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Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]
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MessageSujet: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Dim 7 Mai - 1:07

- Jette-toi dans le ravin -

Depuis que j’avais accompli ce petit service à cette femme en lui rapportant la nouvelle de la mort de son mari, plus personne ne s’était présenté à moi. Je continuai donc de tranquillement superviser l’entraînement de Taki tout en accomplissant divers et simples petits travaux afin de maintenir le poids de mes bourses à un niveau constant (d’argent, gros dégueulasse). Heureusement, dans notre cas, le prix de la vie n’était pas très élevé. Tout de même cependant, gagner de l’argent restait une tache nécessaire. Et que ça avait au moins le mérite de me changer un peu d’air, moi qui peinais à m’habituer à une routine.

Comme si Fenghuang avait finalement écouté mes plaintes, un homme vint un jour à ma rencontre, expliquant qu’il avait besoin de mes services. Selon ses dires, un de ses amis avait récemment déménagé dans un petit village dans la région au nord de Chikai. Ils avaient entretenu une relation épistolaire pour garder le contact, mais ses dernières lettres étaient devenues un peu... étrange. Il y écrivait qu’il ressentait la constante impression d’être observé, que les habitants agissaient souvent de manière étrange et murmuraient des choses dans son dos et que quelque chose de sombre se tramait dans l’ombre noire de la nuit obscure. J’exagère le trait de cette paranoïa, mais en regardant l’écriture erratique des derniers messages, on voyait clairement que cet homme ne se sentait pas en sécurité. En me renseignant sur la date de la dernière réponse, j’appris que cela faisait plus de deux mois qu’un silence radio était subitement apparu entre les deux amis. Il y avait donc effectivement de quoi s’inquiéter. J’acceptai donc le contrat et, une fois qu’il m’eut indiqué la route à suivre et que j’eus prévenu mon disciple, je partis dévoiler le fond de cette affaire.

D’après les informations qu’il avait pu récolter sur le lieu, c’était un petit village placé au milieu d’un vallon des grands canyons. Les deux seuls chemins qui y amenaient débouchaient sur le désert et la chaleur dans cette région restait incroyablement élevée. Pour s’en protéger, la plupart du village avaient été creusés dans la roche, formant un lieu à mi-chemin entre une ville normale et troglodyte. En arrivant à l’entrée d’une des deux routes menant au village, je perçus un très léger son de fond. C’était comme une masse qui roulait au loin sur quelque chose. En observant attentivement mon environnement, je vis enfin au loin dans le désert qu’une espèce de gros nuage s’avançait dans ma direction. Et vu que le bruit qu’il faisait ne cessait de croitre, je compris qu’il se rapprochait à une vitesse folle. Je ne tardai pas à m’engouffrer au milieu du vallon, histoire d’être tranquillement à l’abri de cette tempête de sable qui aurait balayé n’importe qui.

Il me fallut une bonne demi-heure depuis le début de la marche pour finalement parvenir au village. Il était plus ou moins comme décri. Un petit torrent parcourait le centre du village. Il y avait quelques cabanes et maisonnettes en plein air, mais la plupart des habitations et des bâtiments étaient effectivement creusés à flanc de falaise. Bon, maintenant que j’étais enfin là, mon enquête allait pouvoir démarrer.
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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Dim 7 Mai - 11:36



Une étape imposée



On pourra dire ce qu'on voulait, les grands canyons à traverser, c'était pas une partie de rigolade! Sur la carte, ils semblaient étendus. Mais c'est pas tellement qu'ils étaient étendus, c'est plutôt qu'ils étaient sa mère étendus la race de sa grand-mère! Parce que ok, les natifs n'avaient pas les outils nécessaires pour créer une carte précise, ce qui nous donne seulement le droit à des vieux dessins sujets à interprétation, mais c'est pas le plus grave! Non, surtout ce qui est chiant c'est qu'au final tu ne vois pas tous les petits chemins et tu te perds! Alors là autant dire que le temps du périple est multiplié par deux! Par trois si t'es pas spécialement bon! Quand à Zoro, l'amener ici serait le condamner à une errance éternelle...

Vous l'aurez compris, Bashô était un peu d'humeur grognonne. En même temps, quoi de plus normal quand tu tournes sans arrêts en rond? Le matin, après une demi-heure de marche à peine, ils étaient tombé sur un charmant village dans lequel ils s'étaient arrêtés une heure pour se ravitailler. Maintenant, la nuit était tombé, et ils étaient toujours à proximité du dit village. Les alentours étaient de véritables labyrinthes. On comprend donc qu'il soit énervé.

-Rhaaaaaa! Mais on trouvera jamais la sortie à ce rythme là! Je savais qu'on aurait dû prendre à droite tout à l'heure! ragea le maffieux.

-Tout à l'heure quand? demanda son maître Kuru qui l'accompagnait tenant Mirya de son bras unique.

-Mais je sais pas!, je suis fatigué... répondit-il en riant ou pleurant nerveusement.

-Bon ben de toute façon maintenant il est trop tard pour avancer, allons dans une auberge du village. Dormir dans un vrai lit nous fera le plus grand bien.

C'était en effet la meilleure chose à faire. C'est pourquoi, sans approuver verbalement la proposition de son maître, l'élu avança en direction du village suivis du septuagénaire. Ils n'eurent aucun mal à trouver un endroit à leur goût où loger tant ils étaient au bout du rouleau. Ils s'endormirent alors dans de confortables couches à L'auberge du voyageur égaré. Le jeune poète n'avait pas fait attention au nom et heureusement, qui sait comment il aurait pu réagir!

***Le lendemain matin***

Bashô et Kuru se réveillèrent le lendemain vers midi comme des adolescents en pleine croissance contrairement à Mirya qui était réveillée depuis longtemps déjà. C'est là qu'ils comprirent qu'ils étaient vraiment exténués. Ils décidèrent alors, puisque le raisonnable le leur imposait, de rester encore quelques jours sur place afin de se reposer. En revanche, peut-être auraient-ils besoin de faire un petit bouleau facile pour ne pas perdre toutes leur économies dans une simple étape de leur voyage. C'est pourquoi, alors que Kuru décida de continuer à rien faire dans leur chambre, Bashô alla à l'extérieur afin de chercher une éventuelle ressource pécuniaire.

Une fois à l'extérieur, il alla chercher dans une poubelle un carton puis sortit les pinceaux et l'encre qu'il utilisait habituellement pour écrire ses haïkus et y inscrit dessus un message: "Homme fort et motivé, cherche boulot, pas d'exigences particulières". Court comme demande d'emploi, mais efficace. Enfin, ça il en jugerait plus tard, pour le moment les habitants du villages ne semblaient pas faire beaucoup attention à lui. Il fallait dire qu'avec son masque sur la tête pour garder son anonymat, il n'était pas très attrayant. "Il ne savent pas lire ou quoi? Si c'est ça j'ai pas l'air con avec mon panneau moi..." se fit-il la réflexion.

Il attendait debout, adossé à un mur de la place centrale, celle face à l'entrée du village. Alors qu'il s'efforçait de ne pas exprimer bruyamment son mécontentement pour ne pas faire fuir d'éventuels clients, une jeune femme entra dans le village avec un air déterminé. C'était une élue du nom de Gally mais il ne le savait pas encore...

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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Lun 8 Mai - 23:00

- Jette-toi dans le ravin -

Pour être franche avec vous, je ne savais pas vraiment pas où commencer. Si les craintes de la personne que je recherchais étaient avérées, alors il valait mieux pour moi que je me fasse discrète. Adieu, donc, les interrogatoires directs qui auraient pu me sauver pas mal de temps si la situation me l’avait permis. Pour le moment, j’avais simplement décidé de faire un état des lieux afin d’avoir une carte mentale de ce village. Mieux, j’avais la capacité de me repérer dans cet endroit, au mieux j’allais pouvoir agir efficacement. C’est avec cette idée en tête que j’entrai donc dans le village au milieu des canyons.

La première chose qui attira mon regard fut la vision d’un homme encapé et masqué tenant une pancarte indiquant qu’il vendait ses services en tant qu’homme à tout faire. Une drôle de vision donc, qui me fit penser pendant une seconde que j’étais effectivement tombé dans un bien étrange lieu. Mais en fait, s’il paraissait si bizarre, c’était plus parce qu’il faisait tache dans le décor qu’à cause de son attitude ou de son apparence. J’en déduisais donc qu’il n’était pas non plus d’ici et qu’il cherchait à se faire un peu d’argent avant de reprendre la route vers sa prochaine destination, s’il en avait seulement une. Pour l’instant, j’allais l’ignorer. Si c’était un bien un étranger lui aussi, alors il n’avait aucun rapport avec l’affaire en cours.

Je passais toute mon après-midi à faire le tour du propriétaire, observant attentivement et discrètement les habitants qui se demandaient bien ce qu’une fille comme moi pouvait faire dans un coin pareil. J’essayais de me faire passer pour la femme aventurière, celle qui voulait toujours découvrir de nouveaux paysages, de nouveau lieu et qui s’émerveillait du coup de tout, mais surtout de rien. Cela parut faire son effet puisque les gens de ce village relâchèrent petit à petit leur regard soutenu. C’est comme cela que je compris qu’il y avait effectivement quelque chose d’étrange dans cet endroit. Ou alors les habitants étaient de gros xénophobe qui n’appréciaient pas que des étrangers déboulent dans leur village. Mais dans tous les cas, ma stratégie sembla fonctionner.

Le soir venu, je me rendis à l’auberge. Je me posai au comptoir en commandant le plus gros verre d’alcool que l’aubergiste pouvait me servir et le descendit d’un seul trait, sous les yeux étonnés, ébahis pour certains, des autres clients qui dînaient et qui se désaltéraient ici. Le patron s’approcha finalement de moi et engagea la conversation :
- Eh bien, quelle descente pour une aussi petite femme ?
- Que voulez-vous, répondis-je du tac au tac, fier d’en avoir mis plein les mirettes à tous ces péons. Il en faut pour être la femme parfaite.
- Hahaha... ce n’est pas faux. Et qu’est-ce qu’une femme parfaite vient faire ici ?
- Je voyage. J’allais commencer une traversée du désert quand j’ai vu une immense tempête de sable arriver. J’ai vu qu’il y avait un village pas loin et je me suis donc dite que j’allais pouvoir m’y reposer en attendant que la tempête se calme.
- Vous n’avez vraiment pas de bol, ce genre de tempêtes est fréquent dans la région et elles sont connues pour durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
- Je suppose que je vais devoir prendre une chambre ici, alors. Et puis j’aimerais dîner s'il vous plait.
- Je vais vous faire préparer une table dans ce cas.
- Pas la peine, le coupai-je en remarquant l’étrange bonhomme vu plus tôt attablé avec un vieux et une gamine.

Je m’avançai doucement et vins m’asseoir à leur côté en interpelant l’encapuchonné :
- Pour porter un masque pareil, je n’ose pas imaginer ton visage, dis avec un ton sarcastique. Je m’appelle Yoko, enchanté de vous rencontrer.

J’avais préféré ne pas donner mon nom usuel, sans savoir vraiment pourquoi. Peut-être parce que ce gars ne m’inspirait pas une aussi grande confiance que Kachou.


____________________


Eheheh, et voilà le premier jet que tu vas me faire Bashô. T'en fais pas, c'est rien de bien méchant pour le moment. Tu vas me faire un lancer de dé vingt (ici s'il te plait: http://rp-manga.forum-canada.com/t4360-une-rencontre-avec-une-cyborg#78291 ) pour voir ce que tu remarques quand tu patientes que quelqu'un vienne te parler:
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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Mar 9 Mai - 22:03



Observateur discret


Bon, apparemment les gens d'ici n'étaient pas spécialement prompts à accueillir les étrangers puisque non seulement il ne reçut pas d'offres d'emplois, mais en plus on lui jeta des regards... Malveillants selon lui. C'était peut-être un adjectif un peu exagéré de la part de coups d’œil froncés de paysans, mais tout de même, ça donnait le ton: il n'était pas le bienvenue ici. Ce ne serait donc pas facile d'obtenir d'eux de l'argent, du moins par la diplomatie. Il n'aimait pas beaucoup user de sa force contre des villages comme celui-ci qui avaient peu de moyens de se défendre, mais si cela se montrait nécessaire, il le ferait. "Je vais pas laisser crever de faim un papi et une gosse car ces messieurs sont racistes moi... Ce sera tant pis pour eux!" s'était-il dit.

Après, vous allez me dire, ce n'est pas bien grave, ils vont se reposer un jour de plus et ensuite ils partiraient, leurs économies survivraient... Mais le pire c'était que non! Ils étaient bloqués par une tempête de sable qui, selon les villageois les plus marseillais, pouvaient durer jusqu'à un bon mois! Là ce ne serait plus possible de tenir grâce à leur pauvre bourse... Ils avaient tous les frais de voyages à assumer derrière, ça ne servait à rien de vivre au chaud dans l'enceinte d'un village si c'était pour clamser deux jours après l'avoir quitté. Il commençait donc à devenir de plus en plus anxieux par rapport à ça...

Le soir même, Kuru, Mirya et lui étaient autour d'une table, lui faisant tourner ces pensées dans sa tête, ce qui n'échappa pas à l'attention de son maître.

-Qu'y a-t-il Bashô? A quoi penses-tu? Et n'essaie pas de me mentir, je ne me trompe jamais quand à ton état d'esprit, surtout quand tu es tourmenté... le prévint son maître

-Je t'ai déjà dit mille fois de ne pas m'appeler comme ça, je ne me fais pas chier à porter un masque pour rien bordel! s'énerva-t-il sous l'impulsion de la colère avant de se rendre compte de ce qu'il venait de dire. Excuse-moi, je ne devrais pas réagir aussi violemment mais... Je continue de penser à nos soucis financiers, je me dit qu'on est quand même un peu dans la panade... avoua-t-il.

-Mais ne t'inquiète pas, penses à tout ce qui nous est arrivé, ce n'est pas un vulgaire problème d'argent qui va avoir raison de nous... Trouver de l'argent ici ne sera pas plus dur que d'échapper à Zayro et Kachou, non? demanda-t-il en rigolant. N'y pense plus et profite, ce n'est pas un problème.

-Je voudrais bien profiter, mais de quoi?... répliqua alors le maffieux.

Ce n'était en effet pas une question idiote cependant il parvint tout de même à se détendre au bout de quelques minutes. Pour quelqu'un comme lui, ce n'était pas si facile que cela.
Malheureusement cet effort fut bafoué par quelque chose d'autre, Kuru ne savait pas quoi. En tout cas son élève se crispa de nouveau.

-Qu'est-ce qu'il y a encore, je t'ai dit que l'arg...


-Ce n'est pas ça! le coupa alors le hunter. Je me sens observé et mon instinct me trompe rarement.... Seulement je n'arrive pas à cerner la source de cette désagréable sensation... Si! Là-bas, un homme derrière le mur extérieur de l'auberge, près de la porte!

Il se leva bruyamment lorsqu'il le vit, ce qui n'était pas très malin. Cela signala à l'espion qu'il était repéré ce qui lui permit de s'éclipser. Le poète s'apprêta alors à partir à sa poursuite lorsqu'une femme l'interpella à sa manière. Il ne pouvait pas partir comme cela en l'ignorant ce qui signifiait une chose: il ne saurait pas pourquoi ce mec les observait ce soir. Tant pis.

-Qu'est-ce que tu nous veux?! demanda un peu durement l'élu. Ai-je une bonne raison pour ne pas te faire sortir par la porte sans l'ouvrir après l'insulte que tu viens de me faire au moins?!

-Ne l'écoutez pas, il est d'habitude plutôt gentil mais aujourd'hui n'est pas son jour. Veuillez accepter nos excuses
, demanda-t-il à Gally avant de se retourner vers le masqué. Ferun, cette femme s'est présentée à nous, ne devrions nous pas en faire autant? Je me nomme Kuru, enchanté.

-Ferun, désolé pour le coup de colère, ce n'est en effet pas mon genre... s'excusa-t-il.

Cependant, malgré cet excès de politesse, une question se posait tout de même: que leur voulait-elle? Ils n'allaient pas tarder à en avoir la réponse...

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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Mer 10 Mai - 18:53

- Jette-toi dans le ravin -

Eh ben, pour un mec qui portait un masque pour essayer de se fondre dans la foule, il en avait une manière de réagir avec énergie. À peine avais-je fini de me présenter qu’il me menaça de se servir de sa force pour me balancer hors du bâtiment. Soit il avait le sang-chaud, soit sa journée n’avait pas été particulièrement très bonne. Je penchais d’ailleurs plus pour la deuxième hypothèse et supposai que personne n’avait répondu favorablement à l’offre de ses services. En même temps, il fallait se mettre à la place des habitants. Qu’auriez-vous fait, vous, si vous aviez vu un inconnu vêtu d’une cape et le visage caché par un masque demandé du travail ? Est-ce que vous l’auriez vraiment embauché, ou est-ce que vous n’auriez pas simplement continué de marcher en espérant qu’il ne vous saute pas à la gorge ? Mais bon, pour agir ainsi, cet homme devait avoir ses raisons.

Le vieil homme qui l’accompagnait parvint à le calmer cependant. Il se présenta comme était Kuru et l’homme masqué fit de même en me donnant un nom : Ferun. Il en profita pour s’excuser de son sursaut de colère en affirmant qu’il était bien plus calme d’habitude. Je m’assis tranquillement au fond de ma chaise et regardais le minot que le vieux tenait entre ses bras. Si je me fiais à son visage, elle n’était pas de la famille du vieux. Quant à l’autre... ben... le masque quoi... Bref. Tous les trois, ils formaient un groupe plus que singulier. Mais plus que tout, sans comprendre pourquoi, mon regard était comme hypnotisé par la petite fille. Peut-être me rappelait-elle la petite Yoko de mars. Je repris le dialogue :
- T’en fais pas, moi aussi, j’ai ce genre de période dans le mois. Mais qu’est-ce qu’un vieillard, un bébé et un homme louche – pardon du terme – faites au beau milieu du désert. Il ne me semblait pas que c’était une région réputée pour son tourisme.

J’essayais de briser la glace tranquillement. Comme il n’était pas d’ici, leur parler était assez sur, du moins, tant que l’on gardait le volume assez bas pour ne pas se faire entendre par quelques oreilles qui auraient pu traîner dans l’auberge. Même si je me trouvais assez ridicule d’être aussi précautionneuse et paranoïaque, moi qui avais l’habitude de foncer dans le tas en espérant que ça passe, je savais que je ne devais pas rire avec la situation. Si les lettres disaient vrai, alors un seul faux mouvement pouvait me mettre seul face à un village entier. J’espérais donc que l’ami de mon client était juste devenu fou. Avant qu’il ne me pose la question en retour, je leur expliquai les raisons de ma présence dans le village :
- Personnellement, j’ai entendu des rumeurs assez bizarres sur ce village... on m’a chargé de retrouver un homme se terrant dans ce trou paumé, mais d’après mon client, il est devenu parano et ça n’m’étonnerai pas qu’il tente de cacher son identité. Un peu comme vous en fait.

Je maintenue un petit sourire enjôleur soutenu par un regard perçant en direction de Ferun pendant quelques secondes, afin de mettre en place une certaine tension. Mais je ne parvins pas à faire tenir ce suspens plus de dix secondes et j’éclatai de rire :
- J’rigole, j’ai rien contre vous, ça crève les yeux que vous n’êtes pas ici depuis longtemps. Par contre, fis-je en reprenant un ton un peu plus sérieux et en m’avançant pour lui murmurer doucement, si jamais vous apprenez quoi que ce soit ou que vous êtes témoins de quelque chose d’étrange, venez immédiatement me le dire. Vous voulez bien ? concluai-je avec un sourire et le ton plus enjoué. Bon, moi, en attendant, je vais aller me coucher. Tenez, dis-je en posant une bourse sur la table, j’vous paie votre repas pour m’excuser de vous avoir insulté. Bye-bye.

Je me relevais ensuite pour me monter à l’étage et aller dans ma chambre. La bourse que je lui avais donnée contenait assez d’argent pour se payer une semaine de repas à moindre prix. Même s’il était trois, ça allait leur faire plaisir. En plus, même si je ne le savais pas encore, ma chambre était juste à côté de celle du petit groupe.
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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Jeu 11 Mai - 21:42



Une bien belle rencontre



Bashô n'aimait pas s'excuser comme il venait de le faire mais il était un peu obligé. Il préférait tout de même admettre avoir réagi un peu violemment que de passer pour un gros con qui campe sur ses positions. Il se contrefichait de l'avis ou du jugement que pouvait porter Yoko sur lui en revanche il éprouvait une estime sans limite envers son maître et avait donc prit l'habitude d'essayer de voir de son point de vu lors de chaque situation. Non pas pour adopter le même, mais pour en avoir un extérieur. Cet exercice lui permit de réaliser qu'en effet sa réaction était un peu exagérée. Il ferait donc preuve de souplesse pour cette fois. Il ne le regretta pas d'ailleurs puisque son interlocutrice fit elle aussi preuve de souplesse et ne lui tint pas rigueur pour sa réaction. Elle en profita même pour faire un trait d'humour auquel l'homme viril n'était pas habitué. "Elle me parle de ses menstruations là??!" se demanda-t-il un peu éberlué. Involontairement, il se mit à rougir.

Elle utilisa ensuite de nouveau un terme dégradant pour le désigner mais elle s'en excusa directement après. L'élu comprit donc que c'était dans sa manière de s'exprimer mais qu'elle ne voulait froisser personne. Elle ne devait pas être une mauvaise personne, il décida de ne plus lui en tenir rigueur à l'avenir.

-Nous sommes de simples voyageurs qui se sont arrêtés ici non pas par choix mais par obligation. Nous n'avons pas réussi à sortir du dédale de canyons et c'est cela qui entre autre me met un peu sur les nerfs en ce moment... Bref, dès que cette tempête cessera, on partira illico avec un guide. Seulement, on m'a dit que ça pouvait être très long et ça aussi ça entame pas mal mon moral... avoua le hunter.

Elle embraya ensuite sur la raison de sa présence ici à savoir retrouver un parano qui se serait planqué dans ce village. Une remarque qui laissa perplexe le barbu qui, de une, ne savait pas pourquoi chercher ici tout particulièrement et de deux, pourquoi venir lui parler à lui spécifiquement, c'était absurde! Pourtant, à force d'insinuations de la part de la jeune femme, il commença à comprendre, ses traits du visage prenant un air des plus bizarres. Une tête assez comique que ne pourrait malheureusement pas voir la cyborg. Heureusement elle avoua le charrier avant qu'il ne dise quoi que ce soit.

-Wha, tu m'as fait peur... Je t'avoue que je n'aurai pas trop aimé avoir une enquêtrice sur le dos, mais bon ça va alors. Et il n'y a aucun soucis, on te le dira si jamais on apprend quoi que ce soit! lui affirma-t-il avec un clin d'oeil.

Cette fille avait apparemment l'étrange faculté de le mettre à l'aise. Quoique, il avait parfois du mal à savoir comment réagir à ses actions. Vous voulez un exemple? Disons quand elle posa une bourse pleine de yens sur la table et s'en alla après les avoir salués, là il ne réagit pas de suite.

-Au revoir et merci... Je suppose, balbutia-il alors qu'elle ne pouvait déjà plus l'entendre.

Elle venait de leur donner assez d'argent pour vivre tranquillement le temps que la tempête ne cesse, ils n'auraient plus de problèmes à cause de ça! Devaient-ils accepter l'offre? Assurément non, elle était déraisonnable. La refuseraient-ils? Bashô ne le ferait pas en tout cas, ils en avaient bien trop besoin et il ne s'encombrait que peu avec des notions comme la morale.

-C'est une bonne personne, elle n'a pas arrêté de regarder Mirya pendant que vous parliez... Je pense qu'elle n'est animée que par la bienveillance. Nous pouvons lui faire confiance, crois-en mon passif de vieux poète... affirma Kuru.

-Je pense que tu as raison, répondit sa pupille.

Maintenant qu'il n'avait plus besoin d'argent, il avait donc du temps libre. Et comme il avait accepté l'offre de Yoko, il avait une dette envers elle. Soit, il utiliserait donc son temps libre pour la rembourser. Rien de plus facile, elle lui avait déjà dit sans le faire exprès comment faire. Trouver un parano? Ça n'avait pas l'air facile comme ça mais il s'y investirait à fond. "C'est décidé, demain c'est chasse au déglingué!" se résolut-il.

En attendant une bonne nuit de sommeil les attendait. Après avoir finit de manger, ils rejoignirent leur chambre.

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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Lun 15 Mai - 23:31

Gally/Yoko a écrit:
- Jette-toi dans le ravin -

Ferun confirma rapidement mes premières impressions en m’expliquant qu’ils étaient de simples voyageurs sans attaque qui s’était malencontreusement retrouvée bloquée dans ce village à cause de la tempête de sable qui faisait rage sur les sorties du village. Ça devait pour cette raison qu’il avait les nerfs si tendus. Moi aussi, j’aurais réagi pareil dans son cas. Sauf que justement, de mon côté, cette tempête m’aidait bien puisqu’elle allait prévenir la fuite de quiconque aurait quelque chose à se reprocher. Mes pensées se dirigèrent cependant vers la toute petite fille dont les deux hommes avaient apparemment la charge. Je priai pour qu’ils parviennent à subvenir correctement à ses besoins. D’un autre côté, je sentais tout le dévouement qu’avaient ces pères pour leur fille adoptive. Après tout, s’il était en colère, c’était aussi sûrement, car Ferun craignait pour la santé de la petite. Ça et la frustration de se perdre chaque jour. Et puis, la gamine ne donnait pas l’impression qu’on s’occupait mal d’elle. Enfin bref, tout ça pour dire que c’était surtout pour m’assurer qu’il ne manque de rien que je leur avais offert mes économies.

Une fois arrivée dans ma chambre, je m’étais immédiatement affalé sur le matelas, regardant le plafond et réfléchissant à mes prochaines actions. L’avantage que je possédais en étant une cyborg, c’est que je n’avais pas besoin de me nourrir ou de me reposer, mes batteries se rechargeant d’elle-même. Du coup, je voulais profiter de la nuit pour continuer mon enquête. Selon moi, c’était peut-être la seule occasion pour moi de pouvoir me rendre au domicile de l’homme que je recherchai et de fouiller dans ses affaires, histoire de trouver des indices. Tous les habitants – normalement – allaient paisiblement être en train de dormir, me laissant le champ libre pour agir. Durant mon tour de visite que j’avais fait durant l’après-midi de mon arrivé, j’avais pu repérer les lieux et le chemin jusqu’à l’adresse fournie par mon client. Je n’avais plus qu’à attendre la bonne heure et j’étais partie. Pour faire passer le temps, je décidai de changer l’apparence extérieure de mon corps. “Adieu” manteau blanc et bottes blanches se voyant à dix kilomètres dans la nuit et “bonjour” combinaison d’une couleur à mi-chemin entre le bleu marin et l’ocre. Une espèce de violet foncé pour me fondre dans la nuit et les couleurs de la roche. Vers minuit, pensant que la voie était libre, je décidai de lancer l’opération. J’ouvris la fenêtre, qui grinça surement assez fort pour interpeller mes voisins de chambre. J’éteignis les bougies de ma chambre, attendis encore une petite minute et sautai du premier étage.

Je n’avais pas un long chemin à parcourir : un peu moins de deux cent cinquante mètres. J’estimai que cela allait me prendre un peu plus d’un quart d’heure si j’avançai prudemment pour n’alerter personne. Longeant les murs à moitié accroupi, j’avais encore la tête parcourue par les pensées que m’avait provoquée la rencontre avec Ferun. Vu son apparence, était-il réellement un simple voyageur ? Valait-il mieux que je garde un œil sur ses actions ? Je n’en savais pas grand-chose, mais réfléchir à tout cela avait réduit mon attention et je ne savais pas vraiment si on me suivait ou non. J’arrivai finalement devant le domicile. Aucune lumière ne filtrait par les fenêtres, aucun son ne sortait. C’était bien trop calme, même à cette heure, pour quelqu’un supposément paranoïaque. Je crochetais discrètement et entrai, sans savoir ce qui m’attendait.


----------------------------------

A toi de jouer. Bon ça va être assez simple ce coup-ci, tu peux décider de suivre Gally ou de faire ta vie de ton côté. Cependant, si tu veux suivre Gally, y'a une petite condition, c'est de faire un jet. Il fait nuit, l'apparence de Gally est difficile à distinguer donc il se peut que tu ne saches pas que c'est Gally. Fais-moi un jet 20 et regarde le résultat:
Egale ou en-dessous de 6:
 

Egale ou en-dessous de 12:
 

Egale ou au-dessus de 13:
 

En théorie, tu aurais du faire un second jet pour voir si tu faisais un meilleur score de discrétion que moi. Mais sachant que j'ai fait 20, je te l'épargne. Cadeau du MJ, je te laisse décider de la conséquence de cette échec critique. Il peut avoir lieu n'importe quand dans le rp alors utilise-le à bonne escient.

Gally



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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Mer 17 Mai - 23:30



Filature


Ce soir là, Bashô décida de veiller tard, comme tous les soirs. Il aimait bien réfléchir en regardant les étoiles. Elles représentaient la seule chose qui le ravissait et qui était commune à son monde d'origine et celui-ci. C'était donc ce qu'il faisait, derrière la fenêtre ouverte de sa chambre. La pièce était calme, Mirya dormait déjà. Kuru quand à lui était éveillé mais faisait semblant de dormir, allongé sur le lit les bras croisés derrière la tête. Il appelait cela "le repos de l'esprit". Il le détendait sans toutefois l'endormir. C'est comme cela que l'inspiration lui venait le mieux. Son élève savait parfaitement qu'il ne dormait pas mais faisait tout comme si c'était le cas.

Au bout d'un moment, l'élu se retourna pour regarder l'entièreté de cette chambre. A l'intérieur il y avait tout ce qu'il possédait. L'amour d'un mentor, d'une enfant et leurs quelques affaires ayant chacune été spectatrices de nombreuses aventures. Il possédait un héritage matériel bien réduit mais celui symbolique dépassait les frontières du mesurable. Bashô n'était pas un être immoral, il savait apprécier l'amour qu'une personne pouvait éprouver pour lui; mais il n'était pas non plus un enfant de cœur, il rêvait régulièrement de retourner dans son monde continuer son travail de marchand d'organes...

Alors qu'il contemplait son environnement, il entendit un bruit mat au pied du mur de la fenêtre. En un instant, son instinct de maffieux reprit le dessus. Il pouvait faire la transition très facilement ce qui lui avait sauvé la vie plus d'une fois. Il s'approcha alors discrètement de la fenêtre pour voir ce qui pouvait avoir causé ce bruit. Il aperçut alors une ombre se détacher de la nuit et se faufiler discrètement vers une autre rue. Qui que soit cette personne, elle désirait à tout prix ne pas être remarquée. "Tout comme la personne qui m'observait lorsque nous mangions..." réalisa Bashô. Pour sa propre sécurité et celle de ses compagnons, il jugea qu'il serait très profitable qu'il aille vérifier l'identité et les intentions de l'inconnu. Il arracha alors un morceau de papier et griffonna un haïku dessus.

Tu ne prêtes plus
Attention
Au rôdeur. Erreur...

Il sauta alors à son tour, se réceptionnant parfaitement sur ses appuis. Quelque soit le bruit qu'il ait fait, grâce à cette technique et à cette distance, il faudrait que l'homme ait un très bon niveau pour le repérer. Il était donc assez confiant, ses haïkus et particulièrement celui-ci ne l'avaient jamais trahi. Il se disait souvent que la source la plus sûre était celle de l'inspiration. Dans son cas, il avait peut-être raison.

Il prit alors en filature le ninja sans faire attention à être particulièrement discret dans ses mouvements mais restant par conséquent à une vingtaine de mètres de sa cible. A cette distance et avec ce peu de visibilité, il ne put remarquer que l'individu n'était personne d'autre que Gally. Il décida toutefois de ne pas lui sauter dessus, préférant tout d'abord en apprendre plus sur ses intentions. "Je ne sais pas à qui j'ai affaire mais toi non plus... Et tu vas bientôt l'apprendre à tes dépends!" pensa-t-il.

Le chemin ne fut pas bien long et ils arrivèrent vite à destination, à savoir une modeste demeure. Heureusement d'ailleurs parce que je ne sais pas si le comique de la situation aurait permis au hunter de garder son calme beaucoup plus longtemps. Lui marchait en plein milieu de la rue tandis qu'elle faisait tous les détours possibles et imaginables pour rendre son parcours un peu plus sécuritaire. Pourtant, chacun avec une technique différente, était aussi indétectable que l'autre. Toute cela pour dire que le ninja des temps modernes finit, après avoir réfléchit quelques instants, par crocheter la serrure de la maison et y entrer.

C'est ici que s'arrêta la poursuite du hunter qui ne perdait pas de vue son objectif principal à savoir: en apprendre plus sur l'identité et les objectifs de cette mystérieuse personne. Il s'approcha alors de la boîte aux lettres pour essayer de glaner quelques informations basiques. Celle-ci était pleine à raz-bord, le propriétaire de la maison n'était certainement plus ici depuis longtemps. N'ayant pas le temps de toutes les lire une à une, il en prit tout de même quelques une qu'il garda dans sa main et qu'il lirait plus tard.
Il prit également le temps d'inspecter rapidement les alentours de la maison à la recherche du moindre indice. Comme il ne cherchait rien en particulier, tout pouvait l'intéresser. S'il en apprenait plus sur la cible de sa cible, il en apprendrait certainement plus sur sa cible elle-même. Cependant il ne trouva rien de particulier, ce n'était qu'une simple maison taillée dans la roche. Tenkeï la qualifierait certainement d'horrible d'ailleurs, mais avec ses mots, bien entendu.

Au moindre bruit provenant de la maison, il était prêt à foncer.

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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Mar 23 Mai - 9:51

- Jette-toi dans le ravin -

Dans l’entrée, il régnait une obscurité a à couper au couteau. Si, à l'extérieur, la clarté de la lune me permettait de suffisamment voir mon environnement pour ne pas avoir recours aux fonctionnalités de vision nocturne de mon corps, je n’allais pas pouvoir m’en sortir aussi simplement. Pour simplifier les choses, j’avais deux choix qui s’offraient à moi. Soit j’utilisais une vision nocturne par amplification de lumière résiduelle - c’est-à-dire cette vision verte et dégueulasse - ou alors, un vision sonar, en émettant des ultrasons et en etablissant une tomographie des lieux. Le problème avec cette méthode, c’est que je ne savais pas s’il y avait quelqu’un ou quelque chose  capable de ressentir des ultrasons. Vu le niveau globale de la technologie dans Kosaten, c’était hautement improbable. Mais, d’un autre côté, je ne savais vraiment pas ce à quoi je pouvais m’attendre. Alors, dans le doute, même si elle était bien moins efficace qu’une vision sonore, je décidais d’utiliser ma vision nocturne.


Vu le peu de lumière résiduelle que je pouvais capter dans cette maison close - c’est-à-dire fermer, pas bordélique, enfin pas bordélique dans le sens que c’était pas un bordel avec des putes… bref - il fallait que je patiente plusieurs instants avant qu’une image n’apparaissent avec un peu de clarté. Différente forme verdâtre commencèrent à se former et à se distinguer les unes des autres. Cependant, ce qui apparut en face de moi ne me plut pas vraiment et me confirma dans ma décision de ne pas avoir utiliser un sonar ultrasonique. Un énorme molosse était couché dans le hall, me bloquant quasiment le passage. Je me demandais presque comment je n’y avais pas fait attention plus tôt. D’ordinaire, des bestiaux comme ça ronflaient fortement, causant des tremblements de terre à la ronde, pour exagérer gentiment. Il fallait juste que je fasse très attention à ne pas faire de bruit et tout allait bien se passer. Comme pour repondre a mon optimisme, je tapais dans un petit caillou a mon premier pas qui s’envola droit devant moi pour taper le chien de garde.


Jurant intérieurement comme une charretière à qui on aurait cassé la charrette, j’observai silencieusement et avec appréhension le réveil lourd et difficile de la bête. Ses deux petites globes jaunâtres balayèrent le hall alors que sa truffe humecta l’air à la recherche de l’intru qui avait osé le déranger. Quand il me remarqua, il grogna une ou deux secondes  et me sauta immédiatement dessus, sans même aboyer. A croire qu’il avait été spécifiquement formé pour attaquer quiconque entrait dans cette maison. Évitant de réfléchir trop longtemps, je fis apparaître une de mes lames de Damas sur mon bras droit et, après l’avoir laisser me choper le bras et avoir plaqué le chien sur son dos, sur le sol dans un bruit sourd qui pouvait sans doute être entendu depuis l'extérieur, je lui tranchais la gorge. Malgré ça, il continua d’essayer de me mordre et je dus me résoudre à l’achever d’un coup dans le coeur. Il gemissa quelques instant avant de finalement mourir.


Je me relevais tranquillement, sans un bruit. Toute cette histoire ne me rassurais pas. Je doutais sérieusement que ce chien était celui de mon client. Il avait plus l’air d’avoir été placé dans cette maison pour éviter que des curieux comme moi ne s’approche. A bien y regarder, il y avait autre chose d’étrange avec ce chien. Il fallait que je me dépêche et que je finisse ma fouille avant que quelqu’un d’autre ne vienne me déranger. Je rentrai donc dans le séjour via une porte a gauche du hall d’entrée et commençai à chercher des indices.


---------------------

Résultat du dé:
 

Voici le contenu de la lettre que tu as trouvé. Tu peux utiliser cette info quand tu veux.
Lettre:
 

Si tu rentres dans la maison.
Fait étrange...:
 

Gally



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Dernière édition par Gally/Yoko le Jeu 25 Mai - 23:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Mar 23 Mai - 16:35



Inquiétudes



Dans la clarté crépusculaire qu'offrait la lune aux grands canyons attendait un homme devant une maison troglodyte. Et cet homme, c'était Bashô. Il restait là sans ne savoir quoi faire. Devait-il entrer pour suivre celui qui l'avait épié plus tôt dans la journée ou à l'inverse l'attendre là? D'un côté, il avait peur de prendre des risques inutiles en entrant dans la bâtisse mais de l'autre, il craignait de ne pas être au bon endroit à un moment crucial. Il se décida finalement à attendre là où il était en lisant les lettres qu'il avait recueillies. Il venait d'en ouvrir une quand tout à coup, un couinement se fit entendre ainsi qu'un bruit mat étouffé. "Qu'est-ce que ça peut bien être?!!" se demanda-t-il se remettant instantanément aux aguets. Il était aussi tendu qu'une corde de violon.

Il prit alors rapidement le temps de se calmer et d'analyser la situation. Était-ce vraiment le moment pour lire des lettres? Assurément, non; il les rangea alors de nouveau dans la poche de sa veste. Il ne lui restait donc plus qu'une seule option, celle qui le motivait le plus depuis le début: rentrer dans la maison pour voir de ses propres yeux ce qui s'y tramait. Son haïku de discrétion étant toujours efficace, il passa la porte sans se soucier réellement des principes de base de la furtivité. Une fois sur le palier, un nouveau problème s'imposa de lui-même. "Et merde, on y voit comme à travers une pelle là dedans..." soupira-t-il intérieurement. En effet, on n’y voyait goutte.

Il avait bien une solution pour parer à ce problème, seulement elle ne lui plaisait qu'à moitié. Certains hunters expérimentés dont lui pouvaient propager leur aura et détecter par ce biais toutes les présences inertes ou vivantes qu'elle traversait. Un moyen très pratique de se repérer dans le noir et de savoir ce qu'abritait une pièce sans avoir à la pénétrer. Seulement cette technique lui demandait beaucoup de concentration et il doutait de réussir à maintenir les effets de son premier haïku en même temps. Tant pis, il n'avait pas tellement le choix. A partir de maintenant il devra s'efforcer d'être le plus discret possible. Dans le silence de la demeure abandonnée se déploya alors une aura invisible...

Dans l'immédiat, il remarqua deux choses, et la première ne le fit pas sourire. Tout d'abords, une énorme flaque d'un liquide visqueux et puant maculait le plancher. Ne pouvant pas directement la voir, il ne pouvait pas affirmer que c'était du sang mais le suspectait fortement. Inutile de préciser qu'une question évidente se posait alors, comment dire... OU ÉTAIT PASSÉ LE CORPS BORDEL??!!! C'était en effet plus qu'inquiétant, il n'avait pas mis énormément de temps avant de se décider à rentrer dans le hall. Il ne put s'empêcher alors d'imaginer le pire des scénarios. "Si ça se trouve c'est l'espion qui l'a tué en une attaque si puissante que le corps a été désintégré... Si c'est le cas je ne fais pas du tout le poids!" réalisa-t-il. Malgré cela, son âme de téméraire invétéré ne put lui faire tourner les talons. Maintenant qu'il était entré, il irait jusqu'au bout. Sans surprise, il ferait tout de même tout pour rester le plus discret possible.

Toutefois, comme je vous l'ai déjà dit, ce ne fut pas la seule chose qui le frappa. La seconde fut de ressentir grâce à son En celui qu'il suivait depuis le début dans la pièce d'à côté, une sorte de séjour. Étant donné que le doute sur sa force planait toujours, il n'était pas serein du tout. Il se résolut toutefois à approcher prêt de la porte qu'avait emprunté son prédécesseur. Il la franchirait quand lui aurait quitté la pièce si aucun imprévu ne se profilait. Ce dernier point n'était évidemment pas certain du tout...

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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Sam 27 Mai - 23:52

- Jette-toi dans le ravin -

L’altercation avec ce chien avait un peu modifié mes plans. À l’origine, je voulais rester plusieurs heures, mais j’avais peur d’avoir fait un peu trop de bruit et d’avoir attiré l’attention par la même occasion. Du coup, je me laissai une heure au maximum pour fouiller cet endroit de fond en comble et pour trouver les indices et informations dont j’avais besoin. C’était peut-être un peu trop optimiste de ma part, mais je n’allais pas me laisser aller par un tel contre-temps. Si un autre problème se présentait à moi, alors il fallait que je trouve une solution sans paniquer et sans perdre plus de temps.

En entrant dans le salon, je fis extrêmement attention à ne pas me faire surprendre une fois de plus. Mais contrairement au hall, cette pièce-là semblait complétement vide. Enfin, elle était remplie de meuble, d’étagère et d’armoire, mais il n’y avait pas âme qui vivait. Dans un des coins du salon se trouvait un bureau. En m’approchant, je découvris qu’il était dans un désordre sans nom ou qualification – si ce n’était qu’il n’avait ni nom ni qualification, à part celle-là, c’est clair ? Même avec ma vision nocturne, tout ce que je pouvais voir était plusieurs tas de feuilles éparpillées de tous les côtés, mais leur contenu me restait étranger pour le moment. Si l’homme que je recherchais habitait bien cet endroit, alors les papiers sur lesquels il pouvait avoir laissé des informations sur la situation de ce village ou sur la sienne se trouvaient nécessairement au milieu de ces tas.

Pour mon plus grand bonheur, je trouvais à côté du bureau une sacoche qui allait me permettre de transporter une bonne partie de ces papiers jusqu’à ma chambre d’auberge où j’allais pouvoir bosser dessus jusqu’à plus soif. J’en profitais aussi pour fouiller dans les tiroirs du bureau où était stocké diverses enveloppes et dans les étagères. Sur une d’entre elles, je remarquai un petit livre sur lequel je pouvais lire que de nombreuses notes y avait été écrit, sans pour autant pouvoir les lire à proprement parler à cause de l’obscurité. Je le glissai lui aussi dans ma sacoche.

Une dernière chose attira mon attention. Même si aucun de mes capteurs ne m’indiquait la présence d’un tiers dans cette maison, j’avais la très désagréable impression d’être observée. Mais puisque je n’étais pas sûre, je préférais ne rien faire qui aurait pu faire croire à un observateur que je l’avais découvert.

Cela faisait un peu plus d’une demi-heure que je fouillais le salon et j’estimai en avoir fait le tour. Puisqu’il me restait un peu de temps, je décidai de visiter une autre pièce. Le salon était tout d’abord relié au hall par une porte, mais il y avait une seconde porte menant à une pièce inconnue. Je m’en approchai doucement, m’assurant qu’il n’y avait aucun son provenant de l’autre côté et une fois que ce fut fait, j’entrais. C’était un macabre spectacle qui m’attendait à l’intérieur. Je vis, ou plutôt, je sentis qu’une quantité absurde de sang avait été étalé sur les murs. À cette vision, je ne pus dire qu’une chose en murmurant ma surprise :
- Putain de merde... mais il s’est passé quoi ici ? J’comprends qu’ils foutent un chien pour garder les curieux hors d’ici.
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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Mer 31 Mai - 17:42



Imprévu?!



Bashô, concentré sur son En, était focalisé sur la moindre des actions de l'inconnu. En faisant cela il remarqua quelque chose d'assez inutile à son sujet mais qui pourrait tout de même révéler une utilité plus tard: la personne avait de la poitrine. A partir de cette information et grâce à l'incroyable sens de déduction dont le maffieux était doté, il réussit à déduire que l'inconnu était en fait une inconnue. Si jamais elle lui échappait, pour la retrouver il venait déjà d'éliminer la moitié de la population. "Cette information est donc inutile puisqu'elle ne m'échappera pas..." pensa le poète pendant un léger moment dédié au péché de l'orgueil.

La cyborg continua alors d'avancer faisant preuve d'une extrême discrétion tout en essayant apparemment de ne pas trainer. Il devait donc certainement y avoir danger pour elle si elle s'éternisait ici. Deux options se présentaient alors. Soit la menace qu'elle fuyait était les gens comme lui ayant pu la repérer, soit c'était une menace tout autre qui pouvait débouler à tout moment auquel cas le hunter non plus n'était pas à l'abri. Dans la première possibilité, il se plaçait en tant que prédateur mais en tant que proie dans la deuxième. L'une était donc bien plus alléchante que l'autre. Ne sachant pas laquelle de ces deux possibilité était la bonne, il décida tout de même de prendre ses couilles à deux mains et de ne pas se replier. Il vénérait le courage et la bravoure après tout. "Il sera toujours temps de regretter ensuite au pire..." se dit-il. En tout cas, pour le moment, celle qu'il filait ne semblait pas l'avoir repéré.

La seikajin continua alors de s'approcher du bureau trônant dans un coin de la pièce sous les yeux invisibles du barbu. Elle marqua même un léger temps d'arrêt devant le bordel sous lequel il était enterré. Ça ne devait pas être très bon signe pour elle pourtant elle ne sembla pas s'en formaliser. "Quoi que tu sois venu chercher quelqu'un doit déjà être passé pour le prendre... Mais quel est le rapport avec moi dans tout cela?" se demanda-t-il, commençant à douter qu'elle était bien la personne qui l'avait observée ce soir même. De toute façon, il était allé trop loin et ne pouvait plus ignorer les sombres projets de ce personnage qu'il présumait méchant sans entrevoir toutes les possibilités. Il apprendrait ces intentions tant que le coût n'en devenait pas trop élevé...

Puis l'inconnue attrapa une sacoche qui trainait par là avant d'y fourrer un maximum des feuilles qui étaient répandues un peu partout à cet endroit. Elle fut plutôt efficace et en quelques minutes le bureau était "rangé". Tous les documents étaient maintenant dans son sac. Elle avait certainement pour projet de les emporter avec elle dans un lieu sûr avant de tranquillement prendre le temps de tous les étudier un à un. Il lui faudrait une bonne dose de courage en tout cas. Elle ramassa également nombre d'enveloppes qu'elle mit elles-aussi dans son sac puis un livre entier. Son sac devait commencer à être bien plein là. A en juger grâce à son En, il ne faudrait pas qu'elle marche trop vite sinon le dit sac allait se mettre à vomir des feuilles. Enfin, ce n'était pas réellement le problème de l'élu.

Ayant fini l'inspection de cette pièce, la cyborg décida d'entrer dans une autre salle. Elle ouvrit alors une porte près des étagères qu'elle inspectait et entra avant d'être choquée par la scène qui s'offrait à elle. Elle fut tellement déstabilisée qu'elle ne put se retenir d'exprimer ses pensées à voix haute. Bashô l'entendit alors et ses poils hérissèrent tandis qu'un frisson parcourait son corps. Lui ne pouvait pas percevoir ce qu'il y avait au delà de la pièce adjacente, il ne voyait donc pas le carnage qui se trouvait juste devant Gally. C'était à peine s'il discernait cette dernière. "Merde, un imprévu?!" se questionna-t-il. Malheureusement il ne pouvait pas s'approcher plus pour voir sans se faire repérer et donc prendre encore plus de risques.

Il attendrait donc patiemment que sa cible bouge, prêt à réagir instantanément à la moindre de ses actions. Une autre réflexion occupait cependant en même temps son esprit. Il était sûr d'avoir déjà entendu sa voix quelque part mais ne savait plus du tout où. L'un de ses anciens ennemis? C'était totalement plausible, il en avait tellement après tout...

Sois attentif, Bashô, au moindre événement,
Dans ta situation, tu ne peux négliger
Le plus insignifiant indice se livrant,
Venant te sauver du plus mortel des dangers!


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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Dim 4 Juin - 23:38

- Jette-toi dans le ravin -

En entrant dans l’arrière pièce, je pus admirer un peu mieux le carnage qui s’y était déroulé. Le sang, dispersé sur les murs, le plafond et le sol, avait caillé et tourné de l’écarlate au cramoisi. Cela devait faire des jours qu’il avait été placé. Cependant, il n’y avait pas une seule trace de cadavre. Pas un corps, pas un tronc, pas un bras, pas un doigt. Juste une peinture morbide de sang. Autre fait étrange, la salle était complétement vide. Et, même avant le carnage, elle devait l’être aussi, vu qu’il n’y avait pas d’empreinte de meuble au milieu des taches de sang. Mais, non seulement, il n’y avait pas d’empreinte de meuble, mais il n’y avait pas de trace de pas. Donc soit il n’y avait qu’une personne et celle-ci avait spontanément explosé, soit celle qui avait causé ce carnage avait réussi à ne jamais se placer sur le chemin du sang. Deux questions flottaient désormais dans mon esprit. Unu, pourquoi et surtout comment une telle quantité de sang s’était retrouvée dans cette pièce ? Duu, qu’est-ce que ce village pouvait-il bien cacher de pire ? Je n’étais pas dupe. Pour moi, c’était une preuve valable que mon client avait raison de s’inquiéter pour son ami, qui n’était pas si paranoïaque que je l’aurais cru.

N’ayant plus rien à inspecter, j’avais décidé de partir avec la sacoche bourrée à ras-bord de papier et de lettre. Mais avant que je n’arrive dans le hall d’entrée, je remarquai par la fenêtre du séjour qui donnait sur l’extérieur deux choses que j’aurais préféré éviter. Deux hommes s’approchaient de la maison, une lanterne à la main et s’étaient posté devant la porte. Étranglement, ils ne semblaient pas vouloir entrer à l’intérieur, mais guettaient les environs pour s’assurer que personne ne rentre, comme s’ils attendaient la venue de quelqu’un. En m’approchant du porche, je pus entendre un bout de leur conversation :
- T’es sûr qu’il faut pas qu’on entre pour vérifier ? La porte est quand même ouverte.
- Les ordres sont clairs, Billy. On reste devant la porte et on attend qu’un des pontifes arrive. Notre boulot, c’est d’éviter que des gens rentrent. Et puis, de toute manière, tant qu’on se tient ici, personne peut sortir sans passer dans notre champ de vision.
- Hmpf... t’as surement raison. Mais c’est quand même des ordres à la con.
- Tout à fait d’accord.

Cette discussion n’était pas aussi inutile qu’elle en avait l’air, car elle m’avait appris que des religieux, surement des gourous locaux, étaient impliqués dans cette affaire. Sinon, pourquoi un seul d’entre eux aurait souhaité visiter une scène aussi morbide que celle-ci. Je détestai m’impliquer dans les affaires des sectes. Elles avaient toujours le don de me mettre mal à l’aise. Mais je n’avais plus le choix maintenant. Je devais me concentrer sur un moyen de partir de cette maison et de retourner à l’auberge. Je ne pouvais pas tranquillement attendre que le pontife arrive et me découvre dans la demeure. Je ne pouvais pas non plus essayer de combattre les deux idiots du village, le risque d’attirer l’attention étant trop grand. Non. Je devais réussir à les contourner et à m’éclipser le plus discrètement possible.

La distance entre les deux hommes et la porte d’entrée était d’environ deux mètres et demi. Mais leurs regards balayaient toute la zone en face d’eux, me coupant le chemin vers ma destination. Je devais donc faire un détour, quitte à risquer de tomber sur quelqu’un en chemin. Avançant accroupie et à pas de loup, je me faufilai derrière les deux gardes et, restant bien collé contre la paroi, partis sur la gauche. Je m’éloignai, d’abord très lentement, mètre par mètre, prenant bien soin de ne pas faire un bruit, puis de plus en plus vite. Quelques secondes plus tard, j’étais déjà loin. Maintenant, je n’avais plus qu’à retourner à l’auberge.
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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Lun 5 Juin - 16:42



Étranges personnages


Alors que Bashô attendait depuis une ou deux minutes déjà que sa cible sorte de la pièce, il entendit des bruits provenant de l'extérieur de la maison troglodyte. A en juger l'heure qu'il était, il y avait peu de chances que ce soit la voisine qui rentre de ses courses vespérales. D'ailleurs la maison abandonnée n'avait même pas de voisinage, cela était donc quelque peu inquiétant. La porte d'entrée étant ouverte, quiconque passait devant elle pourrait voir le maffieux, il fallait donc absolument qu'il trouve une cachette,
de préférence pas dans la pièce où se trouvait celle qu'il traquait. Il ouvra alors discrètement la porte opposées à la pièce par laquelle était passée Gally avant de l'emprunter. Oui, je sais ce que vous vous dites, s'il l'avait ouverte sans la prendre, ce serait bizarre mais sait-on jamais?

Une fois qu'il se fut faufilé à l'intérieur, il se colla contre le mur du fond, le plus prêt de la porte d'entrée de la maison possible, pour pouvoir détecter les éventuels personnages mal intentionnés voulant entrer grâce à son En. Évidemment, il le redoutait plus que tout. Il pensait déjà avoir bien assez de problèmes avec son espionne espionnée pour ne pas venir s'encombrer de deux fouineurs supplémentaires. Malheureusement pour lui, ces deux là avaient en effet pour destination la modeste demeure dans laquelle notre barbu se trouvait. "Bon et ben on va faire avec écoute, ya pas vraiment le choix. Et dire que je n'ai même pas pris mon masque..." se désolait-il. Peut-être aurait-il mieux fait de ne jamais remarquer qu'un individu avait sauté par la fenêtre de l'auberge tout à l'heure? Quoi qu'il en soit, il était maintenant un peu tard pour faire marche arrière.

En revanche, si les deux bonshommes avaient en effet bel et bien décidé de casser les cou***es à notre cher hunter, leur attitude fut fort bizarre. Ils rejoignirent en effet l'entrée de la baraque comme je l'ai déjà mentionné mais n'entrèrent pas, comme deux bons chiens de garde. Bon, là, ça puait vraiment du cul. Honnêtement, quand on garde quelque chose, c'est qu'il y a quelque chose à garder. Faites moi confiance sur ce point, j'ai eu mon brevet des collèges. Or, dans cette maison abandonnée, il n'y avait apparemment rien de spécial à part... Bashô et celle qu'il suivait justement. "Ok... Donc en fait ce que je vais faire c'est que je vais me casser discrétos et faire comme si je n'avais jamais été là... Au pire, il sera toujours tant de choper l'autre voyeur à l'auberge tout à l'heure. J'en ai assez fait ici." se dit-il. En effet, rester ne représentait que des risques supplémentaires.

Il activa alors de nouveau son haïku de discrétion pour tranquillement s'échapper par la grande porte. Oui, il aimait la simplicité et pouvoir user de ses capacités qui lui rappelaient qu'il était "supérieur" au commun des mortels. Ce fut sur ses pensées nazis qu'il examina les deux homme de mains d'il ne savait qui. Il fut d'ailleurs un peu déçu, ils ne semblaient être rien d'autres que de simples civils. Certainement peu habitués à se battre, ils ne devaient pas représenter une grande menace. Devait-il revenir sur sa décision et retourner dans la maison non sans leur avoir pété la gueule? Mmmm... Pas pour ce soir, il était un peu fatigué. Il continua son chemin avant de tomber sur un bien étrange groupe...

Décidément, ce village était vraiment peu fréquentable le soir, il y aurait eu un réel intérêt à y organiser un couvre-feu. En effet, un membre apparemment haut placé de l'église selon ses vêtements passait par là, mais certainement pas pour des affaires communes. Avec lui marchait un acolyte, aussi déterminé que son supérieur. La partie intéressante de l'observation de ce couple était bien évidemment la direction de leurs pas. Ils allaient manifestement dans la direction de la maison abandonnée. Et pas la peine de jouer les étonnés, je sais très bien que vous l'aviez parfaitement deviné. Mû par la curiosité, Bashô décida finalement de rebrousser chemin et de les suivre.

Une fois arrivé à bon port, les deux Jacques saluèrent les deux membres du clergé avant de se faire passablement engueuler. Une certaine énergie magique émanait du pontife, c'est pourquoi l'élu n'osa pas trop s'approcher de lui et ne comprit pas la cause d'une telle réprimande puisqu'il ne discernait pas ses paroles. Ensuite, les deux pseudos-gardes partirent avec l'acolyte, certainement congédiés. Le pontife se retrouva donc seul. Bashô suspecta que c'était maintenant que les choses intéressantes allaient se produire. Il se cacha alors, bien inutilement je dois l'avouer puisque son haïku était toujours actif, derrière un mur pour observer ses agissements.

Malheureusement, le prêtre scruta les environs et croisa le regard de l'invisible. Malgré que cela semble très peu probable, il semblait l'avoir vu! Le maffieux s’accroupit alors immédiatement derrière le muret, de peur que celui-ci ne l'ait réellement repéré. Généralement cela voulait dire que la personne était plus forte que lui, ce n'était pas une perspective rassurante. "Mais qu'est-ce que je fous là moi?! Ce village n'est qu'une étape de passage à la base! Je me suis encore fourré dans une histoire qui me dépasse on dirait..." se plaignit-il. Comme pour confirmer ses pensées, une voix grave résonna dans sa tête: "Qui que vous soyez, ne vous mettez pas en travers de nos affaires. Soyez raisonnables et ne vous mêlez plus de ce qui ne vous regarde pas..." disait-elle. Prit de panique, Bashô s'exécuta immédiatement et couru dans la direction de l'auberge sans ne plus faire attention à sa discrétion, allant même jusqu'à désactiver son haïku d'invisibilité.

Une fois à l'auberge, il alla chercher son masque avec pour objectif de faire parler son voisin de chambre qui devait certainement être déjà rentré. Sinon tant pis, il l'attendrait. Il voulait savoir qu'est-ce qu'il lui voulait pour éviter de se retrouver mêlé contre son gré à cette histoire. Il pénétra alors brusquement dans la chambre de l'inconnu par la fenêtre. Par ces chaudes nuits d'été, la plupart des gens les gardait ouvertes et ils avaient raison. Sauf elle. Lorsqu'il rentra d'un coup en un saut, il repéra immédiatement que celle-ci n'était pas couché grâce à sa bougie et lui sauta alors dessus en lui envoyant un bon gros coup de poing en plein visage. Ce n'est seulement qu'après qu'il se rendit compte de qui il venait d'attaquer.

-Yoko??!! demanda-t-il éberlué.

En espérant que celle-ci ait esquivé, bloqué ou ait pu encaisser son coup sans s'évanouir...

Bashô ne sait pas dans quelle histoire il s'est mis,
Espère avoir des réponses grâce à Gally,
Mais elle n'a pas plus d'informations que lui,
Ils devront se battre pour vaincre l'ennemi!


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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Dim 11 Juin - 16:10

- Jette-toi dans le ravin -

J’étais donc finalement de retour dans ma chambre, le tout avec un sac remplis à ras-bord de ce qui pouvait être des indices décisifs pour la suite de mon enquête. Une fois rentrée dans la pièce par la même fenêtre par laquelle, j’étais sortie plus tôt, j’avais repris mon apparence habituelle, avais allumé une petite bougie et m’étais installé au petit bureau de bois se trouvant à côté de mon lit. J’avais au préalable étalé sur ce dernier tous les papiers que j’avais pu dénicher dans la maison abandonnée, histoire de les avoir sous la main en cas de besoin. Je ne savais pas vraiment par quoi commencer, quand je me souvins qu’un paquet de notes avait été écrit. J’allais garder les lettres pour plus tard.

En feuilletant le bouquin, je me rendis compte qu’il s’agissait d’un bestiaire. Plus précisément, c’était un bestiaire qui recueillait les espèces de nature magique des différentes régions de Seika. On pouvait y trouver des informations sur la localisation de celle-ci, sur leur dangerosité, leur habitude alimentaire, les ingrédients alchimiques que l’on pouvait parfois en tirer, sur les légendes que les locaux avaient imaginées à leur propos. Bref, il y avait vraiment beaucoup d’information super intéressante, qui me cultivaient à donf, mais qui ne me servaient globalement à rien. Du coup, j’allais pour râler que j’avais perdu cinq minutes à feuilleter un livre qui n’allait rien m’apporter quand je remarquais quelques choses. Sur une dizaine de page à l’origine vierge, on pouvait lire diverse symbole arrangé de manière aléatoire. J’aurais pu croire à l’écriture d’un fou, mais je voulais vérifier avant de conclure trop rapidement.

J’arrachai donc les feuilles pour les manipuler de manière libre et pus ainsi faire plusieurs constatations. Unu, le papier utilisé pour écrire ces messages était différent de celui utilisé dans le reste du livre. Il s’agissait d’un papier très fin qui laissait admirablement bien passer la lumière des bougies, faisant d’autant plus ressortirent les écritures. Duu, les écritures, justement, étaient d’une couleur rouge sang. Je soupçonnais d’ailleurs qu’il s’agissait de vrai sang, mais je ne pouvais pas en être certaine. De ces deux constatations, je fis un essai de résolution de cette énigme : j’essayai de superposer plusieurs papiers pour voir ce que ça donnait et je ne fus pas déçue. Après la trentième tentative, je parvins enfin à obtenir un résultat sortant de la norme. En superposant quatre des feuilles dans un certain ordre et chacune dans sa propre orientation, on pouvait lire un message. Mais alors que j’allais enfin pouvoir profiter des résultats de mon dur labeur, je fus interrompu assez violemment...

Quelqu’un s’était introduit par ma fenêtre et avait décidé de me porter un coup-de-poing. Quelle idée de merde aussi de laisser une entrée grande ouverte et rester le dos tourné à celle-ci pour travailler… Grâce à mes réflexes, j’avais pu décaler ma tête au dernier moment, laissant le poing de mon agresseur se crasher avec perte et fracas sur le bureau. Heureusement, j’étais parvenue à ne pas déchirer les papiers sur lesquels étaient inscrit le cryptogramme. Bon, ils étaient un peu froissés, mais il valait mieux ça que de ne plus pouvoir les exploiter. Je me dégageai de la portée de mon agresseur et me tournai pour lui faire face. Avec le masque qu’il portait, je le reconnus immédiatement :
- Ferun ! Je savais que t’étais louche. Attend voir, me repris-je en percevant toute la surprise dans le ton de sa voix, tu ne t’attendais pas à ce que ça soit moi…

J’eus un instant de réflexion pour comprendre pour quelles raisons l’inconnu que j’avais rencontré plus tôt venaient de pénétrer dans ma chambre et de m’agresser sans crier aéroport. Comme il était surpris de me voir, ce n’était pas moi qu’il voulait tabasser, mais une personne me ressemblant beaucoup. Comme s’il m’avait vu dans une autre tenue dans un endroit avec une faible luminosité faire des actions louches aux yeux de la loi… Bon sang, mais il m’avait suivi ce con… je jetais un coup d’œil aux papiers étalés sur le lit et compris que je n’allais pas m’en sortir avec du bluff sur ce coup…
- Je vais tout t’expliquer, d’accord ? On m’a engagé pour retrouver une personne disparue. L’endroit où tu m’as sûrement vu était l’ancienne habitation de cette personne. J’espérais pouvoir y trouver des informations sur ce qui lui était arrivé. Je sais que tout ça est louche, mais y’a des trucs encore plus étranges et suspects qui se trament dans ce village. Je pense que tu peux en témoigner.

Je priai intérieurement pour que Ferun ne fût pas du genre à rester sur une mauvaise première impression. Et puis, je ne pouvais pas tant lui en vouloir de m’avoir agressé d’une certaine manière. C’était bien moi qui lui avais demandé d'enquêter sur tout ce qu’il pouvait avoir de louche dans cet endroit. Et voir une silhouette rentrer par effraction dans une maison une fois la nuit tombée, on fait quand même moins louche.
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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Dim 11 Juin - 23:47



Résolution d'un quiproquo



Fuck this shit, sur ce coup là Bashô avait vraiment merdé. Dire qu'il y a quelques heures il s'était dit qu'il allait consacrer ses prochains jours coincés ici à aider Yoko dans sa quête; maintenant il essayait de la frapper, quelle galère... Et encore, ça aurait pu être pire, elle aurait put ne pas esquiver! Et puis toute cette filature nocturne n'avait servie à rien puisque si c'était bien elle qu'il avait suivi depuis le début et tout le soir, alors ce n'était pas du tout l'inconnu qui l'avait observé tantôt. Elle restait donc innocente à ses yeux. En revanche, quelques explications sur ses agissements nocturnes ne seraient pas de refus, tout le monde n'entrait pas par effraction chez les gens avec des raisons valables... Enfin, pour le moment c'était à lui de se justifier.

-Ah ah, ria-t-il nerveusement en se frottant l'arrière du crâne, tu vas rire, je t'ai confondue avec quelqu'un d'autre... En fait, je me suis aperçu que quelqu'un de louche m'observait durant la soirée et lorsque je t'ai vu sortir par la fenêtre, j'ai cru que c'était lui. Je t'ai donc suivis jusqu'à la maison troglodyte puis jusqu'ici. Ayant vu ce que tu avais fait et étant parti avec plusieurs à prioris, tu comprends que j'ai décidé d'agir... M'en veut pas, ce n'est qu'une simple erreur de ma part... s'excusa-t-il une fois de plus, gêné.

Heureusement, elle semblait le prendre assez bien. C'était sans conteste une femme très décontractée, elle ne devait pas être du genre à se prendre la tête. Voulant maintenant avoir la réponse à sa question, il la posa gentiment et simplement comme s'il prenait le thé avec elle.

-Et toi, que faisais-tu là-bas? lui dit-il en affichant un sourire qu'elle ne pouvait pas voir.

Comme l'élu s'y attendait, elle se justifia sans plus de formalités en le prenant parfaitement bien. Apparemment elle enquêtait sur l'ami porté disparu de son client. La maison qu'ils avaient visitée était apparemment la sienne. Les soupçons de Gally étaient donc fondés, tous ces événements louches ne pouvaient pas être un hasard.

-En effet, ce village me semble suspect, avoua également le maffieux. En fait, pour tout te dire, après que tu sois partie un homme d'église a rejoint les deux troufions qui s'étaient postés prêt de la maisons, ceux-là même qui nous en ont fait partir. Il avait l'air d'être très bien placé au sein de son ordre, il doit être évêque ou quelque chose du genre. Il était d'ailleurs escorté par un autre homme certainement moins important que lui. Si l'église est mêlée à tout cela, c'est très bizarre... dit-il en tant qu'éternel théo-sceptique.

Pensant à ce qu'il s'était passé ensuite, un frisson parcourut son corps tout entier. Il ne savait pas s'il devait lui en parler pourtant il le fit sans savoir réellement pourquoi. Elle le mettait en confiance après tout, autant en profiter.

-... Et si je devais n'omettre aucun détail, je te dirais également que l'homme d'église a su me voir malgré ma technique d'invisibilité qui m'a permis de te suivre sans que tu ne me repères. Cela veut dire que soit il est plus fort que moi, soit il possède des pouvoirs mystiques lui permettant d'ignorer mon haïku. Honnêtement, je ne sais pas quelle proposition me fait le plus peur... Que penses-tu de tout cela? lui demanda-t-il alors.

Plus il réfléchissait à cette histoire, plus elle lui semblait obscure, comme s'il leur manquait pleins d'éléments. Voulant sincèrement aider Yoko dans sa quête, ne serait-ce que pour rembourser la dette qu'il avait envers elle, il se creusa la tête à la recherche d'un indice auquel ils seraient peut-être passés à côté. D'un coup, il eu une illumination. "Mais oui, il y a ça aussi, j'ai failli oublier!!!" s'exclama-t-il intérieurement avec de déclarer, bien plus modérément:

-Je pense également à en juger la boîte au lettre remplie à raz-bord de la demeure que personne n'y réside plus depuis bien longtemps. En revanche, s'il était mort officiellement, je pense que les messagers auraient dû être mis au courant et auraient arrêtés de venir, c'est franchement bizarre... D'ailleurs j'ai ramassé une lettre au pif, lisons-là, proposa-t-il.

Il la déploya alors et la lu. Ou tenta de la lire plutôt, elle était entièrement codée.

-Oh oh... Je crois que nous avons un léger problème... Cette lettre recèle certainement des informations malheureusement elle est codée et heureusement pour eux, je suis nul en code... T'aurais pas une idée toi des fois? lui dit-il en lui tendant le papier.

Apparemment, ce n'était pas encore l'heure de dormir...

Faites attention, simples élus de Seika,
Ne vous opposez pas à l'église du feu,
Quelqu'un pourrait en vouloir à vous apostats,
Je parle évidemment ici de votre dieu...


Contenu de la lettre:
 

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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Ven 16 Juin - 18:28

Gally/Yoko a écrit:
- Jette-toi dans le ravin -

Comme à mon habitude, j’avais énormément de chance, pour ne pas dire que mon cul était bordé de nouilles. Dans tous les cas, j’en restai une belle – de nouille, il faut suivre un peu – vu la manière dont je venais d’agir. En jouant cartes sur table avec Ferun, j’avais totalement délégué ma confiance à un inconnu qui venait de m’agresser. Une chose que je comptai bien ne plus jamais à avoir à faire. Au moins, l’homme masqué semblait plutôt conciliant et compréhensif. Aussitôt mon esquive faite et qu’il comprit la méprise qu’il venait de commettre, il s’excusa et expliqua qu’il m’avait suivi, car il se sentait observer depuis son arrivé dans le village et que je n’avais pas été la personne la moins louche qu’il avait remarquée durant la nuit. Nous étions donc tous les deux partis sur de très mauvaises bases, mais il ne tenait qu’à nous de reprendre de zéro pour travailler ensemble dans un contexte plus sain. De son côté, il avait attentivement écouté mes explications. Le conflit d’il y avait quelques minutes s’était donc bien évaporé de nos esprits, à ma plus grande joie.

Ferun fit ensuite une étrange mention. Je n’avais pas pu le voir à cause de mon départ, mais une espèce de prêtre s’était apparemment pointée peu après mon départ. Selon lui, ce n'était pas une bonne chose si l’Eglise était mêlée à toutes ces affaires. Même si j’étais d’accord avec lui, je doutais que l'Église – j’entends celle qui est officielle – mais ne préférant pas trop m’avancer par manque de connaissances, je ne fis pas de remarque. Autre détail étrange et/ou gênant de son récit : ce prêtre avait réussi à percer le “haïku” – j’assumai que cela voulait dire technique – de l’homme masqué qui le rendait pourtant invisible. Et savoir que moi, je n’avais pas pu, mais qu’un vieux surement à moitié fêlé y était parvenu ne me rassurait pas des masses sur le futur de cette enquête.

Alors que j’étais profondément plongé dans mes réflexions pour savoir ce que nous allions bien pouvoir faire désormais, il me présenta une lettre. Il m’expliqua qu’il avait remarqué le nombre impressionnant de courrier qui s’était entassé dans la boîte, signe que la disparition de l’homme que je recherchais n’était pas connu du village. Ou alors, ils jouaient tous le jeu et nous nous trouvions au milieu d’un immense complot, mais qu’importe. Ferun voulut me lire le contenu de la lettre, mais fut stoppé net en découvrant qu’elle avait été codée. N’étant, à ses dires, pas spécialement fort en codage, il me confia la tâche de trouver le message caché. Je jetai un œil et en deux secondes, j’avais compris le truc. Je me dirigeai vers le bureau, m’assis, attrapai une feuille commençai à écrire une série de lettres tout en expliquant ma démarche :
- C’est un codage en binaire lettré. Normalement, les gens font du décimal lettré, mais c’est tellement simple que personne ne fait ça en réalité. Le but est d’associer à chaque lettre un nombre et d’écrire le texte que l’on veut sous forme numérique. Ici cependant, l’auteur de cette lettre a préféré employer le binaire, mais le principe reste le même. Chaque série d’uns et de zéros forme un nombre en décimale et il suffit de voir quel est ce nombre pour avoir la lettre. Pour passer du binaire au décimal, rien de plus simple. Tu prends ta petite suite d’uns et de zéros, tu la lis de droite à gauche en multipliant le nombre par la puissance de deux associé au rang – attention, on commence au rang zéro. Je vais te faire un exemple, ça te parlera mieux. Regarde la première suite “1101”. Tu fais “1*2^0 + 0*2^1 + 1*2^2 + 1*2^3” soit “1+0+4+8” soit “13”. Je prends donc la treizième lettre de l’alphabet, qui est le “M”. Quand on répète ce principe à ce code, on obtient donc...
« MON CHER ISHIN, LE SILENCE SE REFERME AUTOUR DE VOUS. VOUS NE POURREZ PAS VOUS ECHAPPER. SOUMETTEZ-VOUS OU PARTEZ. CEPENDANT, NOUS TROUVERONS UN MOYEN DE VOUS CONVAINCRE DE RESTER, J’EN SUIS SUR. A BIENTOT »

Je restais assez perplexe devant ce message. Je me doutai que ce message devait être lié à cette histoire de prêtre-bizarre-qui-vient-visiter-votre-maison-à-point-d’heure, mais ça ne ressemblait pas exactement à ce qu’on pourrait attendre d’une église comme celle de Fenghuang. Autrement dit, je soupçonnai plus un culte plus ou moins hérétique d’être à l’origine de cette lettre. Je me rappelai alors de ce que j’étais en train de faire avant qu’un certain homme masqué m’interrompu. Je repris les feuilles sur lesquelles avait été inscrit le message que j’avais décodé et le lis aussi à voix haute.
« Mon nom est Ishin Taru. Si vous avez trouvé ce message, c’est que je suis probablement mort ou disparu. Pour vous parler vite de moi, je suis un démonologue, historien et théologien. J’avais été envoyé dans ce village par les autorités de Seika pour enquêter sur des rumeurs concernant une secte nommée “Les élus de la Fée des Sables”. Au début, je n’y croyais pas vraiment, mais après mon arrivé et le début de mon enquête, j’ai pu noter qu’il y avait bien quelque chose de louche. Depuis peu, je reçois des lettres me disant de partir ou de rejoindre la fameuse secte. Histoire d’éviter qu’ils découvrent le résultat de mon travail, je vais le noyer sous une tonne de papier inutile. Il est probable que vous les trouviez aussi donc essayer de ne pas trop vous en soucier. Si vous comptez poursuivre mon enquête, bonne chance. J’ai laissé un autre message avec les feuilles en papier transparent qui doivent vous rester. Je vous conseille aussi de lire la page du livre consacré aux fées des sables. Cela pourrait vous être utile. »

Suivant les instructions de ce message, je m’attelai à la tâche de trouver le second cryptogramme que nous avait laissé ce fameux Ishin, oubliant même la présence de mon nouveau partenaire. De toute manière, il était nul en codage, c’est lui qui me l’avait avoué. Cette fois-ci, il me fallut bien moins de tentatives pour parvenir à trouver le message. Il était bien plus court et concis que le précédent, indiquant deux endroits qu’Ishin sur lesquels il n’avait pas pu enquêter. J’en parlais vite fait à Basho et lui demandai :
- On commence par quoi ?

---------- A TOI DE JOUER ----------

Et voilà, cette fois, c'est un vrai choix qui se présente à toi. Tu vas décider de notre prochaine destination, où se déroulera une suite d’événements. Sache cependant que les événements où nous n'irons pas se déroulerons sans que nous ayons une seule possibilité de les influencer.

Les vieils mines:
 


L'ancien temple du désert:
 

En bonus, voilà ce que dit le bestiaire sur les fées des sables
La fées des sables:
 
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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Ven 16 Juin - 21:10



Indices en folie



Et bé, on pouvait dire qu'il n'avait pas devant lui la moitié d'un trou de balle. Sans avoir inventée le gouvernail, la rapidité avec laquelle elle déchiffra le code était remarquable, épatant, époustouflant même. Sans en faire l'éloge, pour quelqu'un qui n'y comprenait rien à rien comme le maffieux, c'était du lourd. Lui n'avait jamais eu recours à ce genre de stratagèmes dans son monde pour la simple et bonne raison qu'il maîtrisait la télépathie. A partir de là des précautions telles qu'utiliser du code devenaient superflues. Quant à ceux auxquels il était confrontés, un haïku suffisait généralement à les traduire. Un pouvoir extrêmement pratique qui l'avait malheureusement empêcher d'acquérir un don que la plupart des malfrats digne de ce nom possédaient. "Heureusement que Yoko est là tout de même..." se dit-il. Oui, heureusement.

En revanche, il ne comprit pas tout aux explications. Non pas que la cyborg expliquait mal, loin de là, mais plutôt que si l'élu n'était pas bon en codage, il était le zéro absolu des mathématiques. Et encore, je suis contraint d'employer un euphémisme. Il avait à peine appris à compter son argent et ne connaissait rien d'autre que l'addition et la soustraction. En même temps, il n'était allé à l'école que pour apprendre à lire et à écrire donc bon... "J'aurais peut-être pas dû sécher les cours de CP moi..." douta-t-il. Il avait raison de douter. Et quand on ne comprend pas quelque chose, et ben on s'efforce de faire semblant!

-Ah oui je comprends... C'est très ingénieux comme système! Franchement je n'y aurais pas pensé tout seul! déclara-t-il sans même savoir que les puissances existaient.

Après avoir griffonné plusieurs minutes sur un brouillon, la seikajine eut un résultat qu'enfin le poète comprenait, alléluia! Apparemment quelqu'un faisait pression sur un certain "Ishin", certainement le propriétaire de la maison qu'ils avaient visité cette nuit, pour qu'il se soumette. L'autre solution était qu'il parte mais l'auteur de cette lettre semblait préférer sa soumission. Si toute l'histoire en était arrivée aussi loin, c'était certainement qu'il leur avait refusé cette faveur. Sa mort était grandement à envisager. Mais pourquoi se rebellait-il contre l'auteur de la lettre? Qui ce dernier était-il? Qui Ishin était-il? Pour le moment les réponses n'apportaient que d'autres questions... Heureusement, Gally elle-même avait un autre élément en sa possession.

Grâce une autre technique de décodage dont le hunter ne se soucia même pas, son associée put avoir accès à des notes écrites par Ishin lui-même! Mieux encore, elles étaient adressées à d'éventuelles personne voulant poursuivre ce qu'il avait commencé! Pouvait-il vraiment en espérer mieux pour éclaircir le mystère de sa disparition? Ce texte leur en apprenait déjà tellement... Apparemment cet homme, Ishin Taru de son nom complet, avait été mandaté par l'Empire pour enquêter dans ce village dans lequel une secte était suspecté de prospérer. Elle s'appellerait "Les élus de la Fée des Sables", alléchant non? Alors que l'excitation de l'intrigue commençait à prendre le barbu plus que jamais, les informations continuaient à affluer. A la fin, il était aisé d'en déduire plusieurs choses.

-Bon, je pense qu'il est temps de faire le point et voir ce que l'on a, déclara le masqué. Apparemment Ishin Taru avait été envoyé par les instances officielles de l'Empire pour enquêter sur des rumeurs concernant ce village, à savoir celle d'une secte. Au début il n'y croyait pas mais il a fini par se rendre compte de plusieurs choses qui l'ont fait changer d'avis. Commençant à devenir trop gênant, la secte des Élus de la Fée des Sables se sont mis à le menacer pour qu'il les rejoigne ou qu'il parte, préférant néanmoins la première option. Il nous conseille également de regarder ce que dit son bestiaire à propos des fées des sables. Je n'oublie aucun élément? demanda le poète à celle qu'il aidait après avoir terminé son récapitulatif.

Il attrapa ensuite le bestiaire et chercha le chapitre sur la fée des sables comme le leur conseillait celui qu'ils cherchaient. Il le lut à voix haute le temps que Gally cherchait autre chose. Il n'y avait rien d'intéressant dans ce qu'il lisait, ce n'était rien d'autre qu'une vieille légende. Pourtant le couplet sur les tempêtes de sables récurrentes en cette région ne devait pas être si anodin que ça. Quand il eut finie, sa partenaire venait elle aussi de finir de décrypter le second message. Encore d'autres pistes, comme s'il en pleuvait...

Apparemment, il y avait deux lieux sur lesquels il n'avait pas pu enquêter, deux lieux qui pourraient leur apporter encore d'autres indices. Le premier était une mine de laquelle on pouvait apercevoir de nombreux aller-retours la nuit. Le second un temple dans le désert proche duquel Ishin aurait entendu les cris d'un sacrifice. Étant un grand fan de science fiction et s'intéressant assez aux dieux depuis qu'il avait atterri dans ce monde, sa destination préférée était sans conteste le vieux temple. D'où sa réponde à la question de Gally d'ailleurs:

-J'avoue avoir un faible pour le temple, pas toi? répondit le barbu. Je te propose qu'on aille préparer nos affaires puis qu'on se pieute. Les aurores me semblent être une meilleure heure de départ que maintenant, il ne s'agirait pas qu'on arrive complètement épuisé sur place... Ça te va comme façon de faire? demanda-t-il enthousiaste.

En effet se reposer était une bonne idée, le chemin allait être encore long…

Ressens-tu cette folle excitation
Que tu pensais à jamais disparue,
Qui te prend les tripes, mais attention
Plus d’un brave homme pour elle en mourut


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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Mer 21 Juin - 21:57

- Jette-toi dans le ravin -

Ferun était un auditeur très attentif, mais je doutai qu’il eût compris la moindre de mes explications. Surtout quand il affirma que cette histoire de binaire lettré était très ingénieuse. Je me retenais alors de lui avouer que c’était surement une des formes de cryptage les plus basiques et que s’il voulait du challenge, il n’avait qu’à se pencher sur le cas Anima. Mais bon, ce n’était pas ça qui allait faire avancer notre affaire donc je n’en parlais pas. Mais, à part le principe de codage, il semblait plutôt bien avoir compris ce que voulait dire le message. Et après que j’eus lu la lettre cachée d’Ishin, il me fit un petit résumé qui, je dois bien l’avouer, me permit moi-même de mieux saisir l’ensemble des informations que nous possédions jusqu’alors. Il profita aussi du fait que je décodais le second message de l’homme que je recherchais pour nous lire le passage sur les fées des sables. Je doutais avoir vraiment appris quelque chose d’utile pour la suite, mais je ne pouvais pas me permettre de faire la fine bouche sur les indices, donc je notai immédiatement les informations dans un coin de ma tête.

Après avoir décrypté le second message d’Ishin et lui avoir proposé notre prochaine destination, il m’avoua sa préférence pour le temple. Personnellement, avec cette histoire de prêtre chelou pouvant voir au travers des camouflages, j’étais plus rassuré pour me diriger en premier vers ces mines. Mais bon, je savais que Ferun était plus expérimenté que moi, alors je me disais que je pouvais lui faire confiance. Dans le pire des cas, il ferait surement un excellent bouclier humain. Il me proposa ensuite d’aller finir la nuit dans un lit, histoire d’être en forme pour le lendemain matin.
- Mais c’est une excellente idée ça, dis-je avec un faux enthousiasme dans le ton. On se retrouve demain matin aux aurores du coup.

Je le raccompagnais dans sa chambre et m’enfermai ensuite dans la mienne, je m’étalais sur le parterre de feuille recouvrant mon lit et passa le reste de la nuit à réfléchir. Encore un avantage de cyborg. Pas besoin de dormir, pas besoin de manger, pas besoin de boire. Mais bon, sans ces petites choses insignifiantes, ma vie était tout de même bien plus ennuyeuse quand je n’avais rien à faire. Restant ainsi éveillé, je pue assister au lever du soleil dans le canyon qui, de ses rayons couleurs braises, chauffa l’air à créer un vent remontant le long de la vallée, droit depuis le désert. Étrangement, ce vent ne me disait rien de bon.

Le matin venu, je rangeai mes affaires, vidai la sacoche de ce qu’il restait à l'intérieur et décidai de la prendre avec moi pour la journée. Je sortis devant l’auberge et attendis Ferun. Quand celui-ci se pointa, je l’interpelai :
- Bon Ferun, j’ai quand même vu que tu étais plus fort que moi. C’est pourquoi j’aimerais te proposer d’ouvrir la voie. De mon côté, je reste en soutiens.

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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Ven 23 Juin - 1:06



Nuit Blanche



Après une longue discussion passée à débattre sur les avantages et les inconvénients de choisir de rejoindre la mine ou le temple, le duo opta pour rejoindre le temple en premier lieu. Pourquoi cela? Ben parce que le premier à parler préférait cette destination, tout simplement. Gally pensait assez naïvement que c'était l'expérience du hunter qui lui avait fait faire ce choix. Qu'elle le connaissait mal... Surtout qu'ici, c'était clairement elle la supériorité intellectuelle. Quoique, sur le terrain cela changerait peut-être.

Une fois toutes les informations lues et intégrées, il ne leur restait plus qu'une chose à faire: aller se coucher. Ce n'est d'ailleurs pas sans un certaine sarcasme que la cyborg approuva cette proposition. Évidemment, il n'y avait rien de méchant dans sa réplique, juste un petit côté taquin que le maffieux prit très bien.

-Euh... Aux aurores aux aurores... Je vais faire ce que je peux mais ne t'étonnes pas si j'ai un peu de retard, les aurores c'est dans moins de cinq heures après tout, la prévint-il.

Elle l'accompagna alors et le conduit jusqu'à sa chambre ce qui en soit n'était pas très utile et toucha son âme de mâle dominant. "Ça aurait dû être à moi de la raccompagner..." pleura-t-il intérieurement. Enfin, il se consola avec l'idée qu'il faisait ça pour faire progresser la lutte contre le sexisme dans le monde. Devant sa porte, ils se saluèrent et chacun d'eux retourna se coucher. Notez tout de même que Gally le fit dans le sens littéral du terme seulement.

***Le lendemain matin***

Bon, vous vous en doutez, le réveil ne fut pas bien facile. La nuit non plus d'ailleurs. Ne voulant pas faire faux bond à son associée, il se mit à la recherche d'un moyen pour le réveiller car oui, damn it, les Kosateniens n'avaient toujours pas inventé le fil à couper l'eau chaude le réveil. Seulement il n'était pas horloger de profession et il était franchement difficile pour lui de trouver un moyen de se réveiller artificiellement. Au bout d'une intense heure de réflexion, il finit par trouver un moyen pour le moins rudimentaire: il fixa de la cire chaude sur le plafond au dessus de la place où il était. Il estimait qu'elle mettrait bien trois ou quatre heures à tomber et qu'elle le réveillerait en ce faisant. Malheureusement elle n'en mit que deux. Rip le sommeil de Bashô surnommé à juste titre La Victime. Ajoutez à ça le fait que le poète met un heure à s'endormir ainsi qu'un putain de coq mal réglé et vous obtenez une fabuleuse nuit blanche.

Les yeux rougis par la fatigue, Bashô se leva alors en même temps que le soleil et vit que son maître dormait toujours. Ce dernier n'avait pas ouvert l'œil depuis presque dix heures.

-Putain je hais ce pays de merde et ses natifs insouciants... bougonna-t-il.

Il serait certainement un peu chiant aujourd'hui, espérons que la seikajine arrivera à le supporter toute une journée durant. Plus problématique, n'étant pas au meilleur de sa forme ben... Il ne serait pas au meilleur de sa forme! Pour jouer les héros ce n'était pas la meilleure des situation, il fallait l'avouer. Il alla alors demander à l'aubergiste le plus aimablement du monde à ce qu'on lui serve à manger.

-Tu peux me servir ta mer... ton petit déj s'il te plaît enc... monsieur l'aubergiste, réussit-il à dire non sans difficulté.

Une fois son petit déj avalé et ses affaires préparées, il descendit non sans avoir laissé un petit mot à l'attention de Kuru qui dormait toujours. Celui-ci racontait sa soirée d'un ton grognon. Comme je vous l'ai déjà dit, il allait falloir s'habituer à ce que tout ce qui sorte de sa bouche soit sur ce ton tant qu'il ne passerait pas une nuit digne de ce nom. Il rejoignit alors Gally qui semblait déjà l'attendre depuis plusieurs minutes. Elle lui demanda alors quelque chose qu'il prit bien évidemment de travers.

-Et un "s'il te plaît" ça t'écorcherait la bouche connasse?! lui rétorqua-t-il vivement d'un ton acerbe. Même pas un bonjour putain...

Son regard vitreux faisait vraiment peur à voir. Prenant conscience de ce qu'il venait de dire, il essaya de se rattraper du mieux qu'il le put le plus rapidement possible.

-Non mais "connasse" c'était une formule, je le pensais pas... Excuse-moi, je suis un peu à cran, j'ai vraiment passé une mauvaise nuit. J'ai été con, je te demande pardon... s'excusa-t-il.

Espérons que cela suffirait, sinon la journée démarrerait sur de bien mauvaises bases…

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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Mar 27 Juin - 23:09

- Jette-toi dans le ravin -

Quand j’avais vu Ferun sortir, son attitude semblait montrer qu’il n’avait pas passé une excellente nuit. Même sous le masque opaque qui couvrait son visage, je pouvais deviner des yeux rouges et des cernes. Je ne souhaitais même pas imaginer le carnage qui se cachait derrière ce masque. Masque qui n’était déjà pas très beau en soi... Enfin bon, tout ça pour dire qu’il me cracha... nan pas cracher, c’est pas assez fort... Il me vomit – mieux – son mécontentement à la figure en se plaignant que je n’avais pas dit s’il te plaît et en me donnant la douce appellation de “connasse”. Une appellation tout de même mériter selon bien des critères, ce pour quoi je n’allais pas lui en tenir rigueur. C’était tout de même de ma faute s’il s’était réveillé aussi tôt.

Mais apparemment, il se rendit compte qu’il avait été désagréable et impoli et essaya de se rattraper en disant que le terme “connasse” n’était qu’une simple formule à laquelle je ne devais pas faire attention. Le changement brutal de comportement, comme si deux personnalités bien distinctes habitaient le plus profond de son être. Une espèce de Docteur Hideux et Mister Jeckileconquimareveilléàcinqheure en somme, mais en plus drôle. Cette transformation nette provoqua chez moi un intense fou rire.

Je restais plié en deux, les bras enserrant mes côtes et faisant tout mon possible pour ne pas tomber au sol. Il devait bien se demander ce qu’il m’arrivait, mais je ne parvenais pas à reprendre mon calme. Et comme je n’avais pas besoin de reprendre mon souffle, je semblais rire sans interruption. Après cinq bonnes minutes, je parvins enfin à m’exprimer correctement pour lui expliquer la raison de mon rire :
- J’espère que tu ne m’en voudras pas... c’est juste... c’est juste que j’ai jamais vu quelqu’un s’excuser juste après avoir insulté une personne de connasse comme si celle-ci avait causé la famine dans le monde. Bon... merci pour ce petit moment de rigolade. Mais on devrait vraiment y aller. Allez, en route, j’ai déjà repéré le chemin à emprunter sur les cartes de la région. Finalement, vaut peut-être mieux que je passe devant.

J’avais dit ces dernières paroles avec le même ton ironique que j’avais l’habitude. Il n’avait pas l’air de lui déplaire, pourquoi changer ? Le sentier vers ce fameux temple allait nous prendre une heure sans que nous ayons à nous presser. Je voulais tout de même ménager ce cher Ferun. Déjà qu’il n’était pas correctement sorti de sa torpeur, je n’allais pas en plus le vider de toutes ses forces d’aussi bon matin. Ce n’était pas mon disciple et je n’étais pas un monstre. Juste un cyborg.

Le chemin était un de ceux que l’on semblait correctement entretenir, montrant bien qu’il y avait très régulièrement des passages de passant. En lui-même, il n’avait rien de remarquable, il avançait en longeant la paroi du canyon pour monter en serpentin avec une pente douce. Qu’importe notre position, nous pouvions toujours garder un œil sur le village en contre-bas, qui commençait doucement à s’animer au fur et à mesure que la journée commençait.

Au bout d’un peu plus d’une heure, nous étions en haut. J’étais restée imperturbable et concentrée pour ne pas nous faire tomber dans un malencontreux traquenard. Je devais paraitre bien étrange aux yeux de Ferun, à ne pas me fatiguer. Peut-être qu’il allait comprendre de lui-même que je n’étais pas un être humain de chair et de sang, mais de métal et de... plus de métal. Il siégeait au sommet. Un ancien temple tombant en morceau par endroit, dans une étrange forme de croissant, comme s’il suivait la course du soleil, fait de brique rouge et de terre ocre. Mais une allure macabre s’en dégageait. Je commençai à m’approcher, n’entendant plus aucun bruit autour de moi, ignorant les possibles appels de mon collègue. Il n’y avait personne. Du moins, à l’extérieur. Je fis signe à Ferun de me rejoindre. Sans dire un mot, je lui indiquai de me suivre et de ne plus faire de bruit.

Je me dirigeai alors vers un des pans détruits du temple et jetai un furtif coup d’œil. Rien non plus, à part un autel sur lequel était gravé le phénix sacré. Et il y avait un escalier, qui s’enfonçait dans les souterrains du temple, dans ses parties les plus secrètes. J’interpelai Ferun d’un chuchotement :
- On descend ?

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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Sam 1 Juil - 18:10



Un Temple Sacré



Cinq minutes. C'est long cinq minutes quand même non? C'est pourtant le temps que mis Gally pour s'arrêter de rire. Cinq minutes sans interruptions punaises, Bashô en était impressionné malgré la vive impression qu'il avait qu'on se foutait de sa gueule. Et puis entre nous, ça n'aurait pas été étonnant de la part de la cyborg. Ce rire gras, parce qu'une personne comme elle ne pouvait pas en avoir un de distingué, lui donna une très forte envie d'aller retourner se pieuter. Pourtant, au prix d'effort surhumains, il réussit à se retenir. Un applaudissement s'il vous plait messieurs dames.

-Bon, écoute Yoko, comme tu peux le voir je suis assez... fatigué, et j'aimerais donc par conséquent que tu prennes ça en compte. J'ai peur que ma patience soit aujourd'hui assez limité. Et dis-moi pourquoi tu rigoles aussi, j'aime pas ne pas comprendre quelque chose, j'ai de la salade entre les dents ou quoi?! demanda-t-il en rehaussant la voix.

La femme lui expliqua alors la raison de ce fou rire avec une franchise et une ironie bien à elle. Si on aurait pu croire qu'elle finirait de faire sortir le poète de ses gonds, ce ne fut pas du tout le cas, bien au contraire. Il aimait sincèrement sa manière de s'exprimer. Peut-être que s'ils réussissaient leur mission avant que la tempête se calme il aurait alors une excuse pour prendre calmement un verre avec elle en tête à tête. A en juger la complexité de l'affaire qu'ils avaient à traiter il en doutait fortement, mais on ne pouvait pas empêcher un homme d'espérer. Et puis qui sait ce qu'il pouvait se passer entre-temps, si ça se trouve l'un d'eux mourrait, tout pouvait encore arriver. Le hunter avait conscience qu'ils s'embarquaient dans une histoire louche et que beaucoup ne voyaient pas d'un très bon œil leurs projets.

-Ouais bon ben ça va, pas de quoi rire autant... Franchement ton humour est plus que douteux ma pauvre, répliqua-t-il avec une répartie à couper le souffle.

Sur ces belles paroles, le très peuplé groupe de Gally et Bashô se mit en route. Ce fut évidemment celle qui connaissait le plus les lieux qui passa devant, question de logique. Bashô traîna donc derrière elle, somnolant à moitié. Il faillit d'ailleurs trébucher à plusieurs reprises, et y parvint même une fois, s'étalant de tout son long. Sa chute fit du bruit mais la cyborg ne s'était pas retournée, en espérant qu'elle n'ait rien remarqué. "Bon, j'ai perdu une occasion de passer pour un con et c'est tant mieux..." se rassura-t-il. La route fut un peu longue pour l'épuisé qu'il était mais la beauté du lieu sur lequel ils finirent par arriver en valait la peine.

C'était un temple dédié à un dieu, certainement à cette "fée des sables". Ce n'était pas un dieu reconnu mais était-il moins légitime que la vaste farce que représentait Fenghuang? Pas aux yeux de l'élu en tout cas, si l'idée d'un poulet enflammé pouvait être l'idole de tout un empire, alors celle d'une fée du désert pouvait être adoptée par un monde entier sans difficultés. C'était bien plus crédible en tout cas. Le temple en ruine était d'une douce couleur ocre que le temps avait estompée pour la rendre moins agressive. Une petite merveille architecturale de son temps que le poète qu'il était savait en apprécier la vue.

Quelle est cette sensation parcourant mon être,
Déclenchée par la vue de ce Temple sacré?
Difficile à décrire avec de simples lettres,
Une introspection me constate dérangé...


Gally lui proposa ensuite de descendre, lui désignant l'entrée d'un sous-terrain s'enfonçant dans les profondeurs de la terre. Le boulot n'allait pas se faire tout seul après tout wo! Animé de peut-être son seul élan d'énergie de la journée, le maffieux s'avança le premier dans l'étroit passage.

-A partir de maintenant il pourrait y avoir danger, je vais passer devant... déclara-t-il. N'y voit rien de machiste, c'est juste que j'ai l'habitude d'être le premier à prendre cher... Tu sais à quel point il est dur de changer ses bonnes vieilles habitudes, finit-il en rigolant.

Je vous l'accorde, rigoler n'est pas la meilleure façon de s'assurer une discrétion optimale mais que voulez-vous, il avait un humour si difficile à retenir. Il s'avança alors dans la pénombre, inquiet du cruel manque de visibilité qu'il avait. "C'est qu'on y voit comme à travers une pelle là dedans..." pensa-t-il. En plus de raviver son envie de dormir au maffieux, cela ralentissait fortement sa progression. Il décida donc d'activer une fois de plus son En, même si ça allait encore davantage creuser sa fatigue. Maintenant qu'il y voyait plus clair, il pouvait avancer sans crainte. Sa coéquipière devait avoir la même aisance que lui puisqu'elle ne dit rien. Au bout d'un moment, ils arrivèrent à un embranchement entre trois couloirs. Ne faisant pas confiance à son instinct lui dictant de simplement continuer tout droit, il demanda son avis à madame la robote:

-Bon, on fait quoi? demanda-t-il. J'imagine que tu n'as pas de carte...

Avancer à l'aveuglette ne servirait pas à grand chose en plus de possiblement les perdre. Si sa partenaire pouvait une fois de plus avoir un éclair de génie ce serait parfait, sinon le hasard prendrait bien une décision à leur place...

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Dernière édition par Ferun (Bashô) le Lun 10 Juil - 13:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Lun 3 Juil - 20:14

- Jette-toi dans le ravin -

C’est à partir de ce moment-là que Ferun décida de prendre les rênes. Il était plutôt resté en retrait jusqu’alors et n’avait pas vraiment prononcé un seul mot depuis notre départ. Je le soupçonnais d’être bien trop endormi pour prêter une quelconque attention à notre mission. Il devait se contenter de gentiment hocher la tête pour me faire plaisir en me faisant croire qu’il était parfaitement conscient de ce qu’il lui arrivait. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même sur ce coup-là cependant. C’était tout de même ma faute s’il s’était levé aussi tôt et que sa nuit n’avait pas pu être agréable pour un sou. Mais je digresse encore...

Je disais donc que Ferun avait décidé de montrer un peu plus de punch. Après que je lui avais demandé s’il était prêt à descendre avec moi dans les profondeurs pleines de microbes de l’oubli à mes côtés, il oublia toutes les règles basiques de discrétion pour s’exclamer que, pour des raisons de sûreté, il valait mieux qu’il passe devant, non sans lâcher un petit rire idiot au passage. Concernant le point qu’il venait d’avancer, j’étais plutôt d’accord. Il n’y avait rien de machiste et c’était plus sûr s’il passait devant. Au moins, il semblait parfaitement comprendre l’expression de chair à canon. Attendant la moindre merde qui pouvait lui arriver, j’étais prête à décarrer fissa et à l’abandonné à son triste sort. Et oui, les enfants, quand on veut former une équipe, on évite d’aller chercher une ancienne mercenaire sachant pertinemment que si un allié fort est battu, c’est la retraite qu’il vaut mieux battre ensuite. Malheureusement – pourquoi je dis ça moi ? Fort heureusement, rien ne se produisit et nous pûmes descendre sous terre jusqu’à arriver à un embranchement.

Nous avions trois choix en face de nous et trop peu de temps pour tous les explorer. Nous nous trouvions en territoire ennemi et nous ne pouvions pas nous permettre de rester à découvert trop longtemps. Pour moi, une seule solution s’imposait : nous devions nous séparer. Cette idée semblait certes très idiote – et elle l’était – mais c’était la seule qui pouvait marcher. Je fis donc part de mes pensées à Ferun :
- Bon, Ferun, ça va pas te plaire, mais on va devoir se séparer. Je prends le chemin de gauche. On se retrouve ici dans deux heures, grand maximum.

Et je le laissai là sans écouter ce qu’il avait à opposer. Il saurait bien se débrouiller seul de toute manière.


-----------------------------------


Bashô, en avançant le long du long tunnel central, tu commence à ressentir une pression surnaturelle qui pèse de plus en plus sur ta psyché. Une tension silencieuse dont tu ne peux comprendre immédiatement l'origine, se mêle peu à peu avec une odeur affreuse : l'odeur du sang et de la chair. Après quinze minute, tu arrive dans ce qui semble être une salle ouverte sur la falaise. La lumière de l'extérieur t’éblouit aux premiers abords, mais tu t'y habitue après quelques secondes. Tu vois ainsi la chose suivante. C'est une grande salle carrée. L'entrée est surélevée par rapport au reste de la pièce et un escalier de bois permet de descendre. Quatre immenses colonnes de grès et de calcaire semblent soutenir l'immense voûte de pierre qui se trouve au-dessus de ta tête. Juste devant l'ouverture vers le dehors est taillé un autel dans la pierre. Sur cet autel repose le corps d'une femme au teint blafard et une dague plantée dans le ventre. Elle ne bouge plus. Autour de l'autel se trouve trois personnes. Tu reconnais d'eux d'entre elle comme le pontife de la nuit dernière et une troisième figure dont le corps entier est caché sous une cape noir.

Lorsque tu arrives, voici ce que tu entends. C'est l'homme en noir qui parle:
- Vous avancez bien. Plus que quelques sacrifices et votre souhait sera accomplis. Malheureusement, continue-t-il en tournant son visage dans ta direction, je crois que nous allons devoir faire cela dans un autre endroit. Celui-ci n'est plus assez... sacré.
- Vous encore... je vous avais prévenu, mais vous n'écoutez jamais, vous les étrangers. Maître, montrez leur ce que l'on fait aux curieux dans leur genre.
- Même si j'adorerais, je préfère vous mettre en sécurité en premier lieu. Mais je vais le maintenir occupé pendant un petit moment.

Avant que tu ais le temps de réagir, il dessine un étrange symbole avec sa main dans l'air et les trois hommes disparaissent dans un nuage de sable. Alors que le silence prend peu à peu place, un grondement se fait ressentir. Si tu regardes autour de toi, tu remarqueras que de nombreux gravas de roche et de sable semble s’agglutiner pour former une espèce de statue. Quand celle-ci est complétement formée, elle lève un simili-bras dans ta direction et tire des rochers dans ta direction. Les projectiles sont incroyablement rapide. Comment réagiras-tu?




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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Lun 10 Juil - 17:30



Mystérieuse réunion



Malheureusement pour le duo, Gally n'avait pas d'idée plus ingénieuse que celle de se séparer. Bashô ne pouvait pas le lui reprocher, lui non plus n'était pas un faiseur de miracles. Cette solution était quand même assez dangereuse, il fallait en être conscient. S'ils se faisaient attaquer, ils seraient seuls. C'était loin de faire peur au maffieux qui avait foi en sa propre force, mais il ne savait pas si son équipière avait raison d'être aussi confiante. Alors qu'il s'apprêtait à le lui demander, celle-ci emprunta le couloir de gauche sans plus attendre. Il se retint alors de l'interpeller, priant seulement pour que tout se passe bien de son côté. "Fais attention à toi..." se surprit-il à penser. Il s'engouffra alors à son tour dans le tunnel juste devant lui.

Après plusieurs minutes à avancer dans la cavité aménagée sans embranchements ni pièces, l'atmosphère commença à se faire lourde. Mais ça n'était en rien la conséquence de quelque chose de naturel, une source magique se cachait derrière cela. Intrigué, il continua à avancer jusqu'à ce qu'autre chose le frappe: une odeur de viande avariée et sang oxydé. Il ne la remarqua pas de suite mais elle finit par devenir si vive que beaucoup de personnes peu habituées à ce genre d'expériences auraient pu tomber dans les pommes. Mais l'élu avança, persuadé qu'il trouverait des réponses à ses questions au bout de cet interminable couloir. "Qui que vous soyez, j'arrive..." se dit-il, ne s'attendant pas forcément à trouver des vivants en ces lieux mais au moins des indices.

Moins de cinq minutes plus tard, son chemin se termina enfin pour déboucher sur une vaste pièce s'ouvrant sur un flanc de falaise. La lumière du jour éblouit dans un premier temps le hunter qui avait passé la dernière demi-heure de sa vie dans un noir quasi-total. Malgré l'occultation de sa vue, son ouï restait parfaitement fonctionnelle et lui permit de détecter la présence de deux hommes qui parlaient de sacrifices et de souhaits... C'était assez flou pour le poète mais il allait pouvoir les convaincre de lui expliquer après tout... Alors que sa cécité le quitta, il put voir qu'il y avait un troisième homme et que le trio l'avait parfaitement repéré. L'un d'eux commença à dessiner des glyphes dans les airs ce qui ne manqua pas de motiver Bashô à se dépêcher de le stopper. Malheureusement il arriva trop tard et ne se percuta que de la fumée... Jusqu'à ce qu'un énorme Golem prenne sa place.

-Oh putain de merde... jura-t-il.

Il n'avait jamais eu à faire avec ce genre de créatures mais se doutait qu'elle n'était pas très choucarde. Le mercenaire, toujours à terre à cause de sa charge ratée, sentit le danger et se dépêcha de se relever pour mieux pouvoir faire face. A peine fut-il sur ses deux pieds qu'une impressionnante salve de pierres fondit sur lui à une vitesse ahurissante. Compte tenu de leurs vitesses ainsi que de leurs poids, elles pouvaient faire très mal si elles le percutaient de plein fouet.

La force du vent
M'envahit
Puis son énergie...

Le poète-guerrier sentait la force du vent, que dis-je, de l'ouragan prendre possession de lui. Elle lui donnait la force nécessaire pour éviter ces risibles cailloux volants. Aucun mouvement inutile, tous ses membres sous un contrôle parfait, aucune roche percutée. Il était bien plus fatigué qu'il n'en avait l'air, il ne serait d'ailleurs pas capable d'accomplir une seconde fois une telle prouesse, mais aucune tâche de sang ne maculait son corps. C'était maintenant l'heure de la contre-attaque en force, ce monstre n'était pas à la hauteur!

Il se rua alors sur lui et lui asséna un coup à pleine puissance dans la tête qui ne le fit pas bouger d'un pouce. "Merde, mais il est fait en béton ou quoi?!!" se demanda-t-il quelque peu alarmé par l'inefficacité de son coup. Ne se voyant pas l'abattre petit à petit comme cela il se mit alors à réfléchir à une autre tactique pour le vaincre. "Mmm... Essayons peut-être de le battre grâce à des attaques magiques, fight fire with fire après tout!" se dit-il en remarquant les nombreuses runes marquant son corps fait de terre. Il effectua alors un bond en arrière et écrivit un haïku.

Ce que le preux voit
Désormais,
Flambera. C'est la loi.

De ces quelques vers Bashô réussit alors à embraser le corps du mastodonte qui se stoppa net. Sa technique était incroyablement efficace et ce malgré l'incompétence du maffieux en terme d'attaques magiques! L'argile qui composait le colosse quelques secondes auparavant aussi dure que l'acier commençait à fondre comme neige au soleil. La créature se désagrégeait d'elle-même. La magie, ou peut-être seulement le feu, était son point faible.

-Tu n'es que poussière et à la poussière tu retourneras! hurla Bashô dans un élan de puissance.

Si ses adversaires n'avaient rien de mieux à lui proposer, ce seraient les prochain qu'il occirait. La seule difficulté qu'il voyait pour le moment était celle de la fuite des trois personnages, ils ne seraient certainement pas simple à rattraper. Et puis autre question importante, comment cela se passait du côté de Yoko? S'en sortirait-elle aussi bien que lui face à un adversaire de cette taille? Dans sa situation actuelle, il ne pouvait que croire en elle.

Combat:
 

***Du côté de Gally***

Après un quart d'heure après t'être engouffrée dans le couloir, une porte se dévoile à toi sur ta gauche alors que le chemin continue. Si tu l'empruntes, tu pourras y voir une grande salle peu ou pas meublé où sont disposées de nombreuses statues, objets religieux en or mais aussi des soieries etc. Il y a beaucoup de richesses dans cette pièce, mais finalement peu transportables, et également beaucoup d'objets qui pourrait avoir une utilisation détournée. Une fois avoir fouillé ou pas cette pièce, si tu continues ton avancée, tu finiras par apercevoir plus loin une autre salle apparemment assez grande. Arrivée à une vingtaine de mètres d'elle, tu pourras voir apparaître en son centre trois hommes. La pièce est éclairée d'une faible lueur verte et donne accès à de nombreux couloir reliant certainement d'autres pièces à celle-ci.

-Il faut nous dépêcher de vérifier que cet homme masqué était bien le seul à enquêter sur nous. Allez en ville et assurez-vous de cela, pendant ce temps moi je vais rester ici et préparer le prochain rituel, dis celui habillé en pontife.

Les deux autres hommes se dirigèrent alors vers l'un des nombreux couloirs alors que le Pontife s'avança dans ta direction. Il comptait certainement se rendre à la pièce que tu venais de découvrir...

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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   Mer 6 Sep - 0:41

- Jette-toi dans le ravin -

Comme nous l’avions – enfin, j’avais – convenu, nous nous séparâmes et chacun prit le chemin qui lui avait été désigné. Je m’enfonçais donc dans les étroits tunnels sous les roches vers la gauche. Je n’ai jamais aimé être sous terre. Je n’étais pas claustrophobe, ayant déjà évolué dans des lieux bien plus exiguë, notamment des stations spatiales, des conduits d’aération et tout un tralala d’endroit où j’avais dû trémousser sauvagement du derrière pour avancer. Donc, non, je n’étais pas claustrophobe, mais il fallait reconnaître qu’il y avait autre chose de pesant dans l’air des galeries qui me contraignait à avancer de plus en plus lentement pour voir où je mettais les pieds et si personne ne m’attendait au prochain tournant. L’atmosphère n’avait rien de naturel. Comme d’habitude, quand je ne parvenais pas à comprendre la source d’un phénomène, je soupçonnais une cause magique. Et dans ce cas, c’était comme s’il y avait un réacteur nucléaire caché quelque part à l’intérieur du canyon, mais, vu le niveau technologique de ce monde, c’était un réacteur nucléaire... magique ? Je suppose ? Enfin bref, je n’essayais même pas de faire abstraction de cette sensation, préférant être au courant si cette pression s’amplifiait ou diminuait.

Elle resta constante pendant toute mon avancée. Je marchais prudemment durant un bon quart d’heure, avant de découvrir une porte dans le recoin d’un mur. Après avoir vérifié qu’aucun mécanisme ne piégeait l’entrée, je pénétrais dans cette nouvelle pièce. Heureusement pour moi, personne n’était à l’intérieur. L’endroit était rempli d’objets divers et variés qui n’avait pas grand intérêt à mes yeux, malgré leur séduisant éclat doré. C’était sans doute un simple local où les gens de la secte stockaient les biens récupérés auprès des fidèles. Mais, au final, il n’y avait rien d’utile pour l’enquête. Je quittai donc la pièce et je repris ma route le long du couleur.

J’arrivai progressivement vers une salle bien plus grande. D’un rapide coup d’œil, je remarquai tous les autres couloirs qui devaient mener vers d’autres salles que j’allais devoir fouiller. Comme si j’avais le temps pour ces conneries. Mais au moment où j’allais me mettre au travail et entrer dans le hub de couloir, une espèce de tornade de sable se produisit au centre de la salle. Je reculai instinctivement pour me mettre en sûreté et observai trois hommes apparaître au cœur du nuage vrombissant. L’un d’eux était habillé comme un prêtre, un autre avait des vêtements plus communs. Quant au troisième, son corps était entièrement plongé sous une cape. Je n’entendis pas très bien ce dont il parlait, mais je savais que je ne devais pas traîner très longtemps. Si je me fiais – malheur à moi – aux informations de Ferun, il possédait des capacités de détection bien supérieur à la normal. Les hommes se séparèrent, prenant chacun un couloir différent. Mais le pontife venait vers moi. Je remontais le couloir pour retourner dans la pièce. Je devais trouver une cachette au plus vite. Un sarcophage doré se fixa dans mon regard et j’y rentrai pour m’abriter. J’eu alors une idée. S’il pouvait détecter les formes de vie, alors peut-être qu’il ne pouvait pas détecter les choses mortes ou inertes. C’était un pari très risqué, mais je devais le prendre. Je me mis en veille. J’avais déjà fait ça deux ou trois fois dans ma vie et cela consistai à couper toutes mes fonctions de vie sauf une minuscule partie de mes batteries avant de redémarrer de manière automatique un peu plus tard. Un problème à ça, je n’allais pas pouvoir prévoir l’heure de mon réveil et je n’allais avoir conscience de rien durant tout ce moment. Ma veille forcée se déclencha et je perdis “connaissance”.

Quand je repris les yeux, je restais quelques minutes sans bouger. Il n’y avait aucun bruit dans la pièce et j’ouvris précautionneusement le sarcophage. J’étais toujours au même endroit, ma tactique avait donc fonctionné. Mais combien de temps s’était passé ? Un quart d’heure ? Une heure ? Une journée ? Aucun moyen de le savoir pour le moment. Je retournais machinalement vers le hub. Toujours personne. Mais je sentais qu’il y avait du mouvement non loin dans une des salles liées au hub. J’avançai lentement pour découvrir ce qu’il en était et découvrit une scène horrifiante : dans une pièce toute petite ouverte à flanc de falaise avec une vue sur le désert au loin, le pontife se tenait en face d’un hôtel sur lequel était couché une jeune fille. Il tenait dans sa main un couteau sacrificiel et psalmodiait d’étrange phrase. J’allais me jeter sur lui pour l’arrêter, mais je reçus comme un choc électrique dans tout mon corps quand une main se posa sur ma nuque. Dans un effort herculéen, je parvins à tourner mon visage pour faire face à l’homme encapé. Il s’exprima, d’une voix calme et posé :
- Contemplez votre propre faiblesse devant l’inévitable, élue. Ni vous, ni votre ami ne pourra faire quoi que ce soit pour contrer la fatalité.

Au moment où il termina sa phrase, le pontife planta sa lame dans la jeune fille, qui cria comme une pucelle. Une impulsion magique parcourue la pièce. Quand elle me frappa, je commençai à lentement sombrer vers l’inconscient. Je ne pus que dire :
- Fils... de pute...

Le noir. Puis vint un éclat blanc. Une immensité blanche qui semblait tourner et tourner et tourner avant de s’arrêter brusquement. En face de moi se tenait Toji, le robot karatéka, qui allait me frapper.


------------------------------


COMMENT !? Un retournement de situation ? Et oui Basho. En vrai, Gally est resté dans son mode veille pendant une heure. Mais qu'à tu fais pendant cette heure justement ? Profites-en bien car à la fin de cette heure tu es toi aussi touché par l'impulsion magique et tu tombes dans l'inconscience. C'est dommage :/ Mais tu te réveille presque aussitôt, mais où? Fais un jet de dès 20 pour le savoir.

Entre 1 et 6:
 

Entre 7 et 13:
 

Entre 14 et 20:
 

A lire, très important:
 

Concernant le golem:
 
Gally



Couleur:
 


Un peu de maths, ça ne fait pas de mal (Fiche Technique)
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MessageSujet: Re: Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]   

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Jette-toi dans le ravin [PV: Basho]
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