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Esclave un jour, esclave toujours
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MessageSujet: Esclave un jour, esclave toujours    Jeu 28 Déc - 20:07




feat.Morgi & Zéro Jean

Esclave un jour, esclave toujours Après son long périple, Haru avait finalement atteint Shiryoku, capitale des territoires neutres. Sa première impression fut son étonnement de voir à quel point la cité-mère s’était extrêmement bien fortifiée. En effet, c’était la première fois qu’il y remettait les pieds depuis que la zone sans couleur s’était finalement alliée à Fuyu. Le Dessinateur appréhendait quelque peu cette étape, de peur que son statut d’élu de Minshu ne lui porte préjudice d’une quelconque manière. Toutefois, les gardes à l’entrée de ville ne l’embêtèrent pas outre mesure et ne lui compliquèrent pas l’accès. Il ne lui avait donc pas fallu employer la manière forte.

En tout cas, si le Marchombre n’affichait jamais aucune hostilité, sauf lors d’un violent combat, il se montrait néanmoins très réservé et méfiant à l’égard des étrangers. Certains étaient des espions, d’autres fuyaient la guerre, la plupart se contentait de profiter du luxe de cette partie de Kosaten encore assez préservée du conflit… Ceux-ci n’étaient pas dangereux dans leur repos quotidien. Mais tous représentaient un danger potentiel s’ils étaient mis en contact avec des représentants d’une nation ennemie. Car il était plus qu’évident que, malgré le retrait des Verts de la bataille, si Seika devait tomber, Minshu suivrait. Par conséquent, c’est à partir de cette base de réflexion que Haru se montrait discret.

Il faisait chaud et l’air lourd n’arrangeait pas les choses. Ce temps, devenu habituel à vivre pour le bretteur aux yeux électriques depuis qu’il avait débarqué en ce monde, lui demeurait tout de même fort détestable, car il ne faisait que rappeler au jeune homme le calvaire vécu à son arrivée. Pour éviter de suffoquer plus longtemps, le Minshujin décida de se mettre en quête d’une taverne où il pourrait, à l’abri du soleil tapant, siroter tranquillement une boisson fraîche. Rien que d’y penser, il en bavait… Pourtant, cela lui aurait été facile d’utiliser son Don pour faire apparaître le liquide tant attendu. Notamment, depuis qu’il recouvrait petit à petit ses pouvoirs… Toutefois, il savait ses créations éphémères et la sensation de fraîcheur, loin d’être apaisante, ne ferait que l’épuiser et le contrarier davantage. Haru commença donc à inspecter minutieusement chaque devanture de bâtiment qui défilait alors que ses pas le dirigeaient d’un bout à l’autre de la grande ville. Finalement, il trouva ce qu’il cherchait : un petit établissement peu bondé et dont le patron moustachu avait l’air tout à fait charmant. Le garçon s’attabla et lorsque l’homme vint prendre en note ses désirs, il réclama une bonne quinte de bière. Quand le breuvage eut été amené, il en avala une bonne gorgée, appréciant la douceur qui s’en échappait. Il ferma les yeux un instant, se laissant aller aux souvenirs les plus marquants de son existence en tant qu’élu.

Haru se rassasiait tranquillement, sans se prendre la tête, comme il avait l’habitude de le faire à Kansei. Néanmoins, la lueur solaire semblant décliner, il se convainquit finalement qu’il aurait été dommage de ne pas profiter d’une si belle journée pour visiter un peu les environs, qu’il n’avait jamais pris le soin d’explorer. Bien entendu, son ardeur touristique serait quelque peu freinée par les mesures militaires…

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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Sam 30 Déc - 1:35



Esclave un jour...

feat.Haru et Morgiana




Il était temps de continuer la route. Après la toundra et le temps laborieux de Fuyu, sa neige et son froid s'arrêtèrent peu à peu lorsque les frontières de la prochaine région se dessinait. Enfin, avant de rejoindre Minshu et son climat tempéré, ses vertes prairies, ses habitants neutres au possible, il fallait bien passer par les chemins divers et variés, commerciaux bien souvent, et pour la plupart ne menant qu'à la seule grande citée possible au milieu de toutes les nations : Shiryoku.

Le village était devenu une petite dépendance de l'armée de Sul hei. Une fois la bataille des rocheuses terminée, la citée marchande tomba rapidement aux mains de Fuyu. Shiryoku avait beau être un village puissant économiquement, avec sa petite reserve de mercenaire ou de garde, elle ne faisait pas le poids face à une véritable nation. De plus, il y'avait le proverbe du business en ces lieux de vices. Le commerces des armes et des forges fleurissait avec la guerre, c'était donc propice pour eux.

Les vrais patrons de Shiryoku était les marchands et Zayro savait bien de qui il s'agissait en premier lieu : Le conglomérat. Ceux là même qui avaient engagés Nukumi pour servir leur cause et creer les Zayriens. Il savait donc qu'en revenant ici, il les croiseraient surement. Mais comme il se retrouvait en natif dans le corps de Laun, il hésitait forcément à recourir à leur aide. Ces personnes pouvaient aussi bien l'aider que le laisser tomber au vu de sa situation. Mais il se doutait que cette mafia était déjà au courant. La nouvelle allait peut être se répandre, à moins que Karui et Seika ait fait le necessaire pour taire cela ? Pour le moment, ça ne courait pas les rues, ce devait donc être la seconde option.

Quoiqu'il en soit, en arrivant, il chercha quelques fournitures, puis des contacts du conglomérat. Difficile dans ce corps de se faire entendre, même avec une armure de soldat de Fuyu, qui pour le coup, lui ouvrait pas mal de portes à certains moment. Malheureusement pour lui, ce jour ci, ce n'était pas le cas. En cherchant un peu, il finit par tomber sur une arrière salle de joueur de pachinko, ou un truc du genre... Le garde à l'entrée, un véritable gorille, ne souhaitait pas le laisser passer.

Zayro: Comme je l'ai dis, je connais certains membres. Laissez moi passer, vite.  

Vigile mafieux : Ecoute moi p'tit soldat, va donc faire ta ronde plus loin, ou je te pète les rotules.

Il n'était pas question de laisser ce vulgaire péon lui parler sur ce ton condescendant. Il était temps de voir ce que valait vraiment ce corps d'humain. Fixant ses mains et faisant gesticuler un peu ses doigts, Zayro serra son poing et fixa l'individu en face de lui.

Vigile mafieux : Oh, tu veux tenter ta chance ? Tu risques de finir cul-de-jatte a trop me chercher. Viens !

Ce garde était un sacré morceau, mais Jinn, même s'il était dans une enveloppe charnelle plus faible, quoique déjà entrainé par sa condition de garde et soldat de Fuyu, n'en avait pas oublié son style de combat et ses rudiments aux arts martiaux, sa technique ou ses reflexes. Il n'avait juste plus ses pouvoirs et sa force d'antan. Il projeta donc ses poings, un peu trop confiant, mais le gorille le saisi pour faire une clé de bras. Heureusement, Laun s'en dégagea et balaya d'un coup de pieds le tibia de son opposant infortuné.

Zayro: Vermine..  

Vigile mafieux : GnN.. Enfoiré !

Le vigile décocha un crochet artisanal et sévère dans la machoire de Zayro, de quoi le faire décoller du sol pour venir s'écraser contre une poubelle de la rue, tout ça devant un jeune homme... Il n'était pas inconscient et se releva en se secouant la tête. Le vigile approcha au loin et prévint ;

Vigile mafieux : Fout le camp d'ici, va fouiner ailleurs !

Zayro: Tch..  

Jinn dans son corps de natif se releva finalement, s'époussetant et se frottant la mâchoire, tout en regardant le garçon qui était à coté et devait avoir (peut être ?) été surprit de voir quelqu'un s'écraser non loin de lui. Ce jeune homme n'était pas n'importe qui, il reconnu les traits d'un élu déjà croisé il y'a longtemps, mais avec qui il n'avait pas perdu de temps. C'était Glaugan qui s'était occupé de son cas et pas assez apparemment. Le lion n'avait pas tué sa cible, ce qui était tout à fait déplaisant.

Fait toutefois amusant, c'était dans une taverne de Shiryoku qu'ils s'étaient croisés pour la première fois. Cela remontait à un bail. Se servir d'un élu pour entrer dans cette arrière salle, c'était devenu le plan de Zayro à présent. D'autant qu'il se souvenait de l'histoire de la pierre balancé, le caractère d'Haru serait donc un plus dans cette affaire.

Zayro: Hey vous... A tout hasard, vous pourriez m'aider ?  

Que c'était affligeant, detestable et déplaisant de demander de l'aide, mais au moins dans ce cas, il s'agissait plus de se servir ET de manipuler l'élu en question. Que pouvait t'il arriver de pire ? Au moins, le destin se chargeait de donner un coup de pouce, puisque le vigile en question, qui n'était pas encore tout à fait parti ajouta ceci ;

Vigile mafieux : Crois pas que ce gamin t'aidera, je vous botterais le cul à tous les deux, dégagez d'ici illico presto ! Avant de se remettre à son entrée de repaire, tout grommelant.





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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Ven 5 Jan - 23:02

esclave un jour, esclave toujours

— « first things first » —



Tu suivais tes pas sans réellement savoir où ils te menaient, cessant de tergiverser et ne réfléchissant plus qu’à l’essentiel pour le moment : récupérer des informations (encore, hélas) et régler le problème de ton estomac qui pourrait presque crier famine. Sans le moindre argent ou objet de valeur sur ta personne, trouver quelque chose à manger ou même à boire s’avérait délicat. On avait bien essayé de marchander ta relique enchantée (qui brille et qui scintille et qui donne cette impression de richesse et de rareté et qui dégage cette sensation un peu magique sur les bords même s’il s’agit paradoxalement d’anciennes chaînes d’esclaves d’anciennes preuves de ton enfer tu sais), mais pour rien au monde tu ne serais capable de t’en séparer.

Alors te voilà, laissant déambuler ta pauvre carcasse à travers les rues et ruelles de Shiryoku ; Shiryoku, ville dont tu n’avais d’ailleurs jamais eu la moindre connaissance avant aujourd’hui. Il te faudrait sûrement apprendre et réapprendre beaucoup de choses si tu désirais te réinsérer au creux de ton existence en ce monde. Entre les devantures des bâtiments qui se ressemblaient tous et les quelques bribes du brouhaha ambiant citadin qui t’enveloppait de temps en temps, rien ne parvenait à te tirer de ce triste ennui qui t’emprisonnait un peu plus.

Peu étonnant alors que ton attention soit attirée par cette altercation qui se déroulait à quelques pas de ta petite personne, n’est-ce pas ? Un petit bonhomme qui te dégageait une curieuse impression de déjà-vu (en soi, il te rappelait peut-être uniquement quelques fragments de souvenirs de ton cher Alibaba que tu as bien oublié depuis) et un grand mec plutôt costaud qui ne t’inspirait pas grand-chose, si ce n’était une profonde indifférence. L’un venait de se faire éjecter de tu ne savais trop où et l’autre semblait ici par hasard. Des élus ? Des natifs ? Tu ne savais plus trop comment les différencier, pour le moment, parce que cela faisait bien longtemps, mais au fond, quelle importance ?

Un furtif coup d’œil de ta part pour évaluer précairement la situation et les mots sortirent seuls de ta bouche :

— Besoin d'aide ?

Cela ne te regardait pas. Cela ne te regardait pas, mais au fond, ça te titillait étrangement. Se mêler des affaires d’autrui et se mettre dans le pétrin plus ou moins volontairement, rien de tel pour t’occuper un peu, te tirer de ce désintérêt permanent. Ton regard vacillait de l’un à l’autre, essayant peut-être un peu de les jauger, sans réellement te préoccuper des circonstances, ni de ton évidente faiblesse actuelle.

— Ce que je veux dire, c’est que je peux peut-être vous filer un coup de main ? suggéras-tu. Un haussement d’épaules. Puis, moins fort : évidemment pas sans rien en échange…

Pas très subtile comme démarche, mais bon, on faisait comme on pouvait ! Tu comptais garder l’intégralité de ton parcours secret et ainsi pouvoir te mettre un peu à jour quant à l’évolution de toute la situation de ce monde, en plus de poser des chiffres sur le temps que tu avais passé absente, alors si cela pouvait se faire naturellement à la suite d’un service de ta part sans trop attirer l’attention… tu avais absolument tout à y gagner.

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Dernière édition par Morgiana Jinn le Mer 17 Jan - 1:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Sam 6 Jan - 19:55




feat.Morgi & Zéro Jean

Esclave un jour, esclave toujours Haru n’était pas dans les rues de Shiryoku depuis plus de quelques minutes, ayant parcouru l’équivalence d’une centaine de mètres, qu’un bruit sourd de fracas attira son regard, juste à temps pour lui permettre d’entrapercevoir le corps d’un homme voler dans sa direction. Il s’écarta en conséquence et la victime s’écrasa à terre, laissant au Dessinateur le loisir de l’observer plus attentivement, tandis que la poussière dégagée lors de l’impact s’évanouissait peu à peu. Il s’agissait vraisemblablement d’un soldat de Fuyu, au vu de l’uniforme sans équivoque qu’il portait. Un homme imposant, plutôt trapu, les cheveux grisonnants, totalement inconnu aux yeux du Marchombre. Cette brève analyse effectuée, ce dernier se précipita vers l’individu à terre, afin de l’aider à se relever, en s’assurant de son bon état.

« Vous n’avez rien, monsieur ? »

Fort heureusement, il semblait ne rien en être. Haru reporta alors son attention de l’établissement d’où avait été projeté l’homme, découvrant alors la présence d’un autre colosse à l’air méchant, posté devant une porte et les observant avec méfiance. Il y avait sûrement eu une confrontation entre ces deux-là, qui en étaient finalement venus aux mains. Le résultat était manifestement la défaite de celui expédié dans la poussière. C’était exactement le genre de rixe que le garçon aux cheveux bleus détestait, car il ne s’agissait que d’exhiber des muscles gonflés à l’hélium tout en négligeant le plan intellectuel. Peu intéressé par la suite de la dispute, il était prêt à reprendre son parcours touristique.

Néanmoins, le soldat de Fuyu quémanda son aide, bien que Haru ne comprenne pas bien pourquoi. L’autre voulait-il un partenaire de combat pour défaire le colosse encore debout et prendre sa revanche ? C’était une idée idiote et l’épéiste ne participerait pas à cela. D’autant plus que la provenance de l’autre le poussait à une certaine méfiance envers lui, pas par préjugé à son sujet, mais par sécurité pour lui-même. La pique vulgaire du méchant de la taverne ne l’intéressa pas non plus. Il s’apprêtait donc à décliner la demande du Bleu lorsqu’une jeune femme entra dans la danse.

Semblant venue de nulle part, une ravissante demoiselle aux magnifiques cheveux teintés d’améthyste intégra la conversation, offrant son aide moyennant finance. Évidemment, Haru ne pouvait décemment pas se défiler en si belle compagnie, cela aurait été bien opposé à ses principes. Il soupira, songeant qu’il allait franchir une ligne de non-retour, avant de poser une nouvelle fois son regard électrique sur le soldat.

« Que puis-je faire pour vous ? »

Par ailleurs, arborant un sourire charmeur, Haru plongea ses yeux dans ceux de la dernière venue.

« Quant à vous, belle inconnue, si vous le désirez, je puis tout à fait vous octroyer la somme qu’il vous siéra de posséder. »

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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Mar 9 Jan - 0:55



Esclave un jour...

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Valdinguer n'était pas le sport préféré de Zayro, même en humain. Mais la différence de force d'un individu à l'autre, surtout entre natifs, étaient largement plus importante qu'entre les élus, avec un peu de recul il le remarquait en tout cas. Bien qu'il puisse arriver à bout d'un seul d'entre eux, les autres à l'intérieur pouvait poser problème et il n'avait pas l'intention de mourir dans ce corps.

Il se serait passé d'aide si il avait apprit à bien le gérer, mais ce n'était pas encore le cas. Redevenir humain, lorsque vous êtiez la sommité au dessus de tout, c'était compliqué à maitriser, même pour le colosse. Bref, une fois relevé, Haru sembla s'inquieter de son sort, une bonne pioche pour l'approche. Mais alors qu'il comptait partir et ignorer jusqu'à l'aide demander, une voix féminine, loin d'être inconnue de Jinn, se fit alors entendre.

Il se retourna, et constata ... Morgiana ! L'élu qu'il avait quasiment réduite à l'état d'esclave, gardée et séquestré durant des jours, des mois, à ses cotés. Elle avait été laissé comme on abandonnait un chien usé et fatigué, après un long moment en sa compagnie. Il n'avait dés lors plus eu de nouvelle. Ce monde, qui mangeait bon nombre d'élus à la minute, aurait pu en faire de même pour elle, mais non.

Elle était là, vivante, en forme ou ... Plus ou moins en tout cas. Elle était prête à aider moyennant finance, bien qu'elle n'ait pas employé le terme d'argent, elle était sans aucun doute livrée à elle même. Comment était t'elle passée sous le radar, autant de temps ? Il n'avait plus senti ses atomes durant un petit laps de temps... Même si à présent il ne pouvait pas non plus, il pouvait s'agir d'une autre "Morgiana", une autre élu ,comme ça avait été le cas de Natsu par exemple... Cela arrivait mystérieusement parfois.

Zayro: Mor... Hum... Merci. Ma langue à fourchée.  

L'effet de la surprise l'avait presque fait dire "Mor... Giana" mais s'était rattrapé sur le coup, remerciant alors ceux qui s’apprêtaient à l'aider. Oui, Haru avait fait volt face devant la beauté fatale et était même prêt à payer pour l'aide quémandé par Jinn. Tout se profilait plutôt bien finalement. Le vigile n'en manqua pas non plus une miette et rétorqua.

Vigile mafieux : Un soldat, un gamin et une fille... C'est mon anniversaire ? Vous allez me lancer des bonbons et des poupées en pâte à sel ?

Zayro avait lancé un regard furtif envers l'homme de main, avant de se retourner vers Haru qui lui balançait un regard froid et electrique.

Zayro: Vous pouvez débarrasser Shiryoku d'un cartel mafieux. Tout le monde y gagnerait. Ce que vous trouvez à l'intérieur peut vous appartenir, mais je veux le chef des lieux en vie.

Le plan était donc simple, éradiquer les mafieux qui faisaient leurs petites affaires dans ce recoin sombre de Shiryoku, en échange, Morgiana et Haru pouvaient bien se payer avec ce qu'ils trouveraient à l'intérieur. Bien entendu, la condition sinéquanone était de garder (pour interrogatoire) le chef des bandits en vie.

Zayro: Ah, et aucune questions. C'est une intervention de la milice Fuyujin qui gère Shiryoku, opération neutre.  

Vigile mafieux : Tss, vous commencez à m'enerver, tant pis pour vous.

Le vigile commença à sortir un gros poignard de sa ceinture en cuir et s'avançait vers la cible qu'il pensait la plus simple, c'est à dire la fille, Morgiana. Etait t'elle celle qu'il avait connu ? Zayro voulait observer cela de près.

Zayro: Je m'occupe d'ouvrir, occupez vous de lui.  

Le soldat fuyujin, aka Zay', esquiva un coup lui étant destiné sur le chemin et passa derrière le vigile, empruntant la voie le menant à la porte. Le garde mafieux costaud voulut faire volt face, mais il avait sans doute plus fort à faire maintenant.

Pendant qu'Haru et la belle étaient occupés, lui, s'occupait de bidouiller la porte d'entrée. Ces types étaient assez malins pour s'enfermer à clé et ne pas laisser un péon lambda avoir le trousseau à l'exterieur. Voila pourquoi il était obligé de se la jouer ainsi. Après quelques essais infructueux, la porte en fer s'ouvrit sur l'intérieur. Un garde derrière l'épaisse porte, endormi, n'avait rien entendu de la rixe dehors, il fut facile à maitriser pour Jinn.

Mais maintenant, il attendait les deux élus pour continuer. Il avait fracassé le type à l'intérieur contre le mur et l'avait peut être tué sur le coup, il ne s'en inquietait pas. Tout était maquillé comme une opération neutre Fuyujin. Il sorti son épée de soldat pour la suite des évenements.

Un couloir menait à trois portes différentes. A gauche, une grande salle, reserve d'arme, marchandage en tout genre, avec une vingtaines d'employés illégaux, orphelins, enfants, fouetté pour trier des diamants bruts, des yens falsifiés, et tout un tas de chose. En face, une salle de jeu, style poker et pachinko, tout était truqué et les yens flambaient dans un complexe illégal à l'abris des regards. A droite, une salle de repos des mafieux, pas mal de monde à l'intérieur, dont sans doute le chef.

Dans toutes les salles, une bonne dizaines de gardes mafieux, sauf la dernière à droite ou ils étaient bien le double. Les armes ? Des couteaux, des épées, des katanas et même des armes à un coup, avec poudre. Pas de mages, mais ils étaient assez nombreux pour poser problème, bien que pour le moment, les trois ne soient pas repérés.

Zayro: C'est bon ? Vous avez un plan ?  


- - - -

Niveau des soldats salle gauche : 1 à 10 (15 soldats)
Niveau de soldats salle en face : 11 à 25 (11 soldats)
Niveau des soldats salle droite : 26 à 35 (25 soldats + 1 chef)
Chef : lvl 40



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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Mer 17 Jan - 1:55

esclave un jour, esclave toujours

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Le moins que l'on pouvait dire, c'est que tu ne t'attendais décemment pas à une telle facilité d'acceptation de tes interlocuteurs, surtout le plus jeune qui te proposait même de t'offrir la somme d'argent qui te plairait... une telle bonté cachait forcément quelque chose. Et puis, tu n'avais pas mentionné vouloir particulièrement « de l'argent », même s'il s'agissait d'une éventualité fortement agréable... mais il y avait plus important à régler d'abord, n'est-ce pas ?

— Non, je ne parlais pas de... Un léger grommellement accompagné d'un discret roulement des yeux au ciel. D'accord, bon, on pourra voir ça plus tard, pas vrai ? C'est juste que je suis un peu, disons, perdue. Au passage, on m'appelle Morgiana, pas « belle inconnue ».

Le principal était posé, comme ça. Par la suite, tu ne prêtais pas vraiment attention au Fuyujin, ni à son pseudo-balbutiement à votre adresse... Dis donc, recevoir un « merci » de Zayro Jinn, voilà qui ne devait pas être très habituel ! Malheureusement, il s'agissait là d'une réalité que tu ne pouvais pas connaître, ni même deviner... quelle dommage ! En contrepartie, si on te donnait l'identité de ce qui se trouvait à l'intérieur du corps de cet homme à quelques pas de toi, qu'aurais-tu fait ? Sûrement qu'au lieu de lui proposer de l'aide, tu l'aurais gentiment étranglé. Hésiter à ce sujet ne faisait plus partie de toi, semblerait-il. Si seulement tu en avais l'occasion – l'occasion qu'un affrontement entre vous deux ne se résume pas en ton pathétique anéantissement suite à une pichenette de Zayro – et tu l'avais, en ce moment précis, sans vraiment l'avoir, ni posséder la moindre chance de le savoir un jour... quelle ironie du sort.

Ignorant délibérément l'immature critique du vigile (oui parce que après tout si il veut inconsciemment s'évertuer à tenter de prouver sa soi-disant supériorité à travers son ignorance il peut bien faire ce qu'il veut toi tu n'as ni son temps ni l'envie de rétorquer et tu as bien raison ce n'est pas la peine de tomber aussi bas pas vrai Morgiana ?), tu soufflas néanmoins un « joyeux anniversaire » indifférent en réponse à la pique précédemment énoncé par le mafieux et finis par sourciller à la remarque du soldat. Laisser le chef en vie ? Ne questionnant pas cette décision à voix haute, tu te demandais tout de même intimement les raisons de son souhait. Bien évidemment, en général, on gardait un ennemi de côté pour pouvoir l'interroger et le faire parler, tu le savais rigoureusement bien. Seulement, dans la situation présente, il prétendait agir pour le Royaume du Dragon, ce qui t'étonnait assez fortement.

— La milice Fuyujin ? Un furtif rire jaune, puis ton regard se détourna quelques secondes vers le brun avant de se recentrer sur ton interlocuteur. Je ne savais pas qu'ils se préoccupaient là-bas des conflits mafieux, encore moins de ceux qui se déroulaient dans une telle zone neutre... ni qu'ils se préoccupaient de quoi que ce soit, d'ailleurs, à moins qu'ils en soient personnellement concernés. Une pause, évitant que tu ne sois trop irréfléchie dans tes propos. Enfin, les choses changent, apparemment.

Un haussement d'épaules qui se substitua bien vite en une mise en garde à la vue du mafieux qui se rapprochait dangereusement de ta petite personne, fendant l'air avec son imposant poignard. Dans tes souvenirs, ton sceau bien visible sur ton front suffisait généralement à ce que l'on ne te sous-estime pas abusivement comme lui s'y risquait, mais bon, vraisemblablement cet homme ne s'en préoccupait nullement. Possiblement à raison, à l'heure actuelle, tu ne devais fatalement pas en mener large, même face à lui. Ta force physique brute excédait à peine celle d'un homme normal en ce lieu, et encore... ce qui se situait bien loin de la réalité. Tu savais pertinemment où il voudrait frapper avec sa lame, ayant été formée en arts martiaux et techniques de combat par un pur Fanalis et, même si tes réflexes se trouvaient péniblement ralentis, tu pouvais toujours jouir de la totalité de tes capacités cognitives.

Et hop, tu te dérobas au dernier moment de la portée de ton adversaire lors d'une de ses tentatives pour te planter, puis laissa l'arme effleurer ta peau en évitant de peu une seconde attaque, pour en profiter et le frapper d'un bon coup dans le plexus solaire. Voilà qui lui couperait la respiration quelques instants, ce qui te permit de saisir ce moment de répit pour dépasser l'ennemi et décider de t'engouffrer dans le bâtiment. À ce rythme-là, tu en aurais pour beaucoup plus longtemps que tu ne voulais en accorder pour te défaire de ce garde, de ce fait, tu pris la décision muette de déléguer la tâche à ce cher Haru, ton comparse du moment. Ton regard se posa sur ton poing serré, affichant une moue de déception suite à la prise de conscience pratique de ta – une seconde fois – conséquente perte de puissance.

Avant de filer telle une malpropre – que tu n'étais pas –, tu t'assuras tout de même que le brun pouvait gérer la situation – ce dont tu ne doutais pas vraiment, à vrai dire, à moins que tu ne portes une trop grande confiance envers cet individu, mais il ne semblait pas aussi ridiculement inutile que toi – pour te permettre de pénétrer véritablement dans l'établissement. Puis, ainsi, tu pensais être suffisamment subtile concernant ton écrasante faiblesse, désirant, au mieux, donner l'impression que tu ne souhaitais tout simplement pas t'embêter avec cette perte de temps que représentait la neutralisation de ce vigile. Après tout, tu avais suffisamment bien dirigé ton entrée pour ne pas trop te dévoiler !

En tout cas, le Fuyujin n'avait pas menti quand il avait dit ouvrir le passage, puisque désormais à l'intérieur – dont la traversée s'était déroulée sans le moindre encombre –, c'étaient trois portes différentes qui vous accueillaient. À sa question concernant la démarche à suivre, tu vis un peu flou (tu comptais sur l'adrénaline et le feu de l'action pour te tirer de la situation, pas de temps à perdre pour y réfléchir avant de te lancer), puis rétorquas avec une pointe d'ironie sans prendre la peine de tergiverser plus longtemps :

— Est-ce que c'est vraiment le bon moment pour penser à un plan ? Je vais à gauche.

Cette affaire ne t'intéressait toujours pas particulièrement, sauf que ton coup d'œil en direction de la pièce vers laquelle tes pas t'emmenaient désormais te fournissait une raison suffisante pour t'en préoccuper : il y avait des enfants, pas vrai ? Et des enfants qui travaillaient dans un cartel de mafieux, honnêtement, cela n'annonçait rien de bon et ne pouvait que te provoquer.

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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Jeu 18 Jan - 8:19




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Esclave un jour, esclave toujours Haru ne prêtait désormais qu’à peine attention à l’homme d’un âge avancé, beaucoup plus ouvert à l’écoute lorsque la jeune femme s’exprimait. Cette dernière ayant émis son désir de rémunération, il en avait naturellement déduit qu’elle était dans le besoin, et sa proposition d’aide financière en avait aussitôt découlé, de par son côté gentleman. Le Dessinateur n’avait aucune arrière-pensée, cherchait simplement à se montrer utile à cette ravissante demoiselle, pour éventuellement subsister un certain temps dans son esprit ou dans son cœur. Celle-ci se présenta d’ailleurs sous l’identité de Morgiana. Le garçon au foulard lui adressa un magnifique sourire.

« Un nom tout aussi radieux que vous, à n’en point douter ! Au fait, je suis Haru, pour vous servir ! »

Le soldat de Fuyu reprit finalement la parole, indiquant qu’il se trouvait actuellement en intervention visant à démanteler un clan de malfrats opérant à Shiryoku, leur repaire se situant vraisemblablement dans cet établissement, soigneusement gardé par le colosse devant la porte. Malgré l’avertissement quant au nombre de questions absolument nul qu’il souhaitait, Morgiana répliqua assez promptement, affirmant son étonnement de l’implication de l’armée des Bleus dans une zone réputée pour sa neutralité. Elle ne paraissait pas avoir en tête la récente annexion de ces territoires par le royaume de Sul Hei. Haru, quant à lui, émit à son tour une certaine perplexité :

« Il est tout de même plutôt curieux, vous l’admettrez, que vous soyez seul pour cette mission… »


Néanmoins, Haru n’ajouta rien d’autre, observant désormais la menace que représentait le vigile, qui venait tout juste de dégainer une lame courte, la brandissant dans leur direction. Le milicien de Fuyu profita alors de l’inattention de l’autre afin de passer en force, tout en esquivant une faible offensive à son égard. Peu de temps après, ce fut Morgiana qui devint la cible du garde, évitant avec une finesse et une technique évidente les coups qui lui étaient destinés, ripostant d’une attaque pédestre soigneusement placée. L’adversaire lâcha son arme, se pliant sous l’impact, mains sur le plexus solaire, haletant. La belle en profita pour passer.

Haru s’avança finalement, bien plus soucieux de son paraître aux yeux de Morgiana que de l’aide qu’il pouvait apporter à Fuyu. L’homme face à lui ayant été grandement affaibli, il n’eut qu’à poser la main sur son bras, afin de le téléporter une trentaine de kilomètres plus loin, hors de l’enceinte de la ville, à l’aide de son Pas sur le Côté. Le lieu atteint pas ce biais n’était autre que la mystérieuse forêt que le garçon au foulard avait un jour débarrassé de la présence d’un nécromancien… Sans attendre que l’autre se remette à la fois des coups subis et de cette surprise évidente, il regagna l’établissement tout juste quitté grâce de la même manière.

L’épéiste rejoignit les deux autres, qui faisaient face à trois possibilités d’approches, à l’instar des trois portes face à elles. Morgiana ayant fait son choix, Haru n’ajouta rien d’autre et se contenta de la suivre. Le soldat de Fuyu opterait pour ce qu’il lui plairait. Le bretteur s’avança donc vers la porte la plus à gauche, s’assurant du regard que son alliée du jour était prête, avant d’ouvrir la première à la volée d’un violent coup de pied. La salle révéla la présence d’une certaine quantité de jeunes enfants exploités, au service d’un nombre plus réduit d’hommes plus âgés. Cet esclavagisme évident fit grincer des dents le Marchombre pour qui la liberté était l’élément phare de sa vie, et dont le passé à l’Orphelinat représentait une période sombre… Un regard furieux de sa part évalua promptement les forces ennemies. Une fois cela fait, il s’avança dans la pièce, révélant sa présence, avant d’ouvrir les hostilités verbales par un ton qui témoignait parfaitement de sa colère :

« Relâchez immédiatement ces enfants ou périssez !!! »

Capa contextuelle:
 

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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Sam 20 Jan - 17:36



Esclave un jour...

feat.Haru et Morgiana




Morgiana et Haru s'occupèrent donc du vigile, même si l'une le faisait plutôt pour la récompense et que l'autre le faisait plus pour la fille. Décidément, les élus restaient des êtres pitoyables dans tous les sens du terme, mais tout de même, rester dans ce corps d'humain faible, avait des repercussions sur Zayro. C'était effrayant, mais la perte de son âme (grâce à Ellen) et demandé par lui même, semblait être comme revenue dans cet autre corps et tout un tas d'émotions se heurtaient à lui par moment, avant de disparaitres comme il en était habitué. Etrange, sincèrement.

Lorsqu'elle posa ses questions, il ne répondit pas tout de suite, mais attendit plutôt qu'il soit à l'intérieur pour y répondre, c'était en propos à ce qu'avait dis Morgiana plus tôt. Comme prévu, sa disparition (si c'était bien l'ancienne morgi) laissait donc sous entendre qu'elle n'était pas au courant de la guerre, les batailles et les lieux gagnés par Fuyu. Il le lui dit donc à ce moment là ;

Zayro: Fuyu à gagnée l'allégeance de Shiryoku lors de batailles contre Seika. Ce n'est plus un lieu neutre.  

Voila qui pouvait la faire mieux réfléchir aux grands changement qui s'étaient passés en ce monde. Mais tout de même, il était intérieurement très curieux de savoir ce qui était arrivé. Pendant un temps, il n'avait plus ressenti sa présence, et la marque avait disparue, ce qui rendait difficile le fait de savoir si c'était bien elle... Si faible... Après ce qu'ils avaient traversé. Il devait tenter de la tester un moment ou un autre.

Quand à Haru, qui se demandait pourquoi Jinn était seul pour cette mission, le soldat de fuyu se tourna simplement vers le dessinateur et le fixa pour répondre froidement ;

Zayro: Une question de discrétion, on ne veux pas répandre le fait que Shiryoku soit gan-grainé par la racaille, mafia ou bandits. Si cela se savait, Sul hei raserait ce lieu, nous devons avoir le contrôle.

En vérité, raser Shiryoku, Zay' s'en fichait totalement franchement, mais l'excuse était pour le moins bonne et très plausible lorsqu'on connaissait Sul hei. Si quelque chose échappait un peu au contrôle du tyran, il pouvait se permettre d'agir et bien évidemment, cela serait cher payé pour les Shiryokiens, pour la plupart innocents. La encore, ça donnerait matière à réfléchir au petit Haru, qui était légèrement orgueilleux. Si seulement eux deux savaient qui ils avaient en face...

Finalement, le duo préféra partir ensemble dans une seule et même direction, c'était une tactique honnête, mais ça n'était pas la meilleure stratégie. Des bandits pouvaient s'échapper pendant la bataille, si jamais le chef n'était pas à gauche. Que choisir... En face ou à droite ?

Zayro: Faites vites, sinon ils vont fuir... Je vais en face.  

Et donc, pendant que Morgiana et Haru découvraient avec horreur que les enfants esclaves servaient les mafieux pour toutes sortes de choses, et se mettaient à l'instar des héros, dans une colère noire, Laun aka Zayro entra dans la salle centrale. Une salle remplie de jeux et de joueurs faisant des profits ou perdants tout, à l'abris des regards et donc des plaintes. Des abrutis en somme.

Pas mal de mafieux dans le coin et ils avaient l'air baleze, avec le recul, probablement aussi fort voir plus que le vigile de l'entrée. Après s'être assuré qu'aucun ne sortait du lot et ne soit le chef, Jinn sorti son épée, le bruit du métal se frottant au fourreau eut tôt fait de révéler sa position, mais ce n'était pas un problème. Il lança d'abord un couteau en se saisissant de celui à son ceinturon central, dans la gorge d'un type qui s'approchait pour lui demander de ranger son arme.

Une fois ce geste effectué, plus de pitié pour lui possible. Il fut rapidement encerclé au niveau de l'entrée de la salle.

Zayro: J'en ai assez d'utiliser mes poings. Voyons un peu ce que je vaux ainsi.  

Si tu pense que parler seul te donne du courage ! tu t'plan... !

Ce bandit n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'en essayant d'attaquer, Jinn esquiva d'un pas sur le coté, tournant sur lui même pour abaisser froidement sa lame et découper le visage du gars derrière les sourcils jusqu'en bas de la gorge.


Evidemment le coup était impressionnant, mais pas de quoi arrêter les autres. Il dû intercepter deux coups de katana en les bloquant, mais l'un d'eux dans son dos le frappa vers le bassin. Il eut le temps de rouler, mais s'était fait toucher. Se tenant au niveau des reins, la blessures était superficielle, c'était déjà ça, mais ça pissait un peu le sang. Ressaisissant son épée fermement, il frappa un autre qui bloqua, il y'eut donc un vrai duel de cape et d'épée, avec de rapides échanges, parfois chaotiques et imprécis, parfois lourd et impactant.

Il tua un autre mafieux en passant outre sa défense grâce à une feinte, plantant son épée dans l'estomac. Le type s'écroula sur le coup. Lorsque trois type arrivèrent pour frapper à l'unisson, Zay' n'eut d'autre choix que se protéger avec le corps d'un cadavre. Les katanas se bloquèrent dedans la chair, permettant la contre attaque.

Zayro: Mauvais choix tactiques, imbéciles...  

La frappe balaya les trois types en les décapitant. Mais il en restait encore 4, les plus forts et les plus prudents. Ils cherchaient une faille dans la défense de Jinn, avaient analysés ses mouvements et son type d'attaque. Étrangement, eux, attaquèrent un par un. Peu être un semblant d'honneur, venu d'anciens clans avant qu'ils ne soient passés ronins... Laun fit tournoyer son épée et laissa le sang éclabousser le sol. Les quelques clients avaient déjà filé avec leur magots.

Zayro: On se fixes ou on se combat ? J'attends.  

Le premier d'entre eux arriva à toute berzingue, il bougeait bien, bonne défense et bonne attaque, il blessa rapidement Zayro à l'épaule et a l'avant bras, faillit même se faire trancher la main dans un mauvais échange ! Il fallait faire attention. Pour le moment, Jinn reculait et chaque pas laissait l'avantage à son adversaire. Mais au moment d'une attaque verticale du tonnerre, Zayro frappa à l'horizontale en se baissant légèrement, chevilles pliée et lui permettant de frapper au niveau du bas ventre de son ennemi. Ce dernier, tranché en deux, tomba en morceaux. Le soldat Fuyujin se releva, la tête couverte de sang.

Zayro: Plus que vous trois. Si vous attaquiez en même temps, vous auriez une chance, mais rien ne va m'arrêter.  

Mafieux 1 : Peut être.
Mafieux 2 : Tu combats honorablement, ta mort le sera aussi.
Mafieux 3 : Comme il dit, assez discuté, allons y ensemble.

Peut être que le trop plein de mort ou l'ultime provocation de Zayro avait saoulé ces derniers mafieux, ils se décidèrent à faire front ensemble, pour le plus grand drame de Laun. Ces trois là étant plus forts que lui soudé, les attaques fusèrent, et des étincelles à chaque échanges éclairait la pièce. Malheureusement et à raison, une percée se fit bientôt sentir juste en dessous du foie de Jinn, qui recula en se tenant le ventre dans la douleur, une grimace déformant son visage.

Il dû se défendre de cinq autres coups d'une main, avant de se retrouver contre un mur. Esquivant deux prochains coups, il recut un autre en plein dans le tibia, le forçant à tomber et laisser tomber son épée. Les mafieux se mirent au dessus de lui. L'un d'eux leva son arme, prêt à l'embrocher.

Mafieux 2 : Meurs dans l'honneur ! Et abaissa sa lame rapidement.

Le pic se rapprochant à grande vitesse, força Zayro à agir. Il se saisit à plein main de la lame, pour stopper son avancée, en se tranchant donc les paumes entièrement. Puis arracha l'arme en balançant un coup de pied dans le ventre de son adversaire, tout en frappant immédiatement le désarmé et le trancher à la diagonale, tuant ce dernier sur le coup. Les deux autres furent un peu surpris d'un tel retournement et surtout, d'une telle volonté de survie.

Zayro: Hhh... Hhhh... C'est.... Pitoyable....  

Mafieux 1 : In... Incroyable. Vous ne pouvez pas être un simple soldat de fuyu...
Mafieux 3 : Qu'importe ! Il a tué Shenzû, il est fort, ne le sous estimons plus.
Mafieux 1 : Hum... Peut être, mais il ne peut plus courir, son foie est probablement touché, ses mains ne pourrons plus tenir d'arme avec de telles blessures, il.... Que... ??!!

L'étonnement de l'un d'eux ne venait pas de nulle part. Pendant que ceux ci discutaient de la survie de Jinn, le colosse avait tout simplement prit une ceinture de l'un des mafieux mort et attacha ses deux mains ensemble tenant son épée de force. Serrant alors le plus possible, le voila qui était affublé d'une arme non détachable. La douleur était dans la tête ! Les deux derniers mafieux grincèrent des dents et foncèrent donc vers lui à l'unission, dans un tout dernier échange !

Zayro: Venez.. hHHhhh... !  

Une inspiration, une analyse, les deux lames arrivèrent comme une machoire prête à le broyer, inesquivable, rapide, infernale. Le temps sembla ralentir dans son esprit, pendant qu'il cherchait l'issue possible. Finalement, il décida de sauter et de passer entre les crocs, entrer dans la bouche sans en toucher les dents, lui évita la mort. Une roulade rapide plus tard, il se retourna et balaya la zone d'une coupe horizontale dans leurs dos, les touchants ne pleine colonne vertébrale et les faisant courber l'échine. Ils n'étaient pas mort, mais paralysés dans la douleur.

Lui, essoufflé et blessés plus ou moins gravement de multiples parts. Il les acheva sans aucune once de pitié, puis commença à sortir de la salle, en trainant son épée attachée à ses mains comme un boulet. Il se mit sur la bordure de la porte et s'assit un instant, en crachant du sang. Les élus avaient terminés ? Pas de renforts ennemi venant de l'autre salle ? Etrange.

En fait, c'était pour une bonne raison, la porte de l'ultime pièce était blindée et ne laissait que peu passer le son. Mais il l'ignorait. Zayro ferma un instant les yeux, il commençait à perdre trop de sang, il faisait un peu froid, alors qu'il était chaudement habillé pourtant.

Zayro: GnNn.. Saleté de corps...  



- - - -

Niveau des soldats salle gauche : 1 à 10 (15 soldats)
Niveau de soldats salle en face : 11 à 25 (11 soldats)
Niveau des soldats salle droite : 26 à 35 (25 soldats + 1 chef)
Chef : lvl 40



Fiche technique~Mon nouveau theme
Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Mar 23 Jan - 2:48

esclave un jour, esclave toujours

— « first things first » —



On ne pouvait pas vraiment dire que tu en avais mené large face aux minces révélations du Fuyujin. Suite à ses mots, tu renchéris rapidement d'un peu convaincant « Les batailles... haha. C'est vrai. Bref... », mais qui réussirait néanmoins à clôturer le sujet pour le moment. Seika contre Fuyu ? Tu ne possédais pas la moindre idée de ce qu'il racontait. Et l'alliance entre Seika et Minshu, ne devrait-elle pas transformer ceci en un « Seika et Minshu contre Fuyu » ? Et puis, si Fuyu avait récupéré cette zone normalement neutre, cela signifiait-il que le Royaume fut vainqueur de ces guerres ? Découvrant de nouveaux territoires et la supposée évolution drastique du contexte géopolitique de Kosaten, une interrogation principale traînait inlassablement dans ton esprit : combien de temps exactement ton existence s'était-elle volatilisée de ce monde ? La réponse ne te tomberait pas du ciel dans l'immédiat, hein ? Ce serait trop simple.

En attendant, tu en avais aussi profité pour examiner brièvement la manière dont Haru s'en sortait avec ce premier mafieux. L'infime démonstration de ses capacités, que le brun venait de dévoiler, te plongeait dans l'incompréhension la plus totale et, avouons-le, t'intriguait au plus haut point. Une certaine élégance se dégageait de ce personnage, mais rien ne transparaissait sur ton visage à ce propos. Toi, tu n'étais bonne qu'à te servir de tes poings. Et encore, depuis ton réveil, tu ne réalisais pas vraiment des merveilles. Une minuscule pointe de jalousie naquit à cette idée, ne pouvant t'empêcher de te comparer à cet élu. Cela dit, tu ne pris pas la peine de camoufler ton soulagement à l'idée qu'il t'accompagnerait dans cette fameuse pièce de gauche, même si le contraire t'aurait étonné.

Sans surprise non plus, le Fuyujin fit cavalier seul. En y réfléchissant, la tactique la plus sécuritaire aurait été de rester en groupe histoire de combler la différence numérique qui séparait vos deux « camps ». Un facteur que tu devais désormais prendre en compte, malheureusement. Enfin bon, tu y songeais maintenant, mais devons-nous rappeler qui décida en premier lieu de ne pas concerter les autres ? Sans jeter le moindre coup d'œil en arrière en direction du fameux – faux – Laun, tu échangeas tout de même un regard avec le Minshujin, avant que celui-ci n'ouvre violemment la porte. Niveau discrétion, on repasserait, mais niveau effet de surprise, ça fonctionnait suffisamment pour te permettre une furtive inspection des lieux.

Ta placidité se brouilla précipitamment lorsque tes pupilles se posèrent sur un des cœurs du marché de ces voyous : des gamins – et orphelins, tout ça – forcés à travailler à leur compte, triant principalement de l'argent sous toutes ses formes, des plus vraies au plus factices... autre détail intéressant, cette pièce semblait réservée à entreposer des armes puisqu'elles s'y trouvaient en grande quantité. Pour compléter la scène, une quinzaine de mafieux se trouvaient face à vous. Tu ne t'attendais pas à ce que le brun s'enflamme autant, à vrai dire, mais sa réaction te rassurait intimement, car similaire à ton propre ressenti.

— S'en prendre à des enfants (les réduire en esclavage comme toi tu sais tu sais très bien même ça te touche te rebute te dégoûte)... quelle pratique de faibles, décidément, crachas-tu. Sept des mafieux daignèrent croiser ton regard, ce seront ceux dont tu t'occuperas. Hm, Haru, on fait moitié-moitié ?

Tu n'attendis nullement la réponse de l'intéressé avant de porter ton premier coup : un bon direct du droit dans la mâchoire comme on les aime, qui envoya valdinguer sa victime contre un mur. Rien ne venait trahir ton imperturbabilité, si ce n'était que l'emportement durcissait tes traits tandis que ton sang bouillonnait dans tes veines. Certains perdaient leur temps à jacasser, mais tu ne tentais même pas de les écouter. Inutile de gaspiller sa salive, pas vrai ? Six contre un, cela restait faisable, d'autant plus qu'ils n'apparaissaient pas extrêmement puissants non plus. Ta seule priorité se résumait à éviter de te faire trancher, clairement.

Ton corps s'accroupit précipitamment sur le sol pour esquiver une attaque latérale qui visait ta gorge, avant de te décaler légèrement sur le côté pour ne pas finir transpercée par l'épée d'un deuxième individu. Sans prendre le temps de les laisser se coordonner, tu flanquas un bon coup de pied dans la rotule d'un gars, puis jetas ton coude dans ses côtes. À peine ta petite personne se releva qu'un autre mafieux essaya de te planter avec son poignard – que tu évitas de justesse – avant de lui offrir un gros coup de genou bien placé. Tu fus dans l'obligation d'encaisser une attaque qui fit craquer tes os (aïe), avant de pouvoir asséner un farouche crochet du gauche en plein dans le menton de l'homme qui réussit, tout de même, à entailler ta peau superficiellement.

Ensuite, ayant un peu mis de l'ordre dans l'action, tu constatas qu'on te menaçait maladroitement d'une arme à feu et, sans crier gare, surtout que tu prenais en compte le temps de préparation qu'il devrait nécessiter avec son instrument de combat, tu plantas très fort tes doigts dans ses yeux ce qui, au pire, l'aveuglerait suffisamment pour qu'il soit hors d'état de nuire un bon moment. Un dernier ennemi te tournait le dos dans une tentative de, sans doute, récupérer une arme quelconque, mais il n'eut pas le temps d'accomplir grand-chose que tu le frappas violemment à l'arrière de la tête.

Il t'en manquait un. Ta maigre rapidité ne l'emporta pas, puisqu'à l'instant où tu te retournais (ou comment bien commettre la même erreur qu'un amateur), une main te saisit à la gorge. Sans réussir à te défaire de cette étreinte qui se resserrait de plus en plus, tu tentais désespérément d'atteindre ton assaillant sans y parvenir. À chaque respiration que tu parvenais à prendre, une douleur lancinante te prenait à la poitrine, pas uniquement due à cette emprise que tu subissais, mais plus comme si tes blessures du passé se réveillaient.

Peut-être que ta nouvelle perte de puissance provoquait ce genre d'effets indésirables, à moins que ce ne soit le choc de ce combat qui te tirait officiellement de ta léthargie, depuis si longtemps... ta main tâtonnait à ta gauche, s'agrippant au premier objet qui passait sous tes doigts : une arme à feu, de taille moyenne, mais assez lourde... En vérité, tu étais littéralement incapable de la manier, alors tu frappas le crâne de ton adversaire avec la crosse de toutes tes forces avant de l'abandonner sur le sol.

Voilà qui concluait cette séquence de baston de ton côté. Même s'ils n'étaient pas nécessairement morts, au moins, ils étaient soit inconscients, soit neutralisés. Pour l'instant. Tu toussas pas mal, essayant autant que possible de minimiser ta quinte de toux, palpant tes côtes en craignant d'en avoir une ou deux de cassée(s). Tes yeux rutilants examinaient – enfin – le Minshujin, dans le but de t'assurer qu'il en avait, lui aussi, terminé. Curieusement, un sourire se dessinait sur ton visage, le premier depuis le début ; et sûrement le seul. Que ce soit pour cette libération de petits esclaves ou parce que tu venais de te battre... la raison en resterait ambiguë.

— Vous pouvez partir, tous. Vous êtes libres. Profitez de cette chance qui vous est offerte... intimas-tu promptement aux innocents présents. Haru, c'est bon pour toi ? Il (Laun) a dit qu'on pouvait prendre ce qu'on voulait, mais ça ne m'intéresse pas énormément pour le moment.

Ceci prononcé, tu tournas les talons pour te retrouver à l'endroit de la séparation avec le Fuyujin, sans t'attendre au spectacle qui y trônait. L'intéressé semblait plutôt lamentable, ensanglanté et assis sur le pas d'une des trois portes. Ton regard le jaugeait et le jugeait, détaillant sommairement son état de santé sans la moindre humeur.

— Ce serait vraiment dommage de perdre la vie ici.

À vrai dire, tu ne t'étais pas véritablement préparée à la situation actuelle en pénétrant dans ce repère de mafieux. Ton échec, ça, oui, ça t'avait inéluctablement traversé l'esprit, mais pas celui d'un de ces deux personnages. Toutefois, tu t'avanças à quelques pas de lui, observant plus précisément ses blessures avant de prononcer ces paroles :

— Si ça continue comme ça, tu risques de te vider de ton sang et de mourir. Je n'ai pas particulièrement envie de m'être mise en danger pour un stupide cadavre. Tu n'as plus l'air de pouvoir te servir de tes mains pour le moment et je doute que cette arme de fortune désespérée ne fasse l'affaire bien longtemps. En tout cas, je ne peux pas te soigner et, dans cet état, ça va être compliqué d'accomplir ta mission, Soldat. Tes chances de réussite se réduisent considérablement avec ces blessures et encore, imagine si tu te trouvais tout seul. Je me doute que tu ne comptes pas m'écouter, je sais comment vous êtes, mais...

Ne possédait-il aucune conscience de son propre corps ? Pour quel prix pouvait-on se laisser abîmer, lacérer, mutiler ? Une foi inébranlable en Long ? Des ordres indiscutables ? Pourquoi cet homme se lançait-il dans une mission, seul, alors qu'il ne pouvait visiblement pas en venir à bout sans aide ? Et quelles informations possédait ce chef pour qu'il se sacrifie – même involontairement – afin de parvenir jusqu'à lui ? Un inaudible « pourquoi » s'échappa inconsciemment d'entre tes lèvres, alors que tu tentais sincèrement de comprendre les desseins de ce Fuyujin. Un soldat ne représentait qu'un vulgaire pion – généralement lobotomisé – sur l'échiquier, tu en avais conscience, mais ne parvenais à réellement comprendre ce qui pouvait bien se dérouler à l'intérieur de son crâne.

— Ce serait juste vraiment dommage de perdre la vie ici et pour ça. C'est tout.

Le jeu n'en valait pas la chandelle, surtout pour toi et très certainement le Minshujin, à qui tu adressas par ailleurs un « Haru, toi, t'en penses quoi ? » histoire de considérer son avis. Même pour le Fuyujin ! Qu'est-ce qui se trouvait derrière cette dernière porte de si important pour en arriver là ? Honnêtement, tu ne voyais plus vraiment l'intérêt de continuer. Le problème, c'est que ce soldat continuerait certainement dans sa lancée, pas vrai ? Il te semblait de cette trempe-là, en tout cas. Pouvais-tu abandonner une énième âme perdue, alors que le sort te donnait une seconde chance de tout recommencer ? Ce n'était pas de sa faute s'il était né dans ce monde et avait rejoint les rangs de Long...

Après tout, il n'était qu'une victime comme les autres de cette divine mascarade.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Mar 23 Jan - 10:40




feat.Morgi & Zéro Jean

Esclave un jour, esclave toujours Le travail forcé imposé à des pauvres hères en bas âge… Ni plus ni moins que de l’esclavagisme infantile… Haru provenait d’un monde où cette aberration innommable avait été abolie depuis bien longtemps, malgré le fait évident que certains groupuscules secrets, parfaitement dissimulés ou couverts par une autorité corrompue, continuent d’exploiter les plus jeunes dans des tâches beaucoup trop pénibles. L’Orphelinat, où avait grandi le Dessinateur, en était la preuve concrète. Évidemment, Kosaten était identique : la loi était probablement contre cette pratique, mais était incapable de l’effacer définitivement… Devant ce constat, l’écœurement et la colère du Marchombre prirent aussitôt le dessus sur ses autres émotions.

Son avertissement oral n’eut pas d’autre effet que celui d’attirer l’attention des hommes armés. Ceux-ci, bien loin de prendre peur, s’affairèrent rapidement à s’équiper avant de se rassembler face au duo, prêts à abattre ces deux intrus. En réponse à cela, Haru tira sa propre lame de son dos, la pointant vers l’adversaire le plus proche, lui-même en position de combat. À côté de lui, Morgiana était également aux aguets. En l’écoutant, le garçon aux cheveux bleus constata avec joie qu’elle partageait son opinion concernant l’horreur face à eux. Après quoi, une rapide répartition des ennemis à vaincre fut effectuée et, même si la belle avait déjà bondi dans la mêlée, il prit tout de même la peine de lui répondre :

« Avec plaisir ! »

Haru n’était pas un fervent amateur de combat pourtant. Mais, face à lui se trouvaient des criminels sans scrupules et sans remords, même après ce qu’ils avaient perpétré, même devant l’état misérable des enfants sous leurs ordres, tant et si bien que le Marchombre ne pouvait pas supporter de les laisser respirer plus longtemps. Il n’aurait aucune pitié, ne frapperait que pour tuer, et non pour désarmer. Seul le châtiment de la mort saurait purger ces âmes damnées…

L’avantage du nombre revenait aux mercenaires face à eux : ils se trouvaient être une quinzaine, tous en état de se battre, alors que leurs assaillants n’étaient que deux. L’écart se jouerait donc sur la puissance de ceux-ci et leur capacité à vaincre plusieurs adversaires par leurs seuls moyens. Fort heureusement, le seul lien entre ces différents opposants était la somme que chacun tirait de ce marché illégal. Ainsi donc, ils n’étaient guère au point niveau cohésion, et n’attaqueraient pas de manière coordonnée, ce qui était un véritable plus. Le constat terminé, Haru engagea à son tour les hostilités.

Ses premiers pas le menèrent au corps-à-corps, face à l’individu le plus proche, qui ne s’attendait pas à recevoir aussi promptement le bretteur. De fait, il se défendit assez maladroitement, interposant entre l’épée du garçon au foulard et son cœur une dague de taille moyenne. Les lames s’entrechoquèrent, mais le choc se fit davantage violent chez l’autre homme. Vigilant, Haru profita de cet instant de faiblesse pour trancher la main porteuse du poignard, avant d’enchaîner en empalant la poitrine de son adversaire, qui s’effondra au sol, crachant du sang, trépassant en l’espace de quelques secondes. L’orphelin ne célébra pas sa victoire et balaya son entourage pour visualiser le prochain affrontement auquel il prendrait part.

Il n’eut pas à chercher bien longtemps, puisqu’un doublon venait de l’approcher, tous deux armés d’une lame plus longue que celle du bretteur. Un combat bien plus désavantageux pour ce dernier, puisqu’il affichait désormais une portée inférieure à celle de ses adversaires, qui possédaient en plus l’atout de la supériorité numérique. Néanmoins, l’entraînement avec le maître d’armes du camp de Minshu avait effectivement porté ses fruits, puisque, malgré tout cela, Haru parvenait à se mouvoir avec agilité et dextérité, de telle sorte qu’il esquivait chacun des mouvements destinés à le blesser, tout en assénant, de temps à autre, un coup bien placé. Ainsi, il parvint à affaiblir l’un des deux, en lui sectionnant plusieurs tendons au niveau des jambes : le malfrat, sévèrement diminué, tomba à genoux, ensanglanté, tentant, tant bien que mal, de limiter les conséquences de la plaie. Désormais dans un parfait un contre un, le magicien gentleman prit rapidement le pas sur l’autre grâce à sa mobilité plus élevée, parvenant à le contourner, pour le décapiter aisément. Il n’eut alors qu’à planter son épée dans le crâne du premier, toujours à terre, pour finaliser ce combat.

Cinq hommes restaient à abattre pour Haru. Ceux-ci, ayant pris conscience de la force de ce dernier, s’étaient organisés en cercle, pour ne lui laisser aucun répit. Du coin de l’œil, le Minshujin observa le combat de Morgiana, prêt à intervenir s’il le fallait. Son sang ne fit qu’un tour lorsqu’il vit un ennemi entreprendre de l’étrangler à mains nues. Erreur de débutant… Son attention ailleurs, il ne perçut pas tous les mouvements de ses propres adversaires, et une lame entailla son bras gauche, tandis qu’une autre se plongeait dans son genou. Touché, le jeune homme fut contraint de poser une jambe à terre, grimaçant de douleur. Mais alors qu’une épée s’élevait déjà dans les airs, s’octroyant l’élan nécessaire à la mise à mort du bretteur au regard électrique, ce dernier ferma les yeux, visualisant dans son esprit d’imposantes boules métalliques. Aussitôt, cinq d’entre d’elles apparurent au-dessus des têtes des opposants, avant de fracasser leurs crânes, entraînées par la gravité. Le garçon se releva alors, boitant légèrement vers sa partenaire pour l’aider.

Haru fut soulagé d’apprendre qu’elle s’en était également sortie. Aussitôt, il se concentra sur la guérison de ses blessures, laissant son Rêve refermer les plaies, reformer les tissus, reconstruire les vaisseaux sanguins endommagés. Morgiana s’approcha de lui, après avoir libéré les jeunes travailleurs, qui, reconnaissants, leur adressèrent un sourire, assez faible, mais empreint de bonté, avant de filer. La demoiselle affirma n’être point intéressée par ce qu’il y avait dans cette pièce, avant de la quitter. Le gentilhomme la suivit à nouveau.

« C’est fini… Je vous suis, ce qu’il y a ici ne m’intéresse pas non plus. »


De toute manière, Haru n’était pas venu ici par intérêt matériel ou financier… Il jeta un dernier regard dans cette salle, sombre et humide, qui lui évoquait tant de mauvais souvenirs surgissant de son passé… Après quoi, il rejoignit les deux autres, juste au moment où Morgiana semblait achever ce qui paraissait avoir été une longue tirade. Dès qu’il aperçut le soldat de Fuyu à terre, et grièvement blessé de surcroît, l’élu de Minshu accourut à son cheveu, posant une main sur sa poitrine, et entamant un nouveau Rêve, bien plus puissant que celui qui avait été nécessaire pour sa guérison.

« Ne bougez pas ! »


Cela dura quelques minutes, le soin ne fut pas complet, mais le pronostic vital de Laun n’était plus engagé. Il pouvait, par ailleurs, de nouveau se battre sans gêne, bien que ses plaies risquent à tout instant de se rouvrir s’il encaissait un nouveau coup. C’était tout ce que pouvait pour lui Haru, dans l’état actuel des choses. Il se releva, jetant un regard interrogateur à Morgiana.

« De quoi parliez-vous avant que je n’arrive ? »


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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Sam 27 Jan - 1:55



Esclave un jour...

feat.Haru et Morgiana




De leurs cotés, Haru et Morgiana avaient également reussis, bien que chacun ait sa méthode. Morgiana avait préférée frapper pour assommer, tandis qu'Haru, à l'image de Zayro dans son corps de natif, ne le fit que pour tuer. Une punition somme toute necessaire, bien que ce ne soit clairement pas l'objectif de Jinn. Le chef n'était (malheureusement) ni dans la premiere et ni dans la seconde salle. C'était un jeu de piste, une roulette russe, un total hasard.

En choisissant une pièce seul, il avait esperé couvrir à la fois plus de terrain et trouver le chef plus rapidement. Manque de pot, s'en suivit des combats assez acharnés pour le faire tomber. Ce corps n'était pas adapté pour de tels duels. Dans sa véritable enveloppe charnelle, le colosse pouvait encaisser sans broncher les coups, se régénérer, et donc porter un interêt moindre aux blessures.

Mais ici, chaque égratignures pouvaient s'infecter, chaque coupures mener sur une amputation, un handicap. Freinant alors sa possible quête. Ce n'était pas possible et il ne comptait évidemment pas s'arrêter là. Quand la jeune femme sortie la première, elle arriva en gardant son calme vers lui, sortant alors un monologue de morale qui n'atteignit pas vraiment Jinn, qui était encore lui même dans le corps de ce natif. Un peu dans le vague, il la fixa et lui répondit presque froidement ;
color=#9966cc]Ne me .. TUtoyez pas ! Je sais ce que j'ai à faire, je sais comment GNnN.. Le faire...[/color]  Fit t'il en essayant de se trainer et se relever.

Aaah le tutoiement, une vieille habitude des gens qu'avait toujours detesté le colosse. Mais bon, il était peu probable que ce soit relevé et quand bien même, Zayro n'était pas le seul élu au monde à ne pas aimer être tutoyer. Haru ne tarda pas à arriver et donner son avis, demandé après tout par Morgiana.

Appliquant une main sur le torse de Laun, main que ce dernier n'eut pas la force de dégager (malgré l'envie). Si cela pouvait finalement lui permettre de se remettre sur pied et accomplir son objectif, c'était largement rentable. Il laissa l'élu faire, avant de se sentir un peu mieux pour se mettre debout une bonne fois. Un grognement pendant qu'il détachait l'épée en tirant avec ses dents sur les attaches de fortunes qu'il fit à ses paumes.

Le jeune homme n'avait pas besoin de dire que sa technique n'était pas miraculeuse pour que lui le sente, il savait qu'à la moindre accroche, tout pouvait s'ouvrir de nouveau. C'était un faible pourcentage de soigné,
mais toujours ça de prit.

Ce sera suffisant pour la suite..  Assura t'il en maintenant son ventre une seconde.

Après quoi, il serra le manche de son épée qu'il pouvait à nouveau brandir dans toutes les directions sans mal, et ne se questionna qu'à peine sur la demande du dessinateur, à savoir, de quoi parlaient les deux avant qu'il n'arrive.

De rien... Restons concentrés. Le chef est dans cette salle, rappelez vous que je le veux vivant. Il ne doit pas s'enfuir. Coupez lui les jambes s'il le faut.  

Ce qui était, on le concède, un peu radical, mais bon... Qui sait comment finissaient les prisonniers dans les prisons Fuyujin ou ici, dans les villes sous juridictions de la nation bleue. Du pareil au même, voir pire. Il ne restait plus qu'à entrer et... Tout faire péter !

Bien entendu, Zayro ne voulait pas avoir de problème à entrer, et souhaitait avoir un petit avantage de surprise, analysant rapidement le fait qu'aucun renforts ne soient venus d'ici, c'est donc que la porte offrait une insonirisation conséquente. La porte blindée pouvait certainement être forcée par les élus sans trop de mal, mais lui, eut une autre idée.

Il ramassa le corps de l'un des gardes, pas le plus amoché (niveau du visage surtout), puis se planqua plus ou moins derrière, en indiquant aux deux autres de faire de même. Une fois à la porte, il toqua très fort. Un petit loquet s'ouvrit alors pour laisser voir une paire d'yeux et une bouche.

OUaiis ??

Zayro ne prit pas la peine d'imiter une fois, il tourna simplement le visage du garde mort dans un autre sens et le fit légèrement bouger comme un marionnettiste.

On a un problème à la salle de jeu, on a besoin de renfort pour calmer des clients.  

Putain, vous pouvez pas aller chercher ceux de l'autre salle ?

Nan, l'un des clients dit connaitre le chef et veux..  

C'est bon, ça va, attendez, j'ouvre..

Des petits clics, des petits clacs et après que le trousseau de clés se soient enfourné dans la serrure pour ouvrir la porte d'une certaine épaisseur, Laun balança le cadavre sur le coté et un pied dans le bide du vigile de l'entrée. Evidemment, ce dernier s'écrasa sur la table d'une sorte de jeu de poker entre le chef et quelques portes-épées à défaut de flingues.

Les cartes et jetons volèrent, autant que la surprise commune. Tout le petit monde se leva dans une certaine cohue et surprise, sortant alors leurs armes prêts à en découdre, tandis que le premier se relevait difficilement. Il était l'heure de faire payer ces gens. Le chef n'était pas dur à repérer, Laun le pointa du doigt.

Tous à part lui.  

Chef mafieux : Je vous file 1000 yens chacun si vous disparaissez maint'nant les jeunes. Laissez moi régler ce compte à ce garde et foutez le camp. Il vous arrivera rien, promis. Ajouta le chef en craquant un cigare.

Vous et moi, nous avons des choses à nous dire.  

Chef mafieux : Moi à un soldat de Fuyu ? Même pas en rêve. Vous entrez ici et foutez le bordel dans mon business. N'esperez pas ma gentillesse.

Mettez cela sur l'abruti à l'entrée de votre cloaque. Je n'aime pas qu'on se moque de moi, alors vous allez le payer d'une manière ou d'une autre.  

Chef mafieux : Mais de quoi il parle ce naze... Allez, j'en ai assez entendu, vous ne me connaissez visiblement pas, des comme vous j'en mange tous les jours.

C'était l'heure de l'attaque, mais il laisserait faire la force de combat "Elu" pour le plus gros du combat. Jinn se lança donc épée à la main, échangeant difficilement (a cause de ses blessures aussi) contre deux talentueux épéistes. Le reste c'était pour Morgiana et Haru, en esperant qu'ils puissent s'en sortir et maitriser le chef au passage ! C'est qu'ils étaient nombreux dans cette foutue salle... Il en restait encore 24 à mettre au sol. Heureusement, rapidement le colosse se fit les deux énergumènes sur son chemin et passa au double.

Quatre bretteur lui tenait la chandelle haut les cœurs... Pas facile dans cette panique d'épée. D'autant plus qu'il fut obligée de reculer dans le couloir, le chef était détendu et regardait faire. Il n'avait pas encore la crainte de perdre. Les élus sauraient peut être lui reserver une surprise. Encore 19 hommes en armes pour eux, moitié moitié chacun pour Morgiana et Haru, c'était faisable nan ? Puis il resterait le dernier.

Pas de quartier !  

Heureusement, le sake coulant dans les veines de ces derniers, ne les rendaient que plus simple à éliminer, ironiquement, les sous fifres paraissaient plus forts, car plus concentrés et appliqués à la tâche. Comme quoi, il ne fallait jamais se reposer sur ses lauriers... La pièce sombre, se repeignait peu à peu de rouge sang...

- - - -

Niveau des soldats salle gauche : 1 à 10 (15 soldats)
Niveau de soldats salle en face : 11 à 25 (11 soldats)

Niveau des soldats salle droite : 26 à 35 (25 soldats + 1 chef)
Chef : lvl 40



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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Lun 12 Mar - 23:55

HRP:
 




feat.Morgi & Zéro Jean

Esclave un jour, esclave toujours Le soin du soldat était bien évidemment plus que précaire : Haru avait dû se hâter et réparer les tissus les plus endommagés, ce afin de préserver la vie du blessé. Néanmoins, il était loin de produire des miracles et, si le convalescent encaissait à nouveau des dommages sur ces parties sensibles, son Rêve ne pourrait rien pour lui. Toutefois, l’homme semblait en avoir parfaitement conscience, bien que son mystérieux objectif, qui le poussait à se battre jusqu’à la mort, l’empêche de se détourner de cette mission, tout aussi suicidaire qu’elle puisse le devenir par la suite. Le Dessinateur n’avait pas rétabli ce milicien de gaieté de cœur, mais il ne pouvait décemment pas le laisser trépasser sous ses yeux, tout en sachant qu’il pouvait le sauver… Sans un mot de gratitude, celui-ci se releva péniblement, prêt à repartir de plus belle, assurant qu’il se portait désormais comme un charme. Le garçon au foulard soupira.

« Si vous le dites… »

Manifestement, le dénommé Laun ne semblait pas très porté sur la discussion, puisqu’il refusa de répéter les paroles qu’il avait préalablement adressées à Morgiana. Cette dernière n’ajouta rien d’autre non plus et paraissait perdue dans ses pensées. Haru lui trouvait d’ailleurs un teint un peu pâle, mais il préféra n’en rien dire, attendant la suite des évènements. Il ne restait plus qu’une seule et unique pièce à vider de ses occupants. Parmi eux, se trouvait très certainement le chef de cette organisation criminelle, l’homme que le Fuyujin voulait capturer vivant. Si tel était le cas, l’endroit était sûrement mieux gardé qu’ailleurs… L’assaut risquait d’être bien plus difficile… Certes, ils étaient trois pour y faire face, mais le plus âgé tenait à peine sur ses jambes… Et Morgiana…

« Morgiana !!! »


Haru s’élança d’un bond pour rattraper le corps de la belle, qui venait de s’effondrer, ayant perdu connaissance. Il s’empressa alors de s’assurer de la stabilité de sa respiration, avant d’observer plus attentivement son corps, pour y déceler une quelconque blessure pouvant être responsable de cet état. La jeune femme avait bien subi quelques coups, mais rien de suffisamment grave… Et un poison aurait été bien plus létal que cela… Le garçon aux cheveux bleus en conclut donc qu’il devait s’agir d’un manque de nourriture ou de sommeil. Aussitôt, il prit le corps de la demoiselle dans ses bras et se téléporta dans une auberge à deux ruelles d’ici, où il avait déjà séjourné lors d’un précédent passage. Fort heureusement, il n’y avait pratiquement personne à cette heure et la panique générale put rapidement être évitée. Le jeune homme expliqua alors avoir découvert Morgiana inconsciente dans un coin de la ville et l’avoir amenée ici afin qu’elle puisse bénéficier d’un lit pour se reposer. Il conduisit donc celle-ci à l’étage, la coucha dans l’une des chambres disponibles, apposa brièvement ses lèvres contre celle de la combattante, avant de retourner à l’accueil et de payer le tenancier pour plusieurs nuits. Il assura ensuite qu’il reviendrait bientôt pour prendre des nouvelles, tandis que le gérant indiquait avoir fait chercher un médecin. Rassuré, le bretteur repartit comme il était arrivé.

L’espace de jeu était devenu un véritable carnage. Laun avait déjà trouvé le moyen de pénétrer la pièce close et son épée ravageait les rangs adverses. Il lui serait toutefois difficile de venir à bout de l’intégralité de l’ennemi par la seule force de ses bras. Sur ce constat, Haru rejoignit la bataille, certes assez tardivement, ayant pris le soin de matérialiser une seconde lame pour s’offrir de meilleures opportunités offensives. Le Minshujin parait les coups, ripostait, désarmait ses adversaires quand il le pouvait, les abattait quand il y était contraint. Son infériorité numérique ne jouait clairement pas en sa faveur, mais il n’avait pas peur, ne se faisait pas acculé. Ses entraînements dans les montagnes de Minshu l’avaient grandement renforcé, préparé à bien pire que cela. Lentement, le nombre d’opposants diminuait peu à peu, jusqu’à être réduit à moins d’une dizaine. La victoire leur tendait les bras, mais il ne fallait guère se relâcher.

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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Mar 13 Mar - 22:14



Esclave un jour...

feat.Haru et Morgiana



Evidemment elle s'écroula... Cette bonne à rien, depuis toujours, pourquoi aurait t'elle changée ? Il avait essayé de la rendre forte, de lui montrer le monde tel qu'il était vraiment, d'en faire un instrument de mort, de destruction. Elle avait failli, disparue et maintenant qu'elle était à nouveau ici, c'était pour s'évanouir... S'écrouler... Faillir à nouveau. Il ne l'avait pas créée et pourtant, elle était son plus grand echec. Sous l'apparence de Laun, il ravala une once de fierté et laissa faire Haru, de toute manière, trop occupé sur le terrain.

Le dessinateur ne tarda pas à revenir, seul. Tant mieux, au moins lui, n'était pas inutile et serait donc efficace. Zayro s'arma donc de l'épée qu'il possédait (avec ce corps) et serra poings et dents, prêt à se défoncer comme jamais dans cette ultime bataille. Ses yeux auraient pu virer au rouge s'il en avait été capable à ce moment là. Le mouvement décisif fut un verre qui tomba sous les tremblements d'un garde trop alcoolisé.

19 mecs armés jusqu'aux dents, légèrement imbibés de leurs saoul et prêts à tuer. Une excellente fin de journée ! Fonçant sur trois d'entre eux, Jinn prit donc a parti une toute petite mêlée de ce qu'il restait. La plupart des forces se concentrant plutôt sur l'élu, par chance et peut être aussi, le pensant plus dangereux (à raison à ce moment là !)

Faites donc cette erreur... De me sous estimer.  

Les coups de couteaux s'enchainèrent, claquant sur le fer de la lame de Laun, ripostant alors en arrachant et lacérant la chair de ses imprudents adversaires. Mais n'allez pas croire, il était encore bien faible et se prit aussi quelques coups. D'ailleurs, un poignard s'enfonça dans son épaule, il avait fait exprès de foncer sur son ennemi pour pouvoir l'empaler, se décalant juste assez pour s'éviter une blessure fatale. Après avoir percé ce dernier, il tourna la lame en lui, remonta pour le trancher en deux et tournoya à l'horizontale pour surprendre les deux autres !

C'était habile et surprenant, ils ne s'y attendirent pas et moururent décapités dans l'instant. Cela eut au moins l'impact de dresser les suivants contre lui. Sur les 16 restant, 10 étaient sur Haru et maintenant, Jinn devait affronter le double de son combat précédent. Il évacua un soupir de fatigue en crachant du sang, se tenant comme il pouvait grâce à son épée. Les blessures de la pièce d'avant revenaient dures dures... Et surtout, plus vite que prévues.

Améliorez votre technique la prochaine fois....  Retorqua t'il à Haru, froidement.

Pas de remerciements, pas le temps ! Il fallait déjà y retourner ou plutôt, se confronter aux six zigotos qui lui foncèrent dessus sans attendre la fin de son dialogue. Deux en haut, deux autres sur les cotés et deux de fronts. Bien organisés les bougres, cette attaque était parfaitement coordonnée, difficile d'y échapper... Sincèrement.

Laun était heureusement Zayro, intérieurement parlant. L'experience devait donc parler. Le regard de l'assassin calcula la meilleure alternative. Vu l'état actuel de son corps, ses mouvements limités, il lui restait la possibilité de faire un pas en arrière ou s'y jeter, mais il prenait le risque d'être déséquilibré et devoir contrer l'impossible, six lames de front, ayant l'avantage du nombre, tactique... Cet imprévu n'était pas très négociable.

Allons y... Pour la chance.  

Dit t'il, en s'avançant d'un pas et en se décalant de trois centimètre à droite, puis légèrement en avant, repliant un peu ses genoux et décalant le plus possible son bassin. Puis il ne bougea plus. Il fallut qu'il fasse ce mouvement en quelques secondes, tout alla très vite.

Un silence....

Un splash....

Du sang... A foison.

Laun venait d'être transpercé par six lames simultanées et pourtant, tandis que ses adversaire le croyait mort, lui, n'avait fait que calculer habilement les endroits ou il serait perforé. Aucune des lames ne touchèrent d'organes vitaux, grâce à son mouvement. Il perdit une côte, un poumon, un rein. Le reste passa au travers, superflue ! Les organes sacrifiables faisaient peut être un mal de chien, mais une chose était désormais certaine... Alors qu'il relevait lentement la tête en bavant du sang.

Et mai...Maintenant... Que valent des adversaires... Sans leurs katanas...  

L..'Ordure il est encore en vie !
J'y crois pas.. Achevez le vite !
On l'a transpercé cet enflure pourtant
Mais c'est pas possible !

Ne les laissant pas leurs chances de pouvoir reprendre leurs épées et finir le boulot, le colosse dans son corps frêle d'humain, prit son katana et profita d'avoir tous ses adversaire à portée, pour porter une rondelle fatale et les sectionner au niveau du bassin, bas ventre, et les laissant tranchée en deux, se vider de leurs tripailles au sol.

Des vermines en moins... GnNN..Nn..  

Mais bon, il ne pouvait déjà plus faire grand chose dans son état. Il fallait donc compter (encore) sur Haru, pour que ce dernier finisse bien le job !

Chef mafieux : Qu'est ce que c'est que ce type, putain de merde.  

- - - -

Niveau des soldats salle gauche : 1 à 10 (15 soldats)
Niveau de soldats salle en face : 11 à 25 (11 soldats)

Niveau des soldats salle droite : 10 restant ( + 1 chef)
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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Sam 17 Mar - 20:42




feat.Morgi & Zéro Jean

Esclave un jour, esclave toujours Le maniement de deux épées simultanément. Un style bien particulier, privilégiant l’offensive, sans toutefois négliger la défense. Il nécessitait une certaine dextérité, y compris de la main la moins habile, et une excellente condition physique, car sa maîtrise demandait une importante quantité d’énergie, en plus de devoir supporter le poids d’une seconde lame. Haru n’avait appris cette escrime que quelque temps après avoir mis les pieds en Kosaten, Arnak ne l’ayant formé qu’à se battre avec une seule arme. Le Dessinateur l’avait, pour la première fois, expérimenté, de manière instinctive, contre le terrible Zayro Jinn et son redoutable lion Glaugan. Acculé, en danger de mort, il avait ainsi éveillé cette capacité, qui ne l’avait pourtant pas sauvé… Un peu plus tard, remis de ses blessures, le Marchombre avait commencé à s’entraîner pour s’améliorer dans cette nouvelle voie qui s’offrait à lui. De fil en aiguille, il était devenu réellement puissant lorsqu’il dégainait une seconde lame, bien davantage que lorsqu’il ne faisait usage que d’une seule.

Haru balaya la pièce du regard, dénombrant ses adversaires à une petite vingtaine. L’avantage numérique ne leur appartenait donc pas… D’autant plus que son unique allié dans la bataille était déjà en piteux état… Dans le fond, le garçon au foulard se demandait réellement si cela valait vraiment la peine de risquer sa vie en ces lieux. Non pas qu’il ne se sente pas à la hauteur ou qu’il soit effrayé, mais simplement qu’il avait initialement choisi d’aider Laun afin de faire bonne impression devant Morgiana. Toutefois, celle-ci n’était désormais plus en état de l’observer. Néanmoins, un souvenir des enfants enchaînés de la première pièce brisa tous ses doutes : ces malfrats étaient de la pie espèce et méritaient une correction.

Le jeune homme croisa ses lames afin de se protéger de l’assaut d’un premier adversaire qui s’était rué, tant bien que mal, vers lui. Même en demeurant sur place, il tremblotait, alors que l’emprise de l’alcool sur lui était, plus que jamais, totale. Notant ce détail, Haru enchaîna les pas chassés de droite à gauche, jusqu’à ce que l’autre, déstabilisé, vacille et trébuche de lui-même. Le bretteur n’eut alors qu’à le désarmer aisément, puis le frapper du revers dans la nuque, pour le mettre hors de combat. Il se retrouva ensuite face à trois autres mercenaires, également ivres, bien que leur démarche semble plus fluide que celle du précédent. Tous trois armés d’épées courtes, ils s’essayèrent à encercler le garçon au foulard, qui ne laissa évidemment pas faire. Celui-ci accourut vers le plus proche qui, surpris par le déplacement, n’eut pas le temps de se défendre et se vit trancher le bras tenant l’arme. Il se laissa tomber alors à genoux, hurlant de douleur en se tenant son moignon ensanglanté, comprenant qu’il perdrait la vie si l’hémorragie n’était pas promptement stoppée. Quant à lui, l’orphelin esquiva les coups qui lui étaient destinés, contre-attaquant comme il pouvait, meurtrissant superficiellement ses deux opposants. Il fallut bien plusieurs dizaines de secondes pour qu’il puisse prendre l’ascendant sur eux, en évitant une énième offensive, plantant sa lame dans l’estomac du premier, avant d’embrocher le second en se servant de l’autre comme d’un bouclier humain. Le vainqueur laissa les perdants s’effondrer à terre, sans plus un regard pour eux. Le combat n’était pas terminé.

Haru jeta brièvement un coup d’œil au soldat de Fuyu, en proie à la moitié de leurs adversaires. Bien que blessé, il semblait s’en sortir sans aide, pour le moment. Rassuré, le garçon au regard électrique put se concentrer entièrement sur les six hommes qui lui faisaient face. L’un d’entre eux, seulement armé d’une bouteille de vin doux, projeta cette dernière vers l’élu, qui se baissa pour l’esquiver, et ne put éviter le coup d’un autre mercenaire, en possession d’une dague. Sa veste s’en trouva déchirée, son flanc droit entaillé. Le garçon se replia, une main sur la plaie pour évaluer l’ampleur des dégâts. Cela restait une blessure superficielle, qui risquait néanmoins de s’aggraver en fonction des minutes qui suivraient. Sur ce constat, le gentleman pivota légèrement afin de protéger cette partie ensanglantée. Il visualisa dans son esprit six rochers de taille d’un poing, qu’il fit apparaître au-dessus des hommes en face. La moitié d’entre eux, pris d’une inspiration soudaine, put éviter le Dessin, tandis que le trio restant choyait au sol, le crâne fracassé pour les moins chanceux. Le garçon aux cheveux bleus dut bloquer les lames de ses opposants, subissant une nouvelle blessure, au genou gauche ce coup-ci. L’hémoglobine s’en écoulait doucement, mais, une fois de plus, la plaie était légère. Le jeune homme en profita pour répliquer, frappant de toutes ses forces, et usant de toute la vigueur dont il était capable, prenant de vitesse ses ennemis. Rapidement, il parvint à briser la lame de l’un d’entre eux, qui se retrouva ensuite égorgé en peu de temps. Mais, le Minshujin poursuivit l’effort, jusqu’à réitérer l’opération avec les deux autres. Après quoi, il fit une pause, essoufflé.

Sa plaie au flanc était déjà presque refermée, tandis que la guérison de son genou commençait tout juste. Sans faire disparaître sa lame supplémentaire, Haru s’assura qu’il ne restait plus personne en état de se battre, hormis Laun, le chef ennemi, et, bien entendu, lui-même. Il se rapprocha alors de l’autre, notant avec horreur les nombreux trous dont il était désormais doté. Face à cela, même son Rêve était inefficace… La tête de contrebande parut alors juger sa défaite imminente. Il tourna un regard apeuré vers le Dessinateur.

« Je sais pas combien t’a payé ce soldat, mais je suis prêt à t’en donner le triple si tu me débarrasses de lui. Je te donnerai des sous, des femmes, ce que tu veux, si tu me laisses en vie et que tu le butes ! »


Le regard de Haru se durcit aussitôt.

« Je ne suis pas ici pour de l’argent ! Vous et vos hommes méritez d’être châtiés !!! »

Il tourna ensuite le regard vers Laun.

« Faites ce que vous avez à faire avec lui, mais faites-le vite, vous ne tiendrez pas longtemps dans votre état. »


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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Jeu 5 Avr - 2:03

esclave un jour, esclave toujours

— « first things first » —



Oh, mais quelle idiote ! Sérieusement, comme si ça ne suffisait pas, il fallait en plus que tu tombes dans les pommes ! À peine entrée dans la pièce et ayant tout juste eu le temps de vaguement écouter les directives de cet exigeant soldat – qui par ailleurs désirait continuer en ayant juste retardé la fatalité de ses blessures de quelques instants, option pas très maligne selon toi, mais soit –, pouf, évanouissement inattendu ! Quelle bonne image tu offrais à autrui, déjà que tu n'étais pas très forte, là, tu plongeais dans l'inutilité extrême. Et ça, ça t'horripilait. Parce que même si tu te surprenais à juger le comportement de tes pairs, celui que tu supportais le moins, c'était quand même bien le tien.

Bref ! Sans savoir combien de temps s'écoula durant ta petite sieste, tes paupières s'ouvrirent sur une pièce sobre et totalement dénuée des cadavres et de la bataille de tes deux camarades du moment. Une chambre simple comme on en trouvait des dizaines par ici, mais dont tu ne savais exactement ni où, ni comment, ni rien. Sortant du lit en trombe, tu te précipitas dans les escaliers pour descendre à l'étage inférieur et, après avoir trouvé le supposé responsable de l'établissement, tu lui demandas de but en blanc :

— Où sommes-nous ?

— À Shiryoku, dans une auberge de haute qualité si je ne m'abuse. Un jeune homme vous a trouvée évanouie dehors et vous a amenée ici il y a un petit moment, il a dit qu'il repasserait et il a aussi réglé les frais de la chambre pour quelques jours, alors vous n'avez pas à vous inquiéter de quoi que ce soit... Un médecin était même en route pour venir constater de votre état de santé, rassurez-vous, tout est sous contrôle ! répondit-il.

Bien sûr, le plus intelligent à faire aurait été d'attendre bien sagement ici que tout se termine, mais bon, tu voulais y retourner, ne serait-ce que pour connaître le fin mot de l'histoire ! Que désirait tant ce soldat au chef de ce groupuscule, tu avais bien le droit de le savoir, pas vrai ? Personne ne pouvait t'en empêcher, de toute manière. Puis, Shiryoku quoi, il existait plus grand et plus labyrinthique comme ville, sûrement que ta personne ne se situait pas bien loin de ton ancienne localisation.

— Je vois, mais j'ai... je, euh, reviens dans quelques minutes !

Plusieurs nuits offertes dans une auberge, ça ne se refusait définitivement pas ! Cependant, ni une, ni deux, tes petites jambes s'élancèrent à l'extérieur tout en tentant de te repérer un peu pour retrouver le chemin vers ta destination. Heureusement que tu possédais un excellent instinct et sens de l'orientation ! Il suffisait de tourner à gauche ici, puis à droite par-là, tu reconnaissais les lieux, normalement, face à toi, tu aurais l'entrée du repère des mafieux... hop, mission accomplie. Sans tarder, tu pénétras pour la seconde fois le bâtiment, retenant à peine ta respiration à la vue des premiers cadavres qui jonchaient le sol. Honnêtement, tu n'osais même pas imaginer dans quoi se posaient tes pieds nus...

— Huuu, ça empeste vraiment le sang... quel carnage, te désolas-tu.

Quelle chance ils avaient, ces survivants, de ne posséder qu'un odorat lambda, parce que toi l'odeur de la mort t'oppressait terriblement et commençait à te faire tourner la tête... et après tu passais pour une chochotte, mais c'est pas toujours facile d'avoir des sens aussi développés, hein ! Qu'est-ce que tu faisais ici, déjà ? Ah, oui, tu voulais « aider »... « aider », toi, non, mais franchement ! C'est vachement tordant, hein, avouons-le. Tu en rirais presque. Presque, parce que la situation ne te donnait pas vraiment le loisir de sourire, actuellement. Les murs de ce lieu furent clairement repeints en rouge. Bon, normalement, ils devaient se trouver dans la dernière pièce, à moins que tu aies dormi suffisamment longtemps pour que les locaux soient vides de vivants, mais puisque le Minshujin avait précisé qu'il reviendrait... il ne devait pas y avoir l'ombre d'un doute.

Alors, tu ouvris la porte en grand pour te rassurer sur l'issue de la bataille qui consistait en une réussite, seul le chef demeurait encore debout du côté des brigands ; problèmes principaux réglés, en somme. Ce Haru semblait s'en être merveilleusement bien sorti ! Par contre, on ne pouvait pas en dire autant du soldat de Fuyu qui, honnêtement, se présentait dans une position des plus pathétique. Et il souhaitait au départ gérer cette affaire tout seul ! Heureusement pour lui que Haru lui apportait bien aimablement son aide, pas vrai ? Grâce à toi, indirectement, qui plus est !

— Ah, c'est terminé ; super. Je suis revenue, désolée, faible haussement d'épaules. Puis, observant Laun : tu vas pouvoir régler tes comptes juste avant de mourir, finalement... et tu ne savais pas vraiment pourquoi tu avais dit ça (ni ne savais vraiment que dire, en fait !), mais la vue de ses blessures (et ça faisait beaucoup de trous pour un corps humain ! Sérieusement, comment pouvait-il encore tenir debout ou demeurer conscient ? Costaud pour un natif, il t'épatait d'une certaine manière) annonçait clairement sa mort irrésistiblement proche à moins d'user de magie pour le soigner – ce dont tu étais incapable et supposément le Minshujin aussi, sinon cela aurait été fait avant d'en arriver là –, alors bon.

C'est pas comme si tu l'avais pas dit plus tôt, qu'il allait mourir s'il continuait ! Le voir ainsi te rappelait le nombre de fois durant lesquelles tu t'étais mise dans un tel pétrin inutilement et sans vraiment réfléchir, ce que, désormais, tu ne cautionnais plus vraiment. En tout cas, il l'avait bien cherché, ce pauvre soldat, tant pis pour lui. Au moins, tu pourrais satisfaire ta curiosité honteuse en découvrant ce pour quoi il se laissait périr ainsi. C'est vrai quoi, ça t'intriguait : même s'il avait voué sa vie à son pays, ça paraissait définitivement inconcevable d'en arriver là... ou peut-être que ces mafieux avaient tué sa femme et ses enfants ou quelque chose du genre, mais quelque chose, en tout cas, plutôt qu'une vulgaire mission patriotique, surtout pour Fuyu.

En attendant, tu te contentais d'observer les alentours, constatant une énième fois l'étendue des dégâts occasionnés. Vite, que toute cette affaire se termine et que tu puisses sortir respirer le bon air frais de l'extérieur et tracer un trait sur ce conflit, hein ? Enfin, le dénouement ! Et tu avais tellement de choses à apprendre concernant les événements s'étant déroulés durant ton absence, tellement de choses à rattraper... que d'occupations en perspective, ma foi.

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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Dim 15 Avr - 4:25



Esclave un jour...

feat.Haru et Morgiana



La bataille était terminée oui, Haru resta là, dans un coin, dans l'attente que ça se finisse pour de bon, hésitant presque à partir, sans doute pour tcheck l'état de Morgiana plus loin. Mais c'était inutile, cette fille démontra qu'elle en avait dans le ventre finalement, en revenant aussi vite qu'un cheveux sur la soupe. Enfin, tout de même, il s'était passé quelques minutes avant cela.

Quelques minutes durant lesquelles Zayro, enfin, Laun', pu donc mettre à profit afin de questionner le chef mafieux, le but de sa venue ici. Le collant donc contre le mur, ce dernier étant encore pleinement sous l'adrénaline, crachant du sang, il s'empressa de lui parler ;

Vous m'avez fait perdre du temps... De l'energie... Du sang....  Retorqua t'il à Haru, froidement.

Chef mafieux : Tch'.. Qu'est ce que ça peut faire hein ! Qu'est ce que vous voulez ?!  

Après quelques râles et quelques soupirs, clignant des yeux plusieurs fois, le corps du natif était pas loin de flancher pour de bon. Il fallait tenir, encore un peu, le temps d'avoir les véritables réponses. Ce n'était pas facile dans un tel corps, il sentait à chaque seconde les pics de douleurs, de nervosité, d'anxieté et de stress monter à tout bout de champ, sans avoir la chance de pouvoir les modeler ou les atténuer à sa façon.

Fermez là.. Je suis venu pour que vous répondiez à mes question.  

La colère aussi, elle était un élément perturbateur qui venait de s'ancrer dans ce corps, dans cet esprit, comme si une partie des sentiments refoulés ou inexistants d'habitude, refaisaient ici surface... Etrange, frustrant, désolant. Pathétique. C'est finalement un peu avant de lui demander ce qu'il voulait, que l'ancienne esclave refit son apparition. Mais Jinn était bien trop focalisé pour la remarquer ou même l'entendre à sa remarque, tout à fait juste au passage.

Le conglomérat, les contre-mesures du projet Z. . . Ce dont Nukumi parlait... Quel est le plan ? Quelles sont les mesures appliquées en cas de forces majeures ou de mise en péril du projet.  

Chef mafieux : Q.. Quoi ?! Comment vous... Comment vous savez ça ? Qui .. Non.. Ce n'est pas possible que vous puissiez être au courant. Vous êtes qui, un espion ? Merde ! Je..  

Repondez... Simplement... Vite....  

Chef mafieux : Si je vous en parle, ils me tuerons. Pourquoi je partagerais cette information avec vous ?  

Titubant et se rattrapant contre le mur en crachant du sang, Laun' reprit ;

A votre avis... Imbécile...  

Chef mafieux : Hein ? Qu.. Non... Nooon... NOOOOON ! Merde !  

Le chef mafieux eut alors un changement d'attitude, prenant par les épaules le natif, qui ne se laissa pas faire et remit son avant bras en travers de la gorge du bandit, qui commençait à devenir un poil trop familier en ayant tilté la situation dans laquelle il se trouvait ;

Maintenant parlez !  Fit Zayro en crachant encore du sang et de la salive.

Chef mafieux : Devant .. Des élus.. Vous êtes surs de vous ?  

Jinn secoua la tête en guise d'approbation.

Chef mafieux : Comme vous voulez. Nukumi sama à décidé de s'occuper elle même de la contre mesure et d'aller à la source pour récupérer ce que vous savez. A partir de cette opération si elle est un succès, une mise en quarantaine dans un endroit spécial est prévu. Pour ensuite tenter de réparer ce qui doit l'être.  

Ou est... La source ?  

Chef mafieux : Vous n'allez pas aimer cette réponse. Chikai... Et Nukumi sama à insisté pour s'en occuper seule. Il y'a des agents déjà sur place. Le transfert ne sera pas un problème, elle est capable de... GGaarhghg.. ??!!.  

Un coup de couteau vint s'enfoncer dans la pomme d'adam du chef, le tuant quasiment sur le coup, le laissant agoniser dans une certaine incompréhension, visible dans son regard, pendant environs dix secondes. Après quoi son âme quitta son corps à tout jamais en laissant ses yeux se révulser. Laun' lui, se retourna vers les élus.

Haru : Bon, on dirait que c'est fini et je n'ai fais ça que pour vous, belle demoiselle. Mais même si je voulais rester, je me suis souvenu que j'avais un rendez vous urgent un peu loin d'ici... J'espère qu'on se reverra. Dit t'il à Morgiana, avant s'approcher une seconde fois de Laun. Bon, c'est la dernière fois que je vous soigne.

Haru soigna un peu le natif, enfin comme précédemment, mais c'était à peine suffisant pour le faire tenir debout à ce stade. Il boitait et s'approcha de Morgiana, jusqu'à ce qu'il se console en se tenant sur l'épaule de cette dernière. L'autre jeune homme quitta la pièce en faisant un clin d'oeil à l'ex esclave ;

Haru : Bon, salut !

Jinn lui, se retourna vers Morgiana.

Sortez moi d'ici... Je me débrouillerais...  


Quelles étranges retrouvailles... Qui aurait penser un jour, voir Zayro, se reposer sur l'aide de Morgiana ? Il fallait dire que Kosaten savait nous illuminer de surprise. Il était temps de sortir d'ici, si du moins elle (autant qu'Haru) n'eut rien compris de toute cette mission, ce projet Z, cette Nukumi, cette source à Chikai et la familiarité du chef mafieux à la fin, avant qu'il ne soit tué. Chaque Homme devaient avoir ses mystères et peut être que l'histoire s'arrêterait ici.

- - -

note au correcteur : je me suis permis de jouer Haru pour garder une cohérence rp, vu qu'il est parti du fo'



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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    Mar 17 Avr - 1:06

esclave un jour, esclave toujours

— « first things first » —



Ah, tout ça pour ça. La discussion entre ce soldat et ce mafieux ne t'apprenait littéralement rien de plus. Quel temps perdu, honnêtement, c'était tout simplement décevant. Au détail près qu'ils avaient mentionné ce « projet Z » qui consistait en ta lettre la plus détestée de l'alphabet. Z qui sonnait comme Zayro Jinn, évidemment. Mais bon, les probabilités pour que ceci et cela soient liés devaient frôler le zéro, pas vrai ? Tu priais silencieusement pour que le Fuyujin ne soit plus qu'un mauvais souvenir de cet univers, les bras croisés contre ta poitrine. Il te restait tout de même le droit de rêver, pas vrai ? Rien que d'y penser, ça t'irritait les nerfs. Tout ce que tu souhaitais pour le moment, c'était de ne plus jamais recroiser sa route. Pas par peur de mourir, puisque cette éventualité ne t'effrayait plus véritablement, mais parce que l'idée même de ton impuissance face à la personne qui te foutait le plus en rogne de ce monde tout entier te frustrait d'autant plus. Enfin, tant que tu demeurais prudente, cela ne risquait pas d'arriver de sitôt, pas vrai ? C'est vrai quoi, le rencontrer alors que tu venais tout juste de te « réveiller », c'était naturellement et immanquablement impossible

Bref ! Le son de la lame qui mutila les chairs du mafieux final te ramena abruptement à la réalité et, pour le coup, agissait comme un choc sur ta petite personne qui se berçait d'illusions. Au final, ce n'était que maintenant que les choses étaient faites que tu te rendais compte du nombre de vies envolées aujourd'hui et cela ne te faisait pas le moins du monde plaisir. Tout ça pour obtenir des informations ou parce que tu n'avais eu rien de mieux à faire ? Tu regrettais suffisamment pas mal de morts causées par tes soins, alors pourquoi tu te sentais l'obligation d'en ajouter inutilement d'autres ? Tu ne savais pas vraiment et ne comprenais plus, parce que la vérité demeurait simplement dans le fait que tu te trouvais complètement perdue, actuellement ; raison pour laquelle tu comptais, au départ, obtenir des informations supplémentaires sur cet endroit depuis ta disparition ! Comme si ça ne suffisait pas, ce dénommé Haru décida qu'il s'agissait du bon moment pour se souvenir d'un soi-disant rendez-vous important et prendre la poudre d'escampette.

Super, voilà que maintenant ta chance d'obtenir tes renseignements escomptés sur Kosaten disparaissait, pfiou, envolée ! Tant pis, au moins tu te réconfortais dans le fait qu'une auberge bien douillette t'attendait au coin de la rue pour quelques nuits et ce, sans que tu aies eu à débourser la moindre pièce. En tout cas, toute cette histoire louche de mafieux – même si ce point s'avérait vrai dans la mesure où ils ne conspiraient clairement pas pour le bien – ne serait sûrement jamais éclaircie et se finirait ainsi, aussi simplement qu'elle avait commencé te concernant. Le contact du soldat qui s'appuya contre ton épaule, apparaissant visiblement en piètre condition pour ne serait-ce qu'aligner trois pas en ligne droite, te fit légèrement sursauter et t'agaça au plus haut point. S'il y avait bien une chose à laquelle tu ne parvenais que difficilement à te réhabituer, c'était bien la facilité déconcertante que possédait autrui à toujours vouloir te toucher sans prévenir ni te laisser y consentir.

Mais bon, tu ne dis rien puisque vu son état, on pouvait nettement comprendre la pointe de pitié qui se lisait dans ton regard et qui te poussa à l'aider, au moins, à sortir de cet abattoir. Ceci fait, tu ne portas pas de grands espoirs quant à sa survie en ce monde et, même si c'était le cas, tu ne désirais pas vraiment que ton chemin recroise le sien de sitôt vu les événements s'étant produits précédemment, alors tes derniers mots à son égard furent les suivants :

— Je doute qu'on se revoie de nouveau, alors adieu, Soldat Fuyujin.

Pas de fioritures et pas de regard en arrière, uniquement l'envie pressante de regagner ta chambre et d'oublier bien vite toute cette affaire ; même si ce fameux « projet Z » et ce charabia incompréhensible concernant Chikai ne quitteraient peut-être pas ton esprit aussi facilement que tu l'espérais.

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MessageSujet: Re: Esclave un jour, esclave toujours    

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