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Au voleur !!
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MessageSujet: Au voleur !!   Mar 29 Aoû - 18:22

Au voleur !


Attention quête inaccessible aux participants de la guerre

Description : Un voleur de haut vol sévit dans les quartiers riches depuis plusieurs semaines. Agissant souvent de nuit, il s'introduit dans les maisons sans difficulté pour voler les biens les plus précieux de ses cibles. Les soldats ne parvenant pas à mettre la main sur cette insaisissable personne, on fait appel aux élus pour résoudre cette affaire. A vous de trouver une solution pour arrêter ce voleur et le remettre aux mains des autorités.

Difficulté : Facile
Condition(s) : Capturer le voleur et le remettre aux autorités
Intervention PNJ : Non
Nombre maximum de joueurs : 3 par topic
Nombre minimum de joueurs requis : Peut se faire en solo ou en groupe

Lieux : Une " ville/ village " de votre choix.

Récompense(s) :
    2 XP par poste
    3 postes par joueur Minimum
    4 postes par joueur Maximum
   1 XP par poste excédant
   Bonus Récompense de 4 XP + 25 yens
   Bonus Correcteur sur 10 XP Maximum

NOTATION EN TANT QUE « ANCIENNE QUÊTE » :
• Ancienne Quêtes
   1 XP par poste
   Pas de Bonus Récompense
   Bonus Correcteur sur 25
   Gain de Yens compris entre 20 et 50 en fonction du Correcteur
   Boucle de richesse si possédée

Les tours excédants auront l'XP normal
©MangaMultiverse


Le fossoyeur



Univers d'origine : planète Cryptum, an 3450 du calendrier chrétien, ère futuriste (équivalent à W40K)
Prénom : Haïzen
Sexe : Mâle
Âge : 7## ans (âge exact inconnu)
Race : Humain
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux mi-longs et raides, roux, tenus par un bandeau vert
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Combinaison / tenue de combat de Kevlar, renforcée par plusieurs protections métalliques, assortie de poches d'équipement, ordinateur portatif intégré dans le bracelet métallique protégeant un des avant-bras, rangers et protèges-tibias blindés, lunettes de protections multifonctions et protection respiratoire pendant sur le torse ou en place sur le visage.
Corpulence : "Correcte"
Taille et poids : 1m75 pour 79 kilos
Teint de la peau : Pâle
Emplacement du sceau :  Inconnu (peut-être sur le dos de la main gauche, mais avec ces gants ...)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, porte parfois son masque à gaz, air perpétuellement carnassier



C’était, en définitive, une belle journée. Le soleil brillait, le ciel semblait clair, l’air était pur, la ville bourdonnait d’une activité des plus réconfortantes … Et pourtant, le fossoyeur n’avait aucune fichue envie de se tirer du lit aujourd’hui. Il avait passé les 3-4 derniers jours à s’introduire auprès de diverses personnes de ce nouveau monde, ce qui prenait du temps vu qu’il était un moulin à paroles invraisemblable, et le dernier jour … l’avait quelque peu déprimé. En particulier la fin de soirée. En particulier la discussion qu’il avait eue en fin de soirée. En particulier le souvenir qu’avait fait remonter la discussion qu’il avait eu en fin de soirée, et … tout ce qui y était attaché. Lorsqu’il avait échangé sa place avec Sado-maso pour aller se détendre dans les profondeurs, le rouquin y avait fait un score assez faible au bowling – seulement 185 points, bien en-dessous de sa moyenne habituelle – avant de se retirer dans son propre coin. L’artiste était venu le voir, histoire de papoter un peu, ou de lui montrer ce qu’on pouvait faire, dans cet espace qui n’existait nulle part ailleurs que dans la zone commune à 6 esprits plus ou moins dérangés ….

A la base, tout était noir. Systématiquement. Les esprits qui n’étaient pas incarnés y avaient la même apparence que dans la réalité, ou leur « précédente vie » comme certains l’appelaient. Et à part du sol, aussi noir que le reste … rien. Mais ce « rien » n’était pas vide, au contraire … Et quelque que soit la chose dont il était remplie, cette dernière était modifiable, à volonté. L’exercice demandait un minimum de concentration et d’entraînement bien sûr : d’abord, mieux valait faire des formes basiques, comme … un cube blanc. Une chaise. Un four à hot-dog. Préférablement à côté d’un frigo rempli de hot-dog à faire chauffer et de bières. Mais en un rien de temps, l’artiste n’avait plus eu besoin de donner le moindre conseil à son équivalent humain pour que ce dernier ne soit capable de créer l’entièreté d’un immeuble de plusieurs dizaines d’étages … En grande partie de mémoire. Comme dans un rêve, l’esprit, et un peu le subconscient, parvenait à recréer l’environnement en même temps qu’il le découvrait, de telle sorte que le fossoyeur n’était lui-même pas à 100% au courant de ce qui se trouvait dans chaque desserte, placard, ou frigidaire à hot-dog de l’endroit … Le reptile avait laissé le mercenaire un peu seul, histoire qu’il puisse se changer les idées, s’amuser tout seul. Et lorsque la dragonne, la lame brisée, était venue prendre le relai … C’est à l’intérieur d’une citée entière qu’elle dû chercher le rouquin. Une cité entière … et en ruine. Tel un prince siégeant sur le roi du monde, l’humain s’était confortablement installé sur un transat, glacière remplie de bières et de soda sous le coude, sur le toit plat d’un immeuble surplombant tous les autres … Et tous les autres étaient soit totalement écroulés, soit éventré par ce qui ressemblait à des obus, ou entièrement nus, dévorés dans un passé proche par des flammes. La dragonne, qui s’était installé une chaise à côté du transat et avait accepté de goûter une bière, avait été fascinée par le spectacle … Pour elle, un katana était une arme meurtrière, capable de faire des centaines de victimes, si manié par un bon bretteur. L’idée qu’une bombe puisse, en une fraction de seconde, en consumer des milliers dans ses flammes, en plus de faire de tels ravages à des bâtiments, et juste en pressant un bouton, lui était inconnue … Mais pour le fossoyeur, c’était le quotidien. Et comme on ne se sentait nulle part plus à l’aise qu’à la maison …

Cependant, au bout de quelques minutes de débats sur si une telle évolution rendait ou non le monde plus agréable, la reptile finit par se souvenir de pourquoi elle était là au départ : transmettre au guerrier du futur que Sado-maso s’était réveillée, avait mangé comme un ogre – les placards allaient de nouveau être vide dans quelques minutes à cette vitesse – qu’il était plus de 11 heures du matin et que s’il ne se bougeait pas les fesses pour la remplacer et sortir faire un truc intéressant, elle-même allait devenir folle à force de tourner en rond entre le lit et la cuisine, et probablement se rendre à la taverne la plus proche pour noyer dans l’alcool la dépression qu’elle contractait à force de se dire qu’elle ne pouvait pas quitter l’appartement ou communiquer avec qui que ce soit, exception faite de l’artiste, qui était parfois plus grinçant qu’une porte de prison mal entretenue. Et c’était ses propres mots ...  Sortant des profondeurs, et se concentrant pour reprendre pied dans la réalité, le fossoyeur intervertit sa place avec Sado-maso alors que cette dernière, allongée sur le dos dans le lit, observait le plafond. Levant une main pour en poser le dos sur son front, il lâcha un long soupire, et resta simplement là, à reprendre l’activité qui « occupait » la jeune rousse un peu plus tôt … Peut-être vingt minutes s’écoulèrent dans un calme olympien.

Sado Maso



… T’es sérieux ?



Mhhh ? Quoi ?


BOUGES TON GROS DERCH’ AU LIEU DE RESTER LA A RIEN FAIRE


… Mes détecteurs à violence gratuite viennent d’exploser. Et tu voudrais que j’aille faire quoi, exactement ?


J’en sais rien. Retourner faire des rencontres ? Passer à l’académie machin ? Tu dois bien être formé là-bas, nan ?


Mouais, mais pas encore envie d’aller traîner chez les mâles virils et stupides qui puent la sueur. Par contre … On est allés voir la garde, pendant nos tours ?


M’non, pourquoi ? T’as envie de t’engager ? J’ai pas spécialement envie que tu t’engages perso, trop contraignant.




Lame brisée


Mais non cocotte … Il pose la question parce que dans l’absolu, ce serait sûrement bien mieux de faire copains copains avec la garde de la ville, qu’ils sachent un peu qui on est en vrai, ect … T’as déjà essayé d’appeler par son prénom un garde qui tentait de te mettre en cabane ?



Heum … Nan … J’suppose que ça peut servir ?



Mouaip. Tant que les forces de l’ordre sont pas représentées par des foutus machines …

Finissant par brusquement relever ses jambes en l’air, il fit pivoter son torse dans les draps, puis donna une impulsion avec ses pieds pour décoller son dos du lit et atterrir juste à côté de ce dernier. Etendant les bras, il observa la foule sur les côtés, cherchant à lire l’admiration sur leurs visages … Sauf qu’en guise de foule, il n’y avait que 3 murs en bois passablement nus.

… ‘Faut vraiment que je décore là, ça devient urgent. BON !

Deux minutes plus tard à peine, le mercenaire du futur sortait dans les rues de la ville, marchant avec entrain vers sa destination. Laquelle, bien heureusement pour lui, était indiquée sur l’écran de l’ordinateur qu’il portait au niveau du bras … Une douce voix féminine en émergeait de temps en temps, lui donnant des indications des plus pratiques.

Au prochain croisement, tournez à droite.
… ça dirige vers une impasse ça. Bon, ‘va falloir que j’mette à jour la carte … Misère.
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MessageSujet: Re: Au voleur !!   Mar 29 Aoû - 18:25

C’était un peu dur de ne pas se sentir raciste. Non pas que le rouquin l’était : à l’époque de sa naissance, l’humanité avait déjà connaissance de l’existence de plus d’une race alien, dont certaines avaient réussi à légèrement s’intégrer à la population humaine. Difficile de juger quelqu’un selon qu’il soit noir, blanc, jaune ou vert – certains humains aimaient beaucoup tripoter un peu leur organisme pour être plus « originaux », et on avait réussi à drastiquement réduire les problèmes que cela aurait normalement dû entraîner – lorsque la personne qui attendait derrière vous, dans la file au supermarché, était un alien reptilien de 2 mètres possédant 4 mâchoires quasi indépendantes, mais capables de vous broyer le crâne. Ceci dit, on pouvait aussi faire preuve de Xenophobie … Et c’était un peu le cas dans certaines régions, qui avaient étés particulièrement touchées par le conflit qui enflammait la galaxie. Mais ici ? Ce n’était pas le sujet.

Non, si Haïzen commençait à avoir l’impression d’être un raciste, c’était parce que tous les natifs, ou presque, ressemblaient à des humains à profil génétique asiatique. Leurs noms, de même, sonnaient à peu près comme ceux qu’on aurait pu attribuer au japon, sur terre … Et à ses yeux blancs, ils étaient à peu près tous les mêmes. Ou en tout cas, pas forcément très faciles à différencier. Heureusement, tricheur invétéré, le mercenaire avait pensé à mettre ses fameuses lunettes rouges avant de sortir : ces dernières, via réalité augmentée, analysaient le visage de tous ceux qu’il croisait, les mémorisait, et conservait également les informations de base : nom, prénom, âge, profession, statut familial, et une anecdote. C’était idiot, mais ce genre de petit assistant était d’une aide monstrueuse pour retenir les noms et spécificités de tout le monde dans une compagnie mercenaire dont les membres changeaient, pour une bonne partie, très régulièrement. Certes, ici l’outil lui servait à identifier chaque garde qu’il voyait et à qui il parlait … Mais ça restait très utile. Le mercenaire n’avait cependant eu le temps que d’échanger qu’avec quelques gardes présents dans le hall d’entrée du post où il s’était rendu, lorsqu’il vit quelqu’un dans une armure légèrement différente – probablement un officier – sortir d’une pièce en parlant sur un ton furieux.

- …De question de laisser ce type nous ridiculiser un instant de plus. Je ne sais pas s’il nous sera aussi utile que la dernière fois, mais allez me chercher Nyo, aussi.
Oh. Bonjour ?
Bonjour mon … Réalisant que le rouquin n’était probablement pas un natif – ce dernier écarta largement les bras, l’air de demander à l’officier s’il avait les yeux en face des trous – le capitaine des gardes plissa les yeux. …sieur. Takana ?
Monsieur ?
Attends un instant. Vous, vous êtes ?
’Bah ça tombe bien que vous me poser la question, parce que j’avais justement tiré ma carcasse de chez moi pour y répondre. Haïzen, mercenaire disert, élu, scientifique, médecin, et aussi un peu alcoolo en dilettante.


Avoues que celle-là tu y as réfléchi et tu attends de pouvoir la sortir depuis qu’on a quitté la maison.


Il me semblait bien avoir entendu parler de vous, oui … Le second élu, donc.
Je veux. Z’avez un truc à faire avec copain Nyo ?
Disons que nous ne refuserions pas un peu d’aide pour un problème qui vient juste de survenir, et vis-à-vis duquel il a … Disons, de l’expertise.
MHhhh … ça m’a l’air à la fois très intéressant, et assez complexe pour nécessiter un briefing. Passons dans mon bureau si vous le voulez bien.
… Excusez-moi ?
Ricanant, le fossoyeur se frotta le dessous du nez, pointant d’une main ouverte la porte dont l’officier sortait. Je vous pardonne sans soucis. Plus sérieusement : ça ne vous tenterait pas d’en discuter … Disons, ailleurs que dans le hall d’entrée ?
… Vous semblez manquer un peu de sérieux. Mais passons … vous avez raison, n’en parlons pas ici. Tanaka, Zoy, venez.

Faisant marche en sens inverse, l’officier s’en retourna d’où il venait, accompagné des deux hommes qu’il avait nommé, et du rouquin, qui croisa les doigts sur sa nuque en suivant, glissant un « Bon bah à plus tard mes cailles. J’vous explique cette histoire de police après ! » au reste de l’assemblée, avant de lui-aussi passer la porte, et la refermer derrière lui. Parcourant un couloir ou deux, les trois hommes parvinrent dans une autre salle, de taille plus modeste, dans laquelle une table et plusieurs chaises étaient disposées. Sur la table ? Une carte de la ville, bien plus détaillée que celle à laquelle le fossoyeur avait eu accès à son arrivée, ce qui pouvait s’expliquer par le fait qu’elle soit 4 à 5 fois plus grande. Des repères avaient étés placés ici et là, en particulier sur des bâtiments, et des feuilles avec des informations étaient disposées autour. S’approchant un peu, le mercenaire fronça les sourcils … Il n’avait jamais vu ce réseau sous-terrain, sous la ville. Ça c’était amusant … Il prit bien la peine de discrètement scanner la carte avant de dire quoi que ce soit, son ordinateur de bord venant automatiquement implémenter des informations sur la carte dont il disposait déjà. Ceci fait, il se tourna vers l’officier, le dévisageant, et l’encourageant à commencer à parler.

Bien … Je suppose que vous n’êtes pas au courant, mais il y a quelques temps déjà, notre ville a subi une série de cambriolages des plus audacieux : le voleur ne se méfiait pas particulièrement de nous, et échappait systématiquement à nos poursuivants sans laisser la moindre trace derrière lui. Afin de nous aider à lui mettre la main au collet, Nyo Fukazaki, l’autre élu de l’île, est venu nous assister sur les plans stratégiques et pratiques. Lorsque le voleur s’est montré de nouveau, il a participé à sa capture, en grande partie en ayant découvert que le voleur prenait souvent la fuite par des chemins sous-terrain dont nous avions ignoré l’existence. C’était en vertu de ses capacités de réflexions et de son succès précédent que nous voulions faire appel à lui … Vous m’avez dit être soldat ?
Oh, je peux bien me faire voleur également. Voyant le froncement de sourcil de l’officier, le rouquin laissa tomber une main en avant, rigolant un peu. Je plaisante, laissez tomber. En revanche, c’est très gentil de m’expliquer ça, mais …Où est le problème ?
Notre homme s’est échappé.

L’officier allait probablement continuer, mais il n’en eut pas vraiment le temps : le rouquin avait déjà éclaté de rire. Laissant sa tête partir en arrière alors qu’il se tenait les côtes dans ses bras, le tueur de masse rempli la pièce entière de ces sons émis presque convulsivement, qui exprimaient une joie bien excessive par rapport à la nouvelle qu’il venait d’entendre. Si, dans un premier temps, les trois hommes présents avec lui furent surtout choqués par son hilarité, ils en furent également bien vite agacés, et d’une manière croissant particulièrement vite. Relevant ses lunettes le temps d’essuyer une larme qui perlait au coin de son œil, le rouquin finit cependant par se calmer, regardant le sol devant lui alors qu’il soufflait lourdement.

Ouh … Ah … Ah putain. Désolé. Hé. Héhéhé. Pardon.  Mpfffrrrrhaha hahaha ! Non, pardon, vraiment. Je vais me calmer. Je vais me calmer … Hi hi … Je suis calme.
Je peux savoir ce qu’il y a de drôle ? laissa échapper le capitaine sur un ton sec.
En l’occurrence mon vieux … La situation. Il vous a fallu l’aide d’un ado pour coincer quelqu’un, et en prime, vous le laisser vous filer entre les doigts après coup ? Enfin … Pfou ! Il s’est évadé quand ? Comment ? Voyant que l’homme face à lui tirait toujours la tronche, le rouquin leva un peu les yeux au ciel. Rhooo, c’est bon, relaxez-vous … Je me serais moqué de n’importe qui d’autre dans votre situation, mais je vous blâme pas forcément, certains criminels sont particulièrement retors … Et ils n’ont pas les mains liées par la loi pour agir, ou de civils à protéger, donc plus de marge de manœuvre.
Mhhh … Nous avons constaté l’évasion ce matin, alors que nous allions l’interroger pour savoir où était dissimulé son butin. Nous ne doutons pas que le malfrat ait pu revendre une grande majorité des objets volés déjà … Mais il est de notre devoir de tenter de retrouver ce qui a été dérobé, ou en tout cas le plus possible.
Bien sûr, bien sûr … Et la méthode d’évasion ?
Et bien, pour cette partie … Il vaudrait mieux que vous veniez voir ceci par vous-même.
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MessageSujet: Re: Au voleur !!   Mar 29 Aoû - 18:27

Le mercenaire se massa le cuir chevelu, toujours perplexe. Effectivement, pour le coup, les gardes méritaient qu’on leur fasse des excuses pour s’être moqué d’eux … Ou en tout cas, qu’on se soit moqué d’eux pour l’évasion. La cellule dans laquelle le voleur capturé par Nyo avait été placé n’était pas minuscule, mais pas extrêmement spacieuse : ce qu’il fallait pour laisser à un homme un peu de place, sans pour autant que ce ne soit réellement confortable. Sur le lit, les draps étaient encore faits, mais légèrement froissés selon un arc de cercle bien précis : il n’avait pas dormi là avant de fuir, mais avait dû s’asseoir pendant un certain temps. Le sol de pierre nue n’était, un peu à la surprise du mercenaire, pas des plus sales … Juste très noir d’origine. La porte de la cellule était parfaitement intacte : elle grinçait légèrement, et le judas permettant de voir le prisonnier méritait lui-aussi un petit coup de lubrifiant, mais elle restait en tout cas tout à fait fonctionnelle, surtout en ce qui concernait le fait de ne pas laisser les gens passer. Non, l’évasion du voleur … C’était drôle. Dans le sens étrange. Voir bizarre.


Chez moi ça n’aurait rien d’extraordinaire. Une petite boule de feu, et voilà … Même si à cette distance, ça aurait pu être très dangereux, comme méthode.


Dites-moi … A tout hasard, l’était pas pyromancien, votre homme, si ?
Rien ne l’aurait indiqué … Et il aurait été surprenant qu’il se soit laissé arrêter pour révéler un tel tour seulement après quelques jours de prison. Le bougre avait résisté, pourtant …
Mouaip … Votre avis ?
Et bien … Par un procédé que nous ignorons, il a réussi à faire … ceci au mur de sa cellule depuis l’intérieur, avant de fuir.
Mhhh … Enjambeant un tas de gravats, le rouquin se retourna, observant l’autre côté du mur. Et ça s’est passé quand ? ça a pas l’air chaud …
Cette nuit, au plus tôt. A la ronde d’hier soir, il était dans sa cellule … Il a mangé son repas sans faire d’histoires.

Le fossoyeur se frotta le menton avec une concentration toujours plus intense. La petite cour intérieur dans laquelle débouchait le trou – car il s’agissait ni plus ni moins de cela – dans la cellule était vide … entourée par un mur haut d’environ 2 mètres 50, mais sans trop de difficulté à escalader pour un être grand et ou agile. Ceci dit, quand il l’avait observé, ce dernier semblait si parfaitement normal que c’en était presque inquiétant. Quant à la cellule, et l’objet de perplexité générale … C’était relativement simple. Les briques qui avaient autrefois formé un mur solide et uni étaient désormais éparpillées sur le sol, toutes à l’extérieur de la pièce, et presque parfaitement désolidarisées. Sur une face, elles étaient relativement brûlées, ou en tout cas noircies, tandis que l’autre était nette. Et elles étaient toutes dans la cour, ce qui effectivement aurait difficilement pu arriver s’il avait fait quoi que ce soit depuis l’extérieur de la cellule … Se penchant pour en ramasser une (de brique), il la fit tourner dans sa main, l’étudiant pendant quelques instants … Regardant le cinq inscrit sur la face intacte à l’aide de 5 bâtons gravés, le mercenaire finit par pivoter la main, laissant le morceau de pierre tomber à terre en tournant de nouveau ses yeux blancs voilés de rouge vers l’officier.

Et si j’ai bien tout compris, il a réussi à faire son petit manège sans réveiller personne ?
C’est à peu près ça … Enfin. Son voisin dit avoir entendu un cri de douleur … Mais rien ressemblant de près ou de loin à une quelconque détonation.
Je vois.



ça aurait pu être une bombe, nan ? Sa cellule avait une fenêtre, on a pu la lui filer de l’extérieur.



Non, rappelles-toi ce que nous avons vu à la bibliothèque … Les bombes, ici, c’est comme chez moi et l’artiste … ça n’existe pas encore. Ils connaissent le principe grâce à un certain nombre d’élus, comme le fossoyeur, disposant d’armes à feu ou d’explosifs, mais ils ne savent pas préparer la poudre nécessaire.




Oh, c’est vrai … He. Bande d’arriérés.




Se détournant un instant des autres humains, le mercenaire à l’apparence juvénile leva un peu le bras sur lequel était fixé l’écran de son ordinateur, pianotant dessus pour taper rapidement un « dis-moi, t’as bien suivi les passages sur les technologies que rapportaient avec eux les élus, mais que les natifs ne parvenaient pas trop à comprendre, j’me trompe ? ». Il grimaça en plein milieu de son message, le reflet du soleil de midi n’étant pas particulièrement agréable … mais bon, il survivrait.


He, ‘fallait bien que quelqu’un prenne le rôle du puit de savoir … Et puis, rien qu’en vous voyant, toi et l’artiste, je me suis immédiatement rendu compte de l’importance de connaître ce qui vient « après » mon époque … Même si rien ne dit que mon monde va évoluer de la même manière, bien sûr.



Ne lâchant qu’un « Hmm. » discret en guise de réponse, le mercenaire se détourna, et observa les hommes qui se concertaient. Le mur, et le trou situé en son sein, étaient toujours dignes d’intérêt, mais il sentait qu’il avait déjà de quoi aller chercher des infos ailleurs à présent. Se dirigeant à pas lents vers l’officier, il se plaça à la droite de ce dernier, attendant que ce dernier ne finisse de donner des directives vis-à-vis des réparations à effectuer sur cet endroit … Il fallut deux bonnes minutes pour que le brun, qui passa environ 1 minute 50 à parler après l’arrivée du roux, ne se tourne et réalise qu’on l’observait. Un sourire ironique sur les lèvres, le fossoyeur leva la main, la secouant doucement sur les côtés.

Oui ?
Je peux accéder à certains documents ? Aux notes de mon confrère élu par exemple, ou à deux-trois papiers administratifs … C’est pour le travail. Lâcha le tueur de masse avec un sourire ironique, ce dernier provoqué par une référence que lui seul connaissait ici.
Bien sûr … Venez avec moi.

L’officier, passant cette fois par une porte normale, sortit de la petite cour pour évoluer quelques instants dans le poste, dont il traversa une bonne partie en saluant certains de ses collègues ou en leur donnant de brèves directives. Le rouquin eut en outre le plaisir de voir une jeune recrue manquant de sérieux se faire rappeler à l’ordre, son supérieur lui beuglant légèrement de se mettre au travail et de « cesser de regarder le plafond dans un couloir », avant qu’ils ne reprennent leur marche à un rythme des plus normaux. Finissant par ouvrir, puis pousser une porte en s’en écartant, le capitaine fit signe au rouquin d’entrer. La pièce, éclairée par une seule fenêtre dont les rideaux quelque peu transparents laissaient filtrer une douce lumière beige, ressemblait à un petit bureau des plus classiques : il y avait la place pour que deux, voire trois personnes puissent travailler les unes à côté des autres, mais les chaises étaient vides. Sur les murs latéraux, des étagères quelque peu poussiéreuses … Le capitaine, s’approchant de l’une d’entre elle, en sortit un rouleau de métal relativement récent, qu’il tendit au rouquin.

Toutes les informations relative à la capture du voleur sont rangées ici … Nous ne pensions pas avoir à les ressortir si tôt, cependant.
Ce sont les archives ? Vous aviez déjà clos l’affaire ?
De sa capture, oui. Son interrogatoire, son procès et autres informations de ce style sont détenues ailleurs … Nous les placerons ici également une fois les dossiers clos.
Sortant les parchemins du rouleau, puis les dépliant dans ses deux mains en les lisant avec attention, le fossoyeur en fit passer un tout derrière la « pile » qu’il consultait et haussa les épaules. Je vois. Très bien … Je pense vous contacter si je trouve quoi que ce soit d’utile. Il s’est échappé hier dans la soirée … mh. Ça devrait me laisser un peu de temps.
… Un peu de temps ?
Le mercenaire eut un sourire malicieux, alors qu’il étalait un plan de la ville sur la table, sur lequel il plaçait de petites pierres blanches à chaque endroit où le voleur avait commis une effraction. Avant qu’il ne repasse à l’action.

L’officier haussa les épaules, et tira sur la porte pour la refermer, ne la laissant que très légèrement entrebâillée. Soupirant d’aise alors qu’il se relaxait sur sa chaise, le mercenaire laissa passer quelques secondes, bras étirés à l’extrême … Avant de tout laisser retomber, soupirant de soulagement. Ce petit moment de solitude lui ferait le plus grand bien … en grande partie parce que contrairement à celle qu’il connaissait dans son appartement, ici, il avait un but, quelque chose avec quoi s’occuper … Et quelque chose d’intéressant, en prime.


Je suppose que ça veut dire que pour le repas du midi, on va devoir attendre un peu ?



… Je ne sais même pas comment tu fais pour avoir faim alors que moi, pas … Surtout après tout ce que tu as ingurgité ce matin. Mais oui … On va attendre un peu avant de manger. Reculant un peu le torse pour regarder la porte, et s’assurer que personne ne l’écoutait de l’autre côté, le fossoyeur soupira, et se releva pour s’en approcher et la clore parfaitement. Plutôt que vouloir encore avaler quelque chose, au fait …Si toi, ou la lame brisée vous trouvez quelque chose, j’suis preneur …


Tu veux que j’aille chercher le riffleur ou le marchemort aussi, pour avoir un peu plus d’aide ?



… On cherche à capturer un voleur, pas à le faire avouer qu’il est l’auteur du pécher originel entre une soixantaine de cris de souffrances plus ou moins intenses.
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MessageSujet: Re: Au voleur !!   Mar 29 Aoû - 18:28

Bon … Votre attention s’il-vous-plaît … Messieurs, messieurs … Arrêtez de discuter, s’il-vous-plaît … Bon. LE CONNARD, AU FOND A DROITE, A CÔTE DE LA LAMPE A HUILE, TU VAS LA FERMER TA GUEULE ? C’est à toi majoritairement que je demande de faire silence depuis 2 minutes là, ça devient gonflant, tu parleras a ton voisin quand tu sortiras … Bon !

L’artiste


A l’université, lorsque le prof’ voulait cibler spécifiquement quelqu’un dans le groupe pour le faire taire comme ça, il lui balançait une craie à la tête. Mais bon,  ‘faut avoir un bon lancer … Et des craies sous la main.



Le fossoyeur tenta de faire abstraction de ce commentaire (puis de l’explication que l’artiste dû faire à Sado-maso de ce qu’était une « université ») pour se concentrer ce qui l’attendait. En gros ? Expliquer à 25 miliciens ce qu’ils allaient devoir faire pour suivre le plan qu’il avait concocté. Et la chose était plutôt bien partie … Enfin. S’éclaircissant la gorge, le mercenaire se demanda un instant pourquoi le capitaine avait perçu l’idée de faire cette réunion à l’intérieur du poste comme une bonne idée … la salle n’était pas bien grande, il commençait à faire chaud avec tout ce monde, et en prime, il faisait si beau dehors aujourd’hui … Enfin, au moins, il n’y aurait pas les bruits de la ville, qu’on entendait lorsqu’on se trouvait dans la cour. Et si les gens normaux pouvaient éviter d’être au courant, également … Après tout, qui sait. Peut-être l’homme qu’ils traquaient viendrait-il à entendre quelque chose … Par ses propres oreilles, ou celles d’un autre.

Dans un premier temps, je vous remercie de vous être plus ou moins portés volontaire pour la capture de notre cambrioleur insupportable. J’ai mis au point un plan qui, normalement, nous permettra de le débusquer sans trop de mal la prochaine fois qu’il interviendra … Et je n’ai aucun doute sur le fait que dans quelques jours au plus tard, il sera de nouveau derrière les barreaux. Bien, comme vous l’avez constaté, j’ai remis à chacun d’entre vous un petit bidule dont vous ne comprenez pas forcément très bien l’utilité. Cette dernière est simple : ce sont de petits émetteurs radio, disposant de deux états : « allumé » ou « éteint ». Quand ils sont éteints, comme maintenant, ce sont juste des petits bidules incompréhensibles. Quand, en revanche, vous les allumez, comme ceci … Levant la main, dans laquelle il tenait justement un autre émetteur, il fit basculer le minuscule interrupteur, le petit objet émettant subitement une courte lumière verte avant de s’éteindre de nouveau. Voilà … Donc, quand vous les allumez, je peux ensuite recevoir le signal radio envoyé par l’émetteur, et trianguler votre position. Voyant la confusion qui s’était emparé de la plupart des visages lui faisant face, le fossoyeur soupira, et décrocha le bracelet métallique qui entourait son bras. Tournant l’écran dont ce dernier était orné vers l’assemblée, il afficha la carte de la ville, zooma jusqu’au poste … Et posa son doigt juste au-dessus du point rouge. Ce que vous voyez là, en bleu, c’est la carte de la ville. Et le petit point rouge, dans le poste, c’est l’émetteur que je viens d’activer. Tiens, au fond à droite là … Actives celui que je t’ai passé ? attendant que l’homme ne s’exécute, il regarda, en même temps que toute l’assistance, un nouveau point apparaître sur l’écran. Parfait.

Grâce à cela, et à un certain nombre d’autres émetteurs que j’ai confié hier à des personnes susceptibles de se faire cambrioler, nous pourrons en un rien de temps savoir que le voleur frappe à nouveau. Procédez donc à des patrouilles en ville, rien que de très classique, vous surveillez vos concitoyens, vous donnez un coup de main ici et là, vous faites le taff habituel … Et si jamais notre homme pointe le bout de son nez, vous activez votre émetteur, et surtout, SURTOUT. Vous attendez quelques minutes avant d’agir, à moins qu’il ne soit déjà sur le départ. Le but est de ne pas le mettre au courant trop tôt. Pendant qu’environs 12 parmi vous patrouillerons en ville dans des binômes, les 13 autres resterons au QG, aider par exemple à la reconstruction de la cellule, solidification de ce mur de la prison, et autres tâches un peu du même acabit malheureusement. Ainsi, dès que l’alerte sera sonnée, tous ceux restés ici se rendront sur l’endroit du délit, et nous aurons l’avantage d’arriver bien plus vite sur place pour appréhender notre homme. Des questions ?
Pointant une main qui s’était levée, le rouquin hocha la tête.
Vous avez dit qu’on patrouillerais dans les rues, mais vous, vous faites quoi pendant ce temps-là ?
Très simple. Je partirais en patrouilles, comme vous, avec une autre personne. Je confierais pendant ce temps-là mon équipement à votre capitaine, auquel j’ai déjà expliqué une partie de son fonctionnement, et il me relaiera ici. Si l’alarme sonne, il me contactera, et moi et mon binôme nous rendrons automatiquement sur les lieux de l’alerte. A 26 au total, nous formerons donc 13 équipes, qui seront capables de surveiller les rues de notre capitale en quasi permanence, en se relayant de façon plus ou moins continue. Autre chose ?
Vous savez vous battre ?
Coco, je suis capable de foutre à terre un colosse de deux mètres cinquante à la peau verte et à la force passablement supérieure à la mienne … et ça, c’est avant le petit déjeuner. Bon, je l’avoue, je ne sais pas si mes capacités physiques ont vraiment diminué avec mon arrivée ici … Mais je pense que je serais capable de me débrouiller face à un type pas capable de suriner un gosse correctement.
Vous faisiez quoi avant dans la vie ?
Mercenaire d’élite engagé de façon plus ou moins régulière dans un conflit intergalactique. Pour la faire simple, je me battais régulièrement si haut à bord de véhicules volants que la terre était un peu comme tous ces points brillants que vous voyez dans le ciel, la nuit … Infiniment petite et lointaine. Si les prochaines questions concernent ma vie privée, vous pouvez vous abstenir, je ne détaillerais pas beaucoup plus on est pas là pour ça. Voyant quelques mains se baisser, il fit un sourire entendu, avant de se tourner vers un autre soldat : Oui ?
Combien de temps ça va prendre pour le capturer ?
Le mercenaire haussa les épaules. Ca dépend de nous comme de lui. Je me suis entendu avec le capitaine pour appliquer ce plan pendant 7 jours, délai après lequel on va partir sur l’idée qu’il a décidé de faire profil bas, et que donc, une trop grande présence des miliciens dans les rues serait inutile. D’autres questions ? … Non … Parfait, on commence les rondes dans quelques dizaines de minutes : préparez des binômes ensemble. Je veux que chaque personne ait potentiellement deux personnes avec laquelle elle voudrait se trouver, histoire de pouvoir parer à toute éventualité : personne n’a plus de deux binômes potentiels, personne n’a moins, arrangez-vous entre vous. Les deux volontaires pour être avec moi s’auto désignerons, je suppose, pour l’instant je dois parler un peu avec votre chef. Sur ce, messieurs … Trouvez-vous du papier et des stylos, et faites-moi un beau tableau.

Quittant la pièce accompagnée par le capitaine en question, qui gardait une mine relativement sombre, le fossoyeur revint dans la salle des archives, dont il ferma la porte. L’officier resta silencieux pendant un instant … Puis soupira.

Vous êtes certain de ce que vous avancez ?
J’espère sincèrement avoir faux … Mais très franchement ? Ma théorie a toutes les chances d’être bonne.
et bien ma foi … Et vous pensez qu’on le trouvera dans la semaine ?
si ce que j’ai conclu au cours des 3-4 derniers jours est juste … M’non. C’est aussi pour ça que j’aurais besoin de 5 hommes supplémentaires … Mais cette fois, uniquement des en lesquels vous avez une totale confiance.
Vous comptez les faire patrouiller aussi ?
Oh, non … non non. Enfin, pas tout de suite. Ils entreront dans la danse lorsque la semaine se sera écoulée. Mais rassurez-vous, eux, je les emprunterais pas longtemps.
Je vous avoue que je ne suis pas très « assuré » du succès de votre plan, mr. Haïzen … Il « pourrait » marcher, mais il mobilise un certain nombre d’hommes, et pour un certain temps.
Je veux bien l’admettre … et je peux comprendre tous les problèmes que ça pose pour vous. Mais bon … vous me faites confiance, n’est-ce pas ?
Le natif hésita quelques instants, avant de finalement répondre. Oui, je suppose.
Mauvais.
Pardon ?
Je disais : « mauvais ». Voyant que l’officier tournait son regard interrogatif vers lui, le fossoyeur dirigea ses doigts sur sa poitrine. Je ne me ferais pas confiance. Mais. Je sais faire un plan. Et je vous assure que celui-ci va marcher … Et sans avoir à se reposer sur la chance. J’ai pas passé 72 heures confiné dans une petite pièce à réfléchir sur le sujet pour rien, ne vous en faites pas.
Je suppose, en effet. Et bien … Je ne vais pas vous faire confiance, mais je me fie tout de même à vous et ce que vous avez déduit. soupirant un peu, l’officier s’approcha de la sortie de la pièce, se retournant vers le mercenaire. C’est paradoxal … Par contre, vous avez vraiment intérêt à ce que votre plan marche.

Raidissant sa silhouette entière, le mercenaire plaqua un bras dans son dos, levant l’autre pour tenir sa main ouverte juste au-dessus de ses sourcils, et l’écarter en un salut militaire terrien classique. L’officier, même si le geste devait être inconnu à son monde, fit une moue comme s’il avait compris, avant de s’éloigner. Brisant son garde-à-vous, le mercenaire soupira, et passa ses deux mains derrière sa tête pour masser sa nuque et ses épaules, et tenter d’en chasser la rigidité qui s’y était installée. « Intérêt à ce que le plan marche » … sans rire ? Cette nouvelle nation avait fait des progrès niveau accueil, mais il n’en était pas encore au point où il voulait mettre des bâtons dans les roues des autorités. Surtout si lui-même, et sa réputation auprès du conseil étaient plus ou moins impliqués … Les encapuchonnés étaient des gens qu’il devait se mettre dans la poche, pas à dos. Et pour l’instant … Capturer ce bandit était un moyen de faire pencher la balance en sa faveur.

Bon. Allons voir avec quelle paire de loosers il va falloir passer la semaine.
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MessageSujet: Re: Au voleur !!   Mar 29 Aoû - 18:32

En soit, les quelques jours qui s’écoulèrent n’étaient pas foncièrement agréables. Pourtant, pour le fossoyeur … « tout se déroulait comme prévu ». Sauf que ce qui était prévu était d’un ennui sans nom. Tous les jours depuis le briefing suivirent une indéfectible routine, qui heureusement était temporaire : se lever plutôt tardivement le matin, manger seul à la maison, rejoindre la milice pour juste après l’heure du déjeuner, écouter ce qu’avait à dire le duo qui venait de rentrer de ronde, puis partir vadrouiller en ville. Lesquelles vadrouilles duraient souvent jusqu’à tard le soir : à aucun moment, l’alarme ne fut sonnée par qui que ce soit, qu’il s’agisse de gardes ou de propriétaires en train de se faire dévaliser. Ce qui voulait dire qu’il fallait faire le travail normal d’un garde, faute de mieux … Et dieu que le boulot de milicien pouvait peser sur les nerfs du rouquin. Arrêter de petits voleurs à la tire, faire cesser des bagarres dans les tavernes, prêter assistance lors de soucis avec des chariots circulant dans les rues ou tout simplement faire acte de présence … non seulement cette routine était rébarbative au possible, mais en prime, elle allait en sens contraire de tout ce que le mercenaire avait toujours adoré faire : piquer des trucs, se battre, conduire comme un malade, mais le tout sans avoir son nom placardé partout sur des avis de recherche.

Hélas pourtant, il fallait prendre son mal en patience … Et lorsque le capitaine l’interrogeait sur le succès de son opération, le mercenaire répondait toujours la même chose. « tout se passe comme prévu, rien à changer, j’ai besoin de plus de viande séchée pour faire mes rondes correctement et sans pauses boucher. » Consolation ? Il avait réussi à obtenir les augmentations de viande en question les deux ou trois premières fois, ce qui certes lui alourdissait très nettement une des poches de sa ceinture, mais lui permettait quand même de rassasier son appétit vorace. Ses deux coéquipiers (il partait avec l’un ou l’autre, dépendant des jours) étaient tous deux fascinés par son monde d’origine, et lorsque l’occasion se présentait, ils n’hésitaient pas à glisser une ou deux questions par ci par là, parfois sans grande discrétion. Dans la mesure où tous deux étaient cependant des bons¬-vivants relativement peu regardants au niveau du règlement (en particulier des points comme « pas de bière durant le service »), le rouquin s’entendait relativement bien avec eux, et résista sans trop de mal à la tentation de les rembarrer de façon violente. Les 7 jours s’écoulèrent donc de façon paisible et monotone, et à l’issue de ces derniers, le rouquin dû faire un nouveau discours expliquant que malheureusement, son plan ne semblait pas avoir porté ses fruits, ce qui voulait dire que la formation était rompue. Récupérant les émetteurs qu’il avait dispatché au sein des équipes, le fossoyeur s’excusa pour les problèmes que son modèle de fonctionnement aurait pu causer, mais à vrai dire, le capitaine l’informa qu’il s’en inspirerait peut-être : le fait de faire des patrouilles systématiquement en duo semblait augmenter l’efficacité des interventions, car même armé et représentant la loi, un homme seul avait souvent moins d’impact qu’une paire … Sans compter le fait que, avec un camarade, certains se montraient moins fainéants.

La fin de cette semaine annonçait cependant autre chose pour le rouquin : le passage à la seconde étape de son plan. Ainsi, même s’il avait déjà eu l’occasion de les croiser dans les jours qui avait précédé, le mercenaire fut introduit à 6 autres gardes, d’une toute autre trempe que les premiers : il ne s’agissait quasiment que de vétérans, pratiquement tous aussi âgés que le capitaine, et dont l’expérience et les compétences n’étaient plus à démontrer. Leur fidélité aussi, selon toute logique, mais le fossoyeur prit quand même le temps d’interroger chacun seul à seul : ils passèrent tous ce « test » sans la moindre ambiguïté dans l’esprit du rouquin. Avec des effectifs presque divisés par 4, bien sûr, il était impossible de quadriller la ville de la même manière qu’avant, mais le mercenaire avait pris deux précautions : premièrement, il avait redistribué une bonne partie des émetteurs qu’il avait récupéré à d’autres potentielles victimes du cambrioleur, ce qui rendait la ville encore plus susceptible de lui fournir l’information désirée qu’avant … Et d’autre part, il avait en permanence un des hommes au Q.G., et le reste avec lui, dans un bâtiment normalement désaffecté qui leur servait de cachette. L’idée était simple : si quelqu’un venait au poste de la milice pour signaler le cambrioleur, l’homme qui se trouvait là-bas activerait l’émetteur qui lui avait été remis, et se rendrait sur les lieux du cambriolage. Du côté de la planque, ils surveillaient en permanence l’écran du rouquin, qui réagirait dès qu’un émetteur serait activé en ville : que ce soit celui du poste ou un autre, ils réagiraient à l’alerte quasi en temps réel, réveilleraient ceux qui dormaient ou autres, et se précipiteraient sur place.

Haïzen n’avait pas réellement vu avec le capitaine combien de temps cette surveillance encore plus exceptionnelle que la précédente serait mise en place : à vrai dire, il ne le regretta pas vraiment lorsqu’au bout d’à peine quelques heures de veille, un point rouge s’alluma, à peine à quelques rues de leur planque. Sortant en vitesse du bâtiment, les 6 hommes coururent quelques instants dans les avenues, appréciant que ces dernières soient relativement dégagées en ce milieu de journée. Certes, ils ne jouissaient pas d’une discrétion très élevée, mais vu qu’ils arriveraient probablement toujours plus vite que si l’info leur avait été relayée avant qu’ils ne partent du poste de la milice – qui était un peu plus éloigné – ils seraient sûrement assez en avance pour compenser. Dès qu’ils furent autour de la maison d’où provenait le signal, ils l’encerclèrent proprement, alors que le fossoyeur se plaçait devant la façade, se servant comme de ses mains comme porte-voix.

Ici l’élu Haïzen, je te déclare en état d’arrestation. Je suis en présence de plusieurs miliciens et le bâtiment est cerné : tu n’as aucune issue. Rends-toi immédiatement et sans résister. Je répète : ici l’élu Haïzen … Ah, te voilà.

Bien entendu, les derniers mots avaient étés prononcés à un volume bien moindre, alors qu’il venait de voir une silhouette correspondant à l’homme qu’il cherchait à l’une des fenêtres au second étage de la maison. Le propriétaire du bâtiment sortit par la porte d’entrée, mains au-dessus du crâne, et vint presque tout de suite vers l’un des gardes, qui le rassura et lui indiqua de se mettre non loin, en sécurité, en attendant de voir comment la situation allait évoluer. Poings sur les hanches, le fossoyeur patienta quelques instants en voyant le visage à la fenêtre disparaître … Allait-il sortir par la grande porte et se rendre ? La chose semblait peu probable, mais bon. Le rouquin patienta peut-être 15, 20 secondes … Puis, brusquement, une fenêtre se brisa avec un son cristallin, et une pluie de verre au milieu de laquelle se trouvait un lourd vase en bronze tomba sur la rue. Sautant sur le côté pour éviter d’être blessé, le mercenaire jura alors qu’il roulait à terre, et se remit à 4 pattes, levant aussitôt la tête. Le cambrioleur, loin de capituler, était monté sur le bord de la fenêtre, et se servait des poutres apparentes du mur et des décorations pour escalader. En un instant, il atteint le toit plat, et se retourna pour observer la rue … Grave erreur de sa part. Au niveau du sol, une détonation assourdissante retentit, et le cambrioleur sembla propulsé en arrière, s’écroulant sur le dos. Un genoux à terre, le rouquin souffla sur le canon de son magnum, et le rengaina avant de saisir la main d’un milicien, qui l’aida à se relever. Regardant toujours le toit, il lâcha un petit juron, pourtant plus amusé qu’autre chose.

C’t’espèce de fumier …
Vous l’avez raté ? Demanda un garde en voyant le criminel se remettre sur ses pieds, et courir le long du toit pour sauter et passer au suivant.
Non. Mais j’ai tiré une balle à impact réduit : ça lui a fait l’effet d’un coup de poing dans l’épaule, sans trop de dommages.
Alors quel est l’intérêt ?
Lui coller un émetteur radio. Je te parie qu’il ne s’en rendra pas compte avant d’être arrivé à sa planque. Personne ne s’en rend compte à temps. Bon, les cocos, venez par ici un peu. Faisant signe aux différents miliciens de son groupe de s’approcher, il plaça ses bras sur les épaules des deux à côté de lui, leur faisant signe de faire de même afin qu’ils forment un cercle fermé. Bon, voilà le topo : notre cible est en ce moment en train de fuir par les toits. Elle va probablement descendre dans une rue pas loin, rejoindre les égouts, faire 3 kilomètres de détours, et finalement se traîner à une planque. Voilà ce que j’attends de vous : vous me prenez la déposition du proprio juste à côté, vous me le rassurez, vous constatez avec lui si des biens ont eu le temps d’être subtilisés, vous récupérez son émetteur au passage, et j’vous donne rendez-vous à la planque dans pas longtemps.
Vous ne venez pas avec nous ? Et pourquoi on ne le poursuit pas ?
Oh, j’ai un truc à faire au poste. J’vous dis, j’vous rejoins à la planque dans pas long. Allez, hop hop hop, on perd pas de temps, et on se retrouve dans quelques minutes.

Rompant le cercle en tapant les épaules des hommes, il prit congé en vitesse, retournant – au pas de course – jusqu’au poste de la milice. Le plan était en marche … Et la phase trois, en cours.
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MessageSujet: Re: Au voleur !!   Mar 29 Aoû - 18:32

Bon, les enfants … La situation va être relativement simple à expliquer. Je sais comment débusquer notre criminel. Devant la légère ovation que cette nouvelle déclencha, le rouquin leva les mains pour faire signe de calmer un peu les exclamations de joie, un sourire sur les lèvres. Je sais, je sais, c’est super. Les choses sont les suivantes : ya pas 20 minutes, il a tenté de frapper une nouvelle fois. Pile après la fin de mon programme, histoire de bien me faire passer pour un crétin, bien entendu. Sauf que ce type a fait une erreur. Il a peut-être évité de sonner l’alerte partout lui-même avant d’agir, mais pour un crack comme moi, c’est pas suffisant. Dès cette nuit, on saura avec certitude où est son trou, et on ira l’en débusquer demain matin à la première heure : soyez même prêts à partir en plein milieu de la nuit s’il faut. Pour l’instant, je sais que vous avez eu de rudes journées, et j’ai parlé avec votre chef : histoire que vous soyez frais et dispos, vous avez l’après-midi de libre. Oui ?
Vous avez pas réussi à le capturer, tout à l’heure ?
Alors, déjà, on l’a empêché d’emporter quoi que ce soit : il n’a pas eu le temps de forcer le coffre du riche qu’il volait. A part un vase qu’il a fortement endommagé, pas de perte significative à déplorer. Et à part ça … je suis un rouquemoute un peu farfelu avec des gadgets provenant d’une autre époque, mais je ne vole pas. Donc non, quand il a pris la poudre d’escampette par les toits, j’ai pas décollé pour le poursuivre. Mais dès que j’aurais fini d’analyser les données que j’ai recueilli, ce qui devrait me prendre à peu près l’après-midi et une partie de la nuit, on fonce lui mettre de jolis bracelets en fer aux poignets. Oui ? Le mec qui a baissé la main ?
non, je … Je voulais demander si on ne savait pas où il était maintenant. Du coup j’ai ma réponse.
Impec’. Notez bien que demain, s’il parvient encore à nous jouer les filles de l’air, ‘va falloir lui courir au train : bouffez pas trop lourd ce soir, tentez pas de faire un marathon cet après-midi, et de façon générale : reposez-vous bien. Repassez ce soir : selon comment j’aurais avancé, j’informerais votre capitaine : il vous dira si vous devez rester au poste pour la nuit, ou repartir chez vous. Sur ce, messieurs … Rompez.

Laissant le groupe se disperser dans le poste en répondant à deux ou trois questions supplémentaires, le rouquin se retrouva vite seul avec le capitaine qui, les bras croisé, avait patienté tout le long de cette réunion exceptionnelle. S’approchant un peu, il s’éclaircit la gorge, et … hésita à prendre la parole. Le sourire du mercenaire était déroutant.

Je n’aime vraiment pas l’idée de mentir à mes hommes de cette façon …
Peut-être, mais moi je n’aime vraiment pas croquer dans une pomme lorsqu’il y a un ver à l’intérieur. Et là ? Il y en a totalement un. Faire un cambriolage le lendemain même de la fin des patrouilles ? Certes, il ne nous a pas envoyé un message pour nous prévenir, mais il continue de se payer notre poire, votre homme. Sauf qu’il a pas pu faire ça tout seul, c’vraiment trop gros pour être une coïncidence. Marchant dans les couloirs du poste, le mercenaire se rapprocha une nouvelle fois de la salle des archives, dans laquelle il rentra, postant l’écran de son interface sur la table. Sur cette dernière, et sur la carte de la ville qu’elle affichait, une multitude de points concentrés en un même endroit … Et un autre, qui s’éloignait progressivement.’Vous en faites pas … J’vous ai dit : ce plan va marcher. Peut-être même au-delà de nos espérances. Il faut juste qu’ils nous conduisent d’eux-mêmes à leur repaire … mais ça ne devrait pas être trop long.
Je l’espère … comment avez-vous …
Pu coller un émetteur à tous vos hommes ? Vous avez pas remarqué qu’à chaque fois je leur serrais la main ou leur collait une ou deux petites tapes sur l’épaule ? Hey, si ces trucs sont minuscules, c’est pas « juste » pour que je puisse en mettre beaucoup, c’est aussi pour la discrétion … eeet … Hey … Te voilà mon grand … Plaçant son doigt ganté au-dessus d’un des émetteurs collé sur un garde, qui s’éloignait déjà de leur position à une allure vive, le rouquin eut un sourire. Et voilà … Plus qu’à attendre qu’il rejoigne son petit copain. Je vous laisse capitaine, le temps presse … Quand je reviendrais, normalement, j’aurais votre paquet tout chaud tout prêt.
Mh. Bonne chance, Haïzen.
Se saisissant de son écran tactile et le raccrochant à son emplacement, le mercenaire se détourna vers la porte, prêt à sortir. J’ai appris à ne presque jamais me reposer dessus.

* *
*

Je te dis qu’il faut dégager d’ici ! Cet endroit n’est plus sûr … Et à vrai dire, je ne sais même pas si la prochaine planque qu’on avait prévu le sera également.
écoutes, je sais que ce nouvel élu a l’air plus vieux et plus retors que l’autre, mais arrêtes un instant de paniquer et réfléchis. Comment pourrait-il arriver jusqu’ici ? Il y a 3 jours, on ne savait même pas si c’était dans cet entrepôt qu’on se rendrait ou dans un des 5 autres … Et j’ai passé la semaine à le surveiller discrètement. Certes, son truc qui m’a touché à l’épaule était douloureux, mais je n’ai même pas été blessé au final, je suis sûr qu’on peut s’en sortir.
Tu ne l’as jamais vu en vrai, de près … Il est … je suis persuadé qu’il est un peu malade, sur les bords. Le genre de maladies qui te pousse à faire du mal aux gens.
Alors ça je trouve ça pas très gentil, quand même.

Les trois hommes se figèrent, et pivotèrent d’un même mouvement vers l’entrée du bâtiment dans lequel ils se trouvaient. Le fossoyeur était à la porte, bras croisés sur la poitrine, tête penchée sur le côté … Son masque à gaz, ses lunettes et sa capuche masquaient entièrement son visage et sa chevelure, mais sa voix, malgré la déformation apportée par le masque, restait reconnaissable. L’un des trois hommes, bien qu’il ait quitté son uniforme complet de garde, ne s’était pas séparé de sa hallebarde : il la saisit aussitôt, et la pointa vers le mercenaire. Ce dernier se contenta d’éclater de rire, et de hausser les mains en signe de « paix » … Du moins, c’était l’impression qu’il voulait probablement donner, mais vu son apparence, c’était mal parti. Derrière le garde, un – très – jeune homme, ayant probablement moins de la vingtaine, tenta de se mettre légèrement à couvert, alors que le voleur dégainait une dague de sa ceinture, et fit un moulinet avec en l’air.

Wow, wow … du calme les enfants, he he. Vous voudriez pas plutôt m’entendre révéler tout le délicieux plot qui a mené à cet instant ?
Hein ?
Aaaah … Comment dire. Vous ne connaissez pas le cinéma, donc le concept de « climax » doit vous être inconnu … Mhhh … Vous avez des romans, ici ? aventure, enquêtes, ce genre de choses ?
Peut-être ?
Ah, tu parles aussi. Très bien, bon … Heum, une petite seconde. Passant la main sur le côté de son visage, le mercenaire appuya sur un bouton dissimulé. Aussitôt, l’élastique de son masque se desserra très largement, laissant la partie inférieure de la protection tomber un peu en avant, sa voix normale redevenant audible. Grosso-modo, dans les histoires où il se passe un paquet d’évènements qui ne sont pas racontés au lecteur, mais dont il a besoin pour comprendre certains faits, il y a souvent un moment où un des personnage met en pause toute l’action pour raconter … son plan maléfique, ses motivations débile, son passé torturé et inintéressant, ce genre de choses. Bon, je dis ça parce que souvent, c’est le méchant qui joue ce rôle, mais il arrive également que ce soit le gentil, une fois qu’il a assemblé toutes les pièces du puzzle ! Or, justement, je pense avoir … Mhhh, 95% des infos. Et ça m’a pris vachement de temps et d’efforts pour trouver tout ça. Donc, j’avais envie d’avoir un public auquel expliquer mes théories, déductions, ect. Ect. Je peux ? Vous êtes pas dans l’urgence de toute façon : vous êtes trois … bon, deux, deux et quart contre un, et soyons honnêtes, j’ai jamais eu une force surhumaine, donc bon. Normalement vous me casser la gueule et vous prenez la fuite, pas vrai ?
… Tu as raison, Iruki. Il est dérangé.
Je vais prendre ça comme une autorisation à parler pendant deux heures. Au passage, Iruki, je t’avoue que tu fais bien partie des derniers que j’aurais suspectés, à la base … Le capitaine ne m’avait dit que du bien de toi, même s’il t’arrivait d’être en retard de temps à autres le matin … Enfin. Bientôt, ça n’aura plus grande importance, de toute manière. Bon … Vous êtes tous prêts à entendre une histoire de jeu d’esprit complètement abracadabrante ?


Par pitié, arrêtes de temporiser pour être le centre d’attention et sors ce que tu as à dire … On est un peu en train de crever d’ennui, ici.


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MessageSujet: Re: Au voleur !!   Mar 29 Aoû - 18:34

Bon. Primo, un truc que j’ai juste eu à lire dans les quelques notes qu’avait laissé mon camarade Nyo : tu n’as jamais agi seul. C’était quasi évident : même si tu donnais vraiment l’impression d’être un simple malotru avec un égo surdimensionné, tu arrangeais trop bien tes coups, que ce soit pour les faire à côté des anciens sous-terrain, quand la majorité des gardes étaient occupés ailleurs, savoir qui « valait » le coup d’être dévalisé, ce genre de choses … Sans compter la vitesse à laquelle tu vidais tes planques, et toutes les fausses pistes qu’il y avait dans ton sillage. Sans une aide extérieure, tu n’aurais pas tenu aussi longtemps que tu ne l’as fait, c’est une certitude.

Puis intervient le jour de la capture par Nyo. Ce jour-là, déjà, manque de pot : il y avait déjà un garde dans la foule, lorsque tu as dit que tu allais commettre ton cambriolage : il a relayé l’info si vite que tu n’as pas eu le temps, comme d’habitude, de prendre tes jambes à ton cou avec le butin. Sans parler du fait, bien sûr, que Nyo en personne est venu te débusquer : en clair, tout était question de timing … Et comme on t’avait bloqué la voie de sortie, tu t’es fait pincer. Moche.

Ce qui m’a mis la puce à l’oreille sur le fait que ton « allié providentiel » pouvait probablement être un garde, c’est ton évasion. Il m’a fallu deux-trois heures pour me rendre compte d’un truc. Le mortier utilisé pour les murs, il est parfaitement naze … Et surtout, il résiste mal aux fortes chaleurs. Du coup, quelqu’un se contente de répandre de l’huile sur ton mur, d’y mettre le feu durant la nuit, d’éteindre au bout de deux-trois minuts … Tu défonces le mur de la cellule d’un coup d’épaule, et avec l’aide de ton compagnon, tu passes par-dessus le mur d’enceinte sans trop de mal. Et ce, sans laisser de vieille trace de pas sur le mur blanc … Même si ça, je doute que tu y ai pensé. Par contre, ce pour quoi il fallait être au courant, ce sont les murs … Je vois mal un prisonnier t’avoir soufflé l’idée, puis que tu décides de la mettre en pratique tout seul. Sans parler du fait que les flammes, contrairement à ce que tout le monde pensait au poste, étaient à l’extérieur de ta cellule. Mais bon, un garde qui fait sa ronde de nuit, tout seul et a envie de prendre un peu l’air … Où est le problème ? Surtout que s’il travaille ici depuis assez longtemps, il doit connaître un ou deux trucs sur le bâtiment … ça n’a pas dû être facile de créer un petit incendie et de l’éteindre sans alerter personne, mais bon, ça reste plausible, selon moi.

Ensuite, ton complice garde continue de te fournir de l’aide : il t’informe de mon plan. C’était voulu. Je me demandais si tu aurais les cojones de sortir durant cette semaine … Visiblement pas, plus ou moins à mon grand plaisir. Par contre, du coup … Le problème, c’est que j’ai dit aux riches proprios de la ville de se tenir aux aguets à la fin de cette période, et de ne pas hésiter à se planquer même chez eux, en faisant croire qu’ils sont partis quelque part. Ainsi, tu rentres par effraction dans une maison, tu montes à l’étage … Et boum. Chez moi, on appelle ça une « alarme silencieuse ». Moi et d’autres gardes prévenus, on vient, on fait mine de te cerner. Tu t’enfuis, par les toits, histoire de changer un peu … non, soyons honnêtes : très bonne idée. Je ne sais pas si tu avais vu sur la carte que cette zone est pleine de ruelle par-dessus lesquelles un homme peut facilement sauter, mais c’était une bonne idée. Le seul problème, c’est que j’ai pu te tirer dessus …

Et tu vas me dire que grâce à ce « tir », tu saurais où j’irais ?
Non, répondit le fossoyeur avec un petit sourire. Depuis que je t’ai tiré dessus, je vois juste ta position en ville, et en temps réel … Mais je ne vois pas le futur, quand même. Regarde ton épaule.

Le voleur, perplexe pendant un instant, regarda effectivement son épaule … Et, plissant les yeux, pinça quelque chose qui y semblait « accrocher » pour le tirer, et l’arracher de sa vieille veste de cuir de sanglier. Observant l’objet, qui lui collait aux doigts, il le retourna un peu entre ces derniers pour tenter de comprendre … Bien entendu, c’était la première fois qu’il voyait une balle. Et à plus forte mesure, une balle rouge sombre dans un caoutchouc spécial. Levant son avant-bras, le fossoyeur exposa son avant-bras et l’écran de son ordinateur, sur lequel deux points rouges étaient visibles au centre de l’écran. Ce fut cette fois le garde corrompu qui réagit en fronçant les sourcils.

Pourquoi y a-t-il deux points rouges au lieu d’un ?
Et bien, comme tu l’as deviné, la balle est un émetteur … Et toi, j’en ai collé un dans ton dos tout à l’heure, lorsque je vous ai tous réunis. En fait, je l’avoue : j’ai menti, je n’avais pas besoin de faire la moindre analyse … J’attendais juste que l’un des gardes ne rejoigne l’émetteur du voleur. Or, où est-ce que vous vous rejoindriez, sinon à votre planque ? Bon, maintenant, je l’avoue, je l’avoue … Je ne m’attendais pas à ce que l’indic et le garde soient deux personnes séparées. Mais bon, soyons honnêtes, ça ne me surprend pas plus que ça non plus … Et puis, vous savez ce qu’on dit, jamais deux sans trois, tout ça …
… Et tu as pris le temps d’expliquer tout ça au capitaine ?
Plus ou moins, sauf que je ne lui ai pas dit l’identité de la taupe vu que je ne la connaissais pas encore, et je n’ai pas dit où je me rendais.
D’accord … Alors expliques-moi une dernière chose. Qu’est-ce qui m’empêche de t’ouvrir en deux avec ma hallebarde ?

Le rouquin prit un air surpris l’espace d’un instant, comme s’il ne s’était pas du tout attendu à cette question … Avant de se retourner, comme s’il cherchait à savoir si on parlait à quelqu’un d’autre que lui. Mais l’entrepôt étant bien entendu vide, il était seul à pouvoir être ciblé. Se tournant une fois de plus, il laissa ses lèvres légèrement entre-ouvertes, un instant … Avant de les refermer, et de faire un rictus. Ricanant légèrement, il souleva son masque pour le remettre sur sa bouche, et verrouilla de nouveau les élastiques qui le tenaient en place.


Le garde rénégat, sur ses gardes depuis quelques instants, voulu charger lorsqu’il vit le mercenaire porter une main à l’arrière de sa ceinture. Mais avant qu’il n’ait pu franchir la dizaine de mètres qui devait les séparer, le rouquin avait eu le temps de jeter devant lui un objet métallique et cylindrique … Qui sembla exploser en un nuage de fumée blanche … Et lacrymogène.

Presque aussitôt enveloppé dans la fumée, qui donnait l’impression d’être toxique même s’il n’en était rien, le soldat se mit à tousser, brassant l’air d’une main avant de la rapatrier devant sa bouche alors qu’il plissait les yeux à l’extrême, cherchant à y voir quoi que ce soit entre les larmes et le nuage blanc … Une silhouette entra dans son champ de vision par l’avant. Il tenta de donner un coup de sa hallebarde, mais dans la mesure où il ne tenait cette dernière qu’à une main, l’attaque fut facilement détournée par la silhouette, qui lui envoya un coup de poing dans le ventre. Presque aussitôt, ce dernier fut suivi d’une autre attaque haute, à la gorge cette fois, qui acheva totalement de briser la respiration du soldat : ce dernier lâcha son arme, cherchant à reprendre son souffle … Sans se rendre compte qu’il créait d’autres ouvertures encore. Un coup de pied dans la jambe le faucha  et le déséquilibra : il fut suivit par un coup d’épaule qui le projeta à terre, avant qu’un coup de botte, en plein sur la tempe, ne le mette totalement hors-combat. La seconde d’après, une silhouette visiblement totalement aveugle et cherchant son chemin avec un bras tendu devant elle s’approcha du fossoyeur : ce dernier haussa un sourcil en la voyant … Et se contenta de faire deux pas de côté, avant de lui envoyer un puissant coup de pied dans le diaphragme. L’individu émit un cri de douleur, mais chuta à terre.

Un conseil : rampe en dehors du nuage de fumée … Ensuite, restes à terre, et ne bouge pas.

S’il en avait eu, le rouquin lui aurait probablement passé les menottes. Sauf qu’ici, ça n’existait pas encore, comme moyen de restreindre les mouvements d’une personne … Il ne pouvait que se fier à son instinct qui lui disait que l’adolescent ne ferait pas de bêtises. De toute manière, il avait d’autres chats à fouetter : en l’occurrence un voleur, qui semblait être le seul à avoir eu la présence d’esprit de chercher à sortir du nuage, en reculant lorsque le gaz s’était répandu. Sortant lui-même de la zone d’action de la grenade, il vit la silhouette de l’homme, qui courant à perdre haleine dans l’entrepôt, fonçant vers une autre sortie que celle que le fossoyeur avait employé.

ARRÊTES-TOI !

Sans grande surprise, l’injonction ne reçut ni réponse, ni signe indiquant qu’elle avait été ne serait-ce qu’entendue. Sans réfléchir beaucoup plus, le rouquin sortit son magnum du holster qu’il avait sur le flanc, et mis le scélérat en joue.


Heum … ça te dérangerait de … Viser autre chose que LA TÊÊÊÊT-


La détonation retentit dans tout le bâtiment, et le voleur s’écroula avec un cri. Ce qui fit hausser un sourcil au mercenaire. Il avait reçu une balle en pleine tête … mais crié avant de tomber ?


… encore des balles à impact amorti ?


… non. C’était une cartouche tout ce qu’il y a de plus normal.


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MessageSujet: Re: Au voleur !!   Mar 29 Aoû - 18:36

La perplexité du rouquin atteint son paroxysme lorsque le voleur, qui se releva tant bien que mal, parvint à se remettre sur ses jambes, et à fuir de nouveau. Il ne fit pas l’effort de le poursuivre. 3 secondes à peine après que le voleur n’ait ouvert la porte de l’entrepôt, deux des gardes « de confiance » du rouquin lui tombèrent dessus, le plaquant au sol et le désarmant immédiatement. Et pendant ce temps-là, le fossoyeur restait avec ses deux « victimes » semi conscientes, elles à terre, lui debout, à observer son arme qui venait de le trahir pour la première fois en … combien de décennies, déjà ? Laissant les autres miliciens investir l’endroit, ainsi que, un peu plus tard, le capitaine, le rouquin se désintéressa du bilan, pourtant particulièrement fructueux. En tout, même si le voleur s’était bien sûr majoritairement emparé d’or et autres lingots, il avait parfois subtilisé des objets d’art ou tout simplement de valeur, et n’avait pas tout revendu dans l’immédiat : l’intégralité de ses larcins tenait dans un lourd coffre, dont le contenu serait sans nul doute redistribué à ses propriétaires légitimes … si on parvenait à les identifier sans faute.

Le rouquin fut cependant, entre le moment de la capture et celui où le capitaine – en particulier – et quelques renforts allaient arriver, autorisé à parler à ses « prisonniers », seul à seul. Il s’agissait surtout à la base de s’excuser pour les coups et le gaz lacrymogène : il leur recommanda également de se passer de l’eau sur le visage, entres autres, histoire d’être certains de bien laver tous les résidus, s’ils ressentaient encore des irritations dans les jours à venir. Cependant, au bout de quelques échanges, le jeune homme du trio finit par craquer, et expliquer pourquoi ils avaient fait ce qu’ils avaient fait durant ces derniers mois. Le fossoyeur, pour une fois, fit mine d’écouter sérieusement, sans ricaner, sans couper la parole, et même en gardant un air relativement placide : il leur laissa entendre qu’il tenterait de faire quelque chose s’il le pouvait, sans plus. Lorsque le capitaine arriva enfin, le rouquin leur fit ses adieux – en quelques sortes, il était probable qu’ils aient quand même en prison dans très peu de temps – et se releva pour aller voir l’officier, qui semblait, sinon impressionné, au moins satisfait de ce qu’il pouvait voir.

C’est une jolie bande que vous m’avez capturé là … Et ça me fait plaisir d’avoir enfin cette épine retirée du pied. Même si c’est dommage pour Iruki.
bah, vous trouverez bien un autre jeune motivé à enrôler et former pour faire partie de votre joyeuse bande de héros hauts en couleur.
Vous ne restez pas ?
Non, je n’ai aucun doute sur la déposition que vont faire ces hommes, ainsi que sur les témoignages de vos gars, à qui j’ai expliqué toute l’affaire, et autres … au pire, envoyez quelqu’un chez moi, le conseil à mon adresse. Et puis, pour être tout à fait honnête, j’ai à faire.

*     *
*

Dieu te bénisse, inventeur du GPS … Et qu’il me bénisse aussi d’en avoir installé un équivalent dès que je suis arrivé dans le coin, aussi. Bon … ça m’a tout l’air d’être ici.

Reculant un peu, le mercenaire regarda. Il était à peut-être 20 minutes de marche de Shiriai, et en se retournant, il pouvait sans mal apercevoir la ville, qui semblait colossale, vue de l’extérieur. Se tournant à nouveau, il observa ce qu’il avait autour de lui … Un simple petit village, né en bordure de la grande agglomération, qui s’était développé à côté d’une mine et d’une forêt. Pas besoin d’être un grand savant démographique pour comprendre ce que les gens faisaient ici : ils creusaient, ou ils abattaient. Devant lui ? Une petite maison, tout à fait commune, disposant d’un étage, et dont les fenêtres étaient toutes fermées, rideaux tirés. Soupirant, le mercenaire s’approcha d’un pas lent, leva le poing … Et toqua 7 fois, selon un rythme particulier. Au bout de quelques instants, la porte s’ouvrit, sur une jeune femme, qui tira presque aussitôt une mine inquiète en voyant le rouquin et sa tenue des plus atypiques.

Vous en faites pas m’dame, je suis un ami de Kûjô, Fazuma et d’Iruki … enfin, si l’on peut dire.
… Ce sont eux qui vous ont dit à propos de cet endroit ?
C’est ça. Je peux entrer ?

La femme sembla hésiter quelques instants … Puis finit par ouvrir sa porte, laisser le rouquin pénétrer l’habitation. Le salon dans son ensemble était décoré simplement, mais propre, et devait être relativement agréable à vivre. Faisant à peine quelques pas, le mercenaire laissa la jeune femme refermer la porte, avant de se tourner vers elle. Est-ce que toutes les natives étaient à ce point petites ? Il avait l’impression de faire deux têtes de plus que toutes celles qu’il rencontrait … ça le changeait, lui qui n’était pas particulièrement grand d’origine. Soupirant profondément, il déclina d’un mouvement de tête lorsqu’elle lui offrit de prendre un siège, et resta bras croisés, à côté d’elle … Il n’eut même pas besoin de commencer à parler.

Ils se sont fait prendre, n’est-ce pas ? Tous les trois, cette fois ?
Eeeeh … Oui.
La femme lâcha un soupire d’exaspération teinté d’une tristesse profonde. Lui laissant le temps d’assimiler, le fossoyeur détourna le regard, marquant un silence. Vous avez aidé ?
A vrai dire, on pourrait même dire que je les ai presque capturés tout seul.
Et vous en êtes fier ?
Le fossoyeur se tourna vers la jeune femme, l’air parfaitement sérieux. Fier d’avoir réussi à piéger 3 criminels qui dérobaient des biens en ville, faisaient des pieds de nez à la milice, et faisait vivre une partie de la population dans la peur qu’on leur dérobe des trucs ? ça, oui. Mais bon, je suis pas débile non plus : je sais très bien que derrière tous ces crimes, il y avait des humains … et des raisons. Kûjô n’a rien avoué la première fois qu’on l’a collé en cellule, même pas son nom : c’est parce qu’il savait qu’il allait pouvoir s’enfuir. Mais maintenant qu’il sait qu’il ne pourra plus d’évader de si tôt et que les deux autres aussi ont étés pris …
La demoiselle marqua un petit temps d’arrêt, avant de soupirer une nouvelle fois. Je leur avais dit que leur plan tenait de la folie … Pourquoi faut-il qu’ils ne m’écoutent jamais …
Difficile d’écouter sa grande sœur, lorsqu’on est un mec vaillant et plein de ressources … mais ne vous en faites pas. Même si il vont aller derrière les barreaux … ils ont quand même réussi ce qu’ils voulaient.
… Vous parlez sérieusement ?
On ne peut plus sérieusement. Je peux la voire ?
La femme garda le silence encore pendant quelques secondes, jaugeant l’homme du regard. Puis, soupirant une nouvelle fois, elle se leva de sa chaise. Suivez-moi.

Le fossoyeur lui emboita le pas alors qu’elle se dirigeait vers l’escalier, et montait à l’étage. Ce dernier était vraisemblablement occupé par deux chambres : seule l’une des deux se révéla intéressante, alors que la jeune femme en poussait la porte pour que le rouquin puisse rentrer. Avec un silence presque religieux, il fit quelques pas dans la pièce … Et s’accroupis à côté du lit, dans lequel une autre demoiselle, adolescente cette fois, était allongée. Elle semblait dormir paisiblement, mais son teint, et la transpiration sur son visage, indiquaient bien qu’elle était mal en point. Retirant son gant, le mercenaire tendit légèrement la main, la posant sur son front … Elle était brûlante.

Elle est dans cet état depuis combien de temps ? Le début des vols ?
Elle avait toujours eu une santé un peu fragile … Alors, quand l’établissement de serrurerie de notre frère, Kûjô, s’est effondré, nous … Pensons qu’elle a été blessée, ou quelque chose … Et chaque jour, sa santé se fanait un peu plus. Elle se réveille de temps en temps, mais elle est presque toujours épuisée … Je tente de prendre soin d’elle, je la nourris, je la lave … Avec l’argent que nous apportaient les trois, on avait de quoi tenir, et on économisait pour un bon médecin … Mais là …
Mhhh … Je vois. Interface ?
Interface active.
Mais que …
Combien de nanites disponibles, et combien de temps pour les programmer selon un autre code génétique ?
A l’heure actuelle, 153 nanites sont disponibles, dont 97% peuvent être extraites. Temps estimé pour la reconfiguration à partir d’un échantillon ADN : 1 heure et 47 minutes.
’Tieu, tant que ça … enfin. Vous en faites pas … Quoi qu’elle ait … Dans quelques heures, ce sera plus qu’un vieux souvenir.
… Vous seriez vraiment capables de faire ça ?
Le mercenaire se tourna vers la jeune femme, lui faisant un petit sourire : Si j’ai tout compris à mes « devoirs d’élu », je dois aider toute la population … Alors tant qu’à empêcher un voleur de voler pour sauver quelqu’un … autant sauver la personne à sa place, hein ?
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