin de conversation. Sur Kosaten ? Son statut d’élu, et le fait relativement aisé à discerner qu’elle en était une rendait les gens … admiratif. Certains étaient toujours un peu craintifs de son apparence, ou de ce qu’elle pensait d’eux, ou de ses pouvoirs … Mais la majorité cherchait à la flatter via cette différence. Ça ne faisait, au final, que la marquer d’autant plus … et à terme, c’était assez lassant. La petite, elle aussi, avait son petit caractère, mais plus le temps passait, et moins la blonde associait cela à des nerfs d’acier, chez elle : elle semblait simplement … se donner l’autorisation de faire les choses, comme quelqu’un dont la parole a rarement été remise en cause. Ce n’était pas une bonne chose, pour elle … ce ne l’était pas du tout. Enfin. Au pire, si ses manières devenaient trop insupportables avec le temps, la blonde – ou la verte, moins patiente – lui remettrait probablement les idées en place.

La réponse qu’offrit Zoro à sa question était loin d’être une surprise, et pourtant, quelque part, la pluri-centenaire se sentit presque troublée par ses mots. « la majorité d’entre nous ». Y avait-il des élus qui n’étaient pas désireux de retourner dans leur univers d’origine ? D’aussi loin qu’elle puisse se souvenir cependant, la traqueuse n’avait pas souvenir d’avoir entendu parler d’un ou une qui retournait dans son monde … La mort elle-même ne semblait pas la solution : certains étaient « partis » … mais revenus par la suite. La majorité … La majorité des êtres que les trois dieux avaient arrachés à leurs mondes souhaitaient y retourner. Quelque part, elle se demanda s’il existait chose plus cruelle. Forcer un être à quitter sa terre, sa patrie, sa famille, pour aller se battre dans un autre monde qui n’est pas le sien, pour le compte d’une faction choisi pour lui à sa place, et ce sans lui laisser la simple possibilité de dire « non ». Hmm. Là, comme ça, à part écorcher vif un être et l’obliger à regarder, pendant qu’il se vide de son sang, les siens se faire occire et torturer de diverses manières, elle ne voyait pas. La suite lui fit hausser un sourcil. Vu que la pirate s’était déjà étendue dans le foin, et vu la position qu’elle avait adopté, on aurait pu croire qu’elle souhaitait directement dormir … et pourtant, elle poursuivait la conversation ? Politesse, ou intérêt réel ? La blonde ne l’aurait pas particulièrement pris pour quelqu’un de « poli », ou en tout cas pas au point de se forcer à faire ce genre de choses. De plus… autant être honnête : elle n’avait pas plus l’air que la traqueuse d’être issue d’une quelconque noblesse, où ce genre de pratiques est courante. Autant répondre en tout cas … La semi-vampire leva doucement un doigt, caressant un instant la boucle qui lui perçait la lèvre, avant de répondre.

J’ai quitté mon « chez-moi » à vingt ans, avec la ferme intention de ne jamais y revenir. J’y suis repassé … quelques fois, en quelques centaines d’années. Autant dire qu’on ne risque pas de remarquer mon absence avant un bout de temps. Je regrette surtout … une partie de ma famille. Mes petits frères et sœurs. D’où je viens … Mon monde s’appelle Era Necrolia. C’est un peu comme ici, mais … comment dire. Si ce monde et le miens était une peinture, celui où nous nous trouvons aurait des couleurs chatoyantes, de la nature florissante et un ciel clair. Bien sûr, l’ombre de la guerre plane, des monstres rôdent dans les environs et tout n’est pas rose … mais c’est un endroit qui semble agréable. Chez moi … Le ciel serait gris sombre. Proche du noir. Les arbres seraient, en grande partie, morts. Dans le lointain, des titans s’affronteraient … et le personnage principal de la peinture serait tout vêtu de noir. C’est comme ça que je … « Brosserais un portrait » de là où je viens. Du moins, c’est ce que la comparaison entre ici et là-bas me fait dire. Qui sait … Levant les doigts, elle les fit claquer pour que la pirate rouvre les yeux et les pose sur elle, pointant plus spécifiquement son visage. Ouvrant les lèvres, elle dévoila les 8 crocs effilés qui ornaient sa bouche, avant de les refermer. Je cache ma bouche pour éviter qu’on ne voie « ça » quand je parle, sourie, ou autres. Ici, ça n’a pas l’air d’avoir dérangé grand-monde, jusqu’à présent … Chez moi, il y a un bon nombre de remèdes tout indiqués. Une bonne épée en acier trempé enfoncé dans le crâne, par exemple. Un bûcher … elle fit un geste évasif de la main avec un petit soupire. Je te laisse en imaginer autant que tu veux. Le fin mot de l’histoire, c’est que je n’ai pas envie qu’on sache que je suis une buveuse de sang au premier regard. Voilà tout.

Fut un temps, elle prétendait, en tant que chasseuse de monstre, que des écailles dures, dignes de celles d’un reptile, avaient commencé à lui pousser le long de la mâchoire, ornement plus ou moins laid qu’elle cherchait donc à cacher. C’était faux, mais elle pouvait rendre le mensonge crédible en faisant pousser les écailles en question : de la même manière que ses griffes, ces dernières n’étaient pas là en permanence … Mais sur Kosaten, les choses semblaient différentes. Aucun spectre n’avait tenté de prendre possession du corps d’un humain, ici, visiblement, ou alors la chose n’avait pas le même effet. En tout cas, la nature de vampire, même partielle, de la blonde aurait pu lui valoir un sort fort peu enviable, chez elle … Ici, peu de gens semblaient en faire grand cas. Les élus, en particuliers, n’étaient que rarement dérangés par la question : l’un d’entre eux lui avait même dit qu’elle pouvait bien s’en donner à cœur joie pour s’abreuver … plus ou moins. Chassant cette pensée désagréable, la faussement jeune femme observa un instant le reste de la grange, et se décolla du mur d’une impulsion du torse vers l’avant.

Bon … je retourne avec la petite. Si tu as d’autres questions sur moi … je préfère que tu les poses demain. Tu retiendras probablement mieux la réponse qu’aux portes du sommeil. Bonne nuit.

Sans beaucoup plus de cérémonie, elle se détourna, et rouvrit la porte de bois pour la passer, et la clore sans faire de bruit. « Marine » dormait toujours … S’en approchant, la traqueuse se pencha au-dessus d’elle. Une fois ses traits relaxés et cet air suffisant effacé de son visage, elle avait l’air plutôt mignonne … Et trop frêle pour jouer la voleuse. Retenant un soupire pour ne pas prendre le risque de la réveiller, la chasseuse s’accroupit, et se saisit du tissus dont elle se servait comme couverture pour mieux la recouvrir, et lui éviter d’avoir froid. Puis, retournant à sa place à côté du trou, elle s’assit, genoux repliés devant elle, coudes posés dessus … Elle n’avait pas sommeil. Laissant ses pensées défiler sans trop y porter attention, la blonde se mit simplement à attendre que le temps passe… Elle parvint à tenir 30, peut-être 40 minutes de cette inactivité forcée, avant de finalement lâcher un soupire. Sortant de la grange par l’ouverture qui l’avait vu rentrer, elle se recula un peu, observant le mur … Ce dernier était irrégulier. Au point qu’il offrait des … prises. Souriant, la traqueuse s’approcha … Et se mit à escalader la paroi. En tout, il lui fallut peut-être 5 bonnes minutes pour franchir les quelques 6 mètres qui la séparaient du toit : dans la mesure où elle était blessée, fatiguée, et avait le ventre vide, ce n’était pas si terrible que cela. S’installant, une fois qu’elle l’avait atteint, sur le toit du bâtiment, elle reprit une position similaire à la précédente … Mais pu enfin fixer ses yeux sur quelque chose digne d’intérêt. Le ciel étoilé.

Ce dernier lui tint compagnie, cette fois, pour assez longtemps pour qu’elle perde réellement le compte. Elle se douta bien que plusieurs heures s’écoulèrent après son arrivée, mais n’aurait su dire combien. En réalité, la seule chose qui la fit revenir au réel fut un bruit étrange, qu’elle entendit au niveau du sol. Sans faire de bruit, elle changea de posture, se mettant un peu à 4 pattes pour s’approcher du bord … Et vit, quelques mètres en-dessous, la petite qui se relevait, et tapait ses genoux pour en chasser la poussière. Regardant autour d’elle quelques instants, elle avança légèrement … La traqueuse eut un rictus d’énervement. Prendre la poudre d’escampette, comme ça, dès que tout le monde dormait ? C’était puéril … Se relevant un peu, la blonde s’apprêta à lui tomber dessus, d’avance légèrement dégoûtée par son geste. Mais quelque chose la retint. Elle dû tendre l’oreille pour le percevoir … un tout petit « [color:8317=ff3399]Valentine … ? », que l’enfant avait murmuré en grelotant légèrement. La semi-vampire resta interdite, un instant … Puis décida d’accorder le bénéfice du doute. Avançant encore un peu, elle se laissa tomber du rebord, et atterris avec souplesse dans l’herbe mouillée. La petite pivota presque aussitôt, sursautant, mais se calma bien vite en voyant la grande demoiselle se déplier et s’avancer vers elle.

Tu m’as appelé ?
Pas vraiment … mais j’avais … Je me suis réveillée … J’entendais Zoro, dans l’autre partie de la grange, mais toi … tu étais où ?
… Pas loin. Rentres. Tu vas attraper froid.
Tu rentres avec moi ?
Je … Elle hésita un instant, mais finit par se faire une raison. Elle aussi profiterait bien d’un peu de sommeil. Je te suit.

La gamine hocha doucement la tête, et retourna vers la grange, dans laquelle elle rentra sans se faire prier. Elle était ressortie pour elle … vraiment ? La traqueuse ne pouvait s’empêcher de douter. Mais peut-être était-ce juste dans sa nature. Rentrant à son tour, elle observa la petite, qui tremblotait toujours sur son lit de paille. La semi-vampire resta quelques instants sans bouger ... Puis, finit par retirer son manteau, qu’elle lui posa sur les épaules. Pas une protestation. S’asseyant en dépliant cette fois les genoux, la blonde soupira … Et posa sa tête contre le mur. Dormir. Ne fut-ce que pour deux heures.

*     *
*

Lorsque Marine lui tapota le bras pour la réveiller, visiblement, le soleil avait déjà dû se lever, car la lumière était bien plus forte. Zoro, pour une raison ou une autre, était déjà debout elle … Et la petite avait remis sa veste sur les jambes de l’hybride, qui la regarda avec un air fatigué.

Ce serait mieux si on partait maintenant … On a un peu de marche à faire avant d’aller voir les gens que vous voulez. Ce serait gentil de pas mettre 10 ans à se préparer.
Et de nouveau avec le ton insupportable … La chasseuse se massa le visage et les yeux. Elle avait passé l’âge pour ces bêtises … Mhhh … deux minutes. J’arrive.


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyVen 19 Mai 2017, 19:07





偉大なエスケープ

feat. L'hybride du bizarre et de la connerie





Le récit dans lequel Valentine s’élança fit office de conte du soir. Quitte à ce que ce passé soit relativement déprimant, il avait le don d’encourager le pirate à se déconnecter de la réalité pour retrouver son petit monde intérieur. Assez inquiétant sur le plan psychiatrique, dit comme ça…
Se casser à 20 ans ? Raisonnable ! Surtout pour une louve solitaire, refusant de poursuivre avec sa meute. Il en déduisit que les relations entretenues avec sa famille ne s’avéraient guère pailletées de joie, car en principe, lorsque l’on tenait à quelqu’un, on s’arrangeait pour le recroiser à un moment ou à un autre. Et pourtant, ça ne faisait pas partie des projets de l’hybride, qui quand même, eut la sympathie de passer un coucou furtif, « en quelques centaines d’années », avant de se volatiliser à nouveau comme une voleuse. Qu’une "personne" puisse présenter une partie de son existence sur une chronologie de vie aussi folle l’étourdissait quelque peu. Il se sentait petit, voire ridicule du haut de ses pauvres 21 ans. Il se pensait assez expérimenté, mais elle… Il n’osait s’imaginer la quantité d’événements auxquels elle avait participé, la multitude de connaissance et de savoir-faire qu’elle avait pu acquérir, elle était probablement en capacité de répondre à une infinité de questions, et apte à maîtriser n’importe quelle technique. Tout comme la maturité, et le recul… Lui arrivait-il d’être encore traversé par des sentiments de surprise ?! Après avoir vécu si longtemps, les réactions des créatures, tout comme les phénomènes du monde ne recelaient certainement plus aucun secret pour elle.
Profondément chiant… L’imprévisibilité, c’était tellement génial !

En revanche, la partie sur la comparaison poétique de son monde avec celui de Kosaten confortait l’homme dans son intention de pénétrer les voiles légers du sommeil. Des peintures.. Avec des couleurs chatoyantes, des paysages fleurissants, et une gaieté rassurante… Entre la réalité et le rêve, des images se filaient sur les mots prononcés de la femelle. Ainsi, quand il entendit la description d’Era Necrolia, il aperçut une zone désolée, peu affriolante, ou pesait une vieille masse mortuaire permanente. C’était humide, froid, épuisant, vraiment chiant ! Il ne savait pas à quoi correspondaient ces descriptions de paysage, sinon il aurait assurément réagi sur sa vision féerique de Kosaten, car aucune des caractéristiques évoquées par la femme ne convenait à ce monde pourri selon lui. Mais à cette heure, peu importait….

Un court silence, rythmé par une détonation dans le but de l’éveiller, suffit à Zoro pour qu'il puisse entrouvrir l’œil. Pourquoi l’histoire s’arrêtait-elle aussi rapidement ? Il voulait une fin lui, même s’il ne savait plus où ils en étaient concrètement. Alors il ne cacha pas son déroutement lorsque devant lui furent exposées une bouche à la dentition peu commune. NANI ?! Que se passait-il ici ?!
Par réflexe, il se recula la tête contre le mur, non par flippe mais par surprise. Quand vous flottiez entre le monde onirique et le monde réelle, et que d’un coup, on vous présentait une bouche pareille, bah ça pouvait légèrement prendre au dépourvu, aussi téméraire soit le bretteur. Il n’avait pas tous ses esprits, alors ça lui décalqua les fesses sur le moment, lui valant même un ravalement de salive assez bruyant. Son sourcil s’était également arqué en un joli circonflexe., mais au moins ça avait eu le don de le réveiller pleinement pour l’écouter énumérer différents modes d’emploi pour l’achever en toute beauté. Contre les vampires ou créatures de la nuit un peu zarb sur les bords comme Valentine, il ne connaissait que la célèbre histoire du pieu dans le cœur, de l’immolation, de la décapitation. Il savait également que l’eau bénite, les crucifix, et… l’ail les repoussaient étrangement. Franchement, des créatures aussi puissantes qui contractaient des allergies à … l’ail…. ?! Le mythe se cassait par tant d’absurdité mais heureusement, Valentine était bien plus qu’une simple suceuse de menstruations aux dents pointus.

Bref, le temps des présentations était révolu, et Zoro se situait une nouvelle fois dans ce putain d’état d’éveil qu’il était parvenu à chasser grâce aux récits de Valentine, avant que cette idiote ne décide de l’emmerder pour le final, comme un gosse à qui l’on offrirait une glace avant de le lui arracher cruellement des mains, pile au moment où il s’apprêtait à la lécher. On se retrouvait au point de départ !
Il en profita pour se repositionner dans un grognement, ne prenant même pas la peine de répondre à son vieux bonne nuit tout merdique.


ELLIPSE (au petit matin)

Une cascade d’eau s’explosa sur la gueule du bretteur endormi. Les sens évanouis, la brutalité de ce choc démultipliait ses sensations par mille. Ce qui était un simple filet d’eau ruisselant d’un pichet se transformait en une chute du Niagara !
Relevé aussitôt par réflexe, il tournoya dans tous les sens pour déceler le cou… LA COUPABLE ! Il surprit cette sale gamine sur le fait accompli, l’arme du crime toujours en main, avec un demi-sourire de peste désolé figé sur sa tête à claque ! Sérieusement ?! Pourquoi ne pas se contenter de le secouer pour l'éveiller, ça suffisait amplement non ?! Zoro en connaissait une qui allait passer un sale quart d'heure!

OIIIIIII ! QU’EST-CE QUE …. ! Gn… TOI ! Tu vas pay… !


Désolée, tu dormais trop bien. J’ai essayé de te tirer de ton sommeil doucement, mais ça n’a pas marché… Et puis, j’ai préféré garder mes distances car si c’est pour me prendre un coup dans la volée, non merci ! … L’eau s’est révélée être la solution ! Efficace et maniable à distance !


La chevelure trempée, il ne pouvait même pas l'hérisser sous l'irritation que cette petite pétasse engendrait, alors Zoro chopa la gamine par le col pour la soulever méchamment, enragé comme un chien. Etre tiré du sommeil, il détestait, mais d'une façon aussi cruelle alors là... De quoi péter littéralement les plombs !  Il allait la tuer bordel :

- EHHHH ! Arrête ! Lâche-moi ! C’est de ta faute, t’as qu’à te réveiller quand on t’appelle ! .... Valentine, au secours ! VALE.... !


Il cala immédiatement une main sur sa bouche pour étouffer ses cris débiles de chaton en détresse

DE MA FAUTE !????


L’autre poing se leva en direction du minois de la jeune fille qui cloua fermement ses paupières comme prête à recevoir ce poing mérité… Et puis, cette vue pathétique neutralisa son impulsivité au dernier instant. D’une certaine façon, elle lui ressemblait : râleuse, pourvue d’une mauvaise foi innée, et jamais coupable. C’était lui, version fille surexcitée, et quand même bien plus capricieuse et bavarde que lui.
Il la reposa calmement alors à nouveau. C’était pas la première fois en moins de 24 heures qu’il se retrouvait au bord du crime. Elle le poussait à bout cette mongolienne ! Il était temps de se débarrasser d’elle !

Et puis Valentine, qu’est-ce qu’elle branlait cette feignasse ?!  toujours entrain de roupiller ?! Etonnant qu’elle n’ait pas émergé avec tout ce raffut parasite autour d’elle !
Attendant dehors contre la paroi de la cabane, l’apparence de femme respirait l’air pur de la cambrousse. Quant à Marine, il l’entendait éveiller l’autre fille, d’un moyen bien plus tranquille et confiant que pour le bretteur, puisque pour la vampire, elle utilisait le geste. Que signifiait ce traitement de faveur ? Alors comme ça.. Cette chipie préférait l’autre hybride aux cheveux délavés ?! Sérieusement ?! Zéro reconnaissance. Ouais, Madame la pirate balafrée était effrayante, et alors ?! Tss… T’façon, il s’en foutait !

De mauvais poil à cause de ce réveil merdique, le garçon s’impatienta et passa la tête par la porte :

Oi ! C’est pour aujourd’hui ou pour demain ?! Maniez-vous, les marchands ne vont pas gentiment nous attendre


Ces filles... Toujours trois plombes à se préparer... On allait pas au festival de Cannes bordel !
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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyJeu 13 Juil 2017, 19:16

Voir, de façon assez subite, la tête de Zoro dépasser du trou qui permettait d’entrer dans la petite pièce pour leur dire de se dépêcher avait quelque chose de comique. Et si la semi-vampire n’éclata pas de rire, c’était d’une part à cause de la fatigue, et d’autre part tout simplement à cause de la surprise d’une telle apparition, qui lui fit hausser un sourcil. Rigolant légèrement, elle finit par hocher la tête alors qu’elle se relevait avec un grognement, s’aidant du mur derrière elle.

Bah … Personnellement, qu’ils m’attendent ou pas … Je finirais bien par remettre la main sur mon tanto, d’une façon ou d’une autre.
Heum … Certains sont quand même des voyous … Et ils pourraient peut-être même essayer de vous tuer.
La blonde tourna le visage vers la petite, et la dévisagea de ses yeux d’or … Avant de hausser les épaules. Libre a eux d’essayer.

Ne prenant que le temps de se nettoyer un peu le visage avec de l’eau et de manger un morceau, la traqueuse fut prête à partir en 5 petites minutes à peine, au terme desquelles elle n’avait toujours pas l’air réveillée … Même si elle pouvait se passer de sommeil, une fois endormie, il lui était parfois difficile de s’extraire de ses songes … Et en prime, elle devait se l’avouer : veiller comme elle l’avait fait n’avait pas été une « bonne idée ». Bien sûr, c’était moins sa volonté propre que le manque d’envie de dormir qui lui avait tenu les yeux ouverts et l’esprit lucide si longtemps, mais cela ne voulait pas dire qu’elle n’aurait pas pu essayer plus, ou mieux. Dans tous les cas, il n’y avait pas que le peu d’heures qu’elle avait passé à dormir qui était blâmable : sa blessure l’affaiblissait également … Sans parler de sa malédiction. « la soif », comme elle l’appelait, était encore loin de la transformer en bête avide de planter ses crocs dans de la chair fraiche, et heureusement, néanmoins, elle sapait tout de même ses forces, l’empêchant d’agir ou de penser à pleine capacités. Ainsi, il fallut quelques minutes de marche à l’hybride des brumes pour … remarquer qu’elle n’avait pas la moindre idée d’où elles allaient. Sans parler du soleil, qui était beaucoup plus proche de la ligne d’horizon que de quoi que ce soit d’autre.

Heum … Marine ? Tu es sûre qu’ils seront levés, à ces heures-là, tes marchants ?
Qu’est-ce que tu crois ? Tournant la tête vers la traqueuse, la petite fit face à un regard tellement blasé qu’elle finit par lâcher un soupire, et regarda de nouveau devant-elle en enroulant deux mèches autour de ses doigts. Je veux dire … Oui, je suis sûre. En général, ils sont là de la fin de la soirée jusqu’aux dernières heures du matin, et dorment l’après-midi … Enfin je suppose. Ce ne sont pas des maraichers normaux non plus, donc bon …

Haussant les épaules, la blonde continua de suivre le mouvement sans trop répondre. Elle se doutait qu’ils ne se rendaient pas dans un coin très légal de la ville, de toute façon … Et qu’une voleuse comme elle ne devait pas tout revendre à des gens très corrects. Elle devait cependant avoir du cran, si elle était capable, à son âge, de négocier avec des gens capable de tuer « pour le boulot » … Mais l’hybride n’avait pas tant que cela envie de lui faire des louanges pour cela : c’était autant de l’inconscience que du courage, à ce point.

Marchant longtemps dans les rues encore désertes, les trois femmes finirent par arriver à un petit coupe-gorge, qui avait l’air à peine moins sinistre que dans les contes pour effrayer les enfants. Val’ ne pouvait pas se targuer de ne jamais s’être rendue dans un tel genre d’endroit, et pourtant, elle sentit un petit frisson lui parcourir la colonne lorsque, levant un peu les yeux, son regard croisa celui d’un chat borgne, qui était paresseusement allongé sur le rebord d’une fenêtre. Elle détourna bien vite les yeux, mais sentit pourtant le félin qui l’observait, sans bouger et en silence, depuis son promontoire. Se rendant jusqu’à un des coudes de la ruelle, Marine s’arrêta non loin d’un homme, un peu ventru, qui semblait dormir. Bras croisés, menton sur le torse et dos contre le mur, il était assis sur un tabouret à sa taille, et malgré sa tête de brute, son bandana sur le crâne et ses cicatrices, il semblait heureux. Se tournant vers les deux adultes, la petite leva les mains, les mettant l’une face à l’autre comme pour expliquer les choses.

Bon, je pense pouvoir nous négocier de rentrer … Laissez-moi faire juste, et jouez le jeu.
Et toi, ne t’avise pas d’essayer de nous rouler, mhhh ?

La petite lâcha un gros soupir en levant les yeux au ciel, comme exaspérée qu’on ne lui fasse toujours pas confiance … Du point de vue de l’hybride ceci dit, c’était amplement mérité, et elle n’avait pas prouvé avoir le meilleur caractère ou la plus grande fiabilité du monde … Les coups fourrés semblaient une option des plus plausibles, avec elle. Se retournant et se mettant à marcher, Marine remonta la petite rue jusqu’au niveau de l’homme, face auquel elle se planta en se raclant la gorge. Il ouvrit un œil fatigué, la dévisageant un instant sans bouger, avant de finalement décroiser les bras et de s’étirer en baillant. Soulevant ensuite sa – plutôt grosse – carcasse du tabouret, il appuya sur son dos pour le faire craquer, forçant accessoirement la jeune fille à reculer si elle ne voulait pas être percutée par son ventre, puis se gratta la tête en l’observant.

Mouais ?
On voudrait voir Aiko.
Pour ? C’est qui ces deux-là ?
Bah, pour un deal. Et ce sont mes gardes du corps.
L’homme joufflu dévisagea la petite un instant, puis Zoro … puis Val’ … Avant de se masser le visage, un large sourire se dessinant sur ses lèvres. Bien sûr, tu as des gardes … ça m’fait penser que je t’ai pas dit, mais je suis devenu empereur de Seika récemment. Il faudra me faire le baisemain maintenant.
Je suis sérieuse, elles sont avec moi !
ça, j’veux bien te croire, mais « tes gardes » ? Tu m’aurais dit qu’elles t’ont pincé à piquer des trucs et qu’elles veulent que tu les rembourses encore, j’pourrais te croire, même si ça les rendrait vraiment plus bête qu’elles n’en ont l’air, mais pour l’instant, ni elles, ni toi ne rentrent.
Effectivement, elle a menti.

Il y eut une seconde de silence, durant laquelle la petite et le gros se tournèrent tous deux vers Val’. L’homme n’avait pas quitté son sourire amusé, tandis que Marine avait l’air atterrée. Enchaînant, la chasseuse haussa les épaules.

Elle nous a simplement dit qu’on pourrait faire de bonnes affaires ici, de façon … « discrète », et nous a offert de nous conduire et de nous présenter deux-trois contacts en échange d’un service ou deux.
Je vois … Des « services » ?
L’empêcher de se faire éventrer en fait partie, mais disons que si quelqu’un voulait lui coller une claque, je ne suis pas sûre qu’on bougerait un cil.

L’homme éclata de rire, hochant la tête en fermant les yeux. Se retournant vers la porte qui se situait juste à côté de lui en se massant le menton, il réfléchit quelques instants en lâchant un « Alors alors … », tandis que Marine, qui était passé du rose pâle au rouge vif, fusillait l’hybride du regard. Cette dernière finit simplement par lui poser une main sur la tête pour la caresser de façon ironique, avant que l’homme ne claque des doigts. Mettant un grand coup de coude sur la porte, il attendit une réponse, qui ne tarda pas à venir de l’autre côté. Aussitôt, il enchaîna une série de petits coups, étrangement rythmés, et compta 3 secondes à voix basse … Puis, la porte s’ouvrit. Faisant signe aux autres d’entrer, il leva juste un doigt.

Oh, et … Pas un mot sur mon petit somme, hein ?

Ne répondant pas, l’hybride des brumes s’engagea dans le bâtiment, mains dans les poches, l’air à peine plus neutre que d’habitude … Première chose qui la « choqua » : ici, elle n’était visiblement pas la seule à voiler sa bouche. De nombreuses personnes, toutes à l’aspect plus ou moins recommandables, officiaient dans cet espèce de hangar, qui semblait réorganisé en marché … Et quels marchés. Ici, des bijoux, qu’un type maigrelet mettait dans une coupelle de fonte pour les faire fondre. Là, des éventails d’armes, qu’un ou deux types à l’allure très louche observaient, sous le regard vigilant du « marchand ». Dans un coin, quelques esclaves étaient même enchaînés à un mur, et un gros bedonnant à côté d’eux lisait un petit livre qui ressemblait fort à son carnet de comptes. La petite traversa cette assemblée peu recommandable sans détour, se rendant presque directement jusqu’à un jeune homme, qui était assis en tailleurs sur un tissus. A côté de lui, deux gardes, dont les bras étaient probablement plus épais que la tête de la traqueuse … Le jeune brun faisait presque tâche dans cet environnement : il ne ressemblait que très peu à un malfrat. Probablement un prêteur sur gage, qui devait vivre une vie aisée, en dehors de ces murs … Voyant la petite s’approcher de lui, suivie des deux femmes, il pencha la tête sur le côté, un sourire étirant ses traits fins.

Ah, Sashañya … Je me demandais justement quand est-ce que j’aurais de nouveau de tes nouvelles. Que me vaut le plaisir ?


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyJeu 12 Oct 2017, 13:50





偉大なエスケープ

feat. L'hybride du bizarre et de la connerie





Déterminée à retrouver son tanto, Valentine ne semblait pas paniquée. Son objet dérobé détenait une telle valeur à ses yeux qu’elle ne se voyait très certainement pas continuer la route sans. Par conséquent, ça la persuadait d’une proche retrouvaille. Elle affichait une pleine confiance, en dépit du bordel que ça impliquerait.
Par ailleurs, à la prévention de Marine au sujet de ces marchands, le bretteur ne releva même pas un sourcil, blasé. Comme si des marchands étaient en mesure de le terrasser. Si elle comptait les stresser, mieux valait revoir ses méthodes :


C’est des ninjas ou quoi tes marchands ? Qu’est-ce tu crois qu’il peuvent nous faire ? Nous tabasser à coup de poisson pourri.. ?


Sur cette remarque, l’homme émit un soupir épuisé avant de décoller du mur pour prendre la route à leurs côtés. Petite idiote. Si seulement il pouvait la choper par les pieds pour lui briser son petit crâne contre le mur. Malheureusement, si l’envie ne lui manquait pas, la cruauté elle si. Il était un homme blindé de principe, et très droit quant à leur respect. Alors il ne pouvait se permettre ce type de débordement fatal.
Pendant que le garçon à la queue de cheval se plongeait dans d’obscures réflexions, Valentine s’interrogeait sur la nécessité de se lever aux aurores pour rencontrer les marchands en question. Selon la fillette, ils se soumettaient à quelques horaires atypiques qui expliquaient leur promenade de si bon matin. Apparemment, ils n’étaient pas normaux. Ok on partait sur des bails sombres de marché noir… … La dernière fois qu’il avait pénétré dans l’une de ces vieilles zones déplorables, c’était pour tomber sur Zayro Jinn juste après. Le croiser dans un endroit aussi malfamé n’avait en soi rien de surprenant.
Ils débouchèrent dans une lugubre ruelle destinée au viol dans les fesses. Des bestioles pas nets braquaient leurs yeux louches sur les trois passagères. L’étroitesse de ce lieu ne justifiait pas son intimité. On se sentait épier de la tête aux pieds.

Enfin, les voyageuses parvinrent à la destination, qui prit la forme d’un sale obèse cicatrisé au bandana, semblant passer son temps à dormir quand il ne se tuait pas le foie à coup de rhum. Tiens, excepté son obésité, il n’était pas sans nous rappeler une certaine personne…
Marine annonça son intention de négocier avec le type endormi. Pourquoi ne pas entrer en douce sinon ?! Et si ça se réveillait, et que ça râlait, bah ils buteraient tout le monde… Zoro n’avait pas le temps de faire la causette diplomate avec des couillons en possession de ses affaires. Avec lui, le problème serait vite fait réglé.

D’ici on ne discernait pas tous les mots échangés, mais en tout cas, l’espèce de gros sac avachi sur son tabouret paraissait intéressé par les deux « femmes » qu’il sondait d’une manière peu prometteuse pour la suite de l’aventure.
Ce fut alors que l’hybride intervint au milieu de la conversation, démantelant le mytho douteux perfide de la petite. Wat ? Mais à quoi jouait-elle cette abrutie encore ? Elle niquait les plans !
S’ensuivit alors l’application d’une pommade encore plus forte que la précédente. Ah, un mensonge sur un mensonge. Bravo. Par ailleurs, elle ne manqua pas d’envoyer une jolie petite pique à la sale gosse, qui parvint jusqu’à faire apparaître une fine esquisse sur le visage du bretteur. Toutefois, le plus réceptif à la « blague » -ce n’en était pas une en vérité- fut le videur, séduit par l’humour décalé de la vampire. Résultat des comptes : Ils entraient.
S’il suffisait de vanner une gamine infecte devant une porte pour gagner son ticket d'entrée, fallait le dire plutôt !

Déambulant au travers d’une pièce des plus infâmes, les trois mousquetaires s’avancèrent face à un homme remarquable. Il se distinguait de la saleté environnante par son allure soigné, et son matériel précieux. Un bon contact que la fillette connaissait, vraisemblablement. Alors que le prince Ali salua l’enfant, un détail sauta aux oreilles du bretteur. Comment l’avait-il appelé ?! Il rêvait ?! Qu’est-ce que c’était que ce blaze ?! Encore une qui allait devoir quelques explications :

Qui est Sephora ?! C’est lui qu’a mon saké ?!



Le pirate méprisait l’ambiance macabre de cette zone sinistre. Il ne voulait plus perdre un seul instant dans cette poubelle dégradante, qui suçotait pernicieusement sa dignité tel un tique à chaque seconde écoulée. Trépignant d’impatience, il accélérait le processus et désirait aller droit au but. Les esclaves accrochés au mur l’agaçaient plus particulièrement, que ce soit pour la médiocrité de la pratique en elle-même, mais aussi pour les sombres souvenirs que ça rallumait en lui. Cela ressemblait à l’esclavage des hommes poissons dans son propre monde. Luffy et son équipage étaient venus à la rescousse de ces personnages, et s’étaient bastonnés avec les connards à l’œuvre de ce crime contre l’humanité. Bon, en tant que mâle dominant, il n’était pas le plus touché par cette affaire, alors il n’interviendrait pas, mais ça le dégoûtait.

En parlant d’esclave, une petite souillon avait guetté attentivement la progression des trois arrivantes à travers la salle. L’une d’elle portait sur son cou un sceau du dragon. Cet insigne résonna comme un espoir aux yeux de l’esclave aux mains de son maître. Elles ressemblaient à des lueurs au cœur de la pénombre. Alors, lorsqu’elle fut décrochée du mur pour être déplacée, elle saisit l’occasion pour foutre un vilain coup de pieds dans les parties génitales de son bourreau. La chaîne glissa entre les mains du type recroquevillé sur lui-même, tandis que la femme la traînassa activement jusqu’à Zoro. Le bordel et les cris engendrés n’étaient pas passés inaperçus et cet acte de rébellion risquait d’être sévèrement puni. Basanée, longue chevelure à la Pocahontas, et la peau sur le os, la demoiselle en détresse faisait peine à voir.

En attendant, cette jeune fille était à l’œuvre de Godzilla furax qui se dirigeait droit sur eux pour récupérer son bien. L’air renfrogné, le bretteur ne savait plus où donner de la tête. Pourquoi il se retrouvait toujours impliqué dans des affaires de merde. L’esclave aux mains liées se colla contre son dos, comme pour sa planquer derrière son unique bouclier, s’il le voulait bien.
L’homme à la chevelure verdoyante jeta un rapide coup d’œil énervé à cette esclave venue l’emmerder, avant que son maître ne se poste devant Zoro pour le fixer hautainement.

-Bouge de mon chemin toi que j’puisse récupérer mon bien… !

Euuuuh… S’il pensait obtenir quoi que ce soit d’un fier sabreur en s’adressant à lui comme une sous-merde, il se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au cul. Qu’il apprenne à demander poliment les choses… Et puis, même avec toute la courtoisie du monde, soyons francs, le pirate ne livrerait très certainement pas cette esclave par principe, bien que la situation l’emmerdait.


Et pourquoi j’obéirai à une sale ordure comme toi ?!


Ah. Susceptible le p’tit monsieur. Titillé au plus profond de lui, il prit cet air de porc enragé, et s’empourpra comme si tout son sang lui remontait dans la gueule. Son bras s’engagea dans un mouvement qu’il regretterait puisqu’il leva le bras et fit brusquement claquer un fouet devant lui. Le sabreur, pris au dépourvu, se recula de justesse afin d’esquiver l’attaque, bousculant en même temps l’esclave engluée dans son dos.
Il rêvait ou cette face de tomate graisseuse explosée de la cervelle venait d’essayer de le fouetter ? Osait-il le prendre pour une bête de cirque… Ou pire, sa chose ?! Une pensée qui le fit serrer la mâchoire.
Probablement qu’avec son véritable corps, ce p’tit nerveux frustré du slip ne se serait pas permis un tel manque de respect :


Ce coup de fouet a signé ton arrêt de mort… pauvre dégénéré…


Il lui lançait un regard tel que « tu n’aurais jamais dû faire ça » avant de choper deux sabres. Si à la base, on pensait qu’il défendait l’esclave, il désirait avant tout réparer cet affront. La pièce interrompait leurs affaires pour river leurs yeux de concierges sur la scène. Etrangement, le père fouettard entama une marche arrière hésitante au fur et à mesure que ce qui ressemblait à une femme s’avançait vers lui, sinistrement, la tête légèrement baissée pour former une ombre inquiétante à la place de son regard. Il déambulait jusqu’à lui avec sérénité et menace, comme une mort venue chercher un futur défunt. Il l’apeurait complètement, le petit cochon commençait à renverser tout et n’importe quoi sur son passage lorsqu’il tentait de reculer. Paniqué, il finit même par se ramasser en arrière sur un stand d’armes illicites :

- Non, s’il vous plait.. .Cette esclave est à vous !

N’entendant rien, le bretteur souleva ses katanas et les planta comme des pieds de tomate là où se situaient probablement les tétons du types.  Ah, le pirate n’avait pas le temps de plaisanter aujourd’hui.
Cet acte entraînerait de lourdes conséquences, certainement, mais il ne pouvait se résoudre à laisser un couillon salir son honneur de la sorte. Il méritait son sort de cadavre. Plus on élimait les parasites de l'existence, mieux on se portait.

Contextuel:
 

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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyMer 25 Oct 2017, 07:27

Aiko, si c’était bien lui, ne semblait pas avoir beaucoup plus d’une vingtaine de printemps : son visage était fin sans pourtant porter trace de la moindre marque de malnutrition, ses longs cheveux noirs étaient attachés en une queue de cheval parfaitement lisse, et son regard, droit et fier, transpirait le calme et la maîtrise de soi. Il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’un tel individu s’oriente vers une carrière de marchant : les gens du commun n’avaient probablement aucune envie de le rouler, tout en lui faisant cependant confiance lorsqu’il parlait. Mais clairement ? Il n’était pas dans ce marché noir, comme tant d’autres, par « manque d’alternatives ». Sa tenue seule permettait de s’en rendre compte : même si elle ne faisait pas particulièrement riche, au contraire … L’ensemble était pratiquement neuf. La teinte encore vive des couleurs, l’usure du tissus et les formes encore légèrement marqué des plis du vêtements en attestaient. Il enfilait donc une é »tenue de travail » spéciale pour venir vendre ou acheter des choses ici … ça n’avait rien d’étonnant.

Si l’hybride avait, elle-aussi, relevé le prénom exotique qu’avait mentionné le jeune homme, elle s’était en revanche parfaitement abstenue de faire la moindre réflexion à voix haute, et n’aurait pas refusé que sa verte camarade n’en fasse de même. Un faux nom … Bien sûr que « Marine », pour elles, en avait donné beaucoup d’autres à d’autres personnes : rien de mieux pour brouiller des pistes. Mais brouiller des pistes pour quoi ? Qu’est-ce qu’une petite crasseuse et misérable dans son genre pouvait bien avoir à cacher ? La question méritait d’être posée, mais ailleurs, et à un autre moment. Pour l’heure, il convenait de remercier les dieux (ou l’esprit parfois légèrement … « simple » ou distrait de Zoro) d’avoir lancé un nouveau nom, qui n’était ni Marine, ni Sashañya. Si la petite et le marchand se tournèrent un instant vers l’épéïste donc, ils s’en désintéressèrent rapidement. Marine, si elle pouvait le moindre soulagement, n’en fit pas du tout signe, pas plus qu’elle n’aurait indiqué un quelconque stress : à défaut d’avoir énormément de jugeote, elle avait au moins des talents de comédienne appréciables. Elle prit d’ailleurs la parole, s’exprimant avec un ton cordial, presque enjoué, voulant plus séduire son vis-à-vis que lui donner l’impression qu’elle jouait ses petites cheffes. Certes, ce n’était pas sur les deux élus, mais la voir parler ainsi faisait du bien mentalement.

Bonjour, Aiko. Les nouvelles sont bonnes, bien que de peu d’intérêt, dernièrement. Je n’ai rien trouvé de particulièrement intéressant à t’amener … A l’exception de ces deux demoiselles. S’écartant sur le côté, la petite fit un geste des deux bras pour désigner Valentine et Zoro, puis reprit la parole. L’hybride vampirique songea à sortir une main d’une poche pour faire un petit signe, mais ça n’avait pas d’importance. La grande blonde que voici, Valentine, serait à la recherche d’une arme un peu spécifique … Or, c’est justement une arme que je t’ai vendu il y a quelques jours de cela. Il s’agit d’un tanto, je ne sais pas si tu t’en souviens …
L’arme au cristal de sang ? Honte à moi si j’avais pu laisser tel objet se soustraire à ma mémoire. Et la seconde ?
C’est … Dans un autre registre. Elle recherche du sake, que …

Le claquement sec d’un coup de fouet juste derrière fit frémir Marine, qui n’en termina pas sa phrase. Pas à cause du bruit seul : elle l’avait déjà entendu, le connaissait, n’était pas « surprise » qu’il y en ait ici … Simplement, il n’était pas supposé atterrir à quelques centimètres de ses fesses. Se retournant, elle vit Zoro subitement sembler s’entourer d’une aura démoniaque, et tressaillit de la tête aux pieds, joignant ses mains au niveau de la poitrine en murmurant, très rapidement et peu audiblement, une prière. Enfin, peu audiblement … sauf pour certains êtres à l’ouïe très fine. Mais la traqueuse comprenait parfaitement le pourquoi … Si, bien sûr, elle n’était pas « inquiète » de voir Zoro dans un tel état, elle devait cependant reconnaître qu’il émanait d’elle des ondes négatives particulièrement forte, à en faire courir frissons et sueurs glacées le long de l’échine. Comme si le fait de manier deux katanas (sur 3), de manière générale, ne la rendait pas assez impressionnante comme cela.… Le marchand trébucha et se ramassa sur le dos, provoquant encore plus de raffut qu’il n’y en avait déjà, et finissant de captiver l’attention de ceux qui regardaient encore ailleurs. Trop tard, l’hybride réalisa que la pirate ne se dirigeait d’ailleurs pas seulement vers cet homme avec la seule intention de lui coller une bonne rouste … Mais avant qu’elle n’ait pu protester, son compte était bon : deux lames le clouèrent au sol de fort vilaine manière, tirant un soupire à la traqueuse. Un souci de plus dont elle aurait préféré se passer.

Etant née dans une nation esclavagiste, et étant d’ailleurs elle-même née du viol d’une esclave, Valentine n’avait vis-à-vis de cette pratique que peu de sentiment : tout au plus un désintérêt teinté de tristesse, qui en tous cas ne l’aurait pratiquement jamais forcé à agir pour une esclave, que ce soit en la protégeant d’un maître ou vendeur abusif, ou autres. Elle comprenait ceux qui ne pouvaient se retenir de trouver ce système injuste, grâce à une ouverture d’esprit que lui avait apporté le fait de côtoyer des régions et pays aux mentalités bien différentes durant des siècles, mais elle-même ne désirait pas s’impliquer. En revanche, pour ce qui était de l’épéïste avec laquelle elle se trouvait depuis désormais quelques bonnes heures, elle préférait éviter qu’on la poignarde dans le dos. Or, alors qu’elle regardait le cadavre du gros vendeur s’agiter de ses derniers soubresauts, elle entendit, à côté d’elle, des pas. Des pas qu’on cherchait à rendre beaucoup trop discret. Elle entendit d’ailleurs à peu près au même endroit le son très distinct d’un couteau que l’on tire d’un fourreau … Et le son se déplaçait vers la pirate. Presque par « réflexe », elle tendit la jambe sur le côté … Et vit un homme armé d’un couteau trébucher lourdement sur le sol. Vu sa tenue ? Il avait l’air de tout, sauf d’un individu à la vertu intacte.

Cependant, ce fut très loin d’être le seul évènements un peu « chaotique » à survenir après le meurtre effectué par la verte. D’autres esclave, voyant leur propriétaire passer de vie à trépas, cherchèrent brusquement à s’enfuir dans une confusion notable : certains furent arrêtés – et pour l’un d’entre eux tabassé – par de « futurs acheteurs » qui n’avaient pas encore conclu les transactions. Quel hasard. Au même moment, deux autres se saisir de certaines des armes en ventes, et agressèrent ce qu’ils pouvaient avec : rendus faibles et malades par les mauvais traitements, ils ne seraient peut-être pas bien efficaces, mais leurs esprits trop longtemps soumis avaient visiblement besoin d’épancher leur rage dans plus de sang. L’assassin qu’avait bloqué Valentine, s’il la regarda avec un air furieux, ne se détourna pourtant pas de son objectif premier, car aussitôt de nouveau sur ses jambes, il se mit à marcher en direction de la pirate, qui avait désormais eu tout le temps de retirer ses armes et de sortir ses katanas. Sauf qu’il ne se mit pas en marche seul : au moins deux autres silhouettes lugubres se dirigèrent vers elle, l’air belliqueux et armes au clair. La traqueuse songea à se mettre de son côté et à se battre avec elle, mais nota un détail qui lui semblait plus important : leur jeune coq semblait vouloir discrètement se faire la malle, accompagné par ses deux gardes. Bien sûr, la vie d’une autre élu, même Fuyujin, était plus importante que son arme préférée … Mais l’élue en question semblait savoir se débrouiller. L’arme n’appellerait pas à l’aide pour être récupérée. Et en prime, elle ne voyait pas la pirate comme quelqu’un qui acceptait l’aide des autres avec un grand sourire et une reconnaissance éternelle … Plutôt du style un soupire, et un « j’aurais pu me débrouiller seule, pourquoi t’as pas plutôt fait ça ? ». Un classique. C’est donc sans trop d’hésitation qu’elle fit quelques pas en avants dans la cohue générale, rejoignant Aiko et lui saisissant l’avant-bras.

Je sais que le contexte n’est pas favorable, mais j’aimerais vraiment que vous restiez.

Un des gardes, lâchant un « Hey » peu éloquent, observa l’action avec le charisme d’un poisson en train de se noyer. L’autre, plus sobre et vif d’esprit, saisit à son tour, dans son énorme main, le poignet de Valentine …Voir son avant-bras. Cette dernière tira une légère grimace d’inconfort en le sentant serrer pour broyer, mais sa force n’était, heureusement, pas à ce point surhumaine. Cependant, histoire de soulager encore plus sa douleur, elle transforma la main qui tenait le prêter : ses doigts s’allongèrent et s’affinèrent, sa peau prit une teinte grise métallique parcourus de reflets jaunes osseux, son avant-bras s’épaissit légèrement sous son manteau … Et le jeune homme eut à son tour une grimace en sentant les doigts désormais tranchants qui entamaient son kimono, et feraient sans doute très bientôt de même avec sa chaire.

Je te propose un deal … Relâche-moi, et je relâche ton maître. Continue comme ça … et il perd sa main droite.
La première réaction du garde fut d’avoir une expression fermée, puis de se crisper alors qu’il levait le poing libre pour frapper … Mais un cri de douleur, venant du jeune homme que tenait toujours Val’, l’arrêta dans son geste.
Manshee, Baal, réfléchis ! Gnn … Serrant les dents, le jeune homme semblait avoir perdu toute composition, alors qu’il observait l’hybride dans les yeux. Leurs regards se verrouillèrent l’un dans l’autre de longues secondes au milieu du tumulte, avant qu’il ne finisse par lâcher un Tch. Relâches-la. Le garde hésita une seconde de trop. Maintenant !

Rouvrant son gros poing, l’homme laissa à l’hybride corrompue le loisir de pouvoir à nouveau sentir le sang couler dans sa main, même si cette dernière avait muté en quelque chose qui en avait moins besoin. Lentement, elle desserra les doigts elle aussi, libérant le jeune homme. Ce dernier conserva un regard dur, et récupéra son appendice pour le masser lentement, essayer de soulager la douleur de ses plaies.

Maintenant tuez-la.

Ça, elle s’y était attendue. Mais elle préférait cette option. S’ils la combattaient, ils n’étaient pas occupés à fuir.

HRP:
 


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyLun 20 Nov 2017, 09:55





偉大なエスケープ

feat. L'hybride du bizarre et de la connerie




« On récoltait ce que l'on semait ». Cette citation bateau prenait tout son sens au sein du contexte actuelle. Bien entendu, cet acte déclencha un bon gros dawa des familles, les esclaves jusqu'à lors désillusionnés prirent la confiance et vinrent à saisir l'aubaine que ce sauveur leur offrait. Zoro symbolisait le courage qu'il manquait à leur vie soumise, alors il ne fut pas surprenant d'en apercevoir certains à nouveau gonflés à bloc, prêts à reprendre le combat au nom de la liberté. En plus, avec un sabreur talentueux pour assurer leur arrière, pourquoi se retenir ? Toutefois, ils se fourvoyaient sur un point. Certes, la tête de salade n'était pas un fan de la pratique mais il n'était pas son capitaine non plus. Les bons samaritains, ça allait bien 5 minutes. Le motif de cette tuerie : Un manque de respect envers sa personne.

Cependant, le chaos engendré éveilla en lui un certain plaisir qu'il masqua sous son visage grognon, prêt à en découdre avec les suicidaires s'approchant de lui. Valentine avait commencé par compliquer la trajectoire de l'un d'entre eux avec un croche-patte joliment placée. Si ce pauvre naze n'était pas apte à appréhender une technique aussi faible et prévisible, niveau maternelle, alors il n'était pas préparé à ce qui l'attendait.
Concentré sur les assassins en approche, le garçon ne trouva qu'un bref instant pour constater la situation de la vampire avant de s'enfermer dans sa bulle. La jeune femme au teint cadavérique se situait dans une sale posture de future victime, elle rappelait ces femmes sur le point d'être sauvagement violée le soir dans le coin d'une ruelle lugubre avec son bras emprisonné de la sorte entre les doigts robustes d'un type. Mais pas de stress, y'a point S. C'était une grande fille, elle saurait se démerder sans papa. Il lui fournirait peut-être un petit coup de pouce en cas si jamais elle envoyait une fusée de détresse dans les airs ou si elle manifestait une quelconque forme de SOS.

Bref, revenons-en à nous moutons. Les assassins encerclaient le sabreur en même temps et prévoyaient de l'attaquer simultanément, comprenant qu'attendre sagement leur tour chacun les mènerait à une morte certaine. Les trois gars dégainèrent des lames affutées, et bondirent sur le sabreur. Grâce à son haki de l'observation, il comprit les coups de ses partenaires, et les para sans le moindre problème pendant un petit nombre de seconde jusqu'à ce qu'un de ces fourbes créa une sale feinte. Ecorché au bras, cheveux vert grognassa et s'arrêta dans son élan pour inspecter la blessure. Lorsqu'il constata la faiblesse des dégâts, il se contenta d'imbiber son regard dans un noir pétrole et d'avancer l'horaire de leur échéance.
Invoquant une dose d'haki de l'armement sur ses katanas, il parvint au bout d'un moment à faucher barbarement l'un d'eux comme une tige de blé. Les deux compères cessèrent toute lutte, médusés par la barbarie de cette mort, avant de reprendre le combat aussitôt pour l'un d'eux. Ils étaient habitués à confronter la mort, alors ils avaient tout intérêt à ne pas se laisser perturber par un décès.
Toutefois, le troisième manquait à l'appel. Seul un assassin s'enragea envers face de cactus pour le soulever comme urne patate. Inquiétant. Ce fut alors que pendant que Zoro contrait aisément les coups rapides et fous furieux de son adversaire, un cri l'alerta derrière, et le tableau qu'il aperçut lorsqu'il tourna la tête en direction de cette interpellation lui cassa légèrement les fesses : Il avait retrouvé l'absent, tenant en otage l'autre gamine de merde. Alors là, il pourrait en avoir rien à foutre de cette voleuse abrutie. Elle était la fautive de cette situation, pourquoi bougerait-il son cul pour sa vie ?
Cependant, elle se montrait tétanisée, et suppliait même la queue de cheval verte pour sa vie, sous la panique. Le garçon possédait encore une conscience : hors de question de laisser une enfant, aussi casse-couille soit elle, devenir de la confiture de tomate. L'homme tenait son poignard sous la gorge de la petite, menaçant à tout moment de la crever. Oh c'était chiant. Et puis l'autre qui continuait à s'exciter sur Zoro pour venger la mort de son pote l'empêchait de réfléchir correctement. Irrité par ce raffut autour de lui, il en fronça légèrement les sourcils, laissant nombres d'ouverture à son ennemi :


Bon toi, tu m'as gonflé... Allez fais dodo



Agacé, il plaça avec précision un coup précis et critique avec le côté de sa main lorsque la nuque de son assassin offrit une ouverture. Le résultat fut sans précédent et l'homme tomba au sol comme du n'importe quoi. Déjà ça de réglé, maintenant, il fallait s'occuper de l'autre emmerdeuse et de ce fourbe lâche. Comprenant qu'il ne faisait pas le poids contre l'épéiste, avec ses petits camarades sur le plan de la force brute, il avait élaboré un stratagème sournois pour le combattre d'une autre façon.

- Tu tiens à cette fillette n'est-ce pas ?  si tu veux la reprendre vivante, toi et ta copine rendez-vous


Euuuuuh, alors non. L'homme serra son regard impassible dans celui de l'assassin, et finit par lacher un indifférent :

Fais-toi plaisir, qu'est-ce que tu veux que ça m'fasse ? J'en ai rien à foutre de cette gosse..


Dans un sens, c'était la vérité. Il n'éprouvait zéro attache envers elle, il ne lui devait absolument rien. Quant à Valentine, elle semblait se démerder plus ou moins bien avec les bodyguards. Que des fils de traîtres ici, l'entre des perfides petits marchands. Le genre de zone qui rendait fous les gars trop honnêtes comme Zoro. Bref, il essuya son katana ensanglanté, et fit volte-face en direction de la sortie, tranquillement. Valentine trouverait bien un moyen d'emmener le marchand dehors si le sabreur venait à sortir.
Dans un premier temps, L'assassin pensait que le bretteur bluffait, et ne lâcha pas la fillette. Mais voyant que le garçon se rapprochait dangereusement de la sortie sans regarder derrière lui le moindre du monde, il hésitait. Après tout, cette fille avait sauvagement tué deux gars, sans vergogne et avec une froideur déconcertante. Peut-être que rien ne la rattachait en effet à cette gosse ? Ce ne serait pas incohérent avec le caractère véhiculé jusqu'ici. Dans le doute, l'assassin relâcha son étreinte autour de la fillette, et même une fois l'otage libéré, le garçon ne se retourna guère. En fait, ce qui l'arrêta subitement dans sa marche fut une paralysie venue de nulle part.

Grimaçant sous cet arrêt soudain du corps, il tenta de s'en échapper avant de s'écrouler au sol, encore conscient. Une douce esquisse s'éclaira sur le visage de l'assassin qui reprenait confiance face à ce revirement de situation qui lui était favorable. Il s'approcha de la victime au sol, et se lança dans une vive explication en jetant un coup d'oeil à son bras :

- Tu as été blessé au bras.. On ne t'a pas dit que nos lames ont trempé dans un paralysant ? l'info nous a peut-être échappé... Je suis quand même surpris que le poison n'ait d'effet que maintenant, tu dois être sacrément resistante.

Des coulées de sueur ruisselaient le long du visage du bretteur, qui luttait vainement contre cet ennui, mais rien à faire. Il ne pouvait même pas répondre, simplement regarder son assaillant dans les yeux. Relouuuu.

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† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
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Dernière édition par Roronoa Zoro le Sam 23 Juin 2018, 13:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyMer 13 Déc 2017, 07:25

Détourner une lame avec le tranchant de la main n’est pas une chose aisée. Du moins, de manière générale. Mais lorsque la main en question a été transformée par un processus magique, et devient plus résistante que la plupart des os existants, l’opération est déjà plus simple. Et dans une plus forte mesure encore lorsque la personne qui veut mettre le coup d’épée n’a nullement cherché à cacher son attaque, et qu’elle se trouve déjà à moins d’un mètre, dans le champ de vision. C’est ainsi que, suite à la condamnation à mort qu’elle venait de recevoir, l’hybride put aussitôt détourner la trajectoire du glaive qui, sinon, lui aurait probablement fendu le crâne. L’évènement ne lui fit ni chaud, ni froid. Ce n’était pas une question d’imprudence, « d’absence de peur de la mort », ou quelque folie du même teneur. C’était juste … l’expérience. Par cent, mille fois avait-elle déjà risqué sa vie dans des combats qui pouvaient sembler plus ou moins avantageux. Et pourtant, elle était toujours debout … elle était toujours là. Et elle ne comptait pas laisser deux mercenaires à qui on avait offert le titre de « gardes » pour le trafiquant principal d’un petit village paisible se mettre entre elle et son objectif.

Bonne chose pour eux : ils avaient l’habitude de travailler en duo. A peine l’hybride avait-elle fait passer une épée devant elle qu’elle fut obligée de se penchée en arrière pour éviter qu’une autre attaque ne lui fauche le visage. Ayant plié les jambes dans son action, elle les déplia d’un coup, s’éjectant d’un bond vers l’arrière avant de retomber à terre. Le geste était peut-être un peu dangereux : elle aurait pu percuter une personne, ou un meuble … Dans le cas d’une personne, elle aurait pu l’entendre. Une table, par contre, pas vraiment. Un instant, sa main non transformée passa son sa veste, au niveau de sa ceinture dans son dos. Elle n’agrippa cependant rien … et se souvint de pourquoi elle se trouvait ici à la base. La chose ne fit que l’énerver : lorsque sa seconde main ressortit, elle l’avait également transformé, et la position qu’elle adopta ne laissait aucun doute sur le fait qu’elle allait très bientôt s’en servir.

Relativement sur la défensive, l’hybride surveilla un instant le reste des combats du coin de l’œil. Zoro s’en tirait relativement bien. Marine avait cherché à se planquer quelque part. Les esclaves profitaient toujours de l’avantage offert par l’effet de surprise, mais au moins 3 gisaient à terre, morts. Le reste était trop confus ou ne la concernait pas assez pour qu’elle puisse deviner une situation autre que « deux personnes se battent ». Son tour d’horizon cessa brusquement lorsque les deux hommes lui fondirent dessus en même temps avec un cri. Jouant des brumes qui s’échappaient de son manteau, l’hybride en fit soudainement surgir un nuage épais de son corps afin de déstabiliser ses ennemis, avant d’elle-même faire deux pas en avant, et de tendre les mains. Ses doigts ressemblant à des lames de ciseaux se refermèrent avec un crissement : la main droite saisit une des lames qui pointait vers la blonde, et la gauche, le poignet qui tenait la seconde lame. Elle voulait à la base saisir les deux armes, mais tant pis : le glaive ripa contre sa manche renforcée, sans causer le moindre mal. Les deux hommes s’arrêtèrent sur place, l’un grognant de douleur à cette saisie … Mais avant qu’ils n’aient eu le temps de réagir, la traqueuse sauta et, profitant de sa vitesse de mouvements, se replia et déplia pour envoyer ses pieds dans les flancs des deux gardes. Celui dont elle tenait le glaive lâcha son arme sous le choc, et fut éjecté vers l’arrière. Le second, à la fois plus costaud que son collègue, et également plus préparé à l’attaque semblait-il, parvint à rester en place, lâchant simplement un grognement de douleur lorsque la blonde lui lâcha le bras en approfondissant encore les plaies qui se trouvaient dessus. Reculant d’un ou deux pas, l’hybride eut un sourire, sentant le sang sur sa main goutter au sol. Le mercenaire sembla se retenir de crier pendant un instant, le visage rouge … Puis la chargea.

Autant une attaque portée à la tête était, selon l’angle de l’attaque, assez aisée à détourner vers une zone sans danger, comme au-dessus, ou vers les côtés. Autant, les attaques aux torse, telles que celle qu’effectuait actuellement le garde … La traqueuse regrettait réellement de ne pas elle aussi avoir de lame à utiliser. Elle aurait pu retourner le glaive qu’elle tenait entre les doigts et s’en servir, mais pour ce faire, elle aurait dû retransformer sa main et abandonner ses griffes, si elle voulait pouvoir l’utiliser correctement. Mais elle n’était pas habituée à cette arme, et doutait sincèrement qu’elle pourrait garder ses doigts en faisant cela. Alors plutôt que d’employer la lame courte et large, la traqueuse esquivait complètement les coups avec des mouvements larges, ou les déviait avec peine, utilisant les manches de son manteau pour ne pas se faire amputer d’un membre. Il était hors de question de purement bloquer un impact avec : même s’il aurait du mal à l’amputer, il pouvait la blesser gravement. En revanche, simplement faire riper la lame pour l’écarter sur le côté sans prendre toute l’énergie du mouvement était faisable. Au bout de 6, 7 mouvements brusques peut-être, le garde lâcha un râle de fatigue, et recula pour la première fois. L’hybride n’était pas beaucoup plus fraîche que lui, mais elle le cachait beaucoup mieux. Faisant mine d’agresser, elle fit deux pas en avant. L’homme, quelque peu déstabilisé, balança sa lame dans la précipitation, mais son attaque n’avait ni la force, ni la vélocité des précédentes. Ce fut presque sans mal que l’hybride put bloquer l’arme en refermant sa main dessus. Plutôt que d’essayer de faire des accrobaties comme la dernière fois, elle se contenta, du poing qui tenait toujours le premier glaive, de frapper le visage du garde. Ce dernier, qui n’avait pas anticipé le coup, lâcha son arme en tombant à la renverse, alors que derrière, le second au contraire se relevait avec un couteau dans les mains.

L’hybride ne chercha pas à se plaindre de ne pas avoir droit à un répit : c’était un combat à mort, les protestations ne feraient que la faire tuer. Au lieu de cela, elle se concentra sur ce nouvel ennemi, analysant tout ce qu’elle pouvait de la situation. Elle avait un glaive retourné dans chaque main, qu’elle tenait par les lames. Un adversaire à terre, le nez en sang. Le second la chargeait. Il utilisant un couteau qu’il tenait à une main. Il lui visait la tête. Elle ne bougea pas d’un pouce.
Au contraire, elle laissa l’homme se rapprocher d’elle en le fixant, se préparant … Et, à la dernière seconde, se pencha brusquement sur le côté. La lame ripa sur sa joue sans lui causer plus qu’une légère entaille traversant son masque. Puis, le bras partit tout à fait derrière sa tête, alors que le reste du corps du garde la percutait. Elle ne recula que de quelques centimètres. Elle sentit très bien qu’il lui mit un coup de poing dans le flanc, à l’occasion … Mais répliqua en lui enfonçant sauvagement un des deux glaives dans l’épaule du bras tenant le couteau. Poussant un cri, le garde voulu reculer. Retournant le second glaive en le jetant un peu en l’air et en saisissant le manche, elle décrivit un arc-de-cercle argenté. A la fin de ce dernier, sa main était vide. Le glaive était resté dans le cou du garde, à moitié enfoncé. Assez pour sectionner tout le côté droit, en tout cas : la colonne vertébrale avait empêché l’arme d’aller plus loin.

Un instant, le silence. Pas absolu : il y avait toujours quelques combats autour d’eux, même s’ils se calmaient progressivement. Mais pour une seconde … Ce bourdonnement étrange qu’entraînaient les transes combattives s’atténua. Elle s’était débarrassée d’un ennemi. L’autre avait été mis à terre … Elle pouvait souffler. Quelques secondes. Quelques secondes sans forcer sur une pléthore de muscles. Quelques secondes sans se crisper, se mouvoir, se détendre ou forcer quelque chose. Quelques secondes à juste … souffler.

Puis le garde à qui elle avait brisé le nez se releva, péniblement. Elle l’observa sans rien dire. Et même si elle avait les yeux collés dessus …Elle ne parvint pas à réagir assez vite lorsque, poussant un cri de rage, l’homme se rua sur elle et la saisit par la taille pour la soulever et la plaquer au sol. Tout juste parvint-elle à saisir du regard qu’il n’avait pas sorti d’arme blanche. L’information lui fut quelque peu inutile puisque, lorsque sa tête heurta le sol, l’espace d’un instant le monde fut un maelström confus d’images, de sons, d’odeurs et de sensations contradictoires. Lorsqu’elle reprit à peu près contrôle de ses sens, il lui était monté à cheval sur le torse, et levait le poing. Elle eut à peine le temps de mettre ses bras devant son visage qu’une droite vint percuter son manteau avec force. Une autre, venant du côté, perça sa garde et lui percuta la joue qui saignait. Elle grogna, alors qu’elle sentit pendant quelques instants qu’on lui maltraitait assez aveuglément la tête et le haut du corps, cherchant à passer outre ses défenses, et à lui cogner dessus le plus possible. Son adversaire était probablement enragé. Peut-être la mort de son collègue ? Mais en attendant, il n’était pas le seul à être irrité. L’élue commençait à en avoir marre de ce combat … Et de cet adversaire. Feintant, elle parvint à mettre un coup de poing dans le poing de l’homme, lui faisant pousser un cri de douleur : le dos de ses griffes était lui aussi tranchant, et légèrement hérissé. En somme, autant dire qu’il s’était fait très mal en cognant.

Non contente de cela, elle poussa avec les pieds sur le sol, et fit décoller son bassin. Ecartant bien grand les jambes en l’air, elle entoura le torse de son adversaire avec, profitant de sa confusion, et fit jouer tous les muscles de son torse pour brutalement le tirer vers l’arrière, et lui donner une bonne dose de la méthode qu’il avait employé un peu plus tôt. Sentant qu’elle avait réussi à étourdir son adversaire, l’élue du serpent le relâcha, et glissa à côté de lui pour lui mettre un genoux sur le torse, et les deux mains sur le visage, pouces sur les yeux.

Tu cesses tout de suite de te battre mon gros, sinon je t’assure qu- AH …

Avant même qu’elle n’ait pu finir sa phrase, le « gros » avait répliqué … Finalement, il avait un couteau aussi. Qui se trouvait en ce moment dans le flanc de la semi-vampire. Pas exactement là où les lances l’avaient blessé la veille, mais pas bien loin. Et son « irritation » se changea en quelque chose d’autre. Quelque chose de moue, gluant. Qui bouillait en elle. Comme une mélasse noire, informe et malpropre, qui envahissait progressivement son être, et l’empoisonnait avec quelque chose de plus toxique que le plus terrifiant des poisons. De la haine à l’état brut. Elle oublia la douleur. Elle oublia le contexte. Elle oublia l’idée de l’épargner. Tout ce qu’elle se contenta de faire, c’est d’appuyer, avec ces pouces transformés en griffes, qu’elle se mit lentement à enfoncer. Les yeux cédèrent sans la moindre résistance. Le cri qu’ils tirèrent ne fut même pas suffisant. Les orbites, en revanche, résistèrent. En hauteur, les griffes ne passaient pas très bien … Mais le mélange d’os et de métal força son passage dans le crâne du garde. Ce dernier, hurlant d’agonie, saisit les poignets de la traqueuse pour la retenir : futile. Les pouces percèrent le fond de ses orbites sans rencontrer de résistance apparente, et se faufilèrent lentement dans la boite crânienne de l’homme dont les jambes, semblables à celles d’une poupée de chiffon désarticulée secouée dans tous les sens, s’agitaient vainement dans l’espace, comme prises de spasmes irrépressibles. Le lourd corps continua de crier encore un certain temps, alors que le sang ruisselait sur son visage. A un moment, il sembla donner l’impression de vouloir dire quelque chose : inintelligible. C’était déjà bien trop tard pour son cerveau … et sa vie.

Puis, comme si quelqu’un avait subitement coupé les fils de la marionnette, le garde cessa entièrement de bouger. Ses mains moites glissèrent sur les poignets de l’hybride, et rejoignirent le sol, alors que ses bras se dépliaient. Ses jambes retombèrent en même temps au sol, inertes. Ses cris se coupèrent aussi sec, ne prenant même pas réellement le temps de muer en râle. C’était fini. L’hybride le savait. Et pourtant, elle ne retira pas instantanément ses pouces. Au contraire, elle continua de lui étreindre le visage de ses doigts tranchants, lacérant ce qui ne pouvait déjà plus souffrir. Lorsqu’enfin, elle cessa complètement, sa rage n’avait pratiquement pas diminué … Mais le volume de la salle, si. Se relevant péniblement, la blonde reprit petit à petit connaissance de tout ce qui l’entourait. Il y avait pas mal de morts. Du sang sur les murs. Des étals renversés, les marchandises qu’ils proposaient parfois disparues. Trois esclaves, survivants, tremblaient, dos à dos. Chacun portait une épée, une hachette ou un couteau en main,  et parfois en prime à la ceinture. Et chacun avait les mains couvertes de sang. Le marchand qu’elles étaient venues voir à la base se tenait légèrement en retrait, l’expression impénétrable. Marine était … Ah, là. Elle s’approchait d’ailleurs de la blonde à petits pas, regardant quelque chose avec anxiété. Suivant son regard, la traqueuse vit Zoro .. à terre ? Pourtant, elle ne semblait pratiquement pas blessée. Non loin d’elle, un des assassins qu’elle confrontait. Ce dernier regardait la traqueuse de monstres avec une peur toute légitime. Il était habitué à frapper des gens dans le dos et à les faire mourir sans voir leurs visages … Pas à combattre. Et encore moins à combattre des monstres.

… Tu vas bien ?
J’ai l’air d’aller bien … ? La traqueuse eut un soupire, plissant un peu les yeux. Qu’est-ce qui est arrivé à Zoro ?
L’assassin a dit qu’il l’avait empoisonné … Laissons-la ici.
Non.
Il allait faire la même chose pour moi ! J’ai été prise en otage, et il voulait me laisser me faire saigner ! Ce serait normal de l’abandonner, et puis tu …
Marine … Sashañya … Ou quel que soit ton putain de nom. C’est justement là qu’est la différence entre toi et moi. Zoro sait parfaitement que tu voudrais l’abandonner, et ça ne date pas d’il y a une minute ou deux … Alors que moi … Soupirant en prenant une grande inspiration, la traqueuse haussa la voix, afin d’être désormais parfaitement audible pour le meurtrier qui se tenait à côté de son alliée temporaire. L’anti-poison. Tu en as un ?
De quoi veux-tu parler ?
La semi-vampire abaissa son masque, et cracha un glaviot à terre. Sanglant. Elle verrait plus tard. Je ne vous pense pas assez stupide pour être capable d’utiliser la moindre substance toxique sans vous balader avec un remède à ses effets sur vous. Administres-lui.
Eh … Tu t’es crue en position de négocier ? Parce que si je ne fais pas ce que tu me dis … Il se passe quoi, hein ?

Il allait probablement renchérir avec un « je vais te dire ce qu’il va se passer », ou quelque chose du genre. Il ouvrit même la bouche pour. Mais avant qu’il n’ait pu prononcer la moindre parole, le regard de la traqueuse lui avait cloué le bec. Les deux prunelles jaunes n’évoquaient plus la douceur réconfortante de l’or … Seulement la toxicité pernicieuse du souffre. Elle avait également légèrement changé de pose, se ramassant sur ses appuis comme si elle était prête à se battre. Et pourtant, paradoxalement, elle avait rengainé ses griffes. Lentement, elle pencha la tête sur le côté, et répondit de façon simple.

Donne-lui ce remède. Ou je te fais gueuler comme un porc que l’on égorge. Et crois-moi. Je vais m’y prendre de façon vraiment dégueulasse pour y parvenir.
… Tu … Tu t’crois en position de me menacer ? Dans ton état ? Au milieu de tout ce monde ?

En soit, la répartie n’était pas fausse. Mais elle comportait, stratégiquement parlant, deux énormes erreurs. La première était le manque d’assurance de l’assassin, et les tremblements de sa voix. Aurait-il hurlé sa peur qu’elle aurait été aussi facilement perceptible. La seconde était toute autre, mais l’homme s’en rendit compte de lui-même assez vite … « au milieu de tout ce monde ». Il avait lancé la phrase comme s’il n’était entouré que d’alliés. Mais ce n’était pas le cas. La plupart était des contacts, des « relations » … des clients, ou des vendeurs. A part peut-être ses collègues, que la tête de cactus avait expédié six pieds sous terre, il n’avait aucun « ami » prêt à risquer sa vie pour lui, ici. Et puis, d’une certaine façon … Une grande femme, au teint cadavérique par nature, dont les mains pouvaient se changer en griffes tranchantes, et qui ne semblait même pas prêter attention à un couteau toujours enfoncé dans le corps … Peu de gens, voir personne n’avait envie de se battre contre ça pour le plaisir, ni même dans l’espoir que, en sauvant l’assassin, ce dernier ne se montre reconnaissant. En clair ? Il était seul avec sa frousse, face à la chasseuse de monstres et sa haine. Cette dernière, prenant le temps d’observer un peu son environnement, finit par lever une main vers lui, et l’ouvrir, lui présentant ses 5 doigts.

Voilà le temps qu’il te reste. 5.
… Et … Eh, vas-y, je t’att …

Ce qui à la base devait être une bravade mourut dans la gorge du tueur lorsque, d’une manière très perturbante lorsqu’observée au ralentit, le pouce de l’hybride s’allongea, s’affina, et émit une infinité de petits craquements alors qu’il se changeait rapidement en lame effilée et grisâtre.

4. La vampire pencha la tête sur le côté. Une fois le pouce terminé, ce fut l’index qui commença à se métamorphoser également, suivant le même processus que l’autre doigt un peu plus tôt. Le délai entre le début et la fin de la métamorphose sembla plus rapide que le premier, et le résultat ne tarda pas à tomber. 3.
O-ok, ok … Je vais lui administrer l’antidote …
Deux. Alors que l’autre avait levé les mains en signe de paix, la traqueuse n’avait nullement baissé les siennes. Et ses crocs, visibles à travers son petit sourire alors qu’ils appuyaient légèrement sur ses fines lèvres, achevèrent de faire blêmir le malfrat.
JE VAIS LA SAUVER, Je vais … où est … ah, voilà la bouteille ... voilà … ne faites pas attention à l’aspect de l’antidote. La traqueuse le regarda un instant … Puis, rétractant ses griffes, referma le poing. C’est l’instant que Marine choisit pour faire connaître sa présence de nouveau.
Mais … tu lui fais confiance ? Et s’il cherche à empoisonner Zoro ?
Il y a ici une bonne et belle bande de témoins que je pourrais interroger sous peu, sûrement … dans un contexte sous l’autre. J’aurais son odeur, son nom… ce sera amplement suffisant.
… Suffisant pour ?
Je … J’ai terminé.

L’assassin, saisissant le bras de la bretteuse, la tira sur ses pieds avec le sourire de celui qui venait de sauver sa propre vie. Surveillant ses gestes et son comportement, il se tourna de nouveau vers Valentine, expliquant.

Voilà … L’antidote va circuler dans le corps plusieurs minutes au moins, puis réellement réparer les dégâts … Elle devrait totalement récupérer ses capacités en quelques minutes, ou la plus grande partie … Il faudra quelques heures pour totalement dissiper les courbatures et la nausée, par contre.

Le simple fait que Zoro pouvait désormais tenir debout d’elle-même était, en soit, assez convainquant pour que l’hybride se contente de hocher la tête, et de soupirer … Elle songea à baisser les yeux au sol, mais les fit plutôt bifurquer vers le jeune marchand, vers lequel elle pointa un doigt.

Vous, vous venez avec nous.
Je n’ai pas réellement eu l’impression de voir une autre issue à la question se profiler … Sans rancune, pour l’ordre de vous tuer ?

Elle ne savait pas s’il était sérieux, ou capable de lâcher une plaisanterie dans un contexte pareil. Et aucune des deux options n’était plaisante. Préférant donc ignorer la chose, la traqueuse se mit en marche sans ajouter quoi que ce soit, enfouissant ses mains sanglantes dans les poches de sa veste. De toute façon, elle ne mettait rien à l’intérieur. Elle n’eut même pas vraiment besoin de vérifier, auditivement ou visuellement, que la petite et le jeune receleur la suivaient : elle doutait sincèrement qu’ils tentent, dans ce contexte, d’aller se fourrer où que ce soit ailleurs. Passant à côté de Zoro, en vérifiant du regard que l’assassin se tenait à carreau (ce dernier s’était reculé dans un coin de la pièce), la traqueuse finit par pousser la porte du marché illégitime d’un coup d’épaule, et se retrouva dans le coupe-gorge par lequel elles étaient arrivées. Le garde était toujours là, et toujours sur son tabouret : tournant la tête vers la traqueuse, il l’observa … il était du mauvais côté pour voir le couteau. Il fit un signe de main en grognant un « à une prochaine fois p’tet … », avant de reprendre sa sieste. L’hybride ne releva pas, là non plus. D’un pas rapide, elle remonta la ruelle, tourna pour s’engagern dans une entre, à peine moins étroite, et encore une autre … Et peut-être ainsi de suite, à vrai dire, jusqu’à ce que Marine ne trottine à côté d’elle pour lui saisir le bras.

Hey !
Mhhh … ?
Est-ce que tu as la moindre idée d’où tu vas ?
Je … Maintenant qu’elle y réfléchissait, non. Elle n’en savait absolument rien. Je voulais juste … qu’on s’éloigne du … du marché.
… Tu es livide … Tu ne penses pas qu’il faudrait retirer la lame ?
Non.
Elle se tourna vers le receleur, l’air outragée : Aiko, je suis sérieuse !
Lui aussi. Si on retire la lame comme ça, sans rien à faire après, je vais juste me vider de mon sang encore plus vite … Je perdrais probablement connaissance avant de faire quoi que ce soit, je doute que tu … saches quoi faire, et de même pour Zoro. D’un doigt, elle pointa le jeune homme, qui malgré son air sérieux affichait clairement ce qu’il était : de passage. Il ne se sentait pas concerné par les problèmes du groupe, et attendait juste qu’on lui ai explicité ce qu’on lui voulait avant de le laisser repartir. Quant à vous, je n’aurais pas envie de vous laisser passer un filet d’eau sur mon doigt si je m’étais entaillé.
Je n’en attendais guère plus … Mais vous devez voir un médecin. J’en connais un ou deux … « discrets » … dans les environs.
Parfait … Alors c’est là qu’on se rend, et … L’hybride fronça les sourcls. Elle voulait dire « et vous allez nous dire à qui et quand vous avez vendu nos affaires » … mais les mots étaient … Confus. Elle avait du mal à se concentrer. Laissant sa main retomber dans le vide, elle resta un instant plantée là, contrariée et muette. … Pourquoi fait-il si froid ?
… heuum … … Je crois que ça devient pressé, pour le médecin …

Hasardant une main vers l’hybride des brumes, la jeune fille avait saisit un pan de son manteau, et très délicatement tiré dessus. Le couteau étant planté dans la vampire de ce côté-là, le but n’était bien sûr pas de tirer sur la lame … juste d’écarter le cuir usé. Mais ce qui se trouvait en dessous … un chemise, qui autrefois avait dû être blanche. Sauf qu’actuellement, le flanc entier de l’hybride était trempé, maculé d’un rouge sombre qui n’annonçait rien de bon. L’élue regarda la chose avec un détachement qui, en lui-même, n’était pas bon du tout. Puis, fatiguée au possible, elle se massa les tempes de l’index et du pouce en lâchant un long soupire.

Hhaaaaaaaaaaa …. Sang de foutre.


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyLun 02 Juil 2018, 15:34





偉大なエスケープ

feat. L'hybride du bizarre et de la connerie




Il entendit l'autre espèce de vipère essayait de marabouter l'esprit de la vampires pour se faire la malle. Cette peste avait tout intérêt à disparaître de sa vue à jamais une fois le problème réglé. Elle oubliait qu'elle se trouvait à l'origine de cet état critique. Sans ses vols à l'étalage, rien de tout ce merdier ne serait advenu et Zoro siroterait tranquillement son diabolo fraise au coin d'un bar (nous censurons toute évocation d'alcool dans ce rp puisque nous jouons aux cotes d'une pnj loin d'être en âge de boire. En fait ce prétexte est bidon, diabolo fraise donnait simplement plus de Peps a la phrase lel).

Puisque la gamine ne comptait à aucun moment se sortir les doigts du cul pour venir en aide à la plus formidable des créature, Valentine eut la bonté d'endosser ce rôle à sa place. La jeune dame se mit en position marchand de tapis, sur le point d'ouvrir les négociations, exposant au jour une énième capacité insoupçonnée. L'hybride décoloré se montrait impitoyable face à l'adversité, prête à tout pour satisfaire sa volonté.
Elle passa par la demande en douceur, puis comprenant qu'elle n'obtiendrait rien avec la diplomatie concernant ce monsieur, elle usa de violence, n'hésitant pas à l'étouffer sous la pression d'un compte à rebours infernal. Au fil que le temps se decomptait, la femelle atteignait une étape de sa métamorphose. Une fois transformée, rien ni personne ne la retiendrait pour déchiqueter de la chair en tranche de jambon.
Étendu au sol, observant la scène en contre-plongée, l'homme affirmait sa dangerosité. Elle impressionnait, voire terrifiait vue du bas et pourtant Zoro n'était pas le combattant le plus sensible.
Quelque soit son taux de conscience ou de moralité, elle restait une creature de la nuit. Une bête des ténèbres et tuer était monnaie courante dans son mode de vie. Elle n'en éprouvait pas forcément des scrupules, ou que très peu. De plus en des décennies de vie, elle en avait vu d'autre. Cet assassin de pacotille ne serait qu'un nom de plus noyé sur sa longue liste. Ça, il le comprit dès que ses yeux croiserent le regard inquiétant de la femme. L'expression malsaine de son visage prédisait même qu'elle prendrait un certain plaisir à le vider de son sang.

Tout se produisit ensuite très vite, à la différence de ce compte à rebours pesant qui avait semblé perdurer une éternité. Il se résolut à dégainer l'antidote qu'il planta immédiatement dans le bras de l'handicapé. Le sabreur reprit rapidement possession de ses capacités motrices, bien que traversé par de douloureuses courbatures et quelques engourdissement le temps que le corps se réveille après sa brutale sieste profonde.

Cela ne l'empêcha pas de le décapiter sur le champ lorsque celui-ci se fourra dans un coin, persuadé de s'être sorti d'un fléau irrémédiable. En effet, alors qu'il se planquait comme un rat apeuré, le pirate à la queue de cheval accourut subitement vers lui pour lui trancher la tête dans un sang froid à la limite du psychopathe.
La tête bondit hors de son support pour venir rouler plus loin, tandis qu'une vague sanguine éclaboussa le marimo :


- Tu avais une tête à mourir aujourd'hui dans tous les cas, ça se lisait dans tes yeux de victime.


Impassiblement, il se remit en route vers la sortie.
Le petit groupe dirigé par Valentine et le marchand glissait de ruelle en ruelle jusqu'au moment où le teint cadaverique de la vampire prit une tournure improbable. Zoro ne se doutait pas que l'on pouvait être plus blafard que la mort elle-même.
Il apprit plus tard par la conversation échangée entre eux trois qu'elle devait sa couleur à un coup de couteau inopportun, toujours planté en sa chair. Le bretteur connaissait les formalités de soin, sans un spécialiste à ses côtés, retirer une lame amenait à une mort plus que certaine. Tout dépendait de son emplacement mais les risques d'hémorragie étaient grands.

Zoro n'était pas prêt de retrouver ses biens. En effet, la nouvelle urgence consistait à trouver un médecin le plus vite possible. Le marchand, maître des relations, en connaissait un à deux pas d'ici. Alors la petite troupe détourna sa trajectoire pour se mettre en route vers les soins. Le pirate, reconnaissant envers l'aide précieuse de la vampire, ne put se résoudre à la laisser galérer davantage et vint la soutenir dans sa marche, passant son bras par-dessus son épaule afin qu'elle évite d'appuyer sur sa plaie, à deux doigts de se déchirer à force de faux mouvements.

Cependant, alors que les indications du marchand laissaient à entendre que l'on s'approchait de la position du médecin, des foulées de pas résonnèrent de plus en plus à travers les ruelles. On les sentait s'approcher précipitamment, quand soudainement, derrière eux Zoro vit apparaître trois quatre gardes, appartenant à l'escouade de tout à l'heure. Et merde...
Même si Zoro venait à porter l'hybride en sac à patate pour courir, jamais ils n'arriveraient à les semer sur une distance aussi faible, et il ne se voyait pas tourner autour du pâté de maison indéfiniment avec une femelle blessée sur son épaule. Alors il eut la brillante idée de se sacrifier pour le groupe, confiant rapidement la demoiselle au marchand et à a fillette, projetant un regard menaçant en cas de coup en traître :


Si vous nous la faites à l'envers, je vous retrouverai, et vous tuerai...


Annonça-t-il dans une atmosphère macabre, capable de terroriser même les plus petites fourmis avoisinantes grâce à cette aura écrasante.
Puis, une fois le message passé, il se positionna face aux quatre soldats, faisant clairement barrage à cette belle brochette de winners. Après tout, ils ne faisaient que leur job : récupérer une sale charogne de voleuse.

- Veuillez vous écarter ! !


Mh... Cela aurait été avec joie mais je me dois de refuser cette requête


Ce n'est pas une demande mademoiselle, mais un ordre ou nous nous verrons contraints d'user de la force... !

Un air faussement cynique, accompagné d'un sourire amusé arbora le visage de notre muraille verte :


J'aimerais bien voir ça...


Comprenant l'entêtement impitoyable de cette mystérieuse femme, les hommes s'échangèrent quelques regards, avant que l'un d'eux ne se décide à chuchoter. Les voici tous les quatre à manigancer ouvertement une stratégie de contournement. Une attitude digne de la sournoiserie Minshujin, ils n'avaient donc aucune foutue fierté à élaborer leur stratagème de merde face à l'ennemi ?!
Alors que l'épéiste scrutait la scène avec attention, non sans un froncement de sourcil, il se mit à bailler aux corneilles :


Prévenez-moi quand vous avez terminé...


Lassé, le jeune homme aux seins volumineux s'avança vers le mur, mimant un commencement de sieste des plus insolent. Mais avant qu'il ne s'adosse aux briques, les gardes reprirent une position offensive, avec une allure confiante:

- Mademoiselle... Nous vous arrêtons pour l'enlèvement de Sashañya Kobayashi, unique fille du gouverneur de Kiso.


L'homme aux trois sabres ne capta pas immédiatement les circonstances. Il arqua un sourcil, puis effectua un mouvement de recul. Les idées se mettaient difficilement en place dans sa petite cervelle en surchauffe. Qui était Sashañya ?
Il se rappela dés lors de quelque chose. Il avait entendu ce nom dans la bouche du marchand lorsqu'il s'était adressé à Marine.
Non.
Ce n'était quand même pas...


Sash... Ah ! Marine ?! M'dites pas que vous parlez de cette sale crasseuse aux vols compulsifs ?!


L'autorité dont faisait preuve ces hommes était franche et sans égale, ils poursuivirent aussitôt en dégainant l'avis de recherche, montrant une jolie enfant soigneuse et délicate, rien à voir avec cette pouilleuse de Marine. Bien qu'à y regarder de plus près, si on faisait abstraction de sa suie et sa coiffure d'épouvantail crasseux, il y avait comme un air de ressemblance  :

- Exactement cette même personne. Nous avons eu vent de la fausse identité que vous l'obligez à porter pour agir en toute impunité sous nos yeux.


Gn ..!  Eh oh c'est elle qui nous a ...


- Silence mademoiselle! Nous ne vous autorisons pas à répondre. Vous avez été vue à plusieurs reprises en compagnie d'une fillette que l'on soupçonne très fortement depuis sa disparition être Sashañya. Veuillez nous suivre sans résistance, toute tentative de riposte avant que l'affaire ne soit élucidée jouera en votre défaveur.

Il n'en croyait pas ses oreilles, ni ses yeux. Cette chipie le fourrait dans les emmerdes jusqu'au cou. Si elle s'avérait être bel et bien la fille du gouverneur, alors cette dernière lui devrait quelques explications. En attendant, on l'accablait d'un délit qu'il n'avait pas commis mais dont il était la première victime. Toujours les mêmes qui ramassaient pour les autres.
Dépassé par la situation, il laissa les gardes s'avancer vers son corps dans le but de l'embarquer. L'un d'eux sortit une solide corde, avec pour optique de le ligoter, pendant que les trois autres commençaient à l'encercler avec prévenance.
Une brise fraîche s'infiltra dans sa chevelure verdoyante, lui chatouillant le cou, pendant qu'il ne manifestait aucun signe de résistance. Immobile, il semblait docile.

Mais ce fut sans compter sur la sortie fugace de Shusuii, sabre du samourai légendaire, suivit d'une technique brève mais brutale :


Shishi... SONSON !


Il avait attendu le meilleur moment pour effectuer cette frappe mythique le plus efficacement possible.
Subitement, les quatre corps aux faces foudroyés par la peur, s'écroulèrent dans un son harmonieux.

Contextuelle :
 

SHISHI SONSON :
 

.
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.


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyMer 15 Aoû 2018, 14:27

Aucune parole supplémentaire n’avait été échangée depuis le juron de l’hybride. Et en même temps, il n’y en avait pas vraiment besoin : la priorité était définie, claire, et agréée par toutes les personnes en présence ... Même si le jeune marchand ne semblait pas le moins du monde s’impliquer dans cette histoire, il savait très bien qu’il ne gagnerait rien à jouer les fortes têtes ou résister ... Au contraire : son instinct lui dictait probablement de suivre le jeu, dans la recherche d’un éventuel profit. En attendant ? Il ne jouait pas trop les désagréables, suivait – ou guidait – le mouvement en se pliant aux exigences, et il ne s’attirait aucun ennui. Avec ce style de méthodes de pensées, pas étonnant qu’il ait réussi à obtenir la position qu’il avait désormais ... Cette réflexion, en temps normal, l’hybride se la serait faite instinctivement. Ici, elle se concentrait surtout sur trois choses : conserver l’équilibre, mettre un pied devant l’autre sans laisser ses jambes la trahir, et mouvoir le moins possible son torse. Certes, la douleur la stimulerait et la réveillerait un peu ... Mais ce n’était pas indispensable. Et elle préférait éviter le plus possible de s’endommager quelque organe que ce soit ... Elle avait de plus en plus froid.

Un bras légèrement salvateur vint se passer autour de ses épaules cependant, et la blonde eut la surprise de reconnaître la pirate lorsqu’elle tourna la tête. Ses yeux ne lui apprenaient rien que son esprit n’aurait pu déduire ... Mais dans la mesure où il n’était pas en état de s’acquitter de ce genre de tâches ... Muette, la traqueuse chercha à formuler des remerciements, mais l’énergie lui manquait. A tel point, d’ailleurs, qu’au bout de plusieurs minutes de marche, elle ne se rendit même pas compte du bruit des gardes qui la suivaient, aussi tomba-t-elle des nues lorsque l’autre élue la relâcha et se retourna pour faire face à une nouvelle menace. Là encore, elle voulut dire quelque chose ... Mais en réalisant que les deux natifs qui les accompagnaient n’avaient pas cessé d’avancer, elle se rendit à l’évidence : laisser Zoro en plan était la meilleure solution ... Pour le moment. Se forçant donc à suivre Marine et Aiko, ils parvinrent, à peine deux ruelles plus loin, à destination.

La porte ne payait pas de mine : il fallait l’observer attentivement pour se rendre compte de sa robustesse ... Ou pour trouver quelque peu incongru le lourd heurtoir de fer qui était accroché dessus. Aiko, sûr de lui, se saisit d’ailleurs de ce dernier, le leva ... Et frappa la porte avec toute la force dont il disposait. Le bruit, particulièrement désagréable, fit serrer les dents à l’hybride, qui resta cependant en place. Deux secondes plus tard, il frappa une nouvelle fois, avec une intensité égale, puis à trois reprises, plus doucement. Quelques instants plus tard, trois, quatre ... Cinq verrous différents furent ôtés, et la porte s’ouvrit sur le visage légèrement hirsute d’un homme à l’âge avancé et à la tenue débraillée. Sa barbe de quelques jours, hirsute et mal taillée, se mariait avec un naturel étrange avec ses cheveux longs, légèrement bouclés, et en désordre total. Il observa le trio avec un regard perçant, et s’arrêta sur l’hybride ... Avant de finalement se mettre à sourire.

C’est pour quoi, cette fois, Aiko ? Malédiction ? Empoisonnement ?
Un couteau entre les côtes.
Ah. Ooooooh, effectivement ... Et récent, en plus, n’est-ce pas madame ? La façon qu’il eut de gratter sa barbe en souriant tira une légère moue à l’hybride, qui souffla par le nez.
Vous pouvez faire quelque chose pour que je m’en tire ?
Sûrement, sûrement ... Gamine, va chercher ma petite fille.
Hey ! Je suis pas
Gna, gna. Ecoutes, c’est question de vie ou de mort, et crois-moi avec ton apparence de pouilleuse ça m’embête de te demander de rentrer dans la taverne de mon fils lui piquer sa serveuse, MAIS, si on veut que ta ... Grande copine puisse vivre assez longtemps pour payer ses honoraires à sa place, on va avoir besoin de mon infirmière. Alors tu fais le tour du bâtiment, tu rentres dans la taverne, tu dis que c’est vraiment très pressé, et si t’es mignonne je te donnerais peut-être un caramel.

Il était assez clair que la petite voleuse cherchait le plus précisément possible à définir, à l’aide de son visage, le terme « estomaqué ». Non sans succès, d’ailleurs, mais le fait qu’elle reste plantée là était embêtant ... Soupirant, l’hybride laissa entendre un unique « Marine ? » qui la fit pivoter. La surprise et le choc se changèrent en moue boudeuse, et elle grogna comme pour se retenir de crier quelque chose ... Mais elle finit par détaler. Aiko rentra suite à l’invitation du médecin, suivi de la traqueuse ensanglantée. La pièce ressemblait, il fallait bien l’admettre, à l’atelier de n’importe quel rebouteux : une grande table prévue pour allonger les patients, un certain nombre de volumes sur l’anatomie, les humeurs, les maladies et autres, des produits entassés dans une grande étagère, et dans un coin de la pièce, des outils qui ne servaient clairement pas à faire de la couture traditionnelle. Dans un coin de la pièce, une petite marmite remplie d’eau se trouvait sur le feu : un flacon avait été plongé à l’intérieur, patientant en silence. S’y trouvant invitée, la vampire monta avec pénibilité sur la table d’auscultation, et s’allongea sur le dos, en cherchant un maximum à éviter de remuer de quelque manière que ce soit la lame dans sa chaire. Le médecin se tira un tabouret, et s’assit à côté d’elle, tirant une moue peu rassurante … à moins que ce ne soit son expression classique.

La suite fut assez confuse pour la blonde, qui se souvint néanmoins avoir témoigné de comment elle avait reçu cette blessure, s’il y avait quoi que ce soit « de plus » qu’un couteau dans le ventre qui n’était pas aussi aisé à remarquer, quelque chose de ce genre. Passé cette phase légèrement pénible, elle dû dans un premier temps débattre avec le médecin pour l’empêcher de faire un trou gigantesque dans son manteau pour retirer le couteau : il finit par accepter de limiter sa découpe au minimum. Le trou qu’avait provoqué la lame en rentrant fut simplement légèrement agrandi, et le docteur, à l’aide de pince, sépara les morceaux de cuir pour faire passer le reste de la lame et le manche à travers l’ouverture. La chemise, en revanche, n’avait pas forcément besoin de recevoir tant d’attention, vu à quel point elle était trempée de sang … Mais la blonde eut tout de même la présence d’esprit de demander à conserver sa poitrine voilée. Non pas qu’elle n’avait pas envie de se montrer à un médecin – même si, comme il l’affirmait, il avait vu nombre de paires de seins dans son existences, « dont un certain nombre plus attirantes que la vôtre »- mais … quoiqu’en fait, avec ce médecin, si … elle tenait à conserver sa pudeur. Encore plus avec le jeune marchand dans un coin de la pièce, sans compter la petite et la femme qui allaient bientôt débarquer … où étaient-elles, déjà ? Et pourquoi … pourquoi devait-elle venir ?

Ce furent des claquements de doigts, beaucoup trop proche de ses oreilles au goût de l’hybride, qui la ramenèrent à la réalité. Arrêtez ça ! Quoi ?
Je vous demandais : vous voulez mordre dans quelque chose ? Votre masque là, on peut le baisser ?
On … Oui … On peut … Mordre dans quoi ? Elle trouva désagréable de sentir le tissus frotter sur l’anneau qu’elle avait dans la lèvre. Mais tant pis.
Pas le jouet préféré du chien, ‘zen faites pas. Ouvrez la bouche. Elle n’eut aucune envie d’obtempérer, vu toutes les traces de dents qu’il y avait sur le bout de bois qu’il lui tendait. Ouvrez j’ai dit. Elle soupira par le nez … Et finit par s’exécuter. AH PU-tain vérolée ! C’est quoi ça ?
un problème ?
L’hybride, qui venait enfin de saisir, secoua la tête légèrement. Rien. Ce sont mes dents, rien de plus. Filez-moi ce stupide bout de bois, bon sang …

Alors que le docteur allait répliquer quelque chose, la porte s’ouvrit sur une jeune femme qui retirait son tablier, presque aussitôt suivie de Marine. Soupirant, le vieil homme finit par placer le morceau de bois entre les crocs de Valentine, et détailla rapidement la situation à son infirmière, qui s’approcha d’une bassine dans un coin de la pièce pour se nettoyer les mains à l’alcool fort. Une fois encore, l’esprit de la traqueuse s’égara … Elle perçu, dans les nuages qui troublaient sa conscience, des images du duo en train de tremper des instruments dans l’eau bouillante, ou de chauffer d’autres outils métalliques … Une petite main vint se glisser dans la sienne. Elle la serra sans réellement s’en rendre compte.

Elle perdit probablement connaissance pendant quelques secondes, sinon minutes.

Pourtant, une douleur qui lui poignardait, une nouvelle fois, au flanc finit par la faire revenir à elle-même, et rouvrir les yeux. Marine tenait toujours sa main dans les siennes. Il y avait une odeur de chaire brûlée … L’hybride referma les paupières, soupirant. Cautérisation … Et on avait touché à la plaie qu’elle avait récolté la veille, également. Remuant légèrement, elle entendit une remontrance du médecin, mais n’y prêta aucune attention. Elle patienta, attendant qu’on ne la suture proprement, avant de finalement se redresser légèrement et s’asseoir pour que l’infirmière puisse lui faire un bandage autour de la poitrine. La jeune femme avait l’air dans un état … à croire qu’elle aussi s’était reçu un ustensile de cuisine dans les tripes. L’hybride de brume finit par doucement relever une main, et la poser sur les siennes … Elles tremblaient. Elle tenta de parler … Seulement pour se rendre compte qu’elle avait toujours le mors improvisé entre les dents. Elle le sorti avec un petit grognement … Vu les traces de crocs cisaillaient la surface déjà fort peu lisse, elle n’avait visiblement pas été détendue tout le long, durant l’opération.

… Quelque chose ne va pas ?
Je …
Elle a simplement rarement vu une peau si pâle que la vôtre. Et ça n’a rien à avoir avec le manque de sang. Ça, plus vos cernes, et vos crocs … Le docteur semblait légèrement désabusé, alors qu’il plongeait à son tour les mains dans une bassine, les lavant visiblement du vermeil qui les couvrait. Pour être honnête, j’avoue avoir eu quelques doutes sur si cautériser votre plaie la plus récente, avant de la suturer correctement allait avoir un effet. Qui vous a soigné l’autre ? C’était du travail de cochon.
… Moi-même.
Le docteur marqua une pause, avant d’avoir un petit rire sec en secouant la tête. Cochon n’ayant pas froid aux yeux, c’est déjà ça … Et pour tout le reste ? C’est quoi ? Vous êtes malade ?
La traqueuse remercia l’infirmière, qui venait de lui tendre une tunique. La toile était grossière, neutre : le tissus semblait propre. Elle la passa par-dessus ses nouveaux bandages avec un soupire. Pas le genre de maladie que vous pourrez soigner, ou attraper en m’approchant, si c’est ce qui vous fait peur.
ça non. Vous présentez des signes de malnutrition, aussi. Ce qui est étrange, parce que vous avez pas la peau sur les os, mais bon.
… Je crois que je sais d’où ça vient. « Et je sais comment je vais y remédier », ajouta l’hybride dans son esprit … mais ça ne regardait pas ces gens. Elle sauta de la table d’opération, et s’approcha de son sac.

La facture fut assez salée au goût de la blonde, mais elle paya sans le faire savoir : le docteur lui glissa avec un clin d’œil que « le silence aussi avait un prix » … Et puis bon. Elle avait mobilisé deux personnes pour la soigner, avait eu besoin de bandage, de produits, et s’en tirait avec un haut neuf … Son manteau, heureusement, n’était que légèrement tâché, et uniquement à l’intérieur : le portant sur le bras, elle attendrait simplement un peu avant de le renfiler afin d’être sûre de ne pas tâcher son nouveau haut. Il faudrait qu’elle s’achète une nouvelle chemise ceci-dit : la toile la grattait affreusement … Elle eut une bonne surprise lorsqu’ils sortirent de chez le médecin cependant : dès que la porte fut fermée, Marine fouilla un peu les poches de ce qui lui servait de veste / cape, et tendit une bourse à la blonde. Cette dernière haussa un sourcil, la prenant tout de même.

C’est pour ?
Et bien … Si ça … Si je n’avais pas été là … Tu ne te serais pas fait poignarder deux fois en quelques jours … donc … Je participe aux soins ?
L’hybride eut une petite moue, mais remis son masque en place en hochant un peu la tête. C’est gentil.
Bien … Non pas que ce ne soit pas touchant, mais j’ai des choses à faire. Voyant l’hybride presque aussitôt transformer ses doigts en griffes tranchantes avec un craquement, le marchand leva les mains en signe de paix, souriant. Du calme, je ne vais pas m’enfuir. Dites-moi simplement ce que vous cherchez, et je vous fournirais le nom et l’adresse de la personne à qui je l’ai vendu.
donc vous ne l’avez plus avec vous … Qu’est-ce qui me dit qu’on peut vous faire confiance ?
Oh, voyons. Ce n’est pas une grande ville ici, si je voulais vous mentir, à moins d’être absolument certain de vous envoyer à la mort, il faudrait que je mette les voiles. Après tout, vous êtes bien remontée jusqu’à moi sans trop de difficultés, je doute que vous peiniez énormément à recommencer la chose, et je n’ai aucune envie de tout recommencer à zéro ailleurs. De plus, vous semblez assez droite pour pouvoir interagir avec mes clients sans leur ouvrir le ventre dès que vous les verrez ailleurs … sans l’incident de tout à l’heure avec votre amie, nous n’aurions probablement pas eu toutes ces … « complications » pour commencer.
Je vois … vous n’aimez pas vraiment la jouer risquée.
Pas inutilement. Vous cherchez donc le tanto avec un cristal écarlate enchâssé dans la garde, et du … Saké, c’est bien cela ?
De relativement bonne qualité, si j’ai bien compris, oui. Vous vous souvenez d’à qui vous les avez vendu ?
Le fait est qu’ils m’ont étés acheté hier soir, par la même personne. Un bourgeois vivant à l’est de la ville. Sortant un carnet d’une des poches de son kimono, le jeune homme en déchira une page sur laquelle étaient visiblement déjà inscrite les informations, et la tendit à l’hybride. Si besoin, Sashañya sait lire.
Merci, mais je n’aurais pas besoin de son aide … L’hybride ne savait toujours pas pourquoi elle pouvait déchiffrer les kanjis avec la même aisance que son alphabet d’origine, mais en tout cas, elle pouvait parfaitement lire le nom et l’adresse sur le papier.
Oh … Voilà qui est quelque peu … Voyant la blonde hausser les yeux avec une expression légèrement froide, il ricana. Rare, pour quelqu’un ayant vos capacités en combat. Bien … Je suppose qu’un travail de garde ne vous intéresserait pas ?
C’est aimable à vous de proposer.
Bien. Je vous dis donc adieu, je l’espère …

L’hybride soupira en fourrant le papier dans sa poche, alors que le jeune homme se détournait et les quittait. « Marine » patienta jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’angle de la rue, avant de se tourner vers l’hybride. Mais elle n’eut pas le temps de parler.

« Sashañya », hum ? Je me disais bien que tu avais un peu trop hésité en donnant ton nom … Il va vraiment falloir qu’on parle, toutes les deux.
… On ne devrait pas plutôt … … Chercher Zoro ?
De nouveau, la blonde leva un sourcil surpris en se tournant vers l’enfant. Mais elle soupira simplement par le nez, hochant la tête. Ce serait une bonne idée … On se met en route. Et tu ne vas pas aimer ça … Se ramenant une mèche de cheveux derrière les oreilles, l’hybride soupira en se mettant en marche. Mais à mon avis, la meilleur piste serait de suivre le son des armures des gardes … Il y en a un certain nombre qui courent dans des rues proches. J’espère qu’elle n’a pas fait un trop gros massacre …

Testant, dans un premier temps, la résistance du pansement qu’on lui avait fait, la traqueuse avançait de plus en plus vite, et se mit bientôt à courir à une allure … Modérée, pour elle, mais tout à fait correcte pour un humain. Elle n’avait pas vraiment le choix … Le temps jouait un peu contre elles.


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyLun 01 Oct 2018, 19:23





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A croire qu'ils sous-estimaient le problème à envoyer des débutants neutraliser un Zoro sauvage. Certes, sa couverture féminine imposée le sauvait d'une féroce embuscade puisqu'il passait ainsi pour une petite bandit de pacotille. Il y avait quelques bons côtés à être victime de ce maléfice humiliant car désormais, il pouvait foutre un bordel monstre sans recevoir de prime sur sa véritable tête. Cela dit, les plus malins s'interrogeaient puisque on ne voyait pas tous les jours des personnes capables de maîtriser l'art des trois sabres, et encore moins avec une chevelure verte et des cicatrices similaires, mais au pire, pourquoi ne pas se faire passer pour une fanatique du grand El Roronoa Zoro ? Il était une figure connue, "sexy" et charismatique dans le milieu alors la théorie des fangirl n'était pas à exclure.

Des petites troupes de novices courraient de ruelle en ruelle à la recherche des "criminels". Le pirate jouait à cache-cache mais plus les minutes défilaient, et plus leur effectif semblait dangereusement augmenter. Bientôt, ils rempliraient chacune des rues. Pour palier cette problématique, le garçon attendit un rare instant calme pour escalader une façade afin d'atteindre le sommet. Maintenant, il était tranquille et circulerait de toit en toit. Parfois, lorsqu'il sautait d'un point à un autre, il percevait les gardes à ses trousses comploter sous ses pieds mais tel un ninja, il parvenait à bondir sans se faire repérer.

Il en profita également pour rechercher Valentine, mais la demoiselle mal en point était déjà probablement entrée à l'intérieur d'un bâtiment. Ou alors, il finirait peut-être par la retrouver morte au détour d'une ruelle. Il resta attentif, bien qu'il tourna en rond une bonne dizaine de minutes, toujours pourvu d'une discrétion féline propre à ce sexe provisoire. De quoi affirmer les préjugés à propos de la finesse féminine contre la brutalité masculine.

Au bout d'un moment, son oeil d'aigle perçant guetta deux silhouettes suspectes se faufilant à travers les allées. Par manque de sûreté, il ne les interpella pas de suite. Elles ressemblaient à sa pote la vampire, ainsi qu'à cette saloperie de gamine. Toutefois, il ne comprit pas pour quelle raison elles ne se retrouveraient qu'à deux, d'où sa suspicion actuelle. Cependant, à croire que la chance lui souriait, les deux femmes se mirent à parler. L'écho de leur voix murmurée remonta jusqu'au bretteur qui les surveillait. Il ne comprit pas l'intégralité de l'échange mais il crut entendre son prénom, et il était presque certain de reconnaître ces tonalités vocales. Il n'était pas simple pour lui d'entrevoir leur visage puisqu'elles levaient peu la tête, alors à part des crânes et des dos dans l'ombre des bâtiments, il ne discernait pas grand chose.

Il finit néanmoins à confirmer ses doutes lorsque la gosse vint à subitement lever la tête vers sa position pour une raison obscure. Directement, elle s'exclama avant que le sabreur n'eut le réflexe de se planquer :

- Quelqu'un nous suit là-haut !!


Cria-t-elle sans subtilité, histoire d'interpeller les gardes qui rôdaient non loin d'eux. Mais au moins avec sa voix haussée, il s'assurait de son identité. En contre-jour, elle n'avait pas eu le temps de l'analyser, mais rapidement il osa exposer sa tête en hurlant des "chuuuuuuuut ", avant de sauter du haut de la baraque, atterrissant sur ses pieds tel un cascadeur hollywoodien. Chose à noter, la cohue des soldats s'était étrangement calmée depuis une quinzaine de secondes.
Il toisa ses camarades d'un air légèrement supérieur, dont Valentine en particulier :


- T'as meilleure mine que tout à l'heure, tu sembles tirer d'affaire, c'est bien, on va pouvoir continuer.


Mais avant que l'une des deux ne puisse réagir à son arrivée, un attroupement de gardes débarqua de nulle part, bouchant les deux sorties de l'allée.

- On vous tient !

- N'essayez plus de fuir criminelles, vous êtes cernées.

Voilà qui expliquait le soudain silence. Marine avait rameuté toutes les troupes, bien joué à elle. Surtout que parmi ces hommes, certains paraissaient plus gradés, voire appartenant à la maison dirigeante de cette ville.

- Mademoiselle Sashañya, ces vauriens ne vous ont pas blessé ??!


Hein ??!!


Le cerveau du sabreur se mit à surchauffer tel un feu de camp. Ces bails sombres le mélangeaient. Pourquoi tout le monde dans ce foutu village prenait cette chipie pour une fille importante ? Il n'y avait strictement rien de noble, ni d'élégant en elle, simplement une racaille orpheline de rue. Son regard jongla brutalement entre le visage abaissé et gêné de la fillette et les gardes semblant sûrs d'eux dans l'espoir d'y comprendre quelque chose, mais en vain.


Bon, la plaisanterie a assez duré.. Je commence par quel côté ??


Répliqua-t-il en une question rhétorique, non sans un sourire joueur au bord des lèvres. Mais alors qu'il s'avançait légèrement tout en s'apprêtant à dégainer, et causer des dégâts impitoyablement, la jeune fille le stoppa radicalement :

- - NOOON !! Arrête s'il te plaît, arrête ! J'en connais certains depuis mon enfance, ils ont toujours veillé sur moi, je ne peux supporter l'idée que tu les tues !!


Coupé dans son élan, dans un sentiment entre mi-rage, mi-satisfaction, l'homme en femme demeura figé quelques instants avant de percuter.

Il fit le lien entre sa réaction inattendue et le discours des bleus qu'il s'était fait un plaisir de rentamer tout à l'heure. Il pensait que ces abrutis se gouraient sur l'identité de cette horrible pouilleuse mais visiblement, il y avait peut-être une part de vérité...
Les soldats se resserraient lentement autour du trio, profitant d'attiser leur curiosité pour les déconcentrer, mais Marine ou peu importait son blaze de merde les interrompit dans leur processus :

-- Ne touchez pas ces femmes ! Je vais tout vous expliquer alors baissez vos armes je vous en prie. J'ai eu ma dose de violence pour les dix décennies à venir. J'ai vu combien le monde extérieur peut être un endroit froid effroyable et cruel.. Maintenant, je suis fatiguée, je désire simplement rentrer.


Gardes comme Zoro s'échangèrent des regards incompréhensibles. L'un d'eux, le plus décoré, s'approcha dés lors de l'enfant pour s'agenouiller auprès d'elle dans une proximité très familière. Les deux se connaissaient plutôt bien apparemment.

- Ne vous en faites pas Mademoiselle, votre père m'a chargé de vous ramener chez vous. Je n'ai aucune idée de l'horreur que vous avez subi à cause de ces deux là, mais aucune enfant de votre rang n'a à traverser une telle épreuve. Croyez-moi, ces roturières payeront sévèrement le traitement qu'elles vous ont infligé.

Bien entendu, cette réflexion fit tiquer le sabreur qui virait au rouge doucement, ce que la petite finaude de Marine dénota immédiatement, décidant par conséquent d'intervenir avant la casse :  

-- Non. Non. Vous ne comprenez pas. Ces femmes n'y sont pour rien. C'est moi qui leur ai porté préjudice en les volant.


Nouveau silence, nouvelle incompréhension, nouvelle aveu !

-
- Je... J'ai fui... De mon plein gré.


Quel plot twist décidément ! Les yeux humides de la fillette cédèrent sans plus attendre à de lourdes larmes. Olalala, elle en était malheureuse cette petite nunuche. Zoro en croisa les bras, exprimant nonchalamment l'état d'emmerde dans lequel il se retrouvait, antipathique.  Ce drama était d'un ennui profond, mais bon, s'il fallait passer par là pour espérer revoir un jour sa pièce unique de saké.
Le garde aux pieds de sa petite cheffe démontra de la compassion. Cet homme semblait affectionner particulièrement cette enfant. Après tout, il l'avait vu naître, et était le plus grand ami du père de cette gamine, mais cela, Zoro l'ignorait et il s'en contrefichait de leurs liens.

- Vous avez bon coeur Sashañya, mais il est inutile de vous accuser pour épargner vos kidnappeuses. Je sais pertinemment que vous n'êtes pa...

-
- An... J'ai fui ! Père ne me laisse pas sortir. Un soir j'ai étouffé et j'ai voulu connaître le dehors dont tout le monde me parle si vivement, mais pour survivre, je me suis adonnée aux pires vices. La nourriture ne tombait plus toute seule alors j'ai vite compris que pour survivre je devais adopter une attitude que je déplore. Ces femmes en ont été victimes, je les ai volées tout comme les autres villageois. J'étais sur le point de réparer mon pêché en les conduisant auprès de leurs objets volés. Je ne me pardonnerai pas pour les ennuis que j'ai causés. La rue m'a permis de découvrir une facette de moi que je déteste je suis devenue mauvaise, je ...  


Ce mélodrame.. Pathétique. Un certain pirate à queue de cheval ne se priva pas pour bailler ouvertement aux corneilles.

- D'accord, d'accord... Vous n'êtes pas obligée de vous infliger davantage de peine, j'ai compris. Nous réglerons cette affaire à la maison. En attendant, séchez ces larmes. Soyez rassurez, ces femmes s'en sortiront.

S'ensuivit alors un mini discours du garde envers Valentine et Zoro, qui bien que conscient du malentendu, leur poursuite acharnée envers deux innocentes, ne prononça pas la moindre excuse officielle. Pour la simple et bonne raison que la femelle à la chevelure verdoyante possédait un sceau bleu sur son cou, et qu'en plus de cela, elle avait mortellement blessé quatre collègues retrouvés dans une rue voisine. Il leur annonça d'un ton sec le fait qu'il accompagnerait aux côtés de Marine;  Valentine,  pour récupérer son objet à l'adresse indiqué, mais exposa également le problème suivant :

- En revanche, vous,  je ne peux vous laisser circuler librement après votre massacre effectué dans la rue d'à côté. Une erreur judiciaire ne justifie en aucun point un comportement aussi condamnable. Je suppose que vous comprendrez, et qu'en conséquent, vous suivrez mes hommes sans discuter jusqu'au palais afin de répondre de vos actes devant la justice.


Eh bien, il était dans de beaux draps. Il trouverait certainement un moyen de s'enfuir avant d'arriver à destination. LE principal était que Val récupère son dû et qu'ils parviennent à se retrouver dans un endroit commun. Il avait notamment une petite idée de ce lieu auquel elle pourrait penser.
Cette histoire de Marine lui avait ratatiné le peu de neurones restant alors il ne trouva même pas les mots pour pester, et se laissa embarquer sans rechigner, dans un premier temps. Et ce "dans un premier temps" était capital.

Avis à Val et au coco:
 

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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyJeu 18 Oct 2018, 07:37

Retrouver Zoro ne s’avéra pas des plus aisés. En revanche, des traces de son passage ... La chasseuse de monstres eut très clairement le temps de voir, au détour d’une ruelle, les 4 corps étendus dans une flaque de sang anormalement large. Idiote. Jouant de son manteau, elle évita à « Marine » de voir cela, continuant d’avancer avec elle : heureusement, elles n’avaient pas prévu de rentrer dans cette rue à la base. Cependant, au bout d’un petit bout de temps à tourner en rond dans le quartier, la blonde constata 2 choses. Premièrement, impossible de mettre la main sur l’épéiste à cheveux verts. Secondo, quelqu’un ou quelque chose les suivait depuis les hauteurs. Mais le second élément était moins problématique que le premier, en quelques sortes ... Si elles trouvaient Zoro, elles pourraient sans crainte affronter cette menace si c’en était une, ou composer avec ce qui s’annonçait de toute manière comme un nouvel élément perturbateur. En revanche, s’occuper des toits en premier lieu ne les aiderait pas du tout pour retrouver la pirate : au mieux, elles perdraient du temps. Et ce dernier devenait précieux : les gardes augmentaient de plus en plus en effectifs dans les environs, à un point déplaisant. Stoppant parfois la course de sa petite compagne d’infortune en lui barrant la route du bras, la traqueuse était de plus en plus régulièrement obligée de leur faire changer d’itinéraire ... Elles courraient sans destination, et c’était mauvais. Elles auraient déjà dû croiser la pirate depuis longtemps ...

Tu vas bien ? Tu tires une drôle de tête ... Le pansement te fait mal ?
Assez, mais ce n’est pas le problème. Continue de regarder devant toi, pas les nuages.
Et avec une réaction parfaitement digne d’une enfant, la jeune fille fit tout l’inverse de ce qu’on lui ordonnait, levant les yeux pour voir si les nuages avaient quoi que ce soit de particulier. Et ce qu’elle découvrit ne resta pas un mystère longtemps : QUELQU’UN NOUS SUIT LA-HAUT !

Du fait de la proximité, l’intensité du cri – très aigu, il fallait dire – arracha une grimace à la traqueuse, qui résista à l’envie de claquer la petite. Oui, elle n’avait pas fait exprès, ce genre de choses ... Mais maintenant, le pâté de maison savait où elles se trouvaient. Bon point cependant : la silhouette sur les toits sauta, se révélant par la même occasion : la personne même qu’elles poursuivaient ... La traqueuse soupira. Elle n’avait pu se fier qu’aux sons émis ... Rien permettant de l’identifier clairement, donc ... Résultat ... Bah, elles le voyaient bien le résultat : elles s’étaient retrouvées, et c’était partie pour une nouvelle séance de « esquiver ou combattre » avec les gardes de la ville. Et la traqueuse ne savait pas à quel point elle était dans le vrai : avant même qu’elle ait eu le temps de répondre à la remarque de la pirate, ou d’achever sa réflexion sur le sujet de « est-ce que tenter d’escalader la façade pour s’enfuir était une option viable », des miliciens apparurent de chaque côté de la ruelle, coupant toute retraite.

La suite des évènements, en revanche, la déstabilisa légèrement sans la surprendre ... Elle se doutait parfaitement du fait que la petite avait menti sur son identité, et depuis un certain temps à vrai dire. En revanche, le fait qu’un garde appelle une pouilleuse « mademoiselle » n’était pas commun. Du moins, dans un tel contexte. Le fait que la pouilleuse se mette ensuite à défendre les forces de l’ordre était également un peu étrange, vu ses antécédents ... Soupirant, l’hybride se força à se détendre : la crispation de ses muscles tirait sur sa plaie fraichement recousue de façon désagréable, c’était le moins qu’on puisse dire. Pour le moment, le temps semblait aux discussions, autant en profiter ... S’adossant à un mur, elle laissa donc le garde et la petite tour à tour révéler les pièces du puzzle auxquelles les deux élues n’avaient pas eu accès tout ce temps.

Marine, ou plutôt Sashañya de son vrai nom, prit leur défense d’une façon qui ne surprit pas la traqueuse, mais lui apporta tout de même un certain réconfort. Après tout, elle aurait pu totalement retourner sa veste et les condamner ... Mais au lieu de cela, elle leur sauvait la vie. En racontant la vérité qui plus est, ce qui avait toujours du bon. La traqueuse fut quelque peu soulagée d’entendre dire qu’elles ne seraient pas condamnées trop lourdement ... Mais son soupire d’aise fut interrompu quand le capitaine reprit, parlant du massacre, quelques rues plus loin. Zoro avait donc découpé plusieurs gardes en morceaux ... Précisément le genre de décisions que la traqueuse aurait, si elle l’avait pu, cherché à empêcher. Ne sachant pas vraiment comment les choses allaient tourner, elle soupira, se préparant à se mettre en marche ... Mais visiblement un peu trop longtemps au goût d’un soldat derrière elle. Ce dernier, probablement un peu remonté par la mort de ses camarades, poussa l’hybride avec une injection dont elle ne comprit que le ton venimeux. Mais dans la mesure où la traqueuse de monstres, contrairement à ce que même elle pensait, n’était clairement plus en état pour combattre même un vieillard tremblant, le geste eut des conséquences imprévues. Rien de bien extraordinaire ... Si ce n’est que la blonde, déséquilibrée par surprise, chuta lourdement sur le sol. Plusieurs éclats de voix lui firent tirer une grimace un instant plus tard, parmi lesquelles celle de Sashañya, du capitaine, de Zoro, et du soldat qui l’avait poussé. Ce fut cependant l’officier qui finit par remettre un peu d’ordre en intimant le silence à tous.

Mais enfin Gyo, vous avez perdu la tête ? Expliquez-moi cela immédiatement !
Je n’y peux rien, je ne l’ai pas poussé si fort que ça ! Je voulais simplement qu’elle avance !
Le capitaine allait ouvrir la bouche pour rétorquer quelque chose, mais un rire irrégulier l’interrompit, lui faisant froncer les sourcils. Il provenait de l’hybride, sur les pavés boueux de la ruelle. Qu’y a-t-il de si drôle, vous ?
Huuun ... Clairement ... Redressant les bras et poussant dessus, elle grimaça alors qu’elle forçait pour se remettre debout. Cependant, très vite, sa petite voleuse vint à sa rescousse, lui offrant une épaule charitable bien que frêle sur laquelle s’appuyer. Merci ... Et clairement, pas l’état dans lequel je suis ... Finissant par se tenir à peu près droite, et se frottant la joue elle regarda un instant le soldat derrière elle, puis l’officier ... Et écarta un pan de son manteau sur le côté. Sa chemise tachée de sang, à elle seule, était une preuve bien suffisante de son état : elle vint même un ou deux novices blêmir. Mais ce n’était pas assez à son goût ... D’où le fait qu’elle retroussa le tissus, exposant les deux plaies fraichement recousues ... Pour l’une d’entres elle, les sutures semblaient sur le point de sauter. Le « comportement condamnable » de mon amie ici présente est une semi légitime défense ... Elle voulait s’assurer que je puisse être soignée convenablement avant de me vider de mon sang. Et avant que vous ne posiez la question, oui ... ça, c’est le coup de lance d’un de vos gardes.
Coup de lance reçu à l’occasion de ?
Nous étions en train de fuir un trio de gardes qui nous avait repérés, à la demande de Sashañya. Je suis restée quelques instants en arrière pour m’assurer que mes deux compagnons y parviendraient.
Elle dit la vérité. Un des membres du groupe s’avança ... Elle reconnaissait quelque peu cette voix. Elle n’avait dû l’entendre qu’une fois, et il y a peu, mais elle était certaine d’avoir déjà entendu ce garde parler. J’étais dans le groupe des trois gardes ... Elle nous a flanqué une bonne dérouillée, mais rien de plus, et ça a permit aux deux autres suspects qu’on avait repéré de s’échapper.
Le capitaine souffla lourdement, observant un instant le soldat qui venait de témoigner, puis l’hybride, puis de nouveau la pirate. Il finit par soupirer. Très bien ... Votre affaire sera entendue par le seigneur local et le père de mademoiselle. Tous deux ont largement l’autorité de prononcer votre sentence. Suivez-moi ... Et s’il-vous-plaît, rangez vos armes et évitez les gestes brusques. Nous ne vous traiterons pas comme des « prisonnières », du moins de façon publique ... Mais nous sommes paré à tuer au moindre faux pas.
Trop aimable de prévenir.

L’officier ne releva pas, alors qu’il se mettait en route, les soldats derrière les deux élus leur faisant signe de faire de même lorsque Valentine se retourna un instant. Plaisant ... enfin. Au bout de quelques instants, ce fut tout le groupe qui se mit en marche, une grande blonde un peu trop pâle et une à peu près aussi grande épéïste à trois sabres et aux cheveux verts au milieu. A la surprise quasi générale, la petite, plutôt que de rester à côté de l’officier, traversa le groupe pour se placer entre les deux élues, légèrement en avant par rapport à elles. Le capitaine la regarda un instant, comme s’il allait lui ordonner de revenir ... Avant de finalement baisser les bras. Il était plus que probable qu’il sache parfaitement à quel point l’enfant pouvait se montrer têtue ... Pourtant, son geste n’était pas anodin. Clairement, en s’affichant avec elles, Sashañya ne faisait pas que rejeter la « protection », et désormais surveillance, de l’officier : elle démontrait également qu’elle faisait assez confiance aux deux élues pour préférer rester avec elles, plutôt qu’avec les soldats de sa propre ville.

Le trajet fut, heureusement pour une certaine hybride qui avait de plus en plus envie de simplement s’écrouler dans un bon lit mais qui à défaut saurait se contenter du sol si nécessaire, assez court. La maison dans laquelle vivait le père de l’enfant n’était pas des plus modestes : au contraire. Sur son monde, Valentine aurait parlé d’un petit manoir, d’un hôtel particulier, peut-être d’une villa ... Ce qui était sûr en tout cas, c’est que cet endroit comportait bien assez de chambre d’amis pour héberger une vingtaine d’invités, un cuisinier pour tous les nourrir, et probablement un, voir, plus, samouraï dédié à sa protection. Que ce soit chez les petites gens ou chez ceux fortunés, les demeures étaient toujours d’une certaine beauté, aux yeux de l’hybride ... Le côté exotique de leur architecture, majoritairement. Le capitaine se fit annoncer par un des serviteurs, qui partit à l’intérieur chercher le maître des lieux : ce dernier se présenta dans les cinq minutes suivantes.

L’attention de l’hybride se porta ailleurs durant les retrouvailles : elle n’était pas amatrice de ces moments débordants d’émotion, et encore moins lorsqu’ils ne la concernaient pas. Bien sûr, son humeur influençait également cela ... Elle avait été poignardée moins d’une heure plus tôt, avait reçu des soins chez un médecin tout ce qu’il y avait de plus clandestin, et maintenant elle attendait qu’on juge si oui ou non elle méritait d’être emprisonnée pour un crime qu’elle n’avait pas commis ... Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas être plus simples.

Bien ... Et si je comprends bien mesdemoiselles, c’est à vous que je dois d’avoir retrouvé mon aînée ?
On peut dire cela.
Fort bien. Je vous fait dans l’instant affréter une chambre, et de quoi vous restaurer.
Cependant, n’allez pas vous faire de fausses idées : trois gardes seront affectés à votre surveillance. Votre jugement aura probablement lieu sous peu.
Certains faits doivent être portés à ma connaissance, en effet ... Dès que le Daymo sera prévenu et disponible, nous aviserons avec lui.

L’hybride aurait bien répondu un autre « trop aimable » aussi sarcastique – et caustique – que possible, mais à vrai dire ... Elle avait surtout envie de s’écrouler sur un bon lit. Mais avant cela, elle espérait qu’elle aurait droit à 5 minutes seule à seule avec Zoro, à minima. Si on « leur » attribuait « une chambre » ... il y avait des chances, à vrai dire.


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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyVen 30 Nov 2018, 14:40





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Pour une raison tout à fait explicable, l'hybride s'écroula lourdement contre le sol, sous les airs éberlués des minshujins. Le réflexe de Zoro voulut la rattraper mais le garde à ses côtés obstrua ses mouvements en plaçant son bras devant son torse. Toutefois, la vampire, plus solide qu'elle n'en avait l'air, poussa un rire sarcastique le temps de se redresser. En deux tours de manteau, elle souligna la cause de sa fébrilité en formulant un argument phare en leur faveur. L'oeil vif du sabreur se déposa sur la teinte pourpre qui dévorait le tissu de sa collègue avec un semblant d'indifférence. C'était normal pour un homme d'honneur comme lui. Il n'exprima rien à la vue de tout ce sang, lui-même ayant pour habitude de se trimbaler dans les pires états, se relevant continuellement tant que son coeur fonctionnait, possédant pour principe de tomber définitivement le jour où il mourrait. Valentine était courageuse, c'était tout à son honneur, et elle ne pouvait que s'attirer le respect et l'admiration de la part de ses pairs. Zoro appréciait la force de cette femme. Il aimait ceux qui ne s’apitoyaient pas sur leur sort. Alors silencieusement, il prenait note de cette facette intéressante résidant chez la blonde. Il ne s'inquiétait plus pour elle, et ses futures cicatrices.

Un random de garde fit entendre sa voix pour confirmer les propos de la vampire. Pour une nation de la fourberie, ces gars paraissaient maîtriser les notions de justice et de vérité. Ou du moins, les forces de l'ordre. L'image sournoise de Minshu se redorait légèrement dans la tête du bretteur. Certains gouvernements de la nation s'avéraient particulièrement honnêtes. Il vint même à remettre en question ses plans de fuite, était-ce nécessaire ? Si Minshu se respectait véritablement comme il le montrait aujourd'hui, alors sa peine ne risquait pas d'être gargantuesque. Cependant, il risquait de payer une sacrée caution pour les pots cassés, ou de séjourner quelques mois en prison, chose qu'à la réflexion, il ne pouvait se permettre.
Pour le moment, il se laissait emmener, et improviserait en fonction de la situation.

Un joli manoir se dressait sous leurs yeux semi-impressionnés, semi-lassés, et visiblement on les invitait chaleureusement à l'intérieur. Décidément, le bretteur se mettrait à découper davantage du minshujin si c'était pour être aussi bien reçus à chaque fois. Sacrée récompense.
Valentine et Zoro firent la connaissance du père de Marine. Oui, elle ne s'appelait pas Marine mais le pirate n'en faisait qu'à sa tête. Elle s'était présentée sous ce blaze, alors elle resterait avec cette identité. De plus, pour sa pensée simplette, il était plus aisé de penser à " Marine " qu'à " Sachanya " ou on ne savait quel nom de princesse débile souhaitant se démarquer. En attendant, ils récoltèrent les remerciements du daron, et on les consigna dans leur chambre comme deux enfants punis et privés de desserts.

On les conduisit jusqu'à leur "cabine" et le bretteur se jeta d'emblée sur le lit, en position réflexion les bras croisés derrière la tête, oeil fixé au plafond habillé par un lustre romanesque. Ils ignoraient combien de temps ils pourriraient ici, mais Zoro n'avait pas que ça à foutre. Il commençait à douter de sa volonté à récupérer ce saké unique. Certes, l'abandonner lui coûtait une sérieuse perte, mais à choisir entre sa liberté et l'alcool, même si le dilemme se tenait et le tiraillait, la balance se penchait un poil de plus en plus vers la liberté. Ca lui arrachait le coeur de lâcher son bien, mais il avait déjà perdu suffisamment de temps dans ce village perdu.  

Il fallait trouver un plan pour déjouer les gardes devant la porte, ou pourquoi pas passer par les fenêtres. Il se leva hors du lit et vint essayer d'ouvrir une fenêtre mais pas de chance, cette dernière était condamnée. Ils avaient tout préparé ces p'tits malins. Bien entendu, il était en mesure de casser la fenêtre mais cette action alerterait tout le monde. Alors il tournait en rond dans la chambre dans l'espoir de s'évader, patrouille qui ne passerait certainement pas inaperçue pour Valentine. Sinon, il y avait le choix d'attendre pour connaître la sentence et réagir selon son résultat. Les heures avançaient, et Zoro bouillonnait, il n'aimait pas être gardé comme un animal enfermé. Nuit ou pas, il ne dormirait pas.
Puis, il décida de briser ce silence réflexif :


On va rester combien de temps dans cette chambre ?
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Questionna-t-il Valentine, le regard braqué contre la fenêtre, à deux doigts de tout péter. Dans un sens, ils avaient autorisé le sabreur à garder ses armes, preuve qu'on lui accordait une confiance. C'était ce détail qui le retenait, car si on le considérait comme le pire criminel, jamais ils ne se seraient risqués à lui faire cette fleur, surtout venant d'un fuyujin. De plus, trahir la confiance d'autrui ne faisait pas partie de son code de conduite. Il se sentirait à l'image de la réputation de Minshu s'il venait à pourrir cette considération. A Fuyu, il serait déjà en place publique, prêt à se faire couper la tête, telle était la justice là-bas, on ne cherchait pas à comprendre.

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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptyLun 11 Fév 2019, 12:41

La perte de sang qu’avait subi la traqueuse la rendait ... Légèrement amorphe. Elle ne réalisa qu’elle s’était docilement rendue dans la chambre qu’on leur avait attribué que lorsqu’un garde leur indiqua qu’elles pouvaient demander si elles avaient besoin de quoi que ce soit, avant de fermer la porte. Elle observa un instant le battant d’un regard fixe et légèrement éteint ... Avant d’imiter la pirate, et de se laisser lourdement tomber sur le grand lit double. Ce dernier, contrairement à ce qui semblait la norme dans la région, n’était pas simplement un futon posé sur le sol, mais un « véritable » lit comportant un sommier et des pieds ... Il n’était pas impossible que certains anciens élus aient eu une certaine influence sur ce monde, et en particulier ces terres. Ce genre de considérations lui passa pourtant totalement au-dessus de la tête : même si elles s’étaient rendues chez les marchants illégaux en fin de matinée, elle s’endormit en un clin d’œil d’un sommeil sans rêve.

Elle ne se reposa pas très bien pour autant. Sa blessure la réveillait dès qu’elle bougeait un peu trop dans son sommeil, et son inconscience, plus dû au manque de sang qu’à une réelle fatigue, n’était pas aussi réparatrice qu’elle aurait pu l’espérer. Pourtant, un certain temps s’écoula avant qu’elle n’émerge réellement, et ne finisse par se redresser un peu dans les draps. Zoro s’était déjà levée, et faisait les 400 pas dans l’espace clos, supportant visiblement de moins en moins la captivité. Ce qui était légitime ... D’un regard, la traqueuse nota que de la nourriture était à disposition dans un coin de la pièce, ainsi qu’une bassine d’eau fumante dans laquelle trempaient à moitié plusieurs serviettes. Quelles douces attentions. Retirant enfin manteau et chemise, elle s’approcha de l’eau dans un premier lieu, et lava de façon soigneuse les quelques traces de sang séché qui ornaient son flanc. Nul besoin de faire la timide dans de telles conditions, elle en profita pour faire un brin de toilette pour son torse et visage ... Elle s’occuperait du reste ultérieurement. Notant la présence de tenues propres pliées sur une commode, elle en saisit une et l’enfila ... C’était presque à sa taille. Laissant la robe asiatique retomber sur son pantalon et ses bottes sans plus se préoccuper de l’esthétique, elle releva le nez à la réflexion de la pirate ... et saisit quelque chose à manger dans une main, tout en revenant vers le lit.

Personnellement ... Je ne suis ni en état, ni d’humeur à jouer les filles de l’air. Et ils n’avaient pas l’air de vouloir nous faire sortir d’ici les pieds devant ... mais bon. En tout cas ... Merci de nous avoir couvert, dans la ruelle un peu plus tôt. Elle ne se sentait pas de détailler plus : la pirate pouvait sans doute comprendre à quoi elle faisait référence. Un quadruple meurtre risquait de leur coûter cher, c’était chose certaine ... mais ça avait sauvé la vie de la traqueuse, quelque part. ... Au passage ... J’aurais un service à te demander.

Dans la mesure où elle ne portait plus son masque, elle pouvait désormais bien plus aisément révéler ce que cachaient ses lèvres fines ... S’asseyant sur le lit, elle ouvrit assez la bouche pour tapoter deux de ses crocs avec un ongle. La – parfois curieuse – magie de son monde ne l’avait pas doté de 4, mais de 8 crocs de vampires au total ... deux canines de chaque côté, en haut et en bas. A cause de cela, elle ne mordait jamais les gens au cou ... Elle ne tenait pas à ce qu’ils se vident de leur sang dès qu’elle avait fini de boire. Les bras étaient bien assez irrigués pour elle.

ça n’a rien d’indispensable, mais ... si je pouvais boire le sang de quelqu’un, ça m’aiderait vraiment à tenir, entre les blessures et l’opération. Et je ne tiens pas spécialement à demander à qui que ce soit ici ... à part peut-être marine, mais vu son gabarit, ça pourrait être dangereux pour elle. Sans parler de la situation générale ... Elle lâcha un léger soupire ... Elle détestait faire ce genre de demande. Mais non seulement le contexte poussait à l’y forcer ...Non seulement, en y réfléchissant ... Elle en avait peut-être déjà besoin depuis bien avant que toute cette histoire ne commence. Ceci dit ... La décision ne lui appartenait pas. C’était à la sabreuse à cheveux verts de lui donner son consentement, et son fluide écarlate ... Ou pas.

*     *
*

Encore une heure, et la nuit tomberait totalement, songeait la traqueuse en observant par la fenêtre. Elle ne chercha pas mentalement à calculer combien de temps s’était passé au total, mais elles ne devraient pas tarder à avoir des nouvelles. En soit, le fait qu’elles patientent était logique : le daïmyo (seigneur de la région si elle avait bien saisi) et le père de Marine ...non, Sashañya, devaient tous les deux être mis au courant de toute l’histoire. Cela incluait : le fait que la jeune noble avait fugué (et n’avait pas été kidnappée), qu’elle leur avait volé leurs affaires, que le trio avait passé quelques jours à se serrer les coudes en cherchant à réparer les tords de la demoiselle ... Quelques gardes étaient morts, certes, mais ce n’était pas des meurtres nés d’un simple désir de faire couler le sang. Et à côté de cela, le marché clandestin qui avait été sérieusement secoué par leur passage ... L’hybride ne savait pas si cet élément aurait un impact, mais elle était presque sûre qu’il ne serait pas passé sous silence. Baissant un peu les yeux, elle observa le loquet de la fenêtre ... Fermé à clef. Mais ce n’était qu’une serrure ... Et pas une bien grosse. La tueuse de monstres fut cependant coupée dans ses réflexions par un son bienvenu : quelqu’un toquait à la porte.

Lorsqu’elle s’ouvrit cependant, la demie-elfe dût prendre une ou deux secondes pour réaliser qui était face à elle ... Et son état n’y était pour rien. Les cheveux crasseux avaient été lavés, démêlés, et coiffés de façon impeccable. La crasse avait quitté les joues roses, révélant une peau lisse et pâle, pratiquement dénuée d’imperfections. Il y avait un léger parfum de fleurs ... Et la tenue que portait cette jeune femme devait facilement coûter l’équivalent d’une petite maison dans la région. Sashañya. Qui était bel et bien de la noblesse ... Il suffisait de voir sa façon d’avancer, et le respect avec lequel les gardes fermèrent la porte derrière elle pour le comprendre. Elle s’assura que le battant était bien fermé derrière elle, puis lâcha un soupire calculé.

Bonsoir ... Je n’ai pas beaucoup de temps, on vous apportera le repas, et ensuite normalement vous aurez un entretien avec mon père et le seigneur local. Mon père vous prie de l’excuser pour l’attente d’ailleurs, il fait son possible pour avoir le plus d’informations possible sur toute cette affaire ... Ce n’est pas reluisant. Etant donné les circonstances, il pense pouvoir faire sauter l’amende de 50 000 yens pour les gardes ... Maiiiis le daïmyo insiste pour vous faire faire de la prison. Peut-être des travaux d’intérêt général ... il est possible que vous soyez mise au service de mon père pour quelques temps, même si je ne sais pas très bien ce que vous auriez à faire comme tâches. Pour ton sake Zoro, il a dit qu’il t’offrirait dans tous les cas plusieurs bouteilles de sa réserve personnelle, retrouver tes bouteilles à toi serait difficile. Pour ton tanto en revanche Valentine, on a envoyé un messager à la personne qui, selon le contact du marché noir, l’aurait racheté. On attend des nouvelles de ce côté ... ... Je suis vraiment désolée de vous avoir entraîné dans tout ça ... Je ne pensais pas que tout ...
Voyant qu’elle allait perdre la maîtrise d’elle-même qu’elle semblait avoir eu tant de mal à maintenir, la traqueuse se rapprocha en quelques pas, et lui posa une main sur l’épaule pour l’attirer contre son ventre. Même avec le maquillage qu’elle portait, elle restait une enfant ... Probablement aussi fatiguée que l’hybride. Ce n’est pas grave ... Tu as pensé à leur dire que j’étais une élue de Minshu ?
Tu es ... Elle se décolla avec les yeux écarquillés un instant, puis se mit largement à sourire. Non ...Non, ça pourrait tout à fait jouer en ta faveur ! Zoro aussi ?
Non, tu as dû voir son cou.
Non, c’est vrai ... Pour une fuyujin ...
Une fuyujin qui a protégé l’héritière locale et une élue du serpent au péril de sa vie. A mon avis tu peux demander à parler à ton père pour lui préciser ça ...
C’est vrai ... J’y vais tout de suite. Je reviens vous voir juste après ! Sauf si ... on est appelés pour le dîner. Mais je le ferais savoir !

Semblant avoir retrouvé une certaine bonne humeur, la petite noble se calma pourtant en peu de temps, s’inclina respectueusement, et sortit de la pièce d’une marche toujours aussi digne, bien que pressée. Il était compréhensible qu’elle ait tant eu besoin de fuguer ... Soupirant avec les poings sur les hanches, la traqueuse pencha la tête sur le côté pour se faire craquer le cou, avant de se tourner vers la pirate. Elle parla à voix basse, des fois que les gardes aient des oreilles qui traînent.

Bon, je peux parfaitement supporter quelques semaines au service du seigneur du coin, mais je ne sais pas si c’est ton cas ... D’autant que cette histoire de protection ne t’immunisera peut-être pas contre une peine bien plus lourde que la mienne. Si tu veux t’enfuir, j’en aurais pour 30 secondes pour crocheter cette fenêtre ... S’il y avait qui que ce soit derrière, je les aurais entendus depuis longtemps. Sinon ... Je suppose qu’on aura plus trop longtemps à attendre.

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MessageSujet: Re: L'échappée belle    L'échappée belle  EmptySam 23 Fév 2019, 17:23





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Valentine s'étala sur le lit double, et s'endormit sans se faire prier à la différence du sabreur qui dormit seulement 20 minutes. Pendant que l'une essayait de récupérer un sommeil réparateur, le samouraï usait déjà le parquet en tournant au rond inlassablement. L'enfermement lui cassait les burnes, surtout dans la situation chaotique dans laquelle il s'étaient fourrés. Il savait pertinemment que République ou pas, son tatouage au cou le condamnait automatiquement, même avec des circonstances atténuantes.

Au bout d'un moment, quand Valentine émergea de sa brume vampirique, les deux entamèrent un dialogue auquel elle répondit ne pas se sentir apte à jouer les évadés en cavale à travers le village, surtout que cette idée supposait des passages en escalade. Or, vu son état, l'élue Minshujin risquait de rouvrir ses plaies à peine cicatrisées. Il comprit sa position et ne l'obligeait pas à fuir avec lui, surtout qu'elle avait tout à gagner en restant ici. Mais avant que le Roronoa ne trouve un plan d'évasion imparable, il se mit au service d'une bien drôle de requête. Comme le stipulait la légende sur les vampires, Valentine se vidait de ses forces lorsqu'elle n'était plus abreuvée par du sang. Par conséquent, l'épéiste tendit son bras sans une once d'hésitation aux canines affûtées de la blondinette. Si cette dernière était dangereuse, elle se serait servie dans son sommeil sans demander. Là était la preuve qu'elle possédait le sens de l'auto-contrôle, et s'éloignait de l'image de la vorace sanguinaire, barbare et sans pitié. Et puis, il acceptait également par ego, afin de se prouver qu'une petite prise de sang ne le déstabiliserait pas une seconde. Autrement dit, il voulait montrer qu'il était un bonhomme, un moyen de se tester.

La femme au teint pâle s'abreuva donc de ce fort cocktail blindé de testostérone après acceptation silencieuse du cheveux vert. La sensation n'était pas aussi choquante qu'elle n'en avait l'air. En effet, l'effet ressemblait à une morsure avec gros un dentier en plastique, donc rien de fou.

Puis, plus tard, une femelle méconnue fit une somptueuse entrée à base de révérences dans la pièce. Parée telle une princesse, Marine était totalement transformée. Elle venait de prendre 10 ans de maturité dans sa gueule de pouilleuse, que ce soit dans son apparence comme dans son attitude plus sérieuse, voire dans sa manière de parler comme une adulte alors qu'elle avait joué jusqu'ici la sale peste capricieuse. La transition de crasseuse des rues à grande dame de haut salon s'avérait assez brutales. Elle expliquait calmement ce qui adviendrait des deux élus et de leurs objets volés, tout en terminant son discours par une excuse emplie de regrets pas piquée des hannetons. C'était qu'elle en devenait presque appréciable la gosse ! Par ailleurs, Valentine semblait s'en prendre d'affection puisqu'elle la prit dans ses bras afin de lui apporter la miséricorde, tel Jésus éreintant Marie-Madeleine pour l'absoudre de ses pêchés.

Puis elle repartit, Zoro posa un ultime regard sur elle avec une certaine nostalgie. Elle n'en savait rien mais c'était probablement la dernière fois qu'ils se voyaient, du moins sous cette apparence. Valentine lui proposa de crocheter la fenêtre tandis que le bretteur se mettait en position pour se barrer ;

Si je reste ici, c'est la taule qui me pend au nez ! Dis que j'ai filé seul, et que t'as essayé de me retenir, il faudrait pas que tu ramasses à cause de moi
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L'avertit-il alors qu'elle s'exécuta pour crocheter la serrure de la fenêtre qui donnait sur un toit juste en-dessous, parfait pour s'évader tranquillement. Les évasions, c'était l'habitude du sabreur, un professionnel en la matière vu le nombre de fois qu'il se faisait choper, que ce soit ici ou dans son monde. Il s'en était toujours sorti remarquablement bien seul ou avec de l'aide. A croire qu'il tombait souvent sur de bonnes personnes, car oui, Valentine était une femme de bien et de valeur, qu'il avait appris à apprécier au cours de cette aventure. Leurs chemins se recroiseraient à coup sûr.

Une fois la fenêtre ouverte, il s'apprêta à l'enjamber mais s'autorisa quelques secondes pour adresser ces quelques mots à la vampire :

Sois prudente.. J'te revois plus tard..
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Puis il disparut tel un chat de gouttière sur les toits, gambadant et déjouant la surveillance des gardes avec son savoir-faire habituel. Heureusement, on était dans un village, la fuite n'en devenait que plus facile puisqu'au bout de la rue se trouvait la cambrousse, et la liberté...

Le Roronoa avait définitivement fait une croix sur son saké. Ce n'était pas dans son habitude d'abandonner mais il fallait se la jouer logique au bout d'un moment. S'il terminait en prison, il ne pourrait plus jamais boire pendant un long moment.. Eh oui, sacré raisonnement de la part de notre pirate !

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