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Un attentat à Shiryoku
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MessageSujet: Un attentat à Shiryoku   Dim 26 Fév - 21:36



Shiryoku à besoin de héros



Bashô, Kuru et Mirya étaient arrivé à Shiryoku depuis quelques jours déjà et avaient déjà eu l'occasion de faire de joyeuses rencontres. Évidement, c'était ironique. Il avait fait la connaissance de Lilith, qui avait su se montrer fort sympathique, et rencontré de nouveau Zoro avec qui il était déjà ami. Alors, comment une si belle rencontre entre gens sympathiques pouvait-elle tourner mal? Le poète ne le savait pas mais en tout cas, le résultat de leur soirée ensemble bien arrosée fut que son maître avait fini par perdre un bras. Il était toujours en convalescence. Aurait-il des séquelles? Normalement aucune sauf si être manchot à vie comptait.

Vous l'aurez compris, Bashô était donc assez stressé. C'est pourquoi il avait décidé de profiter du beau temps pour laisser pour une fois le vieil homme et le nourrisson seuls pour aller se promener. Rien de telle qu'une balade pour se changer les idées. Cela le soulagerait même si ça n'allait pas lui enlever ses problèmes. Le masque qu'il portait pour que personne ne le reconnaisse le gênait toujours, mais ce n'est pas tellement comme s'il avait le choix. Il ne pouvait pas se permettre de s'attirer plus d'ennuis qu'il n'en avait déjà. Enfin bon, sinon ce n'était qu'une après-midi tout ce qu'il y a de plus normale, pas de quoi s'y attarder plus dessus.

Tout ce qui a de plus normale à un détail près: alors que Bashô déambulait aléatoirement des les rues des faubourgs de la ville, une maison explosa à une trentaine de mètres de lui! La bâtisse touchée était assez grande et seulement la partie côté rue fut détruite dans la déflagration. Malheureusement, s'il restait des gens dans la partie habité de la maison, ils ne tarderaient pas à mourir eux aussi. Un grand incendie prenait le reste du bâtiment.

Le maffieux resta cloué quelques secondes devant ce spectacle avant de prendre une bonne résolution: "Bon, je sais que ce n'est pas très chrétien mais ça sent encore le nid à emmerdes ce truc là. Jouer les bons samaritains n'apporte jamais rien de bon. Je vais me contenter de changer de rue et de faire comme si je n'avais rien entendu...". Apparemment, les secours locaux devraient se débrouiller sans lui cette fois-ci. Tant mieux pour l'élu, tant pis pour les malheureux.

Pourtant, d'une façon aussi inattendue que cette après-midi s'annonçait sans embrouilles, Bashô changea d'avis. Une femme, certainement une mère, venait de crier au drame:

-Au secours! L'orphelinat est en feu! Allez-vite chercher de l'aide, il y a plus d'une trentaine d'enfants peut-être encore en vie à l'intérieur!

Ce ne fut pas les larmes de cette personne qui le rallièrent dans la voie du héros mais bel et bien le mot "orphelinat". Il pensait à Mirya qu'il avait juré de protéger. Tous ces enfants prêt à rôtir vifs n'avaient pas eu sa chance. Pourquoi elle serait sauve et pas eux? Même s'il savait un idéal d'égalité impossible, il aimait penser qu'il aurait fait ce qu'il pouvait. "Et merde! Un jour tes principes te tueront Bashô!" se disait-il à lui même alors qu'il se précipitais dans le bâtiment en flamme. Ce jour était peut-être aujourd'hui.

A l'intérieur, encore peu de flammes mais beaucoup de fumée. Cela était à la fois bon et mauvais signe. Bon signe, ceux ayant survécu à l'explosion devraient avoir encore du temps devant eux avant de brûler vif. Mauvais signe, s'ils ne s'échappait pas très vite, ils s'évanouiraient et il faudrait les porter. Bon, de toute façon il ferait comme il pourrait ni plus ni moins. Son masque le protégeait un peu contre l'inhalation de monoxyde de carbone.

Il s'avança alors rapidement, ne passant pas de temps à regarder la petite dizaine de petits corps inertes calcinant ci et là. Il ne les ignorait pas, non, c'est juste qu'il aurait été une perte de temps de s'apitoyer maintenant. Perdre du temps était un luxe qu'il n'avait pas.

L'élu du phénix monta directement au premier étage. C'était celui-ci le plus dangereux. Le cie... toit pouvait leur tomber sur la tête, ils avaient plus de distance à parcourir et les gaz nocifs montaient. Que des dangers supplémentaires. Quand il arriva à l'étage, il fut soulagé de savoir qu'il n'y en avait qu'un. Il appela alors:

-Eh! Ya quelqu'un!!! C'est les secours!!

Rapidement, des petites voix pleurantes se distinguèrent des crépitements:

-Oui! On est là! Venez nous chercher monsieur!

En effet, au détour d'une porte, des gamins étaient agenouillés, terrorisés. Ils devaient être les seuls à l'étage. "Merde, mauvaise pioche!" râla-t-il. Il n'y avait que quatre enfants. La majorité des autres devaient être en bas.

-Allez, suivez-moi! les somma-t-il.

Ils obéirent, seulement un autre problème survint. Le feu avait maintenant pris le bas de l'escalier. On pouvait aisément passer par-dessus le mûr de flammes, malheureusement les enfants avaient peur. Le plus âgé devait avoir dix ans. Ni une ni deux, le maffieux collait une beigne à chacun des mioches pour les assommer puis en mettait deux sous chaque bras. Comme ça ils pourraient passer sans problèmes. Bashô arriva alors au rez-de-chaussé puis en zone sûre devant l'entrée.

Il ne fut encore que peu remercié. Beaucoup de gens restaient à sauver.

-Les secours ne sont toujours pas arrivés?! demanda-t-il.

-Non mais un autre homme est rentré juste après vous! répondit une femme.

Juste un autre homme? Espérons que cela suffise, dans quelques minutes tout aura brûlé.

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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Mer 1 Mar - 8:47




Un attentat à Shiryoku

feat.Bachô



Cela faisait maintenant presque un mois que j'avais quitté Kupo et Natsu, toujours à la recherche de mon amie Erym qui m'avait laissé en plan, je poursuivais mes investigations aux quatre coins des Territoires Neutre à la recherche du moindre indice pouvant me faire retrouver sa trace. Mon vagabondage finit forcement par me faire arriver dans l'une des plus grandes cités marchandes de cette terre hors du conflit des trois nations : Shiryoku.

Ville immense qui n'avait pas grand chose à envier à Kansei ou Chikai, cette ville qui était devenue un site de transit presque obligatoire pour tous les marchands du continent était bondé de monde en ce début de journée qui n'annonçait aussi tranquille et fructueuse que les précédente ; laissant mon pas hasardeux m'entraîner dans les rues de la cité à la recherche du visage d'une connaissance de l'ex bandit qui pourrait m'aiguiller sur sa position actuelle.

Mon regard vagabondant sur les personnes que je croisais, je marchais d'un pas lent, les mains dans les poches de ma veste tandis que le dragon de fumé qui partageait mon voyage voletait d'un étale à l'autre en observant les marchandises, faisant même quelques remarques sur certaines qu'il ne comprenait ou n'appréciait pas. Finalement, ce fut une explosion soudaine qui vint mettre fin à cette routine passionnante et c'était en me dirigeant vers l'origine de ce souffle imprévu que je remarquais un bâtiment dévoré par les flammes en plein milieu de la ville qui attirait les curieux, comme dans tous les mondes pensais-je, qui restaient pourtant à bonne distance de l'accident.

Soupirant, je regardais la scène en n'ayant pas spécialement l'intention d'intervenir, partant sur le principe que si personne ne bougeait, c'était qu'il n'y avait pas de raison de s'alarmer, mes capacités ne me permettant pas maîtriser un feu de cette violence de toute manière. Commençant à reprendre ma route de façon nonchalante, je remarquais du coin de l'œil un idiot se précipiter dans le bâtiment enflammé sous le regard médusé des témoins qui auraient presque pu commencer à prendre des paris sur les chances de survie du bon samaritain qui semblait avoir répondu aux appels à l'aide d'une bonne femme qui hurlait au cœur de la foule.


-Sauvez les enfants, je vous en pris !

Poussant un long soupire, je passais ma main gauche bandée afin de cacher sa couleur cendre et le sceau de Minshu dans mes cheveux noirs, hésitant un moment avant de pousser un râle en partant à mon tour dans le bâtiment grignoter par les flammes. La bâtisse d'une taille plus que respectable était cependant une véritable fournaise et bien que cela ne me dérange pas spécialement, je me demandais combien de temps le sauveur du jour et les gamins allaient pouvoir tenir... le craquement du bois résonnant tout autour de moi et m'empêchant de pouvoir repérer qui que ce soit, l'opacité de la fumé m'empêchant en plus de voir clair là-dedans et me forçant à me couvrir le nez et la bouche avec l'un de mes bras, je me retrouvais à déambuler à l'aveugle au rez-de-chaussée du bâtiment, suivant le dragon de jais qui semblait, quant à lui, réussir à se repérer sans trop de soucis, voletant au-dessus des corps inertes de plusieurs enfants que j'étais bien forcé d'ignorer si je ne voulais pas les rejoindre.

C'était alors qu'au détour d'un couloir, cacher sous des bureaux qui n'avaient pas encore succombé aux flammes, je trouvais un petit groupe de trois enfants entourant une quatrième dont la jambe gauche était ensanglantée, sûrement blessé par l'explosion. Me voyant débarqué sans prévenir, les petits eus d'abord la peur de leurs vies avant qu'une étincelle d'espoir ne naisse dans leurs regards lorsque je leur adressais un sourire.

Cependant, il restait un problème de taille qui été de savoir comment j'allais pouvoir les faire sortir sans risque alors que l'incendie commençait à prendre de l'ampleur... Prenant la blessée sur mon dos, je recommandais aux enfants de rester derrière moi alors que j'enflammais mon bras gauche de flammes bleutées, dégainant mon sabre d'un geste vif propulsant une vague de flammes bleues en direction du chemin que je venais d'emprunter.

Les flammes de l'incendie furent soufflées par mon feu bleu d'une chaleur supérieur, me dégageant ainsi le chemin à moi et aux enfants qui restaient à moitié dans mes pattes, hurlant à chaque craquement ou à cause de la chaleur de l'incendie qui prenait lentement possession des lieux. Mais finalement, la lumière de la porte d'entrer de l'orphelinat apparu devant moi, les enfants n'attendant que mon feu vert avant de se précipiter dehors en courant après que la voie ne leur soient dégagé.

Affichant un sourire aux enfants avant qu'ils ne disparaissent dans la lumière, il ne me restait plus qu'à sauver la petite qui se trouvait sur mon dos... Mais c'était alors qu'une nouvelle détonation retentissait dans la ville, soufflant ce qu'il restait du bâtiment avant que celui-ci ne s'effondre sur lui-même, faisant se retourner le groupe qui venait de sortir, surpris et emplis d'effrois.


-MONSIEUR !!!

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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Mer 1 Mar - 11:46



Ce n'était pas un accident



Alors que Bashô venait d'apprendre qu'il n'était pas le seul à avoir eu la folie de rentrer dans le bâtiment en flammes, l'homme dont il était question sortit justement avec quatre enfant avec lui. Avec les quatre qu'il venait de sauver et tous les morts, il ne devait plus que y avoir certainement qu'une douzaine de personne dans le bâtiment. Auraient-ils le temps de tous les sauver? Il en doutait et il avait raison.

A peine se fut-il relevé pour pénétrer à nouveau dans le bâtiment que celui-ci s'écroula entièrement dans un fracas assourdissant. Toute la ville devait maintenant être au courant de ce qui se passait en son sein. Inutile à présent de chercher des rescapés, tous les survivants de l'explosion devaient maintenant être dans un état aussi pitoyable que les cadavres calcinés qu'il y avait dans le couloir du rez de chaussé. Sur une trentaine de gamins, ils n'avaient réussi à n'en sauver que huit. Le poète ne s'en voulait pas, il aurait pu ne rien faire comme la plupart des passants après tout. Et puis une vie qui en sauve quatre, ce n'était pas un si mauvais quota.

Puis les secours arrivèrent.

Cela énerva le maffieux au plus au point de voir l'inefficacité des autorités compétentes. Ça leur allait bien de jouer les héros mais ce n'était pas de leur faute lorsque il y avait des bavures. Sinon l'autorité du gouvernement lui-même était entaché. Mais ce n'était pas une caractéristique propre à Shiryoku, Seika devait bien faire pareil.

Il resta là quelques minutes, sans parler aux soldats qu'il avait actuellement envie de renvoyer auprès des enfants décédés. Il les entendait discuter et ce qu'ils disaient avait un certain intérêt.

-Eh, Begard! Tu crois que c'est un coup des Zayriens? Ça y ressemble en tout cas non? demandait l'un d'eux.

-Évidemment que oui c'est de leur faute, crétin! Ça ne pouvait pas être accidentel! Tout concorde, c'est forcément eux! Le problème c'est que les magistrats ne veulent pas lancer d'offensives contre eux car ils détiennent le fils du doyen du conseil des sages. On sait très bien que leur camp se trouve au nord de la ville, sur le flanc de la petite montagne; mais jamais ils ne bougeront! répondit Begard.

Alors comme ça les vingt-deux morts ne seront pas punis? Et pourquoi? Parce que les dirigeants craignent la mort du fils de l'un des leurs? Mais c'est totalement absurde! Ne voyaient-ils pas que les terroristes continueraient leurs attentat jusqu'à ce que le chaos règne comme le veulent leurs idéaux?! Décidément, il y avait vraiment un problème, les autorités étaient totalement pourries...

En tout cas, il ne pouvait pas rester sans rien faire en sachant que le drame d'aujourd'hui pourrait se reproduire. Un instant lui vint l'idée d'aller rendre une petite visite aux dirigeants de la cité mais il se retint, se rappelant qu'il avait déjà une prime sur sa tête. La seule alternative qui lui restait était alors d'aller défoncer du Zayriens directement chez eux. Une opération risquée s'il en était, mais l'élu n'en était pas à sa première chasse aux adorateurs du messager des enfers. Y aller seul serait très dangereux pour lui mais avait-il vraiment le choix? Peut-être devait-il renoncer?

-Merci de nous avoir sauvé monsieur... lui dit l'un des enfants qu'il était allé chercher dans le bâtiment. Il ne l'avait même pas entendu arriver et se contenta de lui répondre en souriant. Il venait de prendre sa décision.

Non, il ne pouvait pas renoncer, il devait arrêter les Zayriens coûte que coûte! Quitte à y aller seul! Mais il était vrai qu'il restait plus prudent et plus efficace d'y aller à plusieurs. C'est là qu'il vit que le héros de tout à l'heure n'était toujours pas parti. Savait-il se battre? Certainement, Bashô ne l'avait pas vu utiliser ses flammes mais il sentait une grande force se dégager de lui et son style vestimentaire suggérait qu'il venait d'un autre monde. Certainement un élu malgré son apparence plutôt chétive. "S'il n'a pas hésité à rentrer dans le bâtiment en flammes, c'est que lui aussi doit avoir des valeurs. Il acceptera peut-être de me suivre..." réfléchit-il. Il s'approcha alors et lui dit calmement:

-Bonjour, je me présente, je m'appelle Ferun. Je ne sais pas si tu as entendu mais aucune représailles ne sera faite à l'encontre des auteurs de se massacre. Or, nous savons où ils se trouvent. J'ai décidé d'aller les voir pour une petite visite. J'aimerais que tu m'accompagnes. Je comprendrais totalement que tu refuses mais sache que j'irais dans tous les cas. Me feras-tu l'honneur de me suivre?

Comme souvent, par précaution, il avait été obligé de donner un faux nom et portait toujours son masque. Ce n'était pas une marque de méfiance envers son interlocuteur mais juste de la prudence envers son environnement. Il avait eu plusieurs surprises et il ne souhaitait pas qu'elles se répètent.

Vous n'auriez pas du, Zayriens, faire cet attentat
Soyez certains que vous paierez la moindre mort
Pour ne pas mourir, vous vous devraient d'être fort
Car un démon approche de vous à grands pas


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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Mar 7 Mar - 8:55




Un attentat à Shiryoku

feat.Bashô



Le bâtiment se mettait subitement à trembler à nouveau, un sinistre rugissement de flammes rugissant derrière moi sous le cri de Zeymah qui me prévenait que quelque chose de gros m'arrivait dessus. Ni une, ni deux, je n'avais plus le temps de tergiverser d'avantage ! Retirant la petite fille de mon dos, je la prenais dans mes bras en tapant le sprint de ma vie en direction de la sortie qui brillait devant moi, essayant de tenir le souffle de l'explosion à bonne distance, sans grande réussite... Finalement, lorsque je passais le pas de la porte, en slow motion, je m'entourais d'une sphère de flammes bleutées une fraction de seconde avant que je ne sois avalé par les flammes de l'explosion.

Le bâtiment effondrait alors, emportant avec lui les possibles survivants qui n'avaient pas eu la chance de pouvoir sortir, soufflant la tranquillité de la ville sous les cris des citoyens qui observaient la scène de l'extérieur. Inquiet après avoir vu ce triste spectacle, un groupe de citadins, inquiet, se hâtait en direction des gravas fumants de l'orphelinat, se dépêchant de les retirer jusqu'à révéler mon dos et les pleures de la petite demoiselle que je libérais enfin de mon étreinte, un sourire douloureux sur les lèvres.
Emmené un peu en retrait, une très jolie infirmière de passage, les cheveux courts et blonds avec de magnifiques yeux saphir, prenaient le temps de s'occuper le moi tandis que les enfants, apparemment tous en bonne santé, étaient à la fois heureux de se revoir et abattu pour leurs petits camarades qu'ils ne reverraient plus.

De mon côté, je m'en sortais assez bien. Mon statut d'élu manieur de feu, couplé avec le bouclier que j'avais levé avec une vivacité que je devais sûrement à mon compagnon invisible, m'évitait de souffrir de trop sérieuse brulure, mais cela ne m'avait que très peu protégé de la déflagration et des débris qui m'avaient, quant à eux, causés plusieurs hématomes et coupures pas toujours très jolies à voir... En tout cas, les autorités de la ville ce décidés finalement à arrivé sur les lieux de l'incident, apparemment pas très pressé ni très envieux d'en apprendre plus à en juger par leurs pourparlers qui en auraient fait vomir plus d'un. Cependant, le terme de « Zayriens » qui m'était, à la fois, étrangement familier et étranger et qui semblait être la cause de tout ce remue-ménage terroriste, comme si Kosaten n'avait pas suffisamment à gérer entre la guerre, les dieux et les élus, il fallait que des fanatiques terroristes se rajoute à la fête... Génial.

C'était alors qu'un étrange homme masqué s'approchait de mon corps torse-nu couvert de bandage en train d'être appliqué par la belle demoiselle qui reculait d'un pas devant cette apparition presque lugubre. Levant un sourcil en dévisageant cette apparition de haut en bas, je fus presque surpris lorsqu'une voix humaine sortie de derrière ce masque étrange, se présentant sous le nom de Ferun avant de me proposer de l'accompagner afin d'aller punir les enfoirés qui avaient détruit ce refuge pour les enfants abandonnés.

D'abord hésitant, cet étrange personnage me revint finalement à l'esprit. En effet, je l'avais aperçu une dizaine de minutes auparavant en train de se faire remercier par les enfants survivants, sous-entendant donc qu'il était le premier idiot à avoir pénétré dans ce bâtiment en flammes. Un peu méfiant tout de même, bien que mes blessures me forcent à faire des grimaces de douleur par moment, je finissais par répondre au masque parlant en lui décrochant un petit sourire aux coins.


-Ferun ? Tu es un ange de la mort ou quelque chose dans le genre ? Tu pourrais faire peur aux dieux avec ton masque... En tout cas oui, j'ai entendu la discussion entre ses deux gardes qui se cherchait des excuses pour laisser ses fous en liberté... Cependant, qui sont c'est Zayriens exactement ? Il me semble avoir déjà entendu ce mot auparavant, mais je n'arrive pas à me le remettre... Mais oui, une fois que mes blessures seront bandées, je veux bien t'accompagner histoire d'aller discuter avec ses fous furieux.


PS:
 
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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Mar 7 Mar - 21:34



Deux héros pour une cité



L'homme à qui il venait de s'adresser avait l'air d'un naturel sympathique puisqu'il lui répondit avec un sourire en coin. Ce n'était pas un rictus moqueur mais il avait visiblement le sens de l'humour. Seulement cette agréable capacité ne serait pas suffisante pour repousser les Zayriens. Bashô n'était pas sûr à cent pour cent que son interlocuteur soit réellement à la hauteur, mais ce n'était que parce qu'il ne l'avait pas vu sortir de la maison. Il était trop occupé à poser les questions d'urgences aux badauds lorsque le minshujin jouait aux héros et déployait certaines de ses impressionnantes facultés. S'il avait assisté à la scène, le poète aurait pu affirmer que sa puissance dépassait largement la sienne. Mais il ne connaissait pas encore la force de leurs adversaires, peut-être que leur union serait insuffisamment puissante?

Pour le moment, il se contenta de répondre aux banalités qu'avait engagées son futur compagnon d'arme. S'il se montrait aussi intéressant dans ses propos en général que dans cette phrase, le temps qu'ils passeront ensemble ne serait certainement pas ennuyant. Tant mieux.

-Non, désolé de te décevoir, je ne suis pas un ange de la mort mais juste quelqu'un qui a peur de se montrer. Quand aux dieux, si seulement tu pouvais avoir raison... Le monde ne s'en porterait que mieux.

Il exprima ensuite son avis quand aux agissements des autorités "compétentes". Quelle blague. Au moins, il pensait comme lui. Une chose qui les ralliait et qui allait peut-être permettre à cette ville de ne pas subir d'autres attentats. Il se montra également curieux envers le terme de "zayriens". L'anonyme ne semblait pas connaître ce groupe, ou du moins pas très bien. Les ayant déjà affronté une fois et connaissant leur idole, le seikajin pouvait certainement lui en apprendre plus qu'il n'en savait. Zoro lui-même l'avait déjà mis en garde contre eux quand ils s'étaient rencontrés pour la première fois à Tokonatsu. Il était donc finalement assez bien renseigné.

-Les zayriens sont un groupe de fanatiques vénérant le chaos et plus spécifiquement une figure emblématique qui y est rattachée. Je veux bien évidement parler du messager des enfers, Zayro Jinn! Cet homme se fout de ce que ces différents groupuscules indépendants peuvent faire en son nom, il ne les commande pas. Ils agissent de leur propre chef et leur but est uniquement de répandre le chaos. Le bras droit de Sul Hei n'est qu'un étendard de ralliement. Si tu as d'autres questions n'hésite pas mais sache que je ne peux pas te renseigner sur leur force, je n'en ai aucune idée. Cela varie énormément d'un groupe à un autre, lui expliqua-t-il.

L'homme accepta d'offrir son aide à Bashô sans attendre ses explications. Cela montrait au moins qu'il avait un grand sens de la justice. Tant mieux pour lui car il valait mieux que chacun des protagonistes ait une bonne envie de se battre car les combats ne les laisseront pas indemnes. "Comment j'ai fait pour en arriver là déjà?" se demanda tout de même le maffieux qui il y a encore moins d'une demi-heure se baladait tranquillement en ne souhaitant que du repos. Il ne faisait pas peur aux dieux non, au contraire, ces derniers se foutaient bien de lui. Heureusement, cette fois ils avaient eu l'amabilité de ne pas le laisser seul. Leur magnanimité semblait s'améliorer.

-Je suis content que tu aies choisi de me suivre malgré les risques possibles, avoua Bashô. Ce soir, peut-être que les faibles de cette cité pourront dormir sur leurs deux oreilles. Peut-être que des terroristes dormirons au royaume des morts.
Seulement une chose me chagrine encore... Tu t'appelles comment?
demanda timidement le masqué.

Il aimait connaître le nom de ceux avec qui il allait risquer sa vie, cet homme allait rentrer dans son histoire après tout.

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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Mar 14 Mar - 9:01




Un attentat à Shiryoku

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Zayro Jinn. De nouveau, ce nom symbole de peur et de haine en Kosaten revenait sur le devant de la scène... La dernière fois que je l'avais entendu remonter à quelques mois en arrière seulement, de la bouche d'Aki lorsqu'elle m'avait annoncé le décès de Kachou, bien qu'elle soit mystérieusement ressuscité depuis lors. Ainsi dont, le messager des enfers avait à présent engendré un groupe de tarer près à faire tout et n'importe pour attirer l'attention de leurs idoles du moment, même si cela coûtait de nombreuses vies innocentes ? Que dis-je, à en croire les histoires sur ce Zayro Jinn, plus ils faisaient de victimes et plus ils auraient de chance de s'attirer les bonnes grâces du Fuyujins.

Mon regard se durcissait et il n'était pas difficile de voir l'infirmière reculait d'un pas, terrifiée, lorsque le nom du colosse fut énoncé. Ce hâtant de finir ses soins, je ne pouvais lui en vouloir de désirer quitter la discussion suite à l'intervention de ce nom maudit, la remerciant chaleureusement, je pouvais finalement me relever afin de remettre mon tee-shirt et ma veste noir sur le dos, esquissant des grimaces de douleur.

Une chose était sûre, c'était que le groupe local de fanatiques devait, en effet, être rapidement stoppé avant que leurs folies n'emportent toute la ville dans les flammes du chaos. Finalement, poussant un soupir, j'adressais un nouveau sourire à l'homme masqué en lui tendant une main amicale alors qu'il me demandait mon nom d'une petite voix.


-Les risques font partie de la vie des élus, malheureusement... Mais j'en oublie les politesses, je m'appelle Ieta Ao, enchanté de faire ta connaissance Faucheur masqué.

Remettant mon sabre le long de mon flan, j'étais fin près à prendre la route malgré les bandages limitant légèrement mes mouvements et mes plaies tirant douloureusement sur ma peau malgré les soins apportés. Maintenant, il restait à savoir où c'étaient réfugié les gentilles personnes vouant un culte au terrible messager des enfers.

-Bien, je suis près, tu as une idée d'où peuvent se terrer ses fanatiques ?


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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Mar 14 Mar - 17:28



Deux chevaux et du courage



L'évocation du lien entre les Zayriens et leur idole ne sembla pas laisser de marbre son interlocuteur. L'inverse aurait été étonnant. Le messager des enfers avait provoqué tant de malheurs dans ce monde, depuis tant de temps, partout sur le continent, qu'au final le nombre de personne n'ayant pas été directement ou indirectement touchées par ses actes odieux était réduit. Mais le minshujin ne fut pas le seul à avoir une réaction, celle qui s'employait à le soigner laissa elle-aussi transparaître ses émotions. Et de manière bien plus perceptible et bien moins contenu que son patient, faut-il le souligner. Elle finit en hâte ce qu'elle avait à faire et laissa les deux élus seuls. Ce n'était en soit pas plus mal pour discuter d'un sujet aussi sérieux que le leur.

Ensuite, l'inconnue se présenta pour ne plus en être un. Il s'appelait Ieta Ao, un nom dont Bashô se devait de se souvenir puisqu'il avoua par la même occasion être un élu.

-Ah, tu es un élu? demanda le maffieux. Moi aussi, ça nous fait un point commun supplémentaire alors... A quelle nation es-tu rattaché sans indiscrétions? Je suis de Seika mais ne t'inquiète pas, les conflits entre les trois grandes nations m'importent peu, je ne t'en tiendrais pas rigueur si tu es un élu de Fuyu...

Une fois qu'ils furent prêt à partir, Ieta Ao souleva bien évidement la question de: "Où aller?". Heureusement le seikajin avait la réponse à cette question, ils 'auraient pas besoin d'aller demander la localisation du camp Zayrien à l'office du tourisme du coin...

-Si je ne me trompe pas, les gardes dont j'écoutais les propos tout à l'heure ont dit que le campement des terroristes se trouvait au nord de la ville, au flanc d'une montagne, l'informa-t-il. Je ne pense pas que nous ayons beaucoup de difficulté à le trouver, il doit être assez gros. Je propose d'aller louer des chevaux, ils nous permettrons de rejoindre notre but plus rapidement. Nous descendront de nos montures lorsque la montagne leur servant de repère sera en vue. Elles nous serviront également à fuir, situation à ne pas exclure...

Il réfléchit deux secondes et ajouta:

-Le seul problème de mon plan, c'est que je n'ai pas d'argent pour en louer, j'espère que tu te sens prêt à raqu...

-Prenez les miens! la coupa l'infirmière qui s'était occupé de Ieta. Vous n'êtes pas originaires de Shiryoku, ni même de ce monde si j'ai bien compris, et pourtant vous vous battez pour notre ville alors que les autorités elles-mêmes ne font rien! J'ai deux beaux chevaux, vous les prêter est bien le minimum que nous puissions faire pour vous... Prenez-les! répéta-t-elle.

-C'est avec plaisir que nous acceptons madame
, répondit poliment Bashô qui ne pouvait pas se permettre de refuser étant donné l'ampleur de leur besoin. Nous allons faire tout notre possible pour cette ville et ses habitants...

Une demi-heure plus tard, ils étaient fin prêts. Leurs destriers semblaient étonnement solides pour appartenir à quelqu'un comme elle, d'une condition assez modeste. Enfin bon, là n'est pas le sujet. Après avoir emprunté leur moyen de locomotion, ils se mirent en route.

-Bon courage...
murmura l'infirmière alors que les deux élus étaient déjà plusieurs mètres devant.

Une dizaine de minutes plus tard, alors qu'ils venaient de quitter la ville, Bashô crut bon de poser certaines choses à plat. Il commença donc à parler d'un sujet sérieux sans réelle transition.

-Peut-être est-ce aujourd'hui le jour de notre mort? Ou peut-être pas, reprit-il après un léger blanc. Je pense qu'il serait préférable que ce ne soit pas le cas, tu ne me contrediras pas sur ce point là... C'est pour ça que je pense que l'on devrait se parler de nos capacités. Peut-être que celles de l'un donnerons une bonne idée à l'autre? En tout cas cela améliorera sans conteste notre cohésion, je pense que ça nous serait grandement bénéfique et que c'est un avantage non négligeable.

Il laissa le temps à l'élu d'une éventuelle réaction puis reprit:

-Tu n'es pas obligé de tout me révéler sur tes capacités, mais moi je vais le faire. Sache premièrement que je pense être capable de me battre contre une dizaine de zayriens en même temps si leur niveau est banal. S'ils sont plus fort, du type la force d'un soldat moyen, je ne pourrais en affronter que trois à cinq en même temps. Je possède certains pouvoir particuliers surtout utiles en combat, mais je sais également me rendre invisible. Cela pourrait se montrer très utile pour infiltrer leur camp par exemple. Je suis également dans la capacité de détecter tout être vivant ou inerte dans un rayon de dix mètres. Malheureusement, je ne peux déployer constamment l'aura qui me permet de faire ça. Cette technique nécessite une certaine concentration.
Et toi?
demanda-t-il ensuite.

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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Ven 17 Mar - 8:32




Un attentat à Shiryoku

feat.Bachô



Outch, grosse erreur ! Sans le vouloir, je venais de dévoiler ma condition d'élu comme un bleu ! C'était bien la peine de faire tout un speech sur la prudence à Gally quelques jours auparavant si c'était pour faire la même chose qu'elle après... Heureusement, l'homme masqué se révélait être un élu également et de la faction alliée ce qui était une très bonne nouvelle au vu de ma bourde, même si rien ne me prouvait vraiment qu'il disait la vérité.


-Ah... Euh... Oui, je suis un élu en effet... C'est Manshe qui m'a ramené en Kosaten, mais fait quand même attention en dévoilant ta nation comme ça. Si jamais j'avais été de Fuyu et que j'étais pro-guerre, ça aurait pu mal tourner...

Esquissant un petit sourire après ce conseil qui me semblait être bien ridicule quand il venait de quelqu'un qui avait tout balancé aussi facilement... Mais bon, si nous devions faire équipe il fallait bien jouer cartes sur table un minimum, sur ce point ce Ferun et moi étions, bien sûr, la même longueur d'onde. Cependant, mon allié improvisé m'expliquait qu'il savait où nous devions diriger nos pas pour trouver les adorateurs de Zayro Jinn et alors que nous nous apprêtions à aller quérir quelques cheveux pour nous faciliter le voyage, l'infirmière qui nous avait laissé quelques minutes plus tôt revint à la charge en nous proposant de nous prêter ses biens.

Les larmes aux yeux, voilà qu'ENFIN quelqu'un en Kosaten nous montrait un peu de gratitude à nous, les élus... Si je n'avais pas été aussi timide, je l'aurais bien embrassé et épousé pour la remercier dit donc tellement un tel élan de générosité et de gentillesse avait tendance à se faire rare ses derniers temps. Allant prendre, tout de même, la main de l'infirmière pour la remercier chaleureusement une nouvelle fois, les deux élus près à en découdre pouvait alors prendre la route en direction de la forteresse des fous du coin.

Profitant du trajet, l'homme au masque pris la peine d'établir un semblant de stratégie avec moi-même ce qui me rassurait un peu, pour une fois, nous n'allions pas foncer tête baisser et ce serait une très bonne chose. Cherchant à mettre à plat nos différentes capacités, Ferun m'expliquait rapidement les différentes facettes de ses talents dont plusieurs qui nous seraient très utile dans une mission d'infiltration, avant de me retourner la question. J'hésitais un instant, ce n'était pas dans mes habitudes de trop en dire sur moi-même et cela même si c'était pour la bonne cause...


-Je ne sais pas combien d'adversaires je peux tenir en même temps... Mais j'ai quelques bases en combat art martiaux et je maîtrise le feu, ce qui me donne un potentiel destructeur non-négligeable quand même... Mais je ne peux compter que sur moi-même pour tout ce qui touche à la discrétion malheureusement. Par contre, je devrais pouvoir nous faire de jolies diversions au besoin !

Affichant un sourire complice à mon camarade masqué, je tachais de garder mon cheval à la même allure que le sien, mais étant bien la première fois que je montais ce genre de bestiole, je devais bien avouer que j'avais bien du mal à maîtriser la bête qui faisait un peu ce qu'elle voulait...

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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Dim 19 Mar - 10:46



Un plan sommaire



Bashô avait déduit que son interlocuteur était un élu et il ne s'était pas trompé. Quelque chose sembla le gêner mais le maffieux ne comprit pas quoi. Quand il dévoila sa condition d'élu, le minshujin lui conseilla tout de même de rester prudent et de ne pas le dire comme cela, sans plus de contrôles, que cela pouvait être dangereux. Pourtant il ne sentait pas la moindre hostilité de la part de son interlocuteur et ne sentait pas le besoin de prendre plus de précautions qu'il n'en avait déjà prise.

-Tu viens aider ce village qui ne représente rien pour toi, tout comme moi. Je pense sincèrement que tu es un gars bien, pourquoi donc me prémunir contre toi dans cas? Et puis, je porte déjà un masque... se justifia-t-il.

Plus tard, quand ils furent sur leurs chevaux en direction du camp Zayrien, Ieta Ao dévoila à son tour ses capacités. Et même s'il ne semblait pas aimer les dévoiler, ce qui était normal dans un monde aussi hostile pour les élus que celui-ci, quand il le fit, ce fut certainement avec sincérité et sans arrières pensées. C'est comme cela que Bashô le perçut en tout cas.

Il disait ne pas savoir combien d'adversaires il pouvait se prendre, mais savoir tout de même bien se battre. Il maîtrisait le feu, ce qui pouvait lui permettre de détruire pas mal de chose. "Bien pour mettre la zizanie dans le camp ça..." réfléchit l'élu rouge. Et pour finir, il n'était pas spécialement discret mais, ce qui était guère étonnant aux vues de ses capacités, il se sentait capable de faire une bonne diversion. A eux deux, ils seraient certainement capable de quelque chose. Sans être confiant sur leurs chances de survie, leur duo pouvait être très efficace.
Bashô n'avait pas encore de plan mais il pensait ne pas avoir de peine à en construire un lorsqu'ils auraient l'organisation du camp devant eux.

Après encore un moment passé sur leurs dociles montures, la montagne, ou plutôt la grande colline, et des signes du camp se montrèrent. Il était temps pour eux de commencer à être discret. Leur objectif numéro un: s'approcher du camp sans se faire repérer pour pouvoir l'observer et établir un plan digne de ce nom.

-Le mieux à faire pour nous est sûrement de contourner la montagne par le flanc gauche. Nous laisserons nos montures au pied de la colline et continuerons à pieds. En restant discret, nous pourrons certainement arriver à contourner le camp par le haut et à le surplomber pour avoir une bonne vue d'ensemble, expliqua le mafieux. A partir de maintenant, la mission commence vraiment.

Ils mirent alors le plan à exécution. Ils ne furent pas confrontés le moins du monde par des patrouilles, ce qui n'était pas si étonnant que ça. Pourquoi se prémuniraient-ils d'un danger alors qu'ils étaient certains que les instances de Shiryoku ne tenteraient rien à leur encontre? Ils n'avaient pas prévu que deux élus isolés allaient faire du zèle et ça allait leur coûter cher... Ils purent alors se cacher derrière un gros rocher. A une petite centaine de mètres en contrebas se trouvait leur cible, pleine à craquer d'adorateurs du chaos. Ils avaient mis plus d'une demi-heure à atteindre ce point d'observation qui leur permettait d'observer sans être vus.

Du camp se détachaient deux éléments notables, outre le fait que les tentes n'avaient pas de dispositions particulières entre elles. La première était que la tente de l'état major ou quelque chose y ressemblant était au centre. Il s'y trouvait en effet une tente plus belle et plus grande que les autres. La seconde était qu'à l'arrière du camp, donc face à eux, se trouvait une tente semblant être celle ou la poudre noire était stockée. Cela pouvait se voir grâce au logo sur celle-ci. Certainement avec cette poudre noire qu'ils avaient fait sauter une partie de l'orphelinat.

-Le plan me parait s'imposer de lui-même, commença Bashô, tu auras certainement eu la même idée que moi. Il faudrait certainement que tu fasses diversion en attaquant et en faisant péter leur stock de poudre noire pendant que je me glisse parmi eux et tue les dirigeants en profitant de ta diversion. Les Zayriens sont trop bêtes pour être autonomes. Une fois les têtes pensantes éliminées, ils ne sont plus rien, je parle d'expérience.

Ce plan serait certainement efficace, mais n'était pas vraiment complet. Il ne prévoyait aucun imprévu et tout ne se passerait certainement pas comme prévu. Rien que pour atteindre la tente à poudre, Ieta aurait certainement à faire à une horde de Zayriens pour l'en empêcher. Il aurait donc soit besoin de toute sa puissance, soit de toute sa rapidité pour arriver assez vite pour que peu de leurs adversaires n'aient le temps de réagir. Et après, comment fuirait-il? Et il pouvait y avoir tant d'autres événements qui pourraient contrecarrer leur plan. Seulement, la plupart de ces choses ne pourrait se contrer que sur le moment. Pourtant, au cas où, Bashô ajouta tout de même:

-Si tu as une autre idée ou quelque chose pouvant compléter cette tactique sommaire, n'hésite pas l'ami.

La suite s'annonçait intensive.

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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Mar 28 Mar - 9:30




Un attentat à Shiryoku

feat.Bashô



Suite à mon conseil visant à être prudent sur l'évocation de son statut d'élu au vu de la situation géopolitique de Kosaten, l'homme masqué s'empressait d'expliquer qu'au vu de la façon dont je venais de me conduire en ville, il n'avait pas de raison d'être sur la défensive avec moi. Cette remarque me fit sourire, évidemment, bien qu'elle trahissait, peut être, une certaine naïveté, et cela, malgré le masque qu'il dissimulait, en effet, son identité. Malgré ça, il se trouvait un tel dégagement de confiance un peu aveugle n'était pas des plus désagréable et cela aller être d'une grande aide pour les affrontements à venir.

Arrivant prêt de la colline qui abritait la cache des terroristes fidèles du colosse de Fuyu, mon compagnon d'armes et moi-même décidions de poursuivre à pied, escaladant le flanc gauche du fort improvisé des fanatiques afin d'avoir une vue d'ensemble de leurs infrastructures et de leurs organisations. Sur les hauteurs, ils étaient aisés pour Ferun et moi d'observer la fourmilière qui grouillait en contre-bas autour d'une série de tentes modestes installé en cercle autour d'une plus importante au centre ce qui me fit esquisser un sourire et un hochement de tête devant la stupidité de cette façon de faire s'il se trouvait que la déduction de mon compagnon était exacte.

Bah oui, il faut avouer qu'indiquer la tente des chefs d'une façon aussi bête était loin d'être une idée de génie... En cas d'attaque, avoir un camp uniforme et identique obligerait les assaillants à fouiller les lieux de fonte en comble pour trancher la tête de l'hydre, alors que là... Enfin bon, le plan du héros masqué avait beau être très simple, il me semblait être bon dans l'ensemble, bien que je le stoppais dans son élan d'une tape sur l'épaule pour lui montrer les deux tours qui encadraient l'entrée du camp sur lequel étaient postés des archers qui semblaient être particulièrement bien entraînés au vu de leurs façons de tenir leurs arcs d'excellentes factures et le regard vif qui scrutait l'horizon.


-Avant de s'attaquer à la tête de l'hydre, nous devrions faire tomber ses sentinelles avant qu'elles nous plombent à distance. Et ton plan est bon si on part du principe que leur sont chefs sont présent dans le campement et si ils sont vraiment aussi peu farouches que ça pour déserter dès que le chef tombe, sachant qu'ils sont largement en supériorité numérique...

Portant ma main à mon menton, je tâchais de réfléchir à comment nous pourrions faire pour tourner cette tactique comportant bien trop de part de hasard à notre avantage. Évidemment, faire exploser le stock de poudre était une évidence, juste pour la joie de faire exploser un truc déjà et surtout pour la panique que cela engendrerait, mais il allait falloir plus que ça pour tomber un camp de bandit sûr d'eux au point de s'attaquer à une grande ville et à s'en prendre à un orphelinat en plein centre ville. Le mieux aurait été d'avoir une petite armée, comme lors de ma précédente aventure avec Gally, mais nous allions devoir faire sans ici.

-J'ai la faculté de faire exploser mes flammes à distance, comme une sorte d'explosif et je peux également créer un nuage de cendres opaques... Ce que je peux te proposer, c'est : pendant que tu élimines les deux archers à l'aide de ta furtivité, je créais un nuage de cendre que je repends dans le camp. Ainsi dissimulé, je piège plusieurs tentes, ainsi que le stock de poudre et toi, tu pars à la chasse des têtes pensantes et enfin, on fait tout sauter afin de simuler un nombre d'ennemis plus important, soit pour nous assurer une porte de sortie comme les détonations seront concentrés à l'arrière du camp, soit en cas où si l'un d'entre nous fait sonner l'alarme.

Si la variante du plan était validée, j'allais devoir former un nuage de cendre beaucoup plus dense et important qu'à mon habitude afin d'englober une zone la plus large possible et cela ne durera qu'un temps avant que le vent qui souffle à cette hauteur ne le disperse... Une course contre la montre en somme, mais nous n'allions pas avoir trop le choix si on voulait vraiment désorganiser le camp et nous assurer une victoire rapide et sans trop d'accros.

-Reste à savoir si tu as des améliorations à donner ou une alternative et si ton masque va te permettre de supporter un nuage de cendres et de braises ardentes.

Concluais-je en me tournant vers l'homme masqué, le regard sérieux, concentré et sans une once d'émotion. Je n'avais plus devant moi un camp d'humains s'étant égaré du droit chemin, je ne voyais plus qu'une map de jeux de stratégie.

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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Mer 29 Mar - 14:09



Le début d'un long carnage



Ieta Ao approuva le plan de Bashô même si, comme on pouvait s'y attendre, il ne le trouva pas complet. En même temps le seikajin l'avait monté en deux minutes, normal qu'il ne tenait pas entièrement la route. Heureusement s'ils étaient deux c'était également pour palier à ce problème. Le maffieux n'avait en effet pas remarqué les deux tours de guets à l'entrée du camp. Étant donné qu'elles ne contenaient qu'un seul guetteur chacune, ce n'était pas un gros problème mais il fallait tout de même sans occuper. Et puis, c'était dans ses cordes.

Il émit également une certaine réserve quand au fait qu'assassiner les dirigeants suffise à désorganiser un camp aussi grand. Il était vrai que rien ne garantissait que leur attaque éclair ait une réelle efficacité s'ils ne tapaient pas assez fort. Bashô commença alors à réfléchir à une alternative ou une solution pouvant combler ce manque dans leur plan. Dans son monde, il avait arrêté de compter le nombre de situations merdiques desquelles il s'était sorti, celle-là était très satisfaisante en comparaison. Il avait confiance en ses capacités et il montrerait à son partenaire que lui aussi pouvait faire de même.

En attendant, ce fut le minshujin qui démontra ses capacités de tacticien en complétant les faiblesses du premier jet de leur plan d'attaque. Il proposait de l'envoyer tuer les deux mecs qui faisaient le pet dans le feutré pendant que lui rependait une fumée volcanique sur le camp. Il pourrait grâce à elle se dissimuler pour piéger le camp dont la tente du stock de poudre. Ensuite Bashô essaierait d'éliminer le plus rapidement les têtes pensantes du camp avant qu'ils fassent tout péter, simulant alors une attaque à grande échelle. Cela devrait déjà semer suffisamment la zizanie.

Cependant Ieta souleva un point qui posait encore problème: Bashô pourrait-il supporter la fumée toxique? A vrai dire, lui-même ne le savait pas mais il était vrai que son masque pouvait aider. De toute façon, sa santé pulmonaire n'était pas un facteur déterminant. Il résisterait quoi qu'il arrive, tant pis si sa santé en pâtissait. Au pire, était-ce bien grave? Son Nen du renforcement devrait lui permettre de ne pas trop en souffrir et si cela réduisait son espérance de vie ce n'était pas dramatique. Avait-il seulement une chance de vivre longtemps dans ce monde ingrat? Absolument pas non, se soucier de si menus détails lui paraissait donc futile en comparaison de l'importance de la mission.

-Ne t'inquiète pas pour moi ça ira
, le rassura-t-il. Crées une fumée aussi opaque et dense que tu le souhaites, ça ne me posera pas de problèmes, je surmonterai chaque obstacle un à un. Je le ferai pour chacun des morts de l'orphelinat...

Puis, il voulut soumettre la nouvelle idée qu'il avait eu depuis tout à l'heure qu'il réfléchissait:

-Quand au fait qu'éliminer les têtes pensantes présentes ne suffise peut-être pas, j'ai une idée parfaitement réalisable. Si les autorités ne peuvent pas s'en prendre aux Zayriens, c'est à cause de l'otage qu'ils détiennent, exposa-t-il. Nous n'avons qu'à libérer l'otage dans ce cas. Je propose de ne rien changer au plan que nous venons d'élaborer, je me contenterai juste de le chercher en même temps que les dirigeants Zayriens. Si tu tombes dessus pendant que tu poses tes pièges, n'hésite pas à en faire de même.

Une fois leur discussion finie, il ne servait plus à rien d'attendre plus longtemps, Bashô pouvait enfin entamer la première partie du plan qui consistait à éliminer les deux guetteurs. C'était à lui d'ouvrir les festivités et de faire le premier sang. Si tuer était un art, il en serait virtuose.

Tu ne prêtes plus
Attention
Au rôdeur. Erreur...

Une fois son haïku déclamé, il descendit dans la direction du camp, serein. Sa technique lui permettait de se glisser n'importe où sans être vu mais le plus fort était que Ieta pouvait toujours le voir. Il ne faisait que se subtiliser à l'attention des gens qui pouvait le voir, il ne devenait pas vraiment invisible. Donc quelqu'un qui aurait expressément fait attention à lui le verrait toujours. Heureusement, ce n'était que le cas de son partenaire minshujin.

Le maffieux prit le temps qu'il lui fallut pour atteindre les deux tours, il ne voulait pas faire de bêtes erreurs d’inattention que son haïku n'aurait pas pu contrer. Ces deux cibles étaient éloignées d'une quarantaine de mètres l'une de l'autre. Bashô se décida alors à se glisser dans la première.
Il monta doucement pour ne pas faire de bruit même si en théorie ça n'aurait pas suffi à ce qu'il se fasse repérer. Mieux valait être prudent. Une fois arrivé en haut, l'espace devait faire à peine quatre mètre carrés et ne comptait qu'une chaise pour meuble. Le guetteur n'était pas dessus et accomplissait sa tache avec assiduité. Il devait certainement un bon soldat, dommage que l'élu ne lui ait pas laissé sa chance...

Il l'attaqua alors en plaquant son adversaire contre lui après l'avoir bâillonné de sa main. Pris par surprise, son adversaire n'eut pas le temps de crier. Ni de faire quoi que ce soit d'autre d'ailleurs. Le seikajin fit prendre un angle improbable à sa tête avant de l'assoir, comme si tout allait bien. Pour pas que ça ne paraisse suspect, il le tourna d'une manière que l'autre sentinelle ne pouvait voir que son dos. L'opération avait prit cinq secondes, personne n'avait rien vu. Il n'eut alors aucun mal et put prendre moins de précaution pour tuer le second. Il fit exactement la même chose. "Bon, première partie du plan, accomplie!" se dit-il.

S'il n'y avait eu aucune anicroche du côté de Ieta Ao, la suite pouvait commencer.

Contextuelle:
 

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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Jeu 6 Avr - 15:03




Un attentat à Shiryoku

feat.Bashô



L'homme au masque semblait être en harmonie avec l'ébauche de plan que je venais de peaufiner et bien que plusieurs points me semblaient encore bien trop incertains et délicats, nous nous m'étions d'accord pour partir sur mon idée. Heureusement, mon étrange acolyte arrivait cependant à rajouter un dernier détail, une dernière carte à notre joli manège : l'otage ! Je devais bien avouer que celui-ci m'était complètement sorti de la tête, j'en viens même à me demander si j'étais au courant à la base... Dans tous les cas, il était vrai que si nous parvenions à trouver où était caché l'otages, cela pourrait nous donner un sérieux avantage.

-Bon, avant d'y aller, il faudrait que l'on mette en place un... Signal...

Concluant notre réunion stratégique, je m'apprêtais à ajouter cette dernière chose juste avant que je ne remarque que mon compagnon venait déjà de partir de son côté après avoir marmonné quelques mots qui ne devaient pas mettre destiné... Poussant un soupir en jetant un coup d'œil à mon compagnon invisible qui riait aux éclats au-dessus de moi, je devais bien me résoudre à devoir lui demander un coup de main.

~Hahahaha ! La coordination de génie ! J'imagine que je vais devoir te dire quand ton ami se sera occupé de ses cibles, je me trompe ?
-S'il te plaît...


Je n'aimais pas devoir demander de l'aide à l'observateur de fumée qui me suivait... Déjà pour une question de fierté et ensuite parce que je craignais toujours qu'il finisse par me demander une compensation pour sa participation, comme les démons des films d'horreur que je regardais dans mon monde... Mais là, il n'était plus moment de se poser ce genre de question, car le chrono venait de se lancer dès le moment où Ferun eut posé un pied en territoire ennemi.

Sans attendre un instant de plus, je créais une petite bille de flamme bleue au bout de mon index que je lançais en direction d'herbes hautes se situant près du centre du camp. Filant en silence, tel un insecte luminescent, la petite flamme magique n'attirait aucunement l'attention des gardes qui passaient par là et une fois qu'elle eut atteint ma cachette, j'usais de ma nouvelle capacité de Réincarnation des flammes pour instantanément me téléporter à la position de ma bille bleutée. Caché en plein cœur de la base ennemi, je comptais sur les repérages du dragon de jais, sur ma discrétion et sur mes téléportations pour passer de cachette en cachette, posant une flamme bleue aux positions suivantes : La tente centrale, celle ce trouvant à gauche qui semblait être une « habitation » classique, une tente sur la droite où étaient stocké les armes et enfin la réserve de poudre à l'arrière du camp.

Une fois tout ceci près, je me hâtais de revenir au centre du camp, prenant une profonde et énorme inspiration, allant jusqu'à gonfler mon torse jusqu'à deux fois sa taille normale avant de cracher, droit sur le sol, un épais et brûlant nuage de cendre. Au vu de la taille du camp, il fallut de quelques minutes pour que le nuage opaque ne se diffuse, sans attirer l'attention jusqu'à ce qu'il commence à devenir un brouillard brûlant. En quelques minutes, le camp des Zayriens était recouvert par un nuage noir parsemé d'étoiles bleuté scintillantes, un très beau spectacle vu de l'extérieur, mais de l'intérieur, c'était un véritable enfer...

Les cendres composant le nuage étaient brûlantes, pas au point de causer des dommages, mais suffisants pour être vraiment gênantes... Rajoutait à cela les braises bleutées qui virevoltaient dans le nuage et je vous laisse imaginer la douleur et la gène que provoquait provoquer l'inhalation de ce brouillard empoisonné sans porter aucune protection. Forcément, plusieurs gardes eurent le réflexe de se couvrir le nez et la bouche et avaient commencé à chercher l'origine du brouillard et je profitais de ce moment précis pour faire sauter, d'un claquement de doigts, la réserve de poudre.

Zeymah m'indiquait alors que mon ami du jour venait d'accomplir sa mission, il ne nous restait donc plus qu'à faire tomber les chefs et trouver les otages avant de prendre la ville de l'air. Aux quatre coins du camp, l'écho de la toux et des râles de douleurs se faisait entendre et grâce à mon immunité, je pouvais parcourir le camp tranquillement, ma lame au poing et tranchant la gorge de tous ceux que je croisais, qu'ils m'aient remarqué ou non, tel un démon virevoltant dans le chaos d'une éruption volcanique. Laissant les chefs à Ferun, je partais à la recherche de l'otage en commençant par la tente centrale, mais il n'y avait rien du tout... Claquant de nouveau des doigts, la tente centrale et celle du dépôt d'armements s'embrasèrent à leur tour dans une détonation effrayante, accentuant le chaos ambiant malgré des voix fermes qui commençaient à s'élevait et qui demandait à tous de retrouver leur calme, distribuant quelques ordres aux passages.


-Couvrez-vous le visage, bande d'incapables ! Le vent ne va pas tarder à dissiper ce brouillard, trouvez-moi les responsables de tout ça et en vitesse !


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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Jeu 6 Avr - 19:22



La Zizanie



En se glissant de nouveau dans le camp à la recherche des dirigeants Zayriens, Bashô se fit la réflexion que leur plan était tout de même assez bien huilé. Leurs chances de réussite seraient élevées s'ils arrivaient à faire face à l'imprévu. Car oui, autant être pessimiste de suite, il y aurait forcément des imprévus... Quel plan digne de ce nom n'en avait pas?! Enfin, le maffieux ne pensait pas que cela influerait sur leurs chances de réussite. Leur travail d'équipe se caractérisait par des capacités complémentaires et des talents particuliers leur permettant de combler les lacunes que les aléas de la vie posaient sur leur passage. Le vent qu'avait mis le seikajin à son coéquipier en faisait parti par exemple, la réussite de la mission aurait pu être mise en péril sans la grande flexibilité des pouvoirs de Ieta Ao. Enfin, tout se déroulait pour le mieux pour le moment, c'était le principal...

Alors qu'il arrivait en bas, le poète eut rapidement la preuve, après avoir pénétré à nouveau dans le camp, que tout c'était bien passé du côté de son partenaire. Enfin "tout", peut-être pas, en tout cas il s'était acquitté de sa mission, c'était le plus important. Un épais brouillard de cendres se rependait sur le camp. "Voilà la bête! J'espère que l'imprévu ne viendra pas d'elle!" pria le prétendu Ferun qui ne comptait que sur sa résistance pour palier à la brûlure des braises volantes sur sa peau. Déjà, il était obligé de pénétrer l'épais nuage.

Au début, il put sans peine ignorer la gêne de la technique de Ieta juste en recouvrant son corps de son Nen du renforcement. Mais au fur et à mesure que la fumée de cendres se densifiait, il était de plus en plus difficile de l'ignorer. Sa peau ne le faisait pas beaucoup souffrir, en revanche ses poumons allaient devenir dans un état pire que ceux d'un fumeur millénaire s'il continuait. Pourtant, seules les fines particules de cendres pouvaient passer à travers son masque. Le côté positif dans tout ça, c'était que les Zayriens étaient par conséquent encore plus touchés que lui. Les pauvres, cela ne devait vraiment pas être drôle. Ils n'avaient qu'à pas avoir fait le mauvais choix...

Les supérieurs en suaient vraiment pour remettre de l'ordre dans le camp, s'égosillant à tout bout de champ à donner des ordres à leurs hommes pour qu'ils se prémunissent de ce qu'avait vomi l'élu de Manshe. Seulement, se recouvrir uniquement la bouche avec un tissu comportait un léger problème: ouvrir les yeux dans un tel nuage de cendres exposait chaque personne à devenir aveugle par destruction pure et simple de la cornée rétinienne. Se les protéger signifiait se mettre un tissu sur toute la tête et ne rien voir non plus. Étant tout de même moins dangereux, c'est ce que firent la plupart des adorateurs du chaos. C'est également ce que fit Bashô, mais lui pouvait palier à ce problème grâce à une capacité intéressante: le En. Cette technique lui permettait de déployer son aura et d'être conscient de toute chose inerte ou vivante dans un rayon de dix mètres. Et comme sa vue ne lui permettait pas de voir à plus de trois mètres dans une telle purée de poids, son champ de vision n'en était que meilleur qu'avant. Et il était totalement protégé. "Parfait..." se dit-il finissant d'enrouler le tissu autour de sa tête.

Le plus intéressant et le plus drôle maintenant était à quel point les adorateurs du Messager des Enfers venaient de simplifier la tache à leur ennemi. Bashô devait éliminer un maximum de dirigeants du camp, or ceux-ci étaient ceux qui hurlaient le plus, quoi de plus facile pour les repérer? Il allait les trouver et la mort les embarquer...

Craint le noir que provoque ce nuage
Il permettra aux démons qui l'abritent
De facilement vous tuer, très vite
Vous devriez fuir, ce serait plus sage...


C'est alors qu'il s'engagea dans une guérilla des plus meurtrières! Il s'approchait des supérieurs à la faveur de l'obscurité factice pour les dérober sans que leurs subalternes ne puissent rien faire à cause de leur cécité temporaire. Les tuer par surprise n'était pas bien dur puisque toutes ses victimes ne se rendaient compte de sa présence que trop tard. De plus, les malheureux avaient beau crier, cela était vain. Il y avait une telle pagaille dans le camp que personne ne les entendaient. Le hunter se contentait généralement de les assommer pour ensuite les tuer rapidement en encastrant leur tête contre le sol. Quand à certain soldat, il les envoyait dans le feu pour qu'ils se mettent à courir partout dans le camp et continuent à semer la panique. En quelque minutes, il n'y avait plus aucune organisation de maintenue. Seuls certains Zayriens plus courageux que d'autres se mettaient à chasser en solo leurs ennemis furtifs. Mais ils étaient faciles à éviter tant que le brouillard se maintenait. Les soldats parlaient de hordes de démons, une attaque organisée par un groupe puissant venant se venger comprenant au moins une centaine de personnes. Comme quoi, les maths n'étaient pas leur fort...

Après quelques dizaines de minutes, le gaz commença à se dissiper. Bashô n'avait malheureusement pas réussi à mettre la main sur l'otage mais le nombre d'officiers assassinés était de dix-neuf. Certains n'étaient peut-être pas très haut placés mais il ne devait tout de même plus en rester beaucoup. Peut-être que certains, comme énormément de leurs hommes, avaient déjà pris la fuite? Pourtant le danger n'avait pas baissé, au contraire. Il ne restait que les Zayriens les plus déterminés et le seikajin ne bénéficiait plus de la faveur du nuage de cendres, ni de sa technique de camouflage qu'il avait désactivé puisqu'elle ne lui servait à rien dans la brume noire. Il pouvait cependant la réactiver à volonté. Les prochains combats se feraient certainement à armes égales.

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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Mer 12 Avr - 10:06




Un attentat à Shiryoku

feat.Bashô



« Ces types ne sont que des monstres sans foi ni loi. Il n'y a pas de pitié à avoir mon garçon, pas d'hésitation à ressentir. »


Dans le chaos du nuage de cendres noires qui régnait en maître sur le camp des Zayriens, seul le bruit des explosions, le chant des flammes et le hurlement des hommes se faisaient entendre. Malgré la tentative des chefs du groupe à reformer les rangs, les sous-fifres avaient bien du mal à se réorganiser suite à cette attaque surprise éclair dont ils ignoraient totalement l'origine. Dans le brouhaha de l'attaque, certains des membres du culte se faisaient témoins d'avoir vu un groupe armé d'assassins, d'autres encore juraient d'avoir croisé un démon dans les flammes qui ravagés du camp, tuant quiconque se tenait devant lui sans aucun état d'âme.

Après avoir visité les dernières tentes du camp sans avoir trouvé la moindre trace de l'otage, j'avais pris pour moi de faire exploser les dernières flammes que j'avais déposées plus tôt, relançant un peu plus la panique générale et me permettant de me laisser porter par cette voix dans ma tête qui avait recommencé à résonner. Quelque part, elle n'avait pas tort après tout, ses enfoirés avaient tué des enfants, ils n'étaient que des monstres... Pourquoi un monstre ne viendrait pas leur rendre la monnaie de leur pièce ? Laissant l'assassinat discret à mon acolyte, je m'attelais à répandre la peur dans le cœur des hommes toussant et crachant leurs tripes sur le sol.




Repérant des groupes de survivants, je sortais des flammes bleues qui consumaient les tentes, le feu azur recouvrant entièrement mon bras gauche, mon sabre et enflammant mes habits, je portais mon regard rouge sang, prêté par Zeymah, vers mes futurs victimes alors qu'un rictus carnassier se dessinait sur mon visage. Profitant de l'opacité de mon sort et de la vision floue que m'offraient les cendres brûlantes, je m'amusais à faire danser les flammes à côté de moi afin de dessiner des silhouettes d'enfants agonisants. Dans la panique générale, il n'en fallait pas plus que la terreur s'empare du cœur de certains, leurs esprits coupables ne tardant pas à rajouter des murmures à ses apparitions interprétées par leurs inconscients effrayés.

"Pourquoi vous nous avez fait ça ? Pourquoi nous avoir brûlés vif ? Qu'avons-nous fait de mal ? Pourquoi... ?"

Devant ce spectacle d'un homme marchant dans les flammes, accompagnant les spectres des enfants morts plus tôt, beaucoup eurent tendance à prendre leurs jambes à leur cou, hurlant de terreur en laissant leurs armes derrière eux. Mais comme partout, certains se sentaient l'âme de Pourfendeur et décidaient de me faire face et c'était avec une voix grave et caverneuse que je leur adressais une dernière parole.

-Œil pour œil... Dent pour dent...

Non gênées par la fumée, les braises et la chaleur des incendies, il ne m'était pas difficile d'ôter la vie des quelque courageux et voyant leurs camarades tomber au sol, dévoré par les flammes bleues des enfers alors que je gardais un large sourire sur les lèvres, les hésitants avaient, bizarrement, tendance à rapidement prendre la poudre d'escampette avec un joli traumatisme en cadeau qui me garantissait presque avec certitude qu'ils ne recommenceraient jamais ce qu'ils avaient fait à Shiryoku.

Je poursuivais le même schéma encore deux ou trois fois sur les survivants que je croisais avant de tomber sur un groupe qui se retrouvait pris entre Ferun et moi, mais je ne changeais en rien mon plan de monstre de flammes et c'était devant les yeux de mon compagnon que j'abattais une nouvelle fois ma lame, laissant les trouillards fuir sans les poursuivre. Une fois ce dernier massacre terminé, je relevais mes yeux rouges vers l'homme masqué, une lueur meurtrière brûlant au fond de mon regard alors que le nuage de cendre commençait lentement à se dissiper, laissant entrevoir le carnage qui venait d'avoir lieu sur cette colline.


~*siffle* Sacré carnage gamin, tu t'es déchaîné aujourd'hui...

La voix roque du dragon invisibl,e qui avait observé la scène depuis le ciel, sans rien dire jusqu'à maintenant où je reprenais finalement mes esprits, résonnaire dans mon esprit. Mon bras gauche toujours entièrement enflammé, tout comme le sabre que je tenais dans mon autre main, mes pupilles reprenaient leur teinte océan habituel alors je poussais un long soupire en jetant un regard autour de moi. C'était alors qu'un dernier groupe d'hommes des Zayriens se décidait à nous faire face. Deux gros bras en armure, l'un avec un claymore et le second avec une hache de combat, tous deux tremblants, semblait vouloir rester avec le dernier, armé d'une rapière, qui avait glissé le tranchant de sa lame sous le menton de l'otage tant recherché. Les yeux rougis par les cendres, la main et la voix tremblante, il voulait se montrer impressionnant.

-V-V-Vous, sales démons ! Ne bougez plus d'un millimètre, lâchez vos armes, sinon je tue l'otage !

Faisant face à un homme masqué et un enflammé, il était évident que les trois zigotos n'étaient pas du tout sereins et qu'ils ne leur faudrait pas grand chose pour mettre leur menace à exécution. Au côté de Ferun, je serrais le poing sans pour autant bouger, préférant attendre de voir si mon étrange camarade avait une proposition à faire avant que je n'en fasse qu'à ma tête... Ou plutôt, que j'écoute les conseils de la mystérieuse voix dans ma tête...



Dernière édition par Ieta Ao le Jeu 13 Avr - 9:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Mer 12 Avr - 20:34



La destruction totale d'un fléau



Alors que Bashô réfléchissait à la suite des combats, son En l'avertit de la présence d'un groupe armé de quatre personnes devant lui ainsi que d'un autre homme avançant dans leur direction. Tous les six n'allaient pas tarder à se rejoindre s'ils continuaient à avancer dans la même direction. Bashô se préparait alors à terrasser une fois de plus ses adversaires aussi nombreux seraient-ils. Il s'était engagé dans cette entreprise, il irait jusqu'au bout. Pourtant, cette fois-ci il n'eut rien à faire. Alors qu'il s'approchait, le personnage isolé se débarrassait déjà efficacement du petit groupe. Il était fort à n'en point douter, équipé de sa lame mortelle et munie de la fureur de son feu bleuté.

Heureusement pour le maffieux, ce n'était pas un ennemi mais son seul allié: Ieta Ao. Il fallait avouer qu'il était content de voir une tête amicale dans ce camp peuplé d'ennemis. Quand à son attitude, elle ne le choqua pas, qui était-il pour le juger après tous les morts qu'il venait de faire? Il était même content que le minshujin soit allé aussi loin que lui, qu'il y ait mis autant de ferveur et de détermination! Tuer est un crime. Se venger en tuant est un crime. Mais se débarrasser de meurtriers d'enfants innocents était plus qu'un droit, un devoir pour les gens capables d'agir comme eux! Il n'y avait rien a regretter, les morts d'aujourd'hui méritaient leur sort. Chacun est libre de faire ce qu'il entend de sa vie, seulement il doit en assumer les conséquences...

Profite des bienfaits de la vie, simple humain
Suis l'ange ou le démon perché sur ton épaule,
Chacun d'eux te propose un chemin, choisis bien
Car tu peux risquer bien plus que les froides geôles


Lorsque que le nuage de cendres artificiel finit de se dissiper, il révéla un paysage anormalement vide d'ennemis prêt à combattre. Ils n'en avaient pas tués tant que ça, peut-être seulement dix pour cent, mais le moral en avaient fait déserter énormément. Le hunter avait participé grandement à cette mise en déroute mais il n'aurait pas pu provoquer un tel effet seul. Ieta de son côté avait dû en faire également beaucoup. Ceux là pourraient plus tard revenir vers les Zayriens mais avec la majorité des têtes pensantes d'éliminées, le camp ravagé et leur expérience traumatisante, l'inverse était plus probable. Le risque était tout de même là malheureusement l'otage restait introuvable.

-Eh ben! On peut dire que tu prends ta mission à cœur! se moqua-t-il. Bref, je pense que nous ne devrions pas nous attarder, l'otage ne doit pas être ici, nous n'avons plus rien à faire là...

Immédiatement après, un événement survint pour le contredire. Trois hommes de fortes carrures apparurent, sachant certainement se battre mais moins que les deux élus. Deux semblaient être des soldats d'assez bon rang, le dernier fut reconnu par Bashô comme étant l'un des officier les plus gradés dans la hiérarchie Zayrienne instaurée dans ce camp. Il tenait quelqu'un en otage qui était sans aucun doute leur moyen de pression contre Shiryoku, le fils d'un de leur magistrat les plus influents. Il les menaça alors de tuer l'otage s'ils refusaient de se rendre.

-Faites ce qu'il dit! leur ordonna l'otage. Si vous ne le faites pas ils n'hésiteront pas à me tuer! Ma vie vaut bien plus que celle de deux simples roturiers! Soyez raisonnables!

Cette phrase digne d'un couard sans valeur ni honneur arracha un sourire au poète. Tout comme la naïveté des terroristes d'ailleurs. L'encre du prochain poème qu'il écrira sera faite de leur sang. C'est ce qu'il se promettait en s'approchant d'eux, ignorant les sommations des adorateurs de Zayro.

-Plus un pas ou je le tue!
déclara paniqué le plus gradé.

Bashô fit un pas de plus. La lame se planta alors dans la gorge du jeune adulte noble, telle une promesse. Une mort définitive. Ils venaient de perdre leur seule protection contre les forces armées de la plus grande cité des territoires neutres. Ils venaient également de procurer un immense plaisir au seikajin.

-Oh, j'aurais pu le faire tout seul vous savez... murmura-t-il en prenant du sang sur un cadavre par terre et commençant à écrire un haïku.

D'un regard, le juste
Balaie tout.
Fuyez son courroux!

Il plongea alors son regard de mort dans les yeux de ses adversaires qui prirent immédiatement leurs jambes à leur cou, sans essayer de lutter. Ils avaient raison, c'était parfaitement inutile de résister. Au moins autant que leur fuite.

Ce que le preux voie
Désormais,
Flambera. C'est la loi

Bashô posa ensuite calmement son regard sur chacun des trois fuyards qui courraient devant lui comme des lapins devant un loup. Ils s'embrasèrent alors instantanément. La suite, vous la devinez, ils ne purent rien faire pour éteindre les flammes magiques et moururent immolés, purifiés par le feu.

-Je m'excuse de ne rien t'avoir laissé... murmura-t-il à l'attention de son partenaire.

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MessageSujet: Re: Un attentat à Shiryoku   Jeu 4 Mai - 16:23



Fin d'une aventure



L'otage avait été tué, la plupart des officiers Zayriens exécutés, leur camp détruit, leurs troupes dispersées; ils avaient réussit avec brio la tache qu'ils s'étaient eux-mêmes attribués. Une victoire totale, les habitants de Shiryoku pourraient dormir sur leurs deux oreilles ce soir. Plus jamais un orphelinat ne serait la cible d'une attaque terroriste à cause des Zayriens. Toutefois, c'était autant la faute de ces criminels que celle des dirigeants véreux de la cité. Fallait-il les punir eux-aussi? Ils l'avaient déjà un peu été avec la mort du fils de l'un des leurs.

C'était maintenant l'heure des séparations, étant donné le remue-ménage qu'ils avaient fait et tous les espions que devaient avoir les autorités, elles devaient bien être au courant de ce qui s'était passé. Les troupes de Shiryoku ne devraient donc pas tarder à débarquer, c'est pourquoi le maffieux voulait partir, il n'avait jamais été très à l'aise avec elle. De plus, elles leur reprocheraient certainement la mort du jeune nobliau. Si elles le faisaient, il pourrait entrer dans une colère noire défavorable aux négociations qui allaient suivre ainsi qu'à la conservation de sa liberté. Il serait dommage d'en arriver à de telles extrémités.

-Bon, et ben je crois qu'il est temps de se séparer l'ami, je trouve que nous avons fait du bon boulot ensemble, déclara Bashô à Ieta Ao une fois qu'ils eurent rejoins les chevaux. Je ne pense pas que nos faits soient reconnus mais ce n'est pas ce qui importe. Les enfants ne devraient pas avoir peur et devraient pouvoir rester tout le temps insouciants. Grâce à des gens comme nous, certains le peuvent.

Il monta ensuite sur son cheval aussi agilement qu'il le pouvait avant de dire une dernière fois au revoir à son compagnon d'arme.

-Ravi de t'avoir connu et au plaisir de combattre de nouveau ensemble! le salua-t-il avant de demander à son cheval de partir. Ya!

Il s'élança alors, bien plus heureux qu'il ne l'était en début de journée. Il avait fait ce qu'il avait à faire et était fier de ce qu'il avait fait. Peut-être même un peu orgueilleux. C'était grâce à des actions comme celle-ci qu'il se sentait "gentil" et ne pensait pas être le méchant dans la tragédie dont il était l'un des acteurs principal. S'il capturait Mirya, ce n'était pas directement de sa faute. Il chevauchait maintenant en direction de Shiryoku pour retourner voir son maître et Mirya qui ne savaient pas ce qu'il avait fait pendant toute une journée. Ce soir il aurait une histoire à raconter au bébé duquel il devait s'occuper. Un conseil tout de même, ne raconte pas les détails ou tu vas la faire pleurer...

Sous le soleil couchant, un homme solitaire
Retourne à Shiryoku où séjournent ses proches
Qui sont une jeune enfant et un vieux grand-père
En somme ses plus sincères et belles accroches


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