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L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)
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MessageSujet: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Sam 13 Oct - 16:58








L'arbre qui cachait la ville



Voler avec des ailes de cette taille s'avère plus compliqué à maîtriser que je ne le pensais. Déjà que je ne peux plus battre des ailes aussi vite qu'avant, j'ai aussi l'impression de devoir faire beaucoup plus d'efforts pour le moindre battement. Et puis, mon manque d'assurance avec ce nouveau corps manque plusieurs fois de faire chuter Cosmo, ce qui n'arrange pas son vertige.

Par sécurité il vaut donc mieux atterrir et faire une pause. Seulement un autre problème se présente, comment atterrir sans casse au milieu des arbres et d'un brouillard pareil ? Je suis plus imposant, et je n'avais pas pensé que l'on serait amené à devoir se poser en pleine forêt par ce genre de temps.




Donc si j'ai bien compris, tu n'es pas certain d'arriver à te poser en un seul morceau ?




Déjà que le dernier était pas très réussi.




Pas en pleine forêt non, surtout avec une telle purée de pois. En fait, c'était plus simple d'atterrir dans ce genre d'environnement avec mes ailes d'avant, et le corps qui allait avec.




Heureusement que j'ai jamais eu de problème d'atterrissage moi, c'est toujours ça de moins à se préoccuper. L'avantage de ne pas avoir de jambes.




D'accord, essayons de rester calme. Tu vas descendre lentement, et je t'avertirait si tu t'approches trop de la cime des arbres. Ensuite il faudra réduire ta vitesse, puis rester en vol stationnaire tout en te laissant aller plus bas à chaque battement d'ailes…en essayant de pas toucher d'arbres.




Ok, ça doit pas être plus compliqué que d'habitude. J'ai juste pris une ou deux tonnes depuis mon dernier atterrissage. Il faut juste que j'arrive a me poser quasiment à l'aveugle.




Ça ne va pas être simple, l'idéal serait d'atterrir dans une zone sans brouillard, mais pour ça il faudrait faire demi-tour, et vouloir te vexer, je ne tiens pas a tomber.




Ne t'en fais pas, si je suis tes conseils tout devrais bien se passer, ou alors on essayera au moins de limiter la casse.




J'entame donc la descente, le regard droit devant tandis que Cosmo me tiens au courant de notre altitude par rapport à la cime des arbres. Je me laisse donc planer en attendant que Cosmo me signale le moment où je vais devoir passer en vol stationnaire.




Woah c'est quoi ça ?!




C'était vraiment le pire moment que Sparx pouvais choisir pour me déconcentrer. Sa façon d'intervenir d'un coup sans prévenir, et en ayant l'air plus que surpris, j'ai bien cru que quelque chose allait nous attaquer. J'ai donc voulu jeter un œil autour, mais cela me fait perdre le contrôle, et nous fait nous écraser en brisant plusieurs branches avant de nous stopper en glissant au sol.

Cet "atterrissage" est encore pire que le premier, on a vraiment mordu la poussière sur ce coup-là. Mais étonnamment, je ne percute aucun tronc durant la glissade finale. En ouvrant à nouveau les yeux pour me relever, je découvre alors une chose étonnante lorsque le brouillard se fait moins épais, une ville entière au milieu de nulle part.




Mais qu'est-ce qu'elle fait là cette ville ?




Je dois bien avouer que je l'ignore, elle n'apparaît sur la carte.




En même temps si les mecs qui font les cartes devaient s'enquiquiner a noter le moindre petit village paumé en pleine forêt, ils auraient pas fini les pauvres.




Oui enfin, là ce n'est pas un petit village paumé, c'est tout une ville. Pourquoi une ville de cette taille n'apparaîtrait pas sur une carte officielle ?




Je ne sais pas, mais en tout cas on a l'air d'en avoir surpris plus d'un avec notre arrivée fracassante. Heureusement que l'on a touché aucune maison, et aucun civil surtout.




J'espère surtout qu'aucun garde ne va nous tomber sur la couenne, on serait dans de beaux draps.




Evidemment il fallait que ça arrive, des gardes ne tardent pas a nous encercler, en demandant à voir nos mains. Sparx est le premier à s'exécuter comme si sa vie en dépendait, suivi de Cosmo. Je ne peux évidemment pas montrer mes mains, puisque je n'en ait pas, mais ça ne semble pas suffire a certains.

-Toi aussi je veux voir tes mains !




vous êtes sérieux ?




Heureusement qu'il se rend compte de son erreur, sinon j'aurais été obligé de la mettre en évidence. Mais bon, maintenant que nous sommes à leur merci, il va falloir leur expliquer que notre intrusion n'est qu'un accident.









Dernière édition par Spyro le Jeu 8 Nov - 0:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Lun 15 Oct - 21:41



Alliés ou ennemis?


Bonjour tout le monde, je me présente: moi c'est Gaborn. Qu'est-ce que je fais dans la vie? Je suis garde. Alors pas garde champêtre hein, non ça encore c'est plutôt fun, non juste garde. Et encore, parmi les gardes ya différents corps de métier. Bon sans surprise moi j'appartiens au plus pourri, celui de la "surveillance". Toute la journée à poireauter comme un gland et faire le pet sur une tour de guet. « Engagez-vous, rengagez vous ! » qui disaient...

Mais -parce que oui il y a un "mais"- de temps en temps de petites pépites tombent du ciel. Fin « tombe du ciel » c’est une métaphore. Quoique, pas aujourd’hui...Des fois c'est spectaculaire, des fois moins. Bon cette-fois-ci on était plutôt sur du moins étant donné que y'avait du brouillard et qu'on y voyait que dalle mais bon... Problématique d'ailleurs quand tu te charges de la surveillance. Bon bref, de petites pépites disais-je. Et pour cette fois c'était un Dragon! Oui oui, un dragon, un vrai de vrai! Avec des griffes, qui crache (probablement) du feu et tout et tout! Quand j'y repense maintenant je me dis qu'il aurait été sensé d'avoir peur, mais on se faisait tellement chier sur notre perchoir avec les collègues qu'on a pas hésité une seconde à descendre pour "rétablir l'ordre". "Halte-là, c'est la maréchaussée! Levez vos mains en l'air bien en évidence!" que j'l'ui dis au dragon. Le rêve de toute une vie. On a même eu le droit à un homme chat et une petite fée que quand elle vole ça fait de la lumière. La classe.

Bon je vais pas vous mentir, j'ai profité mais c'était court. J'ai lâché une ou deux autres répliques stylées -ou « adage pourri » selon les rageux - comme "qui fait le malin tombe dans le ravin" jusqu'à ce que ce rabat-joie de Ferdinand me dise que j'étais marrant mais que je faisais chier. Moi me vexer? Non penses-tu, mais bon du coup l'aller jusqu'à la mairie s'est fait un peu plus rapidement que prévu. Et comme il était environ treize heure on a du (encore) poireauter. Mais bon, c'était tout de même mieux d'attendre sous les regards impressionnés des villageois traversant la place que sous celui des pigeons teubés de la tour de garde. Un dragon bordel, et c'est bibi qui l'a attrapé!

Le côté moins fun c'est qu'il a fallut expliquer quinze fois à Ferdinand pourquoi nous devions attendre. Il se trouve que lorsque un marchand de saucisson vient en ville, le seigneur et maître de la cité -j'ai nommé notre prophète Bashô- s'en tape pas mal. Par contre quand ce sont du gratin ou des dragons dans le genre de celui-là, il demande à s'en charger personnellement. Il ne voudrait pas qu'on passe à côté de quelque chose d'important vous comprenez. C'est pourquoi on vint directement le voir, sauf que tous les jours à cet heure là Bashô s'entretient avec un homme encapuchonné, personne ne sait de qui il s'agit. La théorie la plus probable pencherait pour un informateur secret mais certains pensent qu'il s'agit d'un avatar de l'un des dieux qui lui rend visite chaque jour. D'autres encore parlent de son défunts maître qui revient par-delà la mort lui prodiguer de précieux conseils... Ouais bon l'informateur c'est plus probable je vous l'accorde, mais c’est moins bien pour impressionner les cagaudes de la taverne, à un moment faut savoir être créatif.

Finalement d'autres gardes vinrent chercher les prisonniers alors que quatorze heure n'avait pas encore sonné. Bizarre que son informateur soit déjà parti, d'habitude ils débordaient plus souvent de l'horaire qu'ils n'étaient en avance. Les nouveaux gardes, plus présentables que les premiers, les amenèrent alors jusqu'à une porte à l’intérieur de la mairie.

-Derrière cette porte se trouve le dirigeant de cette ville
, commença le premier garde, une insigne de sergent sur le torse. Attendez qu'il vous adresse la parole avant de lui parler et adoptez un niveau de langage adapté pour le faire. La violation que vous avez commise envers l'intégrité spatiale de notre cité est une infraction très grave. Gardez en tête qu'il peut décider à tout instant de votre sort. Ah oui, et inutile d'essayer de vous rebeller, les femmes de ménage ont assez de travail comme ça...

Il ouvrit alors la porte qui était tout juste assez haute et large pour laisser passer le colosse. Évidemment pour la petite fée aucun problème, à moins qu'elle ne vise le trou de la serrure. A l'intérieur la salle n'était pas dénué de stylé, mais hormis un buffet ou deux et un bureau trônant au centre, peu de meubles y étaient installés. Assis sur le bureau les doigts croisés, un homme barbu leur fit signe de s'approcher. Et de s’asseoir pour ceux en étant capable. Dans l'ombre des rideaux de la fenêtre, un homme encapuchonné observait attentivement la scène mais semblait ne pas vouloir jouer de rôle. Son visage n’était pas clairement visible mais il semblait regarder avec insistance le félidé. Il lui portait un intérêt certain.

-Bien le bonjour non-humains, je me présente, je m'appelle Bashô et je suis le maire de cette ville! s'exclama l’homme au bureau. Mes gardes m'ont dit que vous avez tenté une percée aérienne au dessus des remparts, est-ce vrai? Quel est votre but ici? Et qu'est-ce que font ensemble un dragon, une fée et un homme chat? Je vous prie de me répondre le plus sincèrement possible, n'ayez crainte de moi, tant que vous vous montrez coopératifs vous serez ici mes invités.

Pour le moment les principales questions étaient destinés aux nouveaux venu. Tant que leurs intentions étaient encore inconnues une tension régnerait dans l'air. Alors, alliés ou ennemis?

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Dernière édition par Bashô le Dim 21 Oct - 14:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Lun 15 Oct - 23:54








L'arbre qui cachait la ville



Génial, non vraiment, Sparx a toujours eu le don d'attirer les ennuis, mais là il s'est surpassé. Nous faire nous écraser dans une ville n'apparaissant pas sur la carte, et visiblement bien gardée, ça j'avoue que c'est la meilleure de l'année, même si ça ne fait qu'a peu près six mois que nous sommes à Kozaten, il a donc le temps de faire mieux dans les six mois à venir.

Mais bon, je suis sans doute un peu médisant, nous sommes tous encerclés par des gardes, alors on va essayer de rester calme et de leur faire comprendre que nous ne sommes pas une menace. Enfin, quand l'un des gardes aura arrêté son petit numéro, on dirait qu'il n'attendait qu'une chose dans sa vie, capturer des intrus et leur sortir des phrases bizarres.

Rien que ce mot, maréchaussée, qu'est-ce que ça veut dire ? Et encore, je ne parle même pas de "qui fait l'malin tombe dans l'ravin". Heureusement l'un de ses collègues lui fait comprendre qu'il faut se calmer, avant de nous demander de les suivre sans faire d'histoire jusqu'à ce qu'ils appellent "la mairie".

Pour éviter de s'attirer des ennuis, même si cela semble un peu compromis, Cosmo nous demande a Sparx et moi de faire tout ce qu'il nous demandera pour éviter les problèmes, et que l'on doit le laisser gérer la situation. Alors qu'il en soit ainsi, j'espère juste ne pas causer de casse par mégarde à cause de ma taille qui avoisine à présent les six mètres de long, ce qui commence assez mal puisque je fais chuter un garde à cause de ma queue.

Bon il s'énerve un peu sur le coup, mais je m'excuse en lui expliquant que je n'étais pas encore très a l'aise avec mon corps, mais pouvait-il bien le comprendre sans savoir ce qui m'étais arrivé ? Enfin bref, je fais donc encore plus attention a ne toucher personne durant le trajet. De leur côté, Cosmo et Sparx ne font pas d'histoire et suivent simplement les gardes, tout comme moi.

Une fois arrivé à la mairie, nous devons semble-t-il attendre quelqu'un. En attendant, d'autres gardes se joignent à ceux qui nous ont si chaleureusement accueilli. Ils finissent par nous demander d'entrer dans le bâtiment, ce qui risque d'être compliqué dans mon cas, mais bon, Cosmo me fait comprendre de tenter malgré tout, en essayant bien sûr d'éviter d’abîmer la structure.




Bon, bah quand faut y aller…




Je fais de mon mieux pour passer sans encombre, fléchir les pattes avant, rassembler mes ailes sur mon dos, et prier pour ne pas casser quoi que ce soit, mais mes cornes cognent tout de même le cadre de porte, sans faire de dégâts heureusement. On met donc le temps, mais on finit par arriver à une porte un peu plus grande que les autres, derrière laquelle se trouve le dirigeant de la ville selon les gardes.

Ils disent aussi que nous avons commis une grave infraction en pénétrant ainsi dans la cité, mais on ne peut pas dire que l'on soit entrés de notre plein gré.




Attendez une seconde, nous ne sommes pas entrés de force, nous nous sommes écrasés à cause du brouillard, nous…




Spyro, je t'en prie, essaye de garder ton calme et laisse-moi parler, je devrais pouvoir dissiper ce malentendu.




Nous sommes donc invités à entrer dans la salle, ce qui me demande moins de contorsion pour pouvoir le faire sans dommages, mais cela n'empêche que j'ai un peu de mal à entrer du point de vue de la longueur. En même temps passer de deux ou rois mètres a presque six…je ne mettait déjà pas beaucoup les pattes dans les bâtiments humains, et bien ça ne va pas en s'arrangeant.

Je suis obligé de ramener ma queue sur ma gauche comme je peux pour que les gardes puissent fermer les portes. C'est d'ailleurs en suivant ma queue du regard pour ne faucher personne que je remarque une présence près de la fenêtre. Je ne distingue pas son visage, ce qui contribue à le rendre encore plus mystérieux. Qui est-il ? D'ailleurs est-ce seulement un homme, ou bien une femme, je n'en sais rien, l'homme assis sur son bureau interviens alors, me faisant regarder dans sa direction.

Apparemment il s'appelle Bashô, c'est donc lui le dirigeant de la ville, il porte une barbe assez peu commune je dois bien avouer. Mais il dit que selon ses gardes, nous avons tentés une percée aérienne au-dessus des remparts de la ville.




Quels remparts ?




Chut.




Obligé de me taire par Cosmo, Bashô ajoute deux questions, déjà quel est notre but ici, et qu'est-ce qu'un dragon, une fée et un homme chat font ensembles. Et nous prie de dire la vérité, en ajoutant que nous n'avions pas a le craindre tant que l'on se montrait coopératifs, mais évidemment, Sparx ne peut s'empêcher de dire quelque chose.




Une fée ?! Mais, j'suis pas une fée j'suis une libellule.




S'il te plait, laisse-moi régler ça. Et bien, tout d'abord enchanté de faire votre connaissance monsieur le maire. Je nous présente donc, la libellule se nomme Sparx et le dragon se nomme Spyro, quant à moi je me nomme Cosmo. Et nous ignorions totalement que cette ville se trouvait ici, nous cherchions simplement à atterrir dans la forêt, car ce dragon n'est pas encore complètement à l'aise avec son corps.

Sparx est venu me trouver en pleine forêt de Minshu, car son ami Spyro était en train de se faire agresser par un sorcier. J'ignore quel était son but, mais il fait vieillir Spyro, avant il ne faisait qu'un mètre cinquante de haut car il est jeune, mais à cause du sort il a subi une douleur atroce jusqu'à atteindre sa taille adulte. Nous voulions donc nous rendre à la grotte où il s'était établi quelque part sur l'archipel paisible, pour qu'il puisse apprendre à contrôler son nouveau corps, mais nous avions besoin d'atterrir car je risquais de tomber de son dos, et le brouillard nous a sans doute fait dévier de notre trajectoire.

Seulement, on s'est écrasé, et il se trouve que le hasard a voulu que l'on trouve malgré-nous votre cité. Et si j'ai décidé de suivre ce dragon, c'est parce que je lui suis d'une grande aide, comme mon père adoptif l'a été pour moi malgré sa cécité, et que cela faisait beaucoup trop longtemps que j'étais seul. Avec un corps de cette taille, il lui fallait changer de régime alimentaire, car il refusait tout simplement de tuer quoi que ce soit pour se nourrir. Croyez-moi, ce dragon n'est pas une menace pour vous, il est seulement en quête de repères, et il a besoin d'aide, ce que j'essaye de faire de mon mieux.




Ouais, grossomodo c'est ça. T'as juste oublié de préciser que Spyro et moi sommes des élus de Seika, même si c'est un peu écrit en gros sur sa cuisse.




Ecoutez, je suis sincèrement désolé si j'ai franchi sans autorisation les limites de la cité. On ne s'attendais absolument pas a ce qu'il y ait quoi que ce soit ici, en tout cas il n'était pas sensé y avoir de ville ici, pas sur notre carte en tout cas.




Par contre je préviens, je suis vraiment pas doué pour garder les secrets…je dis ça je dis rien.




Oui merci Sparx, ça va beaucoup nous aider.




Ah mais de rien. Ah…c'était ironique c'est ça ?








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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Dim 21 Oct - 15:47



Epée de Damoclès



Il n'y avait pas à dire, vu de près ce dragon était vraiment grand. Dans ces conditions, l'accueillir à l'intérieur n'était peut-être pas la meilleure idée qu'ils aient eu. Enfin, maintenant qu'il était ici la conversation s'y finirait. La première information qu'ils eurent sur le petit groupe fut leur formation. Ça et que la fée n'en était pas une, c'était une libellule, ça n'a rien avoir! Aucun des deux représentants de Bashô Tokaï n'était expert en libellule -ou même en fée- mais il semblait tout de même que ces propos étaient faux, bien qu'elle semblait y croire. Et si c'est important! Si on se met à confondre les fées et les libellules mais où va le monde, je vous le demande?!

Bref, leur histoire comportait un peu trop de détails pour qu'elle ait été improvisée par celui qui la racontait. Il aurait d'ailleurs fallut avoir drôlement d'imagination pour pouvoir raccorder logiquement un guépard qui marche sur ses deux jambes postérieures, un insecte mal formé et un dragon. Le contexte de cette conversation était pour le moins... particulier.

Il apparaissait donc que leur crash dans cette ville n'était du qu'à un simple accident et qu'ils n'avaient nullement l'intention de s'arrêter ici. D'ailleurs leur carte ne comportait pas la ville, ce qui était en soit guère étonnant. Pour l'instant, aucun des quatre grands pays ne reconnaissait la légitimité de la cité et elle-même était encore très récente. Cependant un fait tout de même attisa leur curiosité: la fée et le dragon étaient des élus de Seika. Sur ces déclarations, bien qu'il l'avait déjà remarqué, l'anonyme ne put retenir un léger tremblement. Quelle était sa signification? Nul ne pouvait le savoir.

Les deux acolytes prirent alors le temps de jauger les trois spécimens en face d'eux avant de se mettre d'accord d'un regard: ils ne semblaient pas dangereux. S'il y avait dégâts matériels ils auraient à les rembourser mais guère plus. Les retenir ici plus longtemps à cause d'un stupide brouillard ne rimait à rien. Malheureusement leur consensus fut brisé avant que celui qui s'était présenté comme étant le maire de la ville ne puisse le leur annoncer. La cause: Sparx avoua ne pas savoir tenir sa langue, des propos qui ressemblaient fortement à une menace. Son ami le réprimanda et une fois qu'il se tut, un silence de mort s'installa dans la pièce. Bientôt, il fut brisé par leur ôte.


-Vous auriez pu garder cette réflexion pour vous je pense, mais puisque vous l'avez énoncé, allez-y, expliquez-nous ce que veux dire "je suis vraiment pas doué pour garder les secrets". Quelles informations importantes détenez-vous sur nous? Qu'est-ce qui vous fait penser que nous ne pourrions pas simplement tous vous tuer après avoir sous-entendu une telle menace? Avez-vous un quelconque lien avec l'Empire de Seika?

Puis, alors qu'il était resté silencieux depuis le début, l'encapuchonné s'approcha du petit groupe. Il se mit alors à leur parler à voix basse d'une voix calme et grave qui ressemblait étrangement à celle que venait d'employer "Bashô". Elle était assurée et laisser transparaître les sentiments de celui qui l'employait: il n'hésiterai pas à prendre les mesures nécessaires.

-Vous pensez peut-être vous en sortir quel que soit notre décision, que vous trouverez un moyen de vous échapper quoi qu'il en soit. Peut-être n'avez-vous encore même jamais rencontré plus fort que vous. Vous voulez connaître nos secrets? En voilà un: nous n'hésiterons pas à vous tuer s'il existe le moindre risque, et cela ne nous prendrait pas plus d'une dizaine de secondes. Si vous ne voulez pas passer la porte derrière vous les pieds devant alors je vous conseille de nous donner une bonne raison de vous laisser en vie et de vous montrer convaincant.

Comme pour prouver que la tension dans la pièce n'était pas à son comble, un garde déboula affolé, il venait délivrer un message: le dragon d'émeraude était de sortie et il se dirigeait vers la ville. Depuis que Espoir était debout, Bashô avait demandé à un petit groupe d'éclaireurs de surveiller les agissement d'un très vieux dragon qui vivait non-loin de là. Cet homme de main était l'un d'eux et avait tous les passes-droits nécessaires pour prévenir directement et le plus rapidement possible les plus hautes instances de Bashô Tokaï -à savoir Bashô lui-même- en cas de problème. Personne ne savait si le dragon était agressif, mais si il se dirigeait vers la cité, ce n'était certainement pas pour faire du tourisme.

-Alors comme ça vous avez un lien avec ce vieux dragon, marmonna le maire avant de congédier celui qui avait fait son rapport. Vous pensez réellement que votre ami pourra vous sauver? Quels sont vos liens avec lui? Vous vous êtes surestimé vous quatre, et nous ne vous ferons pas de cadeau!

L'informateur de Bashô semblait bouillir de l'intérieur, prêt à se battre lui-même s'il le fallait. Mais si ces quatre-là avaient autant confiance en eux, c'est peut-être qu'ils pouvaient réellement mettre fin à cette ville. Il ne fallait pas les sous-estimer et ne pas leur laisser le temps d'agir. 


-Vous avez trente seconde pour nous faire changer d'avis, passé ce délai je vous décapiterai ici et maintenant sans autre forme de procès, déclara l'homme le plus près d'eux.

En trente seconde il allait leur falloir faire preuve d'une grande verve pour ne pas perdre bêtement la vie, ou se battre. Évidemment la venue de ce dragon n'était qu'un malencontreux hasard, mais le faire passer pour un simple coïncidence paraissait compliqué. Seuls leurs agissements concrets seraient à même de les sauver. Une épée de damoclès semblait léviter au dessus d'eux, prêt à tomber à tout instant...

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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Dim 21 Oct - 17:09








L'arbre qui cachait la ville



Décidément Sparx ne manque jamais une occasion de nous mettre dans l'embarras. Sa petite remarque en apparence anodine sur sa non-capacité a garder des secrets passe pour une menace auprès de Bashô.

Maintenant il s'imagine qu'on détient des informations compromettantes sur sa ville, et menace de nous tuer, en plus de vouloir connaître la nature de notre lien avec l'empire de Seika.




Ah non non mais m'avez mal compris, je menaçais personne moi, c'est juste que si la ville apparaît pas sur la carte c'est qu'elle doit rester secrète non ? Enfin, j'imagine.




Sparx, je t'en prie, la ferme. Il ne vous menaçait pas, il est juste un peu simplet par moment. Avant de nous écraser ici nous n'avions jamais entendu parler de cette ville ou de vous…




Je veux alors continuer ma tentative de désamorçage de la tension en expliquant en toute honnêteté mon lien avec Seika, mais le type encapuchonné près de la fenêtre s'approche soudain pour rajouter une couche de tension supplémentaire.

Si dire qu'on ne sait pas tenir sa langue est une menace, alors Bashô et ce type font bien pire, a nous dire qu'on est sûres de pouvoir nous échapper, qu'on a jamais rencontré plus fort que nous, mais que de leur côté ça ne leur prendrait pas plus de dix seconde pour nous régler notre compte. Il nous ordonne alors de donner une bonne raison de ne pas nous tuer.




D'abord on se calme, et si vous m'aviez laissé finir, vous auriez su que le seul lien que j'ai avec Seika c'est ce symbole qu'on m'a imposé. Je n'ai rencontré l'empereur qu'une seule fois, et c'était pour savoir s'il y avait un moyen de rentrer chez moi. Autrement je vie libre, je voyage, et j'aide tous ceux qui ont besoin d'aide, peu importe leur nation d'origine ou leur race. Ça fait à peine plus de six mois que je suis à Kozaten, et alors que je commençais à peine à me sentir bien dans ce monde, voilà qu'un sorcier me tombe dessus et me prive de tous mes repères.

Alors croyez-moi, si j'étais un dragon dangereux et aussi puissant que celui que j'ai combattu pour préserver mon monde natal de la destruction, j'aurais attaqué la ville sans crier gare, je ne me serais pas laissé emmener sans opposer de résistance aux gardes. Et j'ajoute que ce que je viens de dire n'est pas une menace, juste une information. Je ne suis pas une menace, tout ce que je souhaite c'est vivre en paix, et venir en aide aux gens qui en ont besoin.




Mais puisque visiblement la tension n'était pas encore à son comble, il fallait qu'un garde débarque au pas de course pour annoncer qu'un dragon d'émeraude approchait de la ville…attend…un dragon d'émeraude ?!

Et encore une fois tout semble se liguer contre nous, puisque Bashô croit que j'ai un lien avec ce dragon, qu'il est carrément mon ami qui est venu me libérer. Mais en quelle langue il va falloir que je lui explique à la fin ?!




Quoi ? Mais non, je ne l'ai jamais...




Oh mais en plus de ça l'autre type en rajoute une couche en m'ordonnant de m'expliquer en moins de trente seconde sinon il nous tue, cette fois je ne retiendrais pas mes mots, tout en essayant de garder mon calme, car si jamais ma forme corrompue prend le dessus ici, ça serait foutu pour espérer repartir sans faire d'histoire.




Ecoutez-moi bien vous, jusqu'ici je suis resté calme, mais si jamais vous osez toucher à mes amis je ne réponds plus de rien. Et pour ce dragon d'émeraude j'ignore de qui il s'agit. Je n'ai connu que sept dragons dans ma vie, Ignitus, Terrador, Cyril, Volteer, Cynder, Malefor et Agrael. Aucun d'eux ne ressemblait de près ou de loin a de l'émeraude, alors peu importe qui est ce dragon, je ne l'ai jamais vu, et j'ignore qui il est.

Alors vous pouvez bien m'exécuter si ça vous chante, mais en attendant si jamais ce dragon se montre hostile vous vous priveriez d'un moyen de défense. J'ignore si je suis assez puissant pour le vaincre s'il attaque, mais ça ne m'effraye pas, j'ai déjà vaincu Malefor alors qu'il était bien plus âgé et puissant que moi. C'est donc à vous de voir, me tuer, ou bien me laisser faire face a ce dragon, et l'affronter si jamais il se montre hostile.




Non Spyro, c'est une très mauvaise idée, tu l'as dit toi-même, tu ignore si tu pourrais le vaincre. Il ne fait peut-être que passer, alors c'est inutile d'aller risquer ta vie, et la nôtre avec.




Je sais que ça va pas t'étonner, mais je serais d'avis qu'on se planque en attendant qu'il passe.




Alors, qu'est-ce que vous décidez ?







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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Mer 24 Oct - 16:26



La seule alternative



Le bled d'où ils venaient ne devait pas non plus apparaître sur la carte tant il devait être perdu pour qu'ils ne sachent pas où ils avaient atterris. Sérieusement, ils avaient face à eux le plus grand ennemi politique que les trois nations du continent réunis n'avaient jamais eu à affronter et ils pensaient parler à un simple maire. Soit c'était du bluff auquel cas ils méritaient la mort, soit ils étaient sincères auquel cas lire les journaux plus fréquemment ne leur ferait pas de mal. Peut-être ne savaient-ils pas lire? Une mise au point devait être faite.

-Ce que je vais faire me semble stupide mais bon, faire de la géopolitique pour débile profond me semble incontournable pour l'heure, reprit l'homme à son bureau en se levant avant de se diriger vers les trois comparses. Il y a quelques mois de ça, une fois la guerre céleste finie -et tant pis pour vous si cet événement même ne vous dit rien- Fenghuang, Manshe et Long décidèrent de faire de moi leur élu commun. Mon but serait alors d'unir toutes les terres de Kosaten sous la même bannière afin de bannir la guerre de ce monde. Et pour me donner les moyens d'atteindre mon but, mes adeptes ont construit cette cité. Voilà vous savez tout, on peut poursuivre en toute tranquillité maintenant, acheva le barbu.

Puis le dragon se mit à leur répondre, énervé par leur attitude mais voulant également se justifier. Le premier effet que ce monologue eut fut un léger rire de la part des deux tokaïjins. Mais le voilé fit vite taire ce rire pour répondre aux non-humains:

-Tout d'abord, puisque le message semble ne pas être passé, c'est à vous de vous calmez, nous régnons en maître ici et sommes libre de mettre définitivement fin à cette conversation en même temps qu'à vos vies. Vous n'avez rencontré l'Empereur qu'une seule fois? C'est vrai, j'oubliais qu'il allait toquer à toutes les maisons de sa ville pour prendre le café toutes les semaines, ironisa-t-il. Tu es un privilégié de l'Empereur, sache-le Dragon.

Une entrée fracassante et une nouvelle dramatique plus tard, le trio se trouvait accusé des pires crimes, comme quoi le hasard était parfois notre plus grand ennemi. Le dénommé Spyro répliqua alors en citant la liste des dragons qu'il connaissait, aucun dragon d'émeraude n'y figurant. Il se proposa même d'aller combattre l'intrus. Les deux hommes avaient une décision à prendre et vite, avant que la bête de la forêt n'atteigne les remparts.

-Ne prenons pas de risque Bashô, tue-les, ordonna celui qui s'était justement présenté sous ce nom-là.

-Je n'en ferai rien Méphisto, répondit l'homme en capuche. Ils ne m'ont pas l'air d'être les plus vifs d'esprit mais je ne pense pas qu'ils soient dangereux. En tout cas je refuserai qu'on lève la main sur l'Ayns pour une raison aussi idiote.

-Si nous laissons le félidé en vie, alors inutile d'exécuter les deux autres, répliqua le parasite avant de se tourner vers le bon, la brute et le truand. Bon vous trois, si vous consentez à prouver votre bonne fois en allant combattre le dragon d'émeraude qui se dirige vers le rempart plein Est, alors je consentirai à revoir mon jugement qui, je l'admet, est peut-être un peu hâtif. Je ne pense pas que vous ayez le choix mais je vous le demande quand même: quelle est votre décision?

Leur dévotion au combat devrait suffire à rendre leurs intentions plus transparentes. Des espions ne risqueraient pas leur vie dans un tel affrontement contrairement aux honnêtes personnes qu'ils se disaient être. Bashô observerai la scène non loin pour éviter tout débordement. Si jamais ils essayaient de fuir durant le combat, alors ce seraient certainement des ennemis, l'ex-maffieux les rattraperaient alors avant de les tuer de sang-froid. Mais s'ils se battaient jusqu'à leur dernier souffle et que le dragon serait sur le point de les tuer, alors l'élu des trois dieux interviendrait pour les sauver d'une mort inutile et achever leur adversaire. Good deal.

Explication:
 

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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Mer 24 Oct - 17:29








L'arbre qui cachait la ville



Ce type a capuche commence sérieusement à m'agacer pour rester poli, c'est lui qui me menace et c'est moi qui devrai me calmer ? Là sincèrement je dois faire preuve d'un self-control incroyable pour ne pas m'en prendre à lui, parce qu'en plus il rajoute une couche de menace.

Et en plus de ça il me prend pour un imbécile à dire que Karui est connu pour venir prendre le café dans toutes les maisons de Chikai, que je suis soi-disant privilégié selon lui.




Je considère simplement ceux qui veulent s'en prendre à mes amis comme mes ennemis, je ne vous connais peut-être pas assez pour dire ça, mais vous pensez certainement la même chose de ceux qui veulent s'en prendre à vos proches. Cosmo et Sparx sont la seule famille que j'ai, alors je les défendrais contre les dieux eux-mêmes s'il le faut.




Spyro, pour la dernière fois calme-toi, ça ne sert à rien de s'emporter et de dire des mots que l'on pourrait regretter.




Suite à cela le soldat amenant la nouvelle de l'arrivée imminente d'un dragon d'émeraude nous expose la menace, puis je leur explique que je ne connais aucun dragon correspondant à sa description, et que si combattre ce dragon pouvait leur prouver mon honnêteté, alors je le ferais sans hésiter.

Bashô conseille alors à…Bashô…de nous tuer. Mais ce n'est pas type assis sur le bureau qui s'appelait Bashô ? Le type en capuche qui semble donc s'appeler Bashô répond alors à l'autre qui s'appellerait donc Méphisto, qu'il ne nous tuerait pas.

Bon il sous-entend que je suis stupide en parlant de "pas des plus vifs d'esprit", mais au moins il a l'air d'avoir compris que nous ne leur voulons pas de mal. Il ajoute aussi ne pas vouloir faire de mal à l'Ayns pour une raison aussi idiote. Sur le coup nous ne comprenons pas ce qu'il veut dire par Ayns, mais Bash…pardon, Méphisto précisant ensuite "le félidé", il est évident qu'il parle de Cosmo.

Jusqu'ici celui-ci n'avait encore jamais entendu le nom qui désignait sa race à cause du tragique événement ayant emporté ses parents biologiques alors qu'il n'était qu'n enfant, j'imagine donc que ça doit lui faire quelque chose.

Mais pour l'instant Méphisto admet avoir peut-être porté un jugement hâtif à notre égard, et nous demander si nous souhaitons combattre le dragon pour l'inviter à revoir son jugement.




Evidemment puisque je vous…




Attend une seconde Spyro. En effet il souhaite prouver sa bonne foi en se dressant face au dragon, si tel est son choix alors je ne tenterais pas de l'en dissuader. J'aimerais cependant apporter une petite proposition. Que Sparx et moi-même restions au sol avec vous, comme une sorte de garantie, Spyro ne partirait pas sans nous. Et puis, si vous êtes d'accord monsieur Bashô, que vous m'en appreniez plus sur ma race. Ayant été élevé par un humain dès mon plus jeune âge après la mort de mes parents, j'aimerais en savoir plus sur les Ayns.




Oui tiens, bonne idée, je vais rester là aussi, si ça peut m'éviter de finir en méchoui…mais ça crache quoi un dragon d'émeraude au fait tiens ?




Comme vous voulez, en tout cas je ferai face à ce dragon, mais si jamais in ne fait que passer et ne se montre pas hostile je n'aurais pas de raison de m'en prendre a lui. Dans le cas contraire je le combattrais.







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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Ven 2 Nov - 15:20



Discussion entre Ayns



Décidément, ce Spyro avait du mal à supporter la soumission, heureusement que son compagnon le retenait sinon cette petite entrevue aurait pu vite tourner au carnage. Cette caractéristique n'était malheureusement pas rare chez les élus puisque la plupart d'entre eux étaient des êtres surpuissants dans leur monde. A l'époque, personne ne pouvait s'en prendre à eux sans risquer leur vie et ils faisaient l'objets de nombreuses légendes et louanges. Arrivé à Kosaten, ils étaient désormais aussi faibles qu'au premier jour et même un homme moyen lambda pouvaient les battre. Mais cette faiblesse nouvellement acquise ne se substituait pas à leur orgueil, c'est pourquoi le dragon se trouvait aussi remonté alors qu'il aurait été plus prudent de ne pas l'être. Enfin bon, comme toujours un Ayns perspicace arrive à rattraper la situation.

Finalement Spyro accepta de se confronter à son homologue reptilien. Le cas contraire eut été étonnant puisqu'il se fut lui-même proposé. Cependant une condition vint s'ajouter à cela: que Bashô explique à Cosmo tout ce qu'il savait sur les Ayns puisque il semblait en être un. Sans les connaître, tous les Ayns semblaient sympathique aux yeux du poète, c'est pourquoi l'idée de discuter avec cet inconnu lui était déjà agréable.

-Soit, c'est avec plaisir que je te transmettrai ce que je sais, répondit Bashô. Je suis désolé que tes parents n'aient pu te transmettre cela...

Cependant ce n'était pas exactement le bon moment pour une scène émouvante puisque pendant ce temps un dragon marchait vers Bashô Tokaï sans se soucier du retard que pourrait avoir la résistance. C'est pourquoi, sous l'insistance de Méphisto, tout ce beau monde se dirigea vers le rempart Est. Pour le moment la dense forêt cachait le Dragon, mais des bruits étranges annonçaient déjà son arrivé. Méphisto, Bashô, Cosmo et Sparx attendaient attentivement du haut du rempart en sécurité relative surplombant Spyro qui se trouvait à ses pieds. En attendant l'arrivée de la bête d'émeraude, Bashô entreprit de parler des Ayns. Se rapprochant de Cosmo, il déclara:

-Sache tout d'abord que le nom "d'Ayns" est emprunté à une race qui ne vient pas de ce monde, il y a donc peu de chance que le nom de ta race soit celui-ci. Toutefois l'élu qui m'a donné la joie de rencontrer cette race te ressemble énormément sur le plan physiologique, vous devez donc certainement comporter de nombreux points communs. Les Ayns sont une race fière qui portent de nombreuses valeurs telles que la fraternité mais aussi la vengeance. On ne peut pas toucher à l'un d'eux sans s'attirer le courroux de toute leur espèce. Ils sont intelligents et développent souvent une certaine fourberie qui leur permet; même en étant faible; de mettre le monde à genou. Les Ayns ont souvent été persécutés par les humains, ce qui leur fait un point commun de plus avec toi.

Puis il souleva son T-shirt de toile sous sa cape pour laisser apparaître le côté droit de sa hanche. Sur celle-ci se trouvait un tatouage tribal représentant une tête d'Ayns sortant les crocs, prêt à mordre.

-Tous les Ayns portent un tatouage similaire à celui-ci, marquant leur appartenance à leur espèce et à leur tribu. C'est Sherkhan, le seul véritable Ayns de ce monde qui m'en a doté, ainsi que de mon nom d'Ayns, "Jemial" qui veut dire "poème sombre" dans leur langue. Pourtant je ne suis pas un homme-félidé. C'est la preuve que ce n'est pas l'apparence qui compte le plus chez cette espèce mais leurs valeurs et leur manière d'agir. Actuellement Sherkhan se bat pour que des espèces chassées et traquées comme des monstres soient reconnues et qu'on les laisse vivre en paix. Les dragons font d'ailleurs parti de ceux-ci. Si ton ami n'était pas un élu, alors sa peau ornerait la porte d'une maison bourgeoise à l'heure qu'il est. Les Ayns se battent pour ce qui est juste.

Il lui avait dit tout ce qu'il savait sur les Ayns, si ce n'est une chose. Et bien évidemment, il avait gardé le meilleur pour la fin.

-La dernière fois que j'ai vu mon frère, il était en compagnie d'une Ayns de ce monde. Elle lui ressemblait autant que tu lui ressemble et tout comme toi c'était une native. Cela veut dire qu'il existe encore quelque part en Kosaten une tribu où habitent les tiens; et que Sherkhan sait où elle est. Si tu le retrouves, alors il pourra te l'indiquer, finit-il solennellement.

Cosmo allait peut-être enfin pouvoir retrouver les siens, et en tout cas il n'était plus seul. Il ne faisait aucun doute que pour lui c'était une révélation sans précédents. Malheureusement, c’est ce moment émouvant que choisi le Dragon d’émeraude pour sortir de la forêt! Si Spyro était grand, alors il restait bien plus petit que son adversaire dont la taille seule du sol à sa tête semblait-être de près de 5 mètres! Face à un mastodonte pareil, la défaite semblait favorite mais elle ne s'imposait pas forcément non plus. Toutefois, Méphisto par prudence se sentit obligé d'intervenir (oralement seulement, faut pas déconner non plus).

-Spyro! lui cria-t-il. N'oublie pas que tu n'es pas obligé de te battre, tente d'abord de savoir ce qu'il veut! L’affrontement est peut-être évitable!

Toutefois, et ce pour une raison inconnue du parasite, le dragon semblait pleurer et son faciès était déformé par la rage. Il doutait donc que le colosse puit être facilement raisonné. Il avait certainement besoin d'un bon gros sceau d'eau froide pour lui remettre les idées en place, seulement Spyro n'en avait pas. Bonne chance à toi l'ami...

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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Sam 3 Nov - 0:45








L'arbre qui cachait la ville



Après que Cosmo et Sparx aient souhaités rester à l'écart d'un éventuel combat, nous sommes tous conduits jusqu'au rempart vers lequel fait route le dragon d'émeraude, qui doit être énorme à en juger par ses bruits de pas et les arbres se couchant un à un sur son chemin.

Mais pendant que je tente de garder mon calme et mon courage alors qu'un dragon au moins aussi grand que Malefor s'approche sans que je puisse le voir, Cosmo doit sûrement être en train d'en apprendre plus sur son espèce.





Pendant ce temps, au sommet des remparts…





Je m'inquiète vraiment pour Spyro, rien qu'a entendre le bruit de ces pas semblable a une montagne s'approchant de nous, j'espère que tout se passera bien pour lui. C'est à cet instant que Bashô commence à me parler des Ayns, qui ne sont apparemment pas originaires de ce monde, mais que ma race comporte plusieurs points communs avec eux.

Les Ayns seraient fières, et porteurs de valeurs comme la fraternité et la vengeance. Mais comment la vengeance pourrait être une valeur ? Ajiro n'était peut-être qu'un vieillard aveugle aux yeux des autres, mais il m'a appris à ignorer la vengeance pour lui préférer quelque chose de bien meilleur, le pardon. En plus de ça les Ayns seraient la cible de la persécution des hommes, ce qui selon Bashô fait un point commun supplémentaire avec moi.

Mais ce n'est pas tout, apparemment les Ayns portent tous un tatouage semblable a celui qu'il me montre alors en soulevant son t-shirt. Ce serait un certain Sherkhan, seul véritable Ayns de Kozaten qui lui a offert cette marque ainsi qu'un nom signifiant poème sombre. Il y a cependant une chose qui me rassure quant à la bonté que peuvent renfermer les Ayns. Sherkhan se battant pour sauver diverses espèces des humains, comme les dragons. Selon lui si Spyro n'avait pas été un élu, sa peau servirait de décoration a des bourgeois.

Selon Bashô, il existerait encore des tribus d'Ayns natives de kozaten quelque part. Un certain Sherkhan saurais où les trouver, mais faut-il encore savoir où il est. Mais cette histoire de marque de clan m'intrigue, depuis toujours je possède un symbole sur le poignet droit que je ne m'explique pas.

Jusqu'ici je l'ai toujours caché, mais cette fois j'enlève mon large bracelet de cuir pour observer le symbole, qui se trouve être différent de celui que poste Bashô, mais je devrais sans doute le lui montrer pour voir s'il le connait.




—Après la mort de mes parents, j'ai été élevé par un vieil homme aveugle que vous n'avez sans doute pas connu, Ajiro. Et il m'a enseigné que la vengeance n'étais pas une bonne chose, contrairement à l'altruisme, la générosité, l'écoute, la réflexion avant l'action, et le plus important, savoir pardonner. Mais il y a une chose que je dois vous montrer, jusqu'ici je l'ai toujours caché mais, vous pourrez peut-être me dire ce que ça signifie.




Symbole (spoiler):
 


Peu après, en bas des remparts…





Aller, cette fois le moment de vérité est proche, le dragon est de plus en plus près et la tension se fait de plus en plus intense. Mais même si je m'attendais à ce que ce dragon soit grand, je ne pensais pas qu'il ferait presque deux mètres de plus que Malefor.

Les dragons de ce monde sont vraiment hors normes. C'est vrai que sur le coup je suis un peu déstabilisé, surtout qu'il n'a pas vraiment l'air très amical vu son expression assez colérique, mais je reprends mon calme assez rapidement.

Après tout, si jamais je n'arrive pas à le convaincre de faire demi-tour et qu'il souhaite se battre, je possède toujours un avantage sur lui. Car il a beau être beaucoup plus imposant que moi, il est aussi plus lourd et donc plus lent, ce dont je peux me servir contre lui. Méphisto me dit alors ce que je sais déjà, parler pour tenter d'en savoir plus et le calmer avant de penser à l'affronter. Par contre il va falloir que je choisisse judicieusement mes mots pour ne pas l'énerver encore plus, si toutefois il me comprend.




—Bonjour, j'imagine que tu dois être le fameux dragon d'émeraude. Je vois bien que tu es en colère, j'aimerais donc connaître la raison de cette colère si tu me le permets.




Voilà, c'est simple, courtois, aucunement menaçant, il n'y a plus qu'a voir sa réaction. Je reste malgré tout sur mes gardes, car j'ignore encore de quoi il est capable, ni quel élément il utilise. La suite des événements dépend maintenant du dragon d'émeraude, il n'y a plus qu'a espérer que tout se passe bien.









Dernière édition par Spyro le Dim 4 Nov - 15:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Dim 4 Nov - 14:43



Pourquoi...?



Si plusieurs points communs rapprochaient ce simili-Ayns de Sherkhan, bien d'autres l'en éloignaient également. En effet il ne comprenait pas comment l'on pouvait voir en la vengeance une valeur; alors qu'assurément c'en était une. Celle de ne pas se laisser faire, de ne pas tendre l'autre joue après s'être fait frapper la première. On ne s'en prenait qu'une fois aux Ayns, pas deux, et ceux même en étant bien plus forts qu'eux. Leur ruse et leur ingéniosité étaient sans égales. A la place de cette valeur, d'autres trônaient en son cœur tel que le pardon, l'altruisme, la générosité et tous ces trucs de bonne femme. Cette lacune était certainement due au fait qu'il avait été éduqué par un humain et non par ses parents génétiques.

Assurément Bashô et Cosmo avaient un passé très différent pour que leurs opinions divergent à ce point. A une époque le barbu s'était permis de penser comme cela, mais depuis son arrivée en Kosaten -et ce même si aujourd'hui il était revenu sur le droit chemin- il ne pouvait se permettre cette faiblesse. Penser comme cela c'est encourir le risque d'être manipulé par plus malin que soit car quelle valeur est plus facilement manipulable que le pardon, l'altruisme, la générosité? S'il n'était plus le faible élu sans aucun impact sur la géopolitique de son monde, c'était justement parce qu'il avait réussi à se débarrasser au plus vite de ces chimères. S'il avait eu plus d'affection pour le félidé et moins de responsabilités en l'instant, il l'aurait certainement battu jusqu'à le laisser à moitié mort, rendu infirmes et torturé ses amis jusqu'aux affres les plus profondes avant de les larguer au beau milieu de la forêt pour qu'il se rende compte que ses valeurs ne l'amènent à rien. Alors il aurait commencé à développer de la haine envers le hunter et de la rancœur envers tous ceux qui le soutenaient. Il serait devenu de plus en plus fort jusqu'à enfin pouvoir devenir quelqu'un. Après un événement pareil, plus jamais on ne se fait prendre au même piège. L'homme s'adapte, les Ayns aussi.

-Un jour quelqu'un que tu as aidé te trahira sans que tu comprennes pourquoi, prédit Jemial. Cela te fera très mal, donc tu te mettras à devenir méfiant et commenceras à déceler la pourriture chez les êtres t'entourant t'étant pourtant jusqu'alors invisible. Jusqu'au moment où tu comprendras pourquoi tu as été trahi. A sa place, tu aurais fait pareil. Prend au sérieux ce conseil et ce sera moins douloureux le jour où ma prédiction se réalisera.

Puis Cosmo retira un bracelet en cuir de son poignet et dévoila le tatouage qu'il cachait. Cela ne ressemblait pas au tatouage tribal des Ayns et il était plus petit que le sien, mais c'était bel et bien un tatouage qu'il semblait porter depuis la naissance. Un nouveau point commun troublant avec la race de son frère. Néanmoins il n'en connaissait pas la signification et espérait que peut-être le tokaïjin pourrait éclairer sa lanterne à ce sujet.

-Malheureusement je n'en sais pas plus que toi sur cette marque, elle ne me dit absolument rien, lui répondit-il gêné de ne pas pouvoir l'aider plus. En revanche, si Sherkhan n'est pas trop éloigné de moi je peux établir un lien télépathique avec lui, voudrais-tu que j'essaye? Quelles questions aurais-tu à lui poser?

Mais alors que la discussion se poursuivait pour nos deux compères, en bas deux dragons se faisaient face et l'ambiance n'était pas aux câlins ni à la mélancolie. Quoique fut la raison qui avait énervé le plus gros des deux dragons, elle était en tout cas également source de tristesse comme l'indiquaient les larmes coulant sur ses joues. Spyro tenta d'entamer une conversation à l'amiable, tout le monde retint alors son souffle en attendant la réponse de son interlocuteur.

-Qu'est-ce qui me met dans tous mes états, telle est ta question...? demanda doucement le dragon d'émeraude avant de hausser le ton. Mais ça devrait être évident, évident pour toi comme pour tout le monde! Tu sais pourquoi je suis ici et tu me fais l'affront de me le demander. As-tu aussi peu de cœur que tes maîtres les humains?!!

Il se jeta alors sur son homologue avant d'attraper ses épaules de ses serres et de l'envoyer valdinguer contre le remparts. Les dégâts provoqués à la muraille donnaient un avant-goût assez alarmant des dégâts internes qu'avait du recevoir Spyro.

-Tu n'as pas le droit au moindre cri, au moindre petit gémissement, dragon. Tu ne connais pas encore la vraie douleur. Les blessures que tu as reçues, tu vas finir par ne plus les sentir une fois que je t'aurai massacré toi et tes maîtres. Moi, je devrai vivre avec la mienne éternellement...

Il se jeta alors de plus belle sur le dragon qui échangerait bientôt la couleur violette de sa peau contre un joli bleu hématome s'il ne faisait rien. En effet son adversaire tenta de le rouer de coup et de le lacérer de toute part en hurlant:

-POURQUOI L'AVOIR TUÉE??!!! EXISTE-IL PLUS CRUELLE DOULEUR QUE CELLE DE SE RÉVEILLER DE SON SOMME CENTENAIRE A COTE DU CADAVRE DE SA BIEN AIMÉE?!! POURQUOI AVOIR FAIT ÇA HUMAINS, POURQUOI?!! JE N'EN VEUX PLUS DE VOTRE SALE ENGEANCE, AUJOURD'HUI SONNE LE COMMENCEMENT DE VOTRE GÉNOCIDE!!!

Visiblement, ce dragon avait de bonnes raisons de se mettre dans un tel état, pourtant rien ne justifiait ce qu'il s'apprêtait à faire. Il fallait maintenant soit le raisonner, soit le tuer. Mais est-ce qu'une de ces deux options était au moins possible? Rien n'était moins sûr...

Larmes coulant sur des joues veuves,
Nœud coulant sur un cou coupable?
Après tout, tout est périssable,
Après tout, chacun son épreuve...


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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Dim 4 Nov - 17:26








L'arbre qui cachait la ville



En ce moment, en haut des remparts…





Apparemment mes valeurs ne sont pas tellement au goût de Bashô, lui qui essaye alors de me persuader que je serais un jour trahis sans l'avoir vu venir.




Je comprends que mon idéalisme puisse passer pour de la naïveté à vos yeux. Je suis bien conscient qu'il existe des gens aux noirs desseins parmi tous les gens que j'essaye d'aider. Mais je sais que Spyro et Sparx ne me décevrons jamais, ce sont de bons garçons, ils ont un bon fond. Surtout Spyro, c'est un jeune idéaliste, lui par contre reste persuadé que même dans le plus sombre des cœurs peut persister une part de bonté, aussi infime soit-elle. Je ne peux qu'essayer de le préparer au jour où la réalité se chargera de lui rappeler que toutes les âmes ne peuvent êtres sauvées.




Malheureusement, Bashô n'est semble-t-il pas en mesure de me dire ce que peut signifier ce symbole sur mon poignet. Par contre, il pense pouvoir contacter ce fameux Sherkhan, s'il n'est toutefois pas trop éloigné. Ce serait sans doute d'une grande aide, mais nous allons devoir remettre cela à plus tard, car le dragon d'émeraude se présente face à nous, mais surtout Spyro qui se retrouve en première ligne.




Au même instant, en bas des remparts…




Bonjour, j'imagine que tu dois être le fameux dragon d'émeraude. Je vois bien que tu es en colère, j'aimerais donc connaître la raison de cette colère si tu me le permets.




La réponse du colosse est alors surprenante, répétant ma question avant de s'emporter, en prétendant que je sais très bien pourquoi il est ici. Il va même jusqu'à dire que les humains sont mes maîtres, et se demande si je manque autant de cœur qu'eux.




Je t'assure que je ne vois pas de quoi tu…




Mais je n'ai même pas le temps de terminer ma phrase que le colosse se jette sur moi pour m'asséner un coup de patte au visage, avant de me soulever comme une vulgaire souche déracinée pour m'envoyer contre les remparts. Mes pics présents sur mes épaules ont l'air d'avoir joué un certain rôle dans le fait qu'il n'ait pas réduit mes épaules en miettes alors qu'il en a pourtant largement la force.

Il y a en effet un peu de sang en plus du miens, les pics ont donc sans doute blessés le dessous des pattes de mon agresseur. Mais cela n'empêche que je suis déjà bien blessé après si peu de combat, me redresser sur mes pattes est déjà fort douloureux, mon visage s'en tort de douleur tandis que je tiens debout comme je peux.

Le dragon me dit alors que je n'aurais le droit de crier ou de gémir que lorsque je connaîtrais la véritable douleur, alors que lui devra vivre éternellement avec la sienne. Il en rajoute même une couche avec le fait que les humains seraient mes maîtres, avant de s'emporter en hurlant la raison de sa colère. Des humains auraient assassinés son grand amour pendant qu'il dormait…je comprends mieux ce qu'il se passe, mais s'en prendre à tout ce qui bouge n'est pas une solution pour combattre son chagrin.




Déjà, les humains ne sont pas mes maîtres, personne ne l'est. Ensuite, tu tiens vraiment à me lancer sur ce terrain là ? Tu veux savoir tout ce que j'ai subis et tout ce que j'ai perdu ? Et bien je vais te le dire. Je n'ai jamais pu connaître mes parents biologiques, j'ai été élevé toute ma vie dans le but de tuer un dragon, sans pouvoir avoir de vie normale, de vie sociale, et qu'est-ce que j'y aie gagné en tuant ce dragon ? Rien du tout, j'ai même tout perdu lorsqu'un dieu a choisi de m'amener dans ce monde. Mon mentor, mes amis, la seule dragonne que j'ai jamais aimée, j'ai tout perdu sauf mon meilleur ami et frère de cœur qui est arrivé avec moi. J'ai tout perdu et pourtant je suis allé de l'avant, jusqu'à rencontrer des personnes formidables, et même me faire un nouvel ami avec qui nous formons une famille à présent. Alors ne viens pas me parler de douleur cruelle, je sais ce que c'est, mais il y a une question que je dois te poser pour te laisser une chance…




Mais on dirait bien qu'il ne peut être raisonné, complètement aveuglé par la haine et le chagrin, je vais donc devoir l'affronter, mais avant ça, j'adresse un probable dernier regard à mes amis visiblement très inquiets, au cas où je ne m'en sortirais pas face à ce titan d'émeraude.




…As-tu la moindre preuve que les humains soient responsables de la mort de ton amour ? As-tu même la moindre preuve que ce soient précisément CES humains de cette ville qui soient coupables ? En fait tu sais quoi ? Ça n'a pas grande importance, car peu importe que tu ais des preuves, je ne te laisserais pas t'en prendre à eux, ni à quiconque, la vengeance ne t'apporteras rien, ça ne la ramènera pas. Tout ce que tu obtiendras en te dressant face à un peuple entier, bien plus nombreux et puissant que tu ne peux l'imaginer, ce sera d'avoir tué des innocents avant d'en payer le prix de ta vie. Mais puisque tu as l'air décidé à les exterminer, alors tant pis pour toi, je ferais ce que tu me contrains de faire.




Mais étant trop gentil de nature pour pouvoir m'en prendre sérieusement à lui, je vais devoir faire appel à ma forme corrompue. Mais avant cela il me faut une diversion, j'adopte donc l'espace d'une seconde ma forme pure pour me servir du flash lumineux pour éblouir le dragon, avant de m'envoler au-dessus de lui.

Je ne pensais pas sérieusement que cela arriverait un jour, mais à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Je déclenche donc ma transformation, mes écailles virent au violet sombre, mes yeux deviennent blancs et lumineux, mes ailes s'assombrissent et une aura ténébreuse entoure mon corps.




Forme corrompue (spoiler):
 


Il est maintenant temps de faire regretter à ce dragon de s'en être pris à moi, et d'avoir menacé d'exterminer ces humains. Je commence donc par survoler ses ailes afin de les brûler à grand coup de souffle de feu sur toute leur longueur, car elles représentent son seul véritable point faible, contrairement au reste de son corps qui semble fait de véritables émeraudes. Je crois que je commence à comprendre, des humains auraient sans doute pu se dire que des écailles faites d'émeraudes pourraient les rendre riches.

Mais c'est malheureusement trop tard pour lui et moi, il risque de tuer des innocents et moi je risque bien de ne pas réussir à contenir la violence de ma forme corrompue, du moins à son égard car il en est indirectement le déclencheur. Mais en voulant faire un deuxième passage de souffle de feu sur ses ailes, il parvient cette fois à m'asséner un coup d'aile pour me faire m'écraser au sol.

Mais je ne me laisse toujours pas faire, alors qu'il s'apprête à utiliser son souffle sur moi, j'ai le réflexe de lui cracher un rocher à la figure, qui s'éclate en morceaux à l'impact, prouvant la résistance de ses écailles. Son souffle qui s'avère être des centaines d'éclats d'émeraudes s'abat alors juste à côté de moi, contre des arbres à présent criblés de morceaux d'émeraude aiguisés. De plus, cela à l'air de l'énerver encore plus qu'il ne l'était déjà, la boule de roche plus petite que je lui envoie alors dans l'œil n'arrange pas non plus les choses, puisqu'il m'attaque cette fois d'un revers de la queue.

Je commence à être sérieusement blessé avec tout ça, ma tête heurte même violemment le rempart encore une fois, ce qui me fait sombrer dans l'inconscience et reprendre mon apparence normale. J'entends malgré tout des voix éloignées me suppliant de me relever.




Aller mon grand lève-toi ! Tu peux le faire !...Il peut le faire, hein ?




Je vous en prie Bashô faites quelque chose, il risque d'y rester !









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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Mer 7 Nov - 20:30



La mort d'un dragon, bientôt deux?



Apparemment le dragon nous valait sa visite pour avoir constaté le décès de sa compagne en même temps que l'apparition de la ville. Étant la seule chose qui avait changé dans les environs entre-temps, les habitants de cette ville devaient bien être les responsables de ce meurtre. Aux yeux d'un énervé tel que lui, c'était un bon raisonnement. Était-il juste, ça, Bashô se garderait bien d'y répondre pour le moment...

En attendant, si le dragon d'émeraude était à un stade d'énervement assez élevé, Spyro ne mit pas très longtemps à le rejoindre. Visiblement il avait tout aussi mal encaisser ses coups que ses provocations. Lui aussi avait connu la douleur et s'en était pourtant relevé. S'il en était capable, alors son aîné aussi. L'attitude qu'il adoptait ici était alors irrecevable, la fureur du dragon de Seika se chargerait de la corriger.

Les spectateurs assistèrent donc à un combat de titans entre deux êtres de plusieurs tonnes chacun. Un simple coup de leur part déclenchait des bourrasques et le souffle ardent de Spyro calcina entièrement la sérénité de la scène en même temps que les ailes de son adversaire. Aucun des deux protagonistes ne se ménageait, il n'y aurait pas de tour de chauffe. Tous deux donnaient tout ce qu'ils avaient pour sortir vainqueur de ce combat décisif.

Bashô fut impressionné par la puissance et la richesse de pouvoir dont disposait le seikajin et comprit pourquoi Fenghuang eut jeté son dévolu sur lui. Il se battait comme une bête féroce pour pouvoir vivre et l'arrêter comme s'il portait ce but au plus profond de ses tripes. Seulement cela ne suffirait pas, son adversaire était bien plus expérimenté que lui faute de disposer de pouvoirs aussi extraordinaires que celui du non-natif. Mais l'honneur de ce dernier était sauf puisqu'il lui avait infligé de sérieux dégâts avant de s'effondrer contre la muraille et de sombrer dans les limbes de l'inconscience...

A ce moment ce fut la panique pour les deux compagnons du mourant. Sparx avait accouru aux côtés de son frère d'adoption tandis que Cosmo implorait le hunter de s'interposer. Il n'y avait pas de quoi s'inquiéter pourtant, Méphisto était déjà en train d'appeler des médecins qualifiés et le dragon d'émeraude allait bien s'en arrêter là... Non? Non en effet puisque quelques dixièmes de seconde après que cette réflexion naquit dans l'esprit de l'apostat, le vénérable dragon se jeta sur le corps inerte de son adversaire dans le but de lui faire un très gros câlin -ou de le dépecer me dit-on à l'oreillette. "Ah ces gamins, ils ne peuvent pas tenir en place..." pensa Jemial.

Marche simple humain,
Lorsque l'Ayns
Se télétransporte!


Une téléportation et un blocage de coup plus tard, le dragon était sauvé du danger imminent. Enfin le dragon, faut préciser lequel parce que celui d'émeraude ça va être la fête à son cul. Son combat avait permis au barbu d'évaluer sa force, ce dragon était certes plus fort que Spyro mais encore loin d'être à son niveau. Il était l'un des rares élus a avoir réussi à surpasser sa force d'antan, celle de son monde, et pour ça il était fier. Aujourd'hui, il allait pouvoir une fois de plus profiter de sa supériorité martiale.

-Bon mon gros, deux solutions s'offrent à toi, commença-t-il. Soit tu fais redescendre en un temps record la pression de la cocotte minute qui te sert de tête, soit je m'occupe de toi. Je sais que tu meurs d'envie de rejoindre ta dulcinée mais je te conseille tout de même de choisir la deuxième option, ce monde peut encore t'offrir plein de belles rencontres!

Ah la la, quel phrasé digne d'un livre de philosophie à deux euros septante, peu flatteur pour le poète. Il avait parlé avec un air gentillet et un sourire chaleureux, pourtant à l'instant où il vit que ça n'avait pas suffit à calmer son interlocuteur, son regard changea du tout au tout.

Par mon seul charisme
Tel Méduse,
Je te pétrifie

Et hop, retournement de situation! Cet homme qui semblait être un rigolo comme les autres se mit en un instant à incarner sa plus grande peur. Pire que cela, il semblait même les gouverner, tel le roi du royaume de son effroi. En cet instant, son adversaire aurait mille fois préféré voir de ses propres yeux mourir sa bien aimé que d'affronter ce bipède. Dragon contre primate, le combat semblait joué d'avance pourtant ce pronostic n'était pas le bon. Le dragon aurait voulu fuir mais il était trop tard, il aurait du le faire lorsqu'on lui en laissait encore l'occasion.

Prête-moi ta force
Dieu Raiden
Que je puisse vaincre !

Le corps tout entier du maffieux se mit alors à crépiter de toute part comme s'il abritait des éclairs - non, comme si la foudre originelle elle même y était enfermée. Le suite ne dura pas plus d'une fraction de seconde, Bashô leva ses deux bras et les abattit de toute ses forces sans plus attendre sur sa cible sans que cette dernière ne puisse bouger d'un iota, pétrifiée de terreur. On ne craint pas autant la mort que lorsque qu'on la voit courir vers nous en souriant tout en sachant pertinemment qu'il n'y a plus aucun espoir.

Ne t'en prend pas à ce mécréant sans allure
Il surpasse l'idée que tu te fais de lui,
Face à lui le sot se bat mais le sage fuit
Il sait n'être qu'un pauvre vers sous sa chaussure...


Les éclairs parcoururent alors la bête en cherchant son cœur jusqu'à l'avoir trouvé. Une fois que l'ampérage eut arrêté la machine biologique, ce n'était plus un dragon mais une simple carcasse fumante qui gisait là. Une carcasse qui valait son pesant d'or au vu de la rareté de sa carapace. Ses hommes de main iraient la dépecer plus tard, pour l'heure ce n'était pas de ce dragon dont il fallait s'occuper. Après tout Spyro avait fait ses preuves, il était digne de confiance. Il avait plus de valeur vivant que mort désormais.

Bashô téléporta alors Spyro et ses compagnons ainsi que Méphisto au jardin derrière la mairie, endroit qui serait le plus commode pour que l'élu de l'Empire puisse être ausculté et soigné par des médecins. Malheureusement même les plus compétents d'entre eux n'avaient -étonnement- jamais eut de dragons comme clients, sa survie était donc tout sauf certaine. Ils allaient faire du mieux qu'ils le pouvaient et attendre, la détermination de Spyro serait certainement le facteur le plus impactant sur la question de sa survie.

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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Jeu 8 Nov - 2:12








L'arbre qui cachait la ville




A écouter pendant la lecture du post pour une émotion maximale (spoiler):
 





Un dragon d'émeraude furieux, c'est la dernière chose que j'ai l'occasion de voir après avoir heurté violemment les remparts de cette cité. Que se passe-t-il donc après ça ? Ce titan m'a-t-il achevé ? Je l'ignore, tant de questions se bousculent alors.

Suis-je mort ? Si oui, que vont devenir Cosmo et Sparx ? Comment c'est…de l'autre côté ? Je crains alors les réponses qui vont m'êtres apportées lorsque j'ouvre enfin les yeux pour découvrir un lieu à la fois apaisant et effrayant. C'est assez paradoxal, je me retrouve sur une île flottant au milieu d'un vide étoilé, dont les lumières se déplacent aléatoirement.

Cette île ressemble étrangement à un temple en ruine d'Avalar, le même où j'aurais dû voir le jour avant que les alliés de Malefor n'attaquent les lieux. Jamais je n'aurais cru avoir l'occasion de revoir un jour ce sol en pierre typique des temples dragon d'Avalar…j'aurais toute fois aimé que cela se fasse dans d'autres circonstances, car si je me trouve ici, c'est bien que je suis mort, ou du moins proche de l'être. C'est donc ça Arrenguar, la dernière demeure des dragons d'Avalar…une île flottant au milieu des étoiles…

Mais…non, juste non. Je ne suis pas prêt à partir, pas tant que mes amis auront besoin de moi. Il doit bien y avoir un moyen de protester contre mon sort non ? Je ne veux pas rester ici, je ne peux pas partir comme ça ! Je cherche alors une issue, un signe, n'importe quoi qui pourrais me permettre de rejoindre Sparx et Cosmo. Une des innombrables lumières peuplant ce néant autour de l'île s'approche alors de moi, en devenant de plus en plus grande.





Non, NON ! Va-t'en ! Je ne suis pas prêt à mourir, pas aujourd'hui, mes amis ont besoin de moi !





J'ai alors un réflexe défensif en voulant brûler cette lumière pour qu'elle ne me touche pas pour m'emporter. Mais cela n'a aucun effet sur elle, au contraire, elle prend alors l'apparence d'Ignitus.

Ignitus (le grand dragon rouge derrière Spyro):
 





—Calme-toi Spyro, est-ce donc ainsi que tu accueille ton vieux maître ?




Allez-vous-en, je ne peux pas être à Arrenguar, pas déjà !




—Du calme jeune dragon, tu n'es pas complètement perdu je te rassure. Je suis simplement venu aux nouvelles, tu as l'air d'avoir bien vieilli depuis ma mort dit-moi. Volteer est toujours aussi bavard ?




Je…je n'en sais rien. J'ai été envoyé dans un autre monde après avoir vaincu Malefor, et il ne s'est écoulé que dix mois depuis ce jour…bon sang déjà presque une année, cela passe à une vitesse…




—Mais…je ne comprends pas, comment cela se fait que tu as été envoyé dans un autre monde ? Et puis…comment cela se fait que tu ais l'air aussi âgé que moi ?




Apparemment ce serait un dieu d'un monde appelé Kosaten qui m'aurais choisi en tant qu'élu, et m'a donc amené dans ce monde. Mais pour ce qui est de l'âge apparent, c'est un sorcier humain qui m'a jeté un sort, j'ignore encore pour quelle raison d'ailleurs. Mais j'essaye de m'y faire, Sparx est lui aussi à Kosaten, et nous y avons fait quelques rencontres. J'ai également fait évoluer mes pouvoirs, même si je n'avais plus que mon souffle de feu à mon arrivée.




—Ah décidément Sparx ne te lâchera jamais, il parle autant que Volteer mais il reste attachant.




Oui c'est le moins qu'on puisse dire…sans lui je me serais senti tellement seul…




—J'imagine oui, Spyro le dragon et Sparx la libellule, deux frères de cœur que même les dieux ne sauraient séparer.




Oui…la mort par contre…




—Qu'est-ce que je t'ais dit tout à l'heure ? Que tu n'es pas encore perdu. Tu dois te relever, ne pas perdre espoir.




Et comment je suis supposé faire ça ? Personne ne revient jamais d'Arrenguar, pas vrai ?




—Si un dragon se retrouve à Arrenguar alors qu'il lui reste une chance de survie, une arche est présente pour lui laisser le choix, accepter son sort, ou bien se battre, et continuer à vivre auprès de ceux qui ont besoin de lui. Comme une libellule par exemple.




Une arche ? Mais…





Effectivement une magnifique arche de pierre sculptée se tiens derrière-moi au cœur des décombres. Un phénix orne la voûte, comme celui qui est présent sur ma cuisse, cette arche conduit donc à Kosaten ? Je devrais donc me dépêcher, car elle part déjà en ruine, et semble sur le point de s'éffondrer d'un instant à l'autre.





—J'aurais tant aimé pouvoir continuer à discuter avec toi Spyro, savoir tout ce qui t'es arrivé au cours des dix derniers mois, à toi et à Sparx. Mais tu dois te dépêcher, cette arche ne restera pas debout éternellement. Et il est hors de question qu'un jeune dragon comme toi qui a encore toute la vie devant lui n'échoue à Arrenguar avant que son heure ne soit venue. Je suis conscient que tu n'as pas eu l'occasion de vivre ta vie à cause de cette prophétie et de Malefor, alors tu vas me faire l'honneur d'avoir une belle et longue vie de dragon, c'est compris ?




J'ai tant à vous dire Ignitus. Dis-je alors en fondant en larme.




—Je sais petit, je sais.




Vous verrez, vous serez fiers de moi.




—Je le suis déjà.





C'est donc en larmes, et en me brisant le cœur de devoir perdre une deuxième fois mon mentor que je me dirige d'un pas déterminé vers l'arche de pierre. Cependant, avant de la franchir, je jette un dernier regard vers Ignitus, rendant cette séparation encore plus difficile qu'elle ne l'est déjà, car je vois bien qu'il tente de me cacher ses larmes.

Je franchi finalement cette arche, alors que j'entend une dernière fois la voix d'Ignius, avant que celles de Sparx et Cosmo ne reprennent le dessus.





—A bientôt…mon fils…




Et si jamais il s'en sortait pas ? Qu'est-ce que je deviendrais sans lui ? Franchement je préfère pas le savoir. Mais n'empêche on ferait quoi ? Je peux pas être dans un monde sans mon Spyro moi.




Sparx, pour l'amour du ciel tu veux bien te taire ? C'est déjà assez difficile comme ça.




Désolé mais…on a passé toute notre vie ensemble…je peux juste pas vivre sans lui.




Attend une seconde…




Quoi encore ? Je peux pas me lamenter tranquille ?




Il…il pleure ?




Mais…c'est plutôt bon ou mauvais signe ? Dis-moi ! Je veux savoir ! J'ai besoin de savoir ! Hurle la libellule au visage de son ami félidé.




Sparx…




Oh mon dieu il est vivant ! Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que tu cherche à me dire ?




Arrête, laisse-le reprendre ses esprits. Pourquoi pleures-tu Spyro ?




J'ai…j'ai vu Ignitus…j'étais à Arrenguar.




Qu'est-ce que c'est Arrenguar ?




C'est l'au-delà des dragons, là où ils vont après la mort. On raconte qu'une fois là-bas ils se changent en étoile et vouguent dans l'infinité de l'univers pour l'éternité. Tu reviens de loin mon salaud, j'me suis fait un sang d'encre à cause de toit. Mais c'est bon de te savoir en vie mon frère.




Tu dois te reposer maintenant, ce dragon a fait des dégâts. Bashô à été obligé de le tuer malheureusement, il n'a pas pu faire autrement.





Je sais que d'ordinaire je ne cautionne pas ce genre d'action, mais là…s'il n'était pas intervenu je n'aurais probablement pas eu le droit a cette arche à Arrenguar. S'il a donc fallu en arriver là, c'est que malheureusement ce dragon d'émeraude a refusé d'entendre raison. Puisse-t-il reposer en paix auprès de sa moitié. Quant à moi, j'ai à présent une mission qui m'a été confiée par Ignitus en personne, avoir une belle et longue vie.

D'ailleurs, il me semble avoir entendu sa voix juste au moment de franchir l'arche, j'ignore cependant ce qu'il a pu me dire, ni même s'il parlait à moi ou bien à lui-même à voix haute…et je ne saurais sans doute jamais, du moins pas avant d'avoir mérité le repos à Arrenguar, lorsque mon heure sera vraiment venue. Mais ce ne sera pas avant un long moment, car je compte bien respecter la dernière volonté de mon maître.







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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Dim 11 Nov - 14:39



Le prix d'une dépouille



Jusqu'au bout les médecins n'étaient pas sûr qu'il survive, et même après ils conseillèrent à ses amis de ne pas trop s'emballer, qu'un décès nocturne était toujours envisageable. Spyro avait pourtant l'air sûr que sa vie n'était plus en danger depuis qu'il était revenu "d'Arrenguar", le paradis des dragons. Seulement pour les instances compétentes cette histoire n'était qu'un délire du au choc traumatique qu'avait reçu le reptile. Il n'y avait rien de sérieux là dedans, c'était juste une hallucination. Mais des gens comme les élus savaient qu'il était possible que Spyro ne raconte que la stricte vérité, il était donc difficile de trancher.

A cause de son état, il lui serait impossible de voler et de marcher sur des moyennes et longues distances durant près d'une semaine. Passé cette date, il pourrait s'y remettre progressivement mais il aurait à faire attention s'il ne voulait pas garder des séquelles à vie. Comprenant parfaitement cela, Bashô offrit l'hospitalité au trio autant de temps qu'ils le voudraient et les pria de suivre les conseils des médecins. Cela pouvait paraître généreux de sa part, mais finalement c'était bien peu pour lui et il n'avait rien à gagner à ce que Spyro ce blesse à nouveau. Après tout ce dragon au grand cœur était prêt à tout pour aider ce monde et ses habitants, le soigner revenait à soigner une partie de ce monde. Et puis il n'était pas susceptible de s'écarter du droit chemin comme lui l'était malheureusement.

En revanche, peut-être pouvait-il être manipulé, ce qui serait franchement regrettable. Plus le hunter pensait à son combat mortel, plus il doutait que ça ne soit pas le cas. Il devait vérifier cela et le prévenir de ce danger. L'Ayns passait au moins cinq minutes par jour -plus si nécessaire- auprès du convalescent pour s'assurer qu'il ne manque de rien et constate de la progression de son rétablissement. Ce dernier était plus rapide que ne l'avaient espéré les médecins et c'était une bonne nouvelle. Environ une semaine après le combat fatidique, alors que Spyro allait déjà bien mieux, Bashô lui rendit visite dans la tente qu'on avait établie spécialement pour lui dans le jardin de la mairie. Il tenait dans sa main un gros sac en toile, plein.

-Bien le bonjour Spyro, je viens de voir passer ton docteur qui m'a dit que tu pouvais commencer à te déplacer normalement dès aujourd'hui mais que tu ne dois pas trop en faire, c'est une bonne nouvelle non? lui demanda-t-il avec un grand sourire.

Il se rapprocha alors du trio, en effet Sparx et Cosmo ne l'avaient semblait-il pas quitté de la semaine. Une ambiance quasi euphorique devait régner, c'était le moment de leur annoncer la bonne nouvelle.

-Au fait Spyro, tiens, ça c'est pour ton acte de bravoure, lui dit-il en lui tendant le sac rempli de pièces d'or et d'émeraudes. Le cadavre du Dragon d'émeraudes nous a rapporté plein d'argents, et c'est grâce à toi! Le premier, sa femme, ne nous avait pas rapporté autant, sa dépouille n'était pas aussi imposante. Mais elle s'était battue toute aussi férocement la diablesse, j'ai même perdu des hommes dans la bataille! Enfin ça vallait le coup vu tout le pognon que ça nous a rapporté... Voilà pourquoi je suis venu t'apporter ta part, après tout c'est toi qui a fait quasiment tout le boulot cette fois-ci, je ne veux pas être tenu pour un ingrat! dit-il avant de rire aux éclats.

C'était un rire profondément satisfait. Le rire de quelqu'un qui venait de gagner honnêtement de quoi vivre heureux pour le restant de ses jours. Le rire de quelqu'un de reconnaissant envers Spyro sans qui tout cela n'aurait jamais été possible. Ce n'était ni un rire forcé, ni le rire machiavélique d'une infâme raclure. Ce rire, on pouvait l'entendre après que les médecins eut déclaré que Spyro était tiré d'affaire comme on l'entend à chaque fois dans la bouche des tout nouveaux parents. De son bureau Méphisto entendit ce rire et sourit à son tour. "Tu es incorrigible..." pensa-t-il. Il reconnaissait bien là son acolyte.

-Grâce à cet argent et à celui des impôts de la ville, nous allons pouvoir acheter suffisamment d'armes pour faire ployer les villages alentours et ainsi agrandir notre territoire! Grâce à cela la ville va gagner de plus en plus en prospérité jusqu'à ce que moi, son seigneur, ne devienne aussi puissant que les trois grands souverains eux-même! D'ici là vous êtes les bienvenus autant de fois que vous le voudrez, vous êtes mes bienfaiteurs après tout, finit l'ex-maffieux dans un rire tout aussi beau et chaleureux que le précédent.

En cette heure il semblait nager en plein bonheur, serait-ce également le cas de ses trois interlocuteurs? Avec cet enchaînement de bonnes nouvelles, peu probable que ça ne soit pas le cas, n'est-ce pas? To be continued...

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MessageSujet: Re: L'arbre qui cachait la ville (Ft Bashô)   Dim 11 Nov - 16:49








L'arbre qui cachait la ville



Une semaine, bon sang qu'est-ce que ça peut être long une semaine sans pouvoir bouger. Ce dragon ne m'a vraiment pas épargné, j'ai mal un peu partout, et l'homme s'occupant de me soigner m'a dit que si je ne souhaite pas avoir de séquelles à vie il valait mieux que je n'essaye pas de marcher ou de voler tant que je n'aurais pas un minimum guérit de mes blessures.

On m'a donc installé dans une tente près de la mairie en attendant mon rétablissement. Je ne suis plus certain si tous les dragons d'Avalar ont cette capacité à cicatriser plus rapidement ou si c'est une capacité propre aux dragons violets, mais ma guérison est sur la bonne voie.

Cela n'empêche que je n'ai jamais vu le temps s'écouler aussi lentement, et puis cela me manque tellement de voler, c'est presque une drogue. C'est une véritable torture de devoir me retenir de quitter cette tente pour aller fendre les cieux de mes ailes écarlates, mais de toute façon Cosmo et Sparx ne me lâchent pas, ils restent constamment avec moi pour s'assurer que je ne fais rien de stupide.

Alors pour éviter que je ne meurs d'ennui ils se mettent à imaginer des jeux auxquels je peux moi-même participer. Ce qui exclue déjà les jeux de cartes et de plateau car je n'ai pas de mains, il reste donc les "devine a qui ou quoi je pense", "donne trois réponses à une question en moins de cinq secondes", et tout un tas de jeux qu'a appris Cosmo ou bien qui ont été suggérés par le médecin.

Mais le sujet d'Arrenguar finit malgré tout par revenir sur le tapis, car mes amis s'inquiètent de savoir si je n'ai juste pas perdu la tête. C'est assez compréhensible, mais je suis certain de ce que j'avance, j'ai bel et bien rencontré mon défunt mentor Ignitus, même si notre conversation dû être écourtée pour que je puisse continuer à vivre.

Je n'ai donc rien de plus à ajouter à ce que je leur ai déjà raconté, les jours passent donc et semblent de plus en plus longs malgré les efforts de mes compagnons pour m'occuper l'esprit. Un beau matin, Bashô viens nous rendre visite pour m'annoncer que je peux ENFIN recommencer à me déplacer, en évitant cependant de faire trop d'efforts, mais c'est déjà bien.





Oh purée merci, ça devenais franchement pesant de rester ici sans bouger et de jouer sans cesse aux mêmes jeux, sans vouloir vous vexer.




Oh t'en fais pas, même pour nous ça commençais à faire long.




Sincèrement j'ignore comment vous faites les humains pour rester toujours au même endroit, nous les dragons nous avons l'habitude de voyager tous les jours ou presque.





Après cela, Bashô semble vouloir m'offrir une sorte de récompense pour avoir risqué ma vie, un sac rempli de quelque chose on dirait.





Merci mais…je n'ai jamais aidé qui que ce soit dans le but d'être récompensé.





Mais les paroles qui suivent me plongent dans un état entre une profonde déception et une colère noire. Bashô me révèle en effet que c'est lui qui est responsable de la mort de la dragonne que pleurait le titan d'émeraude qui a failli me tuer. En entendant cela, mon visage semble se décomposer, passer en l'espace d'une seconde de la joie à la désillusion.

Mais le pire, c'est qu'il semble fier de ses actes et des richesses que ces deux dragons lui ont apportées, et en plus de ça il me met à son niveau en disant que ça n'aurait pas été possible sans moi. Mon regard devient alors bien plus sombre, je n'en reviens pas qu'il m'ait utilisé ainsi pour s'enrichir et espérer conquérir plus de territoires.

Je dois faire preuve d'un sang-froid incroyable pour ne pas prendre ma forme corrompue sous le coup de la colère, même Sparx et Cosmo n'en reviennent pas. Non seulement il m'a utilisé comme un vulgaire pion pour avoir la peau d'un de mes congénères, mais en plus de ça il veut me récompenser ?!





Ah l'bataaard…




…Vous me dégoûter…




Non, Spyro s'il te plait, reste calme, il veut juste…




Que je reste calme ?! Ce type s'est servi de moi pour s'enrichir en tuant un de mes congénères. Vous m'avez ouvertement menti, et en plus d'être fier de vos actes vous voulez que j'accepte de l'argent souillé par vos mensonges et le sang de mes congénères que vous avez-vous-même versé ? Et dire que j'ai risqué ma vie pour un…couard, pour qui l'argent importe plus que la vie des autres…

Vous pouvez vous l'garder votre argent, puisse-t-il vous apporter le sort que vous méritez tous dans cette ville pourrie…Je devrais vous faire rôtir sur place, mais vous savez quoi ? Je ne le ferais pas, car un jour votre destin se chargera de vous punir comme vous le méritez, avec une mort bien plus lente et douloureuse que celle des deux dragons innocents que vous avez-vous-même massacrés.





Durant mon monologue je m'étais approché doucement en boitant pour ne pas me faire trop mal, jusqu'à ce que je termine en étant à quelques centimètres du visage de cette ordure, les yeux dans les yeux pour qu'il puisse lui-même juger l'ampleur de la colère qui m'anime à cet instant, et tout le mépris que je peux ressentir à son égard. Puisse-t-il pourrir dans le même enfer que Malefor, jusqu'à la fin des temps.







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