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Dans un parc, sous la pluie
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MessageSujet: Dans un parc, sous la pluie   Lun 31 Juil - 21:31











• Existence •




Dans le monde d’où je venais, le ciel s’était rempli de fausses étoiles. Chacune d’entre elles, était une vie, la vie d’un être paranormale qui synthétisait le moratorium. Ce composé-là, permettait à ces êtres extraordinaires d’utiliser des capacités hors du commun. On les appelait, des contractants. Et chaque fois qu’une étoile tombait, un contractant disparaissait de la surface de la terre : il mourrait. C’était ainsi que je vivais, dans un ciel rempli de fausses étoiles où chaque étoile signifiait une vie. Vivre dans un monde où on peut compter le nombre de morts, n’a rien de véritablement attrayant. Mais dans ce monde, c’était différent. Les étoiles brillaient de leur véritable éclat, et la mort d’un homme n’aurait rien changé à cette réalité. Contractant de mon état, je n’étais plus un être qui était soumis à la loi astronomique de ma terre. J’étais un humain ordinaire désormais. Mais ce manque de particularité n’avait-il pas également des revers ?

Je me rappelais encore des paroles d’une jeune femme, Havoc. Elle était une régressive, c’est-à-dire une pactisant qui avait perdu ses capacités. Ses paroles étaient à cette époque-là totalement vides de sens, mais aujourd’hui, je le comprenais mieux que quiconque : « Quand j’ai repris conscience, j’étais à l’étranger, dans un village d’Europe. Et j’ignore pourquoi mais j’ai perdu mes pouvoirs. Je n’ai jamais essayé de sortir de ce village par la suite. J’étais juste… en vie. Une vie tranquille, sans syndicat, sans pacte.» C’était aujourd’hui mon cas. J’étais loin de tout ce qui faisait ma précédente vie. J’avais perdu mes pouvoirs – et mon pacte en quelques sortes –, je n’étais plus sous les ordres du syndicat – l’organisation secrète pour laquelle je travaillais dans mon monde d’origine –, j’étais juste en vie, sous cette pluie incessante. Cette existence était-elle une seconde chance ? Un châtiment ? Tout ce que je savais pour le moment, était que j’étais un élu de Minshu, destiné à servir un dieu que je ne connaissais pas.

-Minshu… hein…

Le parc dans lequel j’étais était vaste, bien que peu peuplé en ce jour étrange. Il fallait tout de même reconnaître que le temps n’était pas à l’amusement. Cela faisait à présent cinq longues minutes qu’il pleuvait des cordes, sans arrêt. Et bien évidemment, c’était en dessous d’une cabane abandonnée, au pied d’un arbre pas très imposant, que j’arrivai aisément à trouver refuge. Cela ne me couvrait pas totalement de la pluie, étant donné que certaines gouttes arrivaient à traverser le plancher pour venir heurter de temps en temps mon épaule. Mais au moins, il était préférable de subir cela, que de rester directement sous la pluie. Le rhume qui s’en serait suivit aurait été incroyable.

Remarquant une racine assez épaisse pour s’y poser, je m’assis dessus, observant de mon œil mi-clos le parc. Mais une question restait toujours bien présente dans mon esprit. Je n’étais plus un assassin, je n’étais plus un tueur. Je n’accomplissais plus rien pour personne. Qu’allais-je faire ? Qu’allais-je faire de mon existence ? Vivre une existence paisible n’était pas ce que je faisais de mieux, mais c’était bien tout ce qu’il me restait à faire pour le moment.

L’envie même de recouvrir mes pouvoirs était bien présente, mais ça n’allait jamais me servir à rien, vu que je n’allais plus les utiliser. Pour le moment, une seule personne connaissait bien mon identité, c’était l’élu à l’aspect de félin. En dehors de lui, aucune personne dans ce monde ne pouvait me donner quoi que ce soit comme obligation. J’avais donc une sensation que je ne connaissais pas, un sentiment que j’avais oublié depuis des années d’existence : La liberté. Mon faciès était de marbre, et mes yeux à moitié fermés. Et c’est dans cet état-là que j’attendais la fin de la pluie, seul.





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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Mar 1 Aoû - 11:47



Là, comme ça, je ne saurais pas dire ce qui m’a poussé à y venir dans ce parc, d’autant plus qu’il n’a rien de bien spécial. Explorer, visiter, ce sont les conseils que l’on m’a donné à mon arrivée, commencer par des endroits neutres, mais dans quel but ?
Je n’ai rien demandé, j’étais peinard, tout le monde savait que j’étais le meilleur, même Juvia allait me tomber dans les bras sous les yeux de son mec et voilà que je me retrouve ici. Je veux revenir chez moi, par tous les moyens, et si c’est en parcourant tous les recoins de ce foutu monde, je le ferai.
Mais chercher quoi au juste ? Un trou immense dans le sol ? Une fenêtre avec vue sur mon ancienne vie ?

J’ai la haine. Pourquoi ce foutu machin m’arrive à moi ? Pourquoi moi et pas lui, il a toujours eu de la chance, et moi je me récolte toutes les embrouilles. Elu, je suis un élu, je devrais en être fier, me dit-on. Qu’est-ce que j’en ai à faire ? Obéir à je ne sais qui, qui d’ailleurs m’a volé mes pouvoirs, aider à faire la guerre, rien du tout, ils n’ont qu’à se débrouiller sans moi, je vais repartir, et si ça se trouve la sortie est ici, mais sous quelle forme ? Chaque terrier de lapin m’est suspect, chaque faille dans le sol, chaque creux un peu plus jaunâtre dans le tapis herbeux, tout m’interpelle et me donne espoir le temps de réaliser que je suis coincé pour un peu plus longtemps.

Un parc...Celui-ci, c’est la fille qui m’a trouvé assis au sol qui m’en a parlé, soi-disant le plus grand, le plus beau, le plus...
Et voilà ça continue, le plus humide aussi ! La pluie, il ne manquait plus que ça, autant je ne crains pas le froid mordant de la glace, autant je déteste être mouillé. J’allonge le pas pour échapper aux gouttes de plus en plus agressives, mais il est si utopique d’imaginer que plus on va marcher vite et moins la pluie vous atteindra. Non, le nuage porteur de l’eau responsable du déluge est bien au dessus de moi, énorme, et j’aurais beau courir comme un dératé, je ne sortirais pas de son champ d’action.

Un abri, il me faut trouver un endroit de protection, une barrière érigée entre le cotonneux capricieux du ciel et moi. Rien ne ressemble à cela, peu d’arbres feuillus se dressent dans le parc, excepté celui qui m’apparait soudain au détour d’un sentier. M’avançant avec impatience, mon constat est d’abord amer, les branches sont bien nues et dépourvues de feuilles, m’offrant piètre protection. Mais accrochée dans les branchages noueux, une cabane désertée semble me faire signe et me dire que sous son plancher...il y a un type qui occupe cet abri providentiel, MON abri !
Le mec est assis tranquille sur les racines de l’arbre, au sec sous la construction de bois, sombre comme un corbeau, oiseau de mauvais augure.

Je me poste droit devant lui, mains sur les hanches et le fixe d’un air qui ne se veut pas vraiment amical.
Je suis trempé, t’aurais pas l’idée de partager cette place avec moi ? Je suis Leon Bastia, tu ne me connais peut-être encore pas mais je peux t’assurer que ce serait un honneur pour toi d’être assis à côté de moi.


Qu’il refuse donc et à la place de la pluie, il se pourrait bien qu’il reçoive de la neige, beaucoup de neige....



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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Mer 2 Aoû - 6:55











• Étranger •




Les gouttes d’eau se reflétaient dans le noir profond de mon œil. C’était mon regard vide qui était toujours en train de fixer le lointain, sans jamais savoir quoi y voir. Depuis combien de temps, étais-je abrité là ? Depuis combien de temps étais-je en train de méditer au sens prochain de mon existence ? Rien n’était certain sur ce point-là. Vêtu en kimono sombre et en sandalettes ordinaires, mon visage s’éclaircissait doucement quand je vis un homme apparaître dans le lointain.

Ce n’était pas un sourire qui s’y était affiché, mais une légère mine surprise, me faisant donc aisément passer pour une personne assez… anodine. Alors même que je m’attendais à ce qu’il se précipite loin de ma position pour chercher à fuir la pluie, il ne faisait que se rapprocher dangereusement de moi, ainsi que de mon abri. La façon dont il était trempé, me fit bien comprendre qu’il ne voulait pas se contenter de me dire un simple ‘’bonjour’’.

Après être arrivé en face de moi, l’inconnu avait une posture droite, les mains aux hanches et rien de bien menaçant, si ce n’était sa coupe particulièrement atypique, qui pouvait même rappeler qu’il n’était pas un être de ce monde. C’est alors que, toujours avec ce visage surpris, je l’écoutai me proposer l’idée de partager la place avec moi. Sa façon de demander était peu habituelle, presque agressive. Il se présenta sous le nom de Leon Bastia, preuve au moins qu’il avait encore des bonnes manières. Le continent étant essentiellement nippon, la présence d’un ‘’Leon’’, dans son nom, me confirma mes doutes, il s’agissait bien d’un élu. Encore, fallait-il savoir quelle était sa patrie. Mais à quoi bon ? Tous étaient pareils dans le fond.

Leon semblait être quelqu’un de prétentieux, et peut-être même arrogant. Le type de personnes pour qui je n’avais pas d’admiration particulière. Comment aurait-il pu avoir été un honneur de s’asseoir avec un être qui n’avait ni titre, ni rien de bien impressionnant ? Je souriais légèrement, avant d’observer partout autour de moi. Deux personnes pouvaient bien entrer ici, mais ça allait être particulièrement désagréable.

-Enchanté de vous connaître, Bastia-san. Mon nom est Li Shunsheng.

Mes paupières étaient fermées et je m’inclinai doucement pour me présenter, comme le voulaient les traditions japonaises. Une fois cela fait, avec toujours le même sourire sur mes lèvres, je poursuivis.

-Désolé, mais je ne pense pas que nous puissions suffire convenablement dans ce petit endroit. Si je vous laissais venir vous installer, ni vous, ni moi, ne serions à notre aise. Et je sais bien que ce n’est pas votre désir.

Le sourire hébété, je l’observais se mouiller avec style et charisme. J’ignorais le sentiment qu’il avait en ce moment, ou bien même si ça aurait été un coup-de-poing qui allait suivre mes propos. Toutefois, j’étais paré à tout, sauf bien sûr à le tuer. Le parc était le seul endroit où tout le monde pouvait surgir à tout moment et se faire spectateur d’une scène qui m’aurait mis à mal. Je profitais encore de ma liberté quelque temps, et de ce fait, je n’allais pas faire un faux-pas pour un être comme lui.





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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Jeu 3 Aoû - 8:04



Il ne me connait pas, le mec ne connait pas Leon Bastia !! J’aurais du m’en douter, on m’a envoyé ici sans faire suivre ma réputation, c’est un coup de Grey, je suis sûr, il va me le payer. Dès que je reviens au pays, il va passer un sacré moment, je lui réserve tout ce que je sais faire de pire, je doute qu’il en ressorte indemne, enfoiré de Grey !

Pour l’instant, c’est le corbeau du parc qui m’intéresse, parce que là, je continue de me tremper et ça n’arrange pas mon humeur, au contraire. Le gars a un nom asiatique, je ne ferai même pas l’effort de le retenir, comme lui avec le mien.

Mec, moi c’est Bastia, Leon Bastia, et pas Bastia San, t’as mal compris.


Le gars me salut façon prélude à un combat d’art martial, il pense peut-être que j’ai envie de jouer avec le déluge qui me dégouline dessus, et toujours avec ce sourire qui me donne envie de le...

Attends, je rêve ! Pas assez de place sous l’abri pour nous deux ? Certes il a raison, mais par respect, lui il est sec, il pourrait me céder l’endroit que je puisse à mon tour au moins m’essorer. Je vais le déloger, ça va être vite fait. Oui mais...je suis dans un parc inconnu, je ne sais pas si les personnes présentes ici sont habituées à la magie, et si elles étaient effrayées par  ce que je vais créer ? Me retrouver enfermé dans une geôle ou interné en psy ne va pas m’aider à me tirer de là, c’est clair. Et puis, je n’ai même pas pu créer un truc valable avec la fille qui m’a trouvé à mon arrivée, j’ai l’impression que mes pouvoirs n’ont pas suivi, ce serait me ridiculiser que de tenter quelque chose sur lui, qui ne marche pas.
Non, va falloir le jouer fin.

D’accord...Je me suis emporté, excuse moi. J’ai eu une journée difficile, ce n’est pas de ta faute, mec.


Je tends un bras vers lui, attendant une poignée de main réconciliatrice...en apparence.

Sans rancune, j’espère, je suis comme ça, je m’emporte vite....Je suis sûr qu’en se serrant, on peut tenir à deux, non ?


Et pour forcer un peu le destin qu’il me réserve, j’avance un pied sur la zone du sol sèche.



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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Jeu 3 Aoû - 10:14











• Valeur •



La pluie tombait encore et encore, sans cesse, sans gêne, sans aucune pitié. Bien évidemment, j’étais abrité en dessous d’une cabane de bois. Une cabane qui avait sur son toit une sorte de trou épais. En effet, il s’agissait d’une déformation causée par l’amassement continuel des eaux de pluie. Le bois s’était laissé tailler par la nature, si bien que le creux était assez large pour prendre une quantité bien impressionnante d’eau. La cabane étant aussi accrochée à un arbre dont l’existait dansait entre la vie et la mort, ça n’aurait plus été qu’une question de minutes, avant que l’arbre ne cède sous le bois de l’amas formé par la cabane et l’eau emmagasinée. Et j’étais là, observant mon interlocuteur, moi-même ignorant du risque que je courrais en restant sur place.

Le jeune homme aux cheveux blancs rectifia son appellation, exposant clairement, à qui en aurait encore douté, qu’il était un élu. Refuser le suffixe ‘’-san’’ ne pouvait arriver que dans deux cas. Soit quand on le jugeait trop grand pour nous, soit quand on le jugeait trop mineur pour nous, préférant des suffixes plus honorifiques.

Mais dans le cas présent, ce… Leon Bastia, généra un troisième cas. Il refusa ce suffixe parce qu’il n’en comprenait même pas le sens véritable. Une goutte de sueur se dessina sur le côté droit de mon front, explicitant clairement ma gêne en face d’une situation pareille où personne ne se comprenait véritablement. Mais il aurait mieux fallu l’éclairer sur le sujet le temps qu’il se mouille encore un peu. Peut-être aurait-il pu mystérieusement s’arrêter de pleuvoir.

-Ah, si vous ne comprenez pas ce dont il est question, alors ça prouve bien que vous n’êtes pas de ce monde. Je suppose même, que vous êtes un de ces élus aux capacités extraordinaires dont tout le monde parle. Je comprends mieux pourquoi vous avez dit qu’il serait pour moi un honneur de m’asseoir près de vous. Mais juste pour savoir, d’où venez-vous donc ?

Par la suite, l’individu présentait gracieusement ses excuses et me tendait la main. Pour un être de sa trempe, il n’aurait pas fallut= bien longtemps pour comprendre qu’il se forçait à sourire. Un sourire derrière lequel se cachait très certainement une idée malsaine. Quoi qu’il en soit, je n’étais qu’un natif idiot à ses yeux. Et il aurait mieux fallu rester ainsi quelques moments encore. Pourquoi ? Je l’ignorais. Peut-être n’avais-je pas envie de perdre mon indépendance ne serait-ce que pour une minute.

-Je ne peux pas faire ça, monsieur Leon…. Pour la simple raison que je souffre d’une cruelle maladie qui est transmissible au toucher. Si je vous touche, alors il serait difficile de trouver un remède. Même en… Vingt ans d’existence, je n’ai pas pu trouver de véritables médecins. Toutefois, j’ai quand même réussi à dépendre de médicaments qui dissipent par moment la brûlure intense causée par ma douleur. Mais après, je ne veux réellement pas vous offenser. Il serait fou, pour un vulgaire natif comme moi de refuser de vous saluer alors que vous avez pris l’initiative de me tendre la main.

Tout mon discours était suivi d’une profonde détresse et d’un remords digne des hommes qui avaient tout perdu dans leur existence. En dépit de cela, je tendis ma main doucement, laissant encore l’opportunité à mon interlocuteur de changer de décision. Allait-il prendre le risque de mourir par le simple contact avec mon corps, ou bien allait-il choisir de prendre une autre destinée ? Ce simple test psychologique, aurait été capable de me dire, à quel niveau se limitait sa pensée et sa logique d’action. Plus loin même, s’il était du genre à mettre sa vie en péril pour un rien.






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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Lun 7 Aoû - 9:44



A mesure qu’il parle, je réalise que ce que je prenais jusqu’à présent pour un mauvais cauchemar est bien la réalité. Il ne fait que confirmer ce que d’autres m’ont appris par bribes, je suis dans un autre monde, on m’a fait venir, je ne sais pas trop comment, pour mes dons remarquables, nous sommes plusieurs dans ce cas et on nous nomme les élus. Tout ça ne m’intéresse que peu, ce que je veux savoir, c’est comment partir de cet enfer ?

D’où je viens ? Un endroit nommé Fiore, j’étais un grand mage là-bas, le meilleur de ma guilde. Je ne sais pas pourquoi on a choisi de me faire venir ici mais je ne compte pas m’y éterniser.D’ailleurs, si tu peux me dire comment m’en aller, ce serait bien


Il poursuit d’un ton qui ne me plait pas, trop condescendant. Il me sort une histoire à dormir debout pour éviter de me serrer la main, et pourtant il m’avoue de lui-même que le natif qu’il est doit le respect aux élus.

Oh mec, tu me rends pour une courge ? Si tu ne veux pas me serrer la main, tu le dis franco, m’invente pas un truc que même un gosse de 5 ans ne croirait pas. J’ai fait l’effort de m’excuser, mais on dirait que tu cherches à me provoquer.


Il me tend quand même sa main, sûr que je ne la toucherais pas après son délire sur sa maladie. Je m’en saisis pourtant vigoureusement.
Je tente de me souvenir de son nom, quelque chose comme Li Shunberg ou Shungun, mais je ne suis sûr de rien. Il m’a servi du "monsieur Leon",je vais faire de même.

Bon, à toi de voir, mec Li, tu veux continuer à devenir mon meilleur ennemi ou on essait de s’entendre pour partager cet abri ?


J’ai à peine fini de parler que je constate le changement radical de temps. La pluie a laissé place à un soleil timide. Peu importe, j’ai besoin de ce gars pour en savoir plus sur les élus, ce que je fais ici et surtout comment partir.


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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Jeu 10 Aoû - 12:19











• Liens •





Les gouttes d’eau fuyaient toujours aussi vite les cieux pour s’écraser sur le sol continuellement. Et mon interlocuteur était toujours aussi immobile sous cette série de gouttes d’eau, contrairement à moi qui était protégé de ce calvaire perpétuel, sans être sur de l’être dans les prochaines minutes. Si mon hospitalité laissait à désirer sur les dernières secondes, le cheveu-blanc par contre eu la gentillesse de répondre à mes questions. Il était tellement gentil que ça en était beau à voir. De ce fait, je pris le soin de l’écouter, lui et son arrogance singulière, ou bien de sa vérité certainement bien trop exagérée.

Ne connaissant rien de son ancienne vie, de son passé de ses péripéties, je ne pouvais juger son histoire passée. Je n’avais pas réellement été un acteur dans sa vie d’avant, et de ce fait je ne pouvais pas infirmer ou confirmer ses dires. Je ne pouvais donc que le croire. Il semblait être originaire de Fiore. Il était donc un grand mage dans cette ville, le meilleur d’une guilde semblait-il. Il fallait bien reconnaître qu’il n’avait pas l’air d’être un mage à première vue.

Bien que cela ne m’intéressât pas particulièrement, je m’imaginais les mages avec une barbe blanche et longue, vêtu d’un vêtement digne de moines anciens. Tous respectaient une certaine éthique et leur sagesse témoignait de leur expérience. Mais ce que j’avais sous les yeux n’était rien de tout cela. Aucune sagesse, aucune preuve d’une grande intelligence. Il allait plus à l’instinct et parlait avec une franchise qui s’apparentait à de l’extrême confiance.

-Malheureusement, j’ignore comment faire pour trouver la voie de la sortie de ce vaste monde. Cependant, je sais que ce sont les objectifs de bien des élus qui sont dans ce monde, que de s’échapper d’ici. Il suffirait certainement d’en rencontrer un maximum et d’échanger avec ces derniers. Mais ce n’est que mon avis personnel.

Mon histoire, ne sembla pas avoir fait son effet, malheureusement. De ce fait, je ne pouvais que tirer deux conclusions possibles au sujet de cet individu. Soit mon interlocuteur était un insouciant qui ne croyait en rien du tout si ce n’était sa petite logique à lui, excluant donc toute autre forme de réalité ; soit il était tout simplement capable de donner sa vie à n’importe quel moment sans véritablement avoir besoin de raison à cela. Dans les deux alternatives, il allait réellement avoir besoin d’effectuer un travail sur lui-même pour augmenter sa durée de vie dans ce monde. Le monde avait la fâcheuse habitude de rabaisser plus bas qu’il ne le fallait les arrogants.

Mais pourquoi pensais-je cela ? Je n’étais pas moins élu que lui, ni même moins nouvel arrivant. Cependant, j’arrivais à voir les choses différemment. Si les hommes étaient différents, cela n’aurait pas été de ma faute ou bien celle de quelqu’un d’autre.

- Bon, je suppose que je ne pouvais pas vous empêcher à faire vos propres choix… Quoi qu’il en soit, ne vous inquiétez de rien, je ne suis pas contre vous. Et finalement, partager mon abri ne serait pas de tout refus.

Le temps devenait de plus en plus favorable. Le soleil s’affichait enfin dans le ciel bleu tandis la pluie se faisait de moins en moins abondante. Ce n’était pas mon genre de me lier d’amitié avec qui que ce soit, surtout pas un être comme ça, mais au moins, cela m’aurait peut-être montré la voie nouvelle que j’allais devoir suivre dans ce monde nouveau où je ne tuais pas pour un rien.

-Je pourrais vous emmener manger quelque chose dans le coin si vous le voulez bien. Maintenant que le temps se montre plus favorable, alors je pense que je pourrais vous aider à changer vos vêtements et à vous offrir un repas. Qu’en dîtes-vous, Mage de Fiore ?




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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Ven 18 Aoû - 20:28



Mouais...Li ne semble pas en savoir beaucoup sur la manière de se barrer d’ici. Rencontrer des élus, discuter avec eux, je doute que ce soit la solution pour m’en sortir, parce que si je réfléchis bien...

Encore faut-il que sache les reconnaître, les élus, ce n’est pas marqué sur le front, je suppose. Et puis franchement, mec, si ils savent comment se tirer d’ici, il y a longtemps qu’il l’ont fait, ils ne vont pas attendre que j’arrive pour m’expliquer où est l’issue de secours.


Il cogite un peu seul et soudain, comme si une mouche l’avait piqué, voilà que la place tant convoitée à côté de lui dans l’abri de fortune, devient une possibilité, il accepte que j’y vienne. Non mais, il se fout de moi ? Plus besoin de protection, la pluie a cessé, il me cherche, c’est clair. Je serre les poings pour me calmer mais je sens qu’il va y avoir beaucoup de froid entre nous. Le gars avec sa face de clown me fait des sourires qui se rapprochent plus de rictus moqueurs que de manifestations de sympathie, il joue avec mes nerfs, il va voir.

Mais alors que je m’apprête à lui montrer qu’on ne se moque pas de moi impunément, il me propose un repas. Là, ça devient vraiment louche.Il a une idée derrière la tête, d’autant qu’il me parle de changer de vêtements, je commence à entrevoir ce qu’il me veut, et ça ne me plaît pas, non, pas du tout.

Mec, je t’explique, je veux bien bouffer un peu, j’ai la dalle, mais je vais payer. Tu vois, je ne suis pas celui que tu crois, j’aime les filles, et que les filles, pigé ?


J’attends sa réaction. C’est vrai que j’ai besoin de lui pour trouver un endroit pour manger, mais pas trop de rapprochement, je ne suis pas de ce genre moi, qu’il le sache. Quant à combattre, non, finalement le moins je resterai avec lui, le mieux ce sera, un repas et salut, il ne faut pas l’encourager dans ses idées particulières avec moi.
Pour lui montrer que j’accepte d’aller manger avec lui, je lui tends la main pour l’aider à se relever, manière aussi de lui faire savoir que son histoire de maladie, je n’y crois absolument pas.


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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Jeu 31 Aoû - 22:46











• Proposition•




Mon interlocuteur était un mélange de beaucoup de choses. Et j’ignorais par moments si, discuter avec lui était enrichissant ou bien même appauvrissant. Dans tous les cas, il était bien là, sous mes yeux et je ne pouvais rien faire d’autre que lui parler. En même temps, je n’avais pas beaucoup de choses à faire, et en tant qu’élu, il devenait en quelque sorte la seule chose intéressante que j’avais sous la main. Et entre m’ennuyer et suivre un être de sa trempe, il ne faisait aucun doute que le suivre était la meilleure des options. Ma foi, mes habitudes avaient baissé d’un niveau. Comme s’en étonner ? J’ignorais même quoi faire de mes journées. Ma force n’était plus à moi et bien évidemment, elle ne me servait pratiquement pas. J’étais juste un individu, porté par le souffle du vent, rien de plus et rien de moins malheureusement. Et ce même vent aussi étrange que pouvaient être ses humeurs, m’avait donc amené cette personne pour je ne savais quelle raison.

Concernant mon idée sur les élus, Leon marqua un point bien important. Si véritablement les élus savaient comment s’en aller d’ici, cela n’aurait plus été un secret et de ce fait, plus aucun des élus ne trouverait une raison de rester ici. Mais en même temps, il existait toujours des personnes qui auraient été heureuses de pouvoir tout reprendre dans ce monde. Ce n’était pas mon cas, ni même celui de mon interlocuteur mais il y en avait toujours qui aurait préféré rester à Kosaten plutôt que de retourner dans leur monde. Pour ma part, j’étais déboussolé, ne sachant même pas quoi faire de mon existence. J’avais ici une liberté que je n’avais jamais connue et de ce fait, plus que jamais, je ne savais plus où mettre la tête.

- Certainement. Mais si vous ne comptez pas voir les personnes qui sont plus anciennes que vous, et même qui ont déjà eu à marcher sur les sentiers que vous allez certainement arpenter, qui allez-vous donc voir ? Si par ailleurs les noms des élus ne sont pas gravés sur leur front, c’est à vous de trouver un moyen de les localiser. Je ne doute pas de votre capacité de réussite sur ce point-là, si vous y mettez du vôtre.

Cela avait été dit toujours avec ce même sourire enfantin présent sur mon visage. Un sourire qui cachait bien mon ancienne profession d’assassin, mais aussi mes pensées les plus enfouies. Depuis bien longtemps, c’était un masque que je portais. J’en avais tellement l’habitude que même dans ce monde nouveau, c’était ce même masque que je portais, celui de la joie et de l’humilité. C’est toujours derrière ce masque de bonheur que j’ai dû proposer à mon interlocuteur de lui payer un repas. Pourquoi ? Je ressentais surtout une certaine colère à son égard et agir de la sorte aurait pu calmer les ardeurs. Fort heureusement, cela eut son petit effet, mais pas que.

Je lui avais également proposé de lui payer de nouveaux vêtements, étant donné qu’il avait des habits tout mouillés par la pluie. Malheureusement, dû à une mauvaise expression, il entendit ma proposition d’une toute autre oreille. Ses propos me surprirent un instant, après quoi ce fut un sourire avec une légère exaspération que je lui affichais. Il fallait bien reconnaître que ce Leon était rempli de surprises.

- ha ha ha… J’ai bien compris, ne vous inquiétez pas pour cela. Nous pouvons donc prendre la route, Leon.

Sur ces mots, je m’extirpai de ma zone sécuritaire, pour le rejoindre sous les rayons solaires qui se faisaient de plus en plus intenses à chaque seconde. Observant la zone commerciale plus loin du parc, j’essayais de me situer géographiquement et dans la tête la position exacte où était l’auberge que j’avais aperçu en venant dans cette direction.

-C’est dans cette direction si ma mémoire ne me joue pas des tours.

Sur ces mots, je commençai à m’avancer progressivement tout en observant de temps en temps mon interlocuteur.

-Que ferez-vous si vous croisez une personne issue de votre monde d’origine ?





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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Lun 11 Sep - 22:15



Ainsi la proposition d’un bon repas et de vêtements était-elle sans pensée de retour ? Bon, je ne comprends pas ce qui motive ce genre de personne à vouloir aider les autres sans rien demander mais je vais en profiter, j’ai faim. Ce gars est tout de même étrange  il m’a refusé une place à l’abri et le voilà prêt à m’offrir à manger, sans doute a t-il besoin de compagnie et s’il en est ainsi, tant mieux pour moi.

Son conseil de trouver d’autres élus pour trouver une issue ne m’emballe pas. Je n’ai pas envie de m’embarrasser de gens qui ne me conviennent pas, nul besoin de construire une troupe autour de moi, j’avancerai seul.
Pour l’heure, il me pose une question qui m’interpelle vraiment. C’est vrai que je n’ai pas rencontré de connaissances ici, je doit être le seul venant de Fiore. Quoique que je ne connaissais pas tout le monde non plus là-bas, et il n’y a pas un signe particulier de reconnaissance entre nous. Mais si j’en croisais un...si c’était Grey, je crois que je lui ferais la peau sans tarder, sans qu’il me dise pourquoi il m’a envoyé ici, pas le temps d’un souffle ou d’un soupir, je m’en occuperais !

Je ne sais pas si d’où tu viens vous avez de quoi vous reconnaître mais moi, j’aurais du mal à savoir si celui ou celle que je croise vient de mon monde, sauf s’il faisait partie de mon entourage. Ce que je sais, c’est que si celà se produisait, on serait deux pour trouver la solution pour repartir, parce qu’apparemment toi, tu sembles te trouver bien ici.


C’est vrai qu’il n’a pas vraiment l’air de vouloir s’enfuir, il a sans doute déjà ses habitudes ici, ses endroits pour manger, pour dormir, pour se distraire...une nouvelle vie aux ordres de je ne sais qui pour défendre je ne sais quoi. Je hais les gens qui se laissent contraindre sans réagir.

Cette taverne dont tu parles, c’est encore loin ?



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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Jeu 14 Sep - 21:02











• Pouvoir •



Le petit village dans lequel nous étions, se nommait Shizu. Du moins, c’était le nom qui était accroché aux lèvres de tous les habitants du coin. J’y étais depuis un jour à présent. Pas assez longtemps pour connaître tout ce qu’il y avait à savoir sur les lieux, mais suffisamment longtemps pour connaître quelques auberges du coin. Les rues étaient bondées d’habitants, et le vol ainsi que toutes les mauvaises attitudes que l’on aurait pu voir d’un village rempli de petits commerçants et de charognards y était visibles. Cela n’empêchait pas que certains vendent leurs marchandises à l’air libre, sans grande crainte. C’est dans cette ambiance-là, que mon interlocuteur et moi-même, arpentions les ruelles du petit village. Et dans cette petite balade où j’observais plus que je ne parlais, je pris la parole :

- J’ai vécu dans ce monde… Je ne vois pas où je pourrais retourner. Bien que je comprenne tous les élus ou bien la plupart d’entre eux, qui nourrissent la volonté de rentrer chez eux au plus vite, je ne peux pas faire plus que leur donner quelques conseils pratiques. Pardonnez-moi de ne pas être comme vous l’espéreriez, Leon.

Ajoutais-je armé de mon sourire enfantin. Oui, j’avais menti. Pourquoi ? Pour éviter des ennuis, tout simplement. Je n’avais aucune volonté de sortir de mon statut anodin de simple natif. De ce fait, je faisais tout pour me fondre au mieux dans la masse. Jusqu’à présent, avec mon Kimono et ma modestie factrice qui n’était pas dépréciée par bien des gens, cela marchait plutôt bien. D’ailleurs, nous semblions être arrivés en face de l’établissement fait de murs en pierres et en bois.

À peine étions-nous arrivés devant la porte, qu’on vit une personne s’éjecter de là avec une grande vitesse pour finir par aller s’écraser contre le sol un peu plus loin. C’était comme ci, il y avait une lutte importante qui venait de s’achever derrière les battants qui faisaient office de porte. Observant cela, un sourire se dessina sur mon visage alors que ma main alla gratter l’arrière de ma tête lentement.

-Ah… heureusement pas. Nous sommes bel et bien arrivé Leon. La taverne de l’œil du cyclone.

Sur ces mots, je m’avançai au sein de la porte, trouvant une personne en capuche, qui avait encore le pied relevé, montrant bien que c’était elle qui venait d’expulser l’autre homme. L’inconnu baissa son pied, laissant sa couverture épaisse recouvrir son corps. Son visage n’était pas visible et ce gars alla s’asseoir quelque part, pour continuer sa consommation sous les louanges des autres buveurs qui peuplaient la pièce. Le spectacle terminé, je vis une table libre pas très loin de nous et j’en profitai d’ailleurs pour aller m’asseoir, avec mon compagnon du jour bien évidemment.

Après avoir repéré notre présence, le gérant de l’établissement nous envoya une serveuse. Celle-ci était certainement l’aînée des serveurs. Ses cheveux dorés entouraient son petit visage tout rebondi, alors même que sa corpulence – particulièrement musclée – laissait comprendre qu’elle n’était pas femme à se laisser influencer par des petits calibres.

Serveuse : Qu’es’vous serre m’sieurs ?!!

-Je prendrais, une côte de porc, avec des légumes, ainsi qu’un peu de pain avec du poisson fumé. Vous m’apporterez également un ragoût de poisson, du riz avec un peu de pain. Humidifiez bien le riz avec la sauce de Poitevine. N’oubliez surtout pas de m’apporter quelques gâteaux en guise de dessert, et si même il n’y en n’a pas, deux tourtes feront l’affaire, aux arômes différents bien évidemment. Ah n’oubliez surtout pas d’ajouter un peu de sucre sur les tourtes…. Cela est crucial.

Oui, ma commande était astronomique, mais c’était ainsi que j’étais, c’était comme ça que je mangeais. J’ingurgitais toujours de grandes quantités de nourritures pour un organisme aussi petit que moi. Et malgré mon changement de dimension, cette compétence était toujours présente. La serveuse demanda à mon interlocuteur ce qu’il voulait également. Les commandes prises, elle alla dans les cuisines. Nous étions à deux, à nouveau. Et une question me survint subitement.

-N’avez-vous pas froid ? Vous avez subis la pluie, sans même vous être changé. Avouez que ça ne vous laisse pas aussi indifférent que l’on aurait pu le croire. Après, il se pourrait bien que je me trompe…

L’ambiance dans la pièce était agitée. Il y avait beaucoup de rire, de joie et de ricanements. Cela devenait même difficile de parler sans problèmes, à cause des voix autour de nous. Mais ce brouhaha se calma bien vite, quand les battants de l’entrée laissèrent entrer une personne assez large de corps, ayant à sa disposition une cigarette dans sa main gauche et une esclave à sa main droite.


La pratique de l’esclavage était interdite, toutefois, il n’avait aucune gêne à se trimbaler une jeune femme bâillonnée avec une sorte d’inscription sur le métal qui recouvrait ses lèvres. Elle était enchaînée sur les pieds, les mains mais également le torse.

Cet individu, s’avança dans le calme absolu de la pièce, laissant ainsi résonner ses bottes ainsi que les cliquetis provoqués par les chaînes qui se choquaient. Ce dernier arriva bien vite en face du gérant de l’auberge qui était derrière le comptoir, avant de prendre la parole. Le silence était si présent dans la salle, que rien ne perturbait le nouveau venu. Pourquoi ? Difficile à le savoir.

???:Hey… le vieux… File-moi une bouteille de Sake Uki pleine. Et le plus tôt serait le mieux.

Les deux serveurs – la fille ainsi que le fils du gérant du bar– s’étaient figés pour observer avec une certaine crainte ce qu’il se déroulait. Le Sake Uki était particulièrement rare, étant donné son prix excessivement élevé sur le marché. Et bien que les entrées financières soient assez grandes au sein de cette auberge, les prix exigés sur le marché pour l’achat d’un stock de cette boisson étaient beaucoup trop grands. De ce fait, lors de la dernière livraison de boisson, le gérant, en face de ses enfants, a décidé volontairement de ne pas acheter du Sake Uki. L’absence de ce que demandait l’homme à l’esclave était dangereuse, et c’était bien connu dans la région. Il n’était donc pas très difficile de comprendre pourquoi cette seconde-là, c’était une terreur sans pareille qui était visible sur les visages des deux enfants.

Serveur : Désolé… Nous n’avons malheureusement plus de Sake Uki. Mais tout au moins, nous avons d’autres boissons toujours aussi énergisantes. Observez cette nouvelle… –

*BAAM*


Le gérant n’avait même pas encore terminé sa phrase que le comptoir s’était légèrement brisé sous la puissance du poing serré du client étrange. Son visage ne laissait clairement pas transparaître une quelconque envie de boire autre chose sur le moment. De ce fait, il reprit par la suite, doucement, mais avec une colère notable dans le timbre vocal :

???:Fais pas chier… j’tai demandé un Sake Uki… Comment se fait-il que tu n’aies pas ma boisson en ta possession hein ? Ton établissement existe encore sur mon territoire parce que je le veux bien, et t’es même pas foutu d’avoir une bonne boisson… Tu mérites véritablement d’être ôté du poste que tu es si fier d’occuper.

Intervenant 1 : Hey… arrêtes d’embêter ce type… Tu saoules plus d’une personne avec ton attitude d’enfoiré. Maintenant, barre-toi ou bien je te refais le portrait.

C’était un homme, il semblait être un paysan qui passait par là, à en juger par son accoutrement et sa corpulence qui laissait penser à un homme des champs. Son intervention semblait avoir attiré l’attention du nouveau client de l’auberge, chose d’ailleurs que tout le monde évitait. Le colérique fit un pas en arrière avant d’observer l’intervenant.

???:T’es qui toi ? T’es pas du coin à ce que je vois. Quand j’parle, on la boucle. Si tu veux un conseil, ferme ta gueule, bois ta putain de boisson et tire-toi d’ici avant que je ne décide que ta vie s’arrête.

Intervenant 1 : Je ne laisserais pas un connard dans ton genre emmerder qui il veut, comme il veut. Donc la personne qui va fermer sa gueule…-

Sa phrase ne s’acheva pas, que son crâne fut perforé par une flèche en fer, qui éjecta sur les personnes derrière l’intervenant, quelques bouts de sa cervelle. La mort fut si brutale, que le paysan ne s’effondra même pas après sa mort. La flèche d’une dizaine de centimètres de longueur semblait avoir été décochée depuis le bras du nouvel arrivant. Il avait donc une arme sur lui, en permanence. Son bras toujours levé dans la direction de l’homme qui venait d’être tué, il jeta son esclave par terre avant de poser son pied au-dessus de sa tête.

- Idiot… je t’avais dit de la boucler… Apprends à écouter quand on t’cause. Il observa par la suite le gérant qui était encore sous le choc, avant de reprendre. Maintenant, revenons à nos moutons. Le vieux… Tu ne réponds pas aux exigences du grand Torune… tu sais ce que cela signifie j’espère…

Par la suite, le tyran braqua son bras dans la direction du vieillard, prêt à tirer de sang-froid comme il avait déjà eu à le faire. Qu’allait-il advenir du vieil homme ? Pour ma part, je n’étais pas assez fou pour m’aventurer droit vers un suicide inutile. Mais mon interlocuteur… partageait-il ma vision des choses ? Ce Leon allait-il laisser ce vieil homme à son destin ? La salle tout au moins était immobile et les enfants courraient du mieux qu’ils pouvaient pour aller protéger leur géniteur. Mais leur vitesse était bien trop faible, beaucoup trop faible même, pour intervenir à temps







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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Ven 22 Sep - 13:46



Donc ce mec est d’ici, tu m’étonnes qu’il ne cherche pas à partir, il est bien lui, il est chez lui. Comment il pourrait comprendre que je n’ai pas forcement envie de faire de vieux os ici, comment pourrait-il savoir que tous ceux que je connaissais ne sont pas là, que pendant que je fais le zouave dans ce monde, là-bas Grey en profite pour se rapprocher encore plus de ma Juvia, qu’elle va croire que je l’ai abandonnée, que je suis parti de mon plein gré...
J’essuie discrètement la larme qui vient de tomber du coin de mon oeil. Il ne faudrait pas que Li me prenne pour un faible, je suis le plus grand mage du froid, moi, Leon Bastia.

Devant nous, là voici enfin cette auberge et ça a l’air agité la-dedans, un gars vient de s’écraser sur le sol près de nous, après un vol plané depuis l’intérieur du troquet. A l’origine de cette expulsion, sans doute le type encapuché qui nous fait face quand nous entrons, je me prépare à agir en frottant mes mains mais apparemment la situation est redevenue calme. Dommage...

Une fois installés à une table, en moins de temps qu il ne faut pour remplir une carafe d’eau, une serveuse est là pour nous servir. Mon compagnon commande sans me demander mon avis, mais je ne dis rien, après tout c’est lui qui régale et puis il prévoit une bonne quantité pour nous deux, je le laisse faire. Mais quand la serveuse souhaite connaître mon choix, je comprends que Li va ingurgiter toute sa liste à lui seul. Sacré estomac !

Je prendrais un bon ragoût bien chaud, avec un gros pain brun et une choppe de bière. Vous y ajouterez une tarte aux pommes avec un bol de crème


J’en suis encore à me demander si Li va pouvoir avaler toute sa commande quand il s’inquiète de savoir si je n’ai pas froid. Moi, froid ?!

Le froid est mon allié je ne le crains pas, j’ai appris à le maîtriser avec Oul, la plus grande mage des glaces qui fut mon instructrice. Souvent, même quand j’étais encore qu’un gamin, elle me faisait me rouler nu dans la neige pour m’habituer à la piqure du froid...


Un grand bruit interrompt mon discours. Le gars qui vient d’entrer semble du genre pas commode, il traîne avec lui une fille enchaînée et le silence qui suit son entrée laisse présager que personne ne va trouver anormal qu’il ait une esclave. A la manière dont il exige sa boisson, je comprends qu’il a l’habitude qu’on lui obéisse sans mot dire. Je fixe Li du regard, stupéfait. Si j’avais été en pleine possession de ma magie, je me serais levé et lui aurais appris à baisser de ton. Mais malheureusement j’ai perdu beaucoup de mon pouvoir et je ne sais pas exactement ce que je suis capable de faire maintenant.

Le gars poursuit sa démonstration de puissance par la violence en démontant le comptoir parce que sa boisson n’est pas disponible. Ce qui se passe ensuite dépasse tout ce que j’aurais pu imaginer quand je suis arrivé ici, simplement pour me remplir l’estomac. Toujours est-il qu’un client plus téméraire que les autres, ou plus inconscient sans doute, reproche son attitude au gars à l’esclave et sa vie s’arrête de suite avec une flèche plantée dans le crâne. Toutpuissant a une arme et n’hésite pas de s’en servir. D’ailleurs, il menace maintenant ouvertement l’aubergiste qui n’a pas satisfait à son désir et s’apprête à lui décocher une flèche, à lui aussi, à moins que celle-ci n’atteigne un des gosses qui courent vers leur père pour le protéger.

Je regarde de nouveau mon compagnon en silence. Il n’a pas l’air plus rassuré que moi mais allons-nous laisser un pauvre vieux ou un de ses enfants se faire trucider ? Je passe en revue mentalement ce que je pourrais faire pour empêcher le massacre. Certes j’ai bien une idée mais il faudrait que Li m’aide. Le silence est tel que je ne peux même pas chuchoter mon plan sans qu’on entende.
Mes yeux tombent soudain sur un petit morceau de craie blanche tombé à terre, à côté de l’ardoise présentant le menu du jour. Du bout du pied je la récupère lentement, la hisse jusqu’à ma main puis attire l’attention de Li vers cette main, placée maintenant sur la table griseâtre. J’écris en tout petit, que le gars aux flèches occupé à viser le vieux ne voit pas de là où il est, j’écris le dernier espoir pour sauver une ou plusieurs vie.

"Je le distrais, pique lui son arme"

Je n’attends pas la réponse, j’espère simplement qu’il me suivra. Je frotte mes mains l’une contre l’autre, doucement, méticuleusement, me souvenant des leçons tant répétées jadis. Ce n’est pas une centaine d’aigles de glace qui naissent de mes paumes, comme au temps de ma pleine puissance, mais une petite dizaine qui se dirigent aussitôt vers l’homme menaçant. Ils ne sont que 10 mais tous sont prêts à lui lacérer le visage et les bras de leurs griffes et becs acérés, et tandis que le gars tourne la tête vers mes oiseaux de glace, je vois son regard terrifié et ses bras qui se lèvent pour se protéger.
Et alors que je continue à maintenir mes aigles...

VAS-Y LI, A TOI !





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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Lun 16 Oct - 0:20











• Risque •



On peut vraiment dire, que la situation dans laquelle nous étions, était des plus complexes. A vrai dire, en observant ce nouvel arrivant, ce Torune, je n’étais aucunement surpris. L’homme était méchant et égocentrique. Il n’hésitait pas à utiliser sa puissance pour écraser quiconque se mettait au travers de son chemin. Dans le monde d’où je venais, j’étais confronté à ce type d’individus chaque jour, chaque seconde. Parfois ces êtres survivaient, parfois ils mourraient aussi vite qu’ils se faisaient remarquer. Mais dans tous les cas, ces mécréants étaient bien présents, toujours aussi implantés dans notre vie quotidienne. Aujourd’hui, c’était en face de moi, à quelques mètres seulement qu’un de ces hommes mauvais se situait.

Il fallait reconnaître qu’Il était étrange de savoir qu’un cadavre était planté là, debout, et un autre n’allait pas tarder à tomber. Celui d’un vieil homme cette fois, du gérant du bar.

Sous le pied de Torune, était disposée la tête de la jeune esclave. Cette dernière me fixait, alors que je lui retournai un regard toujours aussi froid, sans aucune once d’émotions. Sur mon visage n’était visible ni pitié, ni considération, ni même une quelconque ambition de l’aider. C’est alors que, je vis mon interlocuteur prendre une barre de craie pour écrire quelque chose sur la table. L’expression de mon visage quand j’étais avec Leon était beaucoup moins sombre que celui que j’avais quand j’observais l’esclave. Mais c’était normal, j’étais ainsi, un usurpateur, un menteur et un fourbe sans scrupule. Quoi qu’il en soit, le mage semblait vouloir attirer l’attention du plus imposant de la pièce, pour me permettre de le désarmer rapidement.

Mais c’était là une folie inimaginable. Parce que, si effectivement il avait une arme dissimulée sous son vêtement au niveau du bras, rien n’indiquait que c’était la seule qu’il avait en sa possession. Une telle initiative n’aurait été que suicidaire, c’était un fait. Mais, je ne pouvais pas non plus laisser cet élu mourir aussi tôt. Non pas que j’avais une quelconque compassion pour cet individu, mais je trouvais ça seulement beaucoup trop stupide pour laisser ça se produire.

Au moment même où Bastia lança son assaut sur Torune – en supposant que ça soit son nom – je pris deux assiettes vides que j’avais à proximité avant de courir à grande vitesse derrière la cible. Il remarqua bien vite la présence de l’élu de glaces, son attention effectivement redirigé vers ce dernier. Alors même que les oiseaux de glace venaient vers lui, il prit la parole.

Torune: Tss… Encore des sales chiens qui cherchent à aboyer trop fort.

Il frappa les flèches du revers de la main avec une simplicité débordante, avant de subir avec violence le choc de deux plats superposés en plein sur la tête. En effet, après m’être faufilé dans son dos, j’ai brisé deux assiettes épaisses sur sa tête. Si rien n’avait été fait, alors Torune aurait été au moins évanoui. C’était du moins les estimations que j’avais faites…

Mais je me trompais.

J’étais encore derrière lui, quand sa main vint me saisir le cou, pour me soulever légèrement au-dessus du sol. Je n’arrivais plus à bien respirer, mais mon instinct de survie m’amenait à me débattre de toutes mes forces. De son autre main, il dégaina un couteau qu’il s’apprêtait à me planter en plein crâne. J’allais mourir.

Torune: Je vais commencer par toi, s’pèce de salop.

Les enfants du vieil homme prirent leur géniteur pour l’amener loin de nous. Et de ce fait, j’étais là, seul en face de mon destin. Je n’aurais pas dû aider ce suicidaire de Leon. Mais qu’importe, désormais je devais me battre pour me sortir de là. Et après tout ce que j’avais vécu jusqu’à présent, ce n’étaient pas les méthodes de survie qui me manquaient. Dans mon actuelle position, je crachai dans l’œil le plus proche de mon assaillant, pour le perturber grandement. Confus, il me jeta sur Leon de toutes ses forces pour qu’ensemble nous allions nous heurter plus loin. Submergé par la colère, l’esclavagiste se mit à frapper la tête de la jeune fille avec son pied. Elle aurait bien voulu crier, mais sa voix n’était même pas audible, scellée derrière ce bâillon en fer.


Torune : P’tis merdeux… Vous faîtes vraiment bien de me foutre en rogne aujourd’hui. Finalement, je vais laisser le vieux, et m’occuper de vous deux. Je vais vous péter la gueule jusqu’à ce que vos os soient visibles. Et vous allez longtemps travailler comme mes esclaves.


Mon hypothèse précédente se prouva bien vite, parce qu’il s’approcha de nous en dégainant les espèces de poings américains, avec des pointes sur les bouts. Son sourire ne laissait rien présager de bon pour personne. Et à ce moment-là, aucune personne, ou presque, n’allait venir nous aider, j’en étais persuadé. Qui sacrifierait sa vie pour des êtres aussi incrédules que nous ? Je ne l’aurais même pas fait pour d’autres personnes, comme cette jeune fille qui était réduite à l’état d’esclave.





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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Jeu 2 Nov - 22:47



Bon, tout ne marche pas comme prévu je dirais même que rien ne va. Li ne semble pas vraiment persuadé de l’efficacité de ma tactique qui d’ailleurs s’avère catastrophique, non seulement mes oiseaux n’arrêtent pas le bandit, mais en plus nous nous retrouvons maintenant en situation de faiblesse, jetés sur le sol, il nous prend pour cibles privilégiées en abandonnant le vieux et ses gosses. D’un côté, j’ai quand même réussi à sauver ce vieillard d’une mort certaine, mais nous voilà en bien mauvaise posture, avec Li, qui, à voir son regard, doit m’en vouloir de toutes ses forces.

Torune est d’une violence extrême, il s’apprête à planter Li mais ce dernier lui crache en pleine face. Ce mec m’épate, pas si dégonflé que ça, en fait. Sauf que ce geste met le voyou dans un état de démence incroyable, son esclave en fait les frais en recevant des coups de pieds dans la tête. Bientôt, nous seront en cette place même de ses esclaves, d’après ses promesses, et autant dire qu’avant, il nous prédit de nous travailler au corps avec ces fameux poings à pointes qu’il arbore en souriant. Seul un miracle pourrait nous sauver de sa haine. J’ai bien en réserve de quoi l’écraser comme une merde, mais mon gorille de jadis ne serait sans doute qu’un ouistiti inoffensif avec cette perte de force. Quand à mon épée de glace, il se pourrait fort bien qu’elle ne ressemble qu’à un bâton d’esquimau glacé. Je ne peux en aucun cas envisager de me servir de ma magie, trop déficiente face à ce caïd, malheureusement.
Je me tourne vers Li et chuchotte.

Mec, si tu n’as pas une idée pour nous tirer de là, je crois qu’on est bons pour servir de défouloir à cet idiot.


C’est vrai que j’ai l’air de fanfaronner, comme ça, mais j’avoue que je n’en mène pas large. J’ai souvent été dans des situations compliquées, mais j’ai aussi souvent eu le dessus, moi, le meilleur mage du froid. Une fois, la seule, j’ai été vaincu par ce put...de Grey, mais il m’avait pris par surprise, comme à son habitude. Si j’étais encore là-bas, je n’hésiterais pas à le décalquer, ce cow-boy, mais voilà, je suis ici, je ne sais pas pourquoi, ni comment, et surtout je ne peux plus rien faire de mes mains, mes créations sont ridicules et inefficaces, je suis sans défense, je ne suis plus rien et ...j’ai la trouille.

La gars Tarune s’avance menaçant vers nous, prêt à nous faire payer notre affront. Il semble avoir choisi de commencer avec Li, il se penche, poings argentés vers l’avant, son bras droit recule pour mieux donner de l’élan à son geste, j’imagine déjà le bruit de pomme pourrie qui s’explose au sol quand la peau de Li va rencontrer l’acier qui entoure les doigts de Tarune, j’entends déjà le...

Une main gantée surgie de nulle part vient emprisonner le poignet de l’esclavagiste et arrête son geste avec force.





Dernière édition par Leon Bastia le Sam 23 Déc - 13:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Sam 23 Déc - 12:00











• Etrange pouvoir •




Dans cette situation, rien ne pouvait bien se passer. Il était certain qu’à l’avenir, j’allais réfléchir à deux fois avant de suivre un suicidaire dans son désir de sauvetage incontrôlé. Actuellement, je ne pouvais plus rien faire pour m’échapper. L’ennemi était puissant, beaucoup trop pour le duo que moi ainsi que Leon formions. Après avoir avalé la distance qui nous séparait, Torune prit l’initiative de nous attaquer. Sur le moment, je pensai à mettre le manipulateur de la glace en face de moi et l’utiliser comme diversion avant de m’enfuir. Mais c’était impossible à réaliser compte tenu de la position dans laquelle nous étions. Sans attendre plus longtemps, le poing du plus puissant de la pièce prit son élan pour me frapper. C’est alors que je plongeai ma main au sein de mon Kimono, prêt à sortir ma dague afin de me protéger. Vous l’aurez compris, je n’étais jamais à court d’idées pour alléger ma peine. Mais il semblait que je n’aurais pas eu besoin d’utiliser ma dague parce qu’une personne dont la tête était couverte par un tissu épais et large de coton, s’interposa entre Torune et nous.

Qui était-il ? Personnellement, je ne voulais même pas le savoir. J’en profitai pour lâcher ma dague cachée dans ma veste afin de me propulser hors de portée de Torune. Quelques pas encore et j’étais dans un angle mort du seul ennemi de la pièce. Qui l’eut cru ? J’étais en vie. Le visage de notre assaillant exprimait bien un mécontentement certain vis-à-vis de l’intervenant qui le coupait dans sa lancée. Un échange de regards s’effectua alors entre les deux combattants après quoi le poing libre de Torune tenta de se planter dans la joue du sauveur.

Ce dernier se baissa rapidement et, à l’aide d’une technique de combat, se déplaça de telle sorte à projeter Torune contre le sol. Le pauvre vit sa main bloquée être utilisée contre lui-même. Le sauveur voulut alors coincer le colosse à l’aide d’une prise des jambes pour maintenir son bras, mais la force brute du fier orgueilleux fit échouer la tentative bien vite.

Tous deux roulèrent alors sur le sol pour se retrouver face à face, avec un seul mètre d’espace entre eux. Un rictus se dessina sur le visage de l’esclavagiste, après quoi il revint à la charge. C’était un combat d’un niveau supérieur au mien, qui mettait uniquement en pratique les techniques de combat rapproché. Chaque geste, jeu de jambes ou bien attaque rapide, était minutieusement mesurée, offrant donc un spectacle unique qui donnait une légère lueur d’espoir à toutes les personnes présentes dans la pièce.

Les coups de poing s’échangèrent et les déplacements circulaires s’effectuaient, sans usage d’une arme. Si l’un encaissait un coup, c’était pour causer des dommages légèrement plus importants à l’autre. Mais un moment arriva où Torune fit un bond arrière pour rejoindre son esclave, qu’il prit par les cheveux afin de la relever. Un sourire mesquin se dessina sur son visage alors même qu’il ôta le bâillon qui était sur la bouche de la jeune fille avec une clé. Ce bâillon en acier tomba et brisa le parquet de bois, montrant ainsi le poids de ce que l’esclave trimbalait sur elle. Le capuchonné resta sur ses gardes, les deux bras fermement placés devant lui, et une jambe légèrement relevé sans que les pieds ne quittent le sol. Son bassin légèrement inclinait montrait bien qu’il maîtrisait les combats rapprochés.

Torune
: Tu es fort toi… Mais je vais te montrer pourquoi je suis aussi craint hé hé hé… Chantes toi…


La dernière phrase qu’il prononça, se dit en même temps qu’il pressait les cheveux de la jeune fille qui se mit soudainement à ouvrir la bouche pour pousser un cri. Ce cri était si puissant que l’espace s’en déforma légèrement. Mes mains allèrent alors rejoindre mes oreilles alors que des verres se brisèrent avec une violence prononcée. Le cri continua ainsi pendant une dizaine de secondes, après quoi, plus rien. Oui,

Plus rien ne bougeait.

J’étais coincé, et tout le monde aussi d’ailleurs. Qu’avait fait cette jeune fille ? Je l’ignorais clairement, mais je savais qu’elle était liée à ce qu’il se passait maintenant. Aucun de mes muscles ne pouvait effectuer le moindre mouvement. Même ma respiration s’était arrêtée, sans pour autant que je n’en sois affecté. Qu’était-ce encore que cette machination ? Mes pupilles elles-mêmes ne bougeaient pas. Je ne pus donc qu’entendre ce qu’il se passait autour de moi.

Les sanglots que j’entendais, appartenaientt bien à la jeune fille qui avait causé tout ça. Et les pas épais semblaient aussi être ceux de Torune. C’était incroyable. Torune ainsi que l’esclave pouvaient bouger. Le plus costaud des deux, profita bien de la situation pour prendre un couteau et s’avancer dans la direction de notre sauveur, afin de lui planter ce couteau dans la côte. Il le laissa là, avant de reculer un moment.

Torune : Tu m’as bien diverti, donc je te laisse la vie sauve, ha ha ha. Mais fais gaffe à toi connard. Si on s’revoit, je te bute.

Sur ces mots, il tira à lui la jeune fille à l’aide de la chaîne qui les unissait. Le bâillon qui était au sol fut ramassé par Torune, après quoi il s’en alla avec son ‘’bien’’, comme il était préalablement entré. Pour nous, qui étions dans la pièce, on pouvait presque dire qu’on avait eu de la chance d’être en vie.

N’oublions pas que, même après son départ nous restions immobiles encore une bonne trentaine de secondes avant de tous pouvoir bouger à nouveau.




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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Jeu 11 Jan - 17:58



La main qui vient d’arrêter le geste qui se promettait fatal appartient à un gars dont le visage est caché par une sorte de capuche large. Qui est ce type, aucune idée, peut-être une connaissance de Li ? Je ne sais pas ce qui le fait agir, si c’est pour nous sauver ou parce qu’il en veut à Torune mais en tous les cas le voilà embarqué dans un combat de haut niveau avec échanges de coups violents. A aucun moment je ne pourrais dire qui a le dessus, tantôt l’inconnu est en position de supériorité, tantôt il se retrouve acculé par Tarune.

Je ne reste pas dans les parages et en profite pour me glisser bien loin de la scène de baston, sous une table, dans un coin tranquille. Trouillard, me direz-vous ? Non, simplement prudent, un coup perdu est si vite arrivé, mieux vaut éviter de s’en prendre un sans l’avoir cherché. D’ailleurs Li aussi a trouvé un endroit de repli, signe qu’il sait aussi bien que moi que quand quelqu’un vient nous aider, et bien mieux vaut...le laisser faire.
De mon refuge, je n’en perds pas une, en espérant que ce soit notre vengeur encapuchonné qui l’emporte parce que je suis bien loin de la porte de sortie et si Torune s’en sort, il n’y aura plus aucun espoir de finir vivant cette fois-ci. D’autant plus que l’inconnu l’énerve plus que de raison et j’imagine déjà la colère de l’autre abruti qui va déferler sur nous s’il sort vainqueur.

D’un coup, Torune se désintéresse de notre inconnu pour rejoindre son esclave, serait-elle championne de lutte et spécialement utilisée pour combattre à la place du caïd ? Non, il lui sort simplement son baillon de ferraille et lui tire les cheveux pour la faire hurler.
C’est une sirène ou quoi ? Les décibels qui sortent de sa bouche sont plus puissants que toutes les alarmes réunies, je suis obligé de me boucher les oreilles avec mes pouces et encore, une méchante nausée me prend soudain. Pas possible, elle est en train de me péter les tympans et je ne suis pas le seul, tous les autres ont l’air de morfler, comme moi, le son fait même briser les verres.

Plus rien ne bouge dans le bouge, il m’est impossible de faire le moindre geste, comme bloqué par une sorte d’anesthésiant sonore. Du coin de l’oeil, je vois que Li est dans la même situation que moi, et là je sens que c’est la fin, nous sommes à la merci du psychopathe qui ne semble pas affecté par l’immobilisme ambiant. Il commence le massacre en fichant une lame dans les côtes de l’inconnu mais, chose étonnante, il ne le finit pas et lui laisse la vie sauve. Que se passe t’il donc, les décibels l’auraient perturbé ?
Je me prépare à être planté à mon tour mais Torune se contente de récupérer son esclave et se tire comme ça, sans en rajouter, comme il était venu.

Je reste sous ma table, immobile, sans savoir s’il s’agit juste d’une mauvaise blague, je ne peux de toute manière pas bouger, l’effet du cri dure encore. Je m’attends à ce que la porte s’ouvre de nouveau sur le mec qui ricanerait en criant que c’était pour rire, que c’était un faux départ et qu’il revient nous achever. Puis doucement, au bout de je ne sais combien de temps, mes muscles se désengourdissent, je peux remuer un peu et Torune n’est pas revenu.
L’inconnu est au sol, il perd un peu de sang mais il remue aussi faiblement, il n’est pas mort, c’est une bonne chose.

Je tourne la tête en direction de Li, il a l’air de pouvoir bouger un peu aussi, sans doute a-t-il quelques meurtrissures, quelques blessures aussi, je suppose, mais nous sommes en vie, quoi dire de plus ?

Eh mec, on s’est bien marré, non ?  



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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Mer 17 Jan - 18:10











• Surprise •




Soudainement, comme libéré d’une pression unique et sans pareille, je m’effondrai sur le sol, manquant d’éjecter mon dernier repas. Pas besoin de rappeler à quel point le malaise avait été important quand j’étais sous le joug de cet étrange pouvoir. Mon corps encore affaibli ne m’avait pas permis d’encaisser ce cri potentiellement mortel, et voilà que j’étais presqu’incapable de bouger, comme la plupart des personnes présentes dans la salle. Un peu de temps encore sur le sol, et je vis les chaussures de mon compagnon suicidaire du jour. Il semblait se réjouir de la situation actuelle, chose pas vraiment étonnante connaissant son caractère masochiste. Mon visage braqué sur le sol, affichait bien la noirceur de mon âme, de par sa froideur glaciale qui était dans le fond de mes yeux. La situation pour ma part n’avait rien de particulièrement réjouissante, bien au contraire.

On s’était mis en danger inutilement, et dans le pire des cas, une personne a failli mourir par notre action folle. Je ne pouvais donc pas cautionner ce genre d’initiatives, mais ce n’était plus mon problème à présent. Il n’y aurait eu aucun bénéfice à corriger cet imbécile sur la folie de ses décisions. Après notre séparation – qui allait désormais être certaine – il n’allait certainement pas hésiter à refaire un truc du genre.

Sur mon visage donc, c’était un mécontentement que personne ne pouvait voir, un agacement que j’avais intronisé, mais qui était toutefois bien présente. Mais une fois que je me remis sur mes jambes, ce fut un sourire hébété que j’adressai à mon interlocuteur. Ma main alla tenir l’arrière de ma tête, pour gratter les cheveux que j’avais, tout en répondant au mage de glace :

- Marrer ? C’est le cas de le dire… On a vraiment failli y rester. On doit notre survie à ce gars couché sur le sol. Il a encaissé pour nous le pauvre.

Traversant le jeune mage aux cheveux d’argent, je m’avançai jusqu’à ce que je surplombe notre sauveur, observant la situation dans laquelle il était. Il semblait trembler de douleur, avec le sang qui se versait de plus en plus sur le sol. Je m’accroupis à côté de lui avant d’ôter sa capuche pour la presser sur sa blessure. Mais pour la première fois depuis que j’étais arrivé au sein de Kosaten, une expression claire de surprise se notait sur mon visage. La personne qui venait de nous sauver, était une jeune femme, belle encore, qui plus est. Une guerrière certainement, à en juger par sa musculature ainsi que les mouvements incroyablement précis qu’elle nous avait fait voir il y avait peu de temps.

??? : J-J’espère que vous allez bien….

Elle était décidément de la même trempe que cet autre mage. Sa situation était incroyablement désagréable et tout ce à quoi elle pensait, était bien notre santé. Le plus urgent actuellement, résidait dans la nécessité immédiate des soins appropriés. Bien que je n’eusse pas été du genre à me soucier des autres, j’étais tout de même devant une jeune femme qui avait risqué sa vie pour moi. Je ne pouvais donc pas faire autrement que lui rendre la pareille, pour au moins ne pas avoir de dettes à lui devoir.

Ce Torune, décidément, était très difficile à vivre. Pressant sur la plaie, je balayai la pièce du regard, observant les gens qui sortaient tranquillement comme si de rien n’était. La situation dans laquelle nous étions ne semblait pas être plus importante qu’une journée paradisiaque sur les quais d’Hawaï – ville tropicale de mon monde d’origine où il fait si beau temps qu’on s’y croirait au paradis. Il y avait peu ils pouvaient donner leur vie pour sauver le vieil homme, et maintenant tous se rétractaient, ignorant totalement la jeune femme qui était sur le sol. Une personne avant de sortir s’arrêta toutefois pour me confier quelque chose rapidement.

Paysan : Un conseil mon p’tit, laisse cette fille tranquille et barre toi avant de t’attirer plus d’ennuis que tu en as déjà. Ce mec… Torune, il a des yeux partout. Et continuer à le défier, c’est chercher la mort.

Il inclina par la suite son chapeau en signe de respect avant de se retirer. On voyait bien dans le regard attristé qu’il avait, qu’il soutenait ma cause. Cependant, dans son attitude, on voyait bien qu’il craignait pour ses proches, comme tous ceux qui étaient sortis avant lui. Tous, étaient acculés par la cruauté de ce Torune. Mon poing se serra presque, mais je compris un peu la situation dans laquelle nous étions.

Ses mots raisonnaient en moi, comme l’écho d’une tragique musique dont je connaissais clairement la partition. Oui, je savais qu’aider cette personne allait très certainement me causer plus d’ennuis qu’autre chose. Mais, je ne pouvais pas juste l’abandonner, même si c’était la chose la plus logique à faire en ce moment. Il était tristement possible que la folie du mage aux cheveux en bataille ait déteint sur moi, ce qui n’aurait pas été à mon avantage bien évidemment.

- Leon… Nous devons l’amener à un centre médical au plus vite. Torune n’a pas attaqué bêtement, elle a de grandes chances de s’éteindre si nous la laissons ici… Et bien évidemment, je n’ai pas suffisamment de force pour la porter tout seul.

???: Laissez-moi ici, vous… vous n’avez pas à vous inquiéter pour moi, ça ira.

Une colère que j’essayai de dissimuler était visible sur mon visage, et j’attendais la décision de Leon, impatiemment il fallait le dire. Le temps pressait, et le doute dans un moment pareil, aurait été la pire des erreurs à commettre.







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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Dim 21 Jan - 17:23



Li n’a pas l’air d’apprécier mon humour, c’est vrai qu’on a failli y rester mais maintenant que la peur ne me tient plus, c’est ma façon d’évacuer l’angoisse que j’ai ressentie. En retrouvant ma lucidité, je me dis qu’effectivement nous devons notre vie sauve à celui qui git au sol, blessé et que je ne peux pas l’oublier.

Je rejoins Li auprès de l’inconnu qui s’avère, après retrait de sa capuche, être une jolie femme. Pas une de celles qui ne pensent qu’à leur physique, leurs vêtements ou qui craignent de de casser un ongle à chaque seconde, non, il s’agit là d’une jeune femme à la musculature prouvant qu’elle sait se battre. Cette fille me fait de l’effet, je l’avoue, elle s’est dévouée pour nous, au péril de sa propre existence, elle doit sûrement posséder un caractère bien affirmé...comme j’aime.

Mon compagnon tente bien d’éponger le sang qui s’écoule de la blessure de cette femme mais en vain, il semble qu’elle ne soit plus importante que je ne le croyais. Aucun secours ne nous viendra des autres personnes présentes, trop apeurées par un retour vengeur de Torune pour oser s’occuper de celle qui s’est opposée au bandit.
Li envisage de transporter la belle dans un centre de soins ou elle risque d’y passer. Il est clair qu’à se vider ainsi de son sang, je ne donne pas bien cher de sa peau et nous nous devons de l’aider comme elle l’a fait pour nous. La fille proteste, elle veut que nous la laissions sur place, elle cherche quoi au juste, mourir en martyr ?

Oh hé, tu te laisses faire, ma belle ! Si on te dit qu’on va te sauver, on va le faire.


Bon je fanfaronne un peu mais je préfère lui imposer notre aide pour éviter toute parlementation fastidieuse.
Je m’adresse alors à celui que j’ai rencontré dans un parc, sous la pluie.

On va la porter, mais avant j’aimerais essayer de la soulager, je ne sais pas si je vais y parvenir mais je veux tenter.


Certes ici je n’ai plus mes pouvoirs d’avant, je ne peux plus faire mes créations de glace et mon dernier essai s’est résumé à fabriquer de la glace pilée, mais justement...
Une serviette de table fera l’affaire pour protéger la peau de la jeune femme de la brûlure du froid. Je me poste au dessus d’elle, juste au niveau de sa plaie, mets mes mains en position et me concentre le plus possible. La glace qui se déverse sur la blessure ne doit pas lui procurer une sensation très agréable, mais je compte sur l’effet anesthésiant du froid pour soulager sa douleur et surtout sur son pouvoir coagulant  pour stopper l’hémorragie. Ce n’est pas une démonstration magique de haut niveau mais si je peux être utile, si ça marche, alors j’en serai fier.

Bon, je pense qu’on peut partir, je me sens un peu à l’étroit dans ce bouge



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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Mer 24 Jan - 9:50











• Soignante •




Leon Bastia, bien que grincheux et bien évidemment hautain, n’avait rien perdu de son sens premier de guerrier, le sens de l’honneur. Le mage décida de m’aider bien évidemment, mais non pas sans essayer de tenter quelque chose avant. Bien évidemment, si l’objectif était de la soigner, je ne pouvais pas être contre l’idée d’essayer de la calmer. L’écoutant attentivement, je finis même par me demander si le mage de glace avait des capacités curatives qui m’étaient encore inconnues pour le moment. Après tout, c’était un élu, qui pouvait donc avoir des compétences incroyablement variées. Sous l’insistance du regard rempli d’assurance de l’argenté, je me redressai pour me mettre à une certaine distance, observant calmement ce qu’il faisait. C’est alors qu’il commença le traitement, une chose qui m’était totalement étrangère.

Posant avant tout un mouchoir sur la plaie, il tenta de geler cette dernière, chose qui s’avérerait extrêmement dangereuse pour une personne déjà mortellement blessée. Mes connaissances scientifiques et médicinales étaient loin d’être absolues, mais il était certain qu’il aurait fallu davantage d’une forte chaleur pour cautériser la blessure, plutôt qu’un coup de froid assassin. Une trop basse température, s’avérait plutôt dangereuse dans le sens où il paralysait les cellules ainsi que le sang pendant un moment, donnant ainsi une douleur encore plus vive à la cible. Cette douleur dans notre cas, s’était matérialisée sous la forme d’une forte pression des mâchoires de notre jeune héroïne.

Elle souffrait à vue d’œil, et cela n’était pas très utile à mon avis. Ne pouvant pas non plus arrêter le traitement qu’il attribuait, du fait que je n’aurais pas pu expliquer mes connaissances légères dans le domaine, je patientai. Je ne m’exprimai pas, me contentant de me rapprocher de la blessée quand elle sembla se tordre légèrement de douleur. Ses maigres forces étaient dépensées à tenir la morsure de la douleur qu’elle subissait. Ne pouvant voir cela plus longtemps, je pris l’initiative de l’assommer sévèrement, pour lui faire tomber dans les vapes. Ainsi au moins, elle aurait pu économiser son énergie.

- Elle ne semblait pas vraiment apprécier le traitement. Vous êtes certain de ce que vous avez fait ?

De toute évidence, sure ou pas, nous devions la trainer à un centre d’urgence et ce le plus rapidement possible. Je pris toutefois un bout de tissu que j’attachai autour du ventre de la femme, afin de maintenir la pression sur la blessure. Par la suite, avec l’assistance de mon compagnon du jour, nous prime la porte, pour essayer de traverser les ruelles du petit village. C’était difficile de se retrouver au sein de cette vaste contrée, nous obligeant à prendre un peu plus de temps pour commencer les recherches. En même temps, les perles de sueur qui apparaissaient sur le visage de notre héroïne n’avaient rien de rassurant. De longues, mais nécessaires distances étaient parcourues, et à chaque fois que nous tombions sur un lieu où on pouvait nous offrir des soins de santé, on apprenait bien vite que le médecin qui s’occupait du lieu en question n’était plus dans la ville. À un autre endroit, on apprit que le médecin travaillait à plein temps au sein de la demeure du grand Torune. Pour ainsi dire, que nous n’avions rien pu trouver d’utile jusqu’alors.

- Tss….

Le sang commençait à se faire voir par-dessus le bout de tissu que j’avais attaché à sa taille, montrant bien que la plaie était encore en train de s’ouvrir. C’était vraiment gênant, surtout qu’à chaque pas qu’on faisait, la jeune femme s’épuisait un peu plus. La distance déjà parcourue sans pause avait déjà été bien trop longue, m’obligeant à un moment de demander une pause. Une pause qui aurait été aussi bénéfique pour nous que pour la jeune femme, car plus on bougeait, plus la situation de s’aggravait.

- Chercher ainsi, ne nous aidera pas. Et d’un autre côté, l’état de la blessure de la jeune femme ne s’améliore pas. Il faudrait qu’on s’arrête un moment, pour la laisser se coucher un peu.

De là où nous étions, je vis une auberge, qui semblait être l’endroit idéal pour le repos. Si au moins on avait pu la coucher, on aurait pu cautériser la blessure définitivement, nous donnant donc plus de temps pour trouver une solution. Séparés de quelques mètres de la bâtisse, et sans attendre la réaction de mon camarade, je m’avançai, le contraignant ainsi à me suivre, traînant les jambes de l’inconsciente dans la neige. Nous nous approchions encore quand un bruit d’abord lointain, semblait se faire de plus en proche.

Il fallut prêter une oreille attentive pour entendre ces pas qui écrasaient le tapis de pierres à une vitesse suffisamment élevée. Malheureusement, mon attention ne s’y était même pas tournée pour me faire prendre conscience de ce qui arrivait. Quand je me rendis compte qu’une personne nous fonçait dessus, il était déjà trop tard. Un choc violent sur mon flanc droit, me déstabilisa totalement, ainsi que celle que je portais. Incapable de maintenir mon équilibre, je me retrouvais assis à même le sol granuleux, observant également une jeune femme qui était tout comme moi assise sur le sol.

Cette dernière avait les cheveux en bataille, une sorte de paire de lunettes fumées qui était sur son front, avec plein de papiers qui étaient renversés. Sa main tenant fort son front, alors même que son visage se froissait sous la douleur de l’impact, je pris quelques secondes pour analyser celle qui m’était rentré dedans. Revenant à elle, la jeune femme se releva en un battement de cils, posant fièrement ses mains sur ses hanches, le menton suffisamment relevé pour imposer sa présence forte.

???: QUE FAISIEZ-VOUS SUR LA ROUTE DE LA GRANDE SOIGNANTE QUE JE SUIS ???!!! N’AVEZ-VOUS PAS HONTE DE VOTRE ATTITUDE DEGRANDANTE ?!! Pff…. Si j’étais cruelle, je vous aurais demandé de lécher mes bottes pour vous faire payer votre insubordination !!! Mais dans mon infinie bonté, je vous épargne, et je fais comme si rien ne s’était passé…. Hmf…

Sur ces mots, elle se mit à nous traverser, tous les trois, tout en marchand la tête toujours aussi relevée. Seulement, elle oubliait ses affaires sur le sol, qui avaient très certainement une certaine importance pour elle. Encore que, elle s’était désignée comme étant une soignante. Donc, cette jeune fille semblait être la personne la plus adéquate pour nous venir en aide actuellement.

- Heu…. Vous oubliez vos papiers sur le sol….

Rajoutais-je en pointant du doigt les effets de la jeune femme. Sur ces mots, la rebelle hautaine se crispa, les épaules relevées, comme si on l’avait prise en flagrant délit. Elle ramena par la suite sa main à sa bouche pour tousser un peu avant de se retourner et me regarder.

???: C’était fait totalement sciemment…. Dit-elle avec une expression peu convaincante sur le visage. Elle rajouta par la suite, après avoir vu la jeune femme que nous transportions. AH ??!!! Une personne blessée ?

*
* *

Peu de temps après, nous étions dans une chambre de l’auberge. Pour ma part, j’étais assis sur une chaise, observant la « soignante » prodiguer ses soins à notre héroïne. Elle avait finalement décidé de nous aider, si nous lui racontions biensur ce qu’il s’était passé. Une fois la chose faite, nous sommes montés dans cette chambre. Le jeune médecin, savait parfaitement comment s’y prendre, même avec le peu de matériel qu’elle avait à sa disposition. Elle nettoya la plaie avec un peu d’eau chaude, cousît cette dernière, et chauffa le tout avec un couteau chaud. Elle appliqua également quelques lotions sur sa peau, pour la calmer, et bien d’autres choses que je ne comprenais pas forcément. Peu de temps après, l’expression fiévreuse qui était présente sur le visage de la jeune guerrière, s’était changée en une expression plus détendue, bien que la femme fût inconsciente la plus grande partie du temps.

???: Ouf, soupira la jeune soignante avant de se retourner vers nous, Alors, si je comprends bien, vous avez décidé d’attaquer le machiavélique Torune, sans avoir de capacités de combat ? Et c’est cette pauvre femme qui en a subit les conséquences. Elle se rapprocha de Leon, tout en cherchant à l’observer. Laissez-moi vous examiner un peu voulez-vous ?







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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Mar 30 Jan - 16:38



Encore une fois, mon acolyte ne semble pas persuadé que je sais ce que je fais, comme s’il me prenait pour un demeuré. A ma grande stupefaction, il assomme la fille d’un grand coup, sans en dire davantage.S’en est trop pour moi !

MAIS T’ES PAS BIEN, MEC ?


Je reprends ma respiration, me calme un peu et tente de faire bonne figure. Je me souviens d’Oul et de mon apprentissage, des expériences dans la neige et la glace, de ses leçons sur le froid et son action, je n’ai rien oublié de tout ça et je ne vais pas le laisser douter de tout ce qu’ELLE m’a appris. Même si ma voix est plus posée, elle tremble lègèrement.

Evidemment qu’elle a senti un peu de douleur, c’est normal au début, mais ensuite le froid aurait anesthesié ses récepteurs à la douleur, tu comprends ça ? Le froid contracte les vaisseaux sanguins et stoppe l’hémorragie, tu veux qu’elle se vide comme un cochon ou quoi ?


Il préfère compresser la plaie, certes ça aura le même effet de former un caillot pour arrêter le flux sanguin mais ce sera moins rapide. Je laisse faire, de toute évidence il n’acceptera jamais d’être contredit ou de ne pas avoir le dernier mot.

Quoiqu’il en soit, nous partons enfin vers la ville, afin de trouver quelqu’un de compétent pour la soigner et la surprise est de taille quand nous y parvenons. Le seul médecin digne de ce nom n’est pas libre, il est engagé à plein temps chez cet affreux responsable de tous nos malheurs, le grand Torune. A croire que ce voyou a main mise sur toute la contrée, il a sacrément de l’autorité ici, en même temps, avec des armes dans les mains on est très persuasif !

Li décide de faire reposer la fille dans une auberge, ce nest pas plus mal, vu qu’on ne trouve personne pour s’occuper d’elle et que sa blessure se remet à saigner. La pluie du début de journée s’est transformée en neige sans que je ne le remarque, étrange, sans doute étais-je trop inquiet pour la fille. De toutes les façons, la glace que j’ai fabriquée était certainement moins souillée que la neige tombée au sol.
Plus nous avançons vers l’auberge et moins cette neige couvre le sol d’ailleurs, si bien que quand une personne nous arrive dessus à grande vitesse, nous sommes prévenus de cette rencontre par le bruit de ses pas sur les pierres. Il s’agit d’une femme pressée en l’occurence, qui s’avère être, d’après elle, une "grande soignante". Une soigneuse, veut-elle dire ? Dans ce cas, il s’agit là d’un hasard formidable, je dirais même presque un miracle !

Elle n’a pas l’air d’avoir l’esprit bien net, en tous les cas, puisqu’elle déclare avoir fait tomber ses affaires personnelles par terre exprès, dans quel but, je n’en sais rien. De plus, elle semble ne voir notre amie blessée que quand Li lui fait justement remarquer que ses effets sont au sol, comme si elle n’avait rien vu auparavant. Dans ces conditions, le choix est difficile : elle est la seule qui semble avoir quelques connaissances pour soigner la fille mais elle semble aussi assez perturbée, psychologiquement. Doit-on lui faire confiance ?

Bon, à priori la soignante sait ce qu’elle fait puisqu’elle prodigue de bons soins à notre blessée quand nous nous retrouvons dans cette chambre de l’auberge. La fille reprend des couleurs, ne souffre plus et sa blessure n’est presque plus qu’un mauvais souvenir, donc tout va bien.
Je soupire, je vais enfin pouvoir me tirer de là, parce que je commence sérieusement à en avoir marre de toute cette agitation et une bonne sieste serait la bienvenue.

Mais pourquoi y a t-il fallu que Li raconte toute notre histoire à cette soignante ? Dans le récit, il a du parler de nos blessures infligées par Torune et la voilà qui veut m’examiner, maintenant !

Non, ça va, je vais bien je vous assure. Quelques coups, des contusions mais rien d’important comparé à la blessure de notre sauveuse.


Elle insiste mais je reitère mon refus. Je n’ai aucune envie de me faire inspecter par celle-ci, je n’attends qu’une chose maintenant, rentrer chez moi.
Je m’assure que notre blessée va mieux, son front est de bonne temperature, sa respiration calme et elle est souriante. Je la remercie pour tout ce qu’elle a fait, et lui propose mes services en retour, si un jour elle est dans le besoin.

Je te laisse un endroit où tu peux me trouver, n’hésite pas.


Je salue la soigneuse d’une main posée sur l’épaule, elle va rester quelques temps auprès de la fille pour s’assurer de son bon retablissement, ce sera mieux.
Je me dirige vers la porte de sortie, non sans m’arrêter face à Li, lui tendant également un papier avec inscrit dessus l’endroit où je suis le plus souvent.

Bon mec, heureux de t’avoir connu, s’aurait pu être plus tranquille mais on ne s’est pas ennuyé. Si jamais tu voulais recommencer, tu sais où me trouver, mais cette fois-ci tu auras interêt à me laisser une place pour m’abriter en cas de pluie.


Je n’aime pas les adieux, ils sont toujours les plus courts possibles.
Une fois dans la rue, je mets mes mains dans les poches et avance sans me retourner. Sont-ils à me regarder m’éloigner, que j’en ressens fortement leur regard sur mes épaules ?


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MessageSujet: Re: Dans un parc, sous la pluie   Lun 12 Mar - 7:09











• Séparations •




La jeune femme venait de finir d’attribuer ses soins. Et à en juger par ces derniers, il semblerait qu’au-delà des apparences, elle sache finalement douée dans le domaine dans lequel elle ventait ses compétences. La soigneuse après avoir administré les soins nécessaires à notre héroïne, reçut un bref récapitulatif de ce qui s’était passé auparavant. Pourquoi lui avoir expliqué cela ? Pour la simple et unique raison qu’elle nous avait posé la question. Dans le souci de faire une réparation totale des blessures, l’experte médicale se dirigea premièrement dans la direction de mon compagnon du jour. Bien évidemment, le mage refusa le plus clairement possible la proposition bien qu’insistante de la femme aux lunettes. C’était un spectacle presque drôle à voir, c’était certain.

Suite à bien des efforts, la jeune femme se résigna, engageant par la suite des pas dans ma direction. Et évidemment, je ne refusai pas son aide, subissant ainsi les soins de la jeune femme. Bien que mon état défaillant se résumait en grande partie à des blessures mineures et des douleurs sur certaines parties du corps, le docteur ne laissa rien passer, s’occupant de tout ce qui pouvait être soignable, m’interdisant même de quitter le lit sur lequel j’étais assis. Au milieu de cette salle particulièrement étroite, le mage de glace prit l’initiative de s’en aller, non pas sans dire au revoir à un peu tout le monde dans la pièce.

Ce fut donc avec une estime et un respect équivalent que je lui annonçai mes plus sincères salutations. Sa route allait être certainement longue, peut-être même plus longue encore que la mienne, mais au moins, au vu de la note qu’il m’avait donné, Leon savait déjà où il serait fixé pour les prochains jours.

- Je comprends parfaitement votre décision. Pour ma part, je vais encore rester un peu ici. Le temps certainement que mes blessures soient parfaitement guéries et que je n’ai plus rien d’autre à faire.

Oui, c’était une excuse comme une autre. Mon intention première, était de défaire ce Torune, bien qu’actuellement, je n’aie pas les capacités nécessaires pour le faire. Sa cruauté était sans bornes, et il avait mis à mal un guerrier aux aptitudes combatives impressionnantes. Mais cela n’était pas le plus intriguant, loin de là. Il avait en sa possession une jeune fille, une jeune femme qui avait la capacité de stopper les mouvements de tout le monde, à l’exception de Torune lui-même. Il régnait en maître dans ces lieux, et allait certainement continuer à tuer les innocents les uns après les autres si rien n’était fait.

Mon instinct d’assassin me criait de m’en aller, mon côté pactisant me demandait d’ignorer, mais cette partie humaine de mon âme, si petite mais dont la voix était supérieure aux autres, me criait de faire couler le sang de ce monstre et ce, par tous les moyens envisageables. Et j’allais le faire, avec ou sans le mage de glace.

Une fois parti, j’observais encore une fois le médecin avant de me lever en me dirigeant vers la porte. La jeune femme se glissa entre moi et la porte, m’observant d’un regard qui débouchait sur la colère interne qu’elle ressentait. Elle m’avait demandé de ne pas bouger, mais je ne pouvais pas m’y tenir pour le moment.

???: Vous ne semblez pas comprendre hein…

- Pardonnez-moi mais… je dois aller chercher de l’aide, d’une personne au moins, pour mener à bien cette difficile mission Répondis-je en souriant timidement.

???:Mes patients ne sortent pas tant que je ne leur ai pas dit de le faire.

- Mes blessures ne sont pas nombreuses, ni même très graves. Plus vite je trouverais de l’assistance, mieux… hngh…. !!!!

Soudainement, mes paupières s’alourdirent sans que je ne comprenne pourquoi. C’est là que je découvris un ustensile, qui aurait très certainement fait office d’aiguille dans mon monde, plantée dans mon ventre. La soigneuse, m’avait injecté quelque chose.

???: Je suis désolée

-

Les secondes qui suivirent, je m’effondrai sur le sol, inconscient, sans savoir ce que j’allais faire ou même encore devenir. L’avenir s’annonçait si flou, alors même que mon cœur se nourrissait de cette rage interne que j’exprimais envers le machiavélique Torune.







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Dans un parc, sous la pluie
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