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Les bagues de la Ki.
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MessageSujet: Les bagues de la Ki.    Ven 5 Mai - 18:39

     
Les bagues de la Ki



Le jour-même de son arrivée à Kosaten, Nyang entreprit de se rendre directement à la capitale de Yuki, espérant trouver de nouveaux élus qui seraient doués au combat et qui pourraient lui donner des conseils. Cependant, le temps ne l'avait pas épargné et, sur la longue route enneigée qui la menait à la capitale, elle fut contrainte de trouver une auberge pour y passer la nuit. Il ne fallait pas oublier que la neige recouvrait ses vêtements, elle sentait le vent glacial qui la frigorifiait et pénétrait chacun de ses membres. À ce rythme, elle mourrait de froid à coup sûr.

Comme si le ciel l'avait écoutée, la Ki tomba miraculeusement sur une auberge qui se trouvait au beau milieu de la route. Toutefois, un silence assez perturbant enveloppait les lieux. Aucun bruit ne se faisait entendre, si bien que Nyang crut durant un instant que le petit hôtel était entièrement vide. Elle profita de ce moment pour observer cet endroit qui lui paraissait très étrange. Un voile noir avait recouvert le ciel parsemé d'étoiles. De là où elle se trouvait, elle pouvait apercevoir la pleine lune ornée de sa lumière éclatante et qui éclairait faiblement les bois. Elle entendait les bruissements du ruisseau qui s'écoulait, les murmures des feuillages et les sifflements des oiseaux nocturnes. 

Elle se serait plut à observer ce paysage si le silence angoissant qui l'entourait ne la perturbait pas autant. Mais dans cet endroit aussi silencieux, Nyang parvint à entendre des chuchotements très discrets. Il y avait quelqu'un ici, mais cette personne ne voulait pas se montrer.

Toujours sur ses gardes, son arc à la main, la Ki se dirigea lentement vers la provenance des bruits. Ceux-ci se firent de plus en plus forts, jusqu'à former des paroles bien distinctes.

▬ Tu es sûre que c'est ici ?


▬ Certaine. Quand on a volé le coffre, le gérant de cette auberge était là. Il nous a vus, Akai. On ne peut pas le laisser vivre.



▬ Très bien. Nous devons l'éliminer avant qu'il ne prévienne les autorités publiques. On a plus qu'à attendre Haku et on y va.



▬ Tiens donc. Comme ça on espionne les conversations des gens ?




La Ki n'eut pas le temps de se retourner, un homme derrière elle venait de lui donner un violent coup sur la nuque.
Elle perdit connaissance.


***

 


Ce fut une odeur de brûlé qui réveilla la jeune femme.
Nyang ouvrit péniblement les paupières, et son regard rencontra le néant absolu. Elle était plongée dans le noir total, et elle ne parvenait pas à distinguer quoique ce soit, pas même ses propres mains.
Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour comprendre qu'elle était enfermée.

Cette odeur...d'où provenait-elle ?

Soudain, elle finit par réaliser avec horreur ce qu'il se produisait. C'était clair, elle était prisonnière, et ses assaillants semblaient vouloir l'éliminer en utilisant un moyen impitoyable et cruel : le feu. Ainsi, il ne restera d'elle que des cendres, mais plus aucune trace de son corps.

Nyang se redressa immédiatement. La fumée envahissait peu à peu la petite cabane, tandis que l'archère frappait aveuglément sur les murs en usant des dernières forces qui lui restaient, à la recherche d'une issue de secours. Mais c'était en vain, il n'y avait aucune échappatoire possible.


▬ Il y a quelqu'un ? Ai-...aidez-moi ! À l'aide ! S'il vous plaît !




Ses cris furent très vite remplacés par une violente toux. La fumée lui faisait cracher ses poumons.

Autrefois, elle trouvait toujours des solutions pour se sortir des situations les plus désespérées. Mais ici, les circonstances étaient différentes. Son corps était faible, vidé d'énergie. Elle n'avait plus aucun espoir. Où était passée cette détermination dont elle faisait preuve quelques heures plus tôt ? Cette volonté de devenir plus forte avait-elle disparue ?

Le feu commençait à brûler les parois qui la maintenaient prisonnière. Si seulement elle pouvait passer à travers les flammes...
Elle chuchota alors quelques paroles à peine audibles :


▬ Père...pardonnez-moi...




Nyang ne voulait plus lutter...





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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Ven 5 Mai - 22:45




feat.Nyang

Leur mort est un devoir

Ambiance

Le monde de Kosaten. Cela faisait maintenant un an et huit mois que j’avais vécus prisonnier de ces terres maudites, remplies de contradictions et d’absurdités telles que la magie. Ce monde rempli de bêtes étranges mais dont la nature demeurait toujours aussi resplendissante, m’avait forgé, encore plus que je ne l’étais déjà. Il m’a fait renaître, m’a donné de nouvelles visions et de nouveaux objectifs. Ce n’était pas forcément le cas de tout le monde, parce qu’il y avait encore certains qui nourrissaient l’espoir de pouvoir de retourner dans leur paisibilité d’antan, dans leur monde d’origine où ils auraient été avec leur famille. Cette utopie, ce rêve éphémère m’avait abandonné la seconde même où je vis une personne de mon univers, qui venait d’une époque future à la mienne. Tout retour en arrière était impossible, mon futur qui était dans mon passé, je l’avais lâché, non pas par gaîté de coeur, bien évidemment.

Fuyu, cette terre à la blancheur magnifique et à la pâleur comparable à celle des perles, était encore une fois le lieu où j’étais. Loin des auberges habituelles, cette fois-ci, j’étais en communion avec la nature, observant sur une branche d’arbre gelée, les étoiles qui brillaient dans le ciel. Une fine couche de Chakra autour de mon corps, me permettait de combattre les glissades qu’aurait occasionnées la surface gelée en temps normal. Assis, les pieds croisés et mon Katana reposant sur mon épaule, j’admirai ce ciel nu, qui pour une fois, n’était pas rempli de nuages qui nous saupoudraient des perles blanches, légères et givrantes.

Bien évidemment, j’étais un peu nostalgique, n’étant jamais lassé de me remémorer de mes périodes à Tokonatsu, auprès de Kachou. Cela était encore si proche, mais pourtant si loin. Un instant, mes yeux se fermèrent, m’emportant dans un sommeil qui me sembla être passé pendant une seconde. Suite à cela, les yeux mi-clos, j’écoutai des personnes passer en dessous de moi tout en parlant d’une mine assez fière. Biensur, sur le moment, je n’avais eu aucune envie de me déplacer, ni même de les arrêter dans leur course, parce que je venais tout juste de me réveiller. Ce n’était que plus tard, que je me rappelai qu’ils avaient fait mention du terme ‘élu’. Quittant le tronc qui servait d’appui à mon dos, je plaçai ma main droite sur mon visage pour essayer de me remémorer. Et peu de temps après, la conversation se fit claire et nette dans mon esprit.

Un homme : C’était un élu ce type, je crois… vous croyez que le tuer aurait été la meilleure chose à faire ?

Autre Homme : Qu’est ce qu’on en a à battre ? On devait se débarrasser des gêneurs et c’est ce qu’on a fait. Maintenant dépêche-toi.

Un élu était mort ? Aussi vite ? Par ces deux individus qui étaient déjà bien éloignés ? Il me fallait en avoir le cœur net. Je me relevai, me mettant sur mes deux pieds, observant dans le lointain. Et c’est alors là, que je vis un nuage de fumée s’élever dans les airs. Rien ne pouvait être plus suspect et si mort il devait y avoir, ça devait bien être de ce côté-là. Plissant légèrement les yeux, mon Katana rangé dans son fourreau rejoignit ma taille. Il se plaça obliquement dans mon dos. Suite à quoi, je m’élevai doucement dans les airs verticalement, avant de me recouvrir du bleu de mon Chakra.

L’énergie n’était pas uniforme. Elle était brutale et dansante autour de moi, mais certainement pas visible pour une personne n’étant pas doté d’yeux extraordinaires, comme ceux des Uchihas. Subitement, comme une flèche, je me dirigeai à grande vitesse sur les lieux avant de m’introduire au cœur des flammes par le toit. Atterrissant sur un genou, mon regard repéra bien vite l’individu en question. Ce dernier semblait être si mal en point, qu’on aurait cru qu’il en allait mourir.

-Vous êtes donc vivant ? Élu ?


M’avançant pas à pas je pris l’individu dans ma main avant qu’il ne rejoigne le sol, étourdi par la vapeur. Il était certain qu’elle était encombrante, même pour moi.

-Susano’o

Suite à ces paroles, ma pupille visible devint toute rouge, et un bras totalement bleu qui semblait d’ailleurs métallisé, brisa les murs devant nous, nous offrant de ce fait un passage dégagé vers la sortie. Un pas après l’autre, je m’avançai jusqu’à atteindre l’extérieur où je déposai l’individu contre un arbre. La main de chakra avait déjà disparu, et ma pupille regagna son bleu d’origine. Quelques pas dans la direction de la maison, sans non plus trop m’éloigner de l’élu, et je pouvais observer, de mon faciès neutre, la maison s’écouler doucement sous la puissance des flammes. Les brigands que j’avais entendus, détruisaient et tuaient des élus de Fuyu. Leur mort était un devoir, pour Fuyu.



For the correcteur:
 


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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Lun 26 Juin - 2:55

     
Les bagues de la Ki






Les vertiges de Nyang s'intensifièrent, elle avait l'impression que le sol se dérobait sous ses pieds. Elle passa une main tremblante autour de son cou, essayant en vain d'atténuer sa toux violente. Elle avait la désagréable sensation que ses os se dissolvaient dans son corps, comme si elle n'avait plus aucune force. Plus aucune énergie pour tenter quoique ce soit.

Ses paupières se fermèrent lentement...et le passé surgit dans son esprit...


Flash




▬ Seung-Nyang, venez avec moi.



Cette voix si lointaine...c'était celle de son père. Nyang avait déjà vécu cette scène, mais à cet instant, elle ne la vivait qu'en tant que spectatrice. Comme si son âme s'était détachée de son propre corps.
Comme si elle n'était plus de ce monde.

Un silence pesant régnait dans le bureau du Commandant, ce dernier fixant Nyang avec un regard attristé, comme si elle était le dernier être cher qu'il lui restait sur Terre.

▬ Tu ressembles tellement à ta mère, finit-il par dire, la voix tremblante.



Les yeux de la jeune fille s'écarquillèrent, sa gorge se noua lorsqu'elle vit le Commandant poser ses deux bagues juste devant elle. Les bagues du Ki. C'était ainsi qu'il l'avait retrouvée.

Aucun mot, aucun son ne put sortir de sa bouche. Seules des larmes coulaient silencieusement le long de ses joues. Des larmes qu'elle tentait de ravaler le plus possible.

La main de son père s'approcha alors doucement de son visage.


▬ Ma petite Ny-...



▬ Commandant Ki, le coupa-t-elle.




Nyang s'était immédiatement relevée avant même qu'il ne puisse effleurer sa joue. Le bras droit de Ki Jaho, qui assistait également à la scène, s'indigna.

▬ Commandant ? C'est votre père !



▬ Nyang écoute, tu as des frères, ils voudront te rencontrer. Tu pourras retourner à Goryeo et vivre une vie pais-...




Mais elle secoua la tête sans même le laisser terminer sa phrase, lui faisant comprendre qu'elle n'approuvait pas cette proposition.
Gardant son regard irréversiblement rivé vers le sol, elle conclut :

▬ Ma vie en tant qu'homme me convient, je suis très bien ainsi. Si...si vous voulez bien m'excuser.



Sur ces mots secs, elle quitta rapidement la pièce, n'oubliant pas de récupérer ses bagues avec elle. Ce fut dehors qu'elle put se permettre de pleurer, ses larmes coulant tel un ruisseau sur son visage. Si Nyang avait été aussi froide, c'était simplement parce qu'elle ne voulait pas quitter son père. C'était seulement en tant que soldat, en tant que Seung-Nyang qu'elle pourrait rester aux côtés du Commandant Ki.


Cette vision du passé se dissipa comme du brouillard, lorsque la combattante sentit une main se poser sur elle...


Flash




Les pieds de la jeune fille ne touchaient plus le sol, quelqu'un la portait. Elle tentait vainement de distinguer les traits du visage qui se tenait au-dessus du sien, mais la fumée lui brouillait la vue.

L'inconnu prononça alors des paroles qu'elle ne parvint pas à déchiffrer, et dès lors, un immense bras bleu traversa le mur, leur frayant ainsi un passage entre les flammes qui montaient désormais jusqu'au plafond.

Dehors, Nyang eut l'impression de revivre. Elle se mit à tousser de nouveau, recrachant presque toute la fumée qu'elle avait ingurgité. Si elle voulait à tout prix s'abriter du froid quelque heures plus tôt, ici elle ferait tout pour profiter de l'air glacial. Respirer l'air frais lui fit un bien incroyable.

L'homme venait de la déposer contre un tronc d'arbre, lui laissant ainsi le temps nécessaire pour qu'elle reprenne ses esprits.


▬ Qui êtes-vous ? Et comment m'avez-vous trouvée ?




Bien qu'elle n'avait aucune idée de qui il s'agissait, Nyang lui était reconnaissante. Cet homme venait de lui sauver la vie, s'il n'avait pas été là pour la sortir d'ici, elle serait probablement en train de périr sous des flammes impétueuses.
Levant un regard exténué vers le Fuyujin, la Ki, après quelques secondes d'hésitation, lui dit d'une voix faible, presque inaudible :


▬ Vous m'avez sauvé la vie. Merci.




Par réflexe, elle passa une main autour de son cou...et son cœur rata un battement lorsqu'elle sentit qu'il lui manquait quelque chose.

Ses bagues. Elles n'étaient plus là.

Nyang se releva immédiatement et un violent mal de crâne la fit vaciller, elle manqua s'écrouler de nouveau.
Son bijou ne pouvait pas être tombé dans la cabane, il était toujours attaché solidement autour d'elle. Elle jeta un coup d'œil désespéré autour d'elle, espérant presque les voir apparaître comme par magie. Mais à sa grande déception, son regard ne rencontra qu'un tapis recouvert de neige.

Il n'y avait plus qu'une seule explication.
Une lueur de haine mêlée à de la détermination se lisait dans ses prunelles. D'un ton aussi glacial que l'air qui les entourait, elle demanda alors :


▬ Avez-vous croisé des personnes suspectes par ici ? Je dois les retrouver, ils ont quelque chose qui m'appartient.





Ses bagues étaient les derniers souvenirs qui lui restaient de ses parents. Les lui voler était bien la pire imprudence qu'on pouvait commettre.

Ces voleurs paieraient. Elle s'en fit la promesse.


[/center]


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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Lun 26 Juin - 10:22




feat.Nyang

Supériorité d'un élu

Sous la lune qui éclairait les terres glaciales de la lumière, la neige tombait dans un rythme sempiternellement constant. Comme jamais auparavant, je le remarquais mieux aujourd'hui, par la simple présence de ce feu imposant dont les craquements étaient facilement audibles. Mon regard céruléen détaillait avec attention le spectacle lumineux et réchauffant, attendant patiemment que l’on m’explique ce qu’il s’était réellement passé. J’avais encore en mémoire la direction empruntée par les personnes qui m’avaient traversée au cours de mon sommeil, et je savais donc que si réellement j’y mettais un peu du mien j’aurais pu leur mettre la main dessus. Mais avant tout, il aurait été important pour moi de savoir ce qui s’était réellement passé dans cet endroit, et ce, dans les moindres détails. Pour ce faire, une seule personne était capable de m’éclaircir sur cela, le jeune homme qui était prisonnier des flammes.

D’ailleurs, ce dernier ne tarda pas à revenir à lui, toussant plus qu’il ne le fallait, dans l’optique d’expulser tout ce qu’il avait pu prendre de mauvais au sein de l’atmosphère dans laquelle il était prisonnier. Voir une personne qui était dans cette situation, ne pouvait pas faire autre chose que me rappeler comment j’étais dans mes premiers jours dans ce monde. Oui, j’avais également été à un stade où, la mort pouvait m’emporter dans une situation aussi étrange et pitoyable. Revenant totalement à lui, il prit la parole pour, premièrement me demander qui j’étais, et ensuite pour me remercier de l’avoir sauvé.

Peu de temps après, le jeune homme s’agita, observant dans tous les sens comme s’il cherchait quelque chose. L’observant par-dessus mon épaule, l’expression de son visage n’échappa pas à mon regard, quand il me demanda si j’avais vu quelqu’un de suspect dans les parages. Aucun doute qu’il parlait des personnes qui avaient mis le feu à cet endroit. Quoi qu’il en soit, pour s’inquiéter autant de misérables individus comme eux, deux options étaient possibles. Soit, il voulait obtenir vengeance pour la tentative de meurtre, soit il avait perdu quelque chose qu’ils lui avaient arraché. Quoi qu’il s’agisse, je n’allais pas réellement m’impliquer pour le moment. Toutefois, j’allais devoir le surveiller pour l’empêcher de s’exposer à plus de danger qu’il n’en fallait. Me retournant pour lui faire face, de mon regard mi-clos et ombré par mes cheveux, je mentionnai :

-Mon nom est Uchiha Rinkyu, élu de Fuyu. Quel est le vôtre ?

Laissant un moment à mon interlocuteur pour répondre, je repris avec toujours autant de calme et de précision :

-Concernant la façon dont je vous ai retrouvé, disons que j’ai entendu des personnes passer depuis le sommet d’un arbre. Ces derniers parlaient d’un élu qu’ils avaient pour intention de tuer. Ça ne fut qu’après avoir aperçu la maison en flammes le lien entre les deux évènements fut effectué. Ces personnes devaient certainement être les personnes que vous cherchez n’est-ce pas ?

Ma question s’achevait et la bâtisse dans mon dos s’effondrait. Les bois fragilisés par le feu, soutenir le plafond était une charge bien trop lourde pour le support en dessous. Il s’en suivit un léger soulèvement de neige, mais dans ce remue-ménage, je demeurais imperméable, comme tout guerrier qui se respectait.

-Que faisiez-vous seul, entre les flammes ? Un élu de Fuyu ne devrait pas se faire prendre aussi facilement dans les griffes de malfrats. Qu’importe le monde où vous étiez, vous avez le devoir et l’obligation d’être plus fort que n’importe quel natif.




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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Jeu 14 Sep - 23:23

     
Les bagues de la Ki




Les bagues de Nyang avaient une fonction bien plus importante que l’esthétique. Il n’était absolument pas question de les porter pour faire « joli » , s’embellir ou pour une autre futilité de ce genre. Cet héritage de sa famille lui permettait de garder espoir. Elle le savait pertinemment, ce seraient ses bagues qui la maintiendraient en vie dans le monde de Kosaten. Le simple fait de les toucher lui faisait remémorer son père ainsi que sa défunte mère. C’était désormais la dernière chose qui pouvait la relier à son monde d’origine. Elle ne s’était jamais souciée de leur prix, et l’idée de les revendre ne lui avait jamais effleuré l’esprit une seule fois. Peu importe tout l’or qu’on pouvait lui offrir, jamais elle ne s’en séparerait. C’était la raison pour laquelle elle avait la ferme intention de les retrouver, et de faire payer les personnes responsables de ce vol.

Alors que l’énorme bâtisse s’effondrait sous le regard des deux élus de Fuyu, le jeune homme se présenta sous le nom de Uchiha Rinkyu. Lorsqu’il lui demanda le sien, la combattante répondit sans réfléchir :

▬  Mon nom est Seung-Nyang.



Dans son monde, « Seung » était le préfixe qu’elle utilisait pour que son nom paraisse masculin, puisque Nyang était un prénom purement féminin. Elle avait pris l’habitude de se présenter sous ce nom là, et jusqu’au jour d’aujourd’hui, elle n’avait encore jamais dévoilé sa véritable identité à qui que ce soit. Après sa rencontre avec Zayro et toutes les informations qu’il lui avait fournies à propos des femmes guerrières à Kosaten, elle avait besoin de réfléchir à ce qu’elle deviendrait désormais. Continuera-t-elle de vivre en tant qu’homme ? Ou décidera-t-elle de faire ses preuves en ce monde en tant que femme ? Ces questions méritaient réflexion, et elle n’avait pas encore eu le temps d’y consacrer son attention. Ainsi donc, pour cette nuit là, elle continuerait à agir sous cette fausse identité qu’elle s’était forgée quinze ans plus tôt.

Le ninja lui expliqua ensuite la façon dont il était parvenu à la trouver. Cela ne faisait aucun doute, c’était bien ces criminels qui étaient passés à côté de l’Uchiha. Si ses dires s’avéraient véridiques, alors cela signifiait qu’ils étaient toujours dans la forêt en ce moment même. Ils ne pouvaient pas aller bien loin.

La coréenne s’apprêtait à remercier le fuyujin une dernière fois pour le quitter et s’en aller rattraper ses assaillants, cependant, il lui fit une remarque sèche et dure qui la déstabilisa quelque peu. A vrai dire, elle était elle-même étonnée d’avoir fait preuve d’une si grande faiblesse. Nyang était de nature une personne très prudente, laisser tomber sa garde de la sorte ne lui ressemblait pas. Contrariée, elle plissa légèrement ses lèvres et détourna son regard vers le ciel, orné d’une pleine lune qui éclairait faiblement la forêt enneigée. Oui, elle avait été faible cette fois-ci. Mais c’était ce qui lui permettrait de devenir plus forte et de s’endurcir. Le seul moyen pour qu’elle retrouve ses forces, pour qu’elle redevienne une véritable combattante, c’était de se confronter aux autres.

Après quelques instants, elle détacha son regard de l’immense azur pour le reposer sur l’Uchiha. Un regard cette fois empli de détermination.

▬ C’est vrai, j’ai été imprudent. Mais ce qui compte pour moi maintenant, c’est de récupérer ce qui m’appartient. C’est un trésor qui compte énormément pour moi.



La Ki savait garder son sang-froid et faire preuve de patience. Elle était persuadée qu’elle retrouverait ses bagues, et par la même occasion, ces misérables insectes qui ont essayé de les lui dérober. Peu importe le temps que cela prendrait.


▬  Je vais le faire. Je vais les retrouver, acheva-t-elle, comme si cette décision était incontestable.



Nyang se rendait compte du danger auquel elle s’exposait en voulant essayer de les retrouver, et elle savait pertinemment qu’elle n’y parviendrait pas sans l'aide de quelqu'un. Sûrement pas avec ses capacités actuelles. Cet homme était probablement le seul qu’elle rencontrerait dans cette forêt glaciale à cette heure-ci, personne d’autre ne pourrait l’aider dans cette tâche. Bien que Nyang n’aimait pas demander de l’aide aux gens, et encore moins aux individus qu’elle ne connaissait pas, elle savait que c’était le seul moyen pour elle d’obtenir sa vengeance. Se lancer dans cette quête toute seule serait un suicide pur et simple.
Au point où elle en était, elle ne pouvait pas faire autrement.

▬  Je vous demande de m’aider, Uchiha Rinkyu. Je sais que je n’y parviendrai pas seul.



La Ki ne le lâchait pas du regard, attendant sa réponse.






Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Mer 11 Oct - 21:36




feat.Nyang

Raisons

Devant le spectacle enflammé qui perdait peu à peu de son intensité, devant la neige qui tombait sur nous malgré la grandeur du ciel, j’étais là, immobile, prodiguant quelques conseils à cet individu qui avait faillit mourir. Je comprenais bien évidemment son état actuel, cet état d’impuissance poussée. Seulement, il devait s’améliorer, c’était un fait établi. Reconnaissant son erreur, le guerrier qui était dos à moi, trouvait plus important actuellement, de retrouver ces bagues. Pour ma part, cela n’était que des bijoux comme on pouvait bien en trouver partout. Comment se pouvait-il qu’un homme, un guerrier, porte une attention particulière à ce genre de choses ? Pas étonnant qu’il ait fini enfermé avec une pareille vision des choses.

- Ces bagues ne sont que des bijoux… Comment pouvez-vous témoigner une telle importance pour ces choses-là ? En tant que guerrier, c’est votre épée que vous devez trouver important, ainsi que votre fierté. Sans quoi, rien ne doit plus avoir d’importance à vos yeux.

Ces paroles une fois encore, étaient des conseils que je prodiguais, ou du moins que j’essayais de prodiguer. Pour ma part, en plus de mon épée et de l’honneur de mon clan que je dois porter, seul ce cache-œil avait une importance particulière, parce qu’il s’agissait en réalité d’un cadeau de mon grand-père, dont j’avais de très bons souvenirs. Quoi qu’il en soit, je fis volte-face pour croiser le regard de mon interlocuteur. La détermination qu’il y avait dans son regard était assez perturbant. Soit Seung-Nyang tenait beaucoup trop à ces bijoux pour la valeur monétaire qu’elles pouvaient valoir, soit il le faisait pour atteindre un objectif bien précis. J’étais confus à ce niveau bien évidemment. Elle alla même jusqu’à me demander mon aide, sans même savoir qui j’étais. Sa détermination me laissait sans voix. C’était même presque, admirable.

-Vous allez loin… Mais je ne vous aiderai pas tant que je ne saurais pas exactement la raison pour laquelle vous faites tout ça. Mon épée n’est pas mise au service des causes que je ne juge pas utile. La vôtre devra donc l’être, si vous voulez que je vous aide.

Les hommes étaient instables, c’était bien connu. Il y avait un moment où j’étais persuadé, que les Fuyujins étaient pourvus d’honneur et de fierté, qu’ils ne faisaient que ce qui était honorables, faisant fi parfois de la justice. Mais après avoir rencontré une personne comme Heiwa Jigoku, mon opinion des choses a grandement changé. Désormais, ma méfiance était à son paroxysme. Je ne faisais confiance en personne ou presque, et je ne croyais que ce que je jugeais vérifiable. Il ne faisait aucun doute que, si Seung me mentait au sujet de ses bagues, et que je le découvrais, si ces bagues étaient beaucoup trop classiques pour être des bagues à grande importance, alors, j’allais me venger sur lui, et déchirer son être en lambeaux. Cela ne m’aurait pas dérangé le moins du monde.

C’est d’ailleurs pour ça que mon regard plein d’intrigue se posa sur mon interlocuteur. Qu’allait-il faire à présent ?


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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Dim 24 Déc - 15:31

     
Les bagues de la Ki




Apparence des bagues de Nyang ici




Lorsque sa mère, sur le point de mourir, avait confié cet héritage à Nyang, cette dernière avait immédiatement compris qu’il avait une valeur inégalable, même par l’objet le plus onéreux qui puisse être sur cette terre. Pour elle, l’effet avait été brut, dès la première seconde où elle avait aperçu ces bagues, et lorsqu’elle avait su que l’une d’entre elles appartenait à son père qu’elle avait toujours rêvé de rencontrer, elle sut qu’elles avaient une importance cruciale. La Ki ne considérait pas seulement cet héritage avec ses yeux, qui pouvaient être les causes de tentatives malsaines comme l'envie de les vendre. Non, c'était avec son coeur qu'elle le considérait.

Cependant, elle devait concevoir le fait qu’aux yeux de ce ninja, elles n’avaient aucune valeur. En effet, il ne pouvait guère savoir ce qu’elles représentaient pour la Ki, et quand bien même il l’avait su, il n’aurait eu aucune raison de lui apporter son aide. Son appréhension était par conséquent parfaitement concevable. Néanmoins, peut-être qu’il ne mettait pas son épée au service des causes qu’il ne jugeait guère utile, comme il le disait, mais l’archère, elle, ne dévoilait pas son passé aux individus qu’elle venait tout juste de rencontrer. On ne pouvait repousser aucune éventualité, et cet Uchiha pouvait devenir son ennemi et se servir des sombres épreuves que Nyang avait dû traverser afin de la déstabiliser. La Ki en était consciente, elle devenait vulnérable lorsqu’on lui rappelait la mort de ses parents ou la torture qu’avait subi son père.

Ne laissant transparaître aucune émotion la trahissant, elle abaissa son regard impassible vers le sol, ses prunelles dévoilant d’ores et déjà la réponse qu’elle allait lui donner.



▬ Je ne peux pas vous le dire.

 


Laissant un silence planer autour d’eux, la Ki réfléchissait à une alternative qui lui permettrait à la fois d’obtenir l’aide de l’Uchiha sans qu’il n’en apprenne plus sur elle. Une idée, lui vint soudainement en tête, bien que risquée, c’était la seule et unique option qui s’offrait à elle désormais. C’était à lui de décider.

Détachant son regard imperturbable du sol, elle le braqua brusquement sur le fuyujin pour lui faire sa proposition.



▬ Si nous parvenons à les retrouver, je vous donnerai mes raisons.

 

Elle marqua une pause, dévoilant son hésitation à continuer, encore indécise par rapport à la décision qu’elle s’apprêtait à prendre. Mais elle ne devait pas perdre sa crédibilité, ainsi, la Ki s’empressa d’éliminer le moindre doute qui pouvait la troubler, puis elle prit une grande inspiration avant d’achever :



▬ Si elle ne sont pas valables, alors vous me tuerez. Vous pourrez utiliser votre épée pour vous venger d’un jeune homme qui a essayé de se jouer de vous.

 


C’était un choix audacieux qu’elle faisait là, mais bien trop dangereux. Ses paroles étaient sincères, elle savait que sans sa force d’antan, elle ne parviendrait pas à se battre contre cet homme. Il fallait que sa cause soit sérieuse aux yeux du Ninja, sans quoi, elle risquait de perdre la vie.

Mais elle ne mourrait pas avant d’avoir récupéré l’héritage de ses parents. Elle s’en fit la promesse.


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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Lun 25 Déc - 12:51




feat.Nyang

En route

La valeur d’un guerrier était déterminée par la grandeur de ses actions, ou encore au respect de sa parole. De celui-là, on disait qu’il était un guerrier d’honneur et de confiance. Ces deux facteurs étaient donc d’une importance cruciale dans le jugement d’un guerrier. Mais étant dépourvus d’actions grandioses, les nouveaux élus ne pouvaient prouver leurs valeurs que par la véracité de leurs paroles. Bien que ce concept – de respect de la parole d’élus – semblât continuellement bafoué par les guerriers de ce monde, je savais qu’une infime partie, savait respecter cela. Et j’avais le pressentiment que celui qui me faisait face, faisait partie de cette petite partie. Mon intuition ne m’avait trompé que rarement, c’était un fait. Toutefois, il fallait encore, que Seung-Nyang me prouve sa valeur, en me donnant l’importance des bagues qu’il désirait tant.

De ce fait, j’étais debout, les bras disposés le long du corps et les jambes à distance raisonnable l’une de l’autre. Les poings serrés – par habitude et non pas par colère – et le regard froid adressé à l’encontre de mon interlocuteur, j’attendais dans un calme débordant la réponse qui allait déterminer l’issue de notre rencontre. Mon regard perçant était maintenu par le sien un moment encore, avant que, il ne décide de baisser la tête. C’était là un signe de rémission, un abandon de soi à la sanction de l’autre, une réaction qui ramenait mon interlocuteur à un état encore plus bas que le sol que je foulais actuellement. Mais pourquoi donc ? Pourquoi flancher à l’issue d’une simple question ? Le doute commençait à s’immiscer dans mon esprit. Se pourrait-il que ce combattant n’avait pas de véritable motif d’attachement à ses bagues ? L’avais-je pris au dépourvu ? Était-il un de ces avares qui ne cherchait que la gloire et l’argent ?

Non. En réalité, il refusait de me dire quels étaient les raisons pour lesquelles il devait aller les récupérer. Il était dans l’incapacité de me révéler la raison même pour laquelle je devais l’aider. Sans broncher d’un seul cil, mon oreille ne se détacha aucunement de ses lèvres, écoutant donc tout ce qu’il avait à dire sur le sujet.

Une promesse, c’était une promesse qu’il me faisait. Une promesse qui mettait sa vie en jeu. Les gens y tenaient si peu, ça en était incroyable. Bien que dans ce monde, la vie d’un élu avait bien trop peu de valeur – étant donné que ce dernier ne pouvait véritablement pas mourir – le fait qu’il soit un jeune élu comptait. Il n’avait certainement pas entendu cette parcelle de vérité au sujet de la résurrection des élus et donc, pensait que sa vie était ce qu’il avait de plus cher. Quelle naïveté…

Mais en même temps, je ne pouvais pas m’empêcher d’admirer le sérieux qu’il mettait dans sa proposition qui ne lui assurait absolument pas sa survie. En arriver là, montrait bien qu’il avait quelque chose d’important à protéger, qui valait beaucoup plus que sa simple vie. Devant une telle détermination, je ne pouvais pas me permettre de bafouer son honneur. Je fermai un instant mon seul œil visible, rassemblant donc mes pensées un court moment avant de les rouvrir doucement.

- Dans ce cas, j’accepte. Mais n’oubliez pas votre promesse. Qu’importe le nombre de vies que vous aurez, je pourrais toutes les prendre si vous vous jouez de moi.

Ces seuls mots furent suffisants – à mon avis – pour faire comprendre à l’élu sur quelle route il s’aventurait. Cela clarifié, je fis volte-face pour observer dans la direction empruntée par les brigands. Si nous avions l’intention de les avoir, il fallait se mettre à leurs trousses tout de suite. J’aurais certainement été très rapide tout seul, mais comme je ne voulais pas perdre de vue mon compagnon du jour, j’allais devoir évoluer à ses côtés.

- Ces malheureux se sont dirigés dans ce sens. Pour les rattraper, on devra se déplacer rapidement. Si je ne me trompe pas, ils se dirigent vers une ville à quelques lieux d’ici.

Sans même savoir si mon interlocuteur était déjà en mesure de se déplacer, je commençais à courir pour aller dans la direction des brigands, à vitesse raisonnable, permettant au guerrier sans bagues de me suivre.


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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Lun 25 Déc - 20:50

     
Les bagues de la Ki




Bien que peu expressive habituellement, la Ki sentit un léger sourire étirer ses lèvres contre son gré. Malgré le caractère renfermé et taciturne de cet élu, il semblait être doté d’un grand sens de la justice, puisqu’il acceptait d’aider l’archère dans sa quête. Ainsi, Nyang ne se sentit pas réellement menacée lorsque l’Uchiha lui assura pouvoir la tuer un nombre incalculable de fois si elle osait le tromper. Derrière cet air ténébreux devait très certainement se cacher un combattant juste et droit qui comprendrait les raisons pour lesquelles elle souhaitait récupérer ses bagues à tout prix.



▬ Je n’oublierai pas ma promesse, vous pouvez en être sûr.




Il était temps pour eux de se mettre en route, désormais. Ce fut l’Uchiha qui ouvrit la marche, suivi de Nyang qui, elle devait bien l’avouer, peinait quelque peu à prendre le même rythme que lui. En voyant la distance qui les séparait, elle s’évertua à accélérer la cadence afin d’éviter de le ralentir, cependant, ses maigres forces qui lui restaient ne lui permettaient pas de courir à une vitesse similaire à celle de Rinkyu. La Ki ne devait pas oublier qu’elle était arrivée dans ce monde le jour-même, affaiblie et impuissante. Sans oublier le froid glacial qui gelait chaque parcelle de son corps, et cette mésaventure qu’elle venait de vivre dans cette maison enflammée. Tous ces évènements avaient eu un impact très important sur elle. Comment pouvait-elle espérer combattre ses assaillants dans un tel état de faiblesse ? Cela l’irritait à un tel point qu’elle maudissait intérieurement son manque d’énergie flagrant.

En tant qu’être humaine, et malgré tous les efforts qu’elle pouvait fournir pour rattraper l’élu fuyujin, son corps n’était pas capable régénérer ses forces. Ces dernières abandonnaient la Ki peu à peu, alors qu’elle continuait malgré tout à avancer, trottinant à un rythme ralenti mais toujours plus rapide que la marche. Elle ne s’autorisait absolument aucune plainte, restant silencieuse et se contentant de prendre sur elle-même. La rage qui l’animait l’aidait à mettre de côté cette souffrance pour se concentrer davantage sur son but : celui de reprendre ce qui lui appartenait.

Une image apparut dans son esprit l’espace d’une seconde.
Nyang tenant la main de son père, recouvrant les deux bagues du Ki.


Elle ne pouvait pas abandonner, même si elle devait combattre ces malheureux voleurs en rampant.


Plus ils avançaient, et plus la forêt se dégarnissait de ses grands arbres touffus. La lumière dégagée par l’astre nocturne les éclairait assez pour qu’ils puissent apercevoir le village qui se dressait à une cinquantaine de mètres d’eux. Ils avaient atteint la clairière.

La Ki s’arrêta soudainement, ses jambes flageolantes ne purent plus supporter son poids et elle s’empressa de s’appuyer sur un tronc d’arbre afin d’éviter de rejoindre le sol recouvert d’un tapis de neige. Elle tenta malgré tout de dissimuler sa respiration saccadée, mais c’était en vain.



▬ Ils doivent être ici. Si nous nous dépêchons, nous pourrons les rattraper.




À peine entrés dans le village, Nyang intercepta un petit garçon dans un piteux état, sale de la tête aux pieds et dont les légers vêtements tombaient en lambeaux. Il s’agissait très certainement d’un mendiant. Se mettant à sa hauteur, la Ki fit attention à ne pas le brusquer et lui demanda :



▬ Est-ce que tu aurais vu trois personnes entrer dans ce village ?





▬ Je suis toujours assis ici, répondit-il en désignant une place à quelques mètres de là. J’ai l’habitude de voir qui entre et qui sort de la forêt.




Nyang s’attendait à ce qu’il poursuive, mais il resta silencieux, la fixant avec candeur. Elle fut obligée de l’inciter à continuer.



▬ Et donc ? Tu as vu des individus entrer ?



▬ J’ai bien vu trois personnes. Deux hommes et une femme. Je sais où ils sont allés, mais je ne vous le dirai pas tant que vous ne m’aurez pas donné une petite pièce.




Malin, cet enfant. Il avait délibérément décrit le trio afin d’accentuer sa crédibilité. Sans perdre une seconde, la Ki enfouit sa main dans sa poche à la recherche d’une pièce, jusqu’à ce que quelque chose ne lui frappe soudainement l’esprit.

Elle n’avait pas d’argent sur Kosaten, les seuls sous qu’elle possédait étaient ceux de son monde d’origine. Quelle plaie.

Lentement, elle ressortit sa main de sa poche, une expression embarrassée déformant son visage qui, quelques secondes plus tôt, paraissait si assuré. En voyant son hésitation, le petit haussa les épaules avant de tourner le dos au duo et reprendre son chemin.



▬ N’espérez pas avoir des informations de quelqu’un d’autre, il faisait si froid à ce moment là que j’étais le seul dans la rue lorsqu’ils sont entrés au village.




Contrariée, la Ki croisa les bras et laissa échapper un long soupir. Elle était en proie à une grande confusion, ne sachant comment réagir désormais. S’ils se mettaient à les chercher dans tout le village, cela prendrait un temps considérable.

Son regard gêné se dirigea lentement vers l’Uchiha, puis elle le détourna à une vitesse fulgurante. Hésitante, elle se mit à balbutier des phrases qui n’avaient aucun sens, tout en gardant son regard rivé sur le petit garçon qui s’éloignait peu à peu.



▬ Vous ne pourriez pas…? Enfin…je vous rembourserai…




Nyang n’avait jamais mendié, mais à l’heure actuelle, elle n’avait plus aucun autre choix.




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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Mar 26 Déc - 9:04




feat.Nyang

Inconscience infantile

Nous avions pris le large, et ce depuis quelques minutes maintenant. Les arbres défilèrent autour de nous quand nous nous déplacions. Et notre vitesse actuelle, nous faisait parcourir de bonnes distances sans trop de peines. La température déjà basse, l’engourdissement des jambes à cause du froid ainsi que l’immobilisation hypothermique, étaient des risques encourus par les êtres vivants qui s’exposaient beaucoup trop au froid. Pour ma part, je n’avais plus rien à craindre de tout cela. J’avais habitué mon corps aux températures extrêmes de Fuyu. Ce fut d’ailleurs la raison pour laquelle je m’avançais sans crainte et que je n’y avais pas pensé une seule seconde. Mais, ce n’était pas le cas de mon compagnon du jour.

Ce dernier, semblait souffrir de tous les maux du monde, plus encore certainement que ce que j’avais pu énumérer plus haut. Au fur et à mesure que nous avancions, la distance séparant les deux guerriers que nous étions, s’agrandissait. Elle n’était pas très importante certes, mais n’était pas non négligeable non plus. Je sus alors que les compétences de ce guerrier étaient bien plus faibles que je ne l’aurais même imaginé. Il devait être apparu très récemment. Dans la semaine tout au plus.

Ce qui était toutefois intéressant au sein de Kosaten, était bien le fait que tous pouvaient évoluer rapidement, pour peu qu’ils s’impliquaient un peu dans leur entraînement. Ça avait été le cas pour moi, et c’était ce que je voulais pour cet autre guerrier qui semblait être quelqu’un de fier et de valeureux. Pousser cet homme dans ses derniers retranchements pour qu’il en ressorte un peu plus compétent, c’était aussi un des rôles que je devais remplir.

Comme s’il comprit qu’il ne devait pas se plaindre, Seung-Nyang continua d’avancer continuellement, subissant la morsure brutale du froid, sans gémir une seule fois de douleur. Le chemin fut moyennement long et l’effort du guerrier arriva à son terme. Je ralentis un peu la cadence, une fois la limite de la forêt atteinte. De là, nous pouvions voir un petit village, éclairé diagonalement par un rayon de l’astre céleste nocturne, qui avait perforé les nuages pour venir s’abattre sur le petit village.

Sans même regarder celui qui me suivait, j’écoutai sa proposition, celle de continuer le chemin maintenant. Conformément à ce qui avait été dit, j’avançai à un rythme plus adéquat à présent. L’objectif était simple, retrouver ces brigands. Malheureusement, cela impliquerait de nombreuses recherches et possiblement une séparation pour étendre le champ de recherches. Mais moi qui voyait les choses de façon bien plus générale, j’allais être surpris par la bonne coïncidence dont nous allions être témoins.

Arrivé aux portes du village, mon regard oscilla de gauche à droite, après quoi nous tombâmes sur un jeune garçon qui avait tout d’un pauvre mendiant. Ne lui accordant aucun intérêt particulier, je m’avançai toujours pour m’enfoncer dans le village. Mais mes pas s’arrêtèrent quand je vis le guerrier sans bagues se baisser pour parler à ce jeune individu. Revenant alors sur mes pas, il ne me fut pas difficile de comprendre ce dont il était question.

Le jeune garçon connaissait mieux que personne ce que l’on voulait savoir. Il avait les informations mais voulait nous les vendre. Si je n’étais pas un être qui n’exprimait pas aisément ses émotions, j’en aurais certainement rigolé. Le jeune garçon ne savait-il pas qu’il était en face de deux personnes armées ? Et que s’il mourait ici, personne dans le monde ne s’en soucierai ? Quoi qu’il en soit, ce n’était pas ma quête. Je laissai faire mon compagnon du jour avec ses négociations.

Au passage, ces dernières n’eurent pour résultat qu’une scène gênante, qui ne perça aucunement mon imperturbable visage. Il fallait une pièce d’argent. Bien évidemment, je n’en manquais pas. Et je pouvais parfaitement donner des dizaines pièces à ce jeune garçon. Mais ce n’était pas mon intention.

Plongeant ma main dans ma veste, je pris une bourse pleine de pièces que je remis à Nyang. Il était suffisamment lourd pour maintenir un homme pendant au moins une semaine. De mon côté, ce n’était pas une grosse perte. Je pouvais récolter des sommes à tout moment, pour peu qu’un monstre ne sème la pagaille ci et là – chose qui arrivait fréquemment.

- Tenez, et considérez ceci comme une partie intégrante de mon aide.

Pour la suite, les choses étaient entre ses mains. Je ne bougeais aucunement, observant le jeune garçon s’éloigner. Si je devais l’interpeller, ça aurait été sans prendre en compte son statut d’enfant défavorisé. Il en aurait certainement souffert pendant longtemps. Du moment où il refusait de coopérer avec des personnes qui pouvaient lui ôter la vie, il montrait bien qu’il n’était pas très malin comme jeune garçon. Mon regard se posa donc sur l’élu, et j’attendais de voir ce qu’elle prévoyait de faire pour la suite


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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Mar 26 Déc - 15:27

     
Les bagues de la Ki




Nyang ne s’était pas attendue à ce que l’Uchiha lui réponde d’une manière aussi démesurée. L’acte généreux de Rinkyu laissa la Ki sans voix, fixant la poignée de pièces les sourcils froncés. Elle ne pouvait pas nier qu’elle avait besoin de cet argent, cependant elle n’avait jamais mendié pour elle-même jusqu’à maintenant, peu importe la misère qu’elle avait pu connaître. Lorsque Nyang avait décidé de changer son apparence de fille pour devenir un garçon, elle n’avait que sept petites années. Et malgré la faim qui lui tiraillait le ventre au point de la faire souffrir, elle n’avait jamais quémandé de la nourriture à qui que ce soit. Elle tenait de son père sur ce point là, elle avait hérité d’un caractère fier. Un peu trop peut-être. Dans tous les cas, elle ne voulait pas être un fardeau pour quiconque, voulant préserver le peu de dignité qui lui restait.

Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la jeune archère, abandonnant sa brutalité qui lui était propre, tandis qu’elle s’emparait d’une seule et unique pièce de la paume de son allié. Puis, elle repoussa légèrement sa main afin de lui faire comprendre qu’elle n’acceptait pas son geste, même si celui-ci l’avait beaucoup touché.



▬ Je vous remercie, mais je ne veux pas que vous ayez pitié de moi. Je vous serai déjà redevable après cette quête, je ne veux pas vous l’être encore plus. Je parviendrai à me débrouiller.




Sans un mot de plus, elle lui tourna le dos pour rattraper le garçon.  



▬ N’essaye surtout pas de nous rouler, petit, lui dit-elle tout en lui tendant l’argent.




▬ Ne vous inquiétez pas ! Vous avez vraiment de la chance, ils sont entrés dans la taverne juste à côté de chez moi.




Ce fut donc à lui d’ouvrir la marche, guidant les deux élus fuyujins jusqu’au lieu qu’il leur avait indiqué. À cette heure tardive, la rue était presque déserte, et c’était probablement à cause du froid glacial qui soufflait sur le village. Ils pouvaient sentir les odeurs des soupers qui émanaient des différentes maisons devant lesquelles ils passaient, mélangeant toutes sortes de saveurs. Le petit mendiant ne ralentit pas pour autant, regardant toujours droit devant lui sans s’arrêter une seule fois. Par curiosité, Nyang se mit à observer leur jeune guide. Il devait avoir très faim, cependant, son faciès ne laissait transparaître aucune expression qui aurait pu manifester son envie de se nourrir. C’était là une rude épreuve pour lui, il vivait constamment avec la peur de ne pas réussir à survivre dans ces rues glaciales et bien trop sombres pour un enfant de son âge.

La voix naïve du garçon ramena soudainement la combattante sur terre, l’arrachant de ses pensées.



▬ C’est ici, c’est bien eux ? chuchota-t-il tout en désignant le trio de son petit doigt, à la porte de ladite taverne.




La Ki les reconnut immédiatement. À peine les eut-elle aperçu qu’un sentiment de haine s’empara d’elle, la poussant presque à se jeter sur eux et à les tuer un par un. Inconsciemment, elle se mit à serrer les poings, y déversant toute la rage qu’elle pouvait ressentir. Pour le moment, elle devait se retenir, même si elle était prise d’une frénésie incroyable.



▬ C’est bien eux. Merci pour ton aide, tu peux rentrer chez toi, répondit-elle sans lâcher les trois voleurs du regard.




Le garçon ne se fit pas prier, il repartit sans demander quoique ce soit.

Si la Ki essayait de se contrôler jusque là, elle ne put plus contenir sa colère lorsqu’elle vit qu’un homme leur tendait une poignée de pièces, tandis que l’un des voleurs s’apprêtait à lui donner les bagues en échange. Ils étaient en train de les vendre.

Sans perdre une seule seconde, Nyang dégaina son arc pour le pointer en direction de son assaillant, essayant de viser avec précision. Peut-être qu’elle se sentait faible jusqu’à maintenant, mais le tir à l’arc n’était pas une chose qu’elle pouvait oublier aussi aisément, du jour au lendemain. Son arme était devenue une partie d’elle-même, c’était ce qu’elle pouvait appeler « sa moitié. »

Il ne suffit que d’un battement de cils, et la Ki décocha sa flèche qui frôla quelques buveurs présents. Elle s’enfonça brutalement dans la main du brigand, une fraction de seconde avant qu’il ne donne ses bijoux à leur client. Un cri de douleur se fit entendre dans toute la taverne, et peut-être même plus loin encore. Les bagues tombèrent soudainement au sol, mais furent aussitôt ramassées par la jeune femme qui faisait partie de leur groupe.

Sans réfléchir, Nyang s’avança vers les trois brigands, tellement aveuglée par un excès de colère qu’elle en avait presque oublié l’Uchiha qui se trouvait à ses côtés. Elle ne tint pas compte des regards interloqués posés sur elle, son attention était uniquement focalisée sur le trio.

Lentement, la Ki dégaina son épée pour la pointer en plein milieu du cou de la voleuse qui détenait son bien.



▬ Rendez-les moi.




La pillarde ne répondit rien, se contentant d’observer l’archère avec amusement. Qu’est-ce qui pouvait être aussi drôle dans la situation délicate dans laquelle elle se trouvait ? Cela eut le don d’énerver la Ki davantage, qui n’était pas de nature très patiente.

Soudain, un rictus se dessina sur les lèvres de la désarmée, qui s’entrouvrirent pour dévoiler alors :



▬ Tu es une femme, ça se voit à des kilomètres.




La main de Nyang fléchit légèrement, sa lame s’abaissant de quelques millimètres. Comment avait-elle pu le savoir ? Elle profita de cet instant où l’archère était vulnérable pour se jeter subitement sur elle, lui donnant des coups à l’aveuglette au sol. À terre, elle envoya un violent coup de pied au niveau du ventre de son assaillante pour la repousser, puis elle la frappa au niveau du tibia pour la faire tomber à son tour. Ayant pris le dessus, Nyang se releva, récupéra son épée et l’enfonça brutalement dans l’épaule de la voleuse pour l’empêcher de bouger à nouveau.

La Ki lui retira les bagues qu’elle maintenait toujours au creux de sa paume pour les accrocher autour de son cou. Elle avait enfin récupéré ce qui lui appartenait. Cependant, cet instant de victoire fut de courte durée, puisqu’une main se posa violemment sur les cheveux de Nyang pour la tirer en arrière, dévoilant sa très longue chevelure féminine. Elle se débattit autant qu’elle le put, alors qu’elle se faisait traîner en arrière, malheureusement ses forces l’avaient abandonnées.

Elle ne pouvait pas les vaincre seule, et c’était seulement maintenant qu’elle se rendait compte de cette grave erreur. L’excès de rage qui l’avait aveuglé quelques minutes plus tôt l’avait empêché d’admettre sa faiblesse.





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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Mer 27 Déc - 21:19




feat.Nyang

Collaborateur ou collaboratrice ?

Si jusqu’à présent j’avais eu un doute sur l’honneur de ce guerrier, le refus de mes pièces me fit clairement comprendre que mon interlocuteur n’était pas particulièrement soumit à l’influence de l’argent. Il n’en dépendait aucunement et même, évita de trop en recevoir, par simple principe, si mon intuition était bonne. Cela était à la fois rassurant et étrange qu’une personne qui était forcément dans le besoin refusait quelque chose qui lui serait utile sur le long terme. Tous ceux à qui j’avais fait la même offre, n’avaient pas hésités une seule seconde à faire leur choix. Seung-Nyang était décidément un cas à part dans bien des domaines. Il avait failli mourir les premiers jours de son arrivée, et il cherchait à récupérer des bagues, qui semblaient être davantage des joyaux que des bijoux. Et maintenant, il refusait une somme qui lui aurait été très utile. Dans la plupart des cas, cela ne m’inquiétait absolument pas, mais à présent, je ne savais plus vraiment quoi penser.

Malgré le trouble du jugement que je pouvais avoir, mon visage ne bougea pas d’une seule semelle. Toujours aussi froid que la neige sur laquelle nous marchions, et toujours aussi dur que le plus solide des rocs, mon regard se posa sur le jeune guerrier après quoi je pris la bourse pour la remettre dans ma veste. Ramenant mes bras le long de mon corps, j’attendis qu’il retourne négocier avec le jeune garçon qui était à nos côtés. Ce nouvel échange fut de courte durée, étant donné que nous ne tardâmes pas à prendre le large. Peu de temps après, nous étions arrivés en face de l’établissement où les brigands que nous cherchions étaient. Et toujours en retrait, j’observai la situation.

J’avais également localisé le trio de malfrats, et à en juger par la carrure des trois – un homme très baraqué, un autre assez svelte et une jeune fille – j’avais déjà mis au point un plan d’action qui m’aurait permis de nous sortir de là. Je me chargeais du plus baraqué des trois, intimidant ainsi le reste pour leur faire capituler. Dans le meilleur des cas, ils obéissaient. Et dans le pire des cas, je tuais l’otage avant de prendre le deuxième brigand. Pendant ce temps, Seung aurait pu intervenir pour immobiliser la jeune fille par derrière. Il aurait encore fallut que je…

- Qu’est-ce que ?!!!

Sans attendre quoi que ce soit, mon compagnon se jeta dans la mêlée après avoir décoché une flèche. Il fallait reconnaître que dans le domaine, il était réellement doué. Bondissant comme une bête sauvage au sein de la taverne, il alla directement se frotter aux adversaires les plus coriaces. Au moins, elle avait réussi à faire diversion. Profitant de la situation, je m’avançai doucement dans la pièce, camouflé derrière les personnes qui étaient déjà en mouvement en son sein. C’était dans un déplacement furtif que je tournai continuellement autour du trio. L’archer se débattait bien, maîtrisant – avec un peu de mal – la femme du groupe. C’est alors qu’un autre l’agrippa par les cheveux – qui étaient étrangement longs et fins – pour la tirer par derrière. Cela marqua dès lors, mon entrée en scène.

La personne qui maintenait mon compagnon colérique était fort heureusement le plus costaud du groupe. Et le maîtriser serait une excellente chose, un coup de pression énorme pour le trio. Ce fut la raison pour laquelle, à une vitesse ahurissante, je passai de sa gauche pour sa droite, refaisant à l’envers le même trajet – toujours dans le dos du costaud. La fin de ce mouvement précéda le rangement de mon épée dans mon fourreau. Une seconde après le déclic de ma garde arrivant au sein du fourreau, le dos du colosse se mit à jeter des filets de sang, alors même que ses pupilles s’étaient perdues, ne laissant plus que le blanc immaculé de ses yeux.

Tombant honteusement sur le sol, l’étreinte qu’il exerçait sur mon partenaire – si tant était qu’il était un homme – s’estompa, laissant donc à cette dernière une chance d’agir. Mais je ne limitai pas là.

- Restez une seconde de plus, et je n’aurais aucune pitié à votre encontre.

Le visage dénué d’émotions, je me tenais juste là, droit devant le duo restant, tel un mur infranchissable devant lequel aucun n’avait le droit de se relever la tête. J’attendais alors patiemment, que ceux-là même décident de leur destin. Si jamais ils voulaient affronter la mort, ça aurait été dans le déshonneur le plus total, que je les aurais fait sombrer dans le néant. Le fond de ma pupille, témoignait bien du sérieux dont je faisais preuve dans mes paroles.


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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Ven 29 Déc - 16:09

     
Les bagues de la Ki




Ce fut avec une rapidité déconcertante que Uchiha Rinkyu parvint à maîtriser le plus fort du trio, aidant ainsi la Ki à se libérer de l’emprise de son assaillant. L’idée de rattacher sa longue chevelure n’effleura pas l’esprit de Nyang un seul instant, tant son attention était focalisée sur le sang du « chef » qui avait subitement éclaboussé sur le parquet. Son corps, désormais étalé au sol, ne cessait de se crisper, de se contracter. C’était là un signe que cet homme vivait ses dernières minutes avant que la mort ne vienne l’emporter.

Quant aux deux autres voleurs, la peur convulsait leur visage. Ils ne parvenaient pas à détacher leur regard horrifié de l’Uchiha, comme si une force invisible et supérieure les contraignait à affronter ses prunelles froides et cruelles. Les lèvres tremblantes, le dernier pilleur masculin restant, blessé par la flèche de Nyang, supplia totalement apeuré :



▬ Laissez-nous…laissez-nous la vie sauve ! Nous ne causerons plus de problèmes, je vous le promets…mais je vous en prie, ne nous tuez pas…




La Ki ne disait mot, car elle comprenait bien qu’il ne s’adressait pas vraiment à elle, mais surtout au possesseur du Sharingan. C’était lui qui était parvenu à éliminer le plus fort d’entre eux en une fraction de seconde, pas Nyang. Ils étaient par conséquent bien conscients du fait qu’ils ne pouvaient espérer tenter quoique ce soit contre lui, au risque de perdre la vie également.

Le blessé se leva prudemment, les bras levés afin d’assurer qu’il n’allait pas essayer de se rebeller contre les fuyujins. Il attrapa maladroitement le bras de son alliée pour l’entraîner vers la sortie, sans pour autant tourner le dos à l’Uchiha.



▬ Vous voyez ? Nous partons…vous n’entendrez plus parler de nous…






▬ Mais oui bien sûr. On se reverra la travestie….




Les sourcils de la Ki se froncèrent brusquement, tandis qu’une expression d’incompréhension se dessinait sur son visage. La travestie ?

…Silence.

Un cri aigu s’échappa soudainement de la bouche de Nyang qui passa une main tremblante sur sa chevelure détachée. Son coeur se mit à battre à une allure redoublée, tandis qu’elle balayait la taverne du regard à la recherche désespérée de son élastique. Mais elle savait pertinemment que c’était en vain, chercher un aussi petit objet dans une aussi grande pièce c’était aussi bien se mettre à cherche une aiguille dans une botte de foin.

Elle qui avait prévu de s’approprier un long moment de réflexion avant de prendre sa décision définitive, voilà que désormais elle était contrainte de vivre sa vie en Kosaten en tant que femme. Mais à bien y penser…était-ce vraiment une mauvaise chose ? Avait-elle une raison de se déguiser en homme, actuellement, alors que les jeunes filles étaient libres d’agir comme bon leur semblait ?

Son apparence n’était cependant pas un sujet prioritaire pour l’instant, puisqu’elle avait une promesse à tenir. Maintenant qu’elle avait récupéré ses bagues, elle devait lui donner la raison pour laquelle elle y était autant attachée. Sans un mot, elle sortit de la taverne, désormais résignée à dévoiler les secrets de son passé.



▬ Hé oh ! Attendez une seconde, vous avez mis la pagaille dans ma taverne ! s'écria le propriétaire.




▬ C'était des voleurs, se justifia-t-elle sans pour autant se retourner.





Musique




Par où commencer ?



▬ Ces bagues appartenaient à mes parents.

 


Ses doigts rugueux s’emparèrent délicatement de ses bijoux accrochés autour de son cou, tandis que son regard semblait se perdre dans l’horizon. Mais en réalité, elle se perdait entièrement dans les méandres de ses pensées, des images de sa mère mourante apparaissant dans son esprit.



▬ Ma mère a été tuée en essayant de me protéger, alors que je n’avais que sept ans. Avant de perdre la vie, elle m’a confié ces bagues afin que je puisse retrouver mon père.




Elle les détacha afin de les tendre à l’Uchiha. Il l’avait aidé à les récupérer, il avait le droit de voir à quoi elles pouvaient bien ressembler, bien qu’elles n’avaient pas une apparence particulièrement exceptionnelle. Mais dans son coeur, ces bijoux occupaient une place incroyable, et c’était tout ce qui comptait pour la Ki.



▬ Je l’ai bel et bien retrouvé grâce à elles et…elles m’ont été d’une très grande utilité par la suite.

 


Des frissons se mirent à parcourir son corps…c’était si récent, si frais dans son esprit. Elle ne parvenait pas à croire que ce qui était arrivé à son père était réel. Il n’était plus de ce monde, désormais, elle devait l’accepter.
Nyang sentit sa gorge se nouer. Ses lèvres tremblantes s’entrouvrirent pour continuer :



▬ Peu avant que je n’arrive à Kosaten, mon père a été torturé. Lorsque je suis allée le voir dans sa cellule…il ne pouvait plus me voir, m’entendre ou me parler. Ce fut grâce à ces bagues qu’il me reconnut. Mais…il est mort peu après.

 


Une seule larme silencieuse coula le long de son visage, tandis qu’un léger sourire étirait délicatement ses lèvres. Oui, il l’avait reconnue, mais elle n’avait pas eu le temps de lui dire à quel point il comptait pour elle. À quel point elle l’aimait. Elle avait très vite regretté le temps qu’elle aurait pu passer avec lui, en tant que sa fille et pas en tant que la fidèle combattante du Commandant Ki.
C’était bien vrai. On ne se rendait compte de la valeur d’un être que lorsque celui-ci perdait la vie. Ces bagues avaient été le seul moyen de lier Nyang et son père, sans elles, il n'aurait jamais pu la reconnaître. Il serait mort sans même savoir que sa fille se tenait à ses côtés, vivant avec lui ses derniers instants.



▬ Je m’entraînerai durement à Kosaten. Lorsque je reviendrai dans mon monde, je le vengerai, peu importe les dangers que cela pourra impliquer.




C’était une décision irrévocable, la promesse qu’elle s’était faite en tenant le corps inerte de son père dans ses bras, le serrant contre elle comme elle avait toujours voulu le faire autrefois.






Note pour le correcteur:
 
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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Sam 30 Déc - 17:05




feat.Nyang

Motivations

Devant ma démonstration de puissance, j’avais gagné toute l’attention nécessaire, et même plus que je ne l’aurais espéré. Les assaillants, comprenant leur actuelle situation, se résignèrent, abandonnant ainsi toute tentative de combat. C’était l’objectif recherché bien évidemment, pour réduire les effusions de sang. Mon regard froid et glacial, dénué de toute émotion observait les individus se retirer dans le calme, sans oublier de prendre note de la remarque de la jeune fille qui sortait. Il ne faisait aucun doute à présent, que j’avais été dupé. Le fameux guerrier qui était à mes côtés, n’était pas un homme, malgré la façon dont il avait essayé de se vêtir.

Son cri aigu, retira encore toute trace restante de virilité qu’elle aurait bien pu avoir confirmant encore plus mes craintes. Me retournant doucement pour lui faire face, je vis alors la jeune guerrière. Ses cheveux étaient longs et fins, tandis que son visage me semblait soudainement différent. La féminité de ma partenaire se faisait clairement ressentir, sans pour autant qu’on n’ait même eu besoin de dire quoi que ce soit. Si elle avait une raison pour se faire passer pour un garçon, elle n’avait aucune obligation à m’expliquer pourquoi. Plus encore, cela ne me regardait absolument pas.

Ambiance

Comprenant la situation de cette façon-là, je ne fis aucune remarque sur le sujet, attendant simplement de voir les fameuses bagues dont elle était si attachée. Je fis quelques pas dans sa direction, après quoi, nous allâmes à l’extérieur. Il fallait dire que, parler ainsi de quelque chose qui était assez intime, nécessitait un cadre plus adéquat qu’une salle remplie d’ivrognes et d’oreilles indiscrètes. Ce fut la raison pour laquelle nous nous arrêtâmes en face de l’établissement, loin des oreilles furtives. C’est là que son récit commença. Ses premiers mots me firent dès lors comprendre qu’il s’agissait de trésors familiaux.

Ces bagues étaient pour elle, ce que mon cache-œil était pour moi. Un lien qui nous unissait à notre passé, ce passé qu’on ne voulait pas oublier parce qu’il était notre motivation pour avancer. Son histoire n’était pas similaire à la mienne, loin de là. Mon grand-père était plus un père pour moi que mon propre géniteur, du moins, quand il était en vie. Son savoir semblait ne pas avoir de fin et sa bonté de cœur était telle qu’il ne pouvait pas faire de mal à une mouche. Bien sûr, il avait perdu un œil au cours de sa jeunesse et marchait donc tout le temps avec ce cache-œil, que je portais même encore aujourd’hui.

À cette époque-là, le village nouvellement constitué, avait en son sein plusieurs clans. Et le clan Uchiha avait une sombre réputation, à cause des méfaits de l’un de ses ressortissants. De ce fait, bien que cela ne fût pas ouvertement dit, le clan Uchiha était méprisé et mis de côté dans toutes les décisions qui concernaient le village. Un beau jour, cet excès de colère envers les nôtres, s’est changé en violence. Des membres du clan se faisaient subitement attaqués, sans qu’on ne puisse jamais savoir qui était à l’origine de ces coup-bas.

Mon grand-père fut l’une des cibles de ces attaques. Il a été tué, cruellement au sein même de sa demeure par les membres du village qui étaient censés nous considérer comme les siens. Je n’avais à cette époque-là aucune force pour venger sa disparition, aucune capacité pour frapper cruellement les auteurs de ce crime. Plus que jamais, je m’étais senti faible. Ce jour-là, j’appris une leçon importante. La force était nécessaire à l’épanouissement.

C’était ça, mon histoire, une histoire que je ne partagerais pas avec la guerrière qui était près de moi. Je la comprenais vraiment, je comprenais sa détermination qui était tout de même assez justifiée. Je lui tendis alors ses bagues doucement, avant de prendre la parole :

- Il est vrai qu’un objet n’obtient de la valeur que quand il est lié à un évènement marquant. Cela fait bien de vos bagues, des choses très précieuses. Vous aviez raison, Seung-Nyang. Vos raisons étaient parfaitement justifiées. A dire vrai, je comprends bien votre ambition. Elle est légèrement semblable à la mienne. Et cela est agréable de voir qu’au sein de ce monde, il existe des guerriers qui ne craignent pas la mort, pour réaliser leurs objectifs.

Ce monde n’est pas si injuste que ça. Aussi longtemps que vous continuerez d’avancer sans oublier où vous allez, vous irez loin. Toutefois, il y a quelque chose que je ne comprends pas, mais libre à vous de me répondre ou pas. Pourquoi vous êtes-vous fait passer pour un garçon ?


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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Dim 31 Déc - 23:02

     
Les bagues de la Ki




Musique




Les doutes de Nyang au sujet de l’Uchiha étaient donc fondés. Son apparence de combattant à l’allure cruelle et indifférente n’était qu’une façade. Derrière elle se cachait un guerrier juste et droit, possédant de nombreuses valeurs morales. L’instinct de Nyang ne la trompait jamais, et c’était la raison pour laquelle elle n’avait pas ressenti la moindre peur à son égard lors de leur rencontre.




▬ Appelez-moi Nyang. Ki Nyang. C’est mon vrai nom.

 



Le possesseur du Sharingan devait très probablement se poser des questions quant au déguisement de la jeune femme. Maintenant qu’il était devenu son allié, la Ki ne pouvait décemment plus se cacher sous son nom qu’elle s’était appropriée en tant qu’homme quinze ans plus tôt. Désormais cela n’avait plus aucun intérêt, puisqu’il avait vu sa véritable apparence.

Il avait le droit d’avoir des explications. Le laisser ainsi dans une totale incompréhension serait un manque de respect. Nyang soupira longuement, abaissant ses prunelles vers le sol recouvert de neige, prête à répondre à toutes ses interrogations, même s’il ne lui avait posé aucune question.



▬ Je vivais dans un pays nommé Goryeo. Lorsque j’étais petite, ma mère, moi ainsi que de nombreuses femmes avions été capturées afin d’être envoyées à Yuan, en tant qu’esclaves. Nous n’étions pas autorisées à faire nos propres choix, notre destin était déjà tout tracé, mené par les personnalités les plus influentes d’Asie.

 



Son regard restait irréversiblement rivé vers le sol. Son corps frissonna, non pas à cause du froid glacial qui gelait chacun de ses membres, mais plutôt à cause des souvenirs douloureux qui surgissaient subitement dans son esprit. Des évènements qu’elle n’aimait pas ressasser.



▬ Une personne nous a libéré durant le trajet, la nuit. Malheureusement, toutes les femmes ont été tuées avant qu’elles ne parviennent à s’échapper…dont ma mère. Elle m’a protégé d’une flèche qui se dirigeait droit sur moi, et c’est grâce à elle que j’ai réussi à m’enfuir.

 



Nyang marqua une pause, sentant soudainement sa gorge devenir sèche. Pourquoi était-il aussi difficile de parler de son passé ? Elle ne l’avait jamais fait auparavant, et en aucun cas elle n’aurait pu imaginer qu’elle en parlerait à quelqu’un un jour. Depuis toute petite, et plus les années défilaient, un sentiment de haine s’accroissait peu à peu dans son coeur. Elle éprouvait une colère irrépressible envers le monde. Envers ce monde qui avait décidé de son destin tragique avant même qu’elle ne naisse. Jamais elle n'aurait pensé qu'elle le partagerait avec quelqu'un d'autre.



▬ C’est ainsi que j’ai décidé de me déguiser en homme. Je voulais apprendre les arts du combat afin de venger ma mère.

 



La Ki se décida enfin à détacher son regard du sol enneigé pour le poser sur l’Uchiha. Elle venait de raconter à cet homme tous les secrets qu’elle s’était évertuée à préserver jusqu’à maintenant. Mais désormais, elle n’avait plus aucune raison de cacher quoique ce soit. Rinkyu avait prouvé sa loyauté en aidant Nyang à récupérer ses bagues, sans même savoir ce qu’elles pouvaient représenter pour elle. Il lui avait fait confiance aveuglément, c’était maintenant à la Ki de croire en lui.



▬ Et vous, Uchiha Rinkyu ? Avez-vous un but à atteindre ?

 



Il avait précisé plus tôt que l’ambition de la Ki était légèrement semblable à la sienne. Nyang ne le forçait pas à lui en parler, mais elle devait admettre que cela l’intriguait sérieusement.



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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Lun 1 Jan - 15:41




feat.Nyang

Vos Motivations

Ambiance

Le temps semblait s’écouler plus lentement, surtout quand on était entouré de flocons de neige qui tombaient à un rythme continuel sans jamais freiner un seul moment. Les perles blanches et légères qui flottaient des cieux pour le sol, fondaient à chaque fois qu’elles touchaient un de nos visages, ou même un de nos vêtements. Et c’est dans cette situation, que nous discutâmes. Mon regard mi-clos et ma pupille azuréenne observaient la Ki, alors même que derrière mes cheveux bleu-nuits en bataille, mes oreilles étaient accrochées aux lèvres de mon interlocutrice. Cette rencontre prenait une tournure que je n’appréciais pas spécialement. C’était ce moment-là, où l’on parlait pour évacuer les douleurs enfuies, ou bien pour les faire ressurgir innocemment afin de mieux vivre avec. Pour que cette jeune femme le fasse, sa confiance en moi devait être suffisamment grande.

Je n’aurais pas dit que j’aurais pu lui faire confiance à pareille mesure qu’elle m’accordait la sienne. Toutefois, il était certain que j’admirais son courage et que sa détermination ressemblait légèrement à la mienne. Elle avait été aujourd’hui une partenaire de combat, et dans une certaine mesure, une personne qui me ressemblait dans le fond. La seule chose qui nous différenciait, était peut-être cette notion de confiance. Je ne pouvais plus si aisément accorder ma confiance comme avant. Cela m’a valu des pertes immenses, raison pour laquelle, je ne laissai plus rien transparaître. Raison pour laquelle sur mon visage on ne pouvait plus déterminer qui j’étais. Raison pour laquelle je parlais peu et agissais d’avantage.

Seulement…

Aujourd’hui, quelque chose avait changé. Peut-être était ce que son vécu qui m’avait marqué. Il était également possible que cette rage dont elle a fait preuve pour récupérer son bien, m’avait impressionné. Je ne savais pas vraiment comment l’expliquer, mais je me sentais bien, avec une personne qui voyait le monde de mes yeux. Dans son univers d’origine, Ki Nyang s’était déguisée en homme pour survivre et essayer de venger sa famille. Cette longue façon de vivre avait certainement laissé des séquelles dans sa personnalité si bien que, même dans ce monde elle continua à le faire. Jusqu’à maintenant tout au moins.

- La cruauté et l’injustice sont-ils les credo de tous les mondes ? Les élus les plus intéressants autant par leur capacité de combat ou encore par leur volonté de gagner, viennent des lieux peu recommandables où ils ont dû s’endurcir pour survivre. Ce fut également votre cas, Nyang. Même si cela est une bien triste chose, ce que vous avez vécu vous a ouvert les yeux sur la vraie nature des choses au point même vous n’avez eu d’autres choix que de prendre les armes.

Mes paroles étaient énoncées alors même que ma main s’était doucement rapprochée de mon visage. J’observais la paume de ma main un moment, avant de fixer encore le regard de mon interlocutrice, entre deux de mes doigts. Oui, ma main était placée entre mon visage et celui de la Ki sans pour autant être trop proche non plus. À ce moment-là encore, je cherchais à me débarrasser de mon dernier doute, de cette carapace que j’avais solidement bâtie autour de moi, empêchant quiconque de percer mes objectifs et ma vision à jour. Une seconde après, je fermai mon œil doucement, tout en serrant mon poing devant ma face.

- Malheureusement à l’époque… je n’avais pas eu ce courage-là. Je manquais de force. Un être cher à moi a été tué par la plus grande brutalité chez lui alors qu’il n’avait rien fait de mal. Voyez-vous que je n’étais encore un jeune garçon que je compris ce qu’était l’impuissance.

Je ne voulais pas en dire plus pour le moment, encore que cette histoire n’avait que peu de liens directs avec mon véritable objectif à Kosaten. Ouvrant mon œil à nouveau tout en baissant mon bras, on pouvait lire une certaine tristesse. Je repensais toujours à lui, et ce que j’aurais été s’il avait vécu. Mais ce n’était qu’un fantasme enfantin.

Mon regard redevint alors sérieux la seconde d’après, après quoi je tournai le dos à la Ki pour observer l’astre lunaire dans toute sa splendeur.

- Pour survivre et être en paix, il faut de la puissance. Pour ne rien craindre et protéger les siens, il faut du pouvoir. Je n’ai pas une personne dont je veux me venger contrairement à vous. Je veux plutôt me venger de ce monde, qui m’a arraché aux miens. Pour le faire, je vais recréer ici, ce que j’avais dans mon monde.

Mes bras s’écartèrent doucement pour accueillir tout le rayonnement de la lumière nocturne, tandis que je continuai de parler :

- Je recréerai le clan Uchiha, et je lui donnerai une renommée si grande, que plus personne n’oserait toucher l’un d’entre eux. Parce que j’aurais la puissance nécessaire pour tous les protéger.

Cela dit, je repris ma position initiale avant de me retourner de profil, pour observer de mon regard mi-clos celle qui était à mes côtés. Elle savait à présent ce que je voulais. Ce que ça lui rapporterait, peu m’importait.

- Voilà, ce qu’est mon objectif.

La lumière vive de la lune, était telle que ma peau semblait aussi blanche que la neige qui nous entourait et donc, aussi froid que cette dernière. Seul mon regard bleu d’azur, me donnait une allure humaine. Ce monde m’avait cruellement changé. J’étais plus dur, plus brutal, plus direct. Et bientôt, si elle empruntait aussi mon chemin, elle aurait changé aussi. Mais avant toute chose, je voulais voir la force de sa détermination et l’orientation de cette dernière.

- Les personnes que vous cherchez ne sont plus ici. Elles sont dans votre monde, à un endroit que vous ne pourrez certainement plus aller. Sachant cela, pourquoi cherchez vous encore une quelconque force ? Vous n’en n’avez plus besoin ici.


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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Mer 3 Jan - 0:03

     
Les bagues de la Ki




Musique




Les yeux de la Ki se dirigèrent vers le ciel, éclairé par la lune. Ses prunelles accueillaient la lumière dégagée par l’astre nocturne, donnant à son regard l’éclat qu’elle avait perdu il y a bien longtemps. Il y a de nombreuses années, alors qu’elle n’était qu’une enfant, son visage rayonnait de joie et de bonheur. En plus de son rire communicatif, son sourire resplendissant égayait les journées les plus sombres, et elle avait ce mystérieux pouvoir de transmettre sa gaieté et son enthousiasme aux autres.

Après la mort de ses parents, Nyang devint une toute autre personne. Froide et calculatrice, elle n’agissait qu’en vue d’atteindre son seul et unique but : les venger. Alors qu’elle tenait le corps inerte et abîmé de son père entre ses bras, une lumière blanche l’avait aveuglé, puis quelques minutes plus tard, elle s’était retrouvée ici, dans ce monde qui lui était inconnu, où elle perdit tous ses repères.


Elle esquissa un vague sourire sur ses lèvres avant de répondre :



▬ J’aurais préféré me rendre compte de la corruption de ce monde plus tard. J’aurais aimé profiter de mon enfance aux côtés de ma famille.

 


Au lieu de cela, la Ki avait dû passer sa vie entière déguisée en homme, aux côtés des armes, de la violence et du sang, animée par son désir de vengeance. L’histoire racontée par l’Uchiha était légèrement similaire à la sienne dans le sens où ils avaient tous les deux perdu un être cher alors qu’ils étaient en état d’impuissance. Ce genre d’évènement pouvait avoir un impact très important sur la personnalité d’une personne, la poussant à acquérir davantage de puissance afin de ne plus jamais se sentir faible.

Le regard perdu dans l’horizon, elle écouta attentivement les paroles de Rinkyu avant de répondre sur un ton pensif :



▬ C’est la dure réalité de ce monde. Certains sont nés riches et puissants, alors que d’autres sont contraints de travailler à la sueur de leur front afin de subvenir aux besoins de leur famille. Avant même que je ne sois venue au monde, mon destin était déjà tout tracé.

 


…Destinée à devenir une esclave au palais Impérial parce qu’elle était née dans une famille trop modeste. C’était là un fait bien cruel, mais réel. Et même si elle avait voulu changer les choses, elle n’y serait pas parvenue avec son simple statut de roturière.

Lorsque l'Uchiha lui dévoila ses projets, elle ne chercha pas à dissimuler sa surprise. Tout en l'observant d'un regard intrigué, les sourcils froncés, elle répondit :



▬ C’est là un projet bien ambitieux. Dans votre monde, le clan Uchiha devait être vraiment puissant, s’il était constitué de combattants aussi forts que vous. Comment comptez-vous recréer un tel clan à Kosaten ?

 


Les deux fuyujins étaient surplombés par des milliers de flocons qui ne tardaient pas à rejoindre le sol, créant ainsi sous leurs pieds un tapis de neige immaculé. L’air frais se dispersait gracieusement entre les longs cheveux lisses et désormais détachés de la Ki, tandis qu’elle réfléchissait à la question posée par le Fuyujin. Après un long moment de silence, où seuls les murmures du vent se faisaient entendre, Nyang expliqua ses motivations.



▬ Je ne compte pas rester à Kosaten. Si Long, Fenghuang ou Manshee ont choisi des élus, cela doit être pour un but précis. Nous avons probablement une tâche à accomplir en ce monde, et une fois cela fait, je ferai tout pour retourner chez moi. Je ne ressortirai que plus forte de cette expérience.

 


Nyang était consciente du fait qu’elle avait légèrement éludé sa question. Elle venait de dire cela avec une telle assurance, alors qu’elle n’en était pas vraiment sûre elle-même. C’étaient là des paroles qui la réconfortaient plus qu’autre chose. Et si elle ne rentrait pas chez elle ? Si elle était condamnée à rester ici pour le restant de ses jours ? C’était une possibilité qu’elle ne devait pas négliger.

Même si elle manquait de confiance intérieurement, son visage arborait toujours une expression convaincue et assurée. Elle ne laissait pas transparaître le moindre doute, que ce soit sur son faciès ou dans sa voix.



▬ Que cela prenne dix, quinze, vingt ans. Je persévérerai jusqu’à ce que je trouve une faille dans ce monde.

 




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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Mer 3 Jan - 10:59




feat.Nyang

Eveil

Ambiance

L’éveil. C’était cette phase, cette cruelle – ou douce – transition qui changeait l’individu de l’enfant à adulte. Le naïf nouveau-né, pensait que le monde se limitait uniquement à ce qu’il avait autour de lui ; notamment les parents et ses frères et sœurs. Plus loin, était l’inconnu, ce qu’il ne connaissait pas mais cherchait à toucher, un mystère qu’il ne pouvait pas atteindre malgré la force de sa détermination. Et de ce mystère, l’enfant s’émerveillait croyant en mille et une merveille sans nul équivoque. Des lumières merveilleuses, des beautés pharamineuses qui existeraient au-delà ce qu’il pouvait voir. Cela pouvait donc aisément expliquer la présence de ces étoiles dans les yeux des enfants, quand ils cherchaient à découvrir quelque chose de nouveau. C’était la période la plus douce et la plus agréable d’un être humain, certainement. Plus j’y repensais, plus cette époque me semblait éloignée, comme si elle n’avait jamais vraiment existé.

Cette phase chimérique, précédait la phase de la désillusion. Par le biais d’une souffrance lente et continuelle – ou bien subite et brutale – qui changeait doucement mais sûrement la conception de l’enfant, les fantaisies se changeaient en cauchemars. Plus loin que sa famille, l’enfant découvrait le monde. Infâme et avare, ce dernier s’emparait de tout ce que l’on possédait, au point même d’asservir quiconque tenterait de s’opposer à lui. L’humanité arrachait violemment les étoiles que les enfants avaient dans leurs yeux, pour laisser leurs globes oculaires chargés de larmes sanglantes. Cette désillusion-là, faisait finalement naître l’homme, dans toute sa splendeur et sa perfection, qui savait désormais que pour survivre, il fallait agir selon les lois du monde.

Tuer ou être tué. Arracher ou perdre. Être fort ou être faible.

La Ki et moi, avions eu un éveil brutal, inopiné, inattendu. Étant survenu bien trop tôt pour des enfants que nous étions, il fut difficile de surmonter cette dure épreuve. Mais le monde ne laissa le choix à aucun de nous, et encore moins à Nyang. De là, il n’était pas vraiment difficile de comprendre pourquoi elle me tenait de tels propos. La guerrière aurait préféré profiter un peu plus, quelques années encore, de la beauté de ce monde, de cette euphorie enfantine dans laquelle tous furent plongés à un moment donné. Si cela avait été en son pouvoir, elle aurait retardé ce changement. Son éveil ne serait survenu que bien plus tard.

Mon regard était encore adressé vers l’astre lunaire quand elle me confia que sa destinée était déjà toute tracée. La destinée… Y croyais-je encore véritablement ? Avais-je seulement su ce que c’était ? La question ne m’était jamais venue à l’esprit. Si une personne, une force étrangère avait aligné les évènements de telles sortes à ce qu’il soit impossible de s’en échapper, alors elle serait bien la pire personne qui puisse exister. Et je n’aurais eu aucune pitié à l’éliminer si elle était en face de moi. Je n’exprimai toutefois rien à ce sujet, gardant mon visage fixé vers la seule source de lumière dans cette nuit nuageuse et enneigée.

À l’écoute de mon projet, mon interlocutrice fut surprise et alla jusqu’à me demander comment je comptais m’y prendre. Il était vrai que jusqu’à présent, j’avais rassemblé assez de force pour préparer le monde à leur accueil, toutefois, il me manquait les Uchihas eux-mêmes. Et sans eux, ce que j’avais fait jusqu’à présent aurait été parfaitement inutile. Mais comme tout était possible, j’allais trouver une solution pour cela.

- Ma force à Kosaten n’a rien à voir avec celle que je possédais dans mon monde. Ici, je suis devenu plus fort que dans mon monde d’origine. Toutefois, il existe toujours des personnes qui malgré mon évolution n’auraient eu aucun mal à me vaincre. Et ceux dont je parle actuellement, sont au sein du clan Uchiha. Dans le village où j’ai grandi, nous étions par définition les plus puissants, par analogie les plus craints et par conséquent les plus mis à l’écart. L’homme n’a-t-il pas toujours mis de côté ce qu’il craignait ? Et dans ce monde aussi, nous serons les plus puissants. Mais n’ayez crainte. Cette puissance ne servirait pas à la destruction du monde, non. Elle permettra uniquement de dissuader quiconque de venir s’en prendre à nous. Que ça soit une autorité quelconque ou bien une population cherchant à percer le secret de notre pouvoir.

Je marquai une légère pause avant de me retourner pour faire face à la Ki une fois encore. Les paupières de mon seul œil valide battirent une fois, avant que je ne continuasse. En même temps, un nuage assez vaste vint délicatement couvrir l’astre nocturne, diminuant ainsi la lumière vive qui nous éclaira quelques secondes plus tôt. Dissimulé dans l’ombre de ce nuage-là, je repris.

-Dans ce monde, je suis l'unique représentant du clan Uchiha. En tant que tel, j’ai pour mission de peupler ce monde d’Uchihas, et d’être le meneur de ces êtres perdus. Cependant, cette méthode a comme inconvénient majeure, sa lenteur. C’est donc la solution à ce problème que je cherche à résoudre. Une fois que cela sera fait, je recréerai le clan Uchiha, l’entraînerai et ferai de ce dernier une puissance unie et unique au sein de ce monde.

Après, vint la réponse à ma question, concernant ses ambitions dans le monde actuel. Et à en juger par la flamme qui brillait dans son regard, ainsi que la détermination qui régnait dans sa voix, je pris conscience qu’il n’y avait dès lors plus aucun doute à avoir. La Ki avait conscience qu’elle était une élue, et donc qu’elle avait été appelé dans un but bien précis. Une fois l’objectif de sa venue atteint, les dieux – si on suivait le cours de son raisonnement – allaient certainement nous renvoyer dans nos mondes d’origine. C’était une façon osée de voir les choses. Elle penser pouvoir comprendre le raisonnement d’un dieu au point même de se convaincre de leur bienveillance… N’était-ce pas là la notion même du raisonnement enfantin ? Comment croire en la bonté ou en la justice dans un monde qui en était dépourvu ?

Le seul œil valide mi-clos, j’inclinai légèrement ma tête en avançant, laissant ainsi l’ombre de mes cheveux assombrir la pupille azurée dont j’étais doté. Le raisonnement de mon interlocuteur était… sans fondements. Une idée qui découlait simplement d’une logique humaine. Encore que les humains également, après avoir finis d’utiliser un objet, s’en débarrassaient. À mes yeux, les dieux nous considéraient comme des objets, des pions pour réaliser leurs guerres. De ce fait, ils n’hésiteraient pas une seule seconde à se débarrasser de nous pour nous remplacer par d’autres élus. Ce regard que j’adressai donc à la jeune femme aux cheveux fins et souples, montrait bien mon désaccord.

Son objectif était fixé, mais il semblait mal orienté. Il n’était pas en mon pouvoir de lui donner une route certaine qui l’aurait conduite à sa demeure, mais je ne pouvais souffrir de voir la combattante qu’elle était, s’enfoncer dans un sac.

- Je vois…

Ma façon de parler cette fois-ci fut différente des fois précédentes. Mon timbre en ce moment-là, était le même que celui utilisé quand je l’avais croisé pour la première fois. Il était simple mais semblait contenir un râle cruel et sauvage. Il dissimulait maladroitement une rancœur profonde que j’avais toujours en dessous de ma chair, celle que j’éprouvais envers ce monde, qui m’avait rendu faible et incapable. Mais, ce n’était pas vers elle que je devais tourner ma colère. J’en voulais simplement à cette pseudo-naïveté qui la poussait à se convaincre elle-même que les dieux pouvaient avoir la moindre obligation avec les élus. Quand bien même, les dieux pouvant périr, quelle assurance avions-nous que Fuyu vaincrait ?

- Vous leurrer vous-même ne vous aidera en rien, Ki Nyang. Remettre vos projets entre les mains des dieux, en leur faisant confiance, montre bien que vous croyez encore en la bonté de ce monde. N’oubliez pas qui vous a arraché sans scrupule de votre voie, sans votre permission. N’oubliez pas qui vous a disposé ce sceau qui bride vos capacités, vous tenant en laisse comme une bête qu’on doit dresser. N’oubliez pas tout cela, et vous serez que vous êtes tout sauf l’ami des dieux. Nous ne sommes que des pions sur un échiquier qui nous dépasse. Et le reconnaître fait également partie de la croissance.




Dernière édition par Uchiha Rinkyu le Jeu 4 Jan - 13:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Mer 3 Jan - 23:54

     
Les bagues de la Ki





Ainsi, l’Uchiha souhaitait recréer un clan doté d’une puissance inimaginable, au sein même de Kosaten. L’idée était ambitieuse, et si cela était mis en place, les Uchiha auraient une renommée incroyable dans ce monde. Cependant, une fois les explications de Rinkyu terminées, quelque chose titilla l’esprit de la Ki qui s’empressa alors de répondre :



▬ Ceci ne fonctionnera que si d’autres Uchiha arrivent à Kosaten, c’est bien cela ? Il n’y a aucune garantie que tous les Uchiha soient envoyés à Fuyu. Cela signifie-t-il que vous ne comptez faire aucune distinction entre les différents élus, quel que puisse être leur sceau ?

 


Elle marqua une pause, inspirant longuement avant de reprendre :



▬ Si c’est le cas, alors votre clan pourrait être un moyen d’unir les nations en conflit.

 


La guerre était le pire fléau de l’humanité, et aujourd’hui à Kosaten elle semblait inévitable. Nyang venait tout juste d’arriver dans ce monde, par conséquent elle n’avait pas assez de connaissances qui lui permettraient d’étudier les raisons pour lesquelles ils étaient en guerre.


Musique




La réaction de Rinkyu quant aux motivations de la Ki ne fut pas inattendue. Nyang en était pleinement consciente, elle prononçait des paroles auxquelles elle ne croyait pas, et comme le disait le fuyujin, elle se leurrait elle-même. Surtout dans l’espoir de se réconforter. La vérité de l’Uchiha était dure à entendre. Dure à accepter. Mais elle était réelle, c’était inéluctable.

La Ki croisa les bras, se forçant intérieurement à admettre les paroles de Rinkyu. Son coeur se serrait au fur et à mesure qu’il énonçait les horribles actes commis par les divinités.

Plus il lui rappelait leur cruauté, la brutalité avec laquelle ils l’avaient arrachée de son monde, et plus ses doigts s’accrochaient à sa manche.


Flash

 


Elle tenait la main du Commandant Ki, les larmes ne cessant de couler le long de son visage.



▬ Père…c’est moi, c’est Nyang…

 


▬ Ne pleure pas, ma fille.

 


Flash

 


Ses ongles s’enfonçaient peu à peu dans sa peau, au fur et à mesure que l’Uchiha énumérait les actions de Long, Manshee et Fenghuang, y déversant toute la colère et la rage qu'elle ressentait.


Flash

 


Nyang gardait espoir. Si l’Empereur disait la vérité, son père serait libéré de sa cellule.



▬ Qui a essayé de vous tuer, Votre Grandeur ?

 


▬ C-c’était…c’était le Commandant Ki…

 


▬ VOUS MENTEZ ! hurla-t-elle.

 



Flash

 



Sa mâchoire se contracta tandis que son regard restait irréversiblement rivé vers le sol. Au lieu de cette neige immaculée, tout ce qu’elle voyait était un tapis à la couleur rougeâtre.
Un tapis de sang.


Flash

 



▬ Je suis désolé ma fille…Ma petite Nyang. Je n’ai pas été capable de vous protéger ta mère…et toi.

 


Flash

 


Un long silence plana autour des deux élus. Inconsciemment, Nyang passa ses doigts tremblants entre ses longs cheveux, totalement perdue dans les méandres de son esprit.

C’était dur à admettre, mais l’Uchiha avait raison.



▬ Que dois-je faire, dans ce cas ? Rester les bras croisés à attendre qu’un miracle survienne ne m’aidera en rien. Je ne peux pas rester ici et laisser les hommes qui ont fait souffrir mes parents vivre une vie paisible, répondit-elle sur un ton brusque, la colère déformant les traits de son faciès.

 


Elle avait passé toute sa vie à s’entraîner, dans l’espoir qu’un jour elle puisse obtenir sa vengeance. Cependant, si elle ne trouvait aucun moyen pour rentrer chez elle, si elle ne trouvait aucun moyen pour faire payer aux autres les crimes qu’ils ont commis…comment ses parents pourraient-ils reposer en paix ?


Soudain, son regard s’attrista, une expression de chagrin prenant place sur son visage pâli par le froid. La voix tremblante, abaissant le ton, elle acheva :



▬ C’est si…frustrant. Tellement injuste que je ne peux pas l’accepter.

 


Nyang ne pourrait pas vivre en portant ce poids sur ses épaules. Elle ne le supporterait pas.



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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Jeu 4 Jan - 19:05




feat.Nyang

Proposition

Ambiance

Le froid était toujours aussi mordant, en dépit du fait que ça se faisait presque plus ressentir. En réalité, notre discussion était telle qu’elle semblait nous dissocier de toute chose externe, nous maintenant ainsi dans une ambiance particulière, calme, fermée. Mais que cela ne vous trompe pas. Le guerrier entraîné et forgé par les épreuves continuelles de ce monde que j’étais, en plus d’avoir un mental qui ne craignait aucune adversité, possédait un corps imprégné d’une naturelle méfiance. Cela ne me rendait certes pas plus efficace, mais me permettait au moins, en tant que guerrier d’élite, de ne pas être évasif le moindre instant.

Le nuage assombrissant finit par traverser l’astre lunaire, redonnant ainsi au monde sombre dans lequel nous étions, une lumière salvatrice, qui ôtait les craintes de toutes les personnes qui l’observait. Maintenant que j’y pensais, il était loin, le moment où j’avais compté sur une personne pour réaliser mes objectifs. Ceux qui m’entouraient en tant qu’ennemis, étaient des marchepieds qui m’auraient permis de m’élever plus haut. Et ceux qui m’entouraient en tant qu’alliés, étaient ceux en qui je ne reposais qu’une confiance partielle, pour être préparé au pire. Ceux de mon propre clan, devaient passer un test pour me montrer leur bravoure et ainsi gagner ma pleine confiance.

Et même Uchiha Sasuke, n’allait pas échapper à cela. Cela bien sûr ne visait qu’à montrer combien ô loin de moi, se situaient les termes à l’instar de : compagnons, amis, amante, et tout autre chose d’attachant ou bien qui marquait un lien de confiance. A mes yeux, aujourd’hui et certainement pour les jours avenir, J’étais le seul sur qui je pouvais compter. Je n’avais que des alliés, des ennemis et les autres dont la mort ou la survie ne m’intéressaient aucunement. Un fruit mur, éclairé par la cruauté de ce monde et nourris de la froide trahison, c’était ce que j’étais désormais. Les paupières légèrement plissées une fois encore, je répondis à la question de la Ki :

- Non. Qu’importe où l’Uchiha sera tenu prisonnier, je le ramènerai du côté des siens. Quand bien même aucun élu Uchiha n’apparaisse, je commencerai moi-même à procréer. Comme je l’ai dit, je suis l’unique représentant du clan Uchiha. Et plutôt que d’attendre ce qui pourrait ne jamais venir, je créerai moi-même, avec l’aide de tout ce qui sera à ma disposition, les vestiges d’une civilisation nouvelle.

Oui, je serais pour les Uchihas, ce qu’Adam était pour les hommes. J’aurais été pour le clan, ce qu’un Hokage était pour un village et bien plus encore même. Bien que cela dépassât toutes les espérances qu’on aurait pu faire, c’était le stade ultime du plan que j’avais établi pour mener à bien mon objectif. Et je n’avais aucune crainte à le réaliser. Abandonnant l’idée d’impliquer une élue dans cela, j’ai décidé d’agir seul, me reproduisant avec une ou plusieurs natives, dans le seul objectif d’assurer l’expansion du clan. Cela n’aura rien de passionnel, mais ça sera uniquement dans un but parfaitement humain. Il aurait fallu que je trouve des volontaires pour cela, des personnes qui auraient la fierté d’être les porteuses d’un avenir radieux et dont l’étendard s’élèvera aux côtés des étoiles.

- La guerre n’est pas impliquée dans la réalisation de mes plans. Si toutefois une nation oriente ses canons dans la direction des Uchiha’s, alors je la détruirai sans aucune pitié, pour préserver la longévité du clan.

Suite à cette brève parole, ma main alla affronter mon visage, alors que ce dernier se baissait doucement. Il dissimulait complètement le sourire malsain que j’arborais face à l’approche finale de mon objectif. Il ne m’était pas si difficile actuellement, de me rappeler chaque difficulté que j’avais traversée pour arriver à ce niveau de puissance. J’avais attendu, longtemps, très longtemps, qu’une chance se présente à moi. Elle se présenta à moi sous une forme particulière – l’absence de Zayro, la capture d’une rebelle, la rencontre avec Sul Hei, le monarque – et je sus la saisir, avec fierté. Malheureusement, le monarque témoigna d’une arrogance sans nom, répondant à ma loyauté par un vent royal qui me fit comprendre que je ne pouvais compter que sur moi-même.

Le sourire que dissimulait ma main, témoignait donc de ma fierté, de ma joie future, de l’axe qui se dessinait devant moi et de l’aurore annonciateur de la puissance future des miens. Ne pouvant contenir ce flot d’émotions, je dus masquer mon visage avec ma main, laissant passer quelques secondes, jusqu’à ce que tout cesse. Ma position droite fut reprise, alors même que mon visage toujours aussi froid observa la jeune femme qui se tenait devant moi. La gêne et l’embarras se voyaient en elle comme un soleil en plein jour.

C’est alors que j’assistai à un déferlement de colère. Sa frustration et sa gêne étaient telles qu’elle ne pouvait énoncer une phrase sans hausser le ton. Une colère trop longtemps accumulée, un espoir trop longtemps entretenu face à la cruelle réalité, la plongeait dans le trouble le plus total. Ki Nyang avait été forgé comme une guerrière afin de mener à bien sa vengeance. Long, le dieu dragon l’avait arraché de son monde, jetant ainsi ses rêves et ambitions dans l’oubli. Et elle ne pouvait pas accepter cela.

- Je pensais que vous aviez compris l’injustice de ce monde… Apparemment pas. L’objectif qui guide votre arc et qui affûte votre épée ne peut être réalisé. Voilà quelle est la réalité à laquelle vous faites face, Nyang. Bien que vous soyez une femme, vous êtes avant tout un guerrier qui se doit de prendre les décisions logiques dans les moments les plus importants. Et actuellement, la décision que vous prendrez pour la suite, déterminera l’orientation de votre avenir dans ce monde. Et ce choix, ne me revient pas.

Elle ne pouvait rien, c’était un fait établi. Mais je pouvais essayer de faire quelque chose pour elle, non pas pour la réconforter, mais pour mieux orienter ses choix. Cela aurait même, dans un avenir futur été bénéfique pour moi.

-Cependant… Si malgré tout, vous comptez vous rattacher à votre rêve, je pourrais vous aider à mettre en place un projet qui pourrait vous permettre de l’atteindre. Suivez-moi en tant qu’alliée et ensemble nous trouverons, s’il existe, un moyen de vous extirper de ce monde.

Il était vrai que dans l’immédiat je n’avais aucune idée de comment procéder. Mais je pouvais mobiliser des recherches sur les sorcières, magiciennes ou autres personnes de ce genre, pour rassembler le maximum d’informations au sujet d’une sortie. Ce n’était pas ma quête certes, mais il était vrai que le plus d’informations que j’aurais trouvées sur ce point-là, auraient pu m’être utiles de bien des manières. Il ne restait donc plus qu’à voir si Ki, était d’accord.


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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Ven 5 Jan - 2:51

     
Les bagues de la Ki




Musique




Ainsi donc, la seule et unique chose qui importait réellement aux yeux de l’Uchiha était le bien-être de son futur clan. Ce combattant semblait se projeter loin dans l’avenir, et cette volonté dont il faisait preuve était étonnante…

…Mais également effrayante. Cette détermination qui l’animait semblait démesurée, comme si elle s’était emparée de tout son être, comme si elle avait assombri une partie de son coeur. Rinkyu lui avait clairement fait comprendre que si son clan était un jour confronté à une menace, il n’hésiterait pas une seule seconde à faire verser du sang. Ainsi, il serait prêt à tout mettre en oeuvre afin de mener à bien son plan, peu importe les moyens qu’il devrait employer. S’il réussissait à fonder cette famille, alors son nom resterait à jamais gravé dans l’histoire de Kosaten. Même si au fond d’elle-même, Nyang souhaitait à tout prix retourner chez elle, elle espérait sincèrement pouvoir voir ce fameux clan Uchiha de ses propres yeux.

Les bras croisés, la Ki opina légèrement avant de répondre simplement :



▬ J’espère que vous atteindrez votre but. Ce sera long, mais je ne doute pas que vous y parviendrez.

 



Suite aux paroles de l’Uchiha quant à la réalité à laquelle elle devait faire face, Nyang resta silencieuse. Que pouvait-elle répondre à cela, de toute manière ? Cela avait été stupide de sa part de penser avec une telle naïveté. Cela ne lui ressemblait pas, elle qui avait l’habitude d’utiliser sa raison afin d’effectuer des raisonnements logiques, là elle avait laissé ses émotions la submerger entièrement. S’il y avait eu une sortie, les élus l’auraient trouvée depuis longtemps maintenant.

Lorsque l’Uchiha fit sa proposition, la Ki l’observa longuement d’un regard intrigué, sans prononcer le moindre mot. Un long silence enveloppa les deux élus, alors que Nyang le fixait avec insistance, essayant de déceler dans son regard un quelconque indice qui lui permettrait de comprendre ses motivations.

Soudain, une lueur brilla dans les yeux de l’archère. Une étincelle venait de traverser ses prunelles dénuées d’émotion, illuminant son regard, telle une étoile filante parcourant le ciel recouvert d’un voile noir. Lentement, la Ki releva son menton pour faire face à son interlocuteur, tandis qu’un sourire amusé étirait délicatement ses lèvres.



▬ Vous n’y croyez pas plus que moi, n’est-ce-pas ?

 



Rinkyu le lui avait fait comprendre. Pourquoi continuait-elle d’espérer quoique ce soit ?



▬ Vous le savez que c’est peine perdue. Qu’il n’y a aucune issue.

 



L’Uchiha venait de lui ouvrir les yeux sur la cruelle réalité qui les entourait. Elle ne vivait pas dans un conte de fées, elle aurait dû s’en rendre compte dès son arrivée à Kosaten. Nyang appréciait sincèrement son aide, mais Rinkyu savait aussi bien qu’elle que la recherche d’une sortie en ce monde serait une perte de temps pure et simple.

Elle laissa échapper un long soupir, son sourire quittant son visage aussi vite qu’il était apparu.



▬ Je n’ai aucun mérite à vivre pour moi-même. Je dois quelque chose aux personnes qui sont mortes pour me protéger. Et ce, peu importe le monde dans lequel je me trouve.

 


Obstinée ? Nyang l’était, assurément. Lorsqu’elle avait un but en tête, elle ne le perdait pas de vue, peu importe combien on essayait de la raisonner.



▬ Alors je m’entraînerai. Je m’entraînerai jusqu’à ce que je devienne la plus forte de Kosaten. Si je ne retourne pas chez moi, alors je me vengerais sur Long.

 


Ce n’étaient pas des paroles en l’air. Ce monde ne pouvait pas être sans faille, la Ki en était persuadée. Ainsi donc, les élus vivaient éternellement ? Balivernes. Elle devra bien mourir un jour ou l’autre. Que cela soit ici-bas ou dans l’au-delà, elle obtiendra sa vengeance. Même si elle devait attendre une centaine d’années pour y parvenir. Et si l’occasion de rentrer dans son monde ne se présentait pas, alors elle se retournera contre le Dragon. Mais pour cela, il fallait qu’elle devienne plus puissante, il fallait qu’elle anéantisse ce sceau qui bridait ses capacités.



▬ Je ne peux décemment pas refuser le soutien d’un combattant aussi fort que vous. Soyons alliés, Uchiha Rinkyu.

 


Un sourire, désormais sincère, se dessina sur les lèvres de la jeune femme, tandis que le vent faisait voleter gracieusement sa longue et lisse chevelure, digne d’une famille Coréenne.



▬ J’espère sincèrement que nos chemins se croiseront de nouveau.

 


Sa main s’empara délicatement de ses bagues accrochées autour de son cou avant qu’elle n’ajoute :



▬ Je n’oublierai pas l’aide que vous m’avez apporté aujourd’hui. Merci.

 



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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Sam 6 Jan - 18:21




feat.Nyang

Premier devoir

De toutes les questions et les doutes qui m’avaient habités depuis mon arrivée à Kosaten, bien peu subsistaient aujourd’hui. Alors que mon chemin avait été rempli de victoires, de pertes et même, de mort, mon expérience acquise était immense et ma connaissance suffisante pour que je prenne des choix. Le temps de réfléchir quant à la direction qu’il me fallait emprunter était révolu. Ces moments appartenaient à mon passé, un passé plus éloigné de moi que le futur radieux que m’apporterait l’élévation de mon clan. Comme l’acier battu et tranchant de mon épée, j’avais une détermination à toute épreuve, qui se voulait inébranlable face à ce qui aurait pu être dit, ou même être fait. L’objectif que je m’étais fixé était bien trop grand pour que je puisse me remplir l’esprit de troubles, autant moraux qu’émotionnels. Le cours du temps s’était normalement écoulé, et l’enfant que j’étais, s’était déjà changé en Uchiha accompli.

Cette détermination dont je faisais preuve forçait l’admiration de la jeune femme qui se tenait en face de moi. Elle alla même jusqu’à m’exprimer sa ferme conviction du succès de mon projet. Cela était assez réconfortant il fallait le dire. Toutefois, je n’étais pas suffisamment ouvert pour exprimer aussi simplement, le bienfait de quelques mots qui m’étaient adressés – bien que ça soit agréable.

Planté dans le sol à quelques pas d’elle à l’image de l’homme que j’étais, mais donnant l’impression d’être une montagne inextirpable, mon regard ne lâcha pas la Ki un seul instant. J’analysai chacune de ses réactions, décryptant ses mimiques, et la force qu’elle insufflait à ses bras pour se contenir. Tout cela constituait l’expression des émotions qui la traversaient au cours de notre échange. Elle encore, était humaine, loin du monstre que j’étais devenu. D’une part, c’était rassurant de constater que le monde avait au moins laissé une part de pureté en elle. D’autre part, il était frustrant de voir ce que j’avais été et de prendre conscience que pour l’accomplissement de mon projet, j’allais devoir ne plus regarder en arrière.

Elle me demanda – avec un ton rhétorique, certainement – si je n’y croyais pas. Cette question n’attendant aucune réponse, mon silence garda secret, mon opinion sur le sujet. Toutefois, mon avis sur Kosaten était fixé. On ne pouvait sortir de ce monde. Cependant, étudier la question pouvait donner des informations utiles pouvant même permettre à la Ki d’obtenir sa vengeance sans toutefois être contrainte à sortir de ce monde. Et cela, pouvait être utile. Je n’avais aucune certitude, étant donné que ce n’était pas mon combat. Mais en partant du postulat que l’information était le pouvoir, plus j’en savais sur le sujet, mieux ça aurait été.

La Ki poursuivit ses propos remplis de tristesse et de détresse, sous mon regard azuréen qui ne laissait plus rien transparaître d’autre qu’une profonde indifférence. Indifférence externe uniquement bien évidemment. J’avais une certaine peine pour elle, mais exprimer mes sentiments n’était pas une chose que je pouvais me permettre de faire à tout-va.

En y repensant, les choix difficiles étaient ce qui rendait notre vie aussi intéressante, mais surtout, aussi désastreuse. Il fallait toujours, à un moment donné prendre une décision qui impacterait l’avenir de notre existence. Et le choix qui était certainement le moins facile, était celui d’abandonner ce qui faisait de nous, ce que nous étions. Je ne pouvais que comprendre Nyang sur ce point-là, et compatir à sa peine. Abandonner son identité, sa raison de vivre, était le pire châtiment – ou la plus grande des bénédictions – qui pouvait arriver à qui que ce soit.

- Je n’ai aucune prétention d’égaler vos géniteurs. Je ne saurais le faire. Toutefois, je suis certain que, peu importe là où ils sont en ce moment, ils n’aimeraient pas vous voir dans une telle situation. À mon avis, ils seraient même heureux de savoir que vous avez une chance de tout reprendre à zéro et de devenir ce que vous voulez dans une société qui vous le permet. Selon moi, ne pas en profiter, comme ils l’auraient voulu pour vu, serait ne pas prendre en compte la raison de leur sacrifice.

Ces paroles étaient ointes d’une sincérité profonde, d’un sentiment que je connaissais bien. Mes parents également, n’auraient certainement pas voulu que je sois le monstre que j’étais aujourd’hui. Un assassin sans scrupule, un guerrier puissant mais froid, un assoiffé de pouvoir pour la gloire de son clan, tant de faits à mon actif qui ne rendaient aucune gloire à ceux qui m’avaient engendré. Mes parents étaient très certainement en train de se tourner dans leurs tombes, observant depuis là-haut ce que je devenais. Mais cela ne m’empêchait guerre de me tourner vers mes propres objectifs, d’orienter mes pensées selon ma propre vision.

Puis, la Ki m’exprima sa volonté de vaincre Long. À l’écoute de ces dernières paroles, je ne pus retenir mon sourire, avant que ça ne se change en rire. Un rire léger, animé à la fois par le sérieux de la Ki qui contrastait avec la folie de ses objectifs. Elle voulait affronter Long, et l’écraser si nécessaire. Mes doigts épais passèrent dans mes cheveux ébouriffés, ma paume parcourant ma tête jusqu’à ma nuque avant qu’elle ne regagne sa position initiale. Après avoir ricané suffisamment, je me calmai, laissant uniquement voir mon sourire unique, que l’on ne voyait que lors de grandes occasions.

- Ca faisait bien longtemps que je n’avais plus rigolé ainsi. C’est intéressant… Battre Long avec votre propre force, pour vous venger… Bien, voilà un objectif commun que je nous trouve. Mais il viendra en deuxième lieu.

Maintenant mon sourire, je constatai que le sien ne tarda pas à venir peu après. Je devais reconnaître que la folie de son projet me plaisait. Ça me rappelait réellement ce que j’avais prévu de faire pour ce dieu dragon. Mais cela était un problème qu’il fallait régler bien plus tard. Actuellement, l’attention était orientée ailleurs. Elle accepta donc, de devenir mon alliée, quand soudainement une brise – symbole de notre accord certainement – se leva pour agiter les fins cheveux de la jeune femme qui était en face de moi.

- Ne me remerciez pas pour l’aide, je n’ai fait que contribuer à votre accomplissement. Plus encore, j’ai obtenu une alliée. Tant que nous y sommes, j’aimerais donc que vous soyez mes yeux et mes oreilles au sein de l’armée de Fuyu. Rassemblez le maximum d’informations sur la hiérarchie Fuyuenne, et de mon côté, je déploierai les ailes de mes informateurs pour rassembler les informations sur les moyens de quitter ce monde…

Mon regard éternellement azuréen revint s’abattre sur la face douce de cette Ki, comme un poing s’écrasant dans du coton. Mon sourire se dissipa peu après, laissant à nouveau place à un mur de glaces. Tant de choses étaient à faire… parmi lesquelles, le rassemblement d’informations.


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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Dim 7 Jan - 17:12

     


Les bagues de la Ki



Crois que les montagnes peuvent changer de place, mais ne crois pas qu'un homme puisse changer de caractère.





Que penseraient les défunts parents de la Ki s'ils la voyaient dans cet état ? S'ils voyaient ce qu'elle était devenue suite à leur décès ? Nyang s'était déjà posée la question, maintes et maintes fois, mais elle ne parvenait pas à y répondre. Sa mère et son père avaient toujours souhaité le bien pour leur fille, et ils avaient toujours tout fait pour qu'elle soit en sécurité.

Si elle était en vie aujourd'hui, c'était grâce à sa mère qui l'avait protégée d'une flèche se dirigeant droit sur elle.

Si elle était en vie aujourd'hui, c'était grâce à son père qui lui avait ordonné de quitter l'île lors d'une bataille.

C'était la raison pour laquelle elle voulait les venger à tout prix. Ils n'avaient souhaité que son bien depuis sa naissance, faisant passer la vie de Nyang avant la leur. Ils n'avaient pas mérité d'être traités de la sorte, ainsi, les responsables de leur mort devaient payer. Payer de leur propre vie. C'était ainsi que la Ki pensait, et elle ne comptait pas changer d'avis. Son choix était fait, et lorsqu'elle se promettait quelque chose à elle-même, elle ne revenait jamais sur cette promesse. Elle tenait toujours sa parole, aussi futile soit-elle.
C'était ainsi qu'était Nyang.

Elle resta de marbre, laissant son masque d'indifférence sur son visage. Ses lèvres s'entrouvrirent pour répondre simplement :



▬ Je mènerai mon combat jusqu'au bout.




Alors que Nyang affirmait avec assurance vouloir éliminer Long, Rinkyu, lui, ne semblait pas réellement la prendre au sérieux. Elle fut très surprise lorsqu'elle le vit partir dans un éclat de rire, si bien qu'elle ne put se retenir de l'observer avec des yeux ronds. Elle devait admettre que c'était très étrange de voir une telle expression dessinée sur son visage. Depuis leur rencontre, il n'avait pas laissé transparaître une seule émotion. Et le voilà qui riait, se moquant presque ouvertement du but de la jeune femme. Son projet était-il insensé au point de faire rire le plus indifférent des hommes ?

Plissant légèrement ses paupières, elle lui lança sur un ton menaçant, mais cependant peu crédible :



▬ Êtes-vous en train de vous moquer de moi, par hasard ?




Affichant une mine renfrognée, les bras toujours croisés, elle ajouta tout en haussant les sourcils :



▬ Ne riez pas, je suis très sérieuse.




Elle essaya alors de dissimuler un sourire en baissant la tête, faisant mine d'arranger correctement sa frange.

La Ki ne put qu'approuver la proposition de Rinkyu. C'était donnant-donnant, elle lui fournirait des informations sur l'armée de Fuyu tandis que l'Uchiha chercherait un moyen de s'enfuir de Kosaten. C'était une idée intéressante, et Nyang n'avait rien à perdre si elle acceptait.



▬ Très bien. Coopérons ainsi, dans ce cas. Nous nous reverrons très bientôt.




Le regard sincère de la Ki se posa sur le visage dur et froid du fuyujin. Inclinant légèrement la tête, signe de respect venant de la coutume asiatique, elle fit ses dernières salutations.



▬ Portez-vous bien jusque là, Uchiha Rinkyu.




Le temps était venu pour elle de quitter les lieux, désormais. Depuis sa rencontre avec Zayro Jinn ce matin, elle n'était pas sortie de la forêt de givre. Elle devait trouver une auberge au plus vite si elle ne voulait pas passer la nuit dehors.


Nyang tourna alors les talons pour reprendre son chemin après avoir adressé un dernier regard à l'Uchiha. Elle espérait sincèrement qu'il vivrait jusqu'à leur prochaine rencontre, car Kosaten était un monde plein de surprises. Bonnes comme mauvaises.

Les élus n'étaient jamais à l'abri du danger.


Laissant le vent frais se disperser gracieusement entre ses longs cheveux, elle reprit sa route, un nouvel objectif en tête : Monter en puissance.


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MessageSujet: Re: Les bagues de la Ki.    Mar 9 Jan - 16:15




feat.Nyang

Aux revoirs

De toute sa grasse indéniable, la nuit, reine des cieux pour les quelques heures à venir, demeurait toujours la maîtresse de ce monde. Graciée d’une couronne d’étoiles, elle laissait pleuvoir sur le sol Fuyuen des perles enneigées, qui tombaient doucement et silencieusement sur le sol. La disgracieuse présence du vent n’ôta rien à la beauté des flocons planeurs issus de la reine nocturne. Bien au contraire, elle instrumentait dans une valse bienséante et harmonieuse ces petites sphères, profitant pour agiter dans la plupart des cas la chevelure fine et légère de la Ki. Ce spectacle d’une étrange beauté, dont seul Fuyu était digne, couvrait le duo que nous formions cette soirée.

Au sein de ce doux paysage, la dureté de la détermination de mon interlocutrice se fit une fois de plus ressentir. Elle était prête à tout pour mener à bien son objectif, et qu’importe ce que j’aurais dit, la fermeté qui l’habitait n’aurait pas été ébranlée. Cette hargne mêlée parfaitement à la flamme déterminante qui luisait dans son regard, faisait une fois encore ressortir son côté guerrier, cette facette combative qui lui sieds si bien, et que j’appréciais particulièrement.

- Bien. Qu’il en soit ainsi…

Concernant mon rire, elle trouva cette attitude mal placée, et à raison. Il n’avait rien de plus indigne que de voir son rêve être l’objet de moqueries des personnes qui nous entouraient. Toutefois, l’erreur relevait de l’interprétation de ma réaction, une incompréhension que je me devais de vite rectifier. Jamais, mon rire n’a été motivé par une quelconque volonté de moquerie. Il ne faisait qu’exprimer ma surprise positive, devant la folle ambition de la jeune femme. Ce n’était pas très courant de percevoir au sein de ce monde, des personnes qui prétendaient à la puissance divine. Le chemin allait certainement être long, et elle le savait.

- Votre ambition est admirable, Ki. Je ne fais qu’exprimer ma grande satisfaction devant le constat surprenant de votre objectif.

Le souci mineur réglé, elle accepta ma proposition, s’apprêtant biensur à aller chercher le maximum d’informations sur le dirigeant de Fuyu. Son statut d’élue, aurait certainement pu lui permettre d’éviter d’éveiller les soupçons du monarque, au cas où ce dernier apprendrait que certains se renseignaient sur lui. Pour ma part, j’allais devoir contacter Aiko, celui qui était à la tête de mon réseau d’informateurs, pour lui confier bien rapidement la tâche d’inspections. L’information était pour lui ce que le combat était pour moi, un devoir perpétuel envers soi-même pour avoir conscience de ses capacités. Savoir étant son devoir, il n’aurait certainement eu aucun mal à faire ce qu’il aurait fallu pour avoir des données suffisamment importantes.

Peu de temps après, elle m’observa une dernière fois, avant de s’incliner légèrement pour exprimer sa gratitude – un geste de respect que je n’avais plus vu depuis un moment. J’inclinai légèrement la tête en guise de réponse également, avant de faire volte-face de prendre l’autre sens. Où devais-je aller à présent ? Je l’ignorais. Peut-être devrais-je chercher à contacter Aiko, ou bien même aller m’entraîner dans les zones inexplorées, ou même encore aller consommer quelque chose… Rien n’était fixé pour le moment, mais une chose était sure, rien n’allait être fait inutilement. Tout ce que j’espérais, était bien que, Ki Nyang, puisse évoluer suffisamment en force, pour que des missions plus importantes qu’une simple chasse aux informations puissent lui être confiées. Mais chaque chose en son temps n’était-ce pas ?



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