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Le manoir du sommeil [Feat Rumaki/Zoro]
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MessageSujet: Le manoir du sommeil [Feat Rumaki/Zoro]   Lun 6 Aoû - 23:48





Le manoir du sommeil.



Feat.Zoro/Rumaki


Quel voyage ! Un long et interminable voyage jusqu'au temple de la terre, mais enfin, j'y suis ! Je ne compte même plus les jours de marche que j'ai bien pu faire. Je compte, quand même, visité le lieu avant de monter ma tente pour le campement du soir. Il est vrai qu'en début d'après-midi, j'ai encore tout le temps de le faire. M'en allant visiter le temple dans son immensité, en m'ayant transformé au préalable en chauve-souris pour rentrer à l'intérieur vu que c'était fermé, je me perds assez vite dans le bâtiment, ce qui je l'avoue ne me dérange pas. La raison de ma venue dans un lieu sacré ? Disons que de temps en temps, j'ai besoin de "communier" avec les dieux même si en temps normal, je ne les vénère point, les insultants mêmes. Je sais, c'est très contradictoire comme raisonnement.


Soudain, au détour d'un couloir, je vois une personne au bout d'un autre couloir. Je me rapproche et m'aperçois que..... Non..... C'est impossible..... C'est un homme..... La bouche tremblante, perdue dans un océan d'émotions, j'essaie de parler.



-"Mar..... Markov ?"


L'homme disparaît du couloir en faisant marche arrière, me mettant alors à courir pour le rattraper. C'était Markov, j'en suis certaine ! Mais..... Mais.... C'est impossible car..... Il est mort ! Par ma faute en plus..... Je n'ai jamais eu l'occasion de lui dire quelque chose. Mon seul regret, mes remords de l'avoir laissé mourir. Mais pas le temps de réfléchir, car en tournant à l'angle du couloir où il était, la pièce change brutalement pour se métamorphoser en quelque chose de différent.

Changement de lieu (clique)


Où... Où suis-je ? Ce n'est pas le temple ! Je suis dans une cour intérieure, sur ma gauche et ma droite trônent des pierres tombales en quantités éclairées par des bougies de-ci de-là, les bâtiments ressemblent à une sorte de manoir japonais, la neige tombe en continue par petits flocons vu que je suis en extérieure, donnant une atmosphère paisible. Mais c'est délirant ! Comment ? Pourquoi ? Et pourquoi ai-je une lanterne pour m'éclairer ? Je n'ai jamais emmené de lanterne pendant que je visitais le temple.... Alors.... Que signifie tout ceci ?




Même si je ne sais pas où je suis, je vais avancer, découvrir le fin mot de l'histoire, car ce n'est pas normal. Markov, ce changement de lieu... D'ailleurs, suis-je toujours sur Kosaten ? Que m'arrive-t-il ? Bref, marchant en direction de la porte, elle aussi éclairée de petites lanternes, j'ouvre celle-ci avant de me retrouver dans une grande pièce entourée de paravents à style japonais en son centre. En suivant le couloir, en contournant les paravents, j'entends un homme soupirait. Je tourne la tête et vois l'homme de dos, tenant dans sa main une espèce de lance.

-"Excusez-moi ! Vous savez ce qui se passe ici ?" Lui demandais-je poliment.

Aucune réponse de mon interlocuteur. C'est bizarre, vraiment bizarre. Je commence à ressentir de l'inquiétude, de la peur même tant je n'arrive pas à comprendre ce qui se trame. Je continue ma route et aperçois à nouveau la silhouette de Markov s'enfonçant dans un autre couloir. En y regardant bien, je constate que c'est définitivement lui, j'en mettrais ma main au feu. Pourquoi est-il là ? Est-ce son esprit ?

-"Markov ! Markov ! C'est moi, Eleanor ! Markov répond moi ! Attends !"




Lui aussi ne me donne aucune réponse, marchant plus profondément dans ce manoir. Je peux entendre au loin, une complainte venant d'autre part du manoir, on dirait une chanson. Y a-t-il des habitants vivant ici ? Suivant Markov, j'ouvre une autre porte qui m'emmène dans un autre long couloir. Sérieusement ? Ils sont fadas des couloirs ma parole ! Suivant le chemin, je lève le bras afin d'éclairer la pièce de ma lanterne et me fais une peur bleue en voyant mon reflet dans un grand miroir horizontal.

*Putain de merde.....*

Je suis effrayée par ce lieu, je commence à me sentir mal, je veux partir ! Mais après avoir trouvé Markov. Quelques pas plus loin, une femme est enfermée dans la pièce à côté dont une immense barrière de bois l'empêche de sortir. Elle est..... Prisonnière ? Mais en m'attardant sur son visage, je pousse un cri d'effroi en mettant ma main libre sur ma bouche. La femme.... Elle.... Elle a les yeux crevés ! Juste un bandeau pour masquer ses orifices, mais je vois bien les cordelettes rentrant dans les yeux et le sang coulant sur ses joues. Et.... Ses mains..... Ensanglantées, des piques traversant la chair de part et d'autre ! Horrible, j'en ai limite la gerbe ! Fuyant cette vision démoniaque, j'entends alors derrière moi une voix grave me dire : Meurs !! Me retournant, je vois un homme avec un sac sur la tête, comme un épouvantail, me fonçait dessus avec une hachette en main, la brandissant pour m'attaquer. Enfoiré, tu l'auras voulu ! Je sors mon estoc et lui décoche un coup afin de lui couper la gorge, mais c'est avec une réelle surprise, mauvaise d'ailleurs, que le coup passe à travers.



-"Un esprit ?"


Malgré ce coup, que je pensais décisif, ça a fait un flop terrible et je n'ai pas le temps d'esquiver la hachette de l'autre type que je sens la lame me traversait le corps. Reculant de plusieurs pas, mettant un genou à terre en souffrant terriblement, je me tiens le torse de la main avant de constater les dégâts. Rien ? Comment ça rien ? Pas de sang, pas de coupure, pas d'entaille sur mon armure ! Qu'est-ce que ça veut dire encore ? Serait-ce possible..... qu'il ait attaqué directement mon âme ? Merde ! Fuyant du mieux possible, je prends la première porte sur ma droite, m'emmenant directement à une autre cour intérieure, cette fois-ci un grand arbre ornant le centre de la cour, entouré lui-même par d'innombrable piques avec des.... Talismans ? En contournant l'arbre par le biais du sentier en bois, j'entends d'autres personnes m'appelaient directement, tournant la tête, ce sont deux petites filles qui d'une voix enfantine et triste me disent.

-"Reste avec nous..... Pour toujours....!"


Elles n'ont pas l'air méchante alors je ne m'en préoccupe pas plus que ça. Rester ici ? Après ce que je viens de vivre ! Non merci. Bref, avec tout ça, je ne sens plus la présence du type à la hachette et va donc ouvrir la seule porte présente que je n'ai pas encore faite, me faisant atterrir, devinez quoi ? Un couloir comme par hasard ! Mais cette fois, des rideaux oranges flottent dans les airs tant le vent et la neige s'engouffrent dans ce couloir, mais quelque chose semble différent, une silhouette arrive, une femme. Elle.... Est à moitié dénudée par le haut et porte le restant d'un kimono sur le reste du corps. L'air devient de plus en plus froid, glacial, les soupirs de cette femme retentissant à mes oreilles comme si elle souffrait. Je ne vois pas son visage, j'ai peur, elle s'avance doucement, les rideaux couvrant la trajectoire de la femme, la perdant un moment du regard. Elle réapparaît devant moi, après avoir traversé le dernier rideau nous séparant. J'ai peur, je veux m'enfuir, loin.... Très loin ! Mais la porte derrière moi a disparu, laissant place à un mur. Elle s'avance encore, j'ai peur, je n'arrive pas à bouger mon corps pour m'échapper. Soudain, elle tend ses bras pour m'attraper et me pénètrent de ses yeux bleus, que je n'arrivais pas à voir au travers de sa longue chevelure noir, m'infligeant un sursaut qui me fît fermer les yeux. Je les ouvre rapidement pour m'apercevoir que je suis allongée au sol, quatre petites filles, ressemblant fort aux deux fillettes que j'ai croisé tantôt dans la cour intérieure, à chaque extrémité de mes membres. Je suis nue, recouverte d'un grand vêtement blanc pour cacher mon corps, mais les petites m'enfoncent un pieu dans chaque main et pied comme pour m'empaler sur place. Une douleur parcourt l'ensemble de mon corps, de couleur bleu, je ne sais pas ce que c'est, mais ça fait mal, grossissant encore jusqu'à atteindre mes yeux et recouvrant dans son intégralité ma personne. Le dernier souvenir que j'ai, c'est le bruit des pieux que m'enfoncent les filles avec leurs marteaux.




Lâchant un cri de douleur et de peur, je me réveille dans le temple de la terre sur Kosaten. Je reprends mon souffle difficilement, regardant mes mains tremblantes tant j'essaie de différencier la réalité de ce que je viens de vivre. Bon dieu.... Qu'est-ce que c'était que ça ? Une illusion ? Non..... Markov...... Il était là ! Il est là, dans ce manoir ! Je dois.... Je dois savoir comment faire pour le retrouver ! Je vais d'abord commencer à monter mon campement. Oui ! Je dois savoir, quoiqu'il m'en coûte....

Pour le correcteur:
 




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MessageSujet: Re: Le manoir du sommeil [Feat Rumaki/Zoro]   Dim 12 Aoû - 13:37






Une apparition


Une journée de plus passée dans cette nouvelle ville à l'avenir intriguant. Bashô Tokaï. Alors qu'il faisait nuit dehors, j'étais dans la chambre d'Haïko mon cher fils, et je lui racontais une histoire pour l'apaiser et gentiment le préparer à dormir. Contrairement aux autres années où il s'était contenter de m'écouter, pendu à mes lèvres, et la tête pleine de rêve, il commençait à présent à avoir un début d'esprit critique sur l'histoire, et à me poser plein de question sur les actions des personnages. Cela me fit plutôt rire, et j'élaborai avec lui plein de théories qui des fois ne collaient pas du tout à l'histoire initiale, mais qui dans l'esprit du jeune garçon furent totalement logique et valable. C'est ainsi qu'on développait l'imagination des enfants, en leur offrant des contextes pour rêver.

Une fois la discussion terminée, un petit bisou sur le front, un échange de "bonne nuit" et je le laissai dormir pour rejoindre ma propre chambre, juste à côté. Calmée et détendue, je pus très facilement tout mettre les inquiétudes de ma vie d'élue de côté pour sombrer dans un sommeil doux et réparateur. Du moins jusqu'à ce que je me fasse réveiller par des pleurs. Prenant le temps de revenir à la réalité, je supposai que c'était mon ange qui avait fait un cauchemar, mais ce qui était étrange, c'était que le son n'était pas le même que d'habitude. Je me levai donc et sortit dans le couloir. C'est alors devant moi se dressa furtivement une silhouette que je ne pensais de loin pas voir. Mon visage prit un caractère surprise avant que mes lèvres ne prononcent son nom.

K...Kyô ? Qu'Est-ce que tu fais là ?    

À l'énonciation de son nom, mon frère disparut. Obnubilée par cette apparition je passai devant la chambre de mon fils sans plus entendre ses larmes.

Attends ! lançai-je

Mais en tournant dans l'angle, je sentis une étrange sensation puis tout changea autour de moi. La petite bougie que je portais se transforma en lanterne et tout devient lugubre et sombre. En plus, il y avait des pierres tombales autour de moi ce qui me fit sentir très mal à l'aise...

Mais... qu'Est-ce que c'est...
susurrai-je, de l'effroi comme expression.

Je tentai de contacter Djadine, ma 2e personnalité, pour me rassurer et lui demander si elle savait ce qu'il se passait, mais j'avais beau réitérer plein de fois, aucune réponse ne me parvint, là où d'habitude, celle-ci venait rapidement. Je m'osai alors à avancer, la lanterne bien tenu devant moi. Mes yeux balayaient frénétiquement les lieux, inquiets et soupçonnant à tout instant que quelque chose ne m'agresse. Je mis la main sur une poignée de porte et la poussai, car j'avais entendu du bruit. Je remarquai quelqu'un vêtu d'une grande cape noir tenant sur son épéaule une faux semblable à celle que tient l'incarnation de la mort. Je restai un moment surprise, avant de demander.

E..excusez-moi... vous.. vous savez où on est ?

Loin de me répondre verbalement, celui-ci se retourna vivement et souleva sa lance pour foncer contre moi. Je poussai un cri d'horreur et refermai tout de suite la porte par réflexe avant de m'appuyer dessus. Le coup de lance me passa à quelques centimètres du visage, et je me mis alors à courir dans le couloir jusqu'à trouver une bifurcation sur la gauche de m'y engouffrer pour m'appuyer sur le mur de coin. Reprenant mon souffle, je contrôlai que le faucheur n'était pas à ma poursuite, mais excepté l'image de la lance qui ressortait encore à travers la porte, le couloir avait retrouvé son semblant de calme. Déglutissant difficilement, je repris mon chemin. Je vis à plusieurs reprise l'image au loin de Kyô, et tentai toujours de la suivre, m'amenant au bout du corridor. Forcée d'ouvrir une porte, je ressentis de la peur. Qu'allais-je trouver derrière ?

Retenant mon souffle, je l'ouvris, et découvris une allée encore plus sombre que celle que je venais de traverser. Cette fois-ci, seule les quelques centimètres devant moi était éclairés, et je ne voyais plus Kyo. Voulant reculer, je me fis pousser par la porte qui se ferma violemment. Je commençai à être stressée. Qu'Est-ce qu'il se passait à la fin ?? Où j'étais ?? Avançant tout en m'orientant dans tous les sens, je cherchai une sortie. Toujours aucun signe de Djadine. Où était-elle ??

Meurs...
 entendis-je dans mon dos, de manière glacial et lugubre.

Je me retournai instantanément, et cherchai dans le noir une présence des yeux.

Q.. Qui est là ??

Par instinct, je voulus faire apparaître une épée de vent pour me protéger, mais avec effroi, je constatai que mon mana ne répondait plus. C'est que quelque chose fonça contre moi à vive allure. Criant de peur une nouvelle fois, je sortis un kunaï de ma poche pour essayer de trancher ce qui venait, mais peine perdue la chose me traversa et je perdis l'équilibre pour tomber au dos. Pendant la chute, la lanterne se cassa. Oh non pas ça !! Dans le noir le plus complet, je me mis à trembler. Je me relève, les jambes flageolantes pour sentir la seconde d'après le sol disparaître sous mes pieds. Pas moyen de se rattraper à quelque chose je ne voyais rien, la chute fut inévitable accompagné de cri.

Je ratterris sur quelque chose de dure qui me coupa le souffle. Je fus clouée au sol, me tordant de douleur, mais pas de répit, mes quatre membres étaient attrapés et écartés pour me faire coucher sur le dos, en étoile. Je me débatis mais rien à faire, j'étais tenue de partout. Ce n'est pas tout, Un esprit sous la forme d'une femme tenant devant son visage un éventail et portant un chapeau typique chinois se posa sur moi son regard intense plongé dans le mien. J'étais tétanisée, impuissante, soumise... La nouvelle-venu planta un premier clou dans mon poignet droit, m'arrachant un premier cri de douleur.

Mais surprise ! en regardant l'endroit de la blessure, aucun sang ne coulait... aucune ouverture visible... comment cela était-ce possible ? Etait-ce une illusion ?? Le temps de me poser la question, le 2e poignet subit les même douleur. Et mon œil s'écarquillèrent quand je vis où le 3e clou étais positionné, prêt à être cloué. Sur mon cœur ! À ce moment-là, je hurlai

NAN ARRÊTEZ, PITIE !! A L'AIDE !! AAAA

Ce dernier cri me permit miraculeusement de me redresser en position assise, de façon totalement expliquée. Puis, le décor changea et redevint ma chambre à Bashô Tokaï. Haïko se trouvait au bord du lit, le visage inquiet.

Maman, ça va ? Pourquoi tu cris ?

Il me fallut 30 bonnes secondes pour réaliser que tout ceci n'était qu'un rêve. Plus de douleur, plus de peur... et... plus de Kyô... je finis par caresser le haut du crâne de mon fils, soulagée que tout soit fini.

Ce n'est rien, maman a fait un cauchemar.

  




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MessageSujet: Re: Le manoir du sommeil [Feat Rumaki/Zoro]   Sam 18 Aoû - 12:35





睡眠の魔法

feat. Deux folles div style="font-family : 'Modern Antiqua';">



Quelques jours s'étaient écoulés depuis la réunion des grands (et petits) chevaliers de la table ronde. Ensemble, ils déjoueraient les maléfices de ce monde. Ils remettraient de l'ordre et combattraient toute forme de persécution, d'injustices.
Au fond, le pirate ne s'intéressait pas à ce projet. S'il acceptait, c'était par loyauté. Le monde était le monde, il le savait très bien. Un monde parfait n'existait pas, il porterait toujours le poids d'une misère incurable. Tout ce que l'homme de bien pouvait faire, c'était soulager légèrement les plaies suintantes.
L'idée de croupir dans cette ville ne réjouissait pas ce vagabond en quête d'aventure, alors il prit la décision de s'en aller "visiter" les alentours, pour la énième fois, dés demain. En attendant, une bonne nuit l'attendait.

Un couloir. Une silhouette. Un sourire. Kuina. Son amie d'enfance se tenait bel et bien devant lui, au milieu de ce lugubre couloir au fond infini. Il s'avança pour certifier à ses yeux, qui par ailleurs étaient tout deux ouverts, que cette vision s'avérait réelle. Mais la jeune fille recula. Il voulut la rattraper, accéléra le rythme, tendit son bras pour la rattraper. Trop tard. Elle se fit comme avaler toute crue par les ténèbres de ce couloir maudit.
Quand elle eut disparu, son corps ne put s'empêcher de s'agiter, tournant à plusieurs reprises sur lui-même pour comprendre ce qu'il se passait. Sans compter qu'il entendit des rires d'enfants lointains, comme appartenant au passé, les siens ? Qu'un entonnement glauque vint soutenir.

Nerveux, il s'enfonça à son tour dans l'obscurité, puis passa une porte. Une fois cette dernière passée, il atterrit dans une salle remplie d'anciens tombeaux. L'air se parfumait à la moisissure, une effluve proche de la mort. Comment se faisait-il qu'il y voyait aussi clairement soudainement ? Eh bien parce que dans sa main se trouvait une lanterne. Il s'en servit pour continuer à marcher, espérant retrouver Kuina, puis la sortie de ce sinistre endroit. Mais rapidement, il se retrouva cerner par une multitude de bizarreries incluant des visages mutilés, des mélodies funestes à vous donner froid dans le dos, toute sorte de symboles pas rassurants, des apparitions effrayantes.. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Il ne se souvenait même plus comment être venu ici.Et le clou du spectacle : revoir Kuina, la suivre en l'appelant plusieurs fois, sans réponse, tout ça pour être subitement poursuivi par un mongole à la hache folle, masquant sa tête de moche avec un sac, sans pouvoir se défendre. Il comptait dégainer ses sabres pour le découper en rondelles, sauf que manque de bol, ses armes le traversaient. Un putain de fantôme. Entre temps, il esquiva sa hache de barbare, puis parvint à semer cet individu instable. Qui avait laisser ce taré sortir de l'asile ?!
Surtout que le bretteur n'était pas au bout de ses peines. Qu'est-ce qui était pire que ce bûcheron piqué par la folie ? Des fillettes... Il ne manquait plus que cet élément primordial pour obtenir le parfait décor horrifique.

Le regard paniqué du sabreur passa à nouveau sur une silhouette féminine, au loin. Kuina ?!!! Cette fois-ci, il prit l'initiative de courir jusqu'à elle, mais elle ne cessait de disparaître. A un détour de couloir, il la vit de dos, dans un cul de sac. Il poursuivait sa course jusqu'à l'atteindre et elle ne s'envolait pas. Enfin, il la retrouvait !
Une fois juste derrière elle, il lui saisit le bras. Et elle se retourna....

Quelle ne fut pas sa frayeur lorsqu'il prit conscience de son erreur.

La fille qu'il tenait n'était pas son amie. Il s'agissait d'un visage recouvert par de longs cheveux noirs, vêtue d'un kimono découpée. Une femme adulte.
Il pensait encore la maintenir, mais ce n'était qu'une illusion, en réalité sa main traversait le poignet qu'il croyait entre ses doigts. Par réflexe, il se recula brusquement, mais cette atroce apparition s'amusait à le suivre. Elle voulait l'attraper. Et bien qu'il venait de la traverser à l'instant d'avant, il avait le pressentiment que si elle désirait l'attraper, elle le ferait.

Pris d'effroi, il n'arrivait plus à établir la moindre réflexion logique. La peur pétrifiait sa logique, et provoquait l'arrêt total de ses pensées. Cette incapacité surprenante le fit tomber à la renverse, sur le dos. Jamais auparavant cet homme peu impressionnable n'avait été autant submergé par les circonstances. Il ne laissait habituellement qu'une faible place à la peur, seulement ce qu'il fallait pour activer l'adrénaline. Paralysé de frayeur... Quelle honte. Mais il ne semblait rien contrôler de la situation, comme si on lui imposait des sentiments qu'il ne ressentirait point d'accoutume. Comme si tout cet océan émotionnel déchaîné au sein de son corps n'était pas le sien. Il ne comprenait pas. Et cette âme troublée qui continuait à s'avancer lentement vers l'homme au sol, démuni de sa puissance, à sa merci tel le dernier des faibles.

Il mit toute sa force pour se redresser. Impossible. Une de ses main était clouée dans le sol. Il leva les yeux au-dessus de lui : quatre fillettes flippantes l'empalaient sur place, aux quatre extrémités. Il tenta de se débattre, en vain, puisque mains et pieds se faisaient péniblement poignardés de façon à ressembler à un martyr. Dommage qu'elles n'aient pas pensé à le superposer sur une croix, on passait à côté d'un nouveau Jésus. Les têtes pâles se penchaient au-dessus de lui. Il ne vit que leur sourire démoniaque. Puis il cligna les yeux.

Maintenant, les yeux bleus de la femme en kimono était tout proche.

Le calme régnait dans la petite chambre de Bashô Tokai, quand tout un coup, une inspiration brutale vint casser la sérénité du lieu. Zoro se réveilla en sueur, prenant des bouffés d'air alarmantes et saccadées l'une après l'autre. Un cauchemar ?! A quoi songeait son esprit pour imaginer des bails aussi sombres bordel ?! A travers la fenêtre, il y observa les premiers rayons du soleil. L'aube. Jamais il ne fut aussi heureux de voir le soleil.


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† Que ce soit en bien ou en mal, tout le monde connaîtra mon nom †
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MessageSujet: Re: Le manoir du sommeil [Feat Rumaki/Zoro]   Lun 20 Aoû - 0:57





Le manoir du sommeil.

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La souffrance... Tellement de souffrance... Tellement de tourments... Je ne peux contenir tout ça à moi seul... Je... D'autres âmes en souffrance se sont égarées ici, dans mon manoir, à la recherche de rédemption. Ils sont trois ! Je dois... Je dois les tuer... Oui comme ça.... Comme ça, je ne souffrirai pas tant ! Leurs tourments.... Je le sens, je le ressens au fond de mon être... Me déchirant la peau de part mon tatouage, ma malédiction. Je ne veux plus rien voir ! Je veux dormir paisiblement, mes yeux.... Mes yeux....

Je suis déjà apparu, dans leurs cauchemars... Dans une vision de ce que j'ai subi avant que.... Tout bascule.... J'y étais presque... J'allais leur faire ressentir ma peine, ma souffrance.... Ils vont hanter ces lieux à tout jamais.... À moins que.... Ils me libèrent de mes ténèbres....

Il faut qu'ils le ressentent... Cette malédiction, cette douleur... Ils ne savent pas ce qu'est le vrai cauchemar ! Il faut les traquer ! Avant que.... Avant que ce ne soient les autres esprits qui les attrapent... Ceux dont le sacrifice à permis de construire ce lieu, ces murs.... Et bien d'autres encore, qui sont tombés de mes mains.... Hanté à tout jamais.

I don't want to see... Any... More... !


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MessageSujet: Re: Le manoir du sommeil [Feat Rumaki/Zoro]   Mar 28 Aoû - 2:20





Le manoir du sommeil.



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Nuit 1 - Partie 1 : La découverte du manoir.


Après cette vision, plus tôt dans la journée, je suis complètement retournée. L'esprit de Markov, est-il vraiment dans ce manoir ? Coincé ? Où est-ce une simple vision étrange connecté à ce lieu ? Et puis cette douleur.... Ces cauchemars... Cette femme tatouée... Ces esprits... Rien que d'y penser, j'en ai la tête qui me fait un mal de chien. Toute le restant de la journée, ces souvenirs ne m'ont pas lâché et j'appréhende le fait de retourner dans ce manoir, s'il existe une solution, malgré que le but serait de retrouver mon défunt compagnon.


Une fois le campement installé et la nuit tombée, je m'endors dans ma tente. Le repos est doux, mais mon esprit reste perturbé, si bien d'ailleurs, que je me retrouve à nouveau dans ce rêve, mais cette fois, à l'entrée du manoir. La neige tombe en continue, d'innombrable bougies éclairent le sentier comme pour nous montrer la voie. Un calme apparent laissant place à l'anxiété de rentrer à l'intérieur de la bâtisse. Seuls mes pas produisent un son étouffé dans la neige à mesure que j'avance devant la grande porte en bois.








Une fois à l'intérieur, un couloir se dresse devant moi dont deux issues, une à droite et une à gauche se dévoile au loin. Malgré les quelques bougies qui éclairent de-ci de-là, une lanterne est posée à l'entrée, ce qui va me servir de sources de lumière afin d'avancer en ce lieu. Comme dans mon rêve durant la journée, une complainte enfantine se fait entendre, mais on dirait qu'elle est plus loin encore, plus enfoncée dans le grand bâtiment presque inaudible. Seulement, moi, je l'entends et le fait d'avoir vu pas mal de chose la première fois, ne me mets pas forcément à l'aise. Je prends donc la lanterne et m'enfonce à travers le couloir.

Arrivée au bout, je décide de tourner à gauche et d'ouvrir la porte. J'arrive dans une immense pièce coupée en plusieurs partie par des cloisons. En marchant pour découvrir la pièce, j'entends des bruits de pas s'enfuir de l'autre côté d'une des cloisons. Sursautant sur le coup, je lève la main afin d'éclairer au mieux et m'aperçois qu'il n'y a rien de bien inquiétant. Cependant, plusieurs questions se bousculent dans ma tête. Suis-je seul ? Rencontrerais-je encore des esprits mêmes hostiles ? Reverrais-je Markov ? Et enfin, la question la plus logique en somme, quel est cet endroit dont mon esprit est "prisonnier" ? Bon, je ne m'attarde pas trop puisque qu'aucune réponse ne viendra tomber du ciel gentiment. Après inspection de la pièce, la seule porte est condamnée, brisée par endroits dont on peut voir via les meurtrières, un escalier montant à un étage supérieur. Tant pis, faisons marche arrière et prenons l'autre direction dans le couloir. Celui-ci m'amène donc dans une autre grande pièce, une sorte de salle de foyer, un petit brasero en son centre, à droite une échelle menant à une petite porte d'enfant, devant moi dans le fond une double porte et sur ma gauche, ce qui semble être un escalier menant à l'étage du dessus.

Inspectant les lieux, la double porte au fond, la petite au-dessus de l'échelle sont fermées, seul l'escalier est accessible. Pourtant, je ressens un léger malaise ambiant, comme si.... On m'espionnait de loin. Une présence se manifeste indirectement et je n'aime pas ça. J'entends soudain du bruit venant de l'entrée du manoir, serai-ce une autre personne ? Ou bien un esprit qui veut se jouer de moi ? Prise par la peur, je monte à l'étage pour venir me sécuriser et continuer d'explorer les lieux, même si je vais faire attention à la moindre alerte. J’atterris dans une pièce où sont rangés divers vêtements et quelques carnets avec des notes. Je fouille les documents afin d'en savoir plus, peut-être sur ce qui se trame ici. Malheureusement, rien de bien intéressant de la part de l'auteur, sans doute un romancier, puisqu'il ne parle pas de faits réels. Cependant, un petit passage attire mon attention tant celui-ci reste plutôt.... Hors du commun, ne collant pas avec le reste des écrits.




Pendant cette période hivernale, le manoir s'engouffre d'un léger manteau de neige durant la nuit, éclairé par la lueur de lanternes aux couleurs chatoyantes dont les quelques cierges accompagnent leurs sœurs emprisonnés par leurs cages de fer. Enfin, des servantes vaquent à leurs occupations, notamment auprès de leur maîtresse.


C'est vraiment troublant, c'est exactement ce qui m'arrive actuellement. À part le fait que je n'ai vu aucune personne vivante, je dois dire que la précision du texte mérite réflexion. Mais en y réfléchissant bien, serai-ce un message prémonitoire ? Ce serai quand même fou que cela arrive réellement ! Je suis stoppée dans mes réflexions quand j'entends alors du bruit en bas de l'escalier, au niveau de la salle du foyer. Restant la plus discrète possible, je me faufile doucement dans l'escalier en inclinant ma tête afin de voir qui est là. Alors qui est-ce ? Un vivant ou un esprit ?




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MessageSujet: Re: Le manoir du sommeil [Feat Rumaki/Zoro]   Ven 7 Sep - 21:36






Récidive douloureuse


Lorsque je me couchai ce soir là, je n'étais pas très bien. J'étais anxieuse. Le cauchemar de la nuit dernière me restait en tête. Il semblait grandement réel... presque trop réel pour le considérer comme une simple production de mon cerveau. Et même si c'était mon subconscient qui ressortait toutes les émotions intenses que j'avais pu vivre à Kosaten, c'était trop fort... trop étranger à mon être... pourquoi avais-je rêvé de ça ? Et surtout de Kyo ? Pourquoi cet épisode douloureux de ma vie ressurgissait maintenant ? Toutes ces questions tournaient dans ma tête alors que j'étais allongée dans mon lit, le regard fixant le haut de la pièce dans laquelle je me trouvais. À l'extérieur tout était calme et silencieuse, et pourtant en moi, tout respirait l'inquiétude. Je ne parvenais pas à trouver le sommeil.

Je dus attendre quelques bonnes heures avant que mon esprit, accablé par la fatigue et la réflexion ne se décide de tout débrancher pour me permettre de voyager dans d'autres mondes. Est-ce que ceci étaient plus calmes ? Pas le moins du monde. Pour la deuxième fois, le décor de mon rêve n'avait rien d'un paradis enchanteur. Un environnement enneigé et sombre. Des lumières faible mettait en valeur une sorte de manoir grand et donnant l'impression d'une menace pesante sur moi. De mon côté, j'étais habillée avec des habits légers, avec du tissu fin, laissant sans problème passer l'horrible vent d'hiver. Je n'avais pas le choix, je devais entrer.

À l'intérieur, excepté un couloir qui s'étendait, je vis la même lanterne que la veille sur le seuil d'entrée. Constatant que l'allée était sombre, je me décidai à prendre l'objet et à le tendre devant moi. Personne n'était présent dans les quelques mètres que la lanterne me permettait de voir. J'hésitai un instant à avancer, commençant de ressentir une chair de poule sur tout le corps, un mélange de froid et de peur. Puis j'entendis une petite voix enfantine qui ressemblait beaucoup à celle d'Haïko. Lentement, mes jambes décidèrent alors d'avancer vers ce son. Je devais aller voir ce qui se passait là-bas. Arrivée au bout du couloir, je ne pus que tourner à droite et ensuite à gauche, pour à nouveau suivre un long couloir. La porte qui le terminait laissait passer les pleurs que je suivais. Pas de doute, l'enfant était derrière. D'une main peu assurée, j'empoignai la poignée et ouvrai. Passant la tête au travers, je lançai d'une petite voix.

Y...y a quelqu'un ?

Juste les pleurs me répondirent, avant que je ne sente du mouvement dans un coin de la pièce. Entrant complètement, je braquai ma lampe dans cette direction, et aperçut un enfant recroquevillé dans un coin. Quand j'entrai, il se retourna, et son visage me surpris, à tel point que j'eus un mouvement de recul et dût retenir un cri. Cet enfant avait le visage très pâle, des habits d'un noir sale, et des yeux dépourvus de pupilles. Il me regarda un instant, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit, puis il lâcha.

Il est où mon papa ?

Surprise de sa question, je restai silencieuse quelques secondes, avant de répéter.

T..ton papa ? euh... je ne sais pas, je n'ai vu personne ici...

C'est alors que j'entendis un cri de rage venant de mon dos et la seconde d'après, je ressentis une très grande douleur à mon épaule gauche. Un hurlement de douleur put se glisser dans mes cordes vocales avant que je comprenne que je m'étais faite attaquer par quelque chose. Par réflexe, je serrai ma lanterne et tapai à l'endroit d'impact. Je ne fis que me taper l'épaule une nouvelle fois, avant que l'auteur de ma blessure ne se place entre l'enfant et moi. Me tenant mon membre en grimaçant, je remarquai que du sang en coulait. Et quand je voulus atténuer la douleur grâce à mes pouvoirs, rien ne sortit à mon grand étonnement. Mais je n'eus pas le temps de m'y attarder, car l'attaquant remis ça. De justesse, j'évitai une nouvelle blessure, en entendant.

Tu m'as volé mon mariiiii... meuuuurs....

De quoi ?? Quel mari ?? qui étaient ces deux personnes qui m'en voulaient, surtout la dernière venu ?? et comment se faisait-il que je ressente si intensément la douleur ??
  




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MessageSujet: Re: Le manoir du sommeil [Feat Rumaki/Zoro]   Jeu 20 Sep - 16:18





キャプテンの役割

feat. Deux sboon




Contrairement à nos deux autres tourmentées du cauchemar, le bretteur plia rapidement cette affaire dans un coin de sa tête, et n'y pensa plus pour le reste de la journée. Il s'agissait simplement d'un sale rêve, probablement plus inquiétant et réel que d'habitude, mais tant que cela ne se reproduisait pas, il était inutile de tergiverser 120 ans dessus. A Bashô Tokai, Zoro tenait un rôle important. Son ami lui avait confié une tâche à ne pas prendre à la légère, et il comptait l'accomplir avec brio.
En effet, le célèbre pirate perdu dirigeait l'armée. Aujourd'hui, au programme, entraînement des troupes. Le commandant inculquerait à ces ex-paysans les bases du combat, notamment à la lame, mais leur apprendrait également les valeurs et l'esprit du fier guerrier. Car l'art du bon soldat n'était pas qu'une affaire de gros bras et de prouesse physique mais aussi, et surtout, une affaire de mentalité.

( A quoi ressemblait un entraînement dirigé par Roronoa Zoro ? A ça : https://www.youtube.com/watch?v=E-p6l9nioNI&t  farao )

Bref, la journée du sabreur s'avérait donc suffisamment chargée pour ne pas repenser au bordel de cette nuit. En parlant de la nuit, cette dernière se ramena bien vite. En effet, à peine prirent-ils les armes qu'il fallait déjà les reposer. L'heure du souper advenait, et chacun regagna son intimité. La fatigue assomma notre Zoro, comme si quelque chose le tirait dans le sommeil, relativement pressée.

Plongé à nouveau en plein coeur de son subconscient, la première scène de ce théâtre nocturne s'ouvrit sur un temple saupoudré de neige. Ne serait-ce pas le monument religieux destiné à Minshu ? Quoiqu'il en soit, tout le portait à avancer vers l'entrée, notamment ce sentier éclairé le menant jusqu'aux portes, qu'il passa sereinement.
A l'intérieur, retour à cet encens nauséabond qui embaumait les lieux du précédent cauchemar. L'on retrouvait également cette ambiance angoissante et cette obscurité infranchissable sans lanterne. Lanterne qui par ailleurs, se mettait à sa disposition dés l'entrée. Sans plus tarder il la chopa, notamment lorsqu'il entendit cette complainte enfantine à deux francs cinquante. Il ignorait ce qui le poussait à explorer cet endroit pas net, surtout que cette histoire ne l'intéressait pas. Et pourtant, une curiosité le forçait à élucider ce mystère. Pour ce faire, il avait bel et bien l'intention d'attraper ce gamin des abysses qui polluait son esprit avec sa chansonnette démoniaque à la niouc.

A force de s'enfoncer dans le long corridor, il emprunta les diverses directions imposée par l'entonnement macabre, mais subitement, un grincement de porte résonna jusqu'à lui. Le son de la porte en mouvement d'ouverture semblait proche, très proche même... Les airs mélodieux cessèrent tout aussi brusquement que ses pas, et il écouta. Plus un bruit.
" Y'a quelqu'un ? " s'interrogea une voix féminine au détour du couloir, pendant qu'un fond de pleurs commença timidement. Intrigué par la familiarité de cette voix dont il n'arrivait pas à placer d'identité, le jeune homme se rapprocha prudemment, prit le virage puis repéra la porte entrouverte. Au sein de cette pièce se confondait discussion et sanglots.

Enfin, un cri strident déchira le silence du sanctuaire, exprimant une rage intense qui défrisa plus d'un poil du bretteur. Merde. Petite crise familiale au sein de la pièce, ça tournait mal. Mais avant que la situation ne dégénère davantage, le marimo déglingua la porte à grand coup de savate afin d'y entrer, surprenant un tableau inoubliable. Une silhouette ténébreuse agressait une femme, aux couleurs particulièrement claires,  se distinguant  du décor, comme si elle n'avait aucun rapport avec tout ce cirque.


Qu'est-ce qui s'passe ici ??!!! Z'avez fini d'hurler, on vous entend à l'autre bout du couloir !
  


A mieux regarder la femme, elle lui rappelait une connaissance. Récente en plus. Ne s'agirait-elle pas de cette mère poule complètement gaga de son gamin ?! Comment s'appelait-elle déjà ? Rakumi ? Rikamu ? ... Bref ! Que foutait-elle ici ? A quel moment son subconscient songeait-il à elle ?!
La none semblait être la cible de toutes ces maléfices. Alors comme tout prince sauvant la princesse en danger, rêve ou pas, le garçon ne perdit en rien ses instincts et se jeta vers la femelle en détresse avant que l'esprit vengeur ne la blesse à nouveau. Le pirate avait bien compris que la violence et le contact physique n'impactaient guère ces esprits tourmentés, bien qu'eux possédaient le pouvoir de rendre leur attaque tangible, Rukami en était la parfaite témoin avec son entaille.

Tandis que l'esprit fonçait vers la belle au teint pâle, dans une colère impitoyable, une poigne sèche agrippa son bras tandis qu'une force liée vint la tirer hors d'atteinte, de justesse. Il l'emmena de force vers la porte afin de sortir d'ici



Faut pas rester là !!!

  


Même s'il ne le réalisait pas tout à fait, l'épéiste agissait spontanément comme si une part de lui savait que ce rêve était plus qu'un rêve, qu'il était réellement en danger. Pourquoi perdre son temps à sauver quelqu'un au péril de sa vie sinon ?! Ce cauchemar prenait des airs réalistes assez dérangeants, Zoro y croyait du comme fer. Mais revenons à nos deux élus qui se faisaient visiblement courser comme des pestiférés. Zoro venait de parvenir à les sortir de la salle, désormais ils courraient de façon hasardeuse, passant plusieurs fois devant le même escalier. Cet imbécile ne se rendait pas compte qu'il tournait en rond dans un hall. Au milieu de la course, tandis qu'une sale sensation d'être suivi persistait, le sabreur lâcha un :



Je sais pas ce que tu fous ici mais cette chose semble bien remontée contre toi !!


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MessageSujet: Re: Le manoir du sommeil [Feat Rumaki/Zoro]   Ven 21 Sep - 14:52





Le manoir du sommeil.

Ft. Eleanor/Rumaki/Zoro




L'enclenchement est en marche... Ils sont revenus... Prisonniers de leurs tourments... De leurs cauchemars... Prisonniers de moi ! Il faut les arrêter avant qu'ils ne pénètrent le sanctuaire. Il ne faut pas nous réveiller... Libérez-nous... Laissez-moi dormir pour toujours...

Je sens leurs peurs... Leurs envies... Leurs colères... Ils parcourent mon manoir... Et... Un des esprits les a pris en chasse... La mère... Et son enfant... Tout deux condamnés depuis longtemps par ma main... Ayant cherché leur mari disparu autrefois... Lui aussi mort, et tourmenté par moi-même... Dans la salle du foyer, à l'entrée du bâtiment. Là... Où se déroulaient certaines réunions entre membres de la famille Kuze, ou encore, l'accueil des visiteurs étrangers... Tout ça... Quand j'étais encore vivante... Avant que... Les ténèbres envahissent la bâtisse et transforment nos âmes en esprits vengeurs... Tout ça... À cause de moi... !

C'est ma faute... Tout est de ma faute... Ils souffrent autant que je souffre... Je dois arrêter cette souffrance... Tant qu'ils seront en vie, ces étrangers, ils raniment la douleur de mon âme... Je dois me dépêcher... Je dois les tuer... Je dois les faire souffrir... Je dois leur faire comprendre ce que je subis... Ce que vit mon âme... S'ils meurent par les autres esprits, ça reviendra au même... J'errerais encore dans mon manoir, dans l'attente d'autres âmes à tourmenter. Le monde des vivants est rempli de cauchemars...

J'arrive bientôt vers eux... Je suis juste au-dessus, prête à en finir... Le couloir de l'entrée n'est plus très loin...


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MessageSujet: Re: Le manoir du sommeil [Feat Rumaki/Zoro]   Dim 30 Sep - 17:44





Le manoir du sommeil.



Feat.Rumaki/Zoro


Nuit 1 - Partie 2 : la découverte du manoir.


Tandis que je reste silencieuse, bien, sur mes deux jambes et la tête inclinée pour voir quel était ce bruit, je reste en alerte. Je me demande si c'est un esprit ou peut-être un être vivant comme moi, même si les chances sont quasi-inexistantes. J'entends alors un enfant pleurer, et des bruits de pas venant sous les escaliers. Je respire calmement, même si j'ai le stress qui monte en flèche. Je vois alors une femme lévitait, portant un kimono délavé, avec un air froid dans le regard, elle se dirige aussi vers les dessous des escaliers. Je comprends trop tard que c'est, en effet, un esprit et un hurlement aigu retentit dans la seconde qui suit. Je me retiens de pousser un cri de stupéfaction en mettant mes mains au travers de ma bouche tandis que je descend un peu plus les escaliers pour voir ce qui se trame, tout en restant dans une zone de confort pour ne pas me faire attaquer. Je vois alors, une jeune femme, assez élégante ma foi, habillée de blanc, cheveux noirs et une épaule en sang. Les deux spectres se tiennent devant elle dont la plus grande, la femme essaie de lancer un nouvel assaut, qu'esquive la jeune femme blessé en balançant sa lanterne pour se défendre, mais qui, au final, ne fait que se frapper elle-même. L'esprit tourmenté réagit en demandant où est passé son mari. Un mari ? Un autre esprit dément ? Ça sent pas bon tout ça, je veux aider la jeune femme blessé, mais soudain, une troisième personne, un homme avec des cheveux vert, se joint à cette petite scène.


Le jeune homme avait beau hurler, il était impuissant, comme nous tous, devant ce spectacle. Alors, il réagit en prenant la femme dans ses bras, la sauvant d'une autre attaque de l'esprit qui semble ne pas arrêter tant que ses cibles ne seront pas mortes. Au lieu de sortir de la salle, cet imbécile court à travers la salle du foyer en faisant des rotations. Malgré qu'apparemment les deux personnages se connaissent, l'homme dit alors que l'esprit est bien remonté contre elle. Plusieurs fois, ils passent devant les escaliers, mais ils ne me voient pas. Je dois faire quelque chose pour les aider ! Mais quoi ? Me mordant la lèvre inférieure de rage, je n'ai qu'une seule solution, et je vais l'appliquer même si je déteste ce plan. Je descends en trombe l'escalier et crie sur l'esprit.



-"Hey mocheté ! Par ici ! Vous deux là, sortez dans le couloir où vous êtes venus ! Je vous rejoins ! Vite !"


J'attire l'esprit qui change alors de cible, me chassant alors dans une démence monstrueuse, son visage se couvrant de marques bleutées, comme des tatouages. Pendant que les deux autres sortent enfin, je continue de courir et viens m'échapper par la porte, avant de retrouver mes compères. Je leur fais signe de se dépêcher en passant devant eux pour leur montrer le chemin.

-"Dépêche-toi, je n'ai pas envie que cet esprit revienne nous traquer ! Suis-moi, vite !"

Nous faisons marche arrière, nous retrouvons à l'intersection du début du manoir, à gauche le couloir menant à l'entrée et tout droit, la grande salle que j'ai déjà visité, les chambres cloisonnées. Nous aurons plus de chance dans cette dernière alors j'emmène les deux autres dedans, et venons à nous cacher au fond de la pièce, camouflées par les cloisons. Cependant, l'esprit est toujours à nos trousses, il nous cherche sans pour autant nous trouver. La jeune femme blessée laisse échapper des soupirs douloureux au vu de sa blessure, mais ce n'est pas le moment de se faire repérer alors je lui mets de force une main sur la bouche pour éviter qu'elle fasse du bruit. Après quelques minutes interminables, je ne sens plus la présence hostile de l'esprit et vient à libérer mon emprise sur la bouche de la demoiselle. Je m'assois en soupirant, rassurée avant de me présenter.

-"Arfff... C'est quoi cette chose ? Et ce manoir ? Vous êtes qui vous autres aussi ? D'où venez-vous ? Sinon, je m'appelle Eleanor, je viens d'un monde appelé Kosaten. J'imagine que ça vous dit rien n'est-ce pas ?"

Après un moment à les laisser répondre à mes interrogations, je ne dis plus rien sur moi afin de ne pas rajouter des soucis inutiles. Nous sommes déjà bien occupé avec un manoir hanté pour nous permettre d'agir comme des enfants. Nous revenons tranquillement vers l'entrée du manoir, mais surprise, je vois des jambes dans le couloir, à l'intersection de ce dernier. Quelqu'un est assis sur le sol, on dirait une femme qui marmonne seule, comme folle. Plus on s'approche d'elle, plus on entend ce qu'elle se dit à elle-même. "Si j'étais morte... Ce n'est pas ma faute... Je n'ai pas décidé de survivre... Je suis la seule vivante...". Je me retourne vers mes deux compagnons et hausse les épaules, ne sachant pas quoi faire d'elle. J'essaie de lui parler, mais elle ne répond pas. Soudain, elle relève la tête, apeurée, et commence à être effrayé par quelque chose derrière moi et mes deux partenaires. Je ne comprends pas ce qu'il se passe, mais je décide de me retourner et enfin, je réalise le pourquoi du comment. Une ombre... Un esprit, bien plus calme, mais bien plus terrifiant selon moi. Elle s'avance doucement vers nous, alors que nous avons le dos coincé par un mur. Mais... Cette femme... On dirait... La femme de la première fois, celle avec les tatouages bleus. L'air commence à se rafraîchir dangereusement à chaque pas de l'esprit, éteignant les bougies accrochées sur un petit socle, le long du couloir. L'inconnue s'échappe de peur, mais moi, je reste figée, pétrifiée par cette ambiance. Même si mon sang, en tant que vampire est déjà froid, je sens celui-ci se cristallisait petit à petit. Aidez-moi ! Aidez-nous ! On... On dirait la mort elle-même ! De plus, les légers soupirs d'agonies que lâche le fantôme sont déstabilisant, effrayant...




Après que la dernière bougie soit éteinte, un silence de plomb résonne durant quelques secondes. Je lève ma lanterne afin d'y voir plus clair, mais c'est à ce moment-là, que l'esprit réapparaît d'un coup pour m'attaquer. Je l'esquive de justesse avant de prendre mes jambes à mon cou.

-"FUYEZ !"


Un ordre que je donne aux deux autres vivants afin de me suivre et sortir de ce manoir afin de survivre. Mais l'esprit est farouche et ne va pas laisser tomber la traque. Elle court après nous, ses grandes mains voulant nous étrangler et tandis que je continue à m'enfuir, j'entends la femme, déjà blessée, criait de souffrance. L'esprit l'a-t-elle eu ? En tout cas, je ne m'attarde pas ici, je sais, c'est très lâche, mais quitte à choisir, je sauve d'abord ma peau ! J'ouvre les portes de l'entrée d'un grand coup de main, ce qui a pour effet, de me faire réveiller dans mon campement, au temple de la terre. Le matin arrive gentiment déjà, la lumière du soleil réchauffe l'air ambiant. Je suis toute transpirante, le souffle court et la chair de poule. Qu'est-ce que c'était que ça encore ? Suis-je condamnée à revivre mes nuits dans ce manoir ? Markov est là-bas pourtant... Mais cette femme... Les deux autres vivants aussi... En tout cas, partir du manoir signifie se réveiller dans le monde réel, c'est déjà un début de réponse. Mais maintenant ? Que vais-je faire ?


Vidéos à voir à partir de 8 mn 57 s




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MessageSujet: Re: Le manoir du sommeil [Feat Rumaki/Zoro]   Dim 7 Oct - 20:28






Malédiction


Encore à me poser des questions, j'avais très bien compris que la femme en face de moi m'en voulais personnellement pour une chose que je n'avais pas faite. De son côté, le petit garçon restait là à nous regarder sans intervenir. Je tentai de raisonner l'attaquante, le temps de réfléchir à un moyen de l'immobiliser. Je ne voulais pas lui faire de mal, son esprit avait l'air déjà tellement tourmenté.

Attendez !! Ce n'est pas moi qui ai pris votre mari !! Je vous en pris arrêtez !! Je peux vous aider à le retrouver si vous voulez, mais cessez ces attaques !

Mais autant parler à une porte de grange. Sûrement que cette pauvre personne en était déjà à un stade où la folie avait posé son trône et tuer toute conscience. J'avais de la peine pour elle, et je commençai à croire qu'en son for intérieur, elle ne voulait pas m'attaquer. Toujours cette compassion pour autrui... Mais cela ne l'empêcha pas de repartir à l'assaut trois secondes après que la porte d'où j'étais venu ne soit fracassé avec violence pour laisser apparaître Un visage qui me fit tiquer. Ce type... il était à la réunion avec Bashô ! Celui qu'on prenait pour un ivrogne avec Djadine.

Mon attention fut détournée sur lui quelques secondes, si bien que je vis trop tard l'attaque de l'esprit. Je ne dus mon salut qu'à l'intervention rapide et impulsif de l'ivrogne qui me tira sans douceur par le bras, ne laissant l'occasion à mon agresseur que de me blesser légèrement le bras. Et puis, tout alla très vite. Je suivis l'épéiste, me laissant tirer dans les couloirs de ce terrible manoir. Mais en jetant un rapide coup d'œil à mon parcours, je découvris plusieurs fois les mêmes endroits. Je tentai d'en faire part à mon saveur, en criant un peu pour le faire réagir.

Hey attends, on est déjà passé par là ! Tourne de l'autre côté ! La sortie est là !


Le ton n'était pas celui du reproche mais plutôt de l'envie de l'aider, et de mettre fin à ce stress de course. Mais rien n'y fit, le sabreur continuait de tourner n'importe où, partant sur un tout autre sujet en plus, comme s'il n'avait rien entendu. Je lui répondit à la hâte.

Je sais, pourtant, c'est la première fois que je la vois, c'est comme si elle arrivait pas à se contrôler !


C'est alors qu'une troisième personne, ne ressemblant pas à un esprit crie depuis les environs de l'escalier pour faire diversion, nous incitant à sortir. Je ne réfléchis donc plus et freine le mec un peu simplet en forçant le bras qu'il me tient pour le diriger vers la sortie. Heureusement ce bras n'est pas le blessé et je parviens comme je peux à atteindre la sortie avec lui. Bientôt en trio dans les couloirs, nous courûmes pour échapper à l'esprit. Nous arrivâmes à l'intersection qui mène au premier couloir depuis l'entrée, et sans trop savoir pourquoi, on ne se précipite pas dehors, mais on s'engouffre dans une autre pièce. Je suis essoufflée, et mon épaule me fait tant mal que je ne peux m'empêcher de lâcher un gémissement, vite stopper par la nouvelle venue.

De longues minutes passent avant que l'adrénaline ne redescendent d'un cran d'un cran et que je puisse mieux supporter la douleur sans gémir. Des grimaces se font quand même voir sur mon visage. Alors que la rouquine faisait part de ses impressions, je cherchai de quoi stopper les saignement. Vu que mes pouvoirs ne fonctionnent plus, je devais me débrouiller jusqu'à ce qu'il reviennent. Mon regard tombe sur un bout de rideau déchirée, que je m'applique à entourer sur ma plaie après avoir enlevé le plus de poussière possible. Ce faisant, je réponds à la dénommé Eleanor.

Je m'appelle Rumaki, je...


J'hésite un instant, avant de soupirer et de lâcher.

Je viens d'Iwa...

Mes origines... mes racines me manquent... Je finis de me soigner et je me tourne vers l'ivrogne.

Euh... Merci pour tout à l'heure...


Dans ce petit moment de répit, on se rendit vers l'entrée. Mon cœur battait encore fort mais je savourais l'espoir qu'une fois dehors, même s'il faisait très froid, j'allais pouvoir enfin sortir de l'enfer. En trio, on allait pouvoir trouver une solution. Mais cette idée fondit bien vite quand j'entendis des gémissements de femme. En entendant ses mots je fus pris de pitié et m'approchai d'elle gentiment.

Du calme, respirez, essayez de vous détendre madame.

Je sentais une grande souffrance en elle, et je voulus apposer une main rassurante sur elle, mais au moment où ma peau effleura la sienne, elle se leva brusquement dans un cri, me faisant sursauter, et s'enfuit. Je la regardai interloquée, avant d'apercevoir un esprit encore plus terrorisant que tout à l'heure. Les bruits qu'il faisait, les lumières qu'il éteignait une à une, l'apparence qu'il arborait, tout était bon pour me clouer sur place, faisant légèrement trembler mes membres. Mes yeux se remplissait. J'appelais intérieurement Djadine, qu'elle m'aide, mais toujours personne. Où était-elle passé ??

Alors que toute la salle était plongée dans le noir, l'esprit nous attaqua. Eleanor put l'esquiver et crier de fuir. Mais je ne pouvais plus. Mon corps était tétanisé, incapable du moindre mouvement. Les larmes commencèrent de couler, alors que les tremblement s'intensifiait. La main de l'esprit me toucha le bras encore valide et provoqua un nouveau cri. Je le sentis se contracter, me faisant ressentir comme une crampe. La douleur était intense alors qu'un drôle de dessin noir se forma sur mon épaule.

La seconde d'après je me redressais sur mon lit, la pièce plongée dans la nuit. J'étais revenue du rêve... encore ce terrifiant cauchemar... allait-ce être comme ça toutes les nuits ?? Plaçant une main sur mon épaule blessée, je ne sentis plus rien. Plus de blessure, plus de douleur... mon bras aussi avait guéri... pourquoi avais-je ressenti une douleur si intense ? Ce n'était qu'un rêve pourtant...

Curieuse, je découvris l'épaule qui avait subi le dessin noir dans mon rêve... et c'est avec stupeur que je constatai qu'il était encore là !!



  




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