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Les frontières du serpent
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MessageSujet: Les frontières du serpent   Mer 17 Mai - 8:52



Les frontières du serpent

Feat.Valentine

Le démon entra dans la grande pièce circulaire où le Capitaine Airun l'attendait. Cet homme d'âge mûr était debout avec une droiture tout ce qu'il y avait de plus militaire et était concentré à étudier une carte de Kosaten qui était remplie d'indications stratégiques. Vulgrim avança jusqu'au centre de la pièce et se racla la gorge:

-La fin de l'alliance entre Seika et Minshu est désormais officielle. Quels sont les ordres? Demanda-t-il sans préambules. J'imagine que nous n'allons pas continuer les combats dans ce cas.

Le Capitaine leva les yeux vers lui comme s'il venait à peine de le remarquer. Il se redressa et répondit:

-En effet, nous avons eu des ordres nous forçant à nous retirer du front, notre présence dans cette guerre est désormais finis. Mais ne pensez pas que je n'ai plus besoin de vous, je vais d'ailleurs vous confier une mission d'une grande importance.

-Je vous écoute.

-Très bien. Commença Airun. Jeong a décidé qu'il était nécessaire que les troupes de l'Empereur se retirent de nos territoires, en conséquence nous aurons besoin...

-Des élus pour accompagner les soldats du phénix jusqu'à nos frontières. Devina le spectre. En revanche Hanja n'a pas dû accepter ces conditions désavantageuses, si? Comment êtes-vous parvenus à un accord amiable?

-Euh... c'est exact. Balbutia le militaire un peu surpris d'avoir été devancé. Nous avons organisé un système simple: un intendant de la république sera là pour vous surveiller et possédera le droit d'annuler un de vos ordres qui lui sembleraient ne pas rentrer dans la nécessité de la mission ou abusif. En cas de mort de cet homme pour une raison quelconque, les troupes ont ordre de retourner au campement militaire le plus proche, tout cela dans le but de vous empêcher d'abuser de vos pouvoirs.

Le diable hocha la tête en signe de compréhension. Il était logique que l'Empereur des terres de Fenghuang impose ce genre de conditions pour éviter les débordements. Cette mission risquait cependant d'être fort difficile si l'intendant que les Seikajins avaient placé était un emmerdeur.

-Quels sont nos ordres si les fils du phénix sont trop bornés pour m'écouter? Questionna le fantôme.

Airun passa une main pensive dans sa barbe avant de répondre:

-Ce sera à vous de gérer au mieux les conflits qui risquent d'apparaître, mais il est important de garder cet homme en vie car si les bataillons venaient à rejoindre nos camps alors cela nous ralentirait énormément par la suite.

Vulgrim hocha la tête en signe de compréhension.

-Pour finir vous serait épaulé d'une autre élue, elle se nomme Valentine Weathley et a déjà travaillé pour Minshu par le passé. Elle vous aidera à maîtriser la situation.

-Je préfère généralement travailler seul, mais je veux bien faire une exception si vous en jugez la nécessité. Déclara calmement le démon. Qui est-elle?

-Vous pourrez lui demander vous-même quand vous rejoindrez les troupes. Vous devrez vous rendre dans les campagnes de Kansei. Expliqua le Capitaine en pointant les lieux du doigt sur la carte. Vous pouvez disposer.

-Je ne suis pas un chien et je dispose si j'ai envie!
Répliqua froidement l'immortel qui avait déjà été insulté par Airun.

Il disparut aussitôt dans un brouillard faisant sursauter le grand militaire.


Vulgrim




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MessageSujet: Re: Les frontières du serpent   Jeu 18 Mai - 19:40

Oor’ka rêvait probablement qu’il nageait. Probablement. Vu de l’extérieur, l’animal ne remuait certes pas énormément des pattes ou autres …Au contraire même. Mais c’était la seule raison que voyait l’hybride à demi vampire pour expliquer cette manière si étrange qu’il avait de faire onduler la zone entre son ventre et le bout de sa queue. Elle savait qu’il était amphibie, fait qu’Itachi, le soldat auquel elle l’avait confié pendant un mois, lui avait confirmé. Il rêvait qu’il nageait … Et vu son air, il était probable qu’il nageait assez vite pour se repaitre de bancs de poissons savoureux. Soupirant, la blonde laissa sa tête repartir en arrière, et heurter doucement le haut du dossier du banc. Le soldat minshujin, qui se trouvait justement à côté d’elle, tourna la tête pour l’observer un instant, avant de revenir vers le quadrupède avec un sourire. Ce dernier avait cessé de bouger, ne laissant qu’un spasme agiter sa patte de temps à autres.

Cette histoire de référendum t’énerve vraiment, n’est-ce pas ?
La blonde ferma les yeux alors qu’elle lâchait un soupire, haussant les épaules. Je m’y ferais. On se fait à tout … même à ce qu’on déteste. Son bras gauche, en écharpe, lui avait fait mal lorsqu’elle avait fait le geste … Tant pis.
Et bien je ne peux pas dire que je vais « détester » arrêter de m’occuper de ton petit copain, mais il va me manquer, c’est sûr … C’est déjà gentil de ta part de me l’avoir confié de nouveau pendant ta convalescence, même s’il s’est enfuit deux-trois fois pour te rejoindre. L’hybride avait rouvert les yeux. Elle ne répondit rien cependant, observant juste un peu le ciel. Et du coup, à propos de ce dont je t’avais parlé tout à l’heure … Qu’est-ce que tu va –
AU VOLEUR !

Le cri réveilla Oor’ka, et pivoter la tête des deux personnes assises sur le banc d’un bloc. Valentine était restée relativement « décontractée » dans sa tenue : elle ne portait qu’une chemise, en plus de son pantalon et ses bottes. L’homme à côté d’elle n’était de même qu’en tunique simple, n’étant pas de service … Mais voir un jeune homme passer non loin d’eux avec un sac à la main n’était pas des plus agréables. Se relevant en un instant, Val’ voulut se mettre à courir … Mais avant qu’elle puisse s’avancer, le garde lui saisit la main pour l’arrêter. Elle se tourna vers lui avec un air perplexe, ne comprenant pas le but de son geste. Ayant un sourire confiant sur les lèvres, Itachi se releva à son tour, et siffla une ou deux notes, qui attirèrent immédiatement l’attention du quadrupède bleu marine. Ce dernier se releva presque aussitôt, se tendant légèrement alors qu’il regardait autour de lui. D’un doigt, le garde pointa le voleur, avant de faire un mouvement du menton.

Va chercher.

Le prédateur se ramassa sur lui-même un instant, regardant sa cible, puis le garde. Puis, brusquement, il partit comme une flèche, galopant sur les pavés sans faire de bruit … A part bien sûr les craquements qui marquaient de temps à autres le passage d’un arc électrique dans le sol. Fronçant les sourcils, la traqueuse observa un animal qu’elle avait connu bébé, recueilli, nourri et autres … foncer jusqu’au voleur, et le percuter avec son crâne. Le choc – couplé à la décharge électrique invisible, mais qu’elle savait présente – fit pousser un cri au voyou, qui chuta à terre. Presque aussitôt, le quadrupède se mit sur lui, le gardant au sol, et se tournant vers Itachi en remuant de la queue, visiblement très satisfait de son travail. Le garde l’applaudit avec un sourire, et se mit en marche à son tour … Puis, voyant que l’hybride ne le suivait pas, il lui fit signe de venir avec lui. Elle hésita un instant encore, mais finit par lui emboiter le pas.

Tu lui as appris un tour ou deux, visiblement …
On peut dire ça comme ça … Mais je n’ai pas grand mérite. Il connaissait déjà bon nombre de commandes basiques, du style « assit », « couché », « à ta place » et autres … Mais vu l’aspect qu’il prend en grandissant, quelque chose me dit que tu as plus pris un chien d’attaque que de grand-mère, si tu me permets la comparaison. Tu ne m’en veux pas ?
Mhhh … Il t’a accompagné durant tes rondes ?
ça a … Servi à le former, disons. Mais je ne lui ai fait pourchasser que des voleurs à la tire ou autres, rien de trop dangereux. Quand je lui dis « va chercher », il ne mord pas, comme tu as pu le voir … plutôt pratique, n’est-ce pas ? Prenant un des bras de l’homme à terre, et le sac de sa victime dans l’autre, il souleva les deux, forçant le voyou à se lever et lui faisant une clef de bras pour qu’il se remette du choc sans chercher à s’enfuir pour autant. Retournant vers la femme qui s’était fait voler, le garde continua. Toi mon jeune ami, tu es bon pour un petit séjour au poste … Ce n’est pas parce que je ne porte pas l’uniforme que je n’ai pas le droit de t’arrêter. N’écoutant même pas la réponse inintelligible qu’on lui opposa, le brun se tourna vers la chasseuse de monstres, mal à l’aise. Pour Oor’ka, ça ne te dérange pas trop, n’est-ce pas ?
Mh … C’est vrai qu’il vaut mieux s’y prendre tôt, pour ce genre de choses.

N’arguant rien de plus, la blonde suivit le soldat pendant qu’il escortait le coupable jusqu’au poste, et resta le temps de déposer son témoignage, et attester du rôle de son familier dans l’histoire. Suite à cela, elle patienta contre un mur, dans un couloir, jusqu’à ce que Jason lui-même n’en ai terminé avec l’administratif. Il la retrouva en train de fixer le mur face à elle, une main dans la poche, l’autre pendant mollement hors de son écharpe blanche.

Je vais le faire.
Hein ?
La mission dont tu m’as parlé. Je pense que je vais la faire. Elle eut un sourire, et se tourna vers lui. Je ne peux pas passer des années à me tourner les pouces non plus, après tout, n’est-ce pas ?

* *
*

La traqueuse avait fait savoir qu’elle prenait la mission en l’espace de quelques secondes : elle était rentrée dans le bureau de l’officier, avait sorti d’un de ses tiroirs le document qu’il lui fallait sans lui demander la permission, l’avait signé sur le tas, et était repartie comme elle était venue. Visiblement, ça n’avait pas dérangé le principal concerné, qui l’avait juste observé faire un instant, avant de remettre les yeux sur son mot croisé en lâchant un « Merci ! » lorsqu’elle referma doucement la porte. Ceci fait, elle avait acheté quelques provisions avec l’argent de sa précédente quête, avait fait changer ses bandages chez un médecin, et s’était rendue à l’endroit où on lui avait indiqué que les soldats patientaient.

Elle ne pouvait pas dire qu’elle était « loin » d’avoir complètement cicatrisé des blessures qu’elle avait récolté lors de son passage à Fuyu, mais elle sentait parfaitement à chaque mouvement sollicitant certains muscles que ceux-ci avaient encore besoin de temps. En soit, plus que les blessures ou l’épuisement physique extrême qui avait accompagné cette mission, c’était sur le plan psychologique qu’elle avait été le plus marquée, et par deux choses. La première était la rencontre avec Morlun. Croiser l’ange n’était pas une surprise, pas plus que son appartenance à la nation fuyujin : des trois pays, c’était toujours celui où elle avait le mieux vu sa personnalité mégalomane et égocentrique. Pourtant, leur entretenue – brève, mais violente – s’était soldée sur un constat problématique … Il était plus puissant qu’elle. Probablement de beaucoup. Ses blessures avaient eu leur part de responsabilité dans ce fait, c’était impossible à nier, mais la semi-vampire était réaliste : même au top de ses capacités, elle n’aurait pu l’emporter. C’était un problème sérieux, auquel il faudrait qu’elle remédie le plus tôt possible … Le second point, beaucoup moins personnel, concernait sa terre d’accueil. La décision du président la laissait pleine de rancœur. Elle n’avait, à l’origine, même pas conçu que la rupture de l’alliance puisse être appliquée … enfin. Après tout, il ne s’agissait que d’un pacte vieux de quelques années … Elle était, du fait de sa longévité, encore plus réaliste qu’un autre sur le fait que les hommes étaient versatiles. Mais après l’investissement réalisé … a ses yeux à elle, il était déjà trop tard pour prendre cette décision. Probablement était-ce à cause de ce qu’elle-même avait fait pour le serpent et le phénix ? Elle avait traversé le continent, et failli y laisser sa peau … Pour rien. Cette phrase en disait long sur son ressenti.

Elle trouva le campement des seikajins avec facilité : les soldats avaient élu domicile dans une large plaine, et les tentes et les feux qu’ils avaient mis en place étaient visibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Lorsqu’elle était arrivée à proximité, elle s’était contentée de s’identifier auprès des soldats, qui l’avaient jaugé un instant à peine avant de lui accorder de voir l’officier en charge. Ce dernier, un capitaine, était penché sur une carte qu’il étudiait à la lueur d’une torche, avec un autre individu que l’hybride de brume reconnu d’emblée, à sa tenue, comme un fonctionnaire. « L’habit ne faisait pas le moine » ? Peut-être, mais une ample toge de ce genre, paré de quelques touches de couleurs flamboyantes, était tout sauf adaptée au combat … et dans un camp presque uniquement peuplé de militaires, il était peu vraisemblable qu’il ne s’agisse que d’un quidam quelconque cherchant son chemin. Levant les yeux de sa carte, l’officier lâcha un « Ah. Je suppose que vous êtes une des deux élues que nous attendions. »

Une des deux ?, répondit l’hybride, qui tendit la main droite … avant de réaliser que le bras droit du capitaine avait été amputé à partir du coude. Ce dernier, ne s’en formalisa pas, tendit la gauche … Et rigola en voyant que c’était le bras en écharpe de la blonde. Riant, il ferma le poing, observant la main de la traqueuse. Cette dernière fronça les sourcils, perplexe … Mais finit par faire de même. Avec une certaine douceur, le capitaine tapa son poing contre le sien, avant de hocher la tête d’un air satisfait.
Excusez, une manière qui provient de mon village natal. Et oui, le commandement de Minshu nous a fait comprendre que nous n’aurions pas un, mais deux élus pour nous « guider » durant le trajet.
Sous ma tutelle, bien entendu, compléta l’intendant en s’approchant et en tendant une main maigrelette. La prenant dans la sienne, l’hybride constata avec un brin de dégoût qu’elle était mollassonne, sans volonté. Soupirant, elle hocha la tête, regardant autour d’elle. Et j’espère que notre coopération sera sans accrocs, bien sûr.
Ouaip ! Mais si vous avez besoin d’aide pour un des gars, n’hésitez pas à m’appeler pour les mater … De vraies têtes de pioches. ‘vous feront pas confiance comme ça. Eeeet yen a bien 250, au total …
Je vois … De toute manière, je vous avoue que les fonctions de commandement ne m’ont jamais réellement intéressé, je suppose que ce sera l’autre élu qui endossera le plus de responsabilités, si le cœur lui en dit … Où est-il, d’ailleurs ? Est-il déjà arrivé ?
Le capitaine se gratta la tête, alors que l’intendant se tournait de nouveau vers la carte, l’étudiant scrupuleusement. Prrrt. Si oui, il n’est pas venu directement … Ou alors mes hommes l’ont emmené boire un coup, ha ha ? Au fait, commandant Tensei. Et voici le responsable seikajin que nous a envoyé l’empereur, Matsuo Ikeda.
’chanté.
… De même, messieurs … Valentine Weathley.

hrp:
 


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


"Mais bon ... J'ai aussi cette petite boule de poils, pour m'aider. Il s'appelle Oor'ka." :
 
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MessageSujet: Re: Les frontières du serpent   Jeu 18 Mai - 22:00



Les frontières du serpent

Feat.Valentine

Pour rejoindre le camp qui lui avait été indiqué, n'importe quel homme aurait sellé un bon cheval et serait parti aussitôt à vive allure pour gagner rapidement cette destination. Mais Vulgrim n'était pas un homme, et l'idée même de monter sur un équidé ne lui plaisait absolument pas sous sa forme actuelle et il n'avait pas vraiment envie de modifier son apparence pour si peu. Il choisit donc l'option de se déplacer par ses propres moyens.

Depuis qu'il avait récupéré une partie de sa force, le démon avait retrouvé l'un de ses pouvoirs primordiaux lui permettant de se changer en brume et de se téléporter au loin en une fraction de seconde. Il avait donc effectué le voyage à une vitesse au moins aussi rapide qu'un cheval, néanmoins il avait dû parfois faire des pauses pour se ressourcer car sa magie était plus faible qu'auparavant.

Enfin, après un trajet qui lui avait pris environ deux jours pour descendre des montagnes jusqu'à la capitale, il vit au loin les fumées des feux du camp qui lui indiquait que son périple était terminé. En s'approchant des lieux une sentinelle surprise par la vision cauchemardesque du monstre voulut donner l'alerte.

-Je suis l'un des deux élus de Minshu sous lesquels vous serez sous les ordres, alors je te déconseille tout de suite de vouloir crier au loup pour rien. Gronda l'apparition d'un ton autoritaire pour tout de suite instaurer qu'il fallait le respecter même si sa forme était hideuse.

-Je... Veuillez m'excuser... Ça ne se reproduira plus, je vais de ce pas vous conduire au capitaine! Bredouilla le soldat qui avait été surpris par l'aura de commandement de la créature.

En traversant le camp, les militaires qui aperçurent le fantôme furent tous surprit avant que l'homme qui guidait le démon ne formule une rapide explication. Les soldats étaient tout de même suspicieux, mais Vulgrim sentait qu'il instillait la peur dans les valeureuses âmes des combattants. Voilà qui pouvait jouer en sa faveur s'il devait les commander...

En se rendant au centre du campement la sentinelle pointa du doigt trois personnes en train de discuter et expliqua qu'il s'agissait du capitaine, de l'intendant et sûrement de l'élu en charge de l'épauler. Le minshujin le remercia et lui indiqua de reprendre son poste.

Détaillant un peu mieux les personnes qu'il allait rencontrer, le manipulateur perçut rapidement leurs personnalités à travers leurs apparences respectives: le capitaine en armure avec son air bourru de vieux vétéran était facile à reconnaître. Il était tout aussi aisé de comprendre que l'intendant n'avait rien d'un soldat et qu'il avait l'air d'un homme difficilement appréciable, le corrupteur sentit même que ce personnage avait déjà eu recours et reçut des pots-de-vin ce qui était bien normal pour un diplomate. Le troisième individu du groupe restait en revanche un mystère. Il s'agissait d'une femme aux cheveux d'un blond pâle vêtu de vêtements légèrement usés, ses yeux semblaient impénétrables et le masque qu'elle portait empêchait de la dévisager correctement. Une aura intrigante se dégageait de cette demoiselle, qui était-elle réellement?

-Bonjour. Permettez moi de me présenter, je me nomme Vulgrim et je suis le second élu en charge de l'application des directives de notre président. Déclara-t-il d'une voix parfaitement calme en penchant légèrement la tête en guise de salutation.

-Ça alors! On m'avait prévenu que vous seriez un peu bizarre mais je ne m'attendais pas à cela! Dit Tensei tiraillé entre l'amusement et la surprise.

En revanche la réaction de Matsuo fut bien plus directe.

-Ah! Cria-t-il en laissant une bonne distance d'écart entre lui et le démon. Je... Nous n'allons tout de même pas travailler avec ÇA!? Il doit y avoir une erreur!

-La seule erreur que je vois, c'est que vous n'ayez pas été informé concernant les élus qui allaient vous rejoindre. Mais rassurez-vous hormis mon apparence j'ai une conscience qui s'approche des vôtres, et je suis aussi efficace que ce que les commandants de Minshu prétendent. Je ne compte pas spécialement dévorer vos soldats, sauf s'ils me désobéissent bien sûr. Ricana-t-il pour instaurer un climat plus détendu.

-À la bonne heure! Répliqua le capitaine en rigolant à son tour. Nous avons beaucoup de détails à mettre au point, car nous partirons demain dès l'aube, alors toute aide est bonne à prendre.

Vulgrim soupçonnait le capitaine d'être plus rusé qu'il ne le laissait penser et de continuer à le surveiller et à se méfier de lui, ce qui était parfaitement réciproque. Avant de se pencher sur les "détails" de la mission, le spectre s'adressa à l'élue avec qui il devait collaborer:

-Je ne vous connais pas me semble-t-il, ravi de faire votre connaissance. Puis-je avoir votre prénom? Je pense que c'est un bon départ si nous devons travailler ensemble. Questionna-t-il avec un ton de voix un tantinet charmeur.

Contextuelles:
 


Vulgrim




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MessageSujet: Re: Les frontières du serpent   Mar 23 Mai - 6:57

L’elfe de brume fronça les sourcils. Tournant un peu la tête, elle regarda un peu plus loin, quelque part à sa gauche … Elle avait perçu des cris. Un instant, elle songea à donner l’alerte, mais se retint. Non pas parce que les cris se calmaient – au contraire, d’autres étaient poussés un peu plus loin – mais parce qu’ils ne débouchaient sur … rien. Pas de bruit de combat, de lames qui s’entrechoquent, de sang qui gicle. Pour les avoir entendu d’innombrables fois, l’hybride était parfaitement capable de percevoir ce genre précis de sons … Mais ici, rien. Tout au plus, une lame qui crissait, hors de son fourreau … Mais qui était rengainée dans les instants qui suivaient. Pas de quoi alerter trop le capitaine et l’intendant, donc … D’ailleurs, en se tournant de nouveau vers eux, la traqueuse remarqua que si le fonctionnaire observait toujours la carte, le capitaine avait relevé le nez vers elle. Son expression indiquait clairement qu’il était interloqué par l’air qu’avait pris la demoiselle, et elle se contenta de sourire et secouant négativement la tête, signe qu’il n’y avait rien à craindre. Enfin, le sourire était invisible …Mais il comprendrait rien qu’au geste, n’est-ce pas ?

La question n’eut le temps de trouver une réponse, car dans les secondes qui suivirent, une apparition des plus étranges s’approcha du groupe. Flottant au-dessus du sol, disposant de 4 bras et d’un crâne de squelette, mais d’un corps étrangement mal défini, la chose, quoi qu’elle fut, n’inspirait pas confiance. Un instant, malgré les secondes qui avaient précédé, l’elfe de brume avait presque commencé à sortir ses griffes. Un spectre ? L’être semblait matériel … en tout cas, assez pour le frapper. Dans le pire des cas, il y avait des torches autour, elle aurait de quoi l’empêcher de se rendre intangible si besoin était. Etait-elle en mesure de se battre, malgré ses blessures ? Le rythme de son cœur, qui pulsait dans ses tympans, lui indiquait que son corps suivrait sa volonté, peu importe le prix. Son bras en écharpe ? Fonctionnel, peut-être à 80% dans l’état actuel. Il faudrait absolument éviter de forcer avec, mais ce serait toujours mieux que de ne pas du tout s’en servir. Etait-ce un spectre normal, ou autre chose de pire encore ? Les émissaires du chaos n’étaient généralement pas dotés de matière osseuse apparente, mais rien n’était jamais vraiment certain avec ces créatures. Un esprit tourmenté alors ? Non, trop petit, et elle doutait que des centaines d’âmes aient pu être fauchées en même temps et s’unir dans la haine, ici... Depuis le temps, elle aurait entendu des récits à ce sujet. Elle ne se sentait pas perdue par la situation … Juste trop déstabilisée pour penser à autre chose que le combat qu’elle devrait mener dans un instant. Elle n’avait aucune envie de croire que, simplement parce qu’elle n’était pas agressive pour l’instant, cette chose hésiterait si elle pouvait les mettre à mort …

Mais la chose, en dépit de ce que la blonde pensait, se contenta de se présenter. Vulgrim. Elu. Président. Il fallut que la traqueuse n’entende ces trois termes pour que son cerveau ne parvienne de nouveau à envisager autre chose que l’agression. Cette créature était simplement un élu, tout comme elle …La nouvelle fut loin de totalement l’apaiser. Elle fit à peine attention aux ongles de ses mains, qui se raccourcirent jusqu’à une taille raisonnable en un instant. La moitié étant un peu sous sa veste, et l’autre totalement dans une de ses poches, il était très peu probable que qui que ce soit ait saisi ce qui était arrivée aux doigts de la chasseuse. Aurait-ce été le cas ceci dit, elle n’en aurait eu cure. Elle se tenait face à quelque chose similaire à ce qu’elle avait, durant des siècles, combattu et abattu sans relâche ou pitié. Bien sûr, celle-ci était pensante, et de son côté … elle parvenait même à distinguer le petit seau qui ornait une de ses cornes. Mais elle réfrénait ses instinct à contrecœur, et à peu près tout en elle lui hurlait d’attaquer avant … qu’il ne soit trop tard ? C’était à peu près dans des termes comme cela qu’elle pouvait probablement le présenter. Elle sentit son dos être parcouru de frissons lorsqu’il se tourna vers elle pour lui adresser la parole, même si très clairement, ces derniers n’étaient pas causés par la peur. Se faisant violence, elle ferma les yeux et souffla profondément, s’obligeant à se calmer … elle n’était pas là pour se battre avec un autre élu.

Valentine … Valentine Weathley. Rouvrant les yeux, elle les fixa sur le crâne, sèche dans le ton de sa voix. Bien moins ravie que vous, sans nul doute. Probablement mon ancien boulot qui veut ça.
Et bien ! Hey, intendant Ikeda, vous vous sentez bien ? Z’êtes à peu près aussi pâle que … Que la demoiselle, en fait.
J-je vais bien ! Je vais bien. J’aurais juste … Besoin d’un petit remontant.
Aaah, ça. Justement, j’ai une petite bouteille de liqueur bien de chez nous dans ma tente, je vous en servirais un verre dans la tente de commandement. Et venez aussi, vous deux : ça m’a tout l’air d’être le moment parfait pour qu’on définisse ensemble l’itinéraire pour les jours à venir. Tapotant doucement le dos du fonctionnaire, le commandant désigna de l’autre bras sa tente, aisément reconnaissable de par ses distinctions, bien qu’elle ne soit fondamentalement pas beaucoup plus grande qu’une autre. Le fait que sa manche soit vide, repliée et cousue sur le bras à partir du coude donnait une drôle d’allure au geste, mais personne n’en fit la remarque.
Très bien. lâcha la semi-vampire sur un ton sec, avant de presque tout de suite se mettre en marche, suivie de près au moins par le capitaine.
Ce dernier, qui parvint à son niveau en quelques pas, se gratta quelque peu la tête en fronçant les sourcils. Et heum … Excusez-moi si je suis curieux Valentine, mais … C’était quoi votre … ancien travail ?
Chasseuse de monstres.
Ah. Je vois. Elle eut très nettement l’impression qu’il avait tourné les yeux vers le démon qui les accompagnait, mais au moins n’avait-il pas fait la bourde de tourner la tête. Et vous avez pu un peu reprendre, avec ce qu’on a ici ? Parce que ya quand même quelques sacrés bestioles.
Je préfère attendre d’avoir un peu plus récupéré, côté puissance … Même si oui, j’ai vu un ou deux échantillons ici et là.
ça peut se comprendre, c’est sûr. répondit l’officier avant de disparaître un instant dans son habitation temporaire. Il en sortit avec une bouteille de verre sur laquelle était fixé un étrange bouchon : probablement de quoi éviter que la bouteille ne se vide, même si elle était un peu chahutée pendant le voyage. Il désigna de la main tenant la bouteille une autre tente, à deux pas, qui celle-ci était plus grande et imposante : probablement de quoi héberger les différentes réunions d’officiers qui avaient pu avoir lieu ici.
Mh. Moi, ça me fait soulever une question.

L’hybride tourna la tête vers le fonctionnaire, alors pourtant que le capitaine lui tenait l’entrée de la tente ouverte. Remerciant et passant à l’intérieur de la « pièce », elle s’écarta de l’entrée, laissant ses yeux se balader sur les meubles et la disposition de l’endroit. Une large table, sur laquelle d’autres plans étaient disposés, ainsi qu’un secrétaire avec une réserve de papier, quelques plumes et un pot d’encre … Bien sûr, des chaises pour permettre aux gens de s’asseoir. Attendant que le démon ne soit à son tour rentré, l’intendant s’éclaircit la gorge … il avait déjà repris des couleurs.

Vous étiez chasseuse de monstres, donc … C’est fort bien, mais … Est-ce que cela vous rend qualifiée pour diriger des hommes ? N’en déplaise à la nation de Minshu, les élus ne sont pas des généraux … Or, on vous demande de commander une armée.
L’hybride eut, sous son masque, un petit sourire alors qu’elle haussait les épaules. C’est vrai. Sur la totalité de ma vie, je n’ai dû en passer, pour parler en chiffres … que peut-être 5, 7 pourcent à faire partie d’une organisation de type militaire. Ceci dit … c’est un peu contrebalancé par le fait que j’ai plus de 760 ans. Ah … Peut-être 770, depuis que je suis ici. La manière que l’intendant avait d’être surpris par le chiffre totalement anormal aurait presque pu faire rire la vampire … Mais autant son désir de se moquer de cet individu était présent, autant elle savait que ça ne jouait pas en sa faveur. Elle affecta donc de rester sérieuse en reprenant. Ceci dit, même si je n’ai passé qu’une trentaine d’année dans « la piétaille » pour ensuite faire environs vingt ans en officier, j’admets que le contexte était particulier. En revanche … Pour ce qui est de la lecture de carte, la gestion de ressources comme les réserves de nourritures, ou pour ce qui est de jouer les éclaireuses, je me sens largement les capacités requises.
T-très bien, très bien … Tant mieux … Vingt ans ? En commandement ?
Je n’avais pas encore un siècle, et j’avais envie de changer d’air quand je me suis enrôlé … Je n’ai pas vraiment regretté mon choix par la suite, mais j’ai fini par me lasser. Mais bon … Tout cela pour dire que même si je me réserve encore les droits de donner des ordres à vos hommes, voire de « commander » en cas d’urgence … Je laisserais probablement la main à Vulgrim ici présent, pour ce qui concerne la majorité de ce genre de tâches. D’un geste, elle désigna le démon, faisant tourner la tête des deux seikajins vers lui. Et au pire, si son commandant me déplaît, je suppose que je m’entretiendrais directement avec lui sur le sujet ?

L’hybride n’avait pas passé son pouce sous sa gorge pour faire une menace – relativement ouverte – de mort à l’encontre du démon. Mais il était possible que son regard n’ait suffit à cette tâche, vu ce que ce dernier était concentré en venin … La traqueuse ne savait pas comment il prendrait le fait qu’elle lui passe le commandement de cette façon, mais en aucun cas elle ne voulait le laisser croire qu’il serait libre de faire comme bon lui semblait avec le groupe. Ils portaient la même marque ? Bien, bien … « par défaut », ils étaient alliés. Mais la nature même de l’hybride des brumes, et la nature même du démon en faisait des ennemis. Et elle gardait ce fait à l’esprit, s’en souvenant très clairement …

Ah …Bah … Bien, bien … Un instant, j’ai cru que vous ne vous aimeriez pas ! Ha ha.


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MessageSujet: Re: Les frontières du serpent   Mer 24 Mai - 16:05



Les frontières du serpent

Feat.Valentine

La jeune femme se présenta sous le nom de Valentine Weathley, un nom qu'il ne connaissait pas. Elle semblait particulièrement méfiante et répondit durement qu'il était bien le seul à apprécier leur rencontre. Son ancien boulot? Après tout ce n'était pas la première fois qu'on lui faisait remarque qu'il était facile de le prendre pour un monstre, ce qui était en partie le cas mais là n'était pas le sujet.

-Je ne doute pas que vous ayez déjà eu affaire à des créatures me ressemblant physiquement, mais rassurez-vous il n'en est rien sur l'aspect psychologique. Dit-il avec sang-froid pour calmer le jeu.

Le capitaine s'employa lui aussi à changer de sujet en les invitant dans la grande tente de commandement pour se requinquer. La minshujin accepta d'un ton sec et avança sans même attendre ses compagnons. Cette attitude intriguait le démon qui aurait bien voulu savoir ce qui se passait dans la tête de cette demoiselle.

En les suivant il surprit le capitaine demander discrètement à cette femme quel était son travail. Comme le spectre s'y attendait elle confirma qu'elle était une tueuse de monstres. Voilà sûrement la raison pour laquelle elle n'avait pas été cordiale avec lui, qu'importe ils seraient bien obligés de travailler ensemble de toute façon! Elle aussi était encore affaiblie par le sceau? Tant mieux, ainsi cela serait plus facile pour le diable de rester sur un pied d'égalité.

En pénétrant dans la somptueuse tente destinée aux officiers supérieurs, l'intendant souleva une question: il souhaitait s'assurer que le commandement n'était pas confié à n'importe qui. Valentine répliqua alors qu'une simple fraction de sa vie avait été consacré au militarisme mais que cela représentait déjà bien plus de vie qu'il ne pourrait jamais en posséder. "Une espérance de vie bien plus longue que les humains, je me demande qu'elle est sa nature..."

Elle précisa qu'elle se sentait parfaitement confiante concernant la gestion des ressources ou des plans stratégiques mais qu'elle laisserait à son "collègue" élu les tâches de commandement. Cette nouvelle réjouit intérieurement le démon qui pourrait ainsi gérer lui même les soldats sans trop avoir à se référer à l'élue.

-Bien sûr. Dit-il en réponse à la jeune femme. Après tout nous travaillons désormais ensemble, alors je prendrais votre avis en compte. Quand à moi intendant, j'ai déjà effectué des missions pour les généraux de ma nation durant lesquelles j'étais le commandant. Ce rôle ne m'est donc pas étranger et je vous aiderai du mieux que je le puisse.

-Vraiment? Bien si vous avez les recommandations des généraux, alors je ne vois pas de problème... Fit-il en semblant se détendre.

-Tant mieux si les choses sont clarifiées alors! Déclara Tensei tout en leur servant chacun un verre d'alcool.

Après quoi il déplia une carte qu'il étala sur la grande table centrale, et les informa des détails de leur mission.

-Le plus judicieux serait de rejoindre la route principale entre Kansei et le désert, nous attendrions la frontière en moins de 4 ou 5 jours si nous conservons une bonne allure. En revanche nous devrons faire des pauses chaque nuits et remplir nos réserves d'eau régulièrement, car la traversée de notre désert est une rude épreuve. Je compte donc sur vous Valentine pour nous permettre d'économiser au mieux nos forces et nos ressources. Si bien sûr vous voyez des choses à dire sur notre itinéraire, je suis tout ouïe! Ricana-t-il de sa grosse voix.

-Je ne vois rien à redire à cela. Commenta Vulgrim. Nous ferons notre possible pour vous permettre de vous préparer à votre voyage retour à Seika. Valentine? Approuves-tu aussi ce plan?

-En tout cas, je vous conseil de prendre une bonne nuit de repos, car demain nous aurons besoin de vous au meilleur de votre forme si vous souhaitez diriger ces soldats.

-Cela ne m'est pas nécessaire, je veillerais cette nuit à ce que ces hommes soient obéissants. Dit-il en se préparant à se retirer pour surveiller le camp.


Vulgrim




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Dernière édition par Vulgrim le Dim 11 Juin - 17:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les frontières du serpent   Mer 31 Mai - 7:33

Le fait que le démon accepte si facilement le commandement n’étonnait pas franchement l’hybride, dans le fond. Est-ce que cela confirmait ses soupçons ou pas ? Difficile à dire. On pouvait aimer commander sans forcément être « mauvais » par nature … Il n’avait pourtant pas eu l’air surpris. Peut-être tout simplement parce qu’il avait un crâne en guise de visage, songea l’elfe de brume en se rapprochant de la grande carte. Observant l’itinéraire désigné par le capitaine, elle pencha la tête sur le côté, se passant la langue sur les crocs sans décoller les lèvres. Derrière son masque, cela devait rendre étrange, mais qu’importe. Soupirant un peu, elle finit par sortir une main de sa poche, tendant un peu le bras pour désigner une zone non loin de la route. Il s’était écoulé plusieurs secondes depuis qu’on lui avait posé la question, et les deux autres étaient déjà passés à un autre sujet, mais là aussi, ça n’avait pas d’importance.

à quoi correspond cette zone, exactement ?
Et bien, deux ou trois petits lacs, de toute évidence.
C’est bien ce qu’il me semblait … Et ils sont à quoi. 3 heures de voyage de la route que nous empruntons ?
Ah … Et bien oui, mais bon. Nous n’allons pas faire une pause de 6 heures juste le temps qu’un groupe de soldats fasse l’aller-retour. Et puis, sachant que le groupe ne sera pas non plus en mouvement toute la journée …
Pas besoin de mettre le groupe entier en pause. Je peux simplement prendre avec moi une ou deux charrettes remplies de barriques vides, ainsi que quelques hommes … Sans le moindre chargement, ce sera facile de faire avancer nos bêtes un peu plus vite, histoire de passer avant vous. Ensuite, nous constituons une réserve d’eau confortable … Et on se rejoint à l’entrée du désert, ici. Faisant glisser son doigt sur la carte pour accompagner sa pensée, elle releva un peu les yeux vers le manchot. Et j’aimerais faire un maximum de trajet dans le désert à l’aube et au crépuscule. Ce sont les heures médianes entre les pics de chaleur ou, au contraire, de fraicheur. Si on veut économiser l’eau, c’est un bon début.
Ne risque-t-on pas de prendre un peu de retard, avec ces fantaisies ?
Je vous assure qu’il est bien plus « fantaisiste » de voyager dans un endroit brûlant à 14 heures qu’à 19. Et arriver entiers m’importe plus que d’arriver « à l’heure ».
Mhhhh … Je vois.
’Vous en faites pas Tensei, Minshu est visiblement loin de nous avoir envoyé des incompétents ! Mettant une bonne claque dans le dos du fonctionnaire, le capitaine ricana un peu, avant de se détourner. Allez. Je n’sais pas pour vous, mais moi en tout cas, je ne crache jamais sur un peu de sommeil … Et là, c’est précisément l’occasion. Je vous laisse.
Mhhh … Je vais rejoindre ma propre tente sous peu … Je suppose.
Oh, avant que j’oublie. C’est la recrue Song qui monte vos tentes : vous devriez la trouver à l’est du camps … Même si vous n’allez pas dormir, ça pourrait être bien de voir où on vous a installé, ou de lui parler, elle sera en charge de votre matériel durant le voyage. Elle est assez petite, avec une longue natte … Vous ne devriez pas la trouver difficilement.
Entendu … bonne nuit capitaine. Faisant un petit signe de main en le voyant déjà quitter la tente, la vampire soupira … Et lui emboita le pas, presque en même temps que l’intendant.

Elle n’avait même pas remarqué que son familier, plutôt que de rester avec elle sous la tente, avait simplement posé son arrière train sur le sol, et l’avait surveillé de loin avec un air paisible. La chose était d’autant plus étonnante pour elle qu’elle ne l’avait jamais vu faire ça de lui-même, et le peu de fois où elle lui en avait donné l’ordre, il s’était montré rébarbatif … S’accroupissant son familier dont elle ne connaissait toujours pas précisément l’espèce, la traqueuse eut un sourire, lui prenant doucement une joue avec la main pour en frotter délicatement le poil. Un peu à sa surprise, elle ne reçut même pas de décharge électrique : soit son familier avait trouvé un moyen de se « décharger » tout seul … soit il avait appris à se contrôler. Encore une fois, probablement grâce à l’homme à la charge duquel il avait été durant le mois passé … La traqueuse ne l’aurait pas admis de vive voix, mais elle avait un peu peur. Peur de voir jusqu’où pouvait s’étendre l’influence d’Itachi, et qu’est-ce qu’il lui avait « appris » … Oor’ka était encore jeune. Donc malléable. Ceci dit, il avait visiblement amplement la maturité pour saisir le désarroi de sa maîtresse, car il vint de lui-même s’avancer pour pousser son épaule avec sa tête, s’y frotter en douceur. Elle eut un petit sourire, posant son bras valide dans son dos un instant, avant de se relever. Pivotant, elle chercha le démon du regard, jusqu’à poser ses yeux jaunes sur le crâne d’animal qui lui tenait lieu de tête … Faisant un peu fi de son dégoût, et veillant à ne pas le laisser trop transparaitre, elle lui fit un petit signe de tête comme pour attirer son attention.

Je suppose que nous allons voir la recrue « Song » ? Ce serait peut-être mieux de ne pas la rencontrer séparément … Au moins comme ça, si elle vous a déjà vu dans le camps, elle comprendra vite qui je suis, et sinon … Je suppose qu’elle aura moins peur de vous en vous voyant à côté d’une simili-humaine.

*     *
*

Il n’avait fallu que quelques minutes pour traverser les tentes un peu désorganisées, et trouver celle qu’ils cherchaient, même si au milieu du chemin l’hybride de brumes avait demandé leur chemin à une des sentinelles veillant sur le camp. Ce dernier ralentissait de plus en plus en activité au fur et à mesure que la nuit tombait, et la chose se ressentait au niveau du bruit comme des mouvements qui s’opéraient çà et là, au plus grand bonheur de la blonde. Avoir une ouïe surpuissante était une bénédiction … Sauf dans tous les milieux où la densité de population était trop élevée. Bien sûr, elle percevait les ronflements (plus ou moins sonores) de certains … Mais c’était sûrement un moindre mal que de les entendre rire ou jacasser. A l’instar de la nuit, un sentiment s’installait donc sur l’amalgame de tentes et de soldats plus ou moins endormis … le calme.

La recrue Song, presque aussitôt qu’elle vit les deux élus, se mit au garde à vous, sursautant presque tant son geste avait été brusque. La description du capitaine n’avait pas été fausse : petite, longue natte lui arrivant jusqu’à la ceinture, cheveux et yeux noirs … Elle avait tout du natif de base. Avec sa tête et demi de plus, sa couleur de cheveux et d’yeux, et sa tenue, Val’ ne s’étonnait même plus de ressortir parfaitement au sein de la population, et souvent d’être qualifiée d’élue par les autre sans leur avoir rien dit. Faisant signe de la main qu’elle pouvait se mettre au repos, la chasseuse de monstre s’approcha un peu plus, observant le résultat de son travail … Elle était encore en train de tendre les dernières cordes, mais la tente qu’elle avait construit n’était pas repoussante, au contraire. Elle semblait plus spacieuse que celles allouées aux soldats de base également, ce qui en soit dérangeait plus l’hybride qu’autre chose. Si elle devait diriger ces hommes, il aurait mieux valu qu’elle soit logée à la même enseigne, littéralement … Le « détachement » entre d’une part les travailleurs et de l’autre sa hiérarchie imposée était un danger, dont elle était parfaitement consciente. Enfin … au moins, elle aurait un endroit confortable pour se poser.

Bonjour … Valentine weathley, enchantée.
Bonjour ! Recrue Song ! Je constate que j’ai bien fait de monter une seconde tente, quand j’ai entendu les rumeurs … J’espère qu’elles vous conviendront.
Mhhh … Je dirais que je suis bonne à ce niveau-là … Et même que je vais la tester sous peu. Et vous Vulgrim ? Même si vous ne dormirez pas dans l’instant … L’endroit vous plaît ?


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MessageSujet: Re: Les frontières du serpent   Mer 31 Mai - 23:32



Les frontières du serpent

Feat.Valentine

Vulgrim surveilla d'un coin de l’œil la manière dont la minshujin prenait les choses en main. Il se doutait que même si elle avait refusé de commander elle serait parfaitement capable de se faire respecter en cas de problème, il suffisait de voir son regard déterminé et d'entendre sa voix qui ne laissait pas de place au refus.

Elle exposa son plan de route et suggéra de profiter de la proximité des grands lacs pour se réapprovisionner en eau. Cependant lorsque Tensei exprima ses doutes face à l'idée de perdre du temps inutilement, Valentine proposa alors de s'en occuper elle-même aidée par un petit groupe d'hommes. "Hmm... je discuterais de ça avec elle lorsque nous serons plus tranquilles." Réfléchit le spectre.

Après quoi l'engeance diabolique acquiesça lorsque son alliée insista pour rencontrer la recrue responsable de leurs lieux de repos.

-Il serait effectivement dommage qu'elle ne s'effraie pas à ma vue.



* * *


-Valentine, souhaiteriez-vous que je vous accompagne lorsque vous rejoindrez les lacs pour réapprovisionner les troupes? Ou bien préféreriez-vous que je reste ici afin de surveiller les débordements des soldats? Demanda poliment le monstre.

Tout en parlant ils rejoignirent les tentes qui se démarquaient de celles des autres soldats, il était clair que l'armée de Seika avait voulu bien accueillir les élus du serpent. À leur arrivée Seong se mit immédiatement au garde à vous.

-Repos soldat. Ordonna Vulgrim qui avait parfaitement endossé son rôle de commandant. Vous avez fait du bon travail. Dit-il en observant les tentes qui semblaient très spacieuses et confortables. Vous pouvez vous retirer dans vos quartiers, mais restez prête à ce qu'on vous appelle s'il y a le moindre souci, est-ce clair?

-Parfaitement, chef. Répliqua la recrue du tac au tac.

-Alors rompez.

Celle-ci ne se fit pas prier et se dépêcha de retourner jusqu'à sa propre tente pour profiter du repos qui lui était accordé. Le fantôme se tourna ensuite vers la jeune femme pour répondre à sa question:

-Je n'irais pas jusqu'à dire que les camps militaires soient mes endroits préférés, mais celui-ci fera l'affaire. Si vous me cherchez je serais en train de vérifier que chacun des soldats effectuent correctement ses ordres. Je vous souhaite une bonne nuit, reposez-vous bien car demain vous en aurez besoin.

Et sur cette conclusion il se retira afin de mieux pouvoir profiter de sa liberté pour explorer le camp. Il croisa assez peu d'hommes, la plupart avaient peur ou étaient intrigués mais connaissaient déjà les rumeurs qui s'étaient propagés dans le campement décrivant l'apparition de deux élus censés les diriger, dont l'un était proche d'une créature infernale.

Au final, Vulgrim n'eut pas grand chose à faire car ces guerriers effectuaient déjà leurs travaux au mieux de leurs capacités. Seul une sentinelle s'était fait gronder par le démon car il avait failli s'endormir lors de son tour de garde, mais ce fut le seul incident jusqu'au petit matin.



Vulgrim




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MessageSujet: Re: Les frontières du serpent   Dim 11 Juin - 0:47

Et bien … Je veux bien admettre que je n’ai pas croisé que des génies dans l’armée … Et il paraît que le peuple de Seika a un cœur fougueux … Mais partons du postulat qu’ils ne causerons pas plus de soucis que cela, voulez-vous ? La semi-vampire souffla par le nez à cette phrase, amusée par ce qu’elle était en train de décrire. Une vision optimiste des choses … Oui, il y avait presque de quoi rire, de son point de vue, vraiment. Néanmoins, je pense que je pourrais me débrouiller en me passant de votre présence … Après tout, en six petites heures, que peut-il bien se passer de si grave avec 4, peut-être 5 personnes ?

La question était rhétorique, mais pourtant relativement ouverte en soit, lorsqu’on la prenait au mot. Après tout, selon les individus, le contexte, le lieu et autres … Beaucoup de choses pouvaient se produire. De plus ou moins bonnes choses … Mais l’hybride des brumes préféra éviter de trop se pencher intérieurement sur les différentes options. « Optimiste » … le naturel n’avait pas tardé à revenir dans son esprit. Mais d’un point de vue plus pragmatique, concrètement, peu de choses étaient supposées arriver. Il s’agissait de soldats, entraînés et habitués à la discipline : ils savaient que la blonde était supposée les commander, et ils obéïraient probablement à ses ordres. S’ils posaient problème, elle n’hésiterais pas à en référer à leur officier … Et s’ils tenaient à profiter de quelques heures pour tenter un mauvais coup (ce qui était vraiment une vision pessimiste de la nature humaine ET de son avenir proche), elle avait déjà fait face à des menaces bien plus pressantes que des humains parfaitement normaux, furent-ils en groupe. Bien sûr, une fois encore, elle avait aussi été bien plus puissante … Mais elle se reposait plus sur son expérience que sur sa force, depuis les 2 ou 3 ans qu’elle était ici … Sans parler du fait qu’elle était encore affaiblie, mais moins qu’elle ne l’était quelques mois plus tôt. Ces pensées lui tinrent l’esprit occupé durant le temps où l’autre élu conversa avec la jeune recrue, et elle n’ajouta rien en voyant la jeune femme faire quelques pas quelques peu rigides, et se diriger vers une tente dans laquelle elle s’engouffra dans l’instant. Le fait qu’elle ait l’esprit occupé ne voulait pas dire qu’elle n’avait rien suivi de ce qui se passait autour d’elle, et c’est avec un manque d’amusement non feint qu’elle répondit lorsque le démon lui parla.

Oh, vous savez … Je pense que la plupart ont reçu l’ordre de dormir, vu ce que j’entends. D’un doigt, elle dégagea quelques mèches blondes, révélant sur le côté de sa tête une oreille bien plus pointue et longue que la moyenne : une façon comme une autre de signaler qu’elle n’était pas humaine. L’intérêt ? Et bien, elle n’était pas humaine, et ne désirait pas spécialement être appelée comme ça. Et pour le reste, entendu, mais … évitez peut-être de trop prendre à cœur l’idée de les « commander ». Nous ne les connaissons pas, c’est réciproque, et dans quelques jours, nous n’aurons plus aucune forme d’influence sur ces soldats … or, personne n’aime être forcé à quoi que ce soit, et encore moins par des étrangers. Autant éviter de trop les irriter.

Elle haussa les épaules à la fin de sa phrase, signifiant que malgré ses paroles, elle ne considérait pas ce qu’elle venait de dire comme un conseil à suivre à tout prix : après tout, même si bien sûr ils n’auraient jamais autant d’influence sur ce bataillon que le capitaine à sa tête, les deux élus étaient là pour le commander … Et montrer à la fois rigueur et autorité pouvait être une bonne chose, dans cette optique. Laissant cependant volontiers ce rôle au démon, la traqueuse ouvrit le volant de sa tente, et rentra à l’intérieur, avant de soupirer. Une petite table, sur laquelle elle posa son sac. Un tabouret, sur lequel elle s’assit avec un grognement … Et un matelas de campement, à côté duquel se trouvait le sac de toile dans lequel il serait rangé le lendemain. « Vous en aurez besoin » … Elle avait hésité à se montrer agressive pour répondre, mais après tout, son conseil avait découlé d’une bonne intention. Retirant ses bottes, la blonde laissa quelques instants son regard sur le familier qui, apprivoisant ce nouvel environnement, finit par décréter qu’un coin de la tente serait le sien, et s’y roula en boule avec une satisfaction visible. Le plaisir des choses simples … Ce spectacle lui tira un sourire. Elle décida d’essayer de percevoir les choses sous la même optique, et retira son masque de tissus tout en sortant des provisions de son sac de voyage. Etant arrivée relativement tard dans la soirée, elle n’avait pas eu l’occasion de partager le dîner des soldats. Pourtant, elle s’accommoderait bien de ce qu’elle avait : croquant dans une pomme et la mâchant longuement, elle perdit ses yeux dorés dans le vide … « besoin de repos ». Bah. Elle avait su composer sans pendant des siècles (dans le sens où faire une, deux ou trois nuits blanches ne la dérangeait que peu) mais après tout, ici, elle en avait l’occasion … Et pourquoi pas. Mangeant le fruit jusqu’au trognon, elle décida de l’accompagner d’un peu de pain, puis de tout simplement se mettre au lit.

* *
*

La traqueuse ne fut pas réveillée, comme elle l’aurait cru, par le son de la trompette du clairon : ce fut plutôt le cri d’un sergent, qui réveilla le clairon en question, qui lui fit ouvrir les yeux sur sa couche. Le jeune homme avait visiblement un peu trop dormi … Amusée, l’hybride eut droit, auditivement du moins, à un nouvel exemple de l’origine de l’expression « en prendre pour son grade ». Se levant et s’habillant en peu de temps, elle croisa à la sortie de sa tente la recrue, qui paru particulièrement surprise de la voir déjà parée et habillée, alors qu’elle-même était encore dans une tenue plus « relaxée », qui lui servait pour dormir.

... Je venais vous prévenir que le repas du matin va être servi sous peu. Au centre du campement.
Parfait. Et Vulgrim ?
Et bien … J’ai l’impression qu’il n’est pas passé par sa tente de la nuit, mais peut-être que je me trompe … Ceci dit, je crois avoir saisi … heum, une …Partie de son ombre, entre deux tentes.
Mhhh … Je vois. Vous pouvez aller vous préparer, Song, je le retrouverais bien tôt ou tard.
Entendu. A plus tard, dans ce cas.
Mhh mhh.

La jeune femme se détourna et s’éloigna d’un pas beaucoup plus mollasson que la veille au soir, visiblement encore peu réveillée. La blonde, quant à elle, se dirigea vers le centre du camp, son familier à côté d’elle. Ce dernier, reniflant ici et là, fit constater deux choses à l’hybride de brume … Dans un premier temps, il y avait plusieurs femmes soldats dans l’armée seikajin, et peut-être même plus qu’elle n’aurait cru, même si elle était très clairement en minorité. Et dans un second, certaines trouvaient l’animal « plutôt mignon », et ne se privaient pas de le faire remarquer … Même si, de façon amusante, la réaction n’était pas forcément partagée par leurs collègues masculins, qui ne se prononçaient que rarement sur le sujet. Parvenant à l’endroit où certains commençaient déjà à déjeuner, la blonde se vit offrir un bol de lait chaud, une large tranche de pain beurré, et un thé bien infusé que le cuistot avait visiblement préparé dans une « bouilloire » de la taille d’une petite marmite : assez pour tout le camps, en somme. Il la prévint que les petits-déjeuners seraient différents par la suite : il avait pu voir avec plusieurs fermiers des environs pour avoir beaucoup de lait, mais il était loin d’être assuré qu’ils auraient cette chance tout au long du voyage. Alors qu’elle mangeait tranquillement sur une des longues tables du campement, elle vit du coin de l’œil le démon, et lui fit un signe de main en guise de salut : elle avait la bouche pleine de pain, et ne désirait pas spécialement discuter pour l’instant. Les personnes se firent de plus en plus nombreuses, et rapidement, pratiquement tout le campement fut présent, papotant tranquillement pour commencer la journée. Ce fut ce moment que le commandant, presque entièrement équipé, choisit pour monter sur une table un peu à l’écart, et faire sonner deux coups de trompette au clairon à côté de lui. L’attention des personnes présentes attirée, il fit cesser, et se racla la gorge pour prendre la parole.

Bonjour à tous et à toutes. Mesdames, messieurs, comme vous le savez tous, la nation de Minshu, dans le but de nous protéger et de nous guider vers notre royaume d’origine, nous envoie deux de ses élus, qui assureront le commandement de ce régiment durant notre voyage. Durant les quatre ou cinq jour à venir donc, ils seront parmi nous jusqu’à notre arrivée en terres de Seika. La parole de ces élus doit être comprise de la même façon que la mienne ou celle d’un officier équivalent : vite, et sans faute. La boutade déclencha quelques rires, que le capitaine laissa entendre avant de reprendre la parole. Bien. Le premier élu, que vous avez très certainement reconnu en le voyant, si vous l’avez croisé, s’appelle Vulgrim : c’est l’être de brume et à la tête en forme de crâne que vous pouvez voir à ma gauche, là-bas. L’autre élue, même si certains d’entre vous l’ont déjà identifié comme telle aussi, est assise face à moi, à la 4ème rangée. Valentine, si vous voulez bien vous lever histoire de vous faire connaître de ceux qui ne sont pas assez grands et proches pour vous voir clairement … Soupirant un peu par le nez alors qu’elle avalait un morceau de pain, la traqueuse passa ses jambes par-dessus le banc pour se retourner, et se leva pour regarder autour d’elle. Même si elle suscitait bien moins – et elle l’entendait - de questions dans l’assemblée que le démon, elle n’aimait pas être le centre d’attention comme c’était le cas actuellement … Heureusement, le capitaine hocha rapidement la tête, et elle se rassit, buvant une gorgée de thé brûlant. Bien. Nous commençons à replier le camp dans environs une demi-heure, et devons partir au plus tard dans une heure : je vous invite à profiter de la fin de votre repas, puis à vous rendre à vos tentes histoire d’y regrouper vos effets personnels et de les ranger le plus vite possible. Sur ce, bon appétit.

Sautant lestement à terre, le capitaine sortit de cette façon du champ de vision de la blonde, qui crut saisir le haut de son casque pendant quelques instants, avant qu’il ne se détourne et ne quitte la zone. Il avait probablement autre chose à faire … enfin. Le soleil était loin d’être haut dans le ciel : il fallait dire qu’il n’était même pas levé lorsque le réveil avait sonné … enfin. Buvant quasiment en une gorgée son bol de lait, la traqueuse s’essuya les coins de la bouche d’un revers de main, avant de prendre son bol et de l’emporter avec elle, demandant au cuisinier ce qu’elle en faisait. Ce dernier, peu surpris, lui répliqua avec un sourire qu’elle devrait le garder et le laver elle-même : comme tout le monde. Lâchant un « entendu » amusé, elle soupira … Ce voyage promettait déjà, et il n’avait même pas vraiment commencé.


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MessageSujet: Re: Les frontières du serpent   Dim 11 Juin - 9:57



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Bien évidemment, le spectre n'avait pas fermé l’œil de la nuit. À quoi bon quand on n'en ressentait pas la nécessité? Le lendemain à l'aube, alors que tout le camp commençait doucement à s'éveiller, le fantôme se rendit en direction des cuisines où il espérait trouver Tenseï afin de discuter avec lui du déroulement de la journée.

Il n'aperçut pas le commandant, néanmoins il remarqua Valentine qui était levée de bonne heure en train de consommer de la nourriture. Celle-ci le salua poliment ce qui étonna le monstre qui avait ressenti hier la grande animosité qui animait l'élue à son encontre. Cependant il lui rendit son bonjour, désireux de ne pas s'en faire une ennemie. Il n'alla pourtant pas la rejoindre car il se doutait bien qu'elle n'aurait pas apprécié.

Quelques instants plus tard, l'homme qu'il recherchait apparu pour faire une annonce: Il expliqua alors au soldat la raison pour laquelle les deux minshujin étaient présents dans le camp. Tous les militaires le savaient car les rumeurs faisaient rapidement le tour des bouches, mais le commandant tenait tout de même à clarifier les choses.

Tout le monde connaissait le démon qui avait désormais la réputation d'être très stricte, mais peu d'entre eux avaient eu l'occasion de voir Valentine. Une fois que la femme fut levée pour se présenter, le commandant rappela en guise de conclusion que le camp allait partir sous peu. Aussitôt les soldats se dépêchèrent de finir leur repas, et commencèrent à rejoindre leurs tentes pour plier leurs affaires.

* * * * *

Lorsque le convoi était parti, Vulgrim avait rejoint l'avant du groupe aux côtés du commandant et de l'intendant de Seika. Les deux hommes étaient les seuls à profiter du confort de chevaux pour leur permettre de passe un voyage plus agréable. De par leur position les deux minshujin avaient eux aussi reçu la proposition de faire le voyage sur des équidés. Mais le squelette qui n'avait jamais vraiment employé ce moyen de transport et qui se sentait plus à l'aise (et plus rapide) sans les quadrupèdes, déclina l'offre.

Les deux hommes et le diable avaient donc passé une partie de la journée à discuter durant le voyage, tout en surveillant bien sûr la discipline des soldats d'un œil ferme. Matsuo montrait toujours de la réticence à la vue du démon, mais au moins il parvenait à ne pas trop faire remarquer ses émotions et à maintenir une conversation normale avec lui.

C'est ainsi que Vulgrim apprit de nombreuses choses sur le fonctionnement de l'administration de la nation du phénix, en passant par les protocoles et l'étiquette de la cour. Ces sujets auraient pu sembler barbant pour n'importe qui, mais le manipulateur fit preuve d'un intérêt non dissimulé ce qui ravit l'intendant qui se surprit à apprécier discuter avec le fantôme.

Alors que la fin de la journée approchait et que la fatigue gagnait les troupes, Tenseï leur fit signe de s'arrêter et s'adressa à Valentine:

-Je pense que nous allons arrêter là pour aujourd'hui. Je vais vous confier cinq de mes plus valeureux hommes pour qu'il vous accompagne renouveler nos stocks d'eau. La mission ne paraît pas dangereuse mais les brigands et les monstres pullulent aux frontières! Les lacs sont à quelques kilomètres d'ici, je vous confie cette carte si vous venez à vous perdre. Dit-il en sortant un parchemin de sa besace.

Tandis que le commandant s'occupait de rassembler le petit groupe sensé accompagné l'élue, le diable s'adressa alors à Valentine:

-Si jamais un problème venait à arriver, envoi l'un des soldats retourner au camp pour nous prévenir. Fit-il d'un ton qui ne laissait pas vraiment la place à la discussion. Pendant ce temps je m'occuperai de maintenir les troupes tranquilles avec l'aide de Tenseï. Bonne chance.

Sa mission avait uniquement pour but de ramener les forces armées de Seika à la frontière, mais il ne voulait pas qu'il arrive malheur à la minshujin. Déjà parce qu'il ne voulait pas qu'une élue de sa nation qui représentait une aide non négligeable meurt bêtement, et en plus car il ne souhaitait pas que la mort d'une alliée entache son dossier de dirigeant militaire à Kosaten.


Vulgrim




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MessageSujet: Re: Les frontières du serpent   Dim 25 Juin - 2:24

A l’instar du spectre, Val’ n’avait pas estimé nécessaire de prendre une monture : elle avait demandé à ce qu’on la donne plutôt à un soldat ayant des difficultés pour marcher, ou quelque utilité du genre. Ne prenant pas place particulièrement loin de la tête du convoi, la blonde passa une bonne partie de sa journée à une activité très simple : écouter les conversations autour d’elle. Bien sûr, le bruit des charriots et des bêtes ne l’aidait pas le moins du monde, et il pouvait parfois être difficile de différencier les bavardages de tout le monde, mais elle avait bien assez d’entraînement à ce petit exercice pour ne même pas s’en préoccuper. Dans un premier temps, elle chercha surtout à savoir si qui que ce soit manifestait du mécontentement de façon particulièrement forte … Mais à part un ou deux geignards qui n’aimaient pas trop le démon, rien de particulièrement probant, et les rares échanges sur le sujet partaient généralement très vite vers autre chose … La blonde eut ainsi le « plaisir » d’être la cible directe d’un ou deux commentaires salaces, venus le plus souvent de comparaisons directes entre elle et Vulgrim, qu’elle décida d’ignorer. Elle était bien trop vieille pour encore s’offusquer de ce genre de comportements. D’ailleurs, elle se demanda s’ils auraient eu une telle envie de la voir dans leur couche s’ils connaissaient son âge … La pensée la fit sourire, un instant.

Finissant par trouver la majorité des dialogues autour d’elle définitivement futiles, elle se concentra plutôt sur Vulgrim et l’intendant, se demandant si elle pourrait apprendre quoi que ce soit sur le démon … Là aussi, à son léger déplaisir, rien de bien intéressant pour elle. L’intendant se contentait de répondre aux questions, mais en posait très peu … bah. Connaître un peu l’organisation politique d’une autre nation n’était pas un mal en soit, et en tout cas pas un savoir sur lequel la traqueuse crachait : elle finit par ne se concentrer que sur le duo, grâce auquel sa journée passa légèrement plus vite. De toute façon, après 11h, les discussions diminuèrent énormément dans le groupe : le soleil et la fatigue donnaient à tous l’envie d’économiser efforts et salive. Buvant elle-même une gorgée ou deux, la traqueuse soupira en regardant sa gourde … malgré le plein soleil, personne ne semblait se plaindre de la chaleur. Elle n’osa pas imaginer à quel point le climat de seika pouvait être chaud, en comparaison de minshu … Enfin. Elle avait déjà un peu visité le pays … Mais pas son désert.

Le signal d’arrêt du capitaine fit réaliser à l’hybride à quel point la journée avait avancée … Observant les gens autour d’elle, elle revint tout à la tête du convoi, avec ses officiers dirigeants … Elle-même aurait pu continuer encore plusieurs heures, voir jour, mais elle n’était pas comme tout le monde … et le savait. Opinant en guise de réponse lorsque le capitaine lui proposa de lui présenter « ses » hommes, elle se tourna ensuite vers le spectre, et lâcha un « entendu. » d’un ton neutre. Ce n’était pas forcément la peine de rester agressif avec Vulgrim en permanence, après tout … Ou en tout cas, il ne donnait pas de raison de le faire, pour l’instant. Cela ne voulait pas dire que l’hybride lui accordait la moindre confiance, mais elle ne se tenait plus prête à lui sauter à la gorge à chaque geste.

Se tournant vers le petit groupe qui, dirigé par le capitaine, s’approcha d’eux, l’elfe de brume observa les 5 hommes (ou plutôt les 3 hommes et 2 femmes) se mettre au garde à vous devant elle, et leur intima le repos avant que le capitaine n’ait eu le temps de le faire. Tous semblaient, malgré la fatigue de la journée, encore relativement vaillants, et ils regardaient devant eux avec un air stoïque, digne du titre de militaire qu’ils portaient. Le capitaine regarda un instant ses hommes, puis l’hybride, lâchant un éclat de rire.

C’est drôle, la manière que vous avez de la regarder …On dirait que vous jaugez de la marchandise, ha ha ! Ils vous plaisent ?
Aurais-je été à un marché aux esclaves que je n’aurais pas agi bien différemment, en effet. La blonde fut assez satisfaite de constater qu’elle avait provoqué des réactions, même si ce n’était que des têtes se tournant vers elle ou des froncements de soucis. Levant les mains en signe de paix, elle soupira très brièvement par le nez, amusée. Je plaisante, je plaisante … Je me demandais simplement combien de temps vous alliez rester impassibles et droits comme des I comme ça. Pour le reste je vous fais confiance capitaine, je suis sûre que tout se passera à merveille. Vous autres, vous avez étés briefés sur ce que j’attends de vous ?
Oui madame ! Vous avez besoin de notre aide pour ravitailler le convoi en eau avant notre traversée du désert.
Parfait … Nous n’en aurons que pour quelques heures et il ne devrait pas y avoir de soucis, mais je compte sur vous pour adopter la même rigueur que d’habitude.
Bien madame. Oh, et heu … Je peux vous poser une question ?
Hum … Mademoiselle. Ou Miss. Miss Weathley, ce sera très bien. Et oui ?
Entendu miss !, répondit la jeune femme avec un début de sourire. Et je voulais vous demander : pourquoi avez-vous le bras en écharpe ?
Ah, ça …, lâcha la semi-vampire en baissant les yeux sur son bandage un instant, avant de hausser les épaules. Une mission un peu dangereuse, il y a quelques temps. J’ai pris un carreau d’arbalète. Je n’ai presque plus besoin du pansement, à vrai dire … Je le retirerais probablement demain.

La femme soldat hocha la tête pour marquer son approbation, mais fit tout de même un sourire à la blonde. Ce n’était pas vraiment le cas de l’espèce de grande brute à côté d’elle, qui semblait plus fatigué / ennuyé qu’autre chose, mais l’hybride ne releva pas spécialement, mettant ça sur le compte de leur marche de la journée. Laissant entendre qu’elle partirait le lendemain environs 15 minutes avant le convoi, elle leur permit de disposer, avant d’elle-même prendre congé du démon, de l’officier et du fonctionnaire. Elle n’avait en réalité pas sommeil, et il était probable que la recrue Song n’ait monté sa tente pour rien … Plutôt que d’aller dormir, elle préféra marcher quelques temps avec son familier, se rendant sur un point de la périphérie du campement, à côté d’un arbre. Prenant une branche courte mais épaisse qui en était tombée, elle la prit sur ses genoux, changea sa main en griffes, et se mit à la sculpter … Aucune forme particulière ne lui venait à l’esprit, mais elle improvisa tout de même, au bout de plusieurs heures, des motifs de gravure qu’elle trouvait plutôt joli … Enfin. Lorsque la trompette du réveil sonna, elle soupira, se releva et se rendit au centre du campement pour prendre un petit déjeuner. Finissant ce dernier en très peu de temps, elle fit un brin de toilette, et observa quelques minutes les troupes qui commençaient, comme la veille, à ranger le campement … puis, elle se décida à rejoindre son petit escadron.

* *
*

Ce que je demande, c’est pourquoi NOUS devons remplir les tonneaux pendant que VOUS vous la coulez douce.
Ce à quoi je réponds par une question : depuis quand un soldat conteste-t-il les ordres de ses supérieurs ?

La vampire ne savait pas vraiment ce qui l’irritait le plus. Devoir argumenter avec un soldat supposé sous ses ordres, ou le fait que tout le reste du groupe ait décidé, plutôt que de se mettre au travail, de regarder leur échange. Comme quoi, sans le capitaine pour les tenir en laisse … Pourtant, le trajet s’était relativement bien passé, au final. Mais les protestations étaient arrivées dès que le groupe avait rejoint le bord d’un des lacs : d’abord, sur le refus premier de l’hybride de « prendre un quart d’heure de pause » … Elle ne comptait pas vraiment passer la journée ici. Pourtant, elle avait fini par obtempérer au bout de quelques instants, se disant que peut-être que les mettre de bonne humeur serait une bonne idée … Mais dès qu’elle avait parlé de remplir les tonneaux avec l’eau du lac, de nouveaux des protestations … Et de la part de la même personne, en prime. Le grand type qu’elle avait repéré la veille … Le reste n’était pas particulièrement « contre » elle … Ils avaient plus l’air de suivre son mauvais exemple qu’autre-chose, et restaient plutôt en retrait.

Je suis désolée, mais j’aimerais qu’on m’explique pourquoi une élue minshujin devrait être ma supérieure.
Parce que ça a été décrété par les autorités de Minshu, le pays dans lequel vous vous trouvez depuis des semaines et qui vous a accueilli, parce que c’est un ordre qui a été accepté par mes supérieurs comme les vôtres … Et parce que si vous continuez à me gonfler, je vais finir par sérieusement m’énerver. Et au passage, je ne veux pas « me la couler douce », mais surveiller le périmètre.
Surveiller le périmètre ? Et pour voir quoi, au juste ?

La blonde n’eut pas le temps de répondre qu’un sifflement particulier lui fit tourner le crâne. Reculant d’un pas, elle entendit un carreau d’arbalète filer … Et se planter à deux mètres d’eux, à peine. Plissant les yeux, elle fit signe aux autres de reculer un peu, la colère qui crispait son visage ayant brusquement fait place à un genre de détermination froide. Plissant les yeux, elle aperçut un homme, armé mais n’ayant pas dégainé sa lame, sortir des fourrés en lui faisant signe. Presque aussitôt, elle se redressa un peu, s’étant ramassée sur ses appuis suite au tir, et se mit à marcher vers lui. Dans le même temps, elle lâchait un « [color=#330099]Remplissez-moi ces tonneaux maintenant. » à son groupe, sans se préoccuper de leurs réponses. Arrivant, au bout d’une demi-minute de marche, au-devant de l’homme, elle le dévisagea quelque peu, attendant qu’il ne prenne la parole. Très clairement, vu sa tenue, il ne faisait partie ni de l’armée, ni d’une garde quelconque : on aurait plutôt dit un bouseux un peu aisé qui avait pris une épée et décidé de l’agiter sous le nez des gens.

Et bien ! Quand vos hommes reçoivent des tirs de sommation, ils se mettent au travail ?
Ils suivent simplement les ordres. Qui êtes-vous et que voulez-vous ?
Quelle fermeté ! Moi qui me demandais si vous étiez d’une armée quelconque, avec vos uniformes … Que transportez-vous ?
Ce sont des hommes de l’armée de Seika, oui … nous sommes un détachement venus pour chercher de l’eau avant une traversée du désert. Nous n’avons pas de vivres, pas d’or … Rien de valeur.
Mh. Je vois … Décevant, mais je ne suis pas surpris. Un … Détachement ?
J’accompagne un groupe de plus de 200 soldats jusqu’à la frontière. Nous avons juste voulu éviter de faire déplacer tout le convois jusqu’ici.
… Ah. La bande d’Hisoka va avoir des surprises.
Hisoka ?
Et bien … Un collègue, possédant … Ma foi, plus d’hommes que moi, qui rôde aussi dans la région … Ils sont spécialisés dans les coups fourrés sur les convois marchands … J’espère qu’il n’a pas eu l’idée sotte d’attaquer un groupe armé aussi important.
Hm. Vous nous laissez prendre de l’eau et repartir sans encombres ?
Et bien … Si j’étais homme à faire des paris … Et je le suis … Je parierais sur le fait que vous êtes une élue … Et que je vais obtenir plus de blessés que de bien, si je lance l’attaque …
Je ne miserais pas contre vous sur ce point. Et je placerais même un autre pari : celui que vous avez 8 hommes postés en embuscade entre les arbres : deux se tiennent là où vous étiez plus tôt, un est perché dans un arbre, trois sont à votre gauche, et le reste peine derrière un buisson trop petit pour deux individus … Un peu corpulents. Leurs respirations sifflent, ils voudraient une autre position le plus vite possible.
… Et bien ! Je suppose qu’en effet, vous laisser tranquilles est la meilleur option … Ma foi. Mais vous n’êtes pas dérangés à l’idée de laisser des bandits en vadrouille sur les terres du serpent ?
Je n’ai pas vraiment assez foi en votre dieu pour estimer avoir le devoir de surveiller son pays comme un temple sacré ou quelque chose de ce genre … Je serais déjà satisfaite si j’effectue la mission qui m’incombe actuellement avec le moins de conflits possibles.
Ah … c’est étrange, je pensais les élus plus … Patriotiques. Enfin. Je vais … Prendre congé, je suppose.
Faites. Bonne journée.

Fourrant ses mains dans ses poches, l’hybride fit demi-tour, se mettant à marcher vers le charriot, au niveau duquel les soldats avaient déjà réussi à poser quelques tonneaux remplis … Elle n’était pas peur fière d’avoir réussi à cacher le stress qu’elle ressentait à l’idée de cette attaque. Combattre ne lui faisait pas peur … Qu’on tue les hommes qu’elle avait sous sa responsabilité, en revanche … Cependant, alors qu’elle réfléchissait à cela, elle entendit un déclic qui sonna particulièrement désagréable à ses oreilles. Pivotant à moitié le torse, elle avisa la forêt, parlant bien assez fort pour être entendue facilement.

Tires ce carreau d’arbalète mon couillon. Tires-le, et je t’assure que quand j’en aurais fini avec toi, tu seras en train de me supplier d’appeler la garde pour qu’ils t’empêchent de crever de tes blessures.

Elle eut la satisfaction d’entendre des bruits de froissement précipités, puis des bruits de pas précipités dans les feuilles mortes … Courageux, mais pas téméraire. Après tout, c’était peut-être effectivement elle la menace du groupe : en l’éliminant, peut-être qu’attaquer les soldats serait plus simple … Peut-être, peut-être pas. Revenant en peu de temps au charriot où étaient ses hommes, elle en vit deux déposer un tonneau à terre, et l’observer.

Tout va bien miss ?
Pas trop. Pressez-vous pour le reste des tonneaux, je vais vous filer un coup de main. Toi là. Ton nom.
Sergent Seong, Miss.
Prends le cheval sur lequel je suis venu, et retournes en vitesse au convoi les prévenir que des bandits doivent sévir dans la région. Je reste avec ce groupe ci pour l’instant, mais nous les rejoignons dès que possible.
Très bien.
Et préviens aussi le capitaine qu’il faudra que je lui parle de ton cas. Je n’ai pas oublié notre petite discussion de tout à l’heure, je suis sûre qu’il aura un avis passionnant sur le sujet.

Le soldat déglutit, mais ne répondit rien. Prenant son silence pour un agrément, elle lui pointa sa monture d’un mouvement de tête, avant de s’approcher des tonneaux vides, et d’en soulever un avant de se diriger vers le lac. Il suffisait de la regarder marcher pour comprendre qu’elle était énervée, à présent.


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


"Mais bon ... J'ai aussi cette petite boule de poils, pour m'aider. Il s'appelle Oor'ka." :
 
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