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Le menteur, les bandits , et l'enfant.
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Lawrence Von Halmer
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MessageSujet: Le menteur, les bandits , et l'enfant.   Le menteur, les bandits , et l'enfant. EmptyMer 17 Juil 2019, 22:42



Voilà quelques jours que Lawrence était entré dans sa capitale. La ville l’avait de prime abord, beaucoup impressionnée. Littéralement un château dans le ciel. Lorsqu’il avait fait cette remarque au « douanier », lors de son arrivé, on lui avait répondu qu’il n’était pas le premier à la sortir. Évidemment, il n’était pas le seul élu à venir ici, mais le fait que le château dans le ciel soit connu d’autres élus l’agaçais un peu. Encore des multivers ? Ou bien des gens de son passé ? C’était toujours difficile de savoir ce genre de choses. Depuis son arrivée, il n’avait pas croisé beaucoup d’élus. À vrais dire, il n’en avait pas cherché. Après avoir passé quelques jours à explorer la cité de fond en comble, et squatter la bibliothèque et les tavernes quelque temps, le jeune homme commençait enfin à avoir quelques bases en histoire, et quelques nouvelles du monde extérieur.

Finalement, Lawrence n’était même pas encore en phase de pex, simplement d’étude de lore. Bien qu’en général, on doive faire ceci dans l’ordre inverse, dans les jeux vidéo. Mais lui n’était pas un grand joueur. Le fait étant qu’il avait beaucoup de chose à rattraper, mais qu’il n’essayait pas de faire tout à la fois. Pour le moment, il voulait connaître les bases de ce monde ; personne n’apprécierait de voir débarquer d’on ne sait ou un type inconnu qui viendrait pour faire ce qui lui chante, sans même porter attention au monde qui l’entoure. De plus, il semblait que l’histoire de ce monde, du moins les quelques lignes qu’il en avait lus et qu’il avait trouvées suffisamment importantes pour être retenues, étaient non seulement moins ennuyeuse, mais aussi, très légèrement moins déprimante que celles de son monde. Il Passa donc quelques jours passé ainsi, à ne rien faire d’autre qu’étudier et prendre des nouvelles du monde, se tenant au courant des ragots et des histoires des voyageurs de quelques établissements de restauration.

Finalement, après quelques jours, alors qu’il sortait de la bibliothèque, il se dit qu’il allait devoir trouver de quoi se sustenter. Il s’était toujours arrangé jusqu’à maintenant. Rendre des services, porter quelques objets plus ou moins lourd… Mais ça ne lui suffirait pas bien plus longtemps. Le jeune homme prit donc la décision de marcher un peu. Pour se mettre les idées au clair, et réfléchir à la suite de son « aventure ». Par Hasard, ou curiosité, peut-être, il avait décidé de rentrer à l’auberge miteuse à laquelle il logeait en passant par quelques ruelles dans le genre, peu rassurante, que personne ne prend jamais. C’est ici, que nous commençons cette petite histoire.
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MessageSujet: Re: Le menteur, les bandits , et l'enfant.   Le menteur, les bandits , et l'enfant. EmptyMer 17 Juil 2019, 23:01

Malgré le fait que la cité fut grandiose par bien des aspects, les ruelles, racisme mis à part, se ressemblaient plus ou moins toutes, quelle que soit la ville. Je jeune homme était un habitué de ce genre d’ambiance. Non pas qu’il y ait passé beaucoup de temps, mais chez lui, mêmes les grandes rues ressemblaient à peu de choses près à de sombres corridors malsains. On aurait presque pu dire qu’il était ici en son fief. Même s’il ne l’appréciait pas.
Au détour d’une allée malodorante faisant le charme peu ragoûtant de ce genre d’endroit, un bruit lui parvint. Un bruit de conversation. Non pas que ce soit réellement quelque chose de rare, en ville. La différence entre cette conversation-là, et les autres qu’il percevait parfois, c’est que celle-ci était menée sur le ton de la conversation qui ne doit pas être entendue. Un grand sourire naquit sur les lèvres de l’allemand, accompagné d’une sorte d’air un peu polisson. Il n’était pas spécialement habitué au fait de se mettre dans le pétrin. Mais dans un monde d’héroïque fantasy ?... L’occasion de tester le scénario était trop belle. Qu’est ce qui pouvais lui arriver de toute façon. Il s’approcha au mieux de la ruelle, et se cacha au tournant de celle-ci. En jetant un très rapide coup d’œil derrière le mur, il put voir que deux compères était en train de parler, et assez proche de lui. Heureusement, il ne semblait pas avoir aperçu le regard indiscret du garçon. Se collant à la paroi tout en se jurant de ne plus jamais essayer quelque chose d’aussi stupide, Lawrence tendit l’oreille pour attraper quelques bribes de conversation.
« … bitude ? »
« C’est ça. Mais n'oublie pas que la garde devient très méfiante. Faire passer les potions de changement de sexe ici dévient encore plus compliqué qu’avant. »
« On a quelques douaniers à nos bottes, pour le moment, les clients en sont Friands ici. On se débrouillera. »
« Ça va. Bon. Sois à l’endroit indiqué sur le plan avec les gars dans deux jours. Et oublie pas de le détruire après. On s'y retrouve. »
« Ouais. »
Quoi qu’il en dise, Lawrence était assez tendu ; il n’avait plus l’habitude de ces petites expéditions plutôt dangereuses, et il était justement, semblait-il, tomber sur quelque chose de dangereux. Il se retourna doucement, avec la sage et ferme intention de partir, et heurta quelque chose. Il releva la tête, se trouvant nez à nez devant une sorte de montagne de muscle a l’air mauvais, lui présentant un sourire mauvais.

« PUTAIN ! »

S’écria le jeune homme sous le coup de la surprise, qui n’eut pas le temps d’échapper à la main, finalement très agile, du grand gaillard.

« J’ai quelque chose ici. Une souris a voulu se faufiler hein ? »

Lawrence était complétement perdu. Il ne s’était pas attendu à ça, et commençais à regretter très sérieusement d’être resté écouter. Qu’allait-il pouvoir faire ? Je n’ai rien vu ? Trop cliché, trop facile, et personne n’y croyais jamais. Qu’il ne dirait rien ? Il savait lui-même que c’était un mensonge. Il n’avait qu’une solution. Chassant de son visage les marques de peur et de surprise, il présenta un sourire espiègle au grand type, que ses compagnons avaient entre temps rejoins en hâte.
« Haaa~ on dirait que j’ai été vu ? ~ ça fait un petit moment que je vous suis les gars. »
« Donc t’essayes même pas d’t’en caché p’tite salope »
Lawrence fronça les sourcils, l’air vexé, et approcha son visage de celui du colosse, le blizzard de ses yeux l'étouffant sous une bourrasque d’incertitude.
« Mhh ? Tu m’parle comme ça s’pèce de minable ? Tu sais qui j’suis au moins ? »
Il n’y obtint en réponse le silence tendus qu'il avait éspéré.
« Vous n’êtes pas d’ici hein ? Sinon vous connaîtriez ma gueule. Et vous compteriez déjà vos minutes ! »
Lawrence eut un petit ricanement amusé. Bien sûr, il jouait totalement la comédie. Il était terrifié. La seule solution qui lui avait semblé valable, était de se faire passer pour plus fort qu’il ne l’était.
« Qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce que t’as entendus ? On va t’ouvrir en deux ! »
Le jeune Allemand fit non de la tête. La poigne du grand autour de son bras c’était un peu desserrée, et la main du garçon vint attraper le troisième point du pli du coude du colosse, pour presser le nerf connectant les Muscles épicondyliens médiaux. Ce n’était pas très utile, mais causa au prix d’une légère pression une douleur suffisante à l’agresseur pour la lui mettre justement, la pression.
« T’as cinq secondes pour lâcher prise. Sinon, tu regretteras ça le reste de ta vie, c’qui f’ra juste deux secondes de plus.»
L’homme s’exécuta rapidement. Le type devant lui… C'était un élu. Ça ne faisait aucun doute, il n’avait pas l’air d’être d’ici. Et vu son assurance, ce n’était pas un nouveau venu. Hésitant, le colosse regarda ses compagnons. Personne ne semblait le connaître. Ce type était peut-être un costaud, mais a trois, ils pouvaient le battre…
Lawrence approcha d’un pas vers l’un des hommes. Aucun de ses interlocuteurs, pour le moment, ne semblait vouloir détacher le regard de ses mains, à l’affût du moindre signe d’agressivité. Il profita de l’occasion. Les types étaient déjà tendus de base, alors maintenant… Ils étaient complètement prés à réagir sur un simple réflexe. Lentement, doucement, sans se presser, Lawrence leva une main au ciel, et les trois hommes reculèrent tous d’un pas. L’un sortit une dague, l’autre, une épée, et le dernier adopta une garde défensive.

« QU’EST-CE QUE TU FAIS ? SI TU TENTES QUOI QUE CE SOIT, ON TE FUME ! »

Cria le plus petit des trois, un chauve a la voix nasillarde. Sans l’écouter, Lawrence abaissa soudainement son doigt pour montrer le bout de la ruelle d’où il venait, et sembla adresser la parôle a quelqu'un.
« VAS-Y ! »

Les trois compères se retournèrent brusquement près à essuyer une attaque, mais ne virent rien venir. Dans la ruelle… Il n’y avait rien. Rien du tout, ni personne. Une petite seconde passa, et ils se retournèrent vers l’endroit où c’était trouvé Lawrence. Lui aussi avait disparu. Il était plutôt exact de dire qu’il c’était mis à courir à toute vitesse pour sortir en hâte de la ruelle.
« REVIENT ICI ! »


Le jeune garçon serra les dents. Ils étaient déjà derrière lui ? Il aurait voulu prendre un peu plus d’avance. Il se dirigea aussi vite que possible vers une grande rue, mais en chemin, un bruit lui parvint aux oreilles. Des pleurs ? Un gamin ne pleurait pas loin d’ici. Il tourna la tête pour chercher l’origine du cri, et ne vit pas le pavé vaguement hors du sol qu’il heurta du pied de plein fouet. Il trébucha, sans pour autant se faire trop mal, par miracle sans doute, se retournant aussi vite que possible pour voir ce qui l’avait fait choir. Il vit le pavé bien sûr, mais autre chose l’intrigua plus. La, par terre, apparemment indemne, une petite fille regardait en direction du sol. Elle ne devait pas avoir plus de huit ans, et pleurait à chaudes larmes pour une raison dont, très sincèrement, l’allemand n’avais cure sur le moment. Les bandits commencèrent à le rattraper. Il voulut s’enfuir, hésitant à prendre la gamine avec lui, mais trop tard. Les hommes l’avaient déjà attrapé.


Alors qu’il était de nouveau encerclé, le jeune garçon sera les dents. Cette fois, c’était foutu. À côté d’eux, la fillette se mit à pleurer. Lawrence déglutit tandis que le colosse s’approchait de lui pour le saisir à nouveau, par le col cette fois-ci. Sans grands efforts, il souleva le jeune garçon, qui eut un regard étrange.
« … Qu’est-ce qu’il se passe ?... »
« Tu m’auras pas deux fois gamin. J’vais t’faire passer l’envie de-. »
« Ta gueule sale gosse ! Va jouer ailleurs ! »
C’était le petit qui avait parlé. Il avait été ennuyé par les cris de l’enfant, et venais de tenter de lui donner un coup de pied, mais quelque chose d’étrange se produisis. Le troisième personnage tapota le bras de son compagnon.
« Hey ! Alphonse ! Regarde ! »
« Qu’est-ce que tu… »
La, au sol, le petit homme s’était mis à convulser en tremblant. De sa gorge, s’échappais des sons désagréables, comme une sorte de gargouillement, et il poussait une sorte de râle immonde, mêlant la douleur et la terreur.
« Qu’est-ce que tu lui as fait ! »
S’exclama le grand tas de muscle en écrasant Lawrence contre un mur. Ce dernier, la gorge serrée par l’épaisse main du colosse, parvint à marmonner.
« Rien ! je sais pas ce qu’il se passe ! Regarde autour de toi ! »
En effet, les couleurs autour d’eux avaient changé. Ou plutôt, elles semblaient partir petit à petit. L’enfant, donc les pleurs continuaient de résonner autour d’eux, avaient encore ses couleurs juste autour de lui, sur tout au plus quelques centimètres, mais hormis ce point, sur une sphère d’un ou deux mètres de diamètre dont il était le centre, tout étant en noir et blanc.
« Putain c’est encore un d’ces gamins magique où j’sais pas quoi ! »
S’exclama le grand bandit.
« On s’arrache ! Viens avec nous toi ! »
Il saisit violemment Lawrence, et pris sous son bras son compagnon au sol, qui ne bougeait presque plus, et dons les lèvres devenaient bleue petit à petit, mais lorsqu’il voulut sortir de la sphère, il se heurta à un mur.
« C’est quoi cette merde ? On peut plus sortir ? »

Le bruit avait attiré des gens, qui étaient venus voir. Une petite foule inquiète c’était rassemblée autour du groupe, sans oser s’approcher. Le bandit lâcha Lawrence.
« Putain.. C’est la merde… » Il regarda son compagnon.
« Paul, essaye de faire taire la gamine… »

Le troisième bandit obéis immédiatement, se dirigeant vers l’enfant.
Lawrence avait déjà entendu parler des enfants magiques. Le phénomène était tout nouveau, mais les nouvelles allaient vite, semblait-il. Apparemment, des enfants se verraient dotés de pouvoir, et cela pouvait se montrer vraiment dangereux. Il n’avait pas besoin d’être un génie pour comprendre qu’il fallait calmer l’enfant. Le brigand s’approcha de la petite, et lui présenta un sourire hideux.
« Allez ma petite, calme-toi, papa Paul vas bien s’occuper d’toi… »
Il approcha sa main de l’enfant, et au moment où il pénétra dans le cercle encore en couleur autour d’elle, il la retira en poussant un cri de douleur.
« Putain ! t’approches pas d’elle ! Ça fait super mal ! Merde, on fait quoi ? »
Lawrence commença doucement à haleter. Qu’est-ce que c’était que cette situation ? Qu’allait-il pouvoir faire ? Clairement, il était vraiment dans une mauvaise posture... Et les deux autres aussi. Au moins, pour le moment, ils ne semblaient pas vouloir s’occuper de lui. Il regarda un des passants qui observait bêtement la scène d’un air subjugué.
« Mais ne restez pas planté la, dépéchez vous d'appelez la garde ! »
Lui cria-t-il. L’homme sursauta, hocha la tête, et partit précipitamment.
Lawrence se retourna vers les trois bandits. L’un d’eux gisait au sol, les lèvres bleues ankylosée, probablement mort. Cependant, c’est avec horreur que le jeune homme constata autre chose. Le second bandit, qui avait essayé de toucher la petite fille, était aussi au sol. Il semblait chercher de l’air, inspirant et expirant bruyamment.
« Aidez-moi ! Il se passe quoi ! Au secours ! »
Eut-il les moyens de crier sans pour autant avoir l’air de « respirer ». Lawrence prit un instant pour réfléchir, haletant toujours plus.
« Vous pouvez respirer ?! »
« Ça marche pas !" Lawrence prit un instant pour réfléchir, haletant toujours plus. "À l’aide !»
À ses côtés, le colosse le secouait au sol.
« IL T’ARRIVE QUOI PUTAIN ?! »
Lawrence s’approcha du grand homme, et il remarqua quelque chose. Lui aussi haletait beaucoup. Soudain, tout sembla plus clair.
« Je… Je crois que j’ai une idée de ce qu’il se passe. Tu connais le bouche à bouche ? »
L’homme répondit que non, expliquant qu’il connaissait de nom, mais qu’il ne savait pas le pratiquer. Il semblait énerver par cette question. Elle ne l’aiderait pas dans cette situation, si ? Assez rapidement, Lawrence le dégagea. Il pinça le nez de l’homme au sol, lui souleva un peu la nuque, et colla (non sans un peu de dégoût) sa bouche à celle, salle et visiblement peu entretenue depuis quelque temps, de l’homme qui cherchait encore son souffle, inspirant et expirant sans cesse. Après avoir donné un peu d’air à l’homme ce dernier sembla allez un peu mieux, et Lawrence fut certain.
« … Putain.. »
Il regarda derrière lui. Quize, seize, dix-sept… Dix-huit pavés ? Il n’y en avait pas autant avant ! La sphère semblait grandir petit à petit. Et à l’intérieur, lentement, mais sûrement, l’air se vidait de son oxygène. Il y avait de moins en moins d’oxygène, et de plus en plus des autres gaz. Voilà pourquoi lui et le tas de muscle avaient du mal à respirer. Ils ne manquaient pas d’air, ils manquaient d’oxygène. Et ceux qui touchaient l’enfant ne pouvait sans doute plus en avoir par eux même…
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MessageSujet: Re: Le menteur, les bandits , et l'enfant.   Le menteur, les bandits , et l'enfant. EmptyJeu 18 Juil 2019, 01:05

Il fallait impérativement calmer l’enfant. Ni le garçon, ni personne ici ne désirais finir étouffé par un enfant. Personne ne les prendrait plus au sérieux après ça. Rapidement, il expliqua au colosse comment faire du bouche à bouche, puis il se dirigea vers l’enfant.
Quelques gardes en armure arrivèrent, menée par l’homme que Lawrence avait engueulé. L’un d’eux s’approcha, mais s’arrêta en remarquant le cercle à l’intérieur duquel les couleurs avaient disparu.
« N’approchez pas ! Éloignez les civils ! La sphère s’agrandit et on ne peut pas en sortir ! » lui cria Lawrence.
Il y eut un instant de flottement, avant que le chef de la petite escouade ne s’avance en direction de la sphère.
« Qui êtes-vous ? »
« Lawrence Von Halmer ! Elu de Tenshi ! j’ai la situation en main ! Contentez-vous d’amener un docteur et un mage, ou quoi que ce soit qui puisse nous aider dans cette situation !»
Rapidement, Lawrence ajouta.
« Sans vouloir vous commander ! »
Le militaire eut un vague rictus amusé avant de se retourner en s’éloignant de la sphère, beuglant a ses hommes les directives du jeune garçon. Bien sûr, c’était clairement un mensonge. Le garçon n’avait pas du tout la situation en main. Mais il avait sans doute fait ça pour éviter une panique, et le reste de ses instructions étaient basiques, mais bien avisées.


Lawrence c’était donc approcher de la fillette avec précaution. Il la regarda un moment, et inspira profondément… Il devait la calmer, d’une manière ou d’une autre. Lentement, il s’accroupit devant la gamine, et prit un instant pour réfléchir. Quelle était la meilleure façon de parler a un enfant dans cette situation ?...
Une quinzaine de secondes s’écoula avant que le grand bandit ne cesse le bouche à bouche sur son ami. Il leva la tête, les yeux mis clos, observant autour de lui. Il prononça une phrase inintelligible, attirant l’attention de Lawrence, qui eut juste le temps de le voir s’effondrer, haletant de plus en plus fort. Il manquait déjà d’oxygène, et Lawrence avait fait la bêtise de lui demander d’en donner à son compagnon au sol. D’un côté, c’était idiot, de l’autre, c’était bien pratique, de ne plus avoir personne dans les pattes.
Lawrence soupira à nouveau, les yeux clos. Il avait du mal à respirer, et petit à petit, l’impression que sa tête devenait vide, et que le monde tournait autour de lui devenait de plus en plus envahissante. Pendant un instant qu’il ne put calculer, son esprit assombri vagabonda, puis une voix, celle d'un soldat beuglant quelque chose a son commandant, rappela le garçon à la réalité.
« Monsieur ! Le cercle grandit de plus en plus vite ! Les gens dans la maison n’auront pas le temps d’évacuer ! »

Lawrence ouvrit les yeux. Sa vision était légèrement trouble, et son ouïe perturbée… Mais pour le moment, il ne pouvait pas s’en soucier. Lentement, il reprit le peu de calme qu’il lui restait, et il regarda l’enfant. Le bon côté des choses, c’était qu’à force d’avoir un homme accroupis ne disant rien devant elle, la petite fille avait son attention portée sur Lawrence. D’une voix douce et cristalline, glissant jusqu’aux oreilles de l’enfant, le garçon aux cheveux argenté pris la parole tout en adoptant la posture Virasana.
« Bonjour toi. Comment tu t’appelles ? »
L’enfant, entre deux sanglots, déclara quelques mots incompréhensibles avant de prononcer un nom qui surprit un peu Lawrence.
« T-Tibaut… »
Le cerveau de Lawrence marchait au ralenti. Pourtant, il ne fallait pas être bien sorcier pour comprendre que la petite fille n’était pas une petite fille. Malgré cela, elle avait clairement un corps de fillette. Rapidement, le lien avec les potions dont les hommes avaient parlé plus tôt se fit dans la tête embrumée de Lawrence.
« Pardonne-moi de te poser cette question mon enfant. »
Continua-t-il, sa voix toujours mielleuse et apaisante.
« Mais tu es un petit garçon, non ? »
A ces mots, l’enfant se mit à pleurer de plus belle. Donc, il avait vu juste.
« Je sais pas pourquoi je suis comme ça ! C’est venu d’un coup, tout mes amis se sont moqué de moi ! je veux pas être une fille ! »
S’il avait été au mieux de sa forme, Lawrence aurait sans doute ri intérieurement en se disant que beaucoup de personnes de chez lui auraient rêver être à la place du gamin et changer leur sexe, mais les opérations de son monde étaient une pure arnaque. Cela dit, plus le temps passait, plus il lui devenait difficile de penser… Il regarda autour de lui, fatigué, et parvint à distinguer malgré le voile constant qu’il avait devant les yeux, des formes lointaines Les gens autours semblaient au moins être à une vingtaine de mètres de distance. Les gens couraient dans tous les sens...Il se sentit défaillir un instant, et reconcentra son attention sur le jeune devant lui.
« Écoute moi mon garçon. Écoute moi, d’accord ? »
Il lui fallut un moment, a renfort de mouvement de mains et de regards pour récupérer à nouveau l’attention du petit.
« Tu m’écoutes ?
Bien.
Moi, je m’appelle Lawrence. Je suis un élu. Tu connais les élus mh ?
»
Sanglotant, toujours, l’enfant hocha la tête.
« Je ne suis pas ici depuis très longtemps, mais en revanche, je connais des tas de choses. Si tu me laisses m’occuper de toi, je pourrai t’aider. »
L’enfant calma un peu ses pleurs, à moitié envoûter par le regard si particulier du jeune élu.
« Tu connais les élus. Certain d’entre nous, sont très fort et peuvent faire des tas de choses. Je te promets que si tu te calmes, on pourra trouver la solution ensemble d’accord ? »
« Mais... Et… Et mes amis… »
« Tes amis ne se moqueront plus de toi, et tu sais pourquoi ? »
L’enfant fit non de la tête, hésitant. Lawrence lui sourit.
« Parce que tu es un petit héros, et que tu viens d’arrêter deux méchants qui voulaient faire du mal aux gens. »
En réalité, il y en avait trois, mais peut-être valait-il mieux que Lawrence évite de lui parler du troisième qui avait sans doute rendus l’âme. Bonne chose cela dit, le visage de l’enfant s’illumina légèrement, et ses sanglots cessèrent petit à petit. Lawrence continua de lui parler, toujours avec une voix tranquille, mettant l’enfant en confiance lui faisant miroitée de l’héroïsme, ainsi qu’un rétablissement de sa situation… Il n’était pas sûr à cent pour-cent de dire la vérité, mais au moins, son petit speech parvint à sauver plus ou moins la situation.
« Le cercle rétrécis ! »
Cria un des soldats.
Petit à petit, la sphère perdait en taille, et les couleurs revenaient. Lawrence était à nouveau sur le point de tourner de l’œil, mais il ne devait pas flancher. Pas devant le gamin, ou tout serait à nouveau fichu. Finalement, la sphère disparus complétement, juste avant l’arrivée sur le terrain d’un mage venu ici pour prêter main forte aux policiers qui évacuaient le secteur. Quelques dizaines de personnes, dans les maisons, avaient été prises dans la sphère, mais n’y étaient pas rester suffisamment longtemps pour en subir de trop graves dommages.
Le petit garçon - toujours petite fille cela dit - totalement inconscient de ce qu’il avait fait, regarda Lawrence en souriant gaîment.
« Et maintenant monsieur Von Halmer ? On fait quoi ? Il y a plein de policier partout ! Vous croyez que les gens autours sont là pour me féliciter d’avoir arrêté les méchants ? »
Lawrence se plaça sur le champ de vision de l’enfant pour l’empêcher de regarder. Il ne savait même pas combien il y avait de cadavre, et il ne voulait pas que la fillette le découvre.
« Peut-être bien oui. »
D’un rapide coup d’œil, il reconnut les tenues des mages officiels. Les quelques jours passés à la bibliothèque et aux tavernes commençaient déjà à lui servir. D’ailleurs, ils n’avaient pas fait venir n’importe qui, car celui-ci semblait être plutôt haut dans la hiérarchie des mages de la ville. Il fit signe au chef des gardes auquel il avait parlé, ainsi qu’au magicien, de venir le rejoindre... Les deux hommes se concertèrent quelques instants, avant de hocher la tête et de se diriger vers la fillette et l’élu.
« Messieurs… »
Commença Lawrence. Il ne dit rien ensuite pendant quelques secondes. Le retours de l’oxygène lui faisait tourner la tête, et il sentait qu’il n’allait pas tenir le coup bien longtemps. Il laissa de coter les formules de politesse.

« Je résume. L’enfant a été utile dans l’arrestation de ces criminels derrière moi, et l’un d’eux a avec lui une carte de la ville sur laquelle je pense, se trouve des points importants de trafic de potion de changement de sexe. J’ignore comment, mais la petite devant vous en est victime, et le choc provoqué par le changement a provoqué l’incident auquel vous venez d’assister. Je vous laisse vous occuper de lui. Une dernière chose importante. J’ai entendu ces gens dire que des douaniers… »
Lawrence voulut prendre un moment pour respirer, mais ce fut trop tard. Sa tête se mit à tourner violemment, sa vision s’assombrit, et finalement, il tomba dans les pommes.
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MessageSujet: Re: Le menteur, les bandits , et l'enfant.   Le menteur, les bandits , et l'enfant. EmptyJeu 18 Juil 2019, 11:09

Un vent rafraichissant passe par une fenêtre entrouverte donnant sur une petite chambre, éclairée par une demi-lune, voilée parfois de rares nuages a l’aspect bleuâtre suffisamment haut pour passer au-delà de l’île flottante supportant le poids et l’histoire du royaume de seika.
Un rideau translucide un peu ancien, cousus dans un tissu fin flotte avec légèreté dans la pièce. Les bruits de la nuit, chassés par la ville, ne peuvent briser le calme trop parfait en conséquence, de la cité, assoupie comme les hommes qui l’habitent. Au milieu de cette salle comme une autre, une lueur bleue et froide s’ajoute à celle que la nuit crée malgré elle. Doucement, animé d’un flegme embrumé, se redresse sur son séant dans une chambre d’hôpital, un jeune garçon qui n’est à la ville que l’une des anomalies habituelles qui viennent de temps à autre briser son quotidien, et changer son histoire. Aujourd’hui, pour la première fois, il a un peu fait parler de lui. Évidemment, il se doute que ce ne sera pas la dernière fois. Mais son expérience du jour fut relativement désagréable à vivre.
Rapidement, le jeune garçon tente de mouvoir ses muscles. Malgré quelques douleurs et quelques bleus qu’il doit probablement à sa chute de tantôt, il semble ne pas avoir subi de graves dégâts. Plus de peur que de mal, dit-on. À nouveau, ses yeux se closent et il retombe lentement sur le dos, méditant sur sa journée à tête reposée.
Un rictus agacé se dessine sur son visage tandis que son corps se détend à nouveau. Pour la première fois depuis un moment, il a pris des risques inconsidérés, attendant un coup du sort quelconque pour s’en sortir.
Oh, le coup du sort en question était venu, certes, et lui avait même permis de se faire plus ou moins bien voir des autorités locales. Quelles raisons a-t-il de se plaindre de fait ? Ce qui cause chez lui cette irritation, c’est plutôt le fait qu’il soit incertain de sa position sur son comportement d’alors. Bien sûr, il sait qu’il a pris bon nombre de décisions bêtes. Et en effet, avoir vécu toute sa vie dans une sorte de calme malsain l’a au moins habitué aux journées sinon paisibles, au moins tranquilles. Pourtant… Ce sentiment de danger et de panique qu’il ressentit plus tôt, cette tension folle qu’il éprouva alors…
Peut-être les quelques années passées dans le silence si angoissant de sa cellule l’ont-elles changée ?
Il se redresse à nouveau, incapable de rester assis. Ses pieds touchent le sol un instant avant qu’il ne les lève à nouveau. L’air de la pièce, un peu trop frais à son goût malgré la douceur de la nuit d’été, le gêne un peu. Plus doucement, frissonnant à nouveau lorsque ses pieds entrent en contact avec le sol, le jeune garçon les pose délicatement à terre, et sans autre bruit que le frottement des tissus de son lit et de ses vêtements, il va fermer la fenêtre, avec, toujours, la même interrogation en tête.
Il vient de découvrir que l’action et le risque lui plaisent, contrairement à avant. Ces deux ans passés en prison… En quoi d’autre ont-ils pu le changer ?...
Finalement, il va s’installer dans son lit à nouveau, et sans vraiment chercher le sommeil, y ferme les yeux pour réfléchir.
La nuit passe rapidement. Au bout de quelques heures, les premiers bruits de la ville parviennent à ses oreilles, au moment où il s’endort à nouveau. On lui offre du repos dans un lit confortable, pourquoi ne pas en profiter ?

Peu de temps après cela dit, un bruit le réveille rapidement. C’est une habitude de son monde, encore une fois. Mais avoir le sommeil lourd en 2080 n’est clairement pas une bonne chose. Il se redresse rapidement, ignorant le malaise provoquer par un mouvement si brusque, et se tourne vers sa porte à laquelle on frappe.

« Entrez. »
Commence Lawrence. La porte s’ouvre, et dans la pièce, pénètre un homme que le jeune Allemand a déjà vus. Il s’agit du militaire qu’il a croisé un peu plus tôt, la veille sans doute, lorsque l’enfant à pouvoir faisait des siennes. L’homme n’est pas vraiment vieux, mais commence tout de même à quitter, lentement, mais sûrement, sa jeunesse. Les traits de son visage sont tirés par le travail et par l’air dur qu’il s’efforce sans doute de garder devant ses hommes et les citoyens, mais il ne semble pas être une mauvaise personne.
Il salue l’élu de la tête avec sérieux, et prend la parole d’une voix tranquille, sans fermeté, contrairement à ce à quoi on aurait pu s’attendre de la part d’un homme lui ressemblant.
« Bonjour, Von Halmer. Vous êtes réveillé à ce que je vois. »
Lawrence hoche la tête, et répond rapidement, se doutant que ce soldat n’est pas du genre a vouloir perdre son temps en bavardage inutile, ou en belle paroles creuses.
« Bonjour à vous. En effet, j’espère ne pas avoir causé trop d’ennuis. Ne restez pas debout, prenez une place, je vous en prie. »
Il montre d’un signe de la main une chaise près de son lit.
« J’ose supposer que je suis dans un hôpital ? »
L’homme refuse d’un mouvement poli la chaise que lui tend Lawrence, et s’adosse à un mur en croisant les bras.
« Vous supposez bien. Je passe vous voir en coup de vent, je n’étais pas sûr que vous seriez debout aussi tôt. »
Lawrence fait modestement non de la tête.
« Je n’était pas vraiment blessé, mon corps a mal supporter le manque d’oxygène, et la fatigue a fait le reste. Je suis désolé si j’ai causé quelques soucis. Il n’y a pas eut trop de dégat? »
L’homme au mur ferme les yeux et souffle par le nez. Il n’a pas vraiment l’air enchanté d’être là.
"Les mouvements de foule on causer un ou deux blessés léger, mais a pars les bandits, dont deux sont mort, et un toujours dans le coma, pas de blesser. Il faudra que vous passiez au poste pour l’enquête, j’imagine que vous comprenez. »
« Bien entendus ; je m’y rendrais aussitôt que je serais dehors. »
L’allemand n’apprécie pas vraiment l'idée devoir se rendre au poste de police, mais il n’a pas vraiment le choix, et mieux vaux se mettre les forces de l’ordre dans la poche dans ce monde, plutôt que de les avoir en ennemis comme dans le sien. Il avait de mauvais souvenirs de l’ordre.
Pour le moment, il n’en connaît, bien sûr, pas assez sur ce monde pour savoir comment il le traitera dans le futur, mais a défaut, il en a appris un peu à propos de lui-même. Ou plutôt a-t-il déblayé une piste de réflexion sur son rapport à son entourage et au danger. Au final, cette mésaventure lui fut instructive. Il continua rapidement.
« Et l’enfant, qu’en est-il de lui ? »
Le garde répondit sans avoir l’air de vraiment y toucher.
« Il va bien. Nous l’avons confié à un des alchimistes du coin, et nous sommes en train d’interroger ses parents pour voir s’ils savent quelque chose de sa transformation. Par contre, il veut vous voir. Si vous passez au poste tout à l’heure, il y sera peut-être encore. »
L’homme regarde par la fenêtre un instant, puis se décolle du mur, posant les mains sur ses hanches.
« Bon, j’ai du travail, je vais vous laisser encore un peu avant que vous ne libériez la chambre. »
« Merci bien. Je n’en aurais pas pour longtemps. »
Alors que le garde est sur le point de sortir, il se retourne vers Lawrence, qui est déjà dresser sur son séant, les jambes sur le côté du lit, plongé dans ses pensées.
« J’ai oublié de vous donner l’adresse du poste. Vous avez de quoi notez ?»
Avec un vague sourire amuser, Lawrence fait non de la tête.
« Pas besoin, j’ai passé les derniers jours à explorer la ville et à apprendre quelques menues informations à la bibliothèque ; vu le quartier où vous étiez, et le blason a votre ceinture, ce n’est pas difficile de deviner où se trouve votre poste. »
Et, après avoir confirmé l’adresse auprès du garde, celui-ci repart, un peu excédé. Les élus avec un peu de potentiel de déduction qui se la joue, il ne les apprécie pas vraiment. Tous, d’après lui, ont l’air de se croire mieux que tout le monde, et même si celui-ci est poli, il a un mauvais pressentiment à son sujet…

Voilà, finalement, comment se termine la courte, mais intense, première aventure de Lawrence Von Halmer. Il put revoir l’enfant au poste, qui avait récupéré son apparence d’origine, et le félicita devant ses amis pour qu’il reprenne un peu confiance, et répondit sans qu’il n’y ai grand-chose à dire, a l’enquête de la police de la ville, bien qu’il n’y avait rien de certain quant au fait qu’ils pourraient encore utiliser le plan qu’avais dégoter Lawrence. Les criminels ne sont pas idiots au point de ne pas avoir plusieurs plans…
Mais ça valait le coup d’essayer.
Tout rentra plutôt dans l’ordre, l’allemand se fit remarquer pour la première fois, et il retourna à ses occupations sachant qu’il restait des choses sur lui qu’il ne connaissait pas, et que ce nouveau monde lui permettrait de découvrir... Il avait encore beaucoup à apprendre, pour prétendre à devenir quelqu’un ici en Kosaten. Apparemment, s’il n’avait pas encore d’objectif clair, il avait de l’ambition…
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