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Promenade à l'aveugle
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MessageSujet: Promenade à l'aveugle   Dim 11 Mar - 13:19

Promenade à l'aveugleft. Zayro Jinn

Ce n’était pas la première fois que mes pas foulaient le sol d’une forêt depuis que j’étais arrivé en… Kosaten, mais l’effet était toujours la même sensation étrange de ne pas être à sa place, cela doublé avec la disparition de toute force invisible au profit de l’unique nom, Tenshi. Le germe m’avait accueilli comme seule main tendue à travers l’océan d’inconscience qui fut ma première sensation depuis ce que j’hésite toujours à nommer comme « réveil », et, malgré le fait qu’il soit désormais bien en moi, il était toujours un brin difficile de réellement le comprendre comme part de moi, peut-être était-ce alors dû à la jeunesse de cette « renaissance ».


Toujours est-il qu’ainsi, lorsque mes bottes parcourent des étendues de verdure de la sorte, lorsque mon regard ne peut se perdre qu’à travers tronc et feuillages, lorsque mes mains ne trouvent pour surface tangible que des végétaux et encore des végétaux, c’est le même sentiment de monde étranger qui ensevelit toute autre pensée. Je ne saurais dire si les arbres sont beaux, à défaut d’en avoir vu autant depuis bien longtemps. La Citadelle avait l’avantage de tenir les bêtes à distance et d’offrir un refuge de pierre à tous ceux qui cherchaient un certain confort, un sentiment de sécurité, mais les parcs, les grands jardins, n’étaient alors pas légions, souvent absents même. Et pour ce qui était de dehors, il fallait être fou pour sortir. Les chasseurs, les prospecteurs, quelques imbéciles s’aventuraient hors des murs, et trop peu en revenaient. La forêt de l’autre côté des landes de l’Orée était alors peut être semblable, identique à celle que je parcourais aujourd’hui, mais qu’aurais-je pu en savoir. Sûrement, en des temps lointains, je l’aurais peut-être arpenté, mais aucun souvenir ne savait refaire surface, et je me sentais presque comme un enfant redécouvrant le monde.


Presque, c’était alors bien le mot. L’idée de nouveau virevoltait dans mon esprit, mais je ne savais vraiment la faire mienne, tant l’étrange sentiment paraissait aussi absent que présent. J’avais la ferme idée de déjà connaître ce genre d’endroits, alors que je ne pouvais me rappeler en avoir vu de si près en dehors des livres et leurs histoires. J’ai longtemps pensé ne jamais, ou pratiquement jamais, avoir quitté la grande cité, et pourtant, une vague odeur familière, des sons communs me guidaient à penser le contraire. Comme des rêves fugaces, ils allaient et venaient, me faisant tantôt voir un lieu à la fébrile intention de déjà-vu, et presque immédiatement, éveillait la sensation d’une jeune pousse perdue au milieu de nulle part.


Ce n’était pas la première fois, et ce ne sera probablement pas la dernière. Mon esprit comme fragmenté s’accompagnait bien de cette mémoire morcelée, en miettes comme si elle avait été fracassée d’innombrables coups de marteau, écrasée, tranchée. Il reste des bribes méconnaissables de souvenirs flous, parfois s’évanouissant, parfois revenant, parfois disparaissant plus durablement. Il manquait ainsi des pièces, une justification à quelques images de nostalgie, quelques sentiments étrangers sans l’être. Il manquait cette part d’un moi, cette part que j’ai tenté, en vain, de reconstruire, mais que j’attends toujours. Aujourd’hui, plus effacée encore, je l’attends, je veille, je guette son retour.


Perdu dans les méandres de mon esprit, je m’épuisais à penser. Je peinais à chercher des souvenirs vagues, à comprendre des pensées abstraites. Très vite, le débat en monologue silencieux avec moi-même me fatiguait, bien plus que la marche en elle-même. La chaleur présente ne me touchais pas plus que l’humidité, mes pas plutôt lents n’exerçaient aucune forme de pression sur mes jambes et leurs muscles, et pourtant, je me sentais comme vanné. Aucune envie de dormir ou d’entrer dans un repos complet, juste le désir de s’arrêter. Le germe ne me poussait alors pas à la course forcée, me laissant une certaine impression de paix, de calme. C’était la tranquillité qui me fit alors stopper le cours de mon voyage pour m’adosser à un arbre, assis par terre. Je n’avais pas le souffle saccadé, mes paupières n’étaient en rien lourdes, mais je sentais un poids sur mes épaules. Un poids invisible, là depuis le début, depuis ce « réveil ». Le poids de mes pensées, et sûrement, d’un peu plus, quelque chose d’encore inconnu.


Ainsi, je pris un temps d’immobilité, contemplant la route et la cime des arbres, attendant un instant sans savoir réellement quoi. Je ne pensais pas à repartir, pas encore, je me laissais presque divaguer pour ne penser à rien. Le vide.

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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   Dim 11 Mar - 23:36



Promenade à l'aveugle.

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Musique d'ambiance

L'energie qu'il dégageait était encore trop brûlante, trop irradiante, la fin du combat entre lui et le gardien de la plaine, restait encore trop frais. Ses bottes s'enfoncèrent dans le sol mousseux et vert des forêts de Minshu, tout en se noircissant sous ces dernières. Ne laissant alors que des braises et une trace ébène de ses pas derrière lui. Son aura était montée suite à ce duel et la nature en payait le prix. Il recouvrait naturellement ses quelques blessures en chemin. Son objectif n'avait pas été de s'arrêter dans la nation de Manshee à la base, mais bien de découvrir ce qu'était devenu Laun, pourquoi Nukumi avait agit seule pour récupérer son corps et cette réponse se trouvait à Seika.

S'il fallait raser une fois pour toute la capitale, il le ferait, mais n'était pas abrutis par le cuisant soleil de l'horizon, au point de croire que cette entreprise serait simple et facile. Face à lui se dressait une étendue d'arbres, une mer de végétation et à la lisière de la forêt, deux enfants s'apprêtaient à y entrer.

Approchant de ces derniers, le plus jeune, un garçon de huit ans environs, tomba dans les pommes, mais rattrapé par la poigne du tyran. L’aînée, une fille de onze ans surement, fut prise au visage par le colosse, subissant ainsi le même sort que son frangin. Il laissa son aura consumer leurs peaux tout en les étranglant. Accélérant alors sa régénération cellulaire ne ayant drainé la vie de ces deux marmots, il jeta le plus jeune sur le coté et traina le cadavre de la fille avec lui.

Entrant finalement dans la vaste forêt luxuriante, qui s'étendait sur toute la frontière ouest, jusqu'à la pointe sud de Minshu, le colosse ressenti plusieurs sensation atomiques étranges. L'une étant familière et dispatchée un peu partout autour. C'était l'energie de la sorcière, Ellen. Il l'a recherchait également, pour d'autres raisons : Comme la tuer par exemple. Son heure viendrait, inexorablement... Rien ne stopperait sa mort définitive.

Mais il y'avait aussi, parmi les différentes formes de vies qu'il pouvait qualifier par expérience d'animale ou de générale, une d'entre elle, stoppée net à un endroit. C'était en plein sur son chemin et il finirait par croiser ces atomes dans les prochaines minutes. Il ne s'agissait pas de cette maudites faiseuse de sorts, l'aura n'était pas si particulière, pas si intense. En revanche, il fixa les alentours par rapport à la curiosité d'en sentir la présence tout autour de lui.

Continuant d'avancer vers la forme de vie singulière présente non loin, l'aura du messager des enfers brûla de moins en moins intensément, mais continuait tout de même de calciner et irradier tout ce qui le touchait de près, comme le sol, qui fumait sous ses bottes lorsqu'il restait stoïque trop longtemps. Le sur-place le faisant même légèrement s'enfoncer, comme si la dureté de celui ci, s'effaçait peu à peu, comme un mur dans l'acide. Toutefois, le géant de Fuyu ne prévoyait pas de surplace justement et c'est donc en s'enfonçant un peu plus en profondeur dans la forêt, qu'il ne tarda pas à voir Vahl Viiront, adossé contre un arbre sans doute centenaire, là bien avant ces deux élus, témoins naturel d'une nouvelle entrevus entre deux êtres qui ne se connaissaient pas.

Il était même probable que l'élu de Tenshi ait senti l'arrivée inopportune de Zayro, puisque certains oiseaux décollèrent sous sa présence. L'assassin au coeur froid, n'était pas du genre à se cacher ou user de fourberie, il n'avait jamais eu besoin de tel stratagème. Il s'arrêta face à Vahl, une dizaine de mètres les séparant vraiment. Le corps de la jeune fille de onze ans, dévisagée, brûlée et morte, tenue dans sa main droite. Son aura atomique disparue soudainement, laissant donc présager que ses blessures étaient totalement guéries. Lâchant alors le corps de la gamine au sol, soulevant un petit nuage de terre et un bruit de chair nécrosée particulièrement repoussant à entendre.



Il y'a trois raisons pour que je croises âme qui vive sur mon chemin dans cette maudite forêt. Soit vous êtes perdus, soit vous êtes un bandit, soit vous êtes avec elle.





"Elle", faisant directement référence à la sorcière, vu que son energie était tout autour de lui. Peut être que l'élu de Tenshi, encore inconnu au bataillon, ne la ressentait pas. Restait à savoir s'il répondrait franchement ou inventerait une histoire voir même, une autre possibilité ? Jinn approcha mètres par mètres, calmement.



Dans tous les cas, si vous ne partez pas, c'est que vous ignorez qui je suis. Alors, répondez moi, et tâchez d'être convaincant.




Demanda t'il, avant d'ajouter froidement, tout en désignant du regard le cadavre de la petite fille, tout en se parlant plus ou moins à lui même, dans une question presque rhétorique ;



A moins que ce ne fussent vos enfants ?... Hmm..









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Dernière édition par Zayro Jinn le Lun 12 Mar - 20:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   Lun 12 Mar - 20:49

Promenade à l'aveugleft. Zayro Jinn

J’ai souvent pensé que la forêt abritait systématiquement son lot de danger. On y trouve toute sorte de pièges naturels, parfois plus fourbes, plus voraces, plus létaux même que ceux des hommes dans leurs villes. Si les esclavagistes et autres scélérats qui pullulent dans les quartiers les moins fréquentables à la recherche de proies trop insouciantes, toute leur mesquinerie et leur malveillance manque parfois d’égaler ce que la Dame Nature peut tendre à ses petits protégés comme armes de défense, ou d’attaque. Combien d’histoires de bas étages racontent ainsi les pauvres histoires de chasseurs malchanceux tombés dans un gouffre alors qu’ils manquaient un simple pas, combien de braconniers se sont retrouvés déchiquetés par des ronciers peu commodes ? Outre ces histoires d’horreur à faire frémir les bourgeois citadins, on pouvait alors parler des bestiaires si remplis de créatures improbables, toutes plus hostiles les unes que les autres. Les fiers et féroces Managarms, loups géants nordiques qui dévoreraient un homme, un géant même, d’une bouchée. Les reptiliens des marais sombres, tapis dans l’ombre et prêts à bondir à n’importe quel moment. Les insectes géants des forêts de la Cicatrice, dont la chitine repousse les lames les plus affûtées et les griffes perceraient les armures les plus solides.


À l’évidence, j’en venais à imaginer des centaines de scénarios possibles, et pourtant peu susceptibles de survenir aujourd’hui, dans ces bois que je connaissais à peine. J’aurais pu citer des milliers de façons dont ce corps d’emprunt aurait pu subir les affres, pour finir dissout, englouti, déchiqueté, avalé, écrasé, et j’en passais. Pourtant, j’étais bien loin d’imaginer le pire, inconscient de l’existence d’un prédateur plus redoutable encore. L’homme était trop souvent son plus grand ennemi, sûrement parce qu’il était le mieux placé pour savoir comment faire du mal à ses semblables, et l’on croise de nos jours bien des génies en l’art de blesser, de tuer. Ce sera finalement l’un d’eux, à n’en point douter par son allure patibulaire, que je verrais passer en ce jour, non sans espérer, en vain peut-être, de sortir en suffisamment peu de morceau pour rester bien entier jusqu’au jour où je pourrais enfin me séparer du corps de Cerran, l’ancien, mon hôte.


Les oiseaux eux-mêmes avaient quitté les lieux, présageant sans un mot l’arrivée d’un mal des plus sombres. La terre se pliait sous ses pas, l’air devenait putride, oppressant, comme si une force invisible en émanait pour étrangler et brûler toute âme qui vive dans les environs. C’était la deuxième fois, après Tenshin, que je ressentais une présence aussi importante et concentrée, mais celle-ci n’avait pas une once de bienveillance, et n’inspirait rien de bon. La silhouette tenue par son bras cruel n’avait alors plus rien d’humain, et témoignait d’à elle seule le funeste sort qu’il pouvait réserver à la moindre personne par simple envie d’en faire ainsi. Le spectacle de la chair aussi malmenée, même pour quelqu’un d’aussi habitué à le voir, et prompt à en faire de même si le besoin s’en faisait sentir, tel que moi, restait des plus fascinant. C’était un mélange de dégoût lié à une forme de barbarie peu commune, une certaine curiosité, inexpliquée, envers ce qui poussait à agir, mais aussi ce qui permettait de le faire. C’était un sombre déjà-vu, déjà fait, une habitude répugnante. Je ne réagis pas, ou pas extérieurement en tout cas, mais je maintenais une certaine réflexion quant à l’état de celle qui n’allait sûrement plus jamais se relever.


La distance, bien que très réduite si l’on estimait la personne se tenant en face de moi, restait encore relativement correcte lorsque les premiers mots quittèrent sa bouche. L’absence de réelle salutation, mais surtout l’accusation dissimulée me laissaient comprendre que j’allais passer l’un des pires instants de ma vie pour peu que je ne parvinsse pas à peser mes mots en réponse. L’envie de fuir me chatouilla bien vite les neurones, mais il était évident qu’au seul moment où cette pensée lui traverserait l’esprit, il m’aurait déjà tué d’un regard. Fuir, se défendre, c’était impensable. Je ne pouvais qu’attendre mon sort, s’il allait venir, puisque quoi que ce soit d’autre semblerait futile.


- Mes salutations, avant tout. J’aurais bien dit « enchanté », mais je crains que ce ne soit le bon mot pour l’heure. Je crains aussi que vous ne vous mépreniez sur ma condition. Je ne suis ni un voleur, et, entre nous, serait bien pitoyable en tant que tel, seul comme je suis et armé de mes simples poings. Je ne suis pas non plus perdu, et suis simplement de passage ici, comme vous, j’ai l’impression. Enfin, je ne crois pas pouvoir affirmer quoi que ce soit vis-à-vis du dernier cas, puisque j’ignore à qui vous faites référence.


J’aurais bien songé à ce qu’il parle du cadavre qu’il a jeté au sol en parlant « d’elle », mais le ton légèrement plus accentué du moment laissait penser que ce devait être quelqu’un, ou quelque chose, de plus spécifique. Il s’avançait alors, non sans inspirer un certain pas par pas, quand bien même son allure pouvait être lente. Je n’esquissais alors pas le moindre mouvement, conscient que j’étais bien incapable de faire plus que répondre. Il fallait être fou, imbécile, les deux peut-être, pour croire être capable de quoi que ce soit dans mon état, alors que la terre même craignait la présence de l’inconnu face à moi.


- Malheureusement, j’ignore en effet tout de vous. En revanche, si je ne pars pas, c’est bien parce que je doute en être capable sans votre permission.


Je suivais son regard sans le fixer, et tâchais de parler sans délais. Même si sa dernière question ne semblait pas totalement s’adresser à moi, je pris quand même la peine de répondre.


- Je n’ai aucun enfant, pas ici, ni ailleurs.

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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   Mar 13 Mar - 12:39



Promenade à l'aveugle.

feat.Vahl Viiront



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Le regard du colosse, posé sur l'homme face à lui, qui ne cachait presque plus son malaise en voyant le messager des enfers face à lui et pourtant, ne le connaissant pas du tout. Il répondit avec politesse, sans pour autant décliner son identité, usa de formule de bienséance, tout en étant dans une sorte de constante hésitation de bien ou de mal faire. La non assurance de ses paroles, pas si fluides que cela, démontrait qu'il avait rapidement calculé l'écart de niveau entre eux. Mais il gardait une certaine fierté et ne se démontait pas. Enchanté donc, si l'ont puis dire, de faire connaissance avec celui qui pouvait à tout instant le tuer.

Pour le moment, rien ne découlait du visage, des paroles ou des pensées de Zayro, qui restait calme et froid, comme un menhir posé ici depuis des siècles. Il ne vrombissait plus, son aura n'était plus, et c'est à peine si l'ont décelait sa respiration, comme si tout laissait croire qu'il n'avait d'humain, que l'enveloppe extérieur. Aurait t'il eut un point commun en ce sens, avec Vahl Viiront ? Quoiqu'il en soit, ici, en ces lieux forestiers, sans doute épiés par la maudite sorcière, là, quelque part... Ce dernier finit par répondre aux premières interrogations. Gardant donc son sang froid, il affirma ne pas être ni bandit, ni voleur, mais juste de passage, ignorant même de qui Jinn parlait lorsqu'il faisait référence à Ellen, sans pour autant la citer.

Un vagabond natif ou un élu fraîchement arrivé ? Il fallait le determiner. En attendant, le géant de Fuyu croisa les bras et son regard passa sur les cotés, gauche et droite, puis en haut, histoire de determiner si aucune autre source de vie atomique n'allait les interrompre. Ce n'était donc pas le cas. Il nota toutefois un bref coup d'oeil porté sur le cadavre, de la part du bonhomme, mais sans que cela ne soulève plus de propos.



Il reste une possibilité, celle que vous soyez un élu. Nous autres élus, avons tendance à nous rencontrer, comme une étrange destinée reliant nos chemins. Possédez vous une marque quelconque, un tatouage sur votre corps ?





Vahl pouvait être un élu de Fuyu, le détail gardait de son importance. Si tel était le cas, Zayro verrait bien quoi faire de lui. S'il s'agissait d'un élu de Seika ou Minshu, il le tuerait sans s'embêter d'avantage avec des témoins. Un natif ne couperait pas à cette règle... Mais, Jinn avait beau être un ancien élu, il avait pas encore pensé à la possibilité de croiser un seul élu de Tenshi. L'ile volante, omniprésente, demeurant toujours surprenante. La vie de Viiront ne tenait effectivement à pas grand chose. Mais l'interêt du colosse pouvait rester éveillé. A voir désormais, quel chemin de vérité ou de mensonge, l'élu déciderait d'emprunter.

Mais avant cela, cet homme voulut bien sur terminer sur les précédentes questions. Admettant donc, qu'il ne connaissait pas Zayro. Peu probable pour un natif ou un vieil élu, il pouvait donc s'agir que d'un ermite ou d'un élu récent, selon les estimations du colosse, la probabilité numéro deux, était sûre à plus de 90%. Le vagabond n'avait pas l'allure ou l'âge d'un ermite marginal, vivant en retrait de tout...

Il ajouta quelque chose d'interressant, d'humble. Il ne partait pas, par crainte des représaille de Jinn, sans pour autant le connaitre. Une sorte de respect des rapports de forces s'était insinués sans qu'il ne le demande, juste par sa simple présence.



Vous vivrez plus longtemps en sachant ou est votre place.




Répondit t'il froidement. De plus, Vahl ne faisait pas patienter trop le colosse, chose appréciable, comparé à bien des élus impétueux.



Votre réponse est satisfaisante. Concise et claire. Vous êtes intelligent et vous comprenez vite comment survivre n'est ce pas. Bien, suivez moi, je n'ai pas le temps de m'arrêter pour des futilités, je dois continuer ma route. Nous continuerons cette conversation en marchant.





N'attendant pas vraiment l'approbation ou la réprobation de son homologue, Jinn entama la route. Son pas n'était ni trop lent, ni trop rapide, mais presque au même rythme tout le temps, machinal. Le paysage défilait donc à leurs cotés. Des multiples bois, aux troncs épais faisant parfois la circonférence d'une maison tout entière et aux cimes s'élevant à un immeuble de deux ou trois étages. Certaines vallées forestières étaient ainsi plongées dans les ténèbres, recouverts de feuillages et de végétations si denses, que le ou les soleils Kosatenien ne passaient pas... Quelques animaux continuaient leurs vies, de ci, de là.



Je n'ai pas saisi votre nom. Le mien est Zayro Jinn.










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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   Mar 13 Mar - 19:18

Promenade à l'aveugleft. Zayro Jinn

C’était comme parler à une statue, si l’on considérait une statue particulièrement imposante, intimidante, douée de parole et sûrement capable de raser une ville par sa seule volonté. Cet homme menaçant, cette gargouille de mauvais augure, c’était une épreuve des plus rude. Je n’ai pas mémoire pour dire si j’avais déjà vu pire créature, ou surtout, si j’en avais vu de si près. Je n’ai certainement jamais tenu une discussion avec un des cauchemars des Abysses, je n’ai jamais frôlé une de ces bêtes du vide, et j’ose imaginer que leur contact, si je devais un jour avoir la possibilité de le ressentir, devrait s’apparenter à celui de cet homme. Un instant, j’aurais hésité à silencieusement l’appeler monstre, et, si je parvenais tout juste à garder un calme relativement satisfaisant, je demeurais suffisamment troublé, assez pour mesurer chacun de mes gestes, même les plus furtifs, et peser chaque mot, chaque phrase, minutieusement, car le moindre faux pas serait peut-être le dernier.


Il était alors troublant de voir une telle gargouille, aussi inhumaine de tout son être, et pourtant, s’exprimant comme n’importe qui, apparemment dotée d’une intelligence tout à fait normale, si ce n’était peut-être plus. Sa face impassible était alors aussi expressive qu’une lame, tranchante, menaçante, froide. Un simple regard vers ses yeux suffisait à comprendre qu’on ne pourrait en attendre aucune pitié. La simple vue de sa carrure, et de cette forme d’aura qu’il avait suffisait à comprendre qu’on ne pourrait rien, simplement rien. Une pensée d’incapacité des plus désagréable, qui me faisait me sentir otage de l’inconnu sans que ce dernier n’ait alors eu à montrer la moindre arme.


Ainsi, même lorsque les forces invisibles dégagées par sa marche lente s’étaient tues, je demeurais vigilant au moindre de ses actes. Je ne cherchais alors aucune faille, me sentant bien trop faible pour faire quoi que ce soit quand bien même j’en trouvais une. Je ne cherchais pas non plus d’opportunité de fuite, conscient qu’il n’y en aurait aucune. Je retenais simplement mon attention pour rester assez stoïque et ne pas avoir l’air d’un chien acculé, même si je n’avais sûrement pas plus d’allure qu’un cafard à ses yeux. Désireux de limiter cet aspect de faiblesse, je m’efforçais alors de garder mon sang-froid, sans mauvais jeu de mots vis-à-vis de ma nature de reptilien, bien sûr, mais ne pouvait sûrement pas m’afficher comme plus que ce que je n’étais. Je me devais de rester à ma place, mais au moins, je resterais droit.


Ce qui me marqua alors fut très vite ses propos, et principalement, la mention d’élu. Elu, c’était un nom que j’avais entendu déjà plusieurs fois. Elus, trop de fois même, et pourtant, toujours pas assez pour comprendre. Elus, ceux qu’ils auraient ramenés. Eux, les dieux, mais qu’en est-il vraiment ? Je me serais alors vite attardé sur la notion du divin, des êtres supérieurs, Léviathans, Tenshin, un tas de noms à l’organisation chaotique dans mon esprit, mais l’occasion d’y réfléchir serait pour une autre fois. Je me contentais alors de songer rapidement à ce que le mot « élu » devrait signifier dans mon cas, gardant mon débat personnel pour plus tard, lorsque j’aurais le loisir de le mener plus loin sans tension pour altérer mon flot de pensées. Je m’empressais alors de répondre, suffisamment vite pour ne pas perdre de temps, mais assez lentement pour rester compréhensible, mêlant mes paroles à un léger haussement d’épaule au moment où j’évoquais ladite marque.


- Elu… J’ai souvent entendu ce nom, sans encore saisir toute l’étendue de ce qu’il signifie. Je ne sais pas encore les détails liés à cela, mais je peux au moins dire que le seul nom qui m’est apparu à mon arrivée fut celui de Tenshi, qui est alors probablement celui qui m’a désigné comme sien, si j’ai bien saisi la logique. Je n’ai cependant pas connaissance d’une quelconque marque ou tatouage.


Je ne saurais alors dire à quel point il réfléchissait, ou non, à ma condition et au sort qu’il me réservait, tant sa présence était troublante, malgré le fait que je m’efforçais de comprendre son raisonnement en cherchant à ne pas avoir l’air de l’observer de la sorte. Lorsque ses paroles confirmèrent implicitement ma nature d’otage officieux, je ne puis qu’ajouter une remarque à ses dires, sans qu’elle n’ait finalement grande importance, comme pour paraître aussi cordial que possible et éviter de m’attirer les foudres d’un danger trop certain et trop peu connu pour le moment.


- Le sort me l’avait bien fait comprendre, et c’est sûrement ce qui m’aura valu de vivre déjà aussi longtemps.


J’acquiesçais alors silencieusement à ses ordres, sans plus de cérémonie qu’un vague hochement de tête, me relevant sans trop de peine pour reprendre la route aux côtés de mon « compagnon de voyage ». Je me permettais alors d’espérer qu’il ne me mène pas trop loin dans la mauvaise direction, mais ne prit évidemment pas le risque de le souligner à voix haute, me contentant de suivre ses pas en me calquant sur son rythme, à distance raisonnable mais suffisamment limitée pour assurer ma présence et mon obéissance du moment. Sur l’instant, je ne prêtais bien sûr pas vraiment d’attention au paysage, aussi surprenant, beau ou inquiétant pouvait-il être, pas plus que je ne regardais la faune locale. Je restais concentré sur mes pas, veillant à remplir mon rôle flou entre l’otage et le condamné sans faillir.


- Le temps m’a donné bien des noms, mais je suppose qu’ils n’importent plus vraiment, ici. Je serais donc Vahl Viiront.


Je notais dans un coin de ma mémoire le nom de Zayro, puis tâchais ainsi de répondre aux questions, sans en poser en retour, bien conscient de la différence de niveaux entre ciel et terre qui nous séparait. Souvent, lorsque l’on me demandait mon nom par le passé, je restais sur celui de Cerran, comme par habitude, mais je n’estimais pas nécessaire de mentir sur ce détail, puisque de toute manière, aucune de mes appellations ne devait avoir vraiment de sens ici, en Kosaten.

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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   Mar 13 Mar - 23:30



Promenade à l'aveugle.

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Entamant sa marche et aussi la discussion, en tout cas, l'écoutant pour le moment, il était clair que Vahl marchait droit et ce n'était pas seulement une formule pour parler du mouvement machinale de ses jambes, mais bien de son attitude. Le colosse avait parlé d'élu et ce mot fit donc écho dans l'esprit du vagabond, qui rebondit et enchaîna de plus belle. Continuant de garder un ton courtois, un dialogue clair et des phrases concises, comme s'il comprenait parfaitement comment acter et parler avec le géant à la réputation morbide.

Seulement et très vite, trop peut être, quelque chose survint, un mot, qui fit stopper le colosse dans son avancée.  C'était presque trop soudain, comme quelqu'un s'arrêtant en entendant un bruit étrange ou un danger non loin. Il se retourna pour rétorquer ;



Tenshi ?





Se rappelant donc très prestement la possibilité négligé tantôt. Tenshi avait donc des élus, il n'en avait jamais encore rencontré, mais c'était un fait des plus intéressant. Depuis qu'il n'était plus aux cotés de Sul hei en tant que bras droit et dans la paperasse du palais royal, Zayro manquait de quelques détails croustillants sur l'activité Kosatenienne. Bien qu'il ait participé à la bataille des rocheuses contre Seika et puis vaguement - voir même trop rapidement - contre l’île volante, ne servant à pas grand chose au final, il fallait l'avouer, ce dernier ne remarquait que maintenant que la possibilité d'élus venant de là bas, se fasse donc.

Mais il avait passé tant d'années sans en voir un seul, que c'était plutôt surprenant. Comme une nouvelle carte posé sur la table, un nouveau pion sur l'échiquier. Cela donnait à ce monde de nouvelle possibilités, élargissait les options, mais également le terrain à frapper. Un nouveau faux Dieu à détruire... Mais comment étaient les élus de Tenshi ? A en voir par le premier, ils étaient malins, droits, c'était au moins ça. Toutefois le messager des enfers savait qu'un seul élu, ne dépeignait pas le portrait entier de sa nation.

Comme Vahl ne savait pas pour son tatouage ou sa marque, le colosse devait en être certain. Il se retourna donc vers son homologue et le pointa du doigt.



Nous allons le savoir très vite. Retirez vos vêtements et cherchez cette marque. Je peux aussi bien vous tuer et vérifier sur votre cadavre. Mais j'ai quelques questions à vous poser, si vous êtes vraiment de Tenshi.




Il n'était pas question que ce détail passe à la trappe et le colosse était aussi catégorique à ce moment là, que pouvait l'être le plus cruel des êtres humains, demandant à son congénère de lui obéir sans quoi, ce dernier cesserait d'exister aussi simplement que cela. C'était aussi une bonne manière de voir si l'attitude du Tenshin irait jusqu'au bout de cette soumission forcé, par l'écart de force hiérarchiquement et arbitrairement imposé par le hasard de cette rencontre.

Heureusement pour lui, Zayro était loin d'être un psychopathe pervers aux idées malsaines. Il cherchait simplement une réponse à son interrogation, après quoi, ce calvaire de fierté serait clos et cet épisode passerait à jamais. Il s'était également présenté durant la marche qui paraissait longue et funèbre au travers de la forêt. Ainsi, Jinn pu mettre un nom sur le tout premier Tenshin rencontré, du moins... Si il disait vrai et que celui ci provenait bien de l'ile volante. D'ailleurs, la première interrogation ne tarda pas ;



Il est étonnant que vous soyez ici et non là haut. Pourquoi ? Qui est votre Dieu et comment se nomme t'il ? Quel est votre but ? Il est probable qu'étant encore nouveau ici, vous ne puissiez pas répondre à tout... En revanche, quelles sont vos capacités d'élus, vos pouvoirs si vous préférez. Dites moi tout ce que vous savez.





Il se rappela néanmoins que dans cette forêt ou les atomes d'Ellen pullulaient de manière exécrable, il était possible que cette présence face office d'oreille aux murs.. Enfin aux arbres. Il détourna donc temporairement sa main et pointa simplement la zone en tournant lentement sur lui même. Zayro déclencha une compression atomique de zone, compressant alors la matière à l'échelle des atomes, détruisant toute matière autour d'eux, du sol aux racines, des feuilles aux troncs, des roches aux pauvres animaux siegeant là, de manière infortunée... La zone s’effrita, se rasa peu à peu, disparaissant en cendre de cendre de cendre, jusqu'à ce qu'il ne reste que le néant sur plusieurs kilomètres... Un désert noircis, sans matière...

Une simple sécurité... Jinn n'avait pas utilisé toute ses capacités, mais rasa environs 30% de la forêt luxuriante, dans un périmètre parfaitement cylindrique. Le village de Fuki n'étant pas immensément loin de la position actuelle du colosse, qui continuait de base à descendre pour rejoindre ensuite le desert de Seika par la pointe sud de Minshu, fut sans doute secoué, mais largement protégé par ses vallons divers et variés.



Nous serons plus tranquilles ainsi.





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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   Mer 14 Mar - 19:17

Promenade à l'aveugleft. Zayro Jinn

Alors encore incapable de dire si ce fut en bien ou en mal, j’étais vite apte à me dire que j’avais réussi à capter l’attention de Zayro. C’était le mot, le mot du germe, le nom unique, l’absolu, qui l’avait visiblement fait tiquer, en surprise. Sa réaction me fit presque sursauter, si je n’avais pas une certaine lenteur dans mon allure qui m’empêcha alors de réagir autrement que par un regard vague et nonchalant. Pour moi, dire « Tenshi », c’était presque comme donner mon nom de famille, avec un certain respect et sentiment d’appartenance, mais c’était aussi un nom synonyme d’étrange, d’inconnu, une notion que je ne pouvais expliquer ni mesurer, à mon plus grand regret, bien que l’espoir de voir ce mystère s’éclaircir très bientôt me chatouillait les méninges.

Ignorant la réflexion qu’il pouvait mener intérieurement vis-à-vis de ce que j’avais évoqué, je ne pouvais pas déterminer si j’allais être en mauvaise posture ou non, et guettait ses paroles avec une certaine impatience, suspectant le pire à défaut de pouvoir imaginer le mieux. Finalement, malgré les mots plutôt tranchants qu’il employa pour me menacer moi et mon existence toute entière, ainsi que le geste agressif et autoritaire qu’il eut, son acte fut plus un soulagement qu’autre chose. Beaucoup verraient comme humiliation ce qu’il exigeait, mais ce ne l’était qu’à condition de bien vouloir l’observer comme tel.

En fait, l’idée, aussi simple fut elle, ne m’avait pas effleuré l’esprit, et maintenant, me semblait comme une évidence. Si marque il y avait, comment pouvais-je ne pas songer à la chercher ? Après tout, je me devais de savoir, si j’avais vraiment le signe de Tenshi, et même, à quoi ce dernier ressemblait. Cela semblait peu et tellement à la fois, l’idée d’un tatouage, peut-être bien ridicule, mais qui serait plein de sens, rien que par l’appellation d’Elu qui y était étroitement liée. Sans broncher, j’acquiesçais alors, confirmant mon approbation oralement mais attendant d’abord qu’il finisse ce qu’il semblait vouloir faire.

- En effet, si marque il y a, nous n’avons qu’à vérifier. Je dois admettre être moi-même curieux de savoir.

Je ne pouvais dire s’il avait des idées retorses outre l’envie de savoir, que je partageais alors, mais de toute manière, quand bien même l’idée m’aurait gênée, je n’étais pas vraiment en mesure de résister. Je préférais alors voir le côté de la chose qui m’arrangeait le plus, et considérer cet évènement comme potentiellement bénéfique du fait qu’il pourrait m’éclaircir sur ma situation. De toute manière, le prix à payer n’était que négligeable, puisque la pudeur du corps, humain, de Cerran, mon défunt hôte, ne m’importait pas le moins du monde.

- Je ne saurais le dire, je n’y ais encore jamais mis les pieds. J’imagine que lorsque sa volonté l’exigera, il me fera monter là-haut, mais en attendant, je dois sûrement avoir un rôle ici-bas, bien que j’en ignore encore le sens. Je ne peux pas non plus le nommer plus que par « Tenshi », c’est bien le seul nom qui m’est apparu intelligiblement, pour le moment.

Je m’interrompis bien vite dans ce que j’étais en train d’expliquer, quand le spectacle de destruction que provoquais les pouvoirs du colosse captivèrent toute mon attention. J’ignorais la raison de son acte, mais je pouvais amplement en admirer les conséquences : l’annihilation totale de toute forme d’existence dans une large aire nous encerclant. Démonstration de force ? Elimination d’un individu que je n’avais su remarquer ? Je ne pouvais le dire, mais cela confirmait bien, et de manière brutale, l’immensité de l’écart de force qu’il y avait entre lui et moi. Je n’étais alors définitivement pas en mesure de refuser quoi que ce soit à cet homme, et si j’aurais pu en douter, ne serait-ce que très légèrement avant, j’en étais maintenant plus que sûr. J’aurais alors sûrement voulu étudier cette forme d’arcane à laquelle il avait fait appel, remarquant l’étrange similarité avec ce que les humains de La Citadelle nommaient couramment « Troubles », mais encore une fois, le temps n’était pas en ma faveur, et je ne pouvais me permettre ce luxe. Ainsi, je repris bien vite mes déclarations, cherchant à ne pas plus laisser d’attente à la suite de la surprise, et veillant à ne rien oublier.

- Mon but… Je ne saurais l’affirmer, mais je sais qu’il l’a gravé en moi. Quant à mes pouvoirs ? Je ne pourrais non plus le dire, il y a des années que j’en ai perdu connaissance. Je pourrais sûrement dire que jadis, ils auraient pu égaler les vôtres, bien que leur nature n’y soit peut-être pas identique, mais depuis Unyeo, j’en ai oublié la mesure. Je sais que je devrais être apte à faire appel aux forces invisibles, mais elles ne me répondent plus non plus… depuis « Tenshi ».

Mes paroles devaient sembler bien plus floues, et ce n’était certainement pas dû à la destruction de la forêt, qui ne me bouleversait finalement pas plus qu’un grand feu d’artifice -un de ceux que l’on ne pensait pas forcément venir si tôt, à la rigueur. J’étais honnête, au moins, car je ne pouvais en dire plus de mon objectif. Je souhaitais toujours retrouver ma mémoire, mon corps, redevenir moi-même en brisant le sceau des traîtres, mais j’en savais si peu. Quant à ce qui s’est passé depuis le germe, je ne pouvais que dire que je me savais suivre « Tenshi », mais je demeurais incapable de déclara ce que cela impliquait réellement. Si j’étais homme de foi, je lui aurais déclaré toute ma ferveur, mais mon ignorance en matière de religion, et mon inexpérience en Kosaten me liaient la langue. Et mes pouvoirs alors ? Qu’en dire, si ce n’est qu’ils sont toujours pour moi un doux rêve. Comme ma mémoire, ils ont disparu en légers fragments, que je caresse en espérant, en attendant, sans même savoir ce qu’ils renferment réellement. Mon seul mensonge aura été de dire qu’ils auraient été l’égaux de ceux de Zayro car, indéniablement, ils étaient bien supérieurs à ce qu’il m’avait montré jusqu’ici, mais il n’aurait pas été bienvenu de le souligner.

Je ne m’attardais alors pas sur mes réponses, attendant qu’il en demande davantage si elles lui semblaient trop vagues. Après tout, elles étaient directes et se tenaient droites d’elles-mêmes, elles ne s’attardaient juste pas sur les détails et je ne saurais dire s’il s’intéressait à ce que je lui conte de petites histoires dans l’instant présent. Ayant alors toujours en tête l’ordre précédent, et me demandant bien à quoi la marque pouvait ressembler, j’entrepris alors de retirer mes vêtements un à un, non sans écouter ce qu’il allait pouvoir dire à la suite. Bien que je me posasse des questions suite à sa remarque sur notre « tranquillité » ici, je n’en dis rien, me disant qu’il pourrait mal réagir à une curiosité trop invasive, et ce, malgré le fait que cela me titillait la pensée. J’enlevais alors d’abord mes longs gants, les jetant par terre d’un geste minutieux, avant d’observer mes bras nus sous tous leurs angles, sans voir la moindre trace inhabituelle. Cela dévoilait alors les sillons et stigmates, traces de l’hébergement de cette part de mon esprit par un simple réceptacle humain, mais je doutais que la vue de cicatrices dans le genre ne fasse un quelconque effet à quelqu’un comme Zayro. De toute manière, ceux présents surs mes bras ressemblaient bien plus à des tatouages qu’à autre chose, et paraissaient bien légers par rapport à ceux que mon torse, ou même mon dos, accueillaient.

- Vous savez quelle taille ou couleur la marque devrait avoir ? Et où elle pourrait se trouver ?


Je voulais éviter les questions au possible, étant sensé être celui qui y répond et non celui qui les poses dans l’histoire, mais dans le cas présent, cela pourrait très largement faciliter la recherche, alors je me le permis.



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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   Ven 16 Mar - 1:19



Promenade à l'aveugle.

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Il n'était désormais plus de bonne augure de perdre du temps, vérifier cette marque étant devenue une priorité. Tant mieux, car Vahl continuait son attitude de soumission bon gré mal gré, tentant sans doute aussi de gagner du temps de son coté. Du temps, qu'il pouvait continuer à vivre, apprendre, aux cotés du plus monstrueux des élus - sans l'ombre d'un doute - Mais tout de même, le jeu pouvait en valoir la chandelle. Le feu était après tout un élément dangereux, mais il offrait aussi de sa chaleur et pouvait vous sauver la vie. Nous n'irions pas jusqu'à comparer métaphoriquement Zayro à un bon feu bien chaleureux, non, lui qui se rapprochait bien plus d'un froid mordant et mortuaire. Toutefois, la comparaison avec un élément qui pouvait être aussi calme qu'imprévisible, interagissant avec l'élu actuel, sans pour autant savoir si au final, il lui ferait ou non du mal, pouvait bien se défendre aussi.

Quoiqu'il en soit, si nous devions en revenir au sujet principal, l'élu en question était entrain d'agréer avec Jinn, sur la question de la marque, devinant que sans autres choix, c'était sur son cadavre que le colosse irait la chercher. Alors, si en plus de satisfaire une curiosité, il pouvait vivre un peu plus longtemps, il était gagnant non ?

En revanche, il continuait ses discours, pour répondre évidemment aux interrogations précédentes du messager de l'enfer. Toutefois, dans ses courtes réponses, ce dernier restait éparse, flou, imprécis, incertain et cela ne manqua pas d'être notifié par Zayro, mais ce dernier le laissa encore bavarder un peu, maintenant un silence de tombe.

Au milieu de ce discours, la mort avait eu le temps de frapper, dévastant des kilomètres de forêt en un claquement de doigt ou presque. Puis, il reprit de plus belle, continuant de répondre ou tenter de répondre, mais demeurant encore une fois dans le flou. Seulement, cette fois ci, Jinn reprit Vahl dans son monologue, le coupant au même instant ;



Vous ne savez dire ? Vous ignorez ? Vous ne sauriez affirmer ? Vous ne connaissez plus vraiment vos capacités ? Si vous êtes aussi inutile lors de mes prochaines questions, J'ai bien peur que vous ne soyez plus apte à sortir de cette forêt.





L'avertissement était lancé et il était clair que Vahl voulait garder certaines informations pour lui, tentant de noyer le poisson comme il pouvait. Cela ne marchait pas, mais Jinn comprenait la manœuvre, légèrement maladroite, mais tout de même habile, dans le sens ou ce dernier maintenant sa courtoisie de rigueur avec le colosse.



Ce que vous venez de voir de mes pouvoirs, n'était q'un faible pourcentage de ma véritable puissance. Soyez plus précis, je connais des élus aux pouvoirs similaires... Alors parlez maintenant.




Bien qu'il le somme de parler, il ne reposa pas de questions supplémentaires tout de suite. Aussi, quand Vahl viiront reprit la parole pour demander à quoi pouvait ressembler la marque, le géant de Fuyu se rapprocha de lui et passa sa paume non loin du corps vers les bras, puis le torse, forçant aussi ce dernier à se tourner pour enfin sentir vers le dos, l'épaule plus précisément, une énergie atomique légèrement différente de celle qui représentait le corps de cet élu.



Je l'ignore, mais nous allons bientôt le savoir. Votre épaule gauche émet une énergie sensiblement différente du reste de votre corps.





Il n'avait pas besoin de continuer ou poser la question, pour laisser sous entendre qu'il voulait à présent voir la marque et être au clair avec cela. Il avait detecté l'energie du sceau, mais n'avait pas connaissance du reste. Il s'imaginait certainement un tatouage à l'effigie du Dieu. C'était comme ça pour les trois autres, il ne voyait pas pourquoi ça changerait. Il serait un peu surprit, même si comme à son habitude, le colosse n'en montrerait rien...



J'ai encore des questions. A combien de vies estimez vous vôtre vie ? Et quelle valeur donnez vous à ce monde, ou vous risquez d'être coincé pour des années, voir votre vie entière ? Que seriez vous prêts à faire et accomplir pour en sortir et reprendre le cours de votre ancienne vie dans votre monde ?





Parfois, Zayro posait d'étranges questions. Mais... Au moins, Vahl était encore en vie.




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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   Ven 16 Mar - 15:52

Promenade à l'aveugleft. Zayro Jinn

Je me disais, finalement, que je m’en sortais très bien jusqu’ici, étant encore bien entier face à un individu aussi hostile et aux pouvoirs si nocifs et destructeurs. En soi, l’obéissance et la politesse faisait leur affaire, et si je lui donnais ce qu’il voulait, il n’avait, après tout, aucune raison de mal le prendre, pas vrai ? C’est bien dans ces moments que je pouvais féliciter ma modestie, sans quoi la fierté m’aurait probablement retenu lorsque je répondais aussi docilement. De surcroît, j’en tirais moi-même de précieux renseignements, osant même penser qu’à ce rythme ce qui s’annonçait comme rude s’avérera peut-être très rentable en termes de connaissances comparées à l’effort demandé, et ce, malgré les énormes risques pesants tel une guillotine qui planerait au-dessus de ma nuque découverte. Malheureusement, j’étais finalement assez naïf que de laisser de telles idioties émaner au sein de mes pensées, et fus bien vite rappelé à l’ordre. Zayro me remit vite dans ma condition d’otage condamné et me rappelant la mort planante, suite à ces réponses qui, visiblement, ne pouvaient le satisfaire. À l’évidence, j’allais devoir me pencher plus vers les détails, quitte à prendre plus de temps à m’expliquer.


Silencieusement, j’avalais ma salive, et sentais un certain stress malgré moi. Je restais résilient face à la peur, mais je ne pouvais nier qu’il inspirait un certain effroi dont je ne pouvais me défaire si facilement, aussi rigide et froid pouvait-être mon esprit. C’était probablement la première fois que j’en venais à autant me soucier de mon intégrité physique depuis que j’avais dérobé ce corps à Cerran. Après tout, ce n’était et ne sera jamais le mien, mais si je venais à le perdre, je pourrais ne plus revenir, et cette seule pensée m’horripilait autant qu’elle me rendait, ce qui reste difficile à admettre, nerveux. Je ne pourrais pas m’en tirer avec la version des choses que me tendait ma mémoire trouée et vague, aussi, j’allais devoir broder. Quitte à inventer, mentir, il fallait que je lui dise ce qu’il voulait entendre, aussi me permettrais-je finalement de créer une partie de mon passé, à défaut d’en avoir réellement conscience, sans mentionner ouvertement que mon amnésie m’empêcher de satisfaire sa curiosité… Qui sait, il pourrait se lasser ?


- Je n’en doute pas. Mes excuses pour mes défauts d’élocution, je suis juste encore secoué par ce qui m’a amené ici. Pour vous répondre plus clairement, je dirais qu’on me donnait à La Citadelle le nom de chaman, d’alchimiste, ou encore de sorcier, simplement. En soi, je peux par projection de ma volonté, ordonner aux forces invisibles, et les faire se mouvoir comme je le souhaite, mais j’ai jadis perdu une bonne partie de cette capacité, et aujourd’hui, ne peux même plus sentir lesdites forces. Je ne saurais dire si cette régression est définitive, ou si je récupérerais au moins une partie de mes capacités. Je suppose que vous faites la même chose, de ce que j’en ai vu, alors j’imaginais que vous pourriez comprendre, mais je peux tenter d’expliquer davantage si besoin.


J’aurais imaginé qu’étant utilisateur de magie lui aussi, comme les humains nommaient ce phénomène, il comprendrait tel quel, mais je restais ouvert au détail si le besoin s’en fait sentir, préférant avoir à débiter le contenu du grimoire d’un érudit plutôt que de finir comme ces arbres et animaux qui nous entouraient il y a quelques instants. Attendant qu’il cherche de lui-même la marque évoquait plutôt, je collaborais en me déplaçant pour lui faciliter la tâche, et attendait les prochaines questions, dans l’éventualité où il m’en demande plus. Il semblait particulièrement curieux, et je commençais sérieusement à me demander en quoi quelqu’un comme moi, sûrement bien insignifiant à côté de lui, l’intéressait à ce point.


Il trouva, bien vite, ce qu’il pensait être la marque, au niveau de mon épaule gauche. Au plus, je n’avais senti qu’un léger chatouillement à cet endroit depuis mon arrivée, et n’avait certainement pas regardé pour voir s’il y avait un quelconque symbole, ce qui me portait à penser que c’était finalement tout à fait possible. Ainsi, j’ôtais sans plus tarder ma veste et mes habits pour dévoiler tout le haut de mon corps, exposant les larges sillons et stigmates qui le parcouraient, trace, en quelque sorte, du rejet du corps de mon défunt hôte envers mon esprit étranger. Sans perdre de temps, je mettais donc en évidence mon épaule gauche dans sa direction, incapable moi-même d’observer à cet endroit sans miroir, et ne pris pas la peine de dire quoi que ce soit. Il pourrait alors observer la marque selon son envie et verra bien si c’est ce qu’il cherchait.


Il continua alors avec ses questions, très variées et en soi, inattendues. Ce n’était plus un interrogatoire, mais cela commençait bien à avoir des allures de test, comme s’il voulait examiner mes réponses pour me juger selon, du moins, c’est comme ça que je le comprenais, ayant déjà eu recours à ce genre de méthode par le passé. C’est amusant de voir les tables retournées ainsi, même si j’aurais aimé ne pas me retrouver à cette place. Je pris alors le moins de temps possible pour répondre, cherchant à aller au nécessaire. En temps normal, un débat philosophique m’aurait bien diverti, mais je me voyais mal argumenter dans une réflexion de la sorte au vu des circonstances actuelles.


- Difficile à dire, j’ai connu de très longs débats sur ce genre de questions sans qu’un véritable consensus ne soit atteint. La valeur d’une vie, c’est une bien grande question, mais je suppose que vous demandiez plutôt jusqu’où j’étais prêt à aller pour sauver la mienne. Si c’est bien le cas, je ne pourrais que répondre « autant qu’il en faudra ». Si cent vies sont nécessaires pour que je garde la mienne, j’en chercherais cent, si ce sont mille, j’en rassemblerais mille, et ainsi de suite. Quant à ce monde, je ne vois alors pas ce qu’il devrait changer par rapport au mien. Un lieu est un lieu, et je ne suis vraiment pas du genre à m’attacher à un endroit particulier, aussi, que ce soit ici ou ailleurs, peu m’importe. Je n’accorde donc pas de véritable valeur à ce monde, pas plus que je ne prévois de lutter pour m’en évader, car si je suis ici, c’est peut-être que, pour l’heure du moins, je me dois d’y être.



J’aurais alors sûrement allongé mes tirades, oubliant presque que j’étais constamment menacé de mort, mais sa présence me maintenait suffisamment vigilant pour pouvoir me restreindre.

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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   Sam 17 Mar - 17:45



Promenade à l'aveugle.

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L'heure du discours plus explicatif avait donc sonné. Vahl, fit possiblement son méa culpa, sentant bien que du sentier si sécurisé dans lequel il s'était pourtant si bien enchevêtré, il prenait à présent une mauvaise pente, bien moins certaine pour son avenir et son intégrité physique. D'autres avant lui, avaient pu converser avec le colosse sans mourir ou prendre des coups, peu nombreux certes, mais cela prouvait bien que c'était possible. Même si ce dernier avait un fond démoniaque, une âme humaine manquante et qu'il avait la pire réputation possible en ces lieux.

Si bien que, pour en revenir au sujet principal, il fit des excuses et réitéra ses propos avec plus de clarifications. Mettant l’omission sur le compte du stress. Les premiers mots le nommèrent donc comme un sorcier dans les grandes lignes. Cela fit un écho direct avec Ellen, étant donné cette forêt remplie de ses atomes et qui était elle aussi une sorcière, une ensorceleuse, enchanteresse de malheur, qu'il finirait bien par tuer un jour. S'il était du même acabit, il comprenait d'autant plus ce coté potentiellement intelligent. Il ne doutait pas que Vahl soit d'ailleurs capable, une fois ses forces retrouvées, de manipuler son monde.

Pour ses pouvoirs, rien de plus précis que les forces invisibles, une magie somme toute basique, se reportant à la matière ou la télékinésie. A sa demande, Zayro répondit ;



Non, ce sera suffisant. Je vois très bien de quoi il en retourne.





Jinn utilisait non pas de la magie, enfin, il ne la nommait pas ainsi. Mais d'un point de vu extérieur, ça s'y apparentait, du moins quand il ne frappait pas avec sa cape recouverte de lames aiguisées ou bien ses poings destructeurs. Le colosse manipulait les atomes, la consistance atomique et pouvait donc se permettre bon nombre de choses en général. Que ce soit en fissurant un atome et organisant une explosion atomique à petite ou grande échelle, par le biais de ses pouvoirs bien sur et donc, d'un certains contrôle du mécanisme et du processus complexe.

Ou bien, tirer des faisceaux laser irradiants, infligeant des blessures physique souvent fatale et dont l'irradiation prolongée nécrosait les tissus, en passant également par des brûlures cutanées et sous cutanées sévères. Mais, déstructurer les atomes et détruire la matière faisait aussi partie de son panel technique, comme ce dernier su le montrer préalablement. Toutefois, Zayro ne parla pas vraiment de ses propres capacités, laissant juste planer le fait qu'il était fort, simplement fort. Un fait constatable du point de vu de Vahl viiront.

Puisque la suite se centrait naturellement sur le sceau et que le colosse le repéra, le vagabond s’exécuta et dénuda la partie de l'épaule, pour se tourner et le lui montrer, afin que le messager des enfers puisse faire sa constatation. Ce dernier s'approcha et saisit l'homme par le trapèze, sa poigne solide en disant long sur sa puissance physique.



Aucun tatouage. Un simple petit morceau de cristal rosé. Qu'est ce que cela veut dire... Hmm...




Il n'appréciait pas le mystère encore bien planant (c'était le cas de le dire) de cette maudite île volante. Aucun nom de dieu, aucune apparence à lui soumettre. Si les tatouages reflétaient les autres Dieux, un phénix, un serpent et un dragon, pourquoi un simple cristal ou cailloux reflétait celui de Tenshi ? L'ile était t'elle l'incarnation du Dieu ? Son image ? Mais c'était une roche simple et non un cristal. Si tel était le cas, si c'était un cristal le dieu en question, comment se battait t'il ? Encore trop de questions, que le jeune élu ne pourrait pas aider à éclaircir...



J'irais éclaircir cela moi même, lorsque cette île sera accessible.





Pour ce qui était de l'ultime questionnement posé précédemment, Vahl su rebondir et répondre, en restant sur sa ligne de conduite habituelle. Désormais, l'élu semblait comme rôdé, habile, maintenant sa route sans faire de faux pas. Après tout, un écart et le ravin n'était pas loin... On pouvait dire que celui ci, avait une conception assez fataliste de la chose. Il sacrifiait ce qu'il y'avait à sacrifier pour rester en vie, mais ne cherchait pas à revenir à son monde, en somme, son but n'était pas fixe. Il se contentait de voguer au gré du vent qui l'amenait. S'il était là, tant mieux, s'il n'y était pas, tant pis. Zayro avait une toute autre conception de la chose, évidemment ;



A vous entendre, vous ressemblez d'avantage à une sorte de parasite, qui s'ajoute à ce monde. Je vais détruire ce monde et tôt ou tard, vous avec. Cependant, vous tuer maintenant ne m'apporterais rien en définitive et le fait que vous apparteniez à Tenshi, vous offres un répit qui peut donc vous sembler précieux.





Puis le colosse qui avait bien sur entre temps, lâché vahl depuis la vu de la marque, commença alors par le saisir par le cou et le soulever à plus de trente centimètres du sol, le levant au moins à son regard si ce n'était plus encore.



Vous allez bientôt devenir un des nombreux pantins qui dispensent de ce monde et pensent à tort y êtres libres en récupérant puissance et confiance. Ridicule. Vous savez pourquoi je ne vous tue pas dés maintenant ? Parce que ce monde vous ferais revenir à la vie immédiatement, ailleurs, la mémoire sans doute altérée et la confiance en vous de nouveau rétablie. Mais cette protection à ses limites je le sais. Le jour ou Tenshi ouvrira ses portes, laissez les mourir. Vous ne gagnerez rien à les aider. Mais si vous faites le choix de vous mettre en travers de mon chemin... Je m'assurerais de non seulement vous détruire vous, encore et encore, mais aussi tout ce que vous aurez pu construire ici et ce à quoi vous vous serez attaché. Suis-je parfaitement clair ?



Après quoi, il relâcha la pression et la poigne par la même occasion. Tournant de nouveau les talons pour avancer vers la fin de la forêt. Il ne restait pas grand chose à explorer. Malheureusement aussi, les questions toucheraient bientôt à leurs fins, étant donnés que Vahl était un bien trop jeune élu de Tenshi pour rassasier la curiosité du colosse.



Avant d'en finir. Avez vous croisés, ou connaissez vous d'autres élus Tenshin ? Et je souhaite également savoir ou vous comptez vous rendre ou même vivre, en l'absence de cette île comme position forte. Ce monde est en conflit, trois nations peuvent vous accueillir. Je viens de Fuyu et vous seriez bien avisé de faire le bon choix, pour continuer votre misérable survie.





Le ton avait t'il changé ? Peut être, ou pas, les aléas d'une conversation avec Zayro... Mais statistiquement, Vahl s'en était plutôt bien sorti. Non ?



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Dernière édition par Zayro Jinn le Dim 18 Mar - 17:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   Dim 18 Mar - 12:09

Promenade à l'aveugleft. Zayro Jinn

Ainsi, je pus d’abord penser que j’avais, de justesse dans un sens, réussi à me rattraper aux branches dans ma descente des cimes. Mes explications, bien que fondamentalement incomplète, avait au moins eu le mérite d’être claires et concises, ce qui suffit manifestement à Zayro pour comprendre. Sûrement, était-il plus capable de comprendre ce que le nom de chaman, sorcier ou alchimiste portait en sens, et avait alors pu le lier avec de quelconques capacités. Je ne sais alors s’il se considérait suffisamment comme une de ces dénominations pour faire le pont entre et voir de quoi il en retournait ou s’il avait simplement connaissance de quelque chose à quoi il pouvait le comparer. Qu’importait alors, du moment qu’il s’en contentait et n’exigeait pas plus de détail.


Malgré tout, je demeurais curieux d’en savoir plus sur ses capacités à lui, sans le faire voir et sans poser de questions. Mais c’est à ma grande déception qu’il ne s’attarda pas sur le sujet, et même, ne l’évoqua simplement pas. Quoi de plus normal, quand on y songe, car l’interrogatoire comme la domination par le rapport de force était bien à sens unique. À l’évidence, je devrais revenir plus tard, si un beau jour je puis lui faire face au moins en égal, ce dont mon pessimisme doutait, mais que le temps me permettait d’espérer. D’une autre manière, je pourrais aussi arracher des informations ailleurs, chez d’autres qui auraient pu en apprendre plus que moi ?


Lorsque j’eu présenté mon corps au colosse, ou plutôt, le corps de Cerran, celui à qui je l’avais pris sans prendre le temps de demander d’une quelconque manière, il put s’approcher pour examiner la marque annoncée de plus près. Sans surprise, il saisit ce sac de chair humaine qui me servait de réceptacle, ou de prison bancale selon le point de vue, d’une poigne ferme pour avoir une meilleure vision des choses. Je ne sursautais pas ni ne gesticulais d’une manière ou d’une autre. Je craignais, bien sûr, son pouvoir, et sa force qu’il démontrait par ses bras en les posant sur mon avatar, mais n’avais aucune raison de le montrer, et me contentais alors de rester fixe en attendant. J’aurais sûrement questionné ce dernier sur ce qu’il voyait, mais n’en trouvai pas le besoin, puisqu’il pensait alors à voix haute, évoquant l’absence du tatouage attendu pour un simple morceau de cristal. C’était donc ça, la marque d’un Elu de Tenshi ? Le signe de sa bénédiction ?


Il semblait alors pensif, bien pensif, ce qui me laissait deviner l’ampleur que cette question avait pour lui. Quelque chose à voir avec Tenshi, quelque chose entre eux deux. Bien que je ne pusse ouvertement demander de quoi il en retournait, je ne m’empêchais pas de me poser des questions à ce sujet, constatant la réflexion qu’il devait y avoir au sein de son encéphale. En l’absence d’élément de réponse, je restais vite sur ma faim, et je décidais, une fois de plus, à enquêter plus tard si le cœur m’en dirait, si l’occasion se présenterait et si le temps me le permettrait. Il mit alors fin à la question de la marque, disant que ce serait son affaire pour plus tard. Comprenant par là qu’il n’avait plus besoin de la voir, je remis les habits jetés par terre au préalable sur ce corps humain qui m’enfermais, attendant la suite.


Comme on pouvait s’y attendre, mon discours fut jugé par le colosse, qui posa un œil dur sur ce dernier. Je ne m’étais alors pas trompé en pensant qu’il portait une valeur à mes mots, et, si ces derniers étaient des plus honnêtes, il s’avérerait qu’ils n’étaient pas tout à fait les plus plaisants puisque les paroles de Zayro semblaient emplies d’un certain mépris. Néanmoins, je ne pouvais le contredire sur ma nature de parasite, étant en ce moment même le parasite qui avait rongé son hôte et habitait son corps maintenant coquille vide de son esprit originel. Son ambition de détruire un monde me fit alors presque sourire, tant elle me semblait presque vide de sens, mais le moment freinant l’action, je pus réprimer une grimace et garder un visage neutre, préférant ne pas attirer ses foudres plus que je ne pouvais déjà l’avoir fait malgré moi.


J’aurais bien demandé comment il aurait voulu s’y prendre, même avec sa puissance, pour détruire un monde tout entier ? La vie, la faune et la flore semblaient à la portée de sa force, mais si nombreuse, omniprésente. Elle se renouvelle toujours, et loin au-delà de l’horizon, par-delà ce que peut imaginer la raison, souhaiterait-il aussi détruire ces régions d’existence plus loin que là où ses pas le porteraient en toute une vie ? Il y aurait tant à faire, et comment s’y prendre par d’aussi simples armes ? Si seulement il y avait un centre, un cœur, un pilier portant toute la vie, toute l’existence, tout l’être. Quelque chose que l’on pourrait détruire pour briser le tissu du monde entier. Mais en soi, le néant lui-même est monde, et vouloir détruire le vide revient à chercher à brûler le feu. Une quête alors aussi vaine que la curiosité qui m’animait. Je pouvais alors identifier ce désir qu’il évoquait avec le mien, même si leur finalité n’était pas identique, loin de là. Sans plus m’attarder sur ces questions dont je ne pourrais débattre avec le colosse, visiblement peu enclin à se faire contredire, je coinçais mon raisonnement dans un coin de ma pensée, histoire de le déterrer plus tard, et ne pus que noter que mon affiliation avec Tenshi m’aurait offert un certain sursis. Un indice de plus sur le lien entre « Tenshi » et « Zayro », mais encore une chose qui devrait attendre.


Le brouillon de mon esprit ne faisait qu’entasser les données depuis notre rencontre, et mon impatience se faisait plus grande quant à les éclaircir au plus vite. Je ne le fis alors pas savoir, toujours apte à canaliser ces envies irraisonnées par mon calme habituel. Comme pour me rappeler ma place, il me prit alors par le cou pour me soulever sans prévenir. J’aurais bien remis en question le pourquoi de son geste face à mon obéissance et ma politesse, mais je ne pus que me rappeler que pour beaucoup d’humains gavés de pouvoir, la violence physique passait comme voix de discussion, bien malgré l’inconfort que cela suscitait. Je ne saurais alors juger s’il le faisait comme menace ouverte pour soutenir ses phrases ou par simple plaisir, mais peu importe les circonstances, ce n’est pas avec ça qu’il irait quelque part. Il ne pouvait pas m’intimider davantage, je savais déjà de quoi il était capable et en était pleinement conscient. Quant à la douleur, ce n’était finalement qu’une gêne de plus qui n’attirerait pas plus d’attention de ma part comprenant le fait que ce corps n’était pas le mien. Je la sentais, bien sûr, mais ma nature inhumaine la reléguait bien vite au rang de simple information, comme un avertissement déclarant que mon pantin du jour se faisait abîmer sous la tête.


Sa tirade qui suivit semblait alors emplie d’une certaine rage que je ne pouvais comprendre. Je ne savais rien de lui, et ne pouvais dire si sa voix était alors influencée par le dégoût, la haine, la rancune, tout à la fois peut-être ? Qu’importait de toute manière. Il était évident en écoutant qu’il ne faisait qu’appuyer le plus possible la menace qu’il était par la voix comme par sa main. Je demeurais alors très immobile, tenant simplement son bras comme par réflexe face à la strangulation, geste instinctif du corps humain que je ne savais réprimer. J’écoutais malgré tout. Il affirmait sur la puissance, la confiance, la liberté. Il le disait comme s’il voulait me faire savoir que, quoi qu’il arrive, peu importe la place que je me traçais ici, je ne serais jamais rien. Il le disait surtout comme s’il croyait m’apprendre quelque chose, en vain. J’avais déjà passé et accepté ce stade, bien conscient de mon insignifiance à l’échelle du monde. Si confiance et force, il devait y avoir, ce ne serait de toute manière qu’un rapport en relation par rapport à d’autres individuels.


Sa voix n’ouvrant alors pas voie au débat ni à la réflexion, j’écoutais encore. Il évoqua alors le monde capable de me ramener à la vie, et c’est bien ce qui me fit écarquiller les yeux un instant. Cela voulait dire que, quoi qu’il advienne de moi, je serais apte à revenir ? Improbable, ce serait trop beau, mais si c’était vrai ? J’étais prêt à lui poser mille questions sur ce cas, si c’était une généralité, si c’était sous conditions, etc. Mais à mon grand désarroi, ne pus rien en faire. Maintenu par sa poigne, je ne pouvais que me taire et écouter. Encore un de ces mystères que je devrais sortir de l’obscurité par moi-même, si je pouvais sortir en un morceau de ces bois, encore trop sceptique pour vouloir essayer ici même cette étrange résurrection trop secrète sur ses détails à mon goût, surtout si Zayro lui-même osait la dire limitée. Et pour ce qui est d’aider Tenshi ? Il m’ordonnait d’abandonner la lumière qui me guidait ? Futile. Ces mots rebondissaient et s’évanouissaient comme sur un bouclier mental établi par le germe. Je ne pouvais les entendre ni les comprendre, car le germe lui seul me dira quoi faire. Aucune menace ne sera plus forte que cette volonté que je ne savais distinguer. Seule ma prudence, consciente du rapport de force, retenait alors mon être d’agir sur le moment. S’il avait été un autre, peut-être aurais-je cherché le sentier de la colère en réponse à ce qu’il disait de Tenshi. Mais ses menaces étaient fortes, pas insensées, et je pus me contenir malgré moi, attendant qu’il me libère de l’entrave pour confirmer mon obéissance.


- On ne peut plus clair.


Cela dit, la scène commençait à m’irriter. Plus précisément, ce n’est pas moi qui perdais patience directement, mais ma ferveur qui s’insultait de ces propos. J’en venais à souhaiter en silence d’en finir au plus vite, sans quoi ma raison finirait par ne plus pouvoir maintenir la rage zélée du germe qui voulait en découdre, visiblement en partie inconscient du danger que représentait la force de mon interlocuteur. Je ne pouvais alors que me réjouir en pensant à la fin de la forêt approchant, et, même si j’étais incertain de mon sort à l’issue du trajet, j’osais espérer qu’il s’en irait sans plus de cérémonie. Ma hâte me fit presque répondre instantanément, mais je sus me freiner au moins le temps de penser mes réponses. Lorsqu’il me questionna sur mes camarades de Tenshi, je ne pus que penser qu’il leur prévoyait sûrement le même genre de sort. D’ordinaire, je n’en aurais rien pensé, mais je me sentais bien incapable de mettre en danger d’autres fidèles de Tenshi.


- Pas à ma connaissance, je viens à peine de m’éveiller ici. Navré de ne pouvoir vous aider sur ce point.


J’avais menti, cette fois-ci, mais je restais un très bon menteur pour feindre l’ignorance. Dans les faits, aucune irrégularité dans ma voix ne lui ferait suspecter cet acte, de même pour mon attitude, alors je le voyais bien peu apte à déceler ceci dans mes paroles s’il ne m’avait pas vu avec d’autres compatriotes par le passé. De toute manière, s’il voulait en savoir plus sur les fidèles de Tenshi, il n’aurait qu’à chercher lui-même. Quant au choix de destination… Je n’y avais pas encore songé. À vrai dire, j’étais déjà à Minshu, mais ne désirais pas y rester, et donc, je n’aurais que Seika ou Fuyu. Dans l’absolu, Seika serait alors plus proche, mais il semblait vouloir me diriger vers Fuyu, et qui étais-je pour le contredire ? Ignorant alors sa pointe de mépris, je répondais normalement dans la foulée de ma précédente affirmation.


- Je ne prévois déjà pas de rester à Minshu, et n’ai pas encore réellement songé à cela, ne connaissant pas encore bien les différentes nations d’ici. Mais s’il en est ainsi, alors je suppose que mes pas me mèneront vers Fuyu.


Il était inutile de lui mentir davantage, et surtout sur ce point-ci. De toute manière, je doute qu’il s’attendît à une autre réponse au vu de ses actes et mots précédents.

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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   Dim 18 Mar - 18:12



Promenade à l'aveugle.

feat.Vahl Viiront



Musique d'ambiance

La poigne était l'étaux qui se resserrait de plus en plus sur la gorge de notre pauvre ami Vahl, bien mal en point mais pourtant, ne le montrant que si peu. En fin de compte, il ne pouvait pas être plus menacé que par la présence du colosse et ce geste de violence, ne l'intimait pas plus de faire plus que ce qu'il faisait, à savoir obéir, rester poli, répondre aux questions sans faire défaut.

Zayro le comprit vite et c'est pour cela que ce geste ne dura pas si longtemps, d'un point de vu tout à fait extérieur en tout cas. Relâchant la poigne pour entendre dire que le message perçu était on ne peut plus clair, le géant de Fuyu se retourna pour reprendre la route. La lisière n'étant plus très loin, ce serait bientôt la fin du voyage entre eux. Mais la finalité demeurait encore une grande inconnue.

Lorsque son otage reprit la parole pour répondre et indiquer qu'il ne connaissait aucun autre compatriotes de son pays et sa nation, Jinn tourna le regard vers lui, tout en maintenant son allure assez lente et machinale. Le laissant alors terminer sa phrase et au demeurant une vérité possible et probable. Cependant, comme s'il voulait l'avertir sur la possibilité que lui mentir, bien que possible, ne soit punie sévèrement, il répondit ;



Bien. Je finirais de toute manière par les croiser. J'espère qu'ils soutiendrons votre vérité, sinon... Je me souviendrais du prix de votre vie et tuerais alors cent personnes pour ce mensonge. Je m'assurerais qu'on sache à qui revienne l'addition.





Mais il conserva donc la réponse donné par l'élu de Tenshi. Aucun comparse croisés, probable vu qu'il était fraîchement arrivé. Reprenant son air autoritaire de toujours et fixant à nouveau la route qui les séparaient de la fin, plus que quelques mètres à franchir, tout en tendant une dernière fois l'oreille aux réponses du jeune homme, enfin, de l'enveloppe corporelle parlante. Ce dernier ne comptait donc pas rester à Minshu, mais se diriger possiblement vers Fuyu. Nul doute que tôt ou tard, ses pas ne le mènent également à Seika et puis Tenshi dés lors que ce serait possible.

Un nouvel élu avait ce besoin d'explorer, de rencontrer, de glaner les informations nécessaire autant à sa survie, que pour satisfaire un besoin curieux, naturel et/ou humain. Zayro ne fut donc guère étonné de quelque chose dont il se fichait un peu au fond. Il voulait simplement savoir ou trouver l'élu en cas de besoin. Mais, celui ci s'assurerait de potentiellement éviter la route du colosse et ironiquement, Fuyu était l'endroit ou il le rencontrerait le moins possible. Le messager des enfers étant toujours sur les routes lui aussi, destiné à accomplir son but et ne pouvant donc de fait, pas rester dans son coin.

La fin de la forêt, enfin. Au delà, quelques vallons montagneux, des prairies, de la verdure à foison, paysage typique de la nation verte. Mais aussi un grand village non loin, celui de Fuki. Petit point d'arrêt nécessaire pour continuer jusqu'à la pointe du sud.



Hmm. C'est ici que nos chemins se séparent.




Sans plus de formalité ou formules de politesses et d'au revoir, le colosse continua sa marche vers l'horizon, libérant simplement Vahl par sa simple phrase. Le géant au coeur froid, sans âme et sans sentiment, avait une idée en tête et irait acharné, jusqu'au bout. Mais clairement, il n'avait pas encore besoin de tuer ce tenshin, en revanche, il avait eut de nouvelles informations. L’énergie du sceau, le cristal rosé, un peu de psychologie. Il savait donc potentiellement et basé uniquement sur cette seule rencontre ;

Les tenshins intelligents, prudents, peut être manipulateur. Mais il restait des zones d'ombres à éclaircir, quoi de mieux que d'en croiser d'autres pour faire divers comparatifs et voir également si Viiront avait dit la vérité sur certains points. Cela se ferait en temps et en heure, surement. Mais ce n'était pas encore sa priorité numéro un pour le moment...

- - - -

HRP : en ce qui me concerne tu peux mettre le rp en correction ! (merci du rp, c'était cool) tu peux le mettre important pour ton background et aussi pour le mien, vu que tu es le premier tenshin que zay' rencontre.



Fiche technique~Mon nouveau theme
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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   Mar 20 Mar - 20:04

Promenade à l'aveugleft. Zayro Jinn

Bientôt, très bientôt, je serais à nouveau libre. Libre dans la mort, ou libéré de mon statut d’otage officieux. Je pouvais, pas si loin de là où nous nous trouvions, apercevoir la sortie de la forêt se dessiner, les lumières perçantes et les feuillages s’évanouissant. Si la rencontre du jour sera alors très instructive bien que peu agréable, je pensais bien avoir mon lot pour le moment, et il me tardait déjà de me séparer du colosse qui ne m’inspirait guère plus que de la crainte, très justifiée après avoir vu ce que j’ai pu voir. L’attente seule nous séparait de cette fin tant espérée. L’attente. Le temps, qui fut jadis, et sera sûrement à nouveau mon fidèle allié, pour une fois, virevoltait de l’autre côté de la barrière. Ce retour de flamme dans un rapport de force inversé aussi brutal qu’inattendu et malvenu semblait une sorte de jeu du destin d’un humour quelque peu audacieux, bien qu’il ne me ravisse guère.


Comme j’aurais pu le deviner, Zayro semblait se douter d’un mensonge, ou du moins, l’estimer possible, et ce fut des menaces, encore, qui accueillirent mes paroles, sans trouver énormément d’effet cependant. J’imaginais alors peu probable qu’il puisse rencontrer exactement le peu d’autres Elus de Tenshi que j’avais pu voir, et surtout, que ces derniers ne démentent ma version des choses. Quand bien même, je ne supposais pas recroiser ce démon avant un bon laps de temps, au cours duquel j’aurais, je l’espère, pu faire en sorte d’éviter ou limiter notre future discussion, à la rigueur l’aménager à un cadre plus convenable en ma faveur. Quant aux cent vies qu’il voudrait exterminer, grand bien lui fasse. Ce n’est pas comme si cela me ferait ne serait-ce que hausser le sourcil. Ainsi soit-il, j’attendrais l’addition, si elle se devait d’arriver, et sinon, je ne peux qu’attendre le moment où je te reverrais Zayro, espérant avec ferveur en savoir bien plus sur toi à ce moment-là.


Et donc, j’acquiesçais en silence à ses menaces, ce simple signe de compréhension devant suffire à signaler que ce n’était pas tombé dans l’oreille du sourd, sans pour autant trahir mon intention de pleinement ignorer ces dernières. Il ne fut alors pas plus bavard pour le peu restant à parcourir avant la fin des bois, ce qui laissait mon pessimisme imaginer un bien triste déroulement, alors que ma raison n’y voyait que la même attitude de gargouille muette qu’il avait déjà affichée plus tôt. C’était étrange, comme personnage, et j’osais imaginer qu’il n’était vraiment pas n’importe qui ici, en Kosaten. Mon intuition me criant à tue-tête que j’allais très vite entendre parler de lui à nouveau, probablement en mal, sans même avoir à chercher de moi-même mes renseignements, choses, je dois le dire, qui s’avérerait alors plus que pratique.


Nous arrivions alors, pas à pas, à ce point de passage, l’issue de la forêt. Au loin, je voyais ce paysage de Minshu, calme en soi, vert. Une bourgade dans les environs, qui pourrait être le lieu d’une halte avant que je ne reprenne ma route. Et évidemment, la fin de cette discussion, qui aurait pu vite tourner au calvaire, bien qu’elle n’en fût déjà pas loin. Il fit une dernière déclaration avant de s’éloigner sans plus de cérémonie, ce qui, en soi, était particulièrement prévisible de sa part. Je n’essayais alors bien évidemment pas de le retenir, et m’apprêtais à poursuivre ma route tranquillement, adressant une dernière parole au vent.


- Mes salutations, puissiez-vous joindre votre destination sans encombre.


Le souhait était des moins sincère, mais il s’agissait bien d’une formule de politesse creuse, donc pas d’une réelle déclaration. Me détournant aussi vite, comme après avoir hurlé dans le vide, je fis quelques foulées pour m’éloigner de lui et, une fois que je le voyais disparaître de mon champ de vision, je m’asseyais dos à un arbre pour faire une légère pause bien méritée avant de reprendre, plus tard, ma longue route. J’allais donc vers le village le plus proche, où j’aurais certainement à enquêter. Fuyu sera probablement ma prochaine destination, mais Minshu avait encore beaucoup à me dévoiler, et je ne comptais pas abandonner l’endroit sans avoir levé le voile sur certaines zones d’ombre. D’abord, il y avait le nom de Zayro, mais surtout, les Elus, la mort. Ce qu’il m’avait dit refaisait surface, et il était temps que je trouve des réponses aux questions qu’il a soulevé.



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MessageSujet: Re: Promenade à l'aveugle   

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Promenade à l'aveugle
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