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Minois charmants et mauvais tempéraments
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MessageSujet: Minois charmants et mauvais tempéraments   Jeu 31 Mai - 20:59

HRP:
 

Il faisait chaud, dans ce fichu pays. Chaud, et sec. En temps normal, un Haïzen n’était pas spécialement « dérangé » par ce genre de choses, vu le peu de vêtements dont ils se couvraient … Le seul véritable ennui était le fait que justement. Si le riffleur, l’artiste et le marchemort étaient tout le temps torse nu, c’était parce qu’ils (ou en tout cas les deux premiers) dégageaient assez de chaleur pour se passer en permanence d’une ou deux couches de vêtements à ce niveau-là. D’où le fait que la jeune Sado-maso, à l’image de ses comparses, était … Peu vêtue, de manière générale. Et pourtant, elle parvenait tout de même à trouver le climat trop écrasant et lourd à son goût. Bien sûr, c’était parfait pour se faire foncer la peau … Mais cela ne correspondait pas vraiment à ce dont elle avait envie. Le pire, c’est qu’il ne faisait même pas – si – chaud que ça … Mais comparé à Fuyu, où le marchemort avait passé quelques semaines avant de redescendre vers les territoires neutres, il fallait le dire. Il faisait chaud, quand même.

Voyageant au gré de l’inspiration et des désirs du groupe, Haïzen suivait une logique simple : faire quelques dizaines, parfois centaines de kilomètres, faire une pause à un endroit donné, s’installer là quelques temps, parfois exercer ou apprendre un métier auprès d’un artisan histoire d’empocher quelques yens, puis repartir. Les raisons des départs étaient … variables. La moitié du temps environ, le groupe finissait simplement par s’ennuyer, d’autres versions voulaient « sortir », la région ne plaisait plus. Et l’autre moitié … Souvent, une bagarre laissait aux rouquins le choix entre une cellule, ou la route, sans retour dans les environs pour un bout de temps. Si le marchemort, la lame brisée ou le fossoyeur parvenaient à se « tenir » en société, ce n’était pas vraiment le cas du riffleur, qui buvait comme un trou et prenait la religion trop au sérieux, de l’artiste, dont les très mauvaises habitudes de piliers de comptoir avaient la vie dure, ou de Sado-maso … qui avait trop tendance à prendre trop ouvertement les gens pour des cons, pour le dire franchement.

A fuyu cependant, c’était le fait que le mort-vivant refuse de s’identifier comme élu de la patrie, mais ne soit également clairement pas un natif qui avait joué en sa défaveur : ces quelques problèmes d’intégrations avaient causé des rixes dont il s’était sorti avec quelques peines, lorsqu’il s’était arrêté dans les villages. Dommage en soit, car les trajets en dehors de ces derniers étaient calmes, froids, silencieux … Des éléments qui le ravissaient tout simplement. En plus d’avoir quelques péripéties improbables, mais intéressantes sur le chemin. Enfin … Fuyant gardes et poursuites, il avait laissé sa place à la jeune folle au bout de quelques kilomètres après sa dernière tentative de retour à la vie « civilisée » du pays de l’hivers, et elle avait poursuivi le trajet, quittant par la même cette terre inhospitalière. Certes, il avait fallu qu’elle tue un sanglier, dans le cuir duquel elle s’était fait une belle paire de bottes de fourrure et de quoi se couvrir les épaules, en plus d’en manger la viande … Mais au moins, à l’étape suivante, personne ne l’avait enquiquiné.

Sado-maso



Univers d'origine : Monde des douze (univers de Wakfu)
Prénom : Haïzen
Sexe : Femelle
Âge : 28 ans
Race : Sacrieur
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux longs et raides, roux, tenus par un bandeau vert kaki.
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Bandages, pièces de vêtements de cuir ou de tissus brut. Marche avec des bandages autour des pieds / chevilles. Peu vêtue de manière générale.
Corpulence : Un soupçon de graisse par-dessus des muscles puissants.
Taille et poids : 1m66 pour 64 kilos
Teint de la peau : Basané.
Emplacement du sceau : Inconnu (peut-être sur le dos de la main gauche, mais avec ces mitaines ...)
Autre : Manipule son propre sang comme outil, en combat comme dans la vie de tous les jours, et ce pour de multiples applications. Fidèle à son surnom.
Référence complète


Enfin bon … La morale de l’histoire ne changeait pas : il faisait toujours bien trop chaud. Aussi, pour se soulager un peu, la jeune femme avait empaqueté ses affaires « pour le grand froid » (comprendre : ses bottes et la peau qu’elle se mettait sur le dos / les épaules) dans un genre de baluchon, avec les quelques sous qu’ils possédaient pour le moment et des provisions. Tenu dans le dos, accroché au manche d’une robuste hache qu’elle avait … « emprunté » à un bûcheron, ses affaires rendaient l’environnement tout de suite moins pénible, lorsqu’elle ne les portait pas. C’était donc dans son accoutrement habituel, léger mais suffisant pour qu’on la considère « pudique », qu’elle était entrée dans un énième village anonyme des territoires neutres, et s’était tout de suite dirigé vers son centre d’intérêt principal : la taverne. L’idée de s’enivrer était séduisante, bien que peu raisonnable … Elle verrait bien si elle se sentait de le faire en cours de route. Poussant, en tout cas, la porte du bar avec un petit soupire de satisfaction en sentant les effluves d’alcool, de nourriture et de gros tas pas lavé lui percuter le visage – rien que de très familier, donc – elle s’approcha avec nonchalance du bar, posant les coudes dessus et attendant que le tavernier ne finisse de servir une table pour lui faire signe. L’homme, qui avait l’air relativement grognon par nature, ne lui décocha pas un sourire, et lui demanda ce qu’elle désirait avec un ton bourru qui explicitait bien à quel point lui désirait avoir moitié moins de clients, même si ça ne ferait pas vraiment tourner les affaires.

S’en suivirent deux minutes de négociations pour obtenir une chambre, de préférence qui donnait sur l’allée principale du village, à un prix pas trop déraisonnable, que la sado-masochiste fut obligée de sortir sa bourse pour prouver qu’elle pouvait payer. Finissant par lui dire de ranger son argent, et qu’elle paierait au moment de monter – s’il lui restait toujours assez de liquidités, sous-entendu qu’elle n’avait pas tout bu avant - le tenancier lâcha un petit grognement en lui servant une bière à peu près fraiche, avant de reporter son attention sur la table qu’il avait servi, avant l’arrivée de l’élue. Il y avait des personnages hauts en couleur, dans cette taverne … Mais ce qui semblait l’irriter était la présence de 4 hommes robustes, dont les tenues de voyage pratiques et de bonne facture, et les armes bien entretenues, ne trompaient pas sur leur nature de soldat. Vu leur teinte de peau, ils étaient probablement Seikajin, et eux aussi tiraient grise mine. Lorsque la rouquine s’enquit à voix basse sur le sujet de leur démise, le tenancier se tourna vers elle avec une expression farouchement mécontente, et grommela un « ça a l’air d’être mes oignons ? » sur un ton si froid qu’il aurait pu faire peur à des enfants. Haussant les épaules en feignant le manque d’intérêt, la jeune femme leva sa chope de bière, en vida une partie du contenu, et soupira par le nez en se relevant. Une voix bourrue lui demanda poliment de ne pas poser de soucis … Elle n’y prêta pas plus d’attention que lui n’en accordait visiblement à l’envie de fidéliser sa clientèle avec un sourire aimable et de bonnes manières. Non pas qu’elle voulait se battre, ceci dit … Encore que ? En tout cas, elle décida de donner priorité à sa curiosité sur sa sécurité, et s’approcha à pas lents et silencieux avec sa choppe, la buvant en affectant d’avoir la tête dans les nuages.

[…] qui nous permette de les localiser ? Même pas … Je ne sais pas, le rapport d’un espion ? Quelque chose ?
tu as entendu comme moi l’officier éclaireur l’autre jour. « Si dans 3 jours ils ne sont pas interceptés, ils auront déjà potentiellement franchi la frontière. Potentiellement 5.
Ce n’est pas … Mademoiselle ?
Nous avons des individus infiltrés chez ces stupides nordistes depuis des lustres, mais même pour sauver leur propre derrière, ils ne seraient pas capable de faire un effort ?
Calmes-toi, Kim. Mademoiselle ?
Ah, effectivement … Madame ? La sacrieur tentait du toutes ses forces d’affecter une mine particulièrement détachée en observant la poutre qui se trouvait au-dessus de la porte, mais le soldat vint lever un bras pour claquer des doigts devant ses yeux, la forçant à leur accorder son attention. Qu’ils avaient déjà, mais elle aurait préféré rester incognito. Nous vous en serions gré si vous pouviez vous éloigner un peu. Nous avions une discussion sérieuse, mais confidentielle.
C’est vrai qu’elle avait l’air importante. Il se passe quelque chose de grave ?
En effet, la nation du phénix toute entière est en danger ou peu s’en faut, et c’est en partie pour cela que vous nous rendriez service en nous évitant de perdre du temps à vous expliquer un problème qui ne vous concerne pas.
Ou alors, vu qu’il y a visiblement besoin d’une version pour la folle du village, débarrassez-nous le plancher tout de suite.
Ignorant cette dernière remarque, la rouquine se tapa du doigt sur les lèvres … Avant de hocher négativement la tête. Je suppose que c’est pas votre empereur qui a perdu sa femme ? Petite amie, peut-être ?
Et c’est pas vrai …
Non, quelque chose nous a été subtilisée. Des troupes rouges parcourent les territoires neutres pour essayer de la retrouver.
Subtilisé par … Des gens de Fuyu ? Hasarda la jeune femme, qui eut un petit sourire lorsque le silence lui répondit.
Ce ne sont vraiment pas des affaires dans lesquelles nous avons la moindre envie d’impliquer des civils, et encore moins d’une autre nation. Pour la dernière fois, allez consommer ailleurs.
Le marchemort


Tu devrais les écouter, ça risque de dégénérer un peu trop fort.


Bon, bon … Mais, juste pour savoir, les Fuyujins que vous cherchez … Ils formaient un convoi ? Genre avec un gros chariot, 3 canassons et 7 fantassins ?

La rouquine fit un petit bond en arrière lorsque 2 des 4 hommes se levèrent brusquement de leurs chaises, ces dernières raclant le parquet inégal avec un bruit tonitruant. Mais quand bien même elle avait augmenté la distance de sécurité, elle avait un sourire espiègle sur le visage, satisfaite d’avoir soit excité les passions, soit touché dans le mille. Ceci dit, le sourire se nuança lorsqu’un d’entre eux, qui n’avait jusque-là pas pris la parole, dégaina son épée. Nuança, mais sans ne disparu pas.

Veuillez nous suivre. Sans résister.
Oh, une invitation ~ Mais même si c’est tentant … ça vous dérangerait de pointer ce truc ailleurs ?
Hey ! Soldats ou pas, j’pense que ça arrangerait tout le monde ici si vous alliez causer votre grabuge ailleurs !
Vous ne savez pas ce qui est en jeu, aubergiste. Bien plus en tout cas que cette taverne toute entière. Bien plus que ce village dans son intégralité, à vrai dire …
Okay, okay, la copine de l’empereur tout ça, très grave, mais votre épée …
On a pas le temps pour ce genre de foutaises ! Dites-nous ce que vous savez, MAINTENANT, cria le soldat face à elle en se saisissant de son poignet avec brusquerie.

Certaines personnes sont capables de réfléchir à un niveau particulièrement profond, vis-à-vis de différentes choses … Leur contexte personnel, mais aussi celui plus général de la situation présente, voir même parfois, percevoir les évènements dans leur globalité. En certains temps, et en certains lieux, ces personnes sont capables d’avoir le recul nécessaire pour envisager la « bonne » solution, peu importe le point de vue, et pour agir dans la bonne direction. Parfois, qu’importe le prix, et qu’importe le courage nécessaire. Ces personnes sont, à la naissance même d’un conflit, capables d’avoir le mot, le geste nécessaire pour améliorer la suite des évènements dans son ensemble, et non juste ce qui va se passer pour eux. De passer outres les actes d’une minorité, de dépasser un tort qui leur a été fait, pour empêcher que d’autres soient commis par les multiples partis en présence, sur des échelles parfois incontrôlables.
Sado-maso n’était pas une de ces personnes, et ce n’était pas un de ces moments.

Dans un premier temps, elle chercha (de façon logique) à dégager son bras, en le levant légèrement, lentement, à cause de la poigne de fer du garde qui cherchait à la contraindre. Quelques secondes s’écoulèrent ainsi, les deux fournissant un effort visible, la rouquine ne l’emportant que de peu, et parce que le soldat était dans un état d’épuisement plus avancé que le sien. Mais brusquement, l’équilibre des choses se rompit : d’un geste brusque, elle lui mit un coup de poing dans la gorge, lui coupant le souffle, et retourna sa prise pour lui tordre le bras et l’envoyer à terre. Avant même sa chute cependant, elle lui arracha son sabre de la ceinture, et s’en servit pour dévier la lame de son collègue derrière lui. Les deux épées s’entrechoquèrent à trois reprises, la troisième envoyant une volée d’étincelles sur le plancher de bois, avant que la rousse ne recule d’un bond, tenant toujours son adversaire en respect de son arme, ce dernier ne pouvant la suivre à cause de son collègue à terre.

Vous n’avez pas idée de la gravité de la situation, jeune fille …
Et vous n’avez aucune légitimité à me donner d’ordres ou à me commander de la sortes : je ne suis pas de votre nation, ni même une soldat, et ce territoire n’est pas le vôtre.
Au diable cela, vous ne comprenez pas ? Ce n’est pas à propos de nous quatre, ou de vous, mais des nations de seika et fuyu en entier !
La parole du soldat provoqua un léger émoi dans la salle, plus alimenté par la peur pure et dure qu’autre chose. Pourtant, la jeune hémomancienne se contenta de ricaner, et de jeter l’épée à terre. C’est ironique, on dirait que vous parlez d’une histoire de traité de paix, ou je ne sais quoi … Sauf que ce genre d’affaires demande de la diplomatie, et vous n’en avez eu aucune. Tant pis, je suppose …

Se détournant, la jeune rouquine sortit de la taverne en poussant la porte d’un coup de pieds, la faisant claquer contre le mur, et s’approcha de la façade de la maison qui se trouvait de l’autre côté de la rue. Se mordant d’un coup sec la langue, elle mit ses deux mains devant elle, paumes vers le haut, et fit sortir de sa bouche un petit fouet de sang, avec laquelle elle frappa sa chaire pour l’ouvrir. Ravalant son sang, elle leva les poignets, et en fit partir deux nouveaux jets tentaculaires. Ces derniers, qui semblaient plus constitués d’un liquide visqueux que de sang réellement, s’accrochèrent au toit du bâtiment, et en l’espace d’une seconde, elle se tracta jusqu’à ce dernier, et monta dessus. Elle marqua une petite pause pour fermer les yeux, inspirer profondément, puis tout relâcher entre ses dents, arquant un petit sourire narquois … Elle se sentait profondément satisfaite, l’un dans l’autre.

Mademoiselle ? Dernière chance.

Et la soirée qui ne faisait que continuer de s’améliorer … Se retournant, elle observa la silhouette du soldat, quelques mètres en dessous, tout en rappelant dans ses veines son liquide vital. Il semblait petit, d’ici … Un de ses collègues arrivait à la porte, les deux derniers prenaient sûrement soin l’un de l’autre. Enfin, celui ayant reçu le coup de poing dans la gorge était pris en charge par l’autre, plutôt. Sautant légèrement vers l’avant en écartant les cuisses, la jeune femme passa ses mains devant son aine, et se réceptionna sur les poignets, jambes dans le vide … avant de poser son bassin, et de juste s’asseoir.

Descendez d’ici, suivez-nous, et dites-nous ce que vous savez sur ce convoi. Je vous assure que ce n’est pas une affaire triviale …
Je note l’absence totale de « s’il-vous-plaît » dans la demande ~
Parce qu’il n’y en a pas. C’est un ordre, jeune fille, pas une proposition.
Vous n’avez pas l’autorité de me donner d’ordre, mon cher.
Non ? Mais je possède tout de même amplement les moyens de vous faire venir, s’il le faut.
Et qu’est-ce que vous allez faire ? Sauter jusqu’ici, me mettre une grande claque, et me ramener par la peau des fesses ?
Moi ? Non. Mais quelqu’un qui peut, en revanche …
Bien sûr, bien sûr … écoutez, je ne tiens pas spécialement à attendre toute la nuit ici qu’il se montre, doonc … si vous voulez bien m’excuser ~
vous le regretterez.
Je vous croie, je vous crois ~, lâcha la sacrieur en roulant en arrière pour se relever après une roulade arrière particulièrement fluide, si on considérait son départ arrêté.

Jouant à écarter en grand les bras telle une équilibriste, elle fit quelques pas sur le toit de la maison … La nuit tomberait dans une heure, peut-être moins … Elle pouvait bien aller traîner quelque part, histoire de tuer le temps, puis revenir quand les soldats auraient quitté les lieux pour demander sa chambre. Dommage pour les soldats, elle était quasi certaine qu’elle aurait pu leur fournir des renseignements intéressants … Mais bon.

* *
*

… 45 000 yens ?

ça ne m’étonne pas. On parle de quelqu’un en mission pour l’armée, après tout, peu importe le pays, le monde …


Oui, enfin … quand même … Meeeeerde, ça c’est pas de veine … Vous pensez qu’il en a fait placarder beaucoup, des avis de recherche avec ma tête et cette somme en dessous, en ville ?

Vu qu’on vient de voir le gamin le placarder au mur ? Probablement pas. Mais passer la nuit ici me semble compromis.


Voir la soirée … Observant autour d’elle, la jeune élue nota un couple qui, après l’avoir vu, pressait le pas en affectant de se voiler le visage avec leur manteaux. Elle siffla entre ses dents, soufflant par le nez. … ‘Faut espérer que celui qui peut nous chopper, il est en vacances quelque part ailleurs … Parce que le climat devient mauvais, dans la région.
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MessageSujet: Re: Minois charmants et mauvais tempéraments   Ven 1 Juin - 19:01



Minois charmants et mauvais tempéraments...
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Quelle belle vie en étant titré chasseur de primes officiel de Seika ! En effet, notre cher grognard de Baskerville avait tant rendu service au peuple du désert, qu’il avait pu dénicher cette rentable réputation, qui, mine de rien, lui offrait pas mal d’argent. Et dire que c’était un fuyujin ! S'ils le savaient… Ah ! Ils ne le sauront pas ! Zwei le cachait bien avec son foulard rouge autour du cou. Cela lui donnait un p’tit côté aventurier, en plus. Notre louloup, bien que très admiré, était surtout connu pour son caractère grincheux, sa vulgarité et sa brutalité. On le surnommait le “Bigby”, soit un gentil raccourci de “Big Bad Wolf”. Surprenant qu’ils puissent connaître l’anglais d’ailleurs dans l’coin.

Ah ! Oui c’est vrai, c’était l’Basky qui leur avait appris. En fait, ce que vous ne savez pas, c’est que not’ élu, là, il faisait ça pour son profit. En fait, tout avait commencé alors que le lieutenant du clan écarlate avait insulté un péquenaud de “Bitch”. Donc forcément, cela avait intrigué quelques imbéciles, qui étaient venu vers lui pour lui demander des leçons de langue, qu’évidemment le garou avait accepté humblement pour l’élégante somme de 300 yens par mot. Ah oui, mais on rigolait pas avec lui, il aimait pas ça, et il le montrait bien ! C’était pas sa voie, l’éducation, alors forcément, il demandait un paquet d’frics, et ça marchait bien !

Bref, comme d’habitude il faisait chaud, mais beaucoup moins que sur le territoire rouge ! Zwei avait finalement décidé de quitter les lieux pour venir voir les terres neutres proches, où des p’tits gars seikajins cherchaient un convoi de bâtards d’adorateurs du dragon bleu, qui avaient, à priori, volé quelque chose de très important aux yeux peuple du phénix. Au point de dire que la nation était en danger… Donc forcément, on avait demandé le Baskerville, qui était pas mal reconnu comme étant un parfait bagarreur. Non mais, soulever des maisons sans verser aucune goutte de transpiration, c’était pas rien ! ‘Fin pour ces natifs, en tout cas.

L’homme aux cheveux d’argents n’avait rien à faire, son boulot n’étant pas de discuter avec ces officiers seikajins, mais uniquement de venir à leur aide au cas où ils retrouveraient leurs cibles. Le traître de fuyu avait donc passé son temps à vagabonder autour du p’tit village où s’était arrêté le groupe, jusqu’à la soirée. Et là, quelque chose d’intéressant…

En effet, alors qu’il déambulait les ruelles de cet endroit tranquille, et écoutait le chant des cigales, son regard fut attrapé par un gamin qui avait du mal à accrocher une affiche de recherche. S’approchant de lui en silence, mains sur les hanches - bien dommage que sa robe n’ait pas de poche - il fixa longuement le dessin fait pour représenter l’hors-la-loi qui se trouvait être une femme. Plutôt mignonne en plus, avec ses cheveux roux, et ses yeux… Blancs ? En voilà de l’originalité ! Le néo-seikajin haussa un sourcil, pensant qu’il ne pourrait certainement pas foutre une belle tarte à une aussi belle demoiselle, à moins qu’elle se comporte comme une pute, et le prenne pour un con. Poussant un long soupir, il tourna la tête et…

En voilà quelle surprise ! Elle se trouvait là, à regarder une affiche, elle aussi. Elle semblait parler seule… Voilà qui était étrange. Plissant des yeux, le lycanthrope se glissa derrière elle, capuche sur la tête assombrissant une grande partie de son visage. La tête haute, et son ombre s’élevant sous les yeux de la dame, il leva la voix :

Hey. C’est pas toi sur l’affiche ?

Sans attendre une potentielle réponse, il poursuivit avec un ton plus sévère, la voix légèrement aggravée pour la touche d’autorité :

45 000 yens… C’est beaucoup dis-moi…

Il attrapa le papier violemment, pour ne pas dire l’arracher du mur, et tourna la femme vers lui, ses pupilles affinées, bestialement. En effet, la lune commençait à se faire haute dans le ciel qui noircissait doucement. Son côté garou crépitait encore timidement en lui.

Je suis désolé pour toi, mais je vais devoir t’emmener.

Son visage naturellement grimaçant, il poussa un léger grognement, pour bien montrer qu’il rigolait pas. Ce n’était pas en faisant les beaux yeux qu’il allait la lâcher, ô ça non ! Il se tenait droit, fier, quelque peu hautain sur le faciès...


 
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MessageSujet: Re: Minois charmants et mauvais tempéraments   Mar 5 Juin - 20:59

Il y avait deux genre de situations possibles. Celles où on manquait de bol, qui pouvaient arriver de façon récurrente. Et celles où un dieu (que nous appellerons le Karma, la destinée, ou un sacré gros fils de ****, mais ce ne sont que des exemples) vous regardait avec un sale œil, et décidait d’enchaîner les crasses sur votre personne. Et là tout de suite ? La jeune sado-maso avait l’impression que le sacré gros fils lui jetait le mauvais œil en la regardant avec insistance, ses fesses roses et dodues bien planquées derrière son petit nuage. Pourquoi ? Parce que quelqu’un venait de lui demander si c’était bien elle, sur l’avis de recherche qui se trouvait juste sous son nez. Hors, il fallait l’avouer : pour le coup, c’était quand même un coup de manque de pot, mais du genre déterminé par la providence plus qu’autre chose.

Pourtant, ça ne voulait pas dire que la situation était grave. Enfin. Pas trop grave. Pour le moment. Tout dépendait de qui venait de lui parler, de s’il s’agissait d’une personne ou d’un groupe (peu probable, c’était déjà une bonne chose), de la force, de l’inflexibilité … Et même en considérant différentes valeurs possibles pour les variables de tous ces paramètres, il y avait moyen de s’en sortir. A moins de tomber sur quelqu’un d’aussi blasé et méthodique que cette blonde à moitié monstre qui avait voulu affronter le marchemort, et l’aurait probablement tué si elle n’avait pas de base été aussi fatiguée en arrivant sur les lieux du combat. Cependant, la poigne ferme qui retourna la rouquine sur place lui fit comprendre que ça ne rigolait pas spécialement … Même si elle ne put pas vraiment se sentir menacée lorsqu’elle posa les yeux sur le petit (bon, peut-être plus grand que son mètre 65 à elle, mais c’était un détail) chaperon rouge qui lui faisait face.

C’est vrai que ça fait une sacré somme ! J’ai même entendu dire qu’on pouvait investir dans l’immobilier, avec ça … Et pas pour un cabanon au fond des bois !

On avait vu mieux, comme manière de créer une discussion qui n’ait pas le ton professionnel du flic parlant au voleur et du voleur répliquant, mais la jeune folle ne s’était jamais tant que cela prévalue de son sens de l’improvisation … Et puis, elle voyait mal quoi argumenter d’autre face à ce qu’avait dit la demoiselle qui lui faisait face. Du moins, à ses yeux, ça choquait comme étant féminin, et dans la mesure où Haïzen était parfois assez débile pour ne pas parvenir à comprendre ses propres pensées, lire celles des autres semblait totalement exclu – sans même parler de la manière dont ils se percevaient et définissaient au quotidien, qui était loin d’être quelque chose auquel ils « pensaient » de façon générale.

Oh, vous en faites pas pour moi hein, je suis pas tant que ça à plaindre … 40 000 yens, yupe yupe ….
Le fossoyeur


Heuuum, quarante-cinq mille, cocotte.


Attendez, quarante-cinq mille ? Whaaa, le cours de l’inflation en ce moment ! C’est … Décoiffant !

Alors qu’elle faisait exprès de se frapper, du plat d’une main, le haut du front pour mimer une surprise aussi artificielle qu’étrange, la jeune sado-maso gardait l’autre dans son dos, et laissait de son poignet s’échapper un « filin » de son liquide vermeille. Ce dernier, contrôlé au globule rouge près, ne sentait rien, et se dirigeait vers le mur pour ramper de brique en brique, et lentement remonter le long de la paroi, cherchant à se diriger vers le toit ,ou à minima un endroit en hauteur.

Enfin, bon, en tout cas c’est une charmante proposition …. Encore que … Oui, non, désolée si je suis peut-être trop honnête, mais en fait non, pas vraiment …

Détournant les yeux sur le côté en tirant une petite moue gênée, la rousse descendit sa main de son front à son cou exposé, et se massa légèrement la nuque, cherchant à gérer l’embarras qu’elle ressentait à faire cette déclaration. Il était à vrai dire quasi nul … Mais être hyper expressif en toute circonstance ou presque n’était pas bourré que d’inconvénients.

La vérité, tu vois … C’est que … Même si je m’habille comme quelque chose à mi-chemin entre le clochard et la prostituée … Attention, c’est pas moi qui le dit hein. Je fais juste le … conglo … L’agglomération ? Bref, un mélange plus ou moins équitable des retours que j’ai reçu depuis que je suis arrivée ici. Chez moi c’est normal, mais … Eh, j’y peux rien si j’ai trop chaud pour porter une lourde tunique de tissus mal dégrossi … En plus je la déchirerais en un rien de temps et BREF ! Je m’égare, là. Heum … Plus que quelques mètres … Plus qu’un ou deux, à vrai dire …Donc, même si j’en ai pas l’air, j’ai un minimum de standards, et … Je dois avouer que j’ai vu … Rarement vu … Plus piètre comme invitation. Même si tu es très mignonne hein, c’est pas la question, maiiiis voilà, on ne peut pas que se fier à un visage joliment proportionné, hein ? je suis sûre de l’avoir fait un paquet de fois ceci dit … bref. Du coup, sans mauvais sentiment envers toi hein, mais je vais décliner. A … une … Prochaine fois ?

La jeune folle se posa un doigt sur les lèvres, semblant se demander si sa formulation était correcte … Avant de finalement sourire en hochant positivement la tête. Puis, brusquement, elle tira sur le filet de sang qui se trouvait derrière. Ce dernier, « accroché » au mur de briques seulement au niveau d’un point situé un ou deux mètres sous le toit du bâtiment, se tendit comme un câble, et tracta le corps tout entier de la guerrière rousse. De par sa vitesse, elle put se permettre de se laisser continuer lorsqu’elle parvint au point où se trouvait l’ancrage de sang, qu’elle décrocha au passage : poursuivant sa lancée, elle s’éleva d’asser pour pouvoir, en avançant légèrement, retomber sur les tuiles. Elle ne prit cependant pas le temps de souffler dès qu’elle sentit ses pieds toucher l’argile froide : au contraire, se mettant à courir, elle remonta la peinte du sommet du bâtiment, jusqu’à sauter pour en trouver un autre, légèrement plus bas, sur lequel elle sauta pour se réceptionner avec une roulade. Tout de suite, lorsqu’elle n’avait plus de vis-à-vis direct, la fauteuse de trouble trouvait une solution simple et efficace plus rapidement. Fuir comme une damnée, quitter la ville le plus tôt possible, céder sa place ou se terrer dans une grotte pas trop humide. Mouais, ça sonnait comme des options viables … Sautant du rebord d’un toit au-dessus d’une avenue, la sacrieur éjecta de son poignet deux filets de sang, qui partirent de chaque côté de la rue, se fixèrent aux toitures, et se tendirent pour former sous ses pieds un câble solide, sur lequel elle avança pour traverser au pas de course, avant d’arriver sur le toit d’en face et de le rétracter. Le seul souci qu’elle voyait à tout ça, c’était qu’elle ne connaissait pas les pouvoirs de la demoiselle à cape rouge à qui elle venait de fausser compagnie … Et elle espérait qu’elle n’était pas du style à être capable de faire un bond qui survolerait 3 immeubles pour lui permettre de faire un atterrissage super-héroïque juste en face d’elle.

Parce qu’après tout, franchement, ce genre de réception, c’était tout sauf ergonomique.
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MessageSujet: Re: Minois charmants et mauvais tempéraments   Mer 6 Juin - 9:56



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La femme devant lui était clairement en pleine panique. Elle commençait à parler très vite, et on pouvait facilement remarquer son embarras au niveau de son faciès, et de ses manières. Le loup restait neutre, bien qu’il n’avait pas pu se retenir de soulever un sourcil en l’entendant parler de son accoutrement, alors que ce n’était nullement le problème. Le Baskerville, qui n’était pas du genre à être très réfléchi, n’avait pas tout pigé de ce que racontait l’hors-la-loi. Cependant, il avait bien entendu l’adjectif “mignonne” qu’elle avait utilisé pour le qualifier. Bien agacé, il grogna, et s’apprêta à l’attraper, sauf que, too late, elle était déjà sur un toit plus loin.

Surpris par cette vitesse, le traître fuyujin mit un petit temps pour se rendre compte que sa cible était en train de se carapater. Se donnant une grosse claque au visage, il releva les yeux vers la lune, et décida de se laisser “corrompre” lentement, acquérant vitesse et force décuplées. Suivant son instinct de prédateur activé, une queue et des oreilles de loup apparurent, et, se mettant à quatre pattes, il prit de l’élan… Et partit à toute allure.

Il grimpait les bâtiments facilement à l’aide de ses griffes, pistait sa proie via son odeur, sautait de toit en toit sans problème, et si c’était trop loin, usait des fils de Doldee. La criminelle était réellement agile, et ses pouvoirs, très étranges, lui étaient d’une grande aide, bien que le sang rendait fou notre protagoniste qui commençait à perdre la raison, voyant à la place de cette belle dame, un délicieux chevreuil à se mettre sous la dent. Au fur et à mesure qu’il se rapprochait, son cœur battait encore plus vite, et l’élu aux cheveux d’argents se mettait à bruyamment haleter. A chaque fois que la rouquine montait un immeuble, et qu’un mur se dressait devant l’animal, la frustration accentuait davantage son hystérie. Puis soudain, tant enragé de ne pas arriver à l’attraper, il sortit ses fils qu’il accrocha à quelques mètres du toit d’en face que la tête mise à prix cherchait à prendre, et s’envola jusqu’à-ce qu’il fut assez prêt, et relâcha pour tomber sur elle, crocs sortis. Sa poitrine montait et s’abaissait au rythme de sa respiration.

Ses yeux écarquillés, ses griffes plantées dans le sol, il tourna la fille, pour la regarder droit dans les yeux. En vérité le loup n’avait plus couru aussi rapidement depuis un moment, du coup, il était carrément moins endurant, ce qui expliquait pourquoi il était aussi épuisé. Ses grondements bestiaux le rendaient encore plus agressif qu’il était déjà. La senteur du liquide rouge l’avait si excité que son côté canin avait pris les rênes de son esprit. Mais maintenant qu’il avait réussi à avoir cette petite chipie, il se calmait, doucement, puis rougit violemment en se rendant compte de la position, ma foi très subjective. Il déglutit, puis se releva vivement, en n’oubliant pas de prendre le bras de l’inconnue pour la mettre debout de force. Essayant de garder un air crédible et imposant, sa capuche tombée en se redressant, il tira la manipulatrice du sang pour la rapprocher, et la fixer droit dans les yeux un instant, sans un mot.

En fait, ça dura un petit moment. Zwei cherchait une phrase à balancer, mais il avait beaucoup de mal. Mais vu que le silence commençait à se faire gênant, le faux seikajin décida de parler, plutôt maladroit :

Tu…! TU !.... ARGH !... Grrr…

Toujours en tenant fermement le bras de l’autre d’une main, il se gratta la nuque avec celle de libre.

Je suis un homme…

Avoua-t-il timidement. Oui, c'était pas très croyable en portant une robe, mais hey, il avait un visage assez androgyne, ça devrait aller !
C’était important pour lui, comprenez le ! Bien qu’être vu comme “mignonne” n’est pas si désagréable… OUBLIEZ, OUBLIEZ !

T’es vachement rapide, putain… J’ai bien cru ne pas pouvoir te rattraper !

Se rendant compte qu'il perdait à nouveau son air sérieux, il soupira, ses oreilles lupines frémissant un peu, et sa queue se balançant comme un chien joyeux.

Hey… Dis-moi juste comment t’as pu avoir autant à ta tête… Et ton nom, aussi. Le mien c’est Zwei. Zwei Baskerville.

Était-il vraiment en train de faire connaissance avec une criminelle ? Ce n’était pas son genre normalement… À moins que… Les femmes en ce moment le rendaient tout doux, et puis franchement, elle était carrément jolie cette délinquante… ON LE PERD, ON LE PERD !

Argh ! Sérieusement ?!

Il posa une main sur sa tête, se sentant pas mal ridicule. Son objectif, c’était de la foutre en prison, il avait plus qu’à la traîner là bas, et voilà qu’il souhaitait faire copain-copine avec… Quel imbécile !

Nouveau soupir. Non, il ne voulait pas la balancer derrière des barreaux comme ça… Il voulait des explications.

Écoute, t’as pas l’air d’être très dangereuse… Surtout comparée à la tonne de gens que j’ai pu voir… Tu ressembles plus à une voleuse qu’autre chose dans ton comportement, ce qui me perturbe un peu. 45 000 balles ? J’ai vu pire avec uniquement 7000 !

Voyant qu’il serrait trop au niveau de son poignet, il décida de lâcher, et croisa les bras.

Ne me mens pas, je veux vraiment savoir. J’ai assez connu d’hors-la-loi pour voir si l’on me ment ou non.

Déclara-t-il plus froidement, bien que cela ne soit pas très menaçant dans le ton.
Est-ce que la beauté de la femelle y était pour quelque chose ? Franchement, oui. Regardez ces formes, regardez son joli visage ! Et puis elle était plutôt puérile dans sa manière de parler, ce qui la rendait pas mal attendrissante...


 
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MessageSujet: Re: Minois charmants et mauvais tempéraments   Sam 9 Juin - 14:33

Bon, visiblement, sa poursuivante n’était pas du genre à faire un atterrissage super-héroïque. Bon point pour elle. Surtout pour ses genoux. Mais d’un autre côté, le coup de décoller pour percuter sa cible au vol – précisément – n’était clairement pas non plus la chose que désirait, ou à laquelle s’attendait tout simplement la rouquine, alors qu’elle était en plein course. Percutant le sol avec un grognement de douleur, elle resta quelques instants groggy, devant cligner des yeux pour réaliser … Que la personne à ses trousses était juste au-dessus d’elle, et tirait l’innocent sourire d’un chien enragé. Déglutissant, la sacrieur observa un silence prudent, incertaine en voyant la sauvagerie de sa vis-à-vis … Mais se laissa tirer sur ses pieds lorsqu’on la releva, et resta droite, se mettant à gratter légèrement le sol de ses pieds.

Il s’écoula plusieurs secondes, qui instillèrent de plus en plus de doutes dans l’esprit de la jeune femme. Cette demoiselle aux cheveux blancs voulait … la laisser prendre la parole ? Elle ne semblait en tout cas pas vouloir le faire elle-même, mais … Qu’est-ce qu’une poursuivie qui venait de se faire attraper pouvait bien placer de pertinent ? La question ne se posa heureusement plus lorsque, au bout de quelques instants étranges, l’autre prit finalement la parole. Bon, ce qu’elle balbutia n’avait aucun sens, mais il y avait une notion de progrès effectué à prendre en compte … La laissant continuer, la tarée aux yeux blancs plissa ces derniers lorsque quelque chose de Cohérent sortit enfin de la bouche de Zwei … enfin, cohérent. Vraiment, on pouvait l’affirmer encore une fois : tout était relatif … Grammaticalement, bon, le sens était là. Mais le fond, par contre …

Eeeuuuuuuu-

Ah non. Non. N’essaie pas de la / le contredire. C’est un transgenre. T’as pas le choix. Yen a partout à mon époque des gens comme ça … Si tu fais le moindre commentaire sur son sexe, techniquement ça va être considérable comme une agression et blablabla, ça va être terriblement long et chiant … Non, fais pas gaffe, oublies, appelle-le « monsieur » et fais pas chier.


euuuu … ‘kay ? La jeune maso avait prononcé cela tout bas, de telle sorte qu’elle ne fut pas surpris de voir l’autre renchaîner comme si elle n’avait rien dit. Ceci dit … Son affirmation lui fit hocher la tête avec une certaine vigueur, regardant cependant sur le côté avec un soupire. Eeehhhh … Ouais. Loin de moi l’idée de m’estimer en position de t’apprendre quoi que ce soit cocot- … Coco, mais, ouaip. C’était le but, même, j’ai envie de dire.

Tournant de nouveau la tête vers ce poursuivant qui, d’un point de vue externe quelque peu expérimenté dans le domaine, semblait avoir quelques difficultés à gérer ses émotions, la jeune élue remarqua seulement à ce moment-là qu’elle …Qu’il semblait avoir … des oreilles et une queue lupins ? Ça, par contre, c’était assez inédit chez les natifs. Bon, ce n’était ni la première, ni la dernière bizarrerie qu’elle croiserait dans ce monde, et dans son monde, beaucoup étaient bien pire que ça côté « traits animal », mais tout de même, ça faisait un petit choc. Là, la queue remuait rapidement de droite à gauche … ça voulait dire content ? N’ayant aucune idée de que dire ou faire, la rousse laissa l’individu changer de sujet, lui demander des infos … Puis subitement sembler extrêmement frustré de quelque chose. Sans qu’elle ait la moindre idée de quoi, à vrai dire. Mais subitement, il se calma et revint poser des questions de façon posée et calme … … La dernière phrase ressemble à une crise de flemme d’écriture et de recherche lexicale. Aucun lien avec Lexi hein, par contre. Mais bref. En tout cas, le calme n’était qu’apparence, puisque la sacrieur commença à ressentir un certain inconfort au niveau du poignet … Mais lorsqu’il la relâcha purement et simplement, elle ne put s’empêcher d’être surprise. Elle put s’empêcher de rendre ça visible, ceci dit, et se contenta de se masser le poignet, un air ennuyé sur le visage … Que de questions, que de questions … Mais au moins, elle n’était visiblement pas tombé sur quelqu’un de profondément mauvais. Ou en tout cas, pas à son égard.

Et bien … Si tu tiens vraiment à le savoir … ça m’est arrivé assez peu souvent de voler, l’un dans l’autre … D’habitude, je suis plus du style à foutre le bordel, ce genre de choses … Sur mon monde, j’étais un peu cette guerrière maniaque, particulièrement douée au maniement des armes, mais instable et brutale … ça roulait plutôt bien, dans le pays où je me trouvais. J’veux dire, après tout, on était dirigés par un démon … Mais ici … Disons que, la puissance en moins, on tend à arrêter de faire les foufous. Et puis … J’ai rencontré des gens qui valaient la peine que je reste à l’écart des prisons. Pour pouvoir passer du temps avec eux. Ils sont parfois un peu désagréable … Mais je les aime bien.

Lentement, un sourire était revenu sur les lèvres de la petite sadique, qui devait légèrement lever le menton pour regarder son vis-à-vis les yeux dans les yeux. Ceci dit, ça ne la dérangeait pas : elle avait l’habitude de quelques centimètres de moins … En revanche, elle restait perplexe vis-à-vis de cette histoire de « je suis un homme » … Devait-elle suivre les conseils du fossoyeur ? à ses yeux, c’était clairement plus ce grand frère irresponsable et un peu toxico, peinant à quitter l’adolescence, qu’un modèle paternel de sagesse et d’expérience. Attention : il était sage et expérimenté … Mais quand il voulait. Et ce n’était pas bien souvent. Enfin. Elle décida de ne pas chercher pour l’instant …Autant finir de répondre aux questions, en premier lieu.

Je ne dirais pas que j’ai fait « grand-chose » … Mais avec les autorités, c’est souvent la même chose. Un mot de travers … J’me suis contentée de laisser sous-entendre que je savais des trucs intéressant à des types en mission pour … Seika, si j’ai bien reconnu l’accent. Sauf qu’ils ont été tellement rustres pour me demander les infos que j’en ai frappé un avant de prendre la fuite … ça parlait d’une histoire d’avantage sur Fuyu, quelque chose de ce genre. Je pensais pas qu’ils avaient les moyens de mettre une prime si importante … j’me demande si leur histoire pourrait vraiment déclencher un conflit majeur. Mais bon … Pas mes oignons. Je vais juste me tirer de la ville, et tracer vers … pfff, je sais pas, coinpôménuméro 247 ? je perds un peu le fil des noms, dans c’pays … du mal. ‘Fin bref, des broutilles, des broutilles … Vraiment, ya pas de quoi fouetter un chachat. Parles-moi plutôt de toi, Zwei … Tu es du coin ? J’ai vu peu de natif avec un visage aussi harmonieux, mais des cheveux argentés / légèrement bleutés sur le bout … Tu me diras, j’ai pas tout vu des trois ou quatre … ou cinq pays, hein, mais j’me dis que ça fait pas de mal de demander. Ah, oui, et aussi …

Avec un sourire enfantin sur le visage, elle se mit sur la pointe des pieds, sentant ses orteils s’enfoncer dans le sable chaud, et leva la main pour l’approcher tranquillement du crâne de son poursuivant. Il était évident, à la façon qu’elle avait d’effectuer le geste, qu’elle n’avait rien d’agressif, mais peut-être pouvait-elle sortir un talent caché de sa botte … Ah, oui. Elle ne portait que des bandages autour des pieds / chevilles. Difficile de sortir quoi que ce soit, donc … Et c’était avec ce genre de logique qu’on gagne la confiance des gens ! En tout cas, elle semblait suffisamment avoir celle du loup – ou alors avait-il confiance en ses propres capacités ? – pour pouvoir, finalement, lui saisir une oreille entre deux doigts, la tâter avec autant de douceur que s’il s’était agi de celles d’un vrai chien.

C’est quoi ça ? ça ressemble pas du tout à un accessoire, mais elles te sortent d’où ? Je les avais pas remarqué tout à l’heure … ça va de pair avec ta queue ? Enfin, celle de derrière qui a des poils et qui remue, hein, bien sûr … Tiens, en parlant de ce sujet ! Tapant dans son poing en réalisant, elle tendit les mains … Et les glissa sous la cape écarlate, directement pour saisir les seins de « son » vis-à-vis. MMHhh … hmmmm … Yep. Yep. Désolé, mais c’est pas des pecs ça, Zwei … T’es vraiment à 100% sûr que le docteur il a dit « c’est un garçon » quand tu es venu au monde ? J’veux dire, okay, je sais que tu étais là, mais perso j’m’en souviens pas le moins du monde hein, c’est pas gr-

Cesses de bavarder et prends tes jambes à ton coup. On dirait que « Zwei » ne s’attendait pas vraiment à ce que tu lui fasses ça, profites de sa confusion.


aaave … ? … Monsieur monsieur ? Penchant la tête sur le côté, la rouquine eut un petit sourire, et tourna la tête sur le côté. Oh, on m’appelle là-bas ! Je reviens dans … Deux heures !

Et sans un mot de plus, elle sortit ses mains de sous la cape pour se remettre à courir, et ricaner de façon incontrôlée. Elle se sentait presque mal pour l’encapé … Mais d’un autre côté, pas vraiment. Bon, par contre, elle ne pouvait pas nier qu’elle avait eu des trucs et astuces plus « réglo » que de créer des câbles de sang qu’elle enroulait autour des bottines de quelqu’un d’autre, tout en attirant l’attention de ladite personne sur autre chose. Une version un peu plus élaborée du bon vieux « nouer les lacets ensembles » … ça ne lui donnerait pas beaucoup de temps, mais couplé à la déconcentration momentanée du loup, on planchait peut-être sur … 30 secondes d’avances ? Non, ce n’était franchement pas énorme, mais c’était assez pour semer quelqu’un. En règle générale. ça aurait été cool si cette foutue « règle générale » n’avait pas si souvent été envoyée aux orties sur kosaten, mais la rouquine n’y pouvait rien … Et pour l’instant, elle avait autre chose à faire. Comme courir.
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MessageSujet: Re: Minois charmants et mauvais tempéraments   Sam 16 Juin - 22:21



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Et il l'écouta parler. 'Fin, "l'écouta", en toute franchise, tout ce qu'il faisait, c'était fixer les lèvres roses de la dame, comme si il était envoûté. Néanmoins, il ne montrait rien de bien particulier sur son visage, qu'il gardait bien impassible exprès. Il avait appris à ne pas se faire repérer sur ce genre de choses, le petit coquin ! Bref. Il ne restait pas sourd, il entendait bien quelques trucs. Ses petits sourires le forçait à sourire lui aussi, mais il tenait fermement, obligeant la grimace, pour ne pas avoir l'air louche. Cependant, un petit détail frappa le loup, qui releva brusquement la tête et les oreilles :

"Visage harmonieux" ?

Répéta-t-il en rougissant légèrement. C'était assez rare qu'on lui balançait des compliments comme ça. Venant d'une femme, cela le faisait frissonner, et sa queue s'agita de plus en plus vite de chaque côté, tranchant l'air rapidement, jusqu'à même en faire du bruit. Le fait qu'elle veuille diriger le sujet vers lui le faisait presque paniquer, lui qui était perdu dans ses pensées. Il avait au poins retenu que la petite s'était "disputée avec des seikajins pour avoir mal parlé". Du moins, c'était ce qu'il avait compris. D'ailleurs, elle devait sûrement parlé de ces seikajins que Zwei accompagnait... Il faudra donc qu'il discute avec eux pour régler ces problèmes...

Eh bien... Je suis un élu et... Et... J-je crois que ces seikajins dont tu parles sont ceux avec qui je suis venu pour-

Il ferma les yeux pour gémir brusquement, lorsque l'hors-la-loi se mit à caresser son oreille lupine. Il ouvrit légèrement la bouche en laissant sa langue pendre, se penchant un peu pour laisser la petite demoiselle continuer son boulot. Qu'est-ce que c'était bon putain ! Ça ĺe rendait tout excité, c'était fou ! Il ouvrit, après un petit instant, à moitié les yeux, avec un regard presque orgasmique, jusqu'à-ce que la criminelle glisse ses mains sous sa cape pour attraper ses... Seins.

Aahhh... ahh... QUE ?! WOAAAAAH STOP !! ÇA VA PAS ?!

Il recula d'un coup, se cachant la poitrine comme si il était une jeune lycéenne en train de prendre sa douche, et qui venait de remarquer qu'un gros pervers était venue la stalk. Il se mit à trembler, tout embarrassé, et, pendant ce laps de temps, il perdit de vue la manipulatrice de sang. Après un moment, il s'en rendit enfin compte et faillit s'arracher les cheveux.

BORDEL DE MEEEEEEERDE !

Et il se remit à courir... Sauf que de nouveau, il fut déconcentré. Ses jambes venaient de se faire attrape par de sortes de câbles de sang ! Il s'écroula comme une merde par-terre... Et il dût les arracher avec ses griffes pour se libérer. Putain ! La voilà bien loin maintenant ! Une vraie minshujin celle-là ! Fronçant des sourcils, il repartit au galop...

PUTAIN REVIENS ! Je vais pas te foutre en prison ! MERDE !

Sérieusement... Il avait sacrément l'impression qu'elle se fichait de sa gueule... surtout après la belle remarque sur son sexe, il y a quelques minutes...

 
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MessageSujet: Re: Minois charmants et mauvais tempéraments   Lun 2 Juil - 7:25


Je suppose que je devrais être surpris d’à quel point cette diversion s’est avérée efficace. A vrai dire, ça sent très fort le PTSD intense du style il / elle revit des flashbacks de la guerre du touche-pipi en maternelle, avec des images de jeunes camarades partes trop tôt alors que les abominables petits garçons leurs soulevaient les jupes pour voir des culottes en obéissant à des instincts tenant à 95% du primitif. Mais bon, avec tout ce qui s’est passé sur ce monde débile …



Ignorant sans remors le fossoyeur, qui commençait à partir sur des explications longues et détaillées de « pourquoi la grand guerre entre fuyu et seika lui avait laissé dans la bouche un arrière-goût de film de 4ème zone aux effets spéciaux douteux et à la cohérence branlante », la jeune sadique bondit en se roulant en boule, traversant dans une explosion de verre une fenêtre. Roulant sur le sol pour se réceptionner – et s’entaillant au passage sévèrement les épaules – elle passa par-dessus une table en glissant, balança une insulte à la mégère qui l’insultait dans la cuisine, et défonça la porte d’entrée d‘un coup de pied, sortant de l’autre côté du bâtiment pour regarder à droite et à gauche. Elle avait entendu Zwei crier, quelque part dans son dos, mais elle ne pouvait malheureusement pas accéder à sa requête : même en imaginant que lui ne voudrait pas l’arrêter, elle ne pouvait tout simplement pas rester dans les environs … Et vu qu’il y avait littéralement une affiche sur le mur d’en face, l’idée même qu’elle lui crie de la rejoindre ailleurs était idiote : si elle était entendue, l’autre bonhomme à boobs serait presque certainement considéré son complice, et recherché aussi.

Cependant, alors qu’elle se remettait à courir, et tournait dans la rue, elle pila net en voyant qu’elle … avait littéralement foncé sur deux gardes, qui l’observèrent d’un œil interloqué. Du moins, dans les premières secondes : l’un des deux tira presque tout de suite son katana, alors que l’autre la pointait du doigt, ouvrant la bouche pour parler d’un ton bourru et d’une voix rocailleuse ( qui se mariait magnifiquement avec sa barbe de trois jours grise, lui donnant un air à la fois viril et mature qui donnait envie de l’appeler « daddy ».)

Vous. C’est vous dont les avis de recherche sont en train d’être affichés partout en ville. Nous avons eu votre signalement. Rendez-vous sans opposer de résistance, sans quoi nous utiliserons la force pour vous soumettre.
Faisant taire ses pensées, qui hurlaient qu’une telle tournure de phrase avait un côté aussi excitant que prometteur, la rouquine recula de quelques pas, gardant un sourire mal à l’aise. Yyyyyeaaah, huuun … à propos de ça, justement, je suis sûre qu’on ne vous a pas dit qu’avant de me coller en tôle pour toucher un pactole, il fallait me laisser à un endroit où je dois être de toute urgence … Pour … Faire un truc super important … En rapport avec mes capacités uniques et vraiment très pratiques.
Dernière sommation, jeune fille. Nous ne voulons pas que la soirée se termine de façon tragique pour un des deux partis en présence.
Oh, vous faites bien de choisir cette tournure de phrase, vraiment, mais …Voyant que le garde au katana venait de faire un pas en avant, la jeune folle lâcha un soupire, jetant un œil derrière elle avant de se tourner vers les gardes de nouveau. « Oh, noes, un garde n’ayant même pas à proprement parler d’armure vivant dans le trou du cul pacifique d’une sous-nation elle-même insignifiantes par rapport aux trois autres « grands » pays, qui sont eux-mêmes ridiculement médiocres et minuscules selon des standards multiversiques communs, lesquels pays sont au centre d’un cluster-fuck dimensionnel particulièrement mal organisé et géré par trois ou quatre dieu à la mords-moi-l ’nœud, est en train de me menacer avec un sabre rouillée en adoptant une posture beaucoup plus amateur qu’il ne pense … Que vais-je bien pouvoir faire pour fuir cette situation inextricable ? ». Je suppose que je suis supposée dire ça en moins long, mais sérieusement … Je suis pressée là, j’ai pas le temps de jouer. Ciao.


Je suis à la fois fasciné et terrifié par le fait que tu te mets vraisemblablement à parler comme moi. Je suis si inspirant que ça ?



Tu parles surtout beaucoup, fossoyeur. Voir beaucoup trop. Ce n’est pas étonnant que ton dialecte finisse par contaminer celui des autres.




Faisant demi-tour sans en dire plus, la jeune folle se remit à courir, profitant de son avance visiblement assez conséquente sur le « justicier » de Fuyu, même si elle admettait sans trop de soucis qu’elle l’avait surtout perdu de vue, et qu’il était peut-être toujours sur sa piste, depuis les toits ou quelque chose du genre. Cependant, les deux hommes auxquels elle venait de faucher compagnie n’étaient visiblement pas d’avis à se faire écarter ainsi d’un revers de main, et alors qu’elle heurtait les pavés de la plante de ses pieds, la rouquine sentit brusquement des liens s’enrouler autour de ses jambes, la faisant chuter lourdement à terre en poussant un petit cri de surprise et de douleur. Mangeant le sol avec son visage, elle se retourna en s’appuyant sur ses coudes, roulant sur le côté pour pivoter sur le dos, et regarda les deux hommes qui s’approchaient avec un air furieux.

Okay, vous voulez que ça finisse mal ? Parfait !

Balançant ses jambes en l’air, elle les refit partir dans l’autre sens, envoyant une impulsion qui refit basculer tout son corps vers l’avant et le haut, la laissant accroupie avec les poings devant elle. Se servant d’une de ses « anciennes » plaies, elle trancha les liens autour de ses pieds d’un tir de sang concentré, et se releva en écartant les jambes et en ramenant ses poings devant son visage, telle une boxeuse. Sautillant légèrement de droite à gauche, elle observa les deux gardes, qui ne s’étaient pas attendu à ce qu’elle puisse si facilement retirer ses entraves. Le premier à l’approcher fut celui au katana, qui s’arrêta à deux pas d’elle en posture défensive.

Vous n’êtes pas armée et ne portez pratiquement aucune protection … Si je dois vous attaquer, vous risquez de vous en sortir avec un membre en moins, vous en êtes consciente ?
Vous êtes conscients que vous pouviez me laisser fuir et faire gagner du temps à tout le monde ? Et pourtant, vous avez fait le choix débile, alors allez-y, ramenez-vous, j’ai pas la journée moi !
«
Le garde lâcha un soupire, et se mit à tourner autour de la rousse, son collègue restant légèrement en retrait. La jeune élue l’observa du coin de l’œil, tournant légèrement la tête, mais pas le corps. A vrai dire, il était difficile de dire où elle regardait exactement, en l’absence de pupille ou de trace visible d’iris, mais pourtant, elle prit une pose légèrement plus sérieuse, se décontracta … Et pivota vivement lorsqu’une attaque partit pour viser sa jambe : avec un bruit étrange, elle dévia la lame avec ce qui semblait être l’intérieur de son poing, et la fit partir vers le sol : presque aussitôt après, elle levait un pied, et se propulsait grâce à l’autre pour mettre un coup de pied dans le thorax du garde. Ce dernier roula sur le dos à cause de la perte d’équilibre, mais chercha à se relever prestement : avant qu’il n’en ait totalement eu le temps cependant, la sacrieur était sur lui, cherchant à lui mettre son genoux dans le visage. Parvenant à se décaler sur le côté, il reçut le coup dans l’épaule, mais envoya sa lame pour lui faucher le ventre : encore une fois, elle sembla dévier l’attaque, reculant de trois pas en un bond pour se mettre en sécurité. Le soldat acheva de se relever, remettant les deux mains sur la garde de son arme … et plissa les yeux. La jeune rousse avait les poignets trempés d’écarlate.

Il n’est vraiment pas nécessaire de continuer plus loin jeune fille, vous mutiler ne m’apportera rien.
Hum. Se passant le dos de la main contre un coin de la bouche, rouquine souffla par le nez, fatiguée mais déterminée. Vous avez l’air d’un type bien. Alors je préfère vous donner un conseil … Méfiez-vous de mon jeu de jambes.

Le garde plissa les yeux, mais avant qu’il n’ait pu répondre, la jeune femme se jettait sur lui. Sa réaction fut immédiate : il chercha à lui entailler un bras de son sabre, mais elle se baissa trop vivement pour lui, et lui envoya un coup de pied dans le genou qui lui tira un cri de souffrance. D’agacement, il la frappa du pommeau de son arme, et parvint à la toucher en pleine tête. Pourtant, ce ne fut visiblement pas très efficace, puisqu’elle bondit en arrière, avant de revenir à la charge, un genoux vers l’avant. Presque par réflexe, il tenta cette fois de lui trancher la jambe qui portait l’attaque … Mais sa lame, plutôt que de trancher quoi que ce soit, « percuta » son mollet et sa cuisse sans y pénétrer. Ce n’est qu’à cet instant que le soldat réalisa que sa lame était couverte de sang … De bien trop, dans la mesure où il n’avait causé aucune plaie profonde. Et ce même sang s’était agglutiné sur le fil de l’arme, formant … un cristal ?

Avant même qu’il ne puisse analyser plus ce qu’il voyait, une paume ouverte se posa sur son torse. Il y eut un bruit étrange, et subitement, une petite explosion directement contre le thorax envoya le garde voler sur le dos, l’assommant sur le coup. Baissant la jambe en frottant la zone où elle venait de se faire frapper, la jeune sacrieur marqua quelques secondes de pause … Avant de subitement recevoir un coup de lance dans l’épaule. Se crispant en poussant un gémissement étrange, mix de souffrance et de plaisir, elle sentit un coup de pied la repousser et la faire chuter à terre, alors qu’elle se tenait l’épaule, luttant pour ne pas perdre tous ses moyens face à la douleur. Se retournant, elle vit le garde, qui essuyait le sang recouvrant la pointe de son arme sur une partie flottante de son uniforme, avant de tenir l’arme d’hast à deux mains en la regardant.

Hey … Mollo, sur les pénétrations surprise, surtout si elles sont profondes à ce point … He he …
Pourquoi tenez-vous absolument à rendre les choses si dures ?
Oh, daddy, répliqua la jeune folle alors qu’elle se relevait et se craquait l’épaule avec un sourire, Si on ne pimente pas un peu les choses avant d’en profiter, quelle saveur leur reste-t-elle ~ ? Mais ne t’en fais pas … Je ne vais plus pouvoir danser avec toi bien longtemps.
Jeune fille, je ne sais pas ce que tu vas t’imaginer, mais que ce soit la fuite ou le combat auxquels tu penses, les deux ont peu de chance de se dérouler en ta faveur.
Tu dis ça parce que ton arme est particulièrement longue, mon grand … Mais justement, je comptais m’attaquer à ce problème.

Sans lui laisser le temps de faire quoi que ce soit cependant, le garde se fendit, envoyant plusieurs attaques d’estoc successives : si la sacrieur n’eut pas trop de mal à esquiver les coups, ils ne lui laissaient cependant pas une marge de manœuvre énorme, et elle écopa d’ailleurs d’une ou deux plaies superficielles … Heureusement, il ne lui suffit que d’un doigt, et d’une demi-seconde d’ouverture dans la garde de son adversaire, pour faire partir de sa main un jet de sang propulsé sous pression, qui partit telle une flèche vers le manche de l’arme. Le câble sanguin se colla presque aussitôt au bout non tranchant de l’arme, et immédiatement, la guerrière se mit à le rétracter avec force, grognant avec un sourire déformé par l’effort, tandis que le garde tentait de garder le contrôle de son arme, luttant directement contre la jeune femme. Leur duel de force dura quelques secondes, jusqu’à ce que le soldat ne tente un coup audacieux : basculant vers l’avant, il chercha à envoyer le même embout que la sacrieur tirait vers son visage, aidé par la traction qu’elle exerçait. Cependant, malgré la vélocité de l’attaque, elle la bloqua en attrapant l’arme, grognant légèrement alors qu’ils s’immobilisaient de nouveau … Jusqu’à ce que des vrilles de sang ne partent des poignets de la guerrière, et ne percutent toutes les trois la lance, en plein milieu du manche. Le bois craqua salement, des échardes furent projetées dans les airs … Et d’un coup de pied, la rouquine acheva de briser l’arme en deux, se retrouvant avec une moitié en main, tandis que le garde tenait toujours l’autre, sur laquelle se trouvait la lame. Soupirant, il inversa sa prise, se remettant en garde.

Tu es une véritable plaie … Talentueuse en combat, je l’avoue. Mais pas en stratégie.
Je ne vois pas le souci dans la stratégie consistant à m’opposer à une arme d’hast de moins d’un mètre avec une arme contondante, moi ~
Ce simple bâton ne …

Mais alors qu’il avait commencé à répondre, le garde vit des filets de sang, à l’épaisseur presque inquiétante, couler le long du bout de bois … Et, subitement, partir de son bord comme des flèches pour se coller aux cailloux, à des débris de bois et à d’autres choses du genre traînant sur le sol. Puis, se rétractant, les câbles sanglants attirèrent toute cette masse au bout de « l’arme », où ils s’enroulèrent autour, formant une sorte de massue étrange … Que la rouquine fit virevolter dans sa main, la testant un peu avec un sourire, avant de se jeter sur son adversaire. Ce dernier, cette fois-ci, n’en mena clairement pas large : même s’il ne souffrait d’aucune blessure – ce qui n’était pas le cas de son adversaire – il restait moins bien armé, plus lourd à cause de son équipement, et subissait une agressivité décuplée de la part de la jeune furie qui ne lui laissait aucun moment de répit. L’idée même de parer un coup de masse avec sa pointe de lance était futile : tout au plus chercha-t-il, à deux ou trois reprises, à poignarder son adversaire, sans jamais lui faire plus qu’une égratignure. Il songea bien, également, à sortir son couteau de chasse et à s’en servir, mais il n’était pas particulièrement ambidextre, et le problème de l’arme de son adversaire restait le même : il ne pouvait toujours pas la parer. Cependant, alors qu’il laissait ses pensées le distraire, il ne remarqua que trop tard que la rouquine venait de lui cracher, vers le visage, un jet anormalement volumineux et rougeâtre de salive. Le liquide lui percuta le visage et surtout les yeux avec un bruit répugnant, et lui colla au visage, lui tirant un gémissement : la seconde d’après, un coup de marteau sur l’arrière du crâne l’assommait, et il tombait à terre, inconscient.

En dépit du sourire qui étirait largement les traits de son visage, la jeune rouquine haletait lourdement. Elle devait l’admettre : elle était loin de s’être attendue à ce que deux gardes posent autant de soucis … Mais ce fichu sceau était toujours présent sur sa main après tout, même s’il avait légèrement diminué en taille, il restait un handicap majeur. Tombant à genoux, haletant toujours, la jeune femme eut besoin de quelques instants pour reprendre son souffle … Avant, subitement, de réaliser. Elle était en plein milieu de la rue, venait de mettre à terre deux gardes, sa tête était mise à prix … Elle ne pouvait pas faire de pause ici. Elle remarqua d’ailleurs, du coin de l’œil, une personne à cape rouge et cheveux argentés … qui lui tira une légèrement grimace, alors qu’elle se relevait, et « tirait » depuis les plaies ouvertes de ses poignets des jets de sang qui s’accrochèrent aux toits de deux maisons. Les câbles, longs, la laissèrent légèrement exsangue, mais pas assez pour lui faire perdre connaissance … Même si son équilibre sembla un instant complètement partir en vrac. Pourtant, elle tint le coup. La force de l’habitude.

Hey … écoutes, t’es gentil … Mais l’air devient vraiment malsain, pour moi, ici, alors … Je vais quand même me tirer de cette ville …Et pas la peine de me hurler dessus … Même si j’ai bien entendu ce que tu as dit, hein.

Elle agrémenta sa phrase d’un petit clin d’œil, même si le sourire n’y était pas vraiment. Puis, avec un petit grognement de douleur, elle « tira » sur les câbles, les tendant alors qu’elle reprenait du sang dans ses veines … Et tout d’un coup, se tractait, s’expédiant dans les airs telle lancée par une grande fronde. Le geste n’était pas hasardeux : elle savait parfaitement qu’avec la force employée, et dans la direction choisie, elle sortirait du village en l’espace … d’un vol plané pas très bien maîtrisé. Mais bon … Elle se dirigeait vers une forêt, après tout ..Elle pourrait très bien se rattraper dans un arbre ou autres, une fois là-bas. N’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Minois charmants et mauvais tempéraments   Ven 6 Juil - 14:41



Minois charmants et mauvais tempéraments...
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Mais qu'est-ce qu'elle était loin maintenant ! Mais heureusement que l'odeur du sang et les cris l'aidaient... Qu'est-ce qu'elle pouvait bien foutre là bas ?! Le Baskerville courait à toute allure, et décida finalement de lever les yeux au ciel. Cela fait, il s'arrêta, et, sentant tous ses muscles se développer, il sortit les crocs et griffes, pour accélérer la cadence, sa respiration bruyante et brutale (des souffles courts et brusques par le nez).

L'énergie lunaire lui procurait une force encore plus grande, semblerait-il. Mais ce n'était qu'une illusion que lui offrait son esprit. En effet, il ne faisait que surpasser sa limite, y aller à fond grâce à son instinct primitif réveillé. Il poursuivait une proie. Il allait la trouver, et lui faire payer. Ses sens aiguisés par sa part animale, son odorat lui permettait de ne pas perdre la rouquine qu'il cherchait. Mais en abusant ainsi de ses capacités, la douleur allait férocement lui prendre lorsque tout ceci sera terminé...

Son cœur frappait méchamment dans sa poitrine, rapidement. La folie commençait à prendre de ses mains corruptrices l'esprit innocent de notre faux seikajin. Sa bouche s'ouvrit, et sa langue en sortit. Il ne voyait plus comme un être humain, mais comme un loup qui courrait après sa cible, dont la chair hurlait de se faire prendre par ses dents pointues.

Il ne pensait plus, ni réfléchissait. Il haletait d'envie terrible de déguster la femme qu'il souhaitait attraper. Ses yeux grand ouverts, il allait si vivement que le vent lui fouettait le visage, tranchant presque ses joues.

Zwei bondit dans le vide, tombant sur ses deux pieds près de la fameuse criminelle, un sourire énorme et malsain sur son visage. Son regard était sombre et n'affichait qu'un désir perturbant de faire de mauvaises choses à cette pauvre dame. Mais il se réveilla de cette torpeur lorsqu'elle s'envola à nouveau dans les airs, à l'aide de ses fils de sang. Il ne perdit guère de temps à regarder les deux gardes assommés, préférant user de ses fils pour rejoindre la femelle.

Et c'est reparti pour un tour...

Soupira-t-il en se donnant une bonne claque des familles.
Tandis que l'inconnue avait ralenti sa chute avec sa magie, à l'aide de branches, Zwei lui...
S'était pris un bon arbre dans la gueule.

ARGH PUTAIN !!

Et son corps glissa lentement jusqu'à s'écrouler au sol. Le nez en sang, il le cacha d'une main avant de se relever assez difficilement. Il pointa du doigt la tenshijin d'un air accusateur :

TOI ! BORSHDEL DE CUCH ! POURQUOIRGH TU... ARGH !!

Il baissa la tête en criant de douleur.

PUTAINCH !!...

Imbécile.

 
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Minois charmants et mauvais tempéraments
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