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Sextuple "Je"
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MessageSujet: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:14

Hey, vous là ! Avec le bandeau vert sur le crâne ? Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous tout de suite !

L’artiste


Heum, couillon ? C’à toi qu’on parle.


Gné ?

Le riffleur réalisa que la voix dans sa tête avait raison lorsqu’une main gantée se posa sur son épaule, le forçant à cesser de marcher les mains dans les poches. Pivotant plus ou moins de bon gré lorsqu’on lui tira l’épaule, il fronça les sourcils, observant le garde derrière lui, et son collègue qui se rapprochait au petit trot.

S’passe quelque chose officier ?
Ne joues pas au plus fin ! Tu sais parfaitement que c’était à toi qu’on s’adressait !
Laisses tomber, Mashima. Quant à vous, vous êtes en état d’arrestation.
Wow, woow, wooooow. Temps mort nom d’une putain, depuis quand c’est un crime de marcher dans la rue ?
Vous êtes accusés du meurtre d’un notable de la région et de trois de ses servantes, il y a une semaine. Suivez-nous sans opposer de résistance.
Alors loin de moi l’idée de vous froisser, mais ça ne fait que deux jours que je suis en ville et … Même s’il aurait volontiers continué sa palabre – pour indiquer qu’il était attendu par une bière bien fraiche et une fille facile – avant de s’éloigner d’un pas débonnaire, le bourreau avait jugé plus sage de cesser un instant de parler, et de lentement lever les mains en observant la pointe de hallebarde qui se trouvait actuellement dangereusement proche de sa glotte.
Suivez-nous, votre témoignage sera entendu au poste.
Solstice, si les gardes se mettent à être sérieux et faire leur boulot … Ayant un petit rictus en voyant la pointe légèrement se rapprocher, il haussa les épaules, toujours les mains en l’air. Mais je vous suis, je vous suis. Autant régler le malentendu au plus vite.

Le riffleur


Univers d'origine : Feleth, le monde gris. (Univers inventé du forum Feleth)
Prénom : Haïzen
Sexe : Mâle
Âge : 7# ans (âge exact inconnu)
Race : Humain / ascendu
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux mi-longs et raides, roux, tenus par un bandeau vert
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : De lourdes bottes ferrées, un ample pantalon brun, une large ceinture de tissus rouge, par dessus laquelle sont passé deux ceintures de cuir comportant de quoi y accrocher 2 épées ou sabres, ainsi que trois chaines. 2 épais gants de cuir, qui couvrent les mains et les avant-bras, et sur lequel ont étés fixés, sur les phalanges, le dos des mains et les avant-bras, des plaques de métal protectrices. Autour du cou, une autre chaîne de titane noir, un collier de dents provenant probablement d'un démon de style "non référencé", ainsi qu'une fine chaîne d'argent au bout de laquelle se trouve un pendentif contenant un portrait dessiné, dont le contenu porterait la mention "Pas touche, c'est privé." selon le porteur de l'objet. Sur ses épaules, un court capuchon noir orgné de rouge, dont les fermoirs en os ont l'apparence de petits crânes, et dont la capuche, une fois rabattue, donne l'impression d'être une cagoule de bourreau. Rien de surprenant à cela, puisque le tissus dans lequel a été fait cet objet en était une à la base.
Corpulence : Musclée
Taille et poids : 1m75 pour 89 kilos
Teint de la peau : Basanée
Emplacement du sceau : Inconnu (peut-être sur le dos de la main gauche, mais avec ces gants ...)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, canine sur-développées, air perpétuellement carnassier


Le poste de gardes dans lequel il avait été conduit n’était pas bien grand, et un peu poussiéreux, mais il était aisément supposable qu’une bourgade si petite n’ait rien de mieux à offrir. Perdu dans les territoires neutres, le petit village où le rouquin avait décidé de faire escale dans sa balade sans fin n’avait de « particulier » que les différents foies gras qu’on y produisait, qui étaient par ailleurs délicieux. Pourtant, il n’avait jamais eu l’objectif de s’y éterniser … Du moins, pas jusqu’à ce qu’on veuille l’incarcérer. Le riffleur ne savait pas de quoi il était accusé, et pour être honnête … il n’en avait pas grand-chose à faire. En tant qu’ancien bourreau de l’inquisition, il percevait la justice comme un concept selon lequel la véritable innocence d’une personne définissait très peu sa capacité à être coupable … Alors que sa capacité à la prouver, en revanche …

Ceci dit, il ne tirait pas une mine particulièrement enjouée alors que, bras croisés, il s’était adossé à un mur sous la surveillance étroite de 3 hommes d’armes, en attendant qu’on lui fournisse la moindre preuve de … Quoi, déjà, exactement ?

Fort bien, mademoiselle … Pouvez-vous affirmer qu’il s’agit de lui ?
Oui, totalement ! Je le reconnais !
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:15

Le rouquin ouvrit un œil blanc avec un brin de surprise, et le posa sur la frêle jeune femme qui se trouvait à quelques mètres de lui. Une soubrette, sans le moindre doute, dont les mains calleuses et les vêtements propres, mais misérables indiquaient clairement le niveau de vie. Décroisant les bras de son torse puissant, le bourreau se massa l’arrière du crâne, tendant un bras vers le groupe, paume vers le ciel.

Alors, pas que j’apprécie pas les plaisanteries même un peu longues, mais est-ce que je peux savoir pourquoi elle m’accuse, bordel ?
Mademoiselle Fuez Ang ici présente vous a vu, il y a 3 jours, massacrer son ancien maître, feu le daimo de la région Nanda to.
Ah, ouais, affaire de meurtre. Mais ça ne dit pas pourquoi.
Sa description était relativement précise : cheveux de feu, pupilles blanches, tatouages noirs sur une peau légèrement forcé, corps musclé, maîtrise les armes blanches.
Le riffleur, qui n’avait pas encore été désarmé par les gardes, eut un petit sourire en caressant son hachoir du dos de ses doigts, venant se masser la nuque de l’autre main. Vraiment ? Pourtant, chez moi, j’vous en trouve à la pelle des comme ça … Enfin, des aux yeux blancs, p’têt pas, mais le reste …
Nous ne sommes pas chez vous, monsieur. Vous avez été identifié par la femme de chambre de la victime, et
Et qu’est-ce qui vous dit que ce n’était pas un coup monté ?
Pardon ?
J-je reconnais aussi votre voix … V-vous aviez le même ton grinçant, en discutant avec le daimo … Avant de le …
Okay, cocotte ? Un conseil : ne me donne pas plus de raison de te donner des raisons de m’accuser de meurtre. T’as le droit à cinq secondes pour analyser et comprendre c’que j’viens de dire. Et bordel, vous vous basez juste sur un témoignage visuel d’une soubrette pour accuser quelqu’un de meurtre ? Vous savez qui je suis ?
Votre identité ne vous fait pas passer au-dessus de la loi. Et de pl-
Non mais stop un peu les conneries, par solstice. Tiens, machine là, je l’ai dessoudé comment, ton daimo ?
Donc vous avouez !
Non, je demande juste un témoignage plus précis de la part du témoin, et c’pas à vous que je posais la question.
Vous n’êtes pas en droit de poser des questions ici, vous êtes l’accusé ! Pour qui vous prenez-vous ?
Oooooh, ça me casse les burnes.

Le garde qui se trouvait à sa droit devait avoir la quarantaine. Plus bedonnant que puissant, il tirait l’expression précise de quelqu’un de légèrement ivre qui se demande s’il doit rejoindre un combat ou pas. La réponse était « non ». Elle lui fut administrée via un coup de pied sur le côté du genoux afin de le lui faire plier, suivi, le temps que le riffleur ne replie la jambe et ne la déploie à pleine puissance, par un autre coup dans le plexus qui l’envoya net à terre. Du dos de son avant-bras, protégé par un gant de cuir renforcé par des lanières de métal, il dévia un coup de sabre le visant en frappant le poignet du garde : la lame lui érafla la joue, mais rien de profond. En revanche, sa main continua sa route, et vint saisir le garde, la paume sur le côté de son cou, les doigts sur la nuque. Avec une force certaine, que l’effet de surprise empêcha le garde de contrecarrer, le rouquin lui tira la tête à lui, et percuta son front du sien avec assez de force pour le sonner pendant quelques secondes, qu’il mit à profit pour bondir vers le capitaine et la témoin, qui avait déjà commencé à pousser un cri. De sa main gauche, il empêcha le militaire d’utiliser la sienne, mais à droite : la saisissant, il la bloqua ainsi alors qu’elle partait chercher son katana. De sa propre main droite en revanche, il saisit le pommeau de l’arme, et se servit de ses appuis instables pour pivoter sur lui-même afin, d’un même geste, de déséquilibrer le soldat tout en sortant son sabre. D’un pas, il s’était rapproché de la soubrette, et l’avait plaqué contre le mur avec son coude : l’arme blanche était venue se localiser sous sa gorge en un temps éclair, assez proche pour l’entailler si elle déglutissait avec trop de force. Le tout avait pris … deux secondes.


Dis-donc mon vieux … J’dis pas que t’ai spécialement traîné, mais pour le point auquel tu les as « incapacité », t’as pas l’impression d’être loin d’avoir donné ton max ?


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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:16

Mademoiselle … Fuez Ang, c’est bien ça ? Je vous propose de faire un petit jeu. Les règles sont très simples. Moi je voudrais que les autorités ici représentées décident d’une relaxe sur ma personne en regard des motifs qui me sont inculpés suite à votre témoignage. Vous me suivez ?
J-je …
Relâches-la !
Mademoiselle, concentrez-vous surtout sur moi, je vous prie, je n’ai pas encore expliqué le jeu. Et pour faire simple, j’aimerais qu’on s’assure que c’est vraiment moi qui ai fait le meurtre multiple dont je suis accusé, et qu’il n’y a pas méprise.
Tu crois que tu vas t’en sortir comme ça après avoir frappé des gardes ?
Le riffleur n’avait, jusque-là, pas bougé, fixant la jeune soubrette avec un grand calme et lui parlant de façon détendue, ce qui était presque étrange, tant cela contrastait avec son attitude précédente. Cependant, une partie de cette dernière revint, teintée d’une colère noire, alors qu’il se tournait vers le lieutenant dont il tenait le katana. Mais t’es payé pour essayer d’appliquer la justice, ou t’as simplement envie que j’la saigne à blanc la donzelle ? La sage-femme t’a laissé tomber à la naissance pour que tu sois pas capable de te rendre compte du fait que si tu m’énerves trop, tu te retrouves avec un homicide prouvé et attesté sur les bras par ta faute, pour un autre homicide pour lequel je clame être innocent parce que je le suis ?
T-tu n’es pas innocent d-
Ta gueule. Juste, ta gueule. J’paierais une amende pour deux-trois mandales et prise d’otage si ça t’amuse, mais pour l’instant tu sers vraiment à rien d’autre qu’envenimer une situation dans laquelle quelqu’un d’innocent a littéralement un katana sous la gorge, et ça, ça m’débecte. BON. Soupirant un grand coup, le riffleur ferma les yeux un instant … Puis, laissa le silence et le manque d’attaques dans le dos l’imprégner d’un grand sentiment de satisfaction. Rouvrant les paupières sur ses yeux blancs et légèrement brillants, il les posa sur la jeune femme face à lui, reprenant l’expression neutre qu’il adoptait lorsqu’il « travaillait » … Nous pouvons reprendre … Mademoiselle, je vais vous demander de me regarder dans les yeux. Allez, si si, ouvrez les paupières … Allez-y. Voilà … Mes yeux, maintenant. Regardez-moi dans les yeux.

Avec une certaine délicatesse, il avait cessé d’appuyer avec son coude, pour doucement saisir le menton de la jeune femme et orienter son visage pour qu’elle ne lui fasse face. Il avait parfaitement entendu les crissements des armes sortant des fourreaux derrière lui, et savait qu’au moindre faux mouvement, il était fini. Pourtant, il affectait de ne pas le moins du monde être affecté par ce qu’il se passait derrière lui. Au contraire … Il se dédiait à la jeue femme, comme il lui demandait de se dédier à lui.

Voilà … !non, ne détournez pas le regard. Regardez. Je ne vous veux pas de mal. Répétez-vous mentalement cela. Je … Ne …Vous … Veux … aucun mal. Parfait. Maintenant, je vais vous demander également de faire très, très attention à mes paroles. Ecoutez distinctement chaque syllabes que je prononce. Ab-so-lu-ment cha-cune d’en-tres elles. Est-ce que vous êtes avec moi ?
J … Je … Oui ?
C’est très bien. Maintenant, concentrez-vous sur vos souvenirs. Pouvez-vous, sans le moindre doute et dans la plus absolue certitude, affirmer qu’il s’agissait de moi, lors de ce meurtre ?
… Oui. Vos yeux étaient les mêmes.
Le rouquin eut un petit sourire, mais parvint à résister à la tentation de ricaner. Il avait encore besoin que la jeune femme reste pseudo hypnotisée par sa personne, et un tel acte aurait brisé cette aide. Reprenant son souffle, il hocha la tête. Elle n’avait pas réalisé, mais il avait déjà depuis longtemps baissé la lame du katana. Vérifions quelques détails, voyez-vous ? Cet individu avait la peau mat, des yeux blancs, des tatouages noirs sur le corps et un bandeau bleu dans les cheveux, est-ce bien cela ?
Ou …non. L-le … Je n’ai pas bien vu, à cause du manque de lumière, mais le bandeau était … Vert. Kaki. Ou brun …
Lentement, le tortionnaire passa une main à son crâne, et tira sur le nœud qui tenait le bandeau dans ses cheveux pour le décrocher, et le présenter à la vue de la jeune femme. Comme celui-ci ?
Voilà … Il était de cette teinte.
Très bien, très bien. De quelle manière était vêtu le coupable ?
J-je … Je ne … Je ne me rappelle plus …
Mademoiselle Fuez Ang, j’ai besoin que vous vous concentriez. Ne vous laissez pas distraire par les lances derrière moi ou les murmures des gardes, souvenez-vous. Concentrez-vous sur ma voix. D’accord ?
Très bien.
Parfait.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:18

Le riffleur, malgré ses paroles, tentait d’ignorer lui aussi la proximité avec les lames des armes qu’on brandissait contre lui, dans son dos … Mais ce n’était pas vraiment le genre de problème qui l’empêcherait d’exercer son métier. Pas la torture, pour une fois … Du moins, pas physique. Mais en tant que bourreau, il était plus que qualifié pour extraire des avoeux ou des informations de pratiquement n’importe qui … Et par n’importe quel moyen nécessaire. C’était souvent d’une extrême facilité lorsqu’on n’avait pas besoin que l’interrogée vive … Ici, il ne pouvait même pas la heurter physiquement. Mais il composerait avec.

Maintenant, que portait l’agresseur au niveau du crâne ? S’agissait-il d’une capuche ? D’une cagoule ?
Mhhh … non … Il … Il ne le portait pas, mais il avait un chapeau de paille. Le style dont les bords retombent devant le visage pour le masquer.
Le bourreau eut un sourire, alors qu’il sentait la faille très légère commencer à se dessiner dans la conviction des hommes d’arme derrière lui. Un chapeau de paille, donc … Rien au niveau du cou ou des épaules, comme des colliers, des chaînes …
Rien de la sorte. Il avait … Il avait une … Ceinture, qui lui barrait le torse … Une épaulière sur la … gauche ou droite … E-et sur ce même bras, il portait aussi un gantelet de métal noir.
Très bien. Il n’avait donc qu’un seul bras de protégé, si je comprends bien ? En guise de pantalon, qu’avait-il ?
Un kimono. Un kimono dont le haut était autour de sa taille. Et le pantalon en dessous … Je ne me souviens plus.
C’est sans importance … Merci beaucoup pour votre aide, mademoiselle.

Se décollant enfin de la jeune femme, le riffleur eut un des sourires les plus sarcastique de tout l’est du continent, alors qu’il « lançait » un peu le sabre en l’air pour le saisir à la base de la lame dans sa main ganter, et tendre la poignée de l’arme à son propriétaire légitime. Ce dernier la récupéra sans se départir de l’expression colérique qu’il avait sur le visage,

Et qu’est-ce que tout ceci prouve ? Tu aurais très bien pu changer de tenue depuis.
Bien sûr, et par la suite je serais resté dans la région de mon crime, afin d’être sûr qu’on m’arrêterait : après tout, les vêtements ne sont pas pareils, personne ne devrait me reconnaître. Le bourreau secoua négativement la tête, faisant claquer sa langue contre son palais. Pour l’amour du seigneur, ne vous faites dont point plus soldat trouffion de base que vous n’êtes d’ors et déjà, caporal. Je suis au courant que j’ai le visage d’un psychotique ayant un long historique d’individu violent et instable, -

C’est bien vrai.


Mais d’après la description que je viens d’entendre, c’est quelqu’un de chez vous qui a commis ce meurtre, ni plus ni moins. De plus, cette demoiselle vient de nous prouver qu’elle aurait parfaitement pu distinguer un katana d’une machette ou d’un couperet, comme ceux que je porte à la ceinture … De mon point de vue, c’est un coup monté.
Mais qui pourrait vouloir assassiner le seigneur de la région ?
Et ceci est une des questions les plus stupides que j’ai entendu depuis un certain temps.
Hey !, cria le soldat alors que le bourreau se mettait en marche, se dirigeant vers la sortie de la prison. Où allez-vous ?
Casser la gueule au mécréant natif qui se fait passer pour moi.
Restez ici où je somme la garde de vous trouver et de vous abattre sur le champ !

Le riffleur s’arrêta à quelques mètres de la porte, et se retourna avec une lenteur effrayante vers l’officier. L’idée de le tuer et de partir lui traversa l’esprit … non. Elle lui était fermement implantée dans le crâne depuis qu’il avait vu sa moustache ridicule, et chaque parole qu’avait prononcée le soldat jusqu’ici ne lui avait donné envie que de prolonger son agonie d’un ou deux coups de machettes. C’était tentant. Mais alors qu’il se résignait une fois de plus à ne pas laisser ses pulsions sauvages prendre le dessus, un autre soldat débarqua, à bout de souffle.

Sergent, sergent ! Huunf, on a … On a découvert l’assassin du Daimo !
Comment ?
Un homme aux yeux blancs, roux, avec la peau basanée et des tatouages sur tout le torse. On pense que …
Où est-il ?
Le soldat, qui écarquilla les yeux en réalisant que la personne qui lui avait posé cette question correspondait précisément à sa description, déglutit avant de répondre : Il a tué deux personnes à la taverne, et interdit aux gens de sortir. I-il est en train de s’enivrer et « aimerait le faire en paix ».
Le riffleur se tourna vers le sergent, le sourire toujours présent, même si ce dernier était furieusement déformé par la colère. Certains auraient perçu une menace de mort. Mais le natif resta impassible, perdu dans ses pensées quelques secondes … Avant de lui faire signe de partir. Et bien allez-y donc. Vous aviez pour projet de lui casser la gueule, n’est-ce pas ? Allez-y.

Le « Merci. » que lâcha l’auxiliaire inquisitorial en se remettant en marche était tant chargé d’énergie démoniaque qu’il colla des frissons dans le dos à tout le monde dans la pièce. Cette dernière resta silencieuse quelques instants après le départ d’Haïzen, personne ne sachant quoi ajouter … Jusqu’à ce que le soldat venant d’arriver ne finisse par se tourner vers son officier.

S-sergent ? Ce … Qu’est-ce que c’était, ce type là ?
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:20

Le rônin


Il régnait une ambiance de mort sur la taverne du village. Et pour cause. Deux personnes étaient déjà totalement refroidies. Une troisième, qui avait tenté un acte stupide, était à terre, en train de se vider de son sang par une plaie béante dans son flanc. On avait voulu aller l’aider. La lame d’un katana encore sanglante s’était dressée pour faire signe que … non. Pas sans une victime supplémentaire envoyée de vie à trépas. Alors les clients avaient été contraints de regarder, à terre, un ami, un collègue, un « proche » se vider de son sang. Le rônin avait été clair : si qui que ce soit sortait, il se mettait à attaquer aléatoirement les gens encore présents, et il frapperait pour tuer. Les raisons de son premier meurtre étaient confuses, et resteraient probablement à jamais inexplicables, dans la mesure où le détail de l’histoire n’était connu que du rouquin, et de l’homme qu’il avait envoyé dans la tombe. Le second, voyant qu’on avait dégainé un katana dans la taverne, avait voulu intervenir. Intervenir contre quelqu’un armé d’une arme blanche et sachant s’en servir avait été la décision la plus stupide de son existence, désormais affreusement écourtée. Quant au troisième … S’agissait-il d’un garde ? Ou du frère du premier … Le rouquin, qui portait un nouveau verre d’alcool translucide à sa bouche, n’avait pas retenu. Et pour lui, une fois cet espèce de morpion inutile écrasé, faire l’effort de se souvenir n’en valait pas la peine. Car c’est ce qu’étaient ses victimes de l’heure, à ses yeux … des êtres insignifiants. Sans importance. Peu importe la valeur de leur vie … peu importe la valeur que pouvait avoir une vie de toute façon.

Ceci dit, même si personne n’avait le droit de sortir en théorie, la pratique différait légèrement. Deux enfants, qui étaient venus ici avec leur grand frère majeur, avaient étés évacués par la fenêtre ouverte, en tentant de faire le moins de bruit possible. Le guerrier renégat, dos à la salle, n’avait pu le voir, et les autres avaient tenté de faire assez de bruit pour l’empêcher de réaliser. A leur insu, la manœuvre était un échec … Il avait parfaitement entendu le petits grincement du volet, le son de petites chausses percutant la terre poussiéreuse du dehors, le « shhhh » qu’avait fait un enfant à l’autre, doigt sur les lèvres. Mais il s’en fichait. Continuant de vider sa boisson dans le but probable de s’enivrer jusqu’au point où l’attaquer dans le dos deviendrait enfin à minima moins dangereux que de face, le rônin s’était vraisemblablement perdu dans des pensées et considérations dont il était le seul à connaître la teneur. Et le calme qui régnait ne pouvait que l’aider dans cette démarche … Un silence relatif qui, pourtant, n’eut rien d’éternel.

Haïzen opta pour une approche d’une subtilité irréprochable : c’est à coup de pied dans la porte principale de l’établissement qu’il le pénétra. Le vacarme produit fit sursauter pratiquement tout le monde, et quelques cris de terreur furent entendus lorsque le visage de l’élu fut rendu visible, alors qu’il retirait la capuche qu’il avait portée tout le long de son trajet jusqu’ici. Non pas que le soleil était particulièrement éblouissant ou cognait fort en cette journée, mais il ne tenait pas à être arrêté par tous les gardes ayant reçu sa description sur le chemin … Et lorsqu’il était arrivé à la taverne, il avait dû jouer de son statut d’élu pour pouvoir rentrer sans avoir de problème avec les gardes qui encerclaient l’endroit. Et sachant parfaitement qu’ils l’observaient tous, le rouquin eut un petit rictus à la pensée qu’ils devaient trouver ses méthodes … Orthodoxe. Au moins, il n’eut pas de gros problème à identifier la source du problème : ce devait être la seule personne à ne pas s’être tourné vers lui.

Bonjour bonjour, messieurs et dames s’il y en a, veuillez garder votre calme, je suis ici pour me charger du mécréant qui boit posément son saké face à moi. D’ailleurs, s’il voulait bien me faire la politesse de se retourner … Hey oh ?

Le fossoyeur


Pourquoi cet espèce d’empaffé a la même coupe de cheveux que moi ET un chapeau de paille ? Ça va pas ensemble nom d’un chien !



Le rônin ne sembla pas particulièrement décidé à faire signe qu’il avait remarqué le moindre changement, se contentant de lentement renverser le petit bol dans lequel il buvait son sake. La lenteur de son geste cependant, quelque peu exagérée, pouvait suggérer qu’il était à dessein en train de faire patienter le riffleur … Qui n’appréciait pas spécialement le geste. Avec un naturel et un calme implacable, il reposa ensuite la petite coupelle, se saisissant d’une boulette de viande sur un petit pic de bois pour la porter à sa bouche. Puis, comme si le cycle était destiné à recommencer, il voulut tendre le bras sur le côté pour se saisir de nouveau de la bouteille de Sake … Mais retint son geste à la dernière seconde. La raison ? Un sifflement strident, provoqué par un couteau de jet, qui percuta la bouteille et la fit exploser sur le comptoir, répandant son contenu sur le bois poli. La main du guerrier déchu resta figée en l’air, quelques secondes … Avant de légèrement se crisper, et de revenir devant l’ancien samurai.

C’est bon là ? On peut parler un p-

Un wakizashi coupa le bourreau au milieu de sa phrase, en venant se planter dans le cadre de la porte, étant pour ce faire passé à une dizaine de centimètres à peine à gauche de l’auxiliaire de l’inquisition. Ce dernier eut un rictus de satisfaction et pencha légèrement la tête sur le côté, alors que le rônin, qui n’avait fait bouger que son bras, pivota lentement le torse sur son siège pour observer, enfin, celui qui était venu le provoquer si ouvertement. Et la confusion se lut sur le visage des deux hommes, pour toute l’assistance. Ce qui était compréhensible. Car tout, des yeux blancs, au tatouages sombres, en passant par la peau légèrement tannée par le soleil ou les traits secs, était similaire entres eux … Pourtant, il ne leur fallut, à tous deux là aussi, qu’une poignée de secondes pour regagner leur calme. Le rônin se releva de son siège. Le bourreau fit craquer sa nuque avec un bruit atroce. Et quelqu’un lâcha un sanglot dans la salle.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:22

Tu sais … Je peux pas dire que je t’en veux vraiment de m’avoir emprunté ma tronche et tout … C’est vrai, j’ai pas une bobine d’enfant de cœur, c’est super facile de me coller un meurtre sur le dos. Le seul soucis, c’est que je peux pas trop non plus me laisser accuser pour rien.

L’attitude du riffleur exprimait assez parfaitement son ressenti : il se marrait bien. C’était la première fois qu’il avait l’impression de se confronter à son reflet exact – tenue mise à part bien sûr – sans qu’il ne s’agisse d’une hallucination, et il était d’ailleurs à ce sujet assez fermement convaincu que ce n’était pas le cas. Sourire goguenard sur les lèvres, bras croisés, c’était tout juste s’il ne laissait pas échapper de petits ricanements pour ponctuer ses phrases, alors que son vis-à-vis, d’une façon étrange, restait impassible … Au moins, on était bien certains de voir une personne différente. Mais le fait qu’il ait choisi cette apparence-là plutôt qu’une autre choquait le bourreau. Il avait eu le temps d’observer le dos musclé de son vis-à-vis : les tatouages qui s’y trouvaient étaient sensiblement similaires aux siens, qu’il s’agisse de la forme ou de la couleur. Même chose pour le devant. Et pour sa peau … Comment se transformait-on de façon radicale ? S’agissait-il d’un assassin doué ayant fait appel à un colifichet ou une amulette quelconque ? Ou d’un mage, peut-être ? La question n’avait dans le fond que peu d’importance : il fallait se débarrasser de ce faux double … Mais en fonction de, la tâche serait plus ou moins complexe.

Cependant, alors qu’il réfléchissait à cette épineuse question, le tortionnaire remarqua quelque chose … D’improbable, c’était le moins qu’on puisse dire. Le rônin s’était ramassé sur lui-même, pivotant à moitié, et avait placé la main sur la garde de son katana, encore rangé dans son fourreau. Il y eut un claquement distinctif, comme s’il poussait la garde du pouce pour que la lame ne sorte très légèrement du fourreau. Mais ils étaient encore séparés d’au moins 4 ou 5 mètres …


Ta défense. Mets-toi en garde. Sors une arme. Vite. Vite ! Put-



Deux évènements survinrent pratiquement en même temps, séparés à peine par la fraction d’une seconde. Primo, le rônin, malgré sa position arrêtée, fit un « bond » vers l’avant à la fois vif et surprenant : son pied ne décolla pratiquement pas du sol, mais il se déplaça comme s’il n’avait pas de limite … Pour fondre sur son adversaire, dégainer son katana, et lui ouvrir le ventre d’un même geste. Ceci étant, le second phénomène vint empêcher l’accomplissement de cette action : dans un flash de lumière blanche qui fit mal aux yeux de ceux qui voyaient le mieux, le riffleur « se » changea subitement en l’artiste qui, paire de katanas en mains, croisa ses lames pour bloquer celle qui l’aurait sinon sans aucun doute tué.

L'artiste


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Coupe et couleur de cheveux : Cheveux courts et raides, roux, encadrés par une paire d'oreille longues et de cornes.
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Un short, une bande de tissus autour du bras, des ceintures de chaîne, un débardeur (optionnel), deux katanas dans le dos.
Corpulence : Musclée
Taille et poids : 1m75 pour 105 kilos
Teint de la peau : écailles écarlates.
Emplacement du sceau : Inconnu (peut-être sur le dos de la main gauche, mais avec ces mitaines ...)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, dentition surdéveloppée, air perpétuellement carnassier
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:22

Il y eut un grognement. Le rônin n’avait pas reculé en voyant son adversaire passer d’humain à dragon. Tout ce qu’il faisait, c’était forcer sur la défense de son opposant, pour le forcer soit à capituler, soit à admettre sa défaite … Mais il ne pouvait l’emporter à un tel jeu. Non seulement car la position de tranche qu’il avait adopté ne lui permettait pas de profiter de pleine puissance de ses muscles, mais également parce que le reptile était, en dépit de sa position atypique, dans une posture dans laquelle empêcher son opposant de forcer était très aisé. Sabres croisés, corps arqué pour résister à l’effort, et rictus (en était-ce vraiment un, vu que le dragon ne semblait pas avoir de lèvres ?) malveillant sur le visage, l’élu se trouvait dans une position qui lui semblait étrangement familière … et pour cause : tous deux connaissaient cette parade.

Dis-moi, je ne veux pas être un brin rébarbatif … Mais tu n’es pas supposé effectuer une courte prière et demander pardon pour ton acte, avant de tenter d’assassiner les gens avec ce geste ?

Le dragon tenta de le frapper avec la griffe qui se trouvait sur l’une de ses ailes : sans perdre de temps, l’humain fit un pas en arrière pour esquiver, puis un autre en avant pour mettre un coup de taille vertical. Il ne frappa que le vent, le reptile ayant pivoté sur lui-même en partant sur la gauche, pour à la fin de sa rotation tenter de lui faucher le visage de sa lame : cette fois, ce fut le rônin qui dû se pencher sur sa propre gauche, tout en glissant légèrement sur le sol et en se reculant. Les deux adversaires restèrent ainsi, à la fois si proche l’un de l’autre … Mais pourtant, assez loin pour anticiper chaque action, chaque coup. Ou … Presque.

D’un geste, mais sans quitter l’artiste des yeux, le natif se saisit du manche de son wakizashi, qui se trouvait désormais dans le cadre de la porte … derrière lui. Arrachant l’arme du bois, il profita que l’entrée soit derrière lui pour reculer lentement, sans cesser de surveiller les mouvements du dragon, qui se rapprochait en même temps que son adversaire s’éloignait, maintenant la même distance. L’élu se sentait assez frustré de ne pas avoir réalisé que le but de son adversaire avait toujours été là … Même si leur passe d’arme lui indiquait bien quelque chose. Ils étaient similaires en technique de combat. Très similaires. Plus, en tout cas, qu’il ne l’était par exemple du fossoyeur ou du marchemort … ce qui pouvait certes s’expliquer par les différentes armes maniées, mais aussi probablement par l’entourage culturel et psychologique durant l’adolescence et la formation martiale.

Le natif était déjà dehors de trois pas, mais l’artiste était toujours à la limite de l’entrée. Deux pas de plus, et ils seraient tous les deux dehors, mais le dragon avait noté que son adversaire cessait de reculer. Le soleil était face à la taverne … Il n’avait peut-être pas calculé ça à l’origine, mais il jouait bien avec ses avantages, ce petit sacripant (à défaut d’un autre mot bien plus injurieux). En attendant, même si la lumière du soleil (cet astre s’appelait bien comme ça, sur Kosaten aussi ? le rouquin eut un doute.) était aveuglante, elle ne l’était pas assez pour que le dragon ne manque, derrière son adversaire, le garde qui le chargeait avec sa lance à hauteur de taille. L’attaque était sournoise, mais ne le fut visiblement pas assez : le rônin, d’un mouvement élégant, se décala sur le côté tout en pivotant sur lui-même, et la lame de son wakizashi vint entailler la chaire, laissant une plaie profonde sur le côté du cou. Cependant, le rouquin solitaire ne s’arrêta pas là, il se saisit au contraire du col du garde, et l’envoya avec force … Vers le dragon, qui fut obligé de reculer et de réceptionner avec précautions le blessé. L’élu aurait volontiers cherché à poursuivre le combat, mais en sa qualité d’ancien étudiant en médecine et de chercheur dans le domaine biologique (que voulez-vous, parfois vous voulez devenir médecin et vous finissez psychopathe), il ne pouvait pas vraiment laisser un homme faire une hémorragie assez grave pour en mourir juste sous ses yeux. Du moins, pas devant témoins nombreux. Retirant donc une partie de sa cuirasse au garde, il découpa également de larges portions de son haut, et se servit du tissu pour former un bandage pressé sur la gorge du blessé, le pressant légèrement tout en s’assurant qu’il ne perdait pas connaissance. Sifflant un des clients en lui demandant une bouteille de l’alcool le plus fort dont disposait l’aubergiste, l’artiste garda la main en l’air jusqu’à ce qu’on ne lui donne ce qu’il voulait … Il ne voyait pas très bien pourquoi des frelons trempaient dans la mixture, mais pas vraiment le temps de prendre une rasade pour tester la plus-value gustative : il reversa du liquide sur la plaie, tirant un grognement douloureux au garde, avant de la frotter à deux ou trois reprises, et de se remettre à appuyer. Voyant que l’homme était resté à côté de lui avec l’air indécis, le dragon lui fit signe de s’asseoir.

Maintenant coco, la manip’ est simple. Tu gardes ce truc appuyé là, avec le plus d’étanchéité possible, en t’assurant que notre ami ici présent ne perd pas connaissance. Parles-lui, mets-lui de petites tapes sur les joues si besoin, mais il ne doit pas s’endormir. Et pendant ce temps-là, quelqu’un d’autre va chercher un rebouteux.
Et …et vous ?
J’vais péter la gueule de celui qui a fait ça et le livrer à la justice.

Visiblement, le plan sembla convenir à l’homme … Ou plutôt, en tout cas, il devrait s’en contenter, car à peine ses doigts tremblants avaient-ils remplacés ceux de l’artiste que le dragon s’était relevé, et avait rouvert la porte pour sortir. En réalité, il ne donnait pas plus de … 40% de chances de survie au garde. Et encore. Seulement parce qu’ils se trouvaient dans un monde magique où les chances que quelqu’un ne suture la plaie de façon surnaturelle n’étaient pas nulles. 40%, pour une blessure à la gorge … ouais, c’était généreux.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:23

Dehors, les gardes étaient toujours majoritairement en place … mais regardaient tous une petite ruelle, adjacente à la taverne. Devant la sortie de cette dernière, un des hommes de loi était allongé sur le dos, se tenant le nez. Plusieurs regards – et lances – se tournèrent vers le dragon lorsqu’il sortit de la taverne, mais ce dernier n’y fit pas attention.

Il est parti par où ?
Il a dit que quiconque tentant de le suivre serait raccourcis d’une tête …
Le dragon lâcha un soupire d’énervement en voyant que c’était l’homme à terre qui avait parlé. Dans la ruelle, donc ?


Lame brisée

Maintenant, la question, c’est : les ruelles, les toits ou les égouts ?



Les toits. Les deux dernières phalanges de mon petit doigt qu’il est passé par les toits. ‘doit pas y avoir d’égouts par ici.




L’artiste se ramassa sur lui-même, et déploya en même temps la voilure rosée de ses ailes. Cette dernière, d’une taille impressionnante lorsqu’elle se dévoilait entièrement, fit reculer plusieurs gardes, dont certains qui voyaient cela comme un geste d’agression … Mais avant qu’ils n’aient pu faire ou dire quoi que ce soit, le dragon s’était propulsé de ses jambes et ailes, bondissant à presque deux mètres de haut pour s’accrocher, des griffes de ses pieds et main, sur la façade de l’immeuble. S’aidant de ses six membres, il gravit la façade en un instant, parvenant sur le toit de la taverne, duquel il se mit à courir pour se jeter de nouveau dans le vide … Et décoller. Bien sûr, le dragon ne volait pas grâce à de la télékinésie, un champ d’énergie pure ou quoi que ce soit du même genre : il ne pouvait se reposer que sur la voilure de cuir de deux larges ailes de chauve-souris, dont la puissance lui permit tout de même, en une affaire de dizaines de secondes, de prendre plusieurs mètres d’altitude. Ce fut grâce à cela qu’il parvint à repérer, à plusieurs centaines de mètres devant lui, un rouquin torse nu et à la peau halée bien que striée de noir, qui courait sur les toits en sautant par-dessus certaines rues. Bien sûr, il ne voyait pas tous les détails à cette distance, mais il en devinait un certain nombre, et il ne lui en fallut pas plus pour se laisser tomber en piqué vers sa proie, retenant un ricanement grinçant.

Dire que le reptile était parfaitement silencieux était un peu abusif, certes. Mais lorsqu’il planait sans remuer ses ailes, il n’était certainement pas l’animal volant le plus détectable au monde. En particulier s’il s’approchait dans le dos d’une cible. Et surtout si cette dernière était mobile, et en train de mobiliser ses ressources pour, il fallait le dire, se déplacer de façon particulièrement acrobatique sur les toits de tuiles et de bois. D’ailleurs, il était peu probable que le rônin ne s’attende à être attaqué depuis les airs, vu la position dans laquelle il se trouvait … une raison de plus de songer que l’attaque allait être par surprise.


Laisses-moi reprendre le contrôle deux minutes.



Le saurien ne répondit rien. Pas parce qu’il n’avait rien à opposer à cette idée, ou parce qu’il n’était pas rempli de doutes vis-à-vis de ses effets … mais parce qu’il approchait trop de la cible pour se permettre de parler, sans même mentionner la question du timing, qui ne permettrait pas spécialement à la discussion d’être très constructive. Et de toute façon, il n’avait que moyennement le choix … Les 6 avaient fait des tests sur leurs changements de personnalité. L’initiative venait toujours de celui qui remplaçait le Haïzen présent dans la réalité, jamais l’inverse. Et même si celui qui était réel pouvait « bloquer » le transfert s’il s’y opposait suffisamment mentalement … la chose demandait énormément de concentration et ne permettait de gagner que quelques secondes. Autant dire que ce serait inutile, ici. Dans le doute, le dragon inspira profondément … il était à moins de 5 mètres du rônin lorsqu’un flash engloba subitement son corps entier.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:23

Le riffleur prit la place de son alter-ego au dernier moment, lorsqu’ils seraient le plus proche possible du sol et de la cible. C’était pour des raisons très simples, et malheureusement bien autre que de laisser son petit camarade profiter : le bourreau était surtout très au courant du fait que sans ailes, il volait comme une brique. D’un côté, certes … Sur son monde, il pouvait se faire pousser la sienne, de pair d’ailes. Par une curieuse succession d’évènements, il s’était en effet trouvé en mesure de se transformer physiquement, et de se changer en dragon, prenant alors l’apparence, à peu de choses près, de l’artiste. Mais ici, pour l’instant, il n’avait pas encore tenté de faire appel à ce pouvoir, et ce n’était pas dans les 2 secondes qu’il avait de manœuvre avant de percuter l’assassin qu’il allait essayer. Car en définitive … C’est ce qu’il fit. Protégeant sa tête avec ses bras et se repliant légèrement sur lui-même, le tortionnaire inquisitorial servit littéralement de projectile vivant, et rentra de plein fouet dans le rônin. Ce dernier avait dû être mis en garde par le flash cependant, car le bourreau le sentit très nettement lui tailler une large estafilade dans le dos avec son Wakizashi … Mais l’attaque n’empêcha pas les deux rouquins de pousser un cri de douleur unique lorsqu’ils rentrèrent l’un dans l’autre, projetés sur les tuile set roulant à cause de l’élan.

Roulant sur le toit sans réel contrôle de la situation, Haïzen réalisa bien vite un problème de taille : les toits n’ont rien d’infini, comme surfaces. Et lorsqu’on disait de taille, on parlait de trois à cinq mètres environs … Mais malheureusement, il ne réussit pas le moins du monde à s’arrêter ou même à se freiner de façon conséquente. Du moins, pas avant de ne subitement plus sentir la moindre tuile sous son corps, alors que la gravité reprenait ses droits. Il y eut deux ou trois secondes de battement durant lesquelles gesticuler dans tous les sens n’eu pas le moindre impact. Puis, avec une certaine brutalité, le rouquin s’écrasa dans une charrette de foin, dont il brisa visiblement un des rebords. Il entendit un son similaire non loin de lui, et compris assez rapidement pourquoi en se redressant : l’assassin avait percuté l’étal d’un marchand de fruit, dont il avait proprement fait exploser les pastèques. Les deux hommes mirent une sacrée pagaille dans la rue avec cette arrivée, mais personne ne chercha à s’approcher : en partie parce que l’un comme l’autre avaient dégainé des armes blanches, mais aussi à cause de leur étrange ressemblance. Et il fallait le dire … que ce soit l’expression, la corpulence, la manière de débarrasser négligemment leurs épaules respectives de morceaux de paille ou de fruit, ou même l’expression agacée, les différences étaient quasi imperceptibles. Alors qu’il bougeait lentement pour vérifier qu’il ne s’était rien brisé / démit durant cette chute, le riffleur observa son adversaire tout en décrochant les chaînes qui lui servaient habituellement de ceinture. Enfin … De 3 ou 4ème ceinture, pour être plus précis. Enroulant les chaînons métalliques autour de ses gants du dos de la main aux coudes, jusqu’à pouvoir tirer légèrement dessus pour pouvoir accrocher le crochet de boucher qui terminait de base l’objet à un des maillons de métal sombre, il remua légèrement le bras, s’assurant qu’il ne souffrait pas de restreinte au niveau des gestes. Une fois ceci fait, il se permit enfin de dégainer sa machette, accrochée depuis un certain temps dans son dos, juste au-dessus de ses fesses.

Tu veux te faire passer pour un combattant … Et pourtant, tu n’as que des armes de boucher ou de paysan.
La phrase tira un ricanement au riffleur, qui secoua la tête en se frottant le nez avec le dos du poing. Qui t’a dit que ma fonction première était celle d’un combattant ? Bien sûr, je sais très bien que mon équipement est moins adapté que le tien aux champs de bataille … ça a déjà failli me tuer, et ce sera encore le cas bien des fois … mais je n’échangerais pas ces lames contre tes coupe-chous.
Tu dis cela comme si le combat n’était pas quelque chose de sérieux, pour toi …
Le dédain qui teintait la voix du rônin était perceptible à un niveau presque tactile, tant il était intense. Pourtant, le bourreau garda sa composition, haussant les épaules.
ça l’est. Mais je n’ai juste pas la même fonction que toi … ni les mêmes buts. Tes lames sont faites pour les duels, les combats, les heures de bataille rangée et l’affrontement direct avec d’autres épées du même acabit … Moi … Je découpe de la viande.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:24

Même s’il se tenait tout particulièrement sur ses gardes face à un adversaire ayant déjà prouvé qu’il pouvait se révéler particulièrement mortel à la moindre faille, le riffleur fut surpris par ce dernier. Pas par une fente, une feinte ou une technique … mais simplement par un sourire, qu’il avait réussi à provoquer sur le visage du rônin. Et il fallait l’admettre, ce qui le perturbait le plus, c’était que ce sourire, il l’avait déjà vu … le plus souvent devant un miroir. Mais alors que les deux se baissaient sur leurs appuis, prêts à réengager les hostilités de façon active, un « HALTES ! » vint les stopper, provenant d’un garde se tenant non loin. En étudiant leur environnement, les deux rouquins purent aisément se rendre compte que le temps de leur petite discussion avait été mis à profit par la milice, qui les encerclait désormais : l’élu reconnaissait certains des visages croisés plus tôt … Ainsi que les fers légèrement usés, mais toujours tranchants et robustes qui ornaient leurs lances. Grinçant légèrement des dents, il écarta quelque peu les bras, se tournant vers ce qui semblait le plus haut gradé du groupe.

Est-ce que c’est vraiment trop demander d’avoir un peu d’intimité ?
Silence. Des collègues nous ont fait savoir qu’une personne ressemblant trait pour trait à l’assassin du daïmo se dirigeait vers ce dernier pour nous aider à l’interpeller … c’est chose faite. Lequel de vous deux est-ce ?
Mais pute vérolée, vous allez arrêter de-
C’est lui l’assassin.


Le riffleur, qui de base n’aimait pas qu’on lui coupe la parole, se tourna avec un air incrédule vers le rônin, qui lui offrit un sourire des plus ironiques. Tirant une expression à peu près digne de sa fureur, le bourreau pointa son hachoir vers son adversaire, rétorquant sans attendre que le garde n’ait pris la parole.

Très jolie tentative mon grand, mais je te signale que de nous deux, celui qui a le sang des gens à la taverne sur son katana, ce n’est pas moi.
Non ? Pourtant, tu n’es visiblement pas d’ici, vu ton accoutrement … Peut-être un fuyujin venant semer le trouble ? Voir un élu ayant choisi la voie de l’anarchie ? Ce ne serait pas un cas isolé.
Bien sûr, parce que tous les natifs sont des êtres stables et purs par défaut, c’est l’évidence même. Je pige pas pourquoi tu as cru que prendre mon apparence pour faire des méfaits était une bonne idée, mais je t’assure que je vais m’assurer personnellement que tu en paies le prix fort.
De quel … Prendre ton apparence ?

Fort bien, laissa entendre l’officier comme pour rétablir l’ordre, je vais vous incarcérer tous les deux. Un interrogatoire en règle et la justice décideront duquel est le coupable.
Tu approches d’un pas ton gros cul puant et tu seras le premier que j’éventrerais.

L’exacte synchronisation de leur réplique perturba les deux hommes à un point qu’ils refusèrent tous les deux d’admettre, alors qu’ils tournaient leurs visages l’un vers l’autre le temps de se jauger rapidement, se sourire d’un air pervers et entendu, puis de repasser à l’officier.

Si vous refusez d’obtempérez et menacez les forces de l’ordre, meurtrier ou pas, vous allez tous les deux en subir de lourdes conséquences.
Mais non, mais par solstice, pourquoi les gardes ont toujours l’impression qu’ils servent à quelque chose… Même si vous pouviez déterminer correctement lequel de nous deux est l’ennemi, vous ne faites juste pas le poids. Ce type a déjà zigouillé 3 personnes rien que dans l’heure qui vient de s’écouler alors qu’il est murgé, avant de parvenir à fuir sans soucis une taverne entièrement cernée de vos collègue. Je vous dis ça par soucis par votre santé, j’vous jure. Le tortionnaire aurait volontiers tenté de se rendre un brin plus crédible. Volontiers. Mais … Il n’y arrivait tout simplement pas.
Et accessoirement, si cet homme prend mes traits pour commettre ses exactions, il en va de mon honneur de vous le livrer moi-même … Moi, et personne d’autre. Ainsi seulement je pourrais laver la souillure qui a été faite à mon nom.
Exactement comme il dit, mais en inversé.
Faisant des gestes des mains pour explicité le fait qu’il prenait pour lui ce qu’avait dit l’autre, et lui renvoyait les insultes, le bourreau finit par laisser tomber ses deux mains, son hachoir de boucher et sa machette tapotant contre sa jambe, avant d’écarter largement les bras. C’est bon, j’peux m’battre avec lui et lui seulement ?
… Lorsque ce combat sera terminé, vous aurez tous les deux des explications à fournir …
C’est un oui ça ?

Le riffleur regretta presque aussitôt d’avoir pris le temps de poser cette question. Non pas qu’il ait prévu quoi que ce soit dans sa journée, à part tabasser la tronche a une copie de lui-même à la sauce asiatique, mais il était pratiquement certain qu’une ou deux filles de mauvaise vie de la ville n’attendaient que sa présence à leur côté. Et accessoirement, il dû faire preuve de réflexe quasi surhumains pour lever les bras sur sa gauche, et parer en croisant ses deux lames l’attaque quasi surprise que le Rônin tenta d’effectuer sur sa personne.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:24

Il y avait des combats dont l’issue était aisée à déterminer. Un chevalier contre un péon. Un dragon contre un chevalier. Une armée face à une troupe d’éclaireurs. Un Haïzen face à une armée … Mais ici, les membres de l’assistance avaient déjà, dans le feu de l’action, un certain mal à distinguer les deux adversaires. Et ce n’était en rien surprenant. Alors dire lequel était le plus doué, martialement parlant …

Lorsqu’il se tenait sur ses gardes, le riffleur pouvait faire un excellent combattant. Son plus gros problème était son attitude, généralement désintéressée et peu sérieuse, qui offrait une pléthore de moyens à un adversaire pour lui endommager un organe vital … Sauf que sur Feleth, là d’où il venait, cela ne posait pas de problème. Pour une raison d’ailleurs très simple : là-bas, ses pouvoirs lui permettaient de se faire arracher la gorge, mais d’éclater de rire quelques instants après. Cette quasi immortalité – qui combinait ses capacité régénératrice et ses talents martiaux, une fois engagé dans un combat de façon sérieuse – avaient contribué à forger sa personnalité désagréable, grinçante et ordurière, qui était amplifiée par un complexe de supériorité pas totalement injustifié. Ici ceci dit, il devait ravaler ses moqueries : il était face à quelqu’un d’aussi, voir plus doué que lui en combat. La copie, qui qu’il soit, savait jouer de ses katanas d’une façon que le bourreau se surprenait à trouver élégante, alors que lui-même faisait voltiger ses lames de part et d’autre de son corps pour se protéger, lorsqu’il n’attaquait pas lourdement.

Leurs styles étaient différents, même s’il était évident que cela tenait plus aux armes maniées qu’à la personne réellement : d’un côté, courtes et épaisses, les lames du couperet et de la machette forçaient l’utilisateur à tenter de trancher, mais lui permettait des attaques lourdes et puissantes, même maniées à une main. La musculature plus puissante du riffleur était d’ailleurs en adéquation avec cette philosophie, qu’il appliquait à chaque fois qu’il balançait ses bras pour tenter de tuer son adversaire : ce dernier avait d’ailleurs un mal certain à bloquer toutes ses attaques, et devait faire preuve de certaines prouesses d’ingéniosité pour esquiver certains des coups qui, autrement, auraient pu gravement la handicaper, voir pire. De son côté cependant, le manieur de katana était plus traditionnel, même s’il était clair que sa technique n’avait pas été étudiée pour simplement incapaciter un adversaire et le forcer à la soumission. Cherchant à toucher un point vital dès qu’il en trouvait un qui semblait trèèèès légèrement plus exposé que les autres dans la garde du bourreau, il était presque aussi offensif que ce dernier, mais compensait le fait qu’il appuyait beaucoup moins ses attaques par leur précision, et la sournoiserie dont il faisait par instant preuve pour tenter de glisser son arme secondaire entre les deux lames de son adversaire. Sans succès cependant : comme dit plus tôt, une fois investi dans son combat, le riffleur pouvait devenir particulièrement talentueux … Et il mettait tout ce talent au service de sa propre survie, chose qu’il ne regrettait pas le moins du monde.

Il fallut peut-être 5 minutes, montre en main, pour que la première blessure du combat ne fasse son apparition. Une plaie, qui aurait dû être mortelle, ne finit par devenir qu’une simple entaille sur le flanc du riffleur, qui siffla entre ses dents : ça ne faisait pas particulièrement mal, mais il détestait l’idée d’avoir versé le premier sang. Il fut « vengé » deux minutes plus tard lorsque, se servant de sa machette pour dévier un coup du katana et du wakizachi qui aurait pu lui fendre le crâne, il fit une manœuvre subtile avec son hachoir pour laisser une belle entaille sur le bras de son opposant. Se séparant en reculant de quelques mètres, les deux hommes se jaugèrent mutuellement, se mettant à tourner sur le même cercle sans se lâcher du regard, dans le sens des aiguilles d’une montre. Les gardes leur laissait un espace assez large pour se battre, et quelques civils curieux étaient même resté pour observer ce qu’ils pensaient être deux jumeaux s’entre-déchirer.

Hey, l’imposteur … J’me disais … Tant qu’à régler ça en se foutant sur la gueule … ça te dirais pas d’essayer de le faire à la mano plutôt ?
Hun … joli piège. Mais n’importe qui serait capable de se rendre compte que tu es bien plus musclé que moi …En combat à mains nues, ça te ferais partir avec un avantage.


Le riffleur ne répondit rien, un sourire agaçant sur les lèvres. Ce qu’il venait de dire était un peu vrai … mais s’il avait fait cette requête, c’était moins pour bénéficier de cet avantage que pour subtilement donner un faux sentiment de sécurité au rônin, en lui faisant penser que ses sabres étaient une protection des plus viables. Cependant, alors qu’il se rapprochait, se préparant à fondre son adversaire, le bourreau poussa subitement un cri. L’assassin, de son côté, se baissa avec des réflexes à la limite de l’humain, évitant grâce à son mouvement une flèche qui aurait dû lui transpercer le cou. Le projectile partit se ficher dans l’épaule d’un autre garde, qui poussa un cri en reculant légèrement. Le natif eut une légère crise de rire en voyant ce qu’avait fait le tir, se tournant vers les offiiers en charge.

Vous savez …Même en mettant de côté l’erreur de jugement vis-à-vis du « gentil » de l’histoire, entre moi et cet homme … C’est exactement pour cette raison que de se battre au milieu des gardes était une idée idiote. Je savais qu’un geste pareil finirait par survenir. C’était pour ça que je ne voulais pas me battre avec des spectateurs … mais qu’importe.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:25

Le rônin haussa les épaules, semblant réellement peu désintéressé de ce qui venait de se passer. Se tournant, il observa simplement tous ceux qui regardaient son combat avec le riffleur désormais silencieux … Se tournant même vers les gens, dans les maisons, qui n’osaient pas ouvrir trop largement leurs rideaux, histoire que leurs yeux ressortent encore plus parfaitement. Une petite fille, cependant, semblait faire exception à la règle. Située à l’étage d’une maison, elle avait ouvert sa fenêtre en grand, bien qu’elle soit aux trois quarts recroquevillée, ne laissant dépasser que ses yeux et le haut de son crâne. Ce fut vers elle que le samouraï sans maitre se tourna avec un sourire mauvais, jouant de façon innocente avec son arme à lame courte … Avant, d’un geste du bras, qu’il ne lance brutalement son wakizashi. Ce dernier, tirant un cri de terreur à la fillette, se planta dans l’encadrement de sa fenêtre, bloquant ses volets en position ouverte. Avant même qu’un garde n’ait pu réagir, le rônin, lâchant un ricanement particulièrement grinçant, avait rengainé son katana, pivoté sur lui-même, et s’était élancé. Bondissant sur une fenêtre de rez-de-chaussée, que son propriétaire avait grillagé pour prévenir les cambriolages, il s’accrocha aux barreaux de ses mains et pieds, et se propulsa assez haut pour saisir l’enseigne de cordonnier qui se trouvait non loin. Usant de ce nouveau support, et des barreaux sur lesquels il s’appuyait toujours avec les pieds, il bondit une nouvelle fois jusqu’à la fenêtre, dont il saisit le rebord pour se tracter en un instant, faisant jouer ses muscles certes moins puissants que ceux du riffleur, mais pourtant particulièrement performants. Le bourreau lâcha un juron, doutant sincèrement pouvoir reproduire la performance sans a) briser l’enseigne, qui n’avait pas apprécié la première personne passant dessus b) perdre un temps fou par rapport à son double maléfique, à la fois plus svelte et vraisemblablement plus réactif que lui, et / ou c), glisser et se casser la gueule.

Heureusement, derrière la fenêtre grillagée se trouvait un couple, qui était certainement constitué des parents de la fillette. Si le père se précipita à l’étage, dans le but probable d’assurer la sécurité de l’insupportable et bruyante masse complexe d’atomes (majoritairement de carbone) et de molécules qui constituaient ce qu’il songeait être « progéniture » sans en avoir plus de preuve que la bonne foi sur la fidélité de sa femme (prenez une pause pour inspirer un grand coup), la mère, en revanche, resta là, terrifiée, tournant la tête vers l’extérieur. Le bourreau eut un réflexe quasi immédiat en pointant du doigt ce qu’il désignait également verbalement.

LA PORTE !

Pas sûr qu’elle l’ait entendu à travers la fenêtre, mais elle sembla tout de même comprendre, puisqu’au bout d’une seconde d’hésitation, elle se dirigea vers le battant de bois en question, l’ouvrant avec un empressement qui laissait à désirer aux yeux du rouquin. Après tout, elle voulait qu’on la protège, sa masse d’atomes de carbone bruyante, ou pas ? Se précipitant dans la maison (tout en entendant le son d’une masse assez lourde percutant le plancher de l’étage, ainsi qu’un cri aigüe indiquant que la petite était en vie), le bourreau bondit pour passer au-dessus d’une table heureusement presque vide (en s’appuyant d’une main sur le milieu de cette dernière) et quitta la salle à manger pour arriver à côté de l’escalier, que le rônin venait d’achever de descendre quatre à quatre. Sans faire de pause, le manieur de sabres bondit sur la porte arrière de la demeure, se réceptionnant à pieds joints sur le battant, et faisant voler la serrure en éclats alors que le panneau de bois pivotait brusquement, laissant le passage libre au fugitif, et juste après à la personne qui le poursuivait. Arrivant à peine une seconde après l’assassin dans la rue, le riffleur eut une seconde d’hésitation en le voyant s’engager dans une ruelle, et bondir contre un mur, pour rebondir en prenant de l’altitude, rebondir grâce à un rebord de fenêtre, puis sauter une dernière fois pour s’accrocher au toit du bâtiment et se hisser dessus.

Miséricorde, je suis pas taillé léger comme ça moi …

MontourmontourmontourMONTOURMONTOUR MON TOUR !


… Hein ? C’est qui qu’a dit ça ?

Avant même qu’il ne puisse réagir, le riffleur disparu, alors que son corps émettait un puissant flash qui le fit sortir de la vue de tous et toutes … Avant de laisser sur place une jeune folle, au sourire anormalement large, qui secouait un peu sa chevelure abondante en roulant des épaules et en sautillant sur place.

Mon tour.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:27

Sado-maso



Univers d'origine : Monde des douze (univers de Wakfu)
Prénom : Haïzen
Sexe : Femelle
Âge : 28 ans
Race : Sacrieur
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux longs et raides, roux, tenus par un bandeau la plupart du temps vert kaki.
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Bandages, pièces de vêtements de cuir ou de tissus brut. Marche avec des bandages autour des pieds / chevilles. Peu vêtue de manière générale.
Corpulence : Un soupçon de graisse par-dessus des muscles puissants.
Taille et poids : 1m66 pour 64 kilos
Teint de la peau : Basané.
Emplacement du sceau : Inconnu (peut-être sur le dos de la main gauche, mais avec ces mitaines ...)
Autre : Manipule son propre sang comme outil, en combat comme dans la vie de tous les jours, et ce pour de multiples applications. Fidèle à son surnom.
Référence complète


La première chose que fit la jeune sacrieur fut d’ignorer les protestations du riffleur dans son esprit. Non pas qu’elle n’accordait pas son importance à son avis, mais elle était trop excitée par la situation présente, ce combat, et l’idée de rencontrer quelqu’un imitant les Haïzens pour … accorder de l’importance à ce qu’il pensait de sa prise non sollicitée de contrôle. Et de toute façon, ils étaient différents … Et elle pouvait faire des choses qui lui étaient inaccessibles. Comme par exemple, forcer son sang, dans son corps, à affluer en excès dans l’une des veines de chacun de ses avant-bras, à l’intérieur de ces derniers. La peau ne put supporter la pression que quelques instants, et finit par « exploser », provoquant deux plaies de la largeur d’un ongle. Via ces deux ouvertures directes sur son système sanguin, elle projeta devant elle deux filins faits directement de son liquide vital, qui s’accrochèrent aux toits des bâtiments face à elle : rétractant ces « cables » organiques et artificiels, elle se propulsa avec force dans le ciel, réalisant une ascension similaire à celle du rônin plus tôt … à part qu’elle allait bien plus vite, eut besoin de moins d’appuis, et se retrouva environ 3 mètres au-dessus du niveau du toit des maisons pendant quelques instants, observant autour d’elle sans avoir perdu la moindre trace de son sourire. Repérant la silhouette solitaire qui courait sur les tuiles à quelques mètres déjà, elle projeta un nouveau « câble » pour s’orienter dans sa direction, et se réceptionna un peu durement, avant d’ancrer fermement ses pieds quasi nus sur le toit. Mettant ses mains en porte-voix, elle força sur ses cordes vocales pour crier, et être certaine que l’être qu’elle poursuivait l’entendrait.

Hey ! Si j’étais toi, je m’arrêterais ici !

Le fait qu’elle n’obtint pas de réponse n’avait rien de surprenant, mais elle s’était au moins attendu à une réaction … qui échoua à venir. Soupirant, elle recommença, un peu plus fort.

Non, sérieusement ! Je t’assure que tu veux te retourner pour voir ça !

Voyant que cette nouvelle phrase – qu’elle trouvait particulièrement accrocheuse – n’avait aucun effet, elle soupira, croisant les bras sur sa poitrine en faisant la moue.

S’il est dur de la feuille … Peut-être qu’une petite « tape sur l’épaule » pourrait lui faire du bien, tu ne penses pas ?


Une tape sur l’épaule … mouais, on va essayer ça comme ça.

Souriant de façon subitement plus viciée alors qu’elle tournait une paume vers le ciel, et extrayait du sang de sa plaie pour le faire léviter, et former une petite boule compacte dans sa main … Elle tendit le bras vers le rônin, et « tira ». La sacrieur venait d’un monde où les armes à feu n’étaient pas particulièrement monnaie courante, et en conséquence, elle ignorait tout à fait ce qu’était « une arme de poing de calibre moyen voir lourd ». De fait, elle ne pouvait donc pas savoir que le bruit de détonation qui retentissait lorsqu’elle tirait se rapprochait de ces sons. En revanche, elle connaissait très bien le sifflement caractéristique de ses projectiles sanguins … Et « apprécia » de voir que s’il faisait la sourde oreille, l’assassin n’était visiblement pas dépourvu d’ouïe, puisqu’il se retourna lorsque le projectile commença dangereusement à l’approcher. Mais même s’il pivota assez vite pour voir ce qui lui fonçait dessus, il ne fut pas assez rapide pour pouvoir l’esquiver : la boule percuta son épaulière métallique, transmettant une impulsion puissante à tout son corps déjà en déséquilibre : il pivota sur lui-même dans l’autre sens, deux pieds ne touchant plus du tout le sol, avant de s’écraser sur le toit où il était. La jeune folle claqua des doigts tout en bougeant l’avant-bras, un petit rictus sur le visage.

Presque … On va voir si en se rapprochant je peux parvenir à toucher de la viande.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:28

Le rônin ne laissa rien dans son attitude indiquer qu’il allait se remettre à bouger. Constatant cela avec une certaine satisfaction, la sacrieur, infidèle à sa propre parole, releva la main, et tira à trois reprises, rapidement. Les projectiles, qui avaient des trajectoires courbes, semblèrent tous partir à côté …Avant de bifurquer vers leur cible. Qui ne sembla pas y accorder grand intérêt. Plissant les yeux, le rouquin se décala légèrement sur le côté. La première « balle » l’aurait raté de toute façon. La seconde passa là où était son bras un instant plus tôt, sans lui faire de mal. Quant à la dernière, d’un mouvement parfaitement maîtrisé de son katana, il la frappa en plein vol, la faisant exploser. Puis, comme si son geste brutal n’avait jamais eu lieu, il reprit sa position d’origine, donnant l’impression … d’attendre. La rouquine tira une petite moue, mais comprit que gâcher plus de sang ne servirait à rien : à la place, elle se contenta de reculer pour prendre son élan … Et le suivre.

Sauter de toits en toits comme ils le faisaient tous les deux n’avait rien « d’inhumain » en soit, si on mettait de côté le peu de considération qu’ils avaient probablement pour leur vie, et la confiance excessive qu’ils avaient en leurs capacités physiques. Mais les sauts qu’ils faisaient étaient humains, et même lorsqu’ils passaient par-dessus une rue, c’était souvent pour se « rater » de peu, et devoir s’accrocher au rebord avec les mains tout en encaissant le choc avec les jambes. Du moins, « ils », parce que l’assassin avait fait ce trajet quelques instants plus tôt : la sacrieur assumait qu’elle et lui étaient dans le même cas. Pourtant, lorsqu’elle arriva à environ une main d’écart de son opposant, ce dernier releva son sabre, comme pour lui faire signe de ne pas faire un pas de plus. La jeune folle suivit la recommandation, même si elle semblait apprécier l’idée de jouer avec les règles, se mettant à piétiner sur place.

Le type que j’ai affronté tout à l’heure. Il est où.
La jeune folle pointa un point de sa chevelure, haussant les épaules. Là-dedans, je présume … Mais il se débrouille pas aussi bien que toi en escalade ~
Hum. D’où viens-tu ?
D’un autre monde …
Voyant la moue de l’assassin, l’hémomancienne lâcha un soupire en haussant les épaules Tu sais, les élus, tout ce bordel …
Mh. Et lui ? Et le dragon ?
D’autres mondes que le mien.
Pss.
L’assassin releva la pointe de son sabre, posant la lame sur son épaule. De mon point de vue, ça ressemble juste à un taré avec des pouvoirs de changement de forme. Précisément ce dont tu … Ou l’autre type m’a accusé, si je me souviens bien.
La rouquine croisa les bras, commençant à être froissée qu’on ne la prenne pas au sérieux. Et de mon point de vue, c’est vexant de voir un type se balader avec ce corps, cette coupe de cheveux, et ces tatouages, et ensuite partir en massacre gratos et idiot.
Tsss … Qu’est-ce que tu pourrais bien en avoir à faire ?
Bah tiens. Ça m’apporte des emmerdes, voilà ce que ça peut me faire. Enfin, pas moi. L’autre moi qui te ressemble.

Le natif plissa les yeux, et releva son sabre pour fendre l’air avec de façon adroite, puis le ranger avec un claquement. J’ai pas spécialement le temps pour des inepties de ce genre. Je suppose que tu ne comptes pas me ficher la paix ?
Pas avant de t’avoir tabassé la gueule, de t’avoir mis knocked out, de t’avoir livré au poste de gardes le plus proches et d’avoir touché la prime et lavé mon nom … En quelques sortes. On verra bien à quoi ressemble ta vraie gueule.
Alors si tu tiens vraiment à te battre … suit-moi, au lieu de me harceler.
La phrase du rônin provoqua un large sourire sur les lèvres de la jeune folle … qui se tempéra cependant bien vite en voyant à quel point son regard était froid. Mais sois prévenue … Si lorsque j’arrive à destination, tu es toujours là, je te tuerais.

La jeune femme aurait bien répondu avec une répartie cinglante, mais le tueur se retourna trop tôt pour lui en laisser le temps. Soupirant, elle l’observa marcher, puis accélérer, courir … Et bondir du bord du toit pour traverser une nouvelle ruelle. Avec un long soupire, elle se décida à le suivre. Elle n’avait pas peur de lui. Tout au plus, sa menace de mort aurait dû l’exciter. Et pourtant … elle se sentait soudainement blasée. Mais qu’importe. Ce n’était qu’un petit délai à supporter avant de pouvoir se battre.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:29

Sans être suivi par qui que ce soit, le duo avait finalement quitté la ville. L’assassin avait profité de l’escalier extérieur d’une maison pour descendre au niveau de la rue, promptement suivi par la jeune femme, qui avait marché, à quelques mètres derrière lui, affectant de ne pas voir les regards qui se portaient sur elle. Il avait tiré le chapeau dans son dos pour le mettre sur sa tête, et remis le haut de son kimono : ainsi vêtu, il ressemblait à un guerrier solitaire anonyme de plus … le genre de lame à louer qu’on trouvait partout, à la recherche d’un prochain boulot plus ou moins bien payé, et plus ou moins bien famé. Le genre d’homme que personne ne venait déranger. Alors qu’une péronnelle peu vêtue marchant sans être accompagnée … mais heureusement, entre sa crinière rousse, son teint basané, ses yeux blancs et ses tatouages, elle paraissait assez excentrique pour que les gens n’aient pas l’audace de l’aborder. La dénuder des yeux ? Peut-être. Mais ça, elle n’en avait pas grand-chose à faire … Et de toute façon, elle n’eut pas à supporter les regards lubriques bien longtemps.

Sortant du périmètre citadin sans réel problème, ce qui n’était pas étonnant vu la taille modeste de l’agglomération, le duo sortit bien vite de la route principale pour suivre un chemin entre deux champs. Ce fut sur ce dernier, entre des épis déjà bien formés de blé, que le rônin retira de nouveau son haut et son chapeau, reprenant l’apparence avec laquelle la jeune démente l’avait vu pour la première fois, via les yeux du riffleur. Semblant connaître la route qu’il empruntait, le tueur marcha sans hésiter, de longues minutes … Jusqu’à une grange. L’éloignement de cette dernière par rapport aux habitations était à la fois compréhensible, et pourtant, quelque peu étrange, mais on pouvait se dire qu’effectivement, si la personne possédant le champ vivait en ville ou même en périphérie, faire des allés-retours lors des récoltes pouvait être pénible … et entreposer là ses récoltes et outils se montrait plus pratique. En outre, elle voyait parfaitement pourquoi il avait choisi cet endroit … c’était calme. Isolé. Personne pour entendre des armes blanches qui s’entrechoquent. Ou des cris. L’assassin ouvrit une des petites portes, de taille humaine, du bâtiment, et rentra sans la fermer derrière lui. Ce fut la jeune démente qui s’en chargea, quelques instants plus tard. La grange était sans surprise. Grande. Du foin entreposé ici et là, en tas plus ou moins ordonnés. Une mezzanine, devant laquelle, au plafond, avait été accrochée une poulie dont pendait une corde. De quoi monter de lourdes charges à l’étage sans avoir à passer par l’escalier. Des outils, rangés par fonction dans un genre de râtelier personnalisé par son propriétaire. Et un assassin, au milieu de tout ça, qui défaisait la cordelette tenant son chapeau pour l’envoyer avec négligence sur un tas de paille à côté de lui.

Donc tu es venue …
Tu m’as l’air surpris.
Je t’ai dis que j’allais te tuer. Et cet endroit aurait pu être un piège.
Hey, me demande pas de jouer à la plus fine … La stratégie, l’intellect, c’est pas trop mon truc, pour le moment.
« pour le moment » … dommage.
Le natif fit crisser ses deux lames en les sortant de leurs fourreaux, observant un instant les reflets de la lumière qui passait par les espaces entre les planches disjointes du plafond, avant de lever les yeux. Je suppose que tu n’en auras jamais l’occasion.
Pour quelqu’un qui me donne l’impression d’être plus jeune que moi et qui n’a pas encore réussi à tuer autre chose qu’un noble tout gras, deux-trois servants, deux civils et peut-être un garde mal formé, je trouve le postulat … présomptueux ?


L’assassin ne répondit que par le mépris, alors qu’il se mettait en garde. Supposant que la discussion était terminée, la jeune folle roula des épaules, en faisant craquer une avec un petit sourire de plaisir. Sans s’en cacher, elle fit sortir deux jets de sang de ses plaies aux poignets, qui vinrent « déposer » deux boules de taille moyenne dans ses paumes. Impossible de dire lequel des deux fit le premier mouvement, mais ce qui était sûr, c’est qu’ils allaient plus ou moins à la même vitesse lorsque, d’un geste large mais élégant, l’assassin tenta de sectionner le cou de la demoiselle de son katana afin de la raccourcir d’une tête. « brisant » son corps pour le faire se pencher à l’extrême vers l’arrière, la jeune masochiste sentit la lame passer à quelques centimètres de son visage en lâchant un ricanement, et se redressa en pivotant pour aussitôt détourner, d’une paume dans laquelle la boule de sang servait de protection, la lame secondaire qui lui aurait sinon facilement crevé un rein. Mais aussitôt empêchait-elle ce coup qu’un autre, du katana de nouveau, s’abattait sur elle du dessus. Ouvrant sa main libre au-dessus de sa tête, elle laissa le katana frapper en plein dans la sphère vermillon, qui l’arrêta … Et referma ses doigts dessus. Sentant que son sabre était bloqué, l’assassin tenta de lui ouvrir horizontalement le ventre : elle se recula tout juste assez pour n’écoper que d’une entaille large, mais peu profonde. Lorsqu’il tenta ensuite de la poignarder, elle bloqua le wakizachi, de la même façon que le katana. Il s’écoula quelques secondes, durant lesquelles les deux restèrent bloqués, en pur duel de force … Avant qu’un sourire tordu ne vienne se refléter sur le visage des deux adversaires.

Et sinon … Une fois privé de tes beaux joujoux, tu vaux quoi ?
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:30

Il fallut vraisemblablement quelques secondes au natif pour comprendre ce que la jeune femme voulait dire. C’était à minima 4 fois trop, étant donné que juste après sa phrase, elle lui décocha un coup de genoux dans le ventre qui le fit ployer, sans pourtant lâcher ses armes. Mais de fin filins sortirent des poignets de la démente, et vinrent former des lames de scalpel pour venir se planter dans les avant-bras du natif : ce dernier se recula juste à temps pour n’écoper, sur son bras non protégé, que d’une coupure mineure. Serrant les poings en regardant la jeune démente qui tenait toujours ses armes, il grogna entre ses dents.

Rends-moi ça.
Mhhh, laisses-moi réfléchir … Non.


La jeune folle ne lui donna cependant pas l’impression qu’elle allait retourner ses lames contre lui : elle se contenta de les jeter derrière elle, et de se jeter sur le jeune homme pour lui envoyer son poing dans la figure. Si le natif s’était attendu à cette stratégie, ce fut assez difficile à percevoir de l’extérieur, car il n’esquiva l’attaque qu’avec grande difficulté. Levant, en revanche, presque tout de suite ses poings devant son visage dans une garde improvisée plus qu’efficace, il dévia une droite qui aurait dû lui toucher le crâne, et envoya son propre poing droit directement sur la joue de son adversaire, la frappant de plein fouet au point de lui faire pivoter la tête et le torse entier sur le côté. Cependant, la jeune femme ne recula que d’un bas, et ricana légèrement en s’essuyant le bord des lèvres avec le revers de sa main.

ça t’amuse, qu’on te fasse du mal ?
Oh, chéri … « amuser » est une version tellement innocente de ce que ça provoque en moi.


L’assassin ne répondit que par un grognement, et déplia son bras pour frapper une nouvelle fois, ratant cette fois de peu sa cible, qui glissa sous son bras pour mettre un coup de coude dans son ventre exposé. Titubant un peu en reculant, se tenant le ventre à cause de cette attaque proche du foie, il eut besoin de quelques secondes pour reprendre contenance, montrant clairement ses dents et grognant un peu de déplaisir. La jeune masochiste, au contraire, semblait aux anges …

Alors chéri ? Si t’as pas un joujou bien dur dans chaque main, t’es plus capable de satisfaire ?
Toi je vais vraiment te faire avaler tes propres dents …


Un éclat de rire répondit à la provocation, suivi d’une nouvelle frappe dirigée vers le visage. Mais cette fois, la petite guerrière sanglante ne parvint pas à toucher sa cible, qui se déporta sur le côté, lui saisit le bras, et la frappa de sa main libre. Déstabilisée par le coup, l’élue ne se priva pourtant pas de répliquer, tirant avec force le bras qu’on lui tenait pour attirer son adversaire à elle, et l’accueillir d’un coup de boule puissant. L’assassin recula, une main sur le plexus à l’endroit où il avait reçu l’attaque, mais pivota sur lui-même pour mettre un coup de genoux dans la hanche de la masochiste. Les deux reculèrent, se remirent en garde, s’observèrent … Puis la sadique eut de nouveau un sourire mauvais et un ricanement, l’assassin sembla durcir ses traits en un rien de temps, et ils se jetèrent de nouveau l’un sur l’autre.

Le fait qu’ils soient tous les deux très peu protégés donnait, d’une façon ou d’une autre, une dimension brutale à ce corps-à-corps sauvage, où chacun rendait coup pour coup, négligeant assez souvent sa sécurité pour se contenter de répliquer plus fort que l’adversaire. Pourtant, plus ou moins rapidement, une tendance se dessina dans l’affrontement … L’assassin voyait presque toutes ses attaques toucher au but. Là où lui déviait certains coups, en esquivait d’autre ou se contentait de prendre une distance de sécurité, la jeune femme était toujours sur l’offensive, mais laissait des ouvertures grosses comme des maisons dans sa garde. La chose se ressentit particulièrement lorsque, pivotant d’un demi-tour sur lui-même tout en mettant un genou à terre, l’assassin se saisit d’un poing dirigé vers son visage et le tira par-dessus son épaule, vers l’avant. La jeune femme, déséquilibrée, fut forcée de se ramasser sur ses épaules : il se releva brusquement, lui saisissant une jambe de sa main libre, et la souleva avec un cri pour l’abattre sur son genou. Bien exécutée, cette technique pouvait briser le dos d’une personne. « bien exécuté » sous-entendait que la personne en question tombe au bon endroit sur le dos, ce qui n’était ici pas le cas : elle avait au contraire reçu le coup en plein ventre … Mais si une côte ou deux n’avaient pas subi de dégâts sévères au moment de l’impact, son diaphragme et son foie en revanche devaient l’avoir mauvaise. Pourtant, la première chose que fit la jeune femme à terre fut de lui envoyer son coude dans le tibia, lui tirant un cri de douleur plus puissant qu’il n’aurait voulu l’admettre. Reculant en lui laissant assez de temps et de distance pour pouvoir se relever sans être inquiétée, l’assassin plissa les yeux en dévisageant la jeune malade, qui s’ébroua les cheveux … puis se tourna vers lui avec un petit sourire.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:31

Tu te laisses attaquer à dessein … je me trompe ?
Mhhh. Plus on me cogne, et plus les pouvoirs de ma race s’activent. Et plus mes pouvoirs s’activent …
D’un bond, elle venait de refermer la distance qui les séparait, et balança deux coup de poings que l’assassin dévia dans des directions opposées … avant de se rendre compte qu’il venait d’ouvrir grand sa garde. Plus j’suis forte !

Sans lui laisser le temps de se préparer, elle lui expédia un coup de pied dans le ventre assez puissant pour le décoller du sol et le faire reculer d’au moins 5 mètres, l’envoyant à terre grâce à sa force brute. Se faisant légèrement craquer le cou, elle l’observa se relever en vacillant, avant de foncer vers elle avec un cri de rage. Mais lorsqu’il tenta de lui mettre un coup de poing en plein visage, plutôt que d’esquiver, elle se pencha en avant, mettant un coup de boule dans le poing fermé. Si ce dernier s’arrêta net, en même temps que l’individu derrière, il suffisait de voir le visage du rônin pour savoir que l’attaque – en quelque sortes – lui avait fait très mal. Probablement les articulations qui encaissaient mal le choc … sans surprise, le poignet n’était pas fait pour ce genre de choses. Pourtant, lorsqu’elle tenta de lui mettre deux coups de poings et un coup de coude, il dévia les deux premières attaques, et se contenta d’esquiver la troisième, glissant légèrement sur le sol pour se reculer. Pieds écartés, un bras en diagonale parallèle au torse et l’autre replié pour avoir le poing au niveau du menton, il changea sa position de garde, rendant la guerrière perplexe pendant un instant … mais piqua en même temps sa curiosité et son envie. Levant ses poings devant elle comme une boxeuse, elle tenta de lui envoyer trois autres mandales, qui furent cette fois toutes esquivées par des mouvements mesurés de l’assassin. Provoquant l’énervement de son adversaire, il dû glisser à côté d’environ 4 autres attaques rapides, avant qu’elle ne tente de faire un lariat qu’il ne pourrait tout simplement pas esquiver d’un cheveux en se déportant sur le côté ou l’arrière.

L’attaque parvint à toucher sa cible, même si au dernier moment, cette dernière leva les avant-bras devant elle pour « bloquer » le coup et empêcher de prendre des dégâts au torse ou à la tête : forçant avec un cri, la jeune femme l’envoyait tout simplement voler en arrière, l’envoyant rouler-bouler au sol sur quelques mètres … Mais elle réalisa son erreur lorsqu’il cessa ses rotations, l’assassin s’étant arrangé pour finir avec un pied et un genoux à terre. Elle l’avait renvoyé sur ses armes. Sans même faire attention. Toutes ses esquives avaient servies ce but … elle eut envie de grogner de frustration. Mais l’heure n’était pas réellement à cela : alors qu’il ramassait ses armes et se relevait avec un air mauvais, elle observa ses environs un instant … et vit, dans le râtelier, une fourche. Propulsant un filin de sang vers cette dernière, elle la tracta jusqu’à elle, et s’en saisit à deux mains … Pour la brandir devant elle, et parer plus ou moins maladroitement l’attaque que le rônin venait de lancer, courant vers elle et bondissant pour lui abattre ses deux lames sur le crâne. Le bois de l’outil agricole ne résista pas à la violence du geste, et si la jeune sacrieur n’encaissa aucun dégât elle-même, elle se retrouva avec deux bâtons un peu plus longs que ses avant-bras en main, la tête de l’outil heurtant le sol avec un bruit métallique. Le tueur l’observa avec un petit sourire ironique, lui laissant quelques instants de répit … Mais contrairement à ce à quoi il s’était attendu, la rouquin lui rendit son sourire, et eut un brusque mouvement du bras pour tenter de le frapper à la figure avec le bâton. Reculant de quelques pas, le samouraï sans maître releva ses sabres … pour assister à quelque chose d’étrange.


Sado-maso ? Je dis pas que tu sais pas te battre chérie, mais … c’est mon tour de penser que tu devrais me laisser ta place.


Nan … j’ai envie d’m’amuser encore un peu.

Faisant ressortir du sang de ses avant-bras, la jeune femme fit remonter les deux filets de sang jusqu’à bout des bâtons qu’elle tenait … Et forma les cognées de deux haches courtes, se basant sur un modèle qui avait clairement plus été songé pour fendre des crânes que des bûches. Il aurait volontiers pris le temps d’observer également la façon qu’elle avait d’enrouler, puis de durçifier son sang autour des manches pour les rendre également plus robustes, mais elle ne lui permit pas vraiment : avec un cri digne d’une berserker des plaines à l’aube d’une bataille, elle se jeta sur lui, prête à en découdre, et se mit à attaquer en désynchronisant totalement ses bras.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:32

En soit, l’assassin devait reconnaître quelque chose : la jeune femme qu’il affrontait savait tuer. Pas de façon aussi raffinée et / ou efficace que lui, mais elle savait tuer. Et combattre. Lui qui préférait normalement ne placer qu’un coup, si ce dernier pouvait lui assurer la victoire, il était ici obligé de dévier une pluie d’attaque qu’elle ne le laissait pas réellement « interrompre » : jouant de ses haches avec une habileté presque surprenante, la masochiste utilisait ses deux armes de façon synchronisée, mais indépendante : pour un peu, deux guerriers très bien coordonnés auraient pu lui faire face. En prime, malgré la force évidente qu’elle mettait dans les coups, elle rivalisait avec lui sur le domaine de la vitesse, variait énormément ses angles d’attaque, et utilisait les deux armes de fortune de façon à ce que les katanas ne heurtent jamais que les parties protégées des manches, lorsque ce n’était pas les cognées. Le résultat était particulièrement pénible pour le rônin, forcé de se la jouer défensive s’il ne tenait pas à ce qu’on lui fasse sauter un bras, ce qui pourrait arriver avec une facilité terrifiante, remarqua-t-il alors qu’une hache ripait contre son wakizachi et ratait son biceps de peu.

Une partie de ce qui l’énervait tant chez sa jeune adversaire était sa tendance à l’empêcher de se saisir de ses haches pour les en priver : pour chaque fois qu’il plaçait ses sabres en garde, elle faisait un pas en arrière, et dès qu’il bloquait une attaque, une autre suivait, l’empêchant d’exécuter le geste qu’il voulait sans se prendre un coup. Ceci dit, il mit très peu de temps à s’adapter à la danse étrange des membres de la jeune folle, et alors qu’il bloquait une énième attaque avec la base de la lame de son katana, il propulsa le bras de son adversaire vers l’autre, et tenta de percer sa garde avec sa lame courte, visant le crâne de la rouquine. Cette dernière vit l’attaque arriver, mais ne se pencha visiblement pas assez vite : elle recula avec un petit cri, et resserra ses haches contre elle-même, tâtant la plaie en restant sur la défensive pendant quelques instants … avant de finalement laisser son visage. L’assassin eut un large sourire. Ce n’était rien de « profond », mais il lui avait ouvert pratiquement de la narine à la tempe, en bifurquant au niveau de la joue.

Tu t’adaptes plutôt vite … hun ?
C’est un fait. Tes attaques sont relativement imprévisibles … mais ton rythme est trop régulier. Se calquer dessus est presque un jeu d’enfant.
Hun.
Frottant son menton pour essuyer un peu le sang qui coulait dessus, la jeune psychotique eut un sourire mauvais alors qu’elle secouait la tête. C’est que … D’habitude, les gens meurent bien avant de se calquer sur quoi que ce soit … mais bon. J’pense que t’avais raison dragonne.
… Pardon ?



A la bonne heure … t’inquiète pas. Tu t’es bien débrouillée.



Le rônin lâcha un juron sur un ton assez irrité lorsqu’il vit, une nouvelle fois, un flash englober le corps de la jeune femme pour le faire disparaître et le remplacer par … une autre femme. Mais celle-ci, à la chevelure plus ordonnée et à la tenue – à peine – moins légère, ne lui ressemblait pas du tout … Enfin. Presque. Les yeux étaient les mêmes. Les tatouages aussi, si on faisait exception du visage. En fait, à la réflexion … c’était purement et simplement la version femme du dragon d’un peu plus tôt. Mais ce qu’elle avait dans les mains le fit ricaner …Car en fait de haches, dont les « manches » tombèrent à terre de façon sonore, la reptile dégaina deux katanas … cassés. Levant son arme principale encore intacte – sans montrer la légère surprise qu’il avait à constater que les deux sabres avaient le même type de garde que les siens – vers sa nouvelle opposante, il pencha la tête sur le côté.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:33

L'artiste


Univers d'origine : Enombrya (univers inventé personnel)
Prénom : Haïzen
Sexe : Femelle
Âge : 77# ans (âge exact inconnu)
Race : Furry - Dragonne
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux longs et raides, roux, encadrés par une paire d'oreille longues et de cornes.
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Un mini-short, un débardeur noir, une bande de tissus autour du bras, des ceintures de chaîne, des bandes de tissus autour de la poitrine (optionel), deux katanas brisés à la ceinture.
Corpulence : Musclée
Taille et poids : 1m75 pour 95 kilos
Teint de la peau : écailles écarlates.
Emplacement du sceau :  Inconnu (peut-être sur le dos de la main gauche, mais avec ces mitaines ...)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, canine sur-développées, air perpétuellement carnassier.
référence complète


Bien que la reptile soit, à l’origine, apparue « en garde », vu que l’assassin avait cessé tout mouvement en la voyant, elle s’était progressivement décontractée, se redressant légèrement sur ses appuis.

Tu peux changer de forme autant de fois que tu le désires … Je te renverrais tout de même dans cet « autre monde » où tu sembles définitivement plus avoir ta place qu’ici.
Oh, n’est-il pas mignon dans sa menace de mort … à moins que tu n’aies voulu être intimidant ? Dans ce cas-là je m’excuse, mais je ne suis pas certaine que tu ais été très convaincant.
Tsss, tu peux jouer d’autant de bravades qu’il te sierra, elles non plus n’ont pas beaucoup d’effet. Qu’aurais-je à craindre d’une guerrière dont les deux lames ont failli leur maîtresse ?

La dragonne baissa les yeux vers Zen et Zen, et fit pivoter ses deux katanas brisés dans ses mains, haussant les épaules en relevant les yeux. Ce ne sont pas les armes qui ont failli leur maîtresse, mais le contraire … Mais deux moitiés de lame seront amplement suffisantes pour te défaire. Après tout, tu as bien réussi à peiner contre le riffleur et Sado-maso, sachant que l’une est un peu trop fougueuse pour son propre bien et cherche les coups … et que l’autre ne doit pas avoir plus d’une moitié de cerveau.


Il dit qu’il t’"emmerde, grognasse mécréante."


Moi aussi je l’aime …
Il faudrait sincèrement songer à cesser de parler dans le vide … mais qu’importe. En garde.
Mhhh ? Je suis déjà en garde, mon grand.
La dragonne haussa des épaules lorsque l’assassin plissa les yeux, ses bras lâches retombant le long de son corps alors qu’elle pivotait très légèrement sur le côté. Crois-moi, vu ta position à toi, non seulement j’ai le temps de te voir venir, mais aussi sûrement de me préparer un petit café.

L’assassin natif secoua légèrement la tête sur le côté, alors que son corps tout entier s’inclinait légèrement vers l’avant … Mais brusquement, la reptile leva ses deux armes en les croisant dans une position particulière, et un quart de secondes plus tard, le katana intact de l’assassin les percutait avec violence, faisant légèrement ployer la demoiselle, mais lui tirant un sourire étrangement doux.

Tu vois, qu’est-ce que je t’avais dit ? Et au passage … On aime ça, les attaques surprises ?

L’assassin ne répondit rien, et tenta plutôt d’utiliser sa lame courte pour éventrer horizontalement son adversaire : cette dernière fit un bond en arrière tout en déviant la pointe de l’arme, lâchant un ricanement en se réceptionnant avec souplesse. Poussant un grognement de frustration, le rônin s’élança vers l’avant, tentant de l’attaquer des deux flancs à la fois en refermant horizontalement ses lames sur elle, mais avant qu’il n’ait pu même commencer à refermer proprement ses bras, la dragonne mimiqua sa posture, et bloqua son katana et son wakizachi en plaçant les encoches à la base de ses lames dans celles des lames de l’assassin. Et avait qu’il ait pu faire un geste pour se dégager, elle fit également un pas vers l’avant, et lui mit un coup de tête brutal, qui le fit reculer tout en le sonnant un peu … Mais alors qu’il peinait ne serait-ce qu’à rétablir son équilibre, elle fendit, tentant de lui performer le ventre avec une de ses lames cassées : il dévia l’attaque à la dernière seconde, à grand-peine. Et sous ses yeux perplexes, quelque chose d’étrange se produit … Il n’eut pas l’impression que la dragonne effectuait un mouvement « différent ». Tout faisait partie d’un même ensemble, d’une seule volonté, tout semblait être la conséquence de la même action … Et pourtant, il dû dévier les deux lames écourtées au moins une bonne dizaine de fois, et reçu trois ou quatre coupures de gravité assez minime … Sauf si on considérait qu’elles avaient touché son égo. Finissant sur un pied, une lame pointant vers le sol et l’autre vers le plafond, la lame brisé expira profondément, puis leva les yeux vers lui … Et lui adressa un sourire d’une douceur surprenante, vu qu’elle venait de lui donner l’impression qu’elle voulait le tuer.

En tout cas … Tu es très loin d’être mauvais, ça c’est pour sûr … Un peu impulsif, mais pas mauvais ~
Et vous, vous changez de style de façon beaucoup trop drastique … J’ai été pris par surprise. Ça ne se reproduira plus.
Qui sait, mon jeune ami … qui sait.


Dernière édition par Haïzen le Sam 21 Avr - 23:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:35

Ils n’eurent besoin que de 5 échanges supplémentaires. Cinq fois où, soit l’assassin, soit l’ancienne moine se jetèrent sur l’autre pour l’attaquer, faisant s’entrechoquer les lames et danser les corps, sans pourtant qu’une goutte de sang supplémentaire ne soit répandue. Et ce n’était pas faute d’être agressif : les deux cherchaient à sectionner tendons, à découper les muscles ou à sectionner ne serait-ce qu’à moitié des articulations … Mais aucun coup n’atteignait son but, et les deux combattants restèrent simplement à distance, s’observant mutuellement en haletant. Cinq échanges … Et pourtant, ils avaient déjà l’impression de tout connaître chacun de l’autre. La lame brisée finit par se redresser légèrement, et souffler alors qu’elle rengainait ses armes, les passant dans les encoches dédiées de sa ceinture.

Ce n’est pas très recommandé de faire cela … Surtout face à un adversaire qui porte encore ses armes.
Oui … Mais à quoi bon ? Ce duel va simplement se terminer à l’épuisement, à ce rythme … Et je ne suis même pas certaine duquel de nous deux est le plus fatigué.
L’assassin resta silencieux, comme s’il n’avait rien d’autre à faire connaître que son approbation. De toute façon … Je pense que je vais te tirer ma révérence ici. Encore une autre version de moi veut t’affronter, et … J’avoue ne pas me sentir de lui refuser ce petit plaisir.
Encore ? Mais combien de formes as-tu donc ?
Nous sommes 6, en tout. Mais celui-là n’est … Pas vraiment comme le reste. Enfin, nous sommes tous différents, mais … Tu verras bien. Oh, et si tu meurs … saches que j’ai beaucoup aimé ce combat, même s’il a été un peu écourté pour des raisons scénaristiques.
… Je ne suis pas certain de comprendre ce que tu viens de dire … mais tu t’es bien battue également.


Une nouvelle fois, la dragonne lui offrit un sourire qui lui provoqua des réactions étranges … Le rônin ne savait pas pourquoi, mais elle lui donnait l’impression d’être fière de lui. Et, encore plus étrange que cela … Il était heureux qu’elle ressente une telle chose à son égard. Mais il se garda bien de le montrer, alors qu’un nouveau flash de lumière semblait englober l’incarnation de l’écailleuse … Qui laissa place à un homme. Un roux. Coiffé en bataille. Les cheveux maintenus vers l’arrière par un bandeau. Mais sa tenue à lui était étrange. Déjà, il ne montrait pas la moindre once de peau, à l’exception de son visage. Il avait des lunettes de forme et couleur étranges autour du cou, ce qui pouvait s’apparenter à des … plaques d’armures sur un bras, l’épaule, et les tibias. Le reste était fait d’une matière que le natif ne connaissait pas. Sans grande surprise, lui aussi avait les yeux blancs, et ces tatouages noirs … Ils variaient entre les humains et les dragons, semblait-il. L’assassin releva légèrement sa garde, ne voyant pas d’armes à la ceinture de cet homme … Ou en avait-il plusieurs ? Elles n’avaient pas l’apparence d’armes blanches … Il portait un couteau au niveau d’un des mollets, qu’il récupéra d’ailleurs en pliant la jambe … Avant de sortir de son dos un genre de tube métallique allongé à la forme étrange. L’observant faire sans comprendre, le natif le regarda fixer son Ka-bar sous le canon de son fusil à pompe, mettre en joue … Puis, tourner l’arme vers le mur, et presser la détente. La chevrotine partit avec une détonation, et réduit le bois en purée sur un cercle assez peu large, tirant un soupir de déplaisir au mercenaire, et faisant légèrement retourner l’assassin … Mais ce dernier vit très bientôt son vis-à-vis se tourner vers lui, l’air passablement remonté.

Le fossoyeur


Univers d'origine : planète Cryptum, an 3450 du calendrier chrétien, ère futuriste (équivalent à W40K)
Prénom : Haïzen
Sexe : Mâle
Âge : 7## ans (âge exact inconnu)
Race : Humain
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux mi-longs et raides, roux, tenus par un bandeau vert
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Combinaison / tenue de combat de Kevlar, renforcée par plusieurs protections métalliques, assortie de poches d'équipement, ordinateur portatif intégré dans le bracelet métallique protégeant un des avant-bras, rangers et protèges-tibias blindés, lunettes de protections multifonctions et protection respiratoire pendant sur le torse ou en place sur le visage.
Corpulence : "Correcte"
Taille et poids : 1m75 pour 79 kilos
Teint de la peau : Pâle
Emplacement du sceau : Inconnu (peut-être sur le dos de la main gauche, mais avec ces gants ...)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, porte parfois son masque à gaz, air perpétuellement carnassier
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Okay, alors écoutes-moi bien parce que je répéterais pas. Je suis assez furax d’être là. Déjà j’aime pas qu’un connard avec ma gueule ne ternisse ma réputation. Ensuite les autres « moi » ont pas arrêté de prendre des coups ici et là, et c’est à moi de faire cicatriser toute cette merde parce que je peux, et ça m’emmerde. En plus, soyons honnêtes, de toute façon j’avais besoin de péter la gueule à un type, et ça m’dérange pas spécialement que ce soit toi, même si dans l’absolu, si j’t’avais voulu mort, j’aurais pas fait de tir de sommation. Et enfin, ce qui me casse le plus les couilles dans toute cette affaire, c’est que j’ai l’impression d’être le seul – avec le marchemort, qui est un peu la pire des raclures d’avoir fermé sa gueule pendant que les autres se battaient – à avoir compris ce qui se passe ici, et sachant qu’on est supposés tous être surdoués, ça me donne honnêtement envie de décalquer des gueules.
… Hein ?
Ah, j’oubliais. J’ai au moins deux millénaire et quart d’avance technologique sur toi. Du coup tu captes probablement pas la moitié de c’que j’débite. Mais soyons franc : j’en ai rien à foutre. Je t’avais dit que j’étais énervé ?

Le rônin plissa les yeux un instant, cherchant à déterminer si son adversaire était sérieux … Avant de pester entre ses dents. J’ai vraiment l’impression d’avoir tenté d’être conciliant. Je ne t’ai même pas blessé, dans la taverne. Je ne t’ai pas tendu de piège lorsque tu m’as poursuivi. Je t’ai même conduit ici pour pouvoir combattre tranquillement. Mais espèce d’enfant de catin, je t’assure que je vais t’éventrer.
Aaaaah … Parfait, on l’est tous les deux.


Dernière édition par Haïzen le Sam 21 Avr - 23:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:36

Le sourire sadique du fossoyeur avait quelque chose de troublant. Et pas uniquement le fait que le rônin le reconnaissait comme pouvant être le sien. Non … Contrairement au bourreau plus tôt, à la jeune folle ou à la dragonne, ce sourire … comment dire. Il faisait « trop » naturel. Etait trop spontané. L’épéiste l’ignorait, mais c’était tout simplement parce que le mercenaire face à lui n’avait pas « juste » eu l’occasion d’être sadique ici et là … Faire preuve de cruauté, exposer à nue une nature malsaine et violente, éprouver de la joie dans le massacre, c’était là le cœur même du métier qu’il avait exercé durant un certain nombre de décennies, même si les deux dernières étaient celles où les choses avaient le plus empiré. Ou s’étaient améliorées, selon le point de vue … Rares étaient les corbeaux tornades qui regrettaient de mériter les insultes que leurs lançaient parfois une victime aux tripes mieux accrochées que les autres, alors pourtant que ces dernières étaient arrachées, brûlées, suspendues au mur ou données à manger à des chiens. Et les fossoyeurs étaient la lie des corbeaux tornades, les membres de la compagnie dont l’état psychologiques les rendait dangereux pour absolument tout le monde, et qu’on préférait parfois voir « tués durant l’action » plutôt que de retour, même avec une mission couronnée de succès. Une section de chiens de guerre rendus fous par la violence, ivre de cette dernière, et incapable de continuer à vivre sans la répandre. Et Haïzen, entres autres grâce à ses états de services, ses performances physiques et intellectuelles, et sa capacité à se faire passer pour quelqu’un de « civilisé », s’était hissé à la tête de cette division de près de 1700 personnes.

Mais tout ça, l’assassin l’ignorait. Tout ce qu’il voyait, c’était un homme, qui lui ressemblait beaucoup trop à son goût, et qui actionnait la pompe de son fusil pour charger une nouvelle cartouche. Il ne prit pas trop le temps de réfléchir : en une fraction de seconde, il s’était jeté sur son adversaire avec l’intention de le découper horizontalement. Mais le mercenaire, un peu à sa surprise, esquiva l’attaque sans mal d’un grand bond en arrière. Lorsqu’il percuta le sol, il chuta, mais se baissa de façon à faire une roulade, et se repousser d’un bras pour finir un genou à terre et torse droit … Mettant le fusil en joue, et visant le natif. Ce dernier poussa un grognement, et bondit sur le côté, exposant le flanc sur lequel tout son bras était protégé. La chevrotine lui érafla les chaires de façon douloureuse, mais le coup n’eut rien de mortel, et ce n’était pas parce qu’il n’était pas en plein dans la cible. Le mercenaire actionna de nouveau la pompe, mais dû tirer la cartouche qu’il avait chargé sur une autre cible que le rônin : ce dernier s’était saisi d’un seau à terre, et lui avait jeté vers la figure avec force. Explosant l’objet de bois en plein vol, le rouquin du futur changea la position de ses mains sur son fusil et le fit pivoter immédiatement, bloquant une attaque du dessus qui lui aurait fendu le crâne. Sans trop de difficulté, il modifia encore l’angle de l’arme à feu pour également bloquer le wakizachi qui cherchait sournoisement à l’atteindre par le flanc.

Poussant sur ses jambes pour se relever tout en faisant reculer son adversaire, le mercenaire para deux, trois coups de sabre consécutif, avant de parvenir de nouveau à activer sa pompe. Cependant, ayant visiblement bien compris le fonctionnement de l’arme, le natif l’empêcha de diriger le canon vers lui, frappant à nouveau via plusieurs angles, jusqu’à ce que ses deux sabres ne se trouvent contre le métal dépoli et usé de l’arme à feu, sur la gauche du mercenaire. Ce dernier tira une grimace, observant son adversaire dans les yeux en luttant pour l’empêcher de rapprocher ses armes un centimètre de plus.

T’es un emmerdeur. Tu le sais ça ? Tu sais que je suis pas supposé parer des putains de sabres avec ce truc ?
Tu as eu le choix de tes armes. Si tu t’en sers mal, ce n’est pas mon problème.
Ah oui ? Voyons donc ça.


Le natif fronça les sourcils, perplexe … Jusqu’à ce que le mercenaire ne lâche son fusil d’une main, glissant le doigt contre la gâchette pour appuyer dessus. Le fusil, à peine maintenu et sans la moindre trace d’épaule pour encaisser son recul, fut propulsé vers l’arrière par la détonation … Et la crosse percuta le visage du natif avec violence, lui tirant un cri de surprise, de déplaisir et peut-être un peu de douleur. Désorienté par l’attaque, il ne reprit plein pied dans la réalité que lorsque la baïonnette s’enfonça dans sa main nue, lui tirant un autre cri et le forçant à lâcher son katana. Le fossoyeur retira son arme sans chercher à lui maltraiter la main plus que cela, et se servit de nouveau de son fusil pour dévier une attaque portée avec le sabre courte : profitant de l’ouverture dans sa garde que le rônin avait provoqué avec son geste, il lui abattit son fusil dessus pour le frapper avec la crosse, avant de lui mettre un coup de pied bien appuyé dans le torse pour le repousser en arrière et le faire chuter. D’un coup de botte, il envoya ensuite le sabre glisser plus loin dans la grange, et maintint son vis-à-vis à terre en joue, actionnant la pompe de son flingue une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:37

C’est bon ? T’abandonne ?
Le rônin observait l’arme qu’on lui pointait dessus avec méfiance. Il avait connu des positions plus avantageuses. Pourtant, le coup de feu redouté ne venait pas … autant jouer le jeu. J’abandonne.
Parfait !
Relevant son arme et actionnant la pompe, mais pour cette fois la maintenir enclenchée, il introduisit un doigt dans l’arme pour en virer la douille qui était enclenchée, avant de prendre la ceinture qui était accrochée au canon et à la crosse de l’arme pour la repasser dans son dos, en bandoulière. Se dirigeant vers le sabre non loin, le mercenaire eut un soupire. Honnêtement, ça m’arrange. Si t’avais pas dit oui j’aurais dû te refaire le portrait façon Dereck, ça aurait été moche.

… Je te demande pardon ?



Alors qu’il s’approchait de l’arme blanche, le fossoyeur eut un sourire mauvais. L’assassin, dans son dos, s’était relevé … il l’avait entendu.

Tu peux répéter ?
Pourtant c’est plutôt clair … J’aurais dû te frapper, en particulier au visage, à tel point que ton faciès tuméfié aurait ressemblé à celui de feu Dereck lorsque j’en avais fini avec lu-


Sans avoir le temps de terminer sa phrase, le fossoyeur avait décroché le couteau de son fusil, et avait pivoté pour parer le wakizachi, qui avait tenté de le trancher à la nuque. Le fait qu’il avait son arme blanche à portée de main était un fait que le rônin ignorait totalement, ne l’ayant pas vraiment regardé lorsqu’il manipulait son arme, mais même s’il avait su, il n’aurait pas agi différemment. Faisant glisser sa lame contre celle de son adversaire, le rônin tenta de planter son vis-à-vis de trois façons différentes. Les deux premières furent déviées, de peu. La troisième fois, il parvint à lui entailler le flanc, pas assez profondément à son goût … Mais il reçut une droite particulièrement appuyée en échange. Voyant quelques étoiles pendant un instant, l’assassin dût cligner des yeux à deux ou trois reprises face au mercenaire, mais prit une seconde pour l’observer … Encore ce sourire sadique.

Tu sais, en soit … Que tu veuilles pas abandonner, au final, ça m’arrange. Parce que j’avais vraiment envie de péter la gueule à quelqu’un.

Le rônin poussa un grognement de frustration, alors que face à lui, l’homme du futur bougeait légèrement sur les côtés, poings devant le visage tel un boxeur, tenant son couteau avec la lame du côté du petit doigt. Et malgré l’étrangeté, aux yeux du natif du moins, de cette pose, il ne put s’empêcher de reconnaître qu’elle était efficace : pratiquement aucune des attaques qu’il lança ne parvinrent à destination, mais à chaque fois qu’elles le firent, c’était pour causer des blessures mineures, et recevoir en échange des coups de poing brutaux. Le mercenaire ne comptait pas le tuer. Et malgré cette différence, il semblait tout de même en position de l’emporter … Fatigué, les idées troubles à cause du nombre de coups qu’il avait reçu à la tête, l’assassin finit par pousser un cri de rage et chercher à se jeter sur son adversaire, qui parvint à lui saisir le poignet de la main par laquelle il tenait son wakizachi, et lui tordre, sans réussir à lui faire lâcher. Fermant le poing, le rônin voulu lui coller une droite, et y parvint avec succès, mais la blessure que portait sa main le fit crier de douleur presque plus fort que celui qui avait reçu le coup. Ce dernier, par ailleurs, vint également se saisir de son second poignet, et le força à écarter les bras. Les deux hommes luttèrent un instant, se regardant dans les yeux, grognant sur le même ton … Avant, subitement, que le fossoyeur ne finisse par mettre un coup de boule propulsé par tout le haut de son corps à son vis-à-vis. Ce dernier relâcha la tension dans presque tous ses muscles, titubant un peu … Mais le second coup de tête, à peine moins violent que le premier, lui fit perdre connaissance avant-même qu’il ne touche le sol.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:47

Pour un samouraï, être fait prisonnier et rendu dans l’impossibilité de combattre ou prendre sa propre vie était considéré comme un déshonneur, du style que seul le suicide pouvait peut-être racheter. Mais un rônin n’était plus digne du titre de samouraï … Et l’assassin aux yeux blancs avait bien compris que l’honneur n’était pas la vertu qu’il sacrifierait sa vie à cultiver, au contraire. Aussi, lorsqu’il émergea, ce ne fut pas l’idée qu’on lui ait témoigné de la pitié, comme si on prouvait sa faiblesse, qui l’énerva le plus … Non … C’était juste le visage fermé, mais clairement pas assez endommagé à son goût, du mercenaire face à lui, à quelques pas. Et l’impossibilité totale de lui faire regretter de l’avoir laissé en vie. L’assassin prit son mal en patience, se contentant de tirer sur ses liens … Il était attaché à un des piliers centraux du bâtiment. Ses mains, jointes au niveau des poignets par un lien, n’avaient aucune marge de manœuvre. Le bois du pilier était sec et assez ancien, mais en bon état : aucune chance de le briser par sa seule force, vu l’épaisseur.

Après, de toute manière, considérer le contexte était une bonne idée … Personne ne viendrait déranger, ici. C’était pour ça qu’il avait choisi ce lieu, après tout. Inutile d’appeler à l’aide. Inutile de chercher à se libérer de force … le bon point, c’était qu’il n’avait reçu aucune nouvelle blessure depuis sa mise hors-combat par l’autre hurluberlu. Ou bien ce dernier comptait le torturer, ou il avait besoin de lui vivant … Peut-être un genre de mélange des deux. Mais le vis-à-vis de l’assassin, malgré son expression pour le moins irritée, ne semblait pas réellement attendre autre chose que son réveil. Pas dans l’immédiat, en tout cas … autant voir comment les choses se développeraient en reprenant un peu connaissance. Le fossoyeur avait renversé un tonneau sur lequel il s’était assis, mais ne semblait pas particulièrement satisfait de son siège … Probablement le manque de dossier. Joignant les doigts, il finit par soupirer profondément, puis se masser le front. Sans lever les yeux vers son captif, le mercenaire prit enfin la parole.

Tu sais que tu nous mets dans une merde noire ?
… Ah … Toi et les 3 ou 4 compagnons que tu as dans ta tête.
5. Alter égos. Dimensionnels. Tu sais ce que tu es, par rapport à moi ?
Plus beau.

Le fossoyeur leva deux yeux hébétés. Et rien que pour la qualité de son expression de surprise, le natif déclara que cette action en valait la peine. … Honnêtement ? Elle était légitime. Discutable, mais légitime. Mais non. Je parlais du « pourquoi on a la même bobine ». Ta suggestion ?
Et bien … la tienne, en réalité.
Ça fait moins de différence que tu ne le penses, mais continues.
Tu es un assassin … Ou quelque chose de ce genre … Avec la capacité de changer d’apparence physique. Et tu me copies. Mais ce n’est pas cela, n’est-ce pas ?
C’est la théorie du riffleur, ça, et même si elle peut sembler logique, je pense qu’il l’a évoqué parce qu’elle a un côté de déjà vu (en français dans le texte).
… Pourquoi tu as pris cet accent étrange ? Et qu’est-ce que c’est, du français ?
Laisses tomber, j’ai horreur du 4ème mur, du coup je le tague de temps en temps, eeeet tu ne sais pas ce qu’un tag.
Le mercenaire lâcha un soupire, et secoua la tête, passablement fatigué. ça va être PLAISANT de discuter avec toi. Bon. Ouvres grand tes esgourdes et gardes bien à l’esprit que tout ça n’est qu’une théorie … qui a été corroborée par plus ou moins absolument tout depuis ta rencontre.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:48

Le fossoyeur ouvrit une des nombreuses poches qu’il avait autour des mollets, et en sortit un petit étui métallique. De ce dernier, il tira un cigare de diamètre et de longueur raisonnable, dont il trancha le bout à l’aide d’un coupe-cigare intégré à l’étui. Sortant ensuite d’une autre poche un zippo tout à fait old school – mais dont le carburant, bien moins volatile que l’essence, pouvait l’alimenter pendant des dizaines d’années – et coinçant le morceau de tabac entre ses dents, il en alluma le bout, inspira un grand coup pour faire rougeoyer l’embout du symbole phallique qu’il avait entre les lèvres, et souffla un nuage de fumée compacte et sombre par les narines.

Bien … Imagines … Une … Maison. Avec de nombreux étages, les uns au-dessus des autres.
S’ils ne l’avaient pas été, j’avoue que j’aurais eu du mal à me représenter la maison en question.
T’es un petit malin toi, hein ?
Le fossoyeur offrit à son vis-à-vis attaché un grand sourire, avant de faire grésiller le bout de son cigare, puis de tirer une mine subitement beaucoup plus froide. Mais si tu pouvais fermer ta gueule ça m’arrangerait. Pour en revenir à ma maison, chaque étage est isolé, sans escalier pour accéder aux autres. A chaque étage, la vie s’est développé, des mondes se sont bâtis, des empires ont émergé puis se sont effondrés … bref. Chacun a développé son histoire sans la moindre interaction avec les autres. Puis, un jour … vient l’étage nommé « Kosaten ». Un étage de merde, si tu veux mon avis.
Je n’en voulais pas spécialement.
Un endroit où des zigottos assez puissants qui se font appeler « dieux » se font un malin plaisir à aller sélectionner des individus dans les autres étages, et à les transporter ici sans leur demander leur avis afin qu’ils fassent leurs corvées sans la moindre forme de rémunération ou compensation, avec en prime une petite marque pour dire quel larbin appartient à quel « dieu ». Fut un temps, chez moi, on appelait ça des esclavagistes … Mais je suppose que autres lieux, autres mœurs. Bref, vos divinités piochent des gens dans les autres étages, et les transportent ici … C’est le concept des élus. Tu sais où ça part en couilles ?
Tu existes.
Oh, joli ! Dramatiquement pas assez précis, du coup si ça se trouve tu veux dire autre chose que ce que je comprends, mais en attendant, joli. Effectivement. Tu sais pourquoi il y a plusieurs étages ?
J’ai déjà du mal à ne pas m’endormir, mais puisque je n’ai pas la liberté de bouger ou me déplacer et que je n’ai aucun moyen de te bâillonner, dis toujours ?
Eh eh, pourquoi tu crois qu’t’es attaché, justement ? Mais prenons un exemple concret.
Sortant une pièce d’un crédit universel d’une autre poche de sa tenue – pourquoi il avait gardé de l’argent de chez lui restait un mystère – et la montrant au natif, le fossoyeur referma le poing, la tenant en équilibre sur son pouce et son index … Puis, d’une brusque détente du pouce, l’envoya voltiger en pivotant dans les airs, et la rattrapa avant qu’elle ne touche terre. La claquant sur le dos de sa main, il observa le résultat, et pencha la tête sur le côté. Hun. Face.
… Et alors ?
Et bien … avant que je tire cette pièce, nous étions dans un étage. Les choses suivaient leur cours, les gens allaient et venaient, le monde était en marche. Imaginons qu’avant de lancer cette pièce, j’ai posé une condition. Pile … Tu vis. Je te libère, ici et maintenant. Je te rends tes armes, et te laisse libre de tes mouvements. Tu pars dans ta direction … conduit ton existence.
Une perspective des plus douces …
Effectivement. Face … Je prends ton Wakizachi, et je t’ouvre la gorge. Ensuite, je te frappe le crâne à coups de machette jusqu’à être certain que tu sois bien mort, et que moi, je me sois assez défoulé. Toujours aussi engageant ?
Le silence du natif tira un rictus railleurs au fossoyeur, qui haussa les épaules. C’est pour le bien de l’exemple coco, je ne perdrais pas mon temps à te parler si je voulais te buter.
J’aurais presque des doutes, vu à quel point tu sembles aimer t’entendre parler.
Touché ! Mais que je veuille ta mort ou non, on s’en bat les couilles coco, j’étais en train de t’expliquer la théorie du multivers.
Tsss …
La lassitude qui se lisait sur le visage du natif était tout ce qu’il y avait de plus authentique, alors qu’il laissait sa tête pencher vers l’arrière et percuter doucement le pilier de bois. Prenant une seconde ou deux, il finit par laisser son crâne retomber, et regarder son vis-à-vis quasi identique. Bon … Pour le bien de la théorie, nous étions dans un étage. Et ensuite ?

Le sourire du fossoyeur s’élargit de façon disproportionnée. L’assassin disait vrai : il adorait s’entendre parler.
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MessageSujet: Re: Sextuple "Je"   Sam 21 Avr - 23:49

C’est simple. Soit je te laisse libre. Soit je te tue. Et si je te tue – pour le bien de la théorie – ici et maintenant, alors je t’empêche de procréer, de te reproduire. Tous les êtres que tu rencontreras, tous ceux que tu aimeras, haïra … Les écrits que tu laisseras derrière toi, les paroles inspirantes que tu sortiras à des gosses. Les régions dont tu prendras les rênes pour les élever, ou les pays que tu foutras à feu et à sang … Tous ces éléments seront libérés à jamais de ton existence future. Ce que tu as fait aujourd’hui, hier, et depuis ta naissance subsistera, et aura ses conséquences. Mais tout le reste ? Évaporé. Envolé, disparu, à jamais perdu dans un infini de probabilités statistiques qui ne se réaliseront plus puisque l’élément déclencheur de leur réalisation, c’est-à-dire toi, aura été supprimé de l’équation. Tout ça … Parce qu’une pièce de monnaie est tombée sur face.
Oui … Tuer un homme, ce n’est pas que mettre un terme à sa vie … C’est aussi lui voler tout ce qu’il était, le voler à tous ceux qui le chérissaient, et empêcher tout ce qu’il aurait pu devenir. Je connais cette leçon.
Et je vais probablement t’apprendre un truc qui va te faire regretter de l’avoir apprise par cœur. Et si je te disais qu’elle est fausse ?
Je ne te croirais pas.

Le fossoyeur eut un ricanement désagréable, et hocha doucement la tête. L’esprit déteste être contredit dans ce qu’il prend pour vérité. Ça le déstabilise, fragilise sa vision calme et pure d’un monde qu’il pensait saisir correctement, et en prime, la plupart du temps, le contre-avis est mal ammené, ce qui a tendance à braquer …
Tu veux bien m’expliquer pourquoi tu m’as dis que ce que je disais était faux, au lieu de palabrer pour rien ?
Eh, j’y viens, j’y viens. Vois-tu … Au moment où la pièce est toujours dans ma main, nous sommes dans un étage. L’univers est un, calme et indivisible. Rien de spécial. Mais à la picoseconde où mon pouce envoie à la pièce l’énergie pour s’envoler … Tu es à la fois mort, et vivant. Un peu comme un chat de Schrödinger, même si tu ne vas pas saisir la référence. Notre étage se … dédouble. Comme un type, devant un miroir qui se met progressivement à renvoyer l’image d’un gars qui agit différemment. Et lorsqu’elle retombe et que la confirmation de ta vie ou de ta mort est là, BOUM ! Enfin non. La divergence se fait sans que personne n’en ai la moindre idée, sans perte d’énergie, sans rien. Et pourtant … il y a désormais deux étages. Un où tu vas vivre. Et un où je suis en train de te tuer. Deux lignes désormais parfaitement séparées, aux futurs probablement similaires, mais pourtant différents.
Fascinant. Qu’est-ce que j’en ai à faire ?
Simple. Applique ce principe depuis la création même de la création toute entière. A l’époque où il n’y avait rien dans le ciel, pas de terre, pas d’océan … Et où brusquement, tout s’est mis à existé. Imagine chaque « pile ou face » qui s’est écoulé depuis cet époque. Lorsqu’un météorite a décidé de percuter une planète plutôt que de passer à côté. Lorsqu’une particule radioactive a fait muter une espèce d’une façon et pas d’une autre. Lorsque l’univers s’est agencé de façon à ce qu’un dieu naisse, et pas un autre. Toutes ces lignes différentes, toutes ces divergences … Tous ces possibles futurs, pour moi, c’est ça, la théorie du multivers. Bien sûr, ce n’est qu’une théorie, et même si le déplacement d’une dimension à une autre serait un solide moyen d’en attester, je n’ai pas vraiment de « preuve » concrète et tangible que c’est ça. Si ça se trouve, les lignes n’ont jamais été communes et les évènements étaient destinés à se produire d’une façon ou d’une autre dès l’origine … Mais c’est moins intéressant.
Je vois … ça ne répond pas à pourquoi tu penses que tu es un crachat à la face de cet « étage ». Au moins tu en es au courant, c’est déjà cela, ceci étant …
Mhhh … Certains se sont pris des coups de genou dans le nez pour moins que ça, coco. Et ils n’étaient pas attachés. Mais la réponse est simple … Multiples étages. Issus de possibilités différentes s’étant réalisées, d’énormément de hasards … Et pourtant, me voilà. Haïzen. Et voilà mon alter égo dragon, qui vient de son propre monde. Haïzen. Et voilà aussi son alter-ego féminin à lui, dont la différence la plus majeure semble être l’absence de pénis : Haïzen. Etcetera, etcetera, je vais pas tous te les refaire …
S’approchant du rônin, le fossoyeur s’accroupit face à lui, son sourire perturbé sur le visage alors qu’il haussait les épaules, puis posait les avant-bras sur ses cuisses. On a quelque chose de particulier. Quelque chose qui nous fait exister dans de multiples univers à la fois. Qui fait qu’un ensemble d’évènements, de personnes, et de conjonctures doit mener à la création d’un être … Moi. Toi. Nous. Haïzen. Et ça, c’est super bizarre. Ton existence ne fait que le confirmer. Parce que tu es un Haïzen aussi, n’est-ce pas ?
Le natif garda le silence pendant quelques secondes, observant les yeux blancs du tueur de masse avec les siens. Puis, il lâcha un soupire, et laissa sa tête retomber vers le sol. Donc en gros …Je t’ai entendu débiter tout ce blabla ... Pendant presque un quart d’heure … Juste pour que tu me dises que nous sommes la même personne dans deux mondes différents ?

Le sourire du fossoyeur s’agrandit de façon encore moins naturelle. Et le natif fut saisi d’une irrépressible envie de lui mettre une claque. Encore que, irrépressible … il ne pouvait pas, l’un dans l’autre.
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