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Histoire de commencer...
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MessageSujet: Histoire de commencer...   Ven 9 Juin - 2:21

Histoire de commencer...

— « - Ils n'étaient pas contents, là où ils étaient ?
- On n'est jamais content là où l'on est, dit l'aiguilleur. » —



Combien de pas cela faisait-il, déjà ? Ah, tu avais cessé de compter plus tôt, agacée par ton énorme manque de sens de l'orientation en l'instant présent. Tous tes efforts pour te situer dans ce lieu inconnu semblaient voués à un échec immédiat. Pire, tu possédais la désagréable impression de tourner en rond depuis tout à l'heure ! Ta langue ne cessait de claquer contre ton palais, marquant ta frustration et rythmant ta recherche désespérée. Tu replaçais mécaniquement ta cape parfaitement assortie à la couleur de tes iris sur tes épaules, comme si le positionnement de celle-ci te dérangeait, alors qu'en réalité, ta tenue ne te préoccupait pas le moins du monde. À travers ce geste tout ce qu'il y avait de plus machinal et anodin, se dévoilait simplement ta tendance à renvoyer vers autrui de fausses impressions par le biais de ton comportement... mais ce n'est pas ce qui nous intéresse ici. Non, il te fallait absolument réussir à quitter ce territoire, ou alors tu finirais par t'arracher les cheveux de revoir le même paysage en boucle.

Des étendues d'eau, par-ci, par-là, puis encore par-ci, et encore par-là... Ce simple fait représentait une entière nouveauté à ton égard, en tout cas ! La disposition du lieu éveillait quelque peu ta curiosité, le nier ne servirait de rien... mais pas suffisamment pour occulter ton léger énervement concernant ta pure inefficacité par rapport à la résolution de cette tâche que tu t'étais imposée. Tiraillée entre ton intérêt qui grandissait, ton exaspération qui persistait et ta fatigue amassée qui te pesait, tu ne savais douloureusement plus où donner de la tête et lâchas un long soupir. Puis, frappée par la simplicité de l'évidence, le souvenir qu'en réalité, tout ceci t'importait peu, te revint. Ta marche se stoppa, l'espace de quelques instants, avant de rependre plus calmement. Oui, effectivement, tu te trouvais bien irritée par cette affaire, mais après tout, ce n'était pas réellement grave, pas vrai ? Tu étais perdue, définitivement. Et alors ? Même si tu parvenais à retrouver ton chemin, tu ne connaissais, de toute manière, nullement ce monde.

Kotasen... Ou Katosen, qu'elle avait dit, cette femme, furtivement rencontrée plus tôt, hein ! Il s'agissait bien de la première fois que tu entendais un nom pareil. C'était si... étrange ! Peut-être même irréel, à vrai dire. Le paysage qui s'étalait à perte de vue sous ton regard ne t'offrait que l'inhabituelle impression de la prospérité. Rien à voir avec les terres désertiques du Sud ou glacées du Nord de par chez toi : ton pays où la désolation s’immisçait, s'intégrait vicieusement jusqu'au moindre petit caillou qui reposait sur une quelconque route poussiéreuse. Ici, l'herbe te semblait beaucoup trop verte et florissante, l'eau beaucoup trop claire et limpide et le vent, la légère brise qui s'élevait et fuyait à travers ta chevelure immaculée, beaucoup trop innocent, frais, agréable. Toute cette situation te plongeait inéluctablement dans un profond sentiment de mal-être, tu ne te sentais définitivement pas à ta place dans cet endroit. Tu détonais, imperceptiblement, mais le rayonnement de cet environnement ne te correspondait terriblement pas.

Par ailleurs, cette suite d’événements demeurait bien mystérieuse... La seule explication crédible qui réussit à se frayer un chemin jusqu'à l'intérieur de ton petit crâne se révélait en ton apparition dans une espèce d'Au-Delà. Oui, après tout, impossible que tu aies survécu à une telle confrontation face à Russel ! Tes souvenirs en subsistaient particulièrement flous et cette violente lumière blanche qui semblait t'avoir entraîné dans l'inconscience... Ouais, c'était là la seule interprétation plausible, assurément. L'unique contradiction qui pointait désormais le bout de son nez se résumait en la sérénité de ce lieu. Si tu étais véritablement morte... pourquoi te retrouvais-tu dans un tel univers, si apaisé ? Où était ton Enfer destiné ? Bah, en tous les cas, tu ne perdrais pas la face, même soulevée par de telles incertitudes ! Oui, quitte donc cette pauvre petite mine d'enterrement et reprends sans tarder ton parfait petit jeu comme tu as su le faire durant les nombreuses années précédentes, Kyrrð. Même dans cet état — supposé — fantomatique, tu ne pouvais te dévoiler si naïvement aux yeux du monde.

— Allez, Kyrrð, tu peux le faire !

Voilà, tu reprenais du poil de la bête, tu renfilais ton « masque », comme il te plaisait de le nommer, même si celui-ci ne possédait qu'une valeur métaphorique. Quand bien même, il te fallait trouver une solution à ta situation... Ton regard bifurqua à droite, puis à gauche, avant que ton avancée ne cesse pour la seconde fois. Tes lourdes bottines métalliques s'enracinaient presque dans l'herbe verdoyante qui fourmillait sous tes pieds. Bon. Plusieurs options s'offraient désormais à toi, mais tu optas pour la plus déroutante, comme à ton habitude. Tu crias, que ce soit au Ciel, à la Terre, à toi-même ou à l'Univers tout entier, personne ne le saura jamais, mais tes mots résonnèrent bruyamment dans l'immense espace qui t'entourait :

— Aaah, je ne comprends vraiment plus rien à rien ! Où suis-je ? Et pourquoi suis-je ici ? Oui, surtout pourquoi ! Ça ne ressemble à rien au Purgatoire dont on m'avait parlé ! Je suis destinée à errer sans but, dans ce maudit endroit, à tourner en rond durant une éternité, c'est ça ? Ici ? Parce que je crois qu'il y a erreur sur l'endroit dans lequel je devais atterrir, là ! Je crois même que... pfff.

Tu posas tes mains sur tes hanches, reprenant tendrement ta respiration, les pupilles plantées en direction du sol.

— Bah, c'est inutile, hein ? C'est pas comme si les réponses allaient me tomber du ciel (après tout ce temps, voilà qui serait bien ironique), de toute manière... soufflas-tu.

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MessageSujet: Re: Histoire de commencer...   Lun 12 Juin - 23:12

- Allez, gros flemmard, on se réveille. Mon patron ne te paie pas pour que tu dormes durant tout le trajet.

Les humains sont un peuple bruyant. Là où les nains maitrisent parfaitement l’art de la rhétorique, de la manipulation par le discours et des sophismes trompeurs – mais marchands – les humains se contentent généralement de crier sur tout ce qui ne leur convient pas, espérant que la nature de cette chose se modifie pour satisfaire les plus profonds désirs humains. Ils émettent de leur bouche un son comparable à du vomi auquel il valait mieux ne jamais prêter attention sous peine de vouloir trouver une corde et un tabouret pour mettre fin à cette torture le plus vite possible. La seule espèce à être immunisé de ce poison sont, je vous le donne en mille, les humains qui ont tous sans exception la merveilleuse et très convoitée capacité de ne jamais prêter attention à ce que dit autrui. Ne pouvant donc tuer à coup de mots, les humains privilégient l’épée.

Petite moquerie à part, laissez-moi vous compter cette petite histoire. Une rencontre aux milieux des immenses et magnifiques lacs de la région à l’est de Kansei. Une rencontre avec une jeune personne, perdue, déboussolée. Une rencontre dont le but était de comprendre.

Tout à commencer quelques jours après ma rencontre avec Haru. Toujours aussi désireux d’agrandir mon influence sur le marché des informations, j’avais contacté un marchand pour lui proposer mes services de garde du corps durant les livraisons de bien. Il avait longtemps hésité, mais grâce aux propositions répétées que je lui avançai chaque jour du lever au coucher du soleil, il céda et accepta de me mettre à l’essai pour une livraison, afin d’avoir de quoi me noter. Je ne comptai pas le décevoir et n’allais certainement pas le faire. Avant le départ, j’étais parvenu à obtenir des renseignements sur les dernières attaques de bandits le long de la route que nous allions emprunter, me permettant de choisir le chemin le moins risqué. Ayant passé ma vie entière à planifier mes actions pour toujours éviter au maximum le danger, j’étais sûr de mon coup. Et puis... Bianca était lustrée pour l’action et n’attendait que ça.

J’avais cependant fait la mauvaise découverte que la personne que je devais escorter était un sacré trou du cul. Non seulement il faisait des remarques assez limites sur ma taille que je me contentai d’ignorer avec un calme andrastéein, mais il me reprenait à chaque fois qu’il pensait que j’essayais de me la couler douce. Tenez, quand il m’avait justement crié de ne pas dormir – mais si, cette parole que je vous ai citée, plus tôt – j’étais simplement sur le dos à regarder le ciel pour m’assurer que nous ne foncions pas droit dans une tempête, ce contre quoi j’aurais eu quand même plus de mal à me défendre. Mais connaissant l’intellect probablement négatif de mon acolyte, je ne pris même pas la peine de le contredire, me relevant pour être de nouveau debout au milieu de la charrette qui contenait de nombreuses caisses de lingots de fer.

En regardant alors tout autour de nous pour m’assurer que rien ne venait pour nous surprendre, je remarquai une silhouette à environ trois cent voire quatre cent pas de notre position. J’entendis une plainte provenir de cette direction, mais nous étions trop loin pour entendre quoi que ce soit de compréhensible. Je fis signe au conducteur de s’arrêter pour faire une pause. Quand il me questionna sur les raisons de cette pause, je lui expliquai :
Il y a quelqu’un là-bas. Si c’est un bandit, alors il faut s’en occuper avant qu’il ne prévienne tous ses petits copains. Si c’est quelqu’un de lambda, alors je suis persuadé qu’il a besoin de notre aide. Donc tu ne bouges pas tant que je ne suis pas revenu. C’est bien clair ?

Sans même attendre sa réponse qui, au passage, devait ressembler à d’autres cris incompréhensibles et meurtriers, je me dirigeai vers la silhouette que j’avais aperçue. En me rapprochant, je pus un peu mieux voir à qui j’avais affaire. C’était une jeune fille humaine, aux cheveux incroyablement blancs et à l’allure... étrange, c’était le moins que l’on pouvait dire. Je relâchai la poignée de Bianca que je tenais jusqu’alors, dans le cas où, et j’interpelai la jeune fille :
Que fait une si petite humaine aussi loin de toute habitation. Désires-tu de l’aide ?
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MessageSujet: Re: Histoire de commencer...   Mer 28 Juin - 1:18

Histoire de commencer...

— « - Ils n'étaient pas contents, là où ils étaient ?
- On n'est jamais content là où l'on est, dit l'aiguilleur. » —



Et dire que tu te songeais en parfaite solitude en ce lieu...Ton petit discours, voire monologue, d'il y a un instant n'avait définitivement pas pour vocation d'être entendu. Pourtant, voilà qu'un être, dont la silhouette semblait le définir du genre humain à ton sens, se situait à une distance suffisamment éloignée de toi pour que tu ne puisses pas distinguer ses traits, mais assez proche pour pouvoir le remarquer. Ton sourcil gauche s'arqua à la vue du drôle de bonhomme qui s'approchait de ta personne. Tu écoutas d'une oreille bien distraite son interpellation, avant de rétorquer promptement :

— Bien le bonjour, voyageur ! Enfin, je dis voyageur, mais ce n'est qu'une supposition... Que fais-tu ici, dans cet endroit visiblement délaissé ? 

Tu mordillas ta lèvre inférieure, tes muscles se crispaient insensiblement : tu étais allée beaucoup trop vite dans ton élan enthousiasmé pour dialoguer avec cet individu inconnu, avant de te corriger à la hâte. 

— Non, je veux dire... Qu'est-ce que je dois faire ici ? Cela doit bien faire un bon moment que je tourne en rond désormais, alors je commence à en avoir un peu marre ! On m'a raconté que j'étais arrivée dans un autre monde ou je ne sais quoi... À vrai dire, je n'y crois pas dans sa totalité (et puis, il faut bien dire que tu n'as pas vraiment écouté les précieuses informations que l'on t'avait gentiment prodigué, pas vrai ?), mais, hé, je suis morte, hein ? Je le sais bien ! C'est l'au-delà, ici, c'est obligé !

Oui, voilà qui était beaucoup mieux ! La réalité qui indiquait tout pour te pointer cette direction commençait à te déranger quelque peu. Si la mort s'offrait à toi comme une option parfaitement acceptable, errer comme tu le faisais depuis le début dans ce monde représentait une charge bien trop épuisante. Tu t'ennuyais, inéluctablement. Et cette ridicule raison suffisait pour te contrarier. Le désir de mener une seconde vie tout aussi remplie d'inintérêt, d'insignifiance et d'inconsistance ne te titillait fort heureusement nullement. Alors, ce que tu vivais actuellement ne constituait en aucun cas une chance à ton sens, mais uniquement un effort supplémentaire à fournir inlassablement... enfin, soit !

Au fond, il ne s'agissait là que d'un étrange cercle vicieux. À partir de là, tu ne pouvais plus être sauvée et il s'avérait radicalement inutile d'y songer plus, bien que tu ne te résignas à cesser de le faire. Pour te concentrer à nouveau sur ta conversation du moment, tu te remémoras mentalement la question de ton interlocuteur avant de tiquer sur un terme que tu avais momentanément occulté, histoire d'y réagir désormais, comme si tu n'en prenais conscience que maintenant. 

— Ah ! Tu demandais ce qu'une « si petite humaine » faisait ici... mais attention, attention ! Pour ta gouverne, je ne suis pas « petite » ! Et je n'ai rien d'une enfant, je suis tout de même sur mes vingt ans ! affirmas-tu, bien trop sûre de toi.

En réalité, ce que tu targuais comme un exploit ne constituait même pas quelque chose d'exceptionnel en terme de vieillissement humain, mais si en plus, on considérait la part de ton patrimoine génétique qui t'offrait ton statut de monstre — et dont tu n'avais, pour le moment, pas réellement conscience —... oui, tu demeurais sans le moindre doute très jeune, du moins d'un point de vue technique. En tout cas, il te catégorisait de « petite », mais il pouvait bien parler, lui ! Il ne t'arrivait même pas aux épaules ! Tu manquas de lui cracher une remarque empreinte d'un profond cynisme, légèrement piquée dans ta fierté, mais te contentas juste d’arborer une mine déconfite, voire blasée.

En plus de cela, tu omis bien volontairement de rectifier ce qu'il avait affirmé concernant ton statut « humain ». Il ne servait de rien de trop s'emballer pour l'instant, d'autant plus face à un tel inconnu. Tu parlais déjà bien assez. Beaucoup trop. Ton attitude qui collait sur ta personne l'étiquette « bavarde » n'était qu'une inconsciente manière de combler ton incompréhension actuelle. Tu soupiras une énième fois. Trop d'espace, trop de vide, trop de liberté, trop de perdition... et ce « trop » commençait à dévoiler un effet contraire à celui escompté : tu étouffais, te sentais étriquée, ne parvenais plus à suffisamment respirer en toute impunité. Cependant, pour mettre un terme à ces vaines tergiversations, tu te décidas à terminer ton petit blabla, les mains toujours posées sur tes hanches, le regard interrogateur et l'irrépressible et futile envie de mettre un terme à tout ceci.

— Et donc... que dois-je faire ? Je n'y comprends vraiment rien. Je suis perdue... finis-tu par conclure sur la phrase la plus sincère que tu plaças jusqu'à maintenant, depuis ton arrivée en Kosaten. 

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MessageSujet: Re: Histoire de commencer...   Jeu 29 Juin - 17:04

Cette jeune fille avait tout de même une allure bien singulière. Tant singulière pour les habitants de ce monde que pour ceux de Thedas. Des bottines métalliques avec d’immense semelle, une robe aussi blanche que les cheveux de sa propriétaire, une sacoche semblant contenir tout un barda aussi varié que probablement inutile – pour la plupart, cependant, puisque je notai un petit nombre de flacons contenant d’étrange liquide – et surtout, la chose la plus voyante chez elle, sa cape d’un rouge aussi fort et pétillant que celui de ses yeux. Avec un attirail pareil, je me demandai presque comment j’avais fait pour ne pas l’avoir vu plus tôt, même si plusieurs lieux nous avaient séparés. Mais ma question restait encore entière : que faisait une humaine pareille aussi loin de toute habitation ? La réponse me vint presque naturellement quand je remarquai la marque sur son front. Un serpent vert y était tatoué, signe qu’elle était une élue de Minshu. Autrement dit, une alliée.

Son discours conforta ma découverte. Simplement en l’écoutant, je pus en apprendre bien plus que si je m’étais embêté à lui poser mille et une question. J’appris donc qu’elle était une élue depuis très peu de temps et qu’elle tournait en rond au milieu de cette région depuis le début. Elle ne voulait pas croire qu’elle avait changé de monde et trouvait plus logique qu’elle était morte et qu’elle se trouvait dans l’au-delà. Peu après, elle rectifia ma remarque sur sa taille en indiquant et en insistant sur le fait qu’elle n’était “pas si petite que ça” et qu’elle avait quand même vingt ans. Dans le ton de sa voix, je sentais bien qu’elle se retenait de me lâcher que, de toute manière, je n’étais pas vraiment apte à critiquer vu que je ne dépassais même pas ses épaules. Ce qui aurait été une réponse très légitime puisque véridique. À un détail près, cependant, le fait que je n’étais pas humain, mais nain et que pour ma race, j’étais dans la norme. Quand elle gémit pour demander ce qu’elle devait faire avec une vraie détresse dans sa voix, j’essayai de la rassurer un peu :
Premièrement, pourquoi ne pas te présenter ? Je commence si tu préfères. Mon nom est Varric Tethras, conteur, homme d’affaires et à femme, et garde du corps le temps d’une mission. Deuxièmement, pourquoi ne pas m’accompagner ? J’ai une livraison à faire dans une petite ville, mais je retournerai dans la capitale de la nation dans laquelle tu te trouves d’ici peu. Je pourrais t’expliquer ce qu’il t’arrive dans les détails.

Je souriais de manière tranquille, avançant une main pour lui proposer de me suivre jusqu’à la charrette où je sentais que l’autre homme était en train de s’énerver en nous attendant. Mais, pour mon plus grand plaisir, je savais qu’il était bien trop loin pour que son vomi auditif atteigne mes oreilles de velours. Néanmoins, je ne voulais pas non plus m’attarder au milieu de nulle part. Le plus tôt, nous pouvions partir, le plus vite, j’allais pouvoir commencer mes explications. Raconter des histoires, c’était vraiment mon dada.
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