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Mon frère, nouveau chez moi ?
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MessageSujet: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 12 Juin - 5:03



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Mon frère, nouveau chez moi





Vivre dans la paranoïa d'être traqué par la sorcière, avait obligé Sherkhan à devoir... Recourir à des methodes de survie. Seul, il n'avait pas la moindre chance. A ce moment de sa vie, Basho n'était pas là, il vivait aussi sa vie, sa liberté. Le félidé trouva alors refuge vers ceux qu'il n'appréciait que peu, mais qui pullulait comme des fourmis autour d'un pot de miel : Les Hommes. Les humains étaient vicieux, avides, mais bêtes. Il savait qu'en manipulant les bonnes personnes et en s'entourant, il pourrait alors progresser au sein d'un groupe, d'une hierarchie. Se sociabiliser un peu malgré lui. Il est clair que certains évenements, comme le sauvetage d'un village ou plus récemment l'enfant d'un sacrifice, le rapprocha un peu des Humains. Clairement. Pourtant son avis sur eux avait du mal à complètement changer.

Son âme était à jamais ternie sans doute, par le passé qui le liait à eux, même si cela appartenait à son monde. Quoiqu'il en soit, Sherkhan rejoins une mafia. Au début, ce ne fut qu'un groupe de voleurs et de sauvageons, rien de bien méchant. Mais le vol, le pickpocket étant la spécialité du félidé, sans compter ses aptitudes et sa morale dans les chaussettes lorsqu'il s'agissait d'argent, il fut vite repéré par des bandits un peu plus serieux.

D'abord, on lui trouva sa cache pour discuter, evidemment ça ne se passa pas très bien, l'Ayns envoya deux trois types aux soins intensifs. Mais le chef d'une mafia grandissante avait jeté son dévolu sur lui et pas moyen de l'en défaire. C'est là, que ce dernier eut l'idée de se sociabiliser avec ces types. Mieux valait être accompagné que seul, et le dicton qui dit le contraire n'a rien compris. Seul, on ne fais pas de vieux os, a moins d'être un sacré débrouillard ! Ce serait mentir de dire que Sherkhan n'était pas débrouillard. Assurément, il aurait pu (et aurait voulut) se passer de compagnie humaine. Pourtant, Ellen rôdait encore dans son esprit. Cette sorcière malsaine avait insinué du doute en lui, c'était devenu presque invivable.

La sécurité de la capitale était bonne, certes, mais il n'aimait pas ce climat. Trop d'humain, aucun habitat ou loger, ça aurait pu passer un temps, mais c'est tout. Alors, il réfléchit et contacta à nouveau, après divers larcins, le chef de ce groupe mafieux. Ils se faisait appeler les blackkats. Surement un jeu de mot foireux et la raison du dévolu du chef. Inutile de se tuer à expliquer que l'Ayns n'était pas un chat. Il resta parmi eux, vola, pilla, sans jamais tuer bien sur et dans une agilité et furtivité si bonne, qu'il ne fut pas démasqué.

Majoritairement, ce groupe s'attaquait à quelques caravanes solitaires, rien de bien méchant. Puis les jours passèrent en leurs compagnie, jusqu'à un mois complet. Le chef voulut alors sceller une sorte de contrat avec Sherkhan. Étonnamment, ces humains avaient étés bons avec lui. Il recevait une grosse prime sur le magot, il avait même monté des échelons dans la hiérarchie et était plus ou moins celui sur qui les groupes comptaient et s'organisaient avec une filature et une attaque. La présence et le confort lui fit du bien, il ne pu le nier intérieurement. Mais il s'était trouvé un idéal à suivre et, cela lui rappela les gobelins et rinkyu. Il avait géré un petit groupe de gobelins, massacrés par le Uchiha en colère... Mauvais souvenir.

Peut être...

Mais il voulait réitérer, avoir son groupe à lui, ses suiveurs, oui, mais pas d'humains. Il se sépara alors de cette mafia, il ne les vola pas, par respect pour leurs attitude envers lui. Mais il prit sa commission et entama alors des recherches dans les différents territoires, afin de se trouver une partenaire. Il aurait pu se retourner vers Bashô évidemment, alias Jémial en langue Ayns.

Mais il ne voulait pas être un chef pour son frère. Il était son égal, et la, précisément, Sherkhan voulait être un chef bandit reconnu. Oui, ça ne le gênait pas d'assumer cette voie. Le vol c'était un concept, rien n'appartenait à personne pour lui. Cette terre, ce monde, était à tous ! Le vol, c'était juste un autre moyen de prendre ce qu'on voulait. Puis il y'avait surement un peu du goût du risque, ne nous mentons pas...

C'est ainsi qu'il parcourut pas mal des terres Kosatenshins, jusqu'à arriver à faire la connaissance de Luno. Elle était comme lui, enfin évidemment elle ne venait pas de son monde, ce n'était pas une Ayns, mais elle s'en rapprochait fortement. Kosaten était de toute manière rempli de créatures de toute espèces et il était facile de trouver quelqu'un se rapprochant de soit, comme un humain trouve un autre humain...  Sherkhan l'avait rencontré dans un coin assez paumé, elle vivait dans un petit village situé dans les arbres et caché. C'était les groupes qui n'étaient pas forcément inclus ou acceptés par la charte des créatures magiques des leaders. Connerie !

Il resta dans ce village pour expliquer à Luna son objectif, son envie de liberté, d'affranchissement, ses rêves. Pour elle, la notion d'argent lui échappait aussi, bien qu'eux ne volent pas, mais cultivent, pêches, chassent. Ils vivaient en autarcie complète, mais trop loin de tout. Il fallait aussi profiter de la vie, de ce qu'elle offrait et ne pas rester cloîtré. Ils se complétaient bien.

l'Ayns était arrivé dans sa vie à un bon moment et elle de même. Inutile de dire que ce fut presque un coup de foudre. Il resta plusieurs semaines dans le village, passa des moments agréable en sa compagnie. C'était pendant les évènements a Tenshi, il reçut la fameuse vision du passé des élus, mais cela ne le perturba pas plus que ça. Au mieux, il prenait ça comme une sorte de mensonge divin, une manipulation possible. Avec Luna, il forma un duo, il lui apprit ses methodes pour voler, elle n'était jamais trop pour, mais ça l'amusait au fond. Luna n'aimait pas trop les hommes non plus. Ils s'étaient souvent moqué d'elle, de son peuple, avaient cassés leurs maisons sans raison. La cruauté était présente partout.

Mais elle, c'était un ange d'innocence. Il se sentait presque coupable par moment, en lui apprenant le vol, mais c'était pour qu'elle se défende. Elle était sa camarade, sa compagne, sa première à le suivre dans son prochain périple. Pour cela, il se fit un tatouage géant sur le bras, reflétant son vécus, les années en Kosaten, mais aussi le futur avec elle. Il y'avait bien plus qu'un feeling entre eux. C'était... Instinctif.

Mais il avait envie de reprendre la route, surtout après avoir reçus une missive de la part de son frère d'arme. Bashô avait fondé un village, il voulait s'élever face aux dirigeants. Comment avait t'il fait ? Peu importe, il devait voir ça de ses yeux.

Luna, tu veux bien m'accompagner ? Je vais revoir mon frère d'arme, Jémial. Il est humain de peau, mais Ayns de coeur. Il a fondé un village d'humains à l'ouest d'ici, en zone neutre. Je veux voir ça.  

Un humain.. ? Oui tu m'as déjà parlé de lui. Mais, je ne sais pas Sherkhan. Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.

Allez, s'il te plait Luna. Il m'a sauvé la vie plusieurs fois et moi la sienne. Je ne sais pas comment te l'expliquer encore, mais il est particulier.  

Bien, comme tu veux, mais si je ne m'y plait pas, je rentrerais.


C'est donc sur cette entente mutuelle, après un sourire de la part du félidé, que le duo alla en direction de Bashô tokai, ne tardant pas à atteindre la fameuse direction, l'Ayns de deux mètres et sa comparse tout aussi féline ne passèrent guère inaperçus. Il y'avait donc fort à parier que le chef de la ville soit déjà au courant.

C'est grand, c'est grand ! On ne peut pas passer par les toits comme d'habitude ?

Non non, pas cette fois. Je dois lui faire savoir que je suis là. Les gens sont surpris, ignore les pour le moment. Je ne viens pas pour eux.  

Ces gens sentent mauvais.

Ah ah ! Arrête ! Ils vont mal le prendre. Ricana t'il en continuant d'avancer dans la ville.

Apparence de Luna (clique):
 




notes : si je dois déplacer le sujet dans un topic déjà ouvert (à plusieurs) dites le moi !
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 26 Juin - 7:06

Les départs n’avaient jamais été quelque chose qui affectait particulièrement Valentine. La longue errance, solitaire ou bien accompagnée, qui avait si bien caractérisée sa vie ne pouvait s’effectuer sans sacrifier quelque chose nommé une « maison » … Et durant des années, des siècles même, elle avait voyagé, sans regret ni envie de revenir dans un quelconque « chez elle ». Mais cette vérité s’appliquait surtout à son ancien monde. Qu’est-ce qui avait changé, depuis Era Necrolia ? Et bien … beaucoup de choses. Mais sur cette question précise ? En premier lieu, le fait que la maison qu’elle possédait, cette fois, était la sienne. Pas celle de son père, et encore moins la demeure de sa famille (comprendre : son père et le reste de sa fratrie, qu’il avait constitué majoritairement pendant qu’elle n’était pas là), mais bien la sienne, à elle. Elle l’avait acheté, y résidait, y travaillait parfois, y avait installé de quoi permettre à Oor’ka d’avoir sa « niche » (qui était plus proche du cabanon, il fallait bien l’avouer), elle y vivait la plupart du temps … Ensuite, sa situation professionnelle avait évolué. Si elle avait dans un premier temps conservé sa nature voyageuse et exploratrice, elle avait fini par cesser de vadrouiller sur les terres de Kosaten, et s’était si souvent retrouvée à la capitale que l’idée d’y posséder un logement était devenue logique, voir nécessaire. Et enfin … Testbug.

Un nom étrange, pour une rouquine atypique, qui avait pourtant le don pour lui tirer des sourires, la tirer sans contrecoup de sa solitude, ou de mauvais pas assez dangereux … Entre autres. La jeune femme, contrairement à Valentine, ne possédait … vraiment pas grand-chose. Quelques armes, et une ou deux tenues, dont elle-même avouait ignorer totalement l’origine. Une étrange maladie semblait effacer ses souvenirs les plus anciens, la laissant parfois troublée, en proie au doute … Mais la proximité de la traqueuse lui redonnait toujours le sourire, et le bien-être qu’elles généraient mutuellement l’une chez l’autre les encourageait à entretenir avec le plus grand plaisir cette amitié désormais plus que confirmée. Il y avait, à ce sujet, eut … quelques « débordements », ici et là. Des nuits volées, où les rires, les échanges sur tout et rien, et les discussions de la vie de tous les jours avaient été remplacés par des gémissements, des souffles chauds volés, des frissons délicieux et autres contacts plutôt charnels qui n’avaient eu pour seuls témoins que des draps froissés et les murs inexpressifs d’une chambre délibérément laissée obscure … Mais malgré cela, et elles s’étaient déjà ouvertement exprimées sur le sujet, aucune des deux ne voyait l’autre comme plus qu’une amie. Bon. Peut-être « légèrement » plus … mais rien qui s’approche d’une quelconque manière de l’amour conjugal.

En revanche, la blonde laissait avec joie une de ses deux chambres d’amie à la rouquine, et l’aidait dans la mesure de ses capacités à s’intégrer à la société Minshujin. Récemment, Testbug avait d’ailleurs passé des tests pour s’engager dans l’armée du serpent : sa force surprenante et quelque peu spectaculaire y était la bienvenue. Si les choses se passaient bien, elle serait recrutée sous peu … Sinon, dans le pire des cas, elle conserverait sa liberté, ce qui ne la dérangeait nullement. Mais en attendant, quelle que soit l’issue de ces entretiens qu’elle avait passé, elle avait émis le désir de rester vivre chez Val’, où elle se sentait clairement « à l’aise » désormais … Cela ne dérangeait nullement la semi-vampire. Mais de façon inconsciente, accepter cela … revenait à accepter une attache supplémentaire à cet endroit. Ce « chez elle », où elle se sentirait donc de retourner non plus uniquement pour elle … mais également pour quelqu’un d’autre. Et ce quelqu’un, contrairement à la famille elfique qu’elle avait sur Era Necrolia, n’était pas immortel, et n’attendrait pas plusieurs siècles …

C’était probablement le mélange de tout cela, et de quelques pensées confuses, qui rendait le départ de l’hybride si difficile, en cette fraiche matinée. Elle avait tenté, comme à une époque chez elle, de s’éclipser sans laisser de trace … Mais alors qu’elle avait franchi la porte de sa demeure, une rouquine en tenue légère avait sauté de la fenêtre de l’étage pour se planter devant elle, bras croisés, et l’air grognon. L’hybride avait soupiré … mais avait volontiers consenti à prendre un dernier (et second, pour elle) petit déjeuner avec son amie, dont elle profita pour lui expliquer la teneur de son voyage.

Comme elle l’avait dit à Jaël quelques jours plus tôt, lorsqu’il avait eu un entretien avec Ellen, Valentine avait plusieurs tâches en cours qui requéraient qu’elle s’absente de la capitale quelques temps. S’entraîner au camp d’élus de la nation, chercher des informations dans les bibliothèques Fuyujins sur Oor’ka, et effectuer une mission pour une organisation affiliée à l’état … Mais la tâche prioritaire, ici, était toute différente. Tant parce qu’elle y avait été invitée personnellement, qu’en sa qualité de conseillère du président Minshujin, elle devait se rendre à Bashô Tokai, et y rencontrer l’élu qui, quelques temps auparavant, avait causé un sacré bazar dans la vie politique des trois nations. Le fait que la ville portait son nom avait quelque chose d’amusant … sûrement. Encore aurait-il fallu avoir le sens de l’humour adéquat. Mais elle n’était ni bien certaine de comprendre les intentions et motivations de Bashô, ni sûre de ce qu’elle allait lui dire … En tout cas, il était certain qu’elle se montrerait moins virulente que son président, dont elle avait eu des échos sur les lettres qu’il avait envoyé. Contrairement à lui, elle ne désirait pas réduire à néant ce village … Non seulement parce que les massacres gratuits n’étaient pas du tout dans sa ligne de conduite, mais aussi à cause de la contre-productivité d’une telle action. Enfin …

Le voyage de Minshu jusqu’aux territoires neutres fut relativement bref, même s’il donna quelques heures à l’hybride pour réfléchir. Juchée sur le dos d’Oor’ka, elle laissait ce dernier galoper à une vitesse faramineuse, des éclairs parsemant parfois son chemin, évitant les zones trop peuplées afin de ne pas causer de dégâts involontaires. Lorsqu’elle fut enfin rendue à portée visuelle de la ville, elle descendit du dos de son familier, flattant son encolure, et se mit simplement à marcher à côté de lui, laissant des volutes de brumes s’étaler derrière elle alors qu’elle s’approchait progressivement des maisons. La rapidité à laquelle cet endroit avait été érigé était surprenante … Pas assez pour réellement provoquer une réaction sur le visage de la blonde, mais plus qu’assez pour être notable, en tout cas. Au bout de quelques dizaines de mètres parcourus entre les bâtisses souvent neuves, trois hommes l’interpellèrent, la faisant s’arrêter et pivoter pour les regarder approcher. Ils n’appartenaient pas visiblement à une « garde » quelconque, dans la mesure où ils ne portaient aucune sorte d’uniforme ni d’armure lourde, mais les épées à leurs flancs et leurs positions alertes ne trompaient pas sur leurs capacités au combat. Rien de moins naturel, en somme …

Bonjour. Qui êtes-vous, quel est cet animal, et qu’est-ce qui vous amène en ce lieu ?
Et bien … Mains dans les poches de son menton, un petit sourire amusé sur les lèvres que son masque de tissus voilait, l’hybride pencha la tête sur le côté. Vous êtes étrangement tendus, messieurs … Marcher dans cette ville nécessite une autorisation quelconque ?
Mademoiselle, cessez de jouer à la plus fine.
Votre démarche est celle d’un assassin, votre accoutrement celui d’une vagabonde, et le fauve à côté de vous a l’air plutôt dangereux. A quoi vous attendiez-vous de la part des forces de l’ordre ?
Je l’admet … à rien de moins. Mon nom est Valentine Weathley, élue du serpent, actuellement troisième conseillère du président Jaël Tekina. Elle marqua une légère pause, le temps de laisser l’information traverser les esprits, avant de flatter l’encolure de son familier sans perdre son sourire. « Cet animal » se nomme Oor’ka, et n’attaquera personne … pas gratuitement, en tout cas. Quant à la raison de ma présence ici … J’ai reçu une lettre de la part d’un « vieil ami » dont cet endroit porte le nom … Et une discussion en face-à-face serait bien plus pertinente et productive qu’un échange de courriers, j’ai donc décidé de venir par moi-même. Pourriez-vous donc me conduire à votre chef ?
Il n’aime pas être appelé ainsi … Mais nous allons faire notre possible, madame Weathley.
L’hybride eut un petit sourire, hochant la tête pour signifier qu’elle avait bien reçu la première information. Oh, vous savez … très honnêtement, vous pouviez continuer sur « mademoiselle ».


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


"Ceci dit, petite boule est devenue grande ... Mais il s'appelle toujours Oor'ka.":
 
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 26 Juin - 9:47

Des infos sur Tokaï

Ft Bashô et ses invités

La jeune femme avait laissé Alexei quelques instants plus tôt, et déambulait maintenant dans les rues de la ville. Il s’agissait pour elle de se rendre compte de son fonctionnement, de la politique du coin… Est-ce que les gens étaient bien ici ? Seraient-ils davantage en sécurité et libres ici que dans les nations qu’ils avaient quittées? Une fois qu’elle aurait observé avec attention différents points, seulement alors elle tâcherait de trouver le moustachu.
Elle commença ainsi sa visite touristique, et choisit son premier arrêt dans une taverne/auberge. Le bâtisse était neuve et tout juste montée, il manquait même encore des volets aux fenêtres, et une enseigne au dessus du seuil, car pour l’instant seul un petit panneau en bois, déposé contre le mur de la façade, indiquait la fonction du lieu. Rien d’étonnant en soi : la ville s’était construire en un mois, les détails futiles avaient sûrement été remis à plus tard. Lexi poussa le battant en bois et pénétra dans l’établissement. L’heure du déjeuner étant encore loin d’une heure ou deux, il n’y avait pour ainsi dire personne, si ce n’est une vieille femme qui préparait la salle, un homme d’âge mûr qui semblait être en cuisine, et un homme plus âgé qui rangeait ses alcools derrière son comptoir. Il fallait dire que personne ne devait chômer dans Tokaï, il restait tant à faire. La petite blonde vint s’asseoir en face du bar et commanda un verre de jus, espérant ainsi pouvoir discuter avec celui qui semblait être le patron.
Ce dernier la servit, et reprit le travail mais en restant largement à portée de voix, Lexi engagea donc la conversation, après l’avoir remercié pour le verre.
C’est plutôt vide par ici, est-ce tous les jours ainsi ?
En réalité les gens ne viennent ici qu’aux horaires des repas et de la pause de l’après-midi, lorsque le soleil cogne trop fort pour travail plusieurs heures d’affilées sans avoir besoin d’un rafraîchissement expliqua l’aubergiste en haussant les épaules.
Tout le monde travaille alors ? supposa la marchombre.
Oui, c’est une ville toute neuve, alors même si le nombre de logements est désormais suffisant pour accueillir tous ceux qui sont là depuis le début, il y a encore à faire. Et puis maintenant que le côté habitation est fait, chacun doit se trouver un travail, et reprend en général celui qu’il exerçait dans sa nation. Il faut donc se construire des commerces, une forge, des écuries… Les enfants eux jouent dehors où aident leurs parents s’ils sont assez grands. Personne ne peut s’ennuyer lorsqu’il faut mettre une ville sur pied.
En tout cas il me semble que vous avez été efficaces. Cette ville est un champ de champignons qui poussent plus vite qu’on ne le dit.
Oui ma p’tite dame, répondit le tenancier avant d’ajouter : vous avez besoin d’autre chose ? J’ai besoin de m’absenter un instant.
Non faites, j’allais sortir. Bonne journée, termina donc Lexi.
Elle finit lentement son verre, le reposa sur le comptoir et se leva donc, s’apprêtant à sortir. Elle pivota vers la porte lorsqu’elle se cogna contre la femme qu’elle avait vu tout à l’heure. Cette dernière lâcha les couverts qu’elle tenait, elle Lexi s’excusa prestement en l’aidant à ramasser, tandis que la femme du patron balayait l’incident du geste de la main.
Ce n’est pas grave, laissez, laissez, ce n’est rien de cassé.
Cette dernière se releva, une main sur ses genoux pour s’aider, et souffla un bon coup après avoir redresser son dos dans un craquement.
J’avais fini de toute façon, ajouta-t-elle avec un petit sourire.
Oh, accepteriez-vous de discuter un instant alors ?
Oui j’ai un moment avant le service, asseyons-nous.
Les deux femmes s’installèrent autour d’une table ronde en bois, qui semblait également neuve, lisse et sans éraflure sous les doigts curieux de Lexi. La native s’expliqua :
Nous ne pouvions emmener notre auberge avec nous n’est-ce pas ? Il a fallu tout reconstruire. C’était fatiguant, mais aussi… excitant de recommencer à zéro, comme une nouvelle jeunesse.
Excusez-moi mais… d’où venez-vous si je puis me permettre ? Pourquoi être venus ici ?
Oh, comme la majorité des gens ici, nous avons quitté Seika quelques jours après avoir vu que Bashô avait été… choisi par les trois Dieux. Mon mari et moi sommes dévoués à Fenghuang, mais nous sommes de plus en plus sceptiques quant aux dirigeants. Et puis, dans Chikai, tout le monde connaissait déjà Bashô comme “L’Ange de Seika”, nous avons confiance en cet élu. Nous sommes vieux et déclinants, et peut-être ne verrons-nous pas la finalité de son projet, mais si nous pouvons y prendre part alors nous aurons au moins eu l’impression d’être utile. Et puis, nous voulons améliorer les choses pour les générations futures. Pour nous petits enfants.
Votre … famille est ici ?
En partie oui. Notre fils aîné est ici en cuisine, sa femme s'occupe des jumeaux à l’étage. Nous avons cependant quitté notre cadet qui refusait fermement d’abandonner Karui Hanja, il est dans l’armée… Malheureusement nous ne le voyons presque plus.
Pourquoi ? Vous interdit-on ici de voir des gens des nations ? s’inquiéta l’élue.I
Non mais lui… hésita un instant la vieille dame. Ce ne serait vraiment pas bien vu pour lui. Alors il nous écrit rapidement, de temps à autre.
La jeune femme resta encore un moment discuter, puis lorsque le fils appela sa mère pour lui parler du service qui s’approchait, elle libéra son interlocutrice et resta pour prendre son repas ici. Peu à peu, la salle se remplit, et tandis que personne n’était venu depuis deux heures, le lieu était désormais bondé. Elle profita d’être au milieu de ce brouhaha pour tenter de saisir des conversations, l’ambiance générale. La marchombre était pour être honnête, agréablement surprise de ce qu’elle découvrait de cette ville. La seule chose qui la gênait, c’est que la ville n’est pas le chef, et ce n’était que le début de son développement. Comment allait se comporter Bashô ? Il était temps de savoir. Elle paya son dû au tenancier et sortit de la taverne. Elle déambulait au hasard, jusqu’à tomber sur ce qu’elle cherchait : quelques gardes qui faisaient une ronde. Elle les arrêta.
Bonjour. Je cherche Bashô, ou quelqu’un susceptible de me mener à lui.
Evidemment, on lui rit au nez. Ces hommes d’une quarantaine d’années souhaitèrent la remettre à sa place rapidement :
Ecoute gamine, je crois pas que quelqu’un comme Bashô ait quelque chose à faire de toi. Passe ton chemin, nous n’allons pas le déranger pour toi. Puis on n’amène pas un inconnue vers l’homme le plus recherché de Kosaten, tu pourrais être une ennemie.
La gamine en question, tout de même âgée d’une vingtaine d’années, ne se démonta pas. Elle se décala pour leur faire face à nouveau, frêle rempart pour empêcher ces colosses d’avancer.
Ecoute moi bien abruti. Regarde moi bien, ajouta-t-elle en montra sa silhouette d’un revers de main. A qui veux-tu que je nuise ? Je suis ATTENDUE par Bashô, alors que préfères-tu ? Prendre le risque d’avoir des ennuis pour lui avoir fait manquer un rendez-vous diplomatique important - certes elle en rajoutait - ou un grognement parce que tu l’auras dérangé pour une petite blonde ? Crois-tu que ton chef suprême puisse se sentir menacé par moi si je le rencontre ? Sois sérieux, je ne suis pas une menace, mais si je lui dis que ses gardes sont assez idiots pour m’empêcher de le voir, quelle partie de ton corps va-t-on se charger de t’enlever ? termina-t-elle en jeta un regard appuyé vers son entrejambe.
Le garde serra le poing, se retint. Il poussa un long soupir et jeta un oeil à ses collègues, qui haussèrent les épaules.
Bien. Suis nous on va tâcher de te mettre en contact avec lui. Mais si tu ouvres encore une fois ta grande gueule je m'occupe de te la refermer.
Lexi leva les yeux au ciel mais resta coi, avant de suivre les trois hommes.
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mer 27 Juin - 23:40



 
Mon frère, nouveau chez moi ?


 
Arrivé des héros de Kosaten



 




Plusieurs jours étaient passés depuis sa rencontre avec Bashô, et son pèlerinage vers les villages de territoires neutres. Certains d'entre eux étaient déjà arrivé dans la ville aux ses alentours, mais pour l'heure, il en manquait encore beaucoup, et peut être aurait-il la surprise de voir arriver de nouveaux membres dans les prochains jours ou aujourd'hui même alors que Rumaki avait fait sa mission à merveille à priori. Les puissants clans de guerre allaient-ils se joindre à eux? Tout ceci était une autre histoire et l'avenir allait y répondre.

Pour l'heure, l'empereur de Fuyu campait la ville observant dans l'ombre le fonctionnement de la nouvelle ville et surtout ses dysfonctionnements ou ses faiblesses, pour y remédier au plus vite avec que les réels dangers n'arrivent. Mais ce fut aussi ce jour tant attendu par le maire du village que devait arriver différents élus de Kosaten, et peut être futurs alliés ou preux chevaliers de cette cité Espoir.Autant dire qu'aucun problèmes ne devaient survenir durant cette rencontre et l'empereur de Fuyu n'avait pas encore assez confiance dans la malice de Tokai pour laisser cette besogne. C'est ainsi qu'il déploya un grand nombre de ses marcheurs de l'ombre que ce soit dans la ville ou à son extérieur pour repérer les élus.Choses qui ne seraient  pas difficile alors qu'ils devaient tous rechercher Bashô ou être complétement différent des natifs.De l'autre côté, il envoya un de ses hommes auprès de Basho pour l'avertir de la venus des héros et surtout pour se tenir à ses côtés pour apporter les informations qu'il avait pu récolter sur chacun d'eux, du moins, ceux qu'ils connaissaient.

Quand à lui, il serait à sa place...Comme à son habitude dans l'ombre, alors qu'il observerait tout. Pour quelles raisons? Simplement car il ne savait pas encore qui allait venir et il ne voulait prendre aucun risque pour la cité, si l'un des élus avaient eu des différents avec lui par le passé. Une seule question hantait son esprit à présent: Quels seraient les finalités de cette rencontre et ses aboutissements?










 

 


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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Jeu 28 Juin - 11:59

Mon frère, nouveau chez moift. Basho Tokai

Tenshi était maintenant loin derrière moi, j’étais libre des chaînes que ce nom imposait à mon esprit, et libre des blessures qu’il avait apposé à mon corps. La récupération fut lente, les plaies des deux côtés étant chacune très profondes, mais comme tout passe avec le temps, j’avais pu passer à autre chose, je redevenais vivant, lentement, sûrement. Mon épaule semblait encore faible, trop souvent, mais au moins ne me pénalisait plus trop dans mes mouvements et actions. Mon ventre, quant à lui, où j’ai plusieurs fois cru voir s’échapper mon âme, se refermait aussi, et, si je faisais une croix pour un bon mois ou deux sur l’activité physique excessive, je pouvais au moins reprendre le voyage.


Tenshi parti, j’étais davantage libre de mes actes et destinations, mais j’avais aussi perdu ce phare qui me disait où aller pour parvenir à mon but, mon retour dans mon corps originel, trop longtemps attendu. J’étais vide d’objectif, mais malgré cela, je ne nécessitais pas l’aide extérieure pour m’en trouver, suffisamment confiant en mes capacités et en l’avenir pour déchiffrer que faire ici afin de redevenir moi-même. Après tout, dépendre d’un autre ne m’a jamais réussi, et ce n’étaient pas les réparations à Tenshi qui allait me tenir intéressé les prochains temps.


Je n’avais pas de destination en tête, au premier abord, mais je pensais bien reprendre le cours de ma route, vers Fuyu où j’attendais quelques réponses sur le sujet de Zayro, et sur ce que je pourrais y trouver, sur la vie et la mort, notamment. Mais je n’y voyais pas l’urgence, et je n’y avais pas non plus vu quoi que ce soit de capital. En revanche, je me rappelais bien vite une lettre reçue, écrite par Basho, celui qui avait rejoint mon « camp » pendant la guerre entre envahisseurs hérétiques et corrompus fanatiques. Une invitation à le rejoindre, et si je n’avais, sur le coup, que peu d’espoir d’y trouver quoi que ce soit et peu de dévotion pour sa cause, je n’en demeurais pas moins curieux de voir ce qui allait m’attendre là-bas, une opportunité à prendre sans doute.


Le voyage fut bref, à mon goût, mais c’était en partie parce que l’opportunité assez éphémère me fit presser le pas, me hâter pour ne rien rater. Ainsi, je ne pris, malheureusement, pas le temps de m’attarder comme j’aurais aimé le faire à divaguer à droite, à gauche, et me contentais d’une linéarité barbante, droit au but comme on dirait, dans mes pas et les quelques transports que ce que j’avais sur moi me permirent d’emprunter. La route faite, j’arrivais sur cette jeune bourgade, encore en plein essor, dont je ne pouvais qu’admirer à quelle vitesse elle fut érigée. J’avais de plus en plus de curiosité quant à savoir ce qui se tramait derrière tout ça, mais malgré tout, je n’avais pas la moindre intention de réellement me joindre à ce genre d’affaire, surtout quand j’en entendais la mauvaise réputation. Non, je ne faisais que passer, mais je voulais passer et prendre le temps de le faire.


Je m’étais annoncé à l’entrée comme voyageur de passage hésitant à s’installer, préférant me renseigner sur mon hôte une fois correctement à l’intérieur plutôt que tout de suite trahir mes intentions dès que je me pointais devant la porte. Là, je pris le temps d’observer et de me promener un peu, sans poser de questions, simplement pour voir comment tout se passait, et j’en constatais vite que, si tout semblait bondé, on pouvait voir un réel effort d’expansion, une efficacité même, dans les faits. Et dire que tout cela et si jeune… Combien de temps la ville tiendra-t-elle ? Je finis alors par me désintéresser de l’activité pour me tourner vers des gardes de passage, prêt à décliner mon identité.


- Excusez-moi, mes salutations, je suis Vahl-Viiront, de Tenshi. Messire Basho m’a fait parvenir une invitation suite à laquelle je lui ai répondu, mais je n’ai plus le petit papier, puis-je me faire annoncer auprès de lui afin qu’il confirme que je suis le bienvenu sur ces terres ?


Inutile de jouer la carte de l’autorité puisque je n’avais aucun moyen de prouver ce que j’avançais. J’espérais seulement qu’ils m’accordent le bénéfice du doute et vérifieraient si je suis bien attendu en ces lieux.

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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Dim 1 Juil - 11:12






Découverte


Rumaki est actuellement lvl 115.  

Qu'il avait été bon de retrouver les deux êtres qui me sont le plus chers. Un soulagement qui me donnait presque des ailes, car si en m'engageant dans cette campagne j'avais pu goûter à cette euphorie, alors ça me donnait énormément envie de continuer. Mais je ne pouvais pas continuer cette propagande de liberté avec mes deux compères éternellement. J'avais déjà commencé mais le voyage était long, et vu que je parlais politique quelque part, et bien il y avait toujours un danger pour mes deux anges, et ça, je ne pouvais pas l'accepter. Je m'étais alors intéressé de plus près à cette ville dont m'avait parlé Nagato. Bashô Tokaï. Ce pouvait être pour moi enfin la promesse d'un avenir sans peur, mais surtout d'un refuge pour Haïko et Mei.

Je plaçais beaucoup d'espoir dans cette ville, car d'un côté le ninja de l'Akatsuki me l'avait conseillé, et jusqu'à maintenant, il m'avait toujours soutenu sans me trahir, étant honnête dans ses actions et ses intentions, comme à Handa où il m'avait avoué lui-même qu'il était l'auteur de l'attaque. Et puis, cette ville faisait de plus en plus parler d'elle, comme une résistance aux nations déjà implantés depuis des lustres... et je ne pouvais que comprendre cette envie de changer les choses. Combien de fois ce maudit sceau m'avait porté préjudice face aux autres nations alors que je n'avais rien à voir avec Fuyu ? Et les mots de Sul Hei devant mon refus de partir à la guerre... ils étaient ignobles, et mon esprit les avait encore gravé en lui :

" Une femme n'est réellement utile qu'à être engrossée et mettre au monde mes futurs guerriers. Pour autant, ta disparition ne me gênera en rien. Ce qui doit arriver, arrivera, et nous gagnerons la guerre. Tu apprendras que je peux te faire connaitre pire que la mort."

Toutes ces raisons m'avaient poussée à suivre Nagato dans cette ville. Nous y étions depuis quelques jours, et si je n'osais pas trop encore rencontrer l'élu à l'origine de cette localité, ce fut le ninja de l'Akatsuki lui-même qui fit les démarches pour me faire connaître. Que lui avait-il dit à mon sujet ? Aucune idée, mais il n'avait aucune raison de mentir, et ce devait beaucoup ressembler à ce qu'il m'avait dit lors de notre dernière rencontre. Ne restait plus maintenant, accompagnée d'un marcheur d'ombre et de mon fils qui tenait ma main, à aller rencontrer ce fameux Bashô. Je ne quittais quasiment plus mon petit ange, et Mei était resté se reposer auprès des autres sbirs de Nagato.

Spoiler:
 






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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Dim 1 Juil - 13:34





お土産のパズル

feat. Bash




Voila bien longtemps que notre jeune pirate ne s'était pas promené avec une fillette comme un papa accompagnant sa gamine à l'école ou plutôt un mec louche amenant l'enfant dans un camion de bonbon...
Ils s'étaient croisés quelque part à Minshu, poussés par les mêmes motivations. Les vagues souvenirs de Zoro se rappelaient avoir aperçu la ptite dame pendant la guerre de Tenshi, mais quel avait été son rôle ? Impossible de se le remémorer, ça avait été un tel bordel.

En attendant, la jeune fille dotée d'un bien meilleur sens de l'orientation que notre ami le bretteur les guida à bon port. Au loin, on percevait les nouveaux toits d'un village. Il était amusant de penser qu'autrefois ne résidait qu'une simple plaine ici. Maintenant, la nature avait fait place à une ville où se regroupaient les espoirs de tous les laissés pour compte. Pourquoi Zoro rendait-il visite à cette ville, lui qui s'en contrefichait du sort de Kosaten et ne vivait que pour rentrer à la maison afin de poursuivre son aventure ?
Parce que Bashô lui paierait un verre. Qu'est-ce que l'on ferait pas pour de l'alcool ? Zoro montrait qu'il était prêt à entreprendre des kilomètres pour cette jolie récompense. Plus sérieusement, il s'inquiétait plus ou moins pour son compagnon Bashô, qui était au centre d'affaires plus curieuses les unes que les autres.

Aux portes de la ville, les gardes parcoururent le sceau prononcé du jeune homme sur son cou, et se montrèrent réticents à le laisser entrer. Toutefois, ils l'étudièrent plus en profondeur et crurent reconnaître le pirate perdu. Trois sabres à la ceinture, trois boucles d'oreille au lobe, de multiples cicatrices, un oeil balafré, un gazon sur la tête, tous ces signes distinctifs portaient à assurer qu'il s'agissait bien du second plus puissant élu de Kosaten. Il se faisait discret contrairement à ses collègues Zayro Jinn, ou encore Rinkyu qui foutaient le bordel, quoique on entendait plus parler de ces deux derniers depuis quelques temps, mais on le connaissait pour ses grandes démonstrations de puissance lors des guerres ou encore la mission Shirkoyu, que peu pourraient égaler.
Les gardes réfléchirent à deux fois, et le laissèrent finalement franchir les portes, intimidé par la voix charismatique du bretteur prétendant être un ami du Bashô. Par ailleurs, il avait eu l'intelligence de prendre sa lettre avec lui pour certifier son invitation.

Le jeune homme, probablement aux côtés de Frisk, déambula dans la ville à la recherche d'une taverne. Ce fut alors qu'un homme particulièrement moche attira son attention. Par conséquent, il continuait à avancer sans regarder devant lui, et le drame arriva, il percuta un gamin en lui écrabouillant péniblement le pied. Une femme de grande beauté tenait le gosse par la main, certainement sa mère :

Arg... Qu'est-ce que tu traînes sur ma trajectoire toi ?!


Il prit une expression de méchant pas beau afin d'effrayer le gamin (de Rumaki), et poursuivit sombrement :

Indique-moi la taverne la plus proche et je te pardonnerai... Gare à tes fesses si tu ne le fais pas


Le menaça-t-il, plaçant une main sur ses katanas tranchants, ignorant tout à fait la mère certainement scandalisée qui se tenait à ses côtés.




.
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Dim 1 Juil - 18:56


- Mon frère, nouveau chez moi ? -



Nous y sommes enfin. Les grandes murailles entourent l'immense ville... elle est très grande, peut-être autant que la capitale, voire plus. Des gens nous interpellent, moi et Zoro. Zoro, c'est le grand monsieur qui m'a accompagné depuis Minshu. C'est une longue histoire... mais en gros, vu qu'il ne savait pas cmment se rendre à Bashô Tokai, j'ai décidé de l'emmener. J'ai des choses à faire ici. Les gardes nous laissent entrer dans la ville, et on avance alors. Je me demande où faut-il aller. Savoir que je suis tout près de le rencontrer... ça me fait battre mon coeur très vite. Qu'est-ce que je fais là bon sang...? Je ne sais pas du tout quoi faire... mais je sais que je dois venir. Je ne veux plus ressentir ce sentiment envers lui. Je...

Je me sens si mal. Je suis trop triste. Ellen... Natsume... ils sont morts, et je n'ai rien pu faire. Ils me manquent. Pourtant, je me dis que peut-être que tout ça n'est pas fini. Je me souviens toujours de ces paroles. "Les élus peuvent revenir à la vie." C-C'est très étrange et perturbant... mais je serais heureuse qu'ils soient en vie. Mais... ils ne sont pas encore revenu. Si ça se trouve ils ne reviendront pas. Jamais... tout ça...

TOUT ÇA PAR LA FAUTE DE BASHÔ.

Je sais ce que c'est sa faute. On me l'a dit. C'est lui le responsable de la mort d'Ellen et Natsume. Et même s'ils revenaient, je pense que je lui en voudrait toujours pour ce qu'il a fait. Il a osé... les toucher, leur faire du mal. J-Je lui en veux tellement. Je n'en ai jamais autant voulu à quelqu'un. C'est pour ça que... j'ai écrit cette lettre, horrible, avec mon sang qui lui disait "Va mourir." Je me rends compte que c'est mal. Je le sais, c'est horrible de dire ce genre de chose. Mais même comme ça, même maintenant je... je ne le regrette pas. Ça fait depuis un moment que c'est comme ça. J-Je me sens mal de penser que j'aimerais le voir mort. C'est pour ça que je crois que...

J-Je crois que... je déteste vraiment Bashô.

Cette sensation... elle est horrible. Elle est nouvelle, et pourtant étrangement elle est familière. La haine. C'est bien ça hein...? Je ne pense pas me tromper. Je ne veux plus avoir ce sentiment. C'est trop mauvais. Je ne veux pas vivre en ressentant ça pour lui. C'est pour ça que je suis ici. Je veux pouvoir le pardonner, comme les autres. Le problème c'est que je ne sais pas trop comment faire... je n'ai aucune idée. Mais je ne peux pas juste rester dans mon coin sans agir. Je dois voir Bashô. J'ai un peu peur de ce qu'il ve se passer quand je le verrais. Parce que rien que de penser à lui...

Ça me donne envie de le frapper.
De le transpercer cent fois de mon couteau.
De le faire souffrir le plus longtemps possible avant de le tuer.
S'il pouvait revenir je le tuerais encore et encore...


"Hein ?"

Qu'est-ce qu'il se passe ? Je me suis égarée un instant... on dirait qu'il y a un gros problème. Il y a une personne avec une maman avec une enfant, et on dirait que Zoro a l'air énervé... il dit vouloir trouver une taverne au plus vite. Il a vraiment un mauvais tempérament celui là... il faut que je calme la situation avant que ça ne dégénère. Je m'avance alors, me mettant devant Zoro tout en tendant la paume de ma main vers lui. Je lui dis alors...
 
"Hey, ce n'est pas la peine de s'énerver pour si peu... ça ne sert à rien de se battre maintenant. Et puis, Bashô est le dirigeant de cette ville non ? À coup sûr il doit avoir une grande maison et des tonnes de boissons, ce sera bien mieux qu'un bar... ce serait mieux de le trouver lui plutôt, tu ne crois pas ?"

Je me tournais alors vers la mère et son fils. Il ne faudrait pas qu'ils aient trop peur où ne s'énervent trop eux aussi. Il faut calmer les tensions.

"Vous allez bien ? Ce serait mieux qu'on se sorte de cette situation pacifiquement. Hum... dites, vous sauriez où on pourrait trouver le dirigeant de cette ville ?"

Quelque part, ça fait du bien d'agir comme ça. Ça me permet d'éviter d'avoir les idées noires... j'espère que je pourrais réussir à calmer tout le monde, pour qu'on se sorte de cette histoire calmement. D'ailleurs s'ils savent où se trouvent Bashô, ce serait bien aussi...

Contextuelle utilisée:
 

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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Dim 1 Juil - 20:37



Le Rassemblement



Comme prévu, après tous les natifs ce fut des élus qui finirent par venir vers Bashô Tokaï. Certains simplement par curiosité ou même par hasard, d’autres avec des buts bien plus politisés. Nous avions donc là des spectateurs et des acteurs, tous les éléments étaient réunis pour jouer la parfaite tragédie. Mais les condamnés étaient les nations tyranniques ou Bashô Tokaï ? Seuls les spectateurs et les acteurs qui survivraient jusqu’au bout, vainqueurs, pourraient le savoir un jour. Pour le moment seuls des avis et des prévisions incertaines pouvaient être émises.

Le premier personnage ayant un rôle à jouer dans tout cela était un Ayns du nom de Sherkhan. Suite à une lettre de son frère d’arme, il avait décidé de le rejoindre. Bashô avait en effet exprimé le désir que son frère le suive dans cette quête folle car il savait de quoi il était capable. Il le respectait pour sa force, mais aussi pour sa fourberie et sa capacité à tourner en dérision chacune des entreprise humaines allant à son encontre. Et puis c’était un ami cher dont il ne pouvait se passer très longtemps.

Le minshujin était arrivé en ville avant que les premières mesures de sécurité aient été entreprises et personne ne les avait arrêtés, sa compagne et lui. En revanche, des rapports inquiet de la milice mentionnant deux énormes « hommes-félidés » ne tardèrent pas arriver jusqu’au bureau de Méphisto qui savait pertinemment que Bashô tenait à être informé de la moindre information du genre aussi rapidement que possible. Le parasite ne prit donc aucune mesure et laissa son acolyte se charger de ce cas et tous les autres similaires. Pour Sherkhan, il était hors de question de lui faire souffrir d’une rencontre protocolaire, il l’accueillerai lui-même dans sa maison comme il le devait. Rien n’avait changé entre eux depuis la dernière fois.

Ne mit pas longtemps à suivre une autre élue qui ne passa pas non plus inaperçue à cause de sa monture. Heureusement car le système de contrôle à l’entrée n’était toujours pas optimal. La jeune femme n’était nulle autre que la troisième conseillère de Jaël Tekina, ce souverain qui avait menacé Bashô de raser sa ville quelque jours plus tôt. On aurait pu penser qu’il avait changé d’avis et que cette dame venait tenter de régler le conflit diplomatiquement mais ce n’était pas sur les ordres du président qu’elle était là. Elle s’était déplacée de son propre chef et sur l’invitation du maire de la ville.

Ce dernier avait grand besoin d’elle car ses intentions envers la nation du serpent n’étaient en rien hostile, or ce géant politique ne l’entendait pas de cette façon. Il se trouvait par la volonté du hasard que Bashô et la conseillère -Valentine Weathley de son vrai nom- s’étaient déjà rencontrés par le passé dans une mésaventure riche en émotions. Il savait qu’elle serait capable de l’écouter et d’évaluer neutralement la situation de Bashô Tokaï. Si elle pensait qu’en effet la ville avait un rôle bénéfique à jouer, elle serait capable d’en convaincre le président. C’était le pari qu’il faisait en tout cas.

Une autre élue se manifesta après quelques temps de présence dans la ville apparemment. Elle avait eu une attitude assez effronté mais finalement les gardes l’avaient présenté à Méphisto sous l’apparence de Bashô. Celui-ci n’avait pu réfréner un petit rire en la voyant.

-Je suis heureux de te voir ici, je n’avais pas parié sur le fait que tu viendrais contrairement à lui… Libérez-là vous autres, elle est notre invitée tout le temps qu’elle reste ici.

Malgré leurs quelques divergences, Bashô s’était attaché à Lexi tandis que Méphisto prônait plus de prudence envers elle. Mais certains arguments pesaient lourd dans la balance : elle était l’étoile montante de sa nation, était dans les petits papiers de la nouvelle dirigeante de Tenshi, j’ai nommé Reisha ; et connaissait trop bien les deux compères pour que la voir dans le camp adverse ne leur soit pas dommageable, bien que cette dernière proposition semble peu probable. De plus Bashô avait confiance en ses talents.

Puis ce fut au tour de Vahl Viiront d’arriver en ville. Enfin, ce ne fut pas si évident de l’annoncer en tant que tel puisqu’il se présenta à la douane enfin opérationnelle en tant que simple voyageur puis qu’il demanda à la milice urbaine qu’on le conduise à Bashô en tant que son invité -ce qui était le cas- sans la lettre que ce dernier lui avait envoyé. Heureusement ces derniers jours les différentes venues d’élus s’étaient faites moins inhabituelles du coup les gardes avaient eu la consigne d’être plus vigilants. La présentation de son sceau cristallin avait permis qu’on accède à sa requête.

Évidemment, il avait suffit d’un coup d’œil pour que le parasite reconnaisse le seul allié providentiel du hunter durant la bataille de Tenshi quelques semaines plus tôt. Lors de cette occasion le barbu avait eu l’occasion de le voir à l’œuvre. De plus il ne voyait pas les Tenshins corrompus comme des élus simplets ou maléfiques dont l’esprit avait pourri mais plutôt comme des élus ayant eu la capacité d’envisager une autre voie que celle qui se plaçait devant eux de prime abord, une autre voie qui leur promettait une victoire facile et incirconstancielle contrairement à la bataille laborieuse à laquelle ils auraient du être promis. C’était une capacité rare puisqu’ils n’étaient que deux à sa connaissance à avoir fait un tel choix, et plus qu’utile puisque c’était ce talent qui permettait aux faibles de triompher face à bien plus forts qu’eux. Peut-être se trompait-il sur le compte de cet homme, mais il ne voulait pas prendre le risque de laisser une si belle occasion lui échapper.

Zoro arriva quand à lui à son grand étonnement avec Frisk. Il ne pensait pas voir ces deux-là ensembles. Étant donné la lettre que Frisk lui avait écrite, il était soit la pour mettre les choses au clair, soit pour lui faire la peau. Dans le premier cas tant mieux, la réunion qu’il préparait était également faite pour cela. Dans le second cas, c’était plus embêtant, mais il était plus serein depuis que Sherkhan l’avait rejoins. Tant que Zoro ne prenait pas le parti du petit garçon, à eux deux ils devraient pouvoir réussir à la vaincre sans que l’un d’eux ne meurt. Le jeu en valait la chandelle car si par chance il rejoignais sa cause et que par la suite Sakura en faisait de même ; c’en était fini de Seika, elle aurait perdu tous ses héros. Et puis tant de force dans un corps si frêle… Rien de mieux pour les missions d’infiltration, qui irait se méfier d’un gentil petit garçon sérieux ?

Quand à Zoro, son rôle à jouer s’il décidait que la cause de Bashô Tokaï méritait qu’on se batte pour elle était purement militaire. Zayro était porté disparu depuis un certain temps, le fait que Bashô soit encore en vie en était la preuve la plus tangible ; et Zoro était donc l’élu le plus fort de Kosaten encore en vogue. Certes il avait un ou deux rivaux mais ils ne faisaient plus de vagues ces derniers temps, quand bien même ils n’étaient pas à l’abri d’une réapparition de leur part. La force de frappe militaire qu’il offrait donc était sans précédents ! Si les guerres se lançaient avec des soldats, elles se gagnaient avec des champions. Il lui fallait le meilleur à ses côtés, comme un joker dans son paquet de cartes. Et puis il était son ami, dans un futur où tout le monde chercherait à avoir sa peau, notamment des personnes infiltrés, avoir des personnes sur qui compter près de soit serait nécessaire.

Enfin, il doutait tout de même réussir à le rallier à sa cause puisqu’il restait quand même libre comme l’air. D’ailleurs dès son arrivée il faillit s’énerver contre une jeune femme avant heureusement que quelqu’un n’intervienne. Cela permit tout de même qu’ils soient repérés et conduis à Méphisto, ce ne fut donc pas totalement inutile. Détail intéressant, cette jeune femme était une élue elle aussi, Rumaki Oshigato a.k.a « La maman de Fuyu ». Elle n’avait pas été invitée en ville par Bashô lui-même mais par Heiwa. D’ailleurs, c’est la seule personne que ce dernier tint à faire rejoindre le projet ce qui poussa son allié à la considérer avec plus d’attention. Qu’avait-elle de si spécial pour que quelqu’un d’aussi puissant qu’Heiwa Jigoku refuse d’aller plus loin sans elle ? Il allait certainement pas tarder à le découvrir, mais on l’avait déjà décrite comme quelqu’un aux capacités hors du commun, largement comparables aux siennes. Autre qualité remarquable : sa réputation. Celle d’une gentille maman protégeant son enfant, l’innocence même qui ne souhaite rien d’autre pour ce monde que le bien et la paix. Que ce soit vrai ou faux, avec une telle personne dans ses rangs l’image de l’idéologie de la ville serait renforcée et bien mieux créditée ! De quel meilleur émissaire pouvait-il rêver ? Et puis elle avait toute la confiance d’Heiwa, donc toute la sienne également.

En attendant que les autres élus arrivent, mis à part pour Sherkhan qui logeait dans la maison même de Bashô, à l’extérieur de la ville, tous les élus étaient logés dans le meilleur hôtel de Bashô Tokaï, celui des invités diplomatiques. Toutefois cet hôtel restait assez modeste et ne disposait pas de grandes extravagances très certainement à cause de la philosophie de la ville. Chacun était informé qu’on attendait d’autres élus avant de commencer la réunion extraordinaire quelques jours plus tard. En attendant, certains d’entre-eux avaient peut-être fait connaissances.

Le jour J, tous les élus avaient été rassemblés par le faux Bashô dans une salle munie d’une table ronde. Toutes les chaises étaient semblables sauf une, devant laquelle trônait une bouteille d’un bon saké. A eux tous, ils occupaient tous les sièges sauf un, que le vrai Bashô ne tarda pas à combler en arrivant deux ou trois minutes plus tard. Il était accompagné d’un marcheur de l’ombre, sombre symbole de l’omniprésence de leur chef, qui lui avait donné un maximum d’informations complémentaires sur les élus présents ici. Aucune autre personne n’était présente dans la salle, seuls quelques soldats montaient la garde à l’extérieur. Pour une fois le vrai Bashô se présentait à eux, il n’avait jamais pris tant de risque depuis la construction de la ville mais il n’avait pas le choix s’il voulait faire preuve d’un minimum de transparence envers ses invités.

-Bonjour à tous, vous voir ici me procure un immense plaisir, je pense que nous pouvons accomplir de grandes choses ensemble, commença-t-il. Mais avant que l’on se lance dans le cœur du sujet, je pense que vous avez tous des questions à me poser, c’est le moment. Elles peuvent avoir un rapport avec les projets de cette ville ou être plus personnelles, précisa-t-il en regardant Frisk, je répondrai à toutes si je le peux. Ensuite, quand elles seront toutes satisfaites, vous pourrez faire le choix d’aider cette ville à bâtir un mode meilleur et, je l’espère, dénué de guerre ; ou de retourner à votre vie d’avant. Nous discuterons des mesures et des projets que nous prendront avec les restants.

Il doutait que ces « restants » soient très nombreux, mais il ne désespérait pas. Après tout chacun d’eux était un atout majeur et chacune de leur réponse favorable était une victoire qu’ils emportaient contre leurs ennemis. Ils n’avaient pas besoin d’être nombreux, juste d’être actifs et de tout donner.

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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Lun 2 Juil - 0:08

Les gardes avaient été relativement laconiques, ne cherchant pas à révéler plus que nécessaire à l’hybride vampirique, ce qu’elle comprenait parfaitement. Ça ne l’arrangeait pas … Mais elle ne pouvait pas s’en plaindre : déjà, ils la conduisaient à celui qu’elle voulait rencontrer sans faire de chichis. Cependant, une fois à la mairie, on l’informa que Bashô n’était, à l’heure actuelle, pas disponible : l’homme dont le village portait le nom, qui devait aisément faire partie des individus les plus recherchés du continent, la verrait … Dans quelques jours. Interloquée, la semi vampire demanda plus de précisions : le jeune responsable à qui elle parlait l’informa de l’envoie d’un certain nombre de lettres comme celle qu’elle avait reçue : dans un soucis d’efficacité, on préférait donc attendre que le plus grand nombre possible d’élus soit arrivé afin de faire une réunion pour tous, plutôt qu’un nombre élevé de petites entrevues, plus risquées. La nouvelle lui déplût, même si là encore, elle se sentait forcée de reconnaître l’initiative comme des plus pertinentes et efficaces … Il fallait juste espérer qu’une « grande » discussion groupée ne provoque pas de débats stériles ou autres. Mais pour le reste, geindre ne servirait à rien … On l’assura du fait que la réunion se déroulerait dans peu de temps, assurément moins d’une semaine. En attendant, elle serait nourrie et logée, et ce sans contrepartie et son familier aussi … Elle se contenta donc d’accepter l’offre, et de se laisser conduire vers l’hôtel.

Durant les quelques jours qui suivirent, l’hybride vampirique ne chôma pas. Dans un premier temps, elle fit son maximum pour ne pas être aperçue : modifiant son apparence (en particulier sa coupe de cheveux, la teinte de sa peau, la couleur de ses yeux et sa tenue), elle affecta d’être une simple native lors de ses sorties, et explora le village : parlant à ses habitants, elle récolta de façon assez subtile des renseignements : s’ils étaient bien traités, les raisons de leurs départs, leurs espoirs vis-à-vis de cette nouvelle cité … Elle n’avait pas d’avis en particulier sur les réponses qu’elle recevait, mais déjà, elle avait au moins la confirmation d’une chose : personne, dans la ville, n’était là de force. A part peut-être certains enfants, souvent trop jeunes pour décider d’eux-mêmes, et restant sous la responsabilité de leurs parents … mais ce n’était rien d’étonnant, l’un dans l’autre. L’hybride se renseigna également sur un certain « Mado », un boulanger qui, auparavant, se trouvait devant le palais présidentiel … Bien sûr, elle n’avait pas reçu l’ordre explicite de le ramener de force au pays, et ne comptais pas le faire, mais elle prit tout de même le temps de lui faire savoir, à visage découvert cette fois, que ses talents étaient manqués, à la capitale … Mais même s’il s’en senti flatté, l’homme, d’âge « mur », laissa clairement entendre son point de vue : il ne comptait pas revenir sur sa décision. En revanche … Son pupille, qui apprenait sous sa direction depuis un certain nombre d’années désormais, arriverait bientôt à la fin de sa formation : il connaissait ses recettes, ses techniques de cuisines et sa façon de préparer les viennoiseries. Il était même probable que le président ait mangé certaines de celles qu’il avait préparé lui, plutôt que Mado lui-même … Mais le jeune natif n’était pas animé des mêmes ambitions que son maître, et l’avait suivi sans réelle conviction. L’hybride lui demanda donc de transmettre à l’apprenti que s’il revenait à Minshu sous peu, elle pourrait personnellement veiller à ce que, malgré son jeune âge, il puisse recevoir un peu d’aide pour s’installer dans sa propre échoppe, s’il y tenait.

Le jour de la réunion, Valentine, contrairement aux jours précédents, ne laissa pas Oor’ka dans sa chambre pour garder ses affaires : au contraire, elle le laissa l’accompagner jusqu’à la salle du rendez-vous, et lui intima de se coucher derrière son fauteuil, l’hybride, arrivée parmi les premières, s’installant simplement en croisant les bras sur sa poitrine. La pièce se remplit petit à petit, de même que les sièges … Elle reconnut plusieurs des nouveaux arrivants, disant dans l’absolu bonjour à tout le monde, mais ne cherchant pas spécialement à engager – ou à se mêler à – une conversation. Quelques instants passèrent dans évènement particulier, jusqu’à ce que l’hôte de cette joyeuse compagnie, le « vrai » Bashô (elle avait cru comprendre que celui qui se présentait en public n’était qu’une imitation), ne se présente. Son discours de bienvenue fut bref, mais efficace : il fit le choix assez atypique de laisser les gens commencer par les questions, et d’ensuite, pour ceux qui étaient convaincus et préféraient rester, aborder plus en profondeur le sujet épineux qu’était cette nouvelle ville. L’hybride soupira … Et prit la parole la première, se redressant un peu pour croiser les doigts et poser ses coudes sur la table.

Bonjour à tous et toutes … Pour ceux qui ne n’ont jamais entendu parler de moi, je m’appelle Valentine Weathley. Je suis une élue du serpent … et je regrette d’ailleurs de ne pas en voir d’autre, mais passons. Pour ceux que l’information intéresse, j’ai aussi le titre de conseillère du président Jaël Tekina, et si je ne suis pas ici en tant que « représentante officielle », il va sans dire que certaines des choses qui seront dites ici lui seront remontées … Elle laissa un sourire étirer ses lèvres derrière son masque, tournant les yeux vers le moustachu à l’origine de tout ceci un instant. Même si je reste avant tout présente par choix personnel. Avant toute chose, j’aimerais demander à tous et toutes ici de bien vouloir … Disons, respecter quelques règles de conduite, dans l’optique bien sûr de rendre cette entrevue la plus rapide, efficace et agréable possible. Je me doute par exemple que tous ici ne sont pas emplis de sentiments des plus positifs à l’égard de notre hôte, voir même peut-être d’autres membres de cette table. Mais si possible, en toutes circonstances, ne laissez pas vos émotions vous emporter : inutile de prendre la parole de force, de hausser le ton, voire d’en venir aux mains … Ce serait un fort triste départ pour une ville dont l’objectif final semble être la paix, n’est-ce pas ? Au contraire … laissez les autres s’exprimer jusqu’au bout, laissez-les développer et clarifier leurs idées, et je suis certaine que nombre de malentendus pourront être évités.

Se laissant aller en arrière dans son siège, elle croisa de nouveau bras et jambes, prenant une pose plus décontractée, sans pourtant changer le ton régulier et neutre qu’elle avait adopté.

Outre cela, dans la mesure où nous ne nous connaissons probablement tous pas les uns les autres, échanger nos noms et les raisons de nos présences ici serait appréciable. Ou au moins, des pseudonymes, des fois que certains désirent garder l’anonymat. Personnellement, j’ai simplement répondu à l’invitation de Bashô, mais je ne sais pas encore dans quelles mesures je vais m’investir dans son projet, s’il parvient à me convaincre de le faire. J’aimerais en savoir plus sur la direction que prendra ce projet, les moyens employés pour aller vers ce « monde meilleur », le statut actuel de la ville … Mais se fier uniquement aux informations de l’extérieur expose malheureusement à des déformations qui pourraient être engendrées par le manque de renseignement, les avis des détracteurs, ou au contraire de ceux étant « trop » enthousiastes … Je suis donc surtout venue ici pour en entendre plus sur cette ville, de la bouche de celui qui en est à l’origine … Et pour fixer mon avis. La suite, l’avenir nous le dira … Oh, également. Ouvrant le sac qu’elle portait d’habitude en bandoulière, et qu’elle avait posé à côté de sa chaise, elle en sortit une bourse volumineuse, qu’elle lança à son hôte, avant de croiser les bras de nouveau. Cette fois, très clairement, elle s’adressait directement à lui. Je n’avais jamais eu l’occasion de te rembourser cette dette … Même si c’est loin de tout éponger, au moins, côté liquidités, on sera quittes. Et puis, quelques fonds ne pourront pas faire de mal à une ville en pleine création … Enfin. Avant de laisser la parole, j’aimerais juste ajouter une dernière chose : j’ai côtoyé certains d’entre vous, plus ou moins longtemps. Elle porta son regard sur Zoro en particulier, même si elle avait déjà vu Bashô aussi, comme elle venait de le prouver. D’autres, je n’ai fait que lire le dossier, et les informations qui m’étaient disponibles … Et d’autres, enfin, me sont parfaitement inconnus.

Cette fois-ci, son regard passa rapidement sur Frisk, dont la présence l’étonnait un peu même si elle n’en montrait rien, puis sur Lexi, sans raison particulière.

Je ne peux donc pas dire que je connais très bien vos caractères à tous et toutes ici … Mais je tiens à m’excuser si j’ai sonné un peu pompeuse ou autoritaire en vous citant des règles de bonnes conduites : c’est juste que, voyez-vous, dans mon monde j’ai vu … énormément … de discussions plus ou moins politiques, sur des débats plus ou moins épineux, qui se changeaient en disputes houleuses, voire parfois en rixes, pugilats inutiles et improductifs … Et j’espère bien sûr que personne ici n’est de nature à provoquer un tel déraillement de la situation, mais je n’en ai pour l’heure aucune preuve. Je préfère donc juste prévenir que guérir, et faire appel en premier lieu à la courtoisie de chacun. Je vous remercie de m’avoir laissé parler jusqu’au bout, et libère donc la parole pour qui veut la prendre.


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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Lun 2 Juil - 0:39

Des infos sur Bashô Tokaï

Bashô et ses invités

Lexi avait été conduit jusqu’à une bâtisse où elle avait rencontré Bashô, les gardes toujours derrière elle. Malgré ses sens aiguisés, elle n’avait en fait aucun moyen de différencier Méphisto de Bashô si le parasite changeait son apparence. Cependant, alors qu’il l’accueillait, il laissa un indice assez évident sur la nature du personnage, en insistant sur le fait que l’un des deux compères s’attendaient à la voir ici mais pas le second. Elle en déduisit ainsi que devant elle se tenait l’être pluricentenaires qui n’existait que par procuration, et qu’en réalité l’élu de Seika n’était pas là.
Elle salua poliment le premier :
Bonjour. Je ne suis pas sûre que le plaisir soit partagé, peut-être est-ce dû au souvenir de notre unique rencontre, parasite. Mais tant que tu ne tentes pas, à nouveau, de taper l’incruste dans mon enveloppe charnelle, je crois que je supporterai ta présence.
Elle détestait cet individu. Il volait la vie de gens, prenant un corps aux hasard avant que ses capacités de métamorphose et de régénération ne l’abîme. Sa véritable apparence s’approchait de celle de l’insecte à l’état larvaire, aux extrémités tentaculaires et aux prolongements corporels visqueux. Peut-être était-elle raciste des parasites, cela ne devait pas aider. D’ailleurs, elle se méfiait de lui également parce qu’il était l’acolyte de Bashô, en qui elle n’avait non plus aucune confiance.
Elle fut ensuite menée à un hôtel, où l’on informa qu’elle serait en compagnie des autres invités politiques. Elle avait d’ailleurs repéré quelques de gens présents à la bataille de Shiriai : le sabreur au cheveux vert, aperçut pendant l’affrontement aux puissances divines, un tenshin qu’elle n’avait aperçu qu’avant de monter sur l’île… Elle s’éclipsa cependant si souvent du logement proposé qu’elle n’y parla avec personne. Elle avait trouvé plus utile d’attendre la réunion tout en continuant d’observer la ville grandir et vivre, et ne rentrait que pour se reposer, profitant d’un matelas et de la sûreté des lieux. Enfin, peut-être. Après tout, rien ne lui garantissait qu’une fois renseigné, Bashô n’avait pas monté un plan tordu contre elle, mais elle doutait que cela fut le cas. La réunion eut rapidement lieu, la jeune femme ayant été dans les dernières à rejoindre l’hôtel puisqu’elle squattait la ville auparavant.

Elle était donc en présence d’autres élus, et du parasite toujours avec le même physique parfaitement imité de Bashô. Elle détailla les personnes présentes, le temps que ne daigne arriver le chef des lieux. Une enfant, quelle utilité… Le combattant aux trois sabres, fascinant. Une femme aux longs cheveux qui encadraient un visage aux traits doux. Un homme brun avec un peu de barbichette. Une jeune femme -enfin d’après Lexi seulement- bien pâle. Le plus étrange pour la fin : un félin humanoïde. Une étrange flopée de possibles alliés.
La petit marchombre fut interrompue dans son observation par l’arrivée de Bashô, et il fut soudain malaisant de se retrouver à ce personnage en double, un seul suffisait amplement. Il s’assit et salua ses invités avec courtoisie, avant d’annoncer le programme, simple et efficace : des questions réponses. Peu importe la teneur.
La première personne à parler n’était autre que la conseillère du président de Minshu, qui en entamant la séance préféra poser des conditions de bonne conduite. Lexi resta de marbre : n’y avait-il autour de cette table à cette table qui que ce soit qui ne soit pas un minimum civilisé ? Elle souhaita également que chacun se présente, ainsi que ses motivations, elle n’avait peut-être pas eu droit au registre obligatoire à l’entrée ? Son discours pouvait sembler un peu long et pompeux, mais Lexi l’écouta attentivement du début jusqu’à la fin. D’abord parce qu’elle avait grandit dans une famille de noble et avait l’habitudes de ceci, ensuite car avec Jalaab, elle avait appris à écouter, entièrement, afin d’obtenir les informations que personnes ne voulaient dévoiler. Un changement de rythme, une fluctuation infime du ton. On ne cessait jamais d’apprendre à lire les gens.
Lexi se décida d’être la suivante à se présenter.
Je suis Lexi Hil’Feyan, même si les noms de famille des élus n’ont pas de grande utilité. Je suis venue parce que l’idée autour de laquelle se regroupent les habitants de cette ville est intéressante, que la façon dont Bashô semble gérer les choses paraît même bien noble. Je suis venue parce que j’ai rencontré deux fois Bashô, et qu’aucune de ces rencontres ne m’a laissé présager qu’il se changerait en gentil petit père des peuples. Je suis venue, parce qu’en fait, je n’ai pas confiance en lui.
Elle avait terminé avec un regard appuyé au principal concerné.
J’ai donc envie d’en apprendre plus sur cette ville, et de savoir ce que son heureux propriétaire a à nous dire pour nous convaincre de l’aider. J’ai hâte de savoir comment il va nous dire qu’il a changé.
La jeune femme avait été au plus simple. Elle passa sous silence qu’elle ne voyait Bashô s’occuper d’une ville lorsqu’il crucifiait des enfants, leur crevant les yeux sans pitié, dans le but de faire chanter, et culpabiliser une femme en fuite. Elle ne révéla pas qu’il allait jusqu’à entasser les problèmes ceux qu’il employaient pour de menus services, les plaçant dans des situations on ne peut plus complexes et les laissant filer avec une jolie prime à sa place. Elle ne rappela pas, à tous ceux qui devaient déjà le connaître, qu’il trahissait à tout va, ne suivant que sa propre idéologie et par conséquent, sa propre personne. Allait-il se justifier pour ses actes passés ? Pourrait-on lui faire confiance lorsqu’il nouerait et dénouerait des relations politiques avec ses voisins, ou est-ce que les nations devraient constamment être sur le qui-vive ?
Malgré l’année qu’elle avait passé à éviter sa nation le plus possible, les pensées de l’élue filèrent vers les habitants de Shirai avec qui elle avait passé les nombreux jours posts-guerre. Ils venaient de repartir dans le bon sens, que se passerait-il si Bashô s’amusait à jouer les alliés pour mieux les attaquer ensuite ? Lexi se rappela le coup de pied de Reisha dans la mâchoire de Bashô. Il n’était pas invincible, et elle ne comptait pas le laisser magouiller en douce, si jamais elle avait des doutes sur lui.
Maintenant que les présentations étaient faites, Lexi commença avec des questions assez générales et politiques :
Officiellement, quelles sont les relations entre Tokaï et chacun des autres nations ?
En effet, avec les bruits qui couraient, elle avait du mal à comprendre qui était exactement visé par Bashô et ses adorateurs. Ils voulaient se battre contre la tyrannie ? Les peuples minshujins et tenshijins s’en sortaient plutôt bien pour l’instant. L’île volante renaissait même depuis la décorruption générale, et se relevait de cette guerre. La reconstruction de la cité avait même été rapide, grâce à l’aide de chacun, et même du coup de pouce des Tokaïjins, le tout appuyé par la technologie tenshin.
Mais savoir ce que disait Bashô au sujet des nations n’était pas tout. Que comptait-il faire ?
Aux nations qui te semblent tyranniques, aux nations avec qui tu seras en conflits, que comptes-tu faire ? Les regarder depuis ton bout de territoire neutre, clamant haut et fort combien ils sont les grands méchants de l’histoire, ou bien agir contre eux et entrer en conflits ouverts ? En conflit ouvert, au grand damn de ton peuple, qui comme tous les autres peuples se retrouvera pris dans les feux d’une guerre déclenchée par son chef. Car même si tu ne leur demande pas de se battre, il recevront la colère de tes ennemis pour toi.
La jeune femme se tut, attendant ses réponses mais également les autres questions qui ne tarderaient pas à fuser, parmi le petit comité qu'ils formaient tous ici.


Récap (pour heiwa :') ):
 
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Lun 2 Juil - 18:42






Altercation




Alors que nous marchions en direction de l'hôtel indiqué par le marcheur d'ombre à côté de moi, hôtel où Mei devait à ce propos nous rejoindre la nuit tombée, un événement me fit monter l'adrénaline. Toujours la main d'Haïko dans la mienne, je le sentis se faire bousculer. Il n'avait rien, il était plus surpris qu'autre chose. Je voulus me pencher pour le rassurer, et m'excuser auprès de la personne qui l'avait bousculé, mais je m'arrêtai dans mes projets quand je vis l'homme menaçant, une main sur son sabre, demandant à mon petit cœur s'il ne connaissait pas une auberge. Etait-il stupide ??? Répondant à mes premiers réflexes, je lâchai la main du petit et me mit entre lui et le sabreur aux cheveux verts, prête à me défendre.

Essaie seulement de toucher à mon enfant...

Mon regard se fit aussi déterminer que je le pouvais, même si je n'étais pas connue pour ma force de conviction. Je poursuivis sur le même ton.

Et pour ta question, on en sait rien, on vient d'arriver. En plus, comment tu veux qu'un enfant de 5 ans sache ça ?  

Heureusement le petit garçon (ou la petite fille, difficile à dire) qui accompagnait cet étrange homme s'interposa lui aussi, promettant plus de boissons à son compagnon de voyage avant de se tourner vers moi pour me demander si tout allait bien, et tenter la résolution pacifiste, à laquelle je ne pouvais qu'adhérer. Je relâchai un peu mes muscles et répondit.

ça va, plus de peur que de mal pour l'instant... pour le dirigeant, je ne sais pas exactement où il est, mais d'après ce que j'ai compris, on a réservé pour nous des chambres pour y séjourner le temps qu'on rencontre ce Bashô.

Le marcheur d'ombre qui m'accompagnait m'intima de poursuivre notre route, et je repris donc la main de mon petit protégé.

Je dois y aller, bonne chance dans vos recherches. finis-je avec un sourire pour le(la?) genti(lle?) gamin(e?). J'aurais voulu ajouter "et fais attention à l'homme aux sabres, pas qu'il blesse quelqu'un" mais je ne voulais pas mettre le feu aux poudres. Personne n'a été blessé c'était l'essentiel. Mais il était clair que si le sabreur persistait, j'allais plus clairement me défendre...

Nous étions arrivés enfin près du lieu où devait se tenir la rencontre avec Bashô. J'étais énormément tendue. Comment allait-ce se passer ? Allais-je m'identifier à ce qu'allait dire ce fameux Bashô ? Comment allait-il faire pour tenir tête aux nations sans se battre ? Car si son objectif était de déclarer la guerre aux quatre nations dans un but de les soumettre à sa volonté, il ne valait pas mieux que Long. Et puis, pensons aux civils qui seraient venus pour la liberté promise et auraient hérité de... la même vie qu'avant...

En tout cas, quelle que soit sa vision des choses, cet élu savait recevoir. L'endroit où nous étions hébergés était vraiment luxueux comparé aux vieilles auberges que j'avais dû trouver pendant mes longues années de voyage poste-fuite de Fuyu. Je m'y installai confortablement et ne quittai pour ainsi dire pas les lieux. Je profitai énormément de la présence de Haïko et de Mei qui nous rejoignit plus tard dans la journée. Les quelques jours que je passai avec eux furent magiques. Après tant d'absence, mon cœur était euphorique.

Vint alors le jour de la séance. Je n'avais pas pu enlever mon stress à propos de son déroulement. À tel point que pour être sûre de ne pas dire de bêtises ou de ne simplement pas pouvoir placer un mot durant la séance, je laissai le contrôle à Djadine qui accepta volontiers. Haïko resta avec sa grand-mère adoptive, non sans que je le bisouille avec ardeur avant de partir. Une fois assise autour de la table, Djadine jeta un rapide coup d'œil sur les élus présents. Pas de chance, aucun ne nous était connu, à part Vahl, ce qui nous fit grandement plaisir et comble de la malchance, l'ivrogne était de la partie...

Bashô se présenta à nous et posa tout de suite les bases de la séance : les questions d'abord. Une fille ne se gêna alors pas pour dérouler une tirade sur elle et les règles qu'elle imposait au groupe. Si celles-ci étaient légitimes, cela n'empêcha pas Djadine de me glisser intérieurement.

De quoi elle se mêle ? C'est elle qui préside ?

Je crois pas non... mais présente-toi quand même, on sait jamais...

Djadine laissa une jeune archère s'exprimer, et nous fûmes les deux contentes d'entendre sa question, qui était aussi la nôtre. ça nous évitait le soin de la poser nous-même.

Je m'appelle Rumaki, et je viens ici parce-que ça fait des années que je vis un calvaire à Kosaten, j'ai envie que ça cesse. Cette ville m'a été conseillé par bouche à oreille, et j'espère sincèrement qu'elle ne sera pas une cinquième raison de se faire la guerre.

Explication:
 

Contextuelle:
 

Résumé :
 






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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mer 4 Juil - 15:53



 
Mon frère, nouveau chez moi ?


 
Quand les élus se réunissent...



 




Une telle journée était lourde de responsabilités et de tension. Après tout, malgré tout la sécurité qu'avait organisé Bashô et Heiwa, le maire prenait un gros risque à ainsi inviter autant d'élu de différentes nations. Après tout, même si leurs monarques respectifs ne connaissaient rien de leur venus, leurs dieux pouvaient avoir un œil sur eux, et voir les faire agir contre leur volonté s'il n'était pas assez puissant pour résister à cette volonté divine. Mais plus encore, les tensions existaient bien entre nations, mais s'avéraient être juste aussi entre élus, eux même. La preuve en était puisque la cité échappa de justesse à un premier affrontement entre son allié de toujours Zoro et la mère de Fuyu. Même si l'issue de la bataille était déjà scellée, le Jigoku n'aurait pu resté sans rien faire, surtout si l'enfant était menacé. Alors qu'il se préparait même à intervenir avant que ça n'aille trop loin, ce fut l'intervention d'un autre élu qui calme le tout. Il dégageait une étrange impression dont même le dieu de la paix ne savait décrire. Un nouvel être aux compétences bien inhabituelles. Au moins, il n'y eu que plus de peur que de mal et tout rentra bientôt dans l'ordre.

Les arrivés continuaient donc ainsi pour dénombrer quelques élus, dont il ne connaissait pas encore l'existence. Il y avait bien Zoro et Rumaki, quand aux autres, il n'avait pas eu à faire à eux. Il aperçut rapidement deux élus de Tenshi, les héros d'une cité qu'il n'avait pas encore rencontré ni même de renseignements et espérait bien changer cela. Il les aurait donc bien à l’œil durant ce sommet.

Un sommet qui ne tarda pas, alors que tous furent réuni dans une salle, inviter à s’asseoir sur des chaises. Mais comme, il avait été convenu avec le poète, point de chaise pour lui, puisque pour la suite des événements, ils avaient encore besoin de son "inexistence" sur le devant de la scène.C'est tout simplement que le corps original était bien caché dans les ombres de la pièce, en hauteur pour avoir une vue d'ensemble et pour assurer plus encore sa discrétion, il avait invoqué son caméléon invisible. Ainsi rien n'y personne ne pouvait le détecter sauf si le shinobi le désirait lui même. Après tout mis à part Zoro, personne ne semblait encore son niveau en terme de puissance. Toujours aussi prévoyant, il ne désirait pas ruiner cette histoire qui pouvait jouer sur l'avenir de la cité et de tout Kosaten.

Au moins, le Dieu de la Paix allait en apprendre plus encore sur les nouveaux arrivants. Entre celle qui prenait la direction de cette rencontre, même si ses propos étaient juste et fondées pour la sûreté des participants, le Jigoku se méfiait d'elle. Après tout élu de Minshu et conseillère de Jael, on ne pouvait dire quels étaient ses véritables buts.  Quand à une autre, elle voulait simplement se renseigner sur les objectifs de Bashô et sa ville. Seule Rumaki semblait de leur côté, ce qui semblait mal parti pour un début. Pourtant l'Uzumaki ne semblait pas inquiet, bien au contraire, il voulait voir comment allait s'en sortir le fourbe poète dans une telle situation. Une nouvelle partie d'échec s'engageait...









 

 


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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mer 4 Juil - 16:59

Mon frère, nouveau chez moift. Basho Tokai

Si sans ma lettre, rien ne garantissait mes bonnes intentions ici, le fait que je ne sois pas arrivé parmi les premiers, et mon sceau de Tenshi en guise de preuve de mon identité, me permis de justifier ma présence, et finalement, de faire accéder les locaux à ma requête. Pendant l’attente, je n’avais alors pas pris le temps de faire quoi que ce soit de bien spécifique, me contentant finalement d’une promenade parmi les lieux ouverts à la recherche de tout et de rien. J’observais, simplement, ce nouvel endroit, ces nouvelles têtes, et tout ce qui pouvait arriver comme ça, sans but, et sans en retenir quoi que ce soit au final.


Lorsque le grand jour fut venu, je fus mené là où se déroulerait notre rencontre, là où, au passage, je pus reconnaître deux ou trois visages familiers. En principe, c’était des personnes croisées sur Tenshi, durant mes heures sombres, mais il y avait aussi Rumaki, que j’avais vu à un autre moment, dans un cadre bien plus paisible et agréable. Suivant l’exemple, je pris place silencieusement, et restais d’abord très en recul face à ce qui se passait, prévoyant un rôle de spectateur plus que d’acteur dans ce qui allait se passait : c’était bien ma curiosité qui me menait ici, et encore rien ne m’incitait véritablement à agir pour le moment.


J’ai d’abord entendu la voix de notre hôte, qui nous invitais donc à prendre la parole, et, plus généralement, de décider ensuite si sa cause valait, ou non, la peine d’être suivie. Alors, lorsqu’il laissa les suivants faire leur part du discours, ce fut une certaine Valentine, dignitaire de Minshu de titre, qui se lança dans le dialogue. Je trouvais alors bienvenue l’idée de garder un débat le plus civilisé possible et écoutais alors à moitié ses questions, dont la formulation ne m’importait sûrement pas autant que les réponses que Basho pourrait y faire. C’est ensuite une dénommée Lexi qui se présenta, remettant en cause la vocation de celui qui nous avait invités ici, et déclarant qu’elle était en l’attente d’explication. Enfin, c’est Rumaki qui évoqua sa présence en se disant intéressée par la ville comme communauté où s’installer, et ce fut à moi de prendre la parole.


- Mes salutations. Je me nomme de bien des noms, mais aujourd’hui, ce sera celui de Cerran que je porterais. Je mentirais alors en disant que j’attends quoi que ce soit de Basho directement, ou en me déclarant réellement intéressé par ce qui se trame ici, alors, pour faire court, disons que j’ai saisi l’opportunité de satisfaire ma curiosité, et ais décidé de voir où tout cela mènera.


J’ai donc usé du pseudonyme de celui dont j’ai parasité le corps, n’ayant, après tout, donné mon véritable nom qu’à très peu de personnes depuis mon arrivée ici. Pour les explications, je n’avais pas besoin de plus : je n’étais pas là pour recevoir de la propagande gratuite ou que sais-je, mais simplement pour observer les évènements à venir, et décider s’ils valaient la peine que je m’en mêle ou non.

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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Jeu 5 Juil - 16:14





お土産のパズル

feat. Bash




L'instinct maternel rattrapa Rumaki, qui fit son caca nerveux : " oulalalala touche pas à mon gosse ", mère sur protectrice à deux balles qui laissa le bretteur impassible. Heuresement la gamin Friskette intervint pour calmer les jeux et on passa rapidement à la suite.

Les invités furent menés dans une grande salle où une table ronde trônait au milieu. Les nouveaux chevaliers de la table ronde version Kosaten. C'était relou, tout le monde ripostait, une meuf appelée Lexi s'emportait, pendant que Valentine la vampire bizarre se mettait à jouer les professeurs prudents. Zoro repéra sa place grâce à la bouteille de saké posée à son attention. Un geste appréciable qu'il nota, Bashô savait appâter son pote.

Vite que le temps passe.
Bashô essayait de convaincre son auditeur, et s'apprêtait à répondre à une rafle de questions.

Ahhhhhhhhhhhh


Bailla-t-il ouvertement au milieu de la conversation enflammée entre deux gorgées bien désaltérantes




.
[/size]



† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
Fiche Technique
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Ven 6 Juil - 19:02


- Mon frère, nouveau chez moi ? -

Finalement ça s'est bien passé. Il n'a fallu de pas grand chose pour calmer Zoro et la dame. On allait enfin pouvoir repartir chacun de notre côté. Enfin... je le pensais. Au final, on n'a pas pu voir Bashô directement et... je ne sais pas trop pourquoi, il fallait attendre quelques jours avant de pouvoir lui parler. On n'était pas seuls apparemment... cette dame aussi, elle faisait partie de ceux voulant rencontrer Bashô. J'en ai vu quelques uns aussi, dont j'ai déjà vu leurs visages... mais je ne leur ai pas vraiment parlé. En attendant que je puisse revoir Bashô à nouveau, j'allais pouvoir réfléchir. Réfléchir à ce que j'allais pouvoir dire... à ce que j'allais faire.

Les jours passaient. Je restais dans ma chambre, allongée. Que faire...? Plus j'y réfléchissais, moins je trouvais la réponse. Certaines idées que j'avais me semblent maintenant mauvaises... et cette haine ne s'en va toujours pas. Hé hé... c'est drôle. Je crois que je suis la seule personne ici à le haïr. Ici, tout le monde parle de lui en bien. "C'est le libérateur", "C'est l'élu choisit par les Dieux" et blah, et blah... ça m'énerve de voir les gens dire tant de bien de lui. S'ils savaient ce qu'il a fait, ils n'auraient jamais eu confiance en lui. P-Pourquoi... pourquoi il les a tué... j-je...

Je veux le voir mourir.
Le vais le réduire en bouillie sanguinolente...
Encore.
Et encore.
Et encore.


"Et... encore... et... enco..."

Non... non... j-je veux pas... tais toi... c'est pas moi qui veux ça. J-Je... je veux juste le pardonner. Ne plus le détester. Pourquoi... pourquoi c'est si difficile...?

____________________________________________

C'est le jour J. Je ne sais toujours pas quoi faire.

Je suis proche de la salle. On est plusieurs à venir. J'essaie de me faire petite. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre en venant... qu'est-ce que tous ces gens vont faire là-bas ? S'ils ont tous reçu une lettre ils vont discuter de la ville je pense. Je reconnais certains d'entre eux. Est-ce que tous ces gens sont des élus ? Difficile à dire. En tout cas c'est nous tous qui entrons enfin dans la salle. Il y a une très grande table ronde, et...

BASHÔ.

Mes battements de coeur s'accélèrent. Je serre les poings. C-Ce sentiment... c'est si fort... je veux juste le poignarder un million de fois. Qu'il crève et que je puisse recommencer chaque fois qu'il reviendra. Non... non, non, non. J-Je dois me calmer. J-Je veux pas lui faire du mal. M-Mon coeur bat trop vite... il faut que je me calme. Je m'assois autour de la table... et je baisse la tête pour ne pas croiser son regard. Je suis ici mais je n'ai toujours pas trouvé quoi faire, quoi dire... et je n'arrive pas à me concentrer pour le moment, c'est horrible...

Il se présente. D'autres se présentent. Beaucoup de choses se disent entre eux. J'ai du mal à les écouter mais... j'entends quelqu'un dire qu'il n'a pas confiance en Bashô.  Ces paroles raisonnent alors dans ma tête. Ne pas faire confiance... en Bashô. Oui c'est vrai. Pourquoi lui faire confiance ? Zoro se met alors à bailler. Je sens la colère montrer petit à petit... mais je ne le montre pas. Je n'ai pas le droit de le faire. Même si j'en ai très envie et que c'est dur.

"Vous avez trahi tout le monde."

Je garde une voix calme. Je n'ose toujours pas le regarder... si je le fais je sens que... cette envie va venir, plus forte encore.

"Donnez nous les raisons de vous faire confiance."

Peut-être... peut-être que il veut vraiment la paix, et que c'est une bonne personne, je peux le pardonner ? Je... je l'espère. Je le veux vraiment.

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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Sam 7 Juil - 18:04



Bashô: Traître ou Héros?



Le débat fut ouvert par Valentine qui, en guise de prélude, en profita également pour poser les bases d’un débat sain. Tant mieux, ça lui éviterait d’avoir à le faire lui-même. En effet, ils commençaient à être nombreux, si tout le monde prenait intempestivement la parole, ils n’iraient pas bien loin. Toutefois l’approbation de tout le monde -ou presque- ne lui garantissait pas non plus un débat ennuyeux, loin de là.
 
Elle proposa ensuite que chacun se présente et expose les motivations qui l’ont poussé jusqu’ici, et pour montrer le bon exemple commença par elle. Elle expliqua, comme beaucoup ici certainement, qu’elle venait se faire une idée propre de ce qu’était Bashô Tokaï elle-même pour éviter un maximum d’avoir à adopter un avis faussé. Sage décision. Elle en profita également pour rembourser d’un sac d’or l’argent qu’elle lui devait depuis fort longtemps. Cela le fit sourire. Il aurait pu le refuser mais il comprenait que la vampiresse n’ait pas envie de se sentir redevable dans un débat où leur engagement à tous, et donc à elle, serait la principale question. C’est pourquoi il l’accepta volontiers malgré la faible valeur qu’il y accordait.
 
-Ta participation au projet de cette ville aurait cent fois plus de valeur que cette bourse, mais il sera toujours temps de mettre les comptes à jour après je suppose, ajouta Bashô après l’avoir remercié.

Ensuite ce fut Lexi qui prit la parole. Méphisto l’avait prévenu qu’elle risquait d’être amère vu l’entrée qu’elle avait faite quelques jours plus tôt. Ce dernier lui avait d’ailleurs fait remarquer que ce n’était pas trop tard pour la liquider ce à quoi le poète avait répondu "nous n’utilisons plus ce genre de méthodes". Peut-être allait-elle lui donner l’occasion de regretter ses paroles, qui sait ?
 
Après s’être présentée, elle commença sa tirade par deux phrases enjoliveuse de la ville et de ses buts en prenant bien soin de les entamer par une répétition qui accentuait ce qu’elle disait. La troisième répétition ne manqua pas de briser tout cela, faisant ressortir son idée : elle ne lui faisait pas confiance. "Tu ne me fais pas confiance et utilises des procédés verbaux pour convaincre tes auditeurs, j’espère que ceux-ci auront assez de jugeote pour rester impartiaux…" pensa le hunter. Heureusement tous avaient l’air soit d’être averti -c’était le cas de tout le monde sauf Zoro- , soit trop peu intéressé par la conversation pour être manipulé -c’était le cas de Zoro-. Il n’y avait finalement pas à s’inquiéter.
 
Mais ses propos devaient être posés, et il était bienvenu qu’elle l’ait fait. Certes l’élu n’avait aucun remord pour les gens forts qu’il avait berné pour arriver à ses fins parce qu’après tout, ils avaient les moyens de se défendre ; mais il savait mieux que quiconque que ça n’avait pas toujours été le cas. Il voulait leur hurler qu’il avait changé comme pour se convaincre lui-même, mais cette fois les belles paroles ne le sauveraient pas, seuls les actes le pourraient. Lorsque tout le monde aurait parlé, il commencerait par répondre à cette question qui avait dû instiller le doute parmi tous les présents. Mais la marchombre posa également d’autres questions, montrant tout de même qu’elle n’était pas totalement désintéressée par le projet.

Puis la parole vint ensuite à la protégée de Heiwa. Apparemment, si Rumaki était ici c’était certainement pour stopper les guerres sur le continent sans en provoquer une nouvelle. C’était un sacré défi, mais bel et bien celui que s’était fixé Bashô Tokaï, elle était au bon endroit. Autre fait amusant, jusqu’à présent elle vécut un enfer en Kosaten, priant pour que cela cesse un jour. Comme Bashô finalement. Et ce jour promettait d’arriver vite pour lui, que ce soit par l’accomplissement de son but ou par la dague d’un assassin.
 
Ensuite ce fut Vahl Viiront qui prit la parole, apparemment plus poussé à le faire parce que son tour de table venait qu’autre chose. Comme Valentine, il était curieux de voir ce qui se tramait ici, mais sans y placer de plus grandes convictions en revanche. Il ne rejoindrait certainement pas sa cause donc… Sauf s’il y trouvait un intérêt. L’argent n’achète pas la loyauté, mais les privilèges le peuvent. A voir si ça en vaudrait la peine.
 
Quand le tour de table vint à Zoro, le public attendit trente secondes que celui-ci prenne la parole avant que Frisk ne se décide à casser le silence, sautant par la même occasion le tour du bretteur. Concrètement, à part un bâillement ou deux, ils ne passaient pas à côté de grand-chose. Quant à Frisk, une grande haine semblait se dégager de son corps frêle, jusqu’à faire douter Bashô que les mesures proclamées par Valentine pourraient être tenues. Mais finalement il se contint et se contenta de rejoindre l’avis de Lexi : Bashô était une pourriture, quelles étaient leurs raisons pour lui faire confiance ? C’était le moment de leur répondre.
 
-Frisk, j’ignore ce que tu me reproches exactement mais je regrette tellement de choses que l’acte pour lequel tu me condamnes en fait très certainement parti. Lexi, te concernant, j’en ai une idée plus nette. Je m’excuse auprès de vous et auprès de tous ceux à qui j’ai fais du mal. Vous trouvez que des excuses ne suffisent pas ? Moi non plus, c’est justement pour cela que je me suis investi pleinement dans la cause de cette ville, dans la cause de la majorité populaire. C’est bien plus productif que la peine capitale non ?
 
L’Ayns se demanda alors s’il devait parler un peu du parcours qui l’avait poussé à faire ce choix-là. Il répondrait ainsi parfaitement aux questions de ses interlocuteurs, mais il prenait le risque de passer pour un menteur une nouvelle fois étant donné le contraste que cela créerait par rapport au traître que beaucoup connaissaient. Tant pis, il n’avait pas le choix.
 
-Lorsque j’arriva en Kosaten, d’abord plein d’enthousiasme de retrouver un monde bien plus paisible que le mien, celui-ci fut bientôt balayé par ma rencontre avec Zayro Jinn. J’ai eu l’occasion de fuir mais je ne l’ai pas fait, par honneur. A la place, pour rester en vie je due me mettre à sa solde. Beaucoup de mes nouvelles rencontres tournèrent alors au désastre pour la seule raison que j’avais rencontré cet homme, et personne ne m’a aidé. L’illusion d’un monde de paix était alors totalement brisé, et je n’en espérais plus rien après avoir subi de nombreuses cicatrices, physiques ou mentales. Je ne cherche pas à attirer votre pitié mais seulement à vous expliquer des faits, reprécisa-t-il, ça n’excuse pas ce que j’ai fais mais vous fait comprendre pourquoi je l’ai fait.
 
Si son histoire pouvait en intéresser certain, il avait peur que d’autres ne se mettent à dormir, il essaya donc d’être le plus bref possible.
 
-Quand ce qui fit basculer votre vie fut votre honneur, vous vous en débarrassez. Quand toute chose en mesure de vous parler vous considère comme le dernier des monstres sans chercher à savoir la moindre chose de vous, vous n’attendez plus rien de tous ceux qui vous entoure, comme de simples PNJ d’un jeu quelconque dans lequel vous n’arrivez pas à ressortir. Vous savez, on dit que la justice est aveugle devant l’origine sociale ou ethnique d’une personne, moi je pense qu’elle est seulement aveugle.
 
Au moment de raconter le tournant de sa vie qui eut lieu il y avait quelques semaines maintenant, il resta impassiblement neutre. Il portait beaucoup d’émotion à ce passage de son histoire mais voulait éviter à tout prix de passer pour un manipulateur qui essaierait de s’attirer leur pitié.
 
-Puis un jour le hasard a mis sur ma route Bashô Tokaï. Ces idiots avaient cru à mon illusion, je tenais même enfin un moyen de me venger. Quelle aubaine. Mais pour maîtriser au mieux cette ville, je devais me confronter à tous ses habitants, les satisfaire pour mieux pouvoir m’en servir. Je crois que c’est à ce moment-là que je reçue mes premiers remerciements, que je me rendi compte qu’ils n’étaient pas tous de simples PNJs mais bel et bien des humains vivants avec une histoire eux-aussi. Tous les présents avaient souffert comme moi, parfois pour des raisons similaires. Je leur avais reproché de l’oublier et j’avais fait de même.
 
Etait-il trop tard pour redevenir celui que j’étais ? Je compris que non lorsqu’à un prêtre de ma paroisse à qui j’avoua mes actes les plus horribles me répondit que « Les êtres mauvais ne se battait pas avec autant de ferveur pour défendre les opprimés ». Finalement je pouvais continuer de jouer aux gentils jusqu’à en devenir un, il n’y avait que pour moi que quelque chose changeait.
 
Ce monologue pouvait clairement être utilisé et perçu comme un aveu de faiblesse. Il tenait de suite bien plus de la « victime » qu’il avait toujours été plutôt que du « traître » qu’on pensait qu’il était. Mais son ton neutre durant toute l’histoire montrait qu’il n’en avait pas honte, c’était ce parcours qui avait forgé ce qu’il était aujourd’hui, pas le meilleur, juste celui-là. D’ailleurs il se foutait du crédit qu’on pouvait lui donner, si certains le trouvaient trop faible pour le rôle qu’il occupait, alors ils pouvaient toujours venir le lui contester. Il n’avait que trente mille personnes à convaincre après tout.
Bashô était enfin devenu un homme « puissant ».
 
-J’espère que mon histoire vous aura permis de comprendre ce que je fais là à essayer de vous convaincre de rejoindre non pas ma cause, mais celle de tous les habitants opprimés par les différents régimes de Kosaten. D’ailleurs si j’avais été un connard, j’aurais pu faire appel à des élus intéressés uniquement par le pouvoir. La présence de plusieurs d’entre vous prouve que je ne l’ai pas fait, fit-il remarquer. D’ailleurs, si certains doutent toujours de mes paroles, ce que je conçois aisément, sachez que je suis prêt à donner le moyen à l’un de vous si vous me rejoignez de me tuer à n’importe quel instant. Si vous pensez que je vous la fait à l’envers, hop, vous me tuez sous le simple effet de votre volonté. Plus de coup de bluff possible, qu’en dites-vous ? demanda-t-il en regardant tour à tour Lexi et Frisk.
 
Et voilà, en espérant que cela suffirait à prouver sa sincérité. Enfin, les preuves ne possèdent que le crédit qu’on leur apporte, ces gens là pouvaient très bien décider de les ignorer pour des raisons quelconques. Enfin, il n’avait toujours répondu qu’à une seule question, d’autres l’attendaient.
 
-Pour répondre à votre question, mes projets sont simples Valentine, commença-t-il en se tournant vers elle. Je veux et les gens de cette ville veulent, que les différents pouvoirs en place adoptent des lois plus justes pour leur peuple. Cela demandera parfois de destituer le monarque en place, j’espère que nous n’auront pas ce besoin pour le cas de Minshu. Les moyens employés seront la diplomatie et d’autres tactiques plus fourbes, moins conventionnelles. Certes cela peut sembler lâche, mais Bashô Tokaï ne se lancera pas dans un combat frontal. Tout d’abord parce que nos chances de l’emporter seraient infimes actuellement, et surtout parce que nous avons pour but d’éradiquer les guerres du continent, ce n’est pas pour en créer de nouvelles. Quant au statut de la ville, elle n’a été reconnue en tant que telle que par les territoires neutres, du moins la plupart, les grandes nations refusant pour le moment catégoriquement de la reconnaître. Elle est considérée par eux comme un simple regroupement de déviants idéologiques, expliqua-t-il.
 
Ce manque de de franchise de la part des trois grands était déplorable. Enfin, arriverait bien un jour où ils n’auraient pas d’autre choix que de reconnaître leur existence, une fois qu’il aurait plus de suivants qu’eux.
 
-Ne vous inquiétez pas, cela changera vite je pense, ajouta-t-il avant de se tourner vers Lexi. Quant à mon peuple ne vous inquiétez pas. Pour le moment les trois monarques passeraient pour des monstres s’ils m’attaquaient ouvertement et cela retiendra au moins Karui et Jaël. Pour Sul Heï, d’autres solutions sont envisageables, mais c’est aussi pour cela que vous êtes là, j’ai besoin de vous pour les mettre en place. Si jamais nous ne sommes pas prêts et que Fuyu nous attaque ne vous inquiétez pas, je n’aurai rien à gagner à risquer un massacre. Le réseau d’éclaireurs de la ville est bien assez étendu pour nous laisser le temps de l’évacuer en cas d’attaque. Je me porte garant de la vie de chacun des habitants m’ayant rejoint et ne souhaitant pas risquer sa vie pour la cause. Évidemment nous auront besoin de héros et il y aura des morts, mais je veillerait à ce qu’ils soient tous volontaires et leur proportion n’atteindra jamais le dixième de celle d’une guerre. C’est le prix à payer pour supprimer, guerres, famines, injustices et criminalité ; un prix bien faible en somme.

Il espérait sincèrement les avoir convaincus. Si ça n’était pas le cas, et ce ne serait pas le cas de tous, il ne perdait pas réellement de forces, mais son retard de puissance face à ses adversaires était si important que c’était tout comme.

-Je vous laisse me dire si vous êtes intéressés pour participer au projet, si au contraire vous préférez partir maintenant, ou encore me poser des questions si votre choix n’est pas encore formé.


Les premières réponses allaient tomber.

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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Dim 8 Juil - 0:34

Malgré le ton employé par l’hybride lors de sa « demande », qui aurait pu en froisser certains, elle ressentit une certaine satisfaction à voir que personne n’objecta quoi que ce soit, donnant donc implicitement raison à la blonde. De plus, les personnes se présentèrent tour à tour, leurs identités comme leurs « objectifs » vis-à-vis de cette rencontre, chacun jouant plus ou moins cartes sur table. Sans grande surprise : certains – certaines, tout particulièrement, à vrai dire – ne faisaient ouvertement pas confiance au hunter. D’autres, comme Zoro, s’impliquaient … non, personne ne faisait preuve d’aussi peu d’implication que le cactus, à la réflexion. En revanche, un autre élu, Cerran, semblait plus ici par curiosité qu’autre chose … Il était étrange qu’il ait fait le déplacement jusqu’ici, ait patienté plusieurs jours et autres, juste dans ce but … mais après tout, la traqueuse elle-même n’avait-elle pas passé une énorme partie de son temps sur Kosaten à vadrouiller, en veillant surtout à ne pas faire de remous ? Il y avait cependant quelque chose à propos de cet individu qui la chiffonnait … Le fait que, rien qu’en écoutant ses paroles, on pouvait comprendre qu’il ne donnait pas sa véritable identité, pouvait être un début de piste vis-à-vis de cette impression. Ça, ou son corps … Quelque chose clochait, par rapport à un être vivant entièrement normal. Ceci étant, sens très aiguisés ou pas, la semi-vampire n’était pas vraiment à même de juger qui ou quoi que ce soit … Et elle ne comptait pas vraiment le faire, de toute façon : s’il ne comptait pas se montrer moteur dans le débat, c’était son affaire.

Vint le moment que la majorité attendait : les réponses de l’ancien « ange gardien de seika », qui commença en priorité par des excuses. Si la chose était de circonstance, elle était loin d’être suffisante, et la semi-vampire ne rejoignait pas vraiment son hôte sur la suite de son raisonnement … Mais préférant se montrer fidèle à des règles qu’elle avait elle-même demandé de suivre, elle ne l’interrompit pas, le laissant développer. Son histoire, bien qu’en soit touchante, ne lui inspira aucune réaction, pas plus à vrai dire que le reste de ses phrases. Silencieuse et concentrée, elle préférait regarder dans le vague, se concentrer sur chaque mot qu’elle entendait … Quand bien même on s’adressa directement à elle à un moment. Elle nota soigneusement, dans sa tête, les faits qui étaient énoncés, les analyses qu’elle en faisait, et les réponses qu’elle y apporterait en temps voulu. Elle ne put s’empêcher, à un moment donné cependant, de sentir comme une … odeur étrange. Comme un énorme animal. Et pas Oor’ka, qui était paisiblement allongé derrière elle. Mais elle ne prêta pas une attention énorme à cette distraction, ayant bien mieux à faire dans l’immédiat. De même que la dernière fois, elle reprit la parole en premier,  alors qu’elle joignait les doigts en posant les coudes sur la table, et les tapais les uns contre les autres … non pas qu’elle ne savait pas quoi dire. Mais comme très souvent, trouver la formulation adéquate restait une étape chronophage de la communication.

Si je puis me permettre … Peut-être n’est-ce que ma conception des choses qui est en tords, et ne va pas croire qu’il s’agisse de quoi que ce soit de personnel, Bashô. Mais je ne peux m’empêcher de relever tes mots … « ce que je fais est plus productif que la peine capitale ». Tu as une prime de 250 mille yens à ton nom. Tu as trahi la confiance d’un nombre de gens assez élevé, à commencer par ta nation d’adoption, tu as officié pour le compte de Zayro Jinn, ici-bas surnommé « le messager de l’enfer ». Et même si je n’ai vu aucune preuve formelle indiquant que ce soit lié à ta personne, j’ai entendu dire, à quelques secondes de distances de l’instant où tu étais « béni par les trois dieux », qu’on avait tenté d’assassiner le président de Minshu, en même temps que les deux autres dirigeants des grandes nations. Et aujourd’hui … Tu t’excuse, et compte faire amende honorable en œuvrant pour le bien commun, via la direction d’un village indépendant qui s’est bâti en dehors des trois nations en question ? Elle marqua une pause, qui ne fut cependant pas suffisante pour laisser à quelqu’un le temps de l’interrompre alors qu’elle secouait la tête et reprenait. Oui … Effectivement. C’est plus productif que de te soumettre à la peine capitale. Mais te voir « gracieusement accepter » une position d’importance, à la tête d’une faction dont tu désires qu’elle soit reconnue par les nations elle-même, indépendante et ne répondant qu’à toi, qui au passage a été bâtie grâce à une illusion … Ce n’est pas ce que j’appelle « purger une peine », ni « redresser ses torts », ni même, à vrai dire, faire une excuse correcte. Ce que je vois ici, c’est un homme, qui même s’il avait d’excellentes raisons de le faire, a agis de façon malhonnête, fourbe, et sans pitié pour parvenir à ses fins, et rien ne prouve que ce ne soit pas d’ailleurs toujours le cas.

Se reculant un peu dans son siège, et continuant de tapoter ses doigts les uns aux autres en alternance, de façon à former de petites « vagues » partant vers l’extérieur, l’hybride aux yeux d’or riva ces derniers sur le hunter, lui offrant un regard visant probablement à le crucifier sur place … De façon métaphorique, en tout cas. Cependant, il n’y avait nulle haine dans le ton de sa voix, pas plus que d’énervement … Juste la froideur glaçante, peut-être, de quelqu’un trop habitué à analyser une situation sous tous ses angles avant de prendre la moindre décision. Une personnalité qui l’avait servie, jusqu’ici, pour le meilleur … Dans la majeure partie des cas.

Tu parlais de justice … Non, tu as raison. Ce monde n’est pas juste, pas plus que ne l’étais le mien, lorsque je m’y trouvais, et sûrement aussi peu que le tien, de ce que j’ai compris de tes mots. Mais ce n’est pas parce que les autres te regardent comme un monstre que tu dois t’efforcer de leur donner raison … Et je ne sais pas ce qu’un « PNJ », mais je sais que si tu te mets à voir les individus comme des moyens, et non des fins en soit … Alors quelque chose cloche profondément avec ton point de vue, et peut-être est-ce cela que tu devrais remettre en question, avant de t’attaquer à tout le reste.

Soupirant profondément, l’hybride se laissa une nouvelle fois aller en avant … Ses ongles avaient poussé, pendant qu’elle parlait, et leur profil s’était aiguisé de façon inquiétante. Elle les rétracta d’une pensée, regrettant ce léger manque de contrôle … Même si elle maîtrisait sa gorge et son visage à la perfection, elle n’avait pas su empêcher ses émotions de légèrement transparaître … Mais il fallait admettre que son discours l’avait touché personnellement … Dans le mauvais sens. Ceci étant, elle avait craché la partie la plus venimeuse de sa réponse … Elle pouvait donc procéder à la suite avec le cœur légèrement plus léger.

A part cela … Je vais partir du postulat que tes mots et intentions sont purs et véridiques … postulat que tout le monde ici ne rejoint peut-être pas, mais qu’importe. Malheureusement, pour les raisons que j’ai cité plus tôt, il va être particulièrement complexe pour ta ville d’obtenir un « meilleur statut » que celui qui lui est actuellement – ou ne lui est pas – reconnu. Pour les raisons que je viens de citer, tu es considéré comme un criminel, et pas des moindres. En conséquence, les gens ici ne sont malheureusement pas les pionniers d’un mouvement révolutionnaire, mais en priorité tes associés. Je pense que c’est d’ailleurs avant tout leur nombre particulièrement élevé qui a empêché les nations de simplement venir ici, détruire les infrastructures, et leur commander de retourner chez eux … Mais ils n’en sont pas moins 300 000 individus idolâtrant un traitre : pour le moment, leur conférer un statut meilleur que « déviants idéologique » semble compliqué … pour les dirigeants en tout cas, cela reviendrait à jouer contre eux-mêmes, ce qui n’est bien sûr par leur but. Ceci étant … Peut-être que je pourrais essayer d’empêcher Minshu d’avoir une relation trop … Venimeuse avec cet endroit. A condition, bien sûr … Que tu t’en tiennes aux « méthodes diplomatiques ». Ne le prends pas mal … Mais tu as beau nous dire que le serpent ne fera pas partie de tes cibles, tes antécédents m’empêchent d’accorder plein crédit à tes paroles, même si tu as l’air sincère. Enfin … Je vais laisser d’autres que moi prendre la parole, je suppose ne pas être la seule à avoir beaucoup à dire, vis-à-vis de tout cela.

Capacité contextuelle:
 


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


"Ceci dit, petite boule est devenue grande ... Mais il s'appelle toujours Oor'ka.":
 
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Lun 9 Juil - 23:17

Des infos sur Bashô Tokaï

Ft Bashô et ses invités

Les présentations continuèrent pour certains, d’autres demandaient des comptes, des . Une jeune femme du nom de Rumaki, un certain Cerran curieux, puis la petite fille brune. Seul le sabreur ne daigna pas parler, préférant bailler ouvertement pendant la conversation.
Puis vint le tour de l’hôte  : Bashô. Il commença tranquillement en s’adressant directement à Valentine au sujet d’une ancienne dette, puis à Lexi et Frisk pour présenter ses excuses. Il admettait cependant que quelques paroles étaient un peu légères face à ses précédents actes et justifia son rachat par la possession de TokaÏ. Mais tout cela intéressait peu la petite marchombre, qui resta assise et silencieuse, respectant les règles de bonne conduites instaurées plus tôt. Elle prêta une oreille plus attentive à la suite : l’élu commença à raconter son histoire. Si la jeune femme ne comptait pas s’apitoyer, ou prendre ces nouvelles informations comme justification, elle trouvait cependant intéressant le parcours du moustachu, qui recelait d’informations qui pourraient toujours être utiles.
De manière prévisible, il suivit le schéma “Naïf, mauvaise rencontre, méchant, bonne rencontre, gentil”, ce qui n’étonna en rien la Tenshijin qui retint un soupir. Evidemment, elle avait du mal à le croire, non pas que personne ne puisse changer, mais elle n’avait aucun élément concret qui lui permettait de faire confiance à cet homme. Cependant il devait se douter que tous ne goberaient pas ses promesses et proposa la chose suivante : quiconque serait à ses côtés aurait la possibilité de le tuer. Comme si cela prouvait quoi que ce soit…
Une fois les explications plus générales terminées, l’archère s’apprêtait à se lever lorsqu’elle fut prise de cours par la politicienne. Elle parla beaucoup mais parla juste : soulevant les points importants : Bashô était coupable d’un certain nombre de choses et ce qu’il faisait de sa ville ne rattrappait rien. De plus, il avait jusque là été capable du pire, qu’est-ce qui prouvait que ce ne fusse pas encore le cas ? Elle aborda enfin le souci concernant les habitants de Bashô Tokaï : ils servaient un criminel, et donc ne pouvaient être reconnus autrement par les nations suprêmes.
Lorsque la Minhsujin eût fini, elle laissa la parole aux autres invités de ces lieux, et ce fut la petite marchombre qui se leva. Elle regarda Bashô dans les yeux avant de reprendre ses premiers mots :
Je me fiche de tes excuses parce que je me fiche de ce que tu as pu faire à mon encontre. Je ne suis pas venue me plaindre ou demander des comptes. Mais je me souviens de ce que tu as fait à d'autres pour accomplir tes objectifs, et c'est là ma réelle inquiétude. Est ce que ces gens peuvent avoir comme protecteur un tel homme capable de se servir d'eux ? Comme l’a dit la conseillère de Minshu, tu as été capable de tout pour parvenir à tes fins, peu importe les raisons, trahissant à qui mieux-mieux, jouant avec la vie des autres comme bon te semblait. Et maintenant, des milliers de personnes risquent d’être tes jouets, leur nombre te donnera l’influence de jouer avec ces fils fragiles politiques qui unissent et défont les nations, et qui ont des répercussions monstres sur ceux qui ne les manient pas : le peuple. Tu tentes de prouver ta bonne foi, mais ce n'est pas parce que tu prétends placer ta gorge sous notre lame , dans le cas où nous te rejoignons, que c'est vraiment le cas. Le jour où quelqu'un tentera de te tuer est passé présent et futur. Mais je suis d'avis que tu ne le laisserais pas faire de sitôt. Alors pour moi ce ne sont que des paroles vaines.
Elle fit une légère pause, voulant résumer ses craintes. L’alavirienne tenta une comparaison avec son monde d’origine, et au moment où elle trouva comment formuler sa phrase, elle comprit ce qu’elle faisait là.
Je cherche simplement à savoir si tout ceci n'est pas qu'une simple tentative de prise de pouvoir, classique, avec un côté anarchiste. Je ne servirai pas des mercenaires du chaos version Kosaten. Pour, chacun d’entre vous ici qui ignorez ce nom, sachez que ce sont les membres d’une organisation qui sème le chaos sur mon monde. La plupart servent l’idéologie présentée officiellement en adorant le Livre du Chaos, et pensent qu’une fois le chaos semé, ils seront le terreau d’une nouvelle organisation, à la place de l’Empire en place. La réalité c’est que les dirigeants des hautes sphères du chaos ne cherchent que gloire, consécration et pouvoir.
Une fois sa comparaison expliquée, elle se tourna à nouveau vers le chef de la ville où elle se trouvait.
Je suis en fait là pour savoir si ici ne germe pas une organisation sous la bannière d’une idéologie bien pensante, avec à sa tête un homme avide de pouvoir.
Elle se tut à nouveau un instant. Il n’était plus temps de tourner en rond, elle se doutait un peu que les soucis évoqués seraient toujours un peu de cet ordre là, et la réponse qu’elle allait recevoir serait certainement du même acabit que le discours qui avait déjà été tenu. Mais elle comprenait de mieux en mieux pourquoi elle s’était rendue ici ; par curiosité, mais également car elle voulait agir. Marchombre, contre mercenaires du chaos, ou marchombre pour une liberté nouvelle au sein de Kosaten.
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Ven 13 Juil - 17:26

Mon frère, nouveau chez moift. Basho Tokai

On eu ainsi droit au beau discours de monsieur victime du monde qui justifiais bon nombre d’atrocités de ce que j’eu compris. Je ne savais alors pas de quel genre de saloperies, il avait été capable, mais je mentirais si je disais que j’en avais quoi que ce soit à faire : les malheurs des autres ne sont pas les miens, et c’est principalement pourquoi cela ne me touchait pas le moins du monde. Mais ce n’est pas une mauvaise chose si l’on se reporte au point de vue de l’hôte, car c’est ainsi que je pourrais aider les pires criminels, si tant est que j’y aie quelque chose à gagner. Bien sûr, je n’allais pas dire les choses telles quelles, et je me contentais alors d’écouter en jetant un regard nonchalant dans la salle, hésitant à suivre l’exemple d’un autre moins bienséant que moi.


En y repensant, je me demandais quand même ce qu’il y avait de vrai dans ses dires, qu’il s’agisse de la pauvre victime menée à faire le mal, de la repentance… C’était plausible, en soi, mais comme d’autres le souligneraient, cela restait difficile à croire. Je l’entendais alors donner la possibilité de le tuer à ceux qui le rejoindraient, mais serait-ce vraiment le cas ? N’importe qui pourrait dire la même chose, et mentir sur toute la ligne. Alors non, jusqu’ici, je me sentais peu capable d’avaler tout entier sa version des faits, que je ne cassais pas sur-le-champ. Mais après tout, je gardais en tête que je n’écoutais cela que par curiosité et ennui, pour le moment.


Ce fut ensuite la noble dame qui prit la parole, avec un discours pompeux pour expliquer sa position, ses doutes, ses pensées. Représentant apparemment le pouvoir de Minshu, elle s’opposait d’une certaine façon à la personne de Bashô, pour diverses raisons, sans vraiment se porter comme ennemie de ce dernier : une relation bien complexe à mes yeux. On en vient alors aux idées géopolitiques, qui, comme le reste, n’avait vraiment que très peu d’intérêt pour moi. Au moins, c’était toujours des informations, mais, si je n’étais pas dans l’idée de me promener et récupérer quelques renseignements les derniers temps, j’aurais sûrement trouvé cette petite fête semblable à une perte de temps.


Une autre femelle prit alors le relais dans la conversation, et expliqua à quel point, il était difficile de croire aux propos de l’homme qui nous avait invités. Jusqu’ici, rien d’étonnant, et rien que je ne serais d’avis à contredire. Elle semblait néanmoins bien préoccupée par l’avenir des peuples et, telle une justicière défenseuse de la plèbe, souhaitait s’assurer des bonnes volontés de la direction de cette jeune ville. Bashô avait alors une excellente réputation, de quoi rassurer tout le monde quant à ses plans avec cette communauté, d’où la présence de la demoiselle. Mais encore une fois, aucun point souligné n’avait plus d’intérêt que cela à mes yeux.


Lorsque les voix se turent, je pris alors l’opportunité de centrer un peu du sujet sur mes préoccupations personnelles, me disant qu’en plus d’être là par curiosité, je pourrais peut-être y trouver quelque chose à gagner.


- Pour ma part, je n’aurais qu’à ajouter une chose, et pas des moindres, à mes yeux. Si nous sommes invités à se joindre à cette petite « sauterie », je suppose que nous sommes en droit de nous demander ce que l’on aurait, concrètement, à y gagner, surtout au vu de l’importance des risques encourus.


Mon intervention fut brève, puisque je n’avais guère plus à dire, aussi, je me remis à ma place en l’attente de réponse, dans le plus grand des calmes.

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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Lun 16 Juil - 18:11






Discours




Le tour de table continua. Vahl fut là uniquement par curiosité, une petite fille aux cheveux bruns semblait réellement remontée contre Bashô, je ne savais vraiment pas pourquoi, de même que l'archère qui adoptait un ton plutôt sec pour parler au fondateur de ce village. De son côté Djadine restait silencieuse, pour bien saisir les enjeux de la situation. Quand ce fut au tour de Bashô de s'exprimer, nous fûmes toute les deux attentives, et nous apprîmes beaucoup de chose sur son passé, vrai ou pas vrai, aucune idée, mais par exemple, il eut à faire assez vite au célèbre Zayro. Nous n'avions pas eu à subir son gourou personnellement, mais le simple fait de l'avoir vu lors de l'appel de guerre, à l'époque où Djadine n'existait pas encore, nous avait carrément glacé le sang. Nous pouvions alors comprendre l'épreuve difficile que ça avait dû être.

Par la suite, Bashô parla d'autres épisodes de sa vie, qui furent très intéressant pour comprendre le cheminement jusqu'à Bashô Tokai. Je comprenais sa douleur, car moi aussi, la nation de Fuyu ne m'avait pas fait de cadeau. Ce qui m'étonna, c'est que pour prouver sa bonne foi, il alla jusqu'à laisser l'opportunité à ses détracteurs de le tuer, ce qui fit revenir des flash douloureux de mon premier meurtre. Non, jamais au grand jamais je n'allais le tuer. Ce pouvait être le pire des connards, jamais je n'allais l'envoyer au royaume des morts. Mais cette déclaration courageuse me fit me poser la question de savoir s'il agissait par vengeance en créant ce village, ou s'il pensait vraiment en premier au bonheur des villageois que j'avais rencontré il y a quelques jours. Djadin le laissa cependant finir, par politesse, pendant que je lui exposais brièvement mes doutes.  

Mon image du seikajin était plutôt enjolivé par son discours, jusqu'à ce que trois élus interviennent et mettent en doute cette vision. Qui était-il et que recherchait-il exactement. Mon regard était neutre, juste avide de connaissance à son sujet pour bien cerner le personnage. Ce qui m'embêtait le plus c'est que le chef du village parlait de maigres prix de quelques vies pour une paix, ce que je n'approuvais pas. Les hommes n'étaient pas des êtres à sacrifier pour son bénéfice, chaque vie valait la même chose. De plus, lui-même avait essayé de tuer les trois dirigeants, ce qui fit rejaillir dans mon esprit l'idée que Bashô agissait par vengeance, ce qui m'apparaissait comme très dangereux. La vangeance n'a jamais été la solution.  Djadine attendit une ouverture dans le débat, entendit intérieurement mon avis, et parla enfin.

Je ne vous connais pas Bashô, mon opinion est encore neutre à votre sujet, mais au fil de la discussion, je constate que vos intentions me sont encore floues. En effet, si votre objectif est louable, votre manière d'y arriver m'intrigue encore. J'aurais besoin de plus de transparence à ce niveau, surtout quand vous parlez de "maigre sacrifice humains pour une paix", ce que je ne peux cautionner.

Je ne vous reproche encore rien, mais si vous agissez par vengeance contre les nations, et ce qu'elles vous ont fait subir, je prendrai beaucoup de risques en me mettant de votre côté. J'ai moi-même été violée il y a longtemps, et je suis certaine que si la vengeance m'avait animé, j'aurais rejoint le royaume des morts bêtement et j'en aurais été que plus meurtrie. Je ne peux guère prendre le risque de m'engager dans plus de danger et de souffrance, car depuis quelques années, j'ai un fils et une réfugiée de Fuyu à protéger. Qui me garanti que vos "vie ôtée pour une paix" ne les concernera pas tous les deux ?  


Explication:
 

Contextuelle:
 

Résumé :
 

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Dernière édition par Rumaki Oshigato le Jeu 16 Aoû - 20:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Lun 30 Juil - 2:12



 
Mon frère, nouveau chez moi ?


 
Quand un Natif s'exclama face à l'audition...



 




Une véritable perte de temps, voilà tout ce qu'était cette réunion. Un simple ramassis d’ânerie et le rassemblement d'élu se prenant pour des héros prêt à sauver la veuve et l'orphelin, du moins d'après leur point de vue ou leur vision étriquée. Fou et aveugle, voilà ce qu'ils étaient exactement. Et le ninja ne comprenait même pas la tentative du maire de la ville à vouloir ainsi rencontrer des enfants épeurés. Des lâches voilà tout ce qu'ils étaient, aucun d'entre eux prêt à se salir les mains pour amener une véritable paix à ce monde corrompu... A ces mondes corrompus. D'habitude si patient et froid, le shinobi bouillonnait de l'intérieur à quoi pouvait servir de tel héros dans cette véritable lutte. A quoi servirait-il face à l'ennemi mentionné dans ce futur.

Pourquoi être ainsi venu? Essayer de piéger le poète et essayer de placer le doute dans ceux qui avaient ouvert les yeux? Le Jigoku se retenait d'intervenir pour briser chacune de leurs paroles, leur montrer les erreurs qu'ils commettaient et faisaient.A commencer par celle qui présentait Minshu. Ne voyait-elle dans les monarques que des personnes bonne et généreuse, donnant raison à chacune des primes qu'elle mettait sur la tête d'un des leurs. Que devrait-elle dire  sur le compte de Rumaki, reconnue coupable de traîtrise envers son royaume et ici présente,s'opposant indirectement à ces bourreaux.Que devions-nous dire de Jeong Tekina, ancien président de Minshu, qui d'après la vision du futur avait dû trahir les élus, vil serpent qu'ils étaient. Digne représentante de ce royaume de sournois. Et la suite de ses paroles étaient d'autant plus d'idiotie et de manque d'information que le shinobi ne tarderait pas à intervenir, il avait d'ailleurs un plan pour arriver bientôt sans éveiller aucun soupçon, ni même inquiéter les pauvres élus ici présent. Toutefois, il devait gagner du temps, et il pouvait faire confiance à son fidèle marcheur d'ombre. Ce derniers, s'approcha d'un pas, se grattant la gorge pour demander l'autorisation à Bashô avant de s'exprimer:

-Si je peux me permettre noble élue, s'inclina t-il dans une révérence respectueuse,juger un être par la prime qui lui est placardée sur le visage fait de lui automatiquement un criminel. Sans autre procès ou atténuation. Si nous suivons ce raisonnement, l'une de vous ici, est reconnue pour haute trahison à son royaume des glaces. Pourtant, il n'y a pas plus douce et innocente que cette femme.Je veux en venir au simple fait, que vous juger une personne à la couverture d'un livre, et notre dévoué maire a endosser ses rôles pour un avenir meilleur. Et dans ce jeu morbide de politique et autres manipulations les monarques des trois nations sont certainement les plus forts. Mon maître lui même est en possession d'un journal intime d'un élu de la première vague ou par rectification de notre futur. Il est mention de trahison de la part des trois monarques et de notre utilisation à leur propre fin. D'après ses écrits, vous n'êtes que de la chair à canon à leurs yeux et chaque événement depuis votre arrivé le prouvent. Combien d'élu ont été envoyé au royaume des mort, combien d'entre eux ont totalement disparut, sans que l'un d'eux est levé le petit doigt. Vous élu, vous n'êtes rien à leurs yeux.  La vision de la déesse Gensou le mentionne Jeong, s'il avait été encore en vie aurait trahit les élus. Vous vous chamaillez, alors qu'un ennemi puissant arrive. Un ennemi ou chacun devra faire front. Pourtant la guerre entre les trois nations signe notre mort à tous. La ville espoir offre cette solution d'unicité...

Il prit une légère pause avant de reprendre, toujours de la même voix, son visage enfoui dans sa capuche, seul les ténèbres visible à la vision de tous.

-Il est étrange d'entendre le mot criminel et ou mes oreilles peuvent me tromper mais un sous-entendu de justice. Avec tout le respect que je vous dois, avez-vous marcher avec les victimes des territoires neutres. Avez-vous entendu les cris de douleur et de désespoirs de ses habitants abandonnés par vos trois nations?  Devenant de simple dommage collatéraux dont vos haute sphères se moquent?Pour parler ainsi, je ne pense pas. Car sinon vous comprendriez rapidement que pour ce peuple, les criminels, que dis-je les assassins sont autre que les trois grandes puissances de Kosaten, d'autres personnes que vous élus et soldats de Minshu, Fuyu et Seika. Sous leurs grandes paroles et leurs grandes promesses, ils ont tous abandonné ce pays à sa destruction. Attendez-vous leur haine et leur colère pour vous? Finalement criminel, justice ne sont que des mots qu'un point de vue qui arrange celui qui l'emploi.Vous considérez le maire comme étant un criminel, il est pour eux celui qui leur a ouvert les yeux, alors même que celui-ci n'a pas demandé la construction de cette cité, ni même l'unification d'ancien ennemi du passé. Et pourtant, nous assistons ici à un miracle que personne n'aurait cru. D'ancien Minshu, d'ancien Fuyu et de Seika unis pour un même avenir. Alors que vous, dans tout ce pays et pas uniquement cette cité, vous êtes considérés comme des bourreaux, des assassins, des criminels. Vous parlez de faire amande honorable, alors que vous insinuez que la dictature de vos pays aurait agit depuis plus longtemps en détruisant ce que ces hommes et ces femmes ont construit à la sueur de leur front? Les obligeant à revenir bien sagement dans leur royaume ou sinon, quoi? Vous proposez que Minshu soit peu "venimeuse" envers ce lieu, mais je vais vous avouer une peur, même si Bashô tente de changer les mentalités à ce niveau aussi. Les territoires neutres et ses habitants craignent la nation du serpent. Cette même nation reconnue pour sa fourberie, ses manipulations et ses actions dans l'ombre. La peur règne encore au sein du peuple de recevoir dans l'ombre le coup du serpent. Êtes-vous venu ici pour faire le procès du maire et la condamnation d'un peuple libre ou pour essayer de trouver une solution aux tensions existantes. Le poète vous a ouvert ses portes pour trouver une solution, un terrain d'entente....

Il recula d'un pas pour regagner sa place, s'excusant à plusieurs reprises et en plusieurs révérences à l'auditoire, avant de se tourner vers l'élu au trois sceau:

-Je vous pris encore une fois de m'excuser, j'avais besoin de donner mon point de vue en tant que natif de ce monde. Après tout c'est aussi de notre vie qu'il est question, de notre vision, notre avenir. Si vous l'acceptez, vous savez qui peut venir participer à cette conversation au sommet. Il s'excusera de son retard, il avait des préparatifs à faire, et surtout à retrouver quelqu'un qu'il désirait faire rencontrer à ces nobles héros pour confirmer aussi mes paroles.

S'inclinant une dernière fois, le marcheur d'ombre regagna le confort des ombres, au côté de Bashô. Le guerrier de l'ombre avait dit ce qu'il désirait, et n'interviendrait probablement plus, dans l'attente de son maître. N'ayant pas répondu à la place de l'allié du shinobi pour lui laisser dire ce qu'il pensait. Mais pourtant, même lui aurait su quoi répondre à l'étrange homme qui n'avait que peu parler. Ce qu'ils avaient à gagner? Leur vie? Leur liberté, leur avenir? Et peut être même un retour dans leur propre monde! Tant de possibilité et d'opportunité que ne leur permettait pas les monarques actuels. Il espérait finalement que l'Ayns accepterait la venue du Jigoku, qui pourrait soutenir le maire dans cette confrontation. Même si au vu de  l'avancée de cette rencontre, ceci semblait peine perdue et une véritable perte de temps. Un temps si précieux pour la survie de cette cité et ses habitants...








 

 


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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Lun 30 Juil - 4:51


- Mon frère, nouveau chez moi ? -

"J'ignore ce que tu me reproches exactement." "J'ignore ce que tu me reproches exactement." "J'ignore." "J'ignore." IGNORE. Comment ose-t-il ignorer ? Comment ose-t-il me demander ce que je lui reproche ? Il n'a pas lu ma lettre ? Comment... comment il peut n'en avoir rien à faire de ça... comment...

Je vais lui briser le bras. Je vais lui trancher la main. Je vais le brûler vif, le transpercer, l'éclater contre le sol... je vais le tuer. Je vais le tuer, je vais le tuer, je vais le tuer...

C'est horrible. Cette sensation. Je veux le tuer. Je ne dois pas... mais je veux à tout prix lui faite du mal, c'est atroce, j-je... j'arrive pas à me calmer... comment, comment il ne peut pas savoir pourquoi je lui en veux ? C'est une blague... il le fait exprès... j-je... je dois me contenir. Je me force à ne pas bouger. À ne pas penser à lui faire du mal. Je ne dis rien. Je ne dois rien dire... j'ai l'impression que si je le fais je ne vais pas m'empêcher de l'insulter. Du coup je le laisse parler de ce qu'il veut. Il parle de plein de choses et... il essaie de trouver une excuse à ses mauvaises actions. L'écouter m'énerve. Mais quelque part c'est ce que je voulais aussi non ? Pour savoir s'il était mauvais.

Il dit qu'il a été seul, et que personne ne l'a aidé.
Il dit qu'il a été forcé par Zayro Jinn de faire ce qu'il a fait.
Qu'il en a voulu aux gens...
Qu'il les a traités comme de simples PNJs.

Et pourtant... pourtant une personne lui a dit qu'il pouvait changer. Oui... même la pire des personnes peut changer. J'y crois. Et si c'est vraiment ce qu'il veut... alors je ne devrais pas lui mettre des bâtons dans les roues. Pourtant... non, je ne peux pas accepter ça. Quelque chose ne va pas avec ce qu'il dit. Je ne comprends vraiment pas... pourquoi...

"Je ne comprends pas..."

Je serrais le poing. Une autre personne se mit alors à prendre la parole. Un homme en capuche. Il parle longtemps. Paix... guerre... justice, criminel, trahison... tant de choses qu'il raconte. Il prend la défense de Bashô. Encore, toujours des gens qui le défendent... c-c'est si frustrant. N-Non je comprends pas je... j'en peux plus... je vais éclater de colère...

"Tu racontes n'importe quoi ! Les gens t'avaient pardonnés... tu faisais partie de Seika, et ils ont fini par t'accepter ! Ils t'ont fait confiance ! Ils t'ont même appelés "Ange de Seika" ! Les gens croyaient en toi, et moi aussi ! Alors pourquoi ?!? Pourquoi tu as fais ça ? Alors que tu étais accepté par la nation... ça n'a aucun sens ! Juste pour ta vengeance ?!? Et après tu veux qu'on te fasse confiance ?!?"

C'est qu'un sale menteur... je sais vraiment pas, je peux pas le comprendre ! C'est n'importe quoi ce qu'il fait ! N-Non j'en peux plus... j-je dois savoir... je peux pas continuer comme ça, je suis sûr qu'il sait ce qu'il a fait ! Il ne peut pas avoir oublié ça c'est impossible !

"Je sais que c'est toi... qui est responsable... pourquoi tu as tué Natsume et Ellen ?!? DIS LE MOI !"


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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Lun 30 Juil - 22:58



Glyphe de Mort



La première à parler une fois de plus et sans surprise, comme si un tour de parole s'était installé, fut Valentine. Elle avait des remarques positives et négatives à faire, et choisit de commencer par les négatives. Elle lui reprochait diverses choses sur le ton assez neutre de celle qui était là pour comprendre et débattre, parmi lesquelles sa prime, sa trahison envers de nombreuses personne y compris Seika, sa collaboration avec Zayro Jinn et les attentats commis à l'attention des trois dirigeants. Pour elle, toutes les bonnes intentions dont il pouvait faire preuve par son implication dans l'idéologie Tokaïjin n'excusait en rien tous les méfaits cités. D'ailleurs la fourberie dont il avait fait montre tout au long de son parcours en Kosaten contribuait à faire perdre tout crédit à ses paroles.

-Je comprends ton point de vue Valentine, cependant j'ai bien peur qu'il ne prenne pas assez de hauteur. En effet sera offert 250 000 yens a n'importe qui me ramènera mort ou vif à Seika, avoua-t-il. Seulement cela ne fait pas de moi quelqu'un de malfaisant, seulement un criminel aux yeux d'une autorité qui nous a prouvé maintes et maintes fois qu'elle était injuste. S'appuyer dessus n'est donc pas justifiable. D'ailleurs, si demain je mettais une prime sur la tête de chacun des dirigeants, est-ce que cela ferait d'eux des criminels? Non, ce sont leurs actes cruels qui le font, pas ce qu'un autre a jugé d'eux.

Il n'était pas difficile de se prémunir de ce point, d'ailleurs le marcheur de l'ombre ne tarderait pas à revenir dessus. Pour l'instant, d'autres cas réclamaient son attention.

-Avant d'élucider le point de mes nombreuses trahisons, je vais d'abord vous parler du cas de Zayro Jinn. Certes ce monstre m'a posé un ultimatum me demandant de travailler pour lui, mais jamais je n'y aurait été contraint si la justice seikajine n'avait pas fait preuve d'une cécité complète à l'égard de mon cas. Selon eux j'avais été épargné par Le Messager des Enfers pour que j'accomplisse une tache pour lui, j'étais alors un rebut de l'humanité qu'ils se devaient d'écraser, tout simplement. Or je ne demandais qu'une protection envers lui; et même sans cet égard jamais je ne m'en serai pris à un innocent sans plus de raisons. Mais voilà que ma chère "nation d'adoption" comme tu l'appelles me tournait le dos, il ne me restait plus qu'à embrasser le seul futur qui se proposait à moi, expliqua-t-il. Vous parlez d'une trahison? Moi je parle d'une fuite, la fuite d'un système judiciaire arbitraire et totalement despotique. Mais je ne suis pas à plaindre puisque j'ai réussi à m'en échapper, en revanche chaque jour cet ennemi fait de nouvelles victimes et cette cité existe pour que cette injustice s'arrête.

Ensuite elle l'avait accusé sans preuve d'être à l'origine des trois attentats perpétrés à l'encontre des dirigeants. Oui bon, il était inutile de le nier ou de jouer avec les mots -même si techniquement ce n'est pas vraiment lui qui est allé réveiller d'une bonne torgnole les trois despotes sur leur trône-  et même si maintenant il regrettait, ça aurait été plus que bénéfique si son entreprise avait réussi.

-Tout d'abords au sujet des attentats sachez que je ne portais que peu d'espoirs sur leurs chances de réussite, déclara-t-il, c'est d'ailleurs pour cela que j'ai pris la seconde mesure que vous connaissez tous. Ensuite, et pour remettre les faits dans leur contexte, à l'époque nous n'avions pas encore reçut la vision de Gensou et je ne savais pas que Jeong Tekina n'était pas à blâmer et donc que le dialogue pourrait certainement être entamé avec son fils. Je n'avais que très peu de temps et j'ai agis par pure impulsion, en attendant si ça avait réussi, le monde serait pour l'heure sujet à une restructuration des plus bénéfiques. Enfin bon tant pis, ce n'est que partie remise, je regrette tout de même l'impulsivité et la violence de mon acte.

Puis elle aborda les points plus positifs. Elle envisageait de pouvoir en effet servir d'intermédiaire entre Bashô Tokaï et Minshu pour désamorcer le conflit et régler leurs différents idéologiques par le simple biais de la diplomatie. Seulement elle avait encore des soupçons sur la véracité de ses dires et doutait de pouvoir lui faire pleinement confiance. Bashô s'apprêtait à lui répondre quand le marcheur de l'ombre s'approcha pour la première fois pour lui demander la permission de prendre la parole. Intrigué, le maire lui laissa ce privilège tout en lui intimant du regard de bien choisir ses mots. Le hunter complèterait ensuite avec ce qu'il avait à dire.

Il commença tout comme l'avait fait Bashô par revenir sur le point de la prime. En effet, les gens qui prenaient aveuglément le point de vue d'un partie où de l'autre sans se poser la moindre question n'avaient pas leur place dans ce débat. Ce n'était certainement pas le cas de Valentine mais ce point pouvait le laisser à penser. Heureusement que le reste de son discours le contredisait.

Il utilisa alors l'habile exemple de Rumaki pour faire remarquer à l'auditoire que les primes ne reflétaient en rien la méchanceté d'une personne, seulement l'avis que les nations avaient d'elle. Il rappela également tout le monde par des mots finement choisis quoiqu'un peu agressif faisant paraître de l'urgence de la situation que les preuves sur la culpabilité des différents monarques n'étaient plus à chercher et ce depuis longtemps. Comme il le dit si bien, jamais une guerre entre les nations ne se passa sur leurs terres, mais toujours en territoires neutres pour protéger leurs propres territoires. Pourtant qu'avaient-ils fait pour mériter cela? A côté de ces généraux, en quoi Bashô était un criminel? Pour la première fois de l'histoire des hommes et femmes de tous les peuples, de toutes les ethnies se sont réunis sous la même bannière face à une menace commune: le despotisme des nations. Et encore plus fort, frappant toujours plus là où ça faisait mal, il rappela à tous que celui qui cherchait une solution par la diplomatie, c'était Bashô et ce pendant que ceux qui tentaient de faire taire par la violence un mouvement ne voulant que la liberté et le bien du monde entier, c'étaient les trois nations. Certains faits étaient indéniables. Autant de faits qui sortaient tout droit de la bouche d'un natif même si sa verve n'avait rien à envier à celle de son maître dans laquelle il sembla d'ailleurs le reconnaître; la seule personne ici pour qui Kosaten était réellement son monde.

-Merci de ton intervention, je pense que cette piqure de rappel n'était pas inutile, loin de là, le remercia-t-il. Quand à ton maître il est bien évidemment le bienvenu ici, si cela ne dérange personne bien entendu. Valentine, la considération de Bashô Tokaï par le reste du monde viendra en son temps et n'est pas nécessairement une priorité. Quant à l'aide que tu peux nous apporter, je te laisse par la suite du débat juger si nous méritons ta confiance ou pas.

Puis vint le tour de notre énervée préférée, Lexi. Le ton qu'elle employa ne changea pas, la proposition de pouvoir de vie et de mort sur lui ne semblait pas l'avoir convaincu le moins du monde. Quel dommage, mais peut-être n'avait-il pas été assez explicite? Il tacherait de changer cela au plus tôt.

-Ma vision sur les gens a changé et je ne peux pas le prouver. Mes intentions sont bonnes et je ne peux pas le prouver. Je suis réellement prêt à vous donner droit de vie et de mort sur moi mais je ne peux toujours pas le prouver. Rien ne peut l'être en ce monde. Maintenant on va prendre les deux postulats les plus extrêmes et voir ce qu'il convient le mieux de faire. La premier: je suis un bon samaritain qui ne désire que le bien de tous et de tout le monde comme je le prétend, mes méthodes sont bonnes et mes intentions irréprochables. Alors il vaut mieux pour vous que vous me rejoignez, car même avec les meilleurs idées du monde, sans plus de moyens pour les mener à voir le jour elles ne verront pas d'autres espaces que ma tête. Mais avec vous elles peuvent émerger et devenir réalité. Il vous faut donc m'aider, dans une guise philanthropique du moins.


Deuxième postulat, bien plus intéressant que le premier, je suis la pire des ordures qui ne se soucie pas plus de ses gens que de ses derniers rejets excrémentiels auquel cas il vaut toujours mieux que vous me rejoignez. Car en effet cela ne me donnera pas plus d'emprise sur vous et tout le pouvoir que j'aurai placé entre vos mains sera un pouvoir dont vous pourrez refuser de faire usage si vous pensez que la cause n'est pas bonne. Ajoutez à cela la possibilité de me tuer à tout instant et vous tenez maintenant le moyen de me faire filer droit quelles que soient mes intentions de départ. Lexi, penses-tu réellement que les Mercenaires du Chaos de ton monde auraient été capable de perpétrer toutes les atrocités qu'ils ont commises si jamais la plupart de leurs généraux avaient ta mentalité et que l'un d'eux était capable de tuer leur chef suprême en un claquement de doigt? demanda-t-il. Il est aisé de répondre à cette question. Je ne peux toujours rien prouver mais quel que soit le postulat pris la décision de quelqu'un voulant œuvrer pour le bien des nations est la même.

Toutefois, la clé de voute de son raisonnement demeurait dans le fait que l'un d'eux puisse en effet être en mesure de le tuer à tout instant. Il se devait donc de s'expliquer comment s'y prendre sur ce point.

-Parmi les extrêmement nombreuses personnes m'ayant rejoins, certains disposent de pouvoirs bien particuliers. L'un d'eux notamment que mes voyages m'avaient déjà donné l'occasion de rencontrer est un expert en sceaux et glyphes. Il peut, si les deux personnes le désirent, lier la vie de l'un à l'autre d'une telle manière que l'un d'eux peut décider d'arrêter le cœur du second par un simple effort de la pensée. Si vous êtes d'accord, il sera aisé de vérifier l'efficacité du sceau bien qu'il ne faudra pas attendre que je meurs pour de bon pour laisser redémarrer mon cœur, finit-il en rigolant d'un rire insouciant.

Puis ce fut Vahl qui prit la parole. Ce dernier contrairement à Valentine, Lexi ou encore Rumaki n'était absolument pas ici par philanthropie, il semblait même y accorder bien peu d'égard. Non lui était plutôt du genre pragmatique, à toujours suivre l'option lui profitant le plus. Il était à Kosaten ce que Bronn était à Westeros. Il en fallait, et ce n'était pas fait pour déplaire au maffieux même s'il fallait compter sur ces gens-là avec prudence et parcimonie.

-Ce que vous avez à y gagner? répéta le poète avec une moue amusée. Un statut et une reconnaissance par le peuple et par vos pairs tels que très peu en ce monde jouissent, et les chiffres démographiques de Bashô Tokaï ne peuvent que confirmer une telle promesse. Évidemment des pouvoirs et des responsabilités, je ne vous demande pas de m'aider pour tenir la porte mais pour vous donner l'occasion de vous illustrer au commandement d'hommes de mains, en diplomatie internationale, en gérance de l'une des plus grandes cités de Kosaten, en tant que héros du monde libre. Bien évidemment cela offre de nombreux privilèges, mais ce ne sera rien en comparaison à ce dont vous aurez accès lorsque les nations tomberont, car les plus talentueux et justes d'entre nous seront les nouveaux dirigeants des différentes régions du monde. Cependant il y a tout de même un hic, déclara-t-il avant de reprendre après avoir laissé un léger blanc. Jamais vos privilèges n'atteindront ceux des monarques d'aujourd'hui car ils le font en exploitant leurs sujets de manière inhumaine. De plus le système se voudra aussi égalitaire que possible. Donc oui je peux vous promettre gloire et pouvoir, mais ne vous faites pas non plus d'illusion quant à votre futur si jamais vous en veniez à oublier ce pourquoi vous êtes ici et à qui vous le devez: tous les Tokaïjins, dit-il d'un regard plus sérieux pour ne pas non plus laisser portes ouvertes à tous les êtres infâmes avides de pouvoir dont on avait accusé Bashô de faire parti. Si vous avez des requêtes particulières concernant cela n'hésitez pas à m'en faire part avec la plus grande franchise.

Puis ce fut au tour de la douce Rumaki de prendre la parole au sujet des méthodes du traître. Elle semblait mettre un point d'honneur à ce que chaque vie soit respectée à sa juste valeur, en particulier celle de ses protégés. Pour le moment son opinion était neutre, mais la réponse de Bashô ferait certainement pencher la balance d'un côté ou de l'autre.

-Je me dois d'être sincère dame Rumaki, je pense que les morts seront inévitables, sauf si les grandes nations daignent rester pacifiques ce qui ne tient qu'à elles. En tout cas les conflits armés ne seront pas entamés par les nôtres. De plus, comme je l'ai dis précédemment, seuls les volontaires risqueront leurs vies, rien n'obligera les autres à le faire, votre fils et votre amie seront donc en sécurité derrière nos remparts, promit-il. Et ma dernière promesse sera que chaque vie perdue en sauvera des dizaines d'autres. Cela ne rendra pas leur mort moins triste mais permettra à notre monde d'être meilleur chaque jour.

Un autre point intéressant abordé fut celui de la vengeance. En effet si Bashô faisait tout cela par vengeance alors cela l'amènerait sûrement à prendre de mauvaises décisions sur le terrain dommageables à énormément de ses suivants. Bashô s'empressa de la rassurer.

-Vous savez, avant les trois dirigeants m'ignoraient voir ne savait qu'à peine que j'existais comme la plupart des élus d'ailleurs; et même si plus récemment je leur ai causé plus de tort, jamais ils n'ont daignés m'accorder plus d'attention. Pourtant depuis la guerre de Tenshi, ils m'ont chacun envoyé des lettres m'expliquant que j'étais désormais leur problème numéro un et que jamais ils n'avaient été plus embêté par quelqu'un depuis Zayro Jinn. De plus le fait qu'un simple élu du jour au lendemain alors qu'il était surnommé Ange Gardien de Seika remette en cause leur pouvoir établi à chacun était pour eux une humiliation sans précédents. Depuis que Zayro Jinn est introuvable, leurs cauchemars pour les plus lucides d'entre eux doit être de me voir les destituer. La perte d'innombrables de leurs sujets de leur boulanger jusqu'au majordome qui leur tenait la porte doit leur procurer une frustration que j'ose à peine imaginer. A leur place j'aurai très largement préféré que l'on me jette un sceau d'urine dessus plutôt que l'histoire prenne le cours qu'elle a actuellement. Rassurez-vous dame Rumaki, je suis vengé depuis bien longtemps et les motivations qui me poussent à tenir cette séance sont désormais bien plus nobles, expliqua-t-il.

Si Zoro ne montra pas plus d'intérêt pour ce qu'il se disait, Frisk ne put attendre beaucoup plus avant d'exploser. Bashô écouta chacune de ses paroles sans broncher même s'il regrettait une telle effusion émotionnelle. Cette réunion était faite pour parler de choses sérieuses, par pour faire garderie à des enfants pleurnichards; même si en l'occurrence ce petit garçon était probablement au moins aussi fort que lui. Bashô était prêt à parier que si Heiwa avait pu voir la scène il se serait tant énervé d'une réaction si déplacée qu'il aurait dû se faire violence pour ne pas l'éjecter de la pièce sans autre forme de procès. Pourtant Frisk n'était là que pour avoir les réponses à ces questions.

-Je regrette mais les gens ne m'avaient pas pardonnés, ils n'ont fait que croire à une version de l'histoire grandement réarrangé que je leur proposai. Grâce à plusieurs subterfuges et à la prudence dont j'avais toujours fait preuve j'ai pu donner du crédit à mes paroles et berner jusqu'à même le principal général de Seika qui tenait lieu de procureur. Ce fut une preuve de plus que le système judiciaire pouvait être manipulé par n'importe qui et dans n'importe quel sens, dit-il en soupirant. Cela était nécessaire pour que je puisse vivre paisiblement et non je n'ai eu aucun scrupule à berner la cause de toutes mes souffrances, mais qui en aurait eu? De plus je n'ai en cette occasion fait de mal à personne, l'on peut difficilement me reprocher quoi que ce soit sur ce point.

Puis Frisk reprit avec ce qui lui pesait réellement sur le coeur: la mort de Natsume et Ellen. Même si à l'époque il ne savait absolument pas à qui il avait à faire, aujourd'hui ces noms ne lui étaient pas inconnus.

-Je n'ai tué aucun de ces deux-là mais soit, j'accepte que l'on me tienne responsable de leur mort. Toutefois, et que je sois foudroyé si je mens, ce sont bien les deux seules personnes que j'ai "tué" ce jour là. Pourtant je te pose la question Frisk, combien crois-tu qu'Ellen ait tué de gens? Je pense que l'idée que tu t'en fais n'est pas glorieuse et elle doit pourtant être bien sous-évaluée. Lors de cette bataille je n'ai fait que rejoindre le camp permettant de finir cette guerre au plus vite et d'éviter un maximum de morts. Mes méthodes pouvaient peut-être paraître répugnantes mais si l'on y réfléchit bien, avec les éléments que j'avais en main et en étant le plus pragmatique possible, je prenais la bonne décision. Peut-être avais-je tort, toutefois je sais que vous êtes en mesure de me comprendre, et si vous ne l'êtes pas alors c'est plus que regrettable mais nous nous passeront de votre aide.

Il laissa un léger blanc puis reprit d'un ton plus doux:

-Je regrette leur mort, mais je sais d'ores et déjà que Ellen est revenue de son voyage vers l'au delà, c'est peut-être également le cas de Natsume, espéra-t-il. Je ne peux t'obtenir réparation de suite, il va te falloir attendre que notre objectif soit atteint, alors je te laisserai me châtier si tu le veux encore et que tu t'en es montré digne.

Le débat ne perdait pas en intensité bien au contraire. Quels seraient les futurs rebondissements? Comment ce débat finirait-il? Rien ne semblait prévisible tant il était riche en événements inattendus. Et puis un nouvel invité n'allait pas tarder à faire son entrée en scène...

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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 31 Juil - 2:05

Lentement, Valentine était revenue dans une position plus passive qui reflétait son implication dans les différents échanges : bras croisés, torse droit voir partant légèrement en arrière sur sa chaise, elle écoutait sans intervenir, fidèle à ses propres règles, témoignant cependant un intérêt certain pour se qui se disait. Et ce qu’elle songeait se confirmait … L’histoire racontée par Bashô ne convainquait personne. Lexi était toujours aussi énervée contre lui, et faisait une association d’idée avec une guilde / secte obscure de son monde d’origine. La jeune Rumaki avait des doutes sur les méthodes qui seraient employées. L’homme qui, semblait-il, employait un pseudonyme montrait pour l’instant un intérêt des plus … Matériels, de ce qu’on pouvait en juger. Le natif qui se tenait en retrait prit cependant la parole, et directement à l’encontre de la blonde … Elle écouta tout ce qu’il avait à dire, mais dû se faire violence pour ne pas l’interrompre dès le début. Qu’importe. Elle prendrait la parole quand viendrait son tour. Mais les mots qu’on lui avait lancés à la figure lui avaient une fois encore fait bouillir le sang … Pour les mauvaises raisons. Ceci dit, y avait-il de « bonnes » raisons de s’énerver ? Ah, peut-être. L’enfant, assit de l’autre côté de la table, semblait lui ou elle aussi clairement avoir une sérieuse raison de haïr leur hôte actuel, à un point qui surprit la blonde. L’idée que les dieux s’abaissent à employer des enfants ne la surprenait pas – elle avait vu les dossiers de pas mal d’élus particulièrement jeunes à minshu, d’ailleurs – mais qu’ils soient impliqués dans des affaires aussi sombres … enfin. Elle n’y pouvait rien. Et aucun idéal rondement ficelé et joliment présenté n’irait changer cela. Lorsqu’elle vit enfin une opportunité de reprendre la parole, après que Bashô ait encore une fois souligné qu’il consentait à « être châtié », elle leva la main, s’humidifiant légèrement les lèvres sous son masque. Maturant sa réponse quelques instants de plus, elle respira profondément … Puis, expira de façon sonore par le nez, et enchaîna.

Je vois plusieurs façons de vous répondre, monsieur … Monsieur ? Il me semblait avoir mentionné quelque chose à propos des présentations, et ne vous ayant pas vu participer jusqu’à lors, j’ai cru que vous faisiez partie de la sécurité ou quelque chose de cette trempe, pas que vous représentiez une personne ou entité, si ce n’est vous-même, dans le débat. Ceci étant, je vais … Partir de postulats, qui sont les reflets de mon point de vue, et peuvent s’avérer faux : quelque chose que vous n’avez visiblement pas fait. Mais je vais revenir dessus plus tard.

Ça ne doit probablement pas le moins du monde sauter aux yeux, vu ma tenue, mon physique et l’animal qui me suit partout, mais je suis issue de la noblesse. J’ai reçu des leçons visant à m’aider à être éloquente, à comprendre les mathématiques, les textes de lois, à savoir faire preuve de stratégie, à savoir faire de la gestion et nombre d’autres notions ennuyeuses qui me permettraient, une fois entrée dans l’âge adulte, d’être une femme d’affaire ou une politicienne compétente. J’ai été mêlée aux milieux les plus aisés de mon monde, à leurs affaires. Et c’est sur la base de ce passé, de ces compétences, que j’ai cherché à m’impliquer dans la politique de ce monde-ci. Je vais partir du postulat que ce n’est pas votre cas, et qu’en conséquence, vous avez donc cru sans réfléchir plus avant que j’exprimais mon avis et mes idées, lorsque je parlais de la prime qu’on lui a imputé. Vous vous êtes totalement fourvoyés. Je soulignais le fait que aux yeux des nations, cet homme est un criminel. Jugement ? Que nenni : état de fait. Mon point de vue personnel ? Cet homme a causé des tords, il l’a admis lui-même il y a quelques instants, et je ne considère pas que « accepter d’assumer le commandement d’une nouvelle ville totalement indépendante suivant son idéal » soit de quelque façon que ce soit une compensation. Je vous l’accorde, la subtilité n’était pas aisée à saisir, mais j’ai trouvé la façon dont vous paraphrasiez ma pensée d’une manière qui ne la reflète pas désobligeante.

Par ailleurs, je trouve que vous avez tendance à sélectionner les faits de façon particulièrement désagréable. Bashô a lui-même a admis que pendant une période, ne voyant ses prochains que comme des pions, il avait cessé de les prendre eux et leurs sentiments ou avenirs en considérations. Qu’il a commis des « actes horribles », s’est servi de personnes, en a manipulé une énorme partie ici via son illusion, entres autres. Et vous reprochez ensuite aux nations d’être des monstres froids et apathiques dont l’injustice est démontrée ? Vous parlez de la fourberie de Minshu, avez-vous déjà entendu parler de celle de Bashô ? Celle qu’il prévoit d’employer, et il l’a dit il y a quelques minutes, contre les nations qui s’opposent à lui ? Vous vous souvenez de quand vous parliez des généraux, qui estimaient que les vies des gens dans les territoires neutres qui étaient brisées étaient des … quel serait le terme le plus juste ? « Morts inévitables » ? Des « vies perdues pour en sauver des dizaines d’autres » ?


La semi-vampire marqua une pause, soufflant de nouveau de façon sonore par les narines. Elle ne désirait pas exprimer son mécontentement de façon si cinglante, mais ce natif ne lui donnait pas spécialement l’impression de lui laisser le choix. Décroisant les doigts, elle mit les bouts de ses doigts les uns en face des autres, cherchant par cette gestuelle anodine à calmer légèrement son irritation. L’effet fut de piètre ampleur, mais tant pis.

Vous voulez vraiment connaître le fond de ma pensée, monsieur le natif ? Ce monde est injuste. Le monde dont je proviens est injuste. Les dieux sont injustes. La réalité, dans sa totale et parfaite intégralité, n’est pas « juste ». Je ne cherche pas à me bercer d’illusion et à me dire que l’un l’est plus que l’autre. Je sais parfaitement que le système de nations actuel n’est pas idéal, et que nombre d’entre nous ne sont que des pions. Ne cherchez pas à m’ouvrir les yeux sur le sujet, c’est agaçant et contre-productif vis-à-vis de l’optique … « positive » que je cherchais à avoir pour percevoir ce projet que vous semblez défendre avec tant de ferveur. Mais depuis que je suis ici … Les seules situations où j’ai tué sont celles où on a attenté à ma vie. Les seules souffrances que j’ai causée n’ont, à quelques exceptions près … Elle laissa planer une ou deux secondes de silence, dont elle était sûre que la personne à l’origine de ce village et de cette rencontre saisirait le double sens. … ciblé que des gens qui m’avaient déjà fait souffrir à l’origine. Je n’ai pas trouvé ce système « bien fait » lorsque je suis arrivé. Ça n’a pas vraiment changé depuis. Vous voulez savoir comment j’ai réagi ? Je me suis impliqué. Lorsque ma nation m’a demandé, en tant qu’élue, de lui « rendre service », « d’aider les populations », ce genre de choses ? Je me suis portée volontaire. Lorsqu’elle m’a sollicité pour aller faire la guerre ? Je lui ai tourné le dos. Et pourtant.

Et pourtant, lorsque l’ancien président a dû céder sa place, ça ne m’a pas empêché de me porter volontaire pour le remplacer. Pourquoi ? Parce que je voyais plusieurs points que Minshu pouvait redresser. Purger la corruption dont elle souffrait. Veiller à moins impacter les territoires neutres. Offrir une meilleur guidance aux élus fraichement débarqués, une main tendue …
Relevant le nez, elle observa le plafond, légèrement nostalgique de ses premiers mois. Une influence positive qui donnerait envie de se dire que ce monde vaut la peine qu’on se batte pour lui, et de même pour ceux qui le peuplent. Quelque chose que je n’ai pas eu lorsque je suis arrivée, que j’ai regretté pendant un temps. Et malgré cela, j’ai fini par embrasser cette optique, et j’ai fini par chercher à me battre pour rendre l’air un peu plus respirable. Résultat ? Mon implication m’a permis de devenir conseillère à Minshu. Un des postes les plus haut gradés, avec l’influence qui va avec. J’ai parlé au président de ma nation en personne à propos de cette ville, de ce qu’elle représentait. Je lui ai donné nombre d’arguments en faveur de « l’ange gardien de seika », malgré tous les problèmes que ce dernier lui a causé qui biaisent actuellement beaucoup son jugement. J’ai pris la défense de Bashô Tokai plus d’une semaine avant de me rendre ici. Elle finit par baisser le regard, le tournant de nouveau vers l’homme à la capuche. Alors encore une fois, s’il-vous-plaît. Ne venez pas me dire que vous connaissez mon point de vue et que vous savez ce que je pense. Laissez Bashô m’aider à fonder un avis sur son projet de lui-même. Cet homme m’a plus ou moins sauvé la vie à une époque lointaine, je me doute qu’il n’est pas tout noir. Je cherche juste à voir à quel point il n’est pas blanc, qu’est-ce qui me donnerait envie de lui faire confiance, et comment lui-même parviendra à me motiver à l’épauler, dans quelque mesure que ce soit, dans son projet. J’envie votre vision naïve d’un monde entièrement uni sous une seule bannière, capable de définitivement enrayer les injustices, de supprimer les tyrans, de donner à tous et toutes un avenir radieux … Mais je vous avoue qu’au bout de plus de 7 siècles, je suis un peu trop fatiguée d’entendre des promesses sans les voir se réaliser. Alors je travaille sur ce que je peux changer moi-même. Et je fais preuve d’un pessimiste excessif pour tout le reste, histoire d’être agréablement surprise par la suite … ou au moins, d’éviter d’être déçue.

Pour le reste … que dire de plus.
Reprenant sa position précédente, bras croisés sur le torse, la blonde soupira. S’était-elle beaucoup trop emportée pour la simple intervention d’un illustre inconnu ? Oui. Enfin … Inutile de larmoyer sur le sujet et de chercher à remonter le temps, autant passer à la suite. Pour l’instant … je ne suis pas convaincue. Il y a quelque chose dans tes paroles qui sonne … creux, Bashô. Ça ne tient pas uniquement au fait qu’on ne peut tangiblement pas prouver ta bonne foi … Encore une fois, tu es loin d’être un saint. J’ai même l’impression qu’un certain nombre autour de cette table t’en veut personnellement pour des tords que tu leur aurais commis … Et pour l’instant, à part des excuses et des promesses d’œuvrer pour le bien commun, je n’ai vraiment rien vu de ta part qui soit … Je ne sais pas. Significatif ? Haussant les épaules, l’hybride se gratta la base de l’oreille, fermant un instant les yeux. J’en suis désolée, mais je ne démords pas de ce que j’ai dit tout à l’heure. Tu dis regretter tes actes, les « justifier » plus ou moins, mais ça ne répare rien. Donner à quiconque le droit de vie ou de mort sur ta personne, dans un univers où les gens peuvent revenir à la vie, n’est pour moi-même pas un argument fiable … Est-ce que tu as quelque chose de plus concret à faire partager pour faire pencher la balance de ton côté ?


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


"Ceci dit, petite boule est devenue grande ... Mais il s'appelle toujours Oor'ka.":
 
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