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De drôle de dames en Kosaten ...
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Haïzen
Haïzen ¤ Inconnu ¤

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MessageSujet: De drôle de dames en Kosaten ...   De drôle de dames en Kosaten ... EmptyVen 12 Avr 2019, 19:03

HRP:
 
Sado-maso



Univers d'origine : Monde des douze (univers de Wakfu)
Prénom : Haïzen
Sexe : Femelle
Âge : 28 ans
Race : Sacrieur
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux longs et raides, roux, tenus par un bandeau vert kaki.
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Bandages, pièces de vêtements de cuir ou de tissus brut. Marche avec des bandages autour des pieds / chevilles. Peu vêtue de manière générale.
Corpulence : Un soupçon de graisse par-dessus des muscles puissants.
Taille et poids : 1m66 pour 64 kilos
Teint de la peau : Basané.
Emplacement du sceau :  Inconnu (peut-être sur le dos de la main gauche, mais avec ces mitaines ...)
Autre : Manipule son propre sang comme outil, en combat comme dans la vie de tous les jours, et ce pour de multiples applications. Fidèle à son surnom.
Référence complète

Le natif


Univers d'origine : Kosaten
Prénom : Haïzen
Sexe : Mâle
Âge : 23 ans
Race : Humain
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux mi-longs et raides, roux, tenus par un bandeau brun
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : De longues bottes de cuir souple, un kimono noir portant des accents rouges, une épaulière et une protection d'avant-bras d'armure d'assassin. Un katana et un wakizashi à la hanche gauche. Porte souvent un large chapeau de moine dans le dos, tenu par une ficelle autour de son cou.
Corpulence : Fine
Taille et poids : 1m75 pour 72 kilos
Teint de la peau : Basanée
Emplacement du cristal tenshin :  Inconnu (peut-être sur le dos de la main gauche, mais avec ce gant ...)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, canine sur-développées, air perpétuellement blasé.
Référence complète



Donc, si j’ai bien compris ... tu peux cristalliser ton sang pour lui donner n’importe quelle forme ?
Tant que ça reste sous un certain volume. Au-delà d’un litre et demi environ, je commence à avoir la tête qui tourne. Bon, j’ai vraisemblablement plus de sang qu’une personne normale ... mais ça ne m’immunise pas à une crise d’anémie. J’suis déjà carrément résistante, pour quelqu’un de mon gabarit.

Le natif aux cheveux blonds hocha doucement la tête avec une moue, alors qu’il observait le sabre rouge sombre qu’il avait dans les mains. Ce dernier n’était pas « si » étrange que cela aux yeux de sin, en soit. La forme de la lame était peut-être moins régulière que sur une arme classique, et les motifs « gravés » le long de cette dernière ne lui disaient absolument rien ... Mais à part cela, c’était un sabre tout à fait normal que tenait Sin. Enfin ... à part ... qu’il était rouge. Intégralement. Et pas de la même façon qu’un sabre qui aurait pénétré lé corps de quelqu’un pour en ressortir. Le jeune homme avait vu ce genre de cas, et aurait repéré la différence en un clin d’oeil ...Non, ce sabre là n’était pas couvert de sang. Il était fait de sang. Cristallisé par la jeune rousse qui se trouvait face à lui. Cette dernière, en tailleurs sur le sol, le regardait observer l’arme avec un petit sourire satisfait. Saisissant à pleine main le manche, le jumeau leva lentement l’arme, décrivant un arc de cercle gracieux avec sa lame ... Avant d’accélérer le geste, et d’effectuer plusieurs attaques rapides dans le vide, fendant l’air avec un sifflement caractéristique. Finissant par redresser la lame pour l’observer à nouveau, il hocha doucement la tête ... Puis tendit le manche du katana à sa « propriétaire ». Mais contrairement à ce à quoi il s’attendait, la sacrieur ne tendit pas la main pour récupérer son bien : le cristal se liquéfia dans les doigts du natif, et revint presque de lui-même dans les veines de la tueuse aux yeux blancs, par une plaie ouverte qu’elle avait sur le biceps.

... Tu pourras faire ça après l’avoir repris en main, la prochaine fois ? C’était ...
He he, t’en fais pas mon grand, je doute que je te laisse jouer avec ça tous les jours de toute manière. Posant ses mains sur le sol pour décoller ses jambes du sol, soulevant toute la partie basse de son corps avant de pousser brusquement pour se remettre droite, la jeune femme ricana doucement, croisant les bras.Qu’est-ce que t’en as pensé ?
Léger. Surprenant. Dommage que tu ne puisses pas en maintenir plusieurs cristallisés pour t’en servir.
J’ai déjà essayé, ça se fragilise très vite tout seul ... mais bon, c’est sûr qu’on pourrait se demander si je peux le faire ou pas.
Sin ? Haïzen ? Les deux individus mentionnés tournèrent la tête comme un seul homme vers la chef de groupe, qui s’approchait à pas lents. On a du boulot.
Presque comme si cette phrase avait activé un levier caché, une silhouette perchée dans l’arbre qui surplombait le duo se laissa tomber à terre, se réceptionnant souplement avec un sourire. Rellik, la jumelle de Sin, qui remit aussitôt ses cheveux en ordres avec un large sourire. Parfait ! Qu’est-ce que vous avez trouvé comme contrat madame ?
Tu vas vite perdre ton sourire. S’arrêtant à quelques pas du groupe, la guerrière, hybride de femme et de chèvre, se frotta le menton en regardant sur le côté. D’autres membres du groupe, un peu plus loin, préparaient le repas du midi pour tous. C’est une mission pour une dizaine de personnes, de l’escorte de convoi. Le client veut qu’on protège sa caravane sur deux centaines de kilomètres environs, on devrait en avoir pour quelques jours.
Mhhh ... ça sonne pénible, mais bon, ça reste un boulot quoi. Se massant un peu le menton, la petite blonde releva les yeux vers sa supérieure. C’est quoi l’arnaque, du coup ?
J’en ai bavé pour convaincre le client de nous engager.
En fait, si je n’avais pas été présent, on aurait probablement raté l’affaire. Comme à son habitude, le rônin n’était pas arrivé par un angle qui le rendait facile à détecter, et s’était incrusté dans la discussion avec un naturel désarmant. Croisant les bras sur le torse, il s’arrêta à côté de la chef de guerre, sans pause dans son discours. Heureusement que le client a entendu parler d’un « rouquin basané et tatoué » ayant tué un chef pillards il y a quelques semaines, ça l’a mis en confiance.
C’est ça. En revanche, il m’a dit avoir plusieurs fois affaire à certains hors-la-loi de la région. Et la rapide description qu’il m’a fait de certains me laisse penser qu’il connaît ton visage, Sin.

Le guerrier leva un sourcil ... Puis soupira longuement. Ça n’avait rien d’étonnant : que ce soit sa carrure, ses cheveux d’une pâleur effrayante ou ses yeux bleus, il n’avait clairement pas le profil du natif typique ... Et le fait qu’il se jette systématiquement dans la mêlée faisait de lui quelqu’un sur qui l’attention se fixait rapidement, lorsqu’ils attaquaient un lieu ou un groupe. La jeune tireuse d’élite devant lui se contenta de river son regard au sol ... Avant de tirer une petite moue, relevant timidement les yeux.

Mais ... je suis obligée d’y aller ?
J’aimerais. Toi comme ... Sado-maso ? C’est bien ça ? La rouquine fut interloquée, mais hocha la tête de haut en bas. Ne le prenez pas mal, mais toutes les deux ces derniers jours, vous avez ...
Un léger silence passa dans le groupe : Sin et le rônin levèrent les yeux au ciel, Rellik baissa la tête jusqu’à ce que ses longs cheveux blonds et sa mèche blanche ne cachent son visage, et la sacrieur resta au milieu de tout le monde ... ... On aaaa ... ?
- Baisé comme des lapines avec plusieurs personnes ici présentes et d’autres dans le groupe, et glissé des sous-entendus bien sentis à ce sujet pendant les entraînement.

P-pas obligé d’en faire toute une histoire non plus, c’est ...
Ne le prenez pas mal, vous n’êtes pas les seules à manquer un peu de sérieux. Et je ne vous envoie pas en mission en guise de punition ou d’avertissement. J’aimerais simplement que Sin et le rônin, entres autres, puissent s’entraîner à la pratique du sabre.
Tu aurais quelque chose à nous apprendre ?
En réalité, j’aimerais que tu formes Sin à des méthodes de combat plus ... Expéditives que celles qu’il connaît. Et moi aussi, par la même occasion. Le rouquin fronça les sourcils. La personne en charge dans un groupe de combattants se plaçait rarement du côté des élèves. J’ai manié ma hache-lance pendant bien longtemps ... C’est une bonne chose de me donner un katana en me disant qu’il sera « plus adapté », mais si je ne m’en sers pas bien, c’est un coup dans l’eau.
Dites, pour la mission ... Le ton de la native était probablement bien moins neutre qu’elle ne l’aurait désiré. Déglutissant, elle soupira, mais n’eut pas le temps de reprendre.
Rellik, nous n’avons pas beaucoup de choix ... Nous ne sommes qu’une vingtaine depuis la fusion des bandes, les fonds dont nous disposons sont maigres, et tu pourrais vraiment être un atout, là-bas.

La jeune femme garda le silence pendant quelques instants ... Puis, ouvrit la bouche, comme si elle allait parler à nouveau. Mais quelque chose l’en empêcha. La main de son frère, qui venait de se poser sur son épaule. Faisant volte-face, elle le dévisagea pendant quelques instants ... Puis le poussa d’un geste rageur, partant d’une démarche raidie. Le jeune pillard soupira en se frottant l’arrière du crâne ... Puis pointa sa soeur d’un mouvement de tête en se tournant vers sa chef à nouveau.

J’reviens ... Je vais lui expliquer qu’elle aura pas besoin de me surveiller pendant quelques jours, au moins.
Vas-y. Regardant le jumeau partir, l’hybride se tourna vers la rousse, qui avait passivement observé toute la scène. Haïzen ? Tu la briefera quand elle sera calmée, elle et Edward vont diriger votre groupe.
Oh. Heum. Okay. Je pensais ... peu importe. Ce .... ça arrive souvent, ce genre de scènes ?

Le fossoyeur


Aï, bienvenu dans le monde des jumeaux Nombre. Ils se collent quasiment autant que ma fesse droite à ma fesse gauche lorsque j’entre dans des douches collectives.


Non, hors conditions exceptionnelles je ne les sépare pratiquement jamais ... Même si je devrais, je pense. Leur attachement l’un pour l’autre pourrait devenir contre-productif ...
Je suis sûr que c’est ce que Sin est en train d’expliquer à sa sœur. Grattant son menton imberbe avec un détachement total, le rônin finit par se décoller du groupe, se dirigeant de son côté vers les quelques pillards qui préparaient le repas. Je te laisse lui expliquer de quoi il en retourne pour votre mission Ava’, je vais faire de même avec les quelques personnes que tu m’as mentionné.

La jeune sacrieur observa son homologue en posant ses poings sur ses hanches, soupirant un peu par le nez ... Le natif était un Haïzen « comme les autres » ... Le fun en moins, dans 5 cas sur 6. L’exception à la règle était le marchemort, littéralement le seul alter ego tellement inexpressif que le rônin prenait un malin plaisir à le taquiner et à devenir le boute-en-train du duo ... Ce qui avait des côtés pénibles. Enfin ... Voyant qu’Avallieana s’était accroupie, et avait sorti un parchemin d’un tube à sa ceinture, elle s’installa à côté d’elle, la regardant déplier une carte sur laquelle elle pointa la ville la plus proche.

*     *
*

On passe la première nuit à voyager, histoire de s’assurer qu’on puisse tranquillement arriver au premier point de passage, où on pourra normalement se reposer quelques heures. Arrivée prévue vers ... deux heures et demi, trois heures du matin. Départ juste après le déjeuner, qui se fera vers 11 heures. Pas d’étape à proprement parler jusqu’à la prochaine ville, qui se trouve à environ 120 kilomètres ... On fera une halte en pleine nature. En ville, on se pose une journée, et ensuite, dernier segment de trajet, normalement en une journée là-aussi. Des chevaux dédiés nous accompagnent à l’aller, et nous permettrons de rentrer en à peu près un jour et demi pour le retour. Sur la carte, le trajet suit cette route, traverse cette forêt, on estime la halte dans un coin sauvage pas loin de cette rivière, ensuite la ville étape est là, l’objectif final là. J’ai manqué quelque chose ?
La sacrieur se frotta le menton pendant quelques instants ... Puis hocha négativement la tête. Honnêtement ? ça fait au moins 8 heures qu’on m’a expliqué tout ça, j’en avais oublié la moitié.
Pas beaucoup de tête ? Je connais ça ... t’en fais pas, j’ai l’habitude d’en avoir pour deux.

Renvoyant un sourire à la jeune blonde à côté d’elle, l’élue croisa les bras derrière le crâne avec un soupire ... Elle n’aimait pas la tenue qu’on lui avait prêté. Déjà, parce qu’elle n’était pas de très bonne facture, ni vraiment à sa taille, mais il n’y avait pas mieux en réserve. Et aussi – surtout, en fait ? – parce qu’elle détestait porter des vêtements. Enfin. Trop de vêtements. Ce qui pouvait parfois se définir par « des vêtements tout court », mais ça c’était autre chose. Bref. Rellik, de son côté, portait l’uniforme de garde avec un certain panache. Bon, elle n’avait pas à se déplacer avec : actuellement, elle était assise sur le bord d’une charrette, ses yeux surveillant la route et les sous-bois dans lesquels le convoi se trouvait ... Elle n’avait clairement pas apprécié d’être séparée de son jumeau, mais après un petit temps d’adaptation, son petit rictus moqueur était revenu se poser sur ses lèvres, et elle était redevenue à la fois sérieuse et pleine d’humour, parfaitement à même de remplir la mission. Le client avait l’air d’un riche bourgeois bouffi de fric : pratiquement toutes les carrioles du convoi lui appartenaient ... Presque. Il y avait quelques exceptions, mais en tant que gardes, les filles n’avaient pas vraiment eu droit à beaucoup plus d’infos. Dans le doute, autant les protéger aussi, en résumé ... Le reste des pillards .. Heu, non, des mercenaires désormais, s’étaient réparti le long de la colonne de véhicules : certains étaient à pieds, d’autres étaient à côté des cochers, et un ou deux faisaient de la reconnaissance, ici et là ... Pour le moment, tout se passait bien, alors que le soleil se couchait lentement et que la luminosité diminuait rapidement entre les arbres. En gros ? Tout se passait trop bien. Aussi bien Rellik que l’élue le savaient ... Mais pour le moment, elles restaient détendues. Si d’autres hors-la loi tenaient à arrêter le groupe pour le mettre à sac ... Autant leur donner l’impression qu’ils s’attaquaient à des cibles faciles.
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MessageSujet: Re: De drôle de dames en Kosaten ...   De drôle de dames en Kosaten ... EmptySam 13 Avr 2019, 14:37



Feat. Haizen ~
De drôles de dames sur Kosaten...

Viola's theme

Aujourd'hui, je me sentais pleine de vie. Encore, je restais envahie par la joie et le bonheur, si excitée à l'idée de pouvoir aider ma bien-aimée qui restait silencieuse, et ne parlait qu'avec ses souvenirs et désirs. Nos âmes liées, je pouvais voir tout ce qu'elle souhaitait, alors, loyale envers elle, et souhaitant amoureusement qu'elle devienne la plus heureuse des femmes, je continuais de marcher vers la voie qu'elle prenait. Là était la raison du pourquoi j'avais quitté les terres de Minshu, pour rejoindre la fameuse ville de Bashô Tokai. Pour cela, j'avais pris à l'origine un carrosse royal ne passant guère inaperçu, tiré par des chevaux aux corps ombreux. Le cocher, qui n'était rien d'autre qu'un démon caché derrière une apparence de simple natif, frappait les chevaux pour qu'ils aillent à une allure incroyable, mais moi je restais droite et fière, une rose en mains, humant son odeur en admirant les horizons changer au fil du voyage, mes cheveux détachés s'agitant dans les airs.

Cependant, à mon plus grand malheur, un groupe de bandits s'était jeté sur nous, et avant même que je ne puisse agir, le véhicule était déjà noyé dans les flammes. En voyant que je n'avais rien sur moi, ils s'en étaient allés. Je ne voulais point montrer de l'agressivité à l'égard des autres, pour l'instant du moins. En tout cas, le visage toujours marqué par un sourire, j'avais rassuré Ellen en lui disant intérieurement que tout allait bien se passer, et que je trouverais bien des solutions, ce à quoi elle ne répondit bien évidemment guère. Mais, par miracle, comme si Dieu venait apporter son aide, un convoi marchand était passé tout près de moi, et, voyant mon état misérable, les hommes à l'intérieur avaient bien accepté que je vienne les accompagner jusqu'à cette destination tant attendue que nous avions en commun. J'avais pris le temps de discuter avec quelques hommes à bord, leur disant que je venais de Fuki, le village blanc. J'avais bel et bien une maison là bas, et j'étais plutôt bien vue. Mon accoutrement laissait facilement penser que je venais de ce monde (et aussi, précisément de ce village), donc il n'y avait point de problème à ce niveau là.

Ce n'était pas vraiment le confort. Être sur une charrette en compagnie de quelques personnes et un tas de marchandises diverses, c'était bien changeant du joli carosse majestueux où j'étais. Ayant des origines paysannes, cela ne me dérangeait pas tant que ça, surtout que j'avais gardé mes habitudes avec Fuki. Le temps passa donc tranquillement, jusqu'à-ce que la nuit tombe...
Je restais éveillée, je n'étais pas quelqu'un qui dormait souvent à vrai dire, et l'idée de fermer les yeux en compagnie d'inconnus ne me plaisait pas forcément. Alors je gardais les yeux ouverts, tandis que le convoi continuait d'avancer paisiblement dans les bois. Quelque chose me disait que passer par ce chemin n'était pas une si bonne idée, ce qui me poussait à être sur mes gardes. Quand soudainement, une main ferme se posa sur mon épaule. Je tournai la tête : un homme, à moitié endormi, me marmonnait quelques mots :

Allez ma p'tite daaameuh... Vous defriez dorghmireuh...
Hm, non ça ira. Merci quand même., lui dis-je avec un sourire chaleureux, lui retirant doucement sa main, avant qu'il ne se mette à ronfler comme un porc. Au lieu de me dégoûter, cela eut le don de me faire rire un peu.

Des bruits, dans les buissons. Hm, il était certain désormais, que des hommes nous tournaient autour, comme une proie facile. Je pouvais même percevoir leurs âmes se glisser dans l'obscurité. Ils étaient plutôt nombreux, quinze bandits. Je ne fis rien, les regardant bouger sans un mot, jusqu'à-ce qu'ils bondissent en dehors de leur cachette, assommant quelques gardes et en maîtrisant d'autres. À ce moment-là, je descendis de la charrette d'un bond élégant. Lorsque je fus face à l'un d'eux, ce dernier éclata de rire.

Une femme en robe blanche ! Aux secours, j'ai peuuur !
Vous manquez de talent en comédie mon cher..., déclarai-je innocemment, avant de frapper le sol de quelques coups de pied, faisant sortir des piques gigantesques du sol, empalant le pauvre homme.
GRAAAAARGH !!... KKRRkk... Uughh...!!
Voilà qui est mieux !, riai-je d'un ton candide, en me décalant un peu pour éviter d'avoir du sang sur moi. Oh... Hors de question de me salir ! Je me suis toute bien préparée pour mon rendez-vous !~

Je me tournai ensuite vers deux-trois hommes qui m'entouraient. Ils étaient... Horrifiés. Les mains derrière le dos, je les regardais sans montrer de dangerosité, malgré le crime tout frais qui s'était produit devant mes yeux.

U-un... Un m-m-m-monstre...!
Qu'est-ce que c'est ?! Une Onryo ?!!
Pitié... Je savais qu'il ne fallait pas s'attaquer à ce convoi !!
CRÉTIN ! C'est TOI qui nous l'as recommandé !!
JE SAIS !!!

Paralysés, ils n'arrivaient pas à bouger. Je claquai des doigts, et des mains géantes et visqueuses vinrent frapper à mort les trois attaquants. J'avais pris soin de reculer encore une fois, pour éviter de me tâcher de rouge. Huhu... Les vilains garçons sont toujours punis !~
D'autres, qui avaient visiblement observé l'horrible scène, s'étaient enfuis à toute allure.

----------------------------------------------------------------------

15 ennemis : 4 morts, 3 enfuis. 8 restants.


Techniques utilisées :

復讐...最後に... Fukushū... Saigo ni... Vengeance... Enfin...
Ellen fait apparaître plusieurs mains ténébreuses qui sortent du sol pour frapper l'ennemi un moment avant de disparaître. Une dernière se forme pour compresser les os de l'ennemi.
Niveau d'utilisation minimum : 50

信念 Shin'nen Condamnation
Des lames sortent du sol pour empaler violemment les ennemis présents.
Niveau d'utilisation minimum : 40

魂の奪取者 Tamashī no dasshu-sha Dévoreuse d'âme
Le pacte avec Akuma a transformé Ellen en dévoreuse d'âme. Elle peut repérer et reconnaître une âme environnante, et la corrompre (et la dévorer).
Effet : Marche sur joueur de même lvl ou moins, nécessite autorisation joueur pour au dessus. Marche sur pnj de rang 4 à 6.
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MessageSujet: Re: De drôle de dames en Kosaten ...   De drôle de dames en Kosaten ... EmptyLun 22 Avr 2019, 23:30

L’attaque survint à peu près « comme prévu » : par là il fallait comprendre que les bandits surgirent quasiment en même temps après un signal connu d’eux seuls. Enfin ... Le choix le plus probable, selon Rellik, était le hululement – assez mal imité – d’une chouette, mais elle n’eut pas spécialement le temps de faire partager cette réflexion qu’elle dû mettre en joue son arbalète lourde, et tirer un carreau. Ce dernier transperça l’épaule d’un des pillards venant juste de sortir des fourrés : l’impact le renversa sur le dos, et le morceau de bois lui transperçant l’épaule le fit hurler de douleur. Elle n’avait pas cherché à tirer pour tuer ... heureusement pour lui. L’instant d’après, des combats commençaient tout autour des différents véhicules, les mercenaires criant l’alerte tandis qu’ils engageaient les hostilités. Du moins, ceux qui n’avaient pas été assommés ou maîtrisés en un instant ... La sacrieur pesta en remarquant plusieurs de ses camarades être neutralisés dès les premières secondes, et dû se jeter à terre pour éviter une lame de jet. Elle aimait ressentir la douleur, mais pas perdre un œil pour autant. Se relevant aussitôt, elle fonça avec un grognement rageur vers un des pillards, qui l’observa ... Et ne put s’empêcher de se gausser en la voyant sans arme. Tentant de lui envoyer un coup de hache, il regretta cependant son geste lorsque la rousse saisit l’arme sous la cognée pour la bloquer, et lui administra une droite dont la force le fit clairement vaciller sur ses appuis. Tirant sur son arme pour lui faire glisser hors de la main, la rouquine reçut ... Un galet au niveau de l’arcade, qui la fit reculer et pousser un juron. Gardant un œil fermé à cause de la plaie qui (en langage fleuri) pissait le sang, elle avisa un gringalet armé d’un gourdin et d’une fronde, pour lequel elle passa très clairement son pouce sous sa gorge. L’homme face à elle tenta de la poignarder. Elle esquiva d’un pas sur le côté, et le frappa avec le revers de la cognée, l’assommant sur le coup.

J’ai horreur de ... Rhaaa, pourquoi les couteaux rouillés sont si populaires chez les criminels de base étage !?


Palceke cé pochèle ma fwoi ! Deux charrette devant, à droite de ton fougueux prétendant.


Observant la direction indiquée avec un peu plus d’attention, la sacrieur plissa un œil, et balança sa hache avec violence. Cette dernière, qui décrivit un arc-de-cercle quasiment plat dans les airs, percuta la cuisse d’un malfrat et se planta dedans jusqu’au manche quasiment. L’homme, qui avait bloqué un mercenaire contre une charrette et était sur le point de lui refaire le faciès façon pelote d’épingles, hurla de souffrance en se crispant subitement, sans perdre l’équilibre. Enfin, du moins, sans perdre l’équilibre à ce moment là, mais un carreau d’arbalète qui lui cloua le bras au torse le souleva de terre et remédia au problème. Jetant un coup d’œil à la tireuse d’élite blonde, et à sa lourde arme qui devait être bien difficile à manier proprement vu sa taille et sa puissance, la sacrieur ricana et partit ensuite en courant vers celui qui lui avait recoloré la moitié du visage en vermilion. Ce dernier, qui avait réarmé sa fronde dans la précipitation, lui balança un second caillou : la guerrière maso le dévia avec son avant bras, sentant parfaitement le projectile de pierre la percuter à pleine vitesse, même s’il ne fit aucun dégât sérieux.

La seconde d’après, elle était sur son adversaire, et levait la main vers son visage. Manipulant le sang qui lui maculait une joue et oreille, elle sembla lui donner vie, tandis qu’elle le faisait brusquement « glisser » entre ses doigts et s’y cristalliser, formant une lame fine et tranchante. Le jeune homme chercha à la frapper d’un coup de gourdin horizontal : elle passa dessous ... Et s’entailla elle-même au niveau des côtes. Se redressant en reculant un peu, jouant avec sa lame sans manche, la sacrieur observa la perplexité qui gagnait le bandit en voyant sa tenue se tâcher de rouge ... Jusqu’à ce qu’elle ne manipule tout ce sang – dans lequel elle jeta son arme – et ne forme un ... « troisième bras ». La vision sembla déstabiliser le voyou, qui ne pensa pas à remettre sa garde en place. Un crochet lui percuta la joue gauche, un uppercut le menton, et un direct le foie. En même temps. Finissant les bras croisés et projetant son adversaire dans les airs sur un mètre ou deux, la jeune sadique fit disparaître son troisième membre avec un sourire, se tournant vers un premier ennemi ... Mais s’interrompit avec une grimace.

PAS UN GESTE ! Toi, la tireuse, tires ton carreau dans le ciel, immédiatement !
J-je suis désolée Rell’, je-
La FERME toi ! Sinon j’te saigne, tu m’entends ? Et la blonde, si tu tiens à ta pote, tu fais ce que je viens de demander !

La rousse soupira. Un des bandits avait pris en otage une des gardes, lui faisant une clef de bras d’une main et lui tenant une lame recourbée contre la trachée, un peu de sang commençant déjà à couler d’une légère incision. Rellik, malgré les ordres très clairs du bandit, restait de marbre, immobile et neutre d’expression alors qu’elle tenait le duo en joue ... Mais elle finit par débloquer son souffle, et retirer sa main de la détente pour la décaler le long de la crosse. Manipulant ensuite doucement l’arme lourde, elle la pointa vers le ciel, la tenant seulement de la mauvaise main pour tirer. Le brigand pointa aussitôt sa lame vers elle, vérifiant à sa gauche que l’élue rousse ne bougeait pas.

Très bien ! Restes en retrait toi aussi ! Cette attaque aura pas été un fiasco complet ... On v-

La phrase du malfrat ne fut jamais terminée. En effet, un « cailloux », même si le morceau de roche faisait en réalité plutôt la taille d’un gros poing fermé, venait de lui percuter le crâne avec tant de force que le roc avait fait éclater chaires et os pour s’enfoncer profondément dans son cerveau, tandis que la tête toute entière était déportée vers la gauche et faisait craquer la nuque sous la violence du choc. Un œil sauta même de l’orbite qui l’abritait, et le corps sans vie resta un instant sur ses appuis ... Avant de s’écrouler sur lui-même, laissant la garde partir vers l’avant. Courant sans même se retourner, elle se jeta presque dans les bras de rellik, qui sauta du véhicule sur lequel elle se tenait pour la réceptionner. Tandis qu’une des deux gardes cherchait à rassurer l’autre, qui était à la limite de la crise de panique après ce bref épisode, l’élue rousse regarda un autre mercenaire débarquer à la droite du dernier cadavre en date, passant entre deux véhicules et observant sa victime. Elle n’eut pas besoin de beaucoup observer pour reconnaître le jeune Edward Hordika, le seikaijin à la force ... Plus qu’impressionnante. Ses cheveux noirs tâchés de rouge aidaient. Les yeux rubis aussi. Ayant une expression incroyablement neutre pour quelqu’un ayant fait exploser le crâne de quelqu’un, et ayant une flèche encore plantée dans le biceps, le jeune homme tira sur cette dernière, l’arrachant d’un geste sec, et vérifiant que la pointe était toujours dessus avant de la jeter à terre. Il se tourna vers un dernier pillard, qui regardait la scène de loin ... Ce dernier poussa un petit cri, et fit demi-tour pour commencer à fuir. Un projectile de sang beaucoup plus rapide que lui le percuta en plein milieu du dos et l’envoya à terre, où il resta allongé sans bouger. Tournant la tête vers l’élue aux yeux blancs qui venait de faire cela, le jeune homme la remercia d’un bref mouvement de tête, avant de se tourner vers la droite. Le son des combats cessait, et plusieurs « hourras » de joie indiquèrent que tous les bandits avaient été mis en déroute, assommés ... Ou envoyés dans la tombe. Le client, un sabre à la main et du sang sur le bras gauche, se rapprochait d’ailleurs avec un air relativement contrarié.

Et bien ! Je vous paie pour qu’on se défende nous-même ?
Nous étions en sous-effectifs. Des blessés graves ou des morts à déplorer ?
Qu’en sais-je, c’est votre travail ça mon vieux.
Ce n’était pas à vous que je parlais.

Le client, dont le visage était déjà rougi de colère, donna l’impression qu’une des veines sur sa tempe allait exploser lorsque le jeune homme se détourna de lui, observant un de ses collègues. Ce dernier, escaladant rapidement un des charriots, observait la situation à l’avant et à l’arrière depuis le toit ... Il sauta souplement au bout de quelques instants.

J’ai repéré deux personnes avec un uniforme qui ne se relevaient pas. Aucun passager, vu de là-haut. Sinon, en grande partie des bleus et des bosses ... Ils n’étaient pas très bien armés.
Caressant la lame de sa hache à sa ceinture, le jeune homme acquiesça doucement ... Puis se tourna vers le client. On va prendre 10 minutes de pause, le temps de calmer les bêtes, s’assurer que personne n’a besoin de soin urgent, et que les véhicules n’ont pas été endommagés ou « investis » pendant les combats. Je garde un des chevaux de réserve ici, je rejoindrais le convoi d’ici quelques heures.
Vous pensez rester ici ? Mais pour quoi faire ?
Le jeune mercenaire s’approcha de la charrette à côté de lui, et la fouilla rapidement pour en sortir une pelle. Enterrer ceux qui en ont besoin. Rellik ? Tu prends le commandement jusqu’à ce que je vous rejoigne.
Mais vous n’y pensez pas ! Et si d’autres bandits vous tombent dessus ?
Je leur souhaite bonne chance.
Voyant que le jeune homme s’éloignait, le client allait rajouter quelque chose, mais une petite tireuse d’élite lui tapota l’épaule en lui faisant un doux sourire. C’est pas la peine m’sieur Kobayashi, Ed’ est pas super expressif mais par contre il est têtu. Et il s’en tirera sans problèmes, ne vous inquiétez pas. On ferait mieux de suivre ses consignes, pour le moment ... Les pillards vont probablement nous laisser tranquilles pour quelques temps, mais il ne faudrait pas qu’on tarde trop. Je m’occupe de briefer les autres gardes, je vous laisse vos subordonnés.

L’individu enrobé, encore un peu grognon, tira une moue ... Mais le sourire de la jeune femme à côté de lui finit par venir à bout de son envie de rouspéter visiblement, et il approuva d’un grognement. Rellik le délaissa alors, son sourire se fanant aussitôt qu’elle eut le dos tourné, et répéta à voix haute les ordres qu’avait donné Edward un peu plus tôt. Haïzen, de son côté, s’assura que sa tenue n’était pas plus tâchée de sang que cela. Elle avait prévenu que ses habits finiraient forcément en piteux état ... On l’avait forcé à en enfiler quand même. Bah ... Soulevant son haut le temps de décrocher une des bandes superflues qui lui passait autour de la poitrine, elle pansa sa plaie au ventre, cristallisa un peu de sang dans le tissus pour rendre l’ensemble hermétique, et remis sa tenue en ordre avant ... De réaliser qu’elle faisait partie des gardes, et qu’elle aussi pouvait participer aux « vérifications ». Mains dans les poches, elle s’assura que les bandits qui avaient été tués étaient bien morts, que ceux qui n’étaient qu’inconscient avaient les mains ligotées dans le dos, et ... S’interrompit dans ses besognes en tombant sur un groupe de 4 cadavres. Parce que ça, comme plaies, c’était moche. Elle n’en ressentait pas le moindre malaise bien entendu, mais son œil critique ne pouvait s’empêcher de se dire que personne n’aurait pu infliger de telles blessures avec une arme blanche classique. Ou alors il aurait fallu s’acharner de façon assez inquiétante pour la santé mentale de l’attaquant. Sur trois personnes à la fois. Qui n’avaient pas été tuées bien loin les unes des autres : il fallait supposer « en même temps » donc, sans quoi elles auraient sûrement pris la fuite. Bon, il y avait aussi celui qui était empalé façon « super brochettes », indice de plus s’il en fallait pour indiquer qu’il y avait du magicien bien louche dans les environs. Bien louche ... Mais dans leur équipe, la rousse ressentait donc une sérénité inégalée à cette déduction. Se tournant vers un groupe de natifs, assis dans une des charrettes à côté du charnier, elle les apostropha avec un petit sourire.

Hey, heum ... à tout hasard. Vous auriez pas qui a fait ... Elle désigna vaguement le massacre d’un geste. Vous savez. Ça. Parce que je doute que c’était quelqu’un de chez eux. J’demande par curiosité hein, c’est pas comme si ça allait vraiment avoir des répercutions ...

Un natif, blanc comme un linge, pivota lentement vers la sacrieur. Visiblement, aussi bien lui que les personnes dans sa charrette devaient avoir assisté à la scène, parce qu'ils n'en menaient clairement pas large.

C'était ... C-c'était une jeune femme ... B-blonde ... P-pas du c-c-convoi à la base ... E-elle avait l-les y-yeux verts e-et une r-robe bl-blanche. O-on aurait dit ma f-fille, e-elle était jeune ...


Mes amis, bienvenu sur Kosaten ! Les dieux peuvent être maudits, les héros les plus prestigieux débarquent assez faibles pour se faire tabasser par des enfants malades, la météo et les saisons sont géostationnaires – ce qui n’a aucun sens putain – et les jeunes paysannes en robe blanche fleurant bon la rose peuvent visiblement faire des carnages sans le moindre souci. Tout va très bien.


La jeune sacrieur, plutôt que de répondre à voix haute, préféra lever la main et se mettre une pichenette sur le front. Cette dernière fut – accidentellement – assez puissance pour la faire saigner, mais qu’importe. L’élu venu du futur connaissait la signification du geste.


Et après on me demande pourquoi j’te vitrifierai la planète entière au plasma si j’avais une flotte spatiale sous la main... ‘fin bref.



D'accord. Hum, ne vous en faites pas, je m'appelle Haïzen, et je fais partie des ... « gardes » qui protègent le convoi. Je suppose que ça se voit. Elle regarda son uniforme un instant, ricanant, puis releva le visage. Tout va bien désormais, la situation est sous contrôle. Et donc, où elle est, celle à qui on doit ces quatre personnes ... « Dé-vivantisées » ?
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MessageSujet: Re: De drôle de dames en Kosaten ...   De drôle de dames en Kosaten ... EmptySam 10 Aoû 2019, 17:15

Attendez que je comprenne. Vous avez invité cette demoiselle dans le convoi en voyant qu’elle marchait sur la route. Vous l’aviez accueillie dans cette charrette avec vous. Lorsqu’elle a vu qu’il y avait des bandits hostiles, elle est descendue comme une fleur et en a tué 4 sans qu’ils puissent faire quoi que ce soit. Et vous lui avez dit de partir ?
C’était une démone ! Une création du royaume des morts ! Ça se voyait qu’elle a pris plaisir en tuant ces gens !

Au moins, il avait cessé d’être terrifié au point de bégayer, ce qui était une bonne chose … En revanche, le natif à qui Haïzen posait des questions avait clairement pris une décision qu’elle regrettait. Et tous ses petits camarades, tremblant vaillamment de peur les uns contre les autres, approuvaient avec une motivation exaspérante. Soufflant un peu par le nez et se massant les tempes de ses deux mains, elle laissa passer quelques secondes … Puis se releva du banc sur lequel elle s’était installée, se dirigeant vers la sortie.

Je vous jure, elle nous aurait tué aussi en un éclair !
Hun, sûrement.

Sautant à terre, la sacrieur observa autour d’elle quelques instants … Ces cadavres étaient vraiment moches. Mais rejeter la personne qui avait fait ça parce que ses pouvoirs étaient trop horribles … enfin bon. Ce n’était pas la peine de regretter maintenant : la rouquine n’avait pas vraiment l’autorité d’intégrer quelqu’un ou pas au convoi, et elle n’avait clairement pas la motivation de partir poursuivre une jeune fille dans les bois pour la faire revenir ici. En prime, elle se débrouillerait sûrement très bien seule.

Remontant le convoi jusqu’au carrosse de tête (quasiment), la sacrieur perçu une crinière blonde qui volait au vent nocturne … Et bondit pour se retrouver à côté d’elle sur le toit, se réceptionnant presque sans bruit. Avec un peu de chance, l’occupant de la voiture ne l’avait même pas vu. Rellik, elle, tourna un instant la tête vers la rousse, puis regarda de nouveau devant elle. Lentement, le convoi se remettait en marche suite à un ordre qu’elle avait donné une minute ou deux plus tôt, et ils reprendraient vite leur allure de croisière.

La place est prise ?
La blonde souffla par le nez sans voir la moindre once de sourire déformer ses traits, et haussa les épaules avant de hocher lentement et une fois de la tête.
ça a l’air de t’avoir refroidit cette attaque, cocotte. Se mettant en tailleurs à côté de la tireuse d’élite en évitant de faire trop de bruit, elle se laissa aller en arrière, posant ses mains derrière elle pour se soutenir. T’as raté une de tes cibles ?
… Non. Mais … ça fait bizarre de me battre sans Sin. Même si tu remplis assez bien son rôle, c’est vraiment lui que j’ai l’habitude de couvrir … Et puis, je n’ai pas réagi assez vite tout à l’heure.
Pour l’attaque ?
Pour la prise d’otage. La tireuse d’élite pris ses longs cheveux dans ses mains, et les arrangea légèrement pour les placer entièrement dans son dos, ne prenant pas la peine de les nouer ou de les attacher cependant. J’aurais dû tirer sans hésiter. Pas lui laisser le temps de mettre sa lame sous la gorge de cette fille.
Rho, t’es vache avec toi-même. Avec le joujou que t’as, une erreur d’un ou deux centimètre là où tu étais … et tu enfonçais un bout de bois pointu bien profond là où je pense dans l’otage.


Tu pensais au visage ?


La sacrieur hocha la tête positivement, tandis que la roublarde, qui ne la regardait même pas, haussait les épaules. Quelqu’un s’est quand même retrouvé en danger et j’ai hésité. Je n’aurais pas dû. Si Ed n’avait pas été là pour nous couvrir …
Un autre garde aurait fumé cet abruti de la même façon. Il ne devait pas rester plus de 2 ou 3 personnes dans son camp, et aucune n’aurait pu lui venir en aide … Et il n’était pas si prudent que ça. 10 secondes de plus et je lui choppais le poignet pour dévier sa lame, avant de le lui péter en 5.
Et t’aurai fait ça comment, à 20 mètres de lui ?

La sacrieur eut un petit ricanement, alors qu’un flot de sang lévitait depuis sa plaie à l’abdomen pour venir caresser la joue de la blonde. Cette dernière frissonna de surprise, mais souffla juste lourdement, ne faisant même pas un geste pour dévier le sang. Rétractant ce dernier avec un rictus, Sado-maso resta muette pendant quelques instants, laissant la blonde à côté d’elle dans ses pensées … Avant de se redresser pour que sa tête n’arrive à peu près au même niveau que le sien.

Dis, c’est vrai ce que m’a dit le natif ?
… Sois spécifique ? Quasiment tous ceux que je connais correspondent à cette description.
Oh. Vrai. La rousse pouffa, puis reprit. Haïzen. Le rônin.
… Il va aussi falloir spécifier ce qu’il a dit ma grande.
Que tu avais une cicatrice … Sur le bas ventre, pas loin sous le nombril … Tu sais. Le genre qu’on voit lorsque tu prends un bain, ouuuu-
Il a précisé que j’avais pas envie d’en parler, aussi ?
L’élue basanée ricana malgré le ton sec de la blonde, hochant la tête. En effet ~ Mais je n’avais pas forcément envie d’en discuter avec toi.

La tireuse d’élite, dont la mine était devenue boudeuse depuis quelques instants, fronça un sourcil en se tournant lentement vers la rousse. Cette dernière, qui la fixait de ses yeux blancs (du moins la mercenaire en était presque sûre) haussa deux fois les sourcils d’une manière relativement suggestive.

Alors quoi ?
Tu me laisserait la voir ?
… Pendant qu’on … Prendrait un bain ?
Je pensais à un autre contexte. Tu sais, famffphh phh bvvbvv.

La main gantée de la tireuse d’élite s’était placée sur les lèvres de la sacrieur à toute vitesse, mais cette dernière n’avait pas arrêté de parler pour autant. Ou en tout cas, pas immédiatement. La blonde avait plissé les yeux, et s’était rapprochée pour continuer à voix basse.

T’es pas bien oui ? On est sur le toit du carrosse d’un client, parles pas de ce genre de choses aussi fort ! Elle lui relâcha la bouche, se reculant un peu mais gardant les yeux plissés. En plus … On est deux femmes …
… Et ?
Baah, eeet … C’est … Pas comme ça que ça marche ?

La rousse laissa son sourire en coin s’élargir, ce qui augmenta encore un peu la perplexité de la tireuse, ce qui étira encore le sourire de la berserk … Jusqu’à ce qu’elle ne se mette à pouffer dans sa main, et ne secoue un peu la tête sur les côtés avant de croiser les bras.

Donc tu es en train de me dire … Que tu n’as jamais rien fait avec une autre femme ?
Je dirais bien « parce que toi si ? », mais visiblement c’est effectivement le cas … La mercenaire avait toujours les yeux plissés, repassée de « surprise » à « grognon » en un clin d’œil. Elle détourna cependant le regard au bout de quelques instants, soufflant par le nez. Bon … Peut-être … une fois ou deux … Une fois où j’avais fait un truc de groupe, et … Les garçons nous avaient encouragés, moi et l’autre fille, à nous … embrasser et toucher un peu la poitrine. Mais ça va pas plus loin. C’est pas allé, je veux dire.
Et t’en as pensé quoi ?
… T’as vraiment envie de me sauter dessus.
Retires le « dessus » ~ Et non, mais je trouve ça mignon, de confronter ma mentalité venue d’un autre monde à la tienne … Enfin. Je trouve ça rigolo. L’élément mignon dans l’histoire c’est toi.
Rho, arrêtes … La blonde avait un peu détourné les yeux, sa mèche blanche lui tombant devant le visage alors qu’elle rougissait légèrement. Quelqu’un ici n’était pas habitué à être courtisée de la sorte. Et … C’était … Pas mal.
Et ça te tenterait de recommencer ?
… Tu sais que c’est extrêmement mal vu comme pratique ?
J’ai pas dit « recommencer devant tous et toutes » non plus. Et puis, on peut attendre de ne pas être sur le toit du carrosse d’un client, bien sûr.
La blonde souffla par le nez, amusée, mais gardant un air sérieux … Elle haussa cependant les épaules, et se remit à regarder devant elle. Mh. J’y réfléchirais.

La sacrieur se laissa confortablement aller en arrière, croisant les mains derrière la tête en fermant les paupières.

Prends tout ton temps, cocotte … Et réveille-moi si tu vois du grabuge.

*     *
*

Au final, le reste du voyage se déroula sans incident notable. Le convoi ne subit aucune attaque supplémentaire, Edward revint avec le reste du groupe quelques heures après leur séparation, et la complication la plus majeure du trajet fut la traversée d’une rivière dont le pont avait été détruit, ce qui leur rallongea le voyage de quelques kilomètres. La sacrieur ne réitéra pas sa demande à Rellik, avec laquelle elle passa ceci dit la plupart de ses jours et nuits : même si la blonde n’était pas particulièrement extravertie, elle supportait mal de ne pas avoir une présence à ses côtés … Et la rousse, elle, s’ennuyait à mort lorsqu’elle ne pouvait pas s’entraîner, manger, ou au moins discuter un peu de choses et d’autres. Elles se contentèrent cependant majoritairement de jeux de cartes ou de dés, pour occuper leur « temps libre » … L’environnement du convoi n’était pas très propice à l’intimité.

Pour le reste, que dire de plus … Il aurait pu s’agir d’un convoi spécial et particulier, mais une bande de paysans effrayés avait chassé l’autre élément principal de l’intrigue.

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