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"La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18)
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Lawrence Von Halmer
Lawrence Von Halmer ¤ Inconnu ¤

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MessageSujet: "La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18)   "La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18) EmptyLun 17 Juin 2019, 15:47

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Présentation de Lawrence Von Halmer
Univers d'origine : Personnage original
Âge : 26 ans
Sexe : Homme
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux mis long de couleurs blanche, bien coupés, bien ordonnés, plutôt soignés, dont les mèches de devant cachent un front un peu plus large que la moyenne.
Couleur de yeux : Un bleu très clair.
Style vestimentaire : généralement assez incertain, mais on peut parfois le voir avec une salopette. Sinon, Il porte très souvent de grand vêtement chaud, voire hivernaux. Très frileux, on le voit parfois avec une écharpe en été, quand il va faire les courses dans un endroit réfrigérer. Sinon, Il porte souvent des t-shirt ou des pulls un peu weeb/dark, genre avec des citation de manga flippant dessus et tout..
Corpulence : Mince, mais disposant tout de même d’un minimum de muscles. Il mesure 1m70. Globalement, son corps est presque normal, mais ses vêtements larges lui donnent un peu un air plus fragile qu’il ne l’est vraiment.
Teint de la peau : pale, presque blanche. Son visage semble presque maladif parfois.
Visage : un petit nez en trompette relevé, des yeux aux formes assez définies, semblant un peu cruel ou blasé
Emplacement du cristal Tenshin:  Dans le bas du dos
Autre : (tatouages, percings, signe distinctif, etc.) titube de temps a autre, sans raison apparente. A une petite cicatrice sur le coin de l’œil gauche, et quelques autres sur le corps, dus a des brulures diverse ou à des blessures de tazer. L’observateur attentif pourra aussi en plissant bien les yeux, remarquer de vielles traces de griffures ou de morsures.
Résumé de l'histoire



A nouveau, Lawrence Von Halmer entre dans la pièce de la jeune psychologue. C’est un endroit agréable, qu’il a apris a apprécier, d’autant plus que c’est la seule dans laquelle il a le droit de ne pas être attaché.
« Je vous en prie, installez-vous, Von Halmer. »

Le regard du jeune garçon balaie la pièce. De larges fenêtres laissent entrer la pale lueur d’une journée sombre et humide, rendant très spéciale, pour le garçon, l’ambiance paisible de la salle. À pas lents, il descend les trois marches qui séparent la porte du reste de la pièce, et pose les pieds sur l’épaisse moquette rouge qu’il a temps foulé depuis son arrivée en prison. Un frisson le parcourt, et il serre les dents. Le large fauteuil sur lequel il se pose d’habitude a, comme toujours, été remis en place, et comme toujours, le jeune homme en fait le tour une fois, prenant calmement ses marques, avant de le saisir par le dossier et de le faire glisser jusqu’à ce qu’il soit à une distance acceptable de la cheminée. Après s’être bien assurer que la chaleur des flammes atteignait bien sa place, il s’enfonce confortablement dans le cuir.
Finalement, après avoir pris une minute à réfléchir, les yeux clos, le son d’une cloche sonne, venant du coin de la pièce, d’un interstice séparant la bibliothèque et la fenêtre. Une horloge, plus vielle, sans doute, que la prison elle-même, c’est décider comme toujours, de célébrer l’entrée de Lawrence par huit coups réguliers, qu’il laisse passer, immobile, attendant que les vibrations profondes produite par la vielle cloche disparaissent.
Après un petit moment, il porte finalement attention à son interlocuteur.
Il ne le connaît pas.
Dans ce contexte, cela dit, c’est sans doute logique.
« Encore un ? Vous pouvez m’appeler Lawrence. »

« Et oui, encore un, Lawrence. Un nouveau règlement a été mis en place pour vous. Le premier psychologue que vous avez vu ici à tenter de vous libérer et c’est suicidé après à peine deux mois. »

« Comme le temps passe. »

« Ça vous a fait plaisir de la voir se donner la mort ? »

« Non. J’ai été triste de l’apprendre. Je ne voulais pas sa mort. »

« Pourquoi l’avez-vous manipulée ainsi ? Elle était jeune. Elle avait encore du temps devant elle, et venais à peine d’être prise dans le métier. »

Difficile de dire si le psychologue tentait de faire naître le remords à son patient, ou s’il voulait vraiment en savoir plus sur lui. Pourtant, l’homme qui lui faisait face ne laissait pas paraître une émotion. Il disait avoir été triste, mais c’est à peine s’il avait cligné des yeux aux questions de son interlocuteur.

L’avis de Lawrence était cela dit, déjà arrêter. Ce psy était un amateur, ou un très mauvais psy, difficile à dire.

« J’avais besoin d’elle, c’est tout. Mauvais endroit, mauvais moment. J’aurais bien présenté mes condoléances à ses parents, mais je serais étonné qu’ils soient contents de ça.
Et puis je ne l’ai poussée à rien directement. Elle a pris elle-même ses propres décisions. Je n’ai fait que l’aider dans une période de sa vie ou elle ne savais plus trop ou elle en était.»
Le psy poussa un soupir. Il s’était attendu a cette réaction. Mais elle ne l’arrangeait pas malgré tout.

« Racontez-moi un peu votre histoire. »

« Encore ? Vous n’avez pas lu mon dossier ? »

« Elle l'a brûlée avant de chercher à vous aider. »

« C’est con. Si vous vous suicidez, laissez le tranquille, ça m’ennuiera moins. »

Un silence s’installa, et prit son aise un moment. Lawrence eut un vague rictus amusé, haussant un sourcil. Il ne s’agissait même pas une menace, et voilà que le « professionnel » devant lui perdait déjà ses mots face à une blague de ce genre.
Finalement, le psychologue se décida à prendre la parole à nouveau.

« Donc ? »

Lawrence émit un léger ricanement un instant, avant de pousser un soupir. Il ferma les yeux, posant à nouveau sa tête contre le dossier de son canapé. Paisiblement, il prit un moment pour apprécier la situation présente. La chaleur du feu se rependait lentement en lui, engourdissant ses muscles les uns après les autres, comme une vague de froid.
Lawrence aimait cet endroit. Bien que la mélancolie aimât à le gagner ici. Ça le rendait plus sensible, il n’aimait pas ça.
Une minute s’écoula, puis une autre. Un froissement de cuir et de tissus attira un instant l’attention de Lawrence. Son psychologue, perdait-il déjà patience, ou était-il simplement mal installé ?

« Par quoi commencer. »
Débuta Lawrence.
« Je suis né en 2065, une cinquantaine d’années après le crash économique, et autant après la crise écologique. On, c’est bien rattrapé, en si peu de temps ; on arrive déjà à re pourrir notre planète comme avant.
J’étais un gamin comme les autres. Enfin. J’entends par là que je fus habitué aux mêmes routines. La vie en intérieur, les masque à gaz, les uniformes d’après-guerre... Vous vous rendez compte à quel point les enfants sont bridés dès la naissance de nos jours ? Enfin.
À peine avais-je poussé mes premiers cris qu’on me diagnostiqua comme, et je cite ce qu’on m’a dit « complètement fichus ». Mes organes étaient sensibles, trop. Et comme a l’époque, la moitié des gamins étaient trop sensibles à la pollution, ils finissaient par crever bêtement.
Mais j’ai survécu. Me demandez pas pourquoi, moi-même, j’aurais préféré éviter. »

« Quand vous est venue cette image si pécimiste de la vie ? »

« Très tôt, je dirais. À l’époque, il y avait un dessin animé que j’aimais bien a la télé. Un genre de sentaï en image de synthèse. Un truc japonais. Ils ont vite arrêté la diffusion à la télévision allemande. Le type ne parlait que de liberté et de faire ses propres choix… Ça n’arrangeais pas les parents à l’époque. C’est là que je me suis rendu compte que plus personne n’était libre. J’avais quoi ? Cinq ans ? On était quand. En septembre ? Fin septembre ? Et j’avais déjà commencé à m’dire que l’monde était complétement dans la merde. J’ai commencé à m’intéresser aux raisons qui causaient mon ennui. L’enfermement, les masques, tout ça. Je suis tombé de haut quand j’ai appris pour la guerre. Un truc pareil. Putain, rien qu’d’y penser ça m’fait mal. Les expériences sur les humains, les drogues de combat, les cyborgs... Qui a bien pu avoir ces idées à la con ?
Mais ouais. A cinq ans, j’avais lu des trucs abominables que je n’aurais pas du voir. Ça a pas été un déclic tout de suite. Je me suis dit que c’était une erreur des hommes. Que ça arrivait.
Connerie ! Toutes les tranches de cinquante – soixante-quinze ans, l’humanité est ravagée par une guerre genre, bien véner, et ils disent toujours que c’est la der des ders.. La vérité, c’est que dans dix à vingt-cinq ans, vous ou vos gamins seront dans des tranchées en train de chier dans leurs casques. »

Le garçon marqua une pause lorsque son regard si dirigea vers la fenêtre. Il commençait à neiger dehors.. Il devait être bien loin du monde, pour que la neige puisse encore tomber…

« … Enfin. En me voyant m’intéresser à ces trucs, mes parents se sont inquiéter. Je les comprends. Ils m’ont envoyé chez un psy pour faire un test de QI, quand j’avais dix ans. Ils ont pris leurs temps, vous me diriez. Et ils auraient plutôt dû m’y envoyer pour ma dépression naissante, mais bon. »

« Aujourd’hui, le dernier test annonce que vous avez un QI de près de 300.. C’est très impressionnant. Surtout pour un homme de l’hémisphère nord. »

« Je sais. Après la catastrophe économique de 2026, les pays du Nords sont petits à petit tomber de plus en plus bas, en terme d’économie, de QI, tout ça.. La chine a baisé tout le monde. On avait déjà des signes dans les années 10. Le qi des gamin devenais de plus en plus pitoyable d’année en année dans l’hémisphère nord, et de plus en plus haut en asie. À force d’entretenir une politique et une mentalité d’abrutit assisté, c’est ce que les gamins sont devenus. Des abrutis assisté. Ça leur a fait tout drole de se retrouver a devoir aller a l’usine pour faire des chaussures et des téléphones plutôt que d’aller regarder leur télé-réalité a la con.. Enfin. J’exagère. Les usines, c’est pas arrivé avant l’incident de 43.

Quand j’ai vu ça, j’ai d’ailleurs tiqué. À l’époque, j’étais a 270 de QI.. Autant dire que ça carburait sec la dedans. Y’avait des signes partout que les pays du nord perdaient toutes leurs forces, et personnes ne faisait rien. Pire, les présidents semblaient tout faire pour que la tendance continue, sans doute pour pouvoir profiter de leurs peuples plus facilement. Ça a dus leur faire bizarre de devoir sucer les Chinois après leurs conneries. »

« C’est un peu extrême, comme propos.. »
« Non, c’est la vérité. Les Chinois sont devenue la première puissance mondiale, et de très loin, et ils ne sont pas près de redescendre d’ailleurs, vus comment eux traitent leur population. Autant dire que pour l’Europe et les états unis, il fallait se plier à leurs exigences pour avoir un peu de thune.
Moi, ça m’avais déprimer de voir comment on est tous tomber petit à petit dans la désuétude sans rien faire. Quelle bande de con, les gens de cette époque.. »

Le psychiatre hochait la tête en écoutant le jeune homme. Il griffonais de temps à autre, sur son carnet, et Lawrence devina rapidement qu’il s’agissait de quelque chose ressemblant a ‘Complexe de supériorité gnagnagna’, comme il disait lui-même.
Il continua, las d’entendre toujours les mêmes choses venant de la bouche des psys.
« Enfin bref. J’étais un génie. Et un génie, bah soit c’est un conard, et tant mieux pour lui, soit il déprime, et tant pis pour lui. Vive l’Allemagne hein ? Enfin, on dit ça, mais c’est pareil partout maintenant.

En maternelle, ça allais. J’étais malin, je comprenais tout, et les gamins me demandaient tout le temps pleins de trucs. Pourquoi le ciel est bleu, ce genre de conneries sans intérêt, mais qui font rêver les gosses. A l’époque, ça me faisait rêver aussi.
Je vais vous faire ma primaire, mon collège et mon lycée d’un coup ; ça se résumera rapidement. J’ai petit à petit commencer a perdre mes amis. Ceux qui aimaient mon intelligence me trouvaient de plus en plus ennuyeux, de moins en moins drôle.. Bref, j’entrais en dépression, parce que je pouvais rien faire a tout ça… Et ça se voyais. »

Il marqua une pause, se remémorant sans doute l’époque dont il venait de parler.

« J’ai toujours aimé apprendre des trucs. J’suis un génie, et j’aime acquérir des connaissances. Donc je deviens encore plus génial.. Et ça me fait kiffer, ça. J’ai saut genre, quatre classes, et j’aurais pu faire mieux si y avait pas eut la limite d’age. Je me suis beaucoup intéresser a toutes sortes de choses. La philosophie, la psychologie.. Mais ce qui m’a le plus été utile, et ce qui vous intéresse.. »

« C’est la programmation, n’es-ce pas ? Il paraît que vous exiliez dans ce domaine, et que vous êtes responsable de l’explosion de 2089 . »

« J’y viens. »

« Mais je vous en prie. »

« Pour le moment, nous sommes en 2078. J’ai quatorze ans, et je sors de l’école avec mes diplômes, et des putains de recommandation absolument partout. Même en sport, j’étais pas trop mauvais. Enfin, y avait mieux, mais y avait pire quoi. Je m’étais fait maltraiter par tous les jaloux du lycée au début. Au bout d’un an, l’un d’eux avait perdu sa copine, et ses parents ne lui faisaient plus confiance, et deux ont été renvoyé. Quand ils ont compris que c’était ma faute, ils ont vite cessé de me casser les couilles. »
« Comment aviez-vous fait cela déjà ? »

« Vous savez pourquoi j' suis pas sur les réseaux sociaux aujourd’hui ? »

« Pas vraiment non ? »

« Parce qu’avec un peu de temps et de moyen intellectuels, vous pouvez facilement choper toutes les infos que vous voulez sur une personne. Et si vous avez de l’argent, même pas besoin de temps. J’ai pris leurs infos persos, j’ai appelé les parents et la famille d’un des gars, et j’ai lié indirectement deux autres dans des histoires sales. »

« Je vois. »

« Finalement, j’ai décidé de prendre un peu de repos. Les études m’avaient épuisé mentalement, et j’avais besoin de me vider la tête. J’ai pris deux ans de césure. J’ai eu le droit à cause de mon jeune âge.
J’ai essayé de sortir. De me faire des amis... Mais plus je croisais des gens, plus je déprimais de voir leurs conneries. Tout le monde était idiot, et les seules personnes assez malignes pour que je leur parle me prenaient pour un gamin, ce que j’étais, physiquement au moins. Alors, j’ai travaillé. Je suis allé sur des forums, j’ai croisé des gens sur Internet. C’était sympa. J’ai même raconté mon histoire à certains. Et j’ai développé mes compétences de code. J'ai beaucoup, développer. À quinze ans, j’arrivais à faire ce qu’un ingénieur pouvait faire.. Et c’est là que j’ai commis mon premier crime. »

« La fuite de donnée de 80.. »
« C’est ça. J’avais lu des trucs crades à propos de nos hommes politiques. Des rumeurs, des ont dit, mais ça me mettait mal à l’aise. J’étais meilleur que tout le monde, alors je suis allé voir par moi-même.
Complot, conspiration, trafics, fraudes. Trouvez tous les mots en rapport avec la triche ou ce genre de chose, et vous tomberez forcement sur quelque chose que j’ai vus.
Ça m’a fait chier. Alors j’ai tout suivi pendant un mois ou deux, sans en parler a personne. Pis, j’ai vu un film. V pour vendetta. Un truc vieux. Pas ouf. De l’époque ou la HD était considérer comme le putain d’futur. Ça remonte hein ? »

Le psychologue eut un vague sourire.

« Effectivement. »

« Enfin bref. J’ai vu ce film, et je l’ai trouvé nul. Mais il m’a donné une idée. J’me suis dit que niquer l’monde, ce serais pas mal, voir ce que ça fait. »
J’ai ouvert la backdoor que j’avais foutu dans les trucs que j’ai infiltrés, et j’ai divulgué toutes les infos au public. Y avait de tout. Du patron de multinationale, du politique dont personne connais le nom, du meurtre, du harcèlement sexuel, du racisme, mais genre, niveau oméga ! Les femmes et les hommes seront égaux en 2060 qu’il disait en 2018. Niveau salaire, ce n’est pas faux, et encore, mais pour ce qui est du reste, on a carrément régressé, j’ai l’impression.

Enfin. Vous connaissez le résultat.
Quelques procès ont été mis en place. Et finalement, j’ai été très déçu. Vous vous souvenez ? Mis a pars quelques opposants farouches au président en place, et les no-name ou les hasbeen, personne n’a rien pris de grave, autrement qu’un peu de prison…
Pas de mise a mort, même pas d’emprisonnement à vie... Pour des trucs que, s’ils avaient été faits par joe le prolo, l’auraient envoyer à la douche de prison sans passer par la case savonnette. Ou alors ils auraient étés mis à mort... Je me demande pourquoi la seule chose qu’on a prise des Chinois, c’est la peine de mort payée par la famille… »

Un silence s’installa. Le feu crépitait toujours dans l’âtre, légèrement affaiblis, mais offrant tout de même une chaleur réconfortante autour de lui. Un œil jeter à l’horloge indiqua a Lawrence qu’il lui restait trente minutes, tout au plus. Son attention se porta sur son interlocuteur. Il n’était pas bavard, mais dans une telle situation, lui-même n’aurait pas trouver grand-chose à dire qui ne le lance pas dans un débat stérile.
Il reprit, espérant boucler l’histoire au plus vite, afin de profiter un moment du confort de la pièce, avant de devoir retourner dans sa cellule avec sa camisole et ses calmants pour seules compagnies.

« Et pis je vous passe les détails. Ça n’a fait qu’empirer depuis ce jour. J’ai piraté des trucs, craqué des machins. Vous n’y comprendriez pas grand-chose si je vous donnais des détails. Mes parents ne savaient pas, mais mon comportement les inquiétait tout de même beaucoup. Faut dire que je ne sortais pas beaucoup. Ma chambre était dans un bordel monstrueux, et je passais la journée le nez dans mes bouquins, ou devant mon écran.
Le crash de Total en 81, celui des BDD des citoyen chinois et coréen de 83 .. Je faisais la justice à ma façon. Enfin, y'a eut des trucs entre temps, mais vous avez l'idée. J’ai même détruit quelques réseaux de pédophiles, et envoyer ceux qui le tenaient en tôle. Enfin, quand c’était pas des politiques intouchable. Ceux-là, je m’en débarrassais d’une autre manière. L’accident de circulation qui tua Hitchman et quelques civils, c’était moi. La guerre des mafias russe et française dans Paris, qui a valu la mort d’un ou deux hommes influant de chaque côté, c’était bibi aussi. Bref, je rendais le monde un peu meilleur chaque jour. Et pis y’a eu ce type... »

A nouveau, Lawrence marqua une pause. Pour la première fois depuis le début de ce monologue, il sembla vouloir choisir ses mots avec plus d’attention. Il reprit, sur un ton hésitant.

« Je l’avais rencontré sur un forum de psychologie… C’était un étudiant. On habitait dans la même ville. Nous discutions beaucoup, lui et moi. On était d’accord sur un tat de sujet. Et quand ce n’était pas le cas, il était le seul à m’offrir des débats constructifs. Un type intelligent, avec une culture rare et une patience a toute épreuve.
..
Je ne l’avais encore jamais vu, que j’étais déjà tomber amoureux. Il disait être mal a l’aise avec les conversations par cameras interposées, alors j’ai pirater son appareil. Pour accéder à sa caméra, vous voyez ?
Il n’était pas physiquement parfait, mais il était vraiment beau gosse. »

A nouveau, quelque chose de neuf vint attirer l’attention du psychologue. Le regard de Lawrence, son interlocuteur, était dirigé vers la fenêtre, rêveur, ne se posant jamais sur rien en particulier.

« Je prenais des photos de lui avec la caméra de son pc, quand on parlait, je le regardais sous tous ses angles... Je serais encore capable de vous dessiner son visage les yeux fermés, je pense.
Je crois... Je crois que j’étais un peu flippant, à l’époque. Mais j’étais complètement amoureux. Et plus je lui parlais, plus j’avais l’impression de lui plaire. Il était plus âgé que moi. J’avais 17 ans, il en avait 24, mais ça ne nous a pas empêcher de nous apprécier de plus en plus.
C’est à cet Age là que l’on s’est rencontré pour de vrais lui et moi. On a tout de suite trouvé quoi se dire. On a beaucoup ri, on a fait quelques sorties… Je me sentais plus libre que d’habitude, avec lui.
Il m’aidait dans mes problèmes, m’aidait à relativiser sur des tas de choses. La seule chose que je n’arrivais pas à faire, c’était oublier mes ennuis. Et bien grâce a lui, j’y parvenais. Je piratais moins, je me battais moins avec mes idéaux… Bref, ça allait mieux. Il était passionné par l’astrologie. Il passait son temps a regarder des trucs sur les étoiles, les planètes, ce genre de choses. Je n’aimais pas ça, a la base. Je trouvais, et je trouve toujours ça déprimant… Penser que, peu importe ce que l’on est, on ne sera rien... Jamais rien… Se dire qu’une poussière dans un manoir est moins perdue qu’une planète dans l’univers. C’est une putain de déprime, à chaque fois.
Mais lui ne voyait pas les choses comme ça. Pour lui, bien sûr, être si insignifiant était triste. Mais… Je… Je ne sais pas. Il traitait ça avec une telle passion.. Pour lui, l’univers n’était pas un immense amas de vide et de corps célestes qui finiront tous par mourir un jour… C’était une poésie constante. Un monde d’aventure, stimulant l’imagination et l’envie de découvrir de nouvelles choses… »

Un sourire mélancolique était petit a petit apparus sur les lèvres du garçon, et ses yeux devinrent humides, sans pour autant qu’il ne laisse couler de larme.
C'était un soir, quand on regardait les étoiles de son balcon, il me parlait de tout ça, justement. De son point de vue sur l’univers. Sur tout ce qu’il pouvait y trouver. Sur les choses qu’il y imaginait. Comme toujours dans ces moments, je ne trouvais pas le cœur à l’interrompre, même quand il disait des bêtises.
Et puis… Et puis il s’est mis à pleurer. Je me suis inquiété pour lui. Je me demandant si j’avais fait quelque chose de mal. Mais il souriait, ce con. Il était tellement pris par cette immensité, tellement happée par sa curiosité, tellement heureux de ne rien pouvoir comprendre, de ne rien pouvoir cerner complétement, de se trouver devant un océan de mystère et de vide qu’il chialait de joie ! Il était la a me fixer bêtement, avec son grand sourire et ses larmes pleins les yeux… Je n’ai pas pu résister. Je l’ai embrassé pour la première fois ce soir-là. On n’avait jamais été officiellement ensemble, mais on ressentait la même chose l’un pour l’autre depuis un moment déjà. C’était juste la suite logique. Il m’a rendu mon baiser. Je savais qu’il le ferait, mais j’ai tout de même été comblé par ça. J’ai complétement oublié mon cerveau ce soir-là. J’ai oublié le fait que les sentiments n’existent qu’à cause de liaisons chimiques. J’ai ignoré ma paranoïa qui me hurlait que c’était un piège de j' sais pas quelle mafia, ou quel gouvernement… Ce soir-là, je l’ai l’laissé m’honorer. Nous avons cellé notre relation de la plus belle manière possible, pour moi. Pendant un temps, dont je perdis vite le compte, je suis devenu parfaitement idiot. Je ne pensais plus à rien. Les voix dans ma tête se taisaient. Je n’entendais plus les milliers de rapports scientifiques, les calculs, les plans, les codes… Je n’entendais plus rien d’autre que lui.

Pendant une nuit, je l’ai serré contre moi avec toute la passion que j’avais toujours cachée. Tout l’amour que je n’avais jamais pu donner… Nos corps se frottaient l’un à l’autre dans un chaos maladroit, dans une friction ou seule comptait la passion charnelle. Nous étions mus par un besoin vital… Nous laissions les choses durer, nous laissions l’acte passer le plus lentement possible, comme s’il n’allait plus rien y avoir après lui. »
Le garçon eut un frisson de plaisir, gigotant légèrement sur sa chaise, fixant le feu avec une passion étrange dans le regard.
« Notre fougue dura une nuit entière. Le lendemain, il sécha les cours pour rester en ma compagnie, et nous nous blottîmes l’un contre l’autre, sans rien dire. Croyez-le ou non, mais si je connaissais tout à la théorie, à l’époque, je ne m’étais jamais touché une seule fois dans le but de ressentir ce genre de plaisir. Mon premier orgasme fut avec lui, et ceux qui suivirent toute la nuit durant aussi. Je suis devenu un peu accro à la chair, depuis lors.
Le lendemain, je pouvais à peine tenir debout. J’avais des maux de tête, je titubais… Et je ne vous parle pas des moments où j’essayais de m’asseoir.

Il fut aux petits soins toute la journée avec moi. J’eus le petit-déjeuner et le déjeuner au lit, une sieste dans ses bras, quelques attentions douces, et nous prîmes le temps de cuisiner un peu ensemble, le soir venu. Après manger, il me prit à nouveau. C’est lorsque j’étais à bout de souffle, dans ses bras, que je lui promis de devenir ingénieur en astronomie. De l’emmener ou il le voudrait avec toute l’intelligence dont je disposais. De réaliser ses rêves, puisque moi-même, je n’en avais pas eu jusqu’alors.
Ce fut la plus belle journée de ma vie.
Je n’ai jamais pu oublier ce moment. Je n’ai jamais voulu l’oublier, je pense, quoi que j’eusse pu dire a ce sujet.
.. Haha..
Putain j’suis quoi… Une princesse niaise a la con ?»

Le psychologue ne dit rien. Il avait été étonné d’entendre ça. Bien sûr, lui n’aurait pas parlé ainsi de ce genre de choses privées. Mais il était surtout étonné de voir que l’homme qui lui faisait face, responsable de la catastrophe de mai 89, du crash de l’industrie pharmaceutique, et de tat d’autres accident grave pour le monde entier, au final, pouvait faire preuve d’un tel sentimentalisme. Il se demandait si Lawrence n’essayait pas simplement de le manipuler, comme il l’avait fait avec sa collègue.
Ledit jeune homme interrompit les pensées du thérapeute.

« Z’êtes vraiment un mauvais psy, doc. »

L’intéressé fronça les sourcils.

« Plait-il ? »

« Un psy qui cherche à guérir un patient, ou même à collecter des informations sur lui, mais qui s’en méfie et refuse de croire ce qu’il dit… Je suis vexé, monsieur. Je ne vous apprécie pas, et pourtant, je me confie à vous, par respect pour votre humanité. Mais je suppose que vous avez pris ce métier plus pour l’argent qu’il rapporte que pour l’aide que vous apportez aux autres.»

« … C’est un point de vue original que vous avez là... »

« ‘C’est un point de vue original que vous avez là’ ! gna gna gna ! Vos deux secondes de silences en disent plus long que vous l'croyez doc. J’ai beaucoup de mépris pour vous doc.»

Un silence tendu s’installa. Visiblement, le garçon avait été vexé par l’attitude de son docteur. Celui-ci cacha son étonnement. Il avait, en effet, été surpris un instant, mais au final, ce n’était pas si incroyable que ça, de voir un criminel doué de sentiment. Avant d’être un criminel, ce garçon était… Eh bien, un garçon. Un humain.

« Je suis navré de vous avoir froissé. J’ai été surpris, il est vrai, et j’aurais dû m’attendre à cela. Ça ne se reproduira plus. Vous pouvez continuer. »

Un frisson le parcourut quand il croisa le regard du garçon. Les yeux de ce jeune homme avaient quelque chose d’hypnotisant. Ses yeux d’un bleu très clair, très pur se démarquant encore plus dans le décor chaleureux de la pièce, comme si, devant les flammes tranquilles de l’âtre hurlait un blizzard mordant, n’attendant qu’à sortir de son confinement, et de geler dans une glace immortelle ce qu’un feu ne saurais détruire. Qu’il s’agisse de roches, ou de rêves.
Finalement, Lawrence détourna le regard. Étonnamment, c’est lui qui était mal à l’aise. Il n’aimait pas être regardé ainsi, comme la bête de foire qu’il était pourtant devenu.

« En… Enfin bref. C’était un bon moment. Et j’ai tenu ma promesse, au moins au début. Je suis allé en étude pour devenir ingénieur en spatial et aérospatial, et je m’y suis ennuyé quelque temps. Vous comprendrez.. Quand vous connaissez tout sur tout, c’est ennuyeux de devoir se retaper ce que vous savez déjà, mais en version cours pour les attardés. Ou les gens normaux, plutôt.



Le fait étant qu’un an ou deux se passèrent sans encombre. Je hackais de moins en moins, et j’ai même arrêter pendant un moment. J’ai écrit un livre. Il n’a pas eu beaucoup de succès. « Rendre certaine l’existence », l’ais-je nommer. Quelques milliers de ventes, c'est pas trop mal, pour un auteur sans passif. Pour tout dire, j’en ai un peu honte de ce bouquin.Je vous en parlerais un jour. C’était ma phase émo, en quelque sorte.
Et puis un jour, mon homme est parti pour une conférence. Pour en voir une, j’entends.
Tout est parti de là.
Il était en Inde, moi en France, ou nous nous étions installées. J’avais quitté mes parents en Allemagne pour vivre avec lui. Nous rêvions de romantisme, même si la France n’est plus aussi symbolique depuis une trentaine d’années au minimum, c’était un bel endroit, et assez proche. De toute façon, je parlais déjà français à l’époque.
Un ou deux ans passèrent. J’avais 19 ans, nous étions en 84.. »

À nouveau, un silence s’installa.

« Je.. Ne veux pas parler en détail de cette période. Elle fut... Difficile, pour moi. »
Le psychologue leva les yeux de sa feuille, haussant un sourcil.
« Difficile ? C’est-à-dire ? »
« Je serais bref. Si je ne vous dis rien, vous allez finir par me poser des questions, et je serais obligé de m’en souvenir à chaque fois. »

« C’est une bonne chose. C’est raisonnable de votre part. »

« Essayez de ne pas rater cette partie, et de la laisser à disposition de vos collègues si vous mourez entre temps ; je ne veux pas avoir à me répéter à ce sujet. »

Un nouveau silence, qui dura une petite minute. Le psychologue ne répondit pas a la provocation, et Lawrence en fut un peu déçus. Mais il se contenta de s’imaginer qu’il était devant un incompétent, mais un incompétent moins idiot que d’autres.

« Mon nom de hacker était la raison. Reason, plutôt. Quand la raison entrait dans un site, brisais une sécurité, parcourais des BDD volées ou ce genre de choses, c’était toujours pour reprendre ses droits, c’était le message que je voulais faire passer. Enfin. Même s’il n’y a pas beaucoup de BDD contenant une liste de politiciens véreux où j’sais pas quoi, c’est une image, bien sûr.
Le fait étant que j’ai eu une communauté de fan un peu partout sur les internets. Ils me voyaient comme un genre de gourou. Un bienfaiteur. J’étais d’accord avec eux, cela dit. Bien que j’eusse cessé toute activité depuis au moins une année, j’étais encore une sorte de phénomène attirant les craintes et les convoitises. On voulait mon nom, ma personne, tant pour m’envoyer en prison ou a l’abattoir, que pour me vénérer et m’aider… En un mot comme en cent, j’étais recherché partout.
J’avais pris mes précautions. On ne me trouverait pas, j’en étais sûr. J’avais même complétement détruit le PC avec lequel je faisais mes trucs.
Il y avait des gens qui se faisaient passer pour moi. Vous vous souvenez de cette époque ? Entre 2086 et 2088, il ne se passait pas un mois sans que la presse n’affiche « Le hacker « Reason » a été capturée ! » Souvent, ils se faisaient hackers pour que leurs titres affichent « Reason’s still free ! ». Ou alors ils les changeaient eux même pour faire du clic. Voir un titre changer quand on parle de hacker, sur Internet ? Ça fait vendre, c’est sûr.
Mais je ne m’en mêlais pas. Peu de gens croyaient que les actions de ces pirates du dimanche étaient de mon fait. Il y a tout de mêmes quelques actes qui m’ont été attribuer officiellement malgré le fait qu’ils n’étaient pas les miens. Les coupures des usines de général éléctrics qui fis perdre des milliards a l’entreprise… J’aurais fait la même chose, cela dit, alors ça ne m’importait pas qu’on me prenne pour le vrai coupable.

Mais avec tout ça, j’oubliais que j’étais recherché. Et finalement, malgré mes précautions. Un groupe me trouva. Un groupe mal intentionné a mon égard.
C’était une bande de pirates privées, qui travaillaient dans une usine du nucléaire dont j’avais fouillé les systèmes quelques années plus tôt. J’avais vu que des choses clochaient, mais je n’ai jamais pris le temps de m’occuper de ça. C’était trop pour moi, à l’époque.
Je n’sais pas combien de génies ils étaient, mais ils ont retrouvé via une backdoor que j’avais oublié dans leurs systèmes.
Le patron avait sans doute peur que je n'en vienne à dévoiler ses petits secrets."

Il poussa un long soupir. Il avait dit ne pas vouloir s’étaler, et voilà qu’il commençait à raconter toute l’histoire.
La partie qui suivit ne lui plaisait pas. Alors il la sauta rapidement.

« Un soir, mon homme ne rentra pas. Ni le soir, ni le lendemain. J’étais mort d’inquiétude. C’était la première fois depuis que nous vivions ensemble qu’il s’absentait aussi longtemps sans me prévenir. Le deuxième jour, lorsque je pris la décision de prévenir la police… Un colis me fut livré. À l’intérieur, je trouvais une lettre, et une enveloppe, soigneusement enroulée dans du papier bulle.
Sur la lettre… Il y avait écrit que si je ne coopérais pas, il m’en arriverait d’autre.
Dans l’enveloppe, il y avait un téléphone portable. Celui de mon amoureux. Ainsi qu’un doigt. Aussi celui de mon amoureux. Sur le téléphone, il y avait une vidéo… »

Depuis une minute, déjà, la jambe de Lawrence s’agitait nerveusement, et il fixait le feu, les yeux grands ouvert comme si le blizzard qu’ils semblaient émettre avait eut le pouvoir de l’éteindre.

« … Je… Ne veux pas parler de la façon dont je me suis senti ce soir-là. Ça ne m’a pas pris longtemps pour les retrouver. Les pirates n’auraient pas fait une telle erreur, mais ce ne sont pas eux qui m’ont envoyé la vidéo. Je ne vous en dévoilerais pas le contenu. Si vous avez déjà vu les vidéos de revendication terroristes, vous avez vu celle-là. Ça vous semble tellement moins lointain, quand c’est un de vos proches qui est attaché au milieu, avec une main en sang, et un doigt en moins…
….
….
Bref. J’eus tôt fait de m’apercevoir que ces fils de putes avaient tourner leur putain de film amateur cadré avec le cul, à l’aide d’une caméra pro, et même pas du téléphone. Ils ont ensuite transféré la vidéo d’un ordinateur à l’appareil. J’ai fouillé l’appareil, j’ai trouvé l’ordinateur, j’ai trouvé le coupable.
Je n’ai pas essayé de me venger tout de suite. J’ai fait des erreurs, à cause de la panique. Une seule, en fait. Ma première, et ma dernière erreur.
J’ai d’abord contacté ce type. Le patron. Je lui ai dit ce que je savais sur lui. Je lui ai dit que tout pouvait bien terminer ; que je cesserais toute activité de hacker s’il me rendait mon chéri. Après tout, il n’avait pas fait grand-chose, par rapport aux types que j’avais vus. J’étais sincère, vous savez ? Je l’aurais fait. J’aurais travaillé pour cette ordure, en échange de la vie de ce garçon. »

Un court moment de silence fut brisé par le ricanement malsain de Lawrence.
Sa jambe continuait de s’agiter à un rythme vif, et son talon frappant le sol à chaque fois produisait un bruit répétitif et rapide, quelque peu stressant.

« Mais cet enfoiré... Cette putain de fils de pute… Cette… Cette immonde… RAMASSIS DE SALOPERIE D’ORDURE ! »

Le psychiatre eut un sursaut accompagné d’un mouvement de recul, et fixait Lawrence, un peu paniquer. Deux gardent entrèrent immédiatement, visant le garçon avec leurs armes.

« A TERRE ! ALLONGE-TOI MAINTENANT ! »

Un tir de sommation fut immédiatement lancé, sous les yeux béats du psychologue, qui se leva à son tour alors que Lawrence était déjà au sol, une arme collée sur la tempe.
Bien sûr, ce traitement était violent, mais complétement justifier. Lawrence n’avait pas été exécuté tout de suite uniquement parce que son intellect et sa psyché attiraient bien des convoitises. Sans cela, il eut sans doute été abattu le jour même de sa capture.
« Messieurs ! Messieurs calmez-vous ! »
Les gardiens ne lâchèrent pas leurs prises, continuant de tenir Von Halmer avec force, l’un d’eux tenant ses bras, le genou poser contre le dos du jeune homme, l’autre lui tenant le crane fermement, l’arme au clairs, prêt a tirer au moindre geste suspect.
« Éloignez-vous. Ce type est dangereux. On appelle les médecins pour lui administrer des calmants, vous reprendrez la prochaine fois. »

Lawrence ne bougea pas ; il ne voulait pas mourir. Il avait rapidement repris le contrôle de ses émotions. Avoir une arme sur la tempe aide souvent à retrouver un certain calme.
Il attendit un instant, prenant une grande inspiration, alors que son psychiatre reprenait.
C’est de ma faute, messieurs. Nous abordions une partie de son passé qu’il n’aime pas évoquer, et il s’est laissé emporter. Ne vous en faites pas, il garde le contrôle de lui-même.
L’homme lança un regard qui se voulut dur à son patient.
« N’est-ce pas, Lawrence ? »
Lawrence tenta de hocher la tête, mais la pression qu’exerçaient les gardiens sur celle-ci le dissuada rapidement. Il se contenta d’expirer longuement.

« Oui monsieur. »

En écoutant son ton, n’importe qui aurait pu deviner qu’il n’aimait pas la réponse qu’il venait de formuler. Probablement que les mots qu’il avait employé lui donnait l’impression de traiter son psychiatre comme son patron ?
Le fait étant qu’après quelques instants, les policiers se levèrent, et, après avoir jeté un dernier coup d’œil haineux au garçon qui se relevait en s’étirant, ils fermèrent la porte derrière eux.
Peu après Lawrence s’assit à nouveau.
« Ne vous attendez pas à un remerciement doc. Vous m’avez juste sorti de la situation dans laquelle vous m’avez en partie mis. »

Le psychologue ne répondit rien. Il s’était, il est vrai, attendu à un remercîment, ou à un silence, au moins, mais il n’en fut rien. Finalement, Lawrence reprit son histoire.

« Bref. En tout cas, je ne sais pas ce qui lui a pris. Peut-être que de savoir que je l’avais retrouvé lui fit peur, peut-être qu’il se sentait en supériorité face à moi… Mais il a donné l’ordre qu’on tue mon chéri. Il pensait peut-être pouvoir me briser et m’utiliser après ? .. En réalité, je n’ai aucune idée de la raison qui l’a poussée à faire quelque chose d’aussi stupide. »



Lawrence balança légèrement sa tête en arrière, s’enfonçant dans le fauteuil sur lequel il s'instalait a nouveau. Il ferma les yeux. Le psychologue remarqua avec déception que son interlocuteur ne laissait, comme au début de leur conversation, ne pas passer d’émotion. L’incident avec les policiers avait sans doute permis à Lawrence de se rendre compte qu’il s’était laissé aller, et il s’était de nouveau fermé en conséquence. À vrais dire, l’homme, après avoir écrit quelques mots dans son carnet, se demanda s’il pourrait encore obtenir quelque chose de cette séance.

« … Durant cette période… J’ai été complètement brisé. Tout ce en quoi je m’étais mis à croire : L’amour, la paix, l’humanité... C’est simplement devenu… »
Une nouvelle pause, plus courte.
« Insignifiant ?.. Pas vraiment. J’ai juste compris, je pense. J’ai juste compris que je m’étais trompé sur quelque chose. Je ne me suis jamais vraiment mis à aimer les humains. Je ne les ai jamais pardonné d’être, justement, humain.
La seule chose que j’aimais, c’était lui, et quand il est mort, l’influence qu’il avait eut sur moi s’est estompée, et mes objectifs sont immédiatement redevenus les mêmes qu’avant. À ceci près que j’avais une vengeance à accomplir. »

Le psychologue se frottait le menton depuis quelques instants, pensif, et prit la parole après un moment de réflexion.

« Donc… Sa mort vous a libéré d’une sorte de poids qu’il vous avait instauré malgré vous ? »

Lawrence ricana.

« On peut voir ça comme ça. D’un autre côté, je ne me suis jamais sentit aussi heureux qu’à l’époque durant laquelle j’aimais le monde a travers lui. J’ai souvent recherché à nouveau une relation semblable après ça d’ailleurs. Je n’ai jamais vraiment trouvé ; c’est pas compliqué. Je voulais des beaux gosses intelligent, j’en ai pas trouvé, ou alors le courant passais pas. Je me rabattais sur les plaisirs de la chair, et ça m’aidais pendant un moment, mais bien sûr, ça ne durait jamais.
Ma drogue, qui me faisait voir la vie en rose, c’était les hommes, et lui était la meilleure de toute.»

Le psy hocha la tête.

« Je vois… »
Il griffonna quelque chose sur son carnet, frottant ce dernier contre le papier avec un rythme régulier accompagnant les crépitements d’un feu qui commençait a faiblir. Rongée par les flammes, une buche tomba, soulevant quelques braises luisantes dans lesquelles se perdit le regard froid de Lawrence.

« J’ai rapidement eu ma vengeance.
J’ai couvert mes traces, et j’ai déménagé. Le temps que les choses se fassent. J’avais plusieurs plans de secours que j’avais préparé a l’époque où j’étais très actif, et j’ai dus me servir de quelques logement au black que j’avais en stock, histoire de disparaitre un moment. Pour éviter de me prendre des assassins au cul, comprenez ? J’ai eu du flair d’ailleurs ; si j’avais reçu la vidéo une journée plus tard, j’étais pris dans l’incendie qui ravagea mon immeuble.
Finalement, le lendemain, j'était déja assez lui. Alors J’ai envoyé un message à c’sale type.
« Tu vas regretter ça le restant de ta vie, c’est-à-dire deux jours. » Ça vient d’un vieux film. J’sais plus le nom. Mais je trouvais que ça faisait bien. Il a essayé de me recontacter, mais j’étais trop occupé à entrer dans les systèmes de son entreprise. Ça m’a pris deux jours pour passer derrière la protection que ses hackers m’avaient réservé. Ils étaient doués, pour me retenir aussi longtemps. »

Un grand sourire enfantin naquit sur les lèvres de Lawrence, sourire qui surpris le docteur. Il pensait ne rien voir revenir sur le visage du garçon après l’incident des policiers, mais l'homme au cheuveux blanc semblait déjà l’avoir mis de côté. Soit il n’était pas rancunier, soit il pensait cet évènement trop futile pour s’en contrarier longtemps.

« Je me suis bien amusé contre eux ! La plupart sont en prison maintenant, les autres, je ne sais pas ; ils vous on sans doute aider à me trouver. Le fait étant qu’après quelques attaques, j’ai pu m’introduire dans les systèmes de la centrale.
Enfin. Avant ça, j’ai piraté quelques sites de news. »
Le ton amusé du garçon avait quelque chose d’un peu intimidant, peut être simplement était-ce dus au fait qu’il était en totale contradiction avec ce qu’il s’apprêtait a raconter.

« Vous vous souvenez pas vrais ? Tout le monde ne parlait que de ça. « La raison a été vaincue. Quiconque s’opposera à la justice subira le même sort. J-2 » J’ai gagné le sens du spectacle durant cette période.
M'enfin. »

Un ricanement échappa de Lawrence lorsqu’il observa les yeux de son médecin. Ils brillaient d’une lueur d’intérêt qu’il était parvenu a dissimuler jusque-là. Le garçon n’allait pas lui jeter la pierre. Après tout, a ce moment, Lawrence Von Halmer, sous le nom de La Justice, était entrer dans l’histoire de l’humanité.

« L’accident de mai 89 ? »
Demanda avidement le médecin.
« L’Attenta, de mai 89. J’y tiens. »
Un frisson parcourut le psychologue lorsqu'il y repensa. Cela avait traumatisé beaucoup de monde, et quelques groupes avaient même tenté de se battre contre leurs gouvernements par peur de « la Justice. » Des procès avaient étés faits en masse pour arrêter pour de bons des politiciens véreux, et une sorte de paranoïa générale, c’était installée un peu partout sur le globe, a tel point que des droit autorisant les autoritées chinoises, et même américaine a collecter des données sur le web furent voté peu après. Finalement, ils avaient su profiter de ce crime aussi.

« J’ai pris le contrôle de sa centrale. Je ne suis pas un pro, mais je m’y connais, en nucléaire. Je me suis arrangé pour que tout explose le plus vite possible. Et je ne me suis pas trop mal débrouillé. »
Il se mit à rire gaîment.
« Ahhh ! Que c’était beau ! Tout le monde ne parlait que de ça ! « La justice est un criminel ! » Qu’ils disaient ! Mais d’un autre côté, ça a tant rapporté au monde ! Vous vous souvenez hein ? Les rebellions, les procès ! Je faisais enfin avancer les choses ! »

Il s’agita joyeusement sur son fauteuil.

« Enfin, mon travail portait ses fruits. Pour une petite centaine de milliers de morts, je commençais enfin à faire prendre conscience au gens de leurs situations !

J’ai commencé à devenir VRAIMENT violent à partir de ce jour. La Justice effrayait tout le monde… Un putain d’génie ! »

Il se leva, marchant en rond autour du siège, n’arrivant plus a rester en place. La joie du garçon était touchante en un sens, mais la raison qui le mettait dans cet état glaçait le sang. Et ce n’était pas tout. À partir de ce jour, les attaques de « La Justice » étaient devenues vraiment violentes.

« Avant, je ne m’attaquais qu’a des individus ; où a des petits groupes. Mais là… La ! Je n’avais même plus a les chercher moi-même !
J’ai lancé une liste sur Internet. Une liste de personne que je voulais voir mourir.
Je me suis attaqué à leurs sociétés. À leurs business. À leurs familles ou leurs amis ! J’ai fait exploser des usines, parfois par moi-même quand je ne pouvais pas le faire par informatique… J’étais devenu l’ennemi public numéro 1 partout dans le monde ! Plus personne ne prenait mon pseudo, parce que personne ne voulait se retrouver lier à moi… Mais d’un autre côté, ça marchait ! Ceux que je voulais voir mourir se faisaient lentement juger et condamner à mort… Ahh…
La révolution.
Des milliards d’hommes se sont levé par peur des représailles, pour exécuter ceux qui leur pourrissaient la vie depuis des années ! la justice, corrompue et pleine de faille, ne pouvaient rien contre « La Justice » !.. Ha.. C’était beau… »

Il prit un moment pour savourer les souvenirs qui lui revenaient en tête, avant de jeter un œil a la grande horloge qui battait incessamment le compte à rebours universel. Ça faisait presque une heure qu’il parlait. Il allait devoir faire court.

« Enfin voilà. J’ai continué pendant deux ans avant qu’on puisse enfin mettre la main sur moi. Et comme j’étais trop intéressant pour qu’on me tue tout de suite, et bien, on m’a gardé. En fait, je m’attendais à être torturé pour le restant de mes jours. Entre nous, cette idée me fit vraiment peur. Je crois que j’ai pleuré en imaginant ça. Je suppose que même pour moi, la justice ne peut se permettre d’être barbare. Ça m’arrange. Enfin, je dis ça, mais ces putain d’Chinois n'auraient pas hésiter à me foutre en camps de travail. Je sais pas ce que vous attendez pour le faire d’ailleurs. Peut-être que vous savez que je serais capable de sortir de n’importe quelle prison avec un ordinateur entre les mains ? Bah.
Voilà. J’suis en taule, et j’passe mon temps dans une camisole dans une cellule blanche, à ne rien faire du tout.
Pour le moment.»

Il y eut un raclement de gorge.

« Pardonnez-moi, Lawrence, mais je ne pense pas que vous puissiez sortir de sitôt. »

L’horloge Sonna neuf fois, provoquant un sursaut chez le psychologue. Les neufs coups passés, Lawrence se leva.

« Pardonnez-moi, doc. Mais je ne pense pas que vous puissiez me retenir si longtemps. Deux ans. C’est le temps qu’il me faudra pour sortir. »


Il se leva. La séance était terminée, et il trouvait que c’était une bonne manière de terminer la conversation.
C’était du bluff. Il n’avait aucune chance de sortir. À peine eut-il franchis le pas de la porte que les deux policiers le saisirent fermement, et qu’un médecin qui attendait là se précipitait vers lui avec quelques collègues pour le ternir solidement, et lui administrer un calmant puissant. Comme toujours, la tête du garçon ce mis a tournée, et il tomba dans un fauteuil roulant, bavant légèrement. Il ne vivait plus vraiment, depuis qu’il était là…

Personne ne sus comment. Mais après deux ans, le jeune homme disparus. Sa cellule fut retrouvée vide, et bien qu’aucune sortie ne fût remarquée, qu’aucun appareil ne fut piraté, il resta introuvable. Sur le mur de sa cellule, écrit avec son propre sang, il avait écrit que la Justice trouverait un nouveau dieu pour la représenter.
En réalité, il avait trouvé le moyen, alors que les effets de sa drogue s’estompaient et qu’il pouvait à nouveau penser clairement pendant un moment, de se jeter dans le broyeur à ordure, dans laquelle il fut déchiqueter tant autre forme de procès.

Du moins, c’est la conclusion à laquelle les gardiens avaient pu venir. Mais il y restait quelque chose que le garçon n’avait pas dit à son psychologue. Ni au premier, ni à aucun d’entre eux. Lors de ses fouilles, un peu partout, il avait découvert, caché dans des données obscures, quelques informations à propos de drogues de combat, utilisée pendant la troisième guerre mondiale. Les hommes n’étaient plus capables de combattre ou de supporter les horreurs des champs de bataille, ceux dans lesquels la morale n’était qu’une victime parmi les autres. Les pertes étaient monstrueuses… Et les scientifiques militaires avaient donné à leurs meilleurs hommes, de puissantes drogues pour améliorer leurs capacités au-delà même des limites physiques. Certaines étaient tellement puissante qu’elles avaient le pouvoir de modeler la perception du temps de l’utilisateur. De le rendre presque immortel…
Des escouades de deux ou trois des « amélioré », qui restaient une légende pour les peuples, pouvaient anéantir à eux seuls des bataillons entiers. Certain plongeait leurs adversaires dans d’abominables cauchemars, d’autres tranchaient les lignes ennemies en une fraction de seconde, d’autres traquaient le moindre humain en vie pour l’éliminer…

Le jeune homme avait tenté d’en récolter quelques recettes, mais n’était parvenu à n’en prendre qu’une, avant que toutes les données ne soient supprimées par un système de protection trop élaborer pour que Lawrence y puisse quoi que ce soit…
Malgré tout, il avait pu en confectionner lui-même. Avec le temps. Patiemment.
Il n’eut pas l’occasion d’en prendre, bien qu’il confectionnât une version très concentrée de cette drogue, juste au cas où. Mais il fut envoyé en prison, puis à l’hôpital psychiatrique avant de pouvoir faire ses tests sur un cobaye quelconque.

Ce que ses tortionnaires, car il les voyait ainsi, avaient oubliés, c’est que les psychologues n’étaient pas les seuls contacts qu’il avait dans la prison. Avant ses rendez-vous, on cessait de lui donner des calmants, pour qu’il puisse discuter avec les psychologues. Et entre temps, il pouvait parler avec les médecins, quand son esprit lui revenait.

Prévenir son psychologue qu’il sortirait en deux ans avait eu pour but d’augmenter les doses de drogue et de calmant qu’on lui administrait. Il n’aimait pas ça, mais il en était obligé. En sortant de ses transes, de ses délires psychotropes épileptiques qu’il vivait parfois, avant de voir ses psychologues, il était escorté par un médecin qui poussait le fauteuil roulant auquel il était attaché. Le médecin n’était pas toujours le même, mais à force de patience, de croiser l’un d’entre eux plus ou moins régulièrement, il parvint à éveiller la haine que l’homme avait au fond de lui. Le médecin avait un membre de sa famille mort à cause de Lawrence. Il n’en fallu pas plus pour le garçon. Il glissa quelques informations, par-ci par-là, jouant le psychopathe que tout le monde pensait qu’il était.
Il lui parla d’un « poison » qu’il avait créé. Quelque chose tuant un homme après lui avoir infliger d’atroces souffrances, du plaisir qu’il avait sans doute ressentit en imaginant la connaissance du médecin mourir… De fil en aiguille, il lui indiquât, faisant mine d’être sous les effets de stupéfiants, ou trouver le poison, comment l’administrer, la quantité idéale pour que la victime soufre le plus possible…

Et bien sûr, le médecin finit par mordre à l’hameçon. Il trouva le concentré de drogue de combat de Lawrence, et fit un jour discrètement remplacer les calmant par lui. En sortant d’une de ses visites, Lawrence reçus la drogue, concentrée dans une seringue bien remplie, qui n’éveilla pas les soupçons, à cause de l’augmentation de la dose de « médicament » qui lui avait été attribuée deux ans plus tôt. L’effet ne se déclencha que quelques heures après.
Quelque temps durant, il eut l’occasion d’utiliser, sans trop comprendre comment, un pouvoir monstrueux.
Il put modeler la clef de sa cellule, cacher sa présence aux cameras de surveillances… Il eut l’impression de pouvoir réaliser n’importe quoi tant qu’il serait sous l’emprise de cette drogue. Il ne comprenait pas lui-même la nature exacte de son « pouvoir », et le choc que son corps endurait était trop dur pour qu’il puisse y réfléchir.
Il agissait d’instinct, sans vraiment savoir ce qu’il faisait, et poussé par un élan de folie, il sauta dans la broyeuse de l’hôpital…

Du sang a lui y fus retrouver, et on estima qu’il y fut tué.
On estima qu’il était parvenu à se suicider.
C’est à ce moment-là, que notre Lawrence « vis » le flash. À ce moment qu’il fut emmené à Kosaten.
Mais son monde ne s’arrêta pas avec lui


Quelques jours plus tard, a la même heure, le jour ferrier marquant le terrible incident de 89, sur tous les média les plus influents, parus, jusqu’à ce qu’il soit supprimé quelques minutes plus tard, un message, parfois entre deux lignes de textes, ou bien caché dans un lien, ou encore dans une publicité.

« La Justice a été vaincue. Quiconque s’opposera à La Conscience subira le même sort. »


Psychologie du personnage


Dernière édition par Lawrence Von Halmer le Lun 24 Juin 2019, 21:21, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: "La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18)   "La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18) EmptyMar 18 Juin 2019, 14:18



« Asseyez-vous monsieur Halmer. »

« Encore un ? Et vous pouvez- »

« Vous appelez Lawrence ? Je sais. Et oui, encore un. C’est le règlement qui veut ça. Nous ne pouvons pas faire trop de séances avec vous. Je suppose que vous comprenez pourquoi.»

« Aucun mérite, de nos jours, les psys trouvent leurs diplômes dans une putain de pochette-surprise. J’en ai jamais respecté qu’un, et il est mort pour ça. »

Votre amant, si j’ai bien lu votre dossier. »

« Au moins, vous savez lire. »

« Parlez-moi de vous rapidement je vous prie. »

« Je retire ce que j’ai dit. »

« Rassurez-vous ; j’ai lu les notes de mes prédécesseurs, mais je tiens à vous entendre vous-même parler de vous. »

« Vous savez quoi doc ? J’pense que l’état a mieux à faire de sa thune que de vous payer pour venir me parler. Corrompre des gens, balancer des grenades sur des civils. Ça coûte cher tout ça. Alors soit. Je vais vous faire un résumé des derniers épisodes pour que vous n’perdiez pas votre temps. »

« Vous dévirez éviter de- »

« Doc. J’suis un génie. Une putain d’génie, et j’en sait plus sur votre boulot que vous pourrez en savoir dans toute une vie. Donc je pense pouvoir vous dire vite fait ce que vos collègues ont crus déceler grâce à leurs "intelligences" »

Le psychologue esquisse un sourire. Encore un qui ne se prend pas pour rien, à ce qu’il semble. Il en a déjà vu d’autre, qui se prenaient pour Dieu, mais celui-ci, a la différence des autres, est vraiment dangereux.

« Et bien je vous en prie, éclairé-moi. »

« C’est pas compliqué, mon entrée en matière était très bien. J’suis un putain d’génie. Pas n’importe qui. J’suis meilleur que tout le monde, et j’le sais. Je sais tout sur tout, et j’le sais. J’ai jamais croisé qu’une personne à avoir pu gagner mon respect ou mon affection. Pourtant, j’sous-estime jamais mes adversaires, parce que je sais que ça pourrait mal finir. Ce n’est pas difficile de s’élever au-dessus de la masse, donc ce n’est pas difficile de trouver des gens dangereux pour moi. J' méprise les gens, c’est ce que vous amis ont dit. Mais c’est faux. J’ai juste pitié d’eux. Ils n’ont pas de chance, d’être doué de conscience alors qu’ils sont pas tous capable de s’en putain d’servir. Alors j’les bute. J’aime pas les gens. J’aime pas les humains. J’voulais les aider, mais ils sont trop cons pour le comprendre. Donc finalement, j’ai voulu sauver l’humanité, et pour ça, le mieux a faire, c’est de buter tout le monde. Si on est plus que quelques milliers, j’vous garantis que ce serait moins difficile pour les gens d’exister. »

« C’est un point de vue pessimiste. »

« Souvent, pessimisme et réalisme vont de paire. »

« C’est ce qu’on dit. »

« Vous dites le contraire ? »

« Ce n’est pas à vous, de poser les questions, sauf votre respect. »

« J’ai l’habitude. »

Le psychiatre laisse un silence s’installer, et griffonne quelques choses.

« Continuez. »

L’autre homme pousse un soupir, sans ajouter ses habituelles piques, et s’exécute.


« Quoi d’autre. Je suis imbu de moi-même, beaucoup parleraient de moi comme d’un pervers narcissique, mais c’est faux, ça aussi ; si je suis allé aussi loin, c’est parce que je peux me remettre en question. Pour être un bon manipulateur, il faut savoir se questionner tant sur soi que sur les autres.
Je ne pense pas être très rancunier. Ou plutôt, je pense l’être, mais être aussi très patient. Et je suis assez soupe au lait, je pense, je perds mon calme aussi vite que je le retrouve. »

« Vous citez beaucoup de qualités, mais finalement, vous n’avez pas l’air d’avoir beaucoup de défauts. »

« Et vous pensez que c’est dû à un manque de confiance en moi, ou a une quelconque méfiance que vous m’inspireriez ? Ne prenez pas vos rêves pour une réalité. Contrairement à d’autres, parler de mes faiblesses ne me déranges pas plus que ça, même si je préfère l’éviter. Et tout ce que vous m’inspirez, c’est de l’indifférence. »

« C’est toujours mieux que du mépris. »

« Si vous le dites. »

« Et donc ? »

« Vous considérez donc que je pense qu’être manipulateur, de ne pas aimer son prochain, et qu’être en recherche constante de personne à ma hauteur sont des qualités ? Vous êtes un drôle de psy. »

« Je ne sais pas. Qu’en pensez-vous ? »

À nouveau, un silence s’installe. Il est difficile de savoir si l’interrogé réfléchit a ce qu’il va répondre, ou simplement s’il va répondre. Comme souvent, ses yeux mi-clos et son visage sérieux le rendent difficile à lire.

« Je croyais que ça ne vous dérangeait pas, de parler de vos faiblesses. »

« .. Vous êtes malin. Je préfère réfléchir avant de parler, dans ce cas. Et puis vous savez, ce n’est pas toujours facile de poser des mots dessus, quand bien même vous les connaîtriez déjà depuis un moment.
Je suis plutôt sensible. Un peu trop attacher a des concepts idiots qui empêchent la société d’avancer. La paix, le bien-être d’autrui. Des conneries que je n’arrive pas à vouloir dénigrer. Je suppose que je suis sensible. Et je fatigue facilement, psychologiquement parlant j’entends. Enfin. Rapidement. Tout dépend du point de vue. Disons que mon génie a besoin de repos fréquent, sinon, je commence à faire des erreur. J’déteste les erreurs. J’déteste perdre du temps. J’déteste le temps. J’le comprends pas.
Je perds facilement mon calme, quand j’en perds. Enfin. Ce genre de défauts classiques.
Et depuis une certaine époque, le manque de baise me stresse aussi. Autant vous dire qu’ici, je suis pas souvent serein.»

Le psychologue se gratte le menton, un sourcil haussé, griffonnant a nouveau quelque chose sur son carnet. Il en retire la feuille, la glisse dans sa poche, et commence à écrire autre chose.

« Et... La justice, dans tout ça ? »

« Je ne considère pas ma façon de voir la justice comme un défaut. »

« Intéressant. Parlez-m ‘en un peu. J’ai cru comprendre que vous aviez un point de vue particulier, sur la question. »

« Pas vraiment. Extrême, peut-être. Particulier, je ne pense pas.
L’humanité, en tant que masse, est trop humaine, pour faire preuve d’humanisme. L’humanisme se noie dans l’humanité comme la peur se noie dans la haine ; ce n’est pas bien compliquer.
Moi, je n’aime pas les humains. C’est pour ça que je devrais les gérer. Je suis génial, et je les hais tous. Un criminel ne doit pas juste mourir. Il doit souffrir. Payer le prix de ses erreurs au centuple, pour servir d’exemple. Si l’amour ne convainc pas une population à bien se tenir, la peur, et l'égoïsme, eux, bien maniés, transformeraient n’importe quel taudis mal famé en Havre de paix. Malsain, par moment, mais toujours plus tranquille que le chaos que l’on a aujourd’hui. »
« Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? »

« Combien de politique véreux sont revenus sur le trône de notre « démocratie », après l’incident d’octobre 2083 ? Combien de réseaux pédophiles et criminels ont clos, après l’attaque de janvier 85 ? »

« Je vois... »

Un nouveau court silence s’installe, brisé par le bruit d’un crayon sur du papier, puis par celui de la grande horloge, dont les neufs coups mettent finalement fin a la séance.

« Sur ce doc. Bonne journée. »

« A vous aussi, Lawrence. »

« Pas de risque. »

« Une dernière chose Lawrence. »

« mh ? »

« Si c’était à refaire.. Que feriez-vous ? »

« … J’essayerais d’aimer quelques personnes. De ne pas faire ça tout seul. »

D’un œil distrait, ledit Lawrence jette un œil au carnet du psychologue. Il balaie les dessins que celui-ci a tracé tout au long de leur entrevue, et le fixe avec incompréhension pendant une fraction de seconde, avant de quitter la pièce, non sans jeter un œil en arrière, croisant les yeux satisfait du psychologue, qui écrit rapidement quelques mots.
Une fois Lawrence sortit, le psychologue sort de sa poche un dictaphone.

« Première séance avec Lawrence Von Halmer. Le résultat est très concluant. Il a raison sur un point ; mes prédécesseurs ne devaient pas être bien malins, pour s’être fait avoir par un type si facilement perdurable. Pour le moment, je ne pense pas qu’il ai voulu me mentir lors de cette séance. Mais il ne m’a pas tous dit explicitement, sans doute savait-il que je le devinerais. À mon avis, Lawrence est un homme extrêmement sensible. Extrêmement humain, en somme. Je pense que voir l’injuste l’agace au plus haut point, et que sa psychopathie n’a été que supposée par des amateurs qui ne connaissaient rien au métier.
À mon avis, Cet homme a fait tout ce qu’il a fait dans le but de crée une société plus juste ; à voir par quel moyen. Il ne semble pas faire facilement confiance aux autres. Pourtant, il a l’air de vouloir que l’on s’occupe de lui. Je ne parle pas d’attention. Il n’en cherche pas forcement. Il semble plutôt être du genre à vouloir qu’on s’occupe de lui… De manière affectueuse, j’entends.
S’il avait eu des amis, nul doute qu’il ne serait pas en prison à l’heure qu’il est. À mon avis, s’il sort maintenant, avec ce qu’il a compris durant son séjour ici, je ne pense pas qu’il soit possible de l’arrêter. Je recommande de l’exécuter au plus vite, malgré ce qu’il nous a apporté.
Je serais très curieux de voir comment il aurait tourné, s’il avait su aimer les autres plus tôt, ou même s’il avait sus s’aimer lui-même. »





Test rp
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Il n’était pas sûr de se souvenir de tout. Mais bien sûr, il avait l’habitude. Ces dernières années avaient été assez floues pour lui.  Il les avait passés dans une brume permanente, dont les seules éclaircies n’avaient eu lieu que lors de ses entrevues avec des psychologue. Il se souvenais de chaque détail de ces conversations, mais tout le reste lui était presque totalement étranger. A vrais dire, il n’avait aucune idée de la raison pour laquelle il était ici.

Et il n’avait même pas encore ouvert les yeux. A vrais dire, la peur que tout disparaisse quand il le ferais lui tiraillait le ventre.
Il ne voulait pas revoir a nouveau les murs de sa cellule. Il ne voulait pas sentir de nouveau l’engourdissement et la désagréable béatitude que la drogue lui faisait ressentir. S’il ouvrait les yeux, le rêve s’éteindrais, n’est-ce pas ?...
Il pris une grande inspiration.
S’il rêvait, il aurait voulu pouvoir mourir maintenant. Au moins, ses derniers moments n’auraient pas été trop désagréable.
Un paisible vent du sud soufflait paisiblement autour de lui, emmenant au garçon une douce odeur d’herbe fraiche et de terre humifiée. Il bougea lentement une main, qui recula vivement. Il n’était pas sur sa couchette comme il en avait pris l’habitude. Le confort de son lit de cellule, a la fois trop mou et trop dur n’approchait pas celui de cet endroit. Doucement, il posa à nouveau sa main au sol.
Elle entra petit a petit en contact avec lui, freiner sans vraiment l’être par de long brin d’herbe rugueux qui se tordais sous la délicate pression de sa main. Celle-ci le démangea légèrement peu après, et le jeune homme serra les dents. Des larmes lui montèrent aux yeux lorsqu’il imagina qu’il était encore en train d’halluciner. S’il se levais, il se retrouverais sans aucun doute seul, face a lui-même dans une pièce blanche et insonorisée.
Prenant une nouvelle inspiration, s’imprégnant de l’odeur environnante, profitant de chaque rayon de soleil daignant se poser sur sa peau, il arracha une touffe d’herbe, surpris par la résistance qu’elle lui opposa, et vint la porter a son visage. Il resta la un moment a humer le délicat parfum de la nature, profitant au maximum de ce que ses sens pouvaient lui offrir. Un de ses bras le démangeais de manière désagréable, son dos était un peu humide et ses vêtements un peu serer… Mais il se sentait tellement bien.

Il resta un moment ici, peut être une heure, ou deux, immobile, redoutant le moment ou il devrait se réveiller. Ou il devrait rouvrir les yeux, pour son énième piqure de la journée. Après un long moment, il entendit des chuchotement, puis quelque chose lui chatouilla le nez. Il souffla par ce dernier, sans grand résultat. Il le frotta, éloignant quelque chose, mais il était trop tard. Il prenais déjà une grande inspiration, et d’un coup ..

« AH-TCHOUM ! PUTAIN ! »

Il avait ouvert les yeux sans le vouloir. Il s’empressa de les refermer, mais il était trop tard. Il avait vu.
… Il avait vus ?
Il plaça les mains devant ses yeux alors que des bruit de pas s’éloignant en courant lui parvinrent aux oreilles. Derrière ses mains, il ouvrit les yeux.
La lumière qu’il percevait n’était pas celle de sa chambre… Lentement, il écarta les main. Une plaine d’herbe verte, a la lisère d’une petite foret se présenta a lui, le laissant coi. Il resta assis la, bêtement, regardant autour de lui, avant de voir sortir un homme de la foret. Il était grand, habiller de noir, et portait a la main une canne solide. Ses vêtements faisaient beaucoup penser a ceux d’un samurai ou d'un garde du corps de la vielle asie quelconque. L’homme s’approcha a pas rapide, visiblement en colère, ce qui ne manqua pas d’agacer Lawrence malgré le sabre que le nouveau venus portait a sa ceinture.

« Mais enfin vous êtes fous ? Crier ainsi de tels mots devant les enfants ! que faites vous ici ? Qui êtes vous ? »

« Heinn ? »
S’exclama lawrence, oubliant de s'étonner de comprendre la langue de ce type aux vetements étrange.
« Il veut quoi kenshin le vaga-fion? »
Le jeune homme se leva. Il était plus petit que son interlocuteur, et moin bien armé, mais lui en voulait beaucoup pour l’avoir priver de ce moment.

« Monsieur ! Vous êtes sur une propriété privée ! »

« C’ta tête j’vait t’en privé ouais ! on est ou ici ? T’est qui ? »

L’homme sembla un peu outrer d’entendre cette remarque, et bomba le torse.
« Monsieur, sachez que Le daimyo Ikanshi, mon maitre, m’a choisis parce que je sait garder la tête sur mes épaules, aussi, je vous prierais de vous adresser a moi avec la politesse que je mérite, et de me décliner votre identitée en bon Citoyen avant que je n’emploie la manière forte.. »
Lawrence tituba légèrement, mais se rattrapa rapidement, un pied en arrière, le dos courbé lui aussi vers l’arrière, et fis mine d’avoir pris cette jojo’s pose de son plein gré.
« Ah ouais ? Bah p’tet que ton "oui quand'j'chie" a pas l’œil pour choisir ses larbin ? J’sais pas ou j’suis, ni qui t’est, ni même de comment j’suis putain d’arrivé la. Si c’est des types avec ta gueule qu’on trouve dans les isekai, j’préfère qu’on m’renvoie tout d’suite à l’hôpital pour m’filler ma dose, he pédé ! »

L’homme ecarquilla les yeux, avant de hausser les sourcil, d’un air hautain. Il repris sur un ton plus calme.

« … Vous n’êtes pas d’ici mh ? »
Lawrence répondit de la manière la plus rustre possible, aplaudissant de manière exagérée.
« Bravoooooo ! Champion du monde ! j’te laisse mon titre de génie d’la planète, j’en veux plus ! Et c’est ou ici déjà ? »

Le majordome hocha la tête, toujours aussi droit mais desserra la main autour de son foureau sur laquelle l'intrus louchait peu sereinement de temps a autre.

« Suivez-moi. Le maitre apprécie les gens dans votre genre. Vous avez beaucoup de chose à rattraper. »

Et il tourna les talons en se dirigeant vers, semblât-il, une maison dont le toit pointait derrière les arbres.

La, Lawrence fut accueilli. Un homme de stature imposante se présenta a lui avec le sourire de celui qui attend quelque chose en retours de sa bonté. Le garçon aux cheveux d’argent resta méfiant, mais fut invité a prendre un thé qu’il ne refusa pas.
___

« Et donc, je serais une sorte d’élus des dieux pour.. Faire quelque chose, on ne sait pas quoi, dans ce monde -le votre -, en compagnie d’autres individus dans le même cas que moi, et ce tatouage dont vous me parlez serait signe d’un clan dans lequel je devrais me rendre pour le moment ? »

« C’est bien cela. Vous comprenez vite. »

Lawrence et le noble étaient tous les deux assis a genoux devant une petite table carée noire, sans nappe, très sobre. Devant les deux hommes se trouvait une tasse de thé fumante que le "Samurai" remplissait occasionnellement.

« Je vois. Cela explique donc le fait que je ne soit plus chez moi. C’est une situation bien singulière a laquelle je fait ici face… »

Son bienfaiteur hocha la tête.

« En effet, je ne puis imaginer quel choc cela doit vous faire… D’autant plus que je ne crois pas avoir déjà entendus parler de personnes dans votre genre ayant pus retrouver leurs foyer après leur arrivée ici. »

« Qu’importe. Mon monde n’était plus vraiment bon a vivre. Une guerre dans laquelle j’ai perdu beaucoup de chose… Mais je ne voudrais pas vous ennuyez avec les détails. »

L’homme en face de lui s’essuya la bouche avec un grand sourire.

« Mais non, au contraire, j’en suis friant, racontez moi tout ! Enfin, si vous n’avez pas de problème a m'en parler… »

Lawrence résuma a peu de chose près le scénario d’un vieu film d’espionnage pour inventer un peu son monde. Il ne voulait pas donner trop de détail pour le moment. Il était évident que ce « bienfaiteur » voulait simplement se faire des amis dotés d’un haut potentiel, et qu’il en avait les moyens. Ce n’était pas une stratégie idiote, et oui, en un sens, Lawrence lui fut redevable.
Une fois ceci fait, il se tourna vers le samurai, ou le domestique... quoi qu'il puisse être.

« Bien que rien ne puisse pardonner mon indicible comportement de tantôt, j’éspère que vous saurez accepter mes excuses les plus plates. Je n’étais pas moi-même alors, et les mots ont dépassé ma pensée. »

« Oh monsieur, je comprends tout a fait. S’il vous plais, oublions cette grossière mésaventure, ainsi que nos comportement inadapté d’alors ; nous ne nous en porterons que mieux. »

« Je suis bien d’accord. »

Lawrence se leva. Il regarda la ciel. Il devait être près de sept heures du soir, et il commençait a avoir faim.

« Bien. Je n’abuserais pas plus de votre hospitalité ; je vais reprendre ma route, et chercher cette ville dont vous m’avez parler. »

Le noble se leva avec hâte.

« Allons allons ! rien ne presse ! Restez donc manger ici, et vous passerez la nuit dans une chambre d’ami ! Vous repartirez demain après le petit déjeuner, qu’en dites-vous ? »

« Non, je ne puis accepter… »

L'homme continua, d’un ton enjouer.

« Allons ! il ne s’agit pas d’une demande, mais d’un ordre officiel de mon humble personne, Monsieur Von Halmer ! »

Un sourire un peu étrange naquit sur les lèvres de Lawrence.

« Oh~? Je suppose que je n’ai pas le choix en ce cas. Merci beaucoup. »

« Mais c’est un plaisir, sieur Von Halmer. Les élus sont rarement de si agréables invités.»

« Je vous en prie, appelez-moi Lawrence. »

« Entendus Lawrence ! Je vais vous faire visiter votre chambre. »

« Je n’oublierais pas ce que vous avez fait pour moi, merci beaucoup… »

Et de fait, le jeune homme passa la nuit dans une très agréable demeure dans laquelle il pus manger pour la première fois depuis longtemps, autre chose qu’une bouillie, ou que les transfusion qu’on lui donnais lorsqu’il était trop drogué pour tenir sa cuiller, et en plus de ça, il eut un vrais plas de roi… Son arrivée dans ce nouveau monde lui fut plutôt agréable, et il décida de partir de bon matin, après avoir salué le Daimyo et sa famille.
Le riche personnage offris même quelques vêtements a ses couleurs, qui, par chance, allaient plus ou moins bien au jeune homme. Un grand sourire, et quelques politesses vides des deux coté plus tard, Lawrence partit.

Il avait un peu réfléchis dans la soirée. D’autre auraient penser qu’ils étaient vraiment des élus de droit divin, près a devenir des dieux, ce genre de choses…
Mais lui ne pensais pas cela. C’eut été trop simple.
Pour le moment, il avait deux objectifs. Se rendre dans son nouveau chez lui…
Et tout connaitre de son nouveau monde, pour savoir


Description des pouvoirs du personnage

A l’image de leur propriétaire, les pouvoir de Lawrence ne sont pas simple a maitriser. Lancer une boule de feu est bien plus complexe que de ce servir de ses capacités.

Lawrence peut crée des sortes de particules bleutées de taille microscopique, défiant les lois de la physiques. En effet, elles sont tangibles, mais uniquement lorsqu’elle sont en grande quantitée, car une seule individuellement est plus petite qu’un atome. De fait, elles sont extrêmement solides lorsqu’elles sont liée.

Lorsqu’il saura bien les maitriser, il pourra leurs donné toutes sortes de propriété. Les faire se mouvoir comme dans une matière chaude pour les rendre brulante, les espacer pour crée un « matériaux »  plus ou moins solide, moelleux voire presque liquide. Mou comme un coussin, ou plus dur que du métal.. Les utilisations sont virtuellement infinies, bien qu’il ne puisse pas modifier leur couleur avant un bon moment, car, trop petite pour refléter la lumière, elles produisent la leur.

Lorsqu’il les maitrisera bien, il pourra aussi se servir de leurs taille ridiculeusement petite pour les introduire dans son propre corps et augmenter sa force. Renforcer la structure de ses os, la poussée de ses muscles…
A un certain niveau, il pourra même restructurer son propre cerveau pour, par exemple, augmenter ses réflexes.

Améliorer la force de ses alliés lui sera impossible, car il ne peux pas connaitre les mouvements exacts de leurs muscles et risque donc de crée des trous dans leurs ligaments plutôt que de les rendre plus résistant, mais il ne lui est cela dit pas impossible de crée quelques exosquelettes simpliste.
Il ne peux pas suffisamment se concentrer cela dit, pour imiter un grand nombre d’organismes vivant avec, car tout visualiser serais trop complexe.

Cela dit, ce pouvoir a un gros point faible.
(sous hide)


Pour palier a ce grave problème, plus tard, un nouveau pouvoir se dévoilera a lui, sans doute autour du niveau 50, sous hide pour le moment.


Tout les pouvoirs de Lawrence mettent en pratique son intelligence, et sans une capacité d’analyse et de réflexion aussi puissante que la sienne, il peut être difficile de s’en servir pour autre chose que, justement, lancer une boule de cette fausse «  matière » particulière comme on lancerais une boule de feu. Cela fera quelques dégât, mais sera très vite limités.


Derrière l'écran

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Comment avez-vous découvert le forum : j'suis un ancien qui a dus quiter pour cause de binome pas motivé =w=
Vos projets sur le forum : j'sais pas. Avoir du bon temps, m'amuser?
Votre avis sur le forum : Il est bien. Genre.. Ouais. Et les gens sont cool. Si vous lisez ça, je vous aime bien les gens. Mais prenez pas trop la confiance quand même.
Votre présence sur le forum : Oui. (en vrais j'sais pas, tout dépend de la periode.)

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Dernière édition par Lawrence Von Halmer le Jeu 20 Juin 2019, 11:31, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: "La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18)   "La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18) EmptyMer 19 Juin 2019, 07:48




C'est l'heure de la correction ! (non, pas dans ce sens-là)


Bonjour et (re)bienvenue sur le forum !
Je n'ai pas fait de relecture depuis hier soir, sachant que tu as corrigé quelques points sur l'orthographe, donc prends cette partie du commentaire avec des pincettes.

Orthographe, syntaxe et autres trucs chiants

Bon, ça ne va pas sonner très gentil, mais il y a beaucoup de fautes dans ton texte. Pas mal de problèmes de conjugaison et d'accords, parfois des mots phonétiquement similaires qui en remplacent d'autres, et j'en passe. Je ne peux pas te faire une liste complète, mais je t'encourage à vérifier tes écrits avec un autre moyen que le correcteur word, qui est "bien" mais prends moins en compte le contexte de la phrase que d'autres logiciels / sites spécialisés Wink



Histoire

Et bien, pour un homme de cet âge, on ne peut pas dire qu'il ait chômé ! Quelques points cependant.

- au début de l'histoire il est fait mention d'un organisme plus sensible que la moyenne, entraînent de grandes chances de mourir à cause de la pollution seule. Et plus tard dans l'histoire, il n'est plus fait mention de cela du tout, il paraît même que Lawrence se débrouille bien en sport ?

- une chose qui me surprend à propos du PDG de centrale nucléaire est qu'il sache qui est la raison et qui est son amant, mais même après avoir tué ce dernier, il n'envoie personne s'occuper de Lawrence en personne? Même pas un ou deux assassins pour l'empêcher de se venger ?

- je n'ai pas compris ce qui "motivait" le psychologue à dire que Lawrence ne sortirait pas de si tôt. C'est peut-être juste moi qui ai mal lu l'échange, mais la réplique ne me paraît pas à sa place.

Pour le reste, la fin tend à décevoir vu tout le passif du perso, mais heureusement il arrive sur Kosaten ! Il n'aura rien à pirater ici, mais bon.


Psychologie

Rien de particulier à ce niveau là, je valide.



Test rp

Le test rp est intéressant et de façon générale bien rédigé, mais il souffre juste d'un problème : Kosaten est supposé être un pays dont la culture s'approche de celle du Japon médiéval. En conséquence, l'idée d'un baron ayant un majordome "à la british" détonne un peu. Je te demanderais de corriger avec, par exemple, un daimyo et son samouraï, quelque chose de ce genre. En cas de doute, restes vague et utilise les termes "noble", "dignitaire" et autres Wink



Pouvoirs

Bon, le plus gros problème a part l'orthographe.

Primo, tu n'avais pas besoin d'une description aussi complète x) juste le principe de base et deux trois exemples de technique auraient suffit, mais bon.

Second problème autrement plus important : tes pouvoirs n'apparaissent nul part dans l'histoire. Or, Kosaten n'invente pas de nouveaux pouvoirs à ses élus, il aurait donc fallu que cette magie de particules soit présente dans le monde d'origine. Tu peux dire que Lawrence vole un prototype secret, un accident ou quelque chose d'autre pour justifier ces techniques.

Sache aussi que les "possibilités virtuellement infinies" seront très peu exploitées puisque la FT dispose que d'environ 20 tech' Max : il faudra donc voir à changer ça aussi.



En résumé

On a du boulot petit génie, mais j'ai foi en toi !



"La plus grande Nemesis que j'ai jamais dû affronter ... C'est moi-même." :
 


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MessageSujet: Re: "La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18)   "La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18) EmptyJeu 20 Juin 2019, 08:51

Salutation jeune bipède!
Tout d'abord, bien que je l'ais déja fait, merci pour ton temps d'évaluation très rapide!

Comme je te l'avais dit, j'ai fait une petite correction. J'ai corrigé quelques accord, (dont beaucoup de é/ée etc qui remplacent des er) quelques rares formulation, mis des à à la place de a.. Ce genre de petites choses. J'ai ajouté l'équivalent d'une page a la fin de l'histoire pour justifier le pouvoir, et en profiter pour donnée une fin plus satisfaisante a mon perso (heureusement que j'avais indroduit les drogues de combat plus tôt dans l'histoire!) Le second pouvoir est la a cause des drogues qu'il recevais pendant son incarcération.
Pour ce qui est des assasins, c'est vrais, j'y avait pas penser. Voila ce que j'ai ajouté;
Un type incroyable; a écrit:
J’ai couvert mes traces, et j’ai déménagé. Le temps que les choses se fassent. J’avais plusieurs plans de secours que j’avais préparé a l’époque où j’étais très actif, et j’ai dus me servir de quelques logement au black que j’avais en stock, histoire de disparaitre un moment. Pour éviter de me prendre des assassins au cul, comprenez ? J’ai eu du flair d’ailleurs ; si j’avais reçu la vidéo une journée plus tard, j’étais pris dans l’incendie qui ravagea mon immeuble.
Finalement[…]

et pour finir, pour le corps de mon Lawrence, le type est un peu fragile, mais le problème vient surtout que le taux de mort a la naissance est très élever. Plus fragile que la moyenne ne veux pas dire très fragile. Quand au sport, il est simplement fait en interieur, donc l'air est filtré. A cette époque, dehors, tout le monde porte un masque (j'ai parlé des masque a gaz que les enfants portent dans la fiche il me semble?) donc on imagine bien qu'on vas pas faire courir les enfants dehors =w=

Et pour le test RP, tu vas rire, mais ça m'était totalement sortit de la tête lorsque je l'ai écris! j'ai remplacer ce qu'il falais, ainssi que les références/déscription qui ne collaient pas.

quand au potentiel illimité du pouvoir, evidement, je ne pense pas mettre 15 000  trucs dans la fiches, mais "crée un objet ou une forme" a la place de "crée une épée", "crée un mur" etc... Je me débrouillerais =w=
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MessageSujet: Re: "La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18)   "La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18) EmptyLun 24 Juin 2019, 19:57




C'est l'heure de la correction² ! (non, pas dans ce sens-là)


ça passe, et ça repasse.

Orthographe, syntaxe et autres trucs chiants

Le nombre de fautes a diminué par rapport à ma première lecture et ça se voit, on va dire que je valide cette partie-là.



Histoire

L'histoire ayant légèrement été éditée pour répondre à une question sur les pouvoirs (logique), je CC ici les questions / réponses qu'on a échangé sur discord :

"vis-à-vis de la drogue de combat, n'a-t-elle pas eu d'effets secondaires indésirables ? Combien de temps durent les effets ? Est-ce que Lawrence doit en reproduire sur Kosaten pour retrouver ses pouvoirs ?"
-> "Elle [la drogue] était censée en avoir, mais il n'a pas eut le temps de les ressentir. Et comme il est "né" avec ses pouvoir sur kosaten, il n'aura pas besoin de refaire de la drogue dans ce nouveau monde pour les retrouver."

"Vis-à-vis de l'heure du rendez-vous, ya un pépin : il dure une heure, de 7 à 9 (dans la partie histoire)"
-> Va être corrigé


Psychologie

(c'était déjà validé la dernière fois)



Test rp

Corrigé pour mieux correspondre à l'ambiance du forum, je valide.



Pouvoirs

Le texte n'a en soit pas énormément changé, mais l'apparition des pouvoirs et la façon dont ils sont amenés, si, donc je valide en l'état. (de toute façon je vais jeter la pierre à personne qui en fait trop plutôt que pas assez.)



En résumé

Nous avons donc ici un individu curieux et utilisant la science pour parvenir à ses fins. En conséquence je te place à Tenshi, nation de la techno-magie, des cristaux magiques et de la divinité qui acceptait les pots-de-vin. Sache cependant que ton personnage *peut* (ça n'a rien d'une obligation) apparaître sur le continent de kosaten plutôt que l'île volante, auquel cas tu auras sûrement moins de mal à te trouver un partenaire, maiiiis peut-être de moins bonnes explications sur ta situation et ta faction d'origine.



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MessageSujet: Re: "La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18)   "La Justice est un criminel" Lawrence von Halmer (terminée)(+18) EmptyLun 24 Juin 2019, 21:26

Hey hey hey!

Je te remercie pour ta validation, content que ça ne t'ai pas demandé de revenir trop de fois x)

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