Partagez | .
Mon frère, nouveau chez moi ?
Messages : 2503
Yens : 1703
Date d'inscription : 08/10/2014

Progression
Niveau: 169
Nombre de topic terminé: 66
Exp:
4/12  (4/12)
avatar
Heiwa Jigoku ► Chef de groupe ◄

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 31 Juil - 15:16



 
Mon frère, nouveau chez moi ?


 
L'arrivé d'un Dieu...



 





Comme on pouvait s'y attendre d'un être qui pensait avoir réponse à tout, elle s'exprima avec une telle ardeur. Mais à l'inverse le marcheur d'ombre resta de marbre, insensible "aux attaques" de cette femme, mais permettant de récolter de précieuses informations sur son compte. Un nouvel être et pas des moindres ayant du mal à contrôler ses émotions et semblaient être plus impulsive que jamais. C'était ce genre d'être qui était facilement manipulable et prêt à commettre les plus grosses erreurs sous la colère. Heiwa pouvait retourner toute cette colère contre elle. Toutefois, il fut surpris d'un point, comment cette femme avait-elle pu devenir conseillère d'un président, alors même qu'elle semblait avoir tant de mal à se contrôler suite aux simples commentaires d'un natif. Mais il la confronterait bientôt en face à face et à ce moment il verrait.

Bashô avait accepté qu'il les rejoigne, et alors que le marcheur d'ombre s'éloigna vers la sortie pour accompagner son maître, le shinobi avait déplacé son caméléon avec une discrétion typique dû à sa race, pour se retrouver dehors. Une fois devant son marcheur d'ombre, ce derniers lui expliqua plus en détail ce qu'il avait besoin de savoir, loin des regards et des oreilles indiscrètes. Après tout, il ne devait pas éveiller les soupçons quand à sa présence précédente, et ainsi devait écouter le compte rendu de son homme.

C'est ainsi, que le petit duo s'avança, le marcheur d'ombre en avant, suivit tout prêt du Jigoku...Et rectification, d'une autre frêle et petite silhouette qui les accompagnait. Toujours habillé de la même façon, long manteau noir-mais cette fois-ci sans les nuages rouge reconnaissable-et une longue capuche recouvrant tout son visage, laissant apparaître tout au plus ses lèvres, pour qui avait des sens sur-développés. Comme à son habitude, il n'était que discrétion et secret. Arrivé au milieu, du cercle, il se plaça au côté de Bashô, faisant une légère révérence pour s'exprimer:

-Veuillez m'excuser de mon retard. J'ai dû assurer la sécurité des lieux et de la ville. Puis chercher un témoin, qui aura peut être plus d'impact sur ce que je vais vous dévoiler! Puis mon homme m'a rejoint à l'entrée où j'attendais pour m'expliquer ce qui s'est dit dans son ensemble.


Il présenta l'enfant devant lui, celui-ci tremblait de la tête au pied impressionné par son auditoire. Mais lorsque son regard se posa sur Rumaki, son visage s’étira d'un large sourire:


-Dame Rumaki. Je suis tellement heureux de vous voir.... Enfin je sais pas si vous vous souvenez de moi, j'ai marché avec vous pour rejoindre cette cité.... En faites vous vous rappelez sûrement pas de moi... Et oh excusez-moi...


Se rendant compte que l'auditoire s'était tût, il se mit à rougir. Mais la main réconfortante du Jigoku se posa sur son épaule. Depuis qu'il avait convaincu homme, femme et enfant de le suivre sa réputation était plus positive que jamais pour ceux qui avaient pu le voir. Alors même qu'ils ne connaissaient rien de lui. Il se racla la gorge, balaya le groupe de son regard impénétrable et invisible pour eux.

-Je me présente Nagato Uzumaki.


Sa présentation fut dès plus brève, après tout qu'y avait-il à dire de plus. Seule Rumaki aurait pu être surpris d'un tel nom, mais il avait à plusieurs fois mis au courant que lorsqu'il se présentait à des inconnus, il préférait prendre des surnoms. Il était un homme de l'ombre et de discrétion . Garder secret son identité était vital pour tous. Et même si elle ne le comprenait peut être pas, aucun doute, qu'elle ne ferait aucune gaffe en dévoilant sa véritable identité en Kosaten. Assuré d'avoir l'attention de tous, il poursuivit:

-Avant toute chose, je tenais à préciser que la mort et le retour à la vie ne semble pas aussi simple que vous le pensez. Après des années à fouler du pied ce sol, j'ai pu en apprendre beaucoup plus que quiconque. Premier des élus de cette génération, j'ai fais mes recherches... Et ne croyez pas que mourir, vous permet de revenir aussi facilement à la vie. Bien au contraire, certains parmi les plus puissants de ce monde n'en sont jamais revenu. Alors que Rumaki Oshigato, ici présente, a réussi à revenir d'entre les morts, nous avons de grand héros qui n'ont jamais réapparut. Rhadamanthys, le justicier de Seika Schneiden et bien d'autres encore. Est-ce la force qui justifie son retour à la vie, il faut croire que non. Bashô, ici présent, met sa vie entre vos mains sans l'assurance de faire parti de ceux qui pourraient revenir à la vie. Ne sous-estimez donc en rien sa proposition! Toutefois et nous verrons prochainement à cela, je suis impatient d'entendre ce que la conseillère de Minshu souhaite entendre ou surtout nous expliquer ce qui pourrait la convaincre du bien fondé des actes du maire de la ville. A moins que vous soyez déjà accrocher à votre idée depuis le début? Bashô semble ouvert à vos propositions! Mais comme je l'ai dis nous reviendrons à cela, après!


Il se tourna vers l'enfant, se baissant à sa hauteur comme pour lui donner du courage et l'accompagna au centre des invités, alors que l'Uzumaki l'invita à prendre la parole:

-Monsieur Nagato m'a demandé de dire la vérité toute la vérité et même si j'ai peur de faire revenir le monstre. J'ai peur... Mais sans l'intervention de Monsieur Nagato et madame Rumaki, je serais sûrement mort ou pire transformés en ... "ces choses". Mon village était proche des frontières avec Minshu et mon père avait peur pour notre vie, et nous a donc envoyé plus loin dans les terres pendant que lui travaillait dans notre village. On avait peur à tout instant car que ce soit Minshu, Seika ou Fuyu dès qu'ils passaient, on...Soit on mourrait prit entre deux escarmouches, les femmes étaient parfois enlevées, parfois violées. Et tous autant qu'ils soient se sont proclamés être dans leur droit car venant d'une puissante nation. Les guerres ont prit mes grand-parents et mes cousins.Mais tout ceci fut rien comparé à elle....

L'enfant se mit à sangloter, les yeux terrifiés à ce souvenir et aucun doute qu'il n'y avait aucune supercherie dans un tel visage, une telle crainte viscérale. Peut être que la guérisseuse allait le soutenir du regard ou peut être n'en ferait-elle rien. Elle avait probablement entendu déjà ces histoires, aussi choquantes que vrai. Quand à Nagato, il appuya l'enfant pour le soutenir.

-Un jour, nous devions retrouver papa, nous le faisions une fois toutes les semaines. Et avec maman, nous avons donc rejoint notre maison. Et on l'a vu cette femme, une sorcière. Elle a fait je sais pas quoi à papa et à tous les autres villageois. Mais ils sont plus les même, ils l'ont suivit comme des marionnettes avant d'être transformés en ignobles créatures. Maman m'a dit d'attendre qu'elle allait chercher papa, mais je l'ai vu...Elle aussi s'est fait attrapée...Ils ont disparut...Ils sont...Mort?


L'enfant s'étrangla dans ses pleurs en tournant sa tête vers les jambes du ninja pour pleurer à chaudes larmes. Mais à priori l'histoire n'était pas encore finie. Et le Dieu de la Paix rendit un sourire réconfortant au gamin, il lui sécha les larmes et l'invita à terminer.

- Avec les survivants et ceux qui avaient réussi à fuir, on a parcourut un chemin ensemble vers d'autres villages pour expliquer ce qui s'était passé. Nous attendions que Minshu, car d'après les personnes âgés ça ne pouvait être que Minshu... Une élue de Minshu. Nous attendions que les autorités interviennent pour libérer nos familles, mais encore maintenant, rien ne se passe. Pourquoi on me rend pas papa et maman? J'ai compris quelques temps plus tard. C'était comme un tremblement de terre, ils hurlaient. Une véritable armée démoniaque avec sur son cheval la même femme qui m'avait prit mes parents. J'ai entendu certains soufflaient, décrétant qu'ils avaient vu une partie de cette armée lors de la guerre contre Tenshi. Une élue du camp de Minshu les dirigeait: Cette femme. Du moins qui lui ressemblait car elle était différente... Je sais plus....Je...Je veux mes parents. Pourquoi les trois nations ne luttent pas pour le bien de tous? Ma maman me disait toujours que quand on était fort, on protégeait les plus faibles... Maman m'a menti?


Il reparti en pleur, d'abord vers le dieu de la Paix, avant que celui-ci ne l'apporte à Rumaki qui serait plus à même de le réconforter. Aussitôt, il retourna à sa place, ses déplacements parfaitement maîtrisés et contrôlés prouvant d'une grande expérience. Il observa tour à tour chacun des convives:

-Suite à ce que mes hommes m'ont apprit et plus tard l'histoire de cet enfant, nous avons pu rassembler les pièces du puzzle. Fort heureusement, avec Rumaki, nous avons retrouvé ses survivants pour les mettre à l'abri.

Heiwa ne parla pas de leur marche pour unifier tous les territoires neutres puisque la situation était encore trop risquée pour en parler. Ainsi, il mentionna juste le fait que seul les victimes avaient été réunies ici, sauvés par Rumaki et Nagato, alors que la haine s'était emparée d'eux tous.

-J'ai enquêter pour en savoir plus. Cette élue semble s'appeler Ellen, représentante la plus forte de Minshu. Qui a corrompu les habitants des territoires neutres sur son passage, pour les transformer en démon et en faire une armée, pour marcher sur Bashô Tokaï. Elle réside dans une forêt de ce même royaume, mais je n'ai pu y accéder puisque sa magie a envahit les lieux, je n'ai donc pas voulu prendre ce risque. Toutefois, j'en ai appris suffisamment auprès des villageois aux alentours. De grands pouvoirs apportent de grandes responsabilités...

Il se tourna vers Valentine un moment, mais aussi Frisk qui se plaignait de la mort d'Ellen. Puis il poursuivit, sa voix sans aucune émotion:

-De grands pouvoirs apportent de grandes responsabilités. Veuillez excuser les paroles déplacées de mon homme mais comprenez la colère de tout ce peuple et la tristesse de cet enfant.  Conseillère, le moment n'est peut être pas venu pour cela, mais j'ai moi même une question. Une question qui brûle l'esprit de tout ce peuple. Je veux vous croire quand vous dites que vous travaillez pour améliorer Minshu et les résultats sont malheureusement souvent long à être visible, je sais de quoi je parle.Toutefois la conseillère de Minshu doit être au fait des actes des siens, d'autant plus de leur représentant le plus puissant. Vous voudriez éviter que Minshu soit contre Bashô Tokaï, suivant l'issue de cette conversation, mais ne parvenait pas à maintenir l'ordre auprès d'une telle puissance. Certes, il semblerait qu'elle n'est finalement pas attaquée, mais sa menace plane toujours et les cicatrices qu'elle a fait à ce pays sont encore fraîche, d'autant plus lorsque le président semble se moquer des victimes.Ma question est donc celle-ci. Qu'envisage de faire le gouvernement de Minshu contre un tel crime contre l'humanité? Et Seika, royaume de la Justice cautionnera t-il un tel acte et un manque de sanctions de la part des autorités?

Il prit à nouveau le silence, observant son auditoire. Laissant à cette jeune élue du nom de Frisk le temps d’assimiler les horreurs qu'avait pu faire "son amie". D'autant plus qu'en creusant bien, Heiwa était sûr de trouver plus de cadavres encore dans le placard. Elle était une sorcière, une ignoble créature qui ne méritait pas de vivre, d'autant plus dans ce monde pacifier, qu'il désirait tant. Souhaitant dans un autre temps connaître la réponse de la conseillère, alors qu'un peuple entier attendait lui aussi la réponse à cette même question. Qu'avait fait Minshu et son président face à une telle ignominie? Finalement face au silence, il reprit:

-Je vais vous expliquer pourquoi j'ai choisi de suivre cette cité et la soutenir par tous les moyens et les pouvoirs en ma possession. L'histoire de cet enfant n'est pas unique. Bien au contraire. Et comme je l'ai entendu a de nombreuses reprises au cours de mes voyages auprès d'autres élus, leurs mondes semblent similaires aussi. J'ai décidé qu'il en était assez et d'user de ma puissance pour cesser les guerres et les souffrances. Pour moi Kosaten sera un exemple que la Paix peut exister. Et peut être pourrons-nous accomplir cela dans chacun de nos mondes par la suite. Car qu'on se le dise aucun de nous ne fait parti de ce monde et les nôtres sont sûrement en proie à un plus grand chaos dû à notre absence,dû à un tel bouleversement.

Bashô a peut être fait des erreurs, mais qui n'en a pas fait. Même si nous ne le voulions pas nous avons tous les mains sales. Tous sans exception. J'ai décidé d'agir pour la ville Espoir, car les royaumes sont de véritables Despotes qui nous cachent la vérité. J'ai en ma possession un journal d'un élu qui parle de ce futur alternatif et les monarques semblent être nos ennemis dans ce futur. La preuve en est, on est entravé et nos amitiés contrôlés par ce gouvernement. De mémoire d'élu, nous n'avons jamais eu l'occasion d'assister à une telle réunion d'élus de différentes nations. Je le rappelle, nous avons un ennemi à venir bien plus puissant que tout ce que nous avons pu rencontrer. Et c'est seul l'unité qui permettra de l'emporter. Seul l'unification des élus est la clé! Une unification qui pour l'heure est empêcher par les désirs de pouvoirs des trois monarques, qui nous séparent et nous désunis. Je vois en Bashô Tokaï une opportunité d'unir des peuples qui furent ennemi par le passé, d'unir des élus qui ont combattu les uns contre les autres. Mais la naissance de cet espoir ne se fera pas dans la simplicité, surtout si des élus s'y opposent avec acharnement.

Bashô Tokaï n'est pas né du poète lui même. Bashô Tokaï est né du rugissement du peuple, de la colère des habitants. Ils ont décidé d'arrêter de se taire et de dire stop au despotisme. Bashô n'a été que la flamme qui a allumé la poudre. Et même si on l'a placé à la tête de la cité. C'est l'ensemble du peuple qui régit et décide de son avenir. Bashô est la lumière et je suis l'ombre qui surveille. Et même si nous disparaissons, le peuple semble en marche et continuera à présent.


Jamais il n'avait autant proclamé ses désirs et son rêve de paix. Heiwa Jigoku qui avait toujours été un solitaire se montrait sous un autre jour. Un jour où il était prêt à se battre avec la cité pour leurs croyances. Si seulement il savait qu'il répétait son passé dans ce nouveau monde. Nagato Uzumaki, celui qu'on nommait Pain avait fondé le village de la pluie pour un but et un objectif commun à tous ses habitants. Cessez d'être les victimes des grandes puissances. Toutefois, Heiwa désirait montrer qu'il était déterminé et en aucun cas ne se montrait plus faible qu'il ne l'était.

-Néanmoins, je ne serais peut être pas aussi diplomate que notre maire et peut être nous complétons nous bien ainsi. Car sachez, que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger cette cité et ses habitants. Et ce même si pour cela, je dois emporter avec nous les trois royaumes. Apprenez qu'attaquer Espoir ne fera qu’entraîner votre chute. Vous le savez aussi bien que moi, les trois nations ne s'allieront jamais pour affronter notre cité. Car vous massacrerez les familles de vos concitoyens et malgré leur pouvoir, le peuple n'acceptera pas cela. De plus, nous ne sommes pas menaçant pour justifier une telle alliance. Seul Aeternam à l'époque et Tenshi ont été les grandes menaces qui ont crée cette alliance et encore...

Et comme je l'ai dis, je ferais tout ce qui est possible pour empêcher vos attaques. Même si je dois pour cela faire appel à votre ennemi voisin le prévenant que vous allez mettre vos armées en route contre les territoires neutres et ainsi laisser sans défense la capitale. Je doute qu'une telle opportunité sera refusée. Nous vous proposons une main tendue pour une paix tout d'abord, puis pour que nous élus travaillons ensemble pour affronter le véritable ennemi et apporter une paix véritable. Nous sommes des symboles, des héros surpassant même les trois chefs. Si nous nous unissons, nous pouvons changer les choses!


Ce n'était pas réellement une menace qu'il faisait en soit, mais plus un avertissement, et alors qu'il avait déclaré son discours, sa puissante balaya légèrement la pièce montrant qu'il agirait sans aucune hésitation face à une quelconque menace. Et en ce lieu, personne ne semblait aussi puissant que lui.A présent est-ce que l'histoire de l'enfant, les résultats de ses enquêtes, la formulation de son rêve et plus encore ses avertissements allaient atteindre le cœur de son auditoire. Il avait d'ailleurs rappeler à la jeune mère de Fuyu qu'à présent d'autres personnes que son enfant comptait sur elle. Ce qui l'obligerait à rester.



 

 


Revenir en haut Aller en bas
Messages : 243
Yens : 71
Date d'inscription : 15/08/2017

Progression
Niveau: 41
Nombre de topic terminé: 8
Exp:
3/6  (3/6)
avatar
Frisk ¤ Inconnue ¤

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mer 1 Aoû - 2:26


- Mon frère, nouveau chez moi ? -

Il leur avait menti. Son regard... si froid, si... non. Ce n'est pas de la froideur. Tout ce que je lui ai dis... ça ne l'affecte pas. Il n'en a rien à faire. Il s'en moque que les gens avaient confiance en lui... qu'ils le voyaient comme un allié. Comment peut-il agir ainsi ? Il leur a menti... il a menti à tout le monde. Il a manipulé les gens. N-Non il ne peut pas... je dois trouver un moyen de lui pardonner... je suis là pour ça... alors pourquoi dit-il des choses aussi horribles ?

"M-Mais..."

Et après ça... il ose se comparer à Ellen. Ellen n' rien à voir avec lui. Comment ça elle a tué des gens ? J'en sais rien... mais c'est pas la question ! En plus de ça lui il l'a fait pour des raisons stupides ! Il a abandonné ses alliés ! Pour quoi ? Pour réduire le nombre de morts ? Qu'est-ce que ça veut dire encore ?!? Il raconte n'importe quoi ! Si on avait été tous ensemble, on aurait gagné ! On s'en serait tous sortis ! I-Il n'aurait pas tué Ellen... il n'aurait pas tué Natsume ! Alors c'est de sa faute, tout ce qu'il a fait est mal ! I-Il...

Il n'est pas quelqu'un de bien.
Je ne peux pas le pardonner comme ça.
De toutes manières pourquoi lui pardonner ?
Il n'en a rien à faire des erreurs qu'il a fait.

Je vais le tuer... je vais le tuer... je vais le tuer... je vais le-...

"H-Hein...?"

Ç-Ça m'a fait comme un choc. J-J'ai bien entendu ? Il vient de dire qu'Ellen est en vie ? E-Ellen... est revenue ? O-Oh bon sang... je suis tellement contente... j-je me sens plus soulagée. M-Mon coeur bat bizarrement. Il me fait moins mal. E-Ellen... Ellen est là ! Je ne l'ai pas perdue ! M-Ma grande soeur, je peux la revoir... merci, merci, merci... comment je fais ? Où elle Ellen ? Elle est rentrée chez elle ? Je dois vraiment savoir si elle est là... si c'est vrai...

"E-Ellen... est en vie ? Comment tu le sais ? T-tu es sûr ? Tu le jures ?"

Je dois la voir ! Savoir comment elle va, est-ce qu'elle est blessée ? J-J'ai très envie de partir maintenant, est-ce que je devrais ? J-Je sais pas...

"Hein ?"

Les portes s'ouvrent. Trois nouvelles personnes entrent dans la pièce. Deux hommes et un enfant plus petit, vêtus de grands manteaux. Le petit enfant a l'air assez timide lorsqu'il nous parle, surtout à Rumaki qu'il a l'air de connaître. Un des d'eux hommes s'avance ensuite... l'homme se dit s'appeler Nagato Uzumaki. Il est très intriguant... son visage est entièrement caché... il se met à nous parler du Royaume des Morts. Comme quoi il ne faut pas aller là-bas. Lui aussi en parle... beaucoup semblent être au courant que les élus peuvent revenir à la vie. Il parle d'un nom que j'ai déjà entendu, Schneiden... je sais qu'il a été un héros à Seika, avant qu'il ne meure.

L'enfant nous reparle alors. L'homme l'incite à parler... il nous raconte alors ce qu'il lui est arrivé. Sa famille est décédée... la guerre leur a fait du mal. Les nations sont cruelles... il a l'air d'avoir tellement souffert, il est presque vraiment aux bords des larmes. Pourtant... il trouve la force de continuer à nous raconter ce qu'il lui est arrivé et... il nous parle alors d'une sorcière. Une sorcière qui kidnappe les gens, et les transforme en monstre... quelle horrible personne ! Pourquoi elle fait ça ? Pourquoi il y a tant de gens qui veulent du mal aux autres sur Kosaten ? C'est si injuste...

Et il continue... malgré que ça lui fasse mal, il parle encore. Une Minshujin qui a fait ça ? Une élue ? Elle a l'air forte... et elle a une armée. Une armée... démoniaque ? C'est... étrange... une armée démoniaque. Et qui était présente à la guerre ? M-Mais... non, c'est pas possible que ce soit ça...

Mon coeur se met à battre plus vite. J'ai peur d'un coup. L'enfant fini en pleurs, et j'écoute ce que dit monsieur Uzumaki... ça peut pas être ça. Ça peut pas être elle qui l'a fait. Ça ne peut pas être...

"Ellen...?"

Il l'a dit. Ellen. C'est elle... elle qui l'a fait ? N-Non c'est pas possible... elle peut pas avoir fait ça. Transformer les gens en démons... se faire une armée... m-manipuler tout le monde, leur faire du mal, c'est pas possible que ce soit elle. Elle est une reine si gentille... elle est belle, joueuse, adore la danse... les arts... l-les démons ne peuvent pas être méchants. Tous les démons sont gentils. Ils sont comme les monstres. Les seuls personnes cruelles sont...

LES HUMAINS.


Bashô. Celui qui a tué Ellen et Natsume. Et maintenant Nagato Uzumaki, qui n'arrête pas de parler mal d'Ellen. Il n'arrête pas de dénoncer des choses horribles sur elle. Il n'a pas le droit... il n'a pas le droit de dire tout ça ! Qu'il se taise, il raconte n'importe quoi... ça m'énerve. J'ai juste envie qu'il se taise. Je serre le poing... voilà qu'il parle maintenant de la paix, sur Kosaten et les autres mondes. Comment se permet-il de juger comme ça ? Chez moi tout va très bien... c'est la paix, la vraie, comparé à ici ! J'ai tout arrangé... et je n'ai PAS commis de fautes. Jamais... jamais... cette timeline est parfaite comme elle est, j'ai tout fait pour que ce soit le cas ! Il ose nous faire croire que Bashô Tokai est la solution...

Quelque chose se produit. Il nous regarde d'un air déterminé, et en même temps qu'il ai fini de parler, une étrange aura se dégage de lui. Une énorme pression, et une vague d'énergie atteint tout le monde. Quelle force... i-il est puissant. Mon corps a vraiment tremblé pendant un instant. Non... je ne me laisserais pas faire. Je n'ai pas peur de lui. Je ne peux pas le laisser parler sans rien dire. Il ose dire du mal de ma grande soeur. Je vais lui faire payer. Payer pour tout. Ellen n'a pas à subir ça. Elle est innocente, gentille...

("Je ressens la même chose. Les humains ont fait beaucoup de choses mauvaises, mais je ne peux pas les détester. Je ne les aime pas, certes, mais je leur donne la chance, tout comme toi, de devenir bon, et de pouvoir, peut-être, créer une amitié avec.")


Ce n'est qu'un sale menteur.

("Eh bien, je t'aime beaucoup aussi.")

Oser me provoquer comme ça... je vais lui montrer qui est le plus déterminé de nous deux.


Je m'avance à pas lourds vers lui. Je m'arrête alors en face, relevant la tête et le fixant de mes yeux rouges sanglants. Je lui faisais face, pour tout ce qu'il avait osé dire. Je ne céderais pas. C'est MOI la plus déterminée. Et j'allais lui faire comprendre ça...

"Retirez ce que vous venez de dire."

Je restais immobile. Qu'il essaie de me repousser. Qu'il essaie de lutter. Qu'il ose.

"Vous n'avez pas le droit de nous juger. Vous ne nous connaissez pas. Ellen n'aurait jamais commis des choses aussi horribles. Elle est trop gentille pour ça. C'était forcément quelqu'un d'autre."

Je la protégerais. Elle et tous les autres. Je ne le laisserais pas aller dans mon monde pour faire n'importe quoi, il est très bien comme il est.

"Contrairement à vous je n'ai commis aucune faute. Aucune. C'est pour ça que mon monde a été sauvé. Que la paix reigne sur Terre. Tous les mondes sont différents... tout comme les timelines. On ne peut pas prédir ce qu'il va se passer, et c'est mal de juger ce qu'on a pas encore rencontré ! C'est ce que j'ai remarqué en venant ici... tout ce qu'on pensait être normal ne l'est plus. Les régles ne sont pas les mêmes pour tous !"

C'est ce que j'ai remarqué... et c'est pour ça que Kosaten est si difficile. Je n'ai plus droit au RESET... plus droit à rien. Mais ça ne veut pas dire que je vais me laisser faire ! Je vais récupérer mon pouvoir. Changer les règles, et faire en sorte que tout soit comme chez moi ! Avec le pouvoir de RESET... tout le monde sera heureux ! Alors je ne le laisserais pas faire...

"Je ne vous fais pas confiance. Je sais ce que vous voulez. Changer les règles. Vous pensez que comme ça vous aurez la paix. Je ne sais pas si c'est vrai où si vous voulez manipuler tout le monde... mais je ne vous laisserais pas faire ! Je serais celle qui amènera la paix ! Comme dans mon monde. Je vous montrerais que vous avez tord !"

Ce monde... est si difficile. Les règles y sont si cruelles... et les Dieux qui les ont crées sont des êtres abominables. Quand je vois tant de gens souffrir... depuis longtemps, et que des gens ne sont pas aidés... je me dis que ce monde est maudit. D'ailleurs... les Dieux qui s'en occupent sont maudits aussi non ?

"J'apporterais la paix véritable dans ce monde. Je briserais ces règles horribles qui y ont été instaurées. Je vaincrais les Dieux maudits. Et je mettrais fin à la malédiction qu'ils ont crée ! La paix est là, et c'est moi qui m'en saisirait ! Je n'abandonnerais pas !"

Je sens ma respiration se couper un moment. Je sens tout mon corps se tendre d'un coup. Ç-Ça fait mal. J-J'avais oublié que Fenghuang me punissait lorsque je disais du mal de lui. Ça fait un mal de chien... l-la douleur est insupportable... j'ai envie de crier, me tordre de douleur. Je sens déjà quelques gouttes perler sur mon front... mais je ne dois pas céder. Même si mes jambes tremblent je ne tomberais pas par terre cette fois-ci. Je dois rester forte. Je ne m'écroulerais face à personne. Je me continuerais de me tenir devant lui... devant tout le monde... je suis déterminée !

Contextuelles utilisées:
 

©️MangaMultiverse


Dernière édition par Frisk le Sam 11 Aoû - 17:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 467
Yens : 1412
Date d'inscription : 14/09/2017
Age : 18

Progression
Niveau: 91
Nombre de topic terminé: 27
Exp:
1/6  (1/6)
avatar
Lexi Hil'Feyan ¤ Inconnue ¤

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Sam 4 Aoû - 20:12

Au sujet de Bashô Tokaï...

Ft Bashô et ses invités

Une fois que Lexi eut exposé ses craintes, l’homme qui s’était présenté sous le nom de Cerran parla peu et alla droit au but. Plutôt que de continuer de remettre en doute Bashô et ses ambitions, il souhaita simplement savoir ce qu’il aurait à gagner. Si ce n’était pas l’état d’esprit de Lexi, qui se faisait payer pour quelques services afin de garder un peu de monnaie au cas où, elle comprenait parfaitement le point de vue qu’il pouvait avoir. On ne pouvait demander de l’aide et ne rien proposer en retour, en tout cas pas à des inconnus, des anciens ennemis, ou de simples connaissances. A ces mots, la petite marchombre hocha donc légèrement de la tête et se tint prête pour la réponse, qui après tout l’intéressait également.
Le tour de table continua, et ce fut au tour de la femme aux traits doux et au teint de porcelaine de parler, elle s’exprima d’une voix ferme qui contrastait avec son apparence. Elle émis, à l’instar de Lexi, des doutes sur les futurs actions du chef de la ville, et évoqua l’idée que ses proches pourraient après tout faire partie des gens sacrifiés pour l’objectif du moustachu. Idée qui évidemment lui déplaisait et qu’elle envisageait, malgré la promesse du poète que désormais il n’y aurait que des volontaires qui risquerait ou donnerait leur vie pour la cause de Tokaï.

Alors que la jeune femme s’attendait à ce que l’enfant ou le sabreur prenne la parole à la suite, ce fut étonnement l’homme qui se tenait debout dans la pièce tel un garde, qui sortit de la discrétion dans laquelle il s’était retranché. Il parla assez longtemps, titillant les mots de justice et de crime afin de montrer leur subjectivité. Son discours ennuya un peu Lexi qui n’entendit là que de la politique, et elle ne se sentit pas vraiment concernée : elle n’avait pas parlé de jugement, elle avait parlé de faits qu’elle avait pu constater d’elle-même, et un peu de faits qui  avaient été admis par le coupable même. Il défendit ainsi ardemment l’ange déchu de Seika, avant de se retirer et de reprendre sa place sous de plates excuses. Quelque chose clochait pour Lexi cependant. Elle avait appris la lecture des corps et si elle ne la maîtrisait pas encore, elle avait intérieurement tiqué lorsque l’homme à la capuche s’était prononcé en tant que simple natif qui était là de son plein gré. Elle resta cependant coite, et suivant les règles de bienséance qui avaient été instaurées, elle attendit patiemment la fin du tour et la réponse de Bashô. Elle tentait d’être attentive à tout, et si elle ne parvenait pas encore à capter tous les flots d’informations et d’indices qui circulaient ici, elle écoutait en se concentrant sur les intonations, le rythme des phrases, et tentait également de capter les réactions de ceux qui écoutaient.
Avec une telle attention, elle remarqua la tension de l’enfant, et ne fut pas surprise lorsque celle-ci explosa avec un “tu racontes n’importe quoi!” agacé. Elle balbutiait de colère, et finit sa réplique en révélant le meurtre de deux personnes, auxquelles elle semblait avoir tenu. Lexi s’adossa contre sa chaise en croisant les bras. D’autres meurtres, comme c’était étonnant…

Vint le tour de Bashô de s’exprimer, et il garda la même ligne que choisie au début de cette réunion : admettre, expliquer ses choix et actions, expliquer les prochains. Il y avait une partie philosophique et politique qui ennuyait un peu la marchombre, trouvant que cela manquait de concret un peu plus parlant, mais puisque les gens réunis ici étaient tous différents, l’orateur ne faisait que s’adapter à son public, notamment lorsqu’il s’adressait à la conseillère de Minshu. Il répondit ensuite aux doutes qu’avaient exprimés l’élue de Tenshi. Et effectivement, elle préféra le discours qu’il tint, plutôt que le long débat sur qu’est-ce qu’un criminel et où est la justice, puisqu’il prenait deux exemples dans deux situations opposées, et le raisonnement était simple, parlant et cohérent. Elle pencha la tête légèrement sur le côté lors de la première proposition, peu convaincue, mais elle hocha inconsciemment la tête lorsqu’il présenta le revers de la situation, le “Deuxième postulat, bien plus intéressant que le premier”. “Très intéressant même” songea la jeune femme. Et l’intérêt aurait dû devenir total lorsqu’il expliqua le système de glyphes le liant à quelqu’un, mais Lexi songea aussitôt que cela signifiait que Bashô pouvait également tuer la seconde personne liée. Elle posa la main sous sa hanche, pensive : “Le jour où je le décide, je n’aurai pas besoin de glyphes pour m'occuper de ton cas”. Elle savait cependant que ce jour devrait attendre qu’elle se soit améliorée, histoire qu’il ne gagne pas en un seul coup de poing…  Alors qu’elle avait donc approché la main de l’endroit ou était parfaitement dissimulée l’une de ses armes, la voix de Rawen vint effleurer son esprit :
Dois-je libérer le poignard situé sur la gauche?
Inutile. Ne le fais que si je tente de l’attrapper rapidement lors d’une situation de danger. Sinon, garde le bien caché.

Elle se concentra ensuite sur les mots de Bashô, qui s’adressait désormais à Cerran, l’homme qu’elle n’était pas certaine d’avoir aperçue dans les rangs tenshins, avant l’attaque de l’île céleste. Le chef de la ville proposait donc un statut avantageux, et de la reconnaissance, et Lexi aurait menti si elle avait dit qu’elle s’en fichait complètement. Cependant ce n’est pas ce à quoi aspire un marchombre, aussi elle laissa ses informations couler autour d’elle et retint son envie de s’y intéresser. La suite des explications revint sur ses nombreux actes passés et critiquables, mais elle estimait désormais qu’elle était assez revenue dessus, et si elle apprenait ça et là d’autres actions fourbes du moustachu, elle ne s’y attarda pas. Elle ne s’attarda pas non plus sur les mots qu’il tint à l’enfant, pourtant une phrase la tira vivement de son indifférence :
Je regrette leur mort, mais je sais d'ores et déjà que Ellen est revenue de son voyage vers l'au delà, c'est peut-être également le cas de Natsume.

L’élue qui était en vadrouille depuis plus d’un an et demi maintenant, faillit s’étouffer avec sa propre salive en déglutissant. Les gens ressuscitaient ? Non impossible, Lexi avait été possédée par le fantôme d’une femme, il avait fallu l’aider à partir on-ne-savait-où vont les morts, et elle en avait été suffisamment traumatisée pour ne pas oublier la défunte. Les gens mourraient, et restaient morts. Elle serra les dents, contenant son agitation intérieure pour laisser les choses suivre leur cours. Peut-être en apprendrait-elle davantage ? Si à nouveau elle fut ennuyée par le monologue de la Minshujin, elle l’écouta cependant, et avec raison puisqu’elle releva : “dans un univers où les gens peuvent revenir à la vie”, et fronça les sourcils. Qu’était donc ces histoires ? Elle envoya une injonction mentale à son Armure :
Collecte toutes les informations que tu peux pendant la discussion au sujet de la mort sur Kosaten.
Enregistrement et tri des informations...

Alors que la jeune femme réfléchissait à quoi faire et quoi dire, elle fut interrompue par l’entrée d’un nouvel arrivant, qui se donnait un air sombre et mystérieux en étant recouvert de longs tissus. Il était accompagné du natif s’étant exprimé plus tôt, et d’un enfant. Pour la grande satisfaction de Lexi, celui qui s’était présenté sous le nom de Nagato vint parler de la mort, précisant ainsi que la résurrection concernait les élus seulement, mais également que personne ne savait réellement comment le royaume des morts fonctionnait, ni comment on pouvait revenir. En effet, certains réapparaissaient, d’autres pas, peut importe leur force, leur puissance ou leurs actes. L’homme s’adressa ensuite directement à madame Weathley, avant de se tourner vers l’enfant qui le suivait.
Puis, ce dernier narra son histoire.Elle fut d’abord un peu triste lorsqu’il évoqua les difficultés qu’amenait la guerre entre les nations, elle savait qu’aucun monde n’était parfait, mais il n’était jamais agréable d’être confronté aux victimes des injustices. Puis l’enfant raconta, le changement d’endroit, la distance avec son père, la disparition de ses parents, changés en choses immondes. Il était brefs, avares de détails, ne tenant peut-être pas à s’attarder sur ce qui le faisait tant pleurer. Lexi se sentit touchée par son histoire, car elle sentait que c’était sincère, et même si l’homme à capuche se servait du môme, il n’avait pas trafiqué l’histoire que ce dernier confiait. Mais elle ne fut en colère, que lorsqu’elle apprit le fin mot de celle-ci, et que le dénommé Nagato l’expliqua encore plus clairement, pointant le manque d’actions de Minshu qui laissait son élue la plus puissante et influente s’attaquer à des natifs des Territoires Neutres, dans le but de venir attaquer Bashô Tokaï, alors même que son chef estimait que Minshu était la seule nation du continent dont le dirigeant n’était pas trop pourri.

Lorsque l’intervention du retardataire fut finie, la jeune fille qui avait reproché à Bashô d’avoir tué ses amis, et avait réagi au dernier tour de parole par quelques bégaiements, se leva. S’approcha avec détermination. Se planta devant l’homme.
Puis elle se lança dans un discours voulant protéger les amis qu’elle avait pensés morts, et contre argumentait au sujet des moyens employés pour parvenir à la paix. Elle se présenta comme parfaite et innocente, et peut-être l’était-elle, mais pour combien de temps? Après tout, quel âge avait cette enfant ? De quel monde venait-elle? Depuis combien de temps était-elle ici ? Elle était encore bien naïve, et n’avait pas grande chose à faire ici. Pour la jeune femme, les dirigeants de sa nation, s’il connaissait son existence, auraient dû la mettre dans une jolie chambre rose et l’y laisser grandir un moment. Un long soupir silencieux refléta l’exaspération de la petite marchombre. Les tensions durèrent un peu, durant lesquelles elle resta muette et immobile. Elle attendit que la fin des hostilités, attendit que chacun règle les soucis de bienséance qui avaient poussé certains jusqu’à la situation où deux personnes se font directement front.
Lorsque ce fut fait, et avant que Bashô ne reviennent sur les longues tirades précédentes, elle lui jeta un oeil avec un sourire en coin.
J’en suis. Mais si tu te doutes quelle partie de ton discours a fait pencher la balance, et qui t’as bien aidé...
Elle faisait là allusion au “second postulat”, mais aussi à l’enfant et son émouvante histoire. Elle se redressa sur sa chaise, posa les coudes sur la table centrale et resta brève :
Une fois que chacun aura choisi son attitude vis à vis de Bashô et sa ville, il faudra que ceux qui restent discutent de la suite des plans j’imagine.
Elle s’arrêta là, car ce qu’il lui restait à dire devrait attendre que les potentiels anti-Tokaï sortent de la pièce.
Contextuelles utilisées:
 


Résumé parce que c'est long:
 


Dernière édition par Lexi Hil'Feyan le Mar 14 Aoû - 9:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 2007
Yens : 63
Date d'inscription : 29/12/2014

Progression
Niveau: 121
Nombre de topic terminé: 49
Exp:
11/12  (11/12)
avatar
Rumaki Oshigato マ Maman de Fuyu マ

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Lun 6 Aoû - 17:19






Réconfort







La séance se poursuivait. Djadine eut un petit sursaut quand le marcheur d’ombre derrière elle se mit à parler. Il répondit alors à la sous-fifre de Jeong, en argumentant que juger quelqu’un uniquement par sa prime était bien erronée. Ma double se fâcha intérieurement par contre quand il nous prit pour exemple pour étayer son propos. Il ne prononça pas le nom de Rumaki, mais l’effet ne lui plaisait.

Ben c’est ça dénonce-nous espèce de crétin…

Calme-toi Djadine, il n’a pas dit qui c’était.


Encore heureux…


Mais Djadine ne réagit pas extérieurement, gardant son agacement pour elle, et laissant le marcheur finir tranquillement son argumentaire. Celui-ci parla des territoires neutres victime des trois nations. Après ce que j’avais vu lors de notre propagande avec Nagato, je ne pouvais qu’être d’accord. Ce pauvre endroit prit entre tous les feux… victime de la fureur des dirigeants… pauvre âmes….

C’est alors que la petite fille accompagnant l’ivrogne endormit se mit à éclater, en reprochant de manière cinglante à Bashô d’avoir tué deux de ces amis. Les noms ne me disaient pas grand-chose, à part de les avoir entendu ici ou là. Mais j’étais étonnée des accusations de la petite. Pourquoi tuer les amis d’une petite fille, puis monter une ville qui prône la paix ? Djadine resta neutre dans son expression, mais intérieurement, cet éclat de colère de Frisk nous interpellait beaucoup, d’autant plus qu’il semblait tout ce qu’il y a de plus sincère.

Notre regard se tourna alors instinctivement vers le chef de cette ville naissante, qui répondit posément à chacun et chacune d’entre nous. Silencieuses, nous le laissâmes finir, d’une oreille attentive. Ses paroles par rapport à Seika qui l’a totalement abandonnée me touchèrent beaucoup… oublié dans la difficulté… comme moi à Fuyu… Comparer les dirigeants comme des criminels sans prime, oui j’adhérais à cela… Allions-nous bien nous comprendre tous les deux ? En plus, sa théorie en deux postulat qui débouchait toujours sur : il faut me rejoindre, que ce soit pour me freiner ou m’aider était tout à fait intéressante. Il ne se plaçait pas lui-même comme le sauveur, juste comme un élu désirant arrêter tous ces conflits qui rongeait Kosaten à cause des trois nations.

Je fus néanmoins un peu déçue quand il m’annonça qu’aucune victime était impossible. De  nouveau, je tombai dans ce débat entre une paix convoitée, et l’importance égal de chacune des vies présentes ici bas. Nagato m’avait déjà entretenue sur le sujet, mais j’avais encore beaucoup de mal à l’accepter. Heureusement, Bashô ne semblait pas préparer lui-même d’offensive. Il ne me restait plus qu’à veiller sur Mei et Haïko comme s’il s’agissait de ma vie… oh oui j’allais les défendre… quitte à retourner au royaume des morts s’il le fallait…

Enfin, Bashô répondit à Frisk en démentant ses accusations, et en argumentant que cette dénommée Ellen n’était pas toute blanche non plus. Nous restâmes silencieuses, ne connaissant pas assez le sujet. La conseillère de Minshu reprit la parole, une longue parole qui rectifia dans un premier temps le point de vue décrit par le marcheur d’ombre, expliquant qu’elle ne parlait pas de la prime de Bashô, mais de Bashô lui-même. Elle exposa aussi sa vision de Kosaten, injuste mais redressable selon elle si on prenait le temps de s’impliquer dans les affaire des nations, ce qu’elle avait fait. Elle n’était donc ici que pour voir si Bashô était digne de confiance, ne le considérant pas comme tout noir dans sa façon d’être. Une fois de plus, Djadine n’ajouta rien, trouvant uniquement intéressant de prendre le problème sous cet angle.

C’est alors qu’un nouvel arrivant franchit le seuil de la salle, exprimant ses excuses pour son retard. En simultané, Djadine et moi réagîmes à la voix de nouveau venu. Nous la connaissions. Ma double lança son regard sur Nagato, qui étonnamment était accompagné d’un enfant à peine plus grand qu’Haïko, intimidé par l’assemblée. Ce petit m’était familier, et juste au moment où il exprima sa joie de me voir, Djadine me parla.

Dis Rumaki, c’est le petiot qu’on a recueilli lors de ta propagande ?

Je réfléchis un instant, n’arrivant plus à remettre le nom de cet enfant sur sa tête. Puis soudainement, ma mémoire fit son travail.

Ah si, c’est Kenji.

Djadine se mit alors à sourire.

Tu es le petit Kenji c’est ça ? Bien sûr que je me souviens de toi.


Nagato prit la parole, l’axant sur le royaume des morts. Une fois de plus, je servis d’exemple au fait que même quelqu’un à tendance faible pouvait revenir de cet endroit morbide là où de puissants élus ont échoués. L’idée n’était pas très flatteuse, mais elle valut un petit moment d’attention sur moi que Djadine se permit de commenter.

Evitez de déballer ma vie ainsi Nagato, je préfererais que les gens apprennent à me connaître d’eux-même.

Ce fut alors à Kenji de parler et de raconter son histoire. Elle était touchante, même si je la connaissais déjà un peu. Les larmes pendantes du petit contribuèrent d’ailleurs à attirer de ma part de la pitié. Je demandais à Djadine de me laisser reprendre le contrôle, quand Nagato me confia sa consolation. Je le pris délicatement dans mes bras pour lui ébouriffer tendrement la tête en lui soufflant dans l’oreille des paroles réconfortantes. Pendant ce temps, Nagato poursuivait, parlant tout d’abord de cette Ellen que je ne connaissais pas, puis de ses raisons à suivre Bashô dans son entreprise, le défendant au passage. Les arguments sonnèrent familier à mes oreilles, il les avait déjà utilisé tellement de fois avec moi. J’espérais qu’il aurait le même impact sur moi que sur les élus de cette assemblée, afin de faire baisser le petit sentiment de tension qui s’était installé dans cette réunion. Alors que le ninja finissait, je reposai Kenji sur le sol, le tenant encore par la main pour aider à tenir le coup et Djadine reprit les commandes.

Mon espoir d’apaisement vola en éclat quand la petite de tout à l’heure se rapprocha rapidement de Nagato, lui hurlant aux oreilles sa façon de penser. Connaissant le ninja, il n’allait pas laisser cet acte impuni, alors Djadine s’avança pour mettre une main sur l’épaule de Frisk, gentiment.

Hey petite, reprends tes esprits, on n’est pas là pour s’engueuler.

Elle attend un instant, et essaye de reproduire le sourire de compassion dont Rumaki est la championne.

Tu peux me croire, moi aussi au début, je ne croyais pas les mots de cet hommes. Il est parfois un peu direct, mais je t’assure que jusqu’à maintenant, il m’a été d’une très grande aide. Sans lui, je n’aurais plus de fils ou de réfugiée de Fuyu à protéger.


Elle s’agenouille devant la petite.

Je ne connais pas cette Ellen, mais j’ai aussi ouï dire qu’elle avait manipulée des personnes ici, et je ne dis pas ça parce-que je fais confiance à Nagato, je l’ai entendu de mes propres oreilles lors de notre voyage là-bas… je suis… désolée…


Explication:
 

Contextuelle:
 

Résumé :
 





>


Dernière édition par Rumaki Oshigato le Jeu 16 Aoû - 20:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1417
Yens : 1902
Date d'inscription : 09/11/2016
Age : 18
Localisation : A Bashô Tokaï

Progression
Niveau: 137
Nombre de topic terminé: 54
Exp:
11/12  (11/12)
avatar
Bashô ¤ Recherché mort ou vif ¤

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 7 Aoû - 21:26



Fin d'un débat?



De toute évidence, l'intervention inopinée du marcheur de l'ombre avait quelque peu déplu à Valentine qui se vit dans l'obligation de rappeler les règles de bienséances instaurées en début de réunion. Malheureusement sa réaction ne s'arrêta pas là et elle se permit de rappeler à son interlocuteur les places qu'occupaient chacun ici. Elle lui reprocha par la même occasion de ne pas faire preuve d'une grande objectivité dans ses propos, reproche qui par ricochet pourrait très bien être imputé à Bashô lui-même. Le barbu avait trouvé l'intervention du subordonné d'Heiwa des plus pertinentes, mais il regrettait à présent son manque de tact qui leur valait à présent la pointe d'amertume d'une de leurs invitées.

Finalement elle avoua être bien consciente de la corruption dont souffrait Kosaten, mais n'avait trouvé comme autre solution que de la combattre, tout comme Bashô, mais de l'intérieur. La différence de leurs choix assez similaires résidait finalement dans la manière de faire de la non-humaine qui pouvait paraître plus insidieuse, plus fourbe alors même que tout le monde la trouvait noble, à raison. Toujours était-il qu'elle ne pouvait que comprendre la volonté d'agir du hunter puisque cette même volonté l'animait. Seulement elle n'était pas très optimiste ayant déjà vu de nombreux échecs pour si peu de succès par le passé.

-Vous avez raison mais jamais par le passé il n'y eut aussi grosse réunion d'élus pour parler d'un sujet aussi sérieux que celui-ci. Cela veut également dire que jamais Kosaten n'eut une si belle occasion de changer les choses et elle n'en aura une autre que dans bien longtemps certainement, voir même peut-être jamais. Et puis si tout le monde autour de cette table s'unit pour œuvrer dans un but commun, alors bien d'autres élus ne tarderont pas à nous rejoindre et le mouvement grossira jusqu'à être inarrêtable, même pour les dirigeants. A l'inverse, si personne ici ne prend notre parti, alors cela tuera notre plus gros espoir depuis longtemps au landau.

Maintenant tu trouves que je n'ai rien fait de significatif? Ça ne fait qu'à peine deux mois que la cité est sur pied et nous avons déjà un système politique et de gestion sur pied, un système de défense, une intégration au réseau commercial, lancé des campagnes de sensibilisation de masses au problème soulevé par Bashô Tokaï et intégré à tord comme situation normale. Nous avons déjà de nombreux résultats. Alors certes, nous n'avons encore obligé aucune nation à voter une loi démocrate, ni même opéré des sauvetages de masses; mais pour cela nous allons avoir besoin de vous et ne donner aucun moyen à quelqu'un et attendre qu'il fasses ses preuves avec rien c'est refuser de donner une chance à ses idéaux. Si vous nous aidez, rien ne vous engage et vous pourrez partir quand vous le désirez, c'est peut-être plus sage d'essayer puis de partir si l'on n'est pas convaincu non? Vous vous demandez ce que Bashô Tokaï a fait? Elle a offert l'asile à plus de 10 000 personnes soit 0,33% de la population mondiale environ. Un chiffre des plus impressionnants vous ne trouvez pas? Pour une ville qui était inenvisageable il y a soixante-dix jours, je trouve ça déjà beaucoup. D'ailleurs je demande aux hésitants ce que eux ont fait pour Kosaten? Nous aider serait un bon début, pour les plus actifs d'entre vous une bonne continuation
, conclut-il alors.

Puis, alors que l'on ne l'attendait plus, Heiwa entra dans la pièce en s'excusant de son retard. Son homme de main lui avait fait un rapide débriefing de manière à ce qu'il n'ait aucune longueur de retard dans le débat. Mais il ne vint pas seul, un petit garçon l'accompagnait, ce dernier semblait également connaître Rumaki. "Que prépares-tu Heiwa, encore l'un de tes nombreux coups de théâtre?" se questionna l'apostat. Il laissa alors son compagnon se présenter sous le blaze de "Nagato Uzumaki" jusqu'ici inconnu. Après s'être présenté, il commença par revaloriser le danger que représente la mort même dans un monde comme Kosaten.

-Et puis si vous préférez, à la place de l'arrêt du cœur on peut tenter quelque chose de plus créatif comme l'endommagement de la moelle épinière, renchérit l'ex-maffieux. Je vous avoue que je ne me réjoui pas à l'idée de pouvoir devenir tétraplégique sous la seule pensée de l'un de vous mais s'il le faut je m'y plierai. Vous avez compris que je suis résolu à aller loin. Et puis en ayant le contrôle de sa tête uniquement même le suicide semble difficilement envisageable.

Puis il passa au plat de résistance: le témoin qu'il avait amené. Celui-ci avait connu un tragique destin et n'importe qui avec une once d'émotion n'aurait pu faire autrement que d'être touché par son histoire. Sa vie et celles de dizaine d'autres villageois innocents avaient été détruites ou soumises par une seule élue de Minshu. Elle n'avait subie aucune conséquence de la part de son souverain alors même qu'il l'avait reçue dans son bureau quelques jours après "l'incident", certains diront "désastre". La seule interprétation qui pouvait être faite c'était que le souverain soutenait ou dans le meilleur des cas se fichait éperdument des souffrances que les siens engendraient autour d'eux tant que ce n'était pas directement sur son propre territoire. Une telle cécité n'était pas digne d'un souverain digne de ce nom. Après un tel témoignage ceux doutant de la nécessité d'agir douteraient certainement éternellement et ce quels que soient les éléments apportés.

-Après un tel témoignage, je vous prierai en votre qualité de conseillère de Minshu, demanda-t-il en se tournant une nouvelle fois vers la masquée, de faire quelque chose contre cette injustice. Si les puissants de votre pays se mettent à penser qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent des territoires neutres alors ces terres courent à leur perte. Évidemment je vous fais cette demande que vous nous rejoignez ou non, j'en fais appel à votre sens de la justice! s'exclama le poète se rappelant de son émoi lorsqu'il pris connaissance de ce triste rapport quelques jours plus tôt.

Puis Heiwa rappela à juste titre que résumer "Espoir" à la seule personne de Bashô était très réducteur. Finalement ce n'était pas lui qui avait battit cette ville, et même son illusion n'aurait eu aucun effet si chacun avait été heureux chez lui. Et nous rejoindre signifiait également diluer encore davantage l'influence du barbu dans cette ville aux pouvoirs encore inconnus. Grâce à Bashô Tokaï les opprimés se feront de plus en plus rares, tout comme les puissants tyranniques comme Ellen ou Zayro.

Puis ce fut au tour de Frisk de prendre la parole. La colère que Bashô semblait avoir endormi en parlant de la résurrection d'Ellen se réveilla de suite sous les paroles d'Heiwa. Oui, Ellen était une ordure de la pire espèce, même dit diplomatiquement les faits restaient les mêmes. Elle avait tué et asservi dans le seul but de répondre à ses pulsions puisqu'ensuite sous le coup de la réflexion elle changea d'avis.

Mais le petit homme ne l'entendait pas de cette oreille. Dès qu'il se leva de sa chaise Bashô se tint près à intervenir. Si jamais ils en venaient à se battre, peut-être valait-il mieux qu'ils portent le premier coups face à quelqu'un comme Frisk? Mais d'un autre côté, ils ne feraient plus preuve de légitime défense... Non, il valait mieux attendre que ce soit lui qui attaque puisque dans le pire des cas, aussi fort soit-il, face à Heiwa, Zoro et lui il ne devrait réussir à blesser personne gravement avant d'essuyer une défaite. Bashô espérait du fond du cœur ne pas sous-estimer ce petit être. Finalement, à part un déversement de haine et une intense envie de se jeter sur la première personne en face de lui pour enfoncer ses orbites dans son crâne encore vivant, Frisk ne commit aucune folie.

Cet accès de rage ne dura pas et heureusement pour les nerfs de l'Ayns. Il fut arrêté par La Maman de Fuyu qui s'était occupée jusqu'ici du témoins d'Heiwa et maintenant se chargeait d'expliquer avec plus de douceur la culpabilité avérée de son amie. La pilule n'était as facile à digérer et cela pouvait se comprendre.

-Si tu penses qu'elle n'a rien fait et que tu veux le prouver Frisk, étonnement je pense que la meilleure solution pour toi serait de nous rejoindre. Nous avons intérêt à forger un dossier solide prouvant la culpabilité d'Ellen pour pousser Minshu à réagir, expliqua-t-il, si tu nous rejoins tu pourras constater des preuves par toi-même ou prouver son innocence et ainsi éviter une grossière erreur. Puis la vraie coupable resterait donc à trouver, et tu consens qu'elle doit payer pour ses actes n'est-ce pas? lui demanda-t-il.

Finalement ce fut Lexi silencieuse jusqu'ici qui exprima son envie de rejoindre la cause, notamment pour surveiller le repenti. En effet, il était peut-être l'heure que chacun décide de ce qu'il allait faire.

-Mesdames messieurs, comme l'a souligné et a semblé le faire comprendre Lexi, je pense que la plupart des arguments contre et en faveur de la ville ont déjà été énoncés et vous ont permis de faire votre choix. Si c'est votre cas, je vous demande de me faire part de votre implication ou de sortir de la pièce. Nous vous laisserons partir sans la moindre animosité à votre égard ni le moindre empressement. Pour ceux qui resteront nous discuteront ensembles des mesures à prendre. Si jamais certains d'entre vous n'ont toujours pas fait leur choix alors je vous demanderai d'exprimer sans retenu vos dernières questions, Heiwa et moi-même nous feront une joie d'y répondre en toute sincérité. Je vous propose également une pause d'une demi-heure si certains la jugent nécessaire pour pouvoir prendre en toute sérénité votre décision finale. Je vous laisse à tour de rôle exprimer vos vœux, finit-il alors.

Nous connaissions déjà le parti pris par Lexi et celui de Rumaki ou encore Frisk semblait évident bien qu'un retournement de situation de leur part était encore possible. D'autres étaient encore bien incertains comme celui de Zoro qui, bien que peu actif dans la conversation, avait tout de même montré un œil attentif aux dires de tout le monde. Quelque soit sa décision, elle ne serait pas prise par le hasard. Les prochaines minutes promettaient d'être pleines de révélations...

©️MangaMultiverse

Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mer 8 Aoû - 2:00



feat.
Mon frère, nouveau chez moi





Honnêtement, Sherkhan et Luna furent accueillis comme des pachats ! Ils furent invités à rejoindre la maison de Bashô et le félidé y resta pendant une durée indeterminés, profitant des joies de la maison assez grande, du jardin, du hamac et même de cette petite marre naturelle placée dans l'herbe qui s'étendait loin. Il se posa avec Luna sur le sol et contempla un peu le ciel. La garde lui indiqua qu'une réunion prévue par son frère allait se faire dans quelques minutes, mais il prit ses aises et quelques instants pour méditer sur cette possible nouvelle vie. Bien qu'il aime les voyages et ne sache pas s'il resterait advitam aeternam ici. Y avoir une place, être accepté, être en sécurité, c'était le comble de son esperance de vie et de prudence.

Luna, j'ai toujours rêvé d'avoir un coin tranquille à moi et je pense que c'est possible maintenant, enfin.. Je me fais pas trop d'illusion, parce que Bashô à foutu une sacré merde dans ce monde. Les humains ont tendances à mal réagir à ça. Mais il va avoir besoin de moi.  

Tu m'avais déjà parlé de lui, on dirait que tu l'admire. Pourtant, tu déteste les humains.

Oui, enfin.. Ce monde regorge d'humains étranges, certains sont différents, IL est différent. J'ai l'impression que c'était un ayns dans une autre vie, ahah.  Sourit t'il naïvement

C'est pas désagréable et les gens nous ont traités correctement, même s'ils sentent fort.

On fait une sieste ?  Proposa t'il à sa compagne.

Le groupe de félidés se serra un peu mutuellement pour se réchauffer et se reposer, ronronnant l'un contre l'autre. Mais il finit par s'endormir, bien entendu pas assez longtemps pour rater toute la réunion, mais il avait raté le début, et son réveil se fit en sursaut !

AH la réunion ! Je dois filer, attends moi ici Luna.

Ne.. Refait plus ça, tu m'as effrayé, j'ai cru qu'on se faisaient attaquer !

C'est donc dans ces conditions qu'il fonça pour rejoindre l'endroit de la réunion, aiguisant ses sens pour saisir de loin, grâce à son ouïe particulièrement développé, des bribes de conversation. Au final, il ne loupa pas grand chose, mais la conversation avança vite et il pu heureusement intervenir, même si ça sentait déjà la fin du débat. Il entra donc après avoir toqué, écarta les portes et signifia sa présence. Difficile de louper l'ayns, qui n'était autre qu'un léopard des neiges géant, de plus de deux mètres, imposant par sa stature, et sa voix. Il finit par sourire en s'approchant de Bashô, fixant tour à tour les gens réunis ici, tous élus, enfin accompagnés parfois de natifs ou d'animaux. Puis mit une patte sur l'épaule de Jémial, son frère d'arme, à savoir le moustachu qui avait invité tout le petit monde à le rejoindre ;

Bien sur avant de prendre la parole, un frisson lui parcouru l'échine en voyant divers individus comme Zoro ou encore Heiwa. Mais c'était le plan de son frère, il n'avait rien à y redire. Il aurait tant aimé voir d'autres comme Vulgrim présents, mais bon...

Bonjour à tous, je suis Sherkhan. Elu de minshu. Désolé de mon retard, mais j'ai réussi à entendre une grande partie du débat, des choses reprochées et du reste.Il prit un ton et un air plus serieux.


Avant de vous voir prendre une décision, j'aimerais aussi vous parler de l'homme ici présent. Lorsque j'ai débarqué en Kosaten, il m'a sauvé la vie, alors que je ne le connaissait pas, deux fois, avant de bien se connaitre. Il n'y était pas forcé, mais il a toujours eu a coeur de sauver ce qu'il pouvait sauver, mais également de prendre les décisions difficiles parfois. Il a rencontré des difficultés des son arrivée ici en ce monde, ce ne fut pas mon cas. Pourtant, même s'il a commis des actes qu'on peut reprocher, qu'auriez vous fais à sa place ? Il n'a pas abandonné, sa ténacité la mené jusqu'à creer une ville et un idéal, tenter de creer une autre vision, sans forcément user de la force. Qui aurait pu en faire autant ici ? Pas moi, je vous le dis directement, j'en aurais pas eu le courage. J'aurais fuis par peur de ne plus avoir de vie tranquille, d'être traqué, car je sais comment sont les humains, je sais leurs véritables natures, cruelles, vengeresse. Le pouvoir monte à la tête et vos dirigeants sont surement pas aussi blanc que ne l'est Bashô. Mais la différence est grande. Eux ne m'ont pas sauvé la vie, au contraire, j'ai débarqué pour voir des guerres de nations et des conflits aux visions étriqués. Bashô vous propose de faire en sorte que nous, élus, nous nous fassions un peu plus entendre et il est prêt à prendre des risques, mettre sa vie ou sa santé en jeu pour que vous puissiez le croire. Moi, il a toute mon estime, il est rare de voir des élus aussi différents réunis en aussi grand nombre. C'est le symbole d'une paix qu'on désire tous et même s'il a fallut secouer les grands de ce monde pour en arriver là, j'ai appris de la vie, sur mon monde ou ici, que ceux qui sont a blâmer, ce sont ceux qui ne font rien et regarde. Bashô n'est pas resté spectateur. I

Il regarda ensuite Frisk, cette petite semblait avoir une véritable peine, pour qui ? Pour quoi ? Il saisit tout à l'heure avec son ouïe, qu'elle parlait d'Ellen... La sorcière.

Petite, Ellen n'est pas celle que tu crois. Je ne dors plus la nuit à cause de ce que je sais à son propos et j'ai aussi rejoins ce lieu pour me protéger d'elle. Mais je ne suis pas naïf, si elle est ton amie, elle va s'assurer de faire en sorte que tu la crois, de gré ou de force. Mais sache une chose, derrière son sourire se cache un amas de terreur obscur, que je n'aurais cru possible chez une créature non humaine. Mis à part ça... Il y'a aussi des personnes autour de cette table, dont je ne saisi pas la présence.

Intensifia t'il son regard vers Heiwa. Puis regarda Bashô, comme pour chercher une réponse de sa part.

Revenir en haut Aller en bas
Messages : 438
Yens : 1381
Date d'inscription : 19/09/2015

Progression
Niveau: 80
Nombre de topic terminé: 25
Exp:
1/6  (1/6)
avatar
Valentine W. ~ Vagabond ~

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Sam 11 Aoû - 18:17

Les règles qu’avait posé l’hybride en début de discussion avaient un petit côté pervers : leur instigatrice même avait régulièrement envie de les briser, de couper la parole ou de rebondir sur un fait ou une phrase … Mais elle s’en retenait pourtant avec brio, gardant le même masque impassible, et ce malgré les évènements qui survirent. L’arrivée, en particulier, d’un nouvel élu lui déplut souverainement : non seulement parce qu’elle trouvait qu’il aurait pu « organiser la sécurité » sans pourtant être absent pendant la première moitié du débat, mais également à cause de son point de vue, ou de sa stratégie … Faire témoigner un enfant. Ceci étant, la méthode n’eut pas d’effet tangible sur l’hybride, pour une raison simple : plusieurs siècles à vivre dans un monde où la cruauté de l’univers même s’en prenait quotidiennement à ses habitants l’avait … désensibilisé à ce genre de choses. De plus, elle sut très rapidement de quoi voulait parler le petit, et l’écouter fut plus « pénible » que réellement triste, pour elle … Lorsque l’élu reprit la parole et clarifia le témoignage qui venait d’être entendu, il adressa quelques mots directement à l’hybride, qui soupira simplement par le nez. Elle avait la réponse à ses questions.

Pourtant, les évènements ne s’arrêtèrent pas là, et une jeune enfant, qui retenait visiblement sa haine depuis quelques temps, la laissa enfin exploser dans la salle, poussant à se demander si elle ne lancerait pas une confrontation armée, plutôt que simplement verbale. Heureusement, les choses se calmèrent progressivement, grâce à l’intervention de plusieurs des personnes présentes, et en particulier la jeune … Mère, si elle avait bien compris ? L’hybride se demanda un instant quelle pouvait être sa condition, pour avoir reçu un tel titre, mais dans tous les cas elle ne l’enviait pas … Qu’elle ait un enfant abandonné dans son monde, ou au contraire avec elle sur une terre où elle se présentait comme réfugiée … enfin. Les élus continuèrent à prendre la parole, jusqu’à ce qu’un individu familier ne point le bout de son nez – ou plutôt de son museau. Pour avoir déjà travaillé avec lui, Valentine reconnut aisément l’Ayns, dont le témoignage vint s’ajouter au rang de ceux militant pour le barbu à l’origine de tout ceci. Soupirant, la blonde estima qu’il était probablement temps qu’elle reprenne « enfin » la parole.

Par où commencer … Bonjour aux deux nouveaux arrivants, je suppose. Sherkhan … Excusez-moi, mais … Pourriez-vous juste vous asseoir ? Tous ? Ce serait vraiment plus pratique pour se voir, et puis ça nous mettrait un peu sur un pied d’égalité … Autant, ça ne me dérange pas que Bashô préside, autant … Enfin qu’importe. Vis-à-vis d’Ellen … La moue de l’hybride fut probablement visible à travers son masque. Elle se redressa pourtant, posant les coudes sur la table en joignant les mains.

Petite … Frisk, si j’ai bien compris ? Excuses-moi de te contredire, mais pour ce qui est d’Ellen … Le portrait qui a été brossé ici n’est pas dénué de fond. Elle a effectivement commis un certain nombre de crimes, d’une gravité qui … La traqueuse soupira, cherchant ses mots un instant … Avant de secouer la tête. Autant assumer son opinion. Qui lui auraient valu, s’il s’était agi d’une sorcière de mon univers, d’être traquée et brûlée vive. Le témoignage de cet enfant n’est que le dernier évènement en date dont elle est responsable, et probablement un des plus atroces. Et si j’affirme cela avec autant de certitude, c’est parce qu’elle l’a elle-même avoué au président Jaël Tekina lorsqu’elle l’a rencontré, quelques minutes à peine avant que je ne parte de Minshu.

Maintenant, avant toute chose, j’aimerais préciser que je n’ai pas été consulté et n’ai en rien influencé la décision du président vis-à-vis d’elle … Mais ladite décision n’a pas été de se « moquer des victimes tant qu’elles étaient extérieures », bien au contraire. Et la peine qui lui a été infligée, certes, aurait pu être plus lourde, mais elle n’est pas insignifiante pour autant, contrairement à ce que vous semblez affirmer. Frisk ? Je t’encourage à parler à Ellen elle-même, lorsque tu la reverras … elle a dû retourner à son manoir à Minshu, je suis sûre que tu n’auras aucun problème à la trouver.


La vampire soupira … Elle était fatiguée de parler autant. Pourquoi, déjà ? Elle ne savait même pas d’où lui venait cette tendance à se montrer si bavarde … Ah, si. Elle passa son regard vers la source de son énervement qui, bien que contenu, encourageait sa verve à se déployer dans sa pleine mesure. Le ton doux s’envola, alors que les paroles devenaient sèches, bien que toujours maîtrisées.

Ensuite, monsieur « Uzumaki », plusieurs choses. Premièrement, j’aimerais souligner que j’ai du mal à saisir comment vous espérer me rallier à votre cause, si tout ce que vous avez à dire est que celle que je défends plus ou moins est mauvaise. A vrai dire, je me sens presque insultée par le regard méprisant, réducteur, et erroné car subjectif que vous portez sur la seule nation avec laquelle Bashô désirait s’entendre de façon « cordiale », si j’ai bien compris ses dires. Je suis venue ici pour savoir si je pouvais faire confiance à cet homme, pas pour me faire dicter la morale par un élu « ancien », mais au passé, compétences, à l’entourage inconnus, et au dialecte douteux. De plus, si je puis me permettre … Effectivement, une élue de ma nation, sous l’emprise de la colère, a commis des atrocités. Savez-vous pourquoi elle n’a pas attaqué ? Parce que Jaël le lui a interdit. Savez-vous l’origine de sa colère ? Le fait que cet homme Elle pointa Bashô du doigt en continuant de regarder les yeux violets du roux ait trahi l’alliance entre Minshu, Seika et Fuyu qui s’était formée pour libérer Tenshi, et qu’il l’ait tué. Ironique, non ? Comme vous l’avez dit vous-même, les chances de revenir ne sont effectivement pas les mêmes pour tous, j’ose donc espérer que vous comprenez pourquoi, du point de vue d’Ellen, ses actions étaient légitimes. Et pourtant, elle a été muselée par cette même nation que vous diffamez si hardiment, et j’oserais même dire que nous cherchons à la pousser sur le droit chemin, pour que sa puissance bénéficie à Kosaten dans son ensemble.

Peut-être que si vous n’étiez pas si prompt à juger ce que vous ne connaissez pas forcément, vous vous rendriez compte que vous êtes tout autant l’outil de cette même divergence que vous nous demandez de combattre, que ces nations dont vous en avez fait l’incarnation.


… L’espace d’un instant, elle se demanda comment elle avait réussi à formuler cette phrase du premier coup. Qu’importe … Elle avait craché son venin, autant passer à la suite.

Pour te répondre, Bashô, je pense qu’il y a eu méprise … Je ne te demandais pas les accomplissements de cette ville, et je sais qu’en dépit de tout, elle est porteuse d’espoir et de bonnes intentions. Ce que je demandais, c’était quelque chose que tu ais fait pour t’acquitter de la … « dette » que tu as contracté envers les habitants de ce monde que tu as fait souffrir. Pas ceux que tu aides, ou inspire … Ceux qui ont subis tes coups, tes mensonges ou tes changements de camps, ou leurs conséquences. Ceci étant … Effectivement, si tu es prêt à nous permettre de te paralyser à vie, effectivement tu dois être déterminé dans ta bonne foi. Tant que je n’ai pas à travailler de trop près avec lui … Elle fit un petit mouvement de tête vers Nagato, même si un sourire joueur pouvait se voir sur son visage, je pense que tu peux compter sur de l’assistance de ma part. Je n’irais probablement rien assassiner pour ton compte, et l’argent ou la renommée ne m’intéressent pas … Mais je veux bien en savoir plus sur la suite de ton projet.


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


"Ceci dit, petite boule est devenue grande ... Mais il s'appelle toujours Oor'ka.":
 
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 2503
Yens : 1703
Date d'inscription : 08/10/2014

Progression
Niveau: 169
Nombre de topic terminé: 66
Exp:
4/12  (4/12)
avatar
Heiwa Jigoku ► Chef de groupe ◄

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Sam 11 Aoû - 19:57



 
Mon frère, nouveau chez moi ?


 
Décision!



 




Son intervention semblait avoir causée plus de troubles qu'il ne l'avait pensé. Et pour cause, alors qu'il essayait de convaincre chacun des êtres présents du bien fondé de l'existence de Bashô Tokaï, un phénomène plus qu'étrange et intéressant éveilla la curiosité du Dieu de la Paix. En effet, la gamine ou le gamin à qui il s'était adressé précédemment, changea du tout au tout son comportement. Elle se planta devant lui, alors qu'une étrange aura s'engouffra dans la pièce et sans aucun doute déclenchée par cette élu. Elle ne dura que peu de temps, et pourtant ceci fut suffisant pour que le marcheur d'ombre non loin, vint à se prendre la tête dans les mains, poussé par une force étrange, alors que l'enfant qui avait raconté son histoire se mit à pousser un cri bestial. Heiwa devait agir et rapidement, c'est donc dans la même fraction de seconde qu'il intensifia son aura. Écrasante et sans aucune hésitation. Ainsi, il balaya l'aura génocidaire de la jeune élue. Aussitôt, le comportement des deux natifs changea, regardant perplexe les personnes autour d'eux. L'enfant, à nouveau terrorisé en ayant ressenti cette puissance, étouffa un gémissement.

-Intéressant... Quel est donc ce pouvoir que tu dégages, élue!?

Les paroles avaient franchi le seuil de sa bouche, alors que l'Uzumaki parlait plus pour lui même. Il s'intéressa aussitôt à ce nouvel interlocuteur, qui certes semblait faible pour l'heure, mais pouvait s'avérer dangereux. Devait-il l'anéantir pour ne prendre aucun risque pour l'avenir ou se servir de cette aura qu'elle avait libérer pour combattre leurs ennemis à venir? Un choix cornélien s'offrait à lui. Quoique en y réfléchissant bien, il n'y avait que peu de solutions. Soit elle les rejoignait de son plein grès, et ils pourraient agir de concert, soit elle refusait et elle devenait un danger si grand pour l'avenir que le shinobi ne pouvait pas se permettre de laisser grandir. La fin de cette conversation conclurait donc le destin de cette humaine. Pour l'instant, le ninja ne réagit nullement au commentaire de son interlocutrice, bien d’autres protagonistes entraient en jeux. Tout d'abord le marcheur d'ombre qui apparaissant avec une rapidité saisissante, s'interposa entre son maître et Frisk, prêt à agir s'il le fallait, mais assez expérimenté pour ne pas commettre un geste irréparable en ces lieux. De l'autre, l'enfant qui venait compter son histoire, avait reprit son courage et vint à la rencontre de la Seikajiin, les larmes aux yeux de tristesse et de colère.

-Tu me traites de menteur? Tu es bien comme tous les adultes et les héros des nations à se prétendre protecteur et pourtant fais le mal autour. Pourquoi tu m'as fais sentir mal par ta magie? Pourquoi tu me fais encore mal par tes paroles. Je veux retrouver mes parents. Je préférerais que tout ceci soit un mensonge et être avec mes parents. Mais cette sorcière... elle me les a volé!


Alors qu'il s'exprimait, l'enfant éclata en sanglot, frappant de ses petits poings le torse de Frisk. IL ne cherchait pas à lui faire mal, mais l'enfant craquait littéralement.Il continuait ses paroles de façon inaudible, finissant par pleurer sur l'épaule de l'élu. Lui interdisant de s'en prendre à Monsieur Nagato qui l'avait sauvé. Chacun assistait à ce spectacle impuissant, alors que Rumaki s'était elle aussi déplacée vers les deux enfants pour calmer l'ensemble. Confirmant les propos du Dieu de la Paix et le défendant par la même occasion, chose qui le surpris quelque peu. Sa silhouette se pencha légèrement en avant pour remercier les trois protagonistes qui étaient intervenus, avant de se pencher à son tour vers l'héroïne de Seika:

-Si tu ne me crois pas, discutes avec les survivants présent à Bashô Tokaï et ses alentours.Demandes même à la conseillère de Minshu qui doit être au courant de cette histoire elle aussi. Si tu le désires même, je suis prêt à te confier un de mes artefacts pour te montrer le passé de ce territoire. J'ai en ma possession une puissance permettant de voir l'avenir, le passé et le présent. Tu pourras voir de tes propres yeux les actes de "ton amie".


Le stratège de Bashô Tokaï en profita pour mentionner l'existence d'un tel objet de puissance pour impressionner les possible ennemis. En mettant en avant l'existence d'un tel artefact, ils seraient craint par leurs ennemis et de possible attaques qu'ils convoitaient de faire. Car en effet s'ils pouvaient voir l'avenir, ils pouvaient prévenir de futures attaques. Le cas échéant, et même s'ils ne le croyaient pas, Heiwa pourrait leur montrer de la meilleur des façons, soit directement sur le terrain.

-Rejoins-nous si tu es aussi déterminée. Rejoins-nous et utilises ton pouvoir et ton étrange capacité pour le bien de ce monde. Ce pouvoir que tu possèdes pourrait empêcher bien des guerres et des combats. Ensemble nous éviterons cette douleur que nous désirons tous!




Impatient d'en connaitre les réponses, l'Uzumaki se releva, alors que l'une d'entre elle se décida enfin à les rejoindre. Pas forcément dans le bon sens ou même de manière loyale, mais c'était toujours mieux que rien, et il valait mieux garder ses "ennemis" au plus proche. Pour le Dieu de la Paix si elle l'avait accepté, s'était uniquement et possiblement pour les tenir à l’œil, non pour le véritable bien de ce monde. Soit qu'elle tente cela, il en ferait tout autant. Mais déjà un second retardataire arriva, non sans surprendre le shinobi qui semblait le reconnaître. Sans se rappeler d'où ni comment. Mais peu importe d'où provenait leur rencontre, il était pour l'heure impossible de reconnaître Heiwa Jigoku

De son côté la conseillère de Minshu s'exclama à l'encontre du ninja, avec ses belles paroles et ses discours plus pompant les uns que les autres. Dire que l'auditoire apprenait simplement que l'auteur de tous ses abominables actes ne semblaient pas avoir été puni et seulement empêcher d'attaquer Bashô Tokaï. Mais que devenait toutes les familles, que devenaient toutes les victimes de ses actes. Minshu était-il aussi peu enclin à une justice propre. Si quelqu'un pouvait voir le regard de l'Uzumaki ils auraient pu voir une flamme irradier dans ses pupilles. A ses yeux et pour le monde en paix qu'il désirait de tels êtres abjectes ne méritaient nullement la vie, et en d'autres circonstances, il aurait tué sur le champs. Mais à présent, il y avait plus en jeu, et il n'était pas encore en mesure de faire face à une nation entière...Du moins pour l'instant. Cette entrevue le permettait donc de gagner suffisamment de temps pour que la ville Espoir soit en possibilité de faire face à ses puissants ennemis. Toutefois, il voulait une nouvelle fois remettre les choses au clair, et celle qui pensait tout savoir ne savait finalement rien.

-Nous sommes là pour que l'avenir avance dans le bon sens. Mais ne condamnez-vous pas vous même, une cité et ne pardonnez-vous pas aussi facilement des actes immondes. Bashô a possiblement trahit l'alliance des trois, mais d'après mes contacts, il existait une corruption pouvant atteindre les élus. Bashô en fut possiblement atteint. En outre ce fut l'existence d'une immondice, tel qu'un Asura cloné qui fut la faucheuse de cette Ellen, la voyait vous poursuivre son véritable bourreau? Le fait est que je ne parle pas en mon nom, comme vous le pensez. Mais en celui du peuple, comme je vous le rappelle, une nouvelle fois et que vous ne semblez pas saisir.Un peuple qui n'a eu aucun retour de la part du gouvernement de Minshu. Que dois-je leur dire: "Rassurez-vous, peuple des territoires neutres, celle qui a commis ces actes a eu l'interdiction de nous attaquer. Mais nous ne pouvons rien pour vos familles et vos proches ainsi enlevés? Nous n'avons aucune réponse à vous apporter quand à leurs vies et s'ils reviendrons un jour."

Je condamne, peut être les nations et du moins le gouvernement mis en place, mais pour le bien de l'avenir je n'intenterais rien comme le désire Bashô. Pour qu'une entente se réalise entre Minshu et Bashô Tokaï. Toutefois que dois-je dire à ce peuple qui crie justice, car il n'est pas mention de mon point de vue, mais bien celle du peuple qui attend une véritable Justice. Ils attendent un acte et une justice, qui ne semble pas leur être donnée. Désirez-vous expliquer cela à ce peuple meurtri à tout jamais, sans même qu'ils puissent faire le deuil de leur perte?  Toutefois, nous en discuterons sûrement une prochaine fois, puisque ce n'est pas le sujet principal, pour l'heure.


En effet, la conseillère de Minshu faisait l'amalgame entre sa vision, et son point de vue avec celle du peuple. Mais comme souvent les mortels montraient leur stupidité et poussé par le pouvoir et la puissance, sous des paroles de bien faire, comme elle le disait, pardonnez des actes innommable pour essayer de condamner une cité naissance et tournée vers l'espoir et une véritable justice pour tous. Dans tous les cas, l'Uzumaki ne réagit nullement au comportement puéril de Valentine, ni même à ses commentaires désobligeants. Nagato savait que Bashô et sa ville avait encore besoin d'elle pour la suite.Mais il était aussi persuadé qu'un jour sa présence ne serait plus d'aucune importance et ce jour là, il l'anéantirait. Il lui apporterait la paix véritable que son âme hurlait, alors qu'elle semblait totalement aigrie et désabusée de la vie.

A présent, le temps des décisions était venu, et l'Uzumaki se plaça à nouveau, debout, au côté du maire de la ville, prêt à attendre ceux qui soutiendraient et ceux qui disparaîtraient.

Spoiler:
 



 

 


Revenir en haut Aller en bas
Messages : 243
Yens : 71
Date d'inscription : 15/08/2017

Progression
Niveau: 41
Nombre de topic terminé: 8
Exp:
3/6  (3/6)
avatar
Frisk ¤ Inconnue ¤

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 14 Aoû - 2:13


- Mon frère, nouveau chez moi ? -



Je fais confiance à ma grande soeur.
Elle ne ferait jamais de choses pareilles. Jamais...

Cet homme, Nagato Uzumaki... il m'ignora complètement. C'est comme si mes paroles n'avaient pas d'importance pour lui. À la place c'est autre chose qui a l'air d'avoir attiré son attention. Il me parle d'un pouvoir... j'ai du mal à comprendre de quoi il s'agit. Mais je ne le laisserais pas m'avoir comme ça, à vouloir m'embrouiller...

"Je n'ai aucune idée de quoi vous parlez."

Je continue de le fixer. C'est lui contre moi. Pourtant des gens s'interposent. L'autre homme encapuchonné se met devant lui, et l'enfant se met devant moi. Il crie. Il hurle. Comme monsieur Uzumaki il parle d'un pouvoir, d'une magie, de quoi il parle à la fin ? Il m'accuse alors que j'ai rien fais ! Il me tape sur le torse... j'en ai assez qu'il parle mal de ma grande soeur comme ça ! Elle n'a rien fait !

"ARRÊTE DE ME FRAPPER !"

Madame Rumaki s'interpose alors. Elle se met devant moi. Elle arrête l'enfant... heureusement. J-J'en avais assez. Je veux juste qu'il se taise... même s'il est triste il n'a pas à dire tout ça, c'est pas vrai et c'est pas juste. I-Il se trompe forcément.

"C-C'est pas vrai qu'elle l'a fait..."

Madame Rumaki s'agenouilla devant moi. Pourquoi... pourquoi cet air désolé ? Elle m'explique elle aussi que... Ellen est bien responsable de tout ça... mais c'est pas vrai ! Pourquoi ils sont autant contre elle ? Qu'est-ce qu'elle leur a fait pour qu'ils disent tant de mal ? J-Je ne comprends pas.

"E-Ellen ne..."

Monsieur Uzumaki s'approcha alors de moi. Cette fois-ci il se pencha vers moi. J-Je ne pus m'empêcher de faire un pas en arrière. Je restais immobile, sans rien pouvoir dire à ce qu'il me racontait. Demander... aux gens de Bashô Tokai ? Et il possède un artéfact... qui permet de voir ce qu'elle a fait ? C-Comment... comment il peut dire tout ça aussi facilement... il ne me croît pas capable d'accepter c'est ça ? Il croit que je vais me faire avoir par son bluff ? C-C'est ça ? I-Il se trompe... je peux très bien demander...

"J-Je..."

Il me demande de le rejoindre. Lui et Bashô Tokai, comme défenseurs de la paix... en utilisant mon pouvoir pour faire le bien. Bashô continue en me disant que pour prouver son innocence, ce serait bien de les rejoindre. Que je pourrais l'aider ainsi. J-Je... non, je ne me ferais pas avoir ! Pas par lui... j-je dois pas les rejoindre, ils n'ont pas raison... Bashô Tokai n'est pas une bonne chose...

"J’en suis."

Je me retournais brutalement. Une personne venait de rejoindre Bashô Tokai. Non ! Pourquoi ? Elle les a cru ? Non, il faut me croire moi, Ellen ferait jamais des choses pareilles ! Pourquoi Bashô ? Il n'a fait que mentir à tout le monde depuis le début ! On sait qu'il a tué des gens, qu'il a été mauvais et qu'il l'est peut-être encore ! On ne peut pas lui faire confiance comme ça ! I-Il...

Même la pire des personnes peut changer.

O-Oui... c-c'est vrai que même la pire des personnes peut changer... m-mais... il l'a tuée sans pitié. J-Je le sais, c'est Karui qui me l'a dit... Karui m'a dit... ça ? C-C'est bien ce qu'il a dit ? J-Je... je sais plus, j-je...

"Aaaah... aaaah..."


Mon coeur commence à me faire mal. Personnne... il n'y a donc personne à part moi pour défendre Ellen ? Pourquoi ? Un toquement de porte, puis une personne entra. Je me tournais vers elle. Un drôle d'animal... un monstre... qui entre, et qui parle en défendant Bashô. Encore... mais pourquoi ? Pourquoi Bashô et pas Ellen ? Qu'est-ce qu'il a de bien par rapport à elle ? I-Il lui a fait du mal, il a menti à tout le monde, il mérite pas qu'on le défende comme ça. Et le pire c'est que lui aussi, il se met à dire d'horribles choses d'elle. Pourquoi...

"E-Ellen... est..."

Je ravale ma salive. Ma gorge me fait mal. J-Je sais plus quoi dire. Cette fois-ci c'est la conseillère qui me dit que... Ellen a bien fait ça. Et que c'est elle-même qui l'a avoué. Devant le président. J-J'arrive pas à le croire... ç-ça peut pas être vrai... tout ce qu'ils disent. Pourquoi ils sont autant à dire la même chose ? Pourquoi personne ne veut me croire ? J-Je veux juste qu'on me fasse confiance... j-j'aime pas ça...

("Comment ça vous n'avez toujours pas trouvé le responsable ?!?"

"Vous êtes inutile bon sang !"

"Bougez vous un peu, la pleine lune approche !"

"Ils auraient du demander à un VRAI élu de nous aider. À une personne qualifiée, pas une gamine !"

"Vous n'avez toujours pas trouvé hein ? Je savais qu'on ne pouvait pas vous faire confiance...")


C'est comme avec les villageois de Mokotori... personne me fait confiance, personne... je suis toute seule face à tous. Je recule de quelques pas. Monsieur Uzumaki parle encore, cette fois-ci en disant que... Bashô n'est pas responsable de son meurtre ? Mais Asura ? Non... c-c'est pas ça... si ? Non... je sais plus, et il dit qu'il veut qu'Ellen paie... n-non, s'il vous plaît, ne lui faites plus de mal je vous en supplie...

"E-Ellen... n'est pas mon amie... c-c'est ma grande soeur..."

Je m'écarte d'eux. Tous ces gens... ils sont dangereux. Ils lui veulent tous du mal. Qu'est-ce que je suis sensée faire ? J-Je dois la défendre... je me suis entraînée spécialement pour ça, pour ne plus qu'on lui fasse de mal. M-Mais... tous, tous ceux qui sont ici... j-je peux pas les battre. C'est pas possible, malgré le fait que je me sois entraînée... j-je reste trop faible... t-tout ce que je peux faire c'est...

"S-S'il vous plaît, ne faites pas du mal à ma grande soeur... elle vient de mourir... laissez la tranquille..."

Je respire très fort. M-Mes mains tremblent. Pourquoi, pourquoi la punir encore après ce qu'elle a subit ? S-Si seulement ils savaient. Si seulement ils savaient ce que ça faisait de mourir, ils ne diraient pas tout ça. Mourir... mourir...

(" "...Monsieur Hanja... si les Dieux nous ont appelé... c'est pour régler les problèmes de la guerre c'est ça ? Mais... si les élus reviennent à la vie... à quoi ça sert ? On va juste mourir encore... et encore... et encore... jusqu'à ce que... On en ai assez de revenir.")

J'avais raison. Les élus continueront de mourir et de souffrir. Jusqu'à ce qu'ils abandonnent. On continuera de les punir et leur faire du mal... vu qu'ils peuvent revenir les gens s'en moquent.

("Battez vous pour nous, Élue !")

Ç-Ça y est, j'ai compris pourquoi les soldats me disaient ça sans arrêt. On peut revenir alors... autant se battre encore et encore, c'est ça ? I-Ils s'en moquent de savoir ce que ça fait de mourir... tant qu'on revient... ça n'a pas d'importance...

("Il n’y a que le futur qui peut-être bâti maintenant, et espérer qu’il sera meilleur, mais… Ce sera un futur… Où nous ne serons pas.")

Miho... les autres filles... la fois où je les aies rencontrées je n'avais pas compris pourquoi elles ont dit ça. Elles... elles ont abandonné n'est-ce pas ? Elles ont trop souffert. Elle ont arrêter de se soucier des choses... tout est devenu insignifiant. Et Natsume... Natsume...

("Tue-moi... Rends-moi immortel et attache-moi à un rocher entouré de vautours qui viendront me manger sans pouvoir mettre fin à mes souffrances. Arrache-moi les bras, détruis l'intérieur de mon corps. Mais si moi, je peux pas atteindre mon but, la seule chose que j'aie jamais désirée, laisse les gens que j'aime atteindre cette vie paisible.

Si dans mon ancien monde, j'ai pas pu vivre et si ici non plus, je peux pas... Peut-être que là-bas, peut-être qu'au-delà du royaume des morts, je pourrai la trouver...")


La paix...? Est-ce que... c'est de ça qu'il parlait ? Lui aussi... lui aussi il a failli abandonner ce jour là. Si on avait pas été là avec Harall, il serait mort. N-Natsume... s-s'il te plaît, je t'ai vu pendant la guerre. Je l'ai remarqué. Tu n'allais pas bien... j-j'aurais t'aider je sais mais... tu n'as pas abandonné si ? Tu as tellement souffert que toi aussi, tu as décidé d'arrêter ? S-S'il te plaît... ne me dit pas que tu ne reviendras pas... je t'en supplie, ne me laisse pas...

...

"J-Je vous en prie... je..."

Ma voix tremble. J-Je sens que... je vais plus tenir, j'ai envie de pleurer... je n'ai pas envie qu'Ellen subisse ça elle aussi. Je ne veux pas qu'elle abandonne parce qu'elle a trop souffert. Je veux juste rester avec ma grande soeur.

"J-Je vais aller voir Ellen... et on va régler ça... je vous le promets."

Tout le monde... tous ces gens... contre ma soeur...

"Je... dois lui parler. S-S'il vous plaît, pour le moment, ne faites rien. J-Je..."

Les mots n'arrivent plus à sortir de ma bouche. N-Non... j'en peux plus. Je passe la porte et je cours, le plus loin possible. Je dois m'en aller, le plus loin possible d'ici, j'en peux plus, je dois partir, je veux plus de tout ça...

*snif* "C-C'est pas vrai..." *snif* "C'est pas vrai, c'est pas vrai, c'est pas vrai, c'est pas vrai..."

J'arrive à sortir du batiment. Je m'éloigne, le plus loin possible, le plus loin des gens, le plus loin de tout. Je m'assied, seule dans une ruelle. Je reprends mon souffle. M-Mon coeur... me fait mal...

"E-E... llen... Natsu.. me..."

J-J'ai compris maintenant. Ç-Ça ne change rien... tout est comme chez moi. Je continuerais de mourir et de souffrir en boucle... jusqu'à ce que...

"M-Ma...monstre... Papas...gore..."

Comment... réussir à vivre dans un monde aussi cruel ? Avec seulement de la détermination... j-je ne sais pas si j'arriverais un jour à le faire. Tout ce que je veux moi... c'est la paix. Comment vivre en paix dans un monde comme celui-ci ?

HRP:
 

©️MangaMultiverse
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 467
Yens : 1412
Date d'inscription : 14/09/2017
Age : 18

Progression
Niveau: 91
Nombre de topic terminé: 27
Exp:
1/6  (1/6)
avatar
Lexi Hil'Feyan ¤ Inconnue ¤

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 14 Aoû - 9:31

Des plans pour la ville

Ft Bashô et ses invités

La jeune marchombre avait laissé passer les tumultes au sujet de la fameuse Ellen sans dire un mot : elle était là pour Bashô Tokaï, comme tout le monde ici était censé l’être, et entendre le débat se décaler sur une Minshujin un peu incontrôlable… Disons qu’elle n’avait rien à dire sur ce sujet. D’abord elle manquait cruellement d’informations, elle ne voulait donc pas émettre d’avis, et se contenta d’écouter ce qui se disait.
Finalement, alors qu’elle s’attendait à ce qu’enfin, la discussion revienne sur les projets du moustachu, un second invité surprise finit son apparence. C’était en réalité un invité en retard, et si l’alavirienne resta coite, ses pensées se bousculaient dans sa tête. “ Quelle est cette espèce ? Un félidé humanoïde qui parle… Fascinant.’. Il eut à coeur, malgré son retard évident dans le débat, de défendre celui qui semblait être son ami.
Dans ce tumulte entre la dispute avec l’enfant et l’invité surprise, le retardataire et tout le reste, il n’eût rien d’étonnant à ce que la prochaine à parler, la Minshujin, veuille remettre en place les règles qu’elle avait elle-même instauré. Après une réplique destinée directement à l’homme masqué, puis quelques remarques à l’enfant, elle finit par s’adresser à l’hôte de cette réunion pour lui assurer son soutien. Bien, les choses se décidaient.
L’enfant qui voulait protéger celle qu’elle appelait sa soeur, s’en alla. Les autres restaient semblait-il.
Une fois les tensions retombées, il était temps de savoir ce que Bashô comptait faire. L’élue de Tenshi s’éclaircit donc la voix après avoir si peu parlé, et commença :
Quelles relations diplomatiques attends-tu de Tenshi ? demanda-t-elle avant d’ajouter un léger sourir aux lèvres, puisque tu as pris un joli coup de pied de Reisha pour m’avoir … mise à terre, je suppose que je pourrais lui demander une audience et lui parler de cette ville et ses intentions. Je ne dis pas que tout ce que tu espères sera possible, mais j’irai la voir si tu es d’accord avec ça. Cependant je ne compte pas vraiment rester. Ni à Shiriai, ni ici. Si tu as besoin de mon aide, sache que je préfère bouger.

Elle se tut ici, bien qu’elle aurait pu détailler. Elle aurait pu expliquer que là où elle serait un atout, serait l’infiltration, l’espionnage, le vol, et toute chose nécessitant discrétion et furtivité, ainsi que des sens affutés. Cependant, elle ne comptait pas faire étalage de ses capacités, qu’elle gardait pour elle bien au chaud. Il était évident que Bashô avait besoin de ne pas se mettre à dos les quatre nations à la fois, et puisque Minshu n’était pas dans son viseur, il n’y avait pas de raison que Tenshi le soit, au moins pas dans l’immédiat. Cette dernière se remettait de la guerre, et comme tout temps d’après-guerre, tout y allait au mieux : les élus qui dirigeaient le pays pensaient encore à son bien, les gens avaient du travail, l’économie devait certainement remonter… C’était triste à dire, mais si un pays avaient des difficultés, il était courant de dire “rien de mieux qu’une bonne guerre”. En tout cas, les tenshijins remontaient la pente et Lexi, en plus de vouloir aider la ville de Bashô, tenait un peu à ce qu’on les laisse tranquilles. En proposant d’aller voir Reisha pour intercéder en faveur de cette ville rebelle anti-nation, elle comptait faire d’une pierre deux coups.
Elle avait également d’autres idées en tête : aller fureter vers la fameuse Ellen, au cas où elle veuille causer des ennuis, mais peut-être aussi pour tenter de libérer les gens qu’elle tenait, et qui venait de Bashô Tokaï. Si elle y parvenait, peut-être eux et leurs familles rejoindraient la cause. Elle pouvait également aller mettre son nez dans les affaires du président Jaël, qui permettait donc de telles choses, mais elle risquait d’y croiser Valentine…
Le plus difficile serait d’aller à Fuyu ou Seika pour y semer le trouble chez les dirigeants, mais la marchombre se demandait si elle avait le niveau pour ça. Peut-être devrait-elle retourner au camp d’entraînement sur la terre de brume.
Elle allait tout de même attendre de savoir de quoi Bashô avait besoin pour sa ville avant de se lancer.
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 2007
Yens : 63
Date d'inscription : 29/12/2014

Progression
Niveau: 121
Nombre de topic terminé: 49
Exp:
11/12  (11/12)
avatar
Rumaki Oshigato マ Maman de Fuyu マ

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 14 Aoû - 11:17






Décision




Djadine s'était relevé après son discours qui se voulait apaisant, mais celui-ci sembla avoir l'effet totalement inverse. Ma double tentait de se concentrer sur les discussions en cours, mais une petite part de son attention restait sur la petite qui visiblement n'acceptait pas du tout ce que tout le monde affirmait. Après de mon côté, ce n'était que des histoires qu'ont m'avait rapporté, je ne pouvait pas être sûre à 100% qu'elles étaient vraies, mais vu que tous ici paraissaient s'aligner sur cette version, et que une bonne partie des civils que j'avais convaincue de venir dans cette ville, l'affirmait aussi, la probabilité qu'effectivement, ça se soit passé approchait le stade de vérité.

Mais rien à voir, le visage plein de larme, Frisk affirma vouloir vérifier par elle-même. En état de choc, elle quitta tristement et brusquement la salle pour aller rejoindre cette Ellen et enfin savoir le fin mot de l'histoire. Djadine eut une légère hésitation pour la suivre et tenter de la calmer, là où je n'aurais pas réfléchi pour le faire, mais finalement elle en conclut de ce n'était peut-être pas plus mal si la principale intéressée lui confirmait ou non cette version. À Ellen, cette petite allait faire confiance, pas à nous...

Soupirant, ma double remit son attention sur les débats. Bashô s'exprima à nouveau, avant qu'une drôle de bête ne fasse son apparition. Un... tigre qui parle ? Original... mais bon, vu ce qu'il peut exister sur Kosaten, ça ne nous étonnait plus vraiment. Seulement, nous avions maintenant la certitude que c'était un élu venant probablement d'un... monde de tigre... Quoi qu'il en soit, celui-ci fit un portrait gratifiant de Bashô, et son courage d'avoir bâti cette ville. Plus besoin d'argumenter en sa faveur pour moi. Avec ce que j'avais entendu jusqu'à maintenant, et en voyant que Nagato adhérait au projet, ma décision de le suivre était déjà prise.

Je laissai tout de même quelques protagonistes s'exprimer avant moi, avant d'entendre Djadine pour le mot de la fin.

Bon alors Rumaki, t'en pense quoi ?

On le suit, c'est la meilleur solution pour nous deux, Haïko et Mei.

Un fin sourire se dessina sur notre visage alors que nous allâmes nous rasseoir.

Je l'aurais parié...

Elle s'installa, puis s'adressa au maître de séance.

Tu as mon soutien aussi Bashô.

Explication:
 

Contextuelle:
 

Résumé :
 

[/font]





Dernière édition par Rumaki Oshigato le Jeu 16 Aoû - 20:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1551
Yens : 613
Date d'inscription : 17/06/2016
Age : 21
Localisation : Perdu quelque part

Progression
Niveau: 185
Nombre de topic terminé: 82
Exp:
10/12  (10/12)
avatar
Roronoa Zoro Le pirate perdu

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Jeu 16 Aoû - 14:59





お土産のパズル

feat. Bash




Eh bien eh bien ,ça en faisait du discours à écouter. Les chevaliers de la table ronde prenait parole l'un après l'autre. Le bretteur, aux pattes croisés sur la table, bouteille en main, laissait plusieurs fois passer son tour, avec la passivité d'un lion en sieste. Terré dans le silence depuis le début, rien ne lui échappait. Il en apprenait, des points obscurs se clarifiaient et tout questionnement prenait enfin sens. Cependant, au cours de la discussion qui prenait de l'ampleur, les neurones du pirate s'activait un à un, réceptionnant les divers arguments de chacun des camps. Il remarqua les incompréhensions, les appréhensions et les doutes fondés de certains vis-à-vis de Bashô, et il nota également la jolie rhétorique défensive des autres, dont le principal concerné. Basho, en bon sophiste, vendait son produit avec la finesse d'un grand maître, jusqu'à convaincre une bonne partie du conseil. Il renversa à sa faveur les jugements de quelques individus, après que ces derniers lui firent subir le pire des procès. Mais la défense de l'équipe Bashô Tokai était d'excellente qualité. Bashô était lui-même son propre avocat, soutenu par l'assurance crue de Heiwa le retardataire.

Zoro zieutait tout ce beau monde, excepté deux,trois personnages, il avait passé du temps avec chacun d'entre eux, et savait de quoi ils retournaient.
Sherkhan entra. Et alors là, les poils s'hérissèrent. Notre épéiste n'oubliait pas la manière dont ces deux là s'étaient quittés. Ce sale pédé de chat à l'odeur de poisson pourri l'avait poussé dans les orties de la honte. Fier, il ne resterait pas sur cette frustration.

Dans le débat, l'affaire Ellen s'était posée sur le tapis. La dernière fois qu'il avait croisé la sorcière, il l'avait découpé, jeté au feu, et laissé pour morte. Cette femme faisait preuve d'une instabilité inquiétante. Et la gamine accompagnant Zoro jusqu'à Bashô Tokaï fut terrifiée par le nombre d'accusations portées contre elle. Totalement dans le déni, il fut impossible pour elle de gober des histoires aussi atroces sur sa "grande soeur". Ceux qu'on aimait le plus n'étaient pas toujours ceux que l'on pensait. Alors après quelques pleurnicheries de pacotille, l'enfant quitta la pièce. De toute façon, qu'est-ce qu'une gamine pouvait bien foutre ici ? Ce n'était pas sa place, qu'elle retourne jouer à la poupée chez tata Ellen.

Quand vint le tour de Zoro, il prit peine de vider la bouteille dans une dernière gorgée bruyante avant de prendre la parole, sagement.
Puis, solennellement, il se leva, les yeux clos. Puis, il ouvrit son oeil valide.

J'ai pris le temps de vous écouter, tous, et surtout toi, Bashô.


Son regard se porta vers son étrange ami.

Tu as beau être de bonne compagnie, j'ai eu vent de tes histoires, des crimes que tu as commis, et je comprends le mépris que certains te portent autour de cette table. Tu es l'homme le plus ambiguë de ce foutu monde. Tu es à l'image de la pourriture qui s'y passe, mais aujourd'hui, tu sembles chercher à te racheter, à relever ce monde des ténèbres après en avoir été la première victime.
Jusqu'à lors, je ne t'ai jamais compris, que ce soit dans tes actes ou tes projets, une vraie énigme sur patte. Tu t'es vengé des nations qui t'ont causé du tort, ptet pas de la meilleure façon mais qui suis-je pour juger hein - Il esquissa un sourire -  ?! Chacun fait tout ce qu'il peut pour survivre dans ce chaos incompréhensible... Tout ce que je peux dire,  c'est qu'à chaque fois que l'on s'est croisé, même dans tes pires galères, même lorsque tu étais en cavale, traqué par tous, de partout, tu as toujours pris le temps de partager un verre avec ton vieux pote.. Alors... Qu'est-ce que ça peut me foutre de savoir que  tu as abusé, trahi,  trompé, blessé, ou même buté des gens, car je sais, avec sûreté...  que tu n'oublies jamais les tiens. Par principe, je ne peux tourner le dos à celui qui m'a offert à boire...



Son regard profondément sincère vint subitement se ternir lorsque, soudainement, il croisa les yeux perfides du gros matou, Sherkhan ce débile qui le rendait fou à chaque fois qu'il le rencontrait.

Tu as toute ma confiance, peu importe ce que tu as fait. Cependant, je n'ai aucunement confiance en cet être - Il désigna Sherkhan de son sabre, tout fraîchement sorti de son étui, dans un bruit métallique - et je ne peux faire équipe sereinement avec cette ordure capable de nous la faire à l'envers à tout moment. Je passerai bien plus mon temps à le surveiller lui plutôt que le reste. Ses yeux puent la sournoiserie. Laisse moi m'en charger dés maintenant.



Comme si le bordel ne suffisait pas, la rage du marimo explosa et il grimpa sur la table. Ses grandes bottes de cuirs tapèrent lourdement sur la table à chacun de ses pas vibrants, s'approchant avec la démarche d'un bourreau vers ce félin, devant lequel il dégaina un second sabre.

Qu'il crève ou dégage.. !






.
[/size]



† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
Fiche Technique
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1417
Yens : 1902
Date d'inscription : 09/11/2016
Age : 18
Localisation : A Bashô Tokaï

Progression
Niveau: 137
Nombre de topic terminé: 54
Exp:
11/12  (11/12)
avatar
Bashô ¤ Recherché mort ou vif ¤

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Jeu 16 Aoû - 17:02



Adhésions



Toute cette opposition envers un gamin, certes à la force monstrueuse mais au mental aussi fragile que son âge ne le laissait à penser, provoquait de la pitié chez Bashô. Après tout ce n'était qu'un môme désillusionné, il n'avait rien fait de mal, et voilà que tous les gens de cette pièce qui prenaient parti le faisait contre lui. Difficile de ne pas éclater en sanglot s'il portait autant en estime la sorcière qu'il le disait. Lorsque Sherkhan débarqua dans la pièce alors que l'on ne l'attendait plus, ce fut une nouvelle fois pour contredire Frisk. Il donna également son avis sur son frère d'arme qui lui avait "sauvé la vie". Ce dernier n'oubliait pas que cette faveur avait été réciproque et que l'Ayns ne s'en était jamais vanté.

-Cela fait plaisir de te voir en ces lieux mon frère, s'exprima Jemial, j'ai fini par penser que cette réunion t'importait peu. Je te remercie d'être venu pour donner ton avis et espère que tu auras conforté tes auditeurs dans leur choix. Je t'en prie, prend place à mes côtés, répliqua-t-il à la suite de l'invitation de Valentine en lui désignant les chaises de bois alignées au fond de la salle.

Celles-ci étaient fort lourdes mais quelqu'un d'aussi fort que le flélidé était capable de les soulever comme un rien, c'est pourquoi le barbu ne lui proposa pas son aide. Pendant ce temps Valentine continua son argumentaire confirmant pour la énième fois au cours de ce débat que Ellen était en tort avant de se pencher sur les représailles émises par Minshu. Selon elle son pays n'était pas resté passif puisqu'il avait blâmé publiquement son élu. Mais au final Heiwa avait raison dans sa réponse: Aucune réparation n'avait été faite aux habitants des territoires neutres et le fait que la cause de leur malheur eut été réprimandé ne devait que peu les soulager. Après tout gronder son enfant ne signifiait rien sans fessé, bien que la métaphore se discute nous parlions ici de centaines d'âmes perdues à tout jamais.

D'ailleurs, selon la version des faits de Valentine, Ellen n'avait finalement pas attaqué parce que son souverain lui avait interdit. L'histoire que proposait le hunter était tout autre: elle n'avait pas attaqué parce qu'elle s'était rendu compte une fois la colère retombée de l'absurdité qu'elle était en train de commettre et la situation dans laquelle elle allait se mettre. Tous ses actes prouvaient qu'elle était aussi stable qu'un noyau d'uranium et qu'elle ne se les laisserait dicter par personne.

Finalement, et ce malgré a proposition de Pain de lui montrer les faits tels qu'ils se sont passés grâce à son artefact -qui au passage étonna Bashô d'avoir été mis si tôt sur la table, peut-être n'était-ce pas bien prudent- Frisk ne put accepter la vérité et préféra retourner voir Ellen et se rendre compte avec elle réellement des choses comme elles s'étaient passées. C'était sûrement la meilleure des choses à faire. Elle fut suivie sans un mot de plus par Cerran dont les discours qu'il avait entendu n'avaient pas suffi à le convaincre.

-Lorsque cet incident appartiendra au passé pour toi, si tu décides à ce moment-là qu'il vaudrait mieux pour toi de mettre ta vie au service des opprimés plutôt qu'à celle de dirigeants injustes alors n'hésite pas, tu sauras où nous trouver, lui déclara Bashô avant que le petit homme ne prenne congé.

Malgré ce départ, l'avis en défaveur de Bashô Tokaï de Valentine continuait de prendre une place consécante dans le débat. D'un autre côté la velléité dont faisait preuve son acolyte aux yeux si caractéristiques n'était pas à louer non plus. Bashô lui trouvait, et il ne devait pas être le seul, un peu trop de cœur et d'entrain à condamner Minshu. Pourtant ce n'est pas avec de telles manières qu'ils convaincraient la République de changer, or leur registre des ressources les priait qu'ils ne se fassent pas plus d'ennemis que nécessaire. De plus ils risquaient de froisser la vampire et qu'elle ne leur apporte pas son soutient. Pire encore, elle pourrait faire part de ses doutes les plus sincères auprès du président Jaël Tekina et ainsi enrayer toute la procédure diplomatique prévue. Heureusement aucun des deux ne semblaient vouloir continuer inutilement cette conversation qui, certes, resterait floue sur certains points, mais ces points étaient suffisament négligeable pour que le parti à prendre fut claire selon la position de chacun.

-Je pense également que vous devriez vous en tenir là pour aujourd'hui, renchérit le maire d'Espoir. Je ne soutiens aucunement les effusions d'émotions intempestives et nuisible à un débat sein. Sur ce, je pense qu'il ne fait point de doute pour personne sur l'avis de Nagato ci-présent, quant-à vous Valentine il vous reste à vous exprimer à ce sujet, lui dit-il.

Bien évidemment, après ce que venait de dire la conseillère de Minshu, son avis semblait défavorable à son adhésion à la cause de Bashô Tokaï. Pourtant, elle accepta de se joindre à eux ce qui étonna le poète. Ce dernier cacha sa surprise comme il le put. Pour témoigner de son contentement, il se contenta de lui montrer un sourire satisfait. Finalement il avait réussi à convaincre Valentine et Lexi de le rejoindre, le plus dur était derrière lui. Comme si sa joie n'était pas encore à son comble, Rumaki elle aussi déclara officiellement qu'elle rejoignait ses rangs dissipant le léger doute qui planait encore sur sa participation. Heiwa, Sherkhan, Lexi, Rumaki, Valentine... Ces noms aux côtés de celui de Bashô promettait de faire des leurs dans les journaux du monde entier à partir d'aujourd'hui. Que les dirigeants tremblent, il venait de se faire ses premiers alliés, et ils étaient de choix.

Quant à Zoro que le débat avait jusqu'ici délaissé, qu'en était-il de sa décision? Lorsqu'il le crut propice, et à la joie du barbu, il prit la parole pour exprimer son avis. Bien que le bretteur doutait de tout chez son ami, l'existence de leur amitié sincère et l'engagement de Bashô envers les siens faisaient exception à cette règle. Cependant, et cela leur valut une lame tirée au clair ainsi qu'une trace de botte sur le revêtement de la table, Zoro n'envisageait pas le moins du monde la cohabitation avec Sherkhan qu'il considérait comme son ennemi le plus sournois. Certes il l'était, mais cela sonnait comme une qualité aux oreilles du maffieux tant il savait que ce dernier lui resterait fidèle.

-Écoute Zoro, je comprends sincèrement les doutes et la réticence que tu peux éprouver à son égard, malheureusement Bashô Tokaï a besoin de lui comme elle a besoin de toi, expliqua-t-il. Nous sommes tous venus ici pour œuvrer pour le bien commun de Kosaten. Il n'y a plus ni minshujins, ni seikajins ni fuyujins mais bel et bien que des Tokaijins qui dans la douleur ont laissé leurs anciennes rancœurs de côté pour s'allier dans l'adversité. Suivons leur exemple, si de simples natifs ont pu le faire, alors toi qui est certainement l'une des dix personnes les plus forte que Kosaten n'ait jamais porté historiquement, tu le peux aussi. Tu n'auras nul besoin de surveiller Sherkhan comme vous n'aurez nul besoin de travailler ensemble pour une simple raison que tu as toi-même évoqué: vous me faites tous deux confiance et savez que je n'irai pas requérir l'aide d'un malfrat nuisible à notre cause. Je serai votre intermède aussi longtemps qu'il le faudra et je suis sûr qu'un jour, après avoir bravé de nombreuses fois la mort côte à côte, vous finirez par vous pardonner mutuellement. Je souffrirai beaucoup que votre passé vous empêche de vous entendre, déclara-t-il en insistant bien du regard sur ses deux compagnons. Range cette arme si tu le veux bien Zoro, au moindre acte de violence de l'un des nôtres envers l'un de ses homologues, je serai intransigeant sur la sentence à adopter. Et puisque je n'ai aucun droit sur toi en dehors de cette ville, l'exil sera de mise, bien que je pourrais toujours trouver du plaisir à te revoir, avoua-t-il bien que cette parole n'était vraie que si le sang de l'Ayns n'avait pas coulé. Maintenant dis-moi, quel est ton choix? Poursuis-tu l'aventure avec nous et aux côtés de Sherkhan ou décides-tu de nous quitter? Tu es libre de prendre la décision qui te convient le mieux.

La conversation reprit alors une fois que Zoro eut donné son accord ou qu'il eut quitté la pièce. Lexi qui, comme à son habitude, n'avait pas de temps à perdre repris directement le vif du sujet. Maintenant qu'il ne restait plus que des pro-Tokaï ils pouvaient parler à leur aise. Le Tenshin commença par évoquer l'alliance probable avec Tenshi dont elle pourrait être l'intermédiaire, non sans parler du high-kick que Bashô prit de sa dirigeante. Enfin, il n'était pas rancunier, sur le coup il avait mérité pire et n'avait du sa survie qu'à la présence d'Aeternam qui avait vu en lui un potentiel allié de poids.

-En effet l'idéologie de Bashô Tokaï ne reproche rien à Tenshi et s'ils ne sont pas nos ennemis, alors autant en faire des alliés. Pour cela je comptais bien évidemment sur toi, il se sait que Reisha et toi entretenaient une relation pour le moins cordiale. Je pense qu'elle t'écoutera. Toutefois nous pensions également nous faire aider d'Aeternam pour cela. Nagato ci-présent est déjà à l'heure où nous parlons sur ses traces, ou plutôt ses hommes le sont. Pour la convaincre de nous apporter son aide tu peux évoquer notre idéologie altruiste et philanthrope, la possibilité d'obtenir des aides de notre part tel que les travailleurs que nous avons déjà envoyés pour aider à reconstruire Shiriaï, et d'un point de vue plus politique une augmentation magistrale de son soft-power qui aujourd'hui est au plus bas à cause de la guerre -mais qui sera facile à rehausser si vous aidez notre cause- ainsi que l'éclipse des puissances continentales tyranniques, ainsi se finit la réponse qui lui était adressée.

Bien entendu elle pourrait être utile à plein d'autre chose mais pour commencer l'alliance avec Tenshi était une priorité. Elle saurait se rendre utile ensuite sans aucun doute mais la manière se déciderait plus tard.

-Si vous n'y voyez aucune objection, il serait donc bienvenue de faire de Lexi et Valentine les ambassadrices de Bashô Tokaï respectivement à Tenshi et à Minshu. Toutefois leur tache sera différente puisque le but de Valentine serait dans un premier temps de désamorcer le conflit entre Minshu et Bashô Tokaï et dans un deuxième temps de mettre Minshu sur un rail politique plus juste en faisant voter des lois comme celui du suffrage universel direct -rappelons tout de même que Jaël n'a été élu que par une dizaine de politiciens verreux et non par son peuple- la protection de ses citoyens, l'engagement du respect des biens d'autrui au delà des frontières etc. Ce ne sont pas les mesures à adopter qui manquent, affirma-t-il.

Si les rôles que ces deux-là avaient à jouer était tout tracé, ce n'était pas le cas des autres protagonistes. Toutefois pas d'inquiétude, les choses à faire ne manquaient pas à la citadelle et Heiwa était déjà surchargé de travail.

-Quant à vous autres, ne craignez pas d'être inutile dans cette ville naissante, les rassura-t-il. Il serait bienvenue que l'un de nous se charge du recrutement d'autres élus ou natifs aux talents particuliers. Certes, j'encourage tout le monde à inciter les gens à s'enrôler pour la cause de Bashô Tokaï si vous en avez l'occasion, mais que l'un de nous parcoure le monde à la recherche de nouveaux alliés ne me semble pas inutile. De même, il faudrait que l'un de nous se charge d'attirer un maximum de gens jusquà Bashô Tokaï et de lancer des démarches d'alliance avec les différentes cités des territoires neutres. Jusqu'ici ce fut Nagato ci-présent qui s'en chargeait, mais il va dans son coin s'occuper maintenant d'objectifs plus délicat comme le rassemblement d'artefacts sensés nous aider à acquérir la puissance militaire qu'il nous manque pour nous imposer. Et en dernier lieu il serait enviable que l'un de vous se charge du recrutement, de la formation et du commandement des soldats de Bashô Tokaï. En effet je ne puis que difficilement gérer à la fois cela et les affaires internes à la ville. Évidemment, si vous avez d'autres propositions de rôle pour aider notre cause, n'hésitez pas à nous la soumettre, conclut Bashô.

Et puis il restait également à régler une ou deux dernières questions:

-Ah oui, j'oubliais, qui veux-être l'heureux détenteur du moyen de dissuasion sur ma personne? demanda-t-il. Je ne peux me permettre de donner ce pouvoir qu'à une seule personne et vous imaginez pourquoi. Pour cela je vous laisse choisir entre-vous, mais je ne peux m'empêcher de vous conseiller de choisir quelqu'un qui contrairement à Sherkhan ne me soit pas trop proche -sinon la mesure perd de son intérêt- et qui puisse faire preuve de recul à tout instant -pour éviter que mes ennemis ne tentent d'empoisonner cette personne et qu'elle pense de suite que j'en sois l'auteur. Je sais que vous saurez faire le bon choix.

Un autre question primordiale: rend-t-on votre rôle auprès je Bashô Tokaï publique? Je serai d'avis de le faire de manière à renforcer notre impact médiatique. Il sera d'ailleurs pour certains d'entre-vous inévitable de le faire
, dit-il en regardant au hasard les deux nouvelles ambassadrices de Bashô Tokaï. Pour les autres je vous laisse le choix, bien que vous connaissez ma préférence.

Il ne restait plus à tout ce beau monde qu'à s'exprimer sur leur envie de leur manière d'aider Bashô Tokaï. Chacun avaient des qualités possédés par nul autre et qu'il mettrait ici au service de Kosaten tout entier. Bientôt il représenteraient une menace telle que des armées essaieraient certainement de venir raser la ville. Mais ce jour là, ils seraient prêts...

Petite précision:
 

©️MangaMultiverse

Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Jeu 16 Aoû - 18:17



feat.
Mon frère, nouveau chez moi





Sherkhan prit place aux cotés de Jémial, invité par son frère à le rejoindre tel un bras droit, il était on ne peut plus fier. Cette ville était prometteuse, prometteuse autant en terme d'indépendance que de paix. Le félidé pourrait enfin vivre tranquille sa vie, avec Luna aussi. Mais il voulait aborder un sujet tout aussi conséquent pendant cette réunion, bien que ce détail attendrait un peu. Les différents protagonistes prenant tour à tour la parole pour se répondre, sans trop de cacophonie fort heureusement.

La première fut cette Valentine, que le félin découvrait un peu et qui lui avait aussi intimé de s'asseoir. C'est vrai que debout, du haut de ses deux mètres et quelques, il faisait un peu peur à certains et puis on pouvait le confondre avec un service d'ordre hors réunion. Il s'était d'hors et déjà assit, ce n'était donc plus le soucis. Evidemment le sujet traita longuement et par divers individus, de la sorcière Ellen. Décidement, son instinct ne s'était pas foiré en la rencontrant, elle avait des bails sombres cette élue, très sombres et de partout, avec du monde. Sherkhan ne voulait rien ajouter de plus sur elle, et pendant que Val' répondait à l'homme robot encapuchonné, Frisk avait le moral plombé.

Enfin au moins, Valentine semblait intéressée et curieuse sur le destin de la ville et son poste proche du nouveau président de Minshu, assurerait probablement de grands interêts pour la suite. Quand à l'histoire des mioches avec Heiwa et Frisk, le félin bailla un peu... C'était des trucs d'humains, en plus en rapport encore avec Ellen. Pour lui, le sujet était clos, il l'avait quasiment vu tuer un enfant et savait ce dont t'elle était capable. Il ne dormait plus sur ses deux oreilles depuis cette rencontre !

oOOOUaaah....  

Cependant et comme prévu, la jeune frisk était déboussolée, perdue, perturbée. Elle croyait encore en l'innocence de sa "soeur", serieusement ? Ce devait être une relation comme celle de Basho et Sherkhan au fond... Quoiqu'il en soit, il comprenait que celle ci ne veuille pas le croire, agisse comme un mur devant la pelleté d'arguments en sa défaveur. Elle allait aller discuter avec Ellen et cela ne manquerait pas de réveiller la colère de la sorcière à coup sur.

C'est une mauvaise idée de laisser cette fille s'en aller. Elle va dire tout cela à Ellen, de plus elle aurait pu servir à l'atteindre, s'ils sont si proches l'une de l'autre. Dit Sherkhan à Jémial, tout doucement, après que Frisk n'ait pris la décision de quitter la salle.


Frisk était surement un point faible exploitable d'Ellen, la laisser partir était selon lui une mauvaise idée, mais la garder ici n'était pas mieux. Il aurait juste fallut exploiter la faille, mais Bashô devait pour le moment agir comme un homme et un leader idéal aux yeux de tous. Kidnapper une enfant, n'allait certainement pas ravir tout le monde et l'Ayns le savait bien. Toutefois, il ne se réjouissait pas à l'idée que cette petite répète tout, y comprit qu'il était ici en compagnie de son frère d'arme... Elle viendrait un jour... Elle viendrait surement...

Pour continuer au moins sur de bonnes nouvelles, celle qui s'appelait Lexi, mais était inconnue aux yeux de Sherkhan, semblait aussi se joindre à Basho tokai, enfin, dans une moindre mesure. Comme Valentine, son rôle serait determinant dans les relations entre l'ile celeste et le village. C'était aussi l'occasion d'apprendre que Bashô s'était visiblement fait rosser la tronche la haut, par une certaine Reisha. Celle de la vision alors ? Il avait l'air de bien s'en souvenir, mais ne pas lui en vouloir, L'Ayns aurait bien voulut voir à quoi ressemblait le monde au dessus des nuages...

Une autre demoiselle s'en joignait à Basho tokai, sans avoir besoin de plus d'argument ,c'était la mère d'un enfant, la dénommée Rumaki. Il y'aurait fort à faire pour faire connaissance avec toutes ces personnes plus tard. Mais il n'était pas difficile pour lui de repérer que certains avaient des liens entre eux, plus ou moins fort. Frisk x Ellen, Heiwa x Rumaki, Basho x Sherkhan... Etc etc, c'était des tics, des attitudes, des mots... Ce n'était pas toujours l'évidence même, certains échappaient d'ailleurs à ce calcul méthodique de psychologie.

Et puis... Il y'eut la parole du bretteur, Zoro roronoa. Le regard du félidé se tourna vers lui, au moment ou ce dernier commençait par un dialogue à sa sauce, tout en disant qu'il suivrait Bashô. Mais la suite n'était pas aussi joviale. Il sorti son katana, insulta l'Ayns et monta sur la table dans l'intention de lui faire payer certaines choses du passé. Sherkhan se leva en bousculant sa chaise en arrière, sortant ses griffes au même instant.

Tu peux te la ramener autant que tu veux, un alcoolique pas fin du bulbe comme toi nous amenera que des problèmes ici. Et puis, c'est pas toi qui a essayé de me tuer le premier je te rappelle ? Alors que je t'ai sauvé la vie face à cette araignée géante ? T'as la mémoire aussi petite que ce qui te sers de cerveau ! Dit t'il pour répondre sérieusement à ses insultes.

Il voulait d'ailleurs rétorquer à la derniere menace faite, mais Bashô s'interposa comme un sauveur. Il voulait garder autant l'un que l'autre et se laissa aller à un grand discours de paix, voulait bien plus unir que désunir, mais étant prêt à se séparer de ceux qui n'irait pas dans le même sens, pour le bien commun. Sherkhan ne voulait pas ruiner cette tentative de vivre en paix, pour un cactus à l'épine facile. Il rangea ses griffes et remit sa chaise d’aplomb, sans pour autant se rasseoir.

Il continua de fixer Zoro, puis croisa les bras, avant d'ajouter ;

S'il s'excuse, alors je suis prêt à aller de l'avant.

En se mettant en place de victime et nous de bourreau, il serait le premier à attendre des excuses et donc, mettre un dernier coup à la fierté implacable du bretteur. Il contenait son sourire et une certaine jubilation. Ses moustaches frétillèrent légèrement, mais son regard rouge ne quittait pas celui noir de Zoro. Il était prêt à esquiver le moindre de ses coups et puis il s'avait que si l'épéiste déconnait, il perdrait une ville, une amitié, des projets... Et des coups à boire gratuits !

En attendant de savoir ce qu'il était advenu, le leader de la ville proposa à chacun de prendre sa part de responsabilité dans sa ville ou bien de choisir ce qu'il ou elle voulait devenir.

Je ferais ce qu'il faut pour faire venir des gens ici, lorsque l'occasion se présentera. Mais je souhaite rester libre tu le sais Bashô. En revanche, j'aurais aimé aborder un point avec toi et vous tous ici présent. Vous n'êtes pas sans savoir que ce monde est régit pas des règles débiles parfois. Les trois grands leaders connus de l'époque ont signés un jour un traités sur les races et créatures magiques, qui permet à certaines d'entre elles d'êtres acceptés et d'autres non. Par exemple, les elfes sont acceptés et peuvent même vivres parmi les natifs. Mais des gobelins sont exterminés, oui, exterminés car non conformes à ce traité. Pourtant j'ai été un temps, chef d'une petite troupe de gobelins, qui m'obéissaient et auraient pu s'intégrer quelque part. Ils ont étés exterminés par Rinkyu Uchiha... Ce qui est fait est fait, mais j'aimerais que les choses changent autant pour les élus, les natifs, que les créatures qui ne sont pas dans ce traité. Je veux que Basho tokai soit la ville qui ouvre ses portes à tous, humains et non humains. Je comptais d'ailleurs demander à pouvoir m'installer ici avec ma fe... Avec mon amie, Luna.

Il déposa alors sur la table un parchemin roulé, contenant la liste des centaines de races qui n'étaient pas inclus dans le traités protégeant et acceptant les races et créatures magiques. Ainsi, par exemple, les ogres, les orcs, les gobelins, des races parfois dites non civilisés, peu intelligentes, moches ou nuisibles, à mauvaise réputation, n'étaient pas acceptés, souvent discriminés, parfois exterminés, servant au bestiaire de chasse pour certains, ou aux primes pour d'autres. Ceci n'était plus possible et les choses, comme les mentalités devaient également évoluer à ce niveau là.

Je me propose, si vous acceptez cela évidemment, de me faire l'ambassadeur de ces races là. Nouer contact avec ceux qui voudrons sortir de la discrimination dont ils font l'objet, mais également entre les humains de basho tokai et les races magiques. Si... Vous veniez à êtres contre, tous... J'aimerais en connaitre la raison, et je préfère le dire, je ne pourrais rester en ces lieux ou certains sont acceptés et non d'autres.


Revenir en haut Aller en bas
Messages : 467
Yens : 1412
Date d'inscription : 14/09/2017
Age : 18

Progression
Niveau: 91
Nombre de topic terminé: 27
Exp:
1/6  (1/6)
avatar
Lexi Hil'Feyan ¤ Inconnue ¤

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Jeu 16 Aoû - 19:22

Des plans pour la ville

Ft Bashô et ses invités

Alors qu’enfin les tensions s’appaisaient, d’abord avec le départ de l’enfant capricieuse mais aussi entre la conseillère et l’homme qui se la jouait mystérieux sous une cape, un nouveau conflit se dévoila au jour : Sherkhan / Zoro, de ce que comprit la marchombre. Elle poussa un long soupir, mais fit mine d’ignorer leurs histoires, le temps que Bashô ne reprenne la parole, et que son ami le félin ne réponde aux menaces du sabreur.

La jeune femme en avait assez. Elle s’éclaircit la voix, et se leva pour avoir davantage de hauteur qu’assise, suffisamment petite comme cela. Elle parla d’une voix sèche qui trahit un certain agacement.
Bien. La présente mademoiselle Weathley avait rappelé quelques règles de bienséance que certains ont de plus en plus de mal à respecter. Donc si chacun s’asseyait, rangeait ses armes - je rappelle d’ailleurs que cela signifie certainement que vous avez berné les gardes à l’entrée de la ville, Bashô il faudra arranger ça je crois - et arrêtait de menacer son voisin, ça irait mieux. Idem pour les débats futiles qui parlaient non pas de Tokaï mais d’une élue d’une nation extérieure. Entre les enfants, le félin ou le sabreur, je ne sais pas qui a eu le plus de mal à se contenir.

Elle souffla, et se rassit en présenta une paume vers l’avant l’air de dire “okey je redescends”. Lexi, une fois qu’elle eut lâché ce qu’elle retenait au sujet de ces distractions indésirables, reprit la conversation où elle l’avait laissé avec le maire. Qu’il était étrange de se référer au moustachu comme à un maire !
Je vais donc m’occuper de parler à Reisha. Cependant je voudrais que tu précises ce que tu appelles ambassadeur - ou ambassadrice - de Tenshi. Ce que cela impliquerait concrètement. Je ne suis pas fan des rôles publiques, et encore moins des relations politiques. Je proposais la discussion avec Reisha car à cette table, il me semble que personne d’autre n’est de Tenshi, mais je ne me vois pas assumez un rôle politique publique. Je peux continuer de négocier pour Bashô Tokaï à Tenshi à chaque fois qu’il y en aura besoin, mais je ne vois pas ce qu’il m’empêche de le faire dans l’ombre.

Une fois ces quelques questions au sujet de son rôle à venir, la jeune femme réfléchit au fameux pouvoir de vie ou de mort sur Bashô, et fit part de ses réflexions à voix haute :
Il est clair que concernant la pression sur Bashô, il est hors de question que cela concerne … Sherkhan ou Zoro, si j’ai cerné vos noms, ou encore le très grand mystérieux Nagato. En revanche, si ça devait être Valentine, le souci serait que la main du président et en fait le gouvernement de Minshu tiennent ce pouvoir. L’argument pourrait s’appliquer à moi, même si je me revendique indépendant - entièrement et complètement - de Tenshi. Mais je voudrais aussi montrer que je n’ai pas l’idée de me venger des quelques soucis que m’a causés Bashô. Alors je propose … Rumaki, si à nouveau l’appellation est juste. Elle n’a rien contre Bashô, mais elle est également exilée de sa nation, qui ne se servira donc pas d’elle contre la ville. J’ose espérer qu’en tant que mère, vous chérissiez la vie à sa juste valeur et n’utiliserez pas ce pouvoir sans raison, mais j’espère également que.vous saurez vous libérer de l’influence que sembla avoir Nagato sur vous. Et ainsi, que vous userez du pouvoir que Bashô pourrait vous donner sans hésiter, si nécessaire.

Elle se tut, laissant chacun peser le pour et le contre de la proposition, mais après y avoir réfléchi, la blonde ne voyait pas quel meilleur choix faire.
Les revendications du félin vinrent à nouveau perturber les pensées de Lexi. A Gwendalavir, les humains régnaient seuls sur une grande partie continent. Les Faëls avaient leur propre terre, les géants étaient reclus dans leurs septentrions, les Raïs étaient au nord des frontières de glace. Et parmis les différentes races, quelle était la hiérarchie ? Les Raïs étaient l’ennemi qui attaque sans relâche. Petits, moches et intellectuellement bien inférieurs aux hommes, ils étaient évidemment considérés comme des bêtes. Les Faëls, très proches de l’humain, étaient quelque peu considérés comme des sauvages, mais pas réellement discriminés. En réalité, la marchombre n’avait rien à dire à la demande du félin, si ce n’est quelques préventions.
Bashô reste celui qui décide de qui rentre dans cette ville, mais je comprends votre demande en tant que félin humanoïde, et en réalité je n’ai pas de raison de la contredire. Cependant, il serait bien de s’assurer que la cohabitation est possible avant de l’envisager. Que les … autres espèces soient suffisamment civilisées, mais également accepter par les habitants humains qui sont ceux qui ont d’abord bâti leur ville. Ils sont chez eux, et s’il s’avérait qu’ils refusent de côtoyer d’autres espèces, que pourrions nous faire ? Les imposer seraient la pire des choses et créerait des troubles. Il faudra donc le faire progressivement, et quitte à parler avec les habitants pour que tout se passe bien.

L’élue de Tenshi se tut, puisqu’il lui semblait avoir fait le tour. Elle repensa à la remarque au sujet de la fouille à l’entrée de la ville, et songea aux poignards qui étaient encore collés contre elle, soigneusement dissimulés par Rawen, qui avait l’aspect de ses habits ordinaires de marchombre. En réalité, si le sabreur avait été menaçant envers elle et non Sherkhan, elle les aurait déjà dégainés...
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 438
Yens : 1381
Date d'inscription : 19/09/2015

Progression
Niveau: 80
Nombre de topic terminé: 25
Exp:
1/6  (1/6)
avatar
Valentine W. ~ Vagabond ~

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Jeu 16 Aoû - 23:47

Le départ en larmes de Frisk ne surprit pas l’hybride. Elle ressentit un pincement au cœur pour la petite, mais ne comptait pas bouger de sa chaise : elle n’était clairement pas la mieux placée pour tenter quoi que ce soit. La jeune mère, en revanche ... Mais elle se réinstalla également. Soupirant, la blonde laissa la réunion se poursuivre, sans répondre lorsqu’on lui parlait, écoutant les autres. Et cela fonctionnait plutôt bien ... Du moins, jusqu’à ce qu’un certain marin ne se décide à monter sur la table, pour expliquer de vive voix son aversion envers le nouvel arrivant au pelage bicolore. L’hybride sentit la rage bouillir en elle, mais ce fut non loin qu’elle éclata : Lexi se leva, prenant la parole sur un ton autoritaire pour intimer à tous et toutes de cesser de se quereller inutilement sur tels et tels sujets. Si elle se sentit légèrement visée, elle n’en prit pas le moins du monde ombrage Au contraire, son intérêt pour la marchombre venait de croitre en flèche, et elle écouta ce qu’elle avait à dire avec un petit sourire. Lorsqu’elle eut fini de parler, la blonde fit savoir qu’elle voulait prendre la parole également, mais avant cela, elle sortit de son sac une feuille, une plume et de l’encre, et les posa devant elle sur la table.

Lexi, je ne vous connais nullement, mais merci pour votre intervention, de tout cœur ... Et je ne vous rejoins pas que sur les histoires de comportement. A son instar, je ne suis pas friande de l’attention du public, et je tiens pour le moment à garder discrète mon rôle par rapport à Tokaï. Dans mon cas, c’est également une question de prudence par rapport à ma précédente position : si je retournais aussi vite ma veste, en déclarant servir cette ville quelques semaines à peine après ma prise de position en tant que conseillère, je pense que je compromettrais plus la crédibilité des deux factions qu’autre chose. En revanche, même si c’est presque jouer avec les mots ... Je pense que me donner le titre « d’ambassadrice Minshujin » ici ne serait pas dénué de bon sens. Je ne quitte pas l’entourage direct du président et ne perds donc pas vraiment en influence, mais serais au cœur des débats concernant ce lieu.

D’ailleurs, tant que j’aborde ce sujet ... Autant donner raison à monsieur Uzumaki. Même si j’estime qu’un élu inconnu n’a pas à savoir le détail des positions et décisions récentes de mon président, il n’en va pas de même pour les natifs qui ont directement souffert des actes d’un des miens. Aussi, je vous propose la chose suivante.
Posant ses yeux jaunes sur Heïwa, elle se mit à rédiger, en même temps qu’elle reprenait la parole. Je veux bien m’engager, à l’issue même de cette réunion, ou peut-être à demain si vous voulez préparer les choses et toucher plus de monde, à faire un discours. En ma qualité d’ambassadrice. De conseillère. De personne. J’expliquerais précisément aux gens de Tokaï, et à travers eux aux territoires neutres, de quoi il en retourne vis-à-vis d’Ellen, et comment la justice qu’ils réclament leur sera rendue. Car elle le sera. Et pour information, je ne vous l’ai pas dit tout à l’heure ... Mais le président a déjà ordonné à Ellen de libérer tous ceux qu’elle avait ensorcelé, avant même mon départ. Qu’ils aient voyagé plus lentement que moi ne m’étonnerai pas, ils arriveront donc sûrement dans les prochains jours, ou les prochaines semaines ... enfin. Vu le nombre de Minshujins d’origine au sein de la population, mon apparition ne sera pas celle d’une inconnue : lors de l’élection présidentielle, mon visage avait été diffusé dans tout le pays ... Avec le masque, ceci dit, mais bon.

Sous le tissu fin, l’hybride soupira, alors qu’elle finissait de rédiger sa missive. Le texte en était simple, mais elle l’espérait, serait efficace. Somme toute, il s’agissait d’une version abrégée du discours qu’elle évoquait à l’instant même, détaillant comment Minshu allait redresser les tords commis par une des siens, et signé. Patientant assez pour que l’encre sèche totalement, elle roula ensuite le papier, et le tendit à l’homme de Nagato, lui faisant signe de le prendre.

Trouvez un mage capable de reproduire cette missive, et faites la distribuer dans la région, à des parleurs publics. Ceux qui ne seront pas ici lorsque je parlerais pourront tout de même obtenir une réponse « officielle » de la nation du serpent. Bien, ces deux sujets mis de côté, encore trois choses ...

Pour ce qui est du ... « moyen de pression » sur Bashô, même si ma parole va sembler partiale, je souhaiterai au contraire en être en possession. Mes raisons sont simples.
Tournant ses yeux vers Rumaki, elle tira une légère moue. Ne le prenez pas mal ... Mais vous n’avez pas l’air d’une personne prête à passer à l’acte, si le besoin s’en fera ressentir. Je ne vois pas l’intérêt d’une arme, si elle repose dans les mains de quelqu’un qui hésitera peut-être trop longtemps, lorsqu’il faudra s’en servir. De plus, votre relation avec mr. Uzumaki est apparente, mais sa profondeur est impossible à évaluer. Vous avez dit lui devoir la vie ... Et j’ai peur que vous ne laissiez son jugement prendre trop d’importance, au moment d’effectuer le votre. Voici les raisons de ma contestation.

De mon côté, en revanche, je ne vais pas prétendre que sur certains sujets, je plierais mon avis à celui de la nation que je sers, et à ses intérêts. Mais s’il s’agit de mettre une vie entre mes mains ? Moi, et moi seule serait décideuse de la décision à prendre, vous pouvez en avoir la certitude. De plus, le président actuel n’est pas un tyran, et ne me forcera pas la main : il prône la liberté dont les minshujins sont si fiers, et la respecte. Et s’il venait à changer sur ce point, et à tenter de m’utiliser ... Je refuserais alors de continuer à le servir.
L’élue parlait sans la moindre hésitation, sans émotion positive ou négative apparent ... Mais avec une conviction qui laissait clairement transparaître qu’elle pensait chaque mot. Testez-moi si vous ne me faites pas confiance. Ou au contraire, lancez-moi au visage que les serpents sont manipulateurs et menteurs ... Mais je n’ai pas dévoué des siècles de ma vie à protéger la vie des miens, que ce soit dans mon monde, ou désormais ici, pour jeter mes idéaux aux orties pour les beaux yeux d’un politicien. De toute façon, je propose la chose suivante ... voter, tout simplement. Personnellement, je suis pour moi-même : il semblerait que Lexi soit pour Rumaki. Les autres, quel est votre avis sur le sujet ?

Et pour finir ... Vis-à-vis de l’élection par ... « suffrage universel » ? J’avoue que j’aimerais une explication de ce dont il s’agit, car je ne crois pas avoir jamais vu le concept, là d’où je viens. Mais je doute que les « politiciens véreux », qui font partie de la noblesse du pays, laissent ainsi leur pouvoir leur échapper sans réagir ... Je suppose que mentionner le fait que je suis née comtesse n’est pas forcément intéressant dans la discussion présente, au passage, mais qu’importe. Et enfin, pour ce qui est des créatures, Sherkhan, si tu possèdes une copie de cette liste ... Je veux bien en disposer. Je ne peux rien te promettre de solide, ni d’immédiat : il y a probablement une pléthore « d’experts » qui vont se pencher sur le sujet, de nobles qui vont faire jouer leurs avis et autres ... Mais je veux bien militer pour que ta cause soit entendue dans tout Minshu, en plus d’ici. J’ai passé énormément de temps à côtoyer des animaux sauvages ... Et je sais que certains ne sont pas aussi dangereux qu’ils en ont l’air, donc je peux te comprendre.


Se tournant un instant par-dessus son siège, elle chercha Oor’ka du regard ...Seulement pour constater qu’il avait rejoint l’Ayns. Visiblement, malgré les mois, voir années ... La petite peluche bleue, même devenue grande, n’avait pas oublié le félin, et semblait le renifler avec prudence. Restait à espérer qu’il ne lui colle pas accidentellement de décharge.

HRP:
 


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


"Ceci dit, petite boule est devenue grande ... Mais il s'appelle toujours Oor'ka.":
 
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 2503
Yens : 1703
Date d'inscription : 08/10/2014

Progression
Niveau: 169
Nombre de topic terminé: 66
Exp:
4/12  (4/12)
avatar
Heiwa Jigoku ► Chef de groupe ◄

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Sam 18 Aoû - 12:15



 
Mon frère, nouveau chez moi ?


 
Décision!



 




Alors qu'il attendait les décisions de tous, la jeune fille se mit à partir en hurlant, prête à demander la vérité auprès de cette chère Ellen. Soit, mais le Jigoku n'était pas dupe, si elle avait pu le berner jusqu'à présent, elle parviendrait à le faire encore et toujours. L'enfant deviendrait donc une menace à exterminer. Du moins pas à exterminer puisqu'elle pourrait revenir à la vie indéfiniment, sans connaître les véritable possibilité de résurrection. C'était une épine dans son pied, que de savoir que les élus ne pouvaient ainsi pas mourir. Et avec cette apparition, l'Uzumaki pensa rapidement à trouver un moyen pour mettre hors d'état de nuire un élu. Il trouverait un moyen dans les prochains jours, ce n'était qu'une question de temps. Car si on pouvait vivre à l'infini, il devait y avoir quelque chose en ce monde pour bloquer pour toujours un élu.

Pour l'heure, il se reporta sur le sujet principal Bashô Tokaï. Hésitant à intervenir entre le pirate et le félin, alors que la situation prenait une tournure bien différente. Fort heureusement Bashô intervint pour les calmer et la suite pu reprendre son cours à priori. Écoutant attentivement, les paroles du maire. Parfois d'accord avec lui, parfois surpris.Notamment avec le fait de venir au devant de la scène. Peut être un peu tôt au goût de l'empereur. Après tout, les nations pourraient voir d'un mauvais œil, l'union de différents élus sous une autre bannière. Il n'y avait aucun représentant de Seika, ici, qui plus est, ce qui rendait les relations plutôt compliqué, même s'il pouvait s'en charger pour les affaiblir de l'intérieur. Il s'exclama d'une manière douce et posée:

-Comme tu le sais bien, poète. Dans mon rôle, il ne faudrait pas que mon identité soit ébruitée. Si je recherche les dits artefacts, il vaut mieux que personne ne me connaisse. Car même si Minshu semble apte à nous laisser tranquille, ce ne sera pas le cas de tous leurs membres. De plus en leur apprenant cela, s'ils préviennents leur dirigeants, chacun pourra se mettre dans la course aux artefacts dont je t'ai parlé. Nous avons certes une longueur d'avance, mais pour l'instant les nations ont de plus gros moyens que nous.En cela, tu comprendras, que je ne désire pas être mis au devant de la scène. Comme nous en avions parlé, tu serais dans la lumière et moi... Dans l'ombre!

Parfois, il était plus intéressant d'être discret et inconnu pour agir et Espoir avait besoin encore d'homme de l'ombre pour son bien. Heiwa Jigoku en avait décidé ainsi. Ceci fait, la conversation tourna sur celui qui devait avoir le rôle de vie ou de mort sur notre poète. L'empereur n'en croyait pas ses oreilles, allait-il réellement s'abaisser à de tels extrêmes? Alors que le ninja pensait qu'il utiliserait une nouvelle fois le parasite pour porter ce rôle. Après tout, si Mephisto était lié à ce sort, c'était indirectement le corps qu'il possédait qui allait en être la victime. De là, il n'aurait qu'à changer de corps. Alors pourquoi prendre tant de risques? C'était inconsidéré. Toutefois, il existait une autre solution, car si pareil chose arrivait, le stratège avait déjà mis en place une solution. Si Bashô venait à être infirme et paralysé, Heiwa le tuerait sans aucune hésitation, puis lui rendrait la vie par l'utilisation de la porte des enfers. Toutefois ce plan n'était pas infaillible et il devait trouver une autre solution et ce rapidement. L'idée vint directement d'une blonde venant de Tenshi. Choisir Rumaki pour responsable du sort. Un choix des plus utile pour tous. Elle était la seule à n'avoir aucun contact avec les dirigeants, comme l’annoncé Lexi. Elle n'aurait donc aucune pression d'un quelconque gouvernement pour agir sur le maire. Après tout, il n'y avait aucun autre choix pour convaincre cet auditoire.

Zoro et Sherkhan était trop proche de l'escrimeur. Heiwa lui même n'avait pas la confiance des héros à juste titre. Lexi, elle même ne semblait pas se sentir apte à cette responsabilité et Valentine... Il était hors de question qu'elle soit en possession d'un tel pouvoir. Pour la simple et bonne raison qu'elle était trop proche de Jael Tekina et pouvait très bien être forcé à agir ainsi. Ou pire peut être sous ses grands airs, avait-elle des rêve de pourvoir et de puissance. Peut-être même que cette langue de vipère contrôlait le président de Minshu avec ses habiles talents. Rien n'était à rejeter, et l'Uzumaki se méfiait d'elle comme de la peste. Et même si elle aiderait la cité naissante, il la tiendrait à l’œil. Et bien sûr préviendrait Bashô de sa méfiance sur son sujet.

-Je suis d'accord avec Miss Lexi. Rumaki Oshigato est la plus à même de remplir ce rôle.Et pour corriger vos dires: si j'avais eu une quelconque influence sur elle, ceci n'est plus d'actualité. En venant dans cette cité, elle s'est libérée de tous nos liens, et si elle est parfois avec moi, c'est par simple respect.Rassurez-vous sur ce sujet, je ne pourrais en rien influencer cette femme!


Du moins, c'est ce qu'il disait mais la vérité était tout autre, il n'avait jamais eu plus d'emprise sur elle que maintenant. Plus encore, il en avait sur Djadine qui l’embêtait jusqu'à présent. Finalement, il avait une protection en plus pour aider la ville.

Puis vint l'intervention du Félin qui demanda une faveur plus que spéciale mais fort intéressante. Ceci plu énormément au Jigoku, car même si elles étaient souvent considérées comme des espèces inférieures, elles étaient des créatures avec des talents qui ne se trouvaient nul part ailleurs dans la nature. Les Onis et leur force sur-humaine. Les orcs et leur rage à la guerre, même s'il n'en avait jamais vu en vrai, et quelles autres créatures pouvaient compter Kosaten. Il se racla la gorge:

-Avec Rumaki, nous avons une proximité avec le peuple de Bashö Tokaï et le reste des territoires neutres, nous pouvons les préparer à une telle possibilité. Mais apprenez que la population de Bashô Tokaï désire un monde meilleur et si cela doit passer par des meilleurs relations avec des êtres rejetés, ils l'accepteront sûrement, sauf peut être une minorité, mais nous nous en chargerons évidemment. Toutefois, Sherkhan, comme l'a expliqué LA Tenshi, il faudra s'assurer de leur envie à " eux aussi" de cohabiter avec des humains. Même si nous pouvons leur proposer aussi des habitations plus en retrait pour commencer, s'ils le souhaitent. Mais même dans ces clans, ces espèces ou créatures, certaines n'ont pas assez de réflexion pour vivre avec les humains. Je pense par exemple aux Onis qui heureusement pas tous, mais certains sont dictés par leurs instincts primaires et leur manque d'intelligence. Il faudra que tu choisisses bien.

De plus s'ils viennent ici, nous les accepterons volontiers leurs présences et leur offrons protection et une vie meilleure. Mais comme tous habitants de Bashô TokaÎ, il devront mettre la main à la patte. Espoir est en pleine évolution et nous aurons besoin de tous.


Il avait donné son avis sur le sujet et même si c'était le maire qui décidait, il savait qu'il prendrait en compte son point de vue. Surtout que Heiwa et Rumaki avaient été ceux en première ligne vers le peuple des territoires neutres et avaient préparé le peuple de Bashô Tokaï à l'arrivé de ces nouveaux venus. Finalement tout avait été dit et les responsabilités se poursuivaient ainsi. Toutefois, une chose n'avait pas été mis en avant une seule fois, même lors de son rendez-vous avec Bashô et Mepthisto.

-Dans tout ceci, nous avons oublié un point important. Et tout le monde est conscient de cette situation. LA cité deviendra de plus en plus grande avec plus de population encore. Mais notre système fonctionne sur des impôts très faible pour laisser une vie de qualité à nos habitants. Mais le manque d'argent va se faire sentir et une cité en plein construction doit compter sur des moyens financiers suffisant pour se développer et entretenir des relations diplomatiques et économiques avec les autres villes. Il faudra réfléchir à ceci aussi, si certains ont des idées.

Peut être pourrait-il envoyer des hommes et des femmes moyennant compensation pour reconstruire l'île céleste. Pas besoin de demander de grandes sommes, mais juste quelques yens en plus de consolider ainsi l'alliance....



 

 


Revenir en haut Aller en bas
Messages : 2007
Yens : 63
Date d'inscription : 29/12/2014

Progression
Niveau: 121
Nombre de topic terminé: 49
Exp:
11/12  (11/12)
avatar
Rumaki Oshigato マ Maman de Fuyu マ

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Sam 18 Aoû - 17:44






Réponse




Les effectifs d'élus rejoignant Bashô Tokaï se précisait. Et la discussion vira alors sur l'organisation qui allait s'en suivre. Connaître le rôle de chacun, et petit à petit donner à cette ville une crédibilité devenait à présent la priorité. Autour de la table, à part Frisk qui s'était rendue chez ellen pour avoir des réponses, Vahl qui s'en alla sans plus de cérémonie, et Zoro qui émit des réticences vis à vis de l'homme-tigre qu'il qualifia de la pire ordure sournoise qu'il y avait, tous acceptèrent cette nouvelle vie dédiée à cette ville naissante. D'ailleurs, quand l'ivrogne s'excita après des heures de silence, Djadine eut un mouvement pour s'interposer, ayant dans l'idée d'engueuler le Fuyujin. C'était pas le moment, surtout pas quand on avait rien branlé de la séance...

Mais Bashô fut plus rapide, et Djadine se replaça tranquillement où elle était. Il parla d'une si belle façon pour calmer l'ivrogne que j'eus encore plus envie de l'aider. Ses mots semblait respirer la sincérité. Il voulait la paix, je n'avais presque plus de doute. Il entra ensuite dans la répartition des rôles, commençant par attribuer à Lexi les négociations avec Reisha, que nous n'avions encore jamais vu. De son côté, Valentine allait être intermédiaire entre ici et Minshu. Je réalisai à cet instant que personne ne représentait ni Seika, ni Fuyu, car les seuls Fuyujin présents n'avaient soit aucune influence sur Sul Hei, l'ayant trahit, soit était trop bourré selon moi pour faire quoi que ce soit. Pour ce dictateur, de toute manière, il n'entrerait pas en matière, j'en étais convaincue... Quand à Karui... m'écouterait-il si je lui en parlais ? Etait-il plus ouvert, même en présence d'une élue de Fuyu ? C'était difficile à déterminer. Quoi qu'il en soit, vu que l'on traitait Jaël et Reisha, Djadine se permit de lancer.

Et Karui ? Faut-il prévoir un émissaire pour lui ? Parce-que Sul Hei c'est inutile, on le sait tous, mais vu que je ne connais pas l'empereur, Est-ce que vous pensez qu'il vaut la peine d'être impliqué comme Minshu et Tenshi ?

Le maître de séance bifurqua alors sur un point qui sans que nous fassions quoi que ce soit, nous retomba dessus. L'arme de dissuasion... l'arme qui permettait de freiner Bashô dans ses actions si nous le jugions nécessaire. Quand Lexi nous visa pour garder l'arme, Djadine ne répondit pas tout de suite. Si ça avait tenu qu'à elle, elle aurait accepté. Mais elle le savait, elle n'était pas toute seule dans ce corps... et connaissant son hôte, une telle décision ne pouvait pas se prendre à la légère.

Qu'Est-ce que t'en penses ?

Je laissai un silence... moi ? Posséder une arme de soumission ? Pouvoir décider si un être peut vivre normalement ou sans l'usage de ses membres ? C'était cruel... et paradoxalement, cela ajouta un cran d'admiration envers ce Bashô. Il était tellement sûr de ses objectifs qu'il allait jusqu'à s'ajouter une difficulté pour convaincre son auditoire. Ce n'était pas du bluff, cela se voyait, ou du moins c'est ce que je ressentais. Comment pouvais-je menacer quelqu'un d'aussi authentique ?

Je... je ne pourrai pas l'utiliser...


Même si Bashô devient la pire ordure ? Qu'il tue sans raison ? Qu'il...  

Il n'est pas comme ça. Il ne serait pas allé jusque là sinon....

Bien sûr, mais imagine que ça change pour x raisons... je sais pas, une manipulation par exemple... si on a rien pour l'arrêter ça peut devenir vraiment délicat... et si je m'en charge, tu me laisses prendre l'arme ?

Je soupirai... je n'aimais vraiment pas l'idée. Et si nous prenions la mauvaise décision et que nous condamnions ce pauvre homme à l'immobilité éternelle à tord ? Après, je savais que Djadine n'en abuserait pas. J'avais confiance en elle. Elle m'avait toujours aidé depuis son apparition. Elle était comme mon ange-gardien. Une phrase de sa part, me fit me décider.

Rumaki, tu me connais, je ne suis pas cruelle. Bashô n'a rien à craindre tant qu'il est réglo. Et puis, s'il va à l'encontre de tes principes de paix, ce sera un moyen de manifester notre véto contre quelque chose qu'on a rejoint, de guider cette ville vers notre idéal. et puis... imagine que cette arme tombe entre les mains de quelqu'un de foncièrement mauvais, genre l'autre ivrogne... ce serait encore pire... tandis qu'entre nos mains, son utilisation sera forcément qu'en dernier recours, pas de façon arbitraire...

Très bien... je te fais confiance Djadine...


Merci Rumaki.

Il était donc temps de s'exprimer. Djadine se tourna d'abord vers l'ambassadrice de Tenshi.

Mon rôle de mère m'a donné effectivement un profond amour de la vie de chaque être. Lors de ma tournée de propagande avec Nagato, j'ai eu beaucoup de mal à accepter le piteuse état des territoire neutres, sans compter les nombreux récits de perte d'être cher qui m'a été compté par ceux que j'avais convaincu de venir ici. Je pense aussi que ce pouvoir est bien cruel, raison pour laquelle j'attendrai le dernier recours pour l'activer. Mais si cela doit ce faire, alors je n'hésiterai plus, vous pouvez compter sur moi.

Puis, elle continua avec la conseillère de Minshu qui émettait quelques réticences, non sans glisser son intention de posséder elle-même le pouvoir. Depuis le début, mon double n'aimait pas vraiment cette fille, qu'elle voyait comme une ambitieuse qui aimait s'imposer et avoir toutes les attentions sur elle. Elle se permit alors de répliquer.

Posséder plusieurs mandats n'est jamais bon dans une société qui se veut démocratique. Votre rôle a déjà une grande importance dans la construction de cette nouvelle ville. Il est préférable de confier ce rôle à quelqu'un d'autre, pour équilibrer les forces en cas de désaccord. Ainsi fonctionne une démocratie. Pour ce qui est de l'influence de Nagato, je vous mentirais si je vous disais qu'il n'a pas une grande estime de ma part, et que je lui dois pas mal de chose, mais ne vous inquiétez pas, je sais aussi me distancer de lui et prendre du recul sur les choses.Si l'assemblée est d'accord, j'accepte la proposition de Lexi.  

En attendant que le sort du moyen de pression ne soit définitivement scellé, l'homme-tigre soumit une problématique à l'assemblée, à savoir faire cohabiter des êtres humains avec des créatures dont certains noms n'évoquait rien à notre esprit. L'idée était plutôt intéressante, et ce pouvait être un bel exemple pour montrer aux quatre nations que Bashô Tokaï se veut ouverte et qu'une réunion entre peuple d'origine différente était possible. Mais Djadine resta plutôt passive pour l'instant sur le sujet, car tous les points qui lui vinrent en tête furent mentionné par des membres de l'assemblée. Elle attendit donc les réponses du félin. Pareil pour les questions d'argent de Nagato, qui selon elle devait déjà savoir si Bashô avait prévu quelque choses ou non.



Explication:
 

Contextuelle:
 

Résumé :
 





Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1551
Yens : 613
Date d'inscription : 17/06/2016
Age : 21
Localisation : Perdu quelque part

Progression
Niveau: 185
Nombre de topic terminé: 82
Exp:
10/12  (10/12)
avatar
Roronoa Zoro Le pirate perdu

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Dim 19 Aoû - 12:45





お土産のパズル

feat. Bash




Le spectacle rocambolesque que donnait à voir le grand samouraï de Basho Tokaï titilla sans surprise les individus autour de cette table, dont les visages se déformèrent de frustration à plusieurs reprises. Ce n'était en effet ni le lieu, ni le moment de régler des comptes personnels. Mais monter sur la table tel un cow-boy pour botter les fesses d'un chat de gouttière qui ne cessait d'humilier les humains, comportait ce petit quelque chose de satisfaisant.
Il entreprit un mouvement de lame vers le gros matou, comme pour le décapiter, mais Bashô s'interposa verbalement, parvenant à calmer les hostilités présentes. Qu'est-ce que ce poète pouvait bien trouver à ce chaton mouillé ? Il s'était entiché de lui, le lien qui les unissait perturbait légèrement le bretteur mais sa confiance envers le mafieux compensait avec ses doutes. L'équilibre remit sur pieds, le moustachu de la séance déposa un dilemme devant la face du pirate : se tirer ou accepter la présence du matou. Difficile de renoncer à la colère d'une image bafouée, surtout avec cette chère canne à la nargue facile, qui se la jouait subitement pacifiste, se faisant passer pour l'animal n'ayant rien à se reprocher. Il l'insultait tranquillement, puis l'incitait à s'excuser ?! Le monde à l'envers.

Une jeune femme inconnue au bataillon, apparemment élue de Tenshi, vint rajouter son grain de sel telle une daronne. Un vent de sagesse souffla sur le sabreur, et l'incita à ranger ses sabres qu'une fois le discours de la blondinette terminée. Non pas qu'elle venait de le raisonner, mais il était tout simplement un peu long à la détente.

Très bien... Si tu tiens à avoir entre tes murs un chat qui éprouve une haine sans limite envers les humains, ce n'est plus de mon ressort. C'est ta ville, tes fréquentations, tes choix... Mais je te préviens Bashô, à la moindre entourloupe de cette boule de poil, je m'en irai.



Le Roronoa se résolut à ranger calmement ses armes, avant de rajouter agressivement à l'encontre de Sherkhan :

toi, tu peux toujours attendre pour tes excuses !! Je ne te dois rien pauvre fou !



Sur ces mots hauts en couleur, il regagna sa place afin d'écouter la répartition des tâches. Valentine ambassadrice de Minshu, Lexi de Tenshi, et maintenant on disputait la place du détenteur du moyen de dissuasion sur Bashô. Eh bien, ça débattait sérieusement pour savoir qui souhaitait buter son ami. Plaisant. Le duel se jouait entre Valentine et Rumaki, les autres ayant été gentiment disqualifiés par la blondasse de la table. Puis, le maître de la none vint évidemment soutenir ce choix, puisque en réalité, il serait celui en possession de ce pouvoir s'il avait bien compris ce qu'il se passait depuis le début.

Rumaki ?! Cette femme fragile ?!! Elle semble même pas savoir pourquoi elle est là. Elle ne jure que par son gosse.  


Il ne la connaissait pas. Mais il avait observé attentivement chaque personne autour de la table durant son silence. Et cette femme au regard incertain ne lui inspirait que de la faiblesse et de l'influence. Durant tout le débat, elle n'avait pas su où se foutre. Il rejoignait donc Valentine sur ce point. Il était dangereux de laisser un tel pouvoir à une dame aussi indécise, perdue, et influencée qu'elle. Elle était le genre de personne à prendre des initiatives franches et directes qu'uniquement lorsqu'il s'agissait de son fils.

Mais c'est à Bashô d'avoir le dernier mot. C'est sa vie qui est en jeu après tout..



Rappela-t-il dans l'ombre d'un sourire en coin, les bras croisés contre son torse. Par ailleurs, quelle place souhaitait occuper le bretteur ? Certainement quelque chose en rapport avec le combat, il était bien meilleur sur le terrain que derrière les tours. Et il préférait surtout.

[/color][/b][/color]





.
[/size]



† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
Fiche Technique
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 1417
Yens : 1902
Date d'inscription : 09/11/2016
Age : 18
Localisation : A Bashô Tokaï

Progression
Niveau: 137
Nombre de topic terminé: 54
Exp:
11/12  (11/12)
avatar
Bashô ¤ Recherché mort ou vif ¤

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Dim 19 Aoû - 16:42



Organisation en cours



Au moment ou Frisk partit, Sherkhan se pencha pour murmurer à son oreille sa méfiance envers elle et les ennuies qu'elle pourrait leur apporter, à savoir une sorcière enragée. Sherkhan proposa implicitement de remédier à cela en utilisant le jeune garçon pour atteindre Ellen. Malheureusement, et il s'en doutait, cela aurait pour effet de les discréditer grandement pas tant auprès du peuple qu'auprès de leurs nouveaux alliés. C'est pour cela que, même si l'idée lui aurait semblé brillante il y avait quelque mois de cela, il la mit de côté de suite. Désormais Bashô le maffieux n'emploierait plus ce genre de méthodes.

-Malheureusement nous ne pouvons nous permettre de nous en prendre à un enfant, lui répondit le poète avant de le rassurer. Mais ne t'inquiète pas, Ellen représente une menace depuis trop longtemps pour que je n'ai pas prévu un plan pour la vaincre. Pour qu'il fonctionne il doit rester secret mais nous en parlerons en privé si tu veux.

Le moment suivant, celui de l'altercation entre l'Ayns et le bretteur donc, ne fut pas le plus agréable pour tout le monde. Il mettait profondément le hunter dans l'embarras qui ne pouvait décemment pas en virer un des deux sans se priver d'un gros atout, et semblait également grandement énerver les trois spectatrices qui en avaient marre de ces chamailleries. Lexi s'exprima d'ailleurs après Bashô à ce sujet.

Malheureusement Sherkhan, toujours aussi malin que fils de pu*e proposa le premier une alternative à Zoro: Un coup en plein dans les parties génitales de son amour propre en échange d'un cessez le feu. Et voilà comment en deux phrases on se faisait passer pour une simple victime coopérative et son adversaire pour un connard. Parce qu'évidemment Zoro n'eut pas l'intelligence de s'excuser, la légende raconte que son amour propre est la seule chose qu'il soit incapable de trancher.

-Hum, je te propose que cette fois-ci tu te contentes de cela Sherkhan, déclara Bashô après que le félidé se fut envoyé chier. Tu as montré que tu étais le plus intelligent, tiens-toi en là. Quant à toi Zoro, je te promets de te montrer ce qui fait de Sherkhan un véritable atout dans le combat idéologique que nous allons mener. Si j'y parviens, j'espère que tu feras un effort pour l'accepter...

Puis, par une phénomène chronologique scénaristique des plus inattendus (c’est faux), Sherkhan proposa une idée des plus brillantes: intégrer des races rejetées des trois nations aux races dites "civilisées". Si cette idée était bonne et "civilisé" entre guillemets, c'était justement parce que ce terme était très subjectif. De plus l'avis pris était uniquement celui des puissants, pas celui des premiers concernés. Voilà comment des êtres tout autant capables d'émotions et de sentiments qu'un homme pouvaient être réduits à la condition de simples bêtes pour être chassés, traqués et tués.

-Et voilà qui justifie à 200% la présence de Sherkhan à cette table, promesse tenue, dit-il à Zoro après avoir adressé un sourire reconnaissant à son frère. C'est une très bonne idée qui épouse totalement notre idéologie, et puisque tu proposes de t'en charger alors je ne vois pas de raison de te le refuser. Cependant, même si je pense les tokaïjins plus ouverts que tout autres, il ne va pas être simple de faire accepter cette mesure d'un coup. Je te prie donc de un de faire preuve de discernement quant aux non-humains que tu rallies à notre cause, certains ont peut-être tout de même été écartés à raison bien que je te fasse entièrement confiance sur ce point. De deux, je pense qu'il est préférable dans un premier temps de les loger à l'extérieur de la ville. Même si cela leur donnera peut-être l'impression d'être ostracisé dans un premier temps nous n'avons pas le choix. Pour combattre ce sentiment, j'irai plusieurs fois par semaine publiquement dormir dans une maison de leur quartier, parmi eux, afin de montrer que j'ai toute confiance en eux et que je suis prêt à me mettre dans la position de faiblesse qu'est le sommeil même à leurs cotés. Je pense cet acte assez fort symboliquement. Je compte sur toi pour les convaincre de nous rejoindre, ils pourraient être extrêmement utiles, insista-t-il. Bien évidemment Luna et toi êtes les bienvenus, j'espère d'ailleurs avoir au plus vite l'honneur de la rencontrer…

Ah la la, quel cachottier ce Sherkhan. Il nous avait caché ses talents de chasseur celui-là, enfin plutôt normal pour un félin. Bashô fut tout de même un peu surpris qu'il ne lui en ai pas parlé avant... Enfin bon. Ce fut ensuite au tour de Lexi de parler, ici pour émettre quelques réserves quant au titre "d'ambassadrice".

-Un titre ne te donnera pas plus de taches que celle que ta conscience vient de t'imposer en acceptant de te joindre à nous, expliqua Bashô, seulement il comporte un avantage et un défaut. Le désavantage, que tu as du voir puisqu'il te rebute, c'est de vous attacher politiquement à Bashô Tokaï et ce où que vous alliez. Cela peut vous restreindre quelque peu dans votre vie personnelle et c'est pourquoi j'impose à personne le choix de se déclarer officiellement au monde comme appartenant à Bashô Tokaï. D'ailleurs, et tu ne sembles pas la seule que cela inquiète, je ne restreint la liberté de personne en quoi que ce soit. Même votre rôle vous l'exercez à votre manière tant que vous fournissez des résultats, celle qui vous semblera la plus judicieuse.
Et sinon l'avantage qui ne semble pas des moindres à mes yeux est celui de donner du crédit à notre cité. Les dirigeants ne nous reconnaissent pas, très bien. Mais si nous montrons au monde entier l'évidence d'une ville bien organisée dont chaque instance est démocratiquement gérée et bien gérée, les gens ne seront pas dupes et comprendront une fois de plus que les dirigeants ont cherchés à les tromper. Mais encore une fois je comprend que ce point compte moins que celui de votre liberté à vos yeux. Si vous changez d'avis n'hésitez pas à m'en faire part. Dans ton cas, Nagato, il est évident qu'il est préférable pour nous tous que tu restes dans l'ombre autant que possible comme un joker dans notre manche,
conclut-il alors.

Quant à la question du pouvoir de décision, notre archère national exprima son avis par le biais d'un raisonnement construit menant à cette conclusion: Rumaki devait en être la détentrice. Seulement il n'était pas facile de joueur le rôle du bourreau et c'est ce qui fit émettre une objection à Valentine. Elle qui avait été mise de côté par le raisonnement de Lexi à cause de ses liens trop étroits avec Jaël Tekina déclara qu'elle ne pensait pas que si le moment d'agir s'imposait la fuyujin oserait en user et que l'influence de Nagato sur elle -ce que ce dernier réfuta- était trop grande. Elle proposa alors sa candidature affirmant que pour ce qui était de la vie d'un homme, jamais elle ne se laisserait influencer. Zoro rejoint son avis au sujet de Rumaki sans pour autant exprimer la direction de son vote. Pour lui, puisqu'il s'agissait de la vie de Bashô, c'était à lui de décider. Rumaki quant à elle affirma être capable de se détacher de l'influence d'Heiwa et de passer à l'acte. Le choix était compliqué.

-Tu sais Zoro, si il s'avère que mon opinion dérive effectivement de celle que j'ai actuellement, alors mon moi d'aujourd'hui préfère amplement que ma vie ne m'appartienne pas. C'est un choix que je fais en mon âme et conscience parce que moi-même je prendrais la décision de me rendre incapable de quoi que ce soit si je me voyais dans le futur rompre mes engagements. C'est pour cela que mon seul critère, en plus que la personne soit aussi vertueuse que je désire l'être, soit capable d'assez de recul pour ne pas me condamner hâtivement. Et puisque vous me demandez mon avis je pense sincèrement que Rumaki et Valentine sont toutes les deux capables d'endosser ce rôle à la perfection, seulement il vous faudra faire un choix. Multiplier les personnes possédant ce pouvoir c'est pour moi multiplier les risques inutiles. Je vous laisse vous décider entre-vous, dit-il avant de se tourner vers Rumaki. Et ne faites pas attention aux peu de manières de Zoro, il faut prendre la peine de reformuler toutes ses phrases poliment pour avoir le fond de sa pensée, soyez persuadée qu'il n'a pas un instant voulu être désobligeant avec vous.

Pour ce qui était de la réponse de Valentine quant au rôle qu'elle aurait à tenir au sein de Bashô Tokaï, elle préféra opter pour un titre moins provocateur pour Minshu. Le maire approuva alors d'un hochement de tête, c'était en effet plus judicieux. De plus elle n'attendit pas pour faire montre de son efficacité et rédiger un message à l'attention de tous les territoires neutres expliquant les mesures prises par le président de Minshu à l'encontre de Ellen. Elle le donna ensuite à Heiwa. Bashô étant à sa droite, il put rapidement lire le contenu du message ce qui lui convint parfaitement. Bien sûr il ne trouvait toujours pas la sentence suffisante mais bon, elle était déjà plus sévère qu'il ne le semblait au premier abord. Elle demanda également par la suite ce qu'était une élection par suffrage universel.

-Je sais que dans de nombreux mondes dont Kosaten cela n'est pas instinctif et pourtant c'est un système qui marche très bien là d'où je viens, croyez-en mon expérience. Il consiste à faire élire un président non pas par une minorité mais par l'ensemble de la population ayant atteint l'âge de majorité. Bien évidemment il faut donc définir l'âge de majorité. En prenant en compte la durée et les conditions de vie des Kosatenniens je pense que 15 ans est un âge adapté, se prononça-t-il. Mais bon, je laisse les experts en politique faire le choix adéquat.

Rumaki souleva un autre problème important: Seika n'avait aucun représentant à sa table. Certes pour Fuyu c'était compliqué, mais elle estimait que cela n'était pas aussi justifiable pour la nation du Phénix. Évidemment on ne pouvait pas considérer Bashô comme étant un représentant de Seika après ce qu'il avait fait.

-Je suis d'accord avec vous dame Rumaki, seulement j'ai invité ici au même titre que vous deux élus impliqués dans leur nation, à savoir Sakura Haruno et Seryu Ubiquitous. ces noms doivent vous être familiers. Malheureusement aucun de ces deux éminents personnages n'ont daignés répondre présents à mon invitation. Et maintenant voilà que Frisk est partie. Je serai ravie de voir à cette table une autre élue du nom de Gally, mais il y a longtemps que je n'ai pas entendu parler d'elle. Si vous arrivez à convaincre l'un d'eux de revenir alors tant mieux, sinon tant pis, nous nous passeront de leurs avis, se résolut Jemial. Après il ne faut pas oublier que Seika est bien plus sale que son image ne le laisse paraître, et que si personne ne répond à notre appel c'est peut-être que personne n'est attachée à cette nation ou non-endoctriné par les beaux discours de son empereur. Toutefois il me semblait que ce n'était pas le cas de Gally.

Puis Heiwa souleva une dernière question qui était plus d'ordre économique. C'était un sujet pour le moins délicat.

-Le problème c'est que nous ne pouvons décemment pas adopter un système capitaliste si nous voulons sortir nos gens de la misère. Et puisque c'est une priorité, je ferai le choix de conserver cette croissance économique faible tant que nous n'aurons pas trouvé de solution miracle. Toutefois je pense que cela va s'améliorer de soit-même puisque Bashô Tokaï occupe une place géoéconomique de choix, entre Irado et Shiryoku. De plus d’éventuels traités avec Minshu et Tenshi devraient pouvoir nous aider à augmenter grandement notre commerce. Si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas, les invita-t-il.

Zoro ne s'était pas prononcé sur sa manière de participer à leur grand projet. Il semblait plutôt dans l'attente d'une proposition. C'est pourquoi Bashô se mit à l'imaginer en tant que général de ses armées. Avec un homme comme lui à sa tête, nul doute que leurs guerriers en serait galvanisés et que leurs adversaires trembleraient de peur. Bashô avait déjà entendu une ballade en son honneur racontant comment il était parvenu à bout de mille ennemis après s'être simplement embrouillé avec leur chef. Nul doute que cette fable avait été inventée de toute pièce, mais elle recelait une morale qui elle était juste: Zoro était un fauve auquel il ne fallait mieux pas se frotter. Et puis il pourrait reconnaître et former les meilleurs éléments à se battre au sabre, puisque personne n'était plus compétent que lui en ce domaine sur cette Terre.

-Si tu t'en sens la pédagogie Zoro, je serai fier que tu t'occupes de mener et de former une armée digne de ce nom et de la faire entrer dans la légende, proposa alors Bashô.

Il espérait ne pas avoir à essuyer un refus mais s'y préparait quand même. Avec lui, on pouvait s'attendre à tout.

©️MangaMultiverse

Revenir en haut Aller en bas
Messages : 467
Yens : 1412
Date d'inscription : 14/09/2017
Age : 18

Progression
Niveau: 91
Nombre de topic terminé: 27
Exp:
1/6  (1/6)
avatar
Lexi Hil'Feyan ¤ Inconnue ¤

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 21 Aoû - 10:32

Proposition commerciale

Ft Bashô et ses invités

A la suite de Lexi, ce fut au tour de Valentine de prendre la parole, qui commença par remercier la petite blonde de son intervention. Elle continua en expliquant ne pas aimer avoir un rôle officiel, ce qu’elle en comprit pas : cette femme n’était-elle pas officiellement conseillère de Minshu ? Enfin, chacun ses préférences, et aucune n’était critiquable. Elle rédigea ensuite une longue lettre, afin que des mages la fassent reproduire là où Valentine ne pourrait être entendue, afin de rassurer le peuple au sujet d’Ellen et de ses captifs.
Puis, alors que Lexi avait expliqué pourquoi elle était contre l’idée que Valentine puisse contrôler la possible tétraplégie, ou mort, de Bashô, cette dernière se proposa, avec des arguments plutôt appuyés. Est-ce que cette Rumaki était faible au point que Nagato la contrôlait quasiment ? Lexi manquait cruellement d’informations pour pouvoir faire un choix éclairé. Elle comprenait véritablement les raisons de Valentine, mais ne changeait pas son vote pour autant : quitte à hésiter dans son choix, au moins ne pas avoir l’air d’une girouette.

Vint ensuite le tour de l’homme à la capuche. Il refusa le rôle publique que proposait de manière générale Bashô, mais de toute façon ce dernier comptait visiblement le garder comme un atout dans la manche. Rien de bien long en discussion donc. Evidemment, et pour son plus grand manque de crédibilité, il sauta sur l’occasion qu’avait ouvert Lexi pour laisser à Rumaki le pouvoir dissuasif sur Bashô. Une telle réaction montrait en effet qu’il risquait de la mener par le bout du nez. Il faudrait peut-être que la marchombre songe à surveiller cet individu, il semblait manipulateur. Il enchaîna sur la proposition du félin qui demandait l’asile pour les espèces rejetées, et proposa que Rumaki et lui-même se charge de gérer le peuple Tokaïjin puisqu’ils les connaissaient bien - selon ses dires. Enfin, il annonça la couleur côté financier, et expliqua que l’économie de la ville était véritablement faible. Soit, Lexi aurait plus tard quelque chose à proposer à ce sujet.

Rumaki quant à elle, accepta la proposition de Lexi, après avoir expliqué qu’elle ne se servirait pas de ce moyen de gaieté de coeur, mais le ferait au besoin. L’élue de Tenshi observa longuement la femme exilée de Fuyu. Elle avait l’air de quelqu’un… qui se pousse à être forte, qui se fait violence pour être au niveau dans ce monde de brutes. Cela ne promettait pas les résultats escomptés, mais au moins la jeune femme reconnaissait les efforts faits.

Enfin, le sabreur claqua quelques phrases de temps à autre, avec toujours cette manière crue à la limite du vulgaire de parler. Au moins, il émettait son avis désormais, lui qui avait été comme absence toute la réunion.

Bashô quant à lui avait, pour la plus grande satisfaction de Lexi, refuser de s’en prendre à l’enfant partie. Changeait-il véritablement, ou ne voulait-il tout simplement pas froisser son image ? Il finit ensuite de calmer le jeu entre Zoro et Sherkhan, pour pouvoir continuer la réunion dans la tranquillité. Une fois qu’il eût donner son avis et expliqué comment il comptait gérer l’arrivée d’espèces étrangères à celle des hommes, il reprit sur le sujet des rôles officiels. La marchombre hocha la tête lors de l’énoncé des inconvénients, l’air de dire “c’est pour cela que je ne veux pas d’un tel rôle”, et ne réagit pas au côté “avantage”, car cet avantage était pour la ville. Elle resta coite le temps qu’il finisse, mais savait déjà ce qu’elle allait répondre là dessus.
Il répondit à Zoro en refusant de choisir la personne possédant le moyen de le calmer de manière définitive, avant de s’adresser au reste de la table en excusant les manières déplacés du rustre. Le moustachu du ensuite expliquer son système d’élection, que l’alavirienne ne connaissait pas non plus, avant de parler des potentiels représentants de Seika, et de l’image erronée de Seika. Bashô devait répondre à chaque personne, à chaque sujet abordé, cela faisait long, mais Lexi tentait d’en retenir le maximum, et de toute façon elle avait Rawen pour l’aider. Enfin, il refusa d’augmenter les impôts quitte à laisser une croissance économique faible, et demanda à Zoro d’être responsable de l’armée.

Lexi prit enfin la parole.
D’abord, concernant le rôle d’ambassadrice. Lorsque j’irai parler à Reisha du conseil de Tenshi, je me présenterai évidemment comme le lien entre eux et Bashô Tokaï, cependant je ne souhaite pas avoir ce rôle publiquement. Je sais que cela pourrait apporter plus de crédibilité à ta ville Bashô, mais je refuse malheureusement de lui céder ma liberté, ma discrétion et ma sécurité. Car depuis que je suis arrivée ici, j’ai entendu des noms, qui sonnent presque comme des légendes tant ils font frémir les idiots qui en parlent. Zayro Jinn, Sul Hei, et maintenant la fameuse Ellen. Il y a beaucoup de gens dont j’ai entendu parler longuement, mais ignorent jusqu’à mon existence même. Même pendant la guerre de Tenshi, j’ai fait mon maximum pour rester dans les troupes de natifs, et d’ailleurs pas un seul instant je n’ai pas fonctionné avec eux. Je souhaite que cela continue ainsi, que les gens ignorent qui je suis. Pour pouvoir agir normalement, agir sans que l’on me mette des bâtons dans les roues, mais aussi pour ma sécurité. Je ne souhaite pas être une cible officielle pour tes ennemis personnels Bashô.
Elle prit une pause après l’annonce claire de cette décision, le temps d’organiser ses idées pour la suite. Il fallait maintenant exposer son idée pour aider la ville, idée qu’elle mettrait en place elle-même si Bashô l’acceptait.
Concernant l’économie de la ville, j’ai une idée, que je veux mettre en place moi-même et jusqu’au bout, si Bashô tu es d’accord. Je sais qu’aucun Tenshijin n’est en ville ici, et je ne pousserai pas les gens de l’île à descendre habiter ici - ni ne les repousserai non plus.
Cependant, j’aimerais encourager le commerce entre le continent et Tenshi, ce serait bénéfique pour les commerçants qui trouveraient une nouvelle clientèle, et j’aimerais commencer ici. Si le traité entre Tenshi et Tokaï marche, Bashô tu devras accepter de réserver quelques fermes pouvant accueillir 100 Tenshijins, ainsi qu’une grange ou une étable ou mettre leur marchandise. Cela gratuitement. En revanche, il serait bien que les Tokaïjins se mettent maintenant à construire des chariots, car le but serait que les Tenshijins louent tout le matériel d’itinérance, et puisse faire des boucles d’un mois dans les Territoires Neutres, afin de vendre leur marchandise, avant de revenir ici. Les habitations ne seraient donc habitées et utilisées que quelques jours par mois entre deux boucles, et encore, par chacun, mais peut-être que chaque groupe d’Itinérants ne partira pas en même temps. Chaque Tenshijin aura la possibilité de rester maximum trois ou quatre mois, avant de devoir laisser la place à d’autres commerçant de la nation.

Pour que les Tokaïjins aient à y gagner, ils doivent pouvoir offrir quelque chose d’intéressant. Si certains étaient capables de se faire engager comme escorte, cela serait parfait. Comme meneur de chariot également, comme éclaireur. Le but est de créer de l’emploi pour Bashô Tokaï. Mais il y a aussi la possibilité que les Tenshijins prennent la marchandise que les Tokaïjins ne peuvent emmener loin, pour les vendre à leur place dans les grandes villes.

En bref, ça sera aux habitants de Tokaï tant que Tenshi de gérer comment ils peuvent avoir besoin les uns des autres, mais Tokaï devra fournir le bâtiment de “repos” pour être brève.

La jeune femme laissa l’idée prendre forme dans les esprits de chacun, avant de se pencher en silence sur le problème de l’armée. Car il y avait aussi le problème de l’école. Ce monde n’offrait pas vraiment à tout le monde les moyens de s’instruire, bien que tout le monde sache compter par besoin de gérer son argent. Elle ignorait encore comment serait organisé ce genre de choses, mais il était clair que si Bashô présentait une ville davantage instruite que la moyenne des nations, il y gagnerait un certain avantage.
Revenir en haut Aller en bas
Invité Invité

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Sam 25 Aoû - 13:10



feat.
Mon frère, nouveau chez moi





Basho ne voulait pas s'en prendre ou prendre le risque de s'attaquer à Frisk, pourtant le félidé ne parlait pas forcément d'attaquer l'enfant, mais l'utiliser, le "retourner" habilement contre Ellen. Cependant, il rassura Sherkhan en disant qu'un autre plan, peut être murement réfléchit, attendait la sorcière et qu'il en discuterait volontier avec lui en privé. Qu'a cela ne tienne, il attendrait donc d'en être au courant. Pour l'altercation, une fois Basho ayant calmé le jeu et Lexi faisant de même, Zoro ne daigna pas s'excuser, mais accepta d'écouter les paroles de son ami. Au moins, cela calma un peu le jeu tendu entre les deux, bien que le bretteur ne lance une ultime pique à l'Ayns, qui lui répondit par un sourire.

Bashô avait de toute manière comprit que l'intelligence du matou avait fait le taff et ce dernier se savait gagnant dans l'histoire, quand bien même il n'eut pas le dernier "mot" oral. Ce simple regard et ce sourire en coin de babines suffiraient à dire à Zoro "je te l'ai mis bien profond et sans vaseline".

Bref, la discussion pouvait se continuer et des choses importants y étaient discutés, comme ce pouvoir mystérieux d'avoir la vie de Jémial entre ses mains. Zoro et Sherkhan étant sois disant trop "proche" du maire de la ville, il n'était pas question d'avoir ce pouvoir et cela fit quelque peu grincer les canines aiguisés du félidé. Ce fut ensuite plutôt Valentine et Rumaki qui se déchiraient cette partie. Mais clairement, Sherkhan n'avait confiance ni en l'une, ni en l'autre.

Confier ce pouvoir entre les mains d'une servante avérés du pouvoir Minshujin ou bien d'une femme qui n'a aucune allure de guerrière, mais celle d'une lâche fuyarde trop attaché à sa propre vie pour ôter une autre. Je n'approuve aucun des partis ici présent. D'autant plus que je ne vous connais pas et j'ignore ce que vous feriez d'un tel pouvoir... Pour dire, je préférerais encore le donner à Zoro qu'à vous, c'est dire ! Cela ne me plait guère, mais la décision revient à Jémial.  

En tout cas, Sherkhan n'aimait pas la manière qu'avait eu de se "défendre" Heiwa, sans même le connaitre, son attitude à dire "je suis tout blanc et innocent et non je ne contrôle rien ni personne", ne sonnait clairement pas bien. Il était définitivement proche de cette femme et son influence inconnue sur elle, de même que ses desseins tout aussi méconnus, en faisait un critère de non confiance aux yeux du félin. Tout comme il n'aimait pas l'idée que Rumaki accepte aussitôt ce pouvoir entre ses mains, comme si de rien n'était ! Presque comme si tout était prévu ainsi... Non ! Hors de question !

Il grimaça un peu instinctivement, mais laisserait la décision finale revenir à Bashô, c'était à lui de confier sa vie, à lui de choisir à qui. S'il voulait respecter ses propres règles, sans la donner à ceux qui étaient trop proches, alors il choisirait habilement.

Enfin, au moins, le sujet dévia un peu sur la proposition de Sherkhan à rallier à la ville, des races non humaines et magique. Bashô donna son avis sur la chose, laissant son frère s'en charger, mais indiquant que, des mesures devraient êtres respectées pour le bon déroulement du processus d'intégration, s'il réussissait. De plus il voulait rencontrer Luna, bon, ce n'était pas étonnant non plus.

Oui, j'ai déjà une methode pour tout ça. Je te ferais également faire sa connaissance, ne t'inquiète pas !

La discussion se poursuivit, Basho laissa la décision de son état futur entre les mains de Valentine ou Rumaki, une chose était certaine, Sherkhan les aurais à l'oeil, toutes les deux. Les autres sujets ne l'intéressèrent guère, mais il écouta tout de même, n'ayant que peu de chose à rajouter, notamment sur l'économie de la ville. Lui qui était plutot un voleur d'ordinaire, ne se voyait qu'étranger à ce genre de sujet. Il n'aidait pas à faire rentrer l'argent, mais le faire sortir...

Lexi, quand elle répondit point par points aux sujets, montra une évidente intelligence et une prudence qui impressionnait Sherkhan et dans laquelle, lui même se reconnu. Elle cachait son identitée pour éviter le danger, les pressions. Cependant, elle ne pourrait pas le faire indéfiniment. Elle arbora son envie d'aider à l'économie et apparemment de renforcer les liens entre Tenshi et BT. Le félidé ne connaissait pas trop cette ile, il n'y était jamais allé et donc, ne connaissait les tenshijins que par Lexi. Elle était maline, ne semblait pas d'apparence machiavélique... Mais il fallait rester prudent, elle jouait trop dans l'ombre pour l'Ayns. Cela voulait aussi dire, que si le vent tournait, elle ne resterait pas pour se mettre en danger.

Et si Ellen, Zayro ou un autre de ces noms qui vous font frémir attaquent la ville, resterez vous pour vous battre au risque de vous faire enfin connaitre ? Ou bien vous laissez votre vie et votre identité sauve, en nous laissant mourir ? J'ai besoin, comme certains d'entre vous ici, de connaitre ceux qui pourrons devenir les alliés de la ville, ceux sur qui nous pourrons ou non compter. Pour le moment, nous sommes tous un peu opportuniste, pour de bonnes raisons, mais le vent peut tourner en notre défaveur et à ce moment là, combien resterons ? Fit t'il serieusement en regardant tour à tour Lexi, Valentine et d'autres... Qui n'étaient là que pour "entretenir" une flamme, mais qui ne resteraient pas forcément en cas de danger.

Certains ne voulaient pas partir ou trahir leurs nations, d'autres leurs sécurités, leurs identités, leurs propres plans. Il comprenait cela, mais il voulait aussi savoir si, dans ce cas là, il fallait ou non compter sur eux le jour ou le danger surviendrait, car il surviendrait.

Et ne croyez pas que je vous demande de pleinement trahir votre nation, votre identité ou votre sécurité, je la comprends. Je veux m'assurer simplement, que votre opportunisme et votre envie d'aider, sera la même jusqu'au bout, même lorsqu'un danger arriver. Car je doute qu'il ne se passe absolument rien, même si je le souhaite.





Revenir en haut Aller en bas
Messages : 438
Yens : 1381
Date d'inscription : 19/09/2015

Progression
Niveau: 80
Nombre de topic terminé: 25
Exp:
1/6  (1/6)
avatar
Valentine W. ~ Vagabond ~

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Ven 31 Aoû - 17:21

Les choses, de façon plaisante, revenaient au calme et à la discussion ... Productive. Connaissant peut-être mieux Zoro qu’elle ne connaissait Sherkhan, l’hybride ne chercha pas à prendre parti, mais savait très bien qu’elle tendrait plus à donner raison au marin qu’au félin. Enfin, heureusement, la situation ne resta pas bloquée sur ces faits et avança rapidement.

Les réponses qu’on lui apporta laissèrent un petit sourire naître sur le visage de la semi vampire, qui après la frustration quelques instants plus tôt, se trouvait désormais amusée par ces débats. Certains points soulevés étaient pertinents. D’autres, plus personnels, mais parfois pas moins importants. Certaines réponses sonnaient faux ... Mais certains individus ne faisaient rien d’autre pour inspirer la confiance que la réclamer à grand cris : pas étonnant dès lors qu’il soit difficile d’accorder du crédit à leurs paroles. Bashô, souverain de la discussion, cherchait à répondre à tous et toutes, et continuait d’exceller dans l’art de la discussion ouverte, et de l’hameçonnage alléchant. Il ne ressemblait déjà clairement pas au modèle tyrannique qu’il voulait abattre, ce qui était une bonne chose ... Mais était-ce en lui, ou juste un masque ? Pour l’instant, impossible à déterminer. Lorsque le tour de parole de la blonde revint, elle se remit une mèche de cheveux derrière l’oreille avant de parler de nouveau.

Donc, si je résume bien cette affaire de « qui possèdera un moyen de pression sur Bashô » ... Rumaki, Rumaki, Rumaki également Elle pointa tour à tour Lexi, Heïwa et la mentionnée elle-même, se tournant ensuite vers Sherkhan et Zoro Mais toi, tu ne fais pas confiance à Rumaki, toi tu n’as confiance en aucune de nous deux, Bashô est neutre sur la question, quant à moi-même je suis la seule à ouvertement voter pour moi-même ... Très bien. Haussant les épaules, elle se laissa aller de nouveau en arrière dans son siège. Je suppose que tu l’emportes à la majorité des voix ici présentes ... En revanche, je dois avouer que le concept de démocratie « à rôle unique » me donne vraiment des doutes sur votre vision du monde. Ou en tout cas, l’impression qu’elle est bien naïve. La majeur partie des gens ayant du pouvoir ne cherchent trop souvent pas à remplir leur fonction au mieux ... Ils cherchent juste plus de pouvoir. Et avant que vous ne me le renvoyiez dans la figure, non, ce n’est pas mon cas. Je ne vous fait simplement pas confiance. De la même façon que je ne fais pas confiance à l’homme à côté de vous, qui s’est senti obligé de tous nous faire ressentir son pouvoir latent, afin d’appuyer ses propos lorsqu’il nous disait que Bashô Tokaï ne serait pas écrasée par ses ennemis ... Alors même qu’en théorie, cette salle est supposément remplie d’alliés. Mais qu’importe ...

Pour répondre à vos doutes vis-à-vis de l’économie, les traités commerciaux « arrangeants » sont effectivement un excellent moyen de permettre aux natifs de la région de s’enrichir, mais hélas je pense que Tenshi sera le seul endroit vraiment « propice » à leur développement, au moins dans un premier temps. Cependant, je ne pense pas que ce soit notre seule possibilité ... à l’image des nations par exemple, des quêtes pourraient être confiées aux élus passant dans les environs : ces derniers les effectueraient pour la ville, de la même manière qu’un élu fait une quête pour sa nation, et Tokaï en ressortirait en se faisant un peu d’argent si elle parvenait du coup à « vendre » ses services dans les territoires neutres. Nagato, s’ils disposent de capacités particulières, vos marcheurs d’ombres pourraient également être utiles dans ce domaine.

Une autre option pourrait être de « louer » une partie de la population aux nations. Je ne dis pas ça dans le sens esclavage, mais des parcelles de terrain entier ont par exemple été laissées en plan à Minshu, sans plus personne pour les cultiver ou entretenir. On pourrait par exemple supposer que durant les 3 prochains mois, une partie de Bashô tokai irait effectuer des récoltes dans les champs déjà ensemencés, le temps que la nation leur trouve des remplaçants volontaires pour acheter les terrains, faire les procédures ...Et à part ça, si la zone constitue un endroit pouvant potentiellement accueillir les créatures qui sont ailleurs considérées comme dangereuses, peut-être que certaines récompenses de chasses pourraient être perçues ... Par exemple, en offrant à une troupe de gobelins pillant régulièrement une région de se déplacer ici. Bien sûr, si on parle de créatures qui ont eu des comportements nuisibles, il faudra probablement une petite « mise à l’essai », leur faire comprendre qu’ils devront ici travailler de la même façon que tout un chacun ... Mais c’est mieux qu’une bête extermination, et tout le monde y trouverait son compte.

Pour ce qui est de savoir qui disposera de l’arme contre Bashô, si je compte bien et si j’ai correctement retenu les noms ... Lexi, Nagato et Rumaki, vous penchez en faveur de Rumaki, Bashô est bien entendu neutre, Zoro est contre vous Rumaki, et Sherkhan ne fait confiance à aucune de nous deux ...
Croisant les bras et haussant les épaules, l’hybride ferma les yeux. Je suppose que cela vous laisse comme étant « désignée à la majorité », à moins que quelqu’un ne se re prononce ... Mais pour un peu, je trouve presque dommage que la personne dont on dit qu’elle m’influence ne soit pas ici avec nous ... D’une part, elle aurait démenti, et à côté de cela je suppose qu’elle aussi aurait pu donner un vote impartial et désintéressé pour moi ...Soupirant, elle rouvrit lentement les yeux, ne regardant personne en particulier. enfin, toutes piques mises à part ... Je n’ai rien à ajouter contre l’idée de vous confier le moyen de pression.

En revanche j’avoue que je me pose des questions sur vos histoires de démocratie et de « droit de vote universel » ... De ce que j’ai vu la population de Kosaten n’est pas bien avancée pour tout ce qui concerne les communications : à part quelques mages qui coûtent généralement assez cher, faire téléporter un message ou le diffuser à un grand nombre de personnes n’est pas aisé ... Demander à tout le peuple de voter, c’est ouvrir la porte à un électorat qui ne sera peut-être pas au courant de beaucoup plus que ce qui se passe dans leur ville, voir région. Dans une zone limitrophe, les gens vont peut-être tous voter pour un individu pro-fuyu, juste parce qu’il va promettre une alliance qui évitera tout risque d’agression de la nation de l’hiver.

Un individu peut commettre des atrocités dans une région, mais n’être connu que par ses bienfaits dans une autre ... Que se passe-t-il si un individu pareil est élu car tous ignorent ses méfaits ? Et à côté, je doute qu’un simple paysan heureux de cultiver son lopin de terre y comprenne grand-chose à l’économie, à la politique étrangère, aux traités commerciaux et autres choses de ce genre ... Quelle légitimité ... Quelle compétence a-t-il donc à juger de qui serait « meilleur pour sa nation » sur les sujets qu’il juge importants ?

Je ne dis pas que le système proposé est mauvais. Et je ne dis pas non plus que celui en place est parfait. Mais pensez-vous réellement que la population serait prête à détenir un pouvoir que rien ni personne ne lui a donné les moyens de comprendre ?
Haussant les épaules en tirant une moue, qui signifiait parfaitement son avis sur le sujet, l’hybride conclut. Bashô, tu as inspiré aux gens l’espoir de construire cette ville à l’aide d’une illusion, après tout ... Les gens savent-ils qu’il ne s’agit que de cela ? Que se passe-t-il lorsque, au moment de choisir un dirigeant avec votre système de vote, un grand illusionniste aux rêves de grandeur débarque et manipule la foule ? Enfin, je suppose que de toute manière, ce n’est qu’un projet, pour l’instant rien de concret ... Mais je m’inquiète, et je pense qu’en temps voulu ce sujet devra être discuté. Ceci dit, je suis d’accord sur un autre point ... La corruption. Effectivement, Minshu en souffre. Mais en purger le système ferait, à mon avis, beaucoup plus de bien au pays que de modifier son système politique actuel ... La nation en elle-même n’est, du point de vue de ses élus, pas « mauvaise ». Enfin, c’est un autre sujet, je suppose.

Pour ce qui est de ta question, Sherkhan … Le cas d’Ellen est un peu particulier. Si elle arrivait ici et maintenant, je ferais de mon mieux pour l’empêcher d’agir, sans forcément passer par la force brute. Je pense qu’elle tient trop à être bien vue du gouvernement pour se débarrasser de moi en n’en faisant qu’à sa tête. En revanche, pour un Zayro … Comment dire. Sans parler de trahir l’identité, l’allégeance ou autres … Certains des gens qui avaient été conviés à ce petit « rendez-vous » ont quitté la pièce car ils ne tenaient pas à rejoindre le projet. Il y a quelques minutes, Nagato a songé utile de nous faire ressentir à tous son aura, en disant que la ville se défendrait si jamais on cherchait à l’attaquer. Plusieurs personnes ici m’ont dit qu’ils pensaient que j’étais trop dévouée à Minshu pour être digne de confiance, dont toi. Alors ... Je pense que ta question a un rapport avec la confiance. « sur qui pourra-t-on compter », lorsque ça tournera mal. Pour tourner sur quelqu’un, il faut à minima lui faire confiance. Et pour l’instant ? Je suis très loin d’avoir une confiance excessive en Bashô, Nagato, ou d’autres ici. Et c’est normal. On ne bâti pas ce genre de sentiment sur une discussion bien tournées, quelques promesses d’un avenir commun plus radieux et juste, et une franche accolade. Et on ne met pas sa vie en cause pour un projet n’existant que depuis à peu près un mois.

Est-ce que ça va m’empêcher d’aider du mieux que je pourrais ? Non. J’y revenais un peu plus tard, mais vous pouvez être sûrs que j’apporterais mon support. Est-ce que je me lancerais à l’assaut de Zayro Jinn s’il débarque ?
Elle eut un petit sourire, et secoua négativement la tête. Pas pour cet endroit, pas pour un nombre incalculable de causes, et pas si je n’étais pas certaine de mourir si je ne le faisais pas. Pas parce que je ne tiens pas à cet endroit, à ses valeurs et à ce qu’il représente, mais parce que je ne tiens pas à me suicider bêtement. Je serais incapable de tenir plus de quelques secondes faces à lui, ce n’est ni une supposition, ni un avis, mais un fait. Et pour l’instant, à part pour quelques individus assez rares, dont peut-être la sorcière dont nous avons tant parlé, je ne vois pas grand-monde qui en serait capable.

Maintenant, pour en revenir à la partie plus intéressante de la question, à savoir « est-ce que Bashô Tokaï peut compter sur moi » ? Personnellement, oui. Je ne promets pas de miracles. Je ne désire pas plus que Lexi rendre mon rôle « officiel » dans l’immédiat. Mais ça ne m’empêchera pas d’œuvrer. Pour les gens de cette ville. Pour les gens de Mnshu. Pour un idéal dont je trouve qu’il vaut la peine qu’on se batte pour lui. Si quelqu’un d’ici me poignarde dans le dos cependant, mon soutien s’évanouira. Quoi de plus normal ? Mais tant que cela ne sera pas arrivé, vous pourrez compter sur mon aide.


Quelque chose d’assez lourd, chaud, et poilu tomba subitement sur les pieds de la vampire, qui quitta sa pose pour se reculer, et regarder sous la table ... Oor’ka. Qui venait de se vautrer sur ses jambes, après être revenu en passant sous la table. Il était impressionnant qu’il ne l’ait pas fait bouger d’un cheveu, vu sa taille ... Impressionnant, mais pas surprenant, lorsqu’on le connaissait. L’hybride vit un oeil bleu s’ouvrir, et se poser sur elle. Elle eut envie de rire ... « Quelque chose qui valait la peine qu’on se batte pour ». Elle réalisa que, pendant longtemps ... Elle avait eu l’impression d’en avoir été privée. Mais plus maintenant.


"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


"Ceci dit, petite boule est devenue grande ... Mais il s'appelle toujours Oor'ka.":
 
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 2007
Yens : 63
Date d'inscription : 29/12/2014

Progression
Niveau: 121
Nombre de topic terminé: 49
Exp:
11/12  (11/12)
avatar
Rumaki Oshigato マ Maman de Fuyu マ

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Lun 3 Sep - 20:57






Réponse




Quand Djadine évoqua le cas Karui, Bashô lui répondit en mentionnant deux lettres envoyées aux élus de Seika, encore aujourd'hui sans réponse. Si l'un des deux noms m'était totalement inconnu, l'autre me fit tiquer... Sakura... celle qui m'avait soignée lorsque je sortais du monde des morts, qui avait veillé sur moi de manière totalement désintéressée,  et qui surtout venait du même monde que moi... je la connaissais très peu, mais je l'appréciais déjà bien. Le fait qu'elle n'ait pas encore répondu à la lettre de Bashô m'étonna.

Je ne connais que Sakura, je l'ai rencontrée dans les grands canyons. Si je suis amenée à la recroiser, je pourrai lui poser la question de savoir le pourquoi de son silence à votre lettre, mais je suis certains qu'elle ne voit pas d'un mauvais œil cette nouvelle ville... Mais du coup, si personne de Seika n'est là pour entreprendre des négociations avec Karui, Est-ce à l'un d'entre nous de le faire ? Vous qui avez été Seikajin avant que votre sceau ne vous permette de vous en éloigner, pensez-vous que cet empereur daignerait au moins écouter nos idées ?

De son côté l'ivrogne, en plus de foutre sa merde, parla assez crûment de moi pour donner son avis sur le possesseur de l'arme de dissuasion. Ce qu'il disait n'était pas tout à fait faux, mais le ton employé, et surtout l'homme en question qui disait ça piqua la patience de Djadine qui plaqua son regard répressif sur lui.

Entre être fragile mais consciente de ce qui se passe et passer la séance d'aujourd'hui à dormir, picoler et foutre la merde pour des problèmes personnels j'ai très vite fait mon choix...


Cette réplique placée, j'entendis les excuses de Bashô. Pour Djadine, ce mec était bien trop sympas pour pas déjà l'avoir viré... ou alors cet ivrogne devait bien cacher son jeu... Elle soupira pour conclure cette altercation.

Enfin bref, c'est pas grave Bashô, on va pas s'engueuler plus, c'est pas le moment.

Sherkan aussi fut assez cru envers Valentine et moi, mais ma double ne répondit pas. Elle savait ce qu'elle valait, ce que nous valions ensemble. Et finalement, que ce pouvoir nous revienne ou pas importait peu. Elle voulait juste qu'il ne tombe pas dans n'importe quelle main. Pour elle Zoro ne ferait pas l'affaire du tout... à ses yeux, il n'en avait pas la moindre compétence, et je partageais aussi son avis.

Nous pouvions passer à l'argumentaire aussi long que la distance soleil-jupiter de Valentine. Elle commença par répéter l'argument de ses confrères : elle ne me faisait pas confiance, et doutait de ma vision du monde. Ma double ne se démonta pas, mais était agacée de voir que la plus pure des âmes était rejetée. Car oui elle-même n'était pas pure, mais Rumaki l'était... c'était frustrant de ne pas pouvoir le prouver...

Pensez ce que vous voulez de Nagato, il n'est qu'un allié de confiance pour moi. Et pensez également ce que vous voulez de moi, de ma vision du monde, je sais ce que je vaux. Et puis, pour ceux qui ne me font pas confiance, en même temps c'est normal, c'est la première fois qu'on se voit. Moi non plus, ici je ne fais pas confiance à grand monde. Dites-vous juste que ce pouvoir devra bien finir dans les mains de quelqu'un un jour, cela a été imposé par Bashô. Alors choisissez bien celui qui en aura le privilège. Sachez encore que de toute ma vie, je n'ai tué qu'une seule fois, et encore c'était avec le cœur brisé, j'en garde encore de profonds remords. Et pour ceux qui me trouvent fragile, apprenez que j'ai affronté Rinkyu en acceptant la mort, pour me permettre de me détacher un peu plus de Fuyu, et pour lui permettre de sauver sa femme. Je possède donc du courage, je ne suis pas n'importe qui...


Valentine parla encore de la démocratie en elle-même et de la difficulté de communication à l'époque de Kosaten.

En réalité, je ne connais que très peu la démocratie. Seulement, c'était l'idéal de mon père, et il m'expliquait souvent son idée, alors que lui-même était chef de notre clan contre son gré, pour le sauver. Je me disais juste que plus on varie les pouvoirs, plus l'égalité est respectée. Les libertés de chaque détenteur de pouvoir s'en trouve liberté, et permet une meilleure harmonie des idées. Quand au moyen d'informer la population, j'avoue que ce doit être compliqué, mais peut-être pourrions-nous mêler le problème de l'économie avec celui-ci, en employant des messagers ou des orateurs pour répandre les informations importante au peuple.

Explication:
 

Contextuelle:
 

Résumé :
 





[/quote]
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 2503
Yens : 1703
Date d'inscription : 08/10/2014

Progression
Niveau: 169
Nombre de topic terminé: 66
Exp:
4/12  (4/12)
avatar
Heiwa Jigoku ► Chef de groupe ◄

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   Mar 4 Sep - 20:10



 
Mon frère, nouveau chez moi ?


 
Décision!



 





Tant de discussions inutile au final. Il suffisait juste de gagner suffisamment de temps pour que Bashô Tokaï devienne assez puissante, pour ne plus compter sur l'appuie de ces quelques élus dont il n'avait aucune confiance. Seul Tenshi et les héros de Aeternam étaient les véritables alliés sur lesquels il pourrait compter. Pour l'heure, il fallait juste éviter que l'une des trois nations ne s'attaquent à eux. Un discours politique, comme nous pouvions en voir si souvent. Et pourtant le puissant Jigoku écoutait attentivement ce qui se disait, d'autant plus des personnes sur lesquels il n'avait aucune confiance, comme la conseillère de Minshu. Aucun doute qu'elle semblait expérimenté dans les jeux politiques et par conséquent dans la manipulation pour atteindre ses buts. Après tout, comment un élu semblant aussi faible et depuis plusieurs temps inconnu au bataillon se retrouvait à la tête même des hautes sphères de Minshu.Il n'avait aucun doute sur son avenir, car dès qu'ils n'auraient plus besoin d'elle et de son royaume, elle serait la première à mourir et aucune de ses machinations ne pourraient changer quoique se soit.


Il écouta d'ailleurs dans son long monologue, à croire qu'elle aimait s'entendre parler, comme la plupart des politiciens après tout, elle tenait bien son poste. Toutefois, là ou elle se différenciait c'est pas ses paroles répétitives et son radotage. Au moins, on l'avait compris, elle n'était pas d'accord avec le choix de la majorité quand au rôle difficile de tenir la vie de Bashô dans les mains. Ne se rendait-elle pas compte, qu'elle n'avait point convaincu quiconque ici présent. Toutefois le destin fut sceller, comme l'Uzumaki l'avait espérer. Ainsi le maire ne risquerait rien. Il avançait ses pièces dans son échiquier géant. Peu importait les piques aussi petit soit-il de la conseillère. il réfléchissait néanmoins à chacun des propos et même si Bashô ou Sherkhan n'avait pas réagit à ses propos, il imaginait déjà à préparer le peuple de la venue de ses étranges créatures longtemps considérés comme nuisible. Mais après tout, peut être que le félin avait raison, il y avait bien des Onis et autres créatures étranges dans la secte noire. Il avait été le premier à se tourner vers elle, et sa puissance de feu était devenu impressionnante par leur présence aussi. Après tout chacune de ses races pouvaient leur apprendre beaucoup et chacune avait des talents encore inexploités. Des talents dont le Jigoku pourrait se servir pour le bien de la cité et de leurs projets. Peut être devrait-il se rapprocher de ce Sherkhan. Mais chaque chose en son temps, il devait tout d'abord rebondir sur les faits présents.

-N'en déplaise à la conseillère, je répondrais à ses piques si peu subtiles. Mais apprenez de votre vocabulaire la signification du mot auto-défense, avant de prendre mes paroles et mes actes comme une menace ou comme un désir d'écraser mes ennemis. Ceci dit, pour revenir à vos paroles, certains peuvent être intéressantes quand à d'autres, vous ne semblez pas avoir toutes les cartes en mains à priori et ce même de votre propre peuple...Enfin de vos anciens citoyens. Car "louer" une partie de notre population, pour reprendre vos mots ne sera probablement pas à envisager. Dois-je en expliquer les raisons? La population de Bashô Tokaï comprend certes des habitants des territoires neutres mais aussi des trois nations: Minshu, Seika, Fuyu. Vos anciens sujets ont fuit chacune des nations pour différentes nations et qu'ils ne croyaient plus pour beaucoup en leur dirigeants. Ils n'accepteront donc pas de retourner dans une nation qui les a considéré comme des parias et leur à ordonner de rentrer pour certain, ou pire ont massacrer leurs familles pour d'autre


Il faisait évidement mention des actes, d'une horreur sans nom, de Sul Hei et Fuyu. Mais il n'y avait pas que cela qui n'allait pas dans l'argumentaire de la vampire.

- De plus, envoyer ainsi notre peuple que nous avons promis de protéger, les mettrait en danger, et pourrait devenir un moyen de pression sur la cité. Car comme nous l'avons annoncé, même si vous nous promettez la sécurité, vous n'avez pas les oreilles et des yeux partout. Et chaque gouvernements actuels et vu la corruption de certains, ils peuvent compter des groupuscules prêt à agir à l'encontre des paroles de votre président ou de vous même. La situation actuelle ne permet donc pas d'envoyer nos civils dans la bouche du loup. Les tensions sont encore bien trop présente entre les trois puissances. Tenshi fut une exception, car ils n'ont jamais réagit à la naissance de la cité. Plus encore, il respecte le choix de leur peuple. Leur idéaux sont la liberté et la curiosité à ce qu'on nous a rapporté. Et je suis persuadé que même, si quelques uns d'entre eux nous auraient rejoint, leur haut conseil n'aurait pas réagit de la même façon que Sul Hei, Karui ou Jael.


Du point de vue du Stratège, il était hors de question de prendre une telle décision, surtout à l'heure actuelle. Et peut être le moment venu, ils réfléchiront à une telle possibilité. Quand au rsujet des possible créatures venant y habiter, seul Sherkhan pouvait en parler, même si d'après le ninja, il serait mal venu d'envoyer "les nuisibles" dans des nations qui ne les ont jamais accepté, mais plutôt à Bashô Tokaï qui leur offrait une seconde chance et une maison. quand au sujet du petit peuple qui ne savait rien à comment on devait diriger une nation ou même s'il avait une quelconque connaissance de ce qui se passait dans les hautes sphères, il allait laisser Bashô s'exprimait sur le sujet. Car oui il y avait bien à dire, puisque le Maire ou n'importe quels autres personnes en qui il avait confiance était disponible pour tous. Du petit peuple au noble présent. Chose qu'aucun autre dirigeant n'avait fait. Ils accueillaient uniquement les élus qui demandaient audience et les nobles. Le bas peuple, ils s'en moquaient. Donc oui Bashô ou Mephisto prenait du temps à écouter chacun d'entre eux et à être le plus transparent possible sur leur choix et actions. Donc la populace que cette conseillère semblait dénigrer était au fait de ce qui pouvait se passer dans les hautes sphères et donc à même de décider de l'avenir de leur propre cité. Après tout, ils l'avaient construite avant même l'arrivé de leur héros Bashô. Et déjà, ils avaient agit ensemble.

Mais un autre sujet arriva sur le tapis. Le cas de Ellen et Zayro, les deux terreurs actuels de Kosaten. Même si l'un d'entre eux avait pratiquement disparut de la surface de la terre et ce même si Heiwa avait envoyé quelques hommes à sa recherche. Quand à Ellen, Valentine se tenait responsable d'elle.Pourtant, n'ayant pas confiance en cette femme, ni en l'autre, il les surveillerait toutes les deux de son propre chef. Il devait répondre toutefois sur le compte de Zayro, même s'il prenait un risque.

-Je m’inquiète moins pour Zayro que cette élue Ellen. Cette dernière est trop instable et même vous ne pouvez la contenir ou l'arrêter si elle perdait une nouvelle fois les pédales. Et vous n'avez certainement pas la puissance pour la contenir. Quand au messager des enfers, il semble avoir disparut pour l'heure et le cas échéant, il ne s'intéresserait pas à notre cité. Je connais son but. Il désire annihiler les dieux, pensant que cela détruirait Kosaten qui en son sens est une erreur de la nature. Notre ville ne l'intéresse à priori pas. Toutefois, il est méthodique et réfléchi et ses actes peuvent être prévus à la différence d'Ellen. Mais comme nous vous l'avons annoncer, je suis à la recherche de moyen pour préserver la ville de toutes attaques. A l'époque je voulais nous prémunir des attaques des nations, mais si je le peux contre elle, je trouverais ce même moyen contre Zayro ou un quelconque élu isolé et puissant.


Tant de sujets et de débats, que Nagato semblait s'être concentré sur ce qui lui semblait le plus urgent, espérant que son acolyte le poète puisse répondre aux autres, comme il l'imaginait et utilisant les propos auxquels il pensait lui même.

Spoiler:
 






 

 


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

-



MessageSujet: Re: Mon frère, nouveau chez moi ?   

Revenir en haut Aller en bas
Mon frère, nouveau chez moi ?
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

 Sujets similaires

-
» Un nouveau chez-soi.
» Du nouveau chez les lordz - Napoleon III beta v2 -
» Du nouveau chez Glénat
» Matos : du nouveau chez le loup !
» Du Nouveau chez LGR

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Manga Multiverse ::  :: Territoires neutres :: Les villes et villages marchands :: Bashô Tokaï-


Crédits : Design : Phoenix & Pingouin Règlements & Contexte : Phoenix
Forum optimisé pour Google Chrome.