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Changement radical
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MessageSujet: Changement radical   Sam 30 Déc - 6:33











• Fuite •



Mon visage était légèrement recouvert de sang, et je me tenais là, appuyant désespérément sur ma blessure située à la côte gauche, et ce, de toutes mes forces afin de ne pas perdre du sang. Les dents serrées non pas de haine mais de douleur, je réfléchissais à ce qui allait bien pouvoir m’arriver. Fuir n’était même pas quelque chose de pensable, pour la simple et bonne raison que j’étais sur le sommet d’un édifice d’une vingtaine de mètres de haut. Six personnes autour de moi, armées de bâtons de fer suffisamment épais pour assommer un homme en un coup, m’observaient. Mais ce n’étaient pas eux les plus dangereux. Le plus dangereux était celui qui était au milieu, le septième. Bâti comme une armoire, il avait dans ses mains deux haches épaisses. Le poids extrêmement grand de ces armes-là, ne pouvait être repoussé par de simples dagues de petites tailles. Donc pour le moment, je ne pouvais rien faire contre lui avec mes armes à moi. Respirant avec force, et les perles de sueur se multipliant un peu plus sur mon visage, ma douleur au ventre semblait s’accentuer à chaque seconde que je passais debout. Le plus épais du groupe en face de moi, s’approcha donc d’un pas tout en prenant la parole :

???: Tu ne pourras pas nous fuir éternellement p’tite merde… T’as mal fait de traîner dans nos affaires trop longtemps. Je ne sais même pas qui t’es, et je me ferais un plaisir d’oublier ta salle tronche.

Quand son pas vint dans ma direction, un de mes pieds recula, jusqu’à arriver au bord du bâtiment, chose qui me contraignit à jeter un œil derrière moi pour évaluer la situation et tout regarder avec minutie. Plus aucun pas en arrière n’était possible. Mes paupières se fermèrent alors même que je ne cessai de réfléchir à un moyen rapide et sure de me sortir de cette situation délicate. Si je ne la trouvais pas, alors je pouvais être certain que j’allais mourir ici même.

C’est alors là qu’elle se présenta à moi comme une lumière fine dans la sombre situation dans laquelle j’étais. C’était flou et lointain, mais quand je me suis retourné il y avait quelques secondes, un convoi de plusieurs charrettes semblait être en train de se déplacer dans la direction de la voie publique qui séparait le bâtiment sur lequel j’étais d’un autre juste en face. Si je ne m’étais pas trompé non plus, des drapeaux arborant les couleurs de Minshu entouraient ledit convoi, preuve au moins qu’il était bien gardé par des soldats tout au moins. À tous les coups, il s’agissait d’un convoi officiel qui se dirigeait à Kansei, suffisamment loin de ces territoires neutres pour que je n’ai plus rien à craindre.

Si je ne me trompais pas, et seulement si je ne me trompais pas, à en juger par leur position et la vitesse moyenne d’un cheval, ce convoi aurait été présent dans environs une minute. Et c’est au moment exact où ils seront là, que je pourrais m’échapper en me glissant discrètement dans une de leurs charrettes. Il m’aurait sans doute amené suffisamment loin pour que ces roublards ne me retrouvent pas. Il me fallait donc gagner quelques petites secondes pour que ce groupe de charrettes n’arrive dans ces lieux.

Ouvrant donc les yeux doucement, je faisais encore face à Goriko, le chef d’une bande de roublards. Quelques jours auparavant, je m’étais accidentellement retrouvé à entendre une de leur conversation qui avait pour objectif de d’endormir tout le présent village pendant une journée entière. Cette manœuvre aurait permis aux mécréants de prendre toutes les richesses des habitants de ce petit village. Quelle idée d’abord, d’en parler au sein d’une taverne autour de bons verres d’alcools… Je n’ai eu aucune peine à écouter cela, étant à la table juste à côté. Ne supportant pas cette idée infâme, j’anéantis doucement leur plan jusqu’à ce qu’ils se trouvent sans aucun plan de secours. Malheureusement, en désamorçant leur plan, je me fis remarquer bien vite. Ça n’a été que dans ma tentative de fuite qu’ils me suivirent pour me coincer ici.

La douleur au niveau de ma côte était si grande qu’un de mes genoux alla heurter le sol, alors même que je tentai de prendre la parole. Je savais comment faire pour détourner l’attention de moi, afin de gagner quelques secondes.

- Sais-tu seulement pourquoi un être comme moi a ruiné ton plan ? Parce que ce truc que t’appelles plan était bâclé, sans aucun… GNNNnn… Sans aucune solidité dans le fond. C’était juste une succession de talismans qu’on aurait activé en même temps. C’était trop risqué compte tenu du nombre de personnes que tu avais dans ta bande. La sécurité des talismans était bien trop négligée et ça s’est retourné contre toi.

Goriko : Gné ? Ton avis, je m’en cogne. Le fait est que tu m’as cherché des problèmes ‘spèce de sangsue. Et là, t’es pleinement servie. Alors peu importe ce que tu diras, je vais t’embrocher ici même.

Soudainement, le colosse fit un autre pas dans ma direction, levant même presque la hache qu’il allait utiliser contre moi. C’était réellement mauvais. Je n’avais gagné que vingt secondes. Je devais en gagner plus. Un sourire se dessina tant bien que mal sur mon visage qui ne représentait rien d’autre que ma douleur avant que je ne continue :

- Tu ne comprends pas. Votre plan tenait en deux phases beaucoup trop simples pour que les gardes ne vous repèrent pas. Une simple balade et ils auraient trouvé le pot aux roses. Mais j’ai quelque chose de plus intéressant à te proposer, quelque chose que toi-même n’aurait pas vu venir si t’étais un de ces imbéciles de villageois. Laisse-moi entrer dans ta bande et je te dirai tout dans les moindres détails. Tu n’en seras que plus heureux.

Goriko s’arrêta un moment encore, alors même que les bruits des sabots se firent entendre de plus en plus fort. Le convoi était déjà là. Le temps était donc écoulé. Appuyant toujours sur la plaie, j’observai mon adversaire réfléchir avant qu’il n’éclate de rire. Ce dernier baissa sa hache avant de me regarder avec un sourcil levé.

Goriko : ça devient intéressant… Tu veux me faire croire que tu faisais tout ça pour nous aider ? Toi ? Alors je te laisse une chance de me dire à quoi tu pensais. Si tu le fais, je ne te trancherai qu’un seul pied.  

Une minute et cinq secondes, c’était le parfait moment. Soudainement, je fis volte-face pour observer ce qui passait dans la ruelle. Bien évidemment, Goriko était dans l’incompréhension de ce qu’il se passait, ce qui me laissa une légère marge de manœuvre. Il y avait sur la route, comme je l’espérais, une charrette qui transportait de la paille. Malheureusement, cette dernière était bien plus reculée que je ne l’aurais même imaginé. Il aurait encore fallu attendre dix secondes pour qu’elle soit parfaitement placée pour que je puisse m’y glisser. Et en toute sincérité, je n’avais pas ce temps-là. Le regard froid et dénué d’émotions, je me rendis compte en une seule seconde que je ne pouvais pas m’échapper aussi simplement. Si je m’en étais rendu compte, le colosse à la hache lui, ne voulait rien comprendre.

Mon interlocuteur n’attendit pas que je me retourne en tout cas pour m’attaquer dans le dos avec sa hache. Une longue blessure se dessina obliquement sur mon dos, juste avant que je ne tombe donc, mais accidentellement cette fois, sur le sol de la ruelle en bas. Certes, les couvertures épaisses des boutiques, faisant office de toitures pour ces comptoirs, situées en bas ralentirent un peu ma chute. Dans l’ordre, je planai quelques secondes dans les airs, avant de m’enfoncer dans une de ces couvertures épaisses. Cela fait, je m’effondrai sur le sol, ce qui ouvrit encore légèrement mes plaies. Je défilai ainsi jusqu’à ce que ma course s’arrête juste à côté de la charrette contenant de la paille. Plusieurs soldats de Minshu se précipitèrent dans ma direction après avoir arrêté le convoi. Ma chute n’était pas passé inaperçu, c’était certain.

Assez vite, j’étais encerclé de toute l’attention des défenseurs de Fuyu, plus même encore que je n’avais besoin. Et je n’allais pas tarder à m’évanouir. Je devais faire quelque chose

Soldat : Hey !!! Qu’est-ce qui vous arrive ? Ça va ? Vous n’avez pas le droit d’être ici.

Levant difficilement le bras pour indiquer le sommet du toit d’où je suis tombé, je leur présentais dans toute sa splendeur Goriko, le roublard le plus connu de la région. Tous les soldats furent saisis d’étonnement au point même où ils m’oublièrent la seconde même. M’abandonnant là, après une promesse d’un retour futur, ils se déployèrent rapidement pour encercler le bâtiment. Leur objectif était clair, la capture de ce roublard.

Soldat : Arrêtez ce malfrat et qu’on appelle du renfort aux éléments de cet endroit.

Profitant donc du brouhaha qui régnait en maître, je m’introduisis dans le convoi à l’aide de ma corde rétractable. Elle s’accrocha au rebord de la charrette ouverte au-dessus, et quand je tirai cette dernière, elle me tira au sein de la charrette, m’enfonçant de ce fait sous la paille. En toute honnêteté, il était possible que Goriko échappe aux autorités. Et je ne voulais pas être dans les parages, quand ça se produirait. Mes plaies étaient véritablement grandes. Il fallait que je trouve quelque chose à prendre au plus vite, sinon j’allais mourir dans les jours à venir.








Dernière édition par Hei le Lun 8 Jan - 5:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Changement radical   Jeu 4 Jan - 17:30











• Dans une demeure inconnue •


Ambiance

Les roues du convoi, après avoir longtemps affronté les bosses du sol, arrivèrent à destination. Les dizaines charrettes arrivèrent finalement à destination. Et dans l’une de ces caravanes, j’étais furtivement dissimulé, perçu d’aucuns des soldats qui gardaient la caravane. Le charroi qui se dessinait comme un long fil sur des dizaines de mètres, s’était arrêté un moment devant l’entrée d’une grande demeure. Portail en argent et d’une hauteur titanesque, murs également élevés et parsemés de fleurs et verdures, tout semblait être bien disposé pour faire comprendre à n’importe quel péon que, ce n’était pas une demeure comme les autres. Seul un noble, ou bien une personne ayant une fortune comparable à ces derniers, pouvait avoir une demeure pareille.

Du côté du convoi, un des soldats du Serpent, qui était chargé de la sécurité de la cargaison descendit de son cheval pour se rapprocher du gardien des lieux. Les gestes que le duo exécutait, semblaient être automatiques, comme s’ils eussent été répétés depuis de longues années. Mais en réalité, ce n’était que le fruit d’une routine involontaire, motivée par les jolies pièces du noble de ces lieux. En effet ce dernier avait l’habitude de demander aux mêmes personnes de livrer les mêmes vivres à la même période et en empruntant le même itinéraire contre des sommes astronomiques. Donc en réalité, ces deux-là qui semblaient si formels s’étaient déjà vu deux cent trente-trois fois déjà.

Soldat : Nous venons livrer le convoi n°234. C’est un ordre du soixante treizième noble de Minshu.

Garde : C’est bien le maître des lieux oui. J’aimerais avoir la liste de ce que vous transportez. Ça vient directement de Shiryoku je suppose.

Soldat : Bien évidemment, nous n’en sommes quand même pas à notre première livraison. Disant cela, le soldat tendit un bout de papier qui semblait lister tous les vivres qu’avait commandés le maître des lieux. Après une bonne consultation, le garde leva une de ses mains et machinalement, la grande porte qui donnait accès à la grande demeure s’ouvrit.

Quelques secondes après, ce fut le soldat qui leva la sienne avant que la caravane se mît en marche pour entrer dans la demeure. De toutes les locomotives qui entraient, la plus importante était bien celle qui avait la paille. Et elle fut la première à s’orienter vers les écuries. Le reste stationna dans la cours principale, attendant que les esclaves de la demeure viennent décharger les convois. Ce qui allait être déchargé, serait envoyé dans un entrepôt toujours situé dans l’enceinte de la demeure. Elle était simplement située à l’extrême gauche de la surface intérieure.

Si la porte principale de la demeure était grande, ce qu’elle cachait par contre l’était encore plus. Juste après être entré par la grande porte, il fallait parcourir une distance équivalente à une trentaine de mètres pour avoir accès à une grande demeure qui était jointe aux écuries - située à sa gauche – et elles-mêmes jointe à l’entrepôt où on gardait tous les vivres qui entraient ou bien qui sortaient du domaine. Sur le côté droit de la demeure, il y avait deux grandes pièces fermées bien évidemment, mais jointes également à la demeure principale. En somme, tout était lié, mais chaque compartiment avait sa part d’utilité. Toutes ces informations-là biensur, m’étaient totalement inconnues. Cependant, il fallait bien avoir une vision d’ensemble de la demeure de l’une des personnes les plus riches de la capitale.


Carte extérieure

Mes paupières s’ouvrirent avec une certaine peine, alors que ma côte me rappelait encore ma douleur, ainsi que le fait que j’étais grièvement blessé. Mes forces m’avaient abandonnées peu après mon intrusion dans la charrette, certainement à cause de la perte excessive de sang. Fort heureusement à présent, certaines blessures s’étaient légèrement refermées. Je pouvais donc essayer de faire me sortir de là, pour m’attribuer quelques soins rapides.

Avec une rapide vérification, je fis preuve d’un effort surhumain pour m’extirper de ma cachette, avant d’aller m’asseoir quelque part où je ne pouvais pas craindre une intervention soudaine d’une tierce personne. J’enlevai par la même occasion mon Kimono ensanglanté, retirant de la poche de ce dernier ma veste et mes armes. Coïncidence ou bien coup du destin, je ne le saurais certainement jamais. Mais au pied de la pierre sur laquelle j’étais assis, je vis une bouteille à moitié pleine. Elle tombait vraiment à pic, parce que j’avais besoin de consommer de l’eau.

Prenant cette dernière, je reconnus à l’odeur la puissance d’un alcool fort. C’était même encore mieux que de l’eau, car ce breuvage allait me permettre de désinfecter les plaies. Mettant donc ces dernières en évidence, je versai alors continuellement de l’alcool sur mes blessures, afin de les nettoyer et les désinfecter par la même occasion. Cela fait, je rompis le Kimono que j’avais à ma disposition pour en faire des bandes, que j’utilisais pour fermer mes blessures.

Les plaies nettoyées et bandées, je me retrouvai torse nu. Seules les partie basses d’un Kimono, ainsi que ma veste noire particulièrement résistante, couvrait certaines partie de mon corps. Constatant après tout cela, qu’il demeurait toutefois un reste de bouteille d’alcool, je m’empressai de la boire rapidement et cul-sec. Mes sens n’en furent que plus éveillés. La bouteille regagna sa place, tandis que mes pieds supportaient déjà mon poids avec aisance. Un long soupir s’échappa de mes lèvres suite à quoi, je me calmai.

- Où ai-je encore atterris ?

J’observais de gauche à droite, pour balayer la pièce du regard. La conclusion de cette observation, me permit de me rendre compte qu’il n’y avait que des chevaux qui remplissaient la salle. Un d’entre eux ne se priva pas de lâcher une flatulence brutale et sauvage, me rappelant ainsi que j’étais dans le pire des endroits de la demeure. L’odeur putride de bouse, mêlée à celle de la paille régnait en maître dans ce lieu éclairé par les rayons extérieurs. Le toit était situé assez loin, et on pouvait encore y voir la charpente découverte qui permettait de maintenir la lauze dont était faite la couverture externe du toit. Une fenêtre laissant passer la lumière y était visible, sans compter les autres qui remplissaient les murs de la pièce.

Quoi qu’il en soit, il me fallait un vêtement pour sortir d’ici, et le plus rapidement possible. Sortir d’ici en veste noire avec un bas de Kimono, n’était réellement pas le plus adéquat quand on essayait d’éviter d’attirer de l’attention sur soi. Après avoir cherché dans ces lieux quelque chose à porter, je vis un bout de tissu moyennement présentable que j’attachai pour avoir l’air décent. J’étais semblable à ces personnes – esclaves – qui transportaient les marchandises dans un entrepôt. Il était certain qu’ainsi, j’aurais pu passer inaperçu.

Mon regard toujours aussi sombre et le visage inexpressif, je me rapprochai discrètement d’un des grands battants en métal des écuries. Le matériau était épais, peint en rouge mais plus important que tout, ouvert. C’est dos à la porte que je me plaçai alors pour pouvoir observer sans gêne ce qu’il se passait dehors.

Un coup d’œil furtif vers l’extérieur me fit découvrir le monde fou qu’il y avait dans la cours principale 1. Passer par là pour sortir, m’aurait tout de suite fait remarquer. Encore que ma tenue n’était pas très adéquate pour la situation actuelle. Je devais trouver un autre moyen de m’en aller.

Mon regard balaya une fois encore la pièce à la recherche d’une autre porte, mais cela fut vain. La seule échappatoire de cette cage pleine de cheveux, de pailles ainsi que de flatulences, était la grande porte rouge. Un individu lambda se serait limité à cela. Mais ancien assassin de mon état, j’avais encore les réflexes et les axes de réflexion, dignes d’une ombre furtive pouvant se glisser au-travers des barrières les plus épaisses dans le but offrir à chaque cible l’aube d’un désespoir certain.

Quittant le sol pour les cieux, mes iris d’un noir encré se dirigèrent vers les cieux à la recherche d’une fenêtre propice. Deux fenêtres suffisamment larges se démarquaient de toutes, et elles donnaient toutes deux sur la cours secondaire, un endroit qui aurait certainement été moins peuplé que la cours principale 1.

Utilisant donc ma corde rétractable, je réussîs à accrocher le crochet de ma corde à la partie basse de la fenêtre. M’accrochant donc à cette dernière, je m’élevai continuellement jusqu’au toit. Oui, bien que la fenêtre donnât sur la cours secondaire, elle était disposée sur la pente du toit. Sur le sommet du toit, je dénouai le crochet de ma corde. Étant situé un peu plus bas que le milieu de la pente, il était impossible pour ceux situés de l’autre côté, de me voir. Notant cet avantage majeur, je ne descendis pas immédiatement prenant le temps d’observer et inspecter ce qui m’entourait.

Sur la cours secondaire, parsemée d’arbres-ci et là, et personne ne semblait être dans les parages, chose qui était à mon avantage. Décidant finalement de me déplacer sur le toit, je me mis à courir, prudemment tout en avançant vers l’Est. Le vent se glissait avec aisance dans mes cheveux, alors même que d’un regard furtif sur la droite en bas, je vis un vieil homme s’occuper des arbres. Aucune raison d’en tenir rigueur, parce qu’il n’était pas en mesure de me voir tant que j’étais là-haut.

Mais malheureusement, mon pied glissa sur une plaquette mal placée, et je me vis poussé par la force de la pente du toit.

- Merde.

Incapable de reprendre mon équilibre, mon dos heurta la tuile avant que je chute silencieusement sur le sol, avec le dos. Je m’empressai le plus vite possible de me dissimuler dans le buisson le plus proche, laissant à mon corps le temps d’assimiler cette douleur. Avec mes blessures, les choses n’étaient vraiment pas si faciles que ça. Et je n’allais pas tenir bien longtemps. C’est alors que, au moment le moins bénéfique, je vis la tête d’un vieil homme qui se dressa au-dessus de mon corps étalé sur le sol. Je le sentais vraiment mal.

Tendant ma main pour essayer l’attraper par la tête et l’électrocuter, je m’affaiblis complètement, jusqu’à, perdre connaissance une fois encore.



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MessageSujet: Re: Changement radical   Mer 24 Jan - 10:23











• Awake •



Une voix… c’était tout ce que j’entendais pour le moment, une voix assez vieille, mais qui n’avait rien perdu de sa sévérité, essayant de m’extirper des méandres obscurs de mon inconscience. Bien évidemment, je remontais doucement jusqu’à la surface, au point même de ressentir légèrement mon corps engourdi. Il ne fallut pas très longtemps pour que je sois éveillé, observant le toit abîmé d’une petite demeure. Le mur qui était collé au lit sur lequel j’étais allongé, était constitué d’un bois ancien, dont la surface présentait clairement les fibres de bois témoignant de l’ancienneté de ce dernier. Mes yeux grandement ouverts, j’étais confortablement installé. Non pas comme dans un lit provenant de mon monde d’origine, mais certainement un lieu plus confortable que le foin des écuries. Légèrement déboussolé, je n’avais pas encore pris conscience de ce qu’il m’était arrivé, ni même de l’endroit où j’étais actuellement. Je ne pus donc que, repérer une voix qui était pourtant là depuis longtemps, mais qui venait tout juste d’avoir trouvé, après plusieurs secondes d’efforts, le chemin pour atteindre mes tympans.

???: Tu m’écoute ?

Dans un rapide mouvement de la tête, j’identifiai la personne qui me parlait. Elle était assise sur une chaise, vêtue d’une chemise de bien piètre qualité, avec un pantalon qui allait dans le même style. Une casquette étrange recouvrait sa tête, cachant ainsi le gris de ses cheveux. Un vieil homme dont le visage me disait quelque chose. Mais qu’importe qui il était, j’allais devoir l’abattre et m’en aller d’ici.

D’un bond vertigineux, je me jetai dans la direction du vieil homme. De son côté, il ne sembla aucunement paniqué par ma réaction, m’observant simplement avec son sourire enfantin, presque narquois. Je l’observais dans les cieux, attendant que la gravité me ramène vers le plus âgé, afin que je le tue.

Mais soudainement, un tintement métallique retentit comme un écho dans ce petit local. Mes bras se raidirent alors, suivi de mon torse tout entier. Un rapide coup d’œil me permit d’identifier des chaînes épaisses qui recouvraient mes mains, m’empêchant d’aller un peu trop loin de ma couche. Dans la rapidité du mouvement, je n’avais pas remarqué que mes bras étaient plus lourds. À la même vitesse que mon bond, je retombai sur le lit, ne pouvant malheureusement pas aller au-delà de cela. Tirant sur les chaînes, je remarquai qu’ils étaient fixés à l’extérieur. Ces cordes métaliques passaient donc par des orifices dans le mur pour venir s’accrocher sur mes bras. Je ne pouvais donc pas, m’échapper de là.







???: Oh-ho… je vois que tu débordes d’énergie, c’est bon à savoir.




Je le reconnus à présent, cette salle tête. Il s’agissait tout simplement du vieux jardinier que j’avais vu il y a peu, quand je suis tombé du toit sans véritablement le vouloir. J’avais tenté de l’abattre avec mes pouvoirs, mais il n’en fut rien. Je m’étais purement et simplement assoupi. Et maintenant, j’étais enchaîné, le torse nu. J’étais désormais à sa merci, et je détestais cela. Essayant de regagner mon calme, mon regard mi-clos se posa sur le vieil homme. Le fond de mon regard affichait tout mon mécontentement, toute ma colère et toute la rage qui m’habitait, même si mon visage ne laissait rien transparaître que mon indifférence. Mais cela ne sembla pas perturber le vieil homme.

- Qui êtes-vous et que me voulez-vous ?

Etirant ses joues de son sourire qu’il ne lâchait pas, il reprit calmement :

???: La question est plutôt Qui êtes-vous, et que pouvez-vous m’apporter pour que je ne vous dénonce pas ? Je vous rappelle que vous vous êtes introduit en douce dans la demeure de l’une des personnes les plus influentes de Minshu. Normalement, un acte pareil est condamnable d’une peine de mort. Voyez-vous… je vous ai sauvé la vie, mais étant un fin marchant, je me demande à quel prix vous estimez votre propre vie.


On dirait que c’était une mauvaise blague. Le pire des scenarii envisageables était proche de se réaliser. J’allais mourir ici, dans l’indifférence la plus totale, comme un vulgaire animal. En tout cas, j’allais le faire si je ne trouvais rien à donner à cet ingrat de vieil homme. Inclinant un peu ma tête en avant, sans lâcher mon interlocuteur du regard, je parlai :

-Je n’ai rien en ma possession. Comme vous l’avez certainement remarqué, je suis un élu nouvellement arrivé. Je n’ai à mon actif que les seules armes de peu de valeur que vous m’avez certainement dérobé. Et c’est là, tout ce que je peux vous offrir. Prenez cela et laissez-moi m’en aller.

L’idée seule d’abandonner mes armes ici, me déchirait en deux, mais je n’avais pas le choix. S’il bluffait, et que véritablement même en me dénonçant je n’aurais pas eu à subir la mort, j’étais ici à sa merci. Et un couteau bien placé mettait fin à mon existence. Le choix le plus logique aurait été de coopérer dans le plus grand des calmes. Dans le meilleur des cas, je reviendrais reprendre mes armes plus tard.

???: Ha ha ha, je savais que vous alliez dire ça. Vous avez bien quelque chose qui m’intéresse, mais qui n’est pas quelque chose qu’on peut avoir avec de simples armes. Il s’agit de votre puissance. En tant qu’élus, vous avez des capacités incroyablement complexes, qui pourraient être utile dans le long terme. Et c’est de cela dont j’ai besoin. Mon nom est Nagazaki Chô, et mes proches m’appellent le vieux Chô.

L’idée déjà ne me plaisait pas, de rendre des services. Par le passé, le syndicat avait utilisé mes aptitudes pour commettre des meurtres et des crimes complexes. Faisant de moi le fer de lance de leur volonté, ils avaient la main mise dans tous les environnements imaginables. Et maintenant, dans ce monde nouveau, j’allais devoir recommencer. La seule différence seulement, fut bien le fait que, mon interlocuteur était seul. Il ne pouvait donc pas me maîtriser en cas de pépin et je le savais.

- J’accepte de vous assister pour un laps de temps bien définit. Une semaine. Je pense que ça pourrait vous satisfaire non ?

Biensur, ce n’était qu’un traquenard. N’émanait de moi, aucune intention d’aider ce misérable à accomplir ses idéaux ou bien d’être son outil de vengeance. Au moment même où il allait me détacher, je le tuerai, avant de m’en aller d’ici. Le vieil homme toujours aussi souriant, se redressa avant de venir dans ma direction avec un trousseau de clés dans la main. La pièce éclairée par une unique bougie qui était à mon chevet, ne m’avait pas permis de voir clairement tous les traits du vieil homme quand il était loin. Plus il se rapprochait, plus la mesquinerie se lisait sur son visage.

Vieux Chô : ça me va parfaitement. Mais en cas de mésentente, je serais contraint de refaire le contrat, avec mes termes cette fois-ci.

Son sourire ne s’était pas dissipé bien évidemment. Il me détacha alors rapidement, me permettant ainsi de me mouvoir. Les deux bras déliés, je l’agrippai par la gorge, l’empêchant presque de parler, avant de le plaquer contre le parquet du sol. Il allait mourir ici et maintenant.

- Je vais devoir rompre le contrat pour de bon, vieil homme.

Je levai encore la main, pour écraser mon poing sur la figure de l’homme âgé, quand soudainement, il claqua des doigts. Sur le moment, je ne compris pas pourquoi il l’avait fait. Ca ne fut que quand mon corps se recouvrit entièrement de flammes que je sus qu’il avait eu un coup d’avance.


Reculant sans vraiment le vouloir, je subissais la morsure des flammes, qui séchaient mon sang, brûlait ma peau, l’effritait, dans une température digne des profondeurs volcaniques. Dans un cri strident, je tentai de rouler sur le sol, en vain. Mes mains allèrent dans tous les sens, jusqu’à ce que je me retourne plusieurs fois sur moi-même, à même le sol. C’était véritablement insoutenable, et je savais dès ce moment-là que je n’avais plus longtemps à vivre. Jusqu’à ce que tout s’arrêta.

Un silence béant régna dans la pièce, et encore sous le choc, je tremblai, couché sur le sol, le torse nu, complètement intact. J’observai un moment mes mains, constatant avec désarroi que tout était en ordre. Il n’y avait aucune flamme, aucun feu, rien, j’étais vivant et en forme. Ce fut comme si, j’avais été plongé dans un mauvais rêve, qui ne fut que de courte durée. Le vieil homme se releva du sol, en s’époussetant suffisamment avant de reprendre la parole :

vieux Chô
: Tu pensais sérieusement que j’allais compter sur ta bonne foi ? Ha ha ha, je ne suis pas si dupe. Quelque part sur ton corps, j’ai implanté une petite pierre. Elle est vraiment particulière. Elle te fait perdre la raison au moment même où je le désire. Et ne pouvant réagir qu’avec mon énergie, si quelque chose venait à m’arriver – et je doute que ça se produise – elle s’activera sans jamais s’arrêter.


Essayant de me relever doucement, je ressentais encore le malaise de mon corps totalement enflammé. J’avais été piégé depuis le tout début. Le vieux fou avait certainement prévu que je refuse sa proposition, et donc, pour avoir toutes les chances de me vaincre, il avait un autre joker dans sa manche. Je n’avais pas vu cela venir, dû à mon manque de connaissances avec les sciences magiques. Me tenant difficilement à quatre pattes, le pied du vieux Chô vint écraser sa botte sur mon dos, pour me remettre sur le sol :

Vieux Chô : Tu n’as pas respecté le contrat qu’on a passé. De ce fait, voici le nouveau. À compter d’aujourd’hui, jusqu’à ce que j’en décide autrement, tu m’aideras à faire ce que je veux, quand je le voudrais. Tu ne le sais peut-être pas mais je ne te veux aucun mal, même pas maintenant. Tu seras appelé à faire de grandes choses. Je ne ferais que te demander quelques petits services de temps en temps.

Serrant le poing, je compris alors dans quelle situation j’étais à nouveau plongé. La pire des choses imaginables m’était arrivé. J’avais été dompté.










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