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Parler à l'étranger
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MessageSujet: Parler à l'étranger   Mer 21 Mar - 21:02

Parler à l'étrangerft. Byakuya Kuchiki

Voilà quelques jours déjà que j’arpentais les rues et ruelles de Fuki sans beaucoup de raisons en tête. La rencontre avec Zayro, aussi secouée et riche en nouvelles informations fut elle, avait bien touché à sa fin, et finalement, l’avait fait sur une note des plus réconfortante, puisqu’aucune perte n’était à déplorer. Il m’avait laissé en plan non loin d’ici, et c’est naturellement que, plutôt que m’enfoncer à nouveau dans cette fichue forêt, je me suis dirigé vers le hameau le plus proche et le plus accueillant, à savoir celui-ci. Je faisais alors mes petites recherches d’informations diverses dans les parages, m’apprêtant néanmoins à très vite repartir pour la capitale, où j’espérais amasser plus de nouvelles données, qui permettraient alors peut-être de résoudre une certaine partie de l’équation. Tenshi, Zayro, la mort, les Elus. C’était déjà tant de notions à l’intitulé flou et aux derrières incertains qui se battaient dans le chaos de ma réflexion, mais je restais dans l’espoir, vain si ça se trouve, d’élucider ces mystères.


En attendant, je me taillais mon séjour dans la bourgade à grand usage de discrétion pour mieux me fondre dans la masse. Si j’arrivais à devenir grains de sable dans la foule, je supposais pouvoir glaner des renseignements inédits. En soi, le village du blanc faisait pour moi régnait une obscurité paradoxale, tant mon esprit se laissait aller dans ces sombres raisonnements où toute question semblait opaque, vide de sens. La coïncidence, paradoxale dans son expression, donnait alors une légère touche poétique à mes recherches, bien que mon humeur d’alors ne me permettait pas vraiment d’en prendre considération.


Très peu après mon arrivée, quelque peu prise sous les mauvais augures au vu de mes vêtements qui, bien que je l’ignorasse, étaient des plus mal vus en raison de leur couleur d’encre, j’avais appris et retenu la leçon. Pour le peu de sous que j’avais, j’ai méticuleusement fait l’acquisition d’habits aux teintes bien plus claires et maculées de blanc au possible et, si ces derniers s’avéraient, à mon grand regret, moins confortables que ceux que j’avais coutume de porter, ils leur restaient particulièrement similaires et, finalement, je m’y faisais vite, oubliant l’aspect légèrement moins commode de cette tenue neuve.


Ainsi, je commençais à être ici comme un élément du décor, aux couleurs très assorties, qui se promenait à droite, à gauche en tout temps, comme si j’habitais ici, finalement. J’avais bien retenu quelques noms, et d’autres habitants connaissaient le mien, ou du moins, celui que je leur avais donné : Cerran Jin Gon, le nom de mon défunt hôte. Mais malgré ces apparences, je n’étais finalement que comme une sorte de rat traînant là où les lampes n’éclairaient pas. Je menais mes projets en quête de savoir, de comprendre, et bien vite, je disparaîtrais aussi vite que je suis venu.


Aujourd’hui cependant, l’heure n’était pas encore au départ. Au contraire, j’étais encore bien dans mes activités, et, si je me disais que je commençais plus ou moins à finir ce que je souhaitais et pouvais faire ici, je voulais bien prendre le temps de m’attarder un peu, au cas où une opportunité se présenterait. Errant alors sans trop de buts précis, mes pas me guidaient entre les rues sans apercevoir de finalité aux foulées silencieuses qu’ils me faisaient faire, tournant à l’instinct, pour finalement déboucher sur la place au centre de Fuki. Ici, je laissais mes yeux vagabonder, légèrement en retrait. Je ne cherchais rien, pas grand-chose, peut-être quelqu’un qui se dégagerait un peu de la masse. Un passe-temps avec qui discuter pour me changer les idées, ou, dans le meilleur des cas, une source d’informations précieuses ?

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Ven 23 Mar - 20:17




Quelques jours après avoir réglé une histoire d'exorcisme dans la capitale, les pas du shinigami l'avaient amené dans ce village aux traits si singulier. Pourquoi ? pour rien en somme, juste une envie de venir se ressourcer dans ce village si paisible, aux méthode blanche qui plaisait à l'élu. Lui-même était habituellement vêtu de cette couleur neige, autant sur son uniforme de capitaine, que sur le kenseikan qui ornait ses cheveux, signe de noblesse dans son monde. Il n'eut donc aucun problème à passer les portes d'entrée de cette localité. Il y déambula sans but précis, se contentant de laisser ses yeux se promener parmi les étales et autres présentoirs qui remplissaient les rues de Fuki. Il tiqua juste quand il croisa un homme assez corpulent qui dégageait une énergie très très faible, mais semblant familière au capitaine. L'énergie était la même que ce motard qui l'avait accompagné avant sa deuxième mort.

Il ralentit ses pas, sans tourner ses yeux, se concentrant un instant sur cette nouvelle émanation, mais déjà faible, celle-ci se perdit dans la foule sans qu'il ne puisse la distinguer davantage. Il se demanda alors ce qu'avait cet homme en commun avec le motard. Puis, il laissa cette question glisser dans son esprit. Elle n'était pas très importante, bien qu'intrigante. Il continua alors sa route, sans se soucier plus que ça de cet intermède. Ses pas le menèrent au centre du village où l'influence était plus forte. La foule se densifia, mais le passage restait facilement praticable. Les marchands se multiplia, et les yeux de l'élu furent attirés par un événement soudain.

Au milieu de la cour circulait différentes charrette de marchandise. Non loin de l'une d'elle, un groupe d'enfant jouaient à s'attraper, et l'un eut le malencontreux geste de bousculer l'un de ses compères qui tomba devant une charrette en mouvement, à quelques centimètres des chevaux. Il y eut un instant où l'on entendit le cri de l'enfant, suivi de celui de la mère et des bêtes, et puis l'instant d'après, le pauvre menacé se trouvait près de sa génétrice, dans les bras du capitaine, qui avait utilisé son shunpo pour intervenir. Alors que quelques civils s'occupaient de calmer les bêtes, dont le conducteur, la mère finit de comprendre ce qui se passait, avant de remercier l'élu.

Oh merci beaucoup !

Elle reprit son enfant,  bientôt rejointe par les copains de ce dernier. Byakuya garda son éternel visage neutre et calme.

Je vous en pris. Veillez sur votre descendance, je vous le conseille.

Elle parut un peu surprise du ton, puis hocha la tête avant de partir.
                             

                     

             

     

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Sam 24 Mar - 18:24

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D’abord, ce fut le calme. Comme une légère brise parcourant le hameau, les voix du marché se perdaient bien vite en l’air et semblaient s’évanouir aussitôt sans créer de brouhaha quelconque. L’harmonie des couleurs alors très portées sur le blanc pur, immaculé, participait alors sans faille au portrait paisible de Fuki, qui invitait l’esprit à vagabonder, à rêver en son sein. Les quelques âmes parcourant les rues pavées vadrouillaient le pas nonchalant, et l’on ne prêtait qu’une vigilance des plus limitée dans cette atmosphère de repos, de confort. Le bruit sourd, doux, l’allure lente, monotone, les silhouettes harmonieuses, on pourrait y voir un portrait d’un tableau, ou une fenêtre sur le rêve de Selun, ce mirage sublime, aussi parfait qu’intouchable.


Malheureusement, la paix fut troublée par le vacarme. C’était au cœur de la place, des enfants jouant qui, immatures, chahutaient avec une certaine violence caractéristique du jeune âge où l’on ne sait se maîtriser. Quelques cris, quelques bousculades et accolades, et très vite, cela vint à dégénérer lorsqu’un faux pas induit la chute d’un des leurs. L’instant d’après fut brutal, et beaucoup de sons en cacophonie retentirent, troublant définitivement le calme des lieux par un chaos bien inattendu lorsque l’on observait l’endroit d’auparavant. Le petit tombait, presque au ralenti aux yeux du spectateur rivant toute son attention sur la scène, inexorablement, il tombait vers une charrette qui, elle, ne ralentissait pas. Cela semblait trop tard, comme si une guillotine voulait s’abattre sur une jeune pousse avant même que cette dernière n’eut connu le monde.


Un éclair, un mouvement si rapide, presque instantané. En une fraction de seconde, c’était joué, et pas une goutte de sang ne toucha le sol du village. Au lieu de cela, un individu fit une apparition inattendue, inespérée, et, car c’est le cas de le dire, sauva la journée aux yeux de bien des personnes impliquées dans l’accident potentiel qui n’en fut alors rien. Le petit dans les bras, l’homme tout de blanc vêtu, doté d’une certaine et indéniable prestance, rendit son enfant à sa mère, non sans l’avertir pour qu’elle ne relâche plus son attention de la sorte à l’avenir. Il dégageait alors une certaine aura, de part son geste spontané, son efficacité, mais aussi par une certaine grâce que l’on pouvait reconnaître dans tout son être, sa démarche, ses traits, ses paroles. Comme une lumière dans la nuit, on ne pouvait maintenant plus que le voir lui, au milieu de tout le reste, aujourd’hui.


Je n’attendais alors pas grand-chose de l’instant présent. Je n’avais pas de grande question bien précise me brûlant les lèvres, pas plus que je n’avais besoin d’une quelconque aide. En fait, je n’avais peut-être besoin que d’un simple élément, enfin, besoin… Envie plutôt. Un désir comme un caprice, qui était de tuer le temps, de s’occuper, disons. Je cherchais quelque chose à faire ou à observer avant de quitter les lieux, très probablement, et je pensais avoir trouvé un sujet de choix en l’étranger qui avait fait son entrée en scène à l’instant. D’une allure droite, je me séparais du coin d’ombre où j’observais la place depuis avant, pour m’approcher d’une allure lente de cette personne, avant de la saluer comme je me le devais d’une révérence courtoise sans exagérer sur les formalités.


- Bien le bonjour à vous. J’ai, comme beaucoup de monde autour de nous, pu voir votre intervention, et n’ai pu m’empêcher de remarquer à quel point vous vous détachiez de la masse, ici.


Difficile de dire les choses autrement que ce qu’elles sont, aussi allais-je droit au but. Je voulais simplement converser, et, si le destin y était favorable, pourquoi pas découvrir un peu plus des gens d’ici, qui, malgré la simplicité de leurs actes, ne manquent alors pas de me surprendre.


- Je suis de passage ici, et tant que j’y reste, je cherchais quelqu’un avec qui converser. Peut-être auriez-vous comme moi du temps à perdre à converser entre deux étrangers ? Qui sait, peut-être que le destin nous aurait conduits l’un à l’autre en ce jour…

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Sam 31 Mar - 20:10




Byakuya regardait d'un air neutre la jeune femme s'en aller. Beaucoup étaient venus le remercier pour son action, mais il n'y prêta guère attention. Il n'avait agit que par devoir de protéger les civils de Minshu, comme il l'avait promis à l'ancien président Jeong. Voyant que désormais, tout était rentré dans l'ordre, il ne vit aucune raison de s'attarder plus dans le coin. Il comptait donc reprendre sa promenade quand il fut arrêté par un homme, à en juger à sa voix.

Le capitaine se retourna et posa les yeux sur le responsable de son arrêt pour constater qu'il s'agissait de l'homme étrange dont il avait senti l'énergie il y a quelques instants. Quelle coïncidence que ce dernier vienne de lui-même aborder le shinigami. Il n'aura donc pas à le chercher bien que son cas ne l'intéressait qu'à moitié. Il n'émit aucune mimique de surprise en le voyant, se contentant de le regarder d'un air calme et assuré comme il savait si bien le faire.

Il ne répondit rien à la première réplique de l'homme en face de lui, et lui fit face en lui intimant silencieusement qu'il était disposé à l'écouter. L'interlocuteur suggéra alors de perdre du temps en discussion inutile et parla de destin qui aurait volontairement fait croisé les deux élus. Il était vrai que se revoir dans cette foule était plutôt improbable, du moins dans le cas où les deux ne se cherchaient pas du tout. Mais Byakuya précisa les choses par rapport aux dires de l'homme en face de lui.

Je ne perds jamais mon temps malgré les siècles qui me restent probablement à vivre...

Il fit une pause, avant de continuer.

Je ne crois pas au destin non plus, mais je dois dire que revoir une personne qui m'a attiré mon attention tout à l'heure de sitôt a de quoi intriguer...


Il laissa à Vahl le temps d'être surpris par le "attirer l'attention", puis s'expliqua.

Je ressens en vous une énergie particulière qu'il m'a déjà été donné de ressentir. Elle provenait d'un motard qui a participé tout comme moi à la guerre opposant Fuyu et Seika. Je me demande alors ce qui peut vous unir si ce n'est un sceau comme le mien, mais provenant d'une nation autre... êtes-vous un élu ?

                             

                     

             

     

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Lun 2 Avr - 15:49

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Modeste ou froid, les deux peut-être, l’inconnu semblait au-dessus des félicitation et remerciements, comme s’il avait accompli son devoir, rien de plus, et n’avait alors plus qu’à passer son chemin. L’arrêtant alors dans son entreprise, je ne pouvais que me sentir assez malvenu et intrusif, mais cela ne me freina pas et ne me rebuta pas. Puisque le mal était fait, autant le déranger jusqu’au bout, j’imagine. Aucune réaction vraiment notable ne se fit alors remarquer chez lui, et il me regarda toujours de son air très calme et posé, émanent une certaine prestance bien remarquable. Il avait une attitude très noble qui me paraissait bien agréable à constater par ici, où j’avais le sentiment de croiser d’innombrables rustres jour après jour.


Il resta alors d’une élégante froideur face à mes mots, presque comme si ces derniers glissaient sur ses habits sans pénétrer ses tympans, ou s’ils passaient simplement au travers sans toucher le moins du monde. Pour autant, son allure ne me semblait pas si désagréable, quand bien même on pourrait sentir du mépris dans sa façade impassible. Je pense que je n’en aurais pas attendu moins et que j’ai vu assez de cas similaires pour ne pas mal y réagir de toute manière. Sa remarque d’approbation me donna alors une idée bien nette de ce que je pourrais attendre de lui. De nombreux siècles ? Était-ce toujours « humain » ? Je connais quelques peuples à la longévité importante de cette manière, mais il n’y ressemble certainement pas.


Voyant qu’il continuait assez rapidement de parler, je ne lui coupai pas la parole et plaçai la question dans un coin de ma tête pour plus tard. Encore une fois, il avait une réponse très directe et empreinte d’un certain pragmatisme. Je comptais sur le destin davantage comme expression qu’autre chose, malgré sa place si forte à La Citadelle où j’ai longtemps vécu. À vrai dire, je pense y croire approximativement aussi peu que lui, mais qu’importe. Il ajouta alors que j’aurais attiré son attention, et c’est bien ce qui laissa une légère surprise s’afficher sur mon visage l’espace d’un instant, avant que, sans que j’aie besoin de le demander, il s’explique.


Il aurait déjà ressenti l’énergie qu’il sentait en moi. Était-ce l’énergie de Tenshi, ou celle qui m’est propre ? Mon être est encore très endormi depuis mon arrivée, aussi, le premier cas semblait de loin être le plus probable. Je pensais pouvoir trancher selon ses dires, mais le terme de « motard » ne passait pas la barrière des savoirs, et j’ignorais bien tout du peuple dont il devait être question. Il évoqua alors la guerre, entre Seika et Fuyu, évènement dont j’avais vaguement ouï quelques éléments par le passé. Enfin, il fit lui aussi l’hypothèse du lien de nation.


- Oui, je suis bien un Elu. Je pensais que cela se remarquerait bien moins que ça, mais il semblerait que de nombreuses personnes soient aptes à le reconnaître du moindre coup d’œil. Le seriez-vous aussi ?


Jusqu’ici, ceux qui ont su me voir comme Elu en étaient eux même. Je pensais donc qu’il pouvait lui aussi s’avérer en être un. J’allais alors le laisser poursuivre, mais en profitais d’abord pour me pencher sur mes précédentes interrogations.


- Je n’ai pas souvenir d’un peuple de La Citadelle dont la longévité serait aussi longue que des siècles et dont l’apparence serait semblable à la vôtre… Etes-vous « humain » ? Aussi, je ne connais pas le terme de « motard », mais crois comprendre qu’il s’agit d’un peuple distinct. Pourriez-vous m’expliquer en quoi cela consiste ?


Ma curiosité parlait vite, et je ne pouvais laisser ces questions en blanc. Je ne sentais alors pas l’hostilité que Zayro affichait, et me disais que je pourrais sûrement avoir l’une ou l’autre réponse si j’essayais.

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Ven 6 Avr - 20:27




Byakuya avait vu juste : cet homme était un élu, et donc l'énergie du sceau qui émanait de lui était égal à celle du motard. ce qu'il pu savoir par contre, c'était qu'elle n'était identique à celle de Zorro ou Mist et donc, il ne venait pas de Fuyu, c'était déjà un bon point. Il restait donc Seika ou cette mystérieuse île flottante. Mais finalement, le shinigami ne voulut pas en savoir plus. Cet homme n'avait pour l'instant pas le mérite qu'il s'y intéresse de plus près. Il répondit néanmoins à l'interrogation de cet élus, de la manière concise qui le caractérisait.

Votre énergie spirituelle le démontre, bien que pour l'instant celle-ci soit presque réduite à celle d'un natif de base... Vous êtes ici depuis peu longtemps.

L'interlocuteur du capitaine avoua son ignorance quant au mot qui désignait un utilisateur de moto. Byakuya n'avait pas vraiment fait attention à ce genre de chose, car dans son monde, il était commun de parler de ça. Pourtant, à part celui de la guerre, il n'en avait pas croisé, d'où le fait que presque personne ne sache de quoi il s'agit. Et il était d'autant plus probable que dans le monde de cet élu il n'en existe pas. Celui-ci rebondit par ailleurs aussi sur les siècles de vie évoqués. Cela aussi paraissait tout à fait normal pour Byakuya, qui était en plus bien jeune comparé à certains de ses collègues.

Non, je suis un shinigami, guidant les âmes défuntes dans l'au delà...

Il ferma les yeux un instant, réfléchissant s'il valait bien la peine d'expliquer le mot motard à un parfait inconnu, mais finalement, comme c'était lui qui l'avait mis sur le tapis, il décida d'aller au bout de ses propos.

Un motard est un individu utilisant un véhicule à deux roues et à moteur pour se déplacer.
                             

                     

             

     

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Dim 8 Avr - 19:58

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Je ne saurais dire de quelle manière l’on peut ainsi détecter et comprendre mon énergie spirituelle, mais il semble donc que bien des gens en Kosaten soient aptes à de telles prouesses. Ainsi, on devrait pouvoir distinguer une sorte de polarité quant à la nation à laquelle l’on se voit affilié, et surtout, la divinité, mais aussi quantifier une forme de jauge de puissance. Pour mon cas, alors, c’est sans surprises que je suis vu comme excessivement faible, ce qui est alors très reliable à la jeunesse de mon arrivée ici. Comme j’avais donc pu le comprendre, les Elus les plus puissants sont indéniablement ceux qui ont vécu ici le plus longtemps, et Zayro doit sûrement faire partie de ces derniers, puisque possédait visiblement une très puissance particulièrement imposante et oppressante. Cependant, je notais que mon interlocuteur, dont j’ignorais encore le nom, ne prit pas la peine de me répondre, et me laissa la joie de deviner s’il était, ou non, un Elu, lui aussi. Par politesse, je ne réitérais alors pas ma demande, et espérais trouver une occasion plus tardive d’en savoir plus.

Je pus en revanche en apprendre plus sur ce qu’il était réellement, et, comme l’on pouvait le supposais, il n’était alors pas humain, mais portait plutôt le nom de « Shinigami ». Ce serait donc un être guidant les âmes des défunts. Où ? Je n’aurais su le dire, mais je me permettais d’émettre l’hypothèse qu’il s’agirait peut-être d’un arpenteur du Rêve de Selun, peut-être une sorte de chasseur d’images ou de nécromancien en soi. Difficile d’avoir une vision précise sur la chose de toute manière, je n’avais pas assez de détails à ma connaissance pour délibérer, et ne pouvais vraiment qu’imaginer. Beaucoup de personnes ici en Kosaten semblent dévier des voies originales que La Citadelle laissait à observer, ce qui me faisait frémir d’impatience à l’idée de découvrir ce que ce monde pouvait cacher.


Enfin, difficile d’ignorer son geste un tant soit peu méprisant, ou exaspéré, les deux peut-être, avant de répondre à ma question finale. J’avais l’impression de lui avoir demandé l’absurde, et en soi, c’était très probablement le cas, puisque la définition qu’il m’offrit semblait vite très simpliste et finalement, évidente pour celui qui l’avait en tête. J’imagine que c’est du vocabulaire courant de là d’où il pourrait venir. Et donc, j’appris que le « motard » n’est pas un peuple par lui-même, mais simplement le nom d’un conducteur de véhicule à deux roues. Je n’ai jamais vu de tels engins, mais me permettais d’imaginer une locomotive à Huile de taille très réduite, peut-être quelque chose de très habituel pour lui alors.


Au final, je ne parvenais que difficilement à cacher ma déception vis-à-vis de notre conversation très réduite, et retenais un large soupir pour ne pas laisser paraître mon embarras. L’étranger n’était vraiment pas bavard, et se contentait de paroles très courtes et dépourvues du moindre détail, qu’il s’agisse d’information pragmatique ou d’oratoire esthétique. Dommage. Cependant, je n’étais pas désireux de m’en arrêter là, et voulais au moins tenter d’aller plus loin dans la discussion, au risque de sembler effronté ou insistant.


- Fascinant, du regard vous pouvez donc en savoir autant sur moi ? J’ai vu bien peu de gens aptes à une telle prouesse, de par chez moi. Est-ce un don propre aux « Shinigamis », ou est-ce une pratique bien plus commune ? J’ai bien vu un guerrier auparavant qui fit de même.


Je cherchais à pousser les explications plus loin, et, si je ne mentionnais pas le nom de Zayro Jinn, je faisais bien évidemment référence à ce dernier qui démontra le même genre de capacité, mais s’il semblait détecter par la main, et non par les yeux.


- Aussi, en parlant de l’au-delà, à quoi donc faites-vous référence ?


Inutile alors de mentionner Selun, ces noms n’ont pas l’air connu par ici. Avec un peu de chance, il me répondra clairement de lui-même.



HRP - Pour l'EDIT:
 


Dernière édition par Vahl Viiront le Lun 16 Avr - 19:57, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Ven 13 Avr - 20:55




L'homme en face du shinigami sembla réellement fasciné par la capacité de détection de Byakuya. Il n'avait pas l'air d'avoir bien compris comment elle fonctionnait, mais cela l'intéressait, il ne pouvait pas le cacher. En fait, l'expression "d'un regard" faisait penser au capitaine que son interlocuteur croyait en une capacité visuelle pour repérer l'énergie alors qu'il n'en était rien.

Il s'agissait plus de sensation tactile difficile à expliquer pour non-initié. Une sorte de réaction en fonction de la concentration en énergie présente dans le corps de l'analysé, un radar... cette capacité pouvaient être expliqué avec plusieurs images, difficile de trouver la bonne pour le faire comprendre. Heureusement l'élu ne posa pas de questions plus précises à ce sujet. Il voulut juste savoir s'il était le seul à en bénéficier ou non.

Dans mon monde, seul les membres de la soul society, organisation qui veille sur les âmes en sont capable. Ici bas, je n'en ai pas encore rencontré, mais la provenance des élus est tellement vaste qu'il ne serait pas étonnant d'en rencontrer.

L'homme à barbe fit d'ailleurs mention d'une précédente rencontre avec quelqu'un qui maîtrisait ce pouvoir, ce qui intrigua le capitaine, qui demanda.

Un autre guerrier dites-vous ? Connaissez-vous son nom ?

En réalité, la personne qu'avait Vahl en tête était déjà connu du capitaine, et plutôt bien puisque celle-ci est à l'origine des deux morts qu'a subit l'élu de Minshu. Mais à cet instant, le capitaine espérait intérieurement qu'il s'agissait d'un de ses collègues, bien que la probabilité soit extrêmement faible. Il fut ensuite question d'expliquer "l'au-delà", ce qui étonna légèrement le chef des kuchiki. Dans un monde de religion, il pensait ne pas avoir à expliquer cela. Est-ce que le monde des morts n'existait pas chez cet homme ? Où donc allaient les âmes défuntes ? C'était étrange.

N'existe-t-il pas d'au-delà chez vous ? Autrement, d'endroits où se rendent les âmes une fois détachée du corps ? Cela semble impossible... ou alors vous n'en avez jamais entendu parler.  
                             

                     

             

     

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Lun 16 Avr - 19:39

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Ainsi donc, il ne pourrait affirmer être le seul apte à cette prouesse ou non. En fait, je me permettais bien d’imaginer que, si d’autres d’ailleurs pouvait peut-être accomplir la même technique avec brio, il pourrait tout autant y avoir d’autres personnes du monde même de mon interlocuteur, que j’aurais alors, ou non, le plaisir ou le malheur de croiser plus tard. Le nom de Soul Society alors, lié donc aux âmes, ne m’évoquait ensuite rien si ce n’est une brusque incompréhension me rappelant l’écart d’origine entre lui et moi. Les choses fonctionnaient définitivement de manière bien différente par chez lui, ce qui attisa une légère curiosité de ma part, bien que je n’aurais sûrement pas la possibilité de l’assouvir en voyant cet univers de mon propre œil. Je ne palpais cependant que mal ce qu’il entendait comme lien entre eux et les âmes, par rapport à l’au-delà, et me permettait de songer à ce que cela pouvait bien être en attendant ses nouvelles explications.


Comme je pouvais m’y attendre, j’attirai ensuite son attention à mes propos sur le guerrier énigmatique, Zayro, qui semblait faire, d’une manière plus ou moins semblable, fonctionner un procédé similaire. Évidemment, il allait alors me demander son nom, et je ne savais dire s’il était bienvenu de ma part de le dévoiler ou non. De ce que j’ai appris, le colosse porte un nom bien haït dans les parages, craint même, et en soi, je n’avais pas forcément grand-chose à redouter en l’évoquant, puisqu’en aucun cas, je n’ai été l’allié de ce dernier dans l’une ou l’autre de ses mauvaises actions : bien au contraire, j’étais son otage, et sa victime potentielle du moment.


- Oui. Cela dit cette rencontre fut de loin bien moins agréable, je dois dire. Je suis encore assez agréablement surpris d’en être sorti indemne.


J’hésitais encore. Je ne voyais pas le mal à le dire, mais je pensais au moins clarifier le fait que je n’étais absolument pas du côté du colosse au vu des évènements, au cas où son nom puisse entraîner l’une ou l’autre réaction précipitée. Inutile de mentir plus longtemps, me disais-je finalement, finalement convaincu par mes propres pensées du fait que je ne devais pas risquer grand-chose.


- Je ne sais encore que peu de chose du colosse, mais je suis au moins certain de voir en lui une présence particulièrement hostile. Il disait se nommer Zayro Jinn, et faisait route vers le Sud. J’étais simplement sur sa route.


Finalement, je pouvais laisser ces idées de côté et repenser à l’au-delà. Ainsi, ce serait là où les âmes se rendent après la mort, et cela paraîtrait difficile de le voir comme inexistant. À vrai dire, les âmes telles que nous les connaissons ne semblent pas converger vers un endroit fixe, et bien souvent, errent et disparaissent. Se pourrait-il qu’elles soient donc emportées par des gens comme lui ?


- Je n’en ai jamais eu vent. Nous avons tendance à penser que les esprits errent aux côtés des vivants, ou disparaissent en retournant à la Terre et au Vide. Mais si ce que vous dites et vrai, peut-être que l’au-delà se situerait en bas…


Je ne comprenais encore que mal ce qu’il me disait, mais la théorie quant à un « au-delà » souterrain faisait sens, alors pourquoi pas ?

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Mar 17 Avr - 22:28




La désillusion fut rude pour notre capitaine. D'une part ce n'était pas un capitaine que l'élu avait rencontré, mais en plus il s'agissait du Fuyujin le plus fort, détestable et cruel qu'il y avait sur Kosaten. Zayro Jinn, un monument tant physique que de réputation. Tous savaient qui il était sans même l'avoir rencontré. Mais pire encore, il était responsable de deux morts en ce qui concerne Byakuya, une il y a quelques années, alors que Byakuya tentait vainement de protéger quelques âmes abrutie, et une plus récente pendant la guerre entre Fuyu et Seika.

Et à chaque fois, ce dernier lui était tombé dessus totalement par hasard, à croire que c'était le destin qui emmerdait continuellement le capitaine en le faisant croiser la route de ce colosse. Pourtant, Byakuya n'était pas débile, il savait qu'il ne fallait pas aller de soi-même combattre le messager des enfers, c'était la mort assuré. Il n'avait jamais cherché à le trouver, le destin machiavélique de ce monde s'en était chargé.

Le plus vexant dans l'histoire était que cet homme en face de lui en était sorti indem alors même que son énergie était faible. Cela semblait presque  impossible. Le capitaine resta silencieux pour sonder le Tenshinjin, persuadée dans un premier temps que ce n'était que de la frime, mais il ne ressentit rien, aucune indication qu'il mentait. Comment était-ce possible...

Etre sorti indem d'une rencontre avec Zayro Jinn, voilà une information qui sonne considérablement faux à mes oreilles, et pourtant je n'ai pas l'impression que vous mentez...

Un nouveau silence se fit. Il tut bien sûr ces deux rencontres mortelles, mais s'intéressa beaucoup au dénouement de celle de Vahl.

Qu'avez-vous fait pour qu'il vous laisse partir ? Cela n'a pas l'air d'être son caractère que de laisser un élu passer entre les mailles du filet, même s'il est encore faible...

Il fit des suppositions auxquels le shinigami ne réagit pas. Il ne pouvais pas répondre à sa place, ne connaissant pas le monde dans lequel le nouvel élu vivait.
                             

                     

             

     

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Mer 25 Avr - 19:12

Parler à l'étrangerft. Byakuya Kuchiki

Mon interlocuteur ne répondit alors pas à mes théories, les ignorant plutôt pour se concentrer sur l’autre sujet, et, précisément, sur Zayro. Au moins, avais-je piqué son attention sur ce petit détail ? Je n’insisterais alors pas plus sur mes théories, comprenant qu’elles ne trouveraient plus d’explications et qu’il ne tiendrait alors qu’à moi de faire ma part en les éprouvant… Ou en les oubliant. Suite à ce léger silence gênant au cours duquel je pouvais douter de sa réflexion, me demandant s’il cherchait un élément en moi ou en mon discours, il me fit part de son doute quant à mon affirmation. Hélas, ce cher Zayro était si mal vu que le simple fait de dire lui avoir survécu semble pratiquement impossible… Quel genre de monstre serait-il ?


- Aussi faux que mes paroles pourraient vous paraître, je peux vous assurer déclarer la pure vérité. Pourquoi mentirais-je aussi ? Je ne cache pas un quelconque secret de guerre.



Difficile de lui prouver l’existence de cette rencontre, puisqu’hormis mes souvenirs, je n’avais rien qui en témoignait sur moi, que mes mots et ma bonne foi. Sans surprise, les questions suivirent donc, et je me demandais s’il les posait pour éprouver mon discours, ou par curiosité vis-à-vis de mon passé. Un peu des deux, peut-être.


- J’ai cru comprendre de sa bouche et de celles de ceux que j’ai pu entendre par ici que l’homme n’était pas connu pour sa miséricorde et, je ne vous étonnerais sûrement pas si je vous déclarais qu’il m’a bien menacé de mort. Zayro m’avait posé beaucoup de questions, et il semblerait que mes quelques réponses l’eussent satisfait, puisqu’il me laissa quitter sa route à l’orée de la forêt.


Évidemment, je soulignais là ce qui semblait logique, et surtout, ce que n’importe qui aurait deviné. La vérité est que je m’expliquais à moi-même encore mal le déroulement de ces évènements, et du prendre un léger temps de réflexion.


- Si je me souviens bien, il semblait accorder une certaine valeur à ma nation… J’imagine que c’est peut-être ça qui l’a décidé à me laisser la vie sauve ? Cela dit, je le vois mal me considérer comme un allié, ou allié potentiel, et comprends difficilement son choix malgré le fait que je l’ai vu de mes propres yeux. Je ne connais encore que trop peu ce colosse pour en juger.

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Dim 6 Mai - 23:03




Ainsi donc, en échange de quelques réponses, cet homme avait pu conserver sa vie. Ce n'était pas du tout l'image qu'avait le capitaine du colosse, mais au fond, ça n'avait rien d'impossible, d'autant plus qu'apparemment, il avait menacé le tenshinjin de mort. Une menace intense et terrible pour parvenir à ses fins, cela correspond plutôt bien à Zayro. De toute façon, byakuya continuait de sonder son interlocuteur et rien n'indiquait un mensonge. C'était donc la vérité...

Vous possédiez une chance considérable ce jour-là. Beaucoup avant vous y ont laissé leur vie... Je sais que vous ne mentez, vous ne présentez aucun symptôme de ce genre de bassesse...


L'élu de l'île élabora une théorie sur son appartenance sur Kosaten pour expliquer la clémence assez inattendue du colosse de Fuyu. Ce n'était pas idiot. Après tout cette île était là depuis encore très peu de temps et beaucoup de mystère l'entourait encore, d'autant plus depuis que plusieurs laser avait été tiré depuis elle. La technologie là-haut devait être en tout point différente que celle du continent, encore primitive.

Votre île est encore jeune à nos yeux, même pour Zayro. Il doit vouloir l'inspecter de toute pièce pour juger si elle est une menace pour lui ou non, vous laissant un sursis. Mais ne vous leurrez pas, dès qu'il aura des réponses à ses questions, il vous considérera comme n'importe quel élu, comme un insecte sans intérêt autre qu'un réceptacle à ses pulsions meurtrières... et là, il vaudrait mieux que vous ayez retrouvé vos capacités de combat...


La supposition d'allié à Zayro aurait pu faire sourire le capitaine, s'il n'était pas du genre à rester stoïque en toute situation.

Zayro n'a pas d'allié, ou s'il en a, c'est sous le coup de la menace et de façon temporaire, car il se suffit à lui-même...
                             

                     

             

     

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Ven 25 Mai - 20:20

Parler à l'étrangerft. Byakuya Kuchiki

Bien sûr, que j’avais été chanceux ! N’importe qui aurait pu le dire, et il suffisait d’un regard vers l’autre monstre pour savoir qu’il m’aurait brisé en infimes fragments si seulement il l’avait voulu. Non, au lieu de ça, il s’est contenté de mes réponses et de menaces, sans réellement m’abîmer plus que par la parole. Je ne sais que trop peu quel est son palmarès de victimes, mais ce dernier semble suffisamment étendu pour que ma survie relève plus du miracle qu’autre chose. Avais-je quelque chose de plus ? Etait-ce un de ses bons jours ? Les enfants n’en auraient pas dit de même, cela dit. Je me permis cependant de noter que mon interlocuteur semblait apte à dire si je mentais, était-ce une autre forme de détection, ou une simple croyance de sa part ? Enfin, non pas qu’il se trompait, mais plutôt, qu’il avait l’air bien sûr de lui alors que je lui étais parfaitement inconnu…

Il confirmait ensuite la possibilité de ma théorie, comme quoi, Zayro pouvait être curieux vis-à-vis de Tenshi. Était-ce vraiment une raison de me laisser en vie, cela dit ? En soi, il ne devait pas me percevoir comme une menace non plus, et peut-être que cela fut à l’origine de sa « clémence ». Quoi qu’il en soit, si ce sujet lui tient vraiment à cœur, je pourrais bien être amené à le revoir, ce qui ne m’enchantait pas tant que ça, au vu de ma situation actuelle : j’étais encore loin d’avoir retrouvé mes capacités. Enfin, il confirmait ce que j’avais déjà bien compris, que cet homme ne comptait aucun allié.

- Je ne sais combien de temps il me faudra, mais, si je ne me considère pas comme un lâche, je pense que je tâcherais d’éviter de le croiser à nouveau, quelles que soient les circonstances. Son niveau de puissance me semble encore bien au-delà de ce que je pense pouvoir récupérer, même après une longue durée. Vous semblez bien le connaître, d’ailleurs, auriez-vous déjà eu affaire avec lui ? Et, s’il n’a d’allié, comment considère-t-il ceux qui se rangent sous la même nation que lui ?

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Mar 29 Mai - 16:56




Le Tenshin était bien conscient de sa situation de faiblesse à cause de la bride de son dieu, mais il ne semblait pas s'apitoyer. Il prenait ce fait avec calme et affirmait vouloir recroiser la route de Zayro uniquement quand il allait se sentir assez fort. Honnêtement, le capitaine ne connaissait aucun élu capable de lui faire face sans revenir en plusieurs morceaux. c'était à ce demander comment il avait fait pour autant se distinguer par apport à ceux qui était arrivé à peu près en même temps que lui. Avait-il réussi à ne pas avoir de sceau ? Non, ça paraissait impossible...

Sage décision...


L'interlocuteur du shinigami s'intéressa à la "relation" qu'il avait avec le colosse. Byakuya repensa immédiatement à ces deux issues fatale qu'il arbore encore beaucoup. Il ne voulait pas en parler à Vahl, bien qu'il soit sûre de ne pas revoir cet homme de sitôt. C'était juste son orgueil qui le freinait. Du coup, gardant son calme éternel, il finit par mentir.

Non mais je le connais de réputation. Il n'y personne ici qui ne le connaissent pas. Pour votre deuxième question, je ne peux que supposer qu'il les considère comme des pions ou qu'il n'en a pas plus de considération que ceux des autres nations...  

Il jeta un coup d'œil au ciel, et vit que le soleil amorçait sa descente vers la nuit. S'il voulait être à Kansei avant la nuit en adoptant un rythme de marche plutôt tranquille, il ne devait pas tarder. Il reposa alors ses yeux sur Vahl.

Bien, je suis obligé de mettre un terme à notre conversation si vous n'y voyiez pas d'inconvénient. Je dois marcher jusqu'à la capitale.


Si Vahl acquesçait, alors le chef des Kuchiki allait en prendre congé et prendre la route pour Kansei.
                             

                     

             

     

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MessageSujet: Re: Parler à l'étranger   Ven 1 Juin - 10:26

Parler à l'étrangerft. Byakuya Kuchiki

Je doutais de le voir jouer la carte du sarcasme au vu du calme et de l’indifférence qu’il arborait depuis le début de notre rencontre, aussi pris-je intérieurement son compliment comme tel, sans en penser une forme d’insulte ou de critique. Il est vrai qu’en soi, l’honneur, le courage, n’étaient pas le fort de ce plan d’action, mais la raison m’empêchait bien d’en revoir le déroulement. Comment pouvoir s’imaginer recroiser cet homme, ce monstre, sans être capable de se voir ne serait-ce que survivre, et surtout, comment ai-je pu sortir en un morceau de notre discussion vu la façon dont il est perçu partout, ailleurs ?


Ainsi donc, lui ne l’a pas rencontré. Cela me paraissait amplement logique, puisqu’il peinait visiblement à imaginer quelqu’un ne serait-ce que lui survivre, quand bien même il fût dans le même camp. Difficile dès lors de le voir comme un véritable atout pour sa nation, à moins qu’ils aient les moyens de le manipuler… Peut-être avait-il plus l’allure d’un électron libre après tout ?


Je le vis finalement scruter les yeux en guise de réponse, devinant qu’il cherchait l’heure au vu des paroles qui suivirent. Lui aussi devait avoir son itinéraire, puisqu’il semblait devoir se lancer de suite pour ne pas perdre de temps. Sa destination, la capitale, était bien la mienne, mais je n’allais pas lui proposer de le suivre, puisque notre discussion s’arrêterait là, que je prévoyais un détour, et le ralentirais probablement plus qu’autre chose. Aussi, ne voyais-je finalement pas d’inconvénient à cesser nos discours, tout ayant été dit finalement. Peut-être nous reverrons-nous ?


- Non, aucun problème. Je n’ai donc qu’à vous souhaiter bonne route.


Je me détournais alors sans tarder en mêlant ma phrase à un signe de la main, relativement discret mais visible, repartant dans les ruelles pour retourner à mes affaires.

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