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Trois destinés, un chemin...
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Bashô ℣ Traître ℣

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MessageSujet: Trois destinés, un chemin...   Dim 5 Fév - 17:29



La réponse d'une statuette



Cela faisait maintenant deux mois que Bashô, Kuru et Mirya étaient arrivés en territoires seikajins. Malgré l'avis de recherche de l'élu, ils étaient plutôt confiants. Depuis qu'il avait été mis en place, les deux poètes avaient redoublé d'attention en commençant par se faire oublier en territoires neutres, prenant un prénom d'emprunt et dissimulant son identité à l'aide d'un masque. Jusqu'ici, cela avait plutôt bien fonctionné. Reste à savoir si les gardes à l'approche de Chikaï seraient eux aussi assez négligeant vis-à-vis de lui...

Que faisait-il dans la campagne de la capitale d'ailleurs? Un combat intérieur l'avait amené jusqu'ici. Depuis la naissance de Mirya, l'adorable Mirya, il ne savait plus si sa quête était légitime. Devait-il capturer la fille accompagnant Geleerde et se faire pourchasser par Seika ou plutôt abandonner cette mission et être traqué par Le Messager des Enfers? Chacun de ces deux cas ne semblait déboucher que sur sa mort. Alors que devait-il faire? Il avait juré sur son honneur de rapporter Mirya à Zayro! Toute sa conscience lui hurlait d'abandonner cette mission! Fallait-il préférer l'agonie de son honneur ou de son amour-propre? Quel choix tragique lui imposait les dieux...

D'ailleurs, pourquoi Fenghuang ne faisait rien?! Il n'avait pas le droit de lui imposer un tel dilemme! Tout comme Bashô n'avait pas le droit de prendre une telle décision!

Pour faire le juste choix, ne réfléchit pas,
Mais va plutôt chercher cet objet salvateur
Celui liant Fenghuang, Zayro et Seika
Il saura te dénouer de toutes tes peurs...


Mais oui! C'est cela qu'il devait faire! Bashô s'était brusquement relevé du lit de l'auberge dans laquelle il se trouvait pour répondre à cette réflexion. "La statuette que m'a donné Zayro! Celle représentant Karui et Fenghuang! Il faut que j'aille la chercher!" pensait-il alors. Il était persuadé qu'en contact avec cet objet, il trouverait la solution à son problème.

Ni une ni deux, alors qu'il faisait complètement nuit, il s'habilla et partit sans même en informer son maître. Il devait trouver la solution à son problème. La solution qui lui permettrait enfin de dormir! La solution qui lui dirait s'il était un ange ou un démon...

***

Quelques heures plus tard, alors que l'aube se profilait, il arriva à la maison de la personne à qui il avait confié la statut. Il l'avait donné à cette personne en guise de gage pour qu'il soit sûr que l'élu revienne payer sa dette. Ce qu'il venait faire.

Le paysan, d'abords étonné, l'accueillit ensuite à bras ouvert. Quelques temps plus tard, tous ses problèmes résolus, il le laissa partir avec sa statuette.

Le poète passa alors plusieurs heures à méditer, la statuette de Zayro dans les mains. Au bout de quelques minutes à peine, il ne percevait plus son environnement. Il était complètement plongé dans le monde intérieur que créait ses pensées...

Il put y voir Zayro. Il put y voir Mirya. Il put y voir Fenghuang. Le phénix regardait les deux autres protagonistes se toiser, les surplombant. Puis Mirya se mit à grandir pour prendre la forme d'une femme qui avait l'aspect que Geleerde avait dans l'esprit de Bashô. Zayro et elle s'éloignèrent alors sans se déplacer, comme il était possible de le faire dans le monde des rêves, tout en gardant le regard de l'un dans celui de l'autre. Le dieu de Seika fit alors apparaître une carte de hunter au milieu de la ligne imaginaire reliant les deux antagonistes les plus parfait que Kosaten avait conçus. Mais ce n'était pas n'importe quel carte de hunter. C'était LA carte de hunter. Celle de Bashô Nostrade, bras droit de Kirua Nostrade. Alors, au même moment, Zayro et Geleerde se précipitèrent pour saisir cette carte. Et le poète comprit.

Il sortit alors d'un coup de sa méditation profonde, avec ses réponses. Tout ceci n'était qu'un combat entre Le messager des Enfers et L'Héroïne de Seika. Lui n'était qu'un facteur, un événement. Il ne participait pas vraiment à leur lutte. Que devait-il alors faire? C'était bien simple. Seika essaye de l'emprisonner? Il se laisse faire. Mirya peut être capturée? Il la capture. Zayro vient le tuer? Il meurt. Tout cela ne le concerne plus, tout autant qu'il en est le centre. Il n'est que l'arme de Zayro que Seika cherche à détruire. L'arme n'est jamais fautive, quoi qu'elle fait. Son âme pouvait alors être en paix.

Il retourna alors à l'auberge qu'il avait quitté quelques jours plus tôt pour ne pas y retrouver son maître. Ni le nourrisson l'accompagnant. Heureusement, ils avaient pensé à donner un lieu de rendez-vous à l'aubergiste afin qu'ils puissent se retrouver. Kuru avait dû en avoir marre d'attendre, surtout que quand le maffieux s'absentait, on ne savait jamais pour combien de temps. Le lieu de rendez-vous était une taverne de Chikaï. Soit, il allait s'y rendre.

Il n'eut pas tellement de mal à rentrer, malgré la surveillance des gardes. En effet, l'utilisation de sa technique de pseudo-invisibilité avait suffit à berner ces simples bonshommes. Guerre étonnant. Malgré les conflits s'annonçant, simplement pénétrer dans la ville ne pouvait pas être bien difficile.

Et c'est alors qu'il se mit à déambuler dans les rues à la recherche d'une taverne précise, étant à l’affût du moindre événement. Peut-être quelqu'un le repérerait-il? Ou peut-être allait-il se passer quelque chose de totalement inattendu, qui sait?

Fais bien attention Bashô, tes pas innocents
A un destin tragique pourraient te mener,
Mais bien inutile est cet avertissement
Car ces embûches tu ne pourras éviter...


©MangaMultiverse



Dernière édition par Ferun (Bashô) le Ven 23 Juin - 19:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Trois destinés, un chemin...   Sam 18 Fév - 16:15







- (...) Tu n'as même pas pris le temps de te reposer ! Pourquoi partir maintenant ?!

Poussant un soupir résigné, la main sur la poignée de porte et baluchon sur l'épaule, l'hybride tournait le dos à la jeune native au nom de Mirya. Cette dernière, les larmes visibles, serrant les poings de frustration, cherchait vainement à retenir la louve. Quelques débris d'un ancien vase gisaient au pied de la jeune fille, les fleurs fraîchement découpées mourant à même le sol.  

- S'il-te-plait... Reste. Jusqu'à demain matin, au moins.

Combien de fois cette scène avait-elle pu se produire, en ces lieux ? Beaucoup trop, aux yeux de Geleerde. Pas assez, pour Mirya. Pourquoi la guerrière s’évertuait-elle à supporter cela ? Pour quelles raisons, devait-elle agir en mère de substitut, alors qu'elle n'était pas destinée à une telle existence ? Certes, sa relation avec Schneiden avait pu attiser la curiosité de certains, mais Geleerde n'était pas femme à abandonner ses devoirs et principes pour vivre dans l'ombre d'un homme.

C'est aussi pour cela que, malgré sa réticence, elle daigna prendre sous son aile la jeune Mirya, le temps de l'absence de son coéquipier. Bien que la louve ne restait jamais guère longtemps en sa compagnie, elle tentait de prendre un peu de temps, pour offrir une vie décente à la jeune fille. A dire vrai, il ne lui arrivait que très rarement d'accepter les demandes de la demoiselle quant au fait de rester dormir pour la nuit. La plupart du temps, elle ne l'acceptait que lorsque Mirya s'abandonnait dans ses bras en pleurant. Résignée, la mort au ventre, la louve prenait donc sur elle-même et finissait par capituler...

- ... Prends soin de toi.

... Hormis cette fois-là.

***

Une nouvelle expédition vaine. Une louve sans le moindre indice de la présence de Schneiden. Un retour parmi tant d'autre à la Capitale. Une semaine a être contrainte de rester cloîtrée derrière ses murs, par obligation pure et devoirs d'Appelé des Dieux avant de pouvoir repartir.

Geleerde n'avait d'autres choix que de se plier à certaines formalités : révolue fut le temps où elle était encore considérée comme une nouvelle venue à Kosaten et que sa présence pouvait passer inaperçue. Chikai connaissait l'indomptable, tout comme elle connaissait chaque recoins de cette ville. Bien qu'elle s'y habituait, la louve ne l'acceptait guère, considérant que si elle le faisait, elle abandonnait l'espoir futile d'un retour dans son monde.

Ce dont l'hybride se refusait ardemment.

Après presque quatre années d'existence en ces lieux, cette idée refusait d'abandonner l'esprit de la challenger. Nombreux semblait être les élus qui avaient abandonnés ce désir de retour. Certains, pour des raisons bien plus personnelles, considérant que leurs vies en Kosaten méritait plus d'attention, tandis que d'autres, s'étaient fait une banale raison. Elle fut par ailleurs surprise d'entendre certaines rumeurs, concernant le fait que des élus avaient pu fonder une famille et un foyer, que ce soit avec d'autres Appelés ou bien des natifs de ce monde. Non que l'hybride jugeait ce choix, - cela ne la concernait pas - mais elle ne pouvait décemment pas comprendre ce point de vue.

Elle était guerrière et indomptable, telle la louve sauvage qu'elle avait toujours été.

Saluant mollement les soldats qu'elle croisait sur sa route, Geleerde revenait instinctivement sur ses pas, afin de retourner vers la seule maison qu'elle côtoyait. Durant sa marche, son esprit vagabonda vers sa dernière... Discussion, avec la fille adoptive de Schneiden. Bien qu'elle ne lui avouerait jamais, l'hybride s'était sentie coupable de l'abandonner de cette façon, une fois de plus. Hélas, dès que l'érudite pensait mettre le doigt sur un indice - aussi mineur pouvait-il être - permettant de retrouver son allié, plus rien n'existait autour d'elle. Pas même Mirya, la seule enfant que la louve avait acceptée dans sa vie.

L'esprit ailleurs, Geleerde ne remarqua pas l'homme qui avançait vers elle, le percutant de l'épaule sans réellement s'en rendre compte. Tournant la tête une seconde vers Bashô, elle détecta aisément qu'il s'agissait d'un élu, mais elle n'était pas d'humeur à offrir des présentations cordiales entre Appelés. Ce à quoi, elle se contenta d'un bref signe de tête éreintée, marmonnant une excuse, avant de repartir de son côté.

Quel chemin allait-il être emprunté, aujourd'hui ?



NB BASHO:
 

NB CHRONO / CAPACITÉ CONTEXTUELLE:
 


Dernière édition par Geleerde le Mar 2 Mai - 2:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trois destinés, un chemin...   Lun 20 Fév - 11:42



Geleerde?!



Alors que Bashô déambulait, toujours un peu tendu à cause de son avis de recherche, il percuta quelqu'un. C'était une jeune femme plutôt mince avec des yeux d'un rouge perturbant. C'est pour cela qu'il releva leur "petit accrochage". Ce regard lui rappelait celui de Sherkhan, qui avait lui aussi les yeux écarlate. Enfin bon, pas de quoi s'y attarder cent sept ans, elle s'excusa, il répondit qu'il n'y avait pas de quoi, ce n'était qu'un simple événement des plus banals après tout.

Seulement, quelques dizaines de mètres plus tard, un autre événement eu lieu. Il passa à côté d'un gars d'apparence plutôt pauvre, certainement un peu éméché, le genre de type avec plein de rêves brisés dans la caboche, voyez? Cet événement n'aurait pas eu plus d'importance que le précédent si en passant à côté de lui, il n'avait pas murmuré: "Geleerde". A peine ce nom fut évoqué que, sans réfléchir, il attrapa l'homme au col qui poussa un léger cri de surprise. Bashô, s'apercevant que tout le monde les regardaient, reposa alors l'homme non sans lui avoir chuchoté quelques mots à l'oreille: "Suis moi, habitant de Chikaï, nous avons à parler. Si tu ne fait pas ce que je te dis, sois sûr que je m'assurerai que tu aies tellement mal que tu finisses par espérer d'aller en enfer..."

L'inconnu, n'ayant certainement pas envie de se faire tuer à cause d'un passant colérique, ne se montra pas réfractaire. Ils allèrent donc dans une petite ruelle non loin de là pour discuter calmement. Si le natif se montrait coopératif, tout se passerait bien.

-Alors mon ami, commença le maffieux, pourquoi as-tu prononcé le nom de "Geleerde" tout à l'heure? Qui est-ce pour toi?

-Je crois que des "Geleerde" en Kosaten, il n'y en a qu'une, répondit le dépravé. Je prononçais évidemment le prénom de la challenger de Seika, l'ennemi jurée de Zayro Jinn et l'une des élus les plus forte de l'empire tout entier. Personne ne lui arrive à la cheville. Quand tu m'as attrapé, je la suivais. Je crois que je suis fou d'elle...

Ces mots confirmèrent au poète qu'ils parlaient bien de la même personne et que cette personne était en ville elle-aussi! Il savait ce qu'il devait faire. Les dieux croisait leur chemin, cela voulait dire qu'il ne devait plus être passif et tout faire pour accomplir la tache que lui avait assignée Le messager des enfers. Le dernier avertissement qu'il lui avait fait parvenir avait quand même causé un massacre à Shiryoku. Il devait s'emparer de Mirya!

-Tu la suivais?! réagit l'élu. Cela veut dire que tu sais d'où elle venait?! Mène-moi à la maison dont elle est sortie le plus récemment!

-Ouais ouais, bien sûr que je sais ça, je t'y amène mais après tu me laisses repartir s'il-te-plaît? demanda le fan numéro un de Geleerde.

-On verra!

Bashô pensait que Mirya et la louve vivaient dans la même maison, ou du moins ensemble, même si elles n'étaient pas installées. Geleerde devait donc ressortir de sa maison et Mirya, avec un peu de chance, y était encore. En tout cas, c'était à tenter. "Je me demande à quoi ressemble Mirya et l'élue qui l'a prise sous son aile..." se demandait Bashô alors qu'il trottinait en suivant son "associé".

Ils finirent par arriver devant une maison à laquelle Bashô ne prêta pas attention du tout et se contenta d'attendre la confirmation que c'était bien la maison d'où sortait la Némésis de Zayro. Il autorisa alors son guide à disposer  et se concentra. Aujourd'hui était LE jour.

Tu ne prêtes plus
Attention
Au rôdeur. Erreur...

Ce haïku allait lui permettre de rentrer dans la maison aussi facilement qu'il était rentré dans la ville. Quel pouvoir génial... Il tourna autour des lieux afin de voir s'il n'y avait pas quelque chose d'intéressant. Il n'avait pas une minute à perdre mais ne pas foncer tête baissée n'était pas du temps perdu selon lui. On ne pouvait pas lui donner tord sur ce coup là. Il aperçut alors un balcon sur lequel se trouvait une jeune femme, certainement d'une douzaine d'année, pleurant en regardant l'horizon. Cela aurait pu faire une belle couverture de DVD de film dramatique. Mais ce n'étaient pas des pensées si futiles qui emplissaient l'esprit de l'instrument de Zayro à ce moment-là, mais plutôt cela: "C'est elle! C'est Mirya! Je suis sauvé! Je vais enfin pouvoir m'affranchir de l'influence de Zayro!". Pourtant, pourquoi se réjouir? Crier victoire trop vite n'a toujours mené qu'à une profonde déception...

Le maffieux masqué se hissa alors avec aisance jusqu'au balcon grâce à son renforcement musculaire et aux nombreuses prises qu'il y avait. En quelques instants, il était derrière sa proie qui ne pouvait toujours pas détecter sa présence. Bashô posa alors une main sur l'épaule de la native et murmura:

-Pardon.

-Eh, mais, qui êtes-vous?! Geleerde! Au sec...

Elle ne put pas terminer sa phrase que le poète l'assomma d'un coup sec sur la nuque. Il la mit alors sur son épaule et chercha un grand sac dans lequel la mettre pour la transporter. Au bout de quelques minutes, il trouva de quoi faire l'affaire même si les pieds de la jeune fille dépasseraient. Tant pis, il prendrait le risque. Maintenant son but était de quitter la ville au plus vite. Dommage pour son maître et le bébé qu'il transportait. Ils devraient trouver un autre moyen pour se retrouver.

Il sortit alors en hâte de la maison, comme le plus suspect des hommes. Son fardeau l'empêchait de prolonger les effets de son haïku. Il était donc parfaitement visible. Dans sa tête résonnaient les dernières paroles de celle qu'il venait de kidnapper...

Fuis cette ville Bashô, cause de tes maux,
Et espère que la colère de la louve
Soit moins redoutable que celle de Zayro,
Moins forte que la hardiesse que tu éprouves...


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Contextuelle:
 
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MessageSujet: Re: Trois destinés, un chemin...   Dim 12 Mar - 9:11







- HEY HEY, GEL, bon retour parmi nous ! Tu viens boire un verre pour me raconter ta petite aventure ?~

- Pas maintenant, Makoto... Et pour la vingtième fois : c'est Geleerde.


Le jeune soldat - qui venait de croiser à l'instant la route de l'hybride - l'accueillit par sa proposition habituelle. Les deux compères étaient de grands habitués des tavernes de Chikai, se saoulant souvent en la compagnie de l'un et de l'autre. Bien que depuis son retour en Kosaten, la présence de la louve n'était plus aussi festive qu'habituellement, il arrivait parfois que cette dernière se laisse quelque peu aller, oubliant ne serait-ce que quelques heures, le but de ses expéditions actuelles.  


- Haaan allez, quoi ! Tu viens de rentrer, tu ne veux pas passer un peu de bon temps ? Ma chère et tendre partenaire de beuverie me manqueeeeee !


Se dandinant autour de Geleerde qui continuait toujours de marcher droit devant elle, Makoto s'accrocha subitement à son dos tout en frottant sa joue contre celle de la guerrière, ne boudant pas son plaisir d'une telle proximité avec elle. Affichant une légère grimace due à la soudaine familiarité de son partenaire, elle roula des yeux négligemment avant d'écraser calmement sa main contre le visage de Makoto afin de l'arrêter dans sa démarche.


- Yare yare, je t'ai dit que ce n'était pas le moment... Mirya doit m'attendre.


Baissant volontairement le ton lorsqu'elle évoqua la jeune native, le soldat ne pu s'empêcher d'afficher un sourire taquin en portant sa main vers ses lèvres :


- Oooh~ c'est tellement a-d-o-r-a-b-l-e : elle t'appelle okaasan maint-IAOUCH !


Hélas, le pauvre Makoto n'eut jamais l'occasion de terminer ses propos : à cet instant précis, l'indomptable lui avait frappé l'arrière de la tête d'un rapide coup de la main, non sans le toiser d'un rictus moqueur :


- Tu te souviens quand je te disais que la connerie pouvait être douloureuse ?~


Vraisemblablement frustré, le soldat marmonna dans sa barbe inexistante tout en se frottant le cuir chevelu. Toutefois, cela ne semblait pas l'empêcher de continuer à suivre Geleerde qui arriva tout juste devant la porte d'entrée de la maison. Par habitude, elle allait toquer à la porte afin que la jeune fille vienne lui ouvrir. Bien que cette dernière lui eût mainte fois expliquée que la louve était ici chez elle et que de ce fait, qu'elle pouvait effectuer ses allées et venues comme elle le désirait, l'érudite n'avait jamais pu être capable d'accéder à sa requête. Et encore plus après ce qu'il s'était passé la dernière fois entre elles...


Toutefois, à l'instant où elle daigna approcher sa main du portillon, ses sens l'alertèrent : usant de son odorat développé, la louve constata que l'effluve que dégageait habituellement sa protégée, semblait être amenuisé : Mirya ne se trouvait pas dans la maison. Il était fort possible que la petite se soit déplacée pour effectuer quelques courses dans les ruelles marchandes de la ville, ce qui n'inquiéta pas tout de suite l'hybride. Après tout, Mirya était suffisamment grande pour effectuer des emplettes seule. Tournant son attention vers son compagnon, elle lui fit par de ce détail, se massant la nuque d'un geste las.


- Bon, dans ce cas si Mirya n'est pas là : on va se le boire, ce verre ?


Hésitante, Geleerde prit une seconde de réflexion, portant sa main instinctivement vers sa sacoche : à l'intérieur, siégeait quatre plumes de Goyokuna, que l'hybride avait récupérée, après une altercation avec l'une de ces créatures : elle connaissait parfaitement les petites habitudes de sa jeune protégée, qui adorait recevoir ce genre de présent, lorsque la louve partait en expédition. Très créative, Mirya confectionnait divers objets décoratifs ou tenues grâce à cela. Était-ce par habitude ou l'indomptable cherchait-elle à se faire pardonner pour son comportement envers la jeune native ?


- Hm. Mais c'est toi qui paieras cette fois.


Mauvais chemin, hybride.

***

L'une des troupes d'élites du royaume effectuait actuellement leur tour de garde habituelle le long de la ville : veillant à ce que l'ordre soit maintenu et solennellement invité - pour ne pas dire contraint - à surveiller toutes activités suspectes. Aussi, ce fut donc avec appréhension qu'ils constatèrent la présence de Bashô, visiblement encombré d'un bien étrange sac sur l'épaule :


- Oi, toi...


Le chef de la faction, l'air sûr de lui et quelque peu rabougri par le temps et l'effort, fixait intensément l'élu se tenant devant lui, non sans jeter un coup d’œil insistant vers les pieds dépassant du baluchon. Inutile donc pour lui d'énumérer une quelconque hypothèse, quant au fait que Bashô semblait plus que suspect :  


- ... Par ordre de sa Majesté Karui Hanja : montrez-moi ce que vous avez là.



NB BASHO:
 
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MessageSujet: Re: Trois destinés, un chemin...   Dim 12 Mar - 21:43



Une patrouille de trop



Alors que tout se passait plus ou moins bien, la balance pencha du côté moins. Dommage, cela faisait tant de temps qu'il attendait ce moment, évidemment que tout ne pouvait pas se passer aussi bien qu'il ne l'espérait. Combien exactement? Sept mois lui semblait-il, peut-être un peu plus. Cela faisait sept moi qu'il recherchait Mirya et maintenant qu'il avait enfin mis la main dessus, il n'avait mis que sept minutes à tomber sur une patrouille impériale. Guerre étonnant en un sens, celles-ci grouillaient. Il était à Chikaï mine de rien.

Lorsque le sergent l'interpella, il ne répondit pas. Depuis qu'il avait kidnappé sa cible, il était extrêmement perturbé. Qui ne le serait pas dans sa situation en même temps? Il pouvait enfin payer sa dette de vie envers le messager des enfers... "Ce n'est pas le moment de faire sa jument effarouché Bashô! Tu es en train de compromettre ta mission à cause de ton manque de self-control là! Calme-toi... Tu es Bashô Nostrade et tu fais des autorités ton petit déj..." pensait-il. Cela avait eu une certaine efficacité, il fallait le reconnaître. En quelques secondes, il avait récupéré tous ses moyens, ou presque. Quand la patrouille s'approcha pour lui demander ce que renfermait son fardeau, ce n'est qu'un esprit déterminé que cachait son regard.

Alors que le garde venait de finir sa phrase, Bashô lui tendit le sac, prit un air fébrile et dit:

-L'hôpital, vite!...


Sur ses mots, il se laissa choir au sol, comme pris d'un mal encore inconnue des forces de l'ordre. Il se mit à accélérer bruyamment sa respiration comme pour simuler une hyperventilation. Les gars auquel il était confronté étaient certainement de très bons soldats mais ils n'avaient pas BAC+8 et le poète paria sur le fait que son jeu d'acteur soit suffisamment convaincant. Il avait relativement confiance en ses capacités, dans le milieu de la pègre, savoir berner son interlocuteur est essentiel, surtout lorsqu'on est haut placé dans la hiérarchie de sa famille ou que l'on exécute beaucoup de missions d'infiltration. Lui avait l'habitude des deux.

-Mince, qu'est-ce qu'il lui arrive?! demanda un patrouilleur.

-Il y a une fille dans le sac qui a l'air aussi mal en point que lui! déclara celui qui avait pris le sac quand l'élu lui avait tendu.

-Vite, prenez-les et emmenez-les à l'hôpital, nous aviserons là-bas! ordonna le sergent de la patrouille.

Et c'est comme ça que Bashô et Mirya furent portées jusqu'à l'hôpital du coin. De tels établissements étaient rares en Kosaten mais tout ce qui était rare se trouvait dans les capitales après tout. Son plan B se déroulait pour le moment plutôt bien. A l'exception du fait que les autorités lui avaient bien évidemment retiré son masque. Heureusement pour lui, personne ne le reconnut. Son avis de recherche commençait à dater un peu et cela faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vu en Seika, cela devait le servir. Et puis, dans le feu de l'action, on ne pense pas forcément à regarder les avis de recherche des petits bandits dans son genre. Enfin, "petit", c'est comme ça que Seika le considérait, peut-être aurait-il aujourd'hui l'occasion de prouver au monde qu'il avait tord...

Évidement, la question de "pourquoi la petite fille était-elle dans un sac?" se posa également. Cela poussa le sergent à prendre certaines décisions. Les deux patients seraient chacun d'eux sous bonne garde dans des chambres séparées jusqu'à leur réveil et, quand ce moment arriverait, la liste des questions serait longue. Les forces de l'ordre seikajins ne plaisantaient pas avec le moindre événement. Tant pis, Bashô devrait faire avec.

Lorsque, une vingtaine de minutes plus tard, ils arrivèrent à bon port, les mesures dont avait décidé le sergent furent appliquées à la lettre. Bashô attendit alors une quinzaine de minutes supplémentaires avant de "sortir de l'inconscience". Il estimait, au vue de la force qu'il avait mis dans son coup, que Mirya serait dans les vapes pour une bonne heure encore. Le poète ouvrit alors doucement les yeux.

-Mirya... Est-ce que Mirya va bien...? souffla-t-il.

-Chef! Le moustachu est réveillé! lança l'un des trois hommes autour de son lit.

Le sergent arriva alors, avec son charisme de chevalier loyal bon et sa cape volant au vent inexistant.

-Quel est ton nom et que faisais-tu avec une jeune fille dans ton sac, moustachu! demanda-t-il.

-Je... Je m'appelle Jora, et la fille ont vous parlez est... ma fille. Est-ce qu'elle va bien...? joua Bashô qui ne montra pas qu'il n'aimait pas qu'on l'appelle "le moustachu".

-Elle est toujours inconsciente mais elle va bien, les médecins disent qu'elle a reçu un coup puissant sur la nuque. Que lui est-il arrivé, pourquoi êtes vous vous aussi mal en point et pourquoi la transportiez-vous dans un sac? Parle, moustachu! continua le sergent.

-Nous marchions tranquillement dans la ville basse quand, *han*, nous nous sommes fait attaquer par un homme. Il en avait après notre argent mais j'ai pu le mettre en déroute. Il réussit tout de même à assommer ma précieuse Mirya... J'ai alors voulu foncer vers l'hôpital et si j'ai voulu la mettre dans un sac, c'est pour ne pas qu'on la voit. Un homme masqué avec une jeune fille sur les épaules, c'est assez suspect non? Je n'avais pas beaucoup de temps, il ne fallait pas que je les perde en explications... Pourquoi portais-je un masque dans ce cas-là me diriez-vous? Et bien parce que, je dois l'avouer, je suis un élu fuyujin... Je n'ai rien fait de mal mais avec la guerre qui a été déclaré... Enfin, vous n'êtes que trop au courant de cela... expliqua-t-il. J'espère que vous saurez vous montrer clément envers un élu de Long si celui-ci n'a rien fait! Et si je me suis moi aussi évanoui, c'est bien évidemment à cause des efforts que j'ai dû faire, je n'ai qu'une infime fraction de ma force d'antan...

-Mmm... réfléchit le sergent. Je veux bien te croire moustachu, mais il me manque un élément. Montre moi ton sceau et je croirai à toute ton histoire!

-Très bien, si vous y tenez... Mais avant toute chose, je veux voir ma fille! Je veux voir Mirya! S'il vous plait, avant que toutes les procédures judiciaires ne m'empêchent de le faire...
implora Bashô.

-Mmm... réfléchit-il de nouveau. Soit, je t'autorise à voir ta fille que je devine adoptive n'est-ce pas, étant donné que tu es un élu et qu'elle est plutôt âgée? Mais pas plus de cinq minutes! N'abuses pas de ma générosité, moustachu!

"Mais pourquoi il m'appelle toujours "moustachu"?!! Je lui ai bien donné mon nom pourtant!" se lamenta le maffieux avant d'ajouter:

-Oui, vous avez raison, ce n'est que ma fille adoptive, mais vous savez, quand on aime, on ne fait pas de si futiles différences... Je vous remercie sergent.

Bashô entra alors dans la chambre de sa "fille adoptive". Il se jeta alors sur son corps comme inhabité pour pleurer. Il la rassurait comme un père le ferait en disant que les médecins disaient qu'il ne lui était rien arrivé de grave; tout en sachant pertinemment que Mirya ne pouvait pas l'entendre. "Si il y en a un que ça doit faire marrer, c'est bien Zayro... Profite de la télévision que t'as mise dans mon bide et observe de quelle manière je m'occupe des obstacles à la tache que tu m'as confié..." pensait Bashô.

Alors que le maffieux tenait sa cible dans ses bras, il évaluait sa situation. Ils étaient au deuxième étage, soit séparés d'une dizaine de mètre du sol. S'il voulait sauter avec son fardeau dans les bras, c'était donc possible. Seulement il n'aurait pas beaucoup d'avance sur les gardes. D'un autre côté, il n'y en avait plus que trois, la majorité de la patrouille n'allait pas rester pour deux malades, même suspects. Que faire...

D'un regard, le juste
Balaie tout.
Fuyez son courroux!

Alors que les gardes ne s'attendaient pas du tout à l'apparition d'une quelconque menace, Bashô décida qu'il était temps de contrattaquer en lançant l'un de ses plus puissants haïkus. Celui-ci lui permettait de clouer ses adversaires sur place. Enfin, les gardes qu'il avait en face de lui étaient des soldats d'élite, et il savait que ses adversaires sauraient se défaire des effets contraignants de sa technique. Seulement, elle était très difficile à esquiver et il savait qu'elle lui permettrait tout de même de gagner un temps précieux. Il prit alors la gamine et sauta sans une once d'hésitation par la fenêtre. Il piqua ensuite sans plus attendre un sprint en direction de la ville basse.

-Vous avez la bise du moustachu les mecs! les nargua-t-il en riant.

Cette fois, il n'y avait rien qui recouvrait Mirya, seulement il n'y avait plus qu'à éviter les patrouilles et en marchant normalement, il ne devrait pas éveiller les soupçons des passants. Chikaï était tellement grande que l'avance qu'il avait prise sur ses poursuivant lui avait suffit à les semer. En revanche, sa fuite serait certainement communiquée et la surveillance augmentée en conséquence. Sortir de la ville serait certainement beaucoup plus dur que d'y entrer.

Il usa alors d'une autre ruse encore. Étant donné que l'on cherchait un moustachu accompagnée d'une fillette, il allait se débarrasser de la fillette pour un temps. Il lui remit un coup sec sur la nuque pour lui donner deux bonnes heures de sommeil supplémentaires et il la laissa dans une poubelle dans une ruelle déserte. Personne ne la remarquerait. L'astuce était d'autant plus bonne que Bashô allait s'installer dans la taverne d'en face qui abritait de nombreux soldats en permission. La plupart étaient des pochtrons qui ne prêteraient pas attention à un client de plus et puis, qui irait le chercher là-bas, au milieu d'autant de soldats?

Il y alla alors, s'assit et commanda à boire. Ce qu'il ignorait, c'était que Geleerde se trouvait elle-aussi dans cette auberge et que ses vêtements s'étaient quelque peu imprégnés du parfum de Mirya...

Technique:
 

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MessageSujet: Re: Trois destinés, un chemin...   Sam 8 Avr - 17:49







- (...) Et tu vois, c'est clairement à ce moment précis que l'autre type a cru bon de foutre en l'air mon plan-parfait-sans-aucun-défaut-que-je-préparais-depuis-des-semaines !

- Hm. Hmmm.

- Ah mais tu m'connais, hein ! J'me suis pas laissé faire non plus ! Makoto le Preux n'abandonne jamais !

Une fois de plus, le jeune soldat contait ses pseudos aventures à l'hybride, non sans un enthousiasme des plus exagéré. S'expliquant à l'aide de grand geste, il éprouvait un plaisir et une aisance naturelle à se montrer aussi communicatif. En cette fin d'après-midi, la taverne était déjà quelque peu envahie par les combattants en permission. L'alcool accueillait timidement, mais sûrement, les gosiers de sa clientèle et les discussions étaient déjà bien entamés. Quant à la louve, elle se contentait d'un simple acte de présence formel, buvant sa chope religieusement, son poing fermement scellé contre sa mâchoire. Un bâillement en prime, Geleerde devait laisser le temps s'écoulait de lui-même, écoutant d'une oreille distraite, son partenaire.

- Hm. Hmmm.

- Parce que, tu vois, ça demande beaucoup de maîtrise, pour ce genre de truc et j'étais forcément l'homme de la situation !

À cela, il se frappa férocement le torse, affichant un sourire victorieux et théâtral. Se vanter auprès de la challenger, semblait être un de ses passe-temps favoris, en plus de celui de courtiser les demoiselles.

- Surtout que j-... Hey. Gel', tu m'écoutes ?

Lorsque, enfin, Makoto se rendit compte de la passivité de sa coéquipière, il se pencha légèrement en avant et au-dessus de la table de fortune, espérant croiser le regard de l'indomptable. Cette dernière, quant à elle, levait le bras en direction du tavernier, afin de lui commander deux nouvelles boissons. Sans un regard vers Makoto, elle déclara mollement :

- C'est pas comme ci j'avais eu le choix, en même temps.

- Tss. Toujours aussi agréable, toi.

- Autant que tes histoires.

D'un sourire commun et taquin, les deux partenaires se toisèrent un instant, la louve arquant un sourcil moqueur pendant que son allié riait doucement sous cape. Le jeune soldat se sentait quelque peu rassuré : l'élue semblait se porter mieux, ces derniers temps. Depuis qu'elle était revenue dont on ne savait où - car elle s'assurait de ne jamais en parler - et qu'elle avait appris la disparition de Schneiden, Geleerde accumulait les escapades pour partir à sa recherche. Entre ses devoirs d'Appelée des Dieux et sa quête personnelle, l'hybride relâchait rarement la pression depuis son retour...

Allait-elle finalement, accepter, l'inacceptable ?

À cette pensée, le regard de Makoto se posa distraitement sur le visage de la challenger, son cœur se serrant un instant. Hélas pour lui, la louve semblait être préoccupée par autre chose ou plutôt, par quelqu'un.

- Tu le connais ?

Discrètement, elle fit signe au soldat de jeter un œil en direction de Bashô. L'analysant un instant de loin - pendant qu'au même moment, le tavernier vint apporter deux nouvelles chopes à leur table - il poussa un bref soupir tout en fermant les yeux.  

- Hmmm. Non... Jamais croisé. Pourq-?

Tandis qu'il ouvrit de nouveau les yeux, Geleerde s'était déjà dérobée de sa présence en se dirigeant vers le nouvel élu, les deux chopes initialement destinées à Makoto et elle, fermement maintenue dans ses mains. Sans alcool et sans hybride, le défenseur de Chikai caressa douloureusement sa mâchoire d'imberbe avant de cogner son visage contre la table, affichant une moue contrariée.

- Ghmph. J'vais finir par croire que tu en pinces que pour les barbus...

***

- Oi.

Une fois en face du dénommé Bashô, Geleerde fit savoir sa présence en déposant l'un des verres sur la table.

- En dédommagement. Pour tout à l'heure.

En effet, suite à leur bousculade une heure plus tôt dans les rues de Chikai, n'était-il pas primordial pour la louve, de s'excuser en bonne et dû forme ? Non. Certainement pas. Cela n'était pas les raisons qui avaient poussé Geleerde à accoster le moustachu, mais bien les effluves qui émanaient de son corps : l'odeur de Mirya, reconnaissable entre milles pour la louve doté de sens développés. Et maintenant qu'elle se trouvait bien plus proche de lui, elle pouvait clairement le sentir : si encore, le parfum de la jeune native n'était pas aussi présent sur la peau de ce dernier, l'hybride n'aurait sans doute pas jugée cela bien important : ils auraient tout aussi bien pu se frôler dans les ruelles marchandes, rien de plus. Mais dans le cas de Bashô actuellement, qui avait pris plus d'une fois dans ses bras, la fille adoptive de Schneiden, l'odorat de Geleerde lui offrit une désagréable pensée : la petite avait été en contact avec l'élu, beaucoup trop longtemps et bien trop intimement. Tel deux amants après une chaude nuit de contemplation des corps...

Conservant malgré tout son calme et en chassant cette image nauséabonde qui venait de lui traverser l'esprit, elle commença par s'asseoir en face de Bashô, sirotant une gorgée de son alcool. Certes, Geleerde n'était pas devineresse après tout, mais la jeune native n'était pas non plus du genre à tomber dans les bras d'adulte. À moins que... Était-ce dû au fait que la louve n'était pas assez présente pour elle ? Et de ce fait, par désespoir et sans figure maternel pour lui inculquer les principes de la vie et de ses dangerosités... Mirya se serait adonné à ce genre de pratique ? À son âge ? Avec un moustachu ?

Buvant d'une traite le restant de sa chope, Geleerde porta son regard ardent vers celui de Bashô, le dévisageant sans pudeur. Pourquoi se montrait-elle aussi paranoïaque ces derniers temps ? Était-ce dû au fait qu'elle avait côtoyé durant une éternité - ou du moins, à ses yeux - un certain bleuté, grand habitué de ce trouble ? Non. Non. Non. Mirya n'avait décemment pas pu tomber sous le charme d'un homme aussi âgé, c'était évident. Alors... Aurait-il osé...  

- Nous ne sommes jamais croisés auparavant : vous rendez visite à quelqu'un ?

Choisis bien tes mots, Bashô.

Choisis... Très bien.



Bashô:
 
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MessageSujet: Re: Trois destinés, un chemin...   Mer 12 Avr - 18:34



Discussion à risques



Pour le moment, il fallait reconnaître que la technique de Bashô fonctionnait bien. Cela faisait une bonne dizaine de minutes que Bashô s'était assis et avait eu le temps de descendre la chope qu'on lui avait servi et encore aucune complication ne s'était profilée. Cela ne voulait pas dire qu'elles n'arriveraient pas, mais le maffieux était confiant. Confiant mais aussi stressé, de la sueur froide stagnait sur son front qu'il essuyait régulièrement. En même temps, on ne pouvait pas le lui reprocher, si on le retrouvait, les autorités ne se contenteraient peut-être pas de le mettre en prison. De toute façon, pour le moment il ne pouvait rien faire de plus qu'attendre que l'ambiance à l'extérieur se calme. En effet, si aucun soldat n'était encore entré dans leur taverne habituelle pour y fouiller, tous les alentours avaient quand à eux été passés au crible.

A un moment, le rythme de son cœur s’accéléra: il y avait danger. Un soldat s'approchait de la taverne certainement pour lui faire subir le même traitement que les habitations voisines. S'il le repérait, et ce ne serait pas très dur au milieu des soldats en uniformes et des quelques habitués, il se retrouverait totalement entourés d'ennemis. Arriverait-il alors à s'enfuir? Rien n'était moins sûr. Peu à peu le garde se rapprochait, réduisant à chaque pas la distance les séparant. Heureusement, lorsqu'il toucha la porte du bar, il fut interpellé par l'un de ses supérieurs.

-Eh! Toi là-bas! Reviens aider tes petits copains à fouiller la zone, t'es pas en permission là! Dépêche-toi, notre mission est capitale! lui ordonna-t-il.

-Mais je ne voulais pas boire...
affirma-t-il avant de se reprendre, ne voulant pas contrarier son supérieur hiérarchique direct. Excusez-moi, je pensais juste que... J'arrive de suite! dit-il en s'éloignant de la cache de l'élu barbu.

En réaction à ce retournement de situation, Bashô relâcha tous les muscles de son corps et souffla un bon coup. Il fallait reconnaître que sur ce coup là, il l'avait échappé belle. En y repensant, Bashô avait eu de la chance jusqu'ici. Tomber sur un fan de Geleerde, trouver Mirya seule, le soldat qui s'en va... Peut-être que le destin était avec lui finalement? Si c'était le cas, certains allaient s'en mordre les doigts. Mais sa réussite ne déplairait pas à tout le monde, Zayro par exemple serait content, lui... Mais il était encore beaucoup trop tôt pour penser à cela, il était encore en plein centre-ville de Chikaï après tout.

Alors qu'il venait de se relâcher par rapport à l'incident qui venait de survenir, une femme vint l'accoster. Cela lui fit bizarre car, étant pourvu d'un physique assez peu avantageux, ça ne lui arrivait pas souvent. De plus elle était loin d'être la dernière des mochetés.
Outre sa beauté, autre chose dans son apparence le frappa. Il eut l'impression de l'avoir déjà vu... Mais où? Quand? Et puis que lui voulait-elle? Cela, il n'allait pas tarder à le savoir tout comme le fait qu'ils se connaissaient ou non. Quand elle lui adressa la parole, il ne comprit pas de suite.

-Pour tout à l'heure...? se questionna-t-il.

Il s'accorda quelques secondes de réflexion avant de réaliser à qui il avait à faire, se souvenant de ses traits du visage ayant un petit quelque chose de canin:

-Ah oui, je sais! Vous êtes la femme qui m'a bousculé tout à l'heure, j'ai bon? Ça ne sert à rien de s'excuser pour si peu, ce n'est rien... Gardez la chope pour vous, refusa-t-il gêné ne voulant pas spécialement se lier d'amitié avec quelqu'un dans un moment pareil. Étonnant de voir une personne telle que vous dans un établissement comme que celui-ci...

La situation du maffieux le mettait vraiment mal à l'aise. Il ne savait pas spécialement bien s'y prendre avec les inconnus et elle ne semblait pas vouloir partir... Peut-être devrait-il déjà commencer à penser à un stratagème pour se défausser de sa présence? C'était si dommage, il aurait tellement pu profiter en situation normale... Tant pis...

Puis, elle lui adressa a nouveau la parole après un court temps de blanc qui trahissait une certaine réflexion qui s'était faite en elle. Bashô ne savait pas quoi, mais quelque chose d'autre que son beau visage de barbu l'avait attirée jusqu'à lui. Il pensait ne pas tarder à savoir quoi mais il fut étonné de la question d'une banalité déconcertante de son interlocutrice. "Mais elle me veut quoi elle??!" se demanda-t-il.

-En même temps c'est plutôt normal, vous ne pouvez pas connaître tout le monde dans la capitale, c'est une grande ville tout de même! Cependant vous avez raisons, je ne suis pas d'ici mais d'Hibana! déclara-t-il pour éviter de se trahir facilement avec des questions de noms de rues. Je ne rends visite à personne, je ne fais que visiter cette ville. On m'a dit: "Mon bon Ferun! Cette ville est incontournable! Il faut absolument que tu ailles la voir! Et surtout, n'oublie pas d'honorer ta réputation d'écumeur de bar!". Alors moi, ni une ni deux j'ai enfourché mon canasson et suis venu au triple galop jusqu'ici pour goûter votre... Blonde, déclara-t-il après un rapide coup d’œil dans son verre.

Son histoire lui semblait convaincante puisqu'elle ne contenait que très peu d'informations et le faisait passer pour un déconneur; même si quelques détails pouvaient le faire paraître suspect. "A moins d'être en face de l'inspectrice en chef de la police de Chikaï, elle a dû tout gober..." pensa-t-il sincèrement. Malheureusement il était face à bien pire.

-Bon, il va d'ailleurs falloir que je vous laisse, j'ai une réputation à honorer et ce n'est pas en restant dans ce bar cent sept ans que ça va se faire... finit-il en même temps que ça chope.

Comment la tutrice de Mirya réagira-t-elle?

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MessageSujet: Re: Trois destinés, un chemin...   Ven 23 Juin - 23:04



Culpabilité



Malheureusement pour lui et sans qu'il sache pourquoi, la soularde ne le laissa pas partir. "Mais qu'est-ce qu'elle me veut putain??!!" se demanda-t-il. Il commençait vraiment à se demander si elle avait le béguin pour lui. Évidemment que ça lui paraissait bizarre, mais dites-vous qu'il n'envisageait même pas la réalité donc bon. Comment la louve s'y prit-elle pour le convaincre de rester? Ah ben c'est très simple, avec une phrase de ce genre:

-Attend, tu te dis écumeur de bar et tu ne restes que quelques minutes dans chacun d’eux? avait-elle commencé par dire. C'est ça les écumeurs de bars d'Hibana?! Laisse-moi rire! Ici pour porter un tel titre il faut se mettre rond comme une queue de pelle dans chaque bar de la ville pour prétendre l'obtenir! Aller, plie-toi aux coutumes locales et met-toi au boulot si tu veux faire honneur à ta ville!

Assez stupidement il faut le reconnaître, il s'était alors dit que pour être crédible il devait rester pour boire encore au moins plusieurs verres. Évidemment une demi-heure plus tard il le regrettait, seul son taux d'alcoolémie avait changé dans sa situation. Il se mit alors à chercher d'autres combines pour s'esquiver le plus adroitement possible même si rien ne lui semblait évident. Autre chose lui semblait bizarre, son interlocutrice lui posait vachement de questions sur lui, même pour quelqu'un de curieux. Il s'efforçait d'y répondre le plus vaguement possible pour éviter de se trahir bêtement mais plus leur conversation traînait en longueur, moins c'était évident de ne pas le faire. Il reprit alors la parole pour annoncer qu'il allait partir mais cette fois il se promettait d'être intransigeant, rien ni personne ne le retiendrait.

-...Ben dans la vie je fais plusieurs petits boulots, tu sais ce que c'est, dans les petits villages on ne se cantonne pas à un seul emploie. Bon par contre, j'aimerais bien passer des heures à discuter avec toi malheureusement il faut que j'aille dans une certaine boutique qui risque de fermer d'ici une demi-heure... C'est très important et je ne voudrais pas la voir fermée en arrivant devant, tu voies. Mais je reviendrai ici dès-demain si tu veux! mentit-il pour mettre toutes les chances de son côté.

-Ah oui? demanda-t-elle d'un ton étrangement ironique. Tu n'irais pas plutôt voir quelqu'un en particulier par hasard? Aller, ne soit pas timide, tu peux tout me dire tu sais...

A ces mots, le sang du maffieux ne fit qu'un tour. Ces paroles étaient lourdes de sens. Il allait en effet rejoindre Mirya mais comment pouvait-elle s'en douter? Comment bordel?! Qui était cette fille??!! "Bon apparemment elle sait quelque chose! Mais comment aurait-elle pu...? C'est impossible, c'est certainement un hasard! Bon, faisons comme si de rien n'était..." réfléchit-il à toute vitesse. Il commençait à suer et à trembler imperceptiblement. Autant de signes de sa culpabilité.

-Mmm... Non, pas du tout. Je suis venu ici pour écumer les bars comme je vous l'ai dit, il serait bizarre d'emmener une petite fille avec moi! Pourquoi ne pourrais-je simplement pas aller voir une boutique? J'ai à ce point une tête d'alcoolique ? Vous faites du délie de faciès là madame... finit-il en rigolant nerveusement.

Malheureusement pour lui, Geleerde n'était pas là pour rigoler.

- Yare yare daze... répondit-elle en fermant un instant les yeux avant de soupirer et de fixer Makoto assis un peu plus loin pour ensuite fixer de nouveau Bashô. Je suppose que tu oublies que tu te trouves dans une taverne dans laquelle se trouve tout un régiment de soldat, hm ? demanda-t-elle en buvant une gorgée d'alcool. Donc, en prenant ceci dans l'équation, j'aimerais que tu répondes à ma question : entre eux ou moi, à qui veux-tu rendre des comptes ? De plus... Je n'ai jamais dit qu'il s'agissait d'une petite fille, déclara-t-elle en se penchant vers lui. Alors, dis moi... Comment le sais-tu ? finit-elle sur un ton provocateur, taquin et quelque peu impatient.

Bon, il avait totalement merdé, cette fois c'était clair. Mais sa situation avait au moins le mérite de ne plus être ambigüe. Du moins plus trop. Son interlocutrice savait indéniablement quelque chose sur ses agissements et lui ne pouvait plus entièrement les nier. Mais bizarrement, et heureusement pour lui d'ailleurs, elle ne semblait vouloir recourir à la garde seulement qu'en dernier recours s'il se montrait trop réfractaire. Tout comme son attitude trahissait une certaine confiance en elle, ces mots le laissaient penser qu'elle était certainement très forte. Peut-être même plus que lui. Il lui fallait maintenant trouver un moyen pour qu'elle n'ait pas recours à la garde et qu'il puisse tout de même s'échapper de ses griffes.

-Mmm... Je n'ai plus du tout soif après réflexion. Que diriez-vous d'aller dans un endroit plus calme et moins fermé pour discuter? lui suggéra-t-il à voix basse. Il y a des ruelles pas loin peu fréquentées qui me semblent plus adaptées. Évidemment si vous craigniez quoi que ce soit d'un gentleman comme moi on peut également aller dans les jardins publiques qui ne sont un peu plus loin si vous préférez. C'est à votre convenance.

- Très bien, je vous suis. Mais je vous préviens, ne tentez même pas de fuir : je connais cette ville aussi bien que ses soldats, affirma-t-elle d'un ton menaçant avant de se pencher vers Bashô. Pour faire court : échappez-vous, et ça sera toute la garde de Seika qui sera à vos trousses.

C'était assez ironique parce que la conversation avait mis extrêmement longtemps à partir sur le sujet qui les concernait tous les deux mais maintenant que c'était le cas, elle progressait à une vitesse prodigieuse. Tous les éléments s'enchaînaient vite et il ne fallait pas en louper un seul sous peine de se retrouver hors course. Plus pour se protéger lui-même que pour rassurer la louve, Bashô décida de sortir de la taverne pour rejoindre le parc; suivis de prêt par l'hybride. Une fois sur place, Geleerde s'assit sur un banc tandis que le maffieux restait debout.

-Bon, j'aimerais ne plus avoir à tourner autour du pot. Qui êtes-vous pour vous montrer aussi curieuse quant à mes agissements? demanda-t-il simplement.

Est-ce que la conversation avait réellement des chances de se passer dans de meilleures conditions dans ce parc animé peuplé d'enfants en bas-âges? Bashô le pensait en tout cas.

Note au correcteur:
 

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MessageSujet: Re: Trois destinés, un chemin...   Dim 25 Juin - 11:47



Rupture de la discussion



Bashô espérait sincèrement qu'elle répondrait franchement, cela leur permettrait de gagner un temps considérable. En sachant que Mirya attendait coincée dans une poubelle et qu'elle pouvait se faire découvrir ou se réveiller à tout moment, le temps lui était donc précieux. Malheureusement, il ne pouvait prévoir comment la louve agirait et il était maintenant impensable pour lui de l'ignorer. Elle savait manifestement bien trop de choses même s'il ne savait toujours pas comment cela se faisait. Peut-être était-elle une élue ayant certaines capacités de prescience ou de prémonition? Il espérait ne pas tarder à le savoir.

-Hum, toi aussi tu en as marre d'attendre pour rien à ce que je vois, et bien je ne vais pas plus nous faire patienter. Sache que je vis avec une jeune fille appelée Mirya et qu'il me semble que tu la connais et même que tu viens de passer du temps avec elle. N'essaie pas de le nier, je sens son odeur sur tes vêtements et mon odorat ne me trompe jamais. Alors, comment expliques-tu cela? Je te conseille d'être convaincant et d'avoir une bonne explication si tu ne veux pas que je t'étripe, je ne suis pas de très bonne humeur aujourd'hui... le menaça-t-elle avec un air bestial.

Mince! Il était tombé sur une proche de Mirya! Celle-ci avait des facultés vraiment étrange mais qui ne la trompaient pas, comment avait-il pu avoir aussi peu de chances...? "Mais, attend... Une femme proche de Mirya et indéniablement extrêmement puissante, ça ne peut qu'être Geleerde! Mais oui, ça se tient! Quand j'ai croisé le dépravé tout à l'heure qui suivait l'héroïne se Seika, elle venait juste de me bousculer! C'est donc forcément elle! Il faut vite que je trouve un moyen de m'en sortir, si elle est vraiment l'égale de Zayro je suis cuit..." réalisa-t-il. Bon, il lui fallait impérativement trouver un moyen dans la seconde... Il en avait peut être un, mais il n'était pas sûr de pouvoir réussir à le réaliser.

-Non, je suis désolé mais je ne vois pas de qui vous me parlez, vous devez faire erreur! Je viens en effet de passer du temps avec une jeune fille mais elle s'appelait Miranda, pas Mirya! A moins qu'elle m'ait menti sur son nom... Je vais vous faire un portrait robot et vous me confirmerez, d'accord? dit-il en attrapant l'un de ses papiers à haïku ainsi qu'un pinceau.

Mais là, sans que Geleerde puisse réellement voir ce qu'il faisait puisqu'elle était face à lui, il ne se mit non pas à dessiner un visage mais à écrire un haïku.

Marche simple humain,
Lorsque l'Ayns
Se télétransporte!

Ce dernier pourrait lui permettre de se téléporter, seulement c'était la première fois qu'il l'utilisait depuis qu'il était arrivé en Kosaten. De plus, il aurait certainement à l'utiliser plusieurs fois, encore un facteur ne garantissant pas le moins du monde qu'il s'en sortirait. Enfin bon, les dés étaient jetés maintenant, il n'avait plus qu'à tenter et prier pour que ça marche.

Et là, comme l'haïku l'ordonna, l'Ayns se téléporta où son regard le désirait, c'est à dire derrière un gosse à une cinquantaine de mètres de là. Geleerde ne pouvait donc pas agir mais elle le repéra tout de même instantanément, consciente qu'elle s'était faite duper. Le maffieux quand à lui attrapa la tête du gone qu'il était capable de broyer en une fraction de seconde et hurla en direction de l'hybride:

-Ne fais pas un pas de plus sinon je le tue! Tu sais très bien que j'en suis capable et sa vie ne vaut pas moins que celle de Mirya non?! Il est même plus jeune, ça devrait pouvoir te faire réfléchir! Aller, ne fais pas la folle et tout se passera bien!

Dans ses grandes mains, l'enfant qu'il soulevait comme s'il ne pesait rien pleurait. Sa famille autour de lui qui s'était éloignée à l'arrivée impromptue du poète pleurait également. Ce n'était évidemment pas le cas de la louve mais le traître ne garantissait pas s'être quelque peu fait insulter par elle. Enfin, ce n'était pas si grave, il se foutait totalement de ce que pensaient les seikajins de lui après tout, Geleerde comprise. Il n'avait pas de temps à perdre avec leur considération, il devait s'enfuir de Chikai au plus vite. Son otage ne le protégerait pas indéfiniment...

Il se téléporta alors à nouveau aussi loin que son regard pouvait le porter dans la direction de la rue où il avait laissé Mirya. Ne pouvant pas la voir directement, il choisit comme lieu d'arrivé l'un des toits. Il y parvint sans trop se fatiguer malheureusement ce qui devait arriver arriva: il ne put pas transporter l'otage avec lui. C'était certainement simplement un problème de maîtrise, sinon il devait en être capable comme il était capable de téléporter ses vêtements avec lui. Ce problème dû au manque d'habitude devait au moins en réjouir certains, c'était déjà ça...

Il sauta alors de son toit pour se réceptionner sans soucis et sprinter jusqu'à la ruelle voisine avant de récupérer son colis qui traînait dans une poubelle depuis bien trop longtemps déjà. C'était dans ce genre de moments qu'il appréciait vraiment son Nen du renforcement, il lui permettait de courir si vite. Une fois devant la poubelle, il attrapa Mirya toujours inconsciente et lui frappa pour la troisième fois l'arrière du crâne pour éviter qu'elle se réveille. Évidemment il fut encore plus mou que les fois précédentes, le but n'était pas de la tuer, sinon ça aurait été bien plus facile.

C'est alors qu'il aperçut l'hybride accompagnée d'une troupe de garde, comment avait-elle fait pour accourir si vite???!! Décidément, la fougue de l'héroïsme pouvait permettre aux gens d'accomplir de grandes choses, tenait-elle tant à la vie de sa protégée? Au moins autant que Bashô tenait à la sienne apparemment. Malheureusement, tant qu'ils ne pouvaient pas se déplacer instantanément eux-aussi, ils n'avaient aucune chance de l'attraper... A moins qu'il ne réussisse pas à sortir de la ville avant de s'épuiser, c'était également une possibilité. Bon courage à vous, et que le meilleur gagne...

Contextuelle:
 

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MessageSujet: Re: Trois destinés, un chemin...   Mer 28 Juin - 22:47



Fuite



Adossé à la muraille, Bashô voyait la troupe de garde accourir aussi vite qu'elle le pouvait vers lui, plusieurs mètres derrière Geleerde. Elle progressait à une vitesse ahurissante. Dans ses yeux était perceptible un brasero de rage destiné à le consumer. Comment un homme tel que lui osait poser ses mains sur Mirya?!! Comment?!! Son sort ne serait pas enviable si elle l'attrapait et il le savait. Il se ferait proprement éviscérer si jamais cette triste prédiction devait lui arriver. Cette vision lui fit profondément peur pourtant seule cette peur pouvait le faire échouer. En ne paniquant pas, il était intouchable et il aurait alors déjà gagné. "Dix mètres derrière moi." se pensa-il en fermant les yeux. Instantanément, il se retrouva de l'autre côté de la muraille.

Il mit quelques secondes à réaliser qu'il venait de prendre une avance considérable sur la louve. Il le réalisa sûrement quand il l'entendit hurler ou quand il vit des micro-fissures se former dans le mur réputé incassable. Celui-ci tiendrait, c'en était sûr, mais c'était tout de même suffisamment impressionnant pour motiver le renégat à se dépêcher. Malheureusement il doutait être capable de se téléporter avec Mirya dans ses bras encore longtemps. Plus que deu... non, plus qu'une fois certainement. Il lui faudrait utiliser cette unique possibilité à bon escient, peut-être en cas de dernier recours.

Dans les faubourgs de la ville ne subsistait pas l'agitation milicienne de l'intérieur de Chikaï. Ces gens-là n'étaient en rien au courant de ce qu'il venait de se passer malgré les quelques cornes qui commençaient à se faire entendre. Eux venaient juste de voir un homme apparaître avec une femme sur l'épaule. Quelque chose de somme toute assez banal finalement. Pas le temps de niaiser, le poète courut en direction des bas-fonds de la ville. S'il ne se téléportait pas tout simplement à des kilomètres de la ville, c'était à cause de Kuru et de Mirya bis. Ces deux-là l'attendait à Chikaï même, il ne pouvait pas se permettre de les abandonner. Ils seraient certainement très vite au courant de toute l'histoire et essaieront de le rejoindre à l'extérieur de la ville malheureusement s'il les attendait les gardes arriveraient avant eux-deux. Le hunter ne voyait donc qu'une seule solution: confier la fille à quelqu'un qui lui la rendrait plus tard pour brouiller les pistes. Cela avait de bonnes chances de marcher. Maintenant la difficulté serait de trouver la personne de confiance à qui il pourrait confier la cible de Zayro.

Alors qu'il courrait dans les rues un peu au hasard à la recherche d'une solution, il passa à côté d'un étal d'huiles essentielles. Il en attrapa une à la volé, un crime de plus à la longue liste de son passif. Celui-ci n'était pas top-prestige mais bon, c'était toujours ça de pris en street-cred. Il ne l'avait pas pas fait au hasard...

Quelques minutes plus tard, la providence mit sur sa route l'élément qui lui manquait pour résoudre son problème: le transporteur de Mirya. N'oublions pas qu'il lui fallait quelqu'un qui soit prêt à ne pas être payé de suite, c'était Kuru qui avait tout leur argent en ce moment. Alors qu'il arrivait dans une rue non-pavée, il croisa une troupe de soldats escortant cinq Zayriens jusqu'en prison. C'était ce que se vantait de faire le caporal en tout cas. "Si Fenghuang a un double maléfique, je le remercie..." pensa l'Ayns comme en état de grâce. Cet élément changeait tout. Il se jeta alors sur les gardes pour tous les tuer ou les laisser à demi-mort, il n'en avait cure. Les soldats de l'Empire n'étaient que déchés inutiles à ses yeux après tout. Inutile de préciser que le combat ne fut pas bien difficile entre son Nen du renforcement et ses multiples glyphes. Ceux de destructions étaient d'ailleurs particulièrement efficaces, nécrosant les chairs d'horribles façon.

-Merci beaucoup monseigneur, nous vous remercions de nous avoir libérés, mais qui êtes-vous pour vous montrer si bon envers nous que si peu comprennent? demandèrent étonnement poliment les cinq hommes.

Ce qu'il s'apprêtait à dire allait lui arracher la gorge mais bon, il 'avait pas tellement le choix. Heureusement "dire" et "penser" n'étaient pas choses similaires.

-Je suis un Zayriens moi aussi, et même l'un de ses plus fervent puisqu'il m'a élu! s'exclama-t-il en dévoilant son ventre sur lequel apparaissait l'horrible marque d'atomes corrompus du Messager de l'Enfer. J'ai grandement besoin de vous, Zayro lui-même a grandement besoin de vous! Je veux que vous preniez les chevaux des gardes et que vous vous enfuyez en prenant avec chacun de vous une personne d'un mètre cinquante environ que vous enroulerez dans une couverture pour qu'on ne voit pas qui c'est! Vous n'êtes pas obligés de capturer quelqu'un , vous pouvez également très bien remplir votre couverture avec autre chose tant que c'est crédible. L'un de vous transportera cette jeune fille! Il devra me l'apporter aux grands lacs de Minshu! Si vous réussissez avec succès votre tâche, alors vous serez tous récompensés par Zayro lui-même, je vous le promet mes frères!

Inutile de dire que cette petite tirade fit son effet chez les amis Zayriens. Qu'il était utile d'avoir des fanatiques sous la main, vous pouviez être sûr qu'ils accompliraient leur tâche jusqu'au bout quitte à en mourir... Dans la ruelle il n'y avait maintenant plus qu'eux, tout le monde avait déserté et Geleerde serait assurément là d'ici quelques minutes. Bashô aspergea alors les lieux de l'huile essentielle de manière à ce que leur odeur en soir indétectable, même pour l'héroïne de Seika. Elle perdrait alors leur trace sur cette funeste scène crime. Bashô leur souhaita alors bon courage et ceux-ci se séparèrent donc immédiatement. Les Zayriens étaient prêts cinq minutes plus tard, encore cinq de plus et ils quittaient la ville.

Un énième plan en tête, Bashô grimpa les escaliers d'un clocher pour rejoindre son sommet. De là, il pouvait voir toute la ville et ses environs même s'il était évidemment lui aussi visible par cette zone.

Ce que le preux voie
Désormais,
Flambera. C'est la loi.

Il se mit alors à tout faire flamber pour attirer les gardes à lui ce qui marcha remarquablement bien, ils n'allaient pas laisser leur belle ville brûler sans rien dire après tout. Cela laissa le champ libre aux cinq cavaliers fuyards pour quitter la ville en catimini. Évidemment, les miliciens ne mirent en revanche pas longtemps à acculer en haut du clocher l'élu qui n'avait plus aucun échappatoire. Plus aucune sauf celle de la téléportation. Quatre-vingt-dix kilomètres, tel était son potentiel de déplacement instantané. Il n'en parcourut que cinquante de cette manière, mais c'était bien suffisant. En effet, il était déjà bien fatigué, il s'écroula alors en plein paysage de campagne sans savoir s'il avait gagné ou non. Les gardes ne pourraient pas le retrouver, ça c'était clair, mais ça ne servait pas à grand chose si le Zayrien transportant Mirya n'avait pas réussi à s'enfuir lui-aussi. Tout à l'heure il n'avait pas vu Geleerde, elle avait certainement flairé la combine. Mais avait-elle réussi à prendre en chasse le bon Zayrien...? Bashô était optimiste quand à son futur mais ne pouvait s’assurer de rien.

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