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Education à la dure
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MessageSujet: Education à la dure   Lun 20 Aoû - 22:01


Combien de temps avais-je passé chez le vieux Kuzan ? Quelques jours ? Une semaine ? Deux ? Un mois entier ? Impossible de le dire… Je n’avais plus aucun outil susceptible de m’informer de l’heure à laquelle on se trouvait et je n’avais pas pris la peine de compter les minutes séparant la Nori de maintenant à celle, complètement paumée, qui venait tout juste de débarquer en Kosaten. Du coup, j’ignorais si j’avais vraiment traîné chez le gentil couple de croûtons un peu gagas qui m’avaient gracieusement accueillie pour une période indéterminée ou si je n’avais guère squatté qu’une poignée de nuits. J’espérais vraiment que le deuxième cas était le plus probable, car je ne voulais pas m’imposer à mes bienfaiteurs… Même si j’avais eu l’occasion de les aider de mon mieux, en travaillant dans le potager avec l’homme, en préparant le souper avec sa compagne, en passant le balai par-ci par-là à leur place, j’avais une fois de plus contracté une dette envers quelqu’un… D’abord Roux-Maquis, puis eux…

Au moment de les quitter, Kuzan m’avait remis, bien malgré moi, quelques vivres pour tenir plusieurs jours sur les routes, une carte de Seika (que je savais désormais orthographier correctement), ainsi qu’une petite bourse, comprenant une partie de leurs maigres économies. Les larmes aux yeux, je l’avais chaleureusement remercié, ne sachant que dire pour exprimer ma gratitude… Ils allaient me manquer tous les deux, c’était sûr… Et je ne parlais pas simplement de l’excellent civet de la doyenne. Je devais partir pour un bon milliard de raisons. Ma condition d’élue et ce que cela incombait en était une, Chikai serait normalement la réponse. Et puis j’avais vraiment envie de découvrir le continent de mes propres yeux. Par ailleurs, j’avais fait la promesse de chercher, tant que je serai capable, la solution pour mettre fin aux problèmes de la belle dame aux cheveux de jais. Ah, et puis, peut-être que papa et maman étaient ici aussi…

Un dernier objet que Kuzan me confia fut son vieux couteau de chasse.

« Juste au cas où »
qu’il disait.

Je le soupçonnais fortement de m’avoir aperçue en train de m’entraîner à le manier, afin d’être en mesure de pouvoir me défendre contre un assaillant, à défaut de pouvoir utiliser la Vox Auctoritatis. J’avais aussi entamé quelques exercices à mains nues chaque jour, mais, sans combattant(e) expérimenté(e), ce n’était pas très efficace. Il faudrait que je trouve un mentor le temps d’être autonome là-dessus. Encore une fois, je souhaitais ardemment résoudre ce souci à mon arrivée dans la capitale de cet empire.

Après avoir marché pendant plusieurs jours et effectué un nombre impressionnant de pauses (casse-croûtes et autres besoins physiologiques du corps humain), après avoir essayé en vain à plusieurs reprises de faire usage de mes pouvoirs, j’avais fini par atteindre ce que la carte appelait le désert brûlant. En même, une vaste étendue de sable à perte de vue et subissant une température d’un bon millier de degrés (à l’ombre), fallait pas chercher midi à quatorze heures pour comprendre d’où venait le nom.

Je décidai de m’arrêter à l’ombre d’un cactus de cinq ou six mètres de hauteur, buvant quelques gorgées d’eau tiède, grignotant quelques bouts de viande séchée. Le soleil tapait beaucoup trop pour pouvoir poursuivre ainsi ma route sans danger. Je profitais donc de ce répit pour aiguiser le canif de Kuzan contre une pierre à peu près rectangulaire ramassée par terre, avant de l’agiter dans tous les sens, m’imaginant déjà triompher d’un adversaire redoutable grâce à lui.
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MessageSujet: Re: Education à la dure   Mar 21 Aoû - 18:11







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Bien, une nouvelle journée pour une nouvelle vie. Du moins c'est ce que je me disais à chaque jour. Voici plus d'un an si ce n'était plus que j'avais débarqué ici, et je n'avais trouvé aucun signe pour revenir chez moi. Pire, il s'avérait que j'étais ici depuis plus longtemps encore que je ne l'avais pensé. Mais ça ne m'avait pas plus traumatisé que cela, puisqu’il semblait que ce retour dans le passé, ou retour dans notre présent avait touché tous les mondes, à moins que ce ne fut pas le cas? Enfin, je préférais laisser la réflexion à ma jumelle. Oui, elle n'était pas là, mais c'était un point, dont je ne pouvais rien changer. Alors pourquoi être démoraliser sur mon sort. Par contre ça me tuait de vivre ici sans réel but. Minshu avait détruit mes projets, dès lors où ils avaient quitté l'alliance. Tenshi n'avait fait qu'enfoncé mes désirs et fait douté du bien fondé de chacune des nations.Et maintenant, nous étions dans une sorte de statut quo avec Fuyu. Tous étaient tournés vers une certaine nouvelle cité du nom de Bashô Tokaï ou un truk du genre, car j'avais aussi entendu le nom Espoir.

Bref, je comprenais pas cette peur, cette crainte et peut être même cette haine pour cette nouvelle cité qui me rappelait quelque peu Yama. Une cité de la seconde chance ou d'anciens ennemis étaient devenus alliés, en un sens ils envoyaient un beau message. Et pourtant, ça ne plaisait pas aux puissants. Étaient-ils stupide? J'aurais bien voulu leur en toucher deux mots, après tout j'étais moi même princesse d'une des grandes puissances de mon monde. Je ne voyais en chacun d'eux que de vulgaire politicien, qui jamais n'allait sur le front, mais commandait leurs troupes à la mort. Une belle bande de lâches...D'ailleurs depuis tout ceci, je commençais à m'éloigner de mon propre royaume. Surtout que j'avais entendu qu'une certaine Ellen - ce nom me disait quelque chose, sans me rappeler quoi- avait fait des siennes. Usant de ses pouvoirs de la manière la plus abjecte qui soit. Une vraie vache cette pauvre bonne femme. Et dire qu'elle foulait toujours le sol de ce monde. Dans le mien, on l'aurait jeté au fer voir pire. Peu importe, si elle était puissante on acceptait pas cela. On avait notre fierté quand même.

De fils en aiguille, je me retrouvais à marcher sans but à travers le continent. Revenant souvent vers le Bosquet sacré ou j'avais crée des liens forts avec les habitants et les différents villages que j'avais aidé à reconstruire et à faire leur deuil. Je m'étais promis de les protéger, et ils étaient les seuls à avoir assez d'importance et sans aucune corruption...Je me sentais bien avec eux, ils supportaient même ma malédiction, sans broncher et en plaisantant même. Me parlant même d'une aura que je possédais autour de moi, sans jamais que je puisse comprendre de ce qu'ils parlaient.

Enfin aujourd'hui, mes jambes m'avaient mené au désert brûlant de Seika. Pourquoi? J'en savais fichtre rien.Mais j'étais une princesse... Une princesse guerrière. La plus belle de toutes. Je n'avais pas besoin de raisons et je ne me trompais jamais, alors si j'étais venue ici, il y avait une raison, il y avait toujours une raison. J'étais parfaite, simplement parfaite. Et je pouvais vous l'assurer, pas d'orgueil qui entrait en jeu. Non, le pêché n'avait aucune influence sur moi, puisque j'étais au-dessus même de tous ceux-ci. Donc pour revenir à nous moutons, j'étais dans ce désert brûlant, et malgré la chaleur suffocante, je marchais avec fierté, la tête haute, plein de charisme...Parfaite en un mot. Et au loin, j'aperçus une silhouette, elle semblait bouger telle une tique qui se brûlait les pattes sur le sable brûlant. J'accélérais le pas - ce qui signifiait que j'allais aussi vite que l'éclair, puisque j'étais l'éclair de Yama- afin de bien voir qui était cet individu.

Quel ne fut pas ma déception de voir une jeune fille maniait un petit canif qui n'aurait pas fait de mal à une mouche. Bon oui je sais, mon cher lecteur, même un canif pourrait couper en deux une mouche, mais vous m'avez compris. Je l'observais ainsi discrète, l'observant avec mes grands airs et de hauts. Me permettant même quelques commentaires dans mon esprit. Mon dieu qu'elle faisait pitié, heureusement que j'étais là , en tant que prof et la meilleure qui soit, j'allais peut être lui apprendre des choses. C'était même sûr, elle n'était rien comparée à moi. Cette fois-ci, je fis remarquer ma présence par un raclement de gorge, alors que debout je posais mon regard hautain sur elle:

-J'espère que tu ne pense pas réussir à impressionner quelqu'un ou même à faire peur. Là tu es plus dangereuse pour toi même et tu risques de te blesser. Laisses faire les grands peut être.


Elle allait tout de suite voir que j'étais une grande guerrière. Mon corps athlétique et magnifique, mon visage  tout aussi splendide mais dure et fier. Enfin j'étais parfaite, et d'ailleurs pour la suite de mon récit, autant résumer simplement par le fait que j'étais parfait. Mais une question me venait en tête, qui était cette gamine, qui se déplaçait toute seule sur ce territoire...L'espace d'un instant, je me mis à devenir méfiante, était-elle une élue? Mais ma crainte se dissipa bien vite, alors que je savais que personne ne m'était supérieur...

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MessageSujet: Re: Education à la dure   Mar 21 Aoû - 23:09

En vrai, je me trouvais plutôt douée pour quelqu’un qui ne maniait le couteau que depuis quelque temps. Les mouvements m’étaient assez instinctifs et je sentais que ma tenue de l’arme était loin d’être mauvaise. J’avais aussi un peu moins la honte qu’à mes débuts, me comparant moins à une nunuche maigrelette agitant une lame dans le vent. Au contraire, il me semblait bien que mes coups se renforçaient, gagnaient en précision et en puissance, même si, forcément, sans cible d’entraînement, c’était un peu compliqué d’en arriver à ce constat. J’avais pour l’heure abandonné l’idée de me battre à mains nues, après avoir cruellement goûté à la désillusion de la réalité, en frappant, tel l’un de mes personnages de roman préférés, de mes paumes la falaise épaisse des canyons rougeoyants : à la fin, celles-ci étaient beaucoup plus sanguinolentes qu’une tomate… Néanmoins, le canif de Kuzan était une alternative de qualité, puisqu’il compensait ma faiblesse, tout en n’ayant pas la contrainte de peser une tonne.

Évidemment, ce serait nettement plus tranquille lorsque j’aurais récupéré mes pouvoirs. Après tout, j’étais théoriquement capable de faire s’abattre la foudre sur quelqu’un si je le souhaitais, donc je n’aurais plus le loisir de faire mumuse avec un petit couteau si cela devait arriv- non, quand cela arriverait ! Mais avant cela, il fallait que je comprenne comment fonctionnait le sceau qui m’avait été apposé. Il devait bien y avoir une façon de contourner cette limite et je la découvrirais tôt ou tard… Je baissai les yeux un instant vers la marque flamboyante à l’effigie du phénix, visible sur le dos de ma main forte. Kuzan m’avait conseillé de la laisser apparente tant que je resterai sur les terres du dieu qu’il représenterait, arguant que cela ferait office de laissez-passer aux portes de la capitale. Repensant à cela, je me demandais sincèrement comment Roux-Maquis comptait poursuivre sa route, alors même qu’elle provenait d’une nation supposément ennemie… Après bon, elle était ici depuis bien plus longtemps que moi et avait sûrement plus d’un tour dans son sac. J’espérais simplement que tout irait pour le mieux pour elle et que j’aurais un jour l’opportunité de la remercier pour tout.

Perdue ainsi dans mes réflexions de jeune adulte, je ne prêtai pas attention au caillou qui roula un peu derrière moi. J’avais tort, cela aurait pu être une bête sauvage ou un agresseur cherchant à me nuire et ayant flingué la carte de la discrétion. Mais, que voulez-vous, j’étais de nature distraite et un rien suffisait à m’égarer dans mes pensées. Toutefois, une voix féminine s’éleva, à la suite d’une vocalise gutturale probablement destinée à capter mon attention, m’interpellant soudainement. Je sursautai à cause de la surprise, tandis que le couteau, avec lequel je m’exerçais jusqu’ici, effectua un vol plané de quelques mètres pour venir savourer la poussière sablonneuse, ma main ayant lâché prise sur le coup.

« Que… Qu’est-ce qu… ?! »

Hébétée, je cherchais mes mots, me retournant prudemment afin d’observer à quel individu j’avais affaire. Je découvris alors une ravissante jeune femme, baignant dans les rayons du soleil, dotée d’un corps absolument sublime et parfait, qui devait incontestablement faire des ravages parmi les hommes. Une apparition quasi-divine qui me coupa le souffle quelques instants, alors que j’essayais de déceler un signe éventuel de la présence d’un mirage. Je n’avais même pas fait attention à ce qu’elle m’avait dit, j’avais complètement oublié mon couteau, pour tout dire, j’avais carrément zappé que j’étais toujours cul par terre, loin de me présenter sous mon meilleur jour.

Après un moment de silence, j’articulai quelques mots qui, sotte que j’étais, n’arrivaient guère à traduire mes pensées :

« Je… Vous êtes un ange ? »

Quelle conne ! C’était absolument pas ça que je voulais demander… J’étais tellement émerveillée par elle que je ne parvenais plus à aligner une phrase cohérente… Parfois, je vous jure, j’ai vraiment envie de me coller une paire de claques…


Dernière édition par Nori le Mar 28 Aoû - 10:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Education à la dure   Lun 27 Aoû - 11:15







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Finalement, je savais bien que je n'avais rien à craindre de la part de cette jeune fille, et ce même si elle était une élue. Qui pouvait réellement me surpasser et le mot craindre ne faisait pas partie de mon vocabulaire, surtout en ce jour d'Orgueil. J'avais attiré son attention, en même temps comment pouvait-il en être autrement. Et me prouvant qu'elle était vraiment pas dangereuse et totalement inexpérimentée fut la surprise apparent, alors qu'elle avait lâché sa seule arme. Si j'avais été un animal sauvage ou un ennemi, elle était assurément morte à la seconde même. Quelle chance, elle avait de se trouver face à moi la belle princesse de Yama! Je crois réellement que c'était son jour de chance et plus encore, je dirais. Oui même toi mon cher lecteur, tu as une chance incroyable en ce jour de me lire.

Enfin, la jeune fille baragouina quelques mots inaudible, craintif qu'elle était avant de se tourner vers moi. Et son visage changea complétement, j'avais pris l'habitude d'un tel regard, sans me douter que ceci provenait sûrement de mon aura de fascination. Non dans mon esprit ceci ne provenait qu'exclusivement de ma magnificence, il ne pouvait en être autrement encore une fois. Après tout, j'étais la femme la plus parfaite du monde, la plus magnifique, je coupais souvent le souffle de n'importe qui posait les yeux sur moi. J'attirais les hommes, s'était un fait. Mais aussi les femmes, les personnes plus âgées ou plus jeune encore, personne n'échappait à ma beauté incommensurable. D'ailleurs, les paroles de mon interlocutrice vinrent résonner avec mélodie à mes oreilles. Un ange, oui je pouvais être un ange dans ce monde. Dans le mien, j'étais le démon de Yama, le statut d'ange de Yama était donné à ma jumelle. Mais il était vraie que j'étais belle comme un ange, que dis-je comme une déesse.

Je décidais de partir d'un rire doux et cristallin. Oui celui que vous avez souvent entendu ou lu mon cher lecteur. Celui qui faisait frémir plus d'une personne, et les subjuguait totalement. Celui qui faisait chavirer des cœurs, assurément votre cœur à tous. Oui je vous tenais dans la paume de ma main. J'étais une déesse bienveillante. Mais je devais calmer mon rire, laissant apparaître un sourire gracieux sur mon visage, je levais la tête haut tel une princesse devant son peuple. Évidement, elle m'était inférieure, je vous l'ai déjà dis.

-Un ange!? Oui, je suppose que je pourrais être comparée à un ange, je suis aussi une princesse guerrière, l'éclair de Yama. Ma beauté pourrait être comparée à une déesse de l'amour, mais ne t'y trompes pas telle une rose je pique. Et je suis aussi dangereuse que le meilleur des guerriers de ce monde... Mais que fais une jeune fille telle que toi en ce lieu dangereux? Surtout en tant que Héros de Kosaten?


Je tentais de prêcher le vrai pour avoir le faux, et ainsi confirmer son propre statut. Ceci marchait, en général, assez bien. Surtout quand mon aura dominait la personne face à moi. Je montrais de mon doigt altier, l'arme avec laquelle elle s'était entrainée quelques secondes plus tard.  Mon regard interrogateur dessus. La chaleur faisait ruisseler des petites gouttes de sueurs qui glissaient sur mon corps parfait. J'étais devenue bien curieuse de ma nouvelle conquête qui n'avait d'yeux que pour moi j'en étais sûr.










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MessageSujet: Re: Education à la dure   Mar 28 Aoû - 11:08


Dans la série des nunuches totalement associables et incapables de vaincre leur timidité, j’étais vraiment une star. On s’étonne après que je préfère prendre mes distances avec les autres, les observer de loin et attendre qu’ils fassent le premier pas vers moi… Je n’avais jamais été faite pour ça… J’avais pourtant essayé à l’Académie : j’avais en effet réussi à m’entourer de deux super potes avec qui j’avais fait les quatre-cents coups. Néanmoins, alors que je pensais avoir toute leur confiance, l’un de ces deux-là, ma meilleure amie, avait soudainement décidé de quitter le groupe, accablé par le pseudo-retard scolaire qu’elle avait accumulé depuis le départ. Par la suite, j’avais appris qu’il s’agit d’un acte mûrement réfléchi, qu’elle envisageait depuis un moment, sans jamais s’être confiée à nous… C’était après cela que j’avais compris qu’il était inutile pour moi d’essayer de m’intégrer par moi-même, ce genre de relation étant à chaque fois loin d’être pérenne…

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos cactus. J’étais donc dans une position assez disgracieuse, face à une éblouissante apparition. Forcément, il y avait de quoi rougir, à la fois de honte, mais également d’ébahissement devant la brune récemment arrivée. J’étais totalement désemparée et bien évidemment sans défense puisque ma seule arme venait de faire un magnifique vol plané et se trouvait à présent quelques mètres devant. Et dire que j’étais censée me battre au nom des intérêts d’un dieu… Il y avait fort à parier que celui-ci doive actuellement s’en mordre les doigts, de m’avoir choisi dans son camp… Pour couronner le tout, mes balbutiements et ma seule réplique niaise n’ajoutaient aucune crédibilité à ma personne…

Cela fit bien rire mon interlocutrice, bien que je ne puisse pas savoir si elle se moquait ouvertement de ma poire ou si elle faisait cela gentiment. Mais, étrangement, je ne m’en souciais guère, et cet élan de joie me contamina rapidement, tandis que mon sourire habituel, naïf et dépourvu de tout sarcasme, refaisait surface en un rien de temps. La belle créature divine prit ensuite la parole, alors que je buvais chacun de ses mots, plus admirative de sa charmante élocution qu’attentive du contenu de ce discours… Je pus néanmoins comprendre qu’elle se comparait effectivement à un ange, avant de s’enquérir des raisons de ma présence en ces lieux. Je détournai le regard timidement, fixant un point lambda au sol, essayant de dissimuler mon manque d’assurance.

« Je… Je ne suis pas une héroïne… Je m’entraînais un peu au couteau, c’est vrai, mais je suis bien loin de savoir le manier correctement… »

Et pourtant, ce n’était pas faute d’avoir essayé… Je répétais ces mêmes gestes, continuellement, chaque jour, mais, même pour une novice comme moi, il était aisé de sentir que je n’étais pas à l’aise et que mes coups manquaient cruellement de fluidité. Sans doute qu’il m’était impossible d’apprendre cette maîtrise sans un véritable enseignant… Je soupirai, effectuant une fois encore ce constat, me relevant finalement, en m’époussetant partiellement le fessier, observant à nouveau le superbe minois de l’autre femme. Je n’étais pas portée sur l’homosexualité, mais je devais bien admettre que son corps était fascinant. À  côté de ça, le mien, qui ressemblait plus à celui d’une gamine de dix ans qu’à celui d’une jeune adulte de vingt ans, faisait pâle figure. Nouveau soupir.

« Et vous ? Je… Si je puis me permettre… Vous êtes vraiment belle et éblouissante, mais je ne crois pas en l’existence d’anges… Déjà que le polythéisme de ce monde est déroutant… Vous vivez par ici ? »
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MessageSujet: Re: Education à la dure   Mar 28 Aoû - 21:27







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Comme j'étais aussi intelligente que le plus grand des savants, je savais avec certitude que j'avais raison et donc qu'elle était une élue. Par contre, je ne savais pas encore de quelle nation, elle était. Toutefois, je ne savais toujours pas les raisons de sa présence ici et au vu de sa timidité, j'allais avoir du mal à avoir ma réponse. Mais comme j'étais d'une patience exemplaire et légendaire, j'allais prendre mon mal en patience.

Telle une petite fille prit la main dans le sac, elle détourna son regard de moi - je savais déjà que je pouvais impressionner les gens qui m'entourais, vous m'avez bien vu en même temps? Je ne pouvais que comprendre leur réaction - elle détourna donc mon regard de moi pour fixer un point. J'étais un véritable soleil dans sa petite vie sûrement misérable. Je ne pouvais et je me devais de l'aider pour illuminer sa petite vie et surtout sa journée. Après tout pour la première fois de sa vie, elle pouvait côtoyer une étoile. Que dis-je l'étoile unique et magnifique. Et finalement, elle s'exprima de sa petite voix fluette. m’énonçant qu'elle s'entraînait un peu et qu'elle n'était en rien une élue ou une héroïne d'ailleurs. Qu'elle était sotte ce monde ne lui avait pas demandé son avis, il l'avait prit et lui avait collé cette étiquette. Elle était vraiment naïve dis donc. Kosaten allait la dévorer, si elle ne s’endurcissait pas un peu. Heureusement que j'étais là, elle ne pouvait pas mieux tomber que sur moi. Et d'ailleurs, elle en demanda à en savoir plus sur moi. Je n'étais plus étonné d'une telle curiosité. Tout le monde voulait me connaître et devenir mon amie ou plus encore. Je ne pouvais donc lui en vouloir de se présenter avant d'en savoir plus sur moi. Ma présence et mon existence était bien plus intéressante et importante que la sienne, c'était un fait avéré. Je m'exclamais, dans un sourire resplendissant:

-Ah ça, on voit bien que tu es loin de savoir t'en servir, et j'espère que tu as d'autres talents car sinon ce monde va te dévorer totalement. Quand à moi, tu peux le dire, je suis belle, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Mais je ne suis pas un ange à proprement parler, d'ailleurs je ne sais pas si ces êtres existent dans un quelconque monde. Ceci m'intéresserait de les rencontrer, voir, si ma beauté et mon intelligence les égalent ou les surpasse vraiment. Mais bref... Je suis tout comme toi une héroïne ou plutôt une élue. Et je me baladais simplement, alors que j'ai perdu foi en mon royaume d'adoption.

J'en avais peut être un peu trop dit, mais après tout, je ne faisais jamais d'erreur donc je n'avais rien à craindre. Toutefois, je me mis à réfléchir sur un point, cette jeune fille ne semblait pas être un danger potentiel et ne semblait pas venir du royaume des glaces, mes ennemis. Enfin l'étaient-ils vraiment avec tout ce qui se passait à présent. Et puis peut être jouait-elle bien son jeu, et jouait la comédie. Mais ce n'était pas possible j'avais le flair pour cela. Après tout, avec ma sœur, nous dirigions une cité de la seconde chance et des plus grand scélérats qui demandaient le pardon. Tout ça pour dire, que je me mettais à réfléchir à un point. J'étais quelqu'un d'exceptionnel et en ce sens, je pouvais aider mon prochain. Ils avaient tous à apprendre tant de moi...Je me devais d'aider cette jeune fille. Je repris aussitôt la parole, dans un sourire hautain, mais splendide.

-Je suis moi même une guerrière, l'une des plus reconnu de mon monde. Peut être pourrais-je t'en apprendre plus sur l'art du combat à main nue ou même avec ton petit "cure-dent". Mais je te préviens de suite, je ne serais pas douce, et moins que l'homme qui t'a apprit ces quelques passes!

J'étais directe et expéditive, mais pas de temps à perdre, surtout dans un lieu désert comme celui-ci où l'ennemi pouvait nous tomber dessus à tout moment. Oh j'allais  bien sûr la protéger et lui sauver la vie, j'étais l'être parfait, je pouvais pas laisser mourir quelqu'un qui était sous ma responsabilité. Mais n'allais-je pas lui faire trop peur? J'attendais avec impatience sa réponse.










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MessageSujet: Re: Education à la dure   Mer 29 Aoû - 18:20


Il fallait bien avouer que ces histoires de conflits divins, donnant naissance à des conflits humains, par l’intermédiaire de ceux que ce monde avait coutume de nommer "élus", me dépassaient. Forcément, je venais d’un lieu où la religion était un sujet libre, où chacun pouvait penser et dire ce qu’il souhaitait, sans que cela provoque une quelconque hostilité. Personnellement, j’avais toujours était impressionnée par les descriptions faites des êtres célestes, comme les anges, dans les ouvrages dédiés à ce thème. Toutefois, malgré cette indéniable fascination, il ne s’agissait là pour moi que d’un divertissement, et non d’un domaine que je qualifierais de sérieux. Cartésienne. Je ne croyais que ce que je voyais. Rien de plus, rien de moins. Alors, imaginez un peu ma dégaine lorsque j’appris que je venais d’être arrachée à Termina, potentiellement définitivement, par un dieu pas foutu de se battre par lui-même… C’était renversant… Mais vu l’accumulation de preuves que Roux-Maquis m’avait fournie, je n’avais guère eut le cœur de réfuter ses propos… Pour en revenir à la magnifique apparition face à moi, je savais pertinemment qu’il ne s’agissait pas d’un ange, car je n’y croyais pas, même malgré les nouvelles possibilités qu’offraient Kosaten.

Même si elle n’était présente que depuis quelques instants, tout du moins c’était ce que je pensais, l’autre avait parfaitement compris que je n’étais pas douée avec mon couteau. Après tout, je l’avais balancé n’importe comment sous l’effet de la surprise, me désarmant totalement par ce fait… À la limite, je pouvais peut-être espérer profiter de mon agilité pour plonger et ramasser l’arme, si la femme devait m’attaquer, mais en cas d’assaut par une bête sauvage, c’en serait bien vite fini de la petite Nori que j’étais… Constat cruel, mais réaliste ! Enfin bon, le discours de mon interlocutrice m’écrasa sûrement plus que nécessaire… Je serrai les poings de dépit, ne trouvant pas de répartie appropriée pour ma défense… Elle avait raison : démunie de tout pouvoir, incapable de me battre contre plus fort que moi, j’étais considérée comme faible par ce monde…

Je ne pouvais m’empêcher d’être émerveillée par la grâce qui émanait en permanence de la brune, mais son orgueil quelque peu démesuré commençait un peu à me taper sur le système. J’avais juste envie de lui répliquer quelque chose comme : « Ouais, blablabla, t’es la meilleure, toussa toussa, maintenant va faire chier quelqu’un d’autre ! » Toutefois, ne connaissant pas encore ses intentions, je ne pouvais pas trop faire l’impertinente comme cela. Je lâchai donc un petit soupir, espérant qu’elle comprendrait que celui-ci lui était destiné. Quand son baratin s’acheva, alors que j’estimai qu’il lui faudrait au moins une heure pour récupérer tout le souffle qu’elle avait usé pour sa tirade, je décidai de répondre, toujours poliment et timidement, bien que mon joli sourire s’efface progressivement :

« Je… Je ne comprends pas vraiment ce que vous voulez… Vous êtes une élue, c’est bien ça ? Si vous vous considérez comme une héroïne, ne perdez pas votre temps avec moi, je viens tout juste d’arriver... »

Mauvais calcul, Nori… J’eus assez rapidement les réponses qui m’intéressaient et je ne pus même pas insister à ce propos, alors que j’avais implicitement proposé à la jeune femme, dont je ne savais toujours rien sinon qu’on partageait le même statut, de s’en aller… D’ailleurs, celle-ci reprit la parole bien assez tôt, me faisant une proposition à laquelle je ne m’attendais pas du tout, mais alors pas du tout du tout ! Elle affirmait souhaiter m’entraîner ?! J’avais dû mal entendre…

« Pourquoi cette proposition ? Je veux dire, je suis vraiment touchée que vous vous intéressiez un peu à moi, mais, vous l’avez dit vous-même, je ne suis pas très douée… Et en plus, je n’ai pas grand-chose à vous proposer en échange… »

Persuadée que ces derniers mots convaincraient mon interlocutrice d’oublier son offre précédente, je fis quelques pas dans la direction de mon couteau, afin de le récupérer, de le dépoussiérer et de reprendre mes exercices.
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MessageSujet: Re: Education à la dure   Ven 31 Aoû - 11:31







Education à la dure

Feat. Nori







Comme toujours j'avais raison, et je le vis dans la réaction de mon interlocutrice lorsqu'elle serra des poings. Elle devait voir son impuissance face à ce monde et ses ennemis. Mais fort heureusement, pour elle, j'étais de passage et j'étais tombée sur elle. Il ne pouvait donc plus rien lui arriver, tant que j'étais près d'elle. J'étais une chevalière en belle armure blanche prête à sauver la veuve et l'orphelin. Décidément les bardes pouvaient en faire des chants sur ma légende. D'ailleurs, elle poussa même un soupir, sûrement de contentement et de joie d'être tomber sur moi. Elle devait me mettre sur le piédestal que je méritais tant, c'était une assurance. C'était une bonne fille, et ce qui me conforta donc, dans mon choix de l’entraîner un peu pour pas qu'elle ne meure trop vite. Ceci serait dommage qu'une de mes élèves se voit trépasser à peine quelque jours après m'avoir rencontré. Bon bien évidemment, je n'aurais pas été fautive, la responsable aurait été elle même, et je n'aurais en rien à m'en vouloir.

Ce constat fait, je pouvais revenir aux interrogation de ma jeune protégée. Qui se demandait pourquoi, je voulais ainsi l'aider. C'était vrai, d'ailleurs pourquoi je le voulais. Tout en réfléchissant, je me frottais le menton du bout de mes long doigts fin, non sans une pensée sur ma beauté. Comme je devais être belle dans cette posture, dommage que je ne pouvais pas voir mon reflet. Mais revenons à nos Noris, je devais bien lui apporter une réponse. Surtout qu'elle s'inquiéter de son impossibilité de me payer. Alalala les jeunes filles de notre époque, elle ne pensait qu'à payer d'une manière ou d'une autre. Enfin heureusement Luxure n'était pas là, car je pouvais déjà connaître le prix et même la sentence de telles paroles de la part de Nori. Son corps aurait été quelque peu... Comment dire... Enfin vous voyiez ou je veux en venir, pas besoin de faire un dessins.


-Pourquoi je veux t'aider? Car comme je te l'ai dis, je suis une princesse guerrière et dans mon monde nous avons fondé une cité de la seconde chance pour tous les malfrats ou exilés qui désiraient trouver le pardon. Je ne peux donc laisser une compère proche de la mort et sans possibilité de se défendre. Et puis, tu ne sembles pas faire parti de Fuyu, donc tu es soit de Seika ou de Minshu, l'un dans l'autre c'est du pareil au même pour moi. A moins que tu sois de Tenshi, et je n'en ai jamais rencontré.De plus, autant avoir des élus puissants, si les ennemis de la vision que nous avons eu débarque. Peut être peux-tu devenir puissante? Quand à me payer, je n'ai que faire d'argent, à la limite tu me remerciera à l'avenir quand tu le pourras et tu me paieras un verre dans une taverne.


Ayant dit mon long monologue, puisque je savais même pas si elle m'avait écouté, je la regardais récupérer son arme, je compris ce geste comme un signal, comme le feu vert que j'attendais. Un large sourire se dessina sur mon visage de déesse. J'étais tout excitée à l'idée d'entraîner une élue qui peut être pourrait devenir puissante et dans un avenir proche et lointain, que je pourrais combattre par plaisir. Elle n'avait et n'aurait aucune chance, mais le plaisir qu'on ressentait lors d'un combat était impossible à égaler. Bref, elle avait dit son consentement, il était temps de commencer. Et usant de ma vitesse légendaire, je disparut de mon point pour me retrouver derrière Nori qui devait se retourner vers moi, alors que mon poing filé vers son visage. Bien sûr, j'avais ralenti mon geste, pour qu'elle puisse éviter ce premier échange ou me contrer, alors que dans un rire amusé et encore plus de joie je m'exclamais:

-Première leçon: toujours garder un œil sur son adversaire et être toujours sur ses gardes!  Je sens qu'on va bien s'amuser!


Toute fofolle, voilà ce que j'étais quand je prenais plaisir à me battre ou à entraîner des jeunes filles qui devaient me prendre déjà pour modèle à l'heure qui l'est. Tant par mon délicat physique avec ma poitrine aguichante qui faisait saliver plus d'un homme et était envié par plus d'une femme. Que par ma verve si bien utilisé et mes compétences de combat.Il était si difficile d'être moi même! Mais comme on allait s'amuser!


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MessageSujet: Re: Education à la dure   Ven 31 Aoû - 17:44


OK, j’avoue que j’étais un tantinet jalouse d’elle… En même temps, elle possédait bon nombre d’atouts que je n’avais pas : sans parler des deux aimants à macho bien plus développés chez elle, on pouvait lister ainsi cette aura charismatique qui l’entourait, son assurance au moment de prendre la parole face à une inconnue, son charme naturel associé à ses belles teintes de peau (pour ma défense, à Termina, le soleil n’était pas très présent, de telle sorte qu’il m’était impossible de bronzer.), et puis, bien évidemment, sa maîtrise des arts du combat qu’elle clamait haut et fort. Certes, ça lui donnait sûrement un bon paquet de raisons de se faire appeler une héroïne, même si la modestie, elle connaissait pas trop…

C’était effectivement une élue, arrivée vraisemblablement bien avant moi et ayant recouvré au moins une partie de ses forces d’antan, ce qui confirmait ce sentiment de progression, lente, mais tout de même présente, que je ressentais depuis quelques jours. Apparemment vouée à de grandes choses là d’où elle venait, Kosaten avait sûrement lui flanquer une sacrée rouste à ses débuts, bien qu’elle n’en fasse pas mention. Elle avait compris que je n’étais pas non plus originaire de ce monde, mais ne semblait pas avoir remarqué le sceau présent sur ma main, puisqu’elle évoquait les différentes nations. De ce que je pus en déduire en retour, c’était qu’elle-même venait de Seika ou Minshu. Je fis l’impasse sur son histoire de vision, avant de constater que, malgré son excès surabondant de fierté, elle n’en demeurait pas moins plutôt altruiste, puisqu’elle semblait vraiment prête à m’aider sans rien attendre en retour. Tout compte fait, c’était peut-être vraiment un ange ?

Ayant finalement ramassé mon arme, je constatai avec soulagement qu’il était toujours en bon état. Incroyable comme le simple fait de tenir cette lame me donnait un sentiment de puissance, comme si j’étais capable de battre n’importe qui ! Je n’entendais plus mon interlocutrice, je ne pouvais que supposer qu’elle avait finalement changé d’avis devant ma méfiance et mon manque d’engouement. C’était sûrement mieux… Je soupirai, me retournant en marmonnant quelques mots pour moi :

« Allez, on se mot- »

Je ne pus que voir le poing s’écraser en plein sur mon visage, me jetant aussitôt à terre, me faisant une fois de plus lâcher mon couteau. J’étais sonnée et je peinais à reprendre mes esprits… D’ailleurs, je m’attendais à recevoir un nouveau coup, persuadé qu’un assaillant venait de faire son apparition. C’est alors que j’entendis à nouveau la voix de la brune, qui semblait très fier de son geste, se prenant désormais pour ma prof attitrée. Je me massai la joue qui avait encaissé le choc, rassurée de constater qu’il y avait eu plus de peur que de mal. Sur ce constat, je me relevai en titubant, grommelant contre l’autre :

« Ça va pas la tête ?! Ça fait super mal !!! »


En tout cas, une chose était confirmée : l’autre élue était réellement forte. Je réfléchis un temps à son récent conseil, me penchant pour ramasser le couteau, avant de me raviser en soupirant. Je faisais tomber cette arme tellement souvent qu’il était sûrement plus intelligent que j’apprenne déjà à me servir de mes mains pour me battre. Je fis donc mine de me mettre en garde, scrutant la jeune femme avec le regard le plus mauvais que je puisse afficher (ce qui n’était probablement pas très impressionnant), essayant de prendre un ton déterminé :

« Je suis prête !!! »

En fait pas du tout… Comme pour prouver le contraire de mes paroles, je relâchai rapidement la posture, la fixant avec un air interrogateur :

« Je viens de réaliser quelque chose ! Je ne connais même pas votre nom… Moi, c’est Nori ! »


Se présenter sous ce raccourci était désormais une habitude pour moi… Mon identité complète me rattachait trop à l’ancienne "moi", tandis que Nori évoquait la demoiselle dynamique et autonome que je m’efforçais de devenir.
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MessageSujet: Re: Education à la dure   Lun 3 Sep - 15:55







Education à la dure

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Surprise! Oui j'étais belle et bien surprise, je pensais avoir agis de telle sorte qu'elle puisse éviter, esquiver ou contrer mon attaque, mais je restais dubitatif lorsque je sentis mon poing rencontrer quelque chose de tout mou et fragile. Heureusement, lorsque j'avais vu qu'elle n'avait eu aucun réflexe, j'avais amoindris la force dans mon coup. Et oui, j'étais tout aussi prévenante. Comment diable ne pouvait on pas me vouer un culte digne d'une déesse? Enfin bon même ainsi, elle avait perdu à nouveau sa petite arme et s'était effondrée au sol. On allait en avoir du travail avec elle, pour sûr. Mais vous le savez tous, j'étais d'une patience parfaite et d'une humilité à toute épreuve. Donc, j'allais prendre mon temps s'il le fallait, mais je n'allais pas la laisser aussi faible qu'elle était pour sûr.

Mais déjà, la jeune fille reprit du poil de la bête s'énervant à priori. Mais sa colère cause une certaine hilarité en moi, et plus rayonnante que jamais je m'exprimais, tout en m'avançant vers elle de ma démarche princière.

-Ma tête va super bien, je te remercie. Mais n'oublie pas la leçon numéro une. De plus c'est bon signe si ceci fait mal, même si j'y suis allé doucement. Ça prouve que tu es encore vivante, remercie cette douleur plutôt que de geindre! Tout autre ennemi en aurait profité pour simplement t'achever. Leçon numéro 2: puise dans cette douleur pour te battre et répondre aux attaques. Et remercie qui tu veux de pouvoir ressentir cette souffrance, c'est signe que tu vis encore!


Au moins, elle semblait comprendre que le cous avait commencé et se mit en garde. Plus étonnant encore, elle décida de délaisser son couteau pour faire plus confiance à ses propres capacités. Ah j'étais fier d'elle, et je lui fis comprendre par un sourire plus radieux encore. Beaucoup de monde faisait bien trop confiance en leur arme, alors que leur propre corps pouvait s'avérer plus mortel encore. Oh que j'allais m'amuser, et une chose était sûr, elle aussi même si la séance allait être difficile. Mais j'étais si bonne professeur, qu'elle allait y prendre du plaisir.

Mais telle une mauvaise élève, elle baissa à nouveau sa garde, pour lui demander son prénom. Quelle erreur, surtout que me prévenant qu'elle était prête, j'avais profité de l'occasion pour mettre de l'énergie dans mes jambes pour partir tel un boulet de canon dans sa direction, déclenchant une vague de sable de part et d'autre de mon corps. Hurlant, alors que j'allais frapper juste à quelques millimètre de son visage sans même la toucher, et ce même si elle bougeait. J'étais expérimentée et j'avais une maîtrise parfaite de mon corps. Assurée donc de ne point l'avoir touchée, le sable retombant au sol quelques seconde après mon passage je m'exclamais:

-Leçon numéro 3: Ne jamais prévenir son ennemi que nous sommes prêt. Et bien au contraire être toujours prête et sur ses gardes, dans n'importe quelle situation! Et au grand jamais baisser sa garde!

Comme pour la punir de son erreur, je lui lançais un sourire qui n'augurait rien de bon pour la suite. Car aussitôt, je me mis à l’attraper par le poignet, pour la faire valdinguer par dessus moi. Mais bien sûr agile que j'étais, j'avais tout calculé pour la faire atterrir sur les fesses. Dans mon acte, je poussais un petit rire tout joyeux et sur-excité. Mon dieu que je devais être magnifique, même si elle me voyait la tête à l'envers, elle pouvait me voir sous tous les angles. Bon mon cher lecteur n'en profite pas pour regarder dans mon décolleté ou mon entre-jambe, s'il te plait! Ma petite victime ou je veux dire mon élève, sur les fesses, je m'approchais d'elle, mon rire devenant presque communicatif, tant je prenais du plaisir:

-Enchanté ma chère Nori, quand à mon je suis Sayo-Hee Yun Fang, l'étoile du soir. Mais tu peux m’appeler Sayo!

Oui parce que bon Sayo-Hee signifiait déjà l'étoile du soir dans notre langage, comme ma sœur Sae-Hee signifiait l'étoile du matin.  Et puis je n'avais plus à faire ma réputation. J'étais Sayo-Hee, l'étoile du soir, le démon de Yama ou encore l'éclair de Yama. Princesse guerrière. Tant de qualificatifs que je ne pouvais les nommer maintenant. Mais revenons à notre cours, je lui avais déjà appris trois leçon me semble t-il, j'espérais qu'elle allait un peu me répondre. Même si bien sûr on le sait tous, jamais elle ne pourrait m'atteindre ou égaler mon niveau. Mais que vouliez-vous? J'étais un être sublimement parfait.





[Désolé j'avais pas vu que tu avais déjà répondu. Désolé donc du retard ]




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MessageSujet: Re: Education à la dure   Mar 4 Sep - 18:48


Ouille ouille ouille !!! Elle n’avait effectivement pas pris de pincettes avant de me frapper en pleine face. J’avais déjà pratiqué le combat à mains nues à Termina dans la catégorie amateurs de service, mais la violence de la brune combinée à ma faiblesse actuelle firent que la douleur mit un long moment avant de s’atténuer. Heureusement pour moi, je n’étais pas une pleureuse de service, tant et si bien que je n’avais pas versé de larme dans ma détresse. L’autre m’avait effectivement prévenue qu’elle ne se retiendrait pas si elle devait me former, mais je ne m’attendais pas à un tel degré de puissance… Comme quoi, il faut toujours se méfier du potentiel des gens… Un gorille enragé peut taper comme une fillette tandis qu’une gamine de dix ans peut être capable d’assommer à mains nues un soldat surentraîné… Nouvelle leçon pour moi.

Là-dessus, mon interlocutrice me donna quelques conseils supplémentaires, notamment sur la manière d’exploiter la douleur pour renforcer mes coups. De belles paroles, que je ne comprenais pas vraiment : en quoi le fait d’avoir le nez en feu me permettait-il de cogner plus fort ? Bien sûr, je me doutais qu’il s’agît d’une expression nuancée, d’une manière explicite pour me montrer que je devais me servir de la rage accumulée à force de me faire maraver pour rendre coup pour coup. Œil pour œil, dent pour dent ! Étant de nature réfléchie, ce n’était pas forcément le genre d’attitude que j’arborais spontanément. Mais ma formatrice auto-proclamée me demandait ainsi de changer ma mentalité, au moins le temps que je me batte. Pourquoi pas, après tout ?

Par la suite, je changeai soudainement de posture, ayant constaté que j’ignorais toujours l’identité de celle qui me faisait face. Néanmoins, cette dernière, suite à ma déclaration, s’était déjà élancée dans le but de m’attaquer… Je compris cela à mon plus grand dépit, positionnant instinctivement mes bras devant mon visage pour éviter de me faire broyer l’arête nasale une seconde fois, fermant les yeux pour ne rien voir du choc qui suivrait… Ou pas. Pas de choc… Simplement le bruit de l’air fouetté par la jambe de mon assaillante, jambe qui avait simplement frappé le vide, à quelques centimètres de mon visage. À l’expression de l’élue, je devinai qu’elle avait réussi à dévier son coup au dernier moment, fait qu’il lui fait acquérir davantage de respect à mes yeux, si tant est que cela était nécessaire. Une nouvelle fois, elle me sermonna sur ma conduite, ce que je trouvais parfaitement justifié : la curiosité avait très largement empiété sur la logique de combat, et j’aurais très certainement trouvé la mort face à quelqu’un me la souhaitant…

« Euh… Désolée... »

Je ne savais pas quoi dire d’autre… Je détournai le regard, gênée par ma faute, lorsque je me sentis soudain attrapée par mon poignet droit, puis soulevée et finalement écrasée dans la poussière chaude et brûlante de ce désert ardent. Sous le choc, et malgré mon atterrissage forcé sur le popotin, qui me fit clairement comprendre qu’il n’appréciait pas ce traitement de faveur, je perdis momentanément le souffle. L’autre reprit alors la parole, se présentant sous une longue identité, que j’avais l’autorisation de raccourcir à Sayo. Je me relevai ensuite, plus déterminée que jamais à prouver ma valeur. Dans ma tête trottait encore l’un des conseils prodigués par celle qui me faisait face :

« Leçon numéro 2: puise dans cette douleur pour te battre et répondre aux attaques. »

Serrant les dents, je refermai chacune de mes dix phalanges sur mes paumes, lançant quelques coups de poing hasardeux en direction de Sayo. Je me doutais bien qu’il en faudrait plus pour l’atteindre, mais c’était pour l’heure tout ce dont je disposais… Je devais lui montrer que je voulais devenir forte, et ça commençait dès maintenant. Je décrivis un mouvement circulaire avec ma jambe droite en effleurant le sol, afin de projeter un peu de sable vers elle, histoire de la déstabiliser. Puis je m’élançais de toutes mes forces, en tentant de lui caler mon coude dans le plexus solaire. J’étais désormais prévenue : je devais impérativement rester sur mes gardes.
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MessageSujet: Re: Education à la dure   Ven 7 Sep - 12:21







Education à la dure

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Et c'est reparti pour un autre tour. La jeune fille que j'avais étalé au sol, s'excusa de son manque de sérieux. J'allais avoir du travail avec elle, car je devais pas la rendre plus forte physiquement, mais aussi mentalement. Afin qu'elle soit moins timide et hésitante, surtout lors d'un combat. Car ses adversaires pourraient se servir de cela contre elle. Lors d'une bataille, nous ne devions montrer aucune faiblesse, aucun sentiment, être une véritable tombe pour ne point avoir d'arme que l'on retourne contre nous. J'allais sûrement lui donner une nouvelle petite leçon à ce sujet. Mais j'allais attendre pour cela. Surtout qu'elle se releva un peu plus déterminée, ce qui me fait sourire, alors que je lâchais avec plein d'orgueil, un petit:

-Oh, je vois qu'on devient enfin sérieuse. J'aime ça! Montres moi,mais n'espères pas trop réussir à m'atteindre! Je ne veux pas que tu sois trop déçue!


Et enfin elle montra les dents, enfin elle les serra plus exactement, mais vous comprenez ce que je veux dire. Elle ferma ses poings prête à me frapper à et montrer de quoi elle était capable. Bien évidement, j'esquivais chacun d'entre eux, non sans un petit conseil au passage, parfois cinglant. Je n'allais pas de mains mortes, mais c'était à la dure qu'on apprenait, surtout lorsque notre vie pouvait être en jeu, lorsque ceci n'était plus un entrainement. Donc il ne fallait pas être tendre:

-Plus haut ton poing... Utilises tes hanches...Ne regarde pas avec tes yeux l'endroits où tu vas frapper, tu indiques à ton adversaire ce que tu fais...

Parfois, je me permettais même de lui donner une petite frappe sur ses petites poings, comme pour la punir d'une erreur qu'elle venait de faire. Mais la petite était bel et bien déterminée, et commençait à prendre une certaine expérience. Plus encore, elle se mettait à réfléchir et à essayer des petites stratégies. De mon œil magnifique mais surtout aiguisé, dans la situation présente, elle balaya son pied vers le sol, pour m'envoyer du sable dans les yeux. Technique que j'avais l'habitude de faire, ce qui me fait sourire de la voir se retourner contre moi. Bien sûr elle était trop lente, et encore hésitante. Et alors, que je parvins habilement à éviter ce brouillard de poussière, elle s'élança sur moi pour me frapper. Elle apprenait vite et bien, une bonne élève en soit.

Malheureusement pour elle, tout ce qu'elle allait rencontrer était du vide. J'avais usé d'une partie de ma légendaire vitesse pour disparaître de son champs de vision et donc de son attaque. Elle allait sûrement croire que j'avais disparut, et probablement impressionnée par ce que je faisais. Comment pouvait-il en être autrement, encore une fois.

Et alors, qu'elle devait me chercher du regard, comme une perdue. Et oui, j'étais son rayon de soleil, j'illuminais la vie de tout le monde, donc quand je disparaissais les gens devaient broyaient du noir. Fort heureusement, et à son plus grand soulagement, j'en suis sûre, je n'étais pas loin. Et je trahis ma présence, en reprenant la parole:

-C'est bien, tu progresses vite et bien. Mais tu ne seras jamais une combattante hors pair, comme je le suis. Toutefois, même si ce n'est pas ton domaine, tu auras le tiens. Cet entrainement, te permettra sûrement de surprendre ton ennemi et de t'endurcir. En plus, je vois que tu utilises ton cerveau, c'était une très bonne tentative et ceci aurait fonctionné sur beaucoup de monde... Oui, tu n'as pas de chance, je ne suis pas n'importe qui, comme tu l'as déjà compris!


Il fallait bien, que le pêché fasse une petite pique d'orgueil pour montrer la différence de niveau bien sûr. Mais, une chose avait changé en moi. Car alors que j'étais assise au sol, les jambes étendues et un genou replié vers moi mon coude posé dessus, je me mettais à jouer et jongler, avec grande agilité, avec son petit poignard. Il était temps de passer à la vitesse supérieur, et elle semblait tenir à cette petite arme.

-Bien tu as dû apprendre pas mal de chose durant cet échange. Passons aux choses sérieuses. Affrontes-moi avec ton arme, et n'ai aucune crainte de me blesser ceci n'arrivera pas. Mais une petite leçon ou plus un conseil. Ne fait pas l'erreur comme beaucoup de ne compter que sur ton arme. Comme je t'ai dis tout ton corps est une arme et l'ennemi craindra plus ton arme que toi même. Son attention sera donc toute focalisée sur cette arme.

J'espérais, qu'elle comprenait le sens de mes paroles. Car en effet, l'adversaire -et à juste titre- avait souvent son attention rivé sur les armes menaçantes, sans se rendre compte que ceci pouvait être utilisé aussi pour détourner l'attention. Et frapper plus fort encore. Pour preuve, je semblais plus menaçante avec mes Nunchaku et pourtant ma force provenait belle et bien de mon corps dans son ensemble. Mes jambes, mes bras, ma tête.

Je lui envoyais donc son petit "couteau", à ses pieds, qui fila à une vitesse ahurissante, avant de se planter dans le sable bien droit. Je la regardais de mes grands yeux azuréen, ponctués de vert. Enfin ils étaient indéfinissable tellement ils étaient ravissant. On s'y noyait dedans, je le savais. Moi même je n'aurais pu me résister.



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MessageSujet: Re: Education à la dure   Mar 11 Sep - 18:53


J’avais beau savoir que j’étais une débutante dans le combat à mains nues et que, par conséquent, un immense fossé me séparait de Sayo, c’était quand même terriblement vexant de constater à quel point j’étais totalement impuissante face à elle : j’enchaînais les coups plus ou moins aléatoirement, essayant de m’imposer un semblant de stratégie visant à alterner les cibles de mes poings, tout en cherchant à créer le déséquilibre chez elle, mais rien ne fonctionnait et mon instructrice paraissait fermement s’ennuyer lorsqu’elle se contentait d’esquiver mollement ou de repousser gentiment chacune de mes attaques. Je me sentais minable, mais, pour autant, je n’arrêtais pas là mes efforts, crachant jusqu’à la dernière bouffée d’air de mon second poumon, donnant le maximum, et plus encore, pour ne serait-ce que l’effleurer. Je n’étais pas quelqu’un de rageur ou de mauvais perdant (quoique ce dernier point dépende des conditions de ma défaite…), mais j’avais décidé de laisser au placard ma réserve et mon hésitation, pour ne plus me concentrer que sur mon objectif actuel. Sans succès malgré tout, évidemment… Je pense que le plus chiant (et le plus utile, à mon grand regret), c’était ces remarques piquantes et blessantes qu’elle lançait de temps en temps, critiquant mon style offensif et ma gestuelle, me remettant sans cesse en cause. J’avais vraiment l’impression d’être la plus grosse tanche de tous les temps et je commençais à me demander comment l’autre pouvait avoir autant de patience pour une inconnue tout juste rencontrée…

Arriva finalement mon ultime attaque, lorsque je décidai de jouer le tout pour le tout en puisant dans mes dernières ressources physiques et mentales pour lui asséner un coup puissant. J’avais l’impression que c’était le bon moment, l’instant de gloire qui me redonnerait un peu d’estime, je le sentais vraiment bien ! Ou alors j’étais tellement claquée que mon raisonnement, d’habitude si redoutable, était devenu bien miteux… Je fis donc usage du terrain, à savoir le désert et son sable si abondant, pour me créer une ouverture, afin de déstabiliser Sayo. Tout ceci dans le but de pouvoir au moins lui placer un coup. La poussière d’or me dissimulant à peu près, je me ruais vers elle avec toute la rage du désespoir, le coude fermement replié pour lui infliger un coup terrible. L’impact était imminent… Mais, au bout du compte, la seule chose que je réussis à percuter, c’était de l’air… La brune avait disparu…

Essoufflée comme jamais, je me penchais légèrement pour récupérer mon souffle, cherchant du regard dans mon environnement visuel pour trouver Sayo. Peine perdue, mes yeux m’offraient déjà une vue assez trouble et la sueur perlant sur mon front n’arrangeait en rien cette acuité de grand-mère… Bordel ce qu’il faisait chaud dans ce désert ! C’est alors que la belle combattante révéla sa présence derrière moi, louant mon ultime attaque, même si elle s’était révélée inefficace. Ce dernier commentaire fit apparaître un léger sourire sur mon visage saturé de transpiration, alors que je réalisai que j’étais nullement un cas désespéré. C’était donc ça, la loi des élus de Kosaten ? Une force croissante qui ne faisait qu’effleurer celle des plus anciens et qu’écraser celles des plus jeunes ? Je n’avais donc pas le droit de chômer, si je voulais me faire une place dans ce monde… Si je voulais survivre et tenir ma promesse…

« Je… Euh… Merci ? » répondis-je, essoufflée.

Ma respiration redevenait peu à peu plus régulière, mes jambes vacillaient moins. Je serais de nouveau prête à attaquer sous peu. J’avais trouvé une bonne technique de combat, mais il fallait aussi que je puisse être efficace par mes propres moyens, sans compter sur le hasard du terrain. Je me préparais à armer mes poings pour un second round, lorsque je me rendis compte que Sayo tenait mon petit poignard. Je n’avais même pas remarqué qu’elle s’en était emparée, mais le fait était qu’elle était en train de jouer avec, comme si de rien n’était. Et puis, finalement, un dernier conseil de sa part et elle jeta l’arme à mes pieds. Enfin, je supposai qu’elle venait de la jeter, puisque l’arme sembla se téléporter directement à moi, tellement le geste avait été vif. Très bien, s’il fallait également apprendre à maîtriser cette lame pour survivre, alors ce serait chose faite.

Sans un mot, sans croiser son regard pourtant si attractif, je me penchais pour attraper le canif, avant de piquer un sprint vers elle pour profiter de l’effet surprise. Enfin, entendons-nous bien, je savais parfaitement que cela ne changerait rien pour moi, mais je devais déjà me préparer à de futurs combats à mort. La survie passait par la victoire, et la défaite ne pouvait signifier qu’une seule chose…

Je fendis l’air une première fois avec l’outil de chasse, ne me souciant pas de blesser Sayo comme elle me l’avait dit précédemment. J’avais pu constater que son orgueil était bel et bien fondé sur une force réelle. Machinalement, j’abattais ma lame sur un bras, puis je m’accroupissais en essayant d’amocher une jambe. Je visais ensuite l’abdomen d’une attaque rapide, avant de bondir sur le côté et d’envoyer ma jambe percuter celle que j’avais essayé de meurtrir. Puis je recommençais, changeant d’approche en conservant un maximum ma concentration. Je m’efforçais de faire du couteau une extension de mon corps, bien que cette image soit un peu perturbante. Au final, rassemblant dans mon esprit toutes les remarques sarcastiques de mon adversaire, j’en tirais le plus de profit possible, usant à la fois de mon arme, de mon second poing, de mes pieds et de mes genoux, épuisant à nouveau toute la réserve d’air que j’avais en moi. Bordel ce qu’il faisait chaud ici !
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MessageSujet: Re: Education à la dure   Mer 12 Sep - 12:10







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Feat. Nori








J'y allais peut être un peu fort pour un début, au vu de sa fatigue et de sa respiration difficile. Mon dieu, il allait falloir aussi entraîner son endurance, si je comprenais bien. Toutes les gamines de son monde étaient-elles aussi peu en forme et à s'épuiser aussi vite. Je devenais curieuse de son monde d'origine. Mais ce n'était pas le moment, et je lui laissais le temps de reprendre son souffle et se reposer un petit peu. Au moins, elle avait un bon point - oui je me faisais distributrice de bon points- elle récupérait vite et parfois dans une bataille, il fallait compter dessus. Ben oui si par chance, vous arriviez à vous échappez d'un combat difficile, une récupération rapide, pouvait vous sauver la vie pour retourner dans le combat. Et peut être même gagné en épuisant ainsi son adversaire. Et de rien, je suis là pour vous apprendre à tous, mes chers petits.

Enfin, au moins, elle avait un certain potentiel, même si je doutais qu'à l'avenir elle n'use de ses talents physiques pour combattre. Elle devait être plus une sorte de magicienne, sorcier, ou je ne sais quoi d'autres que les mondes pouvaient compter.Mais ajouter à ses dons, une possibilité de se défendre physiquement pouvait toujours prendre de court son adversaire.

Mais revenons à nos dunes de sable et nos petits couteaux, car la jeune fille venait de récupérer son couteau et sans me regarder se précipita sur moi, encore à moitié allongée. Oh, ainsi elle prenait des initiatives, elle était intéressante. Mais la distance qui nous séparait me permit de réagit sans trop d'empressement - et oui quand on est la meilleure du monde- je pris donc appuie sur mes mains pour me propulser dans les airs et atterrir quelques mètres plus loin, l'invitant à venir de ma main. Un peu de provocation ça ne faisait pas de mal, n'est-ce pas?

Et alors j'entrais dans une sorte de phase défensive, mais comme j'étais belle et gracieuse, j'allais faire un peu de spectacle en faisant des roues arrières quelques salto arrière pour éviter ses attaques. Tant de figures acrobatique que j'aurais pu gagner n'importe quelles compétitions, j'en suis sûr. Je m'amusais tellement, alors que ceci devait être un entrainement, mais c'était souvent dans le combat qu'on tissait les meilleurs relations. Je poursuivais mon statut de professeur ou d’entraîneur, en lui disant quelques conseils. Toutefois au détour d'une esquive ou d'un blocage de mes mains, je pu voir la jeune fille devant moi donner tout ce qu'elle avait, au point de ne plus pouvoir respirer. Aucun doute, elle allait tourner de l’œil à cette vitesse. J'en avais oublié les lieux et la chaleur. Mon visage se durcit légèrement, alors que son arme fusa dans ma direction. Pourtant, je ne faisais pas mine d'esquiver, je restais statique, elle allait pouvoir m'atteindre à priori. Pourtant à l'infime dernière secondes, je lui attrapa le bras à une telle vitesse qu'on pu sentir l'air se déployait tout autour de nos deux mains. Je la regardais avec plus de dureté.

-Es-tu inconsciente? Je vois bien ta détermination, mais ne te mets pas autant en mal dans ce lieu. Je suis impressionnée et cela te servira lorsque ta vie sera en danger. Mais que feras-tu si tu meurs d'épuisement ou que tu t'évanouis dans un tel lui. IL faut parfois apprendre à s'arrêter, à fuir le combat en cours pour revenir plus en forme. Tu as une capacité incroyable de récupération, sers toi de cela.


Ma voix était plus sérieuse et sec que d'habitude. Je ne voulais pas qu'elle claque dans mes bras cette petite. Mais rapidement mon sourire de reine revint, toujours aussi humble et parfaite que j'étais, sous le masque du pêché.

-Bien prenons une pause. Mangeons et buvons!

A ses mots je m'éloignais quelque peu, retrouvant un sac énorme et bien plus gros que moi - à croire que je portais ma maison sur mon dos- que je ramenais avec ma nouvelle amie. Je l'ouvris et aussitôt ce fut la corne d'abondance, tellement de nourriture et d'eau que j'aurais pu nourrir un petit village. Mais avec le temps, j'avais appris à être prévoyante. J'avais plus Sae-Hee dernière moi, fallait que je sois prudente. Et traverser un désert entier, alors que le pêché de la gourmandise pouvait arriver à tout moment? Je n'étais pas folle. J'ouvris donc mon grand sac en tissu pour en faire une serviette au sol, l'invitant à venir festoyer avec moi et surtout boire, alors que je lui tendis une gourde remplie d'eau.

-Après l'effort le réconfort!


Oh j'étais surprenante en tout point, mais tellement géniale. Une vraie reine à tout épreuve...













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