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Mais qui est le *** qui a posé ça là ?
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MessageSujet: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Dim 12 Fév - 22:28

quête de février 2017:
 

Kansei … La capitale de Minshu n’avait pas vraiment changé, depuis la dernière fois où l’hybride s’y était rendu. Ses fortifications étaient peut-être un peu plus garnies … ce qui n’avait rien d’étonnant, avec la guerre qui se préparait. Ceci étant, dans les rues, les mines n’avaient pas l’air particulièrement plus grises que de par le passé, et l’ancienne chasseuse de monstres n’avait rien noté de particulièrement anormal … à part le fait qu’elle attirait parfois les regards des curieux. Non pas à cause de son apparence ou de son comportement à elle : elle ressemblait à ce qu’elle était, une voyageuse qui ne s’arrêtait que temporairement à un endroit avant d’en repartir … Non, ce qui attirait l’œil des passants se trouvait non loin d’une de ses jambes, trottinait à côté d’elle à une allure assez rapide pour compenser la petite taille de ses pattes, et … ne pouvait s’empêcher de répondre aux provocations du moindre chien qui passait, ces dernières semblant affreusement fréquentes. A plus d’une reprise, la blonde avait dû siffler d’une manière particulière, ou appeler Oor’ka par son nom pour l’empêcher d’assassiner un autre animal de compagnie : elle avait réussi, bien qu’avec quelques difficultés. Il ne répondait pas au doigt et à l’œil … mais au moins, il répondait. En quelques semaines de dressage à peine, c’était plutôt une bonne chose. Le premier évènement véritablement notable de la journée, du moins pour la chasseuse, se produisit en passant non loin d’un poste de gardes. Quelque chose de simple à vrai dire … quelqu’un l’appela par son prénom, l’interpellant en pleine rue. Se retournant donc naturellement, elle eut la surprise de voir arriver vers elle un garde Dont le visage lui était familier. Pas le nom, cependant. Ce qui était dommage, vu qu’il s’approchait avec un grand sourire.

… Oui ?
Bonjour ! J’avais peur d’avoir faux sur le prénom … Après tout, on ne s’est pas vu longtemps la dernière fois.
je confirme … d’ailleurs, je ne suis pas certaine d’avoir bien retenu …
Itachi, enchanté. Je crois qu’il n’a pas été cité la dernière fois que nous nous sommes croisés. Vous cherchez de nouveau un travail pour élu ?
Vous en avez un ? La réponse avait été posée sur un ton courtois, et pas trop vite … L’idée de donner l’impression qu’elle était désespérément dans le besoin ne séduisait pas la semi-vampire. Et en plus, c’était faux.
C’est probablement pour ça que je vous ai interpellé en premier lieu, répondit l’homme avec un petit sourire. La chasseuse ne put s’empêcher de sourire sous son masque, et d’approuver d’un hochement de tête. Venez, mon supérieur vous en parlera mieux que moi.

Même sans disposer d’une audition particulièrement élevée, Itachi entendit parfaitement le gémissement qui sortit de la bouche de la blonde. Et ce dernier le fit pouffer, même s’il n’en montra rien, se détournant déjà vers le poste pour y retourner. D’un claquement de doigt, la blonde attira l’attention de son jeune familier, qui était en train de renifler le pied d’un mur … Et d’un geste de la main, elle l’enjoint à la suivre. Elle fut assez satisfaite de le voir arriver à côté d’elle un instant plus tard à peine.

* *
*

Mais … Vous êtes sûr qu’il a pas besoin d’une muselière, ou quelque chose, quand même ? L’a l’air d’avoir des dents pointues…
La semi-vampire se gratta un peu la tempe de l’ongle du pouce, et répondit sur un ton particulièrement monocorde. Il génère en permanence de la foudre et peut la transmettre par simple contact … vous pensez sincèrement qu’une muselière va y changer grand-chose, s’il se décide à vous attaquer ?
Grumbl … Mouais, bon. La prochaine fois, hors de mon bureau, hein ! C’pas une animalerie ici … Le garde continua d’observer Oor’ka pendant encore un instant, alors que ce dernier décortiquait avec application un morceau de viande dure que lui avait donné sa propriétaire, sur le sol. Se redressant finalement, il tapa du plat de la main sur son bureau, ce qui …n’avait aucun intérêt. Bon ! J’me souviens d’vous, ma p’tite …
Mhh, moi aussi. Il paraît que vous avez du travail à confier à des élus comme moi ?
Bon, on dirait qu’Itachi vous a déjà donné les bases … C’est bien, l’est pas trop débile l’gamin. La chasseuse se retint de commenter que, malheureusement, ce n’était pas le cas de tous dans ce bâtiment. Alors… On a comme qui dirait un p’tit problème, du côté de la plaine verdoyante. Un gros, même.
Gros comment ?
Comme une statue de 20 mètres de haut, voilà “gros comment”.
Ah. Même si elle était relativement surprise, elle ne pouvait s’empêcher de trouver ça un peu stupide, présenté comme cela.
Une statue de 20 mètres de haut d’un truc en train d’écraser Manshee. Rien qu’ça ! Et à notre époque, en prime … Tsss, j’vous jure.
Et … Vous savez qui a fait ça ?
Probablement ceux qui prient en dessous, pardi !
Bien sûr … Où avais-je la tête. La traqueuse leva les yeux si haut qu’elle eut l’impression qu’elle allait se mettre à regarder sa propre cervelle sous peu, à ce rythme. Reposant ses prunelles dorées sur celles, grises et usées, de l’officier, elle nota que ce dernier l’observait avec une concentration et un énervement palpable.
Si j’vous intéresse pas, z’avez qu’à le dire, hein …
Quand bien même ce serait le cas, et ça l’était très clairement, je pense que nous avons tous les deux plus urgent à faire que débattre là-dessus … non ?
Mouais. Le vieil officier se recula dans son siège, croisant les bras sur son torse et gardant les yeux plissés, l’air méfiant. La traqueuse ne lui laissa pas le temps de réfléchir à ce qu’il pourrait dire après avant de reprendre.
Comment se déroule la mission, cette fois ? Et qu’est-ce que vous voulez que je fasse exactement ?
Boah … Pas grand-chose. Trouvez un moyen de détruire c’te saloperie, déjà. Et puis ramenez ces abrutit de cultistes dans le droit chemin, tant que vous y êtes.
Vous voulez aussi que je trouve la créature, probablement réelle, à l’origine du culte, et que je la descende aussi, peut-être ?
Bah, ce s’rait pas mal … Vous en êtes capable ?
Non. Ca lui apprendra à faire de l’ironie avec des gens trop bêtes pour la saisir.J’officie seule ou en groupe ?
J’me disais aussi que vous aviez pas l’air bien redoutable … Un instant, l’hybride se demanda si sa mâchoire était capable de s’ouvrir assez pour qu’il n’avale son couvre-chef de métal. En d’autres termes, elle avait de nouveau envie de lui faire manger son casque. Et non, bien sûr que non. ‘fin, ce sera pas un gros groupe non plus cette fois encore …
… Pourquoi ?
Bah parce que pour l’instant, z’êtes la première à qui on propose de faire ça. On vous dira quand vous aurez des partenaires qui se présenterons, et ensuite, on vous enverra en groupe … C’mieux, vu que l’endroit où se trouve la statue est pas juste à côté.
Quelques jours de cheval, quelque chose comme ça ?
Kek’chose comme ça, ouais. Allez parler au maréchal ferrant, à deux rues d’ici … Il vous expliquera comment on s’arrange pour les montures, tout ça … On a déjà vu ça avec lui.
ça marche … Oh, heum … Une question.
Le garde, qui avait visiblement déjà commencé à reprendre sa gazette, et n’appréciait pas qu’on le coupe dans son élan, releva le regard et un sourcil. Mhhh ?
La traqueuse se retint de soupirer lourdement. C’était une question pour le bon déroulement de sa quête … Elle devait la poser. Et sa bouche n’était toujours pas assez grande, probablement. Les prisonniers que nous avons fait, Tanil et moi, à notre dernière mission … Où sont-ils ?
Ah ! Bah en cellule, où voulez-vous qu’y soient ?
Vous ne les avez pas transféré dans un bagne ? La blonde s’était légèrement avancée, intéressée par cette réponse. Le garde nota, et répondit d’un air circonspect.
… C’est prévu. Dans p’têt pas longtemps. Dépend de s’ils se mettent à table ou pas …
Je pourrais leur parler ?
Non. La blonde laissa ses épaules tomber mollement, et lâcha enfin son soupire. Il avait un côté satisfaisant, depuis le temps qu’il était retenu. ‘Fin. Ça dépend. Pour quoi faire ?
Vous voulez que j’vous débarrasse de votre statue ?
Un peu, ouais ?
alors j’aimerais rencontrer un ou deux experts en explosifs pour avoir des … « conseils avisés », disons.
Le capitaine haussa les sourcils, creusant au moins 5 rides sur son front déjà bien marqué par l’âge. Puis, claquant la langue contre son palais, il hocha la tête en reposant son journal. C’est qu’c’est pas bête, tout ça … Z’êtes moins bête que vous en avez l’air, c’est bien … Sous la table, la traqueuse sentit très clairement qu’elle venait de serrer le poing si fort que ses ongles étaient rentrés dans sa paume. J’vais voir ce que j’peux faire. Pas tout de suite, par contre … J’veux dire, pour les voir. Le temps que j’en réfère à mon supérieur, tout ça … Vous savez ce que c’est hein … les gradés. Il lui adressa un clin d’œil qui fit disparaître toute trace de haine dans le cœur de la chasseuse.

Avec certains individus, ce n’était même pas la peine de chercher. Ils étaient juste … trop … eux pour qu’on puisse encore sauver quoi que ce soit. Hochant la tête comme si elle comprenait parfaitement, elle prit congé de l’officier d’un bref « Bien sûr. Je vous laisse, donc. », avant de se détourner, et de se diriger vers la sortie de la pièce … Mais avant de le faire, elle ne put s’empêcher d’appeler son familier. Ce dernier, qui reniflait les bottes de l’officier, se tourna tout de suite vers sa propriétaire, et la rejoint en deux bonds. Il ne restait donc plus qu’à attendre un ou deux autres élus, donc … Bien. Aller voir ce maréchal ferrant ne semblait pas une si mauvaise idée, dans l’immédiat … Elle en informa Itachi, histoire que quelqu’un puisse dire où elle s’était rendue, puis sorti du poste de garde. Des statues géantes … Et puis quoi, encore. Des îles volantes, la prochaine fois ?


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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Mar 14 Fév - 21:48




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Mais qui est le *** qui a posé ça là ? Haru connaissait désormais la nation de Minshu pratiquement comme sa propre poche. De fait, il avait déjà parcouru plusieurs fois la République, tout en s’arrêtant dans chacun de ses lieux clés. Que ce soit le temple, le camp d’entraînement, la capitale ou même les plaines, rien n’avait fait exception. C’était d’ailleurs fort pratique pour le Dessinateur puisque cela augmentait sans cesse sa panoplie de destinations possibles grâce au Pas sur le Côté. Enfin, lorsqu’il pouvait l’utiliser, car le sceau imposé par le dieu serpent l’affaiblissait considérablement… Quoiqu’il en soit, le jeune homme était maintenant tout à fait capable de devenir guide touristique du coin. Même si ce n’était pas vraiment ce qu’il désirait.

Actuellement, ses pas l’avaient guidé, une fois de plus, vers Kansei, joyau et cité-mère de Minshu. Une magnifique ville aux teintes émeraudes et abritant une gigantesque bibliothèque. Un régal pour les touristes comme pour les étudiants. Une horreur pour les malfrats, car la sécurité y était plus que renforcée. Une perle pour les postulants à l’armée étant donné qu’il s’agissait d’un bastion de l’une des trois grandes forces militaires de Kosaten. Bref, une capitale digne de ce nom que le Marchombre prenait plaisir à retrouver.

Il se souvenait parfaitement de ses nombreuses escapades en ces lieux. La première fois, alors qu’il venait tout juste d’être privé de son monde et que son estomac criait famine, Haru s’était vu contraint de délester un riche marchand de son portefeuille. Le larcin réussi, il avait ensuite pu se sustenter à sa guise, se reposer correctement, puis découvrir le vaste puits de sagesse qu’était la bibliothèque. Cela remontait tant, et pourtant l’épéiste pouvait très bien revisualiser la scène dans son intégralité.

Alors qu’il flânait une énième fois dans les longs boulevards, le regard de Haru fut attiré par une étrange affiche, collée sur un grand bâtiment, gardé par deux hommes. Le dessin était celui d’une statue étrange représentant une chose difforme écrasant un serpent. Intrigué, le Minshujin s’en approcha pour distinguer les caractères inscrits en dessous. Quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre que c’était une demande d’intervention afin de détruire une fausse idole ridiculisant le dieu protecteur des Verts.

Haru n’était pas pieux, et avait beaucoup de raison de haïr le Serpent qui le privait de sa liberté. Néanmoins, il avait aussi appris à apprécié certains natifs beaucoup plus croyants que lui, et se sentait affligé pour eux. C’est pourquoi il s’avança encore pour se manifester auprès du duo. Dévoilant son sceau en entrouvrant sa veste, le garçon aux cheveux bleus obtint ainsi aisément le droit de passer.

Plus haut, un officier lui enjoignit d’attendre quelques instants. Apparemment, une autre élue était déjà sur le coup, et faire la mission à plusieurs ne serait pas un luxe. D’autant plus qu’il était toujours possible qu’un troisième se joigne à eux. Ainsi donc, Haru s’installa dans un siège, patientant le temps qu’il faudrait.

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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Mer 15 Fév - 2:51



Son arrivé en Kansei, la capitale de Minshu, ne fut pas si reposante qu’il le pensait. En effet, dès qu’il entra dans la cité, il remarqua aussitôt une certaine anxiété causé par une guerre imminente. La cité était aussi très bien garder et des soldats l’accueillir avec un œil suspect en premier, car ils ne l’avaient jamais vu, puis leurs regards changèrent quand il leur montra son sceau sur sa poitrine, rassurant les gardes.

Il n’eut fait que quelques pas dans la cité qu’il entendait déjà quelques gardes postés non loin parler d’un colosse de pierre écrasant la statut du Dieu Serpent. Mizoku se rapprocha du petit groupe de garde qui s’injuriait d’un tel affront envers la cité en s’attaquant directement à leur Dieu. Le Sowano, n’étant pas particulièrement croyant, s’intéressa malgré tout au problème des gardes.

- Oui? Nous pouvons vous aider? Dit un garde en remarquant que Mizoku les regardait.

- Je ne voulais pas vous déranger, seulement je vous ai entendu parler d’un colosse de pierre… je serais intéressé à savoir ce qui se passe.

- Un géant de pierre est apparu et il écrase notre Dieu … Nous ne savons pas qui a fait un tel affront envers notre Dieu, mais ils doivent être puni pour leurs actes.

- Malheureusement, nous ne pouvons pas envoyer des soldats là-bas, car nous nous mobilisons pour la guerre. Nous engageons des élus pour faire la tâche.

- D’ailleurs, deux d’entre eux sont déjà aux écuries, prêt à partir pour cette mission.


- Bien, je pense les rejoindre pour les aider dans cette quête.


Il les salua d’un signe de tête et se retourna pour s’aventurer dans les rues de la cité. Après quelques mètres il s’arrêta. Où était l’écurie? Mizoku n’avait pas pensé à poser la question un peu plus tôt. Il avait été trop concentré à aider les gardes. Il demanda son chemin à quelques marchands de stand extérieur et rejoignit le bâtiment des chevaux. Là-bas, il aperçut deux gardes préparant des cheveux et deux autres individus qui ne lui disaient absolument rien. Il s’arrêta devant eux :

- Excusez-moi … on m’a dit que deux élus étaient ici pour une mission concernant un colosse de pierre. Je tenais à vous dire que je faisais aussi parti de cette mission.

En espérant seulement que ce colosse ne soit pas vivant, sans quoi je suis mal barré.





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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Mer 15 Fév - 23:42

La semi-vampire allait sortir du poste de garde lorsque, soudainement, on la rattrapa pour lui taper sur l’épaule. Haussant un sourcil en se retournant, elle avisa le jeune homme essoufflé qui venait de courir dans les couloirs, et lui laissa de reprendre un peu sa constitution pour lui parler. Ce dernier l’informa, toujours un peu haletant, du fait que son supérieur avait pu parler à la personne en charge pour ce secteur de la ville … Et que, dans le cadre de la quête, elle avait l’entière autorisation d’aller voir les prisonniers, voir, si besoin, de négocier une réduction de peine légère. Elle ne put s’empêcher de ressentir une bouffé de gratitude pour la dernière chose : visiblement, le commandant avait compris ce qu’elle comptait faire … Marchander. Anticiper sa demande lui retirait une grosse épine du pied, c’était le moins qu’on pouvait dire. Saluant le jeune garde après l’avoir remercié, elle prit congé, se dirigeant donc de nouveau vers l’intérieur du poste, vers le niveau sous-terrain où se trouvaient les cellules.

Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver les deux pièces où étaient emprisonnés les deux individus qu’elle avait aidé à traquer : un garde était posté devant chaque porte en permanence, et ces dernières étaient bien plus renforcées que les autres qu’elle pouvait percevoir. Ne s’embêtant pas vraiment, la semi-vampire demanda qu’on lui ouvre la cellule la plus proche de l’entrée, et regarda un peu plus loin dans la prison pendant qu’on déverrouillait la lourde serrure. Le prisonnier était l’homme auquel elle avait blessé les jambes, si sa mémoire était bonne … Il avait le teint cireux. Visiblement, il ne dormait pas, mais ne se tenait pas non plus comme s’il était éveillé … Enfin, du moins, jusqu’à ce que la porte ne s’ouvre. Tournant la tête et observant un peu le couloir, la blonde émit un claquement particulier de la langue : aussitôt, son jeune protégé revint en trottinant, avant de la suivre à travers la porte ouverte. S’accroupissant à un mètre du terroriste à peine, la traqueuse l’observa pendant quelques instants … Avant que ce dernier ne rigole. La porte claqua dans le dos de la semi-vampire, qui n’en avait pas grand-chose à faire.

Tu viens savourer ta victoire ?
Je n’appelle pas ta capture une « victoire » … au mieux une réussite mitigée.
Tss. A d’autres. L’expert en explosifs pencha la tête sur le côté, la regardant avec un air torve … puis soupira en voyant qu’elle ne changeait pas d’expression. Admettons.. Qu’est-ce que tu veux, alors ?
Marchander.

Le prisonnier eut un éclat de rire, qui résonna dans les geôles entières alors qu’il rejetait la tête en arrière, avant de la laisser retomber vers l’avant et de la secouer doucement. La traqueuse resta impassible, se contentant de glisser ses doigts dans la fourrure de l’animal à ses pieds, lui gratouillant doucement la nuque. Ce dernier, un peu surpris au premier abord, finit par se laisser faire, tendant même un peu la tête vers l’avant. Le terroriste, qui s’était assez rapidement calmé, observa le duo en faisant progressivement une moue … Avant de soupirer.

Et tu es sérieuse, en plus …
Ai-je vraiment la tête d’une amatrice de plaisanterie ?
L’homme ricana de manière désabusée avant de répondre. Et qu’est-ce que tu pourrais bien avoir à m’offrir … ? Ou me vouloir ?
Simple. J’aimerais savoir comment fabriquer une bombe.
Un silence s’en suivit pendant quelques instants, durant lequel l’homme plissa tellement les yeux qu’on aurait pu se demander s’il ne cherchait pas tout simplement à les fermer. Là encore, la demoiselle ne chercha pas à le brusquer, et le laissa l’étudier tout son saoûl … Avant qu’il n’inspire profondément. Vous y connaissez quoi, en explosif ?
Il vaut mieux ne pas rester dans les environs lorsque ça s’active. Pour le reste … c’est très divers.
L’homme pouffa un peu, penchant la tête sur le côté ça ferait beaucoup à apprendre, ça, donc … Et qu’est-ce que tu peux m’offrir en échange ?
La vampire haussa les épaules, fermant les yeux un instant. Dis-moi plutôt ce qui t’intéresse, cela irait plus vite.
He … Je suppose que si je te dis « une pute », tu serais infichu de m’apporter quoi que ce soit.
Ce fut à la blonde de hausser un sourcil cette fois, et d’observer un court silence. Soupirant, elle finit par hocher négativement la tête. Je doute d’en trouver une qui accepterait de rentrer ici, je doute qu’on l’autoriserait à rentrer même si je la trouvais, et je doute qu’on m’accorde quoi que ce soit pour la payer de toute manière.
Bien ce qu’il me semblait … L’homme pencha la tête sur le côté, un sourire revenant sur ses lèvres gercées. Et toi ?
Tu voudrais coucher avec moi ?
He … J’espérais au moins provoquer un peu de surprise … Non. Je voudrais juste … Disons, un baiser, en échange de quelques infos.

Ce fut au tour de la blonde de rigoler, plus ou moins doucement. Se relevant, elle se rapprocha de la porte, et tapa à deux ou trois reprises sur le battant. Le judas glissa sur le côté, le temps que le garde ne regarde qui demandait à sortir, avant qu’il ne rouvre la porte … Tendant le bras, la chasseuse se saisit d’une torche, la délogeant de son emplacement mural, avant de revenir dans la cellule, à sa place devant le prisonnier. Baissant son masque avec une main, elle observa ce dernier, un sourire moqueur sur les lèvres. Si l’homme ne comprit pas pourquoi, il se mit assez rapidement à se méfier, plissant les yeux en la regardant.

Un baiser, donc ? L’homme resta coi … Puis hocha la tête en silence. Tu es sûr ?

Avant même qu’il ait le temps de répondre, elle se mit à sourire plus franchement. Et par « sourire », c’était cette fois plus ou moins pleinement, c’est-à-dire en dévoilant une bonne partie de sa dentition … Même si elle savait que l’individu face à elle en voyait bien assez. Reflétant doucement la lumière vacillante de la torche, ses dents brillaient légèrement à cause de la salive dont elles étaient naturellement couvertes. Les yeux du fanatique s’étaient agrandis de manière presque burlesque à cette vision, et il sembla presque tenter de se reculer contre le mur de la cellule pour s’éloigner d’elle … Elle remit son masque en place assez rapidement, mais ne perdit pas son sourire en-dessous. Elle se doutait bien qu’il avait vu ses crocs.

Foutu monstre …
On peut le présenter ainsi. Donc, ce baiser ?
L’homme plissa de nouveau les yeux, clairement méfiant, avant de soupirer en détournant la tête. à environ 3 kilomètres à l’est de la planque que vous aviez trouvé, yen avait une autre … Une autre baraque abandonné, du même genre. On y avait entreposés quelques réserves. Pas grand-chose, mais de quoi faire un joli boum quand même. Si vous avez pas raflé tout ce qu’il y avait là-bas, tu devrais trouver de quoi la faire, ton explosion. Du tout simple : t’allumes une mèche, ça pète quand la mèche est consumée jusqu’au bout. Si ça suffit à te faire virer de là, ça suffira à mon bonheur aussi …
Trop aimable.

Se relevant en poussant un peu sur ses genoux avec ses mains, la semi-vampire se détourna, et se dirigea vers la porte, qu’elle rouvrit sans avoir à toquer : le garde n’avait pas pris la peine de la refermer. Remontant les escaliers une fois certaine qu’Oor’ka la suivait bien à la trace, la traqueuse soupira quelque peu en revenant dans une zone plus « normale » du bâtiment … Les geôles ne sentaient clairement pas la rose. Cependant, avant qu’elle ne puisse s’éloigner beaucoup plus, un garde, qui était visiblement resté dans le couloir, se décolla de la paroi en la voyant et s’approcha d’elle avec un sourire, pour l’informer qu’un autre élu s’était présenté à la quête … Visiblement, il l’attendait à l’étage ? Et bien, tant mieux … au moins, ça n’avait pas trop tardé. Montant donc les escaliers, elle parcouru l’étage pendant quelques instants, jusqu’à repérer le jeune homme, assit dans un des couloirs, à attendre. S’approchant de lui, elle lui tendit la main, tant pour la serrer que pour l’aider à se relever.

Je suppose que tu es l’autre élu dont on m’a parlé, pour l’histoire de Statue géante ? Valentine Weathley, enchantée … J’te propose qu’on fasse les présentations approfondies durant le voyage ? On aura un peu de temps pour ça … Et le plus tôt on va chercher nos chevaux, le plus tôt on peut décoller.

Pressée ? Peut-être un peu … elle voulait aussi éviter que leur … Petit détour ne leur coûte trop, question temps. Non pas que le problème avait l’air des plus urgents (ou en tout cas, rien n’allait être détruit si personne ne faisait rien dans les 5 minutes qui suivaient), mais le plus tôt cette mission serait terminée, le mieux ce serait … Ressortant du poste, la blonde ne parcouru que quelques rues, accompagnée de l’autre élu, et parvint jusqu’à la boutique d’un maréchal ferrant, qui affichait clairement à son enseigne (le symbole de la nation dans un fer à cheval) qu’il travaillait avec cette dernière. Elle confirma cependant la chose à l’oral avec le brave homme, qui l’informa qu’effectivement, il avait 3 chevaux bien entraînés et frais de disponibles. Lorsqu’il posa la question par rapport à la petite boule de poils bleue foudre, la blonde rigola doucement, et l’enjoint à ne pas trop s’inquiéter à ce sujet … Il serait capable de suivre. Ce ne fut qu’à ce moment qu’elle remarqua un troisième individu, qui semblait à sa couleur de cheveux un peu plus âgé sans pourtant être trop vieux, et qui signifia sa volonté de les aider dans leur quête.

Et bien … Justement, les deux élus sont face à vous … Et vous tombez à pic, c’est le cas de le dire. Je reviens dans un instant : je vais juste demander des sacoches supplémentaires pour mon cheval … L’homme qui tient l’écurie m’a dit que ceux que nous avons déjà sont remplis de vivres pour le voyage, mais j’aurais besoin d’une ou deux de plus, vides … Et nous risquons de faire un petit détour, au début du voyage. Rien de bien gros : il faudra juste sortir à la porte est, au lieu de la porte nord comme nous a indiqué l’officier.

Dire « je vous laisse » était peut-être un peu superflu : elle ne s’éloigna au plus que de quelques mètres … Mais bon. Autant essayer de ne pas laisser une mauvaise première impression à ses deux compagnons de route.


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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Jeu 16 Fév - 10:56




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Mais qui est le *** qui a posé ça là Calé dans son siège, Haru se demandait ce qu’il faisait là… En effet, lui qui détestait Manshe, qui était même prêt à mettre de côté ses valeurs morales le temps d’affronter le dieu serpent, qui était déterminé à aller jusqu’au, quoi que cela lui en coûte, lui s’était aujourd’hui proposé pour rendre un service à cette même divinité… Et pas des moindres, puisqu’il s’agissait, d’après le texte de l’affiche, de dissoudre un culte faisant tâche à la religion principale. L’ironie de cette situation était évidente et dérangeait grandement le Dessinateur. Néanmoins, il faisait cette tâche pour rendre service à la population qui l’avait accueilli malgré son statut particulier.

Haru n’eut d’ailleurs pas longtemps à attendre, car environ une dizaine de minutes plus tard, une femme, assez jeune d’apparence, portant des cheveux blonds mi-longs et au teint un peu blafard, vint se présenter à lui, tendant une main amicale. Le garçon au foulard s’empressa de la serrer, tout en apprenant que celle-ci se nommait Valentine Weathley. Cependant, alors qu’il était sur le point de révéler à son tour son identité, elle coupa court à ce sujet, proposant de faire connaissance une fois qu’ils seraient en chemin. Il était vrai que le papier précisait que la statue dérangeant se situait dans les plaines verdoyantes, à l’extérieur de la capitale.

Le jeune homme acquiesça et suivit donc sans attendre Valentine. Ils arrivèrent aux écuries peu après. Haru n’était pas souvent monté à cheval et il espérait ne pas rencontrer de mauvaises surprises dans les heures qui suivraient. Après tout, ce genre de monture pouvait ressentir le malaise des cavaliers, ce qui impliquait normalement une certaine confiance en soi… Cela allait être compliqué pour le Marchombre…

C’est à ce moment-là qu’il remarqua un homme d’un âge avancé, qui révéla à son tour faire partie de la mission. Haru était étonné de voir un si vieux mercenaire en action, mais il ne sous-estimait jamais personne d’autre que lui-même et se doutait que l’autre avait de la ressource. Il tendit donc une main vers celui-ci, avec un sourire timide.

La blonde sembla assez rapidement prendre la direction du trio. Cela ne dérangeait pas Haru, qui n’était pas habitué à commander les opérations. Aux dires de Valentine, le jeune bretteur comprit qu’elle avait une idée derrière la tête. Il opina donc sans broncher aux instructions de cette dernière, prenant sa suite.

« Au fait, je me nomme Haru. »


Il n’en dit pas plus à son sujet. Non pas parce qu’il manquait de confiance envers les deux autres, mais plutôt du fait qu’il n’osait pas monopoliser la parole plus longtemps… Jamais il ne parviendrait à changer…

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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Sam 18 Fév - 0:55



Quel accueil … amical. Mizoku ne fit aucun commentaire sur la présentation de la blonde. Il préféra lui sourire, même s’il fut un peu ébranler par le ton légèrement sec et pressée de la jeune femme à partir. Le deuxième jeune homme vint à sa rencontre et lui tandis la main pour le saluer. Mizoku la lui serra avec une forte poigne et en lui souriant à son tour. Ce geste lui fit oublier les manières brusques de la jeune femme.

Quand elle revint avec des provisions supplémentaires et les chevaux, Mizoku se rapprocha d’une belle jument blanche robuste. Il lui caressa le museau et son cou puissant. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas monter à cheval, mais il avait bien hâte de faire le chemin sur le dos de cet animal. Il alla ensuite vérifier les provisions qu’il avait dans les sacs. Ce serait suffisant pour la route, ça s’était si le détour de la blonde n’était pas trop long, même si elle disait que le détour n’était pas long.

Il ne comprenait pas d’ailleurs les raisons de la blonde à vouloir prendre un détour. Était-ce pour des raisons personnelles ou avait-elle un plan en particulier? Mizoku n’appréciait pas trop les initiatives de Valentine sans qu’elle n’en parle davantage à ses coéquipiers. Le vieux avait tout de suite sentie à son arrivé que s’était elle qui dirigeait, mais elle ne donnait que très peu de détail quant à ses plans.

Mizoku grimpa sur le dos de son cheval, tout en échappant un grognement d’effort et de douleur. En effet, ça hanche le faisait souffrir et il avait peur de se bloquer le dos en faisant un tel effort. Il réussit finalement à monter sur la selle sans rien se briser. Il soupira de soulagement. Ils prirent donc la direction de la porte Est au lieu de la porte Nord.

- Pourquoi prenons-nous un détour? Avez-vous un plan en particulier ou vous avez quelques choses de personnel à régler?

Il espérait que la jeune femme lui réponde franchement, même s’il n’arrivait pas tout à fait à la cerner au premier regard. C’était d’ailleurs la première personne qu’il rencontrait en Kosaten et qui était totalement ou presque son opposé. Il était curieux de voir comment ils arriveraient tous les trois à travailler en équipe contre ce groupe d’hérétique. Avant qu’ils ne sortent de la ville mère de Minshu, Mizoku mena son cheval au même niveau que celui-ci de Valentine et il lui dit d’un ton des plus sérieux :

- Si vous avez quelques choses à régler de personnel avant la mission, j’espère que cela ne va pas vous déconcentrer lors de notre mission principale. Il ne faudrait pas que l’un de nous soit blessé ou que nous, nous retrouvions dans une impasse. Même les missions faciles peuvent cacher des surprises et nous ne savons pas à quoi s’attendre avec ces extrémistes. Je ne cautionnerais pas que vous puissiez mettre nos vies en danger.



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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Sam 18 Fév - 14:56

La personne qui gardait les chevaux était déjà parti nourrir d’autres animaux : la blonde mit bien quelques instants à le trouver, mais rien de bien long, au final. Un peu étonné par sa demande au premier abord, il finit par hausser les épaules, et lui donner une paire de sacoches supplémentaires, qu’elle retourna accrocher à sa propre monture, derrière celles déjà en place. L’animal, une jument à la robe blanche tachetée de noir, était soit extrêmement bien dressé, soit très peu réactif : il ne bougea pas d’un pouce … Et ce, pendant les quelques – trop longues – minutes nécessaires à sa cavalière pour lui accrocher l’équipement de façon correcte. En réalité, ce fut même le maréchal ferrant qui, voyant qu’elle peinait à mettre certaines boucles en place, vint lui prêter assistance avec un sourire amusé. Ceci terminé, elle s’installa sur sa monture, répétant pour elle-même et à voix haute « Bon … Un pied sur l’étrier, une main sur l’avant de la selle, une bonne impulsion, eeeet … » Poussant sur sa jambe restée à terre, elle la fit passer par-dessus la croupe de l’animal pour la placer de l’autre côté de son corps, et laissa son bassin retomber sur le siège de cuir. Ce n’était pas particulièrement confortable quand on en avait pas du tout l’habitude, mais au moins, ça ne bougeait pas … « en temps normal », elle y serait allé à pied. Mais « en temps normal » décrivait une situation où elle était aussi, voir plus rapide qu’un cheval de course.

Oor’ka tourna quelques instants autour de la monture, qui se montra indifférente … Puis finit par poser ses fesses à terre, attendant le départ. La blonde observa le groupe pour être sûre que tout le monde était bien installé, et fit un sourire sous son masque. Ils pouvaient partir. Prenant la tête du groupe, elle s’orienta avec plus ou moins de succès vers la porte est, qui était de toute manière un brin indiquée ici et là. La question soulevée par un des autres élus du groupe, alors qu’ils étaient encore dans la rue, lui fit tourner la tête vers ce dernier, avant de la secouer tranquillement. Elle ouvrit presque la bouche pour répondre … Mais à la réflexion, parler d’une cache d’explosifs supposée secrète en pleine ville, au milieu des civils, n’était pas forcément une bonne idée. Un imbécile mal intentionné pourrait être pris de l’idée de les suivre … Et à la réflexion, après sa quête, il faudrait probablement qu’elle aille détruire les stocks de cette planque. C’était trop dangereux de laisser ça à la portée du premier venu. Ceci dit, ça ne répondait pas du tout à la question de … Comment s’appelait-il ? Il ne s’était pas présenté, de ce que la blonde avait entendu …

Oh, heum … C’est … En rapport avec la mission. Rien dont il faille vraiment s’inquiéter, ne vous en faites pas. Et Valentine, au passage.

Le chariot devant lequel le trio avait dû s’arrêter dégagea enfin la route, et la semi-vampire tapa doucement les flancs de sa monture pour la faire avancer … Elle avait définitivement trop l’habitude de travailler en solitaire. Sortant de la ville en quelques minutes à peine, elle conduisit leur trio dans les bois, retrouvant assez rapidement ses repères … Elle n’était peut-être venue qu’une fois, plusieurs mois auparavant, mais l’écoulement du temps n’avait pas changé grand-chose à la zone. L’autre élu revint, de manière un peu plus insistante, refaire part de ses doutes et questions vis-à-vis de ce « petit détour » qu’elle leur faisait prendre. Ses questions étaient légitimes … Et la blonde, amusée, eu l’impression qu’il essayait de confirmer ce qu’elle s’était dit un instant plus tôt à peine.

Et bien, maintenant que nous sommes à peu près à l’abri des oreilles indiscrètes … ça n’a rien de personnel. Disons juste que nous allons … « chercher du matériel pour la mission ». Elle fit légèrement ralentir sa monture, afin qu’Haru puisse se retrouver à leur niveau également, avant de reprendre une allure normale. Il y a quelques mois, moi et un autre élu de Seika avons dû arrêter un groupe de terroristes qui voulaient poser une bombe dans Kansei. Une ou plusieurs … Et ils avaient fait des réserves d’explosif, désormais abandonnées. Nous allons simplement en prendre un peu pour la statue, puis nous nous dirigerons vers la plaine verdoyante : pas vraiment de quoi "se mettre en danger" donc … Ah. Voilà leur première planque … mais pas la peine de la fouiller, je pense que les gardes l’ont déjà fait. Bon, partant d’ici, nous allons environ à 3 kilomètres à l’est … Et ça devrait être là.

Désolée si je ne vous en ai pas parlé plus tôt, mais je me voyais mal aborder le sujet en plein milieu de la population … Et puis, de manière générale, j’avoue que je ne suis pas très très forte pour le travail d’équipe. Mais d’un autre côté, vu que je suis, personnellement, incapable de détruire des constructions de pierre de plusieurs dizaines de mètres de haut … Je me suis dit qu’un petit « accessoire » de ce genre pourrait nous être utile. En prime, même si l’un de vous a ces capacités, cela permettra d’économiser des forces, s’il doit y avoir un combat par la suite. Ceci dit, personnellement, je vois plus les gens qui vouent un culte à ce « nouveau dieu » comme des paysans un peu perdus et n’ayant pas assez de repère pour se rendre compte que c’est une supercherie que comme des « fanatiques » … Si on trouve celui ou ceux qui ont érigé ces statues et qu’on les confond, le reste du groupe ne devrait pas être trop dur à gérer.


Les montures progressant plutôt vite malgré le terrain, le trio ne tarda pas, au bout de quelques minutes, à tomber sur une autre petite maison, qui semblait abandonnée depuis un certain temps. Descendant de cheval, et examinant les environs avec prudence, la blonde ordonna à son jeune compagnon quadrupède de ne pas s’éloigner du cheval. Ça n’empêcha pas ce dernier de lui tourner dans les sabots en courant de façon un peu agaçante pour l’équidé, mais c’était déjà mieux que rien … Rentrant avec prudence dans la bâtisse après en avoir poussé la porte – qui était déjà ouverte, la traqueuse trouva assez rapidement son bonheur … de longs tubes de papier blanc, dont dépassaient des mèches noires. Il y avait également plusieurs tonneaux de produits, des bouteilles, des sacs d’une poudre étrange et quelques livres … mais ce qui n’avait pas été partiellement, voir totalement ruiné par la moisissure et l’humidité n’avait pas grand intérêt. Tout juste trouva-t-elle, dans le tiroir d’un meuble, un petit carnet de notes passablement rempli. L’ouvrant, elle en parcouru de nombreuses lignes … Avant de les répéter à voix haute. Rien de moins que les recherches de l’homme qu’elle avait arrêté, ou de son compagnon … Ces derniers avaient cherché à rendre leur formule plus efficace et plus pratique à mettre en place pendant un certain temps … Jusqu’à presque totalement se débarrasser du facteur « magique ». En prime, leur « nouveau mode d’activation » semblait également leur avoir apporté pleine satisfaction : il suffisait d’allumer la mèche, et au bout de quelques secondes, la flamme venait mettre le feu aux poudres … Et faire un gros boum. Refermant le carnet en le faisant claquer, elle leva les yeux vers les deux autres élus, et proposa tout simplement de charger quelques bâtons sur son cheval, avant de repartir, tout simplement.

La blonde se posa, mentalement, la question alors qu’elle remontait sur sa monture. Avait-elle, comme elle l’avait fait, le droit de garder le carnet de note ? Ce dernier, qu’elle avait glissé dans une de ses poches après avoir vérifié qu’on ne la regardait pas, contenait des informations dangereuses … Ceci dit, ce n’était pas comme si elle comptait réellement, à son tour, devenir experte en explosifs. D’une part parce que le journal n’avait clairement pas commencé en même temps que les études d’artificier de son propriétaire, ce qui voulait dire qu’il n’y avait pas un certain nombre de bases, et d’autre part parce qu’elle n’y trouvait aucun intérêt. A part, peut-être, occasionnellement, comme pour ce genre de missions … mais de manière générale, elle n’aimait pas les explosions. Trop voyant, bruyant, et difficile à contrôler. Sans parler, bien sûr, du fait qu’elle se battait en général au corps-à-corps : quel genre d’idiote suicidaire aurait-elle pu être si elle avait cherché à coller des bombes à ses ennemis en plein combat ? Avec tous ces arguments ceci dit, elle aurait presque pu s’en débarrasser. Dans le sens, le détruire ou le confier aux autorités compétentes de sa nation, bien sûr, pas le refiler à n’importe quelle personne … mais elle préférait tout de même le garder. Après tout, chimie et alchimie n’étaient qu’à une paire de lettres de différence, et rien n’indiquait qu’elle ne trouverait rien d’intéressant pour elle dans le carnet. C’était une manière de penser relativement égoïste et un peu dangereuse … mais tant pis, elle assumerait les conséquences de ses actes, s’il devait y en avoir. Perdue dans ses pensées, elle releva la tête, et observa ses deux compagnons, qui chevauchaient devant elle … avait-elle manqué une discussion, ou étaient-ils restés silencieux ?


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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Lun 20 Fév - 21:57




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Mais qui est le *** qui a posé ça là Monter à cheval n’était pas aussi simple que ça en avait l’air pour certains… En effet, outre la détermination et la confiance qu’il fallait posséder afin de convaincre la monture de sa légitimité en tant que cavalier, ce dernier se devait également de faire preuve de dextérité et d’habileté pour manœuvrer la bête à sa guise. Haru avait peiné à se positionner convenablement sur celle-ci, puis à la bouger selon ses ordres. Désormais, cela allait de mieux en mieux, même si le Dessinateur n’était clairement pas à son aise. C’est pourquoi il préférait d’ordinaire se téléporter directement. Seulement, ici, cette technique était impossible… D’abord, le jeune homme ne connaissait pas la position exacte de la statue en pierre… En outre, il ne pouvait raisonnablement pas laisser ici ses deux compagnons d’aventure. Et enfin, et non la moindre des raisons, le sceau fixé par Manshe l’empêchait de se déplacer bien loin avec son Pas sur le Côté…

Haru était inquiet de l’état de vieillesse avancé du dernier arrivé. Certes, il ne remettait pas en doute ses capacités, surtout qu’elles demeuraient pour l’heure inconnues, mais il avait bien remarqué la crispation de cet ancien lors de ses premières minutes à dos de cheval. Le Marchombre se tenait bien sûr prêt à intervenir en cas de besoin, bien qu’il ne soit pas sûr que ses Rêves soient suffisamment efficaces dans ce cas-ci… Néanmoins, il ne fit rien et se contenta d’observer l’homme dont il ignorait encore l’identité.

Peu de temps après qu’ils tous trois partis, le vieil homme se montra très désireux de connaître les intentions actuelles de Valentine. Après avoir insisté pour savoir les raisons du détour qu’elle souhaitait faire, il accéléra soudainement l’allure de sa monture pour rattraper la blonde, probablement pour discuter de cette décision. L’épéiste aux cheveux bleus préféra rester en retrait : il n’avait rien contre les options de la femme, tant qu’au final, la mission était remplie en bonne et due forme.

Pourtant, le duo ralentit bientôt le rythme, pour venir partager les informations avec lui. Haru apprécia beaucoup ce geste, mais n’en montra rien, concentré sur l’assimilation des paroles de la blonde. Apparemment, elle avait par le passé capturé un bandit usant d’explosifs, et comptait s’emparer de ces derniers pour détruire l’idole du faux culte. Ce n’était pas un mauvais plan. Le garçon au foulard se savait capable de matérialiser des bombes à retardement, mais si cette peine pouvait lui être évitée, alors pourquoi pas ?

« C’est une bonne idée. »

Haru ne descendit pas du cheval lorsque Valentine alla récupérer le matériel. Il attendit donc, une nouvelle fois, que le trajet reprenne. Voyant que la blonde semblait ralentir la cadence, perdue dans ses pensées, le bretteur s’intéressa à son autre partenaire du jour.

« Pardonnez-moi, je ne suis pas sûr d’avoir saisi votre nom ? »


Conversant ainsi tranquillement avec le vieil homme, Haru se rendit tout à compte d’un fait essentiel. Se maudissant pour son manque d’assiduité, il se tourna aussitôt vers la blonde, il l’interpella :

« Excusez-moi Valentine ? Vous savez où se trouve exactement la statue à détruire ? J’avoue ignorer cette information… »

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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Mar 21 Fév - 1:54



Il fut un temps avant que Valentine ne lui explique son plan, mais quand le vieillard compris enfin les intentions de la blonde, il se rassura. Il était légitime qu’elle ne veuille pas parler d’explosif devant les villageois de Kansei. D’ailleurs, son plan d’usé d’explosif pour détruire la statut était ingénieuse, mais pas sans risque et c’est ce qui inquiétait un peu le Sowano.

En chemin, Mizoku pouvait ressentir la présence de Haru tout près de lui. Il fit comme si de rien n’était pendant les premiers mètres, mais après 1.5 kilomètres, le Sowano tourna la tête vers le jeune homme et lui fit un sourire chaleureux qui se voulait rassurant :

- Ne t’inquiète pas Haru-Kun, je suis plus tenace que ça, mais merci de t’inquiéter pour ma santé.

Mizoku garda le silence le reste du trajet, trop concentré sur la mission et sur les différentes situations qui pourraient se présenter à eux, bonne comme mauvaise. Quand ils arrivèrent à la planque des bombes, le vieillard s’apprêtait à descendre quand Haru lui adressa la parole, le coupant dans son élan.

- Je ne me suis pas présenter! J’étais persuadé l’avoir fait! Mais où sont mes bonnes manières? Pardonne-moi, je m’appelle Mizoku Sowano.


Après cette courte réponse, Valentine vint les rejoindre avec un sac rempli d’explosif. Mizoku regardait d’un inquiet le sac, comme si ces explosifs allaient les amener tout droit au tombeau. Il revint à lui quand Haru mentionna le lieu de la statut. Avant que Valentine ne réponde Mizoku voulu se sentir utile et sortie une carte que lui avait remis les gardes qu’il avait rencontré un peu plus tôt avant de rejoindre le groupe d’élu.

- Les gardes m’ont dit que le regroupement se situerait dans cette région des plaines et que la statut devrait y être.

Il lui indiqua la zone marqué d’un cercle dans les plaines. Quand il fut assuré qu’Haru eut l’information, Mizoku poursuivi :

- De plus, une statut de pierre ne devrait pas être difficile à manquer. Dirigeons-nous vers cette zone et nous verrons ensuite.

Une fois tous mis d’accord, le trio repris leur route en direction des plaines, plus précisément l’endroit où devait se trouver la statut de pierre. En chemin, le Sowano commençait à s’inquiéter sur l’aboutissement de la mission. Il ferma quelques secondes les paupières pour enlever les mauvaises pensées de son esprit. S’était lui qui disait à Valentine de ne pas mêler ces affaires personnelles à la mission, mais s’était le premier à devenir anxieux pour la mission. Il cacha sa nervosité aux deux autres.

Après quelques kilomètres, Mizoku s’arrêta au milieu des plaines et descendit de son cheval. Il caressa l’animal et le laissa se nourrir d’herbe fraîche.

- Nous devrions continuer notre chemin à pied et laisser les chevaux ici. Nous ne savons pas grand-chose de ces fanatiques et nous devrions proposer un plan avant de foncer tête baissé avec des explosifs. Si des paysans se trouvent autour de la statut, il pourrait y avoir des blessés lors de l’explosion. Je vous propose qu’on approche de la zone et qu’on observe les alentours, peut-être qu’ainsi, nous pourrons voir le chef. Nous devrions aussi essayer le dialogue pour éviter toute confrontation. Je ne désire pas qu’une personne soit blessé ou pire pendant cette mission.


Mizoku attendit la réponse de ses coéquipiers concernant son plan.



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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Mer 22 Fév - 18:24

La légère monotonie du trajet, bien qu’elle soit quelque peu à prévoir, au final, assoupit légèrement l’hybride sur sa monture. Les chevaux galopaient à un rythme loin d’être effréné, mais constant, les paysages défilaient sans évènement d’importance … Et la traqueuse n’avait pas spécialement envie de s’encombrer l’esprit de réflexions inutiles. Elle avait été satisfaite de voir qu’elle avait réussi à rassurer son compagnon de voyage sur ses intentions, et l’autre élu ne semblait pas se montrer réticent non plus, au moins. Au final, la seule chose qui empêcha la blonde de laisser sa monture continuer à avancer sans la diriger fut la petite boule de fourrure bleu sombre qui courrait, à côté des chevaux. Oor’ka, comme le jeune animal encore impétueux qu’il était toujours, ne semblait pas capable de se satisfaire de ce rythme de déplacement : il n’arrêtais pas d’accélérer, de ralentir, de piquer un sprint jusqu’à un point à l’horizon puis d’y attendre le reste du groupe, les fesses sur le sol. Il voulait jouer … Et quelque part, sa propriétaire le comprenait tout à fait. Elle n’avait cependant pas vraiment la possibilité de passer du temps plus « proche » de lui comme s’ils avaient été à pied, et elle devait en permanence surveiller qu’il ne restait pas trop loin derrière, ou ne partait pas dans la mauvaise direction. Finissant par constater que plusieurs heures de course étaient cependant venues à bout de son endurance, elle arrêta sa monture, le temps de descendre, le récupérer dans ses bras, et remonter, et rattrapa les deux autres au galop. La sensation d’avoir un enfant contre son cœur lui donnait une étrange impression … Ce n’était pas une première, non. Mais les dernière fois où elle avait fait cela remontaient à bien trop loin.

Plus ou moins rapidement, les bosquets épars et les champs firent place à un terrain beaucoup plus ouvert et dégagé, ainsi qu’à une herbe d’un vert étincelant qui donnait son nom à cet endroit … La plaine verdoyante. Préférant le faire durant ce moment de « pause », la blonde sortit un peu de nourriture d’une des sacoches, et grignota un peu pendant le trajet. De la viande séchée … bah. Ce n’était pas bien original, mais cela la satisfaisait amplement. Il y avait également des galettes de riz pour aller avec : elle en goûta une par curiosité, ne se souvenant plus du goût … Et finit par la dévorer en entier. La faim, plus que le réel goût de la nourriture, l’y avait un peu poussé, mais au moins elle se sentait calée pour au moins quelques heures, désormais. Quelques dizaines de minutes plus tard, Mizuko (ou Sowano ? Elle n’était jamais certaine, certaines personnes avec des noms ayant cette consonance pouvaient parfois mettre le nom devant le prénom) s’arrêta progressivement, et descendit de cheval, offrant qu’ils continuent à pied jusqu’à la statue … Sortant la carte qu’on lui avait fourni, la blonde la déplia légèrement, et l’observa en hochant la tête. Ils devaient être à moins de quelques kilomètres. Finissant par approuver, elle sortit des pieds des étriers, replia une jambe pour la passer par-dessus le cou de son cheval, et déplia le bassin pour s’éjecter de sa selle et tomber souplement à terre. Un instant plus tard, Ook’ka, qui était resté sur la selle, descendit à son tour d’un bond souple, et s’ébroua pendant quelques instants avant de pousser un cri strident.

Je ne suis pas sûre qu’il sera totalement possible d’éviter la confrontation, au moins avec le leader, mais si elle peut se limiter au verbal, ce serait parfait. Décrochant, comme lui avait montré l’homme à Kansei, les sacoches d’explosif de son cheval, elle les chargea sur une épaule. Pour ce qui est de la destruction de la statue ou de la reconnaissance des alentours, je peux devenir invisible … Je propose donc, en amont de toute chose, que je fasse un passage sur les lieux en éclaireuse, voir si le groupe se trouve là ou pas, et ensuite installer discrètement la charge avant de revenir ici, pour qu’on avise tous ensemble. Par contre …

Faisant le tour de sa monture quelques instants, elle ouvrit un autre des sacs qui pendaient à la selle, et en sortit ce qu’elle cherchait : un long pic de bois au bout duquel se trouvait une chaîne. Laissant un petit « parfait » satisfait lui échapper, elle planta l’objet dans le sol, et l’enfonça profondément de son pied, avant de prendre les rênes de sa monture pour les attacher à la chaîne. Soupirant un peu, et histoire de soulager la jument, elle lui retira le mors, laissant juste les longes accrochées autour de la tête histoire d’éviter que l’animal ne s’éloigne trop … Même si, visiblement, elle n’avait pas dû être dressée pour s’éloigner trop lorsqu’un cavalier la laissait quelque part de la sorte. Ce genre de dispositif semblait logique, si on partait dans une plaine, sans rien arbre ou buisson pour attacher les chevaux …

Vous devez avoir les mêmes, je suppose … Bon, ceci fait, je pense que se mettre en route serait une bonne idée : après tout, nous ne sommes pas à côté, sinon nous pourrions au moins l’apercevoir … Je ne suis pas certaine de la distance, mais à mon avis, il y a de grandes chances pour que … Ah … J’ai peut-être parlé trop vite. Pointant, du doigt, un point qui semblait littéralement dépasser de la ligne d’horizon, la blonde eut un sourire. Vous l’aviez repérée, je présume ? Ou alors, vous êtes meilleur en lecture de carte que moi. En tout cas, ne serait-ce que le temps de faire l’aller-retour, la nuit sera tombé … si vous vous en sentez le courage, emportez des provisions, nous mangerons en marchant. Il y a autre chose que je voulais dire … … Je n’arrive pas à remettre le doigt dessus …

Se frottant le menton, elle chercha pendant quelques instants … Puis haussa les épaules : ça ne lui revenait définitivement pas. Faisant un mouvement de la tête à l’intention de son familier, qui attendait ses instructions, elle eut envie de rire en le voyant tout d’un coup s’agiter gaiment, et lui tourner autour des jambes quelques instants. Se mettant en marche avec le reste du groupe, une main dans la poche, l’autre tenant la lanière de la sacoche qui reposait sur son épaule, l’hybride plissa les yeux … Même à la distance à laquelle ils étaient, la chose était massive. L’idée qu’on ait pu ériger un monument aussi énorme en une nuit la laissait perplexe. Certes, elle n’était pas totalement étrangère aux manipulateurs élémentaires, et l’idée d’un, ou plusieurs manieurs de roche ayant fait une telle construction n’était pas totalement incongrue … Juste … étrange. Peut-être avait-ce été le fruit des agissements d’un élu. Dans tous les cas, il devait falloir fournir une puissance fantastique pour créer de telles choses … Loin de celle d’un dieu, bien entendu, mais …

Ah ! J’ai retrouvé. Et si, en nous coordonnant bien, nous faisions croire à une intervention divine contre cette statue ? Je vois difficilement un meilleur moyen de leur faire comprendre qu’ils vénèrent une fausse divinité … Je m’explique. Vous deux, si le groupe est présent, vous allez les voir, et vous vous présentez directement comme élus, envoyés du dieu serpent, et agissant sous ses ordres, et non ceux de la nation. Vous prétendez que la statue est une injure à Manshee, et que si ceux qui la vénèrent ne la démolissent pas d’eux-mêmes, ce sera le dieu qui la fera exploser. Pendant ce temps-là, moi, je m’occupe d’allumer les explosifs, toujours de façon discrète … S’ils acceptent de renoncer à leur foi et d’abattre cette aberration, vous me faites un signe de la main, ou quelque chose que je pourrais percevoir comme un signal, et je coupe la mèche des explosifs. Sinon, je les laisse sauter, tout simplement. Qu’en pensez-vous ? Bien sûr, il faudrait qu’ils ne soient pas agglutinés en dessous, et dans le cas où ils acceptent de faire le travail eux-mêmes, il serait préférable que j’ai un moyen de couper la mèche sans en être trop proche, afin d’éviter d’être atteinte par l’explosion également, s’ils refusent … Enfin, je me comprends. Mais l’un dans l’autre, le plan pourrait marcher.


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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Jeu 23 Fév - 12:07




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Mais qui est le *** qui a posé ça là Le vieil homme ne tarda pas à rassurer Haru quant à son état de santé, indiquant sa ténacité. Ce dernier se reprocha alors sa maladresse : il ne souhaitait pas inquiéter ou alarmer l'autre... Son seul souhait était que la mission se passe sans encombre et avec le moins de blessure possible. Cependant, il réalisa ainsi qu'on lisait en lui aussi facilement que dans un livre ouvert, et il s'écarta alors du doyen, afin de ne pas le contrarier. Si cet homme avait fait preuve ici de gratitude, il n'était pas dit qu'en cas d'insistance de la part du Dessinateur ce soit toujours le cas...

Par la suite, le cavalier de tête se présenta sous le nom de Mizoku Sowano, s'excusant au passage d'avoir omis ce détail. Haru supposa qu'il avait dû manquer ce nom lorsque Valentine et Mizoku avaient conversé à deux seulement. Néanmoins, arborant un léger sourire timide, il fit signe à l'homme qu'il n'y avait pas lieu de s'en vouloir.

Après, Mizoku fut également le premier à répondre à l'interrogation du Marchombre, concernant la localisation exacte de la statue. Il était vrai que cette donnée était pourtant cruciale, mais, probablement dans un égarement pensif, Haru avait oublié de s'assurer de ce détail. Heureusement que cette tâche était collective. Sur le plan que lui montra le vieil homme, la position était effectivement marquée. De plus, il y avait également cette facilité venant du fait que le trio était à la recherche d'une construction d'une vingtaine de mètres de hauteur. Du coup, il était évident qu'elle serait forcément visible d'assez loin.

Et puis vint le temps de la halte. En effet, il semblait préférable de poursuivre la route à pieds, afin de ne pas attirer l'attention des cultistes. De toute façon, Haru n'était pas mécontent de retrouver la terre ferme. Il attacha, du moins il fit de son mieux, son cheval comme l'avait fait les deux autres, avant de se joindre à l'élaboration du plan d'approche.

Évidemment, le but était d'éviter l'assaut frontal. Valentine proposa d'user de ses facultés d'invisibilité en guise de repérage, puis de faire passer les deux autres pour des envoyés divins. Il suffirait d'un signal de ceux-ci et la jeune femme userait des explosifs pour détruire la statue, faisant ainsi croire à une intervention de Manshe lui-même. L'idée semblait intéressante et Haru se sentait personnellement capable de faire ce qu'on lui demandait.

"J'approuve ce plan. Cela réduira en cas de succès le nombre de victimes."


Quand la stratégie fut finalement mise en place, le jeune épéiste, désireux d'épargner quelques heures de marche à ses alliés du jour, s'approcha des deux, posant une main sur le bras de l'une, l'épaule de l'autre. Il saisit doucement, mais avec une certaine fermeté ces parties, et leur souffla  :

"Accrochez-vous bien !"

Puis, fixant la statue au loin, il s'engagea dans l'Imagination. Traversant les Spires les plus hautes qu'il pouvait à son niveau actuel, Haru usa alors de son Pas sur le Côté pour les téléporter instantanément vers l'avant. Lorsqu'ils réapparurent, la statue avait drastiquement grossi. Certes, il restait tout de même une petite demi-heure de marche pour l'atteindre, mais la majorité de la distance avait été parcourue. Relâchant alors ses deux partenaires, le garçon aux cheveux bleus prit quelques instants pour reprendre son souffle.

Capacité contextuelle:
 

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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Ven 24 Fév - 20:07



L’heure de la pause avait sonné et Mizoku était bien heureux de pouvoir remettre les deux pieds sur le sol. Il commençait à avoir les jambes engourdis à force de se tenir dans la même position depuis quelques heures. Il détacha sa gourde d’eau de sa taille et en bu une longue gorgé. Il poussa un long soupir de soulagement quand il termina de boire. Il caressa le cou de sa jument et la laissa boire le restant du contenu de sa gourde. Pendant ce temps, il l’attacha pour qu’elle ne disparaisse pas dans la nature. Il se rapprocha ensuite de Valentine pour écouter son plan.

- Je pense que ça peut marcher et peut-être que cette initiative fera sortir de sa cachette celui qui aura organisé ce canular et nous pourrons l’appréhender. Par contre, je ne sais pas jusqu’à quel point ces paysans ont été manipulés, nous devons nous préparer à n’importe quel situation, mais sachez que je ne tenterais aucun mouvement d’hostilité.

Au moins, les deux autres membres du trio seraient fixés sur les futurs agissements du Sowano. En cas de conflits qui pourraient amener au poing, Mizoku ne tenterait aucune de contre-attaquer, il ne ferait que défendre et protéger les civils.

Avant le grand départ, Mizoku mangea une miche de pain et quelques baies. Il donna aussi une pomme à son animal même s’il y avait énormément de pâturage autour auquel le cheval pouvait se nourrir. Il caressa une dernière fois son animal avant de se faire prendre le poignet par Haru. Ils furent tous les trois téléportés à quelques mètres de la zone.

Un peu déstabilisé par le déplacement instantané, Mizoku dû attendre quelques secondes avant de reprendre ses esprits. Une fois que ses idées furent remises en place et que tout était clair dans sa tête, le Sowano se retourna vers les deux autres pour détailler un peu plus le plan de Valentine.

- Valentine, nous te laissons prendre les devants pour que tu observes la zone et que tu places les explosifs. Tiens, tu peux prendre ce kunaï pour couper les mèches au besoin. Il lui tandis un couteau à la forme d’un dard, arme typique des shinobi de son monde. Haru, est-ce que tu auras la force nécessaire pour nous téléporter devant les fanatiques? Ainsi, ils auront réellement l’impression d’une apparition divine et nous pourrons peut-être mieux les convaincre de détruire la statue.

D’une voix grave, Mizoku avait expliqué la suite du plan. Il avait perdu son côté chaleureux et souriant pour un côté plus sérieux et renfermer. Il ne laissait que très peu paraître ce qu’il ressentait à ce moment-là, préférant être plus réfléchi et prêt à toute éventualité. Quand il fut assuré que tout le monde soit prêt à la suite de la mission, le moment le plus important, Mizoku se retourna vers Haru et lui tint le poignet. Celui-ci pouvait ressentir une forme d’énergie bleuté envahir son bras puis tout son corps. Mizoku transférait une très petite quantité de chakra dans le corps du jeune homme pour lui permettre de se téléporter sans trop se fatiguer. S’était le mieux que le Sowano pouvait faire à l’heure actuelle des choses.

« Il est temps d’arrêter cette mascarade pour le bien de tous. »





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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Dim 26 Fév - 23:38

La blonde ressentit une certaine satisfaction à constater que son plan faisait l’unanimité. Bien entendu, elle n’aurait pas le moins du monde été contre une contre-proposition plus intéressante pour le groupe, ce qui était aisément possible, si un autre élu révélait un pouvoir caché utile dans leur situation. Mais visiblement, sa capacité à pouvoir partir en reconnaissance sans problème semblait convenir à tous, et elle en ressentait une petite pointe de fierté. Elle la modéra cependant bien vite, écoutant les détails que voulait rajouter Mizuko. Son pacifisme était admirable … La traqueuse s’abstint de dire qu’elle ne serait peut-être pas aussi douce dans son approche, ce n’était pas la peine de déclencher une mésentente dans le groupe à ce propos. De toute manière, il était vraisemblable qu’il n’y aurait aucune, ou très peu d’altercations … Elle nota que son familier, visiblement d’humeur joueuse, venait de s’allonger littéralement sur un de ses pieds, et soupira avec un brin d’amusement. L’instant d’après, Haru posait une main sur son épaule, et elle se tourna vers lui, les sourcils froncés. Non pas qu’elle était particulièrement choquée ou outrée de son geste, mais elle aurait aimé un peu d’explications … Elle les eu lorsque, subitement, elle sentit son corps entier s’arrêter totalement de bouger, et pourtant être déplacé à une vitesse incroyable … Avant que tout ne ralentisse, et ne s’arrête brusquement. Reculant un peu, elle tituba, retrouvant son équilibre … Avant de s’appuyer sur ses genoux un peu fébriles, soufflant lourdement.

Téléportation… Ce n’est pas une première … Mais je ne m’y ferais jamais, je crois … Ce serait gentil de prévenir, la prochaine fois … Enfin. Elle secoua légèrement la tête, se redressant en observant toujours le marchombre En tout cas, ça nous a fait gagner un temps précieux, merci.

Elle aurait voulu s’excuser de la rudesse de ses premiers mots … mais ce n’était pas forcément la peine, ou en tout cas, pas assez aisé à faire de façon subtile pour qu’elle s’y risque. Se tournant vers Mizoku, elle accepta le couteau qu’il lui confiait, l’observant un instant avec une légère surprise … Elle n’avait jamais vu de lames de jet pareilles dans son monde. Ceci étant, elle n’avait pas vraiment fouillé chaque contrée pour voir l’aspect de chacune de leurs lames de jet, et au final, celle-ci semblait aussi bien, voire mieux équilibré qu’une autre. Elle remercia le vieux shinobi d’un mouvement du chef, avant de le ranger dans une poche de sa veste. Appuyant un peu sur le côté de sa tête jusqu’à ce que son cou n’émette un craquement sonore, elle soupira de soulagement, et baissa les yeux. Voyant que son familier s’était, un instant, retourné sur le dos pour rester les 4 fers en l’air, elle s’accroupit à côté de lui, et lui gratouilla doucement la cage thoracique. Il se replia un peu sur lui-même, curieux, et fixa ses yeux sur elle.

Oor’ka, je sais que tu serais capable de me suivre … Mais je vais avoir besoin que tu ne bouges pas d’ici, d’accord ? Le voyant se redresser, et s’asseoir avec une petite mine, elle lui frotta le crâne avec un sourire. Je serais de retour rapidement, ne t’en fais pas. Se relevant en voyant que l’animal ne rechignait pas, elle se tourna vers les deux autres, et inspira profondément avant de tout relâcher par le nez. Je ne devrais pas en avoir pour plus de quelques minutes … à tout de suite.

Fermant les yeux, elle murmura dans sa tête une courte phrase, dans une langue qui n’était ni celle qu’elle parlait désormais (qui ressemblait au langage « commun » de son monde d’origine), ni à sa langue maternelle, celle des elfes … Ou plutôt, pas à celle qui était encore parlée. Les elfes vieillissant lentement, leur langage avait évolué avec une grande lenteur, comparée aux hommes et autres … Et pourtant. Elle savait parfaitement qu’à une époque, tous ceux de son peuple avaient parlé ce langage étrange et torturé … Qui, désormais, ne servait plus que pour parler à des êtres intemporels. Les fumerolles …

Une de ces entités inqualifiable se trouvait dans le corps de l’hybride, et comme d’habitude, elle répondit à l’appel de sa « vieille partenaire » avec la même promptitude qu’au premier jour. Rapidement, des volutes de fumée grises, qui étaient déjà émises par le corps de la chasseuse, se démultiplièrent autour d’elle, semblant presque couler de sous son manteau pour se répandre au sol …Avant de remonter, et d’entourer son corps. En une seconde, peut-être deux, les volutes s’étaient à ce point densifiées qu’elles avaient fait disparaître le corps entier. Et en à peine plus de temps, elles le firent réellement disparaître, l’entraînant dans leur propre plan, leur « zone d’origine » … Un espace invisible au commun des mortels, pourtant superposé à la réalité, dans lequel la blonde rouvrit les paupières. Aux yeux de ses compagnons, les brumes se dissipèrent sur … Rien du tout. Remettant le sac en place sur son épaule, elle se mit à marcher vers la statue … Puis, au bout de quelques mètres à peine, pressa le pas, se mettant à courir. Elle n’avait pas non plus la semaine devant elle.

Il ne lui fallut que quelques instants pour arriver à distance raisonnable de la statue : pour ce qu’elle pouvait en voir … Cette dernière était d’un goût douteux. Elle n’aimait pas Manshee, mais sa représentation, quoi qu’il puisse avoir comme apparence, ne lui faisait probablement pas justice. La chimère, quant à elle, semblait plus sortir d’une quelconque farce que d’un réel mythe : yeux trop gros et nombreux, pattes difformes, proportions grotesques … C’était le genre de monstre qu’un héros valeureux mais gaffeur balayait sans trop le faire exprès, destiné à amuser les enfants plus qu’à les terrifier. En tout cas, la statue semblait avoir attirée un petit groupe … Et ce dernier semblait pourtant réellement subjugué. Un « prêtre » (du moins, c’est ce qu’elle crut en voyant sa tenue violette voyante et ample) dansait entre la statue et le groupe, récitant en même temps un chant décrivant un combat épique. Elle ne parvint pas à saisir le nom de la fausse divinité, mais n’y accorda pas grande importance. Il y avait là des offrandes qui se présentaient surtout sous forme de nourriture, de l’encens qui émettait une épaisse fumée à l’odeur envoûtante, et un nombre incroyable d’homme, de femmes et d’enfants à genoux devant le prêtre, en train de prier. Si cette vue déclencha quoi que ce soit chez la traqueuse, ce fut de la pitié … Elle ne tenait pas à détruire les rêves et espoirs de qui que ce soit. Et pourtant, elle devrait le faire … De plus, voir autant de gens perdus par une illusion de ce style avait un côté déprimant.

Mettant, pour l’instant, la question de côté, elle continua sa route vers la statue, et eut un petit sourire en la voyant de prêt … Qui que ce soit qui avait créé cette chose, il avait fait des pattes de poule quelque peu étranges à cette chimère … Et il avait pris soin de modéliser toutes ses écailles. Se servant de ces prises particulièrement commode, elle escalada sans difficulté la jambe de cette … chose qu’elle ne pouvait appeler œuvre, et se retrouva en quelques instants à la naissance de la patte qu’elle escaladait. En quelques instants, et en prenant soin bien sûr de ne pas tomber, elle fixa les explosifs présents dans sa sacoche, avant de redescendre en prenant soin de dérouler la longue mèche le long de la jambe … D’une manière qui ne serait pas visible pour la foule, bien sûr. Arrivant à peu près au niveau du sol, elle se posa cependant la question …Comment allait-elle allumer cela ? Regardant autour d’elle, la solution s’imposa presque à elle … non loin des encens se trouvaient des braseros, dans lesquels rougeoyaient encore quelques braises incandescentes. Maintenant, avec une fatigue de plus en plus perceptible, son invisibilité, elle se rapprocha d’une des coupelles de bronze, et métamorphosa sa main. En un instant, ses doigts furent remplacés par ses griffes osseuses, qui étaient bien moins sensibles à la chaleur et autres que des mains normales, et bien plus résistantes … Saisissant une braise entre la pointe de deux doigts, elle s’assura simplement que, conformément à ses attentes, elle ne souffre pas de ce genre de geste, puis la reposa doucement pour faire demi-tour. Le prêtre avait cessé ses danses, pour faire un sermon à la populace présente, leur expliquant les desseins de … quoi, encore ?

Elle revint près du duo en presque aussi peu de temps qu’elle n’avait mis pour se rendre à la statue, et soupira alors que les brumes relâchaient leur étreinte sur elle, et cessaient de puiser dans son énergie. Dressant un pouce toujours modifié, elle réalisa sa bourde en plein milieu de son geste, et laissa sa main retomber, recommençant le geste de l’autre main.

Visiblement, nous arrivons pour la messe du soir … J’ai besoin de respirer encore un peu, mais ça devrait aller. Donnez-moi deux minutes ici … Puis environ 3 lorsque je disparaîtrais à nouveau, ce sera suffisant pour que je fasse le trajet et que j’allume les explosifs. Partant de là, ce sera à vous de jouer.


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


"Mais bon ... J'ai aussi cette petite boule de poils, pour m'aider. Il s'appelle Oor'ka." :
 
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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Lun 27 Fév - 10:40




feat. Valentine W. & Mizoku Sowano

Mais qui est le *** qui a posé ça là Les deux autres semblèrent quelque peu ébranlés par le déplacement instantané auquel les avait soumis Haru. Ce dernier ne s’attendait pas vraiment à ce type de réaction. Lui-même, lors de ses premiers essais, n’avait toujours retenu que l’effet grisant que ce pouvoir avait. Mais en même temps, depuis qu’il était arrivé à Kosaten, c’était peut-être bien la première fois qu’il possédait suffisamment de force pour emmener avec lui deux personnes. D’un regard un peu honteux, il s’excusa auprès de Valentine, qui semblait un peu plus désorientée que Mizoku.

Par la suite, la finalisation du plan fut clairement établie. Comme prévu, la jeune femme userait de son talent d’invisibilité pour se glisser en toute furtivité au sein du camp des cultistes. Elle s’évertuerait alors de noter le plus détails possible, sans se faire remarquer. Après quoi, Valentine reviendrait au point de départ, pour partager ses nouvelles informations avec le reste du groupe. Ensuite, Mizoku suggérait d’user du Pas sur le Côté de Haru, pour simuler une arrivée bénie par Manshe lui-même. Le Dessinateur acquiesça à cette idée, indiquant par cet unique geste son accord et sa possibilité à exécuter cette opération. Il suffirait alors de retenir l’attention des personnes présentes durant quelques minutes, le temps que la seule représentante du sexe féminin puisse placer les explosifs.

« Cela devrait marcher. Valentine, lorsque nous aurons capté l’attention des cultistes, nous vous enverrons un signal. Ne vous en faites pas, je pense que vous n’aurez pas de mal à l’identifier. »


Le Marchombre avait ponctué cette dernière phrase par un petit sourire coquin. Il aimait bien avoir aussi ses petits secrets. Bien évidemment, tant que cela ne remettait pas en cause les missions à accomplir. Mais ici, ce ne serait pas le cas.

Quand la discussion fut achevée, l’opération commença. Valentine devint effectivement invisible des suites d’une étrange incantation dont le jeune épéiste ne comprenait pas le sens. Pendant ce temps-là, Haru observa, du mieux qu’il pouvait, la zone envahie par les cultistes, cherchant brièvement un endroit propice à leur apparition future. Il opta, après quelques instants, pour un point, sur la place centrale, qui était très visible. Ainsi, cette téléportation soudaine ne passerait pas inaperçue.

Après plusieurs minutes d’attente, Valentine était de retour. Elle les informa que bon nombre de fidèles s’étaient rassemblés pour assister à l’office de la soirée. C’était un bon point, car il y aurait de fait pléthore de cibles à affecter. Comme elle le leur demanda ensuite, Haru attendit encore un peu, le temps que la jeune femme retrouve son souffle.

La voix profonde de Mizoku marqua le début de leur intervention. Le vieil homme en avait aussi profité pour saisir le bras de Haru. Une étrange sensation de puissance envahit ce dernier, qui comprit alors que son partenaire lui prêtait un peu de force. Il l’en remercia d’un sourire, avant de prévenir de la future manœuvre d’une voix chuchotante :

« Quand vous êtes prêt… Allons-y ! »

Son Pas sur le Côté les mena directement à l’endroit prévu par Haru. L’effet de surprise fut un succès. Des cris d’étonnement et de peur s’élevèrent, tandis que la foule eut par réflexe un mouvement de recul. Ajoutez à cela le fait que Mizoku s’était exprimé un peu plus tôt et vous obtenez l’état actuel des fidèles. Le garçon aux cheveux bleus, peu à l’aise, laissé l’autre prendre la parole, comptant dans sa tête le temps que leur avait demandé Valentine.

Quand environ trois minutes furent passées, Haru leva le bras droit vers le ciel, plongeant directement dans l’Imagination. Le Dessin n’était pas difficile à réaliser. En effet, les Spires de bas étage suffisaient pour y parvenir. Rapidement, un serpent immense aux teintes de jades vint se matérialiser aux dessus des têtes, un serpent aux allures menaçantes et aux contours similaires à ceux que le garçon au foulard avait pu observer sur la façade du temple de la terre. Essayant de se montrer convaincant, il prit à son tour la parole :

« Manshe lui-même cautionne nos actes ! Le dieu serpent est furieux qu’on lui manque ainsi de respect !!! »

Il était désormais temps pour Valentine de jouer, si toutefois elle avait effectivement compris qu’il s’agissait du signal.

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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Mer 1 Mar - 4:19



Le temps que pris Valentine à poser les explosifs permis au vieillard de se préparer mentalement à la suite de la mission. Il resta silencieux pendant les quelques minutes suivant le départ de Valentine. Il n’avait que très peu porter attention à la technique d’invisibilité de la jeune femme. Quand celle-ci revint de son exploration de la zone de la statue, Mizoku constata la main squelettique de la jeune femme, mais il n’en fit aucun commentaire. Ça ne serait pas pertinent pour la suite de la mission.

- Bien… Nous pouvons y aller.

Sans attendre, Haru et Mizoku se rapprochèrent de la zone des statues, mais à une distance respectable pour ne pas se faire repérer. Pendant que le jeune homme cherchait un endroit où apparaître, Mizoku observait les fidèles se soumettre sans vergogne à un individu au centre de la statue. Il ne comprenait pas un tel engouement, lui-même n’étant pas particulièrement croyant, devoir jouer un messager d’un être divin commençait un peu à le dégoûter. Il ferma les paupières un instant pour enlever toutes ses idées et revenir au fondement de la mission, arrêter cette mascarade pour de bon. Une fois qu’Haru fut fixé sur l’endroit où ils se téléporteraient, le duo disparu de leur position initiale pour réapparaître au centre de la foule. Mizoku pris un air beaucoup plus sombre et sérieux qu’il y a quelques minutes. Il leva les yeux pour observer tous les fidèles droits dans les yeux :

- Nous représentons Manshee, le dieu serpent! Honte à vous Infidèle! Vous avez trahi votre dieu au détriment d’un mensonge, d’une abomination, d’un démon!

- Mais qu’est-ce qui se passe. S’injuria le prêtre.

Mizoku tourna la tête et croisa le regard interrogateur et surpris du prêtre. Le vieux lui jeta un regard noir, froid à en donner des frissons. Une aura sombre se dégageait de son corps et tout le monde présent pouvait la ressentir.

- Cet homme! En pointant le prêtre du doigt. Vous ment comme il respire! Il vous manipule, vous fait croire à un dieu qui n’est autre qu’un démon! Le dieu Manshee est très en colère de votre infidélité. Vous l’avez trahi et pour ce faire il va vous punir!

Les gens, incrédules, se regardaient sans savoir comment réagir. De la peur se lisait sur leur visage. Puni? Par le dieu Manshee, il redoutait de la colère de ce dieu Serpent, fourbe et vicieux. Quelle punition leur réservait-il? Certains commençaient à reculer de peur. Le prêtre vint interrompre l'avertissement de Mizoku.

- Comment osez-vous interrompre mon sermon? Notre dieu, le dieu chimère va nous protéger des cataclysmes causés par les élus, serveur de ces dieux. Ne voyez-vous pas comment notre monde est ravagé par les trois dieux? Chimera est venu pour sauver Kosaten et éliminer les trois dieux et être le seul dieu de ce monde, comme ça plus aucune guerre, plus aucun conflit de croyance, uniquement la paix!

Les partisans reprirent confiance et fixaient avec mépris les deux élus et représentants de Manshee. Mizoku lui jeta un rapide coup d’œil pour qu’il réagisse. À ce moment même, un serpent énorme apparu au-dessus de leur tête. Les citoyens paniquèrent un peu et reculèrent soudainement. Même le prêtre fut pris de court par une telle apparition. Mizoku poursuivi sur sa lancé :

- Ce prêtre vous fait croire à un nouveau dieu, mais en réalité c’est un démon venu des enfers pour tout réduire à néant et prendre le pouvoir sur ce monde. Manshee compte punir tous ceux et celles qui la trahi et vous serez les premiers à subir la colère du dieu serpent. Vous pouvez, par contre, vous repentir en détruisant la statue et ainsi prouver votre loyer à Manshee!

Les citoyens se regardèrent perplexes … que devaient-ils faire à présent? Ils étaient coincés entre l’idée de sauver leur peau en prouvant leur loyer à Manshee et détruire la statue ou rester fidèle à ce nouveau dieu et risquer de subir les foudres du dieu serpent.


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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Sam 4 Mar - 16:21

Tout fonctionnait comme prévu … C’était idiot à dire, mais c’était une première, pour la blonde. Ou en tout cas, elle ne se souvenait plus de la dernière fois où le plan s’était à ce point déroulé sans accrocs … Enfin, il y avait encore de la place pour l’imprévu avant la fin de cette quête, mais pour l’instant, ça n’avait pas été une gêne. Reprenant donc un peu sa respiration, et laissant à son corps le temps de récupérer, la traqueuse regarda les deux autres se rapprocher discrètement de la statue sans rien dire … Puis disparu, de nouveau. Trottinant vivement dans le monde d’ombres, de gris, de noirs et de blancs où elle se camouflait, la traqueuse rejoint de nouveau le pied de la gigantesque hérésie, mais ne s’y arrêta pas. Continuant son chemin en la contournant, elle se dirigea vers une des grandes coupelles de métal forgé qu’elle avait trouvé un peu plus tôt, et se saisit d’une braise à l’intérieur. La gardant entre le bout de ses griffes et se pressant, elle revint au niveau de la mèche en un rien de temps, et posa le morceau de charbon incandescent dessus. Il fallu quelques instants … Mais finalement, le morceau de fil noir finit par prendre feu à son tour. La chasseuse de monstre fut d’ailleurs assez surprise : il ne se contentait pas de brûler, ce fil là, il balançait carrément des étincelles avec force autour de lui. Heureusement qu’elle se trouvait un peu loin … Elle s’inquiéta un instant de si qui que ce soit, dans la foule, avait vu cela, mais visiblement, l’apparition de deux élus accaparait toute l’attention.

Se reculant et tendant l’oreille vers la foule, elle eut d’ailleurs un petit sourire en coin … Mizuko était très convaincant, on ne pouvait pas dire le contraire. Dans la foule, le doute était né particulièrement vite par ailleurs, chose assez rassurante aux yeux de la blonde : le moins d’efforts était à fournir pour détruire ce « culte », le mieux c’était … Le « prêtre » tenta bien de se défendre, mais l’apparition d’un manshee particulièrement convainquant au-dessus des deux élus sécurisa les doutes qu’ils instauraient dans l’esprit des gens, et elle l’aurait bien avoué elle-même : la pluricentenaire elle-même était impressionnée. Même en sachant de quoi il en retournait, elle se serait volontiers laissé berner par l’illusion et l’effet de suggestion … Ce n’est que là qu’elle réalisa que ce devait être le « signal » qu’elle devait attendre. Un instant, elle fut confuse … Signal, oui, mais pour quoi déjà ? Couper la mèche, ou l’allumer ? Sous son masque, l’hybride pesta entre ses crocs en observant les étincelles qui continuaient de remonter le long de la patte de pierre, vers le paquet dissimulé … Elle n’avait pas le temps de trop réfléchir à la question, en prime. Enfin … le mieux était encore de se concentrer sur la base même du problème, et non ses différents moyens de résolution. Ils étaient ici pour détruire la statue, et elle devait laisser les explosifs en place si les minshujins n’étaient pas prêt abattre cette idole d’eux-même … Fermant les yeux afin de se concentrer sur son ouïe, elle tendit l’oreille en direction de la foule, écoutant leurs paroles. C’était, certes, un brouhaha confus duquel il était difficile d’extraire quoi que ce soit d’exploitable … Mais l’elfe n’était pas de nature à renoncer pour si peu. Et en plus, c’était loin d’être une première, pour elle.

Des brides de mots, puis de phrases se firent progressivement comprendre dans son esprit, qui les analysait aussi sec, sans pourtant cesser l’écoute. Bien entendu, ce dilemme avait semé le doute dans l’esprit des gens, mais si une tendance devait se dessiner … Elle entendait bien quelques personnes dire qu’il allait préférer Manshee. D’autres restaient septiques sur son pouvoir, bien entendu, même s’ils semblaient de plus en plus minoritaires. Cependant, même en constatant que la tendance partait finalement en faveur du serpent, la traqueuse ne lança pas le kunai, se contentant de reculer à bonne distance pour observer l’explosion de loin. Puis, une idée lui traversa l’esprit, et elle se tourna vers le groupe, elle-même toujours invisible. Gonflant ses poumons, elle fit un effort pour prendre une voix la plus différente possible de la sienne … Et cria. Le but était de donner l’impression à tous et toutes qu’une voix, venue de nulle part, s’exprimait soudainement de manière claire et forte au groupe … Il fallait juste espérer qu’ils goberaient ce mensonge là également.

ELOIGNEZ-VOUS DE CETTE STATUE, IMMEDIATEMENT !

Elle se massa la gorge, les yeux plissés. Etait-elle toujours invisible ? Un rapide coup d’œil à sa main l’informa que oui : tant mieux. Elle avait dû forcer sur ses cordes vocales pour faire sonner sa voix plus grave qu’elle ne l’était d’habitude …Ceci étant, elle ne s’était pas attendu à tant de puissance dans les poumons : elle avait crié plus fort encore que ce à quoi elle pensait à la base. Les minshujins, en tout cas, n’étaient pas restés à rien faire : une bonne partie avait commencé à courir, d’autres à reculer avec un peu plus de prudence, alors que certains restaient septiques. Le prêtre regardait dans tous les sens, hurlant pour demander qui avait crié cela. Il se retourna vers les deux élus visibles pour leur crier que ce devait être de leur fait : cela ne changea au final pas grand-chose, il n’était déjà plus crédible aux yeux de grand-monde. La blonde, voyant d’où elle se trouvait la mèche qui se consumait à grande vitesse, l’observa parvenir finalement au paquet, et se boucha les oreilles. Elle réalisa qu’elle avait très bien fait lorsque le son de la déflagration seul devint, l’espace d’un instant, la seule chose qu’elle pouvait entendre, tant il était puissant. Chancelant légèrement, elle chercha à assurer son équilibre sur un sol qui avait vibré sous l’impact, et regarda le résultat, dans les résidus de fumée et de poussière …

L’explosion, malgré sa puissance, avait eu un rayon d’action modérée : une grande partie de l’idole était encore debout, malheureusement. Pourtant, cela fit sourire la blonde. Seul Manshee, qui était la partie la plus éloignée du paquet, avait « survécu » à la déflagration, si l’on pouvait dire. Les décombres de la chimère jonchaient en revanche le sol, et une bonne partie de la chimère s’était tout simplement effondrée après le choc initial. Tournant la tête vers les humains, elle se mit à s’approcher d’eux … Le souffle chaud relativement fantastique avait rompu son invisibilité : peu importe, elle n’en aurait plus besoin. Visiblement, personne ne semblait gravement blessé … Le prêtre était resté un peu trop près : cul par-dessus tête, la robe presque retournée sur son corps maigrichon, il était dans une pose tout à fait ridicule … Mais semblait malheureusement vivre, puisqu’il se remit en quelques instants dans une position plus convenable : assit sur les fesses, l’air hébété, observant la statue avec une expression de stupeur qui le rendait, visuellement parlant, parfaitement stupide. Il ne tarda cependant pas à se relever et à remettre de l’ordre dans sa tenue, la brossant de ses mains pour en chasser la poussière. Tournant le dos à la traqueuse, il ne l’avait pas remarqué pour l’instant : il regardait simplement la foule, qui spéculait sur les origines de cette explosion. L’intervention divine était, sans surprise, l’option la plus mentionnée et appuyée, et de loin. Tous parlaient de la voix, d’un avertissement divin venu d’un dieu qui avait su, en quelques sortes, se montrer magnanime. Manshee épargnait ses citoyens, et ne leur faisait passer qu’un avertissement, bien qu’il soit sévère. S’ils continuaient à le servir et le suivre, les élus s’occuperaient d’eux ..Dans le cas contraire, ils termineraient comme la statue.

Ce fut à peu près ce moment d’accalmie, où chacun se remettait de ses émotions, que le faux ecclésiastique choisit pour se détourner lentement de la foule, et s’en éloigner pendant que personne ne faisait attention à lui. C’était on-ne-peut plus logique après tout : dès que les paysans allaient réaliser que la chimère n’était qu’un mensonge, ils s’en prendraient probablement à lui … Mais il devait être jugé pour ses crimes, et équitablement, si possible. Il ne fit que quelques pas en reculant, et finit par pivoter pour commencer à fuir de manière un peu plus rapide. Ce n’est qu’à ce moment qu’il vit la traqueuse, qui marchait droit sur lui. Avant qu’il n’ait le temps de dire quoi que ce soit, cette dernière, qui avait déjà posé une main sur son tanto, le dégaina pour le pointer vers lui. Baissant son masque de l’autre main, elle porta deux doigts à sa bouche pour siffler : elle eut presque aussitôt l’ensemble de l’attention braquée sur elle et son vis-à-vis.

Vous n’allez nulle part, vous. Vous allez rendre les offrandes que vous avez exigé pour le compte de votre « dieu », puis venir pourrir dans une des cellules de Kansei.
Pointez cet objet ailleurs que vers mon visage ! Et d’abord, qui êtes-vous, une voleuse ?
La blonde eut un petit sourire en coin, rendu inquiétant par son teint de peau, le regard qui l’accompagnait, ainsi que sa manière étrange de pencher la tête sur le côté à cet instant. Vous n’êtes pas le premier à penser cela … Mais non. Disons simplement que lorsque le dieu serpent veut régler un problème … il n’est pas assez niais pour envoyer deux individus à un endroit, sans assurer leurs arrières si leur cible voudrais s’enfuir.

Le prêtre resta muet pendant un instant … Puis, subitement, fit un geste brusque des mains. Subitement, une excroissance rocheuse sembla pousser du sol, et fondit sur le bras de la blonde : comme un serpent sorti d’un terrier, elle referma des « mâchoires » sur son bras, et le leva tout en le mordant pour le bloquer en l’air, l’empêchant de se servir de son arme. Presque aussitôt, une seconde, suivant un autre mouvement du prêtre, jaillit pour saisir et immobiliser son autre main. La blonde, fronçant les sourcils, regarda les deux pieux de roches … Le prêtre avait pivoté, et érigé, en un clin d’œil, un « mur » de roche également, qui le séparait des élus et de la foule. Faisant ensuite surgir un nouveau rocher plat du sol, il sauta dessus. La traqueuse ne put s’empêcher d’éclater de rire en le voyant faire.

Bravo … C’est gentil de nous prouver que vous pouvez parfaitement ériger une statue comme celle que Manshee vient de détruire.
Estimes-toi heureuse que je ne t’égorge pas avec ta propre arme.

Partant sans rien dire de plus, le prêtre mit son rocher en mouvement, se mettant à se déplacer dessus. Il était peut-être aussi rapide qu’un cheval au galop, comme ça … il serait vite loin. La traqueuse pesta : elle ne s’était pas attendu à cela … S’il avait essayé, comme il venait de le dire, de la poignarder, elle aurait pu probablement tirer avantage de la situation : rien qu’avec ses jambes, elle ne doutait pas qu’elle pouvait l’assommer, ou en tout cas se défendre le temps que les autres arrivent. Sauf s’il lui avait fait pousser un pieu dans le ventre … elle soupira lourdement. Puis, d’un coup, quelque chose lui frotta la jambe, et lui administra une petite décharge électrique. Baissant les yeux en les plissant, elle nota Oor’ka, qui se frottait à elle en l’observant. Donc, il l’avait entendu le siffler … Tant mieux. Tournant la tête vers le prêtre, elle plissa légèrement les paupières …

… Oor’ka ? Vas chercher. Désignant d’un mouvement de menton l’homme en fuite, elle se tourna ensuite vers l’animal. Ce dernier, visiblement perplexe, l’observait avec de gros yeux. Elle lui pointa une nouvelle fois la silhouette qui diminuait, là-bas. Vas-y, vas chercher ! Ramènes-le moi.

L’animal magique sembla perplexe pendant encore quelques instants, restant là à l’observer, elle, puis le prêtre, puis elle … Puis le prêtre. Puis, se ramassant sur ses 4 pattes, il leva brusquement les fesses du sol … Et partit à toute vitesse, grésillant comme si un courant puissant s’était subitement mis à parcourir sa fourrure. Elle ne savait même pas à quelle vitesse il pouvait monter … Le suivant du regard, elle eut un petit ricanement en entendant, de là où elle était, le cri de l’homme lorsqu’une paire de mâchoire garnie de crocs particulièrement pointus (elle en savait quelque chose) se referma sur une fesse, ou une cuisse … Elle savait qu’il ne le tuerait pas – il était trop petit pour cela encore – mais au moins, il cesserait de s’éloigner à toute vitesse. Le temps que tout cela se produise, des personnes étaient parvenues à monter par-dessus le mur, ou à le contourner, et s’approchaient.

Je vais bien … Occupez-vous du prêtre : mon familier le retient, mais je ne sais pas pour combien de temps … Il vaudrait mieux ne pas laisser ce sale type s’enfuir.

Soupirant, elle ressentit un certain soulagement à voir les gens s’empresser de suivre ses directives … et lui passaient presque devant. Elle ne pouvait pas dire avec précision ce qui se passait du côté du prêtre, vu que ce dernier était à une centaine de mètre, peut-être plus … Mais en tout cas, il fut bien vite rattrapé, et proprement maîtrisé. Bon … il ne restait donc plus, comme elle avait dit, qu’à organiser une redistribution des ressources, et à retourner à la capitale pour leur faire le rapport. Personne ne serait mécontent de la statue de Manshee seul, à son avis … au pire, elle pourrait très bien revenir pour finir le travail. Alors qu’elle pensait justement à cela, une mouche vint se poser sur son nez, lui rappelant un détail … Soufflant pour la chasser, elle soupira lorsque l’insecte décolla. Maintenant, elle avait horriblement envie de se gratter. Mais il y avait un problème à cela.

… Est-ce que quelqu’un pourrait briser mes liens ? Je ne suis pas assez forte pour faire éclater du roc, moi …



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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Sam 4 Mar - 17:30




feat. Valentine W. & Mizoku Sowano

Mais qui est le *** qui a posé ça là Le plan se révélait encore plus efficace que ce qu’espérait Haru. Tout d’abord, leur apparition soudaine, à Mizoku et lui, avait semé le trouble dans les esprits des partisants, tout en disséminant peu à peu la peur. Encore plus fort était l’incroyable détermination dans la voix du vieil homme : même si le Dessinateur ne respectait pas l’autorité du Serpent, il était prêt à suivre l’orateur après son charismatique discours. C’était un réel don que possédait là celui-ci ! Pour parachever le tout, l’avatar de Manshe invoqué par le garçon aux cheveux bleus avait balayé tous les doutes qui subsistaient : l’identité du duo en tant qu’envoyés divins n’était plus à remettre en cause, contrairement à celle du prêtre se réclamant de ce faux culte.

En outre, la voix imposante de Valentine, comme surgie de nulle part, bien que Haru en connaisse la raison, fit elle également son petit effet. Le Marchombre lui-même ne put réprimer un petit sursaut de surprise face à cette apostrophe pour le moins inattendue. Heureusement, les fidèles ne remarquèrent pas cette légère déstabilisation chez le jeune homme, trop occupé à fuir dans toutes les directions à la fois.

C’est à ce moment-là que les explosifs installés par la femme commencèrent à détonner à l’unisson. La déflagration fut brutale et assourdissante. Même en mettant les mains sur ses oreilles, Haru sentit la souffrance de ses tympans… Quant à choc, il fut lui aussi violent, faisant trembler la terre aux alentours… Encore une fois, le garçon au foulard peina à rester debout, mais réussit finalement. La panique était totale et la grande majorité des fidèles s’éclipsa rapidement.

Les fumées libérées par la dynamite finirent par se dissiper après quelques instants. La statue avait souffert en dégâts, fort heureusement. Toute la chimère s’était brisée, ne laissant plus que la silhouette du dieu des Verts… Quelle ironie du destin ! Quoiqu’il en soit, tout ce qui avait trait de près ou de loin était en poussière… Une seule tâche demeurait : arrêter le responsable de ce faux culte.

Ce n’est qu’à cet instant que Haru constata que le prêtre s’était enfui à grande vitesse, laissant Valentine piégée par des colonnes de pierres, figées au niveau de ses deux bras. L’étrange créature qui accompagnait la jeune femme parvint néanmoins à rattraper le fuyard. En revanche, sa maîtresse était toujours bloquée.

Faisant usage de son Don, Haru se plongea dans l’Imagination pour faire apparaître deux gros marteaux imposants. Il en tendit un à Mizoku, au cas où ce dernier en ait la nécessité. Puis, le bretteur agrippa à deux mains le second et frappa un grand coup à la base de la masse de pierre gauche. Quelques fissures apparurent, il était sur la bonne voie. Toujours en prenant garde à ne pas blesser Valentine, il détruisit ainsi le piège de son côté, laissant le loisir au troisième de s’occuper de la droite.

La suite n’est que peu intéressante à raconter… Le retour se passa tranquillement, le prêtre fut jeté en prison. Haru perçut sa part de récompense, et remercia ses deux partenaires du jour. Il prit finalement congé.

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MessageSujet: Re: Mais qui est le *** qui a posé ça là ?   Dim 5 Mar - 1:47



Le plan fonctionnait et il était satisfait de voir que les fidèles commençaient à se détourner du faux prêtre. Il souriait dans sa barbe, ne voulant pas briser l’illusion d’un envoyer de Manshee. Quand la voix de Valentine se fit entendre, Mizoku ne put s’empêcher de ressentir un long frisson lui parcourir le dos. Cette voix grave et autoritaire presque divin aurait fait flancher n’importe quelle personne. Quelques personnes s’éloignaient ou fuyaient la zone, mais d’autre, qui ne comprenait pas ou qui était paralyser par la peur ne bougeaient pas et ils étaient alors près de la zone de l’explosion.

Quand la statue explosa, Mizoku fut poussé vers l’avant par le souffle de la déflagration puissante et destructrice. Par réflexe de protection, il se mit devant deux civils qui furent légèrement égratigner par le souffle, alors que Mizoku encaissa sans trop de mal le choc. Il aurait mal au dos pendant quelques jours, mais rien de bien grave. Quand la fumée se dissipa, Mizoku se pencha sur les blessés et sortie quelques bandages de son sac pour les soignés.

- Nous ne laissons pas tomber les fidèles de Manshee.

Occupez à soigner les blessés, Mizoku ne remarqua pas que le prêtre s’était sauver et encore moins que celui-ci avait contre attaqué. C’est quand il entendit une jeune femme crier en pointant en direction de Valentine que le Sowano ne retourna pour apercevoir que sa coéquipière était en mauvaise posture.

« Il maîtrise donc du Doton (Terre) ce qui explique la statue. Je peux peut-être contrer son attaque … »

- Vous allez mieux?


- Oui, ne vous inquiétez pas pour nous, vous pouvez aller aider votre allier.

Mizoku lui sourit chaleureusement, il avait perdu son côté autoritaire et sérieux. Il se leva lentement à cause de ses douleurs au dos, puis il rejoignit Valentine et Haru. Avant même que Mizoku n’eut le temps d’intervenir, le jeune homme avait fait apparaître deux immenses marteaux pour briser la pierre. Le Sowano fit un bref mouvement d’épaule et attrapa un marteau qui était étrangement léger vu la taille. Après un bon élan, il porta un coup précis contre la prison de pierre, libérant du premier coup Valentine alors que la pierre s’effritait.

Le prêtre fut ramené de force par les civils. Pour s’assurer que celui-ci ne tenteraient pas de s’évader à nouveau en usant de technique de pierre, Mizoku utilisa une corde pour l’attacher et utilisa du chakra pour empêcher le faux prêtre d’utiliser sa magie.

Une fois le coupable ramener à Kansei, Mizoku pris congé de ses alliés après les avoir remercié pour cette aventure. Cela lui avait fait revivre de beau moment et il espérait les revoir un jour pour de nouvelle mission. Pour l’instant par contre, Mizoku repris la route en Kosaten.

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Mais qui est le *** qui a posé ça là ?
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