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Rapport de force
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MessageSujet: Rapport de force   Sam 4 Fév - 11:13




Rapport de force

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Cela faisait maintenant plusieurs jours que j'avais quitté Kupuo, après l'étrange affaire de la pandémie et de ma discussion avec Natsu qui m'avait grandement aidé et permis de faire un peu le point avec moi-même. Motivé part une motivation nouvelle, c'était dans l'espoir de retrouver cette maudite bandit aux yeux vairons que je décidais de parcourir les contrés des Territoires Neutres, m'arrêtant dans chaque ville, chaque village, chaque hameau dans l'espoir d'avoir, ne serait-ce, qu'une bribe d'information.

Malheureusement, celle qui avait partagé mon voyage pendant plusieurs mois savait-y faire pour passer inaperçu et il était très difficile pour moi, jeune élu pas très à l'aise avec les gens, de trouver des indices sur une native ayant des contacts un peu partout en Kosaten. C'était donc à force de vagabondage que je finissais par me retrouver dans une petite auberge au bord d'un sentier commercial.

Exténué, je m'étais arrêté prendre un repas et un peu de repos. En fin de matinée, la bâtisse peu cossue se trouvait être très peu fréquentée et c'était au comptoir que je m'étais installé, un verre d'alcool dans la main et un peu de charcuterie locale de moyennes qualités devant le nez. Le regard perdu sur la carte de la région que j'avais déposé au côté de mon repas, je tâchais de voir quel recoin de la zone je n'avais pas encore fouillé, envisageant même de devoir guider mes pas vers Seika ou Minshu par la suite.

Finissant par pousser un soupir, je me mis à bâiller à gorge déployée tout en prenant le temps de m'étirer sur toute ma longueur avant de perdre subitement l'équilibre sur mon tabouret, voulant me retenir au premier truc que j'avais sous la main, j'embarquais alors mon assiette dans mon vol plané qui m'envoyait directement sur le plancher peu propre de l'auberge, une tranche de jambon sur le nez et le bolle de terre sur le crâne sous le rire gras du dragon de fumé qui appréciait la scène depuis les hauteurs.


~Mouhahaha ! Il est beau le Héros !
-La ferme...


Rouge de honte, je soufflais cela entre mes dents sans lever la tête, de peur de devoir cramer les quelques personnes présentes qui seraient en train de pouffer de rire dans leurs coins...

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MessageSujet: Re: Rapport de force   Dim 5 Fév - 0:39

- Sur la route -

Après ma visite de Tokonatsu, j’avais pris la route vers le nord pour retourner dans les territoires neutres. J’avançais lentement, sans savoir où aller ensuite. Devais-je continuer vers l’ouest ? Je n’en savais rien. Je ne savais même pas pourquoi j’avais décidé de prendre cette direction en premier lieu. La curiosité, l’ennui et peut-être d’autre facteur dont je ne me souciais d’habitude pas. Je ressentais de nouveau ce vide, celui que j’avais eu peu après ma première arrivée à Kosaten, il y avait de cela deux ans. Dans mon ancienne vie, j’avais toujours été portée par les évènements, je n’avais jamais eu à me soucier de quoi faire ensuite... Mais maintenant que j’étais libre de mes mouvements – et privée véritablement d’un but – j’étais surtout libre de stagner.

En parlant de but tiens. J’avais beau avoir dit à Kachou que je voulais agir pour préserver la paix, pour protéger les populations, pour éviter que des enfants n’aient le même destin que moi, je n’avais aucune force, aucun allié. J’étais seule. J’étais faible. J’étais perdue. C’était pour cette raison que je voyageai autant : pour me trouver des gens avec qui me lier.

Alors j’avançais sur ces routes de terre, m’arrêtant parfois pour admirer les paysages féeriques et à mille lieux de tout ce que j’avais vu dans mon passé. Je regardai le ciel, me demandant si le peuple de Kosaten allait un jour suivre le même chemin que celui de mon monde et allait vouloir explorer le ciel et s’installer ailleurs. J’observai chaque étoile, tous les petits points lumineux si brillant et lointain à la fois, imaginant des centaines de millions de mondes différents. Qui sait ? Peut-être que j’avais simplement traversé la voie lactée. Voilà un magnifique mystère qui valait mieux ne jamais être mis à jour.

Mes pérégrinations me firent traverser de nombreux villages. Les habitants comprenaient vite à ma dégaine que je n’étais pas du coin. Si la plupart semblaient plus ou moins se ficher de moi et de mon statut d’élue, c’était clair que ma présence en gênait certain, surement à cause de la réputation des élus à amener les problèmes avec eux et de la situation de guerre qui avait été déclaré. De ce fait, j’essayai quand même d’éviter le plus possible de passer par des endroits habités. Puisque je pouvais me ressourcer en énergie juste en patientant tranquillement, je pouvais me passer des services que pouvaient produire des humains. Néanmoins, quand je vis cette auberge au bord de la route sur laquelle j’avançais, je décidai de me faire un petit plaisir.

J’entrai. C’était une petite bâtisse située à mi-distance entre deux villages marchands. Elle était aux premiers abords assez rustiques – comme à peu près tous les bâtiments de ce monde si on s’en référait à moi. Des murs de chaumes, une charpente de bois apparente, un toit de tuiles, en bref, rien de bien folichons. L’intérieur était déjà plus décoré. Des lampions de diverses couleurs avaient été disposés dans la pièce, afin de mettre un peu de lumière et de couleur dans l’auberge. En face de l’entrée, quelques mètres plus loin, se trouvait un bar devant lequel était assis un autre homme. Si on enlevait ce jeune homme et la tenancière, il n’y avait qu’une demi-douzaine de clients, dispatché de sorte à ce que l’entropie de la salle soit maximale.

Et à peine mon regard avait fini de balayer la salle que le jeune homme qui se trouvait au comptoir tomba à la renverse, se prenant son assiette sur la figure. Je ne pus retenir mon fou rire que parce que les autres clients s’esclaffèrent pour moi. Je me contentai de me rapprocher du malchanceux. Je lui retirai la tranche de jambon et le bol qui recouvrait sa tête pour les reposer sur le comptoir. Je découvrais alors un beau visage rouge comme une pivoine. Je lui présentai ma main pour l’aider à se relever :
- Je suis pas sure que c’est comme ça qu’on se lève, dis-je en un sarcasme.

Une fois qu’il fut relevé, je m’assis à ses côtés et l’observai plus en détail. C’était un jeune homme brun, surement dans la vingtaine. Ses traits étaient très fins et très doux. C’est sa tenue qui m’intriguait le plus. Habillé d’un long manteau noir et portant ce que je pensai être des gants de cuir. On était loin des vêtements habituels d’un natif. En plus de cela, il y avait un second truc bien étrange : du bruit. Comme si des ondes électromagnétiques étaient émises non loin. Curieuse d’en apprendre plus, je lui posai donc la fameuse question :
- Dis-moi si je me trompe, mais t’es pas d’ici, toi non plus. Qu’est-ce que tu fous dans le coin ?

Je commandais ensuite un verre de saké à la tenancière. Je n’avais pas l’habitude de boire de l’alcool, mais je devais bien avouer que le goût de la boisson me plaisait tout particulièrement. Et l’avantage de ne pas subir les effets néfastes de l’alcool, c’est que je pouvais donc en abuser sans danger. Pour moi, l’alcool était comme de l’eau.
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MessageSujet: Re: Rapport de force   Dim 5 Fév - 10:06




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Je ne pouvais pas l'ignorer, il était même difficile de ne pas l'entendre... Le rire gras des péteux qui s'alcoolisaient dans la bonne humeur autour de moi... Fatalement, ces rires firent écho dans ma mémoire avec ceux qui m'étaient généralement adressés lorsque j'étais dans mon monde. Des rires moqueurs et blessants qui, bien qu'ici soit justifier, faisait naître en moi une douce envie d'incendie criminel.

En tout cas, c'était sans compter sur l'intervention d'une nouvelle arrivante, semblant tout juste débarquait qui vint me porter assistance en me débarrassant de la tranche de charcuterie que j'avais sur le visage. Cette apparition soudaine d'un visage féminin au teint blanc comme du lait, réveillait en moi ma bonne vieille timidité qui me faisait virer encore plus dans les tons pivoines. C'était donc le regard baissé que j'attrapais la main qu'elle me tendait en me lançant une vanne dont je n'étais pas en état de me relever, me dépêchant juste de redresser mon tabouret pour en retourner à ma carte, laissant la populace se lasser d'elle-même de l'action qui venait de se passer.

Mon regard vissé sur la carte de Kosaten, je ne pouvais pas m'empêcher de lancer des petits regards en direction de celle qui s'était installée à côté de moi sans me demander mon avis. Sa longue veste blanche entourant une tenue de couleur mauve me semblait être particulièrement étrange, surtout pour ce monde-ci... Même pour mon monde d'origine d'ailleurs, les matériaux composant ses affaires me semblant être tout droit sortit d'un film ou d'un jeu vidéo de science-fiction.

Une chose était sûre, c'est que je n'étais pas le seul à être intrigué, car Zeymah aussi y aller de son petit tour d'inspection et cela me faisait plaisir de le voir être redevenu un peu plus actif depuis ma conversation avec Natsu. La preuve que de véritables amis peuvent toujours vous sortir la tête de la déprime, pour peu qu'ils en prennent un peu le temps et qu'ils vous considèrent vraiment comme des proches importants.

Faisant donc le tour de cette étrange demoiselle au verre de Saké, le dragon de fumé s'arrêtait à plusieurs reprises pour renifler la dame ce qui eut l'effet de me mettre mal à l'aise, et cela, bien qu'il soit complètement invisible... En tout cas, lorsqu'elle m'adressait la parole, ce fut dans un sursaut que je retournais mon regard sur mon verre, osant à peine lever le nez vers elle, tellement que je craignais avoir été repéré dans mon zieutage intempestif. Cependant, le sujet qu'elle abordait été tout autre et je me décidais finalement à la regarder dans les yeux, lui adressant un petit sourire gêné.


-Euh... N-Non, je ne suis pas d'ici en effet, mais je suis à la recherche de quelqu'un. Mais, euh... Hésitant un instant, je finissais par montrer du bout du doigt la longue veste de la jeune femme comme pour appuyer ma question. Vous n'êtes pas d'ici non plus, si ? Vous cherchez quelque chose ?
~C'est marrant, cet Humain ne sent pas l'Humain.


Alors que je prenais une gorgée de mon breuvage, l'étrange remarque de Zey' réussissait à me faire avaler de travers, manquant alors de m'étouffer... Encore une bonne journée en perspective.

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MessageSujet: Re: Rapport de force   Dim 5 Fév - 18:00

- Une toute petite demande -

Ce bruit devenait vraiment gênant, à croire qu’un émetteur se trouvait non loin de moi. En fait, j’avais la désagréable impression que quelque chose me tournait autour, sans être vraiment là. Est-ce qu’elle provenait du jeune homme à mes côtés ? Je n’en étais pas vraiment sûr. Il semblait avoir un corps complétement organique. Cependant, dans ce monde, cela ne voulait pas dire grand-chose. Ne sachant pas comment vérifier mes hypothèses, je préférai ignorer cette désagréable sensation. J’aurais surement d’autre occasion de lui demander sans paraitre trop suspecte.

Le jeune homme me paraissait bien timide d’un autre côté. Il évitait sans cesse mon regard, mais dès que je tournai la tête, il m’observait de la tête au pied comme si j’étais un animal de foire. Il fallait vraiment que je trouve le moyen de résoudre le problème de mon apparence. Je ne savais pas vraiment comment paraitre pour que les gens ne me portent pas un regard d’incompréhension. Toujours étant que le jeune était une autre de ces personnes à se demander clairement ce que j’étais. Cependant, il devait y avoir une pointe de timidité et de gêne dans la manière dont il me regardait – ce qui était compréhensible après la cascade qu’il avait fait quelques instants plus tôt – puisqu’il sursauta quand je lui posai ma question. Hésitant, il tenta de me retourner la question, restant assez flou sur ses activités dans la région. Je souriais devant la performance et répondit honnêtement :
- Moi, si je cherche quelque chose ? On peut dire ça comme ça, oui... expliquai-je en regardant mon verre. Disons simplement que la vie d’un élu est plus ennuyante quand on sait pas quoi faire...

Cette dernière phrase arracha un hoquet à la tenancière qui nous tournait le dos, s’occupant de sa vaisselle. Sa surprise fut telle qu’elle lâcha un verre qui vint s’éclater au fond du bac en bois lui servant d’évier. Elle se retourna dans ma direction, souhaitant vérifier un petit détail :
- Donc, je ne me trompe pas en disant que vous êtes une élue ?
- Euh, bah non... c’est bien ce que j’ai sous-entendu, si je me trompe pas.

Son comportement était assez bizarre. Et comme je le suspectai, elle s’empressa de me demander un service :
- Oh ! que les dieux soient loués. Ma fille a été enlevée par des bandits et est retenue prisonnière dans un vieux fort à quelques lieux à l’ouest. Il y a bien des miliciens qui sont partis à son secours, mais j’ai peur qu’ils ne soient pas de taille. Je vous en supplie, sauvez-la.

Je dois bien avouer qu’à cette révélation, j’étais... perplexe. Me sortir tout cela d’un seul coup, ça m’avait plus que surpris. À croire que le travail avait finalement fini par me tomber littéralement sur la figure. Je ne savais pas vraiment quoi répondre à cette pauvre bonne femme. Je ne pensai pas encore être assez forte pour faire face à une telle demande. C’est alors qu’un homme, que je supposai être le mari de la tenancière, arriva de la cuisine en s’exclamant :
- Arrête de vouloir mêler des clients dans notre vie privée. Les gaillards qui se sont présentés à nous avant-hier en nous promettant de nous ramener notre fille m’avaient l’air plus que compétent. J’suis sûr qu’ils parviendront à se débrouiller. Laisse-leur juste un peu de temps.

De mon côté, j’étais toujours aussi plongée dans mes pensées. Si l’homme disait vrai, alors il y avait déjà des gens qui s’occupaient du problème. Cependant, cela voulait aussi dire qu’ils n’avaient pas donné signe de vie depuis trois jours. Est-ce que cela voulait dire qu’ils s’étaient fait anéantir, que ça faisait trois jours qu’ils cherchaient un moyen de récupérer la fille ? Je n’en savais rien, mais il y avait trop de trucs étranges qui titillaient mon attention et je ne pouvais pas juste ignorer tout ça. Je me tournai alors vers le jeune homme :
- Je t’emprunte ça deux secondes, lui dis-je en prenant la carte qui se trouvait sous ses yeux pour la présenter à la femme. Je vais voir ce que je peux faire, montrez-moi juste où je dois aller.

Je ne savais pas ce que j’allais bien pouvoir faire, mais mon expérience avec le Barjack allait surement me servir pour aider les miliciens et les conseiller.
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MessageSujet: Re: Rapport de force   Mar 7 Fév - 8:43




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Oh moins, la jeune femme ne semblait pas être quelqu'un de mauvais et de toute évidence, au vu de l'absence de réaction de la part de Zeymah, elle ne devait pas être très dangereuse. Absorber part son verre d'alcool, le regard perdu au fond de celui-ci comme le faisait mon père dans le temps, elle ne tardait pas à répondre à mes quelques questions en affichant un léger sourire.

En plus d'annoncer son état d'élu, elle en profitait pour évoquer le fait qu'elle ne savait pas quoi faire maintenant qu'elle était bloquée en Kosaten. Lui souriant, je n'étais pas vraiment en mesure de lui faire la morale sur ce coup-là, ayant moi-même eut un gros passage à vide il y a quelques semaines de ça seulement, je ne pouvais, au contraire, que trop bien la comprendre. La trinité divine régnant sur ce continent en guerre perpétuelle était bien gentille d'invoquer des gens de tous les horizons, mais ils étaient de bien mauvais employeurs en laissant leurs protégés en roue libre totale par la suite...

Mais alors que je m'apprêtais à enchaîner, la tavernière vint nous aborder avec un air bourru et inquiet après avoir cassé la vaisselle, nous annonçant que sa fille avait été capturée et qu'elle réclamait notre assistance immédiate. Buvant dans mon verre, je la regardais en restant silencieux, non pas que sa petite histoire ne m'intéressait pas, mais d'après ses dires une autre équipe était déjà partie, quelques jours auparavant, afin de s'occuper de cette histoire. De plus, je n'avais pas vraiment de temps à perdre dans le coin, le glaive planant au-dessus de Kosaten pouvant m'appeler à n'importe quel moment, mes petites recherches personnelles se retrouvaient bien limitées dans le temps.

Du moment, donc, que je restais silencieux sur mon statut d'élu, je n'aurais pas besoin de m'impliquer dans cette affaire, mais c'était sans compter sur l'intervention du mari de l'imposante native qui, en plus de réprimander sa femme, en profitait pour nous lancer une pique qui me fit afficher un sourire agacé. Bien que j'étais loin d'avoir le niveau de Natsu ou d'Aki, j'avais tout de même la prétention d'avoir gagné en galon depuis mon arrivée dans ce monde étrange et le fait qu'un loubar dans son genre oses le mettre dans le même sac qu'une bande de faiblards qui n'ont pas donné signe de vie depuis plusieurs jours.

Ainsi, lorsque la jeune élue, à mes côtés, me demandait ma carte en précisant qu'elle souhaitait les aider, je la laissais la prendre sans soucis, mon regard plein d'éclairs tournait en direction du vieil homme, comme un regard de défi, je ne pouvais m'empêcher de rajouter mon grin de sel, car il était hors de question que cet homme, qui nous avait insulter, sans sorte aussi facilement. Ils voulaient nous confier une mission ? Soite, mais avec une récompense à la clef, il ne faut pas déconner !


-Ouiiii, dites-nous où se trouve la petite. Mais, si on vous la ramène, nous serons toujours les biens venus dans votre cabane, repas et chambre offerts à vie... Pour tous les deux.

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MessageSujet: Re: Rapport de force   Mer 8 Fév - 18:44

006600
- Allons-y Alonso -

Même si le tenancier semblait, au premier abord, assez réticent à me mêler à ses affaires personnelles, son inquiétude en tant que père et le fait que je m’étais proposé pour le boulot sans rien demande - pour le moment – en échange du m’aider de finir de le convaincre. Sur la carte que j’avais empruntée à l’inconnu, il me désigna ce qu’il affirmait être l’emplacement d’une vielle place forte et il essaya donc de m’expliquer un peu mieux les détails de cette histoire :
- Ça doit faire un peu plus de trois mois que ce groupe de bandit sévit dans la région. Au début, ils n’inquiétaient et ils n’attiraient l’attention de personne. C’était, tout au plus une dizaine de malfrats commettant quelques larcins de bas étages. Mais depuis environ un mois, leur nombre n’a pas arrêté de grimper. Et pour essayer de se rendre intouchable, ils ont fait plusieurs razzias dans les petits villages pour obtenir des otages, dont notre fille. C’est tout ce que nous savons.

Ce n’était pas grand-chose certes, mais ça me suffisait amplement à comprendre un peu mieux la situation. Pour être exact, je pouvais faire deux conclusions des faits énoncés. Premièrement, j’allais devoir dire adieu à l’idée de foncer dans le tas et de prier pour que ça passe. Vu ma puissance, même frapper dans une vingtaine de bouches allait être difficile. Heureusement pour moi, le jeune homme à côté duquel j’étais assise s’intéressa à cette opération de sauvetage, surement par l’appât du gain si je me fiais à ses demandes. Enfin, si nous réussissions, c’était effectivement la moindre des choses à demander. Quoi qu’il en fût, avec ou sans aide, cette mission n’allait pas se résoudre dans la violence et il allait falloir user de discrétion et d’intelligence. La seconde conclusion que je pouvais faire était qu’il valait mieux agir le plus vite possible. Si les bandits voulaient autant se rendre intouchable que ça, c’est qu’il avait bien compris qu’ils allaient vite se faire marcher dessus s’ils n’avaient pas un moyen de pression.

Cependant, même si je me sentais prête pour partir, je souhaitai vérifier une dernière chose :
- Concernant ces gens qui vous ont proposé leur aide, vous pourriez m’en dire un peu plus ?
- Bof, pas trop, avoua-t-il en haussant les épaules. Je crois qu’ils se sont présentés sous le nom de... la Main d’argent si je ne me trompe pas.

Ça ne m’avançait pas beaucoup. Mais bon, je devais faire avec. Je soupirai à cause du manque d’information et me levai de mon siège. Avant de partir, je posai sur le comptoir quelques pièces pour régler mon ardoise. Je pointai ma tête vers le jeune homme pour lui faire comprendre de me suivre. Je traversai alors la pièce et, juste avant de passer la porte, je prévins les aubergistes :
- Oh, et si j’arrive à ramener votre fille, pas la peine de me remercier en me donnant le logis et tout ce qui va avec. J’suis pas suffisamment dans le besoin pour demander ça.

C’est sur ces mots que je quittai cette sympathique quoiqu’assez rustique auberge, accompagné du jeune homme brun rencontré dans cette dernière. Plus je le regardai, et plus il me semblait évident qu’il s’agissait d’un autre élu. De quelle nation cependant ? J’aurais bien été incapable de le deviner. Alors que nous marchions à bon rythme vers notre destination, que nous allions probablement atteindre en une bonne heure, je décidai de lui faire un peu la conversation :
- Soyons clair entre nous, tu es bien un élu ? Moi, je m’appelle Gally, de Seika si ça t’importes de connaitre mon “appartenance idéologique et politique”.

J’avais prononcé ces derniers mots avec une pointe de sarcasme pour bien faire comprendre que je ne me sentais pas lier à l’empire qui m’avait invoqué. Je préférais que l’on me considère comme Gally. Juste Gally.
Gally



Dernière édition par Gally/Yoko le Sam 11 Fév - 17:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rapport de force   Sam 11 Fév - 9:17




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Sans trop s'attarder sur ma demande, le couple s'occupait plus de répondre aux interrogations de celle qui s'était dévoilée en Elu, expliquant que les kidnappeurs étaient un groupe important de hors-la-loi qui faisait régner la terreur depuis plusieurs mois. Écoutant d'une oreille, je rangeais mes affaires en posant quelques pièces sur le comptoir pour régler mes consommations tandis que j'analysais, silencieusement, les dires de nos informateurs.

Si nos adversaires étaient bien aussi nombreux que la tavernière ne le prétendait, il est clair qu'à deux contre vingt, nous allions avoir un bien grand mal à nous frayer un chemin de force jusqu'au otage, surtout que la petite demoiselle qui avait initialement accepté la mission, bien que très serviable, semblait être une toute jeune élue. Évidemment, la phrase « On ne t'a jamais appris à ne pas te battre contre plus fort que toi » me vins à l'esprit, mais c'était trop tard pour les recommandations de prudence maintenant, nous allions devoir faire preuve de plus d'intelligence sur ce coup et au moins, cela changerait un peu des effusions de sang habituelles.

Après nous avoir appris que le couple ne savait rien du tout sur leurs précédents mandataires, ma coéquipière du jour et moi-même, nous mettions finalement en route vers notre destination, profitant donc de cette pause dans ce récit épique à la Metal Gears pour faire des présentations d'usage, alliant nation et nom. Au moins, cette Gally me semblait sincère, peut-être même un peu trop pour ce monde plus que brutal qu'était Kosaten, même si ça restait une qualité. La marche et l'air frais m'ayant aidé à faire passer ma timidité, je pouvais enfin être un peu plus serein, bien que je constatais que j'allais devoir jouer le conseillé, comme d'autres élus avaient dû le faire avec moi lors de mon arrivée et c'était avec le sourire que je décidais de le faire.


-Ieta Ao, je suis de Minshu et non, ta Nation m'importe peu personnellement. Mais si je peux me permettre un conseil : tu devrais éviter de divulguer ta nation aussi facilement. C'est triste à dire, mais nous sommes tout de même en climat de guerre et même si ta nation t'est égale, il a fort à parier que ce genre de détail n'empêche pas certains à en vouloir pour ta vie juste à cause du sceau que tu portes.

Ceci ne restait qu'un conseil, je ne cherchais pas à imposer ma façon de vivre, avec mon sceau et mon bras gauche noir caché derrière des bandages que je resserrais méticuleusement en disant ses mots, elle en ferait ce qu'elle en voulait après coup, sa sécurité ne tenant qu'à elle seule. Le trajet risquait de prendre encore quelque temps, les bandits s'étant réfugiés dans les hauteurs de la région, sûrement dans un ancien fort abandonné, pour combler l'attente, il ne restait que la discussion.

-Du coup Gally, tu es arrivé en Kosaten depuis combien de temps ?



Dernière édition par Ieta Ao le Dim 19 Fév - 9:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rapport de force   Sam 11 Fév - 23:48

- Dans les bois -

Encore une fois, un inconnu croyait bon de me donner des conseils sur le comportement à adopter devant des inconnus. Comme Kachou, il était bien sympa de me dire ça, mais c’est pas non plus comme si j’agissais de manière irrationnelle. Si j’allais devoir bosser avec quelqu’un, je préférai qu’il sache mon statut et moi de même pour lui. Bien évidemment que j’allais pas me rendre à Fuyu pour crier sur tous les toits que j’étais de Seika en attendant bien sagement la mort. Mais bon, fallait croire que pour la majorité des élus, soit on dévoilait son statut à tout le monde, soit on ne le faisait à personne... Et contrairement à la manière dont j’avais agi avec la bretteuse aux cheveux blancs, je ne comptai pas lui en tenir rigueur, me taire et faire semblant d’être d’accord avec ses dires.

Néanmoins, le jeune garçon se présenta quand même, de manière concise et simple, comme je l’avais fait. Il s’appelait Ieta. Il venait de Minshu. Point, emballez, c’est pesé. Je remarquai qu’en me donnant son conseil, il tripotait le bandage enroulé autour de son bras gauche, ce qui voulait soit dire qu’il cachait quelque chose avec, soit qu’il avait une violente démangeaison et qu’il ne pouvait se retenir de gratter. Il me posa ensuite la question de la durée de mon séjour. Je décidai de le taquiner un peu :
- Borf... ça doit bien faire deux ans, mais je m’y suis vraiment mise y’a un ou deux mois. Plus précisément, j’ai vu que Karui commençait à faire un peu n’importe quoi alors j’ai décidé d’agir.

Je n’avais dit aucun mensonge. Voilà plus de deux années que je me trouvais – en théorie – à Kosaten, mais ma résurrection et le véritable début de mes activités en tant qu’élu n’était survenu que deux mois avant aujourd’hui. Je repensais au chemin que j’avais emprunté, remontant d’abord vers Minshu, puis tournant en rond pendant un long moment avant de finalement atterrir ici et d’être projeté dans une mission de sauvetage.

Nous arrivâmes ensuite à l’orée d’une petite forêt. Si je ne me trompai pas, le fort se trouvait posé sur une colline de l’autre côté de ces bois. À partir de ce point, je préférais ralentir le rythme de la marche, histoire de ne pas se faire bêtement surprendre. Mais apparemment, contre toute attente et comme si le destin avait entendu mes pensées, il ne me fallut pas plus de vingt minutes pour tomber dans un piège. Je n’avais pas fait assez attention à là où je mettais mes pieds et, d’un instant à l’autre, je m’étais retrouvée pendu par le pied droit accroché par une corde. Un homme se dévoila alors, la main sur le sabre prêt à dégainer :
- Qui êtes-vous et que venez-vous faire ici ? Et je vous conseille d’éviter de trop bouger si vous ne voulez pas vous prendre une flèche.

J’essayai d’observer les alentours pour comprendre ce qu’il venait de m’arriver. Je ne pus voir que trois choses. Premièrement, en voyant un éclat lumineux provenir de derrière certain arbre, je compris qu’il ne riait pas en disant ne pas être seul. Ensuite, l’homme qui venait d’apparaitre était plutôt bien habillé, et ne me paraissait pas avoir l’allure d’un bandit. Enfin, il avait une espèce de marque blanche sur sa main droite qui semblait légèrement luire. J’espérai que Ieta allait remarquer les mêmes choses que moi et qu’il allait réussir à calmer la situation.
Apparence du bonhomme:
 
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MessageSujet: Re: Rapport de force   Dim 12 Fév - 16:41




Rapport de force

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Poursuivant notre petit bout de chemin tranquillement, Gally prenait le temps de répondre à ma question en indiquant qu'elle était en Kosaten depuis déjà deux ans, le double de moi donc, mais qu'elle n'était « active » que depuis peu. Cette révélation me laissait un peu sur les rotules, créant bien plus de questions que de réponses.

Venait-elle de se réveiller d'un long et terrible coma ? Était-elle feignante au point d'attendre aussi longtemps pour se décider à bouger ? Ou peut-être qu'elle avait été faite captive juste après son arrivée en ses terres, l'empêchant ainsi d'avoir accès à sa liberté ! Mieux encore, peut-être était-elle un androïde qui avait été détruit et qui venait d'être réactivé pour une raison X ou Y !... Non, là, je partais un peu loin dans mes délires quand même, restons sérieux deux minutes quand même.

Dans tous les cas, le contexte politique actuel de Kosaten avait décidé la petite demoiselle au long manteau à prendre des décisions allant en contradiction avec l'appel à la guerre envoyé par l'empereur de Seika. Esquissant un léger sourire en son encontre, je ne pouvais que la comprendre, bien que je n'avais pas l'intention de m'opposer au choix de l'empereur, je voyais très bien ce qui pouvait la déranger dans ça et même si cela ne restait que des suppositions qui demanderaient à être valider par la suite.

Mais cette conversation devrait attendre, car à peine avions-nous pénétrer dans la forêt qui nous emmènerait jusqu'au QG des bandits que ma compagne se faisait attraper par un piège grossier. La tête en bas, sa cape pendant le long de son corps et devant à moitié cacher sa vision, je dégainais mon sabre enflammé, par réflexe, lorsqu'un individu inconnu apparaissait devant nous pour nous demander notre identité en nous invitant à ne pas jouer les héros.

Balayant la zone du regard, Zeymah m'indiquait la position d'archers postés dans les feuillages et si j'avais été seul, j'aurais sûrement essayé de passer de force comme rien ne m'indiquait s'ils étaient les bandits recherchés ou non, mais celle qui m'accompagnait ce jour-là semblait être bien trop faible afin de pouvoir tenir longtemps face à un groupe armé et entraîné, j'allais donc devoir la jouer fine cette fois-ci...

Défiant du regard l'impressionnant personnage qui s'était dévoilé, j'en profitais pour constater la noblesse de sa tenue ainsi que du charisme et de la prestance qui se dégageait de sa personne qui indiquait que nous ne fassions pas face au premier pécore qui passait. Après quelques secondes, je décidais finalement de planter mon arme dans le sol, les flammes s'éteignant lorsque je lâchais la garde de mon sabre tandis que j'offrais un grand sourire au chef dont le dos de la main brillait d'une étrange manière dans la pénombre de la forêt. Et même si j'avais déposé mon arme tranquillement, en évitant d'être trop brusque, je n'avais pas grand chose à craindre des flèches pour ma part. Même sans mon arme mes flammes pouvaient facilement réduire en cendres ses simples bouts de bois sans que j'aie trop à me dépenser, je préférais donc me concentrer sur la diplomatie.


-On se calme ! Nous avons été envoyés afin de retrouver la trace d'un groupe qui se fait nommer les « mains d'argent ». J'imagine que vous voyez de qui je parle...

Montrant, du bout du doigt, l'étrange marque sur la main de l'homme, j'espérais de ne pas avoir fait trop de déduction hâtive sinon je risquais de mettre ma coéquipière en danger, mais cela, seul le temps allait pouvoir nous le dire.

Dans le doute, je préférais cacher notre statut d'élus ainsi que le réel but qui nous emmener ici, ne pouvant pas prévoir les possibles réactions du groupe s'il venait à avoir ses informations, je préférais rester prudent et garder quelques cartes en main, au cas où.


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MessageSujet: Re: Rapport de force   Dim 12 Fév - 21:55

- Grosse tension -

Je me trouvais dans une situation assez... tendue, pour ne pas être trop vulgaire. À peine ma tête commençait à se balancer que Ieta fit apparaitre une espèce de lame de flamme noire, prêt à en découdre avec nos agresseurs. Cependant, voyant que j’étais personnellement dans une situation dans laquelle me défendre allait être compliqué, il préféra planter la lame dans le sol, les flammes disparaissant au même instant. Le jeune brun tenta de calmer le jeu en prétendant que nous étions sur la trace du groupe répondant au doux nom de “mains d’argent”. La prononciation de ce nom sembla faire tiquer l’homme qui se trouvait devant nous qui resserra un peu plus sa grippe sur la garde de son sabre. Ieta pointa ensuite de sa main ce que j’avais pris pour une marque, prétendant ainsi que nous nous trouvions bien en face des mercenaires partis à la rescousse de la fille des aubergistes. L’homme réagit à cette supposition muette :
- Je crois que je vois, effectivement... Mais puis-je savoir ce que vous leur voulez ?

C’est à ce moment que je décidai d’intervenir. Je fis de petits signes à l’inconnu, gesticulai de droite à gauche pour me tourner afin de lui montrer mon dos, dévoilant à sa vue la marque de Fenghuang. Maintenant, il fallait que je sois assez claire pour bien éclaircir mon propos :
- On a été envoyé par les mêmes personnes à qui vous avez accepté d’apporter de l’aide il y a trois jours. Vu qu’ils vous voyaient pas revenir et qu’on passait dans le coin, il nous ont demandé d’aller voir comment ça se passait.

Plusieurs secondes passèrent, pleines de tension, durant lesquelles l’homme à la tunique rouge semblait être plongé dans une intense réflexion. Après ces quelques secondes, il soupira longuement, comme par exaspération, se redressa, lâcha la garde de son arme et envoya un ordre envers ceux que je supposai être ses hommes :
- Tsuchi, va libérer l’élue.

Un homme, un peu plus jeune, dans une tunique plus adaptée à la discrétion en milieu forestier sortis d’un buisson, s’approcha lentement de moi tout en gardant un œil sur mon camarade qui avait toujours son arme plantée en face de lui et qui devait donc toujours représenter une menace pour les mains d’argent, déjà parce qu’il ne leur semblait pas être un débutant en termes de baston, mais, en plus, il les avait impressionnés avec la démonstration de ses pouvoirs. L’homme, qui s’appelait donc Tsuchi, vint trancher la corde qui me maintenait tête en bas. Afin d’éviter de tomber tête la première, j’avais pensé à mettre mes mains en direction du sol pour atterrir dessus et me relever sans trop de problèmes. L’homme qui s’était présenté en premier à nous lança une nouvelle injonction à l’ensemble de ses hommes :
- Les gars, on retourne au campement avec ces deux personnes. Je sais que vous n’aimez pas trop les élus, mais je vous prierai de les traiter de la manière la plus civile possible.
- Maru, tu n’y penses quand même pas, s’opposa Tsuchi. On ne peut pas leur faire confiance comme ça alors qu’on ne les connaît même pas.
- Ça suffit, un ordre est un ordre. Nous aurons besoin de toute l'aide disponible si nous voulons réussir.

Ces mots suffirent à faire taire le jeune milicien qui ne semblait pas trop nous porter dans son cœur. Une demi-douzaine d’hommes en tunique verte et vêtue d’une légère armure de cuir sortis de derrière les arbres et prirent la suite de leur chef, ce dernier ayant commencé sa marche en direction du campement dont il avait parlé quelques secondes auparavant. Voir que tous ces hommes avaient la même marque argentée en forme de gantelet sur leur main droite confirma une fois de plus qu’il s’agissait bien du groupe de milicien dont nous avait parlé l’aubergiste. Cependant, si on retirait l’homme que Tsuchi avait appelé Maru, aucun des membres de ce groupe ne semblait vraiment nous apprécier et tous refusaient de répondre à la moindre de nos questions.

Il ne nous fallut pas plus de cinq minutes pour parvenir au petit campement. En réalité, il s’agissait de quatre tentes de toile placées en cercle. C’était clair qu’il s’était installé là sans imaginer qu’il allait devoir rester très longtemps. Maru nous invita Ieta et moi à nous asseoir sur des rondins improvisés en tabouret.
- Laissez-moi me présenter. Je m’appelle Yoshimaru. Je suis le chef de la Main d’Argent. Si vous avez des questions, c’est maintenant qu’il faut les poser.
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MessageSujet: Re: Rapport de force   Dim 19 Fév - 9:40




Rapport de force

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Ma lame plantée devant moi, je gardais un œil vigilant sur l'homme à l'armure rouge et sur les hommes dissimulés que le dragon de fumé m'avait indiqué dans son inspection des alentours. Profitant de ma tentative de négociation, Gally se mettait à remuer du haut de sa corde, se tordant dans tous les sens jusqu'à révéler son statut d'élu à l'assemblait en argumentant davantage que moi sur notre venue, tout en restant dans la même trame générale du « nous sommes venu vous chercher », ce qui n'était tout à fait faux quelque part...

Croisant les bras en reculant d'un pas pour me mettre hors de porter de mon arme, je gardais un regard dur en attendant que le chef du groupe ne pèse le pour et le contre. Au moins, à leurs yeux, nous devions être à leur merci et nous n'avions pas été spécialement agressif, si jamais il refusait nos explications, cet homme devrait se contenter de quelques menaces avant de nous laisser faire marche arrière... Je l'espérais en tout cas.

Mais mieux que cela, l'homme finit par ordonner à l'un de ses hommes de libérer ma compagne avant de nous demander, sans trop nous demander notre avis, de nous suivre, et cela, malgré les réclamations de l'un des siens qui validait le fait que les natives n'étaient pas vraiment de notre côté ses derniers temps. En effet, j'avais appris durant mon voyage que peu de temps avant que je n'arrive, une série de catastrophes s'étaient abattues sur le continent et les élus avaient clairement été désignés coupables de cela, fragilisant les relations entre les deux groupes qui devaient cohabiter tant bien que mal les uns avec les autres. Cette histoire couplée avec la guerre, c'était également les raisons qui me poussaient à éviter de dévoiler mon appartenance à Manshe en dehors du territoire de celui-ci.

Cependant, celui qui finissait par se présenter sous le nom de Yoshimaru utilisait son autorité pour remettre l'homme à sa place en précisant qu'ils avaient besoin de toute l'aide disponible. Échangeant un regard avec Zeymah, j'allais rejoindre Gally en récupérant mon arme en chemin, lui demandant comment elle allait avant de prendre la suite du groupe qui nous offrait l'hospitalité. Les mains d'argent semblaient être un groupe bien organisé et correctement dirigeait, cela m'inquiétait qu'ils soient toujours au point mort dans cette histoire malgré cela... M'asseyant sur un rondin de bois installé au pied d'un feu, je retirais ma lame pour la déposer à mes pieds, la garde en direction de ma main faible en signe de bonne volonté de ma part.


-Je me nomme Ieta Ao et voici Gally. Comme vous la précisez mon amie, nous ne sommes pas ici pour vous causer du tort, au contraire. D'après ce que j'ai compris, vous êtes ici pour le groupe de bandit qui se serait organisé pas loin d'ici et surtout pour les otages qu'ils gardent avec eux, n'est-ce pas ? Vu l'organisation de votre groupe, cela m'étonne et m'inquiète de voir que ça fait trois jours que vous êtes partis et que vous ne semblez pas avoir avancé. Pourriez-vous nous faire un topo de la situation, Chef Yoshimura ?

Le regard plongé dans celui de celui qui avait décidé de nous faire confiance, je décidais de pousser un peu la politesse à son maximum, gardant un ton calme et sérieux, jetant par moment de petits regards en direction de Gally pour vérifier comment elle allait, lui adressant un sourire confiant quand nos regards se croisaient avant de me retourner vers notre hôte.

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MessageSujet: Re: Rapport de force   Ven 24 Fév - 19:21

- Premières réponses et inquiétudes -

Après nous être assis, Ieta et moi, mon collègue éclaircit la situation à Yoshimaru et le questionna sur les raisons qui les bloquaient ici depuis trois semaines, se trompant au passage dans la prononciation de son prénom. En jetant un rapide coup d’œil autour de moi, je remarquai que cette interrogation sembla mettre mal à l’aise les autres mercenaires. Même le chef se mordit l’intérieur de la joue, montrant très clairement qu’il avait honte des – ou plutôt de l’absence de – résultats. Mais de tous, c’était ce Tsuchi qui nous jetait son plus mauvais œil. C’était clair qu’il n’aimait pas les élus ce gars-là. Restait à comprendre pourquoi. Mais malgré la tension qui venait de s’installer, Yoshimaru fit preuve d’un beau professionnalisme et tenta de répondre au mieux à nos attentes :
- Disons simplement que tout ne s’est pas déroulé comme nous nous y attendions... Cela me fait mal de l’admettre, mais mes hommes et moi ne sommes pas si bien organisés que nous aimerions l’être. Nous savons bien nous servir d’une arme, mais c’est un cerveau de stratège et une certaine finesse qui nous manque.

Il fit signe à un de ses hommes et ce dernier apporta une petite table de fortune, ainsi que du papier et d'un crayon au fusain. Maru commença alors à tracer à la va-vite quelques dessins. Je compris assez rapidement que ce qu'il dessinait était en réalité la carte de la région. Je reconnus donc la forêt dans laquelle nous nous trouvions, l'emplacement du camp schématisé par trois quatre triangles et, surtout et avant tout, le fort qu'il représenta sur une petite colline, la forêt l'entourant au sud et à l'est, une rivière au nord, ainsi qu'une grande plaine à l'est et derrière cette grande rivière. Le chef de la Main d'Argent repris :
- Je pense que vous l'avez compris, nous sommes dans cette zone-là, désigna-t-il le petit camp sur son plan. Quand nous sommes arrivés, nous nous sommes bien rendu compte que d'essayer de passer par la force au milieu de plus d'une cinquantaine de bandit sans vraiment d'honneur, c'était peine perdue. J'ai donc envoyé un de mes hommes s'infiltrer discrètement dans leur repaire. Cependant, comme je vous l'ai dit, la finesse et mes hommes, ça fait deux. La seule chose de lui qui nous est parvenu, c'est sa main, coupée du reste de son corps et un message que je vais vous lire.
“Chers membres de la Main d'Argent, je suis Sen Toka, chef d'une minuscule organisation criminelle que vous avez apparemment pris pour cible, si j'en crois les cris supplicatoires de votre collègue. Si je vous fais parvenir ce message de sa main, c'est pour vous donner un petit conseil : si la vie de votre ami vous importe, ainsi que celles des otages que vous espériez secourir, je vous conseille de ne plus tenter quoi que ce soit contre nous ou de ne pas partir de cette forêt dans laquelle vous vous êtes installés. Pour m'assurer que vous teniez parole, allumez dès ce soir un feu. Si nous ne voyons plus de fumée, que les feux se multiplies un peu partout où que vous vous déplaciez trop souvent à notre gout, vous en paierez les conséquences.”

Avec ça, je comprenais mieux pourquoi la Main d'Argent avait préparé un feu alors qu'en toute logique ils voulaient rester discret. Mais je me rendais aussi compte qu'ils étaient non seulement bloqués dans ces lieux avec un couteau sous la gorge, mais qu'il s'agissait évidemment d'un piège. Je préférais faire part de mes craintes :
- Si vous stagnez trop longtemps ici, ils vont finir par vous sauter dessus sans que vous ne puissiez y faire quoi que ce soit.
- Je le sais bien. Mais je refuse catégoriquement d'abandonner un de mes hommes alors qu'il y a des chances pour qu'il soit encore en vie. C'est pourquoi j'aimerais vous demander un service. De nos observations, nous avons pu déterminer une faille dans la surveillance mise en place par les bandits pour veiller à ce que personne ne s'approche du fort. Chaque soir, les idiots qui gardent la tour au nord-ouest se bourrent littéralement la gueule. Vous devriez être capable de vous infiltrer par là. Pour le reste, nous vous laisserons faire...

Personnellement, j'étais assez intéressée par cette idée. Ma dernière infiltration datait de quand j'avais dû aller chercher le cerveau de Lou et que je m'étais faite tuer par Super Nova. Et même si la fin avait été moyenne, pas top pour moi, revenir aux sources de mon ancienne vie m'avait bien excité. Je voulais juste recommencer une nouvelle fois. Mais cette fois s'annonçait plus ardue. Déjà pas d'invisibilité, pas d'aide et de suivi à distance, par d'assurance d'avoir la force pour casser la gueule des possibles témoins et la liste ne s'arrêtait pas. Cependant, c'était dans l'idée de pouvoir vaincre tous ces challenges que je voulais absolument le faire, je me tournai vers Ieta, qui semblait lui aussi plongé dans ses pensées, pour avoir son avis sur la question. Je n'aurais pas dit non à un peu d'aide.



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Dernière édition par Gally/Yoko le Mer 1 Mar - 22:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rapport de force   Mar 28 Fév - 9:13




Rapport de force

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Le feu crépitait devant nous, le bois craquant par moment sous la chaleur des douces flammes qui réchauffaient l'atmosphère ambiante qui semblait avoir été tendue par ma question, le chef de ce groupe de mercenaire hésitant un moment avant de finalement me répondre. Ainsi, cette joyeuse bande avait sous-estimé le groupe de malfrat en envoyant l'un des leur en reconnaissance en sachant pertinemment que ce n'était pas leurs points forts ? Comme ce Yoshimarule disait si bien, ils étaient loin d'être aussi bons que j'avais pu le penser aux premiers abords.

Demandant à l'un de ses hommes de lui ramener feuille et crayon, l'homme en armures rouge commençait à faire un très joli croquis sur la table improvisé qui se trouvait devant nous, un croquis dont je ne comprenais l'utilité qu'après quelques minutes lorsque je réussissais finalement à reconnaître l'endroit et ses environs, l'homme nous expliquant alors comment lui et son groupe en été arrivé là. Refusant d'abandonner un homme qui était très certainement mort ou mourant à cause de l'amputation d'un membre, tout en risquant la vie des otages et du reste de son équipe en chemin en décidant de rester dans le coin sans bouger malgré la menace adversaire... Et bien, cette Main d'Argent venait de bien baisser dans mon estime en quelques minutes, car bien que ses raisons soient louables, la façon de faire était particulièrement bancale et stupidement risquée.

Heureusement pour ce chef, Gally eu la gentillesse de dire le fond de ma pensée d'une façon fort démocratique, se contentant de donner un conseil plutôt qu'une opinion ce qui était très bien joué de ma part, cependant, nous revenions à un problème particulièrement redondant en Kosaten : les élus étaient la solution de facilité, pas chère et non risqué à a peu près tous les types de soucis... Car oui, Monsieur je-ne-veux-pas-abandonner-mon-ami n'hésitait pas longtemps avant de réclamer notre assistance, ce don à quoi je ne pus m'empêcher de fermer les yeux en gardant le silence un instant avant de lancer un regard dur et défiant à Yoshimura, parlant froidement.


-Ce n'est pas un service que vous nous demandez, mais une intervention. Après tout, si jamais nous foirons où que nous nous faisons attraper, étant reconnu comme étant plus ou moins free-lance, les bandits ne nous lieront jamais à vous, vous évitant des représailles gratuites, n'est-ce pas ? Et si nous gagnons, vous récolterez un bon parti de la gloire, car ce sera grâce à votre aide que nous aurons réussi. Ces élus sont décidément bien pratiques : ennemi public en règle général, mais meilleur ami quand la situation l'exige, hein ? Disais-je en désignant Tsuchi d'un geste de la tête.

Je parlais froidement et crûment, ce n'était pas la première fois que je me retrouvais à devoir faire face à un grand danger, car les locaux étaient incapables de s'occuper de leurs soucis tous seuls. Je ne disais pas ça pour être désagréable auprès de cet homme, mais c'était malheureusement une réalité et un fait, nous autres élus n'étions qu'amicalement accueillis seulement lorsque la situation l'exigeait au final et ça en devenait fatiguant à la longue. Fixant ainsi pendant de longues minutes l'homme qui nous faisait face, le laissant voir mon regard prendre une teinte rouge par moment, pendant quelques secondes seulement, je finissais par me relever en récupérant mon sabre. Détachant ma ceinture, je la faisais passer par-dessus mon épaule et bricolant un peu, je pouvais refermer sa boucle au niveau de mon torse, pouvant ainsi attacher mon katana dans mon dos au vu de l'opération qui nous attendait.


-Mais vous restez des victimes dans cette histoire... Nous allons ramener votre homme et les otages, mais il se pourrait que nous ayons besoin de vous à un moment. Si ça arrive, nous nous assurerons que vous puissiez rentrer dans le fort. Restez près à intervenir si jamais vous voyez une boucle de feu bleu exploser dans le ciel.

Préférant être prévoyant si jamais le besoin se faisait sentir, après tout, nous allions devoir faire face à une armée quand même... Alors que Zeymah regardait la carte d'un oeil intrigué, je me tournais vers Gally en posant ma main sur son épaule, lui adressant un sourire.

-Me prétera-tu main forte, Gally?

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MessageSujet: Re: Rapport de force   Mer 1 Mar - 23:32

- Titre du rp ici -

Ieta ne semblait pas vraiment porter les membres de la Mains d’Argent dans son cœur. D’un certain coté, je le comprenais, vu la manière dont ils nous avaient accueillis. Mais d’un autre côté, je trouvais cette méfiance et ce cynisme un peu trop exagérés. Le jeune élu paraissait ne pas du tout apprécié le fait que ces natifs nous demandaient un service, argumentant qu’ils nous envoyaient au casse-pipe afin de risquer le moins de choses possible et de s’approprier une partie de la gloire en cas de réussite. Personnellement, je ne trouvais pas qu’ils avaient la tête des profiteurs. Même Yoshimaru, cet homme à l’air si noble et fier, s’avérait assez honteux d’avoir recours à nous pour se sortir de problèmes dans lesquels il s’était plongé tout seul. Ce que Ieta ne semblait pas comprendre, c’était que, pour un guerrier, demander à quelqu’un d’autre de corriger ses propres erreurs était un grand déshonneur. Tsuchi tenta, par ailleurs, d’expliquer cela au brun dans un accès de colère :
- Tu crois qu’on a vraiment le choix de faire la fine bouche...
- Silence Tsuchi, le coupa son chef. Pardonnez les paroles de mon homme. Mais il faut bien que vous compreniez que dans les territoires neutres, plus que dans n’importe quel autre endroit, les natifs n’apprécient pas les élus. Tsuchi, par exemple, a perdu son village, sa famille et ses richesses à cause des exactions d’un élu un peu trop violent. Mais, personnellement, bien que j’aie longtemps partagé cette pensée, j’ai changé d’avis sur vous. Vous n’êtes pas si différent de nous, vous êtes humains. Je sais que vous ne nous devez rien, mais je vous en supplie, aidez-nous.

Il s’était agenouillé devant nous, ce qui me surprit moi ainsi que l’ensemble de ses hommes. Cependant, contre la plupart de mes attentes, Ieta accepta. Il prévint cependant que nous allions surement avoir besoin de leur aide durant l’opération, ce à quoi Yoshimaru répondit après s’être relevé, soulagé que l’accord soit bien passé :
- Vous n’avez pas de souci à vous faire à ce sujet. Mes hommes et moi-même, nous tiendrons prêt à agir quand vous nous enverrez votre signal.

Ieta me demanda alors si j’étais de la partie et j’acquiesçai sans dire un mot, faisant une petite moue de déception en voyant qu’il pensait que j’allais me dégonfler.

Quand la nuit arriva, Yoshimaru dépêcha Tsuchi pour que celui-ci nous guider jusqu’à la faille que le jeune guerrier à l’armure rouge avait mentionnée plus tôt. Il ajouta aussi l’ordre de ne pas mal se comporter et de rester respectueux. Le subordonné ne sembla pas apprécier l’idée d’accompagner deux personnes qu’il n’aimait pas de faciès sans même pouvoir se plaindre durant le trajet, mais, en bon homme loyal, il se résigna et accepta.

Après être sortis du petit campement, nous nous dirigeâmes vers le nord, profitant de la présence des bois à l’est du fort pour avancer cacher. Quand nous parvînmes à la rivière, nous la suivîmes dans le sens du courant, cette fois en marchant de manière bien plus cautionnée. L’idée était de contourner la forteresse par le nord et de seulement se rapprocher une fois arrivés au nord-ouest, là où la surveillance était la plus faible, selon les informations données par Yoshimaru. Tsuchi avait pris une jumelle pour savoir quel était le meilleur moment pour s’avancer vers le fort. Quand il décela une occasion, nous nous approchâmes enfin, tout en faisant très attention à ne pas faire de bruit qui aurait pu attirer l’attention des bandits postés en garde. Afin d’être plus discrète encore, j’avais même modifié la teinte de mon manteau, pour qu’il s’accorde plus avec la couleur sombre du pré. Une fois arrivés, nous nous collâmes aux murs. Tsuchi nous souhaita alors à voix basse :
- Je sais que je n’ai pas été très sympa avec vous. Je m’en excuse sincèrement et je vous invite à être très prudent. Maintenant, c’est à vous de jouer.

Il s’éloigna aussi discrètement qu’il était arrivé, nous laissant seul. Je me tournais vers la paroi me préparant à monter. Nous n’avions pas de temps à perdre. Je dis alors à Ieta ce qu’était mon plan :
- Je vais monter là-haut pour m’assurer que la voie est libre. Je te fais signe de monter dès que c’est bon, d’accord?


***********


A toi de choisir:
1 - Tu fais confiance à Gally et tu la laisse monter en première.
2 - Tu décide de monter le premier. Dans ce cas, voici ce qu'il y a en haut:
La scène:
 
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MessageSujet: Re: Rapport de force   Jeu 9 Mar - 9:33




Rapport de force

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Après mon petit speech histoire de mettre les idées aux clairs avec tout le monde, alors que j'étais en train de me préparer pour cette longue nuit qui se préparait devant nous, je me retrouvais particulièrement surpris et gêné lorsque je remarquais le chef à l'armure rouge agenouillait devant nous. Craignant d'envenimer la situation avec le reste de sa troupe et surtout ne comprenant pas vraiment pourquoi il en venait à de tel extrême, je me hâtais d'aller le relever en jetant des regards inquiets en direction de ses hommes qui devaient voir d'un mauvais œil le fait que leur chef courbe l'échine devant des inconnues, des élus qui plus est...

-Allons allons ! Ne vous agenouillez pas, je vais vous aidez ! Je sais très bien pourquoi nombres de natifs sont craintifs envers les élus, vous n'avez pas à justifier les dires de vos hommes.

Ceci étant dit et fait, Yoshimaru déléguait l'un de ses hommes afin de nous conduire jusqu'à l'endroit qu'il nous avait indiqué précédemment et c'était donc à ce Tsuchi que revenait l'honneur de nous servir d'escorte. Une fois la nuit installée, c'était à travers les bois que nous dirigions nos pas, restant discret et accroupi afin de passer le plus inaperçu possible. Durant le trajet, à travers l'obscurité de la nuit, j'eus la légère impression que la tenue de ma compagne avait changée de couleur, mais je ne pouvais pas en être certain et je préférais ignorer ce détail dans l'immédiat.

Suivant le membre des Mains d'Argent pas très amical jusqu'à maintenant, nous arrivions finalement au pied de l'un des murs de l'imposante fortification réquisitionné par les bandits. L'endroit était calme et seul quelques rires gras et lointains résonnaient au loin en écho dans la forteresse. Contre toute attente, Tsuchi nous souhaitait bonne chance en s'excusant pour son comportement avant de nous quitter. Lui adressant un sourire et un signe de la main, il ne nous restait plus qu'à entrer en action et c'était Gally qui prenait l'initiative en ce proposant d'ouvrir la marche. Inquiet, je regardais la jeune fille en me demandant si c'était vraiment une bonne idée, mais Kosaten m'avait appris à ne pas fier aux apparences et je finissais par acquiescer son idée d'un signe de la tête.


-Va, je suis derrière toi. Mais fait attention.

Levant le nez, j'observais le mur abrupt d'un air songeur, me demandant comment nous allions bien pouvoir escalader ça facilement et rapidement sans attirer l'attention... C'était alors qu'une voix caverneuse et ancienne s'élevait dans mon dos, le regard de braise du dragon de fumée me regardant par-dessus mon épaule.

~Bien, j'ai fini de faire ma forte tête. Il est temps de reprendre ton entraînement, petit.

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MessageSujet: Re: Rapport de force   Dim 12 Mar - 19:47

- L'entrée en scène des ninjas nudistes -

Ieta ne s’était pas opposé à mon plan. Je me plaçai donc en face de la paroi et commençai l’ascension. J’avais bien repris l’habitude de grimper depuis ma renaissance, donc ce mur ne fut rien de plus qu’une légère nuisance. Les interstices entre les blocs de pierre rendaient l’escalade encore plus facile. En à peine trente secondes, j’avais déjà parcouru vingt-cinq mètres et atteint le sommet du mur. Je ne sortis pas tout de suite ma tête. Avant cela, je m’assurais en tendant l’oreille que personne n’était en mouvement. Quand je fus assurée de n’entendre aucun son, je montai un peu plus ma tête pour observer la scène qui se trouvait en haut de cette tour.

Une table siégeait au centre du toit. Trois hommes étaient avachis dessus, probablement en train de dormir si j’en croyais la dizaine de bouteilles vide posées sur la table. Ces gars devaient être d’assez gros poivrots, puisqu’ils avaient carrément trois caisses remplis à ras-bord de bouteille vide qui se trouvaient les unes à côté des autres. Une bonne nouvelle, car je pensai que ça allait pouvoir faire une bonne cachette de fortune. Je sautai par-dessus du garde-fou pour finalement entrer dans l’enceinte de la forteresse, me cachant justement derrière les caisses précédemment citées. Je comptai faire signe à Ieta pour lui dire qu’il pouvait me rejoindre, mais un bruit me stoppa net.

C’était un quatrième bandit qui venait de faire son apparition. Je ne pouvais pas très bien le voir de mon coin, mais je l’entendais très bien. Il se plaignit ouvertement du comportement de ses camarades qu’il jugeait irresponsable alors que des mercenaires avaient déjà essayé de s’introduire pour libérer les otages. Mais leur boss devait être assez sympa puisque cela n’alla pas plus loin que quelques remarques. En bref, il avait quand même confiance dans leur capacité à protéger cet endroit d’éventuels visiteurs indésirables. Ses pas se dirigèrent alors vers le parapet, sans pour autant se rapprocher de moi. En vérité, il me faisait dos et observait l’horizon, histoire de vérifier qu’il n’y avait rien d’anormal. Cependant, deux choses me firent paniquer un tout petit peu. Premièrement, il avait un cor à la ceinture, ce qui signifiait que s’il nous repérait, tous les bandits allaient savoir que des intrus se trouvaient là. Ensuite, il tenait une lanterne, ce qui allait lui permettre de voir un peu plus loin à travers l’obscurité. Avec une telle source de lumière, s’il avait la bonne idée de regarder au pied du mur, il n’aurait pas de problème à repérer Ieta. Et même s’il ne nous voyait pas, il fallait nous en débarrasser.

Je m’approchai donc de lui très lentement, prenant bien garde à ne pas me faire voir. Une fois à portée dans son dos, je fis apparaitre une lame sur mon avant-bras. Je n’avais peut-être plus la force du passé, mais mon apprentissage en tant qu’assassine kunstler, lui, m’était bien resté en mémoire. Je me relevai doucement et plantai d’un geste vif ma lame dans sa nuque, afin de lui couper la trachée. Avant qu’il ne puisse réagir, je le saisis au visage en lui couvrant la bouche d’une main et le plaqua au sol, ma seconde main l’étranglant. Mes genoux étaient posés sur ses bras, le prévenant d’atteindre son épée ou son corps. Il tenta de se défendre avec l’énergie du dernier espoir en me mordant la main, mais il ne s’attendait clairement pas à ce que je ne réagisse pas à la douleur. Finalement, il finit par mourir. Une fois assurée qu’il ne se relèverait pas, je jetai un coup d’œil rapide aux trois poivrots qui n’avaient rien entendu puis je fis signe à Ieta de me rejoindre. En attendant qu’il monte, je tirais l’homme que je venais de tuer pour le cacher derrière les caisses.

Quand mon collègue me rejoint, je luis désignai les escaliers par lesquels le quatrième bandit était arrivé. Je lui expliquai la situation :
- Le mieux serait qu’on en chope un et qu’on l’interroge discrètement pour savoir où est la salle où sont enfermés les prisonniers. Pour l’instant, on a qu’une seule voie... je te laisse passer devant cette fois.

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MessageSujet: Re: Rapport de force   Mer 15 Mar - 9:23




Rapport de force

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Alors que ma coéquipière du soir commençait son escalade, s'agrippant aux moindres interstices entre les briques grises pour se hisser en direction sommet, je portais mon regard vers le dragon de fumé qui ondulait dans mon dos. Son regard de braise semblait me jauger, comme lors de notre première rencontre dans cette clairière de Minshu où j'étais apparu, et même le timbre de sa voix caverneuse et la façon dont son corps immatériel semblait me prendre de haut me rappeler cette scène passée.

Instinctivement, je reculais d'un pas, tapant mon dos contre le rempart glacial de la forteresse, Zeymah s'avançant vers moi lentement tel un cobra s'approchant de sa proie, lorsqu'une violente sensation de brûlure s'emparait soudainement de mon bras ébène qui s'était recouvert de runes bleutées l'espace de quelques secondes. Portant mon regard sur mon bras, je remarquais que cette chaleur étouffante que je ressentais prenait lentement possession de l'intégralité de mon corps comme si j'étais en train de m'embraser de l'intérieur, mais sans les effets pyrotechniques qui vont avec.


-Qu'est-ce qu'il se passe Zeymah ? Tu penses vraiment que c'est le moment pour tes petits tours ?
~Oh lieu de râler, insolent, contente toi d'écouter : Le corps du Destructeur est principalement fait de flammes, il peut ainsi se déplacer librement à travers son feu comme si c'était des portes menant d'un point à un autre. Comme tu es un faible humain, je ne partage avec toi qu'une petite partie de cette force, mais tâche d'en faire bon usage tout de même.


Un air perdu sur le visage, je ne comprenais qu'à peine ce que mon compagnon de voyage essayait de me dire de façon aussi énigmatique et en plus de cela, ça faisait bien longtemps qu'il ne c'était pas fatigué à m'expliquer quelque chose sur mes capacités latentes... L'une des dernières fois étant celle où j'avais fait apparaître, pour la première fois, une boule de feu au creux de ma main.

Mais le moment n'était pas propice pour les longues explications, un bruit étrange attirait mon attention au sommet de la muraille et je m'inquiétais immédiatement pour Gally que j'avais dû quitter des yeux. Ni une, ni deux, je commençais mon escalade également, mais j'étais loin d'avoir la dextérité de l'élue que j'accompagnais et c'était avec grand mal que j'avançais sur la surface verticale lorsqu'une main surgit de par le rempart pour me faire signe que je pouvais venir. D'abord surpris, je fus cependant bien soulager en reconnaissant là la demoiselle que j'accompagnais, mais cette distraction me faisait perdre mon accroche, ma main sortant l'une des pierres du mur...

Partant en arrière, j'avais de nouveau l'impression de revivre une scène du passé... Celle qui précédait mon arrivée en Kosaten lorsque j'étais en train de tomber de mon appartement. Je mettais quelques menus secondes à comprendre ce qu'il se passait avant de, pour une raison inconnue, je lançais une boule de feu en direction sommet, comme un appel à l'aide peut-être ? Mais arrivant près du sommet, c'était quelque chose de nouveau qui se passait : Mon corps qui tombait et la boule de feu qui montait échangèrent de place d'un seul coup. C'était comme si je sortais de la petite de feu dans une myriade d'étincelles azurées, me permettant de me rattraper au sommet de la muraille en regardant en contre bas où je pouvais voir mon ancien corps qui était devenu cendres se dispersant au vent en silence.


~La capacité de transposition par le feu : La réincarnation des flammes. Mieux vaut une petite démonstration que mille explications, n'est-ce pas ?

Je lançais un regard noir au dragon qui survolait la scène alors que mon cœur se remettait à peine de la peur bleue que je venais de vivre alors que je remettais à plus tard les règlements de comptes avec mon compagnon afin de me hisser au côté de Gally. Une flaque de sang frais se répandait au sol, à mes pieds tandis que mon regard se tournait vers un groupe de trois bandits qui empestaient l'alcool à trois kilomètres à la ronde. Restant accroupi, j'ignorais ses hommes, sans grandes importances, pour rejoindre la jeune fille qui me proposait de nous trouver une source d'information afin de réduire notre champ de recherche.

Acquissent d'un signe de la tête, je m'engouffrais donc dans la seule voie qui se proposait à nous, avançant à pas de loup en rasant les murs je gardais toute mon attention focalisée sur ce qu'il se passait devant moi, laissant la sécurité de l'arrière à ma partenaire. Le couloir était sombre et mal éclairé, descendant en colimaçon pendant de longues minutes jusqu'à ce qu'un rayon de lumière et un bruit se mettent à retentir plus loin dans les escaliers. Faisant signe au groupe de s'arrêter, j'attendais que les bruits ne se taisent avant de reprendre ma route, lentement, pas par pas, lorsque le dos d'un bandit n'apparaisse.

Face à une meurtrière, l'homme semblait avoir pris un moment pour s'occuper d'un besoin naturel sans trop s'éloigner de son post assigné et cela nous donnait une occasion en or d'avoir quelques renseignements. D'un signe de la main, je faisais comprendre à Gally de ne pas bouger alors que dégainait mon sabre lentement en m'approchant de l'homme qui sifflotait comme si ne rien n'était. Tel une ombre, j'arrivais dans son dos, lui collant le tranchant de ma lame sous la gorge, enroulant mon bras autour de son visage afin de bloquer tous sons qui pourraient sortir de sa bouche tout en le tirant violemment en arrière pour le ramener dans les escaliers.


-Si tu tiens à la vie, je te conseil de rester tranquille et de nous dire où vous avez enfermé les otages.

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MessageSujet: Re: Rapport de force   Mer 15 Mar - 22:31

- Wololo!!! -

Ieta s’engouffra donc dans les escaliers. Je vérifiai une dernière fois que les trois ivrognes ne se réveilleraient pas. Pour plus de sécurité, je leur subtilisai leur cor, ce qui nous donnerait un léger avantage le temps qu’ils rejoignent leurs petits camarades. Je partis ensuite à la suite de mon jeune collègue. Lui s’occupait de faire l’éclaireur, moi de veiller sur nos arrières et de vérifier que personne n’allait venir nous surprendre. Nous avançâmes durant de longues minutes à longer les murs de pierre avant que Ieta nous somma de nous arrêter, ayant entendu des pas et vu une lumière se rapprocher. Quand les pas se calmèrent, nous nous rapprochâmes, découvrant un bandit qui se détendait un peu la vessie au travers d’une meurtrière. Ieta me fit signe de ne pas bouger et il s’approcha de l’homme et, dégainant discrètement son sabre de son fourreau, il attrapa notre informateur tout trouvé, lui bloqua en collant le tranchant de son arme sous la gorge et le tira en arrière jusqu’au escalier.

Pendant que l’épéiste expliquait la situation à notre otage, je le délestai de son cor et son épée, tous deux accrochés à sa ceinture. Le bougre ne comprenait vraisemblablement pas ce qui lui arrivait et continua de gesticuler quelques instants avant de finalement se calmer sous la pression. Cependant, il hésitait encore à parler. J’approchai donc ma main de son visage et générais un faible jet de plasma au bout de mon index. Je n’étais pas assez près pour le brûler, mais il devait quand même ressentir une chaleur plutôt intense. Elle fut au moins suffisante pour qu’il devienne soudainement plus coopératif avec nous. Il s’exprima alors à voix basse :
- Très bien, je vais vous dire ce que je sais. Ils sont dans une salle sous le fort. Mais il vous faudra deux clés pour ouvrir cette salle. Je sais qu’un des bandits dans l’armurerie en possède une, mais je ne sais pas où se trouve la seconde, je vous le jure.
- Vous pouvez nous faire un plan des lieux ?
- Quoi, répliqua-t-il, comme s’il n’avait pas compris ce que j’avais dit.
- On a pas tellement envie de se promener pendant deux heures. Donc vous allez nous faire un petit plan, et suffisamment détaillé pour qu’on sache où se trouvent vos petits copains.

Je lui en demandai beaucoup certes, mais je doutai que, dans sa situation actuelle, il pouvait se permettre de refuser une telle demande. Je lui donnais donc un morceau de papier et de fusain. Toujours sous notre très étroite surveillance, il s’affaira à nous dessiner un schéma le plus détaillé possible. Je m’en saisis et le donnai à Ieta. Je m’apprêtai à l’assommer, mais j’attendis de voir si mon collègue ne voulait pas lui poser une dernière question. Pour ma part, j’espérai qu’il ne nous mente pas en nous racontant qu’il n’avait aucune idée d’où pouvais bien se trouver la seconde clé.


--------------------------------

A TOI DE JOUEZ:
Voici la situation : tu as un homme qui t'a révélé l'emplacement d'une des clés permettant d'ouvrir la porte vers la salle des otages et qui a fait un plan. Seulement, tu n'arrives pas à te décider jusqu'où lui faire confiance. Pour cela, tu vas me faire un petit jet 6 sur ma demande de rp. Voici les trois résultats possibles :
Si tu as fait un 1 ou un 2:
 

Si tu as fait un 3 ou un 4:
 

Si tu as fait un 5 ou un 6:
 

Maintenant que c'est fait, il faut partir à la recherche des clés. En théorie, tu sais où se trouve l'une d'entre elles. On peut de suite se rendre à l'armurerie, mais il faudra quand même préparer un plan d'action, car le gardien de la première clé risque de ne pas aussi bien se laisser faire que le péon qu'on vient d'interroger. Si tu sais où se trouve la deuxième clé, on peut s'en occuper aussi.

Cependant, même avec la carte, les déplacements ne sont pas sûrs. Tu vas me faire un deuxième jet 6 pour savoir si on tombe ou non sur un bandit à combattre (P.S, si tu as fait un 5 ou un 6 au premier jet, la carte nous indique parfaitement les déplacements et on a plus à se soucier des autres bandits) :

Si tu as fait un 1 ou un 2:
 
Si tu as fait un 3 ou plus:
 
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MessageSujet: Re: Rapport de force   Dim 19 Mar - 17:49




Rapport de force

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Une lame prête à lui sectionner la carotide, un doigt fumant d'énergie sur le front, le pauvre bandit qui voulait juste quelques minutes pour lui ne tardait pas bien longtemps avant de commencer à tout déballer. Ainsi dont, notre joyeux nouvel ami nous expliquait que les otages étaient gardés dans une salle se trouvant sous le fort, sûrement une ancienne salle des coffres ou un cachot battit dans l'âge d'or de ses ruines. Malheureusement, la cache était solidement scellée par une paire de clefs que les propriétaires des lieux avaient pris soin de diviser entre deux gardes, chacun se trouvant dans un endroit différent du bâtiment en ruines.

Indiquant la position de l'un de ces gardes en précisant ignorer la position du second, Gally eu la bonne idée de lui demander de griffonner un plan des lieux sur un petit bout de papier. Relâchant légèrement mon étreinte, afin que le bandit soit un peu plus libre de ses mouvements, je le laissais s'affairer à sa tâche en le fusillant du regard, maintenant ma lame froide sur sa peau, patientant simplement jusqu'à ce qu'il es terminé.


-V-Voilà, c'est fait ! Vous avez ce que voulez maintenant, hein ?! Laissez moi partir !

Une poignée de minutes s'étaient écoulées et l'homme était tremblant et couvert de sueur. Normalement dans cette situation me direz-vous, cependant lorsque je regardais le petit dessin de mon ami par-dessus son épaule, quelque chose me dérangeait... En effet, le temps que nous arrivions jusqu'à la forteresse, j'avais eu largement l'occasion d'observer l'architecture si particulière du lieu et en plus de cela, Zeymah avait bien prit le temps d'observer les ruines depuis les airs et lui aussi avait clairement eu le temps de mémorisé l'agenssement extérieur. Cependant, sur le plan du gentil garçon, il y avait de nombreuses incohérences avec la forme globale du lieu... Des murs qui n'existaient pas, des endroits manquants, un peu trop de coïncidence pour que ce soit de simple oublie de sa part enfaîte.

Devant cet état de fait, j'échangeais un regard blasé avec Gally avant d'attraper l'un des bras du bandit pour le mettre violemment dans son dos, comme j'avais pu voir Erym le faire plus d'une fois, tirant alors sur son bras jusqu'à ce qu'un craquement se fasse entendre au niveau de son épaule.


-Oooh... J'ai comme l'impression que tu essaies de nous prendre pour des jambons, mon coco...
-Comment... ? Mais pas... Pas du tou-Aiiie, vous me faites mal !
-Concentre-toi un peu, sinon ton bras risque de te lâcher.


La douleur lui tirait les larmes aux yeux, si bien qu'il finissait par se tourner vers ma coéquipière en espérant qu'elle ne lui vienne en aide... Mais la pression et la douleur finissaient par avoir raison de sa volonté et c'était en reprenant son fusain qu'il se hâtait d'apporter quelques corrections à sa carte.

-V-Voilà... Je peux y...
-Tu n'as pas l'impression d'avoir oublié de nous dire où était la seconde clef ?
-Mais je vous ai dit que je ne...


Comment faire confiance à quelqu'un qui venait d'essayer de nous enfler ? Heureusement que j'avais une mémoire photogénique plus performante que je ne le pensais ! S'entend la pression tirant sur son bras revenir à grand galop, mon regard trahissant une patience qui arrivait à son terme et ma lame se couvrant de flammes bleutées qui commençait à cuire sa chaire, le bandit changeait alors sa version des faits, la mémoire lui revenant comme par miracle en voyant sa vie commençait à lui échapper, il allait même jusqu'à nous indiquer les positions de tous ses petits camarades, histoire d'assurer sa survie.

-Bah voilà qui est mieux ! Une suggestion sur ce que nous allons faire de lui ?

Me tournant vers la jeune fille, je lui laissais le plaisir de conclure cette petite discussion.


Résultat des dés:
 
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MessageSujet: Re: Rapport de force   Dim 2 Avr - 23:58

- Dans les temps... -

Des mensonges, vous y croyez-vous ? Ce type avait osé nous dire des cracks alors qu’il était sur le point de se faire massacrer en toute discrétion et dans le plus grand déshonneur. C’en était presque ridicule. En premier lieu, Ieta avait réussi à lui faire corriger le plan que le bandit nous avait “gracieusement” dessiné à la va-vite. Le schéma était d’ailleurs si grossier que je me demandai moi-même comment j’avais fait pour tomber dans une si grosse supercherie. Ensuite, alors que mon collègue avait enflammé son sabre pour mieux intimider notre cible, le bandit avoua qu’il connaissait l’emplacement de la seconde clé. Apparemment, un bandit la gardait sur lui, mais quittait régulièrement son poste pour faire un rapport à son boss. En sachant tout cela, c’était devenu simple pour nous de pouvoir obtenir cette seconde clé. Ieta se tourna enfin vers moi pour nous demander ce que nous faisions désormais. Je portai alors mon regard sur le bandit qui ne nous servait plus à rien désormais pour lui dire simplement :
- Attention, ça va faire mal.

Sur ces mots, je frappai violemment de mon poing sa tête qui vint rebondir sur le bord d’une marche d’escalier. Un choc suffisamment violent qui lui fit perdre conscience et ce qui lui restait de neurones fonctionnels. C’est après ce court interlude assez agréable pour ma part que je répondis à mon collègue à l’épée de feu bleu :
- On se sépare. Tu t’occupes du mec dans l’armurerie et je m’occupe du mec qui fait sa garde. Fait gaffe, risque d’y avoir plus de grabuge de ton côté que du mien, mais c’est justement pour ça que je t’envoie. En combat pur, tu es vraisemblablement plus compétent que moi, je le sens bien. Mais fais quand même gaffe à toi. S’agirait pas de nous faire repérer sur une si bonne lancée. Dans tous les cas, merde. On se retrouve près de la porte où sont gardés les otages dans une heure, grand maximum.

Je partis donc de mon côté en laissant le plan à Ieta. Je ne le répète jamais assez, mais être une cyborg à ses avantages surtout quand l’expression “avoir une mémoire photographique” s’avère juste pour vous. Bref, tout ça pour dire que je n’avais pas besoin d’une copie matérielle de cette carte. Un peu de temps après m’être éloignée et m’être cachée dans un lieu que je considérais comme sûr, je réfléchis à un plan d’action. J’évaluai en quelques minutes quel était le point le plus stratégique vers lequel se placer afin de piéger au mieux ma cible. Je décidai finalement que ce point allait être un virage dans un couloir. Je ne m’y rendis à pas feutré, me remémorant mentalement les trajets qu’empruntaient sur la carte les autres bandits afin de ne pas me faire avoir. Une fois sur place, je grimpai au plafond et me camouflai derrière les poutres. Maintenant, je n’avais plus qu’à attendre son passage.

Il fallut patienter pendant quinze longues et silencieuses minutes pour qu’il arrive. Ce fut le bruit de ses bottes de cuir sur la roche qui attira mon attention. Avant qu’il ne soit trop proche, je fis sortir une lame de mon bras gauche. Je l’eus enfin en visuel. Je fermai mes yeux, attendant le moment opportun pour frapper. Plus que trois mètres avant action. Deux mètres. Un mètre. Action. Je me laissai tomber du plafond pour planter ma lame droit dans son sternum. Je couvris sa bouche de ma droite pour camoufler un éventuel cri avant de lui trancher la gorge cette fois. Je récupérais vite la clé qu’il avait accrochée à sa ceinture. Mais toute cette boucherie avait fait couler un peu trop de sang et je devais vite cacher le corps. Je le tirai jusque dans une salle vide, priant pour qu’aucun autre bandit ne passe dans le coin. Car même avec le corps dissimuler, une telle quantité de sang sur le sol allait pouvoir alerter n’importe qui.

Je me dépêchai donc de rejoindre le lieu de rendez-vous. Mais une fois arrivé devant la porte, j’étais encore toute seule. J’espérai alors que Ieta s’en soit sorti avec la seconde clé.

__________________________________

Yosh, encore désolé pour le temps que j'ai mis à répondre. Concernant la deuxième clé du coup, tu dois aller la chercher dans l'ancienne armurerie du fort. Mais cette pièce est gardé par un bandit... un peu plus doué que les autres. Il est joueur et ne te verras pas comme une menace, donc il acceptera le défi s'il arrive directement. Mais s'il sent que le danger devient trop grand, il prend son cor et sonne l'alarme. Autant te dire que tu dois éviter ce cas de figure. Bref, je te laisse gérer la manière dont se déroule de combat.
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MessageSujet: Re: Rapport de force   Jeu 6 Avr - 16:04




Rapport de Force

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Une chose était forte agréable avec la jeune fille qui m'accompagnait, c'était qu'elle ne perdait pas de temps dans de longue discussion ou de longue hésitation : elle savait ce qu'elle avait à faire et comment le faire, vite et bien et elle n'hésitait pas à le faire. Ainsi, à peine lui avais-je posé ma question qu'elle allait abattre son poing dans le visage du garde qui la regardait, quelques secondes plus tôt, comme un chiot abandonné. Tombant immédiatement dans les pommes, voir même si il n'était pas mort sur le coup, Gally m'indiquait nos prochaines destinations en partant sur le plan de la séparation pour régler cette histoire avant que le fort ne soit en alerte à cause de notre présence.

Me laissant la cible qui semblait être la plus dangereuse, la demoiselle me répétait à plusieurs reprises de faire attention à moi ce qui eut le don de me faire sourire, voir même rougir. Allant poser ma main sur le crâne de l'étrange demoiselle, je lui répondais de faire surtout attention à elle, un large sourire aux lèvres, avant de prendre la direction de mon prochain objectif : l'armurerie et son gardien. Grâce au plan de notre ami précédent, je n'eus pas trop à me tracasser des patrouilles, surtout que mon compagnon enfumé se chargeait de vérifier les salles adjacentes à mon chemin, profitant de son statut d'immatériel invisible pour prévenir à tout imprévu.

Ainsi dont, il ne me fallut que quelques minutes pour arriver devant la large porte de bois qui donnait sur la salle où était entreposé l'armement du groupe de bandit. D'après le rapport de Zeymah, l'homme était seul dans cette pièce, aux aguets bien qu'il était occupé à feuilleté un livre, ou un registre, ou que sais-je encore... Un tas de feuilles quoi. Dans tous les cas, j'allais devoir m'occuper de lui avant de pouvoir lui subtiliser la raison de ma venue : Sa clef des cellules. Adossé contre la porte de bois, je portais ma main à mon menton en prenant quelques instants pour réfléchir à un plan d'action : l'homme était enfermé dans une pièce close, hermétique et il était seul, je devais bien pouvoir faire quelque chose...

Plusieurs idées me vinrent à l'esprit, comme rentrer en disant que je cherchais les toilettes, ou encore en me faisant passé pour un nouveau qui viendrait prendre la relève... Nan, trop d'inconnues rentraient dans ses équations et je n'avais qu'une petite heure devant moi et juste le temps de faire le trajet, prudemment, je venais de perdre plus d'une dizaine de minutes. Il me fallait une solution rapide, efficace et classe, tant qu'à faire.


"Laisse moi faire."

Cette voix... Celle qui résonnait dans mon esprit depuis quelques temps maintenant... Si familière et inconnue à la fois... Avait-elle vraiment une solution?

Finalement, je me remettais face à la porte, prenant une profonde respiration, je me mettais à cracher un épais nuage de cendres ardentes à travers le trou du verrou de la porte. Occupé à ses petites affaires, le garde mit quelques minutes avant de réagir, le temps que le nuage ce forme et qu'il soit intrigué par une toux soudaine qui venait lui irriter la gorge. Les cendres et les braises bleutées venant lui brûler légèrement la peau, il se levait d'un bond en craignant, vraisemblablement, qu'un incendie se soit déclaré à son étage, il portait immédiatement sa main au cor qu'il tenait à sa ceinture, mais c'était le moment précis que j'attendais pour me réincarner dans l'une des braises qui composaient mon nuage, apparaissant subitement dans le dos de l'homme, je lui envoyais un coup de pied en plein milieu du dos qui l'envoyait au sol, laissant son cor sur le sol que je m'empressais d'écraser.

Toussant grassement, le garde se redressait, plissant les yeux en dégainant les deux haches qu'il portait à sa ceinture, faisant face à l'étrange créature qui venait de sortir de nulles parts. La créature n'était rien de plus qu'une silhouette sombre dans le nuage opaque, deux yeux rouges sang brillants dans les ténèbres, immobiles. Le garde hésitait un instant à prendre la fuite pour sonner l'alarme, mais il craignait de se prendre une nouvelle attaque surprise si il se risquait à tourner le dos à la créature des cendres, il partait donc plutôt sur le pari qu'il pourrait la vaincre en combat singulier. Poussant un cri barbare, le garde partait à la charge de la bête, enchainant cinq attaques, mais celle-ci sortait un katana qui vint parer ses haches, une fois, deux fois, trois fois... Les deux autres assauts ce faisant juste esquivés avec agilité. Tremblant, l'homme voyait enfin de plus près celui qui venait de rentrer dans l'armurerie : un jeune homme d'à peine vingtaine d'années, un sourire sanguinaire sur les lèvres et les yeux rouges comme le sang qu'il s'apprêtait à verser alors que son bras gauche était recouvert de flamme noir et bleu.

Un frisson parcouru l'échine du garde lorsqu'il sentait la chaleur des flammes de mon arme, reculant d'un bond en évitant une boule de feu que je lui avais envoyé directement au corps à corps. Le pauvre bandit avait du mal à respirer et à garder les yeux ouverts, ses efforts le forçant à inhaler des cendres brûlantes à la place de l'oxygène habituel, il sentait bien qu'il n'était pas bien parti dans ce duel, mais sans son cor il n'avait pas cinquante moyens de prévenir ses amis de la présence de l'intrus. C'était donc ainsi qu'il décidait de partir en direction de la porte, partant sur le principe que j'étais un combattant au corps à corps et qu'il me faudrait me déplacer pour le bloquer... Mais malheureusement pour lui, la magie des fiches techniques voulaient que mon attaque de base soit un assaut à distance et c'était ainsi qu'il se trouvait à se pendre une vague de flammes directement dans le dos, l'embrasant et lui faisant pousser un cri de douleur.

Revenant à moi après ses quelques secondes d'égarement, je me hâtais vers l'homme pour l'assommer avec un grand coup de pied partant directement dans son visage, tout en en profitant pour éteindre mes flammes et récupérer le précieux que j'étais venu chercher, alors que des voix s'élevaient dans les couloirs menant à l'armurerie, attirés par le hurlement qui avait du résonner dans le bâtiment.

Je n'avais plus une seconde à perdre et ouvrant grand la porte de l'armurerie, je me dépêchais de répandre mes flammes dans le couloir, cherchant ainsi à dissimuler le meurtre en incendie accidentel... Un incendie de flammes bleus comme le ciel. Oui. Problème ?

Ne cherchant pas à savoir si ça suffisait ou pas, je me dépêchais de rejoindre Gally qui me voyait débarquer en courant, lui envoyant la clef que je venais de récupérer avant de me retourner, dégainant mon sabre pour lancer une tornade de feu qui vint bloquer le chemin par lequel je venais d'arriver. Prenant le temps de reprendre mon souffle alors que les voix des bandits commençaient à résonner dans tout le fort, criant au feu, pour la plupart... Pendant ce temps, je rangeais mon arme, me tournant vers ma partenaire pour lui adresser un sourire désolé...


-Le garde de l'armurerie à été un peu trop « bavard »... J'ai dû improviser, désolé... Dépêchons-nous de libérer les otages et de foutre le camp.


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MessageSujet: Re: Rapport de force   Mer 12 Avr - 21:38

- Allumer le feu... -


Je détectais un léger changement dans l'atmosphère. Tout se passait comme si la température à l'intérieur du fort augmentait de manière drastique. Si ma raison me disait qu'il ne s'agissait de rien d'important, mon instinct me criait que Ieta était lié. Cela faisait plusieurs minutes que je l'attendais et je commençai un peu à m'inquiéter pour le jeune garçon qui avait décidé de m'accompagner dans ce merdier. Un hurlement retentit alors à travers le couloir, ce qui confirma les suppositions de mon instinct. Ieta déboula ensuite à toute berzingue vers ma position. Il me lança un petit objet qui se révéla être la seconde clé de la salle des otages. Je l'attrapai rapidement sans comprendre ce qui lui était arrivé, craignant le pire, et il condamna le chemin par lequel il était arrivé en l'engloutissant de flamme. Ieta s'excusa enfin auprès de moi et m'expliqua que le bandit dans l'armurerie avait fait un peu trop de bruit.
- T'en fais pas, ça allait finir par arriver à un moment où à un autre. J'suis juste contente de savoir que tu vas bien. Bon, trêves de bavardage, notre travail n'est pas fini.

Je sortis la clé que j'avais récupéré de mon côté et m'avançai vers la porte. Je la glissai avec celle que Ieta venait de me rapporter dans leur serrure respective. Je les tournai ensuite doucement afin de déverrouiller le mécanisme. Je savais qu'on venait de foutre un boxon pas possible, mais je préférai rester discrète au cas où. Je fis signe à mon collègue épéiste de se tenir prêt à agir au moment où j'allais ouvrir la porte. Une fois qu'il m'avait bien compris et que je m'étais agenouillée pour éviter de me faire sauter dessus, j'entrai.

Trois bandits nous attendaient, lame au clair, surement alerté par les cris de panique de leurs compagnons. Ils essayèrent de m'attraper au moment même où ils me virent apparaitre, mais je parvins à me faufiler entre leurs mailles, préférant laisser le combat à Ieta, qui était plus apte à cette tâche que moi. Au passage, je chipai le trousseau de clé qui pendait d'un de nos adversaires et me dirigeais en hâte vers les trois cellules se trouvant au fond et dans lesquelles étaient enfermées les otages. Pendant que mon collègue se chargeait des trois nuisances, je libérais la demi-douzaine de personnes enfermées derrière ces barreaux depuis plus d'une dizaine de jours. Je remarquai que l'un d'entre eux avait un bandage autour de la main et je compris donc qu'il s'agissait du membre de la Main d'argent qui s'était fait attraper alors qu'il avait été envoyé en reconnaissance. Je leur indiquai que nous étions là pour les secourir et cela les rassura un peu. Ils sortirent donc de leur cage et je me retournai vers le jeune pyromancien qui devait en avoir fini avec son combat :
- Bon et maintenant on fait quoi ? Il faut faire sortir les otages...

Je regardais rapidement par une des meurtrières du donjon qui donnait dans la cour pour remarquer qu’il y avait une petite calèche que les bandits commençaient à charger, surement pour s’enfuir. Je repris le dialogue :
- J’ai peut-être la solution, mais elle implique de foncer dans le tas. Est-ce que tu pourrais faire signe à la main d’argent pour leur indiquer d’agir histoire de faire diversion. Ensuite, on fonce vers cette calèche et on se barre d’ici. Ok ? Dans tous les cas, passe devant, je couvrirai les arrières.

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MessageSujet: Re: Rapport de force   Mer 10 Mai - 22:47

- Rapport de force -

Hrp : Suite au départ de Ieta, je conclus le rp. J’ai eu l’autorisation du joueur pour la manipulation de son personnage.

Ieta acquiesça à mon idée et, par la meurtrière, il cracha de sa main gauche un trait de flamme bleutée en direction du ciel. C’était le signe convenu entre le jeune homme et les membres de la main d’Argent, le signe de passer à l’action. Ça n’attendu pas d’ailleurs puisqu’à peine la flamme commençait à redescendre et à disparaitre qu’une flèche vint frapper un des gardes en poste sur le mur. Pour notre petit groupe, cela ne voulait dire qu’une seule chose : nous devions courir et vite. Mon collègue devant et moi en arrière-garde, nous nous frayions un chemin parmi les rares bandits qui étaient encore entre les murs et qui s’étaient excités à cause de l’alerte incendie. Mais, galvanisés par notre envie de réussite, aucun obstacle n’était assez fort pour nous faire barrage. Nous parvînmes finalement dans la cour où les mercenaires étaient parvenus à pénétrer et foutait un bordel pas possible. Pour la discrétion, ils étaient peut-être nuls, mais niveau combat, je n’avais rarement vu un groupe aussi bien organisé. Je vis Yoshimaru me faire signe histoire de nous faire comprendre que la voie était libre. Les otages grimpèrent donc dans la calèche et, une fois tout le monde à bord, je lançai les chevaux à toute berzingue. Quand il nous vit sortir du fort, Yoshimaru sonna la retraite. La mission était un franc succès.

Alors que la fumée de l’incendie ravageant l’ancien fort montait au-dessus de la forêt, nous, de notre côté, en étions sortis. Nous nous étions posés au milieu d’une clairière en attendant le retour de la main d’argent. C’était Ieta qui avait insisté pour patienter jusqu’à leur retour. Moi aussi, j’étais très inquiète pour ces gens qui m’étaient devenu assez sympathique. Une heure à tourner en rond et à se faire un sang d’encre plus tard et les voilà qui arrivèrent, deux de leur membre clopinant à cause de quelques blessures aux jambes. Mais ce qui était impressionnant, c’est qu’ils étaient tous là et que Yoshimaru n’avait pas une once de poussière sur son armure, malgré le fait que je l’avais vu au cœur de l’action. Il avait un immense sourire satisfait sur le visage ce qui me rassura instantanément. Après nous avoir rejoints, il nous remercia :
- Merci encore pour les efforts que vous avez fournis. Nous allons nous charger de ramener ces gens chez leur famille, mais nous n’oublierons pas de mentionner vos noms. S’il y a quoi que ce soit que nous puissions faire, n’hésitez pas à demander.
- Eh bien, justement, serait-ce possible de ramener une personne en particulier ?
- Ma foi, je n’ai rien contre... Qui est-ce ?

Je lui parlai alors des raisons qui nous avaient poussé Ieta et moi à nous rendre dans ces bois, des aubergistes qui nous avaient engagés. Il comprit la situation et accepta sans problème. Nous saluâmes les mercenaires une dernière fois qui nous remercièrent une dernière fois à l’unisson et nous les laissâmes finir leur tâche, la nôtre n’attendant pas.

Quand les aubergistes virent leur fille arriver dans leur établissement, ni la mère, ni le père ne purent retenir leur larme. Une fois la joie des retrouvailles passée, ils nous récompensèrent en nous promettant de toujours nous loger et nous nourrir sans aucuns frais. J’avais beau leur dire que ce n’était pas nécessaire, je ne pouvais qu’accepter devant leur insistance. Et ensuite... et ensuite, c’était fini. Notre mission était terminée, je remerciai Ieta en lui promettant de se revoir un jour, ne sachant pas si cela allait se réaliser ou non et je le quittai. J’avais beau avoir accompli une bonne action, j’étais comme troublé. Voir à quel point les territoires neutres étaient en mauvais état à cause de la guerre me dérangeait. Et je ne le savais pas encore, mais je n’étais pas au bout de mes peines, moi, petite cyborg élue de Fenghuang, qui approchait sans le savoir d’un village dévasté.

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