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Mon frère, nouveau chez moi ?
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 31 Juil - 15:16



 
Mon frère, nouveau chez moi ?


 
L'arrivé d'un Dieu...



 





Comme on pouvait s'y attendre d'un être qui pensait avoir réponse à tout, elle s'exprima avec une telle ardeur. Mais à l'inverse le marcheur d'ombre resta de marbre, insensible "aux attaques" de cette femme, mais permettant de récolter de précieuses informations sur son compte. Un nouvel être et pas des moindres ayant du mal à contrôler ses émotions et semblaient être plus impulsive que jamais. C'était ce genre d'être qui était facilement manipulable et prêt à commettre les plus grosses erreurs sous la colère. Heiwa pouvait retourner toute cette colère contre elle. Toutefois, il fut surpris d'un point, comment cette femme avait-elle pu devenir conseillère d'un président, alors même qu'elle semblait avoir tant de mal à se contrôler suite aux simples commentaires d'un natif. Mais il la confronterait bientôt en face à face et à ce moment il verrait.

Bashô avait accepté qu'il les rejoigne, et alors que le marcheur d'ombre s'éloigna vers la sortie pour accompagner son maître, le shinobi avait déplacé son caméléon avec une discrétion typique dû à sa race, pour se retrouver dehors. Une fois devant son marcheur d'ombre, ce derniers lui expliqua plus en détail ce qu'il avait besoin de savoir, loin des regards et des oreilles indiscrètes. Après tout, il ne devait pas éveiller les soupçons quand à sa présence précédente, et ainsi devait écouter le compte rendu de son homme.

C'est ainsi, que le petit duo s'avança, le marcheur d'ombre en avant, suivit tout prêt du Jigoku...Et rectification, d'une autre frêle et petite silhouette qui les accompagnait. Toujours habillé de la même façon, long manteau noir-mais cette fois-ci sans les nuages rouge reconnaissable-et une longue capuche recouvrant tout son visage, laissant apparaître tout au plus ses lèvres, pour qui avait des sens sur-développés. Comme à son habitude, il n'était que discrétion et secret. Arrivé au milieu, du cercle, il se plaça au côté de Bashô, faisant une légère révérence pour s'exprimer:

-Veuillez m'excuser de mon retard. J'ai dû assurer la sécurité des lieux et de la ville. Puis chercher un témoin, qui aura peut être plus d'impact sur ce que je vais vous dévoiler! Puis mon homme m'a rejoint à l'entrée où j'attendais pour m'expliquer ce qui s'est dit dans son ensemble.


Il présenta l'enfant devant lui, celui-ci tremblait de la tête au pied impressionné par son auditoire. Mais lorsque son regard se posa sur Rumaki, son visage s’étira d'un large sourire:


-Dame Rumaki. Je suis tellement heureux de vous voir.... Enfin je sais pas si vous vous souvenez de moi, j'ai marché avec vous pour rejoindre cette cité.... En faites vous vous rappelez sûrement pas de moi... Et oh excusez-moi...


Se rendant compte que l'auditoire s'était tût, il se mit à rougir. Mais la main réconfortante du Jigoku se posa sur son épaule. Depuis qu'il avait convaincu homme, femme et enfant de le suivre sa réputation était plus positive que jamais pour ceux qui avaient pu le voir. Alors même qu'ils ne connaissaient rien de lui. Il se racla la gorge, balaya le groupe de son regard impénétrable et invisible pour eux.

-Je me présente Nagato Uzumaki.


Sa présentation fut dès plus brève, après tout qu'y avait-il à dire de plus. Seule Rumaki aurait pu être surpris d'un tel nom, mais il avait à plusieurs fois mis au courant que lorsqu'il se présentait à des inconnus, il préférait prendre des surnoms. Il était un homme de l'ombre et de discrétion . Garder secret son identité était vital pour tous. Et même si elle ne le comprenait peut être pas, aucun doute, qu'elle ne ferait aucune gaffe en dévoilant sa véritable identité en Kosaten. Assuré d'avoir l'attention de tous, il poursuivit:

-Avant toute chose, je tenais à préciser que la mort et le retour à la vie ne semble pas aussi simple que vous le pensez. Après des années à fouler du pied ce sol, j'ai pu en apprendre beaucoup plus que quiconque. Premier des élus de cette génération, j'ai fais mes recherches... Et ne croyez pas que mourir, vous permet de revenir aussi facilement à la vie. Bien au contraire, certains parmi les plus puissants de ce monde n'en sont jamais revenu. Alors que Rumaki Oshigato, ici présente, a réussi à revenir d'entre les morts, nous avons de grand héros qui n'ont jamais réapparut. Rhadamanthys, le justicier de Seika Schneiden et bien d'autres encore. Est-ce la force qui justifie son retour à la vie, il faut croire que non. Bashô, ici présent, met sa vie entre vos mains sans l'assurance de faire parti de ceux qui pourraient revenir à la vie. Ne sous-estimez donc en rien sa proposition! Toutefois et nous verrons prochainement à cela, je suis impatient d'entendre ce que la conseillère de Minshu souhaite entendre ou surtout nous expliquer ce qui pourrait la convaincre du bien fondé des actes du maire de la ville. A moins que vous soyez déjà accrocher à votre idée depuis le début? Bashô semble ouvert à vos propositions! Mais comme je l'ai dis nous reviendrons à cela, après!


Il se tourna vers l'enfant, se baissant à sa hauteur comme pour lui donner du courage et l'accompagna au centre des invités, alors que l'Uzumaki l'invita à prendre la parole:

-Monsieur Nagato m'a demandé de dire la vérité toute la vérité et même si j'ai peur de faire revenir le monstre. J'ai peur... Mais sans l'intervention de Monsieur Nagato et madame Rumaki, je serais sûrement mort ou pire transformés en ... "ces choses". Mon village était proche des frontières avec Minshu et mon père avait peur pour notre vie, et nous a donc envoyé plus loin dans les terres pendant que lui travaillait dans notre village. On avait peur à tout instant car que ce soit Minshu, Seika ou Fuyu dès qu'ils passaient, on...Soit on mourrait prit entre deux escarmouches, les femmes étaient parfois enlevées, parfois violées. Et tous autant qu'ils soient se sont proclamés être dans leur droit car venant d'une puissante nation. Les guerres ont prit mes grand-parents et mes cousins.Mais tout ceci fut rien comparé à elle....

L'enfant se mit à sangloter, les yeux terrifiés à ce souvenir et aucun doute qu'il n'y avait aucune supercherie dans un tel visage, une telle crainte viscérale. Peut être que la guérisseuse allait le soutenir du regard ou peut être n'en ferait-elle rien. Elle avait probablement entendu déjà ces histoires, aussi choquantes que vrai. Quand à Nagato, il appuya l'enfant pour le soutenir.

-Un jour, nous devions retrouver papa, nous le faisions une fois toutes les semaines. Et avec maman, nous avons donc rejoint notre maison. Et on l'a vu cette femme, une sorcière. Elle a fait je sais pas quoi à papa et à tous les autres villageois. Mais ils sont plus les même, ils l'ont suivit comme des marionnettes avant d'être transformés en ignobles créatures. Maman m'a dit d'attendre qu'elle allait chercher papa, mais je l'ai vu...Elle aussi s'est fait attrapée...Ils ont disparut...Ils sont...Mort?


L'enfant s'étrangla dans ses pleurs en tournant sa tête vers les jambes du ninja pour pleurer à chaudes larmes. Mais à priori l'histoire n'était pas encore finie. Et le Dieu de la Paix rendit un sourire réconfortant au gamin, il lui sécha les larmes et l'invita à terminer.

- Avec les survivants et ceux qui avaient réussi à fuir, on a parcourut un chemin ensemble vers d'autres villages pour expliquer ce qui s'était passé. Nous attendions que Minshu, car d'après les personnes âgés ça ne pouvait être que Minshu... Une élue de Minshu. Nous attendions que les autorités interviennent pour libérer nos familles, mais encore maintenant, rien ne se passe. Pourquoi on me rend pas papa et maman? J'ai compris quelques temps plus tard. C'était comme un tremblement de terre, ils hurlaient. Une véritable armée démoniaque avec sur son cheval la même femme qui m'avait prit mes parents. J'ai entendu certains soufflaient, décrétant qu'ils avaient vu une partie de cette armée lors de la guerre contre Tenshi. Une élue du camp de Minshu les dirigeait: Cette femme. Du moins qui lui ressemblait car elle était différente... Je sais plus....Je...Je veux mes parents. Pourquoi les trois nations ne luttent pas pour le bien de tous? Ma maman me disait toujours que quand on était fort, on protégeait les plus faibles... Maman m'a menti?


Il reparti en pleur, d'abord vers le dieu de la Paix, avant que celui-ci ne l'apporte à Rumaki qui serait plus à même de le réconforter. Aussitôt, il retourna à sa place, ses déplacements parfaitement maîtrisés et contrôlés prouvant d'une grande expérience. Il observa tour à tour chacun des convives:

-Suite à ce que mes hommes m'ont apprit et plus tard l'histoire de cet enfant, nous avons pu rassembler les pièces du puzzle. Fort heureusement, avec Rumaki, nous avons retrouvé ses survivants pour les mettre à l'abri.

Heiwa ne parla pas de leur marche pour unifier tous les territoires neutres puisque la situation était encore trop risquée pour en parler. Ainsi, il mentionna juste le fait que seul les victimes avaient été réunies ici, sauvés par Rumaki et Nagato, alors que la haine s'était emparée d'eux tous.

-J'ai enquêter pour en savoir plus. Cette élue semble s'appeler Ellen, représentante la plus forte de Minshu. Qui a corrompu les habitants des territoires neutres sur son passage, pour les transformer en démon et en faire une armée, pour marcher sur Bashô Tokaï. Elle réside dans une forêt de ce même royaume, mais je n'ai pu y accéder puisque sa magie a envahit les lieux, je n'ai donc pas voulu prendre ce risque. Toutefois, j'en ai appris suffisamment auprès des villageois aux alentours. De grands pouvoirs apportent de grandes responsabilités...

Il se tourna vers Valentine un moment, mais aussi Frisk qui se plaignait de la mort d'Ellen. Puis il poursuivit, sa voix sans aucune émotion:

-De grands pouvoirs apportent de grandes responsabilités. Veuillez excuser les paroles déplacées de mon homme mais comprenez la colère de tout ce peuple et la tristesse de cet enfant.  Conseillère, le moment n'est peut être pas venu pour cela, mais j'ai moi même une question. Une question qui brûle l'esprit de tout ce peuple. Je veux vous croire quand vous dites que vous travaillez pour améliorer Minshu et les résultats sont malheureusement souvent long à être visible, je sais de quoi je parle.Toutefois la conseillère de Minshu doit être au fait des actes des siens, d'autant plus de leur représentant le plus puissant. Vous voudriez éviter que Minshu soit contre Bashô Tokaï, suivant l'issue de cette conversation, mais ne parvenait pas à maintenir l'ordre auprès d'une telle puissance. Certes, il semblerait qu'elle n'est finalement pas attaquée, mais sa menace plane toujours et les cicatrices qu'elle a fait à ce pays sont encore fraîche, d'autant plus lorsque le président semble se moquer des victimes.Ma question est donc celle-ci. Qu'envisage de faire le gouvernement de Minshu contre un tel crime contre l'humanité? Et Seika, royaume de la Justice cautionnera t-il un tel acte et un manque de sanctions de la part des autorités?

Il prit à nouveau le silence, observant son auditoire. Laissant à cette jeune élue du nom de Frisk le temps d’assimiler les horreurs qu'avait pu faire "son amie". D'autant plus qu'en creusant bien, Heiwa était sûr de trouver plus de cadavres encore dans le placard. Elle était une sorcière, une ignoble créature qui ne méritait pas de vivre, d'autant plus dans ce monde pacifier, qu'il désirait tant. Souhaitant dans un autre temps connaître la réponse de la conseillère, alors qu'un peuple entier attendait lui aussi la réponse à cette même question. Qu'avait fait Minshu et son président face à une telle ignominie? Finalement face au silence, il reprit:

-Je vais vous expliquer pourquoi j'ai choisi de suivre cette cité et la soutenir par tous les moyens et les pouvoirs en ma possession. L'histoire de cet enfant n'est pas unique. Bien au contraire. Et comme je l'ai entendu a de nombreuses reprises au cours de mes voyages auprès d'autres élus, leurs mondes semblent similaires aussi. J'ai décidé qu'il en était assez et d'user de ma puissance pour cesser les guerres et les souffrances. Pour moi Kosaten sera un exemple que la Paix peut exister. Et peut être pourrons-nous accomplir cela dans chacun de nos mondes par la suite. Car qu'on se le dise aucun de nous ne fait parti de ce monde et les nôtres sont sûrement en proie à un plus grand chaos dû à notre absence,dû à un tel bouleversement.

Bashô a peut être fait des erreurs, mais qui n'en a pas fait. Même si nous ne le voulions pas nous avons tous les mains sales. Tous sans exception. J'ai décidé d'agir pour la ville Espoir, car les royaumes sont de véritables Despotes qui nous cachent la vérité. J'ai en ma possession un journal d'un élu qui parle de ce futur alternatif et les monarques semblent être nos ennemis dans ce futur. La preuve en est, on est entravé et nos amitiés contrôlés par ce gouvernement. De mémoire d'élu, nous n'avons jamais eu l'occasion d'assister à une telle réunion d'élus de différentes nations. Je le rappelle, nous avons un ennemi à venir bien plus puissant que tout ce que nous avons pu rencontrer. Et c'est seul l'unité qui permettra de l'emporter. Seul l'unification des élus est la clé! Une unification qui pour l'heure est empêcher par les désirs de pouvoirs des trois monarques, qui nous séparent et nous désunis. Je vois en Bashô Tokaï une opportunité d'unir des peuples qui furent ennemi par le passé, d'unir des élus qui ont combattu les uns contre les autres. Mais la naissance de cet espoir ne se fera pas dans la simplicité, surtout si des élus s'y opposent avec acharnement.

Bashô Tokaï n'est pas né du poète lui même. Bashô Tokaï est né du rugissement du peuple, de la colère des habitants. Ils ont décidé d'arrêter de se taire et de dire stop au despotisme. Bashô n'a été que la flamme qui a allumé la poudre. Et même si on l'a placé à la tête de la cité. C'est l'ensemble du peuple qui régit et décide de son avenir. Bashô est la lumière et je suis l'ombre qui surveille. Et même si nous disparaissons, le peuple semble en marche et continuera à présent.


Jamais il n'avait autant proclamé ses désirs et son rêve de paix. Heiwa Jigoku qui avait toujours été un solitaire se montrait sous un autre jour. Un jour où il était prêt à se battre avec la cité pour leurs croyances. Si seulement il savait qu'il répétait son passé dans ce nouveau monde. Nagato Uzumaki, celui qu'on nommait Pain avait fondé le village de la pluie pour un but et un objectif commun à tous ses habitants. Cessez d'être les victimes des grandes puissances. Toutefois, Heiwa désirait montrer qu'il était déterminé et en aucun cas ne se montrait plus faible qu'il ne l'était.

-Néanmoins, je ne serais peut être pas aussi diplomate que notre maire et peut être nous complétons nous bien ainsi. Car sachez, que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger cette cité et ses habitants. Et ce même si pour cela, je dois emporter avec nous les trois royaumes. Apprenez qu'attaquer Espoir ne fera qu’entraîner votre chute. Vous le savez aussi bien que moi, les trois nations ne s'allieront jamais pour affronter notre cité. Car vous massacrerez les familles de vos concitoyens et malgré leur pouvoir, le peuple n'acceptera pas cela. De plus, nous ne sommes pas menaçant pour justifier une telle alliance. Seul Aeternam à l'époque et Tenshi ont été les grandes menaces qui ont crée cette alliance et encore...

Et comme je l'ai dis, je ferais tout ce qui est possible pour empêcher vos attaques. Même si je dois pour cela faire appel à votre ennemi voisin le prévenant que vous allez mettre vos armées en route contre les territoires neutres et ainsi laisser sans défense la capitale. Je doute qu'une telle opportunité sera refusée. Nous vous proposons une main tendue pour une paix tout d'abord, puis pour que nous élus travaillons ensemble pour affronter le véritable ennemi et apporter une paix véritable. Nous sommes des symboles, des héros surpassant même les trois chefs. Si nous nous unissons, nous pouvons changer les choses!


Ce n'était pas réellement une menace qu'il faisait en soit, mais plus un avertissement, et alors qu'il avait déclaré son discours, sa puissante balaya légèrement la pièce montrant qu'il agirait sans aucune hésitation face à une quelconque menace. Et en ce lieu, personne ne semblait aussi puissant que lui.A présent est-ce que l'histoire de l'enfant, les résultats de ses enquêtes, la formulation de son rêve et plus encore ses avertissements allaient atteindre le cœur de son auditoire. Il avait d'ailleurs rappeler à la jeune mère de Fuyu qu'à présent d'autres personnes que son enfant comptait sur elle. Ce qui l'obligerait à rester.



 

 


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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mer 1 Aoû - 2:26


- Mon frère, nouveau chez moi ? -

Il leur avait menti. Son regard... si froid, si... non. Ce n'est pas de la froideur. Tout ce que je lui ai dis... ça ne l'affecte pas. Il n'en a rien à faire. Il s'en moque que les gens avaient confiance en lui... qu'ils le voyaient comme un allié. Comment peut-il agir ainsi ? Il leur a menti... il a menti à tout le monde. Il a manipulé les gens. N-Non il ne peut pas... je dois trouver un moyen de lui pardonner... je suis là pour ça... alors pourquoi dit-il des choses aussi horribles ?

"M-Mais..."

Et après ça... il ose se comparer à Ellen. Ellen n' rien à voir avec lui. Comment ça elle a tué des gens ? J'en sais rien... mais c'est pas la question ! En plus de ça lui il l'a fait pour des raisons stupides ! Il a abandonné ses alliés ! Pour quoi ? Pour réduire le nombre de morts ? Qu'est-ce que ça veut dire encore ?!? Il raconte n'importe quoi ! Si on avait été tous ensemble, on aurait gagné ! On s'en serait tous sortis ! I-Il n'aurait pas tué Ellen... il n'aurait pas tué Natsume ! Alors c'est de sa faute, tout ce qu'il a fait est mal ! I-Il...

Il n'est pas quelqu'un de bien.
Je ne peux pas le pardonner comme ça.
De toutes manières pourquoi lui pardonner ?
Il n'en a rien à faire des erreurs qu'il a fait.

Je vais le tuer... je vais le tuer... je vais le tuer... je vais le-...

"H-Hein...?"

Ç-Ça m'a fait comme un choc. J-J'ai bien entendu ? Il vient de dire qu'Ellen est en vie ? E-Ellen... est revenue ? O-Oh bon sang... je suis tellement contente... j-je me sens plus soulagée. M-Mon coeur bat bizarrement. Il me fait moins mal. E-Ellen... Ellen est là ! Je ne l'ai pas perdue ! M-Ma grande soeur, je peux la revoir... merci, merci, merci... comment je fais ? Où elle Ellen ? Elle est rentrée chez elle ? Je dois vraiment savoir si elle est là... si c'est vrai...

"E-Ellen... est en vie ? Comment tu le sais ? T-tu es sûr ? Tu le jures ?"

Je dois la voir ! Savoir comment elle va, est-ce qu'elle est blessée ? J-J'ai très envie de partir maintenant, est-ce que je devrais ? J-Je sais pas...

"Hein ?"

Les portes s'ouvrent. Trois nouvelles personnes entrent dans la pièce. Deux hommes et un enfant plus petit, vêtus de grands manteaux. Le petit enfant a l'air assez timide lorsqu'il nous parle, surtout à Rumaki qu'il a l'air de connaître. Un des d'eux hommes s'avance ensuite... l'homme se dit s'appeler Nagato Uzumaki. Il est très intriguant... son visage est entièrement caché... il se met à nous parler du Royaume des Morts. Comme quoi il ne faut pas aller là-bas. Lui aussi en parle... beaucoup semblent être au courant que les élus peuvent revenir à la vie. Il parle d'un nom que j'ai déjà entendu, Schneiden... je sais qu'il a été un héros à Seika, avant qu'il ne meure.

L'enfant nous reparle alors. L'homme l'incite à parler... il nous raconte alors ce qu'il lui est arrivé. Sa famille est décédée... la guerre leur a fait du mal. Les nations sont cruelles... il a l'air d'avoir tellement souffert, il est presque vraiment aux bords des larmes. Pourtant... il trouve la force de continuer à nous raconter ce qu'il lui est arrivé et... il nous parle alors d'une sorcière. Une sorcière qui kidnappe les gens, et les transforme en monstre... quelle horrible personne ! Pourquoi elle fait ça ? Pourquoi il y a tant de gens qui veulent du mal aux autres sur Kosaten ? C'est si injuste...

Et il continue... malgré que ça lui fasse mal, il parle encore. Une Minshujin qui a fait ça ? Une élue ? Elle a l'air forte... et elle a une armée. Une armée... démoniaque ? C'est... étrange... une armée démoniaque. Et qui était présente à la guerre ? M-Mais... non, c'est pas possible que ce soit ça...

Mon coeur se met à battre plus vite. J'ai peur d'un coup. L'enfant fini en pleurs, et j'écoute ce que dit monsieur Uzumaki... ça peut pas être ça. Ça peut pas être elle qui l'a fait. Ça ne peut pas être...

"Ellen...?"

Il l'a dit. Ellen. C'est elle... elle qui l'a fait ? N-Non c'est pas possible... elle peut pas avoir fait ça. Transformer les gens en démons... se faire une armée... m-manipuler tout le monde, leur faire du mal, c'est pas possible que ce soit elle. Elle est une reine si gentille... elle est belle, joueuse, adore la danse... les arts... l-les démons ne peuvent pas être méchants. Tous les démons sont gentils. Ils sont comme les monstres. Les seuls personnes cruelles sont...

LES HUMAINS.


Bashô. Celui qui a tué Ellen et Natsume. Et maintenant Nagato Uzumaki, qui n'arrête pas de parler mal d'Ellen. Il n'arrête pas de dénoncer des choses horribles sur elle. Il n'a pas le droit... il n'a pas le droit de dire tout ça ! Qu'il se taise, il raconte n'importe quoi... ça m'énerve. J'ai juste envie qu'il se taise. Je serre le poing... voilà qu'il parle maintenant de la paix, sur Kosaten et les autres mondes. Comment se permet-il de juger comme ça ? Chez moi tout va très bien... c'est la paix, la vraie, comparé à ici ! J'ai tout arrangé... et je n'ai PAS commis de fautes. Jamais... jamais... cette timeline est parfaite comme elle est, j'ai tout fait pour que ce soit le cas ! Il ose nous faire croire que Bashô Tokai est la solution...

Quelque chose se produit. Il nous regarde d'un air déterminé, et en même temps qu'il ai fini de parler, une étrange aura se dégage de lui. Une énorme pression, et une vague d'énergie atteint tout le monde. Quelle force... i-il est puissant. Mon corps a vraiment tremblé pendant un instant. Non... je ne me laisserais pas faire. Je n'ai pas peur de lui. Je ne peux pas le laisser parler sans rien dire. Il ose dire du mal de ma grande soeur. Je vais lui faire payer. Payer pour tout. Ellen n'a pas à subir ça. Elle est innocente, gentille...

("Je ressens la même chose. Les humains ont fait beaucoup de choses mauvaises, mais je ne peux pas les détester. Je ne les aime pas, certes, mais je leur donne la chance, tout comme toi, de devenir bon, et de pouvoir, peut-être, créer une amitié avec.")


Ce n'est qu'un sale menteur.

("Eh bien, je t'aime beaucoup aussi.")

Oser me provoquer comme ça... je vais lui montrer qui est le plus déterminé de nous deux.


Je m'avance à pas lourds vers lui. Je m'arrête alors en face, relevant la tête et le fixant de mes yeux rouges sanglants. Je lui faisais face, pour tout ce qu'il avait osé dire. Je ne céderais pas. C'est MOI la plus déterminée. Et j'allais lui faire comprendre ça...

"Retirez ce que vous venez de dire."

Je restais immobile. Qu'il essaie de me repousser. Qu'il essaie de lutter. Qu'il ose.

"Vous n'avez pas le droit de nous juger. Vous ne nous connaissez pas. Ellen n'aurait jamais commis des choses aussi horribles. Elle est trop gentille pour ça. C'était forcément quelqu'un d'autre."

Je la protégerais. Elle et tous les autres. Je ne le laisserais pas aller dans mon monde pour faire n'importe quoi, il est très bien comme il est.

"Contrairement à vous je n'ai commis aucune faute. Aucune. C'est pour ça que mon monde a été sauvé. Que la paix reigne sur Terre. Tous les mondes sont différents... tout comme les timelines. On ne peut pas prédir ce qu'il va se passer, et c'est mal de juger ce qu'on a pas encore rencontré ! C'est ce que j'ai remarqué en venant ici... tout ce qu'on pensait être normal ne l'est plus. Les régles ne sont pas les mêmes pour tous !"

C'est ce que j'ai remarqué... et c'est pour ça que Kosaten est si difficile. Je n'ai plus droit au RESET... plus droit à rien. Mais ça ne veut pas dire que je vais me laisser faire ! Je vais récupérer mon pouvoir. Changer les règles, et faire en sorte que tout soit comme chez moi ! Avec le pouvoir de RESET... tout le monde sera heureux ! Alors je ne le laisserais pas faire...

"Je ne vous fais pas confiance. Je sais ce que vous voulez. Changer les règles. Vous pensez que comme ça vous aurez la paix. Je ne sais pas si c'est vrai où si vous voulez manipuler tout le monde... mais je ne vous laisserais pas faire ! Je serais celle qui amènera la paix ! Comme dans mon monde. Je vous montrerais que vous avez tord !"

Ce monde... est si difficile. Les règles y sont si cruelles... et les Dieux qui les ont crées sont des êtres abominables. Quand je vois tant de gens souffrir... depuis longtemps, et que des gens ne sont pas aidés... je me dis que ce monde est maudit. D'ailleurs... les Dieux qui s'en occupent sont maudits aussi non ?

"J'apporterais la paix véritable dans ce monde. Je briserais ces règles horribles qui y ont été instaurées. Je vaincrais les Dieux maudits. Et je mettrais fin à la malédiction qu'ils ont crée ! La paix est là, et c'est moi qui m'en saisirait ! Je n'abandonnerais pas !"

Je sens ma respiration se couper un moment. Je sens tout mon corps se tendre d'un coup. Ç-Ça fait mal. J-J'avais oublié que Fenghuang me punissait lorsque je disais du mal de lui. Ça fait un mal de chien... l-la douleur est insupportable... j'ai envie de crier, me tordre de douleur. Je sens déjà quelques gouttes perler sur mon front... mais je ne dois pas céder. Même si mes jambes tremblent je ne tomberais pas par terre cette fois-ci. Je dois rester forte. Je ne m'écroulerais face à personne. Je me continuerais de me tenir devant lui... devant tout le monde... je suis déterminée !

Contextuelles utilisées:
 

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Dernière édition par Frisk le Sam 11 Aoû - 17:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Sam 4 Aoû - 20:12

Au sujet de Bashô Tokaï...

Ft Bashô et ses invités

Une fois que Lexi eut exposé ses craintes, l’homme qui s’était présenté sous le nom de Cerran parla peu et alla droit au but. Plutôt que de continuer de remettre en doute Bashô et ses ambitions, il souhaita simplement savoir ce qu’il aurait à gagner. Si ce n’était pas l’état d’esprit de Lexi, qui se faisait payer pour quelques services afin de garder un peu de monnaie au cas où, elle comprenait parfaitement le point de vue qu’il pouvait avoir. On ne pouvait demander de l’aide et ne rien proposer en retour, en tout cas pas à des inconnus, des anciens ennemis, ou de simples connaissances. A ces mots, la petite marchombre hocha donc légèrement de la tête et se tint prête pour la réponse, qui après tout l’intéressait également.
Le tour de table continua, et ce fut au tour de la femme aux traits doux et au teint de porcelaine de parler, elle s’exprima d’une voix ferme qui contrastait avec son apparence. Elle émis, à l’instar de Lexi, des doutes sur les futurs actions du chef de la ville, et évoqua l’idée que ses proches pourraient après tout faire partie des gens sacrifiés pour l’objectif du moustachu. Idée qui évidemment lui déplaisait et qu’elle envisageait, malgré la promesse du poète que désormais il n’y aurait que des volontaires qui risquerait ou donnerait leur vie pour la cause de Tokaï.

Alors que la jeune femme s’attendait à ce que l’enfant ou le sabreur prenne la parole à la suite, ce fut étonnement l’homme qui se tenait debout dans la pièce tel un garde, qui sortit de la discrétion dans laquelle il s’était retranché. Il parla assez longtemps, titillant les mots de justice et de crime afin de montrer leur subjectivité. Son discours ennuya un peu Lexi qui n’entendit là que de la politique, et elle ne se sentit pas vraiment concernée : elle n’avait pas parlé de jugement, elle avait parlé de faits qu’elle avait pu constater d’elle-même, et un peu de faits qui  avaient été admis par le coupable même. Il défendit ainsi ardemment l’ange déchu de Seika, avant de se retirer et de reprendre sa place sous de plates excuses. Quelque chose clochait pour Lexi cependant. Elle avait appris la lecture des corps et si elle ne la maîtrisait pas encore, elle avait intérieurement tiqué lorsque l’homme à la capuche s’était prononcé en tant que simple natif qui était là de son plein gré. Elle resta cependant coite, et suivant les règles de bienséance qui avaient été instaurées, elle attendit patiemment la fin du tour et la réponse de Bashô. Elle tentait d’être attentive à tout, et si elle ne parvenait pas encore à capter tous les flots d’informations et d’indices qui circulaient ici, elle écoutait en se concentrant sur les intonations, le rythme des phrases, et tentait également de capter les réactions de ceux qui écoutaient.
Avec une telle attention, elle remarqua la tension de l’enfant, et ne fut pas surprise lorsque celle-ci explosa avec un “tu racontes n’importe quoi!” agacé. Elle balbutiait de colère, et finit sa réplique en révélant le meurtre de deux personnes, auxquelles elle semblait avoir tenu. Lexi s’adossa contre sa chaise en croisant les bras. D’autres meurtres, comme c’était étonnant…

Vint le tour de Bashô de s’exprimer, et il garda la même ligne que choisie au début de cette réunion : admettre, expliquer ses choix et actions, expliquer les prochains. Il y avait une partie philosophique et politique qui ennuyait un peu la marchombre, trouvant que cela manquait de concret un peu plus parlant, mais puisque les gens réunis ici étaient tous différents, l’orateur ne faisait que s’adapter à son public, notamment lorsqu’il s’adressait à la conseillère de Minshu. Il répondit ensuite aux doutes qu’avaient exprimés l’élue de Tenshi. Et effectivement, elle préféra le discours qu’il tint, plutôt que le long débat sur qu’est-ce qu’un criminel et où est la justice, puisqu’il prenait deux exemples dans deux situations opposées, et le raisonnement était simple, parlant et cohérent. Elle pencha la tête légèrement sur le côté lors de la première proposition, peu convaincue, mais elle hocha inconsciemment la tête lorsqu’il présenta le revers de la situation, le “Deuxième postulat, bien plus intéressant que le premier”. “Très intéressant même” songea la jeune femme. Et l’intérêt aurait dû devenir total lorsqu’il expliqua le système de glyphes le liant à quelqu’un, mais Lexi songea aussitôt que cela signifiait que Bashô pouvait également tuer la seconde personne liée. Elle posa la main sous sa hanche, pensive : “Le jour où je le décide, je n’aurai pas besoin de glyphes pour m'occuper de ton cas”. Elle savait cependant que ce jour devrait attendre qu’elle se soit améliorée, histoire qu’il ne gagne pas en un seul coup de poing…  Alors qu’elle avait donc approché la main de l’endroit ou était parfaitement dissimulée l’une de ses armes, la voix de Rawen vint effleurer son esprit :
Dois-je libérer le poignard situé sur la gauche?
Inutile. Ne le fais que si je tente de l’attrapper rapidement lors d’une situation de danger. Sinon, garde le bien caché.

Elle se concentra ensuite sur les mots de Bashô, qui s’adressait désormais à Cerran, l’homme qu’elle n’était pas certaine d’avoir aperçue dans les rangs tenshins, avant l’attaque de l’île céleste. Le chef de la ville proposait donc un statut avantageux, et de la reconnaissance, et Lexi aurait menti si elle avait dit qu’elle s’en fichait complètement. Cependant ce n’est pas ce à quoi aspire un marchombre, aussi elle laissa ses informations couler autour d’elle et retint son envie de s’y intéresser. La suite des explications revint sur ses nombreux actes passés et critiquables, mais elle estimait désormais qu’elle était assez revenue dessus, et si elle apprenait ça et là d’autres actions fourbes du moustachu, elle ne s’y attarda pas. Elle ne s’attarda pas non plus sur les mots qu’il tint à l’enfant, pourtant une phrase la tira vivement de son indifférence :
Je regrette leur mort, mais je sais d'ores et déjà que Ellen est revenue de son voyage vers l'au delà, c'est peut-être également le cas de Natsume.

L’élue qui était en vadrouille depuis plus d’un an et demi maintenant, faillit s’étouffer avec sa propre salive en déglutissant. Les gens ressuscitaient ? Non impossible, Lexi avait été possédée par le fantôme d’une femme, il avait fallu l’aider à partir on-ne-savait-où vont les morts, et elle en avait été suffisamment traumatisée pour ne pas oublier la défunte. Les gens mourraient, et restaient morts. Elle serra les dents, contenant son agitation intérieure pour laisser les choses suivre leur cours. Peut-être en apprendrait-elle davantage ? Si à nouveau elle fut ennuyée par le monologue de la Minshujin, elle l’écouta cependant, et avec raison puisqu’elle releva : “dans un univers où les gens peuvent revenir à la vie”, et fronça les sourcils. Qu’était donc ces histoires ? Elle envoya une injonction mentale à son Armure :
Collecte toutes les informations que tu peux pendant la discussion au sujet de la mort sur Kosaten.
Enregistrement et tri des informations...

Alors que la jeune femme réfléchissait à quoi faire et quoi dire, elle fut interrompue par l’entrée d’un nouvel arrivant, qui se donnait un air sombre et mystérieux en étant recouvert de longs tissus. Il était accompagné du natif s’étant exprimé plus tôt, et d’un enfant. Pour la grande satisfaction de Lexi, celui qui s’était présenté sous le nom de Nagato vint parler de la mort, précisant ainsi que la résurrection concernait les élus seulement, mais également que personne ne savait réellement comment le royaume des morts fonctionnait, ni comment on pouvait revenir. En effet, certains réapparaissaient, d’autres pas, peut importe leur force, leur puissance ou leurs actes. L’homme s’adressa ensuite directement à madame Weathley, avant de se tourner vers l’enfant qui le suivait.
Puis, ce dernier narra son histoire.Elle fut d’abord un peu triste lorsqu’il évoqua les difficultés qu’amenait la guerre entre les nations, elle savait qu’aucun monde n’était parfait, mais il n’était jamais agréable d’être confronté aux victimes des injustices. Puis l’enfant raconta, le changement d’endroit, la distance avec son père, la disparition de ses parents, changés en choses immondes. Il était brefs, avares de détails, ne tenant peut-être pas à s’attarder sur ce qui le faisait tant pleurer. Lexi se sentit touchée par son histoire, car elle sentait que c’était sincère, et même si l’homme à capuche se servait du môme, il n’avait pas trafiqué l’histoire que ce dernier confiait. Mais elle ne fut en colère, que lorsqu’elle apprit le fin mot de celle-ci, et que le dénommé Nagato l’expliqua encore plus clairement, pointant le manque d’actions de Minshu qui laissait son élue la plus puissante et influente s’attaquer à des natifs des Territoires Neutres, dans le but de venir attaquer Bashô Tokaï, alors même que son chef estimait que Minshu était la seule nation du continent dont le dirigeant n’était pas trop pourri.

Lorsque l’intervention du retardataire fut finie, la jeune fille qui avait reproché à Bashô d’avoir tué ses amis, et avait réagi au dernier tour de parole par quelques bégaiements, se leva. S’approcha avec détermination. Se planta devant l’homme.
Puis elle se lança dans un discours voulant protéger les amis qu’elle avait pensés morts, et contre argumentait au sujet des moyens employés pour parvenir à la paix. Elle se présenta comme parfaite et innocente, et peut-être l’était-elle, mais pour combien de temps? Après tout, quel âge avait cette enfant ? De quel monde venait-elle? Depuis combien de temps était-elle ici ? Elle était encore bien naïve, et n’avait pas grande chose à faire ici. Pour la jeune femme, les dirigeants de sa nation, s’il connaissait son existence, auraient dû la mettre dans une jolie chambre rose et l’y laisser grandir un moment. Un long soupir silencieux refléta l’exaspération de la petite marchombre. Les tensions durèrent un peu, durant lesquelles elle resta muette et immobile. Elle attendit que la fin des hostilités, attendit que chacun règle les soucis de bienséance qui avaient poussé certains jusqu’à la situation où deux personnes se font directement front.
Lorsque ce fut fait, et avant que Bashô ne reviennent sur les longues tirades précédentes, elle lui jeta un oeil avec un sourire en coin.
J’en suis. Mais si tu te doutes quelle partie de ton discours a fait pencher la balance, et qui t’as bien aidé...
Elle faisait là allusion au “second postulat”, mais aussi à l’enfant et son émouvante histoire. Elle se redressa sur sa chaise, posa les coudes sur la table centrale et resta brève :
Une fois que chacun aura choisi son attitude vis à vis de Bashô et sa ville, il faudra que ceux qui restent discutent de la suite des plans j’imagine.
Elle s’arrêta là, car ce qu’il lui restait à dire devrait attendre que les potentiels anti-Tokaï sortent de la pièce.
Contextuelles utilisées:
 


Résumé parce que c'est long:
 


Dernière édition par Lexi Hil'Feyan le Mar 14 Aoû - 9:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Lun 6 Aoû - 17:19






Réconfort




La séance se poursuivait. Djadine eut un petit sursaut quand le marcheur d’ombre derrière elle se mit à parler. Il répondit alors à la sous-fifre de Jeong, en argumentant que juger quelqu’un uniquement par sa prime était bien erronée. Ma double se fâcha intérieurement par contre quand il nous prit pour exemple pour étayer son propos. Il ne prononça pas le nom de Rumaki, mais l’effet ne lui plaisait.

Ben c’est ça dénonce-nous espèce de crétin…

Calme-toi Djadine, il n’a pas dit qui c’était.


Encore heureux…


Mais Djadine ne réagit pas extérieurement, gardant son agacement pour elle, et laissant le marcheur finir tranquillement son argumentaire. Celui-ci parla des territoires neutres victime des trois nations. Après ce que j’avais vu lors de notre propagande avec Nagato, je ne pouvais qu’être d’accord. Ce pauvre endroit prit entre tous les feux… victime de la fureur des dirigeants… pauvre âmes….

C’est alors que la petite fille accompagnant l’ivrogne endormit se mit à éclater, en reprochant de manière cinglante à Bashô d’avoir tué deux de ces amis. Les noms ne me disaient pas grand-chose, à part de les avoir entendu ici ou là. Mais j’étais étonnée des accusations de la petite. Pourquoi tuer les amis d’une petite fille, puis monter une ville qui prône la paix ? Djadine resta neutre dans son expression, mais intérieurement, cet éclat de colère de Frisk nous interpellait beaucoup, d’autant plus qu’il semblait tout ce qu’il y a de plus sincère.

Notre regard se tourna alors instinctivement vers le chef de cette ville naissante, qui répondit posément à chacun et chacune d’entre nous. Silencieuses, nous le laissâmes finir, d’une oreille attentive. Ses paroles par rapport à Seika qui l’a totalement abandonnée me touchèrent beaucoup… oublié dans la difficulté… comme moi à Fuyu… Comparer les dirigeants comme des criminels sans prime, oui j’adhérais à cela… Allions-nous bien nous comprendre tous les deux ? En plus, sa théorie en deux postulat qui débouchait toujours sur : il faut me rejoindre, que ce soit pour me freiner ou m’aider était tout à fait intéressante. Il ne se plaçait pas lui-même comme le sauveur, juste comme un élu désirant arrêter tous ces conflits qui rongeait Kosaten à cause des trois nations.

Je fus néanmoins un peu déçue quand il m’annonça qu’aucune victime était impossible. De  nouveau, je tombai dans ce débat entre une paix convoitée, et l’importance égal de chacune des vies présentes ici bas. Nagato m’avait déjà entretenue sur le sujet, mais j’avais encore beaucoup de mal à l’accepter. Heureusement, Bashô ne semblait pas préparer lui-même d’offensive. Il ne me restait plus qu’à veiller sur Mei et Haïko comme s’il s’agissait de ma vie… oh oui j’allais les défendre… quitte à retourner au royaume des morts s’il le fallait…

Enfin, Bashô répondit à Frisk en démentant ses accusations, et en argumentant que cette dénommée Ellen n’était pas toute blanche non plus. Nous restâmes silencieuses, ne connaissant pas assez le sujet. La conseillère de Minshu reprit la parole, une longue parole qui rectifia dans un premier temps le point de vue décrit par le marcheur d’ombre, expliquant qu’elle ne parlait pas de la prime de Bashô, mais de Bashô lui-même. Elle exposa aussi sa vision de Kosaten, injuste mais redressable selon elle si on prenait le temps de s’impliquer dans les affaire des nations, ce qu’elle avait fait. Elle n’était donc ici que pour voir si Bashô était digne de confiance, ne le considérant pas comme tout noir dans sa façon d’être. Une fois de plus, Djadine n’ajouta rien, trouvant uniquement intéressant de prendre le problème sous cet angle.

C’est alors qu’un nouvel arrivant franchit le seuil de la salle, exprimant ses excuses pour son retard. En simultané, Djadine et moi réagîmes à la voix de nouveau venu. Nous la connaissions. Ma double lança son regard sur Nagato, qui étonnamment était accompagné d’un enfant à peine plus grand qu’Haïko, intimidé par l’assemblée. Ce petit m’était familier, et juste au moment où il exprima sa joie de me voir, Djadine me parla.

Dis Rumaki, c’est le petiot qu’on a recueilli lors de ta propagande ?

Je réfléchis un instant, n’arrivant plus à remettre le nom de cet enfant sur sa tête. Puis soudainement, ma mémoire fit son travail.

Ah si, c’est Kenji.

Djadine se mit alors à sourire.

Tu es le petit Kenji c’est ça ? Bien sûr que je me souviens de toi.


Nagato prit la parole, l’axant sur le royaume des morts. Une fois de plus, je servis d’exemple au fait que même quelqu’un à tendance faible pouvait revenir de cet endroit morbide là où de puissants élus ont échoués. L’idée n’était pas très flatteuse, mais elle valut un petit moment d’attention sur moi que Djadine se permit de commenter.

Evitez de déballer ma vie ainsi Nagato, je préfererais que les gens apprennent à me connaître d’eux-même.

Ce fut alors à Kenji de parler et de raconter son histoire. Elle était touchante, même si je la connaissais déjà un peu. Les larmes pendantes du petit contribuèrent d’ailleurs à attirer de ma part de la pitié. Je demandais à Djadine de me laisser reprendre le contrôle, quand Nagato me confia sa consolation. Je le pris délicatement dans mes bras pour lui ébouriffer tendrement la tête en lui soufflant dans l’oreille des paroles réconfortantes. Pendant ce temps, Nagato poursuivait, parlant tout d’abord de cette Ellen que je ne connaissais pas, puis de ses raisons à suivre Bashô dans son entreprise, le défendant au passage. Les arguments sonnèrent familier à mes oreilles, il les avait déjà utilisé tellement de fois avec moi. J’espérais qu’il aurait le même impact sur moi que sur les élus de cette assemblée, afin de faire baisser le petit sentiment de tension qui s’était installé dans cette réunion. Alors que le ninja finissait, je reposai Kenji sur le sol, le tenant encore par la main pour aider à tenir le coup et Djadine reprit les commandes.

Mon espoir d’apaisement vola en éclat quand la petite de tout à l’heure se rapprocha rapidement de Nagato, lui hurlant aux oreilles sa façon de penser. Connaissant le ninja, il n’allait pas laisser cet acte impuni, alors Djadine s’avança pour mettre une main sur l’épaule de Frisk, gentiment.

Hey petite, reprends tes esprits, on n’est pas là pour s’engueuler.

Elle attend un instant, et essaye de reproduire le sourire de compassion dont Rumaki est la championne.

Tu peux me croire, moi aussi au début, je ne croyais pas les mots de cet hommes. Il est parfois un peu direct, mais je t’assure que jusqu’à maintenant, il m’a été d’une très grande aide. Sans lui, je n’aurais plus de fils ou de réfugiée de Fuyu à protéger.


Elle s’agenouille devant la petite.

Je ne connais pas cette Ellen, mais j’ai aussi ouï dire qu’elle avait manipulée des personnes ici, et je ne dis pas ça parce-que je fais confiance à Nagato, je l’ai entendu de mes propres oreilles lors de notre voyage là-bas… je suis… désolée…


Explication:
 

Contextuelle:
 

Résumé :
 






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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 7 Aoû - 21:26



Fin d'un débat?



De toute évidence, l'intervention inopinée du marcheur de l'ombre avait quelque peu déplu à Valentine qui se vit dans l'obligation de rappeler les règles de bienséances instaurées en début de réunion. Malheureusement sa réaction ne s'arrêta pas là et elle se permit de rappeler à son interlocuteur les places qu'occupaient chacun ici. Elle lui reprocha par la même occasion de ne pas faire preuve d'une grande objectivité dans ses propos, reproche qui par ricochet pourrait très bien être imputé à Bashô lui-même. Le barbu avait trouvé l'intervention du subordonné d'Heiwa des plus pertinentes, mais il regrettait à présent son manque de tact qui leur valait à présent la pointe d'amertume d'une de leurs invitées.

Finalement elle avoua être bien consciente de la corruption dont souffrait Kosaten, mais n'avait trouvé comme autre solution que de la combattre, tout comme Bashô, mais de l'intérieur. La différence de leurs choix assez similaires résidait finalement dans la manière de faire de la non-humaine qui pouvait paraître plus insidieuse, plus fourbe alors même que tout le monde la trouvait noble, à raison. Toujours était-il qu'elle ne pouvait que comprendre la volonté d'agir du hunter puisque cette même volonté l'animait. Seulement elle n'était pas très optimiste ayant déjà vu de nombreux échecs pour si peu de succès par le passé.

-Vous avez raison mais jamais par le passé il n'y eut aussi grosse réunion d'élus pour parler d'un sujet aussi sérieux que celui-ci. Cela veut également dire que jamais Kosaten n'eut une si belle occasion de changer les choses et elle n'en aura une autre que dans bien longtemps certainement, voir même peut-être jamais. Et puis si tout le monde autour de cette table s'unit pour œuvrer dans un but commun, alors bien d'autres élus ne tarderont pas à nous rejoindre et le mouvement grossira jusqu'à être inarrêtable, même pour les dirigeants. A l'inverse, si personne ici ne prend notre parti, alors cela tuera notre plus gros espoir depuis longtemps au landau.

Maintenant tu trouves que je n'ai rien fait de significatif? Ça ne fait qu'à peine deux mois que la cité est sur pied et nous avons déjà un système politique et de gestion sur pied, un système de défense, une intégration au réseau commercial, lancé des campagnes de sensibilisation de masses au problème soulevé par Bashô Tokaï et intégré à tord comme situation normale. Nous avons déjà de nombreux résultats. Alors certes, nous n'avons encore obligé aucune nation à voter une loi démocrate, ni même opéré des sauvetages de masses; mais pour cela nous allons avoir besoin de vous et ne donner aucun moyen à quelqu'un et attendre qu'il fasses ses preuves avec rien c'est refuser de donner une chance à ses idéaux. Si vous nous aidez, rien ne vous engage et vous pourrez partir quand vous le désirez, c'est peut-être plus sage d'essayer puis de partir si l'on n'est pas convaincu non? Vous vous demandez ce que Bashô Tokaï a fait? Elle a offert l'asile à plus de 10 000 personnes soit 0,33% de la population mondiale environ. Un chiffre des plus impressionnants vous ne trouvez pas? Pour une ville qui était inenvisageable il y a soixante-dix jours, je trouve ça déjà beaucoup. D'ailleurs je demande aux hésitants ce que eux ont fait pour Kosaten? Nous aider serait un bon début, pour les plus actifs d'entre vous une bonne continuation
, conclut-il alors.

Puis, alors que l'on ne l'attendait plus, Heiwa entra dans la pièce en s'excusant de son retard. Son homme de main lui avait fait un rapide débriefing de manière à ce qu'il n'ait aucune longueur de retard dans le débat. Mais il ne vint pas seul, un petit garçon l'accompagnait, ce dernier semblait également connaître Rumaki. "Que prépares-tu Heiwa, encore l'un de tes nombreux coups de théâtre?" se questionna l'apostat. Il laissa alors son compagnon se présenter sous le blaze de "Nagato Uzumaki" jusqu'ici inconnu. Après s'être présenté, il commença par revaloriser le danger que représente la mort même dans un monde comme Kosaten.

-Et puis si vous préférez, à la place de l'arrêt du cœur on peut tenter quelque chose de plus créatif comme l'endommagement de la moelle épinière, renchérit l'ex-maffieux. Je vous avoue que je ne me réjoui pas à l'idée de pouvoir devenir tétraplégique sous la seule pensée de l'un de vous mais s'il le faut je m'y plierai. Vous avez compris que je suis résolu à aller loin. Et puis en ayant le contrôle de sa tête uniquement même le suicide semble difficilement envisageable.

Puis il passa au plat de résistance: le témoin qu'il avait amené. Celui-ci avait connu un tragique destin et n'importe qui avec une once d'émotion n'aurait pu faire autrement que d'être touché par son histoire. Sa vie et celles de dizaine d'autres villageois innocents avaient été détruites ou soumises par une seule élue de Minshu. Elle n'avait subie aucune conséquence de la part de son souverain alors même qu'il l'avait reçue dans son bureau quelques jours après "l'incident", certains diront "désastre". La seule interprétation qui pouvait être faite c'était que le souverain soutenait ou dans le meilleur des cas se fichait éperdument des souffrances que les siens engendraient autour d'eux tant que ce n'était pas directement sur son propre territoire. Une telle cécité n'était pas digne d'un souverain digne de ce nom. Après un tel témoignage ceux doutant de la nécessité d'agir douteraient certainement éternellement et ce quels que soient les éléments apportés.

-Après un tel témoignage, je vous prierai en votre qualité de conseillère de Minshu, demanda-t-il en se tournant une nouvelle fois vers la masquée, de faire quelque chose contre cette injustice. Si les puissants de votre pays se mettent à penser qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent des territoires neutres alors ces terres courent à leur perte. Évidemment je vous fais cette demande que vous nous rejoignez ou non, j'en fais appel à votre sens de la justice! s'exclama le poète se rappelant de son émoi lorsqu'il pris connaissance de ce triste rapport quelques jours plus tôt.

Puis Heiwa rappela à juste titre que résumer "Espoir" à la seule personne de Bashô était très réducteur. Finalement ce n'était pas lui qui avait battit cette ville, et même son illusion n'aurait eu aucun effet si chacun avait été heureux chez lui. Et nous rejoindre signifiait également diluer encore davantage l'influence du barbu dans cette ville aux pouvoirs encore inconnus. Grâce à Bashô Tokaï les opprimés se feront de plus en plus rares, tout comme les puissants tyranniques comme Ellen ou Zayro.

Puis ce fut au tour de Frisk de prendre la parole. La colère que Bashô semblait avoir endormi en parlant de la résurrection d'Ellen se réveilla de suite sous les paroles d'Heiwa. Oui, Ellen était une ordure de la pire espèce, même dit diplomatiquement les faits restaient les mêmes. Elle avait tué et asservi dans le seul but de répondre à ses pulsions puisqu'ensuite sous le coup de la réflexion elle changea d'avis.

Mais le petit homme ne l'entendait pas de cette oreille. Dès qu'il se leva de sa chaise Bashô se tint près à intervenir. Si jamais ils en venaient à se battre, peut-être valait-il mieux qu'ils portent le premier coups face à quelqu'un comme Frisk? Mais d'un autre côté, ils ne feraient plus preuve de légitime défense... Non, il valait mieux attendre que ce soit lui qui attaque puisque dans le pire des cas, aussi fort soit-il, face à Heiwa, Zoro et lui il ne devrait réussir à blesser personne gravement avant d'essuyer une défaite. Bashô espérait du fond du cœur ne pas sous-estimer ce petit être. Finalement, à part un déversement de haine et une intense envie de se jeter sur la première personne en face de lui pour enfoncer ses orbites dans son crâne encore vivant, Frisk ne commit aucune folie.

Cet accès de rage ne dura pas et heureusement pour les nerfs de l'Ayns. Il fut arrêté par La Maman de Fuyu qui s'était occupée jusqu'ici du témoins d'Heiwa et maintenant se chargeait d'expliquer avec plus de douceur la culpabilité avérée de son amie. La pilule n'était as facile à digérer et cela pouvait se comprendre.

-Si tu penses qu'elle n'a rien fait et que tu veux le prouver Frisk, étonnement je pense que la meilleure solution pour toi serait de nous rejoindre. Nous avons intérêt à forger un dossier solide prouvant la culpabilité d'Ellen pour pousser Minshu à réagir, expliqua-t-il, si tu nous rejoins tu pourras constater des preuves par toi-même ou prouver son innocence et ainsi éviter une grossière erreur. Puis la vraie coupable resterait donc à trouver, et tu consens qu'elle doit payer pour ses actes n'est-ce pas? lui demanda-t-il.

Finalement ce fut Lexi silencieuse jusqu'ici qui exprima son envie de rejoindre la cause, notamment pour surveiller le repenti. En effet, il était peut-être l'heure que chacun décide de ce qu'il allait faire.

-Mesdames messieurs, comme l'a souligné et a semblé le faire comprendre Lexi, je pense que la plupart des arguments contre et en faveur de la ville ont déjà été énoncés et vous ont permis de faire votre choix. Si c'est votre cas, je vous demande de me faire part de votre implication ou de sortir de la pièce. Nous vous laisserons partir sans la moindre animosité à votre égard ni le moindre empressement. Pour ceux qui resteront nous discuteront ensembles des mesures à prendre. Si jamais certains d'entre vous n'ont toujours pas fait leur choix alors je vous demanderai d'exprimer sans retenu vos dernières questions, Heiwa et moi-même nous feront une joie d'y répondre en toute sincérité. Je vous propose également une pause d'une demi-heure si certains la jugent nécessaire pour pouvoir prendre en toute sérénité votre décision finale. Je vous laisse à tour de rôle exprimer vos vœux, finit-il alors.

Nous connaissions déjà le parti pris par Lexi et celui de Rumaki ou encore Frisk semblait évident bien qu'un retournement de situation de leur part était encore possible. D'autres étaient encore bien incertains comme celui de Zoro qui, bien que peu actif dans la conversation, avait tout de même montré un œil attentif aux dires de tout le monde. Quelque soit sa décision, elle ne serait pas prise par le hasard. Les prochaines minutes promettaient d'être pleines de révélations...

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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mer 8 Aoû - 2:00



feat.
Mon frère, nouveau chez moi





Honnêtement, Sherkhan et Luna furent accueillis comme des pachats ! Ils furent invités à rejoindre la maison de Bashô et le félidé y resta pendant une durée indeterminés, profitant des joies de la maison assez grande, du jardin, du hamac et même de cette petite marre naturelle placée dans l'herbe qui s'étendait loin. Il se posa avec Luna sur le sol et contempla un peu le ciel. La garde lui indiqua qu'une réunion prévue par son frère allait se faire dans quelques minutes, mais il prit ses aises et quelques instants pour méditer sur cette possible nouvelle vie. Bien qu'il aime les voyages et ne sache pas s'il resterait advitam aeternam ici. Y avoir une place, être accepté, être en sécurité, c'était le comble de son esperance de vie et de prudence.

Luna, j'ai toujours rêvé d'avoir un coin tranquille à moi et je pense que c'est possible maintenant, enfin.. Je me fais pas trop d'illusion, parce que Bashô à foutu une sacré merde dans ce monde. Les humains ont tendances à mal réagir à ça. Mais il va avoir besoin de moi.  

Tu m'avais déjà parlé de lui, on dirait que tu l'admire. Pourtant, tu déteste les humains.

Oui, enfin.. Ce monde regorge d'humains étranges, certains sont différents, IL est différent. J'ai l'impression que c'était un ayns dans une autre vie, ahah.  Sourit t'il naïvement

C'est pas désagréable et les gens nous ont traités correctement, même s'ils sentent fort.

On fait une sieste ?  Proposa t'il à sa compagne.

Le groupe de félidés se serra un peu mutuellement pour se réchauffer et se reposer, ronronnant l'un contre l'autre. Mais il finit par s'endormir, bien entendu pas assez longtemps pour rater toute la réunion, mais il avait raté le début, et son réveil se fit en sursaut !

AH la réunion ! Je dois filer, attends moi ici Luna.

Ne.. Refait plus ça, tu m'as effrayé, j'ai cru qu'on se faisaient attaquer !

C'est donc dans ces conditions qu'il fonça pour rejoindre l'endroit de la réunion, aiguisant ses sens pour saisir de loin, grâce à son ouïe particulièrement développé, des bribes de conversation. Au final, il ne loupa pas grand chose, mais la conversation avança vite et il pu heureusement intervenir, même si ça sentait déjà la fin du débat. Il entra donc après avoir toqué, écarta les portes et signifia sa présence. Difficile de louper l'ayns, qui n'était autre qu'un léopard des neiges géant, de plus de deux mètres, imposant par sa stature, et sa voix. Il finit par sourire en s'approchant de Bashô, fixant tour à tour les gens réunis ici, tous élus, enfin accompagnés parfois de natifs ou d'animaux. Puis mit une patte sur l'épaule de Jémial, son frère d'arme, à savoir le moustachu qui avait invité tout le petit monde à le rejoindre ;

Bien sur avant de prendre la parole, un frisson lui parcouru l'échine en voyant divers individus comme Zoro ou encore Heiwa. Mais c'était le plan de son frère, il n'avait rien à y redire. Il aurait tant aimé voir d'autres comme Vulgrim présents, mais bon...

Bonjour à tous, je suis Sherkhan. Elu de minshu. Désolé de mon retard, mais j'ai réussi à entendre une grande partie du débat, des choses reprochées et du reste.Il prit un ton et un air plus serieux.


Avant de vous voir prendre une décision, j'aimerais aussi vous parler de l'homme ici présent. Lorsque j'ai débarqué en Kosaten, il m'a sauvé la vie, alors que je ne le connaissait pas, deux fois, avant de bien se connaitre. Il n'y était pas forcé, mais il a toujours eu a coeur de sauver ce qu'il pouvait sauver, mais également de prendre les décisions difficiles parfois. Il a rencontré des difficultés des son arrivée ici en ce monde, ce ne fut pas mon cas. Pourtant, même s'il a commis des actes qu'on peut reprocher, qu'auriez vous fais à sa place ? Il n'a pas abandonné, sa ténacité la mené jusqu'à creer une ville et un idéal, tenter de creer une autre vision, sans forcément user de la force. Qui aurait pu en faire autant ici ? Pas moi, je vous le dis directement, j'en aurais pas eu le courage. J'aurais fuis par peur de ne plus avoir de vie tranquille, d'être traqué, car je sais comment sont les humains, je sais leurs véritables natures, cruelles, vengeresse. Le pouvoir monte à la tête et vos dirigeants sont surement pas aussi blanc que ne l'est Bashô. Mais la différence est grande. Eux ne m'ont pas sauvé la vie, au contraire, j'ai débarqué pour voir des guerres de nations et des conflits aux visions étriqués. Bashô vous propose de faire en sorte que nous, élus, nous nous fassions un peu plus entendre et il est prêt à prendre des risques, mettre sa vie ou sa santé en jeu pour que vous puissiez le croire. Moi, il a toute mon estime, il est rare de voir des élus aussi différents réunis en aussi grand nombre. C'est le symbole d'une paix qu'on désire tous et même s'il a fallut secouer les grands de ce monde pour en arriver là, j'ai appris de la vie, sur mon monde ou ici, que ceux qui sont a blâmer, ce sont ceux qui ne font rien et regarde. Bashô n'est pas resté spectateur. I

Il regarda ensuite Frisk, cette petite semblait avoir une véritable peine, pour qui ? Pour quoi ? Il saisit tout à l'heure avec son ouïe, qu'elle parlait d'Ellen... La sorcière.

Petite, Ellen n'est pas celle que tu crois. Je ne dors plus la nuit à cause de ce que je sais à son propos et j'ai aussi rejoins ce lieu pour me protéger d'elle. Mais je ne suis pas naïf, si elle est ton amie, elle va s'assurer de faire en sorte que tu la crois, de gré ou de force. Mais sache une chose, derrière son sourire se cache un amas de terreur obscur, que je n'aurais cru possible chez une créature non humaine. Mis à part ça... Il y'a aussi des personnes autour de cette table, dont je ne saisi pas la présence.

Intensifia t'il son regard vers Heiwa. Puis regarda Bashô, comme pour chercher une réponse de sa part.

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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Sam 11 Aoû - 18:17

Les règles qu’avait posé l’hybride en début de discussion avaient un petit côté pervers : leur instigatrice même avait régulièrement envie de les briser, de couper la parole ou de rebondir sur un fait ou une phrase … Mais elle s’en retenait pourtant avec brio, gardant le même masque impassible, et ce malgré les évènements qui survirent. L’arrivée, en particulier, d’un nouvel élu lui déplut souverainement : non seulement parce qu’elle trouvait qu’il aurait pu « organiser la sécurité » sans pourtant être absent pendant la première moitié du débat, mais également à cause de son point de vue, ou de sa stratégie … Faire témoigner un enfant. Ceci étant, la méthode n’eut pas d’effet tangible sur l’hybride, pour une raison simple : plusieurs siècles à vivre dans un monde où la cruauté de l’univers même s’en prenait quotidiennement à ses habitants l’avait … désensibilisé à ce genre de choses. De plus, elle sut très rapidement de quoi voulait parler le petit, et l’écouter fut plus « pénible » que réellement triste, pour elle … Lorsque l’élu reprit la parole et clarifia le témoignage qui venait d’être entendu, il adressa quelques mots directement à l’hybride, qui soupira simplement par le nez. Elle avait la réponse à ses questions.

Pourtant, les évènements ne s’arrêtèrent pas là, et une jeune enfant, qui retenait visiblement sa haine depuis quelques temps, la laissa enfin exploser dans la salle, poussant à se demander si elle ne lancerait pas une confrontation armée, plutôt que simplement verbale. Heureusement, les choses se calmèrent progressivement, grâce à l’intervention de plusieurs des personnes présentes, et en particulier la jeune … Mère, si elle avait bien compris ? L’hybride se demanda un instant quelle pouvait être sa condition, pour avoir reçu un tel titre, mais dans tous les cas elle ne l’enviait pas … Qu’elle ait un enfant abandonné dans son monde, ou au contraire avec elle sur une terre où elle se présentait comme réfugiée … enfin. Les élus continuèrent à prendre la parole, jusqu’à ce qu’un individu familier ne point le bout de son nez – ou plutôt de son museau. Pour avoir déjà travaillé avec lui, Valentine reconnut aisément l’Ayns, dont le témoignage vint s’ajouter au rang de ceux militant pour le barbu à l’origine de tout ceci. Soupirant, la blonde estima qu’il était probablement temps qu’elle reprenne « enfin » la parole.

Par où commencer … Bonjour aux deux nouveaux arrivants, je suppose. Sherkhan … Excusez-moi, mais … Pourriez-vous juste vous asseoir ? Tous ? Ce serait vraiment plus pratique pour se voir, et puis ça nous mettrait un peu sur un pied d’égalité … Autant, ça ne me dérange pas que Bashô préside, autant … Enfin qu’importe. Vis-à-vis d’Ellen … La moue de l’hybride fut probablement visible à travers son masque. Elle se redressa pourtant, posant les coudes sur la table en joignant les mains.

Petite … Frisk, si j’ai bien compris ? Excuses-moi de te contredire, mais pour ce qui est d’Ellen … Le portrait qui a été brossé ici n’est pas dénué de fond. Elle a effectivement commis un certain nombre de crimes, d’une gravité qui … La traqueuse soupira, cherchant ses mots un instant … Avant de secouer la tête. Autant assumer son opinion. Qui lui auraient valu, s’il s’était agi d’une sorcière de mon univers, d’être traquée et brûlée vive. Le témoignage de cet enfant n’est que le dernier évènement en date dont elle est responsable, et probablement un des plus atroces. Et si j’affirme cela avec autant de certitude, c’est parce qu’elle l’a elle-même avoué au président Jaël Tekina lorsqu’elle l’a rencontré, quelques minutes à peine avant que je ne parte de Minshu.

Maintenant, avant toute chose, j’aimerais préciser que je n’ai pas été consulté et n’ai en rien influencé la décision du président vis-à-vis d’elle … Mais ladite décision n’a pas été de se « moquer des victimes tant qu’elles étaient extérieures », bien au contraire. Et la peine qui lui a été infligée, certes, aurait pu être plus lourde, mais elle n’est pas insignifiante pour autant, contrairement à ce que vous semblez affirmer. Frisk ? Je t’encourage à parler à Ellen elle-même, lorsque tu la reverras … elle a dû retourner à son manoir à Minshu, je suis sûre que tu n’auras aucun problème à la trouver.


La vampire soupira … Elle était fatiguée de parler autant. Pourquoi, déjà ? Elle ne savait même pas d’où lui venait cette tendance à se montrer si bavarde … Ah, si. Elle passa son regard vers la source de son énervement qui, bien que contenu, encourageait sa verve à se déployer dans sa pleine mesure. Le ton doux s’envola, alors que les paroles devenaient sèches, bien que toujours maîtrisées.

Ensuite, monsieur « Uzumaki », plusieurs choses. Premièrement, j’aimerais souligner que j’ai du mal à saisir comment vous espérer me rallier à votre cause, si tout ce que vous avez à dire est que celle que je défends plus ou moins est mauvaise. A vrai dire, je me sens presque insultée par le regard méprisant, réducteur, et erroné car subjectif que vous portez sur la seule nation avec laquelle Bashô désirait s’entendre de façon « cordiale », si j’ai bien compris ses dires. Je suis venue ici pour savoir si je pouvais faire confiance à cet homme, pas pour me faire dicter la morale par un élu « ancien », mais au passé, compétences, à l’entourage inconnus, et au dialecte douteux. De plus, si je puis me permettre … Effectivement, une élue de ma nation, sous l’emprise de la colère, a commis des atrocités. Savez-vous pourquoi elle n’a pas attaqué ? Parce que Jaël le lui a interdit. Savez-vous l’origine de sa colère ? Le fait que cet homme Elle pointa Bashô du doigt en continuant de regarder les yeux violets du roux ait trahi l’alliance entre Minshu, Seika et Fuyu qui s’était formée pour libérer Tenshi, et qu’il l’ait tué. Ironique, non ? Comme vous l’avez dit vous-même, les chances de revenir ne sont effectivement pas les mêmes pour tous, j’ose donc espérer que vous comprenez pourquoi, du point de vue d’Ellen, ses actions étaient légitimes. Et pourtant, elle a été muselée par cette même nation que vous diffamez si hardiment, et j’oserais même dire que nous cherchons à la pousser sur le droit chemin, pour que sa puissance bénéficie à Kosaten dans son ensemble.

Peut-être que si vous n’étiez pas si prompt à juger ce que vous ne connaissez pas forcément, vous vous rendriez compte que vous êtes tout autant l’outil de cette même divergence que vous nous demandez de combattre, que ces nations dont vous en avez fait l’incarnation.


… L’espace d’un instant, elle se demanda comment elle avait réussi à formuler cette phrase du premier coup. Qu’importe … Elle avait craché son venin, autant passer à la suite.

Pour te répondre, Bashô, je pense qu’il y a eu méprise … Je ne te demandais pas les accomplissements de cette ville, et je sais qu’en dépit de tout, elle est porteuse d’espoir et de bonnes intentions. Ce que je demandais, c’était quelque chose que tu ais fait pour t’acquitter de la … « dette » que tu as contracté envers les habitants de ce monde que tu as fait souffrir. Pas ceux que tu aides, ou inspire … Ceux qui ont subis tes coups, tes mensonges ou tes changements de camps, ou leurs conséquences. Ceci étant … Effectivement, si tu es prêt à nous permettre de te paralyser à vie, effectivement tu dois être déterminé dans ta bonne foi. Tant que je n’ai pas à travailler de trop près avec lui … Elle fit un petit mouvement de tête vers Nagato, même si un sourire joueur pouvait se voir sur son visage, je pense que tu peux compter sur de l’assistance de ma part. Je n’irais probablement rien assassiner pour ton compte, et l’argent ou la renommée ne m’intéressent pas … Mais je veux bien en savoir plus sur la suite de ton projet.
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Sam 11 Aoû - 19:57



 
Mon frère, nouveau chez moi ?


 
Décision!



 




Son intervention semblait avoir causée plus de troubles qu'il ne l'avait pensé. Et pour cause, alors qu'il essayait de convaincre chacun des êtres présents du bien fondé de l'existence de Bashô Tokaï, un phénomène plus qu'étrange et intéressant éveilla la curiosité du Dieu de la Paix. En effet, la gamine ou le gamin à qui il s'était adressé précédemment, changea du tout au tout son comportement. Elle se planta devant lui, alors qu'une étrange aura s'engouffra dans la pièce et sans aucun doute déclenchée par cette élu. Elle ne dura que peu de temps, et pourtant ceci fut suffisant pour que le marcheur d'ombre non loin, vint à se prendre la tête dans les mains, poussé par une force étrange, alors que l'enfant qui avait raconté son histoire se mit à pousser un cri bestial. Heiwa devait agir et rapidement, c'est donc dans la même fraction de seconde qu'il intensifia son aura. Écrasante et sans aucune hésitation. Ainsi, il balaya l'aura génocidaire de la jeune élue. Aussitôt, le comportement des deux natifs changea, regardant perplexe les personnes autour d'eux. L'enfant, à nouveau terrorisé en ayant ressenti cette puissance, étouffa un gémissement.

-Intéressant... Quel est donc ce pouvoir que tu dégages, élue!?

Les paroles avaient franchi le seuil de sa bouche, alors que l'Uzumaki parlait plus pour lui même. Il s'intéressa aussitôt à ce nouvel interlocuteur, qui certes semblait faible pour l'heure, mais pouvait s'avérer dangereux. Devait-il l'anéantir pour ne prendre aucun risque pour l'avenir ou se servir de cette aura qu'elle avait libérer pour combattre leurs ennemis à venir? Un choix cornélien s'offrait à lui. Quoique en y réfléchissant bien, il n'y avait que peu de solutions. Soit elle les rejoignait de son plein grès, et ils pourraient agir de concert, soit elle refusait et elle devenait un danger si grand pour l'avenir que le shinobi ne pouvait pas se permettre de laisser grandir. La fin de cette conversation conclurait donc le destin de cette humaine. Pour l'instant, le ninja ne réagit nullement au commentaire de son interlocutrice, bien d’autres protagonistes entraient en jeux. Tout d'abord le marcheur d'ombre qui apparaissant avec une rapidité saisissante, s'interposa entre son maître et Frisk, prêt à agir s'il le fallait, mais assez expérimenté pour ne pas commettre un geste irréparable en ces lieux. De l'autre, l'enfant qui venait compter son histoire, avait reprit son courage et vint à la rencontre de la Seikajiin, les larmes aux yeux de tristesse et de colère.

-Tu me traites de menteur? Tu es bien comme tous les adultes et les héros des nations à se prétendre protecteur et pourtant fais le mal autour. Pourquoi tu m'as fais sentir mal par ta magie? Pourquoi tu me fais encore mal par tes paroles. Je veux retrouver mes parents. Je préférerais que tout ceci soit un mensonge et être avec mes parents. Mais cette sorcière... elle me les a volé!


Alors qu'il s'exprimait, l'enfant éclata en sanglot, frappant de ses petits poings le torse de Frisk. IL ne cherchait pas à lui faire mal, mais l'enfant craquait littéralement.Il continuait ses paroles de façon inaudible, finissant par pleurer sur l'épaule de l'élu. Lui interdisant de s'en prendre à Monsieur Nagato qui l'avait sauvé. Chacun assistait à ce spectacle impuissant, alors que Rumaki s'était elle aussi déplacée vers les deux enfants pour calmer l'ensemble. Confirmant les propos du Dieu de la Paix et le défendant par la même occasion, chose qui le surpris quelque peu. Sa silhouette se pencha légèrement en avant pour remercier les trois protagonistes qui étaient intervenus, avant de se pencher à son tour vers l'héroïne de Seika:

-Si tu ne me crois pas, discutes avec les survivants présent à Bashô Tokaï et ses alentours.Demandes même à la conseillère de Minshu qui doit être au courant de cette histoire elle aussi. Si tu le désires même, je suis prêt à te confier un de mes artefacts pour te montrer le passé de ce territoire. J'ai en ma possession une puissance permettant de voir l'avenir, le passé et le présent. Tu pourras voir de tes propres yeux les actes de "ton amie".


Le stratège de Bashô Tokaï en profita pour mentionner l'existence d'un tel objet de puissance pour impressionner les possible ennemis. En mettant en avant l'existence d'un tel artefact, ils seraient craint par leurs ennemis et de possible attaques qu'ils convoitaient de faire. Car en effet s'ils pouvaient voir l'avenir, ils pouvaient prévenir de futures attaques. Le cas échéant, et même s'ils ne le croyaient pas, Heiwa pourrait leur montrer de la meilleur des façons, soit directement sur le terrain.

-Rejoins-nous si tu es aussi déterminée. Rejoins-nous et utilises ton pouvoir et ton étrange capacité pour le bien de ce monde. Ce pouvoir que tu possèdes pourrait empêcher bien des guerres et des combats. Ensemble nous éviterons cette douleur que nous désirons tous!




Impatient d'en connaitre les réponses, l'Uzumaki se releva, alors que l'une d'entre elle se décida enfin à les rejoindre. Pas forcément dans le bon sens ou même de manière loyale, mais c'était toujours mieux que rien, et il valait mieux garder ses "ennemis" au plus proche. Pour le Dieu de la Paix si elle l'avait accepté, s'était uniquement et possiblement pour les tenir à l’œil, non pour le véritable bien de ce monde. Soit qu'elle tente cela, il en ferait tout autant. Mais déjà un second retardataire arriva, non sans surprendre le shinobi qui semblait le reconnaître. Sans se rappeler d'où ni comment. Mais peu importe d'où provenait leur rencontre, il était pour l'heure impossible de reconnaître Heiwa Jigoku

De son côté la conseillère de Minshu s'exclama à l'encontre du ninja, avec ses belles paroles et ses discours plus pompant les uns que les autres. Dire que l'auditoire apprenait simplement que l'auteur de tous ses abominables actes ne semblaient pas avoir été puni et seulement empêcher d'attaquer Bashô Tokaï. Mais que devenait toutes les familles, que devenaient toutes les victimes de ses actes. Minshu était-il aussi peu enclin à une justice propre. Si quelqu'un pouvait voir le regard de l'Uzumaki ils auraient pu voir une flamme irradier dans ses pupilles. A ses yeux et pour le monde en paix qu'il désirait de tels êtres abjectes ne méritaient nullement la vie, et en d'autres circonstances, il aurait tué sur le champs. Mais à présent, il y avait plus en jeu, et il n'était pas encore en mesure de faire face à une nation entière...Du moins pour l'instant. Cette entrevue le permettait donc de gagner suffisamment de temps pour que la ville Espoir soit en possibilité de faire face à ses puissants ennemis. Toutefois, il voulait une nouvelle fois remettre les choses au clair, et celle qui pensait tout savoir ne savait finalement rien.

-Nous sommes là pour que l'avenir avance dans le bon sens. Mais ne condamnez-vous pas vous même, une cité et ne pardonnez-vous pas aussi facilement des actes immondes. Bashô a possiblement trahit l'alliance des trois, mais d'après mes contacts, il existait une corruption pouvant atteindre les élus. Bashô en fut possiblement atteint. En outre ce fut l'existence d'une immondice, tel qu'un Asura cloné qui fut la faucheuse de cette Ellen, la voyait vous poursuivre son véritable bourreau? Le fait est que je ne parle pas en mon nom, comme vous le pensez. Mais en celui du peuple, comme je vous le rappelle, une nouvelle fois et que vous ne semblez pas saisir.Un peuple qui n'a eu aucun retour de la part du gouvernement de Minshu. Que dois-je leur dire: "Rassurez-vous, peuple des territoires neutres, celle qui a commis ces actes a eu l'interdiction de nous attaquer. Mais nous ne pouvons rien pour vos familles et vos proches ainsi enlevés? Nous n'avons aucune réponse à vous apporter quand à leurs vies et s'ils reviendrons un jour."

Je condamne, peut être les nations et du moins le gouvernement mis en place, mais pour le bien de l'avenir je n'intenterais rien comme le désire Bashô. Pour qu'une entente se réalise entre Minshu et Bashô Tokaï. Toutefois que dois-je dire à ce peuple qui crie justice, car il n'est pas mention de mon point de vue, mais bien celle du peuple qui attend une véritable Justice. Ils attendent un acte et une justice, qui ne semble pas leur être donnée. Désirez-vous expliquer cela à ce peuple meurtri à tout jamais, sans même qu'ils puissent faire le deuil de leur perte?  Toutefois, nous en discuterons sûrement une prochaine fois, puisque ce n'est pas le sujet principal, pour l'heure.


En effet, la conseillère de Minshu faisait l'amalgame entre sa vision, et son point de vue avec celle du peuple. Mais comme souvent les mortels montraient leur stupidité et poussé par le pouvoir et la puissance, sous des paroles de bien faire, comme elle le disait, pardonnez des actes innommable pour essayer de condamner une cité naissance et tournée vers l'espoir et une véritable justice pour tous. Dans tous les cas, l'Uzumaki ne réagit nullement au comportement puéril de Valentine, ni même à ses commentaires désobligeants. Nagato savait que Bashô et sa ville avait encore besoin d'elle pour la suite.Mais il était aussi persuadé qu'un jour sa présence ne serait plus d'aucune importance et ce jour là, il l'anéantirait. Il lui apporterait la paix véritable que son âme hurlait, alors qu'elle semblait totalement aigrie et désabusée de la vie.

A présent, le temps des décisions était venu, et l'Uzumaki se plaça à nouveau, debout, au côté du maire de la ville, prêt à attendre ceux qui soutiendraient et ceux qui disparaîtraient.

Spoiler:
 



 

 


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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 14 Aoû - 2:13


- Mon frère, nouveau chez moi ? -



Je fais confiance à ma grande soeur.
Elle ne ferait jamais de choses pareilles. Jamais...

Cet homme, Nagato Uzumaki... il m'ignora complètement. C'est comme si mes paroles n'avaient pas d'importance pour lui. À la place c'est autre chose qui a l'air d'avoir attiré son attention. Il me parle d'un pouvoir... j'ai du mal à comprendre de quoi il s'agit. Mais je ne le laisserais pas m'avoir comme ça, à vouloir m'embrouiller...

"Je n'ai aucune idée de quoi vous parlez."

Je continue de le fixer. C'est lui contre moi. Pourtant des gens s'interposent. L'autre homme encapuchonné se met devant lui, et l'enfant se met devant moi. Il crie. Il hurle. Comme monsieur Uzumaki il parle d'un pouvoir, d'une magie, de quoi il parle à la fin ? Il m'accuse alors que j'ai rien fais ! Il me tape sur le torse... j'en ai assez qu'il parle mal de ma grande soeur comme ça ! Elle n'a rien fait !

"ARRÊTE DE ME FRAPPER !"

Madame Rumaki s'interpose alors. Elle se met devant moi. Elle arrête l'enfant... heureusement. J-J'en avais assez. Je veux juste qu'il se taise... même s'il est triste il n'a pas à dire tout ça, c'est pas vrai et c'est pas juste. I-Il se trompe forcément.

"C-C'est pas vrai qu'elle l'a fait..."

Madame Rumaki s'agenouilla devant moi. Pourquoi... pourquoi cet air désolé ? Elle m'explique elle aussi que... Ellen est bien responsable de tout ça... mais c'est pas vrai ! Pourquoi ils sont autant contre elle ? Qu'est-ce qu'elle leur a fait pour qu'ils disent tant de mal ? J-Je ne comprends pas.

"E-Ellen ne..."

Monsieur Uzumaki s'approcha alors de moi. Cette fois-ci il se pencha vers moi. J-Je ne pus m'empêcher de faire un pas en arrière. Je restais immobile, sans rien pouvoir dire à ce qu'il me racontait. Demander... aux gens de Bashô Tokai ? Et il possède un artéfact... qui permet de voir ce qu'elle a fait ? C-Comment... comment il peut dire tout ça aussi facilement... il ne me croît pas capable d'accepter c'est ça ? Il croit que je vais me faire avoir par son bluff ? C-C'est ça ? I-Il se trompe... je peux très bien demander...

"J-Je..."

Il me demande de le rejoindre. Lui et Bashô Tokai, comme défenseurs de la paix... en utilisant mon pouvoir pour faire le bien. Bashô continue en me disant que pour prouver son innocence, ce serait bien de les rejoindre. Que je pourrais l'aider ainsi. J-Je... non, je ne me ferais pas avoir ! Pas par lui... j-je dois pas les rejoindre, ils n'ont pas raison... Bashô Tokai n'est pas une bonne chose...

"J’en suis."

Je me retournais brutalement. Une personne venait de rejoindre Bashô Tokai. Non ! Pourquoi ? Elle les a cru ? Non, il faut me croire moi, Ellen ferait jamais des choses pareilles ! Pourquoi Bashô ? Il n'a fait que mentir à tout le monde depuis le début ! On sait qu'il a tué des gens, qu'il a été mauvais et qu'il l'est peut-être encore ! On ne peut pas lui faire confiance comme ça ! I-Il...

Même la pire des personnes peut changer.

O-Oui... c-c'est vrai que même la pire des personnes peut changer... m-mais... il l'a tuée sans pitié. J-Je le sais, c'est Karui qui me l'a dit... Karui m'a dit... ça ? C-C'est bien ce qu'il a dit ? J-Je... je sais plus, j-je...

"Aaaah... aaaah..."


Mon coeur commence à me faire mal. Personnne... il n'y a donc personne à part moi pour défendre Ellen ? Pourquoi ? Un toquement de porte, puis une personne entra. Je me tournais vers elle. Un drôle d'animal... un monstre... qui entre, et qui parle en défendant Bashô. Encore... mais pourquoi ? Pourquoi Bashô et pas Ellen ? Qu'est-ce qu'il a de bien par rapport à elle ? I-Il lui a fait du mal, il a menti à tout le monde, il mérite pas qu'on le défende comme ça. Et le pire c'est que lui aussi, il se met à dire d'horribles choses d'elle. Pourquoi...

"E-Ellen... est..."

Je ravale ma salive. Ma gorge me fait mal. J-Je sais plus quoi dire. Cette fois-ci c'est la conseillère qui me dit que... Ellen a bien fait ça. Et que c'est elle-même qui l'a avoué. Devant le président. J-J'arrive pas à le croire... ç-ça peut pas être vrai... tout ce qu'ils disent. Pourquoi ils sont autant à dire la même chose ? Pourquoi personne ne veut me croire ? J-Je veux juste qu'on me fasse confiance... j-j'aime pas ça...

("Comment ça vous n'avez toujours pas trouvé le responsable ?!?"

"Vous êtes inutile bon sang !"

"Bougez vous un peu, la pleine lune approche !"

"Ils auraient du demander à un VRAI élu de nous aider. À une personne qualifiée, pas une gamine !"

"Vous n'avez toujours pas trouvé hein ? Je savais qu'on ne pouvait pas vous faire confiance...")


C'est comme avec les villageois de Mokotori... personne me fait confiance, personne... je suis toute seule face à tous. Je recule de quelques pas. Monsieur Uzumaki parle encore, cette fois-ci en disant que... Bashô n'est pas responsable de son meurtre ? Mais Asura ? Non... c-c'est pas ça... si ? Non... je sais plus, et il dit qu'il veut qu'Ellen paie... n-non, s'il vous plaît, ne lui faites plus de mal je vous en supplie...

"E-Ellen... n'est pas mon amie... c-c'est ma grande soeur..."

Je m'écarte d'eux. Tous ces gens... ils sont dangereux. Ils lui veulent tous du mal. Qu'est-ce que je suis sensée faire ? J-Je dois la défendre... je me suis entraînée spécialement pour ça, pour ne plus qu'on lui fasse de mal. M-Mais... tous, tous ceux qui sont ici... j-je peux pas les battre. C'est pas possible, malgré le fait que je me sois entraînée... j-je reste trop faible... t-tout ce que je peux faire c'est...

"S-S'il vous plaît, ne faites pas du mal à ma grande soeur... elle vient de mourir... laissez la tranquille..."

Je respire très fort. M-Mes mains tremblent. Pourquoi, pourquoi la punir encore après ce qu'elle a subit ? S-Si seulement ils savaient. Si seulement ils savaient ce que ça faisait de mourir, ils ne diraient pas tout ça. Mourir... mourir...

(" "...Monsieur Hanja... si les Dieux nous ont appelé... c'est pour régler les problèmes de la guerre c'est ça ? Mais... si les élus reviennent à la vie... à quoi ça sert ? On va juste mourir encore... et encore... et encore... jusqu'à ce que... On en ai assez de revenir.")

J'avais raison. Les élus continueront de mourir et de souffrir. Jusqu'à ce qu'ils abandonnent. On continuera de les punir et leur faire du mal... vu qu'ils peuvent revenir les gens s'en moquent.

("Battez vous pour nous, Élue !")

Ç-Ça y est, j'ai compris pourquoi les soldats me disaient ça sans arrêt. On peut revenir alors... autant se battre encore et encore, c'est ça ? I-Ils s'en moquent de savoir ce que ça fait de mourir... tant qu'on revient... ça n'a pas d'importance...

("Il n’y a que le futur qui peut-être bâti maintenant, et espérer qu’il sera meilleur, mais… Ce sera un futur… Où nous ne serons pas.")

Miho... les autres filles... la fois où je les aies rencontrées je n'avais pas compris pourquoi elles ont dit ça. Elles... elles ont abandonné n'est-ce pas ? Elles ont trop souffert. Elle ont arrêter de se soucier des choses... tout est devenu insignifiant. Et Natsume... Natsume...

("Tue-moi... Rends-moi immortel et attache-moi à un rocher entouré de vautours qui viendront me manger sans pouvoir mettre fin à mes souffrances. Arrache-moi les bras, détruis l'intérieur de mon corps. Mais si moi, je peux pas atteindre mon but, la seule chose que j'aie jamais désirée, laisse les gens que j'aime atteindre cette vie paisible.

Si dans mon ancien monde, j'ai pas pu vivre et si ici non plus, je peux pas... Peut-être que là-bas, peut-être qu'au-delà du royaume des morts, je pourrai la trouver...")


La paix...? Est-ce que... c'est de ça qu'il parlait ? Lui aussi... lui aussi il a failli abandonner ce jour là. Si on avait pas été là avec Harall, il serait mort. N-Natsume... s-s'il te plaît, je t'ai vu pendant la guerre. Je l'ai remarqué. Tu n'allais pas bien... j-j'aurais t'aider je sais mais... tu n'as pas abandonné si ? Tu as tellement souffert que toi aussi, tu as décidé d'arrêter ? S-S'il te plaît... ne me dit pas que tu ne reviendras pas... je t'en supplie, ne me laisse pas...

...

"J-Je vous en prie... je..."

Ma voix tremble. J-Je sens que... je vais plus tenir, j'ai envie de pleurer... je n'ai pas envie qu'Ellen subisse ça elle aussi. Je ne veux pas qu'elle abandonne parce qu'elle a trop souffert. Je veux juste rester avec ma grande soeur.

"J-Je vais aller voir Ellen... et on va régler ça... je vous le promets."

Tout le monde... tous ces gens... contre ma soeur...

"Je... dois lui parler. S-S'il vous plaît, pour le moment, ne faites rien. J-Je..."

Les mots n'arrivent plus à sortir de ma bouche. N-Non... j'en peux plus. Je passe la porte et je cours, le plus loin possible. Je dois m'en aller, le plus loin possible d'ici, j'en peux plus, je dois partir, je veux plus de tout ça...

*snif* "C-C'est pas vrai..." *snif* "C'est pas vrai, c'est pas vrai, c'est pas vrai, c'est pas vrai..."

J'arrive à sortir du batiment. Je m'éloigne, le plus loin possible, le plus loin des gens, le plus loin de tout. Je m'assied, seule dans une ruelle. Je reprends mon souffle. M-Mon coeur... me fait mal...

"E-E... llen... Natsu.. me..."

J-J'ai compris maintenant. Ç-Ça ne change rien... tout est comme chez moi. Je continuerais de mourir et de souffrir en boucle... jusqu'à ce que...

"M-Ma...monstre... Papas...gore..."

Comment... réussir à vivre dans un monde aussi cruel ? Avec seulement de la détermination... j-je ne sais pas si j'arriverais un jour à le faire. Tout ce que je veux moi... c'est la paix. Comment vivre en paix dans un monde comme celui-ci ?

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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 14 Aoû - 9:31

Des plans pour la ville

Ft Bashô et ses invités

La jeune marchombre avait laissé passer les tumultes au sujet de la fameuse Ellen sans dire un mot : elle était là pour Bashô Tokaï, comme tout le monde ici était censé l’être, et entendre le débat se décaler sur une Minshujin un peu incontrôlable… Disons qu’elle n’avait rien à dire sur ce sujet. D’abord elle manquait cruellement d’informations, elle ne voulait donc pas émettre d’avis, et se contenta d’écouter ce qui se disait.
Finalement, alors qu’elle s’attendait à ce qu’enfin, la discussion revienne sur les projets du moustachu, un second invité surprise finit son apparence. C’était en réalité un invité en retard, et si l’alavirienne resta coite, ses pensées se bousculaient dans sa tête. “ Quelle est cette espèce ? Un félidé humanoïde qui parle… Fascinant.’. Il eut à coeur, malgré son retard évident dans le débat, de défendre celui qui semblait être son ami.
Dans ce tumulte entre la dispute avec l’enfant et l’invité surprise, le retardataire et tout le reste, il n’eût rien d’étonnant à ce que la prochaine à parler, la Minshujin, veuille remettre en place les règles qu’elle avait elle-même instauré. Après une réplique destinée directement à l’homme masqué, puis quelques remarques à l’enfant, elle finit par s’adresser à l’hôte de cette réunion pour lui assurer son soutien. Bien, les choses se décidaient.
L’enfant qui voulait protéger celle qu’elle appelait sa soeur, s’en alla. Les autres restaient semblait-il.
Une fois les tensions retombées, il était temps de savoir ce que Bashô comptait faire. L’élue de Tenshi s’éclaircit donc la voix après avoir si peu parlé, et commença :
Quelles relations diplomatiques attends-tu de Tenshi ? demanda-t-elle avant d’ajouter un léger sourir aux lèvres, puisque tu as pris un joli coup de pied de Reisha pour m’avoir … mise à terre, je suppose que je pourrais lui demander une audience et lui parler de cette ville et ses intentions. Je ne dis pas que tout ce que tu espères sera possible, mais j’irai la voir si tu es d’accord avec ça. Cependant je ne compte pas vraiment rester. Ni à Shiriai, ni ici. Si tu as besoin de mon aide, sache que je préfère bouger.

Elle se tut ici, bien qu’elle aurait pu détailler. Elle aurait pu expliquer que là où elle serait un atout, serait l’infiltration, l’espionnage, le vol, et toute chose nécessitant discrétion et furtivité, ainsi que des sens affutés. Cependant, elle ne comptait pas faire étalage de ses capacités, qu’elle gardait pour elle bien au chaud. Il était évident que Bashô avait besoin de ne pas se mettre à dos les quatre nations à la fois, et puisque Minshu n’était pas dans son viseur, il n’y avait pas de raison que Tenshi le soit, au moins pas dans l’immédiat. Cette dernière se remettait de la guerre, et comme tout temps d’après-guerre, tout y allait au mieux : les élus qui dirigeaient le pays pensaient encore à son bien, les gens avaient du travail, l’économie devait certainement remonter… C’était triste à dire, mais si un pays avaient des difficultés, il était courant de dire “rien de mieux qu’une bonne guerre”. En tout cas, les tenshijins remontaient la pente et Lexi, en plus de vouloir aider la ville de Bashô, tenait un peu à ce qu’on les laisse tranquilles. En proposant d’aller voir Reisha pour intercéder en faveur de cette ville rebelle anti-nation, elle comptait faire d’une pierre deux coups.
Elle avait également d’autres idées en tête : aller fureter vers la fameuse Ellen, au cas où elle veuille causer des ennuis, mais peut-être aussi pour tenter de libérer les gens qu’elle tenait, et qui venait de Bashô Tokaï. Si elle y parvenait, peut-être eux et leurs familles rejoindraient la cause. Elle pouvait également aller mettre son nez dans les affaires du président Jaël, qui permettait donc de telles choses, mais elle risquait d’y croiser Valentine…
Le plus difficile serait d’aller à Fuyu ou Seika pour y semer le trouble chez les dirigeants, mais la marchombre se demandait si elle avait le niveau pour ça. Peut-être devrait-elle retourner au camp d’entraînement sur la terre de brume.
Elle allait tout de même attendre de savoir de quoi Bashô avait besoin pour sa ville avant de se lancer.
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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 14 Aoû - 11:17






Décision




Djadine s'était relevé après son discours qui se voulait apaisant, mais celui-ci sembla avoir l'effet totalement inverse. Ma double tentait de se concentrer sur les discussions en cours, mais une petite part de son attention restait sur la petite qui visiblement n'acceptait pas du tout ce que tout le monde affirmait. Après de mon côté, ce n'était que des histoires qu'ont m'avait rapporté, je ne pouvait pas être sûre à 100% qu'elles étaient vraies, mais vu que tous ici paraissaient s'aligner sur cette version, et que une bonne partie des civils que j'avais convaincue de venir dans cette ville, l'affirmait aussi, la probabilité qu'effectivement, ça se soit passé approchait le stade de vérité.

Mais rien à voir, le visage plein de larme, Frisk affirma vouloir vérifier par elle-même. En état de choc, elle quitta tristement et brusquement la salle pour aller rejoindre cette Ellen et enfin savoir le fin mot de l'histoire. Djadine eut une légère hésitation pour la suivre et tenter de la calmer, là où je n'aurais pas réfléchi pour le faire, mais finalement elle en conclut de ce n'était peut-être pas plus mal si la principale intéressée lui confirmait ou non cette version. À Ellen, cette petite allait faire confiance, pas à nous...

Soupirant, ma double remit son attention sur les débats. Bashô s'exprima à nouveau, avant qu'une drôle de bête ne fasse son apparition. Un... tigre qui parle ? Original... mais bon, vu ce qu'il peut exister sur Kosaten, ça ne nous étonnait plus vraiment. Seulement, nous avions maintenant la certitude que c'était un élu venant probablement d'un... monde de tigre... Quoi qu'il en soit, celui-ci fit un portrait gratifiant de Bashô, et son courage d'avoir bâti cette ville. Plus besoin d'argumenter en sa faveur pour moi. Avec ce que j'avais entendu jusqu'à maintenant, et en voyant que Nagato adhérait au projet, ma décision de le suivre était déjà prise.

Je laissai tout de même quelques protagonistes s'exprimer avant moi, avant d'entendre Djadine pour le mot de la fin.

Bon alors Rumaki, t'en pense quoi ?

On le suit, c'est la meilleur solution pour nous deux, Haïko et Mei.

Un fin sourire se dessina sur notre visage alors que nous allâmes nous rasseoir.

Je l'aurais parié...

Elle s'installa, puis s'adressa au maître de séance.

Tu as mon soutien aussi Bashô.

Explication:
 

Contextuelle:
 

Résumé :
 






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MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Aujourd'hui à 14:59





お土産のパズル

feat. Bash




Eh bien eh bien ,ça en faisait du discours à écouter. Les chevaliers de la table ronde prenait parole l'un après l'autre. Le bretteur, aux pattes croisés sur la table, bouteille en main, laissait plusieurs fois passer son tour, avec la passivité d'un lion en sieste. Terré dans le silence depuis le début, rien ne lui échappait. Il en apprenait, des points obscurs se clarifiaient et tout questionnement prenait enfin sens. Cependant, au cours de la discussion qui prenait de l'ampleur, les neurones du pirate s'activait un à un, réceptionnant les divers arguments de chacun des camps. Il remarqua les incompréhensions, les appréhensions et les doutes fondés de certains vis-à-vis de Bashô, et il nota également la jolie rhétorique défensive des autres, dont le principal concerné. Basho, en bon sophiste, vendait son produit avec la finesse d'un grand maître, jusqu'à convaincre une bonne partie du conseil. Il renversa à sa faveur les jugements de quelques individus, après que ces derniers lui firent subir le pire des procès. Mais la défense de l'équipe Bashô Tokai était d'excellente qualité. Bashô était lui-même son propre avocat, soutenu par l'assurance crue de Heiwa le retardataire.

Zoro zieutait tout ce beau monde, excepté deux,trois personnages, il avait passé du temps avec chacun d'entre eux, et savait de quoi ils retournaient.
Sherkhan entra. Et alors là, les poils s'hérissèrent. Notre épéiste n'oubliait pas la manière dont ces deux là s'étaient quittés. Ce sale pédé de chat à l'odeur de poisson pourri l'avait poussé dans les orties de la honte. Fier, il ne resterait pas sur cette frustration.

Dans le débat, l'affaire Ellen s'était posée sur le tapis. La dernière fois qu'il avait croisé la sorcière, il l'avait découpé, jeté au feu, et laissé pour morte. Cette femme faisait preuve d'une instabilité inquiétante. Et la gamine accompagnant Zoro jusqu'à Bashô Tokaï fut terrifiée par le nombre d'accusations portées contre elle. Totalement dans le déni, il fut impossible pour elle de gober des histoires aussi atroces sur sa "grande soeur". Ceux qu'on aimait le plus n'étaient pas toujours ceux que l'on pensait. Alors après quelques pleurnicheries de pacotille, l'enfant quitta la pièce. De toute façon, qu'est-ce qu'une gamine pouvait bien foutre ici ? Ce n'était pas sa place, qu'elle retourne jouer à la poupée chez tata Ellen.

Quand vint le tour de Zoro, il prit peine de vider la bouteille dans une dernière gorgée bruyante avant de prendre la parole, sagement.
Puis, solennellement, il se leva, les yeux clos. Puis, il ouvrit son oeil valide.

J'ai pris le temps de vous écouter, tous, et surtout toi, Bashô.


Son regard se porta vers son étrange ami.

Tu as beau être de bonne compagnie, j'ai eu vent de tes histoires, des crimes que tu as commis, et je comprends le mépris que certains te portent autour de cette table. Tu es l'homme le plus ambiguë de ce foutu monde. Tu es à l'image de la pourriture qui s'y passe, mais aujourd'hui, tu sembles chercher à te racheter, à relever ce monde des ténèbres après en avoir été la première victime.
Jusqu'à lors, je ne t'ai jamais compris, que ce soit dans tes actes ou tes projets, une vraie énigme sur patte. Tu t'es vengé des nations qui t'ont causé du tort, ptet pas de la meilleure façon mais qui suis-je pour juger hein - Il esquissa un sourire -  ?! Chacun fait tout ce qu'il peut pour survivre dans ce chaos incompréhensible... Tout ce que je peux dire,  c'est qu'à chaque fois que l'on s'est croisé, même dans tes pires galères, même lorsque tu étais en cavale, traqué par tous, de partout, tu as toujours pris le temps de partager un verre avec ton vieux pote.. Alors... Qu'est-ce que ça peut me foutre de savoir que  tu as abusé, trahi,  trompé, blessé, ou même buté des gens, car je sais, avec sûreté...  que tu n'oublies jamais les tiens. Par principe, je ne peux tourner le dos à celui qui m'a offert à boire...



Son regard profondément sincère vint subitement se ternir lorsque, soudainement, il croisa les yeux perfides du gros matou, Sherkhan ce débile qui le rendait fou à chaque fois qu'il le rencontrait.

Tu as toute ma confiance, peu importe ce que tu as fait. Cependant, je n'ai aucunement confiance en cet être - Il désigna Sherkhan de son sabre, tout fraîchement sorti de son étui, dans un bruit métallique - et je ne peux faire équipe sereinement avec cette ordure capable de nous la faire à l'envers à tout moment. Je passerai bien plus mon temps à le surveiller lui plutôt que le reste. Ses yeux puent la sournoiserie. Laisse moi m'en charger dés maintenant.



Comme si le bordel ne suffisait pas, la rage du marimo explosa et il grimpa sur la table. Ses grandes bottes de cuirs tapèrent lourdement sur la table à chacun de ses pas vibrants, s'approchant avec la démarche d'un bourreau vers ce félin, devant lequel il dégaina un second sabre.

Qu'il crève ou dégage.. !






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† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
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