Partagez | .
Colère & Trahison
Messages : 133
Yens : 20
Date d'inscription : 03/04/2017
Localisation : Perdue à Minshu

Progression
Niveau: 4
Nombre de topic terminé: 1
Exp:
0/6  (0/6)
avatar
Yuyuko Saigyouji ¤ Inconnue ¤

-



MessageSujet: Colère & Trahison   Ven 20 Oct - 16:56





Colère & Trahison


feat.Zoro & ?


NB : Passage à la troisième personne pour ce rp.

Ellen, sa vénérée maîtresse, l'avait trahie. C'était l'être qui l'avait arrachée de ses parents. C'était elle qui était responsable de tous ces problèmes. Elena aurait pu vivre heureuse, sans elle.

Alors elle s'était éloignée de cette maudite et cruelle sorcière... Mais pas que. De tout le monde. De tous ceux qu'elle connaissait, de tous ceux qui l'entouraient... Elle voulait être seule. Elle se sentait trompée par tous. Et surtout par Natsume... Qu'elle avait vu, lors de la guerre... Avec cet autre garçon. De la jalousie ? Évidemment ! L'Izulkar lui vouait désormais une haine incommensurable. Elle qui croyait en un amour réciproque... Quelle niaiserie...

ILS M'ONT TOUS TRAHIE !!! Qu'ils crèvent, qu'ils crèvent tous ! Qu'ils souffrent, qu'ils souffrent, je m'en réjouirai !

Bahamut ricanait en voyant toute cette rage grandir et bouillir dans ses entrailles... Elle ne souhaitait qu'une chose : tuer, détruire, anéantir. Massacrer tous ceux se trouvant sur son chemin, pour essayer désespérément de se calmer... Parce que la flamme de ce courroux ardent ne semblait point s'éteindre par elle-même...

« Laisse-moi donc prendre ta place... Tu verras, je règlerai tout cela très vite... 
— Ça... Ça va marcher ?
— Oui, crois-moi... Aie confiance, Izulkar, aie confiance... »


Et alors qu'elle marchait en frappant le sol avec une violence déconcertante, toutes ses veines ressortirent, prirent une couleur noire morbide, et commencèrent à la faire hurler de souffrance. Ses yeux, écarquillés, devinrent entièrement rouges, avec la pupille fine et animale. Des ailes sortirent brutalement de son dos, dans un jaillissement de sang épouvantable. Et, sous un vacarme terrifiant, elle se changea en un monstre gigantesque, un titanesque dragon qui rugit de toutes ses forces, heureux d'être libre. 

GRAAAAAAAAAAARRRRRGHHH !!! ENFIN, ENFIIIIN !! ENFIN LIBRE !!, grogna-t-il avec un sourire.

Tout à coup, il laissa sortir de sa gueule une quantité phénoménale de flammes qui enveloppèrent furieusement une grande partie de la forêt. La créature draconique, en avançant doucement, et en faisant trembler la terre sous ses pieds, pouvait enfin se délecter de sa vengeance. En exterminant la race humaine.

Il savait très bien que des êtres vivaient ici. D'ailleurs, un village fut vivement brûlé, et réduit en poussières, tandis que ses habitants n'étaient plus que cadavres carbonisés. La bête riait, fière d'elle. Personne ne pourra l'empêcher de savourer cette douce liberté...

Bahamut:
 

Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1434
Yens : 20
Date d'inscription : 10/07/2016
Localisation : Perdu au sein de Kosaten

Progression
Niveau: 170
Nombre de topic terminé: 84
Exp:
8/12  (8/12)
avatar
Uchiha Rinkyu þ Challenger þ

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Sam 21 Oct - 6:52




feat.Elena & Zoro

Sourde colère

Ambiance


« Je te tuerai !!! Je me vengerai !!! Pour la gloire des Uchihas, j’établirai ma puissance !!! Connais-tu seulement la véritable signification du mot puissance ? Mon Nom est Rinkyu Uchiha, et je te réduirai au silence éternel !!! Pour mon clan, j’écrirai mon nom dans les cieux… Pour mon clan je détruirai chaque mur qui se dressera en face de moi… pour mon clan… pour mon clan… Pour mon clan !!! Pour mon clan, j’assiégerai le monde sans hésitations. »






Je ne vais pas vous tuer, je vais vous écraser si fort que vous regrettrez de m’avoir défié   .




Je vais m’assurer à ce que vous ne voyiez plus jamais la lumière, je vous promets les ténèbres Rinkyu Uchiha   .




Vous allez diriger cette secte d’imbéciles… Les Zayriens. Vous allez m’obéir, parce que vous ne me surpasserez jamais, Et vous le savez  .



Cette dernière voix qui résonna dans mon esprit, fut bien celle de trop, parce que, mes paupières s’ouvrirent lentement, laissant percevoir ma seule pupille rougeoyante. Des cernes étaient bien visibles en dessous de cet œil-là, témoignant du manque cruel de sommeil dont j’étais victime. Toutefois, la passivité de mon visage, ne laissait transparaître qu’une patience forgée. La patience d’une puissance prochaine que j’allais très certainement avoir dans peu de temps. Allongé sur le toit d’une maison, je relevai mon torse avant d’observer les cieux dans sa magnificence. Le vent caressait mon visage, et bien que la sensation fût agréable, le malaise que je ressentais était bien constant. Le Z qui arborait mon front était comparable à une marque de fer brûlante qu’on a plaqué contre mon front. J’étais comme du bétail, marqué par la puissance d’un autre.

Ma colère avait surpassé son paroxysme, mais pire encore, je savais bien que pour le moment, je n’avais pas suffisamment de force pour changer cela. Pour ce faire donc, je ne pouvais que m’entraîner et me reposer en attendant que tout ce que j’avais prévu se mette en place. Mon épée toujours allongée près de moi, mon esprit était paré à toutes circonstances. Mais soudainement, alors que je réfléchissais à ma vengeance future, je décelai des bruits tonitruants se diriger dans ma direction. En me relevant pour me mettre sur mes deux pieds, je vis un monstre gigantesque qui ravageait le village où j’avais décidé de me reposer un léger moment. Le destin n’était pas en faveur de la bête, parce qu’en réalité, j’étais présent.

Sans mouvements brusques, je pris mon épée avant de m’avancer jusqu’au rebord du toit. Mais dans ce qui semblait être une colère aveuglante, la bête ne prêta pas attention à ma légère présence. Elle relâcha donc sur moi un jet de flammes avant de continuer son chemin. Mais sans bouger le moindre muscle, ma pupille évolua d’elle-même, pour par la suite faire jaillir une barrière de chakra presque impossible à franchir. Ma pupille fut suffisante pour me garder, mais pas assez pour sauver la bâtisse sur laquelle j’étais. Pour ce faire, je fis un simple bond sur le côté avant que la maison sur laquelle ne s’écroule. C’est patiemment que j’attendis que le monstre achève son carnage, après quoi, je lui lançai plusieurs Kunais explosifs dans le dos, tout en dégainant Jiro, mon épée.

Tout était fait dans un silence le plus total, et mon regard était toujours mi-clos.

- Viens, bête…

Disais-je avec un timbre vocale qui laissait percevoir toute ma rage et ma colère. Toutefois, ce n’était que vocal. Mon visage était toujours aussi froid.





Revenir en haut Aller en bas
Messages : 133
Yens : 20
Date d'inscription : 03/04/2017
Localisation : Perdue à Minshu

Progression
Niveau: 4
Nombre de topic terminé: 1
Exp:
0/6  (0/6)
avatar
Yuyuko Saigyouji ¤ Inconnue ¤

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Sam 21 Oct - 9:46





Colère & Trahison


feat.Zoro & ?


NB : Bahamut est le démon de l'épée d'Elena. Il a une puissance semblable à celle d'Erimaki. 

ARRRGH ?! Mais qu'est-ce que...?!!

L'ancien roi des dragons, enfermé depuis des siècles dans une vulgaire épée, ne pouvait donc pas s'amuser tranquillement ? Savourer sa liberté ? Non... Il a fallut qu'un imbécile d'être humain vienne le déranger, en lui balançant des couteaux — si on pouvait appeler cela des couteaux ... — minuscules sur son dos. Ces derniers explosèrent brutalement, et réveillèrent en lui une rage si forte, qui le rendit si imprévisible qu'il balaya le village d'un coup de queue, en espérant dégager ce mortel inconscient. 

GRAAAAARGHHH !!! INSOLENT, JE VAIS T'ÉCRASER, BRISER TES OS, TE FAIRE SOUFFRIR AUTANT QUE JE POURRAI JUSQU'À-CE QUE LA MORT TE PRENNE !!!

Et c'est sous ce hurlement de colère qu'il attrapa un morceau de bâtiment pour le jeter violemment sur le petit être, et cracher des flammes sur ce projectile comme pour former une mini météorite. Suite à cela, le titan inspira un grand coup, et rugit une nouvelle fois en laissant s'échapper un tsunami de flammes sur le ninja. 

TU VAS SUBIR LE COURROUX DU MONARQUE DRACONIEN, BAHAMUT LE SUPRÊME !!

Après cela, il se releva sur ses pattes arrières, et frappa de tout son poids le sol pour provoquer un terrible tremblement de terre qui fissura le sol et fit jaillir de la lave depuis. Ses yeux enflammés, il se mit à voler, battant des ailes si puissamment qu'une tempête naquit, et déracina une centaine d'arbres. 

Bahamut:
 

Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1434
Yens : 20
Date d'inscription : 10/07/2016
Localisation : Perdu au sein de Kosaten

Progression
Niveau: 170
Nombre de topic terminé: 84
Exp:
8/12  (8/12)
avatar
Uchiha Rinkyu þ Challenger þ

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Dim 22 Oct - 7:56




feat.Elena & Zoro

Bruyante puissance


Un dragon ? Qui avait la capacité de parler qui plus est… C’était assez surprenant. Une fois qu’on avait la possibilité de communiquer en langue humaine, cela prouvait bien qu’on était supérieure à la race animale. De ce fait, je me demandais bien, s’il s’agissait encore d’une bête. Ou bien un être dépourvu de bon sens ? Qu’importe, car dans tous les deux cas, il allait mourir. Cette information n’avait que bien peu d’importances à mes yeux en tout cas. Le titan était imposant de son corps, mais de mon œil je pouvais bien juger sa puissance réelle. Elle était grande, certes, mais pas suffisamment pour m’effrayer d’une quelconque façon qui soit. Ce fut d’ailleurs la raison principale pour laquelle j’observais le colosse avec la plus grande indifférence. Il cria, essaya de me trancher d’un coup de queue puissant pouvant balayer les maisons. Face à cela, je désactivai ma barrière pour uniquement croiser mes bras en X devant mon corps, afin d’amortir le choc.

Le vent qui se leva dans la zone était immense, et bien que ma protection fut effective, j’étais déjà projeté quelques mètres plus loin. Les pieds légèrement courbés pour me permettre de freiner le recul, j’étais encore immobile, dans ma posture d’origine. Doucement, je me remis en posture droite, avant d’observer encore mon ennemi. Mon esprit mesurait le sien, pour savoir jusqu’où ce dernier pouvait aller ? Pour quelqu’un qui continuait un combat jusque-là en voyant ma puissance, la bête ne devait pas être totalement consciente.

La colère du monstre toujours aussi grande, il prit un morceau de bâtiment qu’il jeta sur moi, avant d’enflammer ce dernier pour faire de l’attaque, une météorite de puissance phénoménale. Doté de mon Sharingan qui analysait chaque micromouvement de la chose, je ne pouvais qu’être encore plus assuré de ma toute-puissance.

- Bahamut le suprême ?! Je t’aurais bien dompté si ton insolence n’était pas aussi flagrante. Mais pour l’heure, je vais simplement te tuer.

Je fis un grand bond dans les airs, pour éviter la météorite, avant de continuer dans les airs pour éviter l’océan de flammes. Le tremblement qui fut généré par le poids monstrueux de l’ennemi, me balança quelques pierres dans ma direction. Sans trop de gênes, ce fut comme une plume que mon corps passait entre les rochers, évitant ces derniers un à un. Je continuai ainsi jusqu’à ce que je me rapproche de plus en plus de mon ennemi. C’est alors que, comme s’il m’avait senti venir, il prit son envol avant de battre des ailes continuellement, comme pour essayer de me maintenir au sol, sur un sol brûlant.

Malheureusement pour l’animal, je savais voler, et ainsi, la terre ferme n’était pas touchée par mon corps. Bien au contraire, j’étais en suspens à bonne distance de la terre ferme. Situé à la même hauteur que mon ennemi tout en observant les flammes qu’il avait généré sur le sol, je repris la parole :

- Devoir anéantir une telle puissance est véritablement regrettable. Mais bon… Certaines insolences se doivent d’être rectifiées pour l’équilibre du monde… Sais-tu, bête, que le pouvoir le plus effrayant de ce monde n’est pas le feu, Mais plutôt la foudre ? Chaque parcelle de mon chakra sera destinée à te faire comprendre cette cruelle et frustrante réalité. Apprête toi à mourir dans un chant strident…

«Raiton – Kaminari no Kami no…

Mes bras se chargèrent d’une masse importante de foudre, qui allait même au-delà de la hauteur de mes épaules, pour se perdre en fibres bleutées dans les cieux. Une pression électrique se ressentait massivement dans mes mains et mon regard ne laissait transparaître aucune pitié, ni même aucun doute. Dans un déplacement d’une rapidité extraordinaire, je me déplaçai vers mon adversaire. En ce qui aurait pu sembler être un battement de cils, j’étais au-dessus de sa tête, relâchant mon attaque dans toute son intensité. La foudre allait frapper sa tête mortellement, et j’allais pour ma part conduire le mouvement jusqu’au sol pour écraser et démolir toute trace de flamme. Ca n’aurait été que la foudre, qui allait régner sur les lieux par la suite.

… Hosha Namida…»

De loin, une colonne de foudre, puis deux, puis trois, puis une dizaine s’élevaient dans les airs. C’était la terre qui s’effritait sous la puissance de mon chakra, renvoyant en plusieurs parties la foudre qu’avait reçue ce Bahamut tout seul. Quelques secondes après que tout se soit légèrement calmé, je me remis sur mes jambes, observant la bête continuellement.





Revenir en haut Aller en bas
Messages : 133
Yens : 20
Date d'inscription : 03/04/2017
Localisation : Perdue à Minshu

Progression
Niveau: 4
Nombre de topic terminé: 1
Exp:
0/6  (0/6)
avatar
Yuyuko Saigyouji ¤ Inconnue ¤

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Dim 22 Oct - 9:58





Colère & Trahison


feat.Zoro & ?


Bahamut... Le terrible roi des dragons... 
Si tout semblait dire qu'il n'était qu'un vilain souhaitant tout détruire... Ce n'était en réalité point le cas. La créature draconienne rêvait simplement de se venger de l'humanité pour l'avoir enfermé injustement dans une épée, après lui avoir volé son cœur, qui offrait l'immortalité. Avant tout cela, Bahamut "le suprême" régnait paisiblement sur un peuple de monstres titanesques, sans même penser aux autres espèces. Il était heureux... Et il avait été condamné... Pour posséder en lui un trésor inestimable.

GRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRGHHHHHHHHH !!!

Ce hurlement... C'était la représentation parfaite de son désespoir, de son affliction de n'avoir pu se venger. 
Il avait enfin réussi à sortir... Pour être tué.
Le monde était si cruel envers lui... Lui qui n'était à l'origine qu'un simple monarque tranquille...

La foudre s'attaquait à lui de manière si violente et répétée... Qu'il ne pouvait plus penser à résister. La mort était là, plus qu'évidente. Et pourtant, le dragon ne voulait pas abandonner... Il continuait de rugir, en espérant sortir de ce piège, mais en vain... 

TU PAIERAAAAAAAAAAAAAAS !!!...

Et une explosion brutale s'en suivit. Une onde de choc qui n'en laissa qu'une terre plate, remplaçant ces beaux arbres, et ce charmant village...
Bahamut disparut pour laisser Elena revenir. Son armure était totalement brisée, et ses vêtements déchirés de partout. Elle s'écroula au sol, les larmes aux yeux, les yeux écarquillés... Et ne respirant plus. Elle n'avait même pas eu la chance de dire au revoir à ses chers parents... Qu'elle venait à peine de connaître. Elle n'avait même pas eu la chance d'avouer à Viola qu'elle était sa mère. Elle n'avait pas eu la chance d'être aimée par l'homme que son cœur avait choisi... Natsume...

Et elle n'avait pas eu la chance de dire à Ellen...
À quel point elle l'aimait, comme sa tante adorée...

Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1434
Yens : 20
Date d'inscription : 10/07/2016
Localisation : Perdu au sein de Kosaten

Progression
Niveau: 170
Nombre de topic terminé: 84
Exp:
8/12  (8/12)
avatar
Uchiha Rinkyu þ Challenger þ

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Mar 24 Oct - 9:58




feat.Elena & Zoro

Faute



Encore… C’était encore une victoire qui s’ajoutait à ma grande liste de victoires. Mais contre un ennemi aussi impuissant, pouvait-on considérer ceci comme un affrontement ? Cela n’était pas certain et en réalité, je n’avais que faire de cela. Pour l’heure, j’avais vaincu. Les Uchihas avaient triomphé par ma lame et mon chakra. Observant d’un regard blasé le corps sans vie du dragon, je rangeai mon épée tranquillement dans mon fourreau jusqu’à ce que le déclic de la garde retentisse dans le silence absolu qui régnait autour de moi. Je fis volte face pour m’en aller, quand un spectacle des plus incroyables se mis en marche. Sous mes yeux, le monstre se changeait.

Il mutait continuellement, changeait de forme pour se rapprocher de quelque chose de peu à peu humain. Ça ne fut qu’après, que je pus voir une jeune femme, étalée sans vie sur le sol. Qui était-elle ? D’où sortait-elle ? Se pouvait-il qu’elle ait été enfermée en plein cœur de cette bête ? Considérer l’existence d’une jeune femme qui avait eu l’impertinence de se laisser avaler par une monstruosité pareille, aurait été me rabaisser. Si elle était une victime – et d’ailleurs, pas la seule victime – ça n’aurait été que de sa faute, la faute de sa faiblesse beaucoup trop grande. Je ne m’embarrassai pas de ce genre de pensées attendrissantes.

- Ta faiblesse a causé ta mort, femme. Tu aurais dû être plus forte.

Sur ces mots, je fis volte face, la laissant là, étalé sur le sol froid de la terre nocturne. Aucune herbe ne décorait ce cimetière de masse. Tout n’était que flammes, lave, et pierres. De la fumée aurait été visible à des lieux d’ici pouvant ainsi rappeler au monde entier – du moins pour ceux qui s’en souciaient – qu’ici, dans cette forêt, une autre bête a été tuée. Et ça a été l’œuvre du plus grand des élus. Un Uchiha dont les pas faisaient trembler la terre et dont les paroles déchiraient les cieux. Le nombre incalculable de meurtres que j’ai commis, le nombre innombrable de vies que j’ai ôté, ont fait de moi une machine à tuer, qui ne trouve la faute de la mort que sur les cadavres. Le monde était rempli de faibles. J’en ai été un, et aujourd’hui, je m’élève doucement.

Sans m’arrêter je m’avançai, m’éloignant à chaque pas de la zone de combat. Mais qui pouvait savoir sur quoi je pouvais encore tomber ?



Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1354
Yens : 395
Date d'inscription : 17/06/2016
Age : 20
Localisation : Perdu quelque part

Progression
Niveau: 166
Nombre de topic terminé: 72
Exp:
10/12  (10/12)
avatar
Roronoa Zoro Le pirate perdu

- En ligne



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Mar 24 Oct - 12:58





怒りと裏切り

feat. La famille





Quelques minutes s’écoulaient depuis que le cœur du bretteur s’emballait inexplicablement. Il ne saisissait pas cette accélération cardiaque, alors qu’aucune situation stressante ne se portait à l’horizon. Serait-il diabétique ? Pour être franc, il percevait quelques vibrations lointaines, et des lumières célestes, mais rien de particulièrement notable.
Il ne se doutait pas une seule seconde que la cause de cette intensité sanguine provenait d’un fait beaucoup plus naturel et affectif : son instinct paternel en éveil. Elena était en danger. Non loin du terrain à carnage, l’épéiste se mit subitement à sprinter tel un candidat qui remarquait la ligne d’arrivée d’un marathon. Il ne savait pas pour quelle raison il se mettait à courir comme un dératé, mais il savait qu’il le fallait. Guidé par l’instinct du père, il ne se perdit pas et atteignit le champ visé plus vite que prévu.
Concentré dans une course effrénée, il n’eut pas le temps de lever la tête pour apercevoir le monstre au-dessus des arbres, tout à côté de lui. En revanche, il entendait des rugissements monstrueux, de la casse, et surtout des cris de détresse. La petite voix d’Elena, prisonnière, au milieu d’hurlements bestiaux à vous en déchirer l’âme, semblait l’appeler à la rescousse. Elle venait directement le chercher aux tripes.

Mais ce fut trop tard… Lorsque le bretteur débarqua, il ne restait plus qu’un vaste cimetière flambé, un tapis rouge sanguin, des arbres noirs en combustion, une horrible odeur de cochon grillé, et surtout… Une femme dénudée, endormie au cœur de ce lit pourpre. Et cet homme, debout, face au corps inerte de la femelle, récitant un dernier flot de paroles avant de faire volte-face vers de nouveaux horizons. Uchiha Rinkyu. Qu’est-ce qu’il faisait là, ce sale fou ?!
Une vision des enfers, sublimée par la tragédie inouïe qu’elle renvoyait pour le pirate : le meilleur ami tuait sa fille dans un décor infernal à base de feu et de sang. Un vrai Shakespeare, une scène que le pirate surprenait désagréablement.
Cette chevelure blonde comme les blés, ce teint éclatant de pureté, il reconnaissait sa fille entre ses lambeaux d’armure brisée, tout comme l’était sa vie à cette heure.
Perturbé, ne trouvant pas la bonne façon de réagir, il se laissa porter vers le corps gisant au sol, la marche tremblotante. Au fur et à mesure qu’il approchait de ce cadavre qu’il fixait, horrifié, la mort de sa progéniture s’ancrait au sein de son sang. Elle apparaissait nettement, tout comme cette silhouette meurtrière qui disparaissait au loin, laissant derrière lui un enfant sans vie dans les bras de son père. Il s’arrêta, en face d’Elena, inconsciente pour l’éternité. Il demeurait de marbre face à ce spectacle macabre, serrant les poings discrètement.

Jamais de son vivant, Zoro ne reconnut Elena comme étant sa fille. Il s’y était fait, mais il n’avait jamais démontré une quelconque considération pour elle, ou même prit ses responsabilités de daron. Il la voulait en dehors de sa vie, refusant catégoriquement qu’elle vienne empiéter sur ses projets, mais il n’avait jamais désiré sa mort. Il l’incitait à poursuivre également ses rêves, sans laisser personne les entraver. Il la poussait à devenir plus forte pour les atteindre. Et tout ce qu’il espérait en tant que père pour sa fille, se ruinait misérablement devant lui, comme un vulgaire bout de papier déchiré. Un véritable échec. Quelle espèce d’enfoiré pouvait ôter un bien aussi précieux que la vie à une jeune fille à la fleur de l’âge, à qui il demeurait encore tant d’expériences à explorer.. ?! Qui était cet homme de l’ombre pour commettre un tel acte de cruauté ?
Il ne pleurait pas. Il dirigea un regard ténébreux comme les abysses vers cette amitié brisée, et prononça sombrement, mais assez fortement pour que ce dépôt de satan puisse se retourner.


Uchiha Rinkyu…. !
  


Il savait pertinemment qu’à l’appel de son nom, le shinobi se retournerait. Pendant ce temps, le pirate s’élança en direction de l’assassin. Des pas fermes, une démarche déterminée et rapide, la tête légèrement abaissée, les artères gonflées à bloc, c’était la dégaine du mec enragé qui allait casser des bouches pour venger son sang.

Il parvint à la hauteur du ninja, s’immobilisa en face de ce pseudo homme d’honneur, et agrippa l’une de ses épaules… Comme un ami… Un ami légèrement agressif, et avec une sacrée poigne quand même, n’hésitant pas à renforcer son emprise titubante. Il pouvait lui déboîter l’épaule s’il continuait ainsi à la lui bousiller. A la place, il desserra, et ramena sa forte main à la base du cou de ce traître :

Qu’as-tu fait… A ma fille….  ?!
  


Remontant doucement le long de sa gorge, il finit par la saisir férocement, et vint se jeter contre le sol, entraînant bien évidemment l’homme qu’il tenait avec lui dans sa chute, afin de le plaquer avec une sauvagerie inattendue.
Il grimpa à califourchon sur lui, maintenant cet étau autour de son cou, rêvant de l’étouffer jusqu’à sentir son dernier souffle essayait de traverser sa pauvre trachée broyée par la main colérique du pirate. Ce dernier n’était plus que l’ombre de lui-même. Une force sombre embrasait son être, et l’invitait à étrangler, découper, cogner jusqu’à la mort cet insecte infâme.

Rinkyu se préparait certainement à se débattre. Mais pour le moment, tout se passait si rapidement, que Zoro profita du temps que le shinobi s’adapte pour venir fracasser son poing libre blindé de haine sur le visage du meurtrier. Chaque coup qu’il assénait à ce faux frère, cassait un souvenir qui les unissait, et il comptait frapper jusqu’à exterminer tout sentiment envers cette catin. Et il recommença, prenant le crâne de son ami dans l’intention de le briser contre les pierres, avec une hargne bestiale. Il ne ressemblait plus à un humain, mais plutôt à un animal blessé par une trahison. Son œil émeraude ne laissait plus passer aucun brin de lumière, il voulait juste tuer cette racaille comme jamais il n’avait désiré la mort de quelqu’un.
Mais alors qu’il s’apprêtait à rattraper le visage du shinobi pour l’écraser sur la caillasse brute, une vive brûlure le força, à son plus grand regret, à rouler sur le côté, libérant ainsi sa proie. De toute façon, Rinkyu n’aurait pas tardé à riposter, bien que légèrement sonné..

En vérité, il ressentait des picotements depuis qu’il avait posé sa main sur le ninja, et bien que la douleur s’intensifiait, sa rage avait permis jusqu’à lors d’ignorer les effets. Mais cette fois, la souffrance était à un point que même sa colère noire ne suffisait plus à résister à la puissance de ce supra sceau divin. Il tenta de se relever pour abattre son poing sur le brun, mais une nouvelle fois le dragon dessiné sur son cou scintilla afin de l’en dissuader.
Se tordant de douleur, couché sur le dos, il  ramena sa main jusqu’à son scceau, et il gratta…Gratta, gratta frénétiquement jusqu’à le faire saigner, arracher des petits bouts de chair... Attaquer un gars de son clan n’était plus possible pour le bretteur sans subir le revers ardent de la médaille. Merde… Quel père indigne il faisait, même pas en capacité de venge le meurtre de sa fille, enchaîné à la cheville d' un Dieu dégueulasse qu’il méprisait de plus en plus :

LAISSE-MOI BUTER CET ENFOIRE LONG !!
  


L’homme se retrouvait à se battre contre lui-même, au lieu de se battre contre ce Sheitan !
« Il faut battre le fer quand il est chaud. Il faut battre le frère quand il est faux ». La raison quittait son pauvre corps, submergé par un flot d'émotions incontrôlables.

Pour le correcteur :
 

.
[/size]
[size=15]
.



† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
Fiche Technique


Dernière édition par Roronoa Zoro le Mer 25 Oct - 1:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1615
Yens : 373
Date d'inscription : 11/03/2016
Localisation : Forêt Luxuriante

Progression
Niveau: 117
Nombre de topic terminé: 51
Exp:
6/12  (6/12)
avatar
Ellen ♀ La grande dévoreuse ♀

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Mar 24 Oct - 17:12







Colère & Trahison




feat.Le papounet & le meurtrier


Viola's theme

Elena... Elena était ma fille.
La grande femme aux cheveux dorés, aux yeux de la même couleur, et arborant une armure noire... C'était... Ma fille...
Pourquoi avoir mis autant de temps pour me le dire ?... Ellen ne m'a pas répondu. Elle était restée muette, coupable, navrée, et moi, sous la colère, j'étais partie en claquant la porte derrière moi. Ma fille... Elle ne l'avait donc pas tuée. Elle l'avait élevée... Depuis tout ce temps... Elena... Ellie... Ma chère Ellie ne m'avait même pas reconnue...

Sortie dehors, je faisais les cent pas, nerveusement, tentant désespérément de me calmer. Les gargouilles, sur les toits, me fixaient d'un air intrigué, de leurs grands yeux rouges. Mais c'est lorsque que je sentis le sol trembler que je m'arrêtais de tourner en rond, inquiète. Un cri s'en suivit. Un cri féminin étouffé parmi d'autres, bestiaux, implorant de l'aide. Cette voix... Je pouvais la reconnaitre entre mille... C'était ma fille. Ma fille qui m'appelait. Ma fille était en danger !

Terriblement anxieuse, prise de panique soudaine, je partis en courant, sans m'arrêter, sentant la température monter, commençant à suer, comme si des flammes étaient proches. Je pouvais les entendre crépiter sauvagement... Je pouvais entendre ces hurlements d'innocents... J'avais un très mauvais pressentiment.
Poussée par ce puissant instinct maternel, moi, mère effrayée, je cherchais ma fille dans toutes ces flammes, dans ces débris de maisons... Tandis qu'un troupeau d'animaux épouvantés s'enfuyaient en poussant des gémissements stressants. 

Et je la trouvai enfin. 
Elle était là couchée, blessée de partout. De mon côté, je ne pouvais pas voir son visage. Alors je pensai qu'elle était simplement évanouie... 
Mais c'est lorsque je la retournai vers moi... Que j'eus un terrible choc.

Ellie... Ma chère enfant...
Ellen t'avait fait perdre la mémoire... Et moi, je ne t'ai pas reconnue à temps... À temps pour te reprendre dans mes bras et dire à quel point tu m'avais manquée... Et te dire que j'étais ta mère. Ta mère qui t'aimait...
Et qui t'aimerai toujours...

Ellie... Maman est là... Ellie... Réveille-toi..., suppliais-je en éclatant en sanglots,Ellie non... ELLIE !! ELLIE, RÉPOND MOI !!!... DIS QUELQUE CHOSE !!!... ELLIIIIIIE !!!...

C'était les cris d'une mère.
D'une mère qui venait de perdre la chose la plus précieuse qu'elle avait. 
Son enfant. Son enfant adorée...
Son enfant qui était partie sans lui dire au revoir... Et cela, pour l'éternité.

Je posai ma tête contre ce corps endormi pour perpétuité...
Gémissant, jappant, hurlant pour la réveiller...
Mais au fond, je le savais. Elle n'était plus là. Et elle ne reviendra pas.
J'étais arrivée trop tard... Et je ne voulais pas me l'avouer.
Je ne voulais pas assumer ce décès trop brutal. Trop inattendu... Trop injuste.

Je n'entendais plus rien. Plus rien. 
Je ne voyais plus rien d'autre que le cadavre gisant de ma fille...
Alors, d'un geste lent et hésitant, je refermai ses yeux, et séchai ses larmes. 
Elle non plus ne voulait pas s'avouer morte. Et pourtant...

Ellie... Reviens... Maman est là... J-je... Je t'en... Prie...

Quoi de plus horrible pour une mère de voir son enfant mort, sans avoir pu faire quelque chose pour arrêter cela ?


“A girl who was hated...”
Ellen's voice ~ Battle theme ~ Theme de base
Viola ~ (MAJ):
 

L'Impératrice des enfers... (+ dessin):
 
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1434
Yens : 20
Date d'inscription : 10/07/2016
Localisation : Perdu au sein de Kosaten

Progression
Niveau: 170
Nombre de topic terminé: 84
Exp:
8/12  (8/12)
avatar
Uchiha Rinkyu þ Challenger þ

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Mer 25 Oct - 3:53




feat.Elena & Zoro

Pourquoi



À la fois profond comme les tréfonds des enfers, mais aussi silencieux comme la voix de la mort, mon esprit était bien serein en mon être. Aucun regret, aucun remords, aucune preuve de faiblesse, plus rien ne pouvant marquer une quelconque trace de vaine humanité n’entachait mon esprit. Même la froideur de mon visage semblait plus expressive que le calme béant qui régnait en moi. Cela ne m’était encore jamais arrivé, d’être aussi passif… surtout après la vue du corps sans vie d’une jeune femme innocente. Seulement mon esprit plus que jamais s’était forgé. Sous une douleur qui dépassait l’entendement, sous les mains de ce Jinn, j’avais à la fois perdu une partie de ma raison mais aussi de mon humanité. Les cieux nuageux s’éclairaient par endroits, comme pour préparer un orage futur, alors que j’avançai. Une pluie violente se préparait, c’était certain.

Mais cela ne m’inquiétait aucunement. Le temps, les hommes, les bêtes, plus rien ne m’impactait n’importe comment. J’avais évolué, encore une fois, et je le savais mieux que quiconque. Comme surpris moi-même par ce résultat, ma main vint se mettre en face de mon visage, afin que je puisse détailler avec précision les traits qui y étaient dessinés. Mon regard était sombre, bien plus assombri qu’à mon habitude. C’est alors, qu’un hurlement de colère se fit entendre derrière moi. Cette voix m’était si familière, mais l’intonation elle, semblait plus originale que d’habitude. C’était confus, incertain, mais surtout chargé d’une intention combattive qui était légèrement surprenante.

D’une simple rotation de la tête, je me permis d’observer par-dessus mon épaule, la venue rapide du bretteur à trois sabres. Roronoa Zoro. Son allure ne laissait rien présager, mais avant que je ne me rende compte qu’il avait une dent contre moi, je fus l’objet d’une colère incroyable. Une déferlante de coups s’abattit sur moi, bien que mes tentatives pour me reprendre furent vaines. Roronoa Zoro, la seule véritable personne pour qui j’avais une certaine considération pour les talents guerriers, m’attaquait lâchement dans le dos, par surprise. Ça aurait pu être blessant, mais ça ne m’affectait aucunement. La seule chose de bien surprenante, fut sa colère subite et insoupçonnée. Voulait-il enfin se mesurer à moi ? C’était la seule hypothèse possible.

- Ta colère est réelle. Aussi réelle que ma volonté de te vaincre, Pirate à trois sabres.

Soudainement, il baissa sa garde pour une raison que je ne voulais même pas connaître. Cela me permit de le propulser loin de moi avec un simple coup de pied. Cela fait, je me relevai avant de l’observer se tortiller de douleur. Il était si pitoyable, mais également si fort… N’ayant pas dégainé son épée pour me combattre, tout laissait supposer qu’il voulait en finir avec les mains. Bien, même si je ne me battais qu’avec le crâne, j’allais le vaincre.

- Long n’a que faire de ses élus, Zoro… Tu ne fais aucune exception à cette règle.

Pressant mes poings pour en faire des massues, je frappai sans aucune retenue le crâne de mon ennemi, pour confronter ce dernier avec le sol. Je ne me limitai pas qu’à un seul coup, mais repris l’exercice encore et encore, rependant à chaque coup un peu plus de sang sur le sol grumeleux qui avait fait office de champ de bataille. Mes phalanges rougies par le sang du cheveux vert, ne m’empêchaient pas d’augmenter en ardeur. Vingt, trente, cinquante, une bonne centaine de coups devait certainement avoir été reçues par mon ami, ou du moins ce qu’il pouvait en rester. Je me relevai alors, avant de le prendre par les cheveux pour le mettre à genoux en face de moi.

- Il me serait si simple actuellement de te soumettre à ma volonté, si simple pour moi de t’achever… tu me déçois grandement Roronoa Zoro… Mais pour ta faiblesse, et ta lâcheté, je te condamne à mort.

Comme le bourreau que j’étais, je dégainai mon épée, avant de tendre l’acier fin et bien taillé de ce dernier droit vers le cou de mon interlocuteur. Il était à quelques centimètres de son cou, et mon regard céruléen perforait ce qu’il restait de l’émeraude du pirate borgne. Mais comme troublé par un million de sentiments que j’avais cru avoir oublié, je restai statique. Nous avions partagés tant, pour ne pas dire tout. Et il ne faisait aucun doute qu’en Kosaten, je n’avais jamais eu de pareil allié. Mes paupières se rapprochèrent l’une de l’autre un moment encore, alors même que je pliai mon bras pour m’apprêter à le tuer. Mais quand, pour l’achever il ne restait plus qu’un simple mouvement, je restai statique, sans pouvoir faire la moindre autre action.

- Pourquoi Zoro ? Pourquoi ne te défends-tu pas ? Pourquoi m’attaquer seulement aujourd’hui ? Pourquoi cette colère qui est loin de cette assurance que je te connais ? Pourquoi ?




For the corrector:
 
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1354
Yens : 395
Date d'inscription : 17/06/2016
Age : 20
Localisation : Perdu quelque part

Progression
Niveau: 166
Nombre de topic terminé: 72
Exp:
10/12  (10/12)
avatar
Roronoa Zoro Le pirate perdu

- En ligne



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Mer 25 Oct - 12:33





怒りと裏切り

feat. La famille





Un jour, vous partagiez du saké ensemble, et un autre, cet ami était prêt à vous tabasser à mort pour une obscure raison. Les amitiés, même les plus solides, passaient parfois par de sombres phases. On ne se reconnaissait plus, on ne se comprenait plus, mais seule la véritable amitié parvenait à revenir des enfers. Aujourd’hui, c’était l’amitié de l’Uchiha et du Roronoa qu’on mettait à l’épreuve. Leur affection l’un pour l’autre se redresserait-elle après s’être fait massacrer, piétiner, souiller de la sorte ? Zoro lui crachait allègrement dessus, et Rinkyu suivait les pas du bretteur.

Il se tortillait comme un ver de terre fraîchement coupé en deux, minable. Et comme si cet handicap vis-à-vis du sceau ne suffisait pas, le grand brun ténébreux rajouta un grand coup de pied humiliant pour repousser symboliquement son agresseur incompris. La souffrance du sceau le faisait suffoquer, le brûlait de l’intérieur, à tel point qu’il se sentit seulement rouler suite au coup de son ami. Un coup accompagné d’une réplique que l’épéiste n’était pas en mesure d’écouter, mais qui pourtant, le calma sur une courte durée. Long était le roi des cons au pays des emmerdeurs, il le savait, alors pourquoi le suppliait-il presque pour obtenir une faveur ? C’était remarquablement débile, et le ninja s’empressa de le lui rappeler.

Il donna suite à cette phrase, mais cette étape s’avérait légèrement confuse dans la tête du pirate. Probablement parce que recevoir une ruée de poings ne vous rendait pas des plus lucides… Plus fracassants les uns que les autres, ils ne s’arrêtaient pas de tomber sur son visage de père en deuil. Tous ces coups lui rappelaient ses échecs, ses regrets et ses faiblesses. Les coups de poings de l’Uchiha variaient de saveur en fonction de ces trois attributs. Le coup de poing de l’échec piquait, rongeait la peau frappée, voire la cisaillait finement. C’était acide. Tandis que le coup du regret étouffait, empoisonnait pernicieusement, et laissait ce goût du sang au fond de la bouche. C’était amer. Quant aux coups de la faiblesse, c’était les pires. Ils déchiraient, broyaient, incendiaient le visage du pirate. C’était brute.
Tel était la manière dont Zoro recevait la violence de son ami. Cet ami qui ignorait certainement combien chaque phalange qu’il éclatait sur la face du pirate démuni apportait un message à ce dernier. Si ces poings lui renvoyaient plus que de la simple douleur physique, on l’expliquait par le fait que le bourreau n’était pas n’importe qui, mais Uchiha Rinkyu, son plus grand allié jusqu’à ce pénible instant.

Noyé dans son propre sang qu’il ne cessait de crachoter ou de perdre par le biais d’une arcade explosée, un nez en hémorragie, une joue fendue ou autre, le sabreur ne savait plus où se situer. Cette véhémence inouïe le désorientait plus qu’il ne l’était, plusieurs vertiges et nausées l’envahissaient, et il ne pouvait même pas se défendre sérieusement sans ressentir la main de Long compresser sa cage thoracique. Voleur de liberté.
Une fois le fléau terminé, une poigne attrapa ses cheveux sans aucune considération pour le forcer à se relever à genoux. On essayait de lui arracher sa mauvaise herbe poussée sur la tête ou quoi ?
Bref, il s’agissait ici d’un acte cruellement humiliant, qui ne laissa pas indifférent le bretteur. Cet homme en face de lui tourmentait son honneur.

A genoux, devant la fière allure d’un grand homme, le sabreur blessé inclinait légèrement la tête, le temps de reprendre ses esprits. S’il avait pleinement conscience de sa posture soumise, il se flinguerait probablement la cervelle. Qu’est-ce que Rinkyu lui infligeait ? Oser réduire, rabaisser, déshonorer son brave ami de la sorte ?!
Plongé dans un état second, le Zoro dégoulinait, voire pissait le sang. D’innombrables filets pourpres ruisselaient le long de son corps, jusqu’à devenir décorer la caillasse fade du sol. Les mots prononcés du shinobi résonnaient clairement au sein de ce qui restait de Zoro. Mais il ne les prit pas pour autant en considération. Il préférait laisser ce sublime guerrier faire son travail. Une vie en captivité ne l’intéressait guère, il refusait d’être la chose de Long jusqu’au dernier jour. Il ne souhaitait pas d’une moitié de vie, il la désirait pleine ! Avec cette chaîne invisible à son cou, il se sentait comme un fauve en cage. Cette vie ne méritait pas d’être vécue.

La pointe d’un sabre approcha son cou, frôlant sa chair qui ne demandait qu’actuellement à être tranchée. Il n’émit aucune réaction, attendant sagement son sort. Pitoyable. Où était Roronoa Zoro ?
Peut-être qu’une part de lui était mort avec sa fille, là-bas. Encore une qu’il n’avait pas su protéger. Encore une faiblesse de plus sur la longue liste à exterminer. Puis cet homme à la prunelle foudroyante, Rinkyu, qui le condamnait à mort pour faiblesse sur un ton tranchant. Il était froid, comme une brume funeste s’abattant sur un monde post-apocalyptique.
Il attendait, mais sa mort ne venait pas. Pourquoi cet imbécile le faisait patienter ? Le méprisait-il à ce point pour faire perdurer son supplice ? Zoro était tout à lui, alors pourquoi n’en finissait-il pas ?
Au lieu de le terminer, il s’élança dans un interrogatoire, maintenant toujours son épée en suspension. Au moindre mouvement, le pirate risquait de se faire planter.

Evidemment, le shinobi ne savait rien. Il n’avait pas été mis dans la confidence. Si l’escrimeur recouvrait un semblant de sa précieuse raison, qui prédominait toujours sur ses émotions, à l’accoutume, il noterait combien il était absurde, voire injuste d’en vouloir à quelqu’un qui ignorait tout de lui. Jamais Zoro ne lui avait parlé de son aventure tumultueuse avec Viola, et de cet enfant accidentel. A peine avait-il fini par l’accepter, que son meilleur ami passait derrière pour la lui enlever. C’était pas de chance.
En tout cas, ces questions poussaient l’homme à ordonner ses pensées. Il se voyait là, à genoux devant un ancien ami, incapable de le tuer, faible, et qui désirait mourir. Vraiment ? Abandonner ses rêves pour de telles conneries ? Qu’est-ce qu’il lui prenait ? Qu’est-ce que c’était que cette scène pitoyable ? A quel moment pouvait-il penser à renoncer aussi lâchement ? Ne serait-ce pas là le paroxysme d’une faiblesse qu’il redoutait tant ? Il se comportait comme un moins que rien.
Ca y était, sa raison reprenait doucement mais sûrement le dessus. Il se trouvait drôlement con. Et…

En y repensant avec du recul, le bretteur ne put qu’arborer une esquisse. Esquisse assez visible, que Rinkyu pouvait probablement remarquer. Une esquisse, qui étrangement, généra un pouvoir inopiné. L’esquisse de l’éveil, de la fierté. Ce fut alors qu’un rire étouffé s’invita à la scène, un rire pathétique, montant en crescendo, de plus en plus fort jusqu’à définitivement sortir de sa gorge. Le pirate entra dans un sordide fou rire, sarcastique. Il ressemblait à un fou. La perte de sa fille chamboulait ses humeurs, à coup sûr. Cela surprendrait, voire dérouterait le brun qui venait tout juste de lui poser une série de questions. Il ne s’attendait certainement pas à un rire pour réponse. Il pourrait croire qu’il se foutait de sa gueule, sur un malentendu, alors qu’il se moquait en réalité de lui-même, de ce tableau pathétique. Un Zoro abandonnant ses rêves et à genoux devant un vulgaire ninja ? Sérieusement ?
Il releva son visage vers le ninja, soutenant son regard intensément, le rire toujours au bout des lèvres avant de se calmer et répondre, légèrement amusé, comme s’il ne prenait plus rien au sérieux :



Et toi, depuis quand faire pleurer des mères est devenu ton passe-temps ?!

  


Rétorqua-t-il en braquant son regard vers la détresse de Viola qui gémissait au loin, avec le corps de sa fille blottie contre elle, indiquant ainsi au jeune insolent au-dessus de lui de jeter un coup d’œil sur elles. Il répondait à ses questions par cette question, il espérait que l’Uchiha fasse marcher son cerveau. Puis, le sabreur reporta à nouveau son œil dans celui de son rival, tentant de percer cette couche opaque qui recouvrait sa pupille. Si les yeux étaient la fenêtre de l’âme, alors pourquoi il ne percevait plus rien dans le regard de son ami ? Il était comme absent de lui-même, fermé de sentiments. Un écorché vif. Zoro ne se doutait pas qu’un Zayro était encore passé par là, mais ça commençait à bien faire. Ce grand enfoiré volait l’âme de ses victimes. Rinkyu en était le parfait exemple.
Finalement, le pirate abandonna et abaissa sa tête vers le katana braqué sur lui. Il enroula subitement sa main autour de la lame et la serra, jusqu’à écorcher sa paume :

Si c’est mon sang que tu veux, je te l’offre…
  


Il laissa son liquide de vie lécher lentement la lame de son ami, avant de rajouter avec un charisme propre à lui :

Si c’est ma vie que tu veux, prends-la tant que tu le peux, car de mon côté, je n'aurai aucune pitié pour toi.
  


Sa main se balada vers ses trois katanas, dans l’espoir d’en dégainer un et parer le coup du shinobi au dernier moment, si jamais il voulait passer à l’acte. Il le testait. Il voulait voir où en était le célèbre Uchiha dans sa descente aux enfers, s’il avait changé au point d’abattre son propre frère. As-tu vendu ton âme au diable Rinkyu ?
« Que reste-t-il de l’homme que j’ai connu ? »

.
[/size]
[size=15]
.



† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
Fiche Technique


Dernière édition par Roronoa Zoro le Mer 25 Oct - 16:30, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1615
Yens : 373
Date d'inscription : 11/03/2016
Localisation : Forêt Luxuriante

Progression
Niveau: 117
Nombre de topic terminé: 51
Exp:
6/12  (6/12)
avatar
Ellen ♀ La grande dévoreuse ♀

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Mer 25 Oct - 14:29







Colère & Trahison




feat.Le papounet & le meurtrier


Viola's theme

Affliction. Rage. Folie.

Ces trois mots... Pourtant si forts, si intenses... N'exprimaient pas assez bien ce que je ressentais actuellement. C'était... Puissant. Douloureux. Insupportable !!
Je relevai la tête doucement, une part de mon ombre se redressant pour prendre l'apparence d'une énorme hache à la lame étincelante. Elle goûtera à la chair de celui avait osé me voler ma fille... Elle y goûtera... Au savourera lentement... Sous un chant de cris de douleur. Il allait payer...

Debout sur mes deux pieds, le dos courbé légèrement vers l'avant tel un véritable mort-vivant, je pouvais sentir deux auras dans les environs. L'une d'entre elles appartenaient à Zoro... L'autre, appartenait à la personne que j'avais perçue de loin. Cela ne pouvait qu'être le coupable... Et mes doutes furent confirmés lorsque je vis Zoro, proche de se faire décapiter.

Prise d'une hystérie abominable, je courus si vite que les arbres s'en penchèrent, et frappai violemment de ma jambe le satané visage de cet homme qui voulait ôter la vie à la dernière chose qui me restait de ma fille... Son père. Ma force s'était accrue si grandement et brutalement que cela me surprit moi-même. Cette puissance... Elle ne m'appartenait pas. Pas totalement en tout cas... 
J'avais donc fait assez reculer cet enfoiré, cette merde que j'allais massacrer, pour avoir le temps de me retourner vers Zoro, et... De l'embrasser fougueusement, des larmes dégoulinant encore abondamment sur mes joues. 

... Tu n'as pas le droit de partir tu m'entends ...? Tu n'as pas le droit ..., je continuai, lui caressant une joue, et le dévisageant, semblant complètement détruite, Je t'aime... Te perdre aussi... Me rendrait complètement folle.

Je soupirai en fermant les yeux, avant de me relever, en l'entraînant avec moi. 
Je lançai quelques regards au sale catin qui avait torturé ma progéniture, avant de recroiser à nouveau le regard émeraude du sabreur, l'air austère :

Tu as l'air de connaître ce salop... Je te laisse donc t'occuper de lui..., chuchotai-je d'une voix beaucoup plus grave que la normale, avant de lui déposer un dernier baiser sur les lèvres. 

Je voulais me battre, moi aussi, mais sachant à quel point Zoro voulait lui casser la gueule m'avait fait réfléchir, et juste imaginer cette pute se faire fracasser le crâne par lui me ravissait. Me plaisait. Me faisait frissonner. 

Je me décalai donc, fixant l'autre homme à cache-œil avec un dédain incommensurable, hache sur l'épaule, prête à réagir quand il le faudra. Je tremblais de désir. D'envie de l'éventrer, de jouer avec tous ses organes, et le faire souffrir tant qu'il est encore vif... 

C'était tout ce qu'il méritait pour m'avoir volé mon enfant.

Serrant les poings, je me retenais d'agir trop tôt, le blanc de mes yeux devenant noir, et mes iris passant du vert au rouge sang...

Je ne pus me retenir d'hurler ces mots, sauvagement :

TOI, SAC À MERDE, TU VAS PAYER POUR ÇA !! TU VAS SOUFFRIR, SOUFFRIR LONGUEMENT !!!, je continuai, abaissant le ton, et, prise de folie, je souris d'un air sarcastique, Tu vas hurler... Hurler si longtemps et si fort que tu en perdras la voix... Tu verras..., ricanai-je diaboliquement.

Un sadisme s'était développé en moi, envers ce sale chien. Moi qui ne voulais que le bonheur des autres... Et qui parlais sans aucune vulgarité... Ce changement brutal pouvait surprendre n'importe qui me connaissant.


“A girl who was hated...”
Ellen's voice ~ Battle theme ~ Theme de base
Viola ~ (MAJ):
 

L'Impératrice des enfers... (+ dessin):
 
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1434
Yens : 20
Date d'inscription : 10/07/2016
Localisation : Perdu au sein de Kosaten

Progression
Niveau: 170
Nombre de topic terminé: 84
Exp:
8/12  (8/12)
avatar
Uchiha Rinkyu þ Challenger þ

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Ven 27 Oct - 12:20




feat.Elena & Zoro

La naissance du deuxième démon de Fuyu

Ambiance

Que ressentait-on ? Que ressentait-on quand on se retrouvait ainsi, en proie à la mort ? Que ressentait-on quand on ne pouvait rien faire et que son bourreau scrutait sur notre visage chaque marque de frayeur, de fierté ou même de désespoir ? Que ressentait-on quand le bourreau en question, se trouvait être le seul et véritable ami qu’on avait eu dans le monde ? Mon simple esprit ne pouvait véritablement pas imaginer cela. Il m’était impossible de ressentir ce que Roronoa ressentait à ce moment-là. Certainement parce que j’avais perdu mon humanité suite au traitement de Zayro, ou bien parce que cela me semblait impossible de me retrouver dans une telle situation… Je ne savais pas.

Ce que je savais en tout cas, c’est bien que j’avais en face de moi, mon premier ami, et mon dernier rival. Il était comme incapable d’utiliser ses pouvoirs pleinement, pour une raison qui m’échappait totalement. Cela ne m’empêcha pas le moins du monde à maintenir le bras droit levé dans la direction de ma gauche, tenant fermement mon épée pour trancher la gorge de Roronoa à tout moment. Je n’avais aucune envie de témoigner d’une quelconque pitié, mais je ne pouvais simplement pas me résoudre à l’achever maintenant. Peut-être aurions-nous encore pu nous entendre, peut-être que l’extrême n’était pas tant nécessaire. La victoire était mienne, et je le savais. C’est pour cela que j’attendais avec impatience les réponses à mes questions. Mais au lieu de les répondre….

le pirate fit tout autre chose.

Ma pupille rétrécit au cœur de mon œil, quand je constatai ce qu’il se passait. Un sourire, léger, perdu dans ce visage sanglant et endolori s’était dessiné sur le visage méconnaissable du bretteur. Et la question qu’il me retourna, me fit frissonner dans mon fond intérieur. Loin d’être de la peur, ou même encore de la surprise, je me retrouvais en train de trembler intérieurement. C’était quelque chose de plus complexe qui se déroulait en moi, plus floue qu’une émotion, moins palpable qu’une pensée. Il s’agissait d’une sorte d’éveil qui avait été causé par la seule personne que je pouvais encore écouter dans ce monde. « Depuis quand faire pleurer des mères est devenu ton passe-temps ? ».  Un calme béant régna directement autour de moi. Et même les grondements célestes, aussi déchirants auraient-ils été, ne parvenaient pas à mes oreilles.

Sous la fureur ou l’excitation, dans les mouvements brusques et puissants, j’avais fermé mes sens pour me concentrer sur Roronoa, jusqu’à oublier la présence d’une tierce personne. Cette personne était une jeune femme dont les cris de douleurs ainsi que les supplications raisonnaient de plus en plus forts dans mon esprit. Le vide silencieux qui était autour de moi, se comblait doucement de cris, de gémissements jusqu’à ce que je n’entendais plus que cela. Elle semblait être dans mon esprit, criant à tue-tête afin de rappeler à elle son enfant.  Cette simple chose, sema le doute dans mon esprit. Etais-je vraiment le responsable de la situation actuelle ? Avais-je vraiment tué cette jeune fille ? Comment avais-je pu croire que cela n’était pas mon œuvre ? A quel point, ressemblais-je à ce que j’avais toujours déprécié ? Roronoa Zoro, il me fixait de son sourire incertain, alors que moi, je paniquai, même en état de force.

Je suivis alors le mouvement de tête du bretteur, pour observer la jeune femme que je reconnus directement. Quelques flashs visuels me revinrent en mémoire et un seul nom parut clairement dans ma tête: Ellen. Cette jeune femme aux cheveux dorés était peinte dans le château de la sorcière. Mais j’ignorais qu’elle avait un rapport avec Roronoa Zoro. Je ne comprenais toujours pas. Zoro était-il un justicier ? Qui venait en aide à la veuve et l’orphelin ? Me prenait-il pour un monstre ? Qui abattait les jeunes filles par envie ? Celui que je prenais comme ami, ne m’avait donc jamais compris, ce mécréant me pensait capable de telles choses…

Les guerriers n’échangeaient pas leur opinion par les paroles, mais plutôt par les armes et les regards. Et en ce jour, mon opinion était ciblée sur la colère qui bouillonnait en moi. Une  colère de l’incompréhension dont j’étais la victime. Mon regard aussi dur revint observer le bretteur, alors  que, une expression de colère se dessina peu à peu sur mon visage. Il ne me disait rien, mais voulait me juger. Qu’importe, je n’avais donc plus besoin d’un être pareil dans mon entourage.

- Roronoa Zoro…

Ma voix était chargée d’une rage qui s’entendait au grincement de mes dents serrés. Comme pour me montrer sa détermination, mon adversaire empoigna ma lame jusqu’au sang, demandant de lui prendre le sang ou même sa vie si cela m’enchantait. Si aujourd’hui, je ne le tuais pas, ou bien même que je venais à le faire, lui, ne me raterait pas. Son message était assez clair. Mes mains pressèrent ma lame et des veines paraissaient plus clairement sur mes bras … Je voulais des explications, mais il n’était clairement pas prêt à m’en donner.

Mais en même temps, je ne pouvais pas me résoudre à le tuer, aussi faible, aussi incompétent… Ma pupille rouge sang ainsi que mon chakra perturbé qui se débattait dans tous les sens, j’étais là, immobile, observant ce guerrier. Je ne voulais plus rien ressentir, je voulais détruire nos liens qui m’affaiblissaient. Ni complicité, ni amitié, ni rivalité, rien… Je ne voulais plus rien. Il m’avait déçu, et pire encore, je voulais malgré tout le comprendre. C’était une faiblesse pour moi, une faiblesse inutile, dont je n’étais pas encore prêt à me libérer.

- Que ta dernière volonté… soit respectée.

Calculant d’avance le moment de sa réaction avec son épée grâce à la parfaite anticipation de mon Sharingan, j’assenai un violent coup d’épée dans la direction de Zoro. Il allait très certainement parer cette offensive. Me permettant donc d’envoyer mon pied droit vers son menton, pour tenter à tout hasard de lui déraciner une dent dans la volée. Mâchoire solide ou pas, cela ne m’inquiétait plus. Je voulais surtout lui montrer, qu’il devait désormais me détester, qu’il devait me haïr.

Parce que, je n’aurais pas pu le tuer, il aurait fallu que lui, plus tard, le fasse. Il devait me tuer, une fois mon rêve accomplit et pas avant.

A ce moment-là, je me coupai de tout ce qui aurait encore pu faire de moi ce que j’étais auparavant. Avec ce simple coup de pieds, je venais de faire naître un démon, qui n’allait plus faire preuve d’aucune pitié. Roronoa tomba à quelques pas de moi, me permettant d’avancer pour lui planter mon Katana dans la côte.

- Ta faiblesse t’a perdu, tu ne seras jamais le plus grand épéiste de tous les temps.

Ma lame tranchait l’air à vive allure pour aller creuser la côte du malotru quand soudainement, une douleur que je n’avais pas prévue s’abattit sur ma joue, me faisant valser à vive allure dans les décombres. Qui était-ce ? Un nouvel intervenant ? Un combattant qui serait aussi puissant que Roronoa Zoro lui-même ? Aucun doute possible, ça promettait d’être amusant. Emprisonné dans les pierres, j’usai d’un filet de foudre, pour dégager les pierres rapidement, paraissant ainsi au grand monde dans toute ma splendeur.


Mon œil initialement bleu, vira une fois encore au rouge, alors même que je vis l’autrice de l’attaque surprise que j’avais reçu. Une jeune femme, armée d’une hache. Face à ce spectacle des plus insultants, je restai calme, impassible, d’une froideur qui concurrencerait avec l’indifférence des dieux devant les mortels. C’était juste ça, seulement ça…  une incroyable infériorité qui me faisait face. Une imperfection qui se disait femme, en plein milieu d’un combat qui n’était pas le sien. Quoi qu’il en soit, comme toujours, ça allait être un massacre.

Cette jeune femme, serait le premier pas qui mènerait à mon accomplissement.

- Qui êtes-vous, inconsciente ? Comment osez-vous vous interposer dans une discussion entre deux guerriers ? Femme, apprenez  à rester à votre place.





For the corrector:
 
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1354
Yens : 395
Date d'inscription : 17/06/2016
Age : 20
Localisation : Perdu quelque part

Progression
Niveau: 166
Nombre de topic terminé: 72
Exp:
10/12  (10/12)
avatar
Roronoa Zoro Le pirate perdu

- En ligne



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Mar 7 Nov - 13:12





怒りと裏切り

feat. La famille





Vraisemblablement, Zoro était parvenu à percer la nouvelle carapace inhumaine de son ami. Une simple question, franche et directe, fut à l’origine de cette fissure. L’homme, jusqu’ici, gonflé de confiance, se voyait confronter à une remise en question existentielle. Pendant que la confusion s’installait pernicieusement dans l’âme troublée du shinobi où régnait douleur et désespoir, le pirate soutenait son regard, avec force et détermination. Il fixait cette prunelle blessée, animée par la haine. Il ne comprenait pas pour quelle raison l’animosité contaminait son camarade, mais une infime peine jaillissait en lui, bien qu’il préservait une expression fermée, stoïque comme toujours.
Les intenses méditations du shinobi apportaient perturbation et déstabilisation. Tout n’était pas perdu. Même si Rinkyu demeurait sur ses positions, Zoro avait pu entrevoir une dernière once d’humanité en lui. S’il avait véritablement remplacé son cœur par une machine comme il le prétendait ou essayait de le démontrer, alors il serait resté insensible face à la réplique de son ami.

Toutefois, pour une raison inconnue, la colère fleurissait à nouveau sur ses traits faciaux, et désormais, il semblait bien décidé à en finir avec l’épéiste. « Que ta dernière volonté… soit respectée ». Des mots durs, percutants, résonnant à travers le cimetière d’une amitié. Rinkyu et Zoro n’étaient plus des noms à associer. Il marquait la rupture. La fin d’une belle fraternité.
Le sabreur inclina légèrement la tête, imitant l’homme acceptant son sort. Comme prévu, l’épée s’élança vers son cou, et comme prévu, la main enroulée discrètement sur un de ses katanas se releva brusquement avec l’arme, pour venir parer le coup à la verticale, tandis qu’il leva un genou pour retenir l’impact.
Et puis, un pied entra péniblement en collision avec le menton du bretteur. Un coup que son haki de l’observation avait su voir arriver, mais qu’il savait ne pas pouvoir déjouer au vu de la rapidité du ninja et de sa position laborieuse.  Résultat, il eut juste le temps de contracter au maximum sa mâchoire afin de limiter les dégâts.

S’il s’était épargné un arrachage de dent barbare façon dentiste du 17e siècle, en revanche il sentit sa tête décoller vers le sol, la puissance de cette tatane lui vibrant encore à travers tout le cerveau. Sonné, il chuta sur le dos, position de l’ange face au ciel. Il entendait son bourreau s’approcher, il percevait son ombre se pencher sur lui comme la mort, mais il ne décrochait pas pour autant son regard de ce sublime spectacle céleste. Il n’avait jamais craint la mort. AU contraire, il la percevait comme une vieille amie à attendre tout le long de sa vie. Une esquisse se manifesta sous les décombres de son visage.

Alors que tout semblait terminé pour Roronoa Zoro, un imprévu de taille que les deux guerriers avaient oublié de considérer, entra en jeu ! Au lieu de se faire planter comme un vaurien, un sale coup s’éleva dans les airs tandis que le ninja réapprit à voler ! Intrigué par cet impact dont il ressentit les ondes, l’homme releva brusquement sa tête… Rinkyu avait commis une erreur de taille… NE JAMAIS METTRE UNE MERE EN COLERE ! Et le plus important : NE JAMAIS OUBLIER LA MERE EN COLERE ! Il venait de lui arracher le fruit de ses entrailles, son instinct maternel éclatait de fureur, et s’enveloppait d’une force épique, faisant même plier les plus grands. On n’expliquait pas la source de cette force maternelle, une force naturelle dépassant l’entendement.

Et puis, la femme se jeta au cou du bretteur couché, lui volant encore une fois un baiser passionnel. Ah ouais, ça profitait d’un moment de faiblesse ! En réalité, si d’accoutume, il la repoussait brusquement en hurlant comme un marchand de poisson : le gag classique, là il n’en eut ni l’envie, ni la force. Il n’appréciait pas cette atteinte à la pudeur, mais le père en deuil de sa fille, et de son ami, n’était pas d’humeur à réagir face à cette futilité. A côté des deux pertes qu’il subissait, ce baiser volé et énervant paraissait bien insignifiant. Elle continua, le suppliant de ne pas mourir, lui révélant son amour. Il se mura dans un silence funeste, snobant tout bonnement la jeune fille, préférant contempler le ciel froidement.

De son côté, la rage de l’Uchiha se réveillait. Entre guerrier, ils se comprenaient. Humiliant de voir son combat se faire interrompre aussi misérablement, surtout quand l’auteur était une femme. Les répliques misogynes fusèrent, et la mère se releva pour se mettre sur le côté, offrant à l’homme qu’elle aimait l’opportunité d’obtenir vengeance.
Zoro ne pouvait rien à l’heure actuelle à cause de Long, et ça le tuait intérieurement, mais un jour, il aurait sa vengeance. Il se le promettait.
Il se contenta de se redresser, calmement, pendant que les deux autres fous se chamaillaient et se taillaient comme des mongolitos. Il s’avança vers le corps inerte de sa fille, s’abaissa à ses côtés pour admirer son doux visage éteint quelques secondes. Puis, il déposa un léger baiser sur son front, comme pour l’honorer, avant de la prendre dans ses bras pour la soulever telle une princesse.
Il se ramena avec le cadavre d’Elena, face à Rinkyu. Sa face ensanglantée demeurait toujours imperméable aux émotions. Il ne craignait pas d’approcher son ancien ami de façon proche, histoire qu’il puisse la regarder pleinement. Quant à Zoro, il ne détournait pas son iris sévère du shinobi :



Rinkyu… Je te présente… Ma fille. Ou ce qu’il en reste… Regarde comme elle éclate de vitalité… Je veux vraiment que tu la regardes Rinkyu. Regarde-la !

  


Il harcelait le shinobi pour qu’il regarde un cadavre, et alors ?! Il voulait qu'il admire son crime en face ! Même s’il ne pleurait pas, ni ne criait, Zoro implosait. Il pétait les plombs, et cette persécution malsaine en était l’une des manifestations. Il était un père en colère.

Regarde ce que tu as fait petite ordure !
  


Il versa alors un furtif regard vers la blondinette, littéralement détruite de l’intérieur… A peine venait-elle de retrouver sa fille disparue pendant tant de mois qu’elle lui était une fois de plus enlevée injustement, et pour l’éternité.
Il fit basculer à nouveau son regard meurtrier sur le shinobi :

Je pense que tu dois des excuses… Auprès de cette femme. Excuse-toi de lui avoir arraché ce qu’elle a de plus cher au monde.
  


Il ne demandait pas à ce qu’il s’excuse auprès de lui, car en tant qu'homme ayant fui ses responsabilités de pere et refusé jusqu’à la fin de reconnaître son enfant, cette demande incarnerait l'hypocrisie même. Viola était celle à en souffrir le plus dans l’histoire. En revanche, bien que le pardon ne suffirait pas à réparer le cœur brisé de cette mère, c’était la moindre des choses. S’il restait un tant soit peu d’honneur dans le corps de cet être désillusionné qu’incarnait Rinkyu, alors il le ferait… Ou il mourrait.

.
[/size]
[size=15]
.



† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
Fiche Technique


Dernière édition par Roronoa Zoro le Jeu 21 Déc - 1:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1615
Yens : 373
Date d'inscription : 11/03/2016
Localisation : Forêt Luxuriante

Progression
Niveau: 117
Nombre de topic terminé: 51
Exp:
6/12  (6/12)
avatar
Ellen ♀ La grande dévoreuse ♀

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Mar 7 Nov - 18:07







Colère & Trahison




feat.Le papounet & le meurtrier


Viola's theme

Comment rester calme face à ces paroles insultantes ? Impossible. C’était tout bonnement… Impossible. Ma rage devenait de plus en plus forte. Et une aura noire se mit à jaillir de mon corps furieusement. Mes pupilles s’affinèrent, et, faisant glisser mon index le long de la lame de ma hache, je souris… Et montrai une infinité de longs couteaux aiguisés et brillants me servant de dents. Les arbres se mirent à bouger par eux-mêmes, prenant vie lentement. Leurs branches ressemblaient désormais à de longs bras, avec des sortes de mains dotées de doigts crochus et effrayants. Mon visage était sombre, et mes yeux écarquillés, me donnant l’air d’une véritable hystérique en crise.

Lorsque Zoro prit Elena dans ses bras pour la montrer à Rinkyu, c’en était trop. Je ne pouvais plus me retenir. Je voulais vraiment le faire souffrir. Je voulais tirer vengeance. Un vulgaire pardon de sa part ne valait absolument rien. Il pouvait désormais faire tout ce qu’il voulait… Mais cela ne me calmera pas, et ne me fera jamais changer d’avis.

Je ricanais et ricanais, de plus en plus fort, ma voix devenant de plus en plus diabolique et inhumaine. Je me mis à trancher l’air de ma lourde hache, et m’avançai vers le bretteur au cache-œil. Me rapprochant lentement de lui, ne cessant toujours pas de rire, je lui dis, les arbres l'attrapant brutalement, le ciel devenant noir et orageux, comme… Comme lors de ce jour maudit…

Le monde est bien cruel…, je m'arrêtai finalement tout près de lui, jusqu’à sentir son souffle répugnant sur mon visage. Je viens à peine de retrouver mon enfant… Qu’on me le vole à nouveau. Pour toujours cette fois...

Je n’étais plus Viola.
J'étais Violen. Le démon de l’épouvante. Un démon impitoyable qui m’avait fait souffrir longtemps. Qui m’avait torturé, et qui m’avait fait désespérer pendant de longues années.
Le démon qui avait tué mon père, et qui m’avait fait détester Ellen.
C’était elle, la maîtresse de Satan… Et la vraie sorcière de la forêt.

Et c’est toi, le coupable.

Sur ces mots, ma hache se transforma en une paire de fusils à pompe créés avec de la magie noire. J’éclatai de rire en tirant plusieurs fois sur lui, le visage obscurci.

Run bitch, RUUUUUN !! AHAHAHAHAHAHAHAH !!!~, je poursuivis en faisant un salto arrière, atterrissant sur un rocher avant de tendre le bras vers l’Uchiha, LOOK IT’S TIME TO EAT GUYS !!~

Et une araignée géante sortit de l'ombre, noire aux rayures rouges, suivie d’un démon ours en peluche colossal éventré aux longues griffes de plusieurs mètres de longs.

AHAHAHAHAH SO FUNNYYYYYY !!! SO SO FUCKIN’ FUNNYYYYYY !!~

Je ne m’arrêtais pas de tirer, brisant des arbres qui hurlèrent effroyablement de douleur. La forêt était devenue vivante ! Un immense sceau satanique se dessina au sol, avec du sang, semblerait-il, et brillant intensément.


“A girl who was hated...”
Ellen's voice ~ Battle theme ~ Theme de base
Viola ~ (MAJ):
 

L'Impératrice des enfers... (+ dessin):
 
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1434
Yens : 20
Date d'inscription : 10/07/2016
Localisation : Perdu au sein de Kosaten

Progression
Niveau: 170
Nombre de topic terminé: 84
Exp:
8/12  (8/12)
avatar
Uchiha Rinkyu þ Challenger þ

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Ven 22 Déc - 10:37




feat.Elena & Zoro

Le prix d'une vie


Une vie était-elle plus importante qu’une autre ?

La réponse était difficile à donner. D’aucun disaient que les rois et les nobles avaient des vies plus précieuses que les vulgaires campagnards et autochtones. D’autres s’accordaient sur le fait qu’une vie équivalait à une autre, qu’elle soit noble ou bien plébéien. Cela voulait-il donc dire qu’un meurtrier devait être traité de la même façon qu’un simple brigand de bas étage ? Que leurs crimes se valaient ? La vie que ce meurtrier a ôté, le sang de cette victime inutilement versé, devrait-il être nettoyée par une sanction plus douce ? Ne devait-il pas mourir dans d’horribles douleurs ? C’était un dilemme auquel le monde actuel faisait encore face. Et bien évidemment, je n’ai pas hésité une seule seconde à faire mon choix, raison pour laquelle la jeune femme était morte. Seulement était-il le bon ?

Debout sur mes deux jambes, j’observais la jeune arrivante aux cheveux couleur or, qui semblait particulièrement vexée par mes propos. C’était à la fois amusant et pitoyable car sa place n’était pas ici. Ça ne fut que quand je remarquai l’absence de la femme en sanglots, que je sus que c’était elle qui m’avait attaqué. Cette dernière était robuste. Et à en juger par la douleur que je ressentais encore dans le bras qui avait au dernier moment paré l’offensive, je pouvais bien dire qu’elle allait même me donner du fil à retordre. Étant donné la situation actuelle, je ne pouvais donc plus avoir pitié d’elle d’une quelconque façon. Elle était suffisamment puissante pour me tenir tête.

- je ne témoignerai d’aucune pitié, femme…

La dernière partie de ma phrase était chargée d’une colère particulièrement élevée. J’allais attaquer pour tuer, libérant ainsi la frustration d’avoir perdu en ce jour, un être qui m’était cher, mon compagnon de voyage, mon frère d’arme – encore fallait-il qu’il le soit toujours. Depuis mon fond intérieur, ma colère ne voulait qu’être déversée. La jeune combattante, était donc la parfaite candidate pour cela. D’une hargne nouvelle, je m’apprêtais à charger sur l’ennemie, jusqu’à ce que je vis le bretteur se déplacer. Sa résistance était hors du commun. Malgré les coups qu’il avait reçus, il demeurait toujours debout. Ça en était effrayant pour ceux qui connaissaient sa véritable puissance. Et c’était bien mon cas.

Mon vieil ami – si encore ce titre était sien – alla prendre le cadavre de la jeune défunte tout en s’approchant de moi. Que cherchait-il à faire ? Dans son état actuel, il ne pouvait pas me surprendre avec une quelconque attaque. Bien au contraire, il s’exposait plus qu’autre chose. Mais il semblait qu’il me fît encore suffisamment confiance pour croire que je ne l’attaquerai pas. Et malheureusement, aussi forte que pouvait être ma détermination, il m’était impossible de l’attaquer dans une pareille situation. De ce fait, je le laissai approcher, l’observant toujours de mon expression froide et indifférente.

Si de mon côté, mon regard semblait vide, celui du bretteur qui me faisait face par contre, était ardent. Le regard plein de rage, je sus qu’il désirait me déchirer le corps autant de fois que possible. Ce sentiment qu’il avait pour moi, était parfaitement légitime et je ne voulais qu’une chose, qu’elle augmente encore plus. Toutefois, ce qu’il me confia à ce moment-là, me coupa le souffle un moment. Il s’agissait de la fille de Roronoa… Mais c’était impossible… il ne pouvait avoir une fille aussi grande en si peu de temps présent au sein de Kosaten. Seulement, son regard montrait bien qu’il ne faisait aucune métaphore. Il s’agissait du fruit de ses entrailles. Mes paupières s’écarquillèrent un moment, avant de retrouver leur disposition normale.

Dans un mouvement rempli d’hésitation, et un frisson légèrement perceptible dans mes mains, ma pupille unique se déplaça du visage de Zoro à celui de sa fille. Elle me sembla soudainement pure, soudainement normale et complètement saine. À ce moment-là, le poids de la culpabilité s’intensifia et mon cœur semblait se serrer lui-même. Non, non, non… non… non…. NON….NON… J’ignorais tout, je n’avais connaissance d’une chose pareille… la douleur que ressentait mon compagnon était dès lors complètement compréhensible. En une seule phrase, il avait été capable de me faire ressentir une infime partie de sa douleur. Peut-être était-ce parce que nous étions compagnons, ou bien que j’attachais une valeur particulière à la famille… Qu’importe, mais cette idée me sembla inhumaine. A mes yeux, j’étais inhumain…

- C’est… impossible… Elle est bien trop grande pour être ta fille. Ce n’est pas en mentant que tu réussiras à sauver ton existence…

Une larme de sueur perla depuis ma tempe, et glissa le long de ma joue pour arriver à mon menton. Je savais bien qu’à Kosaten, tout était possible, absolument tout. Et ainsi donc, avoir une fille aussi âgée, restait dans les diverses possibilités qu’offrait ce monde. Mais… Je ne pouvais laisser cela m’affecter. Je devais me ressaisir. J’étais désolé, tellement désolé pour tout cela… Mais le mal était déjà fait. Et quoi que je dise en ce moment, il était certain, que j’étais allé bien trop loin.

Je fermai soudainement les yeux, me ressassant dès lors tout ce que j’avais eu à vivre au sein de Kosaten. C’était important, cette sorte de méditation rapide qui permettait de garder sa détermination. Bien que cela semblât inutile de méditer à un moment pareil, ça l’était pour moi, afin de ne pas faiblir mentalement. Quelques microsecondes après la fermeture des paupières, cela me révélait alors clairement : Mon bras gauche tranché, la soudaine disparition de ma bien-aimée, l’arrachage de mon œil, et le meurtre de cette Darla, cette fille que j’avais pourtant promis de protéger. Mon échec contre Jason et ma mort, et toutes les autres fois où j’ai failli périr sous la colère ou l’indifférence d’une tierce personne. Tout cela revenait dans mon esprit comme une succession d’images néfaste qui noircissait mon cœur plus qu’autre chose.

Une seule chose me venait à l’esprit, la cruauté de ce monde. Et dès lors, toutes mes faiblesses se dissipèrent, doucement. Tant la douleur d’avoir perdu un frère d’armes, que la honte d’avoir abattu sa fille. Le regret de mes décisions, ou encore l’hésitation de la voie que je devais suivre. Tout ça se dissipait derrière un mur sombre et épais, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien, jusqu’à ce que, je redevienne froid. Jusqu’à ce que je redevienne le démon inhumain auquel j’aspirais désormais.

Mon poing se serra par la suite, et mes paupières se rouvrirent laissant percevoir mon Mangekyo Sharingan. Le monde était cruel, c’était un fait. Et même la mort de cette petite sotte, n’était que le fruit du monde dans lequel nous vivions. Roronoa n’avait pas encore compris cela. Mais allait venir avec le temps, ce n’était pas un souci. Mon visage redevint complètement fermé à toute émotion, alors même que le bretteur me demanda de m’excuser. Folie qu’était-ce.

- Ne te méprends pas… Si l’occasion se présentait à nouveau, je l’abattrais encore, sans la moindre hésitation. Et concernant cette idée ingrate d’excuses… Observe autour de toi Roronoa… Compte les morts, et les cadavres. Et tu verras le nombre de familles auxquelles toi et cette femme devriez aller vous excuser.

J’ai une question pour toi… À ton avis, une vie est-elle plus importante qu’une autre ? Pourquoi tant de colère pour une jeune fille qui a causé tant de morts ? Où étiez-vous quand le village se faisait raser ? Où étiez-vous quand les gens périssaient sous sa main ? Je suppose que… Vous n’y accordez aucune importance. Qu’elle disgrâce…

Pourquoi diable, devrais-je accorder de l’importance à cette jeune femme ? Si tant est qu’elle soit ta fille ? Alors même que vous n’accordez aucune importance à ceux qu’elle a tué ?


Je trouvais cela absurde, totalement absurde. Ils croyaient que la vie de cet être valait mieux que celles qu’elle avait ôtées… Mais c’était faux. Pour interrompre mon entretien avec Roronoa, des branches d’arbres vinrent de plusieurs directions pour essayer de me saisir les membres. C’était très certainement un coup de la blonde. Le ciel s’assombrit doucement alors même qu’elle poussait un rire qui se faisait de plus en plus prononcé. Comment pouvait-on quitter des larmes aux rires en une vitesse aussi grande ?

Qu’importe… L’offensive ayant été faite par surprise, je me suis retrouvé prisonnier de branches épaisses d’arbres. Comme par magie, l’arme de la veuve se changea en matériel étrange, qu’elle n’hésita pas une seule seconde à tendre dans ma direction.

Ce qui se produisit ensuite fut extraordinaire. Ces choses étranges m’attaquaient à distance, créant des impacts importants sur mon corps. Une fumée épaisse jaillissait après chaque explosion qui avait lieu sur moi. C’était difficile à supporter, mais je finis par me défaire des racines pour me tenir à bonne distance de la jeune femme.

Mais alors que je pensais être en sécurité, des géantes bêtes firent leur apparition – une araignée et une sorte de… Peluche???!!!

- Quel étrange pouvoir…

Les choses devenaient de plus en plus incontrôlables. Entre la forêt qui criait, des monstres gigantesques et une jeune femme étrangement puissante aux armes étranges, j’étais véritablement dans une situation délicate. Toujours dans des mouvements minutieusement exécutés, je me déplaçai rapidement entre les arbres de la forêt, cherchant une zone sécuritaire et dissimulée où j’aurais pu observer de loin les agissements de la sorcière. Mais dans ce déplacement, je perdis vite Roronoa de vue. Une fois bien placé en hauteur, à une vingtaine de mètres du sol, je pris la parole.

- Tu es réellement puissante, femme. Mais tu es encore loin d’être au niveau nécessaire pour me mettre à mal. Je vais te pousser dans tes derniers retranchements.

Directement, je joignis mes mains pour exécuter un nombre important de positions de mains. Ma pupille quant à elle me permettait d’observer et identifier les différentes localisations ennemies. Tous allaient périr, sous la main puissante de l’être aux yeux divins que j’étais.

- Recevez, la colère du dieu de la terre !!! Doton – Écroulement !!!

Le sol sous les géants se mit d’abord à remuer pour essayer de les engloutir. Même sous les pieds de la blonde, le sol remuait sur lui-même pour l’engloutir à des profondeurs souterraines incroyables. Ils allaient tous s’engloutir en une fois. Mais ce n’était pas encore terminé.

Utilisant toujours ma pupille, je ciblai la trajectoire de déplacement de la veuve. D’une petite charge de chakra dans le corps, je me déplaçai d’une façon pseudo-aléatoire pour éviter de suivre une trajectoire prévisible. La finalité de cette manœuvre était connue, c’était atteindre le dos de la jeune femme afin de lui planter la lame dans le cœur. Si rien n’était fait, je l’aurais alors transpercé le cœur de ma lame.

- Connaissez-vous le pouvoir des Uchihas, femme ???!!

Cette série d’évènements se déroulait à une vitesse ahurissante, mais qui n’aurait très certainement pas été assez rapide pour échapper à la surveillance du duo qui me tenait tête.




Techniques:
 
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1354
Yens : 395
Date d'inscription : 17/06/2016
Age : 20
Localisation : Perdu quelque part

Progression
Niveau: 166
Nombre de topic terminé: 72
Exp:
10/12  (10/12)
avatar
Roronoa Zoro Le pirate perdu

- En ligne



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Lun 25 Déc - 20:29





怒りと裏切り

feat. La famille





Mentir pour sauver sa peau ? Alors il en était là… Penser que Zoro utilisait ce cadavre pour épargner sa vie était mal le connaître. Déjà, il ne mentait pas. Et jamais, ô grand jamais, il n’oserait tourner la mort d’une innocente à son profit. Cette sournoiserie malsaine ne lui appartenait pas.
L’esprit de Rinkyu chutait en continue dans la confusion absolue, les couleurs se confondaient, la lumière s’étouffait et les âmes se scellaient. Le bretteur tentait en vain de percer sa carapace comme une balle, mais il ne cessait de rebondir contre ce mur impénétrable. Et en même temps, son attitude nourrissait une rancœur intarissable. Tuer sa fille, et nier en bloc… Toutes les raisons de le détester se réunissaient autour des deux anges déchus.

Un obscur silence enveloppait les corps déchirés, déstabilisés, écorchés. Le shinobi des ténèbres se coupa de la cruauté du monde afin de se recueillir. A l’opposé, le Roronoa vidait son regard de sentiments. Il observait cet être misérable entrer en état méditatif. Essayait-il de s’enfuir ? Le cheveux vert ne le permettrait pas, bien qu’il lui accorda quelques secondes de pensée, non par compassion mais par blocage. Il devenait cette coquille vide dans l’impossibilité de réagir. Que faire devant un ami en perdition ?

Ce fut un homme nouveau qui rouvrit ses paupières, le visage fermé et décidé d’un leader assumant ses actes. Zoro vint soutenir violemment la dureté de la pupille qui lui faisait face. Il ne perdrait pas ce duel spirituel.
Et les bombes se larguèrent une à une sous la forme de mots explosifs. Si Rinkyu rembobinait l’épisode, il ne changerait rien. Il l’affirmait sans scrupule, comme si son intention consistait à assassiner gratuitement son frère.
Si ce type désirait siroter le cocktail des ténèbres à la paille, alors le bretteur ne pouvait rien y faire. L’Uchiha était assez grand, et mûr, pour choisir sa direction sans l’aide de personne. Mais s’il se dressait ainsi sur le chemin de l’épéiste, ce dernier se devait d’intervenir.

Plus stoïque que l’inerte, le fier pirate ne déchantait pas. Il résistait aux flèches meurtrières que son camarade lui plantait, encore et encore. Il le torturait avec d’ignobles questions, lui rappelant le nombre de vies que cette demoiselle comptait enlever. Il blâmait l’absence du père, soulignait son irresponsabilité et lui attribuait le titre de la disgrâce.
C’en était assez. Comment pouvait-il lui reprocher de défendre son enfant ? Quelle espèce de monstre sans vertu était-il devenu ? Ce n'était pas son ami.



La ferme…

  


Cet ordre imbibé d’un noir pétrole s’échappa d’entre les lèvres du bretteur. Cette perte verbale trahissait son émotion. Jusqu’ici, il véhiculait l’indifférence par ses traits sévères en manque d’expression. Mais le temps de la retenue était révolue.
La cervelle mangée par les démons, et l’âme noyée dans un bain d’acide, l’Uchiha de qualité était mort et enterré. Il ne restait plus un seul fragment d’humanité en ce fils de satan. Désormais, il embrassait les enfers et le brandissait fièrement, dépourvu de honte. Noblesse et dignité s’engouffraient au fond d’un trou béant. Il n’était plus qu’un résidu parmi les déchets de Kosaten, sans honneur ni valeur, à anéantir.

Et puis, Zoro déposa définitivement son enfant contre le sol créateur, résolu à laisser son âme s’envoler loin des misères de cette terre. Amoché, il ne s’arrêtait pas à quelques égratignures. Il tailladerait cet homme en pièces, sceau ou pas, rien n’était en mesure de retenir cette rage sur le point de se déchaîner.
Mais un élément d’infortune interrompit l’élan du bretteur. En effet, des peluches et autres détails agaçants entrèrent en compétition avec la colère du père. La mère s’y mettait. Compréhensible. Sauf pour le bretteur qui ne supporta guère cette intervention dans ses affaires.

Son adversaire se retrouva dans l’obligation de fuir, s’éloignant progressivement de son bourreau. Zoro les poursuivit, profondément possédé par un cumul émotionnel, prêt à déverser un torrent infernal sur les deux crapules.
Un hurlement venu des enfers déchira l’atmosphère sinistre :



VIOLAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

  


*Note : cri tellement puissant qu'il sort du cadre

Marquant un temps de pause, il rattrapa le ninja assassin, et se plaça entre la blonde et le shinobi. Si elle voulait attaquer l’Uchiha, elle blesserait simultanément le jeune sabreur :



Laisse-moi… Me charger de lui… Tu seras vengée, je peux te l’assurer.

  


Emit-il solennellement à l’égard de cette femme indésirable. Enfin, il se retourna vers le shinobi, perché sur sa branche entrain de faire remuer le sol :



Uchiha Rinkyu… Le meurtre de cette jeune fille ne t’a donc pas suffi, tu n’as donc plus aucune dignité ?
Arrête toi là, tu as commis assez de dégâts. S’il te reste un minimum d’honneur, descend donc de ton ridicule perchoir… Et viens plutôt affronter ton destin


  


"Au lieu de t’en prendre aux faibles et de choisir la facilité… "Il aurait bien aimé allonger sa phrase de cette façon mais Zoro ne souhaitait pas se perdre davantage dans les mots. Ce sous-homme infâme ne le méritait plus.
Le Roronoa l’attendait de pieds fermes sur le sol, en espérant que cet abruti daigne l’écouter et cesser ses folies.

.
[/size]
[size=15]



† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
Fiche Technique
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1615
Yens : 373
Date d'inscription : 11/03/2016
Localisation : Forêt Luxuriante

Progression
Niveau: 117
Nombre de topic terminé: 51
Exp:
6/12  (6/12)
avatar
Ellen ♀ La grande dévoreuse ♀

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Mer 10 Jan - 17:16







Colère & Trahison




feat.Le papounet & le meurtrier


Viola's theme

Ô charmante et douce folie ! Es-tu venue pour me délivrer de cet horrible cauchemar ?
Je me suis livrée naïvement à toi en espérant que cela soit le cas. En songeant pouvoir sauver l’être j’aimais, de ce monstre qui avait osé me prendre mon cher enfant !

Je crois en toi belle hystérie, qui m’abstient de mes faiblesses physiques et mentales…


Pourquoi t’enfuis-tu très cher ? Aurais-tu peur de la mort, toi qui a osé… LA FAIRE BOUFFER À MA FILLE !?

Je le voyais courir, semblant impressionnée par mes pouvoirs, par ma magie démoniaque. Il s’était plutôt rapidement libéré de sa prison de bois enchanté, sans grande surprise. Mais cela point sans encombres. Évidemment, il en était sorti envahi de blessures. Le poursuivant avec un sourire mesquin, je donnais l’air de sautiller dans ma course.

Tu n’es qu’un LÂCHE !!! Aie au moins le courage de payer pour ton crime ! Ou de te BATTRE !!

Ricanai-je à son encontre, juste avant de m’arrêter presque au même moment que lui. Le ninja face à moi, debout sur une misérable branche, dans un bien sale état, se mit à faire des gestes avec ses doigts de manière totalement ridicule, ce qui eut la peine de me faire pouffer de rire derrière mes larges fusils magiques. Cependant, j’avais baissé ma garde devant son petit spectacle, et désormais me voilà tomber alors que le sol tremblait.

Qu’est-ce que…?! AAAAAAAAAHHHH !!!

En même temps, un second cri survint, en synchronisation avec le mien. Pendant la chute, mes yeux reprirent leur couleur originelle, soit le vert émeraude. Viola avait repris conscience, mais point dans le bon instant…

Je me réveillai donc au sol, des cicatrices recouvrant entièrement mon corps, mes vêtements déchirés à beaucoup d’endroits, complètement exténuée. Les paupières mis-closes et la vision floue, je me relevai, toujours prête pour le combat, déterminée à venger ma fille ! Malgré le fait que mes jambes fléchissaient, que mon visage transpirait tellement qu’il pourrait créer un océan !

Mais alors que je me souvins de l’hurlement que j’avais perçu précédemment, une silhouette masculine s’interposa entre moi et mon adversaire. C’était Zoro. Mes sourcils s’arquèrent, et, le dos penché vers l’avant, mes mains tenant mes genoux affaiblis et ensanglantés, je l’écoutai parler, sans voix. Je pouvais ressentir dans ses paroles l’envie de devoir seul mettre à bas ce monstre qui avait pris ce qui nous était le plus précieux…

Je ne dis donc qu’acquiescer sagement, avant de reculer à contre-cœur, et avec beaucoup d’hésitations, la tête basse. L’admirant de loin, je priais pour qu’il réussisse à ma place…

“J’ai confiance en toi… Zoro…”



“A girl who was hated...”
Ellen's voice ~ Battle theme ~ Theme de base
Viola ~ (MAJ):
 

L'Impératrice des enfers... (+ dessin):
 
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1434
Yens : 20
Date d'inscription : 10/07/2016
Localisation : Perdu au sein de Kosaten

Progression
Niveau: 170
Nombre de topic terminé: 84
Exp:
8/12  (8/12)
avatar
Uchiha Rinkyu þ Challenger þ

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   Lun 12 Fév - 13:18




feat.Elena & Zoro

Le combat commence


Derrière moi, étaient faiblesse et incertitude. La phase de transition fut brutale, sanglante, et pratiquement invivable, mais… j’avais survécu. Oui, j’ai survécu face au plus grand de mes ennemis, et désormais, j’étais déterminé à devenir le plus puissant être de ce monde, en m’enfonçant simplement dans les ténèbres que j’avais décidé de suivre. Cela était mon état d’esprit, ce à quoi je pensais ardemment depuis mon combat contre Zayro. Mais il était encore loin de moi, l’idée selon laquelle j’allais regretter d’avoir tué un monstre qui renfermait un humain. Un monstre demeurait un monstre, c’était connu. Et celui que j’avais abattu, n’était autre que la progéniture de mon fidèle camarade qui aujourd’hui, allait se changer en pire ennemi.

Face à mes paroles qui étaient toutefois rempli de bon sens et d’une logique ferme, il me demanda, avec une rage meurtrière de me taire. Indirectement, c’était une menace claire qu’il venait de me faire, avec pour conséquence directe un combat acharné et mortel si je ne me calmais pas. Le problème étant, je n’avais aucune envie de me calmer - du moins, c’était ce que j’aurais voulu qu’il croit. Il fallait qu’il soit déçu, blessé, affecté cruellement par les actions et les paroles que j’allais lui adresser. En me séparant de mon seul lien avec l’humanité, j’aurais parfaitement pu être un démon, qui n’aurait pas à craindre qui que ce soit, ou quoi que ce soit.

Le regard du pirate annonçait une fureur à l’image de ceux des dieux Shinobis de mon monde, qui causaient des ravages incomparables par le biais d’un seul Jutsu. Cela aurait pu être un moment dur et difficile pour nous, mais ça ne l’était pas vraiment. Nous étions continuellement perturbés par l’intervention d’une jeune turbulente, qui, en plus de n’avoir aucune répartie, ne mesurait même pas le danger face auquel elle était exposée. Certes ça pouvait être une qualité dans certains cas, mais dans d’autres – comme celui-ci – cela n’était comparable qu’à de la sottise. Il ne me fut pas très compliqué de maîtriser la situation, à l’aide d’une de mes techniques, qui ne pouvait pas aisément être esquivée.

La jeune blonde qui semblait avoir perdu la raison revint à elle, tandis même que Zoro, s’interposait encore une fois, en se mettant entre moi et la jeune femme. Pire encore, il me montra son dos pour exprimer sa confiance (?) qu’il avait en moi. Et effectivement, je ne pouvais pas me résigner à lui trancher le dos, cela aurait été à la fois déshonorant pour lui, mais pour moi également. J’attendis alors qu’il achève de mettre les choses au clair avec la femme qui semblait lui attribuer une affection particulière.

Muet et insensible, j’observai ce qu’il me dit par la suite, quand il fit volte-face pour soutenir mon regard. Il alla même jusqu’à me demander de me battre contre les personnes qui étaient à ma hauteur. Insinuait-il que je ne me soit pas comporté comme il fallait avec cette jeune femme ? Encore un comportement indigne de lui. Depuis quand le sexe faisait-il la puissance d’un guerrier ? Dans mon monde, les femmes se battaient aussi bien que les hommes. Et nombres d’entre elles étaient redoutables quand elles s’étaient bien entraînées. De plus, m’ayant attaquée, cette jeune femme savait bien à quoi s’en tenir. Pourquoi essayer de prétendre une chose inexistante ? La seule conclusion possible, était que, Roronoa me provoquait.

- Tuer une meurtrière n’a rien à voir avec la dignité. De même, abattre froidement une sorcière ne relève pas non plus de ce critère-là. Tu es aveuglé par tes sentiments, et par la douleur que tu ressens. Mais qu’importe. Si cette douleur te donne la volonté de me combattre, alors tout comme cette jeune femme, je ne retiendrais pas mes coups.

Mes paroles fouettaient l’air avec cruauté, pour aller résonner tel un écho dévastateur dans l’esprit de mon compagnon désormais ennemi. Ma pupille luisante d’un pourpre maléfique, ma main alla prendre mon Katana, qui tout au long de sa sortie, reflétait les lueurs de l’astre céleste qui luisait fièrement dans le ciel éclairé. Tout ce que j’émanais, annonçait un cruel et funeste destin pour mon ennemi. Le bretteur allait mourir ici-même, aurait-on pensé d’un point de vue externe. C’était la bonne impression. Je ne lui aurais fait, aucun cadeau.

- Que tu puisses te défendre ou pas, aujourd’hui, tu rejoindras le royaume des morts.

Je sautai du haut de ma branche pour déchirer les cieux, essayant dans un premier temps d’abattre un violent coup d’épée sur le crâne de mon ennemi. Une attaque bien trop visible pour être évitée bien évidemment, mais suffisamment puissante pour toucher quiconque serait resté à proximité. Le combat commençait maintenant…





Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

-



MessageSujet: Re: Colère & Trahison   

Revenir en haut Aller en bas
Colère & Trahison
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» La colère.
» La colère d'un père
» Un trahison qui n'a jamais éxister
» La colère de Guy Boucher
» [Trahison] - Fayom 27-05-1459 [coupable]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Manga Multiverse ::  :: République de Minshu :: Forêt luxuriante-


Crédits : Design : Phoenix & Pingouin Règlements & Contexte : Phoenix
Forum optimisé pour Google Chrome.