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La cité de la connaissance
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MessageSujet: La cité de la connaissance   Mar 27 Juin - 22:10

Nyo suivit la route qu’il s’était initialement fixé. Il n’y avait pas de raison particulière à ce qu’il emprunte cette direction plutôt qu’une autre. C’était son instinct qui le lui conseillait et si le jeune homme avait appris une chose à ce sujet depuis son plus jeune âge, c’est que dans toute part de vérité se trouve une part de hasard, qu’aucune connaissance n’est à même de proposer. Concrètement, ici, cela signifiait simplement que sans savoir se situer et sans l’aide d’un outil relié à Internet, il était obligé de choisir sa destination au hasard. Ce n’était pas une situation que le blond affectionnait beaucoup, mais il fallait s’adapter à ce nouvel environnement.

Etrangement, le cadre tout autour ne lui évoquait aucun souvenir. Pourtant, bien que ce ne soit pas sa matière de prédilection, Nyo était très bon en connaissance géographique. Il consultait régulièrement des articles mis en ligne à propos de la carte du monde, et de sa modification suite au réchauffement climatique, une thématique qui intéressait le garçon, puisqu’elle était amenée à devenir la priorité internationale dans les années à venir, et ce même pour les dirigeants politiques les moins instruits. Quoiqu’il en soit, normalement, le paysage, le dénivelé, la végétation, tout ce bio-système aurait dû rappeler à celui-ci une zone du globe, a priori située ni trop au Nord, ni trop au Sud, puisque le climat était plutôt tempéré. Mais rien à faire, le Japonais était incapable d’identifier cette zone…

A force de marcher, Nyo finit par apercevoir au loin un important groupement d’habitations. Il s’agissait très certainement d’une ville, de taille vraisemblablement respectable, bien qu’il ne soit guère aisé de jauger cela à une telle distance. Néanmoins, pour l’étudiant, c’était l’opportunité rêvée de croiser des habitants du coin, qui sauraient sans aucun doute lui indiquer le chemin du retour vers Tokyo. Il en profiterait également pour récolter des informations sur ces lieux, et découvrir ce qu’il s’était vraiment passé lors de sa soudaine téléportation.



Après plusieurs heures, et alors que le soleil commençait à décliner progressivement, Nyo atteignit les abords de la ville, qui était encore plus impressionnante d’ici. Le style était assez reculé par rapport à la technologie japonaise, mais le manipulateur du temps n’ignorait pas les écarts en cette matière au sein du monde. Par exemple, les populations africaines ne vivaient pas autant dans le luxe que ses concitoyens. Il y avait de toute façon rationalité à toute chose : il suffisait simplement de creuser la question pour percer le mystère.

Nyo, apercevant un homme âgé d’environ une quarantaine d’années, aux cheveux bruns et bouclés, se présenta à lui, l’air amical.

« Bonjour, excusez-moi de vous déranger… »


« Oui ? »


« J’aurais quelques questions à vous poser, si cela ne vous dérange pas. »

« Faites-vite, alors, je- Ce cristal... Il est plus gros que ceux des autres... Vous seriez un élu ?»

« Quel cristal ? Je n’ai rien sur mon visage… »

« Regardez par vous-même ! »


Nyo s’exécuta, s’approchant d’une façade en verre. Son reflet apparu alors. Et effectivement, sur sa joue gauche était incrusté un cristal violet que le possesseur d’Alter n’avait jamais vu auparavant. Il en demeura bouche bée quelques instants, avant de retourner voir son interlocuteur.

« Ce cristal… C’est quoi au juste ?! D’où ça sort ? »


« Il s’agit du cristal présent chez chacun des hommes et des femmes de Tenshi. Mais je n’en avais encore jamais vu d'aussi gros… »


« Tenshi ? Les élus ? »

« Je n’en sais pas plus… Vous voyez ce bâtiment (l’homme pointa du doigt un épais bloc situé non loin d’ici) ? C’est la grande bibliothèque de la capitale ! Vous y trouverez sûrement les informations que vous recherchez ! »

« Bien. Merci »

Et c’est ainsi que Nyo prit rapidement congé du monsieur, avant de hâter le pas avec pour objectif le puits de sagesse de la ville. Il pénétra dans le bâtiment, constatant qu’il s’agissait effectivement d’une bibliothèque. Le nouvel arrivé nota alors la présence d’une jeune femme, âgé d’une trentaine d’années, brune, les cheveux attachés en queue de cheval. Elle rangeait des ouvrages, si bien que le garçon supposa qu’elle devait travailler ici. Il s’approcha.

« Excusez-moi ? Je cherche à me renseigner au sujet des élus, de Tenshi et de cristal que j'ai sur la joue »
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Mer 28 Juin - 4:59

La cité de la connaissance
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Un nouveau venu


L'arrivée d'un nouvel élu et non pas par le téléporteur, mais par la téléportation divine des Dieux, allait très bientôt être connue de tous ici. Tenshi était l'ile de la connaissance, l'ile volante, l'ile observatrice. Des natifs très intelligents et curieux vivaient ici depuis, et bien, depuis des temps immémoriaux. Nyo parcourut les quelques kilomètres qui le séparait de la grande capitale.

Autour de lui déjà, il pouvait sentir le vent, plus fort et frais que sur la terre ferme, les nuages bien visibles, passants parfois même en plein sur la cité, même si vivre dans les nuages, rendait cette vision, paradoxalement, moins visible. Un premier habitant fut surprit de voir la taille du cristal incrusté. Tous les natifs avaient sur eux des morceaux de cristaux, généralement petits. Mais il semblait que les élus aient un morceau plus gros, plus visible, peut être même plus brillant et pour cause, un moyen de les différencier, légèrement du moins.

Cet habitant, laissa sa surprise de coté un court instant et indiqua le chemin de la grande bibliothèque des connaissances de Shiriai. L'élu s'y dirigea naturellement, mais la foule se pressait un peu plus derrière lui. Nyo était le premier élu à voir le jour sur Tenshi, c'était un événement et le conseil serait rapidement au courant, si ce n'était pas déjà le cas.

Bref, ce dernier entra dans le bâtiment et vit une vieille femme rangeant des ouvrages, minutieusement. Elle ne se stoppa que lorsqu'elle senti la présence et le regard insistant du jeune homme sur celle ci. Dehors, les habitants regardaient curieux, à la porte, par les fenêtres, mais dans un silence observateur. Les natifs semblaient très respectueux du lieu, et malgré leurs envies de savoir, ils se contenaient.

La dame approcha ;

Ce cristal, quelle surprise. Nous étions au courant que les élus venaient en Kosaten, mais jamais à Tenshi. Il semble que vous soyez le premier jeune homme. Vous devez ignorer tout ce que cela implique et signifie. Asseyez vous et parlez doucement.

Elle le délaissa quelques instants, prenant une échelle coulissante pour aller vers un autre rayon, espérant tout de même que Nyo s’exécute calmement. Puis elle prit un livre, deux, trois et quatre œuvres, les bras pleins, revint vers la table. D'autres habitants étaient un peu plus loin, à d'autres tables et scrutaient également la suite. La vieille femme posa ses lourds bouquins, puis se mit debout, face à l'élu fraîchement arrivé.

Que quelqu'un prévienne le conseil, si ce n'est déjà fait. Quand à vous jeune homme, quel est votre nom ? Le mien est Vala. Avant que nous nous plongions dans ces ouvrages, je voudrais que vous m'en disiez un peu plus sur vous.  Je m'engages ensuite à vous dévoiler ce que vous ignorez... Du moins dans la limite de mon autorité.

Elle aussi portait un morceau de cristal visible, sur son front, un peu à sa droite. Nyo devait avoir des questions, certainement, mais devait visiblement avant cela, répondre à cette vieille femme, histoire de la mettre en confiance ? Sous les yeux observateurs du reste des habitants amassés devant et dedans, mais laissant libre court à la situation. Autre point, l'un d'eux,  chargé de prévenir le grand conseil, quitta le bâtiment en marche rapide.

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Haïzen ¤ Inconnu ¤

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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Ven 30 Juin - 19:49

Le fossoyeur


Univers d'origine : planète Cryptum, an 3450 du calendrier chrétien, ère futuriste (équivalent à W40K)
Prénom : Haïzen
Sexe : Mâle
Âge : 7## ans (âge exact inconnu)
Race : Humain
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux mi-longs et raides, roux, tenus par un bandeau vert
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Combinaison / tenue de combat de Kevlar, renforcée par plusieurs protections métalliques, assortie de poches d'équipement, ordinateur portatif intégré dans le bracelet métallique protégeant un des avant-bras, rangers et protèges-tibias blindés, lunettes de protections multifonctions et protection respiratoire pendant sur le torse ou en place sur le visage.
Corpulence : "Correcte"
Taille et poids : 1m75 pour 79 kilos
Teint de la peau : Pâle
Emplacement du sceau :  Inconnu (peut-être sur le dos de la main gauche, mais avec ces gants ...)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, porte parfois son masque à gaz, air perpétuellement carnassier.
Porte, sur la face intérieur de l’avant-bras gauche, un genre d’ordinateur portable tactile avec lequel il interagit majoritairement à l’oral. Ce dernier répond au nom « d’interface ».


Le fossoyeur volait. Enfin, pour être exact, il planait, vu que le propulseur dans son dos était en rade … Comme la majeur partie du reste de son équipement. Ayant réussi à cesser de faire attention aux discussions des autres versions de lui-même, qui avaient pourtant lieu dans un coin de son esprit, il lisait les indications qu’affichaient en permanence ses lunettes de réalité augmentée. Et le résultat n’était pas brillant. Un nombre relativement incroyable d’objets connectés ne s’affichaient tout simplement plus. Le générateur de sa combinaison peinait clairement à sustenter l’interface, et certaines indications n’avaient pas de sens. Ou en tout cas … elles n’en avaient pas dans son monde. Mais si ce que l’autre espèce de dragon rouge, « l’artiste », disait était vrai, alors là, oui … C’était plus ou moins cohérent. En attendant, presque toutes ses armes étaient « introuvables », une ou deux « indisponibles » (qu’est-ce que ça voulait dire ?) et seuls sa machette, son couteau de combat et son magnum étaient toujours à leurs places, et « disponibles ». Et même en l’étant, ils avaient une annotation étrange … enfin, étrange. « Disfonctionnement non critique ». Dès qu’il se serait posé et qu’il aurait trouvé un endroit calme et un peu évolué, il chercherait un peu ce qui n’allait pas … S’il trouvait ce qu’il lui fallait.

Et du côté de sa tête ? Et bien là non plus, on ne pouvait pas vraiment dire que ce soit la grosse marrade. Il ne se souvenait plus de ce qu’il faisait juste avant d’arriver, mais il savait que la seconde d’après, il était enfermé dans le corps d’un type, et partageait sa conscience avec ce qui prétendait être … 5 versions alternatives de lui-même. Ça ne le « surprenait » même pas : il avait été mis en première ligne d’évènements bien trop tordus pour ça … Sans parler de son côté « rationnel », qui lui disait d’avancer sans prêter attention aux détails, et d’accepter les faits, plutôt que de les retourner dans tous les sens pendant des heures. De toute manière, c’était ce que faisaient les autres versions, vu qu’il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire. Il ne savait pas comment il avait changé de corps, et réussi à s’incarner à la place du dragon rouge de plus tôt … mais pour l’instant, il était là, il planait, et il avait envie de casser la gueule à quelqu’un. Mais il n’y avait personne à qui faire ça … Et ça, c’était vraiment naze. Finissant, avec un petit « Tch. » agacé, par couper toutes les informations qui défilaient devant lui, il prit plutôt le temps d’observer le paysage, et de chercher si quoi que ce soit avait évolué par rapport à tout à l’heure … mais non. Toujours des salo***ies de nuages à perte de vue. Encore que ? En y regardant bien, quelque part, très loin en dessous … Il avait l’impression de voir des bâtiments, dans un des nuages en question. Ce n’était pas très précis, mais ça méritait tout de même qu’on s’y attarde …

L'artiste


Hey, machin. T’es toujours là ?


Louchant à l’intérieur de ses lunettes, le mercenaire eut un ricanement ressemblant à un mélange d’amusement et d’incompréhension. Mais bien sûr que j’suis là, où tu veux que j’sois passé bordel ?


Alors, si t’étais resté avec les autres, tu poserais pas la question. Mon gars, on a trouvé un truc … Un genre d’endroit où on peut s’incarner à nouveau. Tous en même temps.


Mhhhh … Et c’est quoi l’arnaque ?


Bah ça ressemble plus à un genre de « subconscient collectif » qu’à la réalité … J’ai fait apparaître une table et 5 chaises par la pensée. Et non, normalement je sais pas faire. Mais du coup on a pu se voir les uns les autres. Eux y sont restés, ils testent un peu … Moi j’suis revenir voir comment sa se passait de ton côté.


Oh, totalement merveilleux bordel. Des nuages, des nuages, des nuages … Oh, et les trois quarts de ce que je porte sur moi ne servent visiblement plus à rien. Le plaisir.


Ça sonne fendart. J’pense qu’à ce compte-là, tu peux limite te laisser tomber hein … Au pire, t’auras qu’à redéployer tes … heu … ta voilure à l’approche du nuage.


Ah, toi aussi t’as remarqué qu’il était étrange.


Je vois par tes yeux, couillon.


Ne prenant pas la peine de répondre, le fossoyeur sentit un rictus se dessiner sur ses lèvres, alors qu’il repliait brusquement les bras pour les plaquer contre le torse. Aussitôt, la surface lui permettant de planer ayant disparu, il se mit à voler comme une brique, et chuta, tête la première, vers … Le sol, il l’espérait. Les nuages lui donnaient cependant une impression étrange … Ce genre de formation n’avait pas vraiment de sens, de son point de vue. Et étant donné qu’il lui était arrivé à plus d’une reprise de piloter en très haute atmosphère, il pensait pouvoir prétendre s’y connaître un peu dans le domaine … Il réalisa soudainement ce que cela lui rappelait. Les vaisseaux. Les vaisseaux camouflés dans les nuages. Il devait y avoir une structure à l’intérieur de ce nuage … Et une vaste. Redéployant les bras afin que sa wing-suit ne l’empêche de s’écraser, il ralentit une fois de plus brusquement, mais orienta son corps de façon à freiner plus qu’autre chose cette fois-ci. Il « percuta » la surface du nuage sans le moindre choc, mais sentit presque tout de suite le changement d’humidité : à la vitesse à laquelle il allait, il ne lui fallut que quelques secondes pour avoir l’impression d’avoir pris un sceau d’eau en pleine figure.

Il fallut encore patienter quelques secondes, peut-être une dizaine, pour confirmer sa première impression : il y avait quelque chose dans le nuage … Mais ça ne ressemblait pas du tout à ce à quoi il pensait. En fait de mégastructure d’acier et de matériaux composites, potentiellement protégée par un gigantesque champs électromagnétique et / ou  énergétique, il vit … Des maisons. Des rues. Des jardins. Une ville. Une ville qui se rapprochait à vive allure … Ne cherchant pas vraiment à comprendre, le fossoyeur se pencha sur le côté, et parvint à manœuvrer avec assez de précision pour percuter un arbre « presque » sans heurt. Une branche ou deux cédèrent sous son poids, mais rien de bien grave : il finit tout de même par se retrouver les deux bras autour du tronc, les pieds sur deux branches différentes, à souffler dans son masque d’avoir réussi à éviter de se manger le sol.


Bien joué champion ! Comment une surface aussi petite te permet de bouger comme ça en l’air ? Mes ailes sont 5 fois plus larges que ça …


Des ouvertures dans la voilure et ma combi qui pompent l’air en haut et le recrache en bas. Super simple comme ça, mais le détail est vachement compliqué.

Lame brisée



Salut les gars … Qu’est-ce que j’ai ratés ? Oh tiens, on est à terre ? Chouette. Un jardin zen ?



Je fais rarement des atterrissages en visibilité aussi réduite. Par contre c’est désert, comme jardin. Et qu’est-ce que c’est que ces structures ?



Tu dois plus trop avoir l’habitude, mais moi je trouve ça … Comment dire. « Contemporain », sur mon monde. Architecture de l’est. Classe.



Mouais … J’avais un sentiment dans ce genre-là. Et j’pensais avoir remarqué que c’était pas chez moi … Soupirant, le mercenaire se décida enfin à bouger, et pivota un peu pour atteindre une autre branche, plus basse. Sautant de cette dernière, il en percuta une nouvelle, en dessous … Puis se laissa tomber à terre, s’accroupissant pour encaisser l’impact. Se relevant et faisant quelques pas en s’étirant les bras, il soupira, et regarda le ciel. … hun. D’ici, les nuages ont l’air carrément moins épais que vu de dessus … ‘pas étonnant, je suppose. On est à quelle altitude ? Who … whoooo, c’est quoi cette valeur … Elle est sur le dessus d’une montagne c’te ville, ou bien ?

Discutant les chances d’voir une ville – et une montagne – aussi haute en guise de point de chute avec les voix dans sa tête, le rouquin fit encore quelques pas, tentant un maximum d’éviter de marcher dans les motifs gravés dans le sable autour de lui. Bondissant une fois arrivé au mur d’enceinte de la propriété privée, il se saisit du rebord supérieur, et se hissa pour passer par-dessus, et tomber … Directement derrière, dans une ruelle. Fronçant les sourcils, il desserra les bandes qui maintenaient ses lunettes et son masque à gaz, les laissant retomber sur son torse … Puis se mit à marcher pour rejoindre une rue ou avenue proche. Il ne fit pas dix pas qu’il croisa un homme, qui s’arrêta devant lui et l’observa de la tête aux pieds avec stupeur … Pas difficile de comprendre pourquoi. Dans sa tenue / combinaison, le fossoyeur avait plus ou moins l’air d’un alien, comparé à l’autre … Kimono classique, noir et violet. L’homme semblait avoir un morceau de verre violet sur la pomme d’adam … Ou était-ce un cristal ?


Définitivement un truc de l’est. Et c’est un monde d’humain, cool ! Ou pas, le peu que j’en sais sur vous, vous êtes pas forcément des lumières.



Hum. Dis-donc mon gars, si ça te dérange pas, tu pourrais river tes yeux à un autre niveau que celui de ma bite ?
… Pardon ?
… V’la autre chose. On parle la même langue.


Ça te surprend tant que ça ? On parle bien la même langue que toi, nous.



Pourquoi le fait que nous parlions la même langue vous est-il si étrange ? Et que signifie cet accoutrement ?
L’accoutrement, c’est que je suis pas du coin. Et le langage, c’est que quand je débarque sur une planète Xeno, et ça m’est arrivé plus d’une fois, les Xenos parlent rarement le langage commun du Dominion.
.. Je ne comprends pas un traitre mot de … Aaah …Mais … Vous aussi, vous seriez un élu ?
Un quoi ?
Bien sûr … ça expliquerait tout. Semblant brusquement moins perplexe, comme si le terme « élu » expliquait absolument tout, l’homme hocha la tête, puis fit signe au fossoyeur de le suivre. Venez avec moi. Je pense qu’il se rendait vers notre grande bibliothèque … Oui, vous trouverez des réponses là-bas.
Ah. Parfait. Des pissotières, aussi ?
… des …
Chiottes. Heu, Latrines. Laissez tomber.

Laissant un sourire particulièrement sarcastique lui barrer le visage, le mercenaire fit cependant mine de le cacher avec sa main, alors qu’il emboitait le pas au natif, qui se retournait et se mettait à marcher sans être sûr de bien comprendre. Par chance, la bibliothèque n’était pas bien loin, et c’était tant mieux : à plus d’une reprise, le rouquin nota qu’on le regardait avec insistance … Et pas seulement, comme le premier homme, au niveau de sa ceinture bourrée de poches et alourdie sur le flanc d’un holster et d’un magnum : tout son attirail faisait voyant. Certains curieux, parlant parfois entres eux, emboitèrent le pas au duo à distance raisonnable, jusqu’à la bibliothèque …Devant laquelle se trouvait déjà une foule conséquente. S’approchant un peu, l’homme qui guidait Haïzen tapota l’épaule d’un autre, l’accostant pour lui poser une petite question.

Bonjour, Goku … Je ne pensais pas te voir ici. Que se passe-t-il ?
Ah, Maître Nabuto. Un élu est arrivé, il y a peu … Mais … Qui est cet homme, derrière-vous ? Serait-il …
Je le pense, oui. Mais s’il doit rejoindre l’autre élu à l’intérieur, ou aller voir directement le conseil, je ne saurais dire … D’autant que traverser tout ce monde va être difficile, pour lui …
Aaah, laisses. Défaisant le bouton de la sécurité sur son holster, le fossoyeur tira son arme de son étuis avec un petit sourire. Je me débrouille.

Levant le canon vers le ciel, il tira une une seule et unique balle. La détonation provoqua plusieurs cris dans la foule, et absolument tout le monde se retourna vers lui, et s’écarta pour les plus proches, paniqués suite à ce son inconnu. Faisant un moulinet avec l’arme de poing, le mercenaire rengaina, faisant un petit sourire en parlant un peu fort, afin d’être entendu.

Bonjour à tous et toutes, désolé pour le boucan, j’aurais aimé TU NE ! Touches pas à ça.

Ayant pointé le doigt sur le côté, le fossoyeur se tourna vers l’enfant qu’il ciblait. Ce dernier, ayant vu sa douille tomber entre les pavés, s’était penché pour la ramasser … Erreur compréhensible, mais douloureuse : mieux valait l’empêcher. S’accroupissant, le rouquin soupira, tendant le bras pour saisir le morceau de métal avec ses gants renforcés, puis le glisser dans une poche. Décochant un sourire à l’enfant, il se redressa ensuite, se tournant de nouveau vers la bibliothèque. Presque d’instinct, plusieurs personnes s’écartèrent pour lui former un passage. Avec des « Merci .. Merci … S’cusez … Oui oui, un élu … Non, sans danger, ne vous en faites pas … Pardon … Merci … » plus ou moins honnêtes, il traversa jusqu’à la bibliothèque, dans laquelle il rentra. Cependant, il s’arrêta sur le pas de la porte, levant un doigt comme s’il venait de se souvenir de quelque chose, et se retourna.

Au fait, la balle que j’ai tiré … hum … Il va y avoir un petit cailloux de métal qui risque de retomber dans environs une trentaine de secondes, dans la zone. Je serais vous, je resterais pas à découvert.

Se retournant de nouveau, le soldat se remit à marcher, entendant ses bottes faire grincer les lattes du parquet de la bibliothèque … Il y avait un autre élu là-dedans ? Il espérait vite tomber dessus et le reconnaître facilement : sans ça, il aurait fait tout son cinéma pour rien.


T’étais vraiment obligé de faire une entrée aussi remarquée ?



Non. Mais sans ça, où était le fun ?


Dernière édition par Haïzen le Mar 4 Juil - 11:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Sam 1 Juil - 14:50

La femme que Nyo avait abordée n’était en réalité pas si jeune que ça. Bien au contraire,  il s’agissait plutôt d’une doyenne ayant déjà dépassé la cinquantaine. Le fait que le garçon ne l’ait vue que de dos avait trompé sa perception… Quoiqu’il en soit, la vieille femme se retourna, après avoir rangé quelques ouvrages, observant d’un œil inquisiteur et sévère celui-ci. Un détail frappa aussitôt le blond : la présence d’un cristal violet, similaire à celui incrusté dans sa propre joue, mais de taille légèrement inférieure, situé sur le front de la dame. Ce bijou semblait être la marque de fabrique de la zone… Mais pourquoi le Japonais s’en était-il vu doté ?

Une nouvelle fois, il fut fait mention face à Nyo de cette histoire d’élus. Et le garçon au foulard était à peu près sûr que ce terme n’avait ici pas la même connotation que chez lui, c’est-à-dire qu’il n’avait pas l’air d’évoquer un quelconque sujet de politique. Revint également le nom de Tenshi, qui était vraisemblablement un lieu, bien qu’il ne parvienne pas à le localiser sur une carte géographique. Pourtant, les caractères du mot tendaient à insister sur une appartenance à la partie asiatique du globe, thème qu’il maîtrisait évidemment le mieux puisqu’il concernait son continent.

Avant de répondre davantage, la bibliothécaire invita le jeune homme à baisser d’un ton, en raison de l’endroit dans lequel ils se trouvaient, tout en lui conseillant de s’asseoir. Celui-ci s’exécuta, un peu pressé d’apprendre ce qu’il ignorait au sujet de ce lieu, mais pas au point d’outrepasser les règles de politesse. Il patienta donc pendant qu’elle finissait de poser certains bouquins, alors qu’elle en attrapait d’autres au passage, avec lesquels elle vint se placer face à Nyo.

La vieille dame envoya une personne non loin de là s’adresser à un certain conseil, avant de reporter son attention sur le manipulateur du temps. Elle se présenta ensuite sous le nom de Vala, avant de demander l’identité du garçon, ainsi que quelques détails supplémentaires sur lui. Après quoi, elle s’engageait à lui révéler ce qu’elle savait. Ne voyant pas d’inconvénient à obtempérer, Nyo prit la parole, plus doucement que la première fois :

« Je me nomme Nyo, Nyo Fukazaki. J’ai 18 ans et je viens d’un quartier populaire de Tokyo. »

Cette présentation semblait correcte. De plus, l’étudiant ignorait l’étendue des informations que la bibliothécaire souhaitait savoir à son sujet. Il s’arrêta donc là, avant de reprendre, posant à son tour les questions.

« Tout d’abord, je souhaiterais savoir où nous sommes. Et y’a-t-il un rapport avec ce fameux Tenshi ? Comment regagner Tokyo ? Et expliquez-moi ce qui signifie cette histoire d’élu, ce cristal violet que je possède sur la joue ? »


Une détonation résonna alors à l’extérieur du bâtiment. Nyo essaya d’identifier l’origine du bruit, sans succès. Il préféra donc ignorer le fait, désireux plus que tout d’obtenir les réponses à ses interrogations.
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Dim 2 Juil - 16:52

La cité de la connaissance
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Accueillir un élu sans y être préparé, était déjà une sorte d'épreuve. Etait-ce l'approche du continent de Kosaten qui avait déclenché cela ? Car avant, lorsque Tenshi avait bougée et n'était pas tout à fait au dessus dirons nous, et bien l'ile était resté relativement tranquille à ce sujet. Mais alors l'arrivée de deux élus, cela précipiterait potentiellement les choses. Pour l'instant en tout cas, la vieille dame s'attendait aux réponses de Nyo, celui ci obtempéra malgré la curiosité visible sur son visage.

Il parla donc, en se présentant très sommairement, un nom et un âge, rien d'extraordinaire, puis annonça venir de Tokyo. Ce nom peu banal dans ce monde, laissa la bibliothécaire sans voix un instant, juste le temps de réfléchir un peu. Puis elle laissa le bouquin du dessus sur le coté et prit donc le second à arriver sur la pile. L'ouvrant à peu près au milieu, cette dernière feuilleta l'ouvrage avec autant d'attention que de rapidité.

Puis son index se posa sur une page précise, laissant celui ci glisser jusqu'à un mot concret. Ce mot était "Tokyo", il existait bien dans l'un des manuscrit de la bibliothèque de Tenshi.

Tokyo, une ville du Japon sur terre, hmm je vois... Oui... Hmm... Très bien. Vous êtes donc un élu terrien. Il faudra peut être que vous m'en disiez plus sur l'époque d'ou vous venez sur votre monde. Mais tout semble en règle, vous n'avez pas menti.

Et si elle était si certaine de cela, c'est parce-qu'elle retira de la table un petit élément, une sorte de sphère noire, ressemblant à une galet très lisse et sombre, mais qui ne faisait rien de spécial. Elle le prit simplement dans sa main et passa ses doigts dessus, comme si elle regardait quelque chose d'important. Puis le glissa dans sa poche.

Elle avait inséré cet élément en même temps que les livres, avec une certaine finesse. Mais cet objet anodin, semblait être en mesure de detecter un potentiel mensonge et donc, quelqu'un de malhonnête. Nyo avait joué la franchise, même si des petits détails, cela démontrait une certaine honnêteté de sa part, mais pas la profondeur de la personne non plus.

La vieille dame écouta la suite, avec les questions qui trottait dans l'esprit du jeune homme depuis tout à l'heure, mais une sorte de grande détonation eut lieu, juste devant le bâtiment. Cela surprit un peu (forcément) la native de l'île. Mais elle reprit rapidement son calme et se tourna vers la sortie (ou l'entrée, comme vous voulez).

Excusez moi, cher Nyo, veuillez juste patienter un instant je vous prie.

Faisant à présent attendre le premier élu, elle espérait que ce soit pour une bonne raison et eu le temps d'entendre l'explication du type, à l'allure étrange et au comportement sans gêne, qui prétendait après son tir, qu'un morceau retomberait avec dangerosité sur le sol. Vala s'approcha et interrompit le jeune homme, qui était à n'en point douter un élu.

Cela m'étonnerait guère, votre projectile à dû être désintégré par notre champ de force. Mon nom est Vala, je suis la bibliothécaire et responsable du bâtiment et des archives de Tenshi. Suivez moi s'il vous plait, en essayant d'être respectueux du lieu et rangez cette arme je vous prie.

Le ton se voulait soutenu, légèrement en tout cas, ainsi que courtois, mais néanmoins avec une certaine fermeté dans les propos. Cette dernière se contentant d'indiquer la table ou reposait l'autre élu, le fameux Nyo. C'est environ à ce moment là, que "maitre Nabuto" entra aussi à son tour, dans un salut solennelle, se tournant vers Vala.

Salutation Archimestre Vala.
Salutation Maitre Nabuto. Quelle agréable surprise, vous venez m'aidez à ranger les ouvrages sur la faille de constantine ? Ou aurais-je deviné que vous êtes ici pour ce jeune homme, ou devrais-je dire, ces deux jeunes hommes.
L'ouvrage de constantine attendra. Je suis en effet ici pour cet élu, il vient d'arriver et n'est pas encore très ... Accoutumé à notre environnement. J'ai entendu dire qu'un premier était arrivé et le grand conseil est en voie d'être prévenu, ils prendront surement la relève d'ici peu. Vala, cet homme recherche, je pense, un endroit d'élimination des fluides et matières biologiques.
Oh ? Il y'a des toilettes au fond, à droite. Dit t'elle en se tournant vers le fossoyeur.Rejoignez nous après, s'il vous plait, et si vous souhaitez des réponses, mais rapidement, dites moi votre nom, âge et votre monde.

Evidemment, le procédé était le même, elle posa la pierre non loin de lui, de manière cette fois, un peu plus visible. Mais pour faire passer la pilule, elle fit mine de mettre des livres au sol et mit la pierre dessus, comme pour tenir, bien que cette dernière ne soit aussi grosse qu'un galet et qu'il n'y avait pas à l'intérieur du vent ou quoique ce soit qui puisse renverser la pile. Au pire, ça ressemblait à une décoration tout à fait... Potable.

Nyo comprendrait surement ce contre-temps, la raison était évidente après tout.

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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Mar 4 Juil - 7:21

… Champs de force ? Mais je viens de débarquer en volant là-haut …

Un air de détresse plus ou moins légitime sur le visage, le mercenaire leva un doigt pour pointer les cieux, comme si ces derniers étaient un terrain de jeu dont on venait de lui apprendre qu’il était miné. L’idée d’un champs de force, certes, avait traversé son esprit un peu plus tôt, mais il n’aurait jamais cru se trouver à l’intérieur de ce dernier. Cependant, après un bref moment de réflexion, il réalisa tout simplement qu’il avait – pendant un temps assez long au final – gardé une vitesse de descente relativement lente, ce qui rendait au final parfaitement possible l’option d’être apparu dans le champ de force plutôt qu’au-dessus. Réfléchissant l’idée, il fit quelques moulinets avec son arme de poing avant de l’envoyer d’un geste habile dans son holster, où elle se retrouva coincée un instant plus tard. A vrai dire, l’idée de la ranger lui avait paru si peu naturelle en soit qu’il l’avait … complètement zappé. Se retournant, il remarqua que le « maître » avec lequel il était venu l’accompagnait à l’intérieur … Il aurait pensé que le type voulait simplement lui servir de guide, mais s’il avait aussi un rôle à jouer ou quelque chose … Nouveau monde, nouvelles règles ?

Oh, et heu ... Enchanté de faire votre connaissance, madame Vala.


Krr krrr krrr, je rêve ou tu viens d’être poli ?


Le fossoyeur plissa les yeux, et fit un gros effort pour penser à voix basse. « C’est pas parce que j’en ai rien à carrer de la foule que j’ai pas envie de savoir ce que c’est que cet endroit et autres. Autant pas froisser la première érudite que je croise.


Très joli effort pour ne pas passer pour un dingue, maiiiiiis tu as marmonné ça dans ta barbe inexistante.


Mrd. Attendant que la petite vieille ne finisse de parler avec le « maître », le fossoyeur haussa un sourcil, mais hocha la tête. Merci. Nom, Haïzen, je crois. Âge, je vais être honnête : j’ai reçu pas mal de coups sur le crâne dans ma vie, et j’ai … Quelques doutes sur si je pourrais fournir une réponse exacte. Et mon d’origine, vous voulez dire la planète où je suis né, celle où j’ai passé le plus de temps, ou celle où je réside en ce moment ? Parce que autant, la première réponse c’est Cryptum, c’fastoche, autant la seconde, je suppose pouvoir dire que j’ai vraiment beaucoup baroudé ici et là, ET DONC j’aurais du mal à répondre, autant la troisième … Il me semble qu’en ce moment, la flotte des corbeaux tornades était en train de se camoufler dans un champ d’astéroïdes. Je vous donnerais volontiers les coordonnées exactes … si j’avais l’impression que ça me permettrait de les rejoindre. J’avoue que ce n’est pas le cas. Et de toute manière l’info est un peu classifiée confidentielle pour raisons stratégiques blablabla. Petit coin, je reviens.

Pointant du pouce la direction que lui avait indiquée la bibliothécaire, le mercenaire fit un quart de tour, fourrant ses mains dans ses poches en se mettant à marcher … Plus ou moins silencieusement. Ce n’était en tout cas pas faute d’essayer. Notant au passage un jeune blond avec un gros cristal violet dans la joue, il leva juste une main vers lui, lâchant un « Yo. » sans trop hausser la voix, avant de passer entre deux étagères, de froncer les sourcils en ne voyant qu’une fenêtre, puis en se rendant compte qu’il avait pris la mauvaise droite, partant alors dans l’autre direction pour se retrouver au final à gauche de la porte d’entrée, avant de pivoter une nouvelle fois pour traverser toute la bibliothèque, d’une démarche de plus en plus raide au fur et à mesure que son petit soucis d’orientation l’énervait. Finissant par trouver la porte qu’il cherchait ( c’était marqué dessus … Depuis quand savait-il lire les kanjis ? ), il rentra dans la petite pièce … Et lâcha un énorme soupire de déception.



Quoi ? C’est pas toi qui a demandé « des toilettes » ?


Oui, oui, je suppose que c’est de ma faute, j’aurais dû spécifier « des toilettes du style cuvette en métal ou calcaire, avec une chasse d’eau permettant d’évacuer ma petite affaire, du papier pour m’essuyer si c’était une « grosse » affaire, on m’aurait répondu que ça existait pas, et je me serais soulagé au pied d’un arbre.



En pleine ville.



He he, pour être honnête, je le pense capable de faire monter l’irrespect à ce niveau.




Au pire tu me le dis si tu aurais une envie de me laisser prendre la main pour « gérer cette situation de crise » à ta place.


Psss, vas crever. Sinon, sujet plus important … Je leur donne mon vrai âge ? Parce que les humains de plus de 700 piges, ça court pas les rues en général … Et chez moi, c’est plus ou moins exclusif.



Mhhh … Je serais d’avis de déterminer si c’est chez toi, en premier lieu, tout simplement. Si ça ne l’est pas, ça ne pose pas trop de problème de dire que t’es un pépé, non ?



Je suis de l’avis du dragon. De toute manière, le réel danger serait moins de leur parler de ton immortalité que de leur donner moyen d’y trouver un point faible. Même si ces gens ont l’air d’être accueillants et bienveillants, sait-on jamais … Et de même, fais motus pour nous. On ne connaît même pas très bien le phénomène, autant éviter que d’autres se penchent sur la question. Sans parler d’à quel point ça doit peut être pratique de changer de visage sans que personne ne sache … Même si ici, les visages sont plutôt similaires.


Mh. C’est drôle d’entendre un reflet de ses propres pensées dit par une voix féminine et suave.



He, quand tu veux, charmeur ~



Le fossoyeur ne mit que quelques instants à se soulager, au terme desquels il ressorti des commodités avec un soupir de soulagement audible. Revenant en se frottant quelque peu les mains, il s’approcha non pas de la table où la bibliothécaire avait empilé tous les ouvrages, mais de celle juste à côté, qui était parfaitement vide.

Vous permettez juste une minute ?

Glissant les doigts dans un des étuis qui était accroché à l’arrière de sa ceinture, le combattant révéla une drôle de … « boite », de la forme d’un cylindre plat, qu’il posa au milieu de la table. Aussitôt, un petit bruit d’éjection d’air se fit entendre : il tenta de bouger l’objet, sans effet. Satisfait, il sembla … Décrocher un morceaux de la boite, et tira dessus : un fin câble reliait toujours le corps principal et le morceau, qui semblait détachable. Posant le morceau sur un des coins de la table, il l’observa se coller de la même façon, avant que le câble entre les deux ne se rétracte, et ne se tende. Il répéta 3 fois l’opération afin de former un genre de croix sur la table, qu’il observa avec un sourire … Finalement, il appuya sur un bouton sur le dessus de la boite, et en tira un dernier câble, disposant cette fois d’une prise mâle au bout. Tirant un peu sur cette dernière, il la brancha à l’interface, l’ordinateur dans son avant-bras, et patienta pendant quelques instants. Soudainement, même si ce n’était probablement pas visible pour tout le monde, l’écran vira au rouge, et en même temps, un « Tun-dun » qui exprimait clairement un échec se fit entendre. L’expression ennuyée du fossoyeur vint effacer tout doute sur la signification de ces deux indicateurs, et il soupira fortement. Appuyant sur une autre commande, il rétracta brusquement tout son matériel, et rangea l’objet à sa place avant de croiser les bras et d’appuyer ses fesses sur la table.

Oookay … Pour la faire courte, je viens d’essayer de voir si, par hasard, on captait la moindre communication très haute fréquence : yen a un sacré paquet qui se balade dans l’espace, mais il faut une antenne pour les capter dans l’atmosphère, surtout dans les coins reculés. Mais là, soit je suis sur une planète d’une autre galaxie, soit j’ai remonté ou avancé de beaucoup dans le temps, soit j’ai changé de dimension. C’est vide, là-haut. Et ça, c’est flippant. Et à propos de mon âge … J’ai environ 700 … 750 ans. Quelque chose dans cet ordre d’idées. Alors c’est quoi le deal ?


Dernière édition par Haïzen le Mar 4 Juil - 7:26, édité 1 fois (Raison : le code D8)
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Mar 4 Juil - 17:44

Sitôt que Nyo eut répondu aux première interrogations de la bibliothécaire, celle-ci s’empara de l’un des ouvrages qu’elle avait collectés avant leur entretien, avant de le feuilleter rapidement jusqu’à dénicher le mot adéquat, soit « Tokyo ». Un excellent point, puisque même si le blond ignorait tout de cet endroit, les habitants de ce dernier semblaient avoir des connaissances sur la capitale Japonaise, dont savaient potentiellement comment il pourrait y retourner.

La vieille femme conclut alors que Nyo se révélait être un élu, en provenance de la Terre. Ce qui indiqua deux nouvelles informations au garçon. La première confirmait ce que l’homme lui avait affirmé un peu plus tôt, à savoir que la pierre violette incrustée dans la joue du Japonais confirmait sa position d’élu. Quant à découvrir tout ce que cela impliquait, c’était la suite du programme. La seconde donnée, et non des moindres, fut le fait que, grâce à la formulation de la phrase de la doyenne, le manipulateur du temps devina qu’il ne se trouvait plus sur Terre… Ce qui sema davantage la confusion dans son esprit… Après tout, il n’y avait pas eu de découvertes d’exoplanète capable d’abriter la vie de par la présence d’une atmosphère respirable…

Par la suite, dévoilant un globe de couleur sombre, son interlocutrice déclara prêter foi à ses propos, qui n’étaient pas mensongers. En même temps, quel intérêt y’a avait-il à dissimuler son nom et sa provenance dans telle situation, surtout si c’était pour obtenir en échange un complément d’informations. Elle le questionna également sur l’époque d’où il provenait. Aussitôt, et toujours avec la même franchise, Nyo répondit :

« Le XXIe siècle… »


Malheureusement pour l’étudiant, le vacarme provoqué à l’extérieur détourna l’attention de la bibliothécaire, qui demanda à Nyo d’attendre un peu, le temps de régler ce léger souci. Ce dernier croisa les bras, affichant un air blasé, tout en prenant un ton qui ne cachait rien de son agacement.

« Si vous y tenez… Mais ne tardez pas… »

C’est alors que Nyo remarqua la présence d’un homme, d’apparence assez jeune, aux cheveux rouges sang, et portant une étrange paire de lunettes de soleil. D’après les dires, c’était à ce fanfaron que l’on devait la mascarade précédente. Pressé par une envie urgente, il fut dirigé vers des toilettes, adressant au passage au terrien un salut bref, auquel le garçon au foulard répondit d’un simple signe de tête.

Quelques minutes plus tard, le nouveau venu était de retour, manipulant d’étranges objets, avant d’expliquer à l’assemblée leur but. Alors qu’il se présentait succinctement, sans même dévoilé son nom, Nyo comprit que tous deux ne provenaient absolument pas du même endroit… Il se rapprocha donc, curieux, afin d’en apprendre autant qu’il ne pourrait sur cette facette inconnue pour lui.
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Jeu 6 Juil - 23:39

La cité de la connaissance
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Un nouveau venu


Ah, bien sur, cet élu n'était pas au courant visiblement. La vieille dame ne répondit pas à sa remarque et le laissa ranger son arme, ce qui était conventionnel ici et bien vu, surtout dans un lieu public. Puis, une fois fait, ce dernier fit enfin preuve d'une politesse qu'il n'avait pas l'air de manier aussi bien que son révolver, saluant Vala, assez maladroitement, mais tout de même, le geste était là. La bibliothécaire et le maitre qui les avais rejoins, ne purent s'empêcher de regarder l'hurluberlu de la tête aux pieds.

Ce dernier avait d'étranges mimiques, un comportement atypique, mais les élus étaient en soient uniques, différents et amenaient la démesure et donc, la curiosité qui allait avec. Les osculter de plus près, c'était l'envie de beaucoup ici. Poser des millions de questions, tout un programme. Mais avant que le conseil ne mette la main sur eux, Vala avait des choses à éclaircir. Néanmoins, le jeune homme répondit, de façon plus longue et argumenté que Nyo.

Apparemment il disait la vérité, enfin, même si l'appareil detecteur, était un peu troublé. Les autres personnes en lui, devaient faire naitre un conflit, mais cela échappait à la clairvoyance de cette dame. Elle se contenta de prendre la pierre pour la frotter une minute.

Etrange.

De toute façon, avant de pouvoir lui répondre plus amplement, ce dernier s'était déjà défilé jusqu'aux petits coins, enfin, il cherchait ceux ci avec entrain, mais peu de sens de l'orientation. La vieille dame secoua la tête et préféra retourner vers la table ou l'autre jeune homme, attendait patiemment et tout aussi curieux, bien qu'un peu agacé par toute cette frustration qui devait actuellement l'envahir.

Excusez moi encore une fois. Mieux vaudrait t'il attendre que cet individu vous rejoigne. Il semble être un élu, tout comme vous. Il est donc plus utile de vous expliquer à vous deux, l'enjeu de votre venue. Fit t'elle calmement.

Pendant ce temps, le maitre lui, se massa l'arrière du crâne et essaya plutôt de dissoudre la foule amassée à l'entrée, en disant la nette vérité, qui était de toute manière connue dés à présent dans tout Tenshi, mais qu'il fallait laisser le soin à Vala et au conseil de se charger de cela. Les natifs de l'ile volante étaient des êtres compréhensifs, et écoutèrent la sage parole.

Le champ était un peu plus dégagé désormais. C'est à ce moment précis, que le fossoyeur fit son retour, s'attardant sur la table et libérant un étrange mécanisme. Un matériel de pointe qui, visait, visiblement, à trouver un réseau potable de communication spatial. Il fit par la suite, quelques hypothèses qui expliquerait la nature de sa situation précaire.

Prenez place et tout vous sera révélés, dans les limites de ce que je connais et de ce que je peux dire. Je vous en prie.

Elle l'invita à s'asseoir en montrant l'une des chaises disponibles et si possible, à coté du premier élu, Nyo. D'ailleurs en parlant de ce dernier, ce jeune garçon avait annoncé son époque, une époque plutôt technologique donc.

Bien, maintenant que j'ai votre attention, je peux commencer. Vous vous trouvez tous les deux, sur l'ile volante, ou l'ile des Cieux de Tenshi, nous sommes les Tenshins, des natifs de ce continent flottant. Vous flottez bien au dessus de terres et d'océans comme vous pouvez vous en douter. Nous sommes actuellement en orbite au dessus du grand continent de Kosaten. Il s'agit aussi d'une ile, mais cette fois ci,
au sens qu'on l'entend. Entourée de plusieurs océans et renfermé en son horizon lointaine par une phénomène de tempête chaotique, qu'ils ont nommés le Zawardo.


Elle prit une pause, constatant si ses informations s'acheminaient correctement jusqu'aux cerveaux des deux invités. Nabuto en profita pour reprendre ;

En effet, nous nommons quand à nous ce phénomène, tempête cyclique éternelle

Quand au terme d'élu, il désigne des êtres qui, comme vous, ont étés pris de leur mondes d'origines, pour êtres incorporés à celui ci, pour une durée inconnue. Sur Tenshi, vous ne dépendez pas d'un Dieu particulier, mais ce cristal sur vous, plus massif que le notre, prouve que vous êtes des êtres d'autres mondes. Par la même occasion, cher monsieur... Fit t'elle en se tournant vers le Fossoyeur Vous êtes surement arrivé au dessus du champ de force, mais la particularité de ce cristal, est qu'il permet de le traverser. Les natifs et élus de Kosaten, le continent d'en bas, n'ont pas ce même systeme. Leurs élus possèdent des tatouages, trois différents pour trois grandes nations et divinités différentes.

Afin de ne pas perdre son auditoire, sentant le sujet plus lourd et complexe arriver, Vala sorti un gros bouquin de sa pile et l'ouvrit, comme si elle connaissait les pages par coeur. Le premier gros lot, tomba sur Seika. Des dessins ou gravures montrait bien la tête du sceau, celui du phénix. Un long texte explicatif parlait quand à lui du regne de Karui, du dieu, du milieu social ou du nom des villes...

Seika tout d'abord, la nation du Dieu Fenghuang, représenté par le Phénix rouge. C'est une nation puissante, dirigée par son chef, l'Empereur Karui Hanja. Certaines de nos informations sont malheureusement classées par le conseil et vous ne serez autorisé à les lires, toutefois, sachez que ce que je m'engage à vous apprendre ou ce que ce lieu pour vous apprendre, suffira à assouvir votre curiosité actuelle.

Elle passa à la suivante ;

Voici Minshu, la nation de Manshe le Dieu Serpent, représenté par la couleur verte. Elle est dirigé par le président Jeong Tekina, cette nation est un peu plus laxiste et libre, se rapprochant donc de certains de nos modes de vie et pour finir, voici Fuyu, la nation du Dieu Long, représenté par le bleu et le Dragon. Ces trois nations ont souvent étés en conflits et actuellement, une retraite de Minshu, laisse parler les armes entre Seika et Fuyu. Nous ne souhaitons pas intervenir, mais nous sommes de soucieux observateurs.

Par son ton, un peu plus inquiet, elle sous entendait clairement et le fit comprendre, que si la nature du conflit s'étendait au dela et par dela le Zawardo, ou dans les Cieux, Tenshi pourrait être visé et touché. Mais l'ile avait de bons moyens de défenses.

Comme je l'ai expliqué toutefois tout à l'heure, notre ile est protégée par un puissant champ de force magique et il est impossible d'y acceder autrement que par un moyen de téléportation. Les autres élus, ne peuvent pas venir ici. Mais même si vous êtes en mesure de descendre, je vous demanderais de rester ici, quelques temps. Le conseil ne souhaitera certainement pas que les trois nations apprennent votre venus. Nous n'avons pas eu d'élus jusqu'à maintenant, vous êtes les premiers, alors qu'eux en ont par vagues depuis plusieurs années déjà. Leurs élus sont souvent utilisés comme des armes pour la guerre... Je me rend compte que vous savez tout du monde exterieur, mais très peu sur notre ile. Avez vous des questions ? Des réactions ?
Le conseil arrivera dans quelques minutes Vala. Ils auront surement envoyé un émissaire.
Oui je sais. Pressons le pas dans ce cas.

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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Lun 10 Juil - 17:34

Oh, merci, très aimable à vous mais j’ai l’habitude de rester debout pour ce genre de choses, ne vous en faites pas. Souriant largement en décollant pourtant ses fesses de la table, le fossoyeur fit cependant quelque pas, se plaçant juste à côté de la chaise qu’elle avait désigné. Dans le doute … Au passage, qu’est-ce que vous trouviez « étrange », tout à l’heure ? Mon âge ou autre chose ?


Tout ne tourne pas autour de ton immortalité coco. Si ça se trouve, ici, c’est relativement normal.



Le fossoyeur sentit clairement son sourire se changer en rictus crispé, mais il parvint à ne pas réagir plus que cela à la pique, se contentant d’écouter tout ce que la bibliothécaire, parfois assistée du maître, avait à leur dire. Et son sourire laissa rapidement la place à une expression plus troublée, concentrée. Et pour cause : ce qu’elle leur disait semblait n’avoir aucun sens … Mais il était tenté d’y croire. Levant les yeux au ciel, le mercenaire soupira, et joignit doucement les mains sous son menton pour poser ce dernier dessus. Lorsqu’on leur demanda finalement s’ils avaient des réactions, le mercenaire inspira profondément de manière très visible … Avant de laisser ses deux mains, toujours jointes, tomber vers l’avant devant lui alors qu’il observait la doyenne.

Boi. Décollant les mains et les claquant l’une dans l’autre, il sembla en une seconde perdre son air concentré pour retrouver son habituel sourire, enchaînant quasiment sans pause. Si je résume bien, nous sommes dans une autre dimension, sur une île qui se trouve au-dessus d’un continent, lequel continent est partagé en 3 pays correspondant à autant de divinités qui se font la guerre, ET comme les dieux sont visiblement d’invraisemblables – excusez-moi le terme – fils de putes vérolées, ils décident de sélectionner aléatoirement des individus provenant d’autres mondes afin de les amener ici et de s’en servir pour leurs propres conflits, SAUF QUE, pour une raison inexpliquée, même si nous ne dépendons d’aucun des trois dieux majeurs, nous sommes également des élus, qui au passages portons dans notre cas un cristal semblable à celui que vous avez sur le front, mais en plus gros. Inspirant de nouveau de manière particulièrement bruyante parce que cette phrase horriblement longue venait de lui vider les poumons, le fossoyeur enchaîna à un rythme plus calme. Jusque là, je résume bien ?



Alors, je suis arrivée quand la vieille a commencé à parler de s’asseoir, mais de ce que j’ai entendu, ouais, il résume bien.



Heeey, Sado-maso … Comment ça va ma grande ? T’es pas restée explorer les profondeurs avec les deux autres ? J’pensais que vous vous entendriez bien, entre humains …




Prrrrrt, laisses tomber, entre le bourreau de l’inquisition qui a visiblement complètement pété un câble et est devenu fou-furieux, et le mort vivant qui décochait quasiment pas un mot, j’ai fini par abandonner et venir voir ce qu’il se passait ici plutôt.  J’préfère venir voir ce qu’il se passe ici, ça a l’air plus intéressant … On a étés transférés dans une autre dimension donc ? Cool ! Enfin, non, je suppose pas cool, mais … cool !



Le fossoyeur renifla, puis s’écrasa le nez entre le pouce et l’index avant de tirer dessus pour le relâcher, comme s’il cherchait à en chasser quelque chose qui le gênait. Lui qui n’était déjà pas doué pour se concentrer, ces voix dans sa tête n’allait pas l’aider … Pourtant, il parvint à reprendre la parole sans trop de mal.Et pour ce qui est des questions, si tu permets … … J’ai pas saisi ton nom, je crois qu’on s’est présentés en décalé. Haïzen. Donc, comme je le disais, pour les questions, oui, j’en ai pas mal. Primo, pour le cristal, est-ce que je l’ai sur le visage comme vous ? Se servant de l’écran de son ordinateur comme d’un miroir, il se brossa les cheveux vers l’arrière, dégageant son visage … Sans résultat. Parceque là je vois rien, mais je suppose que je fouillerais en détail plus tard. Sinon, ouais, heu …Comment ça se fait que votre île vole ? D’où vient le champ de force ? Vous êtes capables de vous téléporter ? Je me sens obligé de poser la question, parce que je connais des moyens de faire ce genre de choses … Disons, sans la moindre aide surnaturelle, mais vu que directement, vous me parlez de dieux, de tempêtes éternelles et autres élus qui servent « d’arme de guerre », je suppose que vous avez de la « magie » ou quelque chose du genre ? Chez moi ça tient à la fiction d’appeler les choses comme moi, mais hey, c’est pas trop le moment d’être fermé d’esprit.
Autre sujet, à propos du champ de force toujours : est-ce que c’est possible de le traverser ? Genre, si je me rends au bord de l’île et que je saute dans le vide, est-ce que j’ai plus de chances de rencontrer une mort affreuse en étant désintégré en vol, ou de rencontrer une mort affreuse en percutant le sol à la vélocité maximale ? Parce qu’en dépit du bon sens, j’admets ne jamais trop avoir eu confiance en un quelconque moyen de me disperser à un niveau atomique pour être réassemblé quelque part ailleurs dans les 3 dimensions spatiale, sans évoluer dans la 4ème. Enfin en bref, j’aimerai pouvoir me déplacer sans me téléporter : c’est possible ?


Marquant une pause dans son débit impressionnant de parole, le fossoyeur remarqua – tout juste – quelque chose : il était en train de jouer avec son couteau de combat, le faisant pivoter et passer d’une main à l’autre. Haussant un sourcil particulièrement haut, il fit basculer la lame vers le bas, et la glissa sous la table, la rangeant dans son fourreau.

… Vraiment désolé. Besoin de m’occuper les mains, je suppose … Où j’en étais moi déjà … Ah, oui. Vous dites qu’il y a probablement des trucs que vous êtes pas autorisés à nous révéler : ça veut dire que ça viendrait éventuellement quand, cette « autorisation » ? Que j’aille pas fouiller dans la mauvaise section de la bibliothèque sans le savoir. Oh, et d’ailleurs : j’aurais bi, enfin, on aura bien accès à cet endroit pour nous documenter par nous-même, moi et le jeune blondinet, je suppose ? Non mais parce que tant qu’à être déplacés dans un nouveau monde, et pas chez les sauvages tant qu’à faire, autant saisir toutes les opportunités pour se renseigner le plus possible sur les coutumes locales et autres. Tiens, pendant que j’y pense aussi, vous évoquiez une guerre. Si jamais ya besoin, vous pouvez me contacter. Je balance pas de boules de feu et je soulève rien avec la force de mon mental, mais bon, j’peux monter jusqu’à 100kg en développé-couché. Oh, et je suis soldat dans la vie de tous les jours, donc ça serait dans mon domaine d’expertise. Juste au cas où. Mhhh, au passage, désolé si je parle énormément, mais j’dois quand même avouer que le contexte s’y prête un peu : c’est pas tous les jours qu’on fait des voyages … Disons, à ce point particuliers. Ça change, c’est cool. OH, oui, et quand vous disiez « ici pour une durée indéterminée », c’est genre, « indéterminée parce que vous allez être renvoyés chez vous mais personne ne peut dire quand précisément », ou « indéterminée genre parce qu’on ne sait pas quand vous allez rendre l’âme » ? L’un est vachement moins rassurant que l’autre, à vrai dire.
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Lun 10 Juil - 20:39

Il fallut encore attendre quelques instants le temps que le nouveau venu aux cheveux écarlates ne les rejoigne. Nyo contenait difficilement sa frustration… Alors qu’il venait d’arriver, que cet endroit ne lui disait rien, qu’il avait été évoqué plusieurs fois en sa présence des noms aussi étranges qu’inconnus, la brusque entrée en scène de l’autre retardait les réponses. Tout aussi sympathique que ce jeune homme qui s’affirmait vieux pouvait l’être, c’était sur de très mauvaises bases que sa relation avec le blond commençait… Attendre… Encore et encore…

Nyo ne releva pas le fait que la bibliothécaire affirme ne pas être autorisée à tout leur révéler bien qu’il désapprouve totalement. Il se contenta de noter cette information dans sa tête, pour s’en servir plus tard. Après quoi, la vieille femme rappela que le duo d’élus se trouvait actuellement sur l’île volante de Tenshi. Ce morceau de terre flottait au-dessus d’un continent bien plus large répondant au nom de Kosaten. Ce dernier était divisé en plusieurs nations, qui luttaient pour leurs propres intérêts. Tout autour, imposant une limite naturelle, une épaisse tempête à durée indéterminée, puisqu’elle avait toujours été là, faisait office de barreaux à cette cage de taille territoriale.

Le statut d’élu signifiait à Kosaten un homme ou une femme arraché à son monde d’origine et soumis à une divinité déterminée à l’utiliser tel un pion sur un échiquier. A Tenshi, aucun dieu n’était à l’origine de cette téléportation, mais une sorte de gros cristal que les habitants vénéraient. Nyo était surpris par l’apparition d’élus sur cette île. Après tout, s’il avait bien suivi, ceux-ci étaient normalement des combattants invoqués pour affaiblir les autres nations. Quel intérêt pouvait alors avoir les Violets à posséder eux-aussi leur communauté d’élus ? Concentré sur les indications de Vala, le manipulateur du temps retint cette question pour plus tard.

Par la suite, on leur parla des trois nations principales de Kosaten, possédant chacune une couleur distincte. Ainsi, Seika, guidée par son dieu Phénix ; Minshu, passive et vénérant le Serpent ; Fuyu, cruelle et froide, tirant puissance de la divinité Dragon. Trois zones que Nyo était curieux de visiter, malgré l’interdiction de s’y rendre pour le moment, du fait de la nouveauté du phénomène des élus à Tenshi…

Le discours de la bibliothécaire terminé, Nyo rassembla les informations désormais en sa possession, laissant l’autre élu à la langue bien pendue monopoliser la parole. Son résumé semblait tiré par les cheveux, mais c’était bien ce que le chronokinésiste avait compris de son côté. Et n’ayant pas reçu d’autre avis, le garçon aux cheveux d’or était contraint de croire à ces mots. Quand le type aux cheveux rouges eut fini, ce fut l’étudiant qui ouvrit la bouche :

« Je vous remercie pour toutes ces explications, Vala. Mais beaucoup de zones d’ombre subsistent, et, avec votre permission, je souhaiterais les dissiper. Tout d’abord, je conçois que l’apparition d’élus à Tenshi soit un phénomène nouveau pour vous, mais alors pourquoi nous cachez-vous certaines informations ? Si j’ai bien compris ce que Haïzen semble avoir aussi compris, nous allons être amenés à passer pas mal de temps ici… Pourquoi ne pas nous mettre sur un pied d’égalité avec vous ? Auriez-vous peur de ce que nous pourrions apprendre ? Ou peut-être est-ce là le moyen pour nous de regagner nos provinces d’origine ? »

Nyo laissa ses mots peser quelques instants, avant d’insister à nouveau. Ce n’était plus le nouvel arrivé qui parlait, mais bien l’étudiant japonais avide de connaissances.

« Pourquoi les élus apparaissent-ils à Tenshi si vous n’êtes pas en guerre ? Quel intérêt y’a-t-il pour vous d’accueillir des personnes issues d’autres mondes ? Et puis ce conseil, qu’est-ce donc ? Vos dirigeants ? Vous ne vénérez donc pas de dieux comme ceux d’en bas ? »
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Mar 11 Juil - 5:58

La cité de la connaissance
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Des... nouveaux venus


Vala savait que le conseil ne tarderait pas à se montrer, ce n'était qu'une question de minutes à présent. Cétait, il faut le dire, l'autorité supérieure ici, mais les élus ne tarderaient pas à s'en rendre compte et le savoir, bien sur. Le fossoyeur préféra donc rester debout, c'était à sa guise, la vieille dame lui fit un signe de tête pour acquiescer de sa décision.

Puis il demanda rapidement, pourquoi le mot "étrange" était sorti de sa bouche un peu plus tôt. Elle pencha sa tête légèrement sur le coté, puis ressorti la pierre noire, il était inutile de mentir à ce nouvel arrivant, maintenant qu'elle savait que lui aussi, avait fait preuve d'une certaine honnêteté.

Oh, et bien... Ce petit appareil me sert à detecter si vous mentez ou non, tous les deux. Il permet selon un analyse progressive, de prédéterminer selon vos premières réponses, le ton employé, le rythme cardiaque et tout un tas d'autres diagnostiques, un profil psychologique. Si elle avait vibrée et virée au rouge, vous auriez pu êtres des menteurs. Bien sur, ce n'est pas fiable à cent pour cent, seulement aux environs des quatre-vingt quinze pour cent. Cela dit, ça reste suffisant... En plus de l'instinct. Si j'ai dit étrange, c'est parce que l'appareil à visiblement et uniquement sur vous, réagit en donnant une courte alerte, comme si vous ne mentiez pas, mais que votre vérité n'était pas, comment dire, unique ? Il y'a un tas d'interprétations possibles, mais je ne suis pas la plus douée dans ce domaine, moi, je suis une bibliothécaire. Cet appareil est courant par ici.

C'était donc une bien longue explication, pour une question aussi courte. Mais courtoise et bienveillante, Vala' ne voulait pas laisser les élus sans réponses et sans repaires. De plus, si cette dernière pouvait bien entendu répondre, alors il n'y avait pas (pour elle) à hésiter. Le maitre non plus ne trouva rien à redire, l'information fut complète.

Puis il fut l'heure du constat après tous ces beaux discours précédents. La encore, le jeune fougueux Fossoyeur fut le premier à s'exprimer. Relatant alors les faits de A jusqu'à presque Z, non sans un certain soupir et frustration présente dans le ton, avec cette nonchalance qui lui donnait son trait particulier de caractère. Vala' l'écouta donc, assez attentivement.

Bien sur, les insultes un peu brute de décoffrage, firent décoller quelques poils aux cailloux de Nabuto, qui ne semblait visiblement pas, ou peu habituer à cette méthode sans gêne de franc parler. Vala était un peu moins expressive, mais comme c'était à elle de répondre, elle coupa l'élan du maitre ;

Mais enfin jeune homme, élu, un peu de tenue dans vos propos !

Si je fais fi de vos insultes à l'égard de divinités qui ont su autant rassembler que diviser de nombreux êtres, vous avez résumé ce qui est advenu de vous deux... En effet. Mais toutefois et bien que je comprenne l'immensité de votre frustration, je ne pense pas que ce manque de respect soit actuellement le bienvenu dans ce lieu.  

C'est d'ailleurs toujours avec sagesse et calme que Vala' s'exprimait, esperant ainsi inculquer au mieux à ces deux personnes, les valeurs prôné au sein de la cité de Tenshi. Puis vint l'heure des questions, elle savait qu'elle serait fusillé autant par les regards que les mots et les demandes toujours plus diverses les unes que les autres. Mais c'était le pays de la curiosité, du savoir, de la connaissance et du futur. Ils ne pouvaient pas rester sans réponse, et elle ne pouvait pas rester muette non plus.

La vieille dame hocha la tête, très doucement, de bas en haut. Elle voulait d'abord tout entendre, pour répondre de manière groupé au Fossoyeur, mais le tour de Nyo ne tarderait pas non plus, car lui aussi semblait impatient.

Tout comme nous, le cristal peut se trouver en divers endroits. Bien qu'il ne m'ait pas été possible de voir ce phénomène auparavant car vous êtes des élus. Je ne pense pas que cela soit si différent pour vous. Il faudra donc que vous passiez rapidement chez l'un de nos médecins, afin d'être auscultés, tous les deux. Et j'insiste sur ce fait, car vivre à une telle altitude nécessite quelques précautions, même pour vous.

Evidemment, la question sur le fait que l'ile vole, ainsi que tout le reste la concernant, tomba comme prévu. Vala s'y attendait, d'autant plus en sachant que cet élu là, était venu du ciel. En tout cas, le fossoyeur se voulait assez energique dans ses interrogations, car les mots fusaient à cent à l'heure, même lui devait se perdre un peu dans sa tête à force. De plus, il abordait peut être même sans le savoir, des termes techniques et des principes hasardeux. Mais, la vieille femme avait du répondant à tout ceci ; Elle prit un autre livre, car s'attendant de toute manière à ces propos, le terrain était préparé ;

Notre île est à une altitude très élevée et la composition des couches atmosphériques, ainsi que celles contenues dans la couche terrestre de Tenshi, font qu'elle vole. Elle passe en fait dans un courant très particulier et venteux, qui lui permet d'effectuer un cycle similaire en plusieurs années. Lorsque nous arrivons au dessus de Kosaten, ce cycle est alors interrompu pendant un temps variable, à cause du Za'wardo ou la tempête cyclique éternelle qui y règne et maintien notre ile ainsi. Notre roche aussi contribue à cette état, car nous disposons de matériaux très légers en dépit de leurs solidités. Ces propriétés donnent donc l'avantage à notre monde à nous, de voler, bien que le véritable terme serait planer, même si nous ne perdons pas vraiment d'altitude, ou très peu selon les zones et courants atmosphériques... Vous avez suivis ?

Dans le doute, elle mit tout de même une page en libre service. Page disponible en regardant donc ici (clique) et permettrait surement aux deux élus d'en apprendre un peu plus sur le fonctionnement de l'ile, des courants atmosphérique, ou du Za"wardo ? Bien que cela risquait de soulever d'avantages de questions et que Vala' n'aurait probablement pas le temps de répondre à tout, tant celle ci s'appliquait déjà à la tâche !

Concernant notre champ de force, notre civilisation est bien plus avancée que celle d'en bas,
nous avons su maîtriser des magies plus complexes et ce mot, bien qu'il puisse sonner pour vous comme une fiction, ne doit pas l'être. La magie est d'avantage une science compliquée, que de simple tours de passes passes. Créer du feu ou de l'eau, résulte d'un processus chimique, simplement accéléré. Pour notre champ de force, c'est pareil. Il est généré par des cristaux, qui eux mêmes agissent en tant que condensateurs d’énergie. Malheureusement, c'est hors de mon domaine pour que je puisse vous en apprendre d'avantage.


Et là ou ceux de Kosaten nomment des gens comme des mages, magiciens, nécromanciens et tout autres synonymes, nous préférons nommer les nôtres des savants, des chercheurs, des curieux... Nous faisons progresser à grande échelle notre communauté, siècles après siècles. Intervint Nabuto.

Nous ne sommes pas capables de nous téléporter individuellement. Mais nous utilisons un puissant mécanisme, là aussi nourrit par l'energie des cristaux et lié à eux, qui est situé dans la capitale, ici même à Shiriai. Il permet de percer comme vous le voyez sur cette page, la tempête cyclique, via un point un peu plus faible. Puisque vous vous posiez la question sur le champ de force, le cristal que vous possédez et que nous possédons, permet en effet de le traverser, mais le second problème est le Za'wardo de Kosaten qui agit, malgré eux, comme un champ de force aussi. Le traverser sans notre téléporteur est totalement impossible. Si vous sautiez de l’île....

Vala prit alors un peu de repos sur cette réponse, un court moment de silence.

Vala....  

Non.. Ce n'est rien Nabuto... Cela fait longtemps.

Cette minute silencieux se brisa de nouveau pour accueillir alors les réponses de la bibliothécaire. Après tout, elle n'en avait pas finit avec ces curieux, mais les former maintenant, était la clé d'une démarche qui ferait le reste plus tard, si ce phénomène se multipliait à grande échelle. Ils seraient la clé pour transmettre le savoir aux prochains.

Si vous sautiez, vous seriez mort dans la tempête, ou bien écrasé par la pression atmosphérique. Nous sommes à environs 750 kilomètres au point le plus bas, de ce qui nous sépare du sommet de la tempête de Kosaten, même si par miracle vous surviviez à ce choc, les prochains 2500 kilomètres signeraient votre fin. Comme vous l'avez devinez, nous sommes presque à 3000 kilomètres au dessus de la surface la plus basse de Kosaten. Alors ne faites pas de folie, je vous en prie.

Se déplacer sans utiliser le moyen de téléportation principal de la capitale semblait donc impossible, à moins de mourir dans d'affreuses souffrance et surtout, après de longues minutes de chute vertigineuse... Vala semblait avoir été affectée par cela, peut être un élément de son passé ? Quoiqu'il en soit, c'est Nabuto qui reprit la suite.

Rassurez vous élus, la bibliothèque est libre, comme la ville. Mais vous devez comprendre qu'en plus de ne pas tout savoir, tout simplement, il y'a des choses qu'une bibliothécaire ou un savant comme moi, ne pouvons pas révéler. En attendant, considerez que tout ce qui n'est pas simplement fermé à clé ou gardé par des soldats, vous est accessible. Fit t'il en penchant sa tête vers l'avant.  

Votre curiosité reste votre meilleure arme élus. Pour cette guerre, comme je vous l'ai dis,
nous n'avons pas l'intention de nous en mêler pour l'instant, il serait plus sage que vous ne fassiez pas de zêle, peut être que votre venue sera ainsi réparée et que vous rentrerez ?


Oui et puis, le téléporteur est gardé, il faut tout de même une autorisation ou faire une demande au conseil pour éventuellement aller à la surface. Nous avons déjà envoyé des éléments, mais simplement pour recueillir des informations de près, ou des végétaux, ce genre de choses.

Je ne sais pas pour combien de temps vous serez ici. Mais de nos observations actuelles pendant plusieurs années, aucun élu ne semble être revenu chez lui. Vous devez aussi savoir que la mort n'est pas une solution ici. Natifs comme élus, de ce que nous savons, partent dans le royaume des morts et de l'ombre, une sorte de purgatoire ou il faut prouver sa valeur, du moins en ce qui vous concerne, pour éventuellement revenir à la vie. Sinon, vous êtes perdus pour toujours. Les natifs, nous, ne rejoignons pas le royaume de la même manière et nous n'avons pas de possibilité de retour. Mais je n'ai pas d'informations très complète, la mort reste l'un des plus grands mystère de la vie.

Il était temps de se tourner vers le blondinet qui restait lui aussi dans l'expectatif. Un peu agacé par le comportement de ce qui pouvait pourtant devenir, son premier ami ici. Ils étaient des semblables, tant physiquement que par ce qui les rattachaient ici. Après de brefs remerciement, le jeune homme redemanda à être éclaircis sur les informations non dévoilées.

Comme il a été dit, ce n'est pas pour vous cacher des informations. Ce monde et notre hiérarchie marche ainsi. En plus du fait que je ne possède évidemment pas toutes les réponses, certaines m'ont étés faites scellés. Le conseil pourrait vous en dire beaucoup plus. Il est certains qu'il y'a aussi certainement des raisons de sécurité, après tout nous ne nous connaissons pas encore, auriez vous tout confié au premier venu ? Mais rassurez vous, notre cité est la cité de la curiosité et de la connaissance, vous serez éclairés, j'en suis convaincue. Laissez vous simplement un peu de temps, comme à nous.

Elle essaya d'être la plus convaincante et rassurante possible, mais il demeurait probable que Nyo garde des doutes, elle ne lui en voulait certainement pas, la méfiance et la prudence étaient deux valeurs qui permettait à la vie de perdurer. L'une des dernières question du blond, était toutefois très intéressante et cela colla la bibliothécaire, qui avait prévenue de ne pas tout connaitre non plus. L'excuse pouvait enfin être valable !

C'est une question à laquelle j'aimerais également une réponse. Nous sommes au dessus de Kosaten depuis quelques années maintenant, mais nous n'avions jamais eu d'élus. Cette question me dépasse, comme elle doit dépasser les élus de Kosaten également. La raison de la présence des élus est véritablement un mystère, alors pour ce timing, je ne puis le dire. Mais oui, concernant le conseil, ce sont nos dirigeants en effet. Nous le nommons d'ailleurs, "Le Grand Conseil de Tenshi". C'est l'ordre qui dirige et protège la cité volante. Ce conseil se compose de 5 membres, tous natifs de l'île, dont l'un est nommé conseillé suprême et prend les décisions, après les votes de chacun de ses comparses. Ils vont d'ailleurs bientôt demander à vous voir, faire amener un émissaire. J'espère que vous coopererez.

En ce qui concernait la croyance, elle termina ;

Notre île est profondément athée, nous vénérons la science et le progrès en quelque sorte, ainsi que le grand cristal, certains lui vouent un culte, mais pas au point d'un Dieu comme en bas. Vous êtes libre de croire en ce que vous désirez croire. Mais, nous admettons volontiers la possibilité d'une force supérieur et mystique, car tout ne peut pas s'expliquer, telle votre venue par exemple.

Mais voila que l'émissaire de Tenshi et du conseil était enfin arrivé. L'on s'écarta du passage pour le laisser entrer. Nabuto le salua respectueusement en se courbant légèrement avant de se redresser, Vala en fit de même.


Vala, Nabuto.

Emissaire Kwang.
Emissaire Kwang.

Voici donc nos visiteurs. Des élus ai-je ouïe dire... Le conseil veut les voir, mais nos hôtes doivent d'abord passer voir un medecin. Je vais donc les accompagner, sous l'autorité du conseil je prends la relève de ces deux personnes. Veuillez me suivre je vous prie. Fit l'émissaire en se dirigeant alors dehors.

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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Sam 15 Juil - 13:55

Le fossoyeur, égal à lui-même, ne put retenir un petit ricanement alors qu’il levait une main au niveau du visage, et se massait quelque peu le nez. Secouant la tête sur les côtés, il haussa les épaules, et dirigea ses deux yeux blancs vers le « maître », dont la réaction outrée était sans doute possible la source de son amusement. Ecartant finalement sa main de son visage, il laissa cette dernière paume vers le haut, répondant presque aussi rapidement que d’habitude.

Primo … Je vous assure que s’il y a un « jeune » homme ici, ce n’est pas moi. Ça me fait souvent marrer quand on me le dit hein, mais bon. Et sinon … Petite histoire. Il y a quelques heures, j’étais tranquillement, avec une bande de copains à moi, à boire quelques bières, parler des dernières missions qu’on avait fait ensemble, d’un match sportif qu’on aimerait s’organiser à l’occasion, tout ça. Quand je les ai quitté, j’suis rentré dans ma cabine / chambre, j’ai posé mes fesses dans mon canapé, j’ai allumé l’holo-télévision, et j’ai bu une boisson rafraichissante goût cerise / pêche exotique pétillante, tout en dévorant quelques paquets de chips. Ensuite, un pote m’a appelé via com’, et m’a proposé de passer taper deux-trois parties de jeux vidéos. Ça, c’était une soirée telle que je pouvais en vivre dans mon monde. Mais le fait est que vous n’avez probablement pas compris le sens de la moitié des mots que je viens de sortir, car cette technologie n’existe pas ici. Et mes amis ? Vous ne les verrez, connaîtrez jamais. Moi je connais tout ça. J’aime mes potes. J’aime mon monde. Et quelque chose m’en a arraché, et me force sans que je sache comment, pourquoi, et jusqu’à quand à lui dire adieu. Et ce quelque chose ? Peu importe le lieu, le contexte, ou quoi que ce soit d’autre : il m’a témoigné à peu près autant de respect qu’un type me crachant au visage. Il m’a littéralement volé ma vie. Alors oui, quand j’apprends les modalités du style « Vous avez été amené ici par la volonté d’un autre », « pas de retour à la maison », et « vous êtes dans un monde en retard de 15 à 20 siècles sur le vôtre » ? La … Tenue dans mes propos, je l’oubli, et je vous saurais gré de ne pas me tenir rigueur d’avoir eu la première réaction que j’ai eu, parce que je vous assure que je me suis contenu. Se tournant vers Vala, il pencha cependant un peu la tête vers l’avant, soudainement plus doux. Mais je peux comprendre que la bibliothèque ne soit pas le meilleur endroit pour des discours ordurier, aussi je m’excuse de ce que j’ai dis … Je m’efforcerais d’être plus modéré, à l’avenir.

Nom d’une bite. Et moi qui croyais que je pouvais partir en couilles côté « faire des discours en totale impro pour faire fermer sa gueule à quelqu’un ». Bon, c’était bien formulé ceci dit, j’ai rien à redire sur cet aspect-là. A part « lèche-bottisme / 20 pour la conclusion. »



Se massant un peu la nuque, le mercenaire tira une moue en recevant une explication sur son cristal … Il aurait pu répondre que, grâce à sa protection respiratoire, il n’avait dans tous les cas pas vraiment de problèmes avec l’altitude : s’il se sentait mal, au pire, il avait de l’air « parfaitement respirable » à portée de main, plus ou moins. Et de toute façon, il se savait parfaitement capable d’endurer des conditions de vie extrêmes : beaucoup d’altitude ne lui faisait pas peur … En revanche, être étudié par un toubib …



Heum … Je suis la seule inquiète pour le médecin ? Genre … On est pas malades, hein ? Et s’il découvrait qu’on est à plus d’un, dans sa tête ?



Mieux vaut éviter de trop jouer les orthodoxes dès le début et coopérer. Elle n’a pas parlé d’examen magique, pour l’instant … Et au pire, s’il y en a un, on trouvera un moyen de se défiler à ce moment-là.



Rien à redire … Cette reptile était sage. A la fois d’une prudence rare, mais aussi capable de s’adapter rapidement à ce contexte pourtant entièrement nouveau. Sage. L’invincible c****rd qu’était le fossoyeur ne pouvait que lui envier cette qualité à vrai dire : même s’ils avaient à peu près le même âge, lui n’avait clairement pas consacré autant de temps à développer ses capacités de réflexions, même s’il savait parfaitement qu’elles n’étaient pas en reste pour autant. Croisant de nouveau les bras sans vraiment s’amuser à se répondre, le tueur de masse se contenta d’écouter les réponses qui lui étaient fournies, et d’analyser les informations qu’on lui donnait. S’il montra une surprise assez intense à l’évocation d’une île pouvant « planer indéfiniment », ce fut cependant plus ou moins le seul point qui réussit à faire disparaître son petit rictus : ce dernier revint ensuite se coller sur ses lèvres, et ne s’en décrocha nullement durant un bon bout de temps. Même la mise en garde de la bibliothécaire vis-à-vis de l’idée de sauter de l’île ne le remua pas particulièrement, et ce malgré le fait qu’elle semble relativement impliquée émotionnellement parlant dans ce sujet … peut-être avait-elle ainsi perdu un fils, un frère … Ou une cousine, autant ne pas se montrer sexiste dans les exemples. Pour le reste … Des détails, ou des faits. Il avait la réponse à ses interrogations, et même si ces réponses appelaient à d’autres questions par la suite, il se doutait bien que le facteur temps ne permettrait pas non plus d’aborder absolument tous les sujets possibles. S’il n’avait d’ailleurs pas abordé l’aspect politique de l’île, c’était d’ailleurs justement dans cette optique : c’était probablement une des choses qui l’intéressait le moins, en définitive. Une fois toutes les réponses fournies, ou presque, le rouquin tourna la tête vers la porte d’entrée, qui venait de s’ouvrir sur un homme à l’air austère et sérieux.


Mmmpfffrrrrrbwa ha ha HAHA ! C’te sale face de gros !



Luttant intérieurement pour ne pas laisser son rictus s’érailler complètement, et garder un minimum son sérieux, le fossoyeur inspira profondément en plaçant sa main devant sa bouche, de manière à éviter le moindre problème s’il ne parvenait pas à se contenir. Soufflant par le nez, il écouta l’émissaire, qui semblait quelque peu froid comme une porte de prison, et haussa les épaules. L’ordre qu’il leur avait donné était formulé poliment, certes … mais cela restait clairement un ordre. Haussant les épaules avec un « Très bien. », le fossoyeur se mit en marche vers la sortie … Mais s’arrêta cependant devant la bibliothécaire, et se tourna vers elle en joignant les mains.

Vala, je vous remercie énormément pour votre aide. Même si c’était votre « devoir » de nous informer, vous l’avez fait de manière particulièrement consciencieuse, et j’apprécie beaucoup. Je tiens également à dire que vous conservez un certain charme, sous certains autres aspects … Malheureusement, ce n’est pas pour vous beaux yeux que vous allez revoir ma tête de façon très fréquente dans les jours à venir. Commençant à reculer pour se rapprocher de la porte, le mercenaire embrassa toute la salle d’un large geste de ses bras avec un grande sourire, gardant les yeux rivés sur la vieille dame. C’est juste que je vais lire aaaaaaabsolument tout ce qui m’intéressera ici ! On se revoit plus tard donc ! Toi aussi Nabuto, à l’occasion, si on se recroise. Ayant tendu le bras vers le scientifique, et claqué des doigts en pointant son index sur lui, il finit par pivoter totalement de façon à marcher dans le bon sens, et se frotta de nouveau les mains alors qu’il sortait du bâtiment avec l’autre élu et l’émissaire. Bon, sinon, vraiment ravi de faire votre connaissance, émissaire Kwang. Un plaisir, sincèrement.

Jetant un œil à l’intérieur de la bibliothèque à la fin de sa phrase, le mercenaire put très clairement voir le dispositif de la bibliothécaire virer au rouge dans l’instant, et trembler sur la table où il avait été posée … Normalement, l’émissaire, qui était deux ou trois pas en avant, ne pourrait plus le voir, mais bon. Dans tous les cas, cela ne tira qu’un ricanement de plus au rouquin, qui soupira un peu en secouant la tête, amusé. Se massant la nuque, il fit quelques larges enjambées pour se retrouver au niveau du chauve, observant un peu la ville et les habitants autour d’eux en reprenant (encore) la parole.

Au fait, heum …Pour le test médical, c’vraiment impératif, vous êtes sûrs ? Je demande juste hein, si vous pensez vraiment que c’est indispensable allons-y, mais bon … J’admets que je suis moyennement chaud. Oh, Haïzen, aussi, vu que vous n’étiez pas là lors des présentations.
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Sam 15 Juil - 18:35

En réponse à l’un des commentaires du dénommé Haïzen, la bibliothécaire exhiba une étrange petite pierre noire, tout en révélant qu’il s’agissait en réalité d’un appareil capable de détecter tout propos volontairement erroné, à partir de facteurs tels que le ton, la rapidité de réponse ou encore les battements du cœur. Cela avait tout l’air de ressembler aux détecteurs de mensonge classiques utilisés par les services d’espionnages du temps de Nyo. Des objets très pratiques lors des interrogatoires, bien qu’ils possèdent l’inconvénient d’être inefficaces sur des personnes entraînées. Ce qui semblait être le cas ici aussi, puisque la probabilité de fonctionnement ne dépassait pas les quatre-vingt-quinze pourcents… Tout comme lors des statistiques mathématiques, le blond ne put s’empêcher de soupirer à l’idée d’accorder cinq pourcents au hasard… Méditant ainsi à ce sujet, et prenant note d’éviter de raconter autre chose que la vérité, il ne fit pas attention à ce Vala et l’autre type échangeait d’autre au sujet de l’outil.

Pour la suite, l’étudiant était assez reconnaissant envers le gars aux cheveux écarlates d’avoir exprimé à voix haute ce que lui aussi pensait. Et ces pensées ne contenaient pas que des pensées correctement exprimées. Toutefois, si ces mots avaient de quoi en choquer plus d’un, la réaction de Vala le fut tout autant : en effet, elle éluda le problème exposé en se contentant de reprocher à Haïzen la vulgarité de son langage, prenant pour argument leur localisation. Nyo était outré d’une telle répartie. Même s’il avait beaucoup de respect pour les infrastructures liées à la connaissance, selon lui, l’homme aux lunettes n’était pas dans le tort. D’ailleurs, le Japonais était sur le point de prendre sa défense lorsque celui-ci reprit la parole.

Ainsi, Haïzen, racontant à tous un morceau de son passé, justifia de manière éloquente sa rage soudaine. Arraché à son monde contre son gré, privé de ses connaissances et de ses plaisirs d’avant, il débarquait dans un lieu inconnu, livré à lui-même et avec pour seule garantie que cette condition n’était pas près de changer… Il y avait effectivement matière à s’énerver. Nyo, quant à lui, relativisait un peu : la condition d’élu était encore nouvelle à Tenshi, et avec la quantité d’ouvrages présents dans cette bibliothèque, il y avait fort à parier que des informations quant à ce moyen de retour s’y dissimulent. Il ne restait qu’à obtenir les autorisations de lecture, et à trouver ces renseignements. Mais ce n’était pas la priorité du chronokinésiste pour l’heure : il ne repartirait sans plus de données sur cette île volante et Kosaten.

Par la suite, Vala indiqua qu’une visite médicale serait nécessaire pour déterminer si les deux élus étaient en de bonnes conditions pour survivre ici. C’était assez logique, Nyo n’était pas habitué à une telle attitude et il n’était pas impossible que son corps le lâche à tout moment, même si dans un premier temps la transition s’était plutôt bien passée. Par la suite, des explications leur furent apportées à propos du système de flottaison aérienne de l’île. Les termes utilisés n’étaient pas inconnus pour le garçon aux cheveux d’or, il fit d’ailleurs son possible pour en retenir un maximum, mais la science géologique et élémentaire n’avait jamais été son point fort… Ses lacunes à ce sujet se payaient durement… L’image clarifia légèrement les choses.

Nyo fut beaucoup plus intéressé par la suite des détails, concernant le fameux champ de force protecteur de Tenshi. On en revenait toujours à ce fameux cristal, source d’énergie indéniable et divinité pour certains. Le garçon au foulard apprécia beaucoup les indications données quant à l’alchimie et la science visant à décrédibiliser le terme de magie. Il était vrai que beaucoup de pouvoirs prétendument paranormaux se révélaient être en réalité des réactions purement chimiques. Il ne fit néanmoins pas mention de son Alter, lui-même n’ayant pas découvert de phénomène logique qui y soit associé…

Ensuite, il leur fut révélé que le seul moyen pour atteindre Kosaten était via la téléportation, et l’inverse était également vrai. Le champ de force empêchait toute intrusion, et la chute était évidemment mortelle. Enfin, il leur fut répété l’interdiction de gagner les territoires d’en-dessous pour l’instant, au moins pour quelques temps afin de découvrir la nature exacte de ces nouvelles arrivées. Un autre point étrange qui n’était manifestement pas maîtrisé par les personnes ci-présentes était celui de la mort, qui n’était apparemment par la même finalité que celle à laquelle Nyo était accoutumé… Il en chercherait davantage dessus plus tard.

Pour conclure sur les dernières réticences du manipulateur de temps, Vala se justifia par leur récente arrivée. Malgré le gage de vérité, elle ne pouvait pas tout révéler tant qu’il ne serait pas digne de confiance. Celui-ci soupira, ne trouvant rien à répliquer à cela. Nyo nota les renseignements sur le conseil et sur le cristal. Malheureusement, la présence de l’émissaire coupa court à toute autre question. Le jeune homme n’avait pas appris tout ce qu’il souhaitait savoir, mais la vieille dame s’était montrée très ouverte. Il s’inclina respectueusement.

« Je vous remercie pour ces informations, je n’hésiterai pas à repasser pour consulter les ouvrages. »


Le nommé Kwang les amènerait donc au Conseil. Toutefois, la visite médicale s’imposait. Nyo laissa Haïzen parler le premier, avant de se présenter à son tour.

« Je suis Nyo Fukazaki, enchanté, émissaire Kwang. Pour ma part, il n’y a aucun souci pour passer voir ce médecin. »
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Sam 15 Juil - 23:28

La cité de la connaissance
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Sur les pas du grand conseil


L'heure n'était plus aux questions, Vala eut beau avoir les remerciements des deux jeunes hommes et élus, l'émissaire envoyé par le grand conseil, prit la relève. Son pouvoir semblait grand et la figure qu'il représentait, respectée. Haizen ou plutôt le Fossoyeur, accepta de suivre non sans une petite pique moqueuse et dissimulé, ce brave chauve. Nyo aussi, se releva pour suivre la marche, bien que l'un des deux n'était visiblement pas trop pour se faire ausculter.

Mais c'était apparemment un passage et un procédé obligatoire. La vieille dame avait dit que c'était pour leurs biens, même si l'aventurier au fort caractère n'en était pas hautement convaincu, pas du bien fondé de ses paroles non, ça, c'était une confiance certainement acquise maintenant... Mais simplement sur le fait que lui, en ait besoin. Cependant, là n'était pas la question et l'émissaire se sentit obligé d'en dire un peu plus.

Tout en descendant calmement les marches menant à la bibliothèque, afin de se diriger vers un apothicaire choisi par le conseil, il ajouta ;

Voir ce medecin est un protocole autant qu'une formalité. C'est à la fois pour votre sécurité et pour la notre. Vous pourriez êtres porteurs d'un virus, d'un germe qui puisse nous nuire. Vous venez de mondes différents et si eux en bas, ne prennent aucune précautions, ce n'est pas notre cas. Bien sur, si j'avais pu vous mettre en quarantaine je l'aurais fait, mais c'est inutile vu le monde croisé. Il faut simplement vous faire examiner et ainsi, éviter tout danger. Puis cette ile n'est pas si facile à vivre. Les Tenshins ont une physiologie particulière. Nous savons que les élus qui arrivent dans ce monde, sont par nature plus faible qu'ils ne l'étaient dans leurs mondes à eux, peut être me confirmerez vous cela de vive voix. Allez, ne traînez pas.

Les mains dans les manches, se tenant sans doute les poignets comme un moine, ce dernier continua une marche rapide jusqu'à un petit établissement, loin d'être aussi impressionnant que d'autres bâtiments de la ville. Il y'avait une petite vitrine, quelques objets en vente, ça n'avait pas l'air d'un medecin avant d'y entrer. Cela ressemblait d'avantage à une boutique, certes spécialisé, mais tout de même.

L'intérieur était sommaire. Une sorte de petite salle d'attente avec des bancs, de l'encens, quelques malades qui toussaient, rien de grave. Toujours pleins de babioles à vendre sur de multiples étagères et armoires. Beaucoup de plantes dans des petits pots de verre, puis un vieillard qui surgit du bas. Il venait de remonter une petite cave, ouvrit le battant en bois pour le fermer derrière lui. Il posa alors quelques racines sur son établis de paiement, pesa un sachet de poudre bleue, puis mit le tout dans un panier d'osier, le faisant glisser sur le coté.


Votre commande est prête madame chang... Oh... ! S'exclama t'il alors, en remarquant l'emissaire.

Monsieur Baelin. Voici deux élus... Par ordre du conseil, vous devez les examiner, alors fermer pour aujourd'hui, mesure maximale sur le protocole.

Ah.. Oh très bien, je vois. Bien, je vais demander à tous et toutes de partir, avec mes excuses. Veuillez aller chez ma collègue, Madame Traha, Madame chang, vous avez de la chance. J'ai mis les indications de prescriptions dans le panier. Au revoir, oui oui, au revoir.

L'autre chauve (décidément) passa alors devant l’émissaire et les élus, sans pour le moment dire un mot, puis une fois tous ses patients partis, ce dernier ferma boutique et invita d'un geste les trois à le suivre. Il y'avait donc une pièce à l'arrière, c'est là que se ferait l'examen. Dans cette même pièce, quelques instruments d'alchimie assez poussés, mais aussi du matériel médical, comme des pinces, scalpel, mais aussi d'autres objets inconnus des élus sans doute, comme la pierre qui detectait les mensonges, ou encore d'autre cailloux du même genre...

Un tas de plantes assez vivantes en apparence, quelques livres, une sorte de lavabo de pierre. C'est d'ailleurs vers ce dernier que le medecin alla, pendant que Kwang lui, attendait en barrant plus ou moins la sortie. Evidemment ce n'est pas ce qu'il faisait, mais c'est ainsi que ça pouvait être interpreté. Le medecin, Monsieur Baelin donc, se mit une pierre dans les mains, et ajouta une poudre. Cela fit alors une mousse assez compact avec laquelle il se massa les doigts, la paume, le sommet des phalanges et le reste, avant de rincer le tout en reposant cette dernière.

Commencez je vous prie.

Ce sont des élus. Je vous avais bien dit qu'un jour nous en aurions... Vous ne m'aviez pas cru et voila, j'avais raison.  

Le Grand conseil n'avait pas exclu votre théorie. C'est pour cela que vous avez été choisi.

Je vais les ausculter de ce pas. S'il vous plait, vos noms ? Asseyez vous dans ces fauteuils,
tendez le bras et fixer le panneau blanc devant vous.
Fit le medecin en collant un panneau blanc devant eux. Vous me direz ce que ces 2 formes veulent dire pour vous, evidemment rapidement et sans mentir.  



Bien, je vais aussi vous faire une prise de sang. Le bilan sanguin sera suffisant pour le protocole sécuritaire de Tenshi. J'aimerais aussi voir vos cristaux d'un peu plus près, je vois bien celui de ce jeune homme. Fit t'il en fixant Nyo. Mais pas le votre visiblement.

Il s'approcha alors vers eux, tour à tour et posa une petite pierre sur leur bras, un clic pu s'entendre et se faire sentir et la pierre assez translucide devint rouge. C'était le sang qui y était contenu. Tout se passa assez rapidement, à peine une seconde. Il reprit les pierres, les rangeas dans une sorte de tube et elles furent aspirées.

mMMH ! Aaah.. Et voila le résultat.

A peine après avoir inséré les pierres, qu'elle revinrent avec un glyphe et une couleur différente. Verte pour Nyo et violacé orange pour le fossoyeur.

Bien. Emissaire Kwang, il n'y a pas le moindre risque de contaminations par un quelconque virus ou germe..

Bonne nouvelle. Et pour le reste ? Demanda t'il

Et bien c'est très interessant. Le taux de leurs érythrocytes se met peu à peu au niveau du notre, ce qui me fait donc penser à une adaptation gradué de leurs physionomie afin de vivre normalement sur l'ile. Je pense que les élus n'aurons aucun problème pour s'adapter à notre environnement en fait, le cristal doit y être aussi pour quelque chose. J'aimerais aussi l'étudier d'avantage.

Je vois. Aucune anomalies à signaler dans ce cas ?  

Oh si, bien sur, tout un tas ! Mais rien de dangereux je pense.

Pardon !?  

Rassure vous Emissaire Kwang. Laissez moi faire leurs bilans psychologiques, la fin des analyses sur leurs cristaux et après quelques autres questions, ils seront à vous. Cependant, je pense que le Grand conseil devra attendre un peu, le temps que leurs corps soient parfaitement adaptés. Bien, maintenant à nous, j'attends vos réponses messieurs. Ah, et vous.. Fit t'il vers le Fossoyeur J'aimerais vous parler après.

Dans ce cas, je vous laisse. Je vais informer le conseil de votre rapport, tenez nous au courant des avancés. Au revoir.  

L'emissaire Kwang quitta finalement la pièce, laissant les deux élus seuls avec l'apothicaire, qui semblait un peu curieux de voir ces êtres de plus prêt. Fort heureusement, ses intentions ne semblaient pas malsaines ou malignes et son regard était pas celui d'un fou, même si on aurait pu y croire ne le voyant de prime à bord !

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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Dim 16 Juil - 17:53

Ecoutant les explications de l’émissaire, le fossoyeur haussa les épaules, et fourra une de ses mains dans sa poche, reportant son regard autour de lui. Saisissant ses lunettes qui ballottaient tranquillement sur son torse, il les releva pour les ajuster devant ses yeux … Les « verres », qui servaient surtout d’écrans pour créer une vision avec réalité augmentée, n’affichèrent rien de bien particulier. Conformément à ce qu’avait dit la dragonne, l’architecture semblait appartenir à une peuplade asiatique vivant à l’ère féodale – ou du moins, c’était comme ça qu’on appelait ça sur son monde d’origine, mais ici ça ne voulait probablement rien dire – et les matériaux employés témoignaient du « manque d’avancées technologiques ». En gros, pas de béton, pas de structure d’acier apparentes, des rues pavées ou en terre battue … Vu les toilettes qu’il avait trouvé, il devait encore être à une époque où on faisait manger les déjections aux cochons, ce qui équivalait à dire « pas d’eau courante », « encore moins d’électricité », « pas d’industrie non plus » … Définitivement, il allait s’amuser. Laissant les deux verres rouges lui retomber sur le torse, il leva son avant-bras, et tapa quelques commandes sur l’écran qui y était fixé.  


Hun, t’as enregistré tout ce qu’a dit Vala ? Classe … Au moins, le bourreau et le marchemort pourront l’écouter aussi.



Heuuuuu … Enregistré ce qu’elle a dit ? Hein ?



Ah, merde, delta d’époque … Comment dire. En gros, il a un appareil qui peut … Disons, « écouter », « retenir », et ensuite « reproduire » les sons. En gros, il a « enregistré » la conversation sur son appareil, un peu comme si tu … écrivais des notes sur une partition musicale. Ensuite, l’appareil conserve la partition. Et lorsqu’il le voudra, il pourra s’en servir pour reproduire exactement les sons enregistrés … Donc, sa machine répètera les mots de Vala, avec sa voix, ses intonations, ses … Enfin, tous les sons qu’elle a produit, quoi. Les siens, et ceux du fossoyeur aussi. Et de Nyo. Et de tous ceux qui étaient dans la pièce. Foutrailles, s’il faut que je fasse la passerelle technologique à chaque fois je vais en être quitte pour un de ces mal de tête …


Okay okay ... Eh, c’est quoi ça ? Chez un apothicaire ? C’pas super impressionnant, on dirait une boutique d’alchimiste. Et une petite.



Rentrant dans l’établissement avec son usuelle désinvolture, le fossoyeur ne prêta qu’une attention très modérée à la clientèle, faisant un signe de la main avant de se tourner vers les produits. S’il reconnaissait certaines étiquettes, d’autres lui étaient inconnues … Et d’autres encore, quasi loufoques. Il ne commenta cependant pas, et se décala du passage pour permettre aux quelques clients de quitter la salle. Se tournant vers le « médecin » qui les prendrait en charge, le mercenaire se frotta la nuque d’une main, penchant sa tête sur le côté. Difficile de dire quel âge cet homme avait … Mais il n’était pas tout jeune, c’était chose certaine. Le suivant hors de la salle d’attente pour un cabinet d’auscultation à l’aspect là aussi quelque peu intrigant pour quelqu’un n’étant pas habitué, le rouquin posa ses fesses sur une des chaises qu’on lui indiquait. Ecartant largement les jambes et bougeant ses bras derrière lui pour que ses biceps ne reposent sur le sommet du dossier, il observa le médecin se « laver les mains » avec intérêt, et haussa les épaules lorsqu’on lui demanda son nom.

Haïzen.

Tendant le bras qui était protégé par la pièce d’armure, et qui soutenait son ordinateur, le fossoyeur haussa les sourcils en voyant les deux images qu’on lui présentait … Et soupira à en comprenant pourquoi on lui demandait de lever son membre supérieur. Le laissant retomber, il entreprit alors d’ouvrir le col de sa tenue, et d’en retirer cette fois son bras droit, afin de ne pas avoir à enlever plus d’équipement que nécessaire. Sur sa peau pâle, on pouvait clairement voir les marquages noirs, tatouages sans le moindre doute, qui étaient similaires en tous points (à part la forme) à ceux qu’il portait sur les yeux. Tendant de nouveau le membre supérieur devant lui, il mit cette fois la paume ouverte vers le haut, comme s’il « demandait » une pierre similaire à celle que le médecin avait placée sur l’avant-bras du blond.

Qu’eeeeest-ce que c’est que ce protocole … ‘faudrait p’têt aussi me dire de retirer la combinaison en kevlar, si vous voulez me ponctionner quoi que ce soit. D’ailleurs, j’pourrais pas me le faire tout seul et vous le filer ? Vous en faites pas, j’ai plus ou moins l’habitude de ce genre de trucs … Si vous m’expliquez comment votre matos fonctionne, ça devrait le faire. Je dois avoir de quoi faire un garrot, aussi. Voyant qu’on déposait le petit objet sur son avant-bras, il soupira, penchant la tête. Alors en fait j’aurais vraiment préféré le faire moi-même pour des raisONNNNN. Hung. Put- … Vous auriez pas pu prévenir que ça se faisait comme ça ?

Se massant sans conviction l’avant-bras, le fossoyeur envoya un regard de tueur au chauve qui lui tournait le dos, et entreprit de se rhabiller en un instant, ouvrant et fermant les doigts quelques instants pour s’assurer que le gant de sa combinaison tombait parfaitement en place. Une fois enfilés, ses vêtements lui donnaient plus l’impression d’avoir une seconde peau qu’une protection pare-balle … Cela venait avec des inconvénients, mais auxquels il s’était parfaitement habitué. Soupirant alors qu’il verrouillait de nouveau la fermeture éclair au niveau de son cou, il resta sans rien dire, mais clairement énervé sur sa chaise pendant quelques instants à regarder les tests … Avant de soupirer lourdement en détournant les yeux.



Hey, pourquoi tu tires autant la tronche ? C’est pas comme si les nanites dans ton sang pouvaient être reproduites ici … Je le vois même pas capable de comprendre ce que c’est. Enfin, encore que, mais franchement …



Ne répondant pas à l’oral, le fossoyeur préféra se tourner vers son écran, sur lequel il activa le clavier tactile pour se mettre à écrire. « J’en ai pas une quantité illimitée dans le sang, et c’est pas exactement le genre de truc que mon organisme peut produire rapidement. Même s’il en a choppé genre une cinquantaine seulement, ça reste 50 unités qui pourraient être utiles plus tard pour retaper un truc … Sans parler du métal que je vais devoir ingérer pour que mon corps puisse correctement fabriquer ces petits machins, ils sont pas faits en os et en cheveux. Enfin bon. » Finissant par se redresser pour observer les deux images, le rouquin, qui avait du coup laissé son compagnon d’infortune répondre avant lui, fit un signe à l’émissaire en partance, et se massa un peu le menton. Alors qu’il réfléchissait, il se remit à parler, répondant cette fois à une question qu’on ne lui avait pas posé.

J’ai nativement beaucoup d’hémoglobine dans le sang. Les salles d’entraînement où je fais de la musculation et de l’entretien physique sont naturellement conditionnées pour avoir des taux d’oxygènes très pauvre, afin de décupler les performances des soldats sur les champs de bataille. C’est pour ça que j’étais franchement pas inquiet sur si je pouvais vivre ici … Sinon, pour l’image de droite … ‘tain, j’ai toujours crains un max aux tests de rorschach. Au début, elle m’évoquait rien … Maintenant, deux serpent avec des bras, dos à dos, qui font des signes orduriers … Ou non, une chauve-souris avec des pinces de scorpion. Une corvette Sangheili d’un modèle customisé … tss, ils font n’importe quoi ces poulpes, comme formes … AH ! NON ! Un visage de vieux pas content avec des bonnes bas-joues tombantes bien moche, ha ha … Aaaah ... Ou alors, une cervelle ayant prit un tir de fusil à pompe à bout portant, et répandue sur la paroi d’acier d’un vaisseau amiral du dominion ? enfin, là j’avoue que c’est de la triche : c’était moi qui tenait le fusil, donc normal que je me souvienne d’une forme si étrange … Bon on va jamais en avoir fini, là j’suis passé à deux gros, penchés au-dessus d’un chiotte commun, dos à dos, en train de … Bon, j’vais pas vous faire un dessin, vous l’avez déjà. Le second …. …. … mh. J’reconnais un vieux symbole de monnaie, dans le cercle tout en haut, mais à part ça … … Ouais, nan, que dalle. Un gribouillage de gosse.

Reprenant sa pose initiale avec les bras dans le dos, le fossoyeur soupira lourdement en se laissant aller en arrière sur sa chaise, les yeux plissés … définitivement, cette forme ne lui disait absolument rien. Tournant la tête vers le docteur lorsque celui-là lui annonça qu’il devait lui parler, le tueur haussa les épaules, et tourna de nouveau la tête vers l’image en répondant.

à condition que vous me rendiez le sang que vous m’avez prélevé, et que vous me filiez de quoi faire une injection de votre caillasse, là. Si vous ne l’altérez pas ou ne l’avez pas déjà trop modifié avec une pléthore de tests alchi-machins trucs.
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Lun 17 Juil - 20:09

L’émissaire répéta à peu de choses ce que Vala leur avait indiqué un peu plus tôt concernant le test médical obligatoire. Il s’agissait tout autant d’assurer la sécurité de Tenshi en vérifiant l’état de santé des deux nouveaux arrivants, afin d’éviter toute contamination, que de s’enquérir des chances de survie de ceux-ci sur une île telle que celle sur laquelle ils se trouvaient. C’était une réaction plus que logique, et à laquelle Nyo ne se voyait pas s’opposer. Ce n’était pas la première qu’il faisait, c’était plus une routine pour lui. Par contre, il devait s’avouer être étonné par la réaction forte d’Haïzen qui n’était visiblement pas chaud pour cela… Le blond avait bien compris que leurs deux mondes n’avaient pas grand-chose à voir, et sa curiosité le titillait à ce sujet…

Le jeune homme se laissa ensuite guider par Kwang, essayant de mémoriser du mieux qu’il pouvait la géographie de ces lieux. Leur trajet ne dura guère longtemps : bien au contraire, peu après, le trio arriva devant une petite échoppe, peu impressionnante à côté des hauts bâtiments de la ville.  Nyo s’y engagea à la suite des deux autres, découvrant alors une salle d’attente assez semblable à celles des cabinets médicaux japonais. Quelques personnes attendaient ici sagement leur tour, tandis qu’un homme à la capilosité aussi développée que celle de l’émissaire s’affairait à manipuler quelques éléments naturels.

Kwang, après que sa présence ait été aperçue, ordonna la fermeture du cabinet le temps que Nyo et Haïzen puissent être examinés comme il fallait. Une fois que la clientèle eut été renvoyée, que l’étudiant se fut excusé silencieusement du visage d’être l’une des causes de cette clôture inopinée, les préparatifs pour la suite des réjouissances furent faits. Encore une fois, les identités furent demandées.

« Nyo Fukazaki. »

Après quoi, leur médecin leur fit observer un tableau blanc sur lequel était affiché deux dessins peints en noir. Leur fut ensuite posée la question de ce que représentaient ces formes. Nyo sourit en comprenant qu’il s’agissait d’un banal test de reconnaissance des tâches, comme cela se faisait couramment chez lui. En général, cela avait pour but de déceler la folie ou de sombres pensées… Mais peut-être qu’ici ce ne serait pas le cas ? Quoiqu’il en soit, avec la tournure de phrase employée par le docteur, le Japonais comprit qu’un détecteur de mensonge était à portée. Tromper la vérité n’aurait donc rimé à rien. Comme demandé, il tendit les bras et répondit :

«  Sur le premier, je distingue tout d’abord une cruche illustrant le signe astrologique du Verseau, que les Européens ont coutume d’utiliser. A moins que ce ne soit une lyre privée de ses cordes. En retrait par rapport à cette première forme, il me semble qu’il s’agit d’un animal ou d’une machine dotée d’elle. Une chauve-souris peut-être… Ou le premier prototype d’avion ayant réussi à décoller ? Quant au second dessin, je vous avoue qu’à part trois anneaux de taille différente et accrochés, ainsi qu’une fourche à trois branches, il ne m’évoque guère peu… Demandez à votre pierre si vous ne me croyez pas. »


Nyo fut ensuite prélevé de son sang de manière inattendue qui lui arracha un léger cri de surprise. La douleur n’était pas énorme, mais l’opération l’avait laissé perplexe… Le caillou contenant son fluide rouge fut ensuite analysé par une machine. Le garçon au foulard ne prêta pas attention aux nouvelles plaintes de l’autre élu… Ce dernier ne cessait de protester contre les faits et gestes du médecin, ce qui allongeait le temps passé à attendre avant leur entretien avec le Grand Conseil.

Malheureusement pour Nyo, il faudrait encore patienter, puisque l’homme de science souhaitait poursuivre ses bilans et diagnostics santé. Il prit d’ailleurs la liberté de renvoyer Kwang, alors qu’il révélait tout de même que le danger était écarté. L’émissaire quitta les lieux, alors que le manipulateur du temps fixait la pierre contenant son sang qui avait viré au vert. Une fois que Haïzen eut fini de poser ses questions et de continuer ses réclamations, il se lança à son tour :

« Expliquez-moi… Pourquoi cette pierre était-elle verte et celle d’Haïzen non ? Quelque chose autre que nos origines nous différencie ? Y’a-t-il des détails que nous devons connaître sur notre santé actuelle ? Vous affirmez qu’il n’y a pas de danger, alors quelles sont ces anomalies dont vous faites mention ? Discutons de tout cela autour de votre pierre détectrice de mensonge, je vous prie. Il y a trop d’élément que j’ignore pour être rassuré… »
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Mar 18 Juil - 4:21

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L'examen


Haizen et Nyo, ils se présentèrent sans résistance et assez directement, ce qui était formidable. L'apothicaire sourit alors, laissant apparaître quelques rides aux creux de ses jours et ceux pincés sur ses yeux légèrement plissés à ce moment là, puis il se contenta d'écouter la suite, en reprenant son travail. Après tout, l'examen ne faisait que commencer, il n'y avait pas forcément trop de pain sur le planche, mais plus ça irait vite, plus le Grand conseil les verrais.

Puis à son humble avis, ces deux là ne voulaient pas rester des lunes durant ici. La première apostrophe arriva au moment ou le Fossoyeur voulut se faire la piqure lui même, mais non, prit par surprise par le medecin, ce dernier fut traité comme le blondinet, qui lui aussi eut un peu mal et fut surprit, n'hésitant pas non plus à le dire.

Voyons voyons, vous êtes deux grands garçons non ?  

Les analyses tombèrent sous peu et l'émissaire Kwang parti, comme vous le savez déjà. C'est à peu près là, que les questions plurent soudainement. Haizen commença le premier, en ajoutant que son taux d'hémoglobine était plus elevé, ce qui voulait dire qu'il avait quelques connaissances, surtout vu le terme médical utilisé plus tôt par Baelin. Cela voulait aussi dire qu'il connaissait plutôt bien son propre corps, ce qui était pratique pour le docteur et pour lui même. Un bon atout donc.

Le jeune homme en apparence, enchaina rapidement sur les tests psychologiques, pour décrire ce qu'il voyait. C'était très intéressant d'en découvrir les résultats et intriguant également. C'est debout et sur un petit carnet, que l'apothicaire nota quelques trucs, sans jamais les dévoiler.

Des serpents hmm... Une corvette ? Bien... Un visage ? Vraiment ? Je vois. Continuez. Fit t'il tout du long

Le second l'inspira un peu moins. Néanmoins, le chauve avait noté toutes les idées qui étaient passés par la tête du fossoyeur, qui avait joué le jeu et n'avait pas menti. Puis, ce fut au tour de Nyo, qui était bien plus calme que son comparse. De la même manière, le medecin agit comme à son habitude, notant ce qui était dit et le répétant parfois ;

Une cruche, intéressant. Une lyre, l'instrument, mais sans cordes ? Je vois, je vois...

La encore, le second dessin n'inspira que peu les deux élus. C'était un résultat assez satisfaisant et avant de répondre aux dernières questions d'Haizen et du jeune blond, le médecin ajouta un détail.

Le premier dessin est un dessin protocolaire, connu sous le test de Ganji. Le second dessin, c'est... Eh bien c'est moi qui l'ai fait. Il est très intéressant que votre imagination se soit d'avantage stimulé sur le dessin du test, plutôt que le mien. Vos profils sont très intrigants.  

Le médecin ferma son calepin, puis le rangea dans sa toge, avant d'enfin entamer le reste. Haizen acceptait de rester, à la condition sine qua non qu'il puisse récupérer son sang. Cela fit hausser un sourcil à l'apothicaire en lui tirant un sourire au passage. Son regard fixé sur le fossoyeur se détourna le temps de se poser sur son compagnon et écouter à son tour sa question. Celle la en revanche, ne concernait pas la même chose, enfin pas entièrement, bien que ça ait rapport avec le sang encore une fois.

Nyo, curieux (et donc bien Tenshin dans l'âme), se demanda pourquoi les couleurs des pierres étaient différentes après analyses, ce que cela pouvait impliquer et ce, notamment à cause du fait qu'il ait parlé à Kwang d'un tas d'anomalies. L'ont pouvait comprendre que ça puisse mettre mal à l'aise et qu'on veuille en savoir plus sur ce sujet.

Alors, pour répondre déjà à Haizen, un nouveau transfert est possible, je pense savoir pourquoi vous voulez récupérer ce sang, mes questions portaient justement sur cela. Les analyses des pierres ont confirmés des variations uniques que je ne suis pas forcément en mesure de comprendre. J'aurais donc aimé que vous me l'expliquer, nous en apprenons tous les jours. J'ai bien de quoi observer ces variations, mais si j'ignore ce qu'elles sont, ni ce qu'elles font... Enfin, je vous donnerait une pierre de transfusion, rassurez vous. Le processus est le même.  

Puis il répondit à Nyo.

Ne soyez pas inquiets. La différence de couleur provient de diverses anomalies, mais pas forcément graves. La différence de taux de globules blancs et rouges, ou encore les variations dont j'ai parlé tout à l'heure, ou plus simplement une différence de groupe sanguin. Ici, il s'avère que ces différences ont créées ce mélange de couleur et un glyphe que je peux lire, afin d'établir un diagnostique précis. Rien de grave vous voyez.

Il prit alors une pierre de transfusion et transfusa justement le sang vers celle ci. Puis il lança cette dernière vers Haizen afin qu'il puisse se l'appliquer directement... Et récupérer ses nanites.

Vous n'êtes pas obligez de me l'expliquer maintenant, ni de rester finalement, si vous me promettez de m'en dire plus, plus tard. Ecrivez moi si je ne suis pas là. Au fait Haizen, votre cristal puis-je le vois ?

Tout en rédigeant une sorte d’ordonnance donc, qu'il signa et ratura à la manière d'un vrai medecin, le docteur leur donna un papier à chacun.

Avec cela, vous devriez accéder au centre ville sans problème. Le grand conseil vous attends surement... Ils vous confinerons surement dans un logement vide de la cité. Il serait préférable que vous n'alliez pas encore en bas, sur Kosaten, on vous en à parlé j'espère ? Vous pouvez y aller messieurs, rouvrez la porte en partant.

____________

Choix :

1. Vous pouver aller (tous les deux) au Grand conseil
ou
2. Vous la jouer libre en ville


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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Lun 24 Juil - 6:57

Claquant ses mains l’une dans l’autre, le fossoyeur baissa le visage vers le sol un instant, et respira profondément.

Boi. Relevant les yeux, il détailla le chauve en plissant les paupières, enchaînant. Je peux vous coller une claque. Je peux aussi, d’abord, vous dire que je vais vous coller une claque, et ensuite vous la coller. La différence, c’est que dans un cas, vous serez prévenu, et dans l’autre, non. Effectivement, ça ne faisait pas « mal » et je suis un grand garçon, mais avoir l’assentiment du patient avant le moindre test médical n’étant soumis à aucune notion d’urgence, pour moi ça me semble du B.A-Ba de politesse. Enfin, nouveau monde, nouvelles coutumes.

Cherchant à calmer ses nerfs en répondant aux autres questions qu’on lui avait posé, et en écoutant également les questions – plutôt intéressantes en soit – de son camarade, le rouquin finit par retrouver un état d’esprit plus correct, et parvint – presque – à ne pas trop afficher le doute sévère qui le saisit lorsqu’on lui expliqua l’origine de l’illustration utilisée pour les tests psychiques. Haussant un sourcil, il se frotta un peu le menton, observant soudainement le dessin avec une nouvelle perspective …

… C’est de vous ? Et bah … Je suppose que pour un test psychologique, ça peut convenir, mais …Vous cherchiez à représenter quoi, au juste ?



Alors, dans tous les cas, le fait de savoir si c’est réussi ou non dépend d’une seule et unique question. « est-ce qu’à la base, c’était moche ? ».



Le fossoyeur manqua d’exploser de rire, mais se mit juste à soudainement pouffer de rire dans sa main, regardant le sol carrelé un instant en essayant à tout prix de se changer les idées. Il se calma assez rapidement en se faisant la réflexion (assez décevante en soit) que si le bon docteur n’avait réellement cherché qu’à faire une illustration utilisable dans un test psychologique … et bien en fait, il avait très bien réussi son coup. Ça n’inspirait rien, mais ça ne rendait pas le dessin moins apte à ses fonctions … Encore que, si, un peu. Peut-être obtenait-il des analyses plus concluantes de la part des natifs, avec son gribouillis ? La question méritait d’être posée. Lorsque le médecin amena le sujet des analyses sanguines, le fossoyeur tira une petite moue, et réfléchit un instant.

Et bien … Pour ce que j’en vois, ce serait compliqué à « expliquer ». Lui là, d’un geste du pouce, il désigna Nyo à côté de lui, il serait peut-être à même de saisir, parce que même s’il ne vient pas de mon monde, je le suspecte d’être né à une époque où la technologie était assez avancée pour que je puisse me montrer précis … Mais là, pour vous, c’est un peu comme si vous deviez décrire « comment on fabrique une côte de mailles » à quelqu’un qui vient de trouver comment, avec deux silex et des brindilles, il peut faire du feu. Je peux vous donner une idée globale, mais pas la formule exacte pour reproduire le truc. Le mercenaire prit un moment pour se gratter l’arrière du crâne, puis remettre son bandeau vert en place, avant de reprendre. Il n’avait pas fini, et semblait … « titillé » par quelque chose, ou embêté.

Ça m’embête aussi d’expliquer comment ça marche parce que bon … Vous prenez des précautions du style « et s’ils viennent avec un virus qui pourrait nous décimer », c’est une chose. Qu’est-ce qui me dit qu’éventuellement, vous ne prépareriez pas aussi quelque chose du style « et si on a besoin de les garder sous contrôle, voire de les neutraliser, qu’est-ce qu’on fait » ? Bien sûr, quand ça se décidera, et si ça se décide, j’ai parfaitement conscience que ce sera pas à votre niveau doc, et de toute manière je pense que vous êtes plus « curieux » que « intéressé » en posant la question. Sauf que j’ai côtoyé bien assez de militaires dans ma vie pour savoir vers qui ils se tournent lorsqu’ils veulent trouver le point faible de quelqu’un ou quelque chose. Vers « ceux qui savent ». Et je préfère avoir le moins de personnes possibles dans cette catégories, pour moi. Sans rancune bien entendu, simplement c’est comme ça que je fonctionne. Enfin bon … Je suppose que je viendrais vous faire une explication rapide un peu plus tard dans la journée, mais là j’ai l’impression de retarder tous les trucs importants qu’on doit faire dans le parcours des nouveaux arrivants.

Saisissant la pierre qu’on lui jetait au vol, il l’étudia en la tournant et retournant dans ses doigts. Remettant même ses lunettes en place quelques instants, il fit jouer la lumière dessus de diverses manières, la soupesant, détaillant un peu l’endroit par lequel le sang « sortait » … Puis hocha doucement la tête de haut en bas, comme s’il comprenait un peu.

Alors, par contre, pour le tatouage, j’avoue que je sais moyennement où il pourrait être, j’ai pas trop eu le temps de fouiller … mhhh, ça a l’air de créer du relief ceci-dit, donc même à travers les fringues, ça doit pas être trop trop dur à détecter. Baissant les yeux vers son propre torse, il commença à se palper à cet endroit, des fois qu’il y ait quoi que ce soit de visible … Avant de froncer les sourcils. Ah. J’ai une touche, je crois.

Relevant la main gauche, il observa le dos de cette dernière avec une moue … Puis commença à défaire son gant, le désolidariser du reste de sa tenue, pour ensuite glisser sa main en dehors … Et hocher lentement la tête de haut en bas. Faisant pivoter sa main pour que le médecin puisse en voir le dos, il exposa le cristal qui s’y trouvait, ce dernier irradiant d’une douce lueur améthyste.

Pour ceux qui connaissent l’expression « connaître tel ou tel truc comme le dos de sa main » … Bah je suppose que oui, on en apprend tous les jours.

Attendant le temps que le docteur ne fasse ses examens, le rouquin vérifia qu’il avait une nouvelle fois lancé un enregistrement audio depuis qu’ils étaient dans l’établissement médical : son interface le lui confirma par un petit message. Laissant donc le temps filer un peu, il finit, une fois autorisé à le faire, par se ré-injecter le sang perdu, et remit son gant en place.

Tiens, au fait … Vous pourriez nous filer des pierres de vérité ? Ou nous indiquer où on peut s’en procurer ? Parce que ça a l’air vachement pratique, comme truc … J’cracherais pas sur l’idée d’en avoir une dans ma poche arrière, au cas où. Saisissant le papier et le parcourant rapidement du regard, le rouquin hocha doucement la tête aux instructions, ne répondant rien … Jusqu’à la dernière phrase, qui lui tira un petit rictus moqueur. Ah bah ça doc, vous en faites pas hein, on va l’ouvrir, la porte … sinon on va se la manger en pleine poire.


Beaucoup.
Trop.
Facile.
J’approuve totalement. He he. Hehehe.


Blague à part, j’repasserais sûrement dans … il est quelle heure, au fait ? Matin ou après-midi ? Dans les deux cas, j’dirais que on doit pas être loin du milieu vu la position du soleil, mais dans la mesure où toutes les planètes ne tournent pas forcément dans le même sens, d’un système stellaire à l’autre … enfin. Dans tous les cas, j’essaierai de refaire un détour une fois toute la paperasse et les trucs administratifs mis de côté. OH, pendant que j’y pense ? C’où, le conseil ? On va à droite, à gauche, on remonte la rue machin ? Qu’on n’aille pas demander à tout le monde dans la rue, histoire de. Oh, et tant qu’à faire, si vous avez fait un rapport médical « plus complet », vous voulez pas nous le passer, qu’on le transmette ? Parce que l’émissaire Kwang est très gentil, mais il s’est tiré en plein milieux des tests, donc si on peut éviter un aller / retour inutile à un fonctionnaire parce que vos dirigeants voulaient en savoir un peu plus sur nous, ça pourrait être cool. Enfin après c’est vous qui voyez.

Attendant que le bon docteur ne lui réponde une fois de plus, le rouquin finit par se relever de sa chaise, faire craquer son dos en appuyant sur le bas de ce dernier, puis se mettre en marche vers la sortie. Pivotant, comme il l’avait demandé, le petit écriteau pour dire qu’il était de nouveau ouvert, le merco inspira à pleins poumons une fois à l’extérieur du bâtiment, et se mit la main en visière pour observer un peu les environs, laisser à ses yeux opales le temps de s’habituer de nouveau à la forte luminosité de l’endroit. Enfin, « forte », comparée à l’intérieur du bâtiment, bien entendu … Ceci dit, vu l’altitude, ils ne devaient pas être loin de recevoir la quasi-totalité de la lumière du soleil dans les mirettes, ici. Etrange qu’ils n’aient encore croisé personne portant des binocles. Rendant leurs regards aux deux-trois passants qui dévisageaient l’étrange duo, le mercenaire se tourna finalement vers l’étudiant.

Bon bah … Je suppose qu’on se rend au conseil pour le moment, avant toute chose ? Quoique si sur le chemin on trouve un magasin où ils vendent de la viande séchée ou quoi, ça pourrait être pas mal, je commence à avoir la dalle. Sinon, je te suis. Vu que t’as un cristal facile à voir, au moins, les gens se poseront pas trop longtemps la question de savoir si je suis élu ou pas.



He he he … Tu peux le dire, aussi, que t’as pas écouté le chauve quand il vous expliquait où vous rendre parce que tu regardais le bô schéma de femme à poil sur le mur derrière lui.


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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Mar 25 Juil - 15:56

Jusqu’ici, Nyo se contentait d’appliquer les principes que ses parents lui avaient appris, tout en faisant travailler au mieux ses méninges, afin d’analyser sa situation actuelle et de lui trouver une réaction appropriée. En effet, il était judicieux pour l’instant d’agir selon les attentes de Tenshi, le temps que certains points soient clarifiés. L’étudiant avait appris une importante quantité d’informations en un intervalle assez réduit, et il n’avait pas vraiment eu l’occasion de faire le point. En somme, son attitude, bien que curieuse, était assez passive pour lui permettre de prendre ses marques. Et de ce fait, le blond devait s’avouer être plutôt reconnaissant envers le dénommé Haïzen qui, à force de mimiques et de réparties particulières, captait une grande partie de l’attention générale.

Les analyses du médecin local étaient somme toute assez classiques. Une simple prise de sang, un banal test psychologique… Il s’agissait là d’examen régulièrement effectués chez les Japonais, afin de s’assurer de la bonne efficacité au travail d’un tel ou d’un autre. Bien évidemment, à Tokyo, les progrès de la science avaient été si gigantesques qu’ils pouvaient rabaisser sans souci au rang d’ignorant les techniques employées sur cette île volante. Scanners, IRM, il y avait fort à parier que ces termes ne soient que peu, voire pas du tout connus ici…

Nyo ne répliqua pas au docteur à propos du prélèvement sanguin. Tout comme Haïzen, il considérait que la moindre des politesses était d’avertir un patient de l’opération qui suivait, à plus forte raison en sachant que les élus étaient encore nouveaux ici. De fait, si l’Asiatique provenait d’un pays à la pointe de la technologie, il n’était que peu accoutumé à ce système de pierres multifonctions… Bien sûr, dans les jours à suivre, il ne manquerait pas de s’y intéresser davantage afin de combler ses lacunes à ce sujet.

Les résultats du test d’observation des dessins ne paraissaient pas vraiment en être. Nyo avait beau diverger complètement par rapport aux réponses proposées par l’homme aux cheveux écarlates, le médecin se contenta de quelques commentaires peu évocateurs. Il révéla ensuite la nature des deux illustrations, ce qui arracha une remarque à Haïzen. D’ailleurs, le plus jeune des élus ajouta également quelques mots :

« Ce n’est pas très professionnel de dessiner vous-même ce genre de test… Là d’où je viens, il faut avoir étudié pendant de longues années dans ce domaine précis pour obtenir le grade suffisant… Je ne remets pas en cause vos compétences, mais évitez-nous ce type de surprise la prochaine fois… »


Nyo attendit ensuite patiemment que le médecin réponde à l’autre homme, et lui rende par la même occasion le sang prélevé, avant d’obtenir à son tour les précisions qu’il souhaitait. Heureusement, ici, anomalie ne signifiait qu’une simple différence avec les résultats habituels. Tout comme sur Terre, le groupe sanguin, le rhésus et le taux d’érythrocytes et de leucocytes étaient des facteurs variant selon l’individu : Nyo et Haïzen ne provenant pas du même univers, il était normal de repérer de telles variations.

« Bien. Je vous remercie pour ces précisions. »


Après quoi, l’élu aux yeux blancs dû dévoiler l’emplacement du cristal sur son corps. Comme celui-ci l’ignorait, il fallut attendre quelques instants qu’il finisse par le dénicher sur sa main gauche. Cette dernière formalité réglée, le médecin leur signa à chacun un laisser-passer pour circuler librement en ville. Nyo s’empara du sien, qu’il plia soigneusement et rangea avec précaution dans une poche. Le document n’était à perdre sous aucun prétexte.

Ensuite, Haïzen demanda la possibilité d’emporter une pierre de vérité, ou souhaita savoir la meilleure manière pour s’en procurer. Une excellente idée que Nyo ne manqua pas d’appuyer à son tour. Ce détail vu, ils quittèrent les lieux, après une ultime plaisanterie du rougeoyant, qui fit sourire le manipulateur de temps. Lorsque son avis fut requis pour la suite, ce dernier haussa les épaules.

« Comme tu veux ! De toute façon, le Conseil est pas bien loin d’ici. On y sera en quelques minutes je pense ! Et si on croise un marchand de nourriture, t’auras qu’à y faire une halte. »


C’est sur cet unique commentaire que le départ fut donné. La direction empruntée était évidemment celle évoquée plus haut. Pendant que leurs pieds guidaient ces deux élus, Nyo ne put résister à la tentation de questionner son voisin :

« Haïzen ? Tout cet équipement, ça te sert à quoi ? Tu es une sorte de voyageur dans l’espace non ? C’est comment chez toi alors ? »
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Mer 26 Juil - 3:39

La cité de la connaissance
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La suite


L'un comme l'autres n'avaient pas appréciés le fait de ne pas avoir étés prévenus pour la piqure, mais le medecin avait de quoi s'expliquer la dessus. Bien sur, en temps normal il ne maltraitait pas tous ses patients de la même manière, mais ces deux jeunes hommes semblaient oublier, qu'il y'a quelques heures à peine, ils étaient dans un autre monde. Ces derniers étaient des élus, des êtres ancestraux, des armes légendaires, une chose qui n'était par ailleurs pas encore arrivé ici...

J'espère que vous ne m'en voudrez pas longtemps, mais j'étais obligé de vous piquer sans consentement. Le protocole de sécurité de l'ile et le conseiller Kwang m'y forçait. Il y'avait la possibilité que vous refusiez ou que la situation se dégrade. C'est aussi simple que cela.  

Une banale histoire de protocole et la pression de l'émissaire du conseil, furent suffisants pour obliger l'apothicaire à executer ce qu'il devait faire, sans rechigner. Les élus l'auraient peut être encore un peu dans la gorge, mais cela finirait par passer et c'est bien pour ça, qu'il ne leurs tint pas rigueur de ces réactions tout à fait normale.

La suite du discours se fit rapidement sur le dessin. Haizen donna son point de vu, redemandant si il s'agissait bien, pour le second dessin, d'une oeuvre du chauve, ce à quoi ce dernier répondit d'un signe affirmatif de la tête.

Heu, je ne cherchais pas à représenter quoique ce soit, pour tout dire j'ai dessiné ceci les yeux bandés.

Nyo sembla un peu plus sévère, indiquant que ce genre de chose n'avait rien de professionnel et que dans "son" monde à lui, c'étaient des spécialistes, bardés de diplomes et de longues études, experts en la matière, qui faisait ce genre de test, ou plutôt les préparaient en vu d'analyse sur patients.

Votre monde à une manière de marcher, nous avons la nôtre. Mes méthodes sont ce qu'elles sont et sont, ne vous déplaise, un parfait moyen d'analyser ceux que je vois. La surprise avait son rôle à jouer.

Le docteur passa rapidement sur la main et le cristal du fossoyeur, sans trop s'y attarder, un peu comme s'il voulait juste être certain d'être en face d'un élu. Mais ce dernier posa une autre question, une demande plutôt. Il voulait avoir une pierre de vérité et le blondinet ne semblait pas contre cette idée non plus.

Oh je crains que vous ne deviez attendre pour posséder la technologie de l'île. Elle n'est pas donné d'une part, ce qui inclura d'en acheter. Et les seuls à pouvoir donner un ordre d'achat, sont les membres du grand conseil. Mais je suppose, qu'une fois votre place gagnée parmi nous et notre confiance acquise, cela ne devrait pas être un soucis.  Sourit t'il

Et pendant que Nyo le remerciait de toutes ses précisions, Baelin conclus en finissant de répondre aux fossoyeurs, qui, comme toujours, avait son franc parlé.

En direction du centre ville, des gardes vous escorterons surement jusqu'au bâtiment au nord de l'ile, il ne peut pas se louper, c'est le plus haut. Vous montez de grand escalier de pierre jusqu'au forum, traversez la grande cours et entrez dans l'anti-chambre, normalement vous serez face au corridor surplombant la chambre, il y'a un grand bureau et plusieurs sièges, c'est là que le conseil se montre pour toutes les affaires importantes de Tenshi.  

Et evidemment, concernant la paperasse, la seule qu'obtint le jeune homme, fut son ordonance et le droit de passer au centre sans encombre, ni problème.

Je vais m'occuper du reste. Aller, filez d'ici.

Les deux élus pouvaient donc rejoindre le grand conseil pour les ultimes explications, qui conclurait enfin leur arrivées communes. Kwang était au loin, derrière un premier palier de portes battantes et immenses, celle qui confinait visiblement le centre ville de sa périphérie. L'émissaire parlait à des gardes et remarqua la sortie des deux individus, qui discutaient entre eux apparemment.


Que font t'ils... Le grand conseil patiente...

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Si vous décidez de rejoindre Kwang (lisez ceci) sinon ne lisez pas et continuez votre rp en ville.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Lun 31 Juil - 21:57

Même s’il n’en montra absolument rien, l’homme aux yeux blancs fut quelque peu déçu de constater que le toubib refusait de leur confier leurs dossiers … Bien sûr, il avait fait sa demande de façon parfaitement intéressée : il voulait savoir ce que les « tests psychologiques » avaient établi sur sa personnalité. Il avait de très sérieux doutes sur le fait que ce soit correct au passage, une personnalité ne pouvant se résumer en aussi peu d’interprétations, mais ce n’était pas lui qui était en charge des tests ici … Ce qui, si ça le changeait un peu, n’était pas forcément des plus agréables non plus. Jouant avec la pierre de transfusion vide qu’il n’avait pas rendu après s’en être servi, il finit par la ranger dans une de ses pochette de cuir à sa ceinture, fourrant ensuite ses mains dans ses poches alors qu’ils arrivaient à l’extérieur. Se mettant donc en marche avec l’accord de son jeune compagnon, le mercenaire haussa un sourcil à sa question, mais se tourna vers lui pour répondre, après un bref moment de réflexion.

Et bien, pour être honnête … « voyageur de l’espace », pas vraiment. A l’époque où je suis, la « conquête spatiale », genre aller dans notre système d’origine, poser des fusée sur nos satellites ou d’autres planètes, c’est de l’histoire ancienne. Très ancienne, en fait. Là, j’en suis au point où l’humanité a rencontré plusieurs races extra-terrestres, et où on se fait plus ou moins la guerre un peu partout. Je crois que c’est à gauche, là. Il a dit à gauche, n’est-ce pas ? Tournant sans savoir que, s’il n’avait pas fait le virage, il serait finalement tombé sur l’émissaire, le fossoyeur poursuivit. On évolue à l’échelle de la galaxie maintenant, mais la phase de recherche de nouvelles planètes et d’expansion s’est peu à peu essoufflée, et le contexte ne prête plus trop à ça. Quand je « voyage » d’un système à un autre ou ce genre de chose, c’est plus parce qu’il y a des nouveaux contrats de disponibles là-bas que par envie d’explorer … Donc bon. L’équipement, c’est du custom. Je suis dans une armée de mercenaire, donc bon, il y a deux-trois codes à respecter, comme l’absence de plumeaux roses sur le crâne, mais à part ça, pas vraiment de limite ou de matériel impératif … J’ai arrangé ma tenue pour d’une part être efficace en combat, et aussi avoir de quoi survivre dans un milieu hostile et / ou « sous-évolué » pendant quelques temps. Sous-évolué dans le sens « qui ne peut pas me permettre de rentrer à la maison », mais en soit c’est pas péjoratif. Et sinon, comment c’est chez moi … Je passe la majeur partie de mon temps sur des frégates spatiales ou des vaisseaux qui appartiennent à ma compagnie, ce genre de trucs … J’ai pas vraiment de « point fixe » où je reste bien longtemps, en soit. Oh, et j’ai un brin déformé la vérité tout à l’heure en disant que la magie n’existe pas chez moi : c’est surtout que chez moi, on appelle ça des « pouvoirs psychiques », que l’origine en est identifiée, et que ce sont majoritairement les aliens qui en sont dotés. Genre heu …Des elfes, si tu peux faire le rapprochement. Surtout ça, mouais. Et des orks. Et … Et ce serait long de tous les citer. Et toi ? Là d’où tu viens, à quoi ça ressemble au juste ? J’ai entendu tout à l’heure que tu disais que tu étais du … 21ème siècle, un truc comme ça ? Mais je sais pas très bien si ton univers et le mien ont des repères communs … La terre, ça te dit quelque chose, pour commencer ?


C’est vrai que ça peut être pas mal … Parce que rien que ça, par exemple … ‘bah ça me dit rien du tout.



Décollant petit à petit les yeux de son vis-à-vis blond alors que ce dernier lui répondait, le fossoyeur avait laissé son regard un peu diverger sur la ville, observer l’endroit … Ce quartier, maintenant qu’il commençait à s’y habituer un peu, ne semblait pas particulièrement « riche » : les bâtiments avaient certes des courbes élégantes et l’ensemble semblait relativement bien entretenu, mais la plupart des habitations n’avaient qu’un ou deux étages et étaient collées les unes aux autres : les jardins étaient relativement rare, et certains bâtiments avaient même plusieurs étages superposés, ce qui laissait penser qu’ils étaient une sorte de version peu moderne des immeubles d’appartements. Comme quoi, même dans la capitale, toute ville de tout monde avait ses différents quartiers … Et les tenues des habitants semblaient corroborer avec cette hypothèse : même s’il y avait, comme partout, quelques exceptions, les tenues étaient généralement quelque peu ternes, parfois usées : plus des vêtements ayant la fonction de « vêtement » que d’accessoires de mode ou autres. Peu de kimonos décorés comme ceux de Kwang, ou Nabuto … C’est d’ailleurs à l’occasion de ces observations que le fossoyeur saisit quelque chose du regard. Une boucherie. Dire qu’il « pila net » serait un peu excessif dans la mesure où il ne faisait que marcher les secondes qui précédait, mais s’il y avait bien une chose qu’on pouvait néanmoins dire, c’est qu’il s’arrêta brusquement, et tendit le bras devant le jeune homme à côté de lui pour qu’il en fasse de même.

Pause. Impératif. Tout de suite.

Changeant de direction comme si ce qu’il venait de dire avait le moindre sens, le rouquin rentra dans l’échoppe en faisant tinter une clochette suspendue au-dessus de l’entrée, et ne put s’empêcher de plisser quelque peu les yeux … ça ne ressemblait clairement pas à ses souvenirs de boucherie. Mais bon … Patientant le temps qu’une petite dame ne finisse de payer sa viande, il s’écarta pour la laisser passer, lui faisant un grand sourire lorsqu’elle ne « le complimenta pas sur son costume », avant de finalement se tourner vers le boucher et d’observer un peu ses étals …

… Ce n’est pas que je veuille vraiment approuver ce qu’a dit madame tanaka, mais … Vous … êtes habillés …
élu. Pas forcément le temps de vous expliquer, normalement on est un peu pressés, mais j’avais juste vraiment les crocs.


Hey, c’est ma ligne ça !



Mhhhh, ça a souvent été la mienne aussi, fut un temps …



Un élu … et beh, si je m’étais attendu … Et bien … Je suppose que je suis heureux de vous compter dans ma clientèle ? Vous aussi, jeune homme ? Ah oui, je vois votre cristal …
Ouaip, mais sinon, pour le sujet principal. Vous vendez de la viande séchée ?
Séchée, séchée … Quel type ?
Porcine ou bovine, n’importes.
Mhhh, dans ce cas …

Le boucher s’absenta un instant dans son arrière-boutique, laissant le rouquin et le blond patienter dans la salle principale. Bien sûr, le fossoyeur s’était attendu à ne pas trouver un endroit avec des bacs réfrégirants un peu n’importe où, le classique tablier blanc et l’étalage de hachoirs … Et encore moins aux innombrables distributeurs automatiques dont il avait l’habitude. Pourtant, il se sentait quand même toujours dépaysé … enfin. Le sentiment passerait sûrement avec le temps.

Et voilà ! La voix, qui sortait de la porte par laquelle était passé le boucher, annonça sa réapparition, qui survint dans les secondes qui suivaient. Je me disais bien …Quelques lamelles de viande crue, que j’avais laissé sécher au soleil. Je vous met tout ça dans un paquet ?
Je veux bien. Ça fait combien de crédits ?

Le boucher resta muet un instant, alors que le fossoyeur attendait sa réponse … Avant qu’une voie, qu’il n’identifia pas, laisse entendre un « Ils n’utilisent pas le même argent que toi, connard. ». Se frappant le front en fermant les yeux et en laissant légèrement sa tête repartir en arrière, le mercenaire soupira, et secoua un peu le crâne sur les côtés entirant une moue ennuyée.

Désolé, réflexe … Et j’suppose que vous prenez pas la carte non plus … Aaaah … Attendez. Sortant un carnet d’une de ses poches, il en arracha une page, et sortit le stylo qui était accroché avec pour se mettre à noter deux mots. Fronçant les sourcils, il retourna tout de même le papier vers le boucher : Vous arrivez à lire ?
Reconnaissance de …
Parfait. Se remettant à noter rapidement, le rouquin noircit en quelques instants le billet, gardant tout de même une expression mitigée. Je sais pas encore comment je vais gagner de l’argent ici, mais je suppose que ça va se produire dans pas longtemps, sauf qu’en attendant du coup ça veut dire que je ne peux pas vous payer dans l’immédiat, vu que je suis arrivé il y a environ 2 heures …Dooonc … Voilà. « Reconnaissance de Dette.
Je, soussigné Haïzen, élu de Tenshi, reconnais avoir acheté en ce jour plusieurs articles dans la boucherie de la rue Senzo, pour une valeur de » ta ta ta, vous remplirez ici. « Je m’engage solennellement à rembourser la valeur de ces articles, sous présentation du présent document, à quiconque possèdera, à l’heure du remboursement, la dette dont il est question.
Ce document a été émis à la date du » … On est le combien, d’ailleurs ? Histoire de. « dans la capitale de Shiriai, en présence des élus Haïzen et Nyo Fukazaki.
Signature … » Voilà, signez en dessous …
Observant le boucher, qui eut besoin de quelques secondes pour pouvoir prendre en main le stylo correctement, avant de remplir les espaces laissés vides et signer en bas de la page, il lui repris ensuite la feuille des mains. Voiiiiilà.

Faisant une photographie de la page, il afficha cette dernière sur son interface, vérifiant qu’elle était bien lisible, avant de hocher la tête et de la rendre au boucher.

Bon, moi et le copain, on va au conseil, donc normalement, si vous leur présentez ça, ils devraient vous rembourser, et comme ça je leur filerais le pognon, éventuellement …
Heu … Très bien, mais … si je puis me permettre … Qu’est-ce que c’est que cet objet permettant d’écrire ? Je n’ai jamais vu de plume qui n’avait pas besoin d’être trempée dans l’encre, auparavant …
… C’t’île de curieux. C’est un stylo, l’encre est stockée à l’intérieur et passe au bout de la « plume » via un petit canal. Toujours prêt à servir, en somme. Bon, merci pour la viande, on vous laisse.

Se mettant à mâchonner une lamelle alors qu’ils ressortaient de la boutique, le tueur de masses mâcha quelques instants, avant d’hocher doucement la tête. Visiblement, même s’il avait la bouche pleine, il tenait à signifier que cette nourriture lui plaisait … Et pas qu’un peu. Déglutissant histoire d’avaler, il marcha accompagné du jeune blond pendant quelques minutes, tentant de suivre les indications du docteur …qui ne conduisaient pas vraiment là où ils le pensaient. Environ 5 à 10 bonnes minutes de marche s’écoulèrent dans les rues de la capitale, jusqu’à ce qu’ils ne reviennent … à leur point de départ, devant l’échoppe du médecin.

… bon, ça, c’est naze. Attends. Il avait dit de partir par là … remonter la rue, et … Ah, tiens. M’SIEURS LES GARDES ?

Crier en pleine rue n’était, dans à peu près aucune norme sociale d’aucun des univers, une chose « polie » à faire, mais ça avait le mérite d’être efficace, car les deux personnes interpellées se tournèrent comme un seul homme vers le rouquin, qui les rejoint en quelques instants.

… Bonjour citoyen. Que pouvons-nous faire pour vous ?
Bonjour, bonjour … Heum, Moi et mon copain là, on cherchait à rejoindre le conseil de la ville, vous sauriez pas nous guider jusque là-bas ? Histoire qu’on arrête de perdre du temps à chercher par nous-même.
Ah, vous êtes donc les deux personnes que voulait escorter l’émissaire Kwang … Il nous a quittés il y a quelques instants en partant à votre recherche. Venez, il n’a pas beaucoup d’avance : il ne devrait pas se montrer compliquer à retrouver.

HRP:
 

Il fallut, là aussi, environ 5 minutes pour finalement parvenir à retrouver l’émissaire, lequel avait en réalité plutôt retrouvé le groupe que l’inverse, dans la mesure où les deux élus et les gardes lui étaient passés devant sans le noter, mais qu’il avait remarqué cet attroupement atypique et l’avait rejoint dans l’instant. Quelques instants d’explications sur l’origine de ce regrettable retard plus tard, le groupe – cette fois au complet – se mettait en direction du centre-ville, et donc du fameux grand conseil que devaient voir les deux élus. Le rouquin, étrangement silencieux pendant le trajet sous escorte, était en réalité relativement fasciné par la différence d’architecture parfaitement observable entre la périphérie de la ville où ils se trouvaient un instant plus tôt, et le centre-ville dans lequel ils évoluaient désormais. Que ce soit au niveau de l’architecture des bâtiments, la forme des maisons lorsqu’il y en avait, ou des décorations qu’on trouvait ici et là, très clairement, l’ensemble inspirait bien plus la puissance, le raffinement, et autres particularités qu’on pouvait considérer comme des traits distinctifs du pouvoir, et des endroits où il est représenté de façon générale. Constater cette – pourtant étonnante – absence de divergence au niveau des codes sociaux entre son monde d’origine et celui où il se trouvait actuellement était à la fois réconfortant, et pourtant, lui laissait courir un frisson dans le dos. Plus que quiconque, Haïzen avait eu la preuve que le multivers n’était pas qu’une théorie de scientifique barbu un peu fou et perdu au fond de son laboratoire : lui-même était en train d’explorer une toute autre dimension, un « et si » dans lequel le nombre de « si » qui séparaient ce monde du sien était si astronomique que, pour se représenter les différentes lignes temporelles de ces deux univers, il se devait d’imaginer une structure fractale particulièrement complexe … Et pourtant, les humains s’organisaient plus ou moins exactement de la même manière en société, et à plus d’un niveau. Effrayant.

Même la salle du grand conseil, et la manière dont les différents conseillers apparurent les uns à la suite des autres, tout était pensé pour impressionner les visiteurs et ceux qui étaient reçus en audience … Entre ça, et le nombre élevé de gardes présents dans la pièce, le fossoyeur n’eut aucun doute sur le fait que si ils étaient les « bienvenus », ils n’étaient pourtant pas accueillis avec une confiance totale. Et c’était tout naturel … d’ailleurs, lorsqu’on connaissait le mercenaire, c’était justifié. Il se félicita intérieurement, lui comme ses alter-égos, d’avoir gardé sous silence son petit soucis de « sextuple Je » : ce genre d’atout resterait dans sa manche le plus longtemps possible. Mettant de côté ce genre de considérations pour l’instant, le rouquin inclina légèrement la tête en guise de salut, sortant les mains des poches pour se tenir au garde-à-vous : jambes écartées mais pas trop, pieds parallèles, regard droit, poing gauche fermé et poignet gauche dans la main droite. Ledit poing gauche ne contenait plus de viande au passage : il n’avait pas tout mangé, juste rangé ce qu’il lui restait dans une de ses poches à l’entrée du bâtiment. Le message aurait pu lui faire hausser un sourcil : il s’en retint, afin de ne pas expliciter d’émotion particulière. Cela ne changeait rien au ton sec, voir froid, qui était employé, ainsi qu’à l’excès de rigidité dont les conseillers semblaient vouloir faire preuve … Ils se présentaient à la fois comme les preneurs de toutes les décisions, et possesseurs de tous les pouvoirs : si en principe, ce n’était pas faux, en faire un rappel implicite n’était pas un mouvement intelligent. Sans parler de l’histoire de la tolérance, ou de celle des requêtes … Nyo semblait un jeune homme des plus mâtures déjà pour son âge, quand au fossoyeur, il avait amplement passé l’âge de recevoir des leçons de disciplines. Non pas qu’il n’en avait pas besoin … Mais il ne les supportait pas.

Messieurs les conseillers, en premier lieu, permettez-moi de vous remercier, en mon nom mais je suppose également en celui de mon jeune compagnon pour l’accueil que vous nous faites, ainsi que pour les réponses que les habitants de votre île ont opposées à nos questions jusqu’à présent. Je n’ai nul doute qu’après une période d’acclimatation, nous n’aurons aucun problème à travailler main dans la main … Après tout, malgré le fait qu’il les haïsse cordialement mais avec véhémence, c’était bien ce qu’il avait réussi à faire pendant des années avec les ronds de cuir du dominion, la faction qui l’employait en tant que membre des corbeaux tornades. En bref ? Nouvelle histoire, même scénario : il jouait le toutou lèche-botte lorsque c’était arrangeant, quitte à se taper du sale boulot … et ça y ressemblait, pour l’instant. Cependant, même si je ne doute pas que la chose était prévue, j’apprécierais une explicitation des détails administratifs : logement, dans quel périmètre nous pouvons évoluer pour le moment, et dans l’optique où vous auriez besoin de nous, comment allez-vous nous contacter et quand. De plus, j’aimerais également savoir comment nous allons payer les habitants de l’île et autres, pour l’achat de nourriture, vêtement, ce genre de détails, dans les premières semaines du moins. Pour ce qui est des requêtes, je pense que j’en aurais relativement peu : j’aimerais savoir comment vous vous organisez côté militaire, savoir si je peux m’entraîner au maniement des armes dont votre nation dispose avec des membres de la garde ou de l’armée, ce genre de choses : dans la mesure où il s’agit d’un de mes domaines de prédilections, j’aimerais m’adapter à votre univers de la manière la plus efficace possible, qui me semble être celle-ci. Ce sera tout pour ma part.


Copain, tu devrais essayer de calmer les tremblements de ta main gauche. Je sais, moi aussi j’ai très envie de monter là-haut pour les étrangler, mais même si ta posture est quasi statique, ça, ça risque de se voir. Après on va soit se demander si t’es nerveux à propos de quelque chose … Soit alcoolo.


Le fossoyeur susurra entre ses lèvres pendant que son jeune camarade prenait la relève : Un peu des deux mon général.

Il eut la satisfaction d’entendre très distinctement trois ricanement plus ou moins tarés, mais étrangement familiers résonner dans son esprit. Qu’il était bon d’avoir une audience qui appréciait à leur juste valeur ses plaisanteries …
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Mar 1 Aoû - 16:03

Le médecin s’expliqua quant aux nombreux reproches formulés à la fois par Haïzen et par Nyo. La raison principale de ces démarches qui semblaient si particulières au second était bien évidement la divergence, que ce soit d’avancée scientifique et technologique à la simple opinion générale, entre Tenshi et le Japon. Il y avait forcément des similitudes entre ces deux territoires, mais la différence était logique, suivant le même principe que l’aléa humain. Le protocole de sécurité de cette île volante nécessitait bon nombre de précautions pas forcément toutes compréhensibles par les élus encore nouveaux. C’était aussi en suivant cette idée que l’homme de santé avait créé ses analyses psychologiques. Quant aux cristaux de vérité aimablement quémandés par le duo, la réponse fut un niet immédiat, reprenant pour cause la méfiance. Bien que tolérant, l’étudiant commençait un peu à saturer de toutes ces justifications beaucoup trop faciles à son goût. Mais soit, il ferait ses preuves, comme le système Tenshijin le demandait. La direction du Grand Conseil bien assimilée, tous deux quittèrent le centre de consultation.

L’explication fournie par Haïzen, non contente d’être la preuve formelle s’il en fallait une du caractère bavard de celui-ci, attisa beaucoup la curiosité du Fukazaki, qui ne perdit pas une miette de ce que lui racontait l’autre. D’après les dires du rougeoyant, il était fort probable qu’il provienne d’un futur potentiel du monde d’où était issu le blond. En effet, le premier fit mention de satellites, d’exploration spatiale, et autres termes de cosmologie qui relataient parfaitement les moyens technologiques actuels du XXIe siècle. Apparemment, il serait, beaucoup plus tard, possible de visiter des systèmes bien plus éloignés et des civilisations de vies extraterrestres seraient découvertes. Une formidable nouvelle, même si, selon le jeune homme multi-centenaire, cela impliquait également des guerres contre certaines d’entre elles.

« Incroyable ton histoire ! Faudra vraiment qu’à l’occase tu me racontes tout en détail, que je puisse consigner ça pour plus tard !!! Bien sûr que je connais la Terre, c’est de cette planète que je viens. J’habitais à Tokyo, capitale du Japon, situé à l’Est de l’Asie, si ça te parle. A mon époque, on en est encore à chercher un moyen fiable pour coloniser Mars, et sinon les scientifiques scrutent le ciel pour tenter de trouver des exoplanètes à même de prendre la relève de la Terre si la situation dégénérait. »

Happé par sa conversation avec Haïzen, Nyo n’avait même pas remarqué que leur parcours déviait de l’itinéraire prescrit pour se rendre au Grand Conseil. Mine de rien, le chronokinésiste continuait à son tour à faire preuve de discussion ouverte, dévoilant lui aussi un côté bavard lorsque le sujet l’intéressait.

« Et donc tu connais la Terre ? Du coup, tu viendrais d’un futur possible par rapport à mon présent, c’est ça ? De quelle époque exactement ? Comment la Terre a-t-elle fait pour survivre à dix milliards d’êtres humains ? Le réchauffement climatique s’est-il aggravé ? Et la montée des eaux, comment ça s’est passé ? Les extrémistes religieux ont été vaincus ? La Corée du Nord a-t-elle fini par mettre au point sa bombe atomique ? La troisième guerre mondiale a-t-elle éclaté ? Comment a-t-elle fini ? Ah, désolé, je m’emballe un peu… »


Le jeune homme s’arrêta quelques instants pour reprendre son souffle, tandis que le comportement de la bibliothécaire Vala lui revenait à l’esprit. Certaines de ses remarques ou quelques gestes refirent surface, lui évoquant un détail perturbant. Nyo se prit le menton, un air songeur fixé sur son visage.

« Ah mais je crois que Vala a parlé de plusieurs univers… Si ça se trouve, on ne provient pas de la même réalité… Par exemple, si je te parle des Alter, ça te dis quelque chose ? Oh, et je te vois venir Haïzen, je ne fais pas référence à ces barres de musculation destinées à renforcer les bras ! Non, je pense à l’Alter, A-L-T-E-R, qui est un pouvoir unique développé par les enfants à l’âge de quatre ans. »

Ce n’est qu’à ce moment-là que le garçon au foulard réalisa qu’ils n’étaient pas, mais alors pas du tout partis du bon côté. Il soupira légèrement, déterminé à rappeler à l’autre le bon chemin, légèrement honteux par sa propre inconscience. Mais la vision d’un magasin vendant vraisemblablement de la viande arracha au rouquin toute idée lucide, qui s’y précipita, entraînant par la même occasion Nyo dans son élan.

Haïzen négocia durement l’obtention de morceaux de viande séchée, allant même jusqu’à signer une reconnaissance de dette, ce qui fit sourire le manipulateur de temps. La vendeuse ignorait de quoi il s’agissait, mais l’explication fut brève et concise. Désormais rassasié, il se remit finalement à penser, et Nyo sauta sur l’occasion pour le ramener vers le centre-ville. C’est alors qu’ils rencontrèrent un groupe de gardes, qui les orienta gentiment vers Kwang. Retrouver ce dernier fut assez rapide.

Forcément, l’émissaire était plutôt bougon du fait qu’ils aient fait davantage attendre le Conseil, mais la vie était ainsi faite. Nyo n’avouerait sans doute jamais que c’était surtout de sa faute s’ils s’étaient perdus, puisqu’il devait guider son joyeux ami. Bref, le trio fit donc route sans plus attendre vers l’immense bâtiment dans lequel les décisions concernant l’île étaient prises.

Il y eut beaucoup de mise en scène d’effectuée pour accueillir convenablement les deux nouveaux arrivants, ou alors les impressionner et leur démontrer la puissance de Tenshi. Par ailleurs, nombreux étaient les soldats gardant la salle sombre dans laquelle seule une partie de l’escorte pénétra en même temps qu’eux. Enfin, escorte, Nyo savait pertinemment que ces gardes n’étaient là que pour protéger les membres du Conseil d’éventuelles attaques de la part des élus.

La discussion commença assez sèchement, tandis que le Conseil feignait l’intérêt quant à leurs histoires respectives, alors même qu’il avait avoué être déjà au courant. Une fois de plus, ce fut le plus impétueux des deux qui prit l’initiative de la parole. Beaucoup des interrogations subsistant encore dans l’esprit de Nyo furent posées par Haïzen qui, malgré son esprit un peu tordu, faisait tout de même preuve d’un sacré intellect.

« Je pense que Haïzen vous a déjà demandé pas mal de choses qu’il nous serait utile de savoir. Loin de moi l’idée de ne pas respecter vos lois et traditions, mais est-ce qu’on pourrait savoir une bonne fois pour toute ce qu’on a le droit de faire et comment gagner votre confiance ? Non parce que là, à part une quantité astronomique d’interdictions, j’ai pas entendu grand-chose de palpitant… Ah et possédez-vous une quelconque technologie capable d’affaiblir les gens ? Tant qu’à établir une relation basée sur la franchise, j’aimerais que l’on m’explique pourquoi je suis incapable de faire usage de mes pouvoirs. »


En effet, alors que Haïzen farfurait du côté de la boucherie, Nyo, pris d’une intuition soudaine, avait essayé divers usages de sa manipulation temporelle, mais aucune n’avait été fructueuse…
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Jeu 3 Aoû - 11:55

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Le grand conseil


Kwang regardait les deux élus, ils étaient en retard et en plus, se permettait de parler au grand conseil comme si c'était de simples personnes. Mais bon, on ne pouvait pas vraiment en vouloir à des élus qui ne connaissaient pas tous les protocoles après tout. L'émissaire resta digne et droit, en écoutant autant ce qu'avait à dire le conseil, que les deux jeunes hommes.

C'est donc d'abord le fougueux Haizen qui prit la parole, celui ci, remercia humblement les membres éminents, sans oublier dans ses propos les quelques habitants ayant aidés les élus à s'y retrouvere, comme Nabuto et Vala, ou encore le medecin sans doute. Les dirigeants ne dirent rien, écoutant plutôt attentivement la suite, sentant que de toute manière, ce dernier n'avait pas terminé sa tirade.

Effectivement la suite arriva bien tôt. Le fossoyeur voulait des informations sommes toutes basiques, classiques, qui ne poseraient donc aucun problème. A la vu des compétences, certains conseillers se regardèrent, discutèrent, puis se retournèrent vers l'assemblée qui faisait face pour que le chef rende un jugement ;

Grand conseiller : Oui, bien entendu. Nous avons affectés un logement de fonction pour vous deux, en bordure du centre, non loin de la bibliothèque que vous connaissez déjà. Pour les paiements, vous recevrez une paye fixe dû votre... Statut particulier. Ceci étant dit, le reste ne viendra que des tâches que vous ferez parmi nous, pour les habitants ou nous même. Quand à votre nature de combattant, nous avons décidés de vous inscrire à l'académie militaire de Bunshi, au centre de la ville. Vous pourrez y loger et y être formé. Fit t'il en regardant Haizen.

Mais le fossoyeur n'était pas le seul à vouloir des réponses. Nyo semblait un peu moins... Garder son sang froid. Il était agacé (bien souvent d'ailleurs) et impatient, ce qui se démontrait par son ton, légèrement irrespectueux. Kwang voulait réagir, mais le dirigeant des conseiller leva la main droite pour le stopper. Laissant le garçon finir son discours et aussi terminer ses questionnements logiques.

Grand conseiller : Je comprends votre frustration. Sachez que vous avez une partie de notre confiance acquise, rien qu'avec le respect dont vous avez preuve pour notre protocole. Mais nous devons vous avertir, il y'a en bas, sur Kosaten, des élus terribles et forts, qui mettent le monde à feu et à sang, parfois sans aucune raison. Nous sommes donc méfiants, au vu de notre patrimoine, de la sécurité que nous pourvoyons aux nôtres et de notre distance aux conflits. Est ce compréhensible de votre parts, élus, que nous puissions demeurer craintif d'inconnus venant de mondes différents et aux possibilités capable de nous anéantir sur un simple bon vouloir ? Ajouta le maitre

Mais bien sur, il n'y avait pas toute les réponses, le discours reprit de plus belle, juste après avoir été certains que ces propos étaient entendus par le blondinet.

Grand conseiller : Concernant vos pouvoirs, c'est tout à fait normal. Les élus qui arrivent sur ce monde, sont toujours affaiblis, mais par la suite, vos pouvoirs reviendrons et vous finirez même possiblement selon certaines de nos théories, par transcender votre force originelle et la surclasser. Soyez simplement patients. Maintenant, sachez que vous êtes libres d'aller et venir en ville, vous pouvez visiter notre île et ses alentours. C'est un lieu relativement plus paisible qu'en Kosaten. Lorsque vous aurez le souhait d'aller sur le monde d'en bas, revenez nous voir. Mais sachez que si vous êtiez découverts, nous serions en mesure de vous interdire de revenir, par mesure de sécurité. Nous allons vous donner maintenant les protocoles, lois, et tous documents administratifs, relatifs à notre vie ici. Si vous n'avez plus d'autres questions, vous pouvez disposer.

Kwang approcha les deux élus pour fournir les fameux documents, des lois qui ressemblaient à des lois terriennes. Ne tue pas, ne vol pas, ne fais pas de mal, des délits, des crimes, des jugements et des amendes, le tout étaient très basiques et pompeux. Il y'avait aussi les protocoles de sécurité, du medecin pour un arrivant inconnu, ici donc.. Les élus. Mais cela valait sans doute pour d'éventuels clandestins de Kosaten.

L'interdiction d'utiliser le téléporteur sans y être autorisé, c'était un crime classé maximum, équivalent à une trahison. Avec ça, une carte du pays était fournie généreusement, montrant tout Tenshi, ses bordures, ses autres villes, des coins marqués pour éviter de se perdre...
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Sam 5 Aoû - 16:49

… Alors primo, tu serais surpris de savoit tout ce qu’on peut muscler avec des barres d’haltères, lorsqu’on a un minimum d’imagination, du matos, et du temps à tuer. Et ensuite, non, ton « A L T E R » m’est parfaitement inconnu. Chez nous, les seuls « pouvoirs » possédés par des humains sont des capacités psychiques, mais ça n’a rien de naturel : c’est un … « cadeau » que des extra-terrestres on fait au gouvernement de la fédération terrienne. Cette dernière a développé ses derniers super-soldats pour qu’ils en bénéficient, mais bon … de ce que j’ai entendu dire, il faut passer des durés extra longues dans des cuves remplies d’un fluide un peu étrange … enfin. Visiblement, ton monde et le miens ont beau avoir la terre comme point commun, il ne s’agit pas de la même. Et pour le reste de tes questions, je te ferais bien un cours de mon histoire, qui correspond à ton futur, mais on va manquer de temps, autant réserver ça pour une prochaine fois, quand on pourra en discuter autour d’un verre.

L’idée de boire un coup avec l’adolescent n’était absolument pas dérangeante pour le rouquin : combien de gosses, souvent plus jeune que son comparse actuel, avait-il vu boire, voir abuser d’alcool … Non pas que la chose était recommandée bien sûr, et il connaissait probablement mieux qu’un autre les effets de l’éthanol sur un foie encore en formation … mais il avait depuis très longtemps abandonné l’idée de se montrer sage et responsable : tant pis pour les autres s’ils ne cherchaient pas à l’être quand ils étaient avec lui. Et puis, en prime, il avait parlé d’un verre, il n’avait jamais dit que le jeune homme ne prendrait pas un jus de fruit ou … tiens, d’ailleurs, qu’est-ce qu’on avait, comme boissons, à cette époque ? Encore une question qui méritait d’être posée … Et probablement un détail qui pousserait le fossoyeur à préférer son monde d’origine à cette terre d’accueil. Déjà, il était quasi certain de dire adieu aux sodas en tous genres. Ce n’était pas une « grosse » perte, mais ça restait une épine dans le pied. Pour le reste … bah, mieux valait ne pas se déprimer à l’avance et y réfléchir une autre fois.

*     *
*

Après sa tirade au conseil, le fossoyeur s’était reculé d’un pas, histoire de laisser son confrère sur le devant de la scène. Il fut cependant presque « surpris » que le grand conseiller choisisse de prendre la parole en premier, mais l’écouta sans rien dire. Après tout, le ton employé n’était pas spécialement celui de négociations, et l’un dans l’autre, il n’y avait pas à se plaindre : un logement de fonction, on lui avait déjà prévu quelques activités pour se « mettre à niveau », et on lui laissait carte blanche côté permissions … Clairement, ils n’étaient pas « attendus » sur l’île, mais pas malvenus pour autant. L’idée de se rendre tout de suite à l’académie militaire lui était désagréable, mais il ne doutait pas qu’il trouverait un arrangement … Et ce n’était probablement pas ici que ce genre de sujets serait abordé. Trop haut comme interlocuteur, pour ça. Il verrait à la sortie … peut-être l’émissaire pouvait le rediriger vers la bonne personne. Cet aspect réglé, il se tourna vers son confrère, qui avait pris la parole à son tour.

Et même s’il n’exprima rien extérieurement, intérieurement, il se frappa le visage d’une main. C’était beau d’être ingénu … mais c’est aussi un sacré handicap. Nyo avait probablement oublié qu’il s’adressait à l’élite dirigeante de toute l’île sur laquelle il allait vivre … Faire des reproches était « acceptable », et ce qu’il disait était vrai, mais c’était très mal formulé. Enfin, il ne servait pas à grand-chose de chercher à le reprendre … c’était dit, tant pis, autant passer directement à la suite. La question qu’il souleva vis-à-vis de l’affaiblissement des pouvoirs, en revanche, fit hausser un sourcil au rouquin. Bien sûr, il s’était douté que le blond avait quelques capacités spéciales, en particulier depuis qu’il avait évoqué son haltère … non, une minute. Comment avait-il …


Alter. A. L. T. E. R. Comme altérer.



Ah, merci. Etant donné la manière qu’il avait eu d’en parler, il semblait presque évident que l’autre élu en avait un, mais de quelle nature ? Bonne question … Le rouquin n’avait pas remarqué quoi que ce soit de paranormal chez lui, que ce soit dans le comportement, l’apparence (à part ce cristal dans la joue bien sûr) ou les actions : il était peut-être très curieux, et quelque peu passif en soit, mais rien sortant de l’ordinaire. Le fossoyeur prit note, dans le coin de sa tête, de se renseigner un peu plus sur son confrère élu … ça pouvait en valoir la peine.


Heu … Une petite minute. Moi, ça prendrait 3 secondes à vérifier, de savoir si mes pouvoirs sont affectés ou non … Mais dans ton cas à toi fossoyeur, tes … heu … Nanomachins, là, tu sais s’ils fonctionnent toujours ? Parce que si le fait que ton corps se répare tout seul est un « pouvoir », ça veut dire qu’il pourrait être affaibli aussi, nan ?



La question fit plisser les yeux au mercenaire. En soit, l’idée semblait ridicule : ses nanites avaient fonctionné pendant des siècles et il n’avait jamais rencontré de problème particulier : il en connaissait les limites et les causes possibles de dysfonctionnements, il savait ce qu’elles pouvaient faire cicatriser et en combien de temps, et il doutait sérieusement avoir pu être affecté … Pourtant, il leva quelque peu le bras, orientant l’écran de son interface vers lui, avant de se mettre à taper dessus. Comme beaucoup d’objets du quotidien de son époque, les nanites pouvaient être gérées via un simple programme informatique, qui servait à indiquer s’il n’y en avait plus assez, si elles engageaient une opération risquée, pour leur faire effectuer une action particulière, ou autres … Ou tout simplement pour vérifier leur statut. Mais lorsqu’il afficha justement cette page-là du programme … Le tueur de masse eut l’impression de lever les sourcils assez haut pour le déséquilibrer et le faire tomber à la renverse. Et heureusement qu’il ne s’agissait ni de l’endroit, ni du moment pour « exploser », car sans ça, il aurait probablement hurlé. En effet, à l’instar de son compagnon, son « pouvoir » à lui aussi avait disparu … Les nanites étaient presque toutes « en veille forcée »,  par un biais qu’il ne comprenait pas.

Seulement 1% de ces dernières fonctionnaient, et indiquaient une activité parfaitement normale … En bref, de quoi guérir tout ce qui n’excédait pas une coupure sur le dos de la main. Et encore. Pas une grosse. Le fait qu’il n’ait même pas reçu d’alerte était lui-aussi troublant … Mais si c’était les règles de ce monde, peut-être que son ordinateur s’était reconfiguré pour trouver cela « normal ». Tirant une moue, il se remit à reconfigurer son programme en deux temps trois mouvements, plaçant sur son écran d’accueil un genre de « barre de chargement » qui affichait un pourcentage du nombre de nanites en fonctionnement dans son organisme. En gardant un œil sur cette information, il aurait en permanence une idée d’à quel point il « regagnait ses forces » … enfin. Selon toute vraisemblance, mais il n’était sûr de rien. Gardant l’info à l’esprit, il écouta d’une oreille attentive le reste du discours, même si ce dernier se faisait un peu moins intéressant … Comme on leur avait déjà signalé, l’accès au continent n’était pas prévu pour tout de suite, on leur passerait des documents importants, cartes … bref, la majeur partie des détails étaient réglés. Voyant Kwang s’approcher avec des papiers dans les mains, le fossoyeur les accepta avec un bref « ’Rci … », avant de jeter un œil aux différents papiers … Comme quoi, les habitudes avaient la vie rude. On pouvait changer de réalité, être bloqué avec plusieurs « soit » dans la tête, arriver dans un monde de magie et autres … Et pourtant, il y avait toujours un moment où on finissait par s’ennuyer. Considérant l’option de demander à descendre tout de suite, le mercenaire l’écarta : trop tôt. Lui-même n’étais même pas sûr de ce que l’île avait à offrir, pour commencer … Aller voir ailleurs semblait un peu prématuré. Ceci dit, au moins, il n’aurait probablement plus autant d’interdictions qu’ici … Enfin, ce serait à voir une prochaine fois. Dans la mesure où il avait déjà prononcé des remerciements – et n’était pas franchement lèche-bottes, le fossoyeur patienta pour voir si le blond à côté de lui avait toujours des questions, puis se retira simplement lorsqu’on l’y invita, rangeant ses papiers sous le bras pour ensuite sortir, probablement sous escorte, du grand bâtiment.

Une paire de fonctionnaires les attendaient, lui et son collègue, à la sortie du conseil : mandatés, ils étaient supposés les conduire dans leurs nouveaux logements et leur en remettre les clefs. Comme il fallait visiblement s’y attendre avec à peu près tout le monde sur l’île, ils semblaient tous deux relativement curieux, mais le rouquin n’était plus vraiment d’humeur à taper la discussion, et se contenta de répondre de façon brève, jusqu’à ce qu’on ne cesse complètement de le questionner. Prenant la clef de son appartement, il prit congé auprès de Nyo et des deux jeunes hommes, et monta dans son nouveau « chez lui », qui se trouvait au deuxième étage d’un bâtiment, à 3 rues de la bibliothèque, comme on lui avait annoncé … Dans la mesure où Nyo vivait visiblement plus loin, le rouquin ne sut pas exactement dans quel bâtiment il résidait, mais cela le dérangeait peu : il invita le jeune homme à passer, à l’occasion, s’il en avait envie.

Découvrir l’intérieur de cette nouvelle maison aurait probablement dû être un moment d’émotion aussi, mais pour le mercenaire, c’était « une piaule » comme une autre, et pas une terrible … Pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de télé – holographique ou surfacique -, la vue donnait sur la rue et non pas sur un champs d’astéroïdes, à peu près aucune tâche ménagère automatisée … Enfin, se dit-il lorsqu’il se laissa tomber sur le lit, et observa le plafond. Au moins, c’était plutôt calme. Se redressant un peu dans le  drap, il observa la fenêtre de la pièce … Pas de vis-à-vis. Il était impossible de voir chez lui depuis la rue, donc … Laissant un petit rictus déformer sa bouche, il souffla par le nez, se laissant retomber pour lever les yeux sur une des poutres soutenant son plafond.

Mhhh, tant que ya pas de témoins … Quelqu’un veut sortir ?


Heeee, si ça dérange personne … J’avoue que je serais pas contre l’idée de me détendre un peu les ailes.



Ricanant doucement, l’humain laissa ses paupières se fermer un instant, alors qu’il haussait les épaules. L’instant d’après, un flash envahissait la pièce … Et le mercenaire avait totalement disparu … remplacé par une dragonne écarlate, qui soupira un peu avant de se redresser sur « son » lit. Déployant, comme elle l’avait dit, les larges ailes de cuir qui se trouvaient dans son dos, elle lâcha un soupire … avant de croiser les bras et de poser les coudes sur ses genoux.


Et beh en tout cas … ça va être une drôle de collocation, tout ça …Mais pas trop envahissante, c’est toujours ça de gagner. Hey, l’artiste, tu me montres ce truc de « profondeurs » dont vous aviez parlé un peu plus tôt ?


Mhhhh … J’ai quand même l’impression que côté vie privée, ça va pas être terrible.
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MessageSujet: Re: La cité de la connaissance   Sam 5 Aoû - 22:20

La conclusion mentionnant deux mondes différents d’où proviendraient Nyo et Haïzen, malgré quelques points communs tels que la Terre, s’imposait d’elle-même peu à peu. En effet, comme prévu, le rougeoyant ne put résister à balancer un petit commentaire amusant sur les haltères, mais il ne connaissait effectivement pas l’existence des Alter. Il rajouta par ailleurs une nouvelle anecdote sur son propre univers, qu’évidemment l’étudiant releva aussi, la notant dans un coin de sa tête. Il apparaissait clairement qu’une discussion poussée entre les deux se révèlerait fort intéressante. Toutefois, comme le fit si bien remarquer l’homme âgé de plusieurs centenaires, ce n’était pas vraiment le moment pour, mais il ne refusait pas de le faire, plus tard, autour d’un verre. Le blond acquiesça à cette proposition et la conversation fut donc remise à l’avenir.



Nyo pouvait paraître comme quelqu’un d’exigent, ou d’impatient, auprès des personnes qui ne le connaissaient pas. D’ordinaire, ses qualités penchaient plutôt à l’opposé, mais dès qu’il était confronté à des nouveautés dont il ignorait tout, la curiosité prenait le dessus sur de nombreuses valeurs. Par ailleurs, depuis qu’il était arrivé sur Tenshi, les réponses arrivaient au compte-gouttes, et pas forcément de façon précise. Alors maintenant que le garçon au foulard se trouvait face à l’autorité suprême de cette île volante, sa frustration éclatait assez naturellement tandis que les indications ne lui convenaient pas.

Au moins, les détails pratiques et concrets de la vie future sur Tenshi furent donnés. Apparemment, une demeure leur était assignée, proche du centre-ville, des nombreux commerces et évidemment de la bibliothèque. Un excellent point. De l’argent leur serait versé comme prime concernant leur activité d’élu, et d’autres ressources leur seraient octroyées en fonction de l’aide apportée aux habitants locaux. Et pour finir, un accès libre à une académie militaire leur était offert, mais Nyo n’abuserait guère de ce dernier droit.

Ce fut ensuite au Fukazaki de recevoir réponses à ses nombreuses demandes. Il ne releva pas le ton faussement compréhensif de ces hauts dignitaires, très attentif aux paroles. Gross modo, ils répétaient ce que leur avaient affirmé Vala, Nabuto et Kwang, concernant la confiance mitigée et la crainte de leurs capacités. Constatant assez rapidement que ces positions ne seraient pas changées, Nyo n’insista pas, ne répliqua pas non plus.

Pour finir, il fut révélé aux deux élus que l’arrivée en ce monde était toujours synonyme de perte de pouvoirs et d’affaiblissement des capacités physiques. Mais ce souci serait réglé au fur et à mesure qu’ils s’impliqueraient dans les affaires de Tenshi, ce qui fit un peu grimacer Nyo. Ensuite, les documents de lois et autre paperasse dans le genre furent distribuées. Le jeune homme avait toutefois une dernière question à poser, avant de suivre Haïzen qui avait quitté la salle.

« Merci pour ces réponses honnêtes. Je tâcherai de me souvenir d’un maximum d’informations. Toutefois, je dois avouer qu’un dernier détail me perturbe. Si je vous ai bien compris, nous ne pourrons accéder à Kosaten qu’incognito ? Arrêtez-moi si je me trompe, mais même avec des pansements, ce gros cristal que j’ai sur la joue est difficilement dissimulable… »


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