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Akiko, avant Kosaten
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MessageSujet: Akiko, avant Kosaten   Akiko, avant Kosaten EmptyMer 21 Oct 2015, 10:20

Ce topic va surtout me servir à exposer le passé d'Akiko, sa rencontre avec Konochy, son évolution dans le monde ninja au travers de quelques posts tirés des aventures vécues sur le précédent forum.

For today : la rencontre Akiko-Konochy, là où l'histoire de la jeune teigne commence.


Konochy avait quitté le temple, ayant bien en tête ce qu'il devait accomplir dans l'immédiat : attraper un voleur à la tire qui semait une certaine zizanie parmis les commerçants et les clients qui se retrouvaient dépossédé d'un bien en l'espace d'un instant.

"Le mieux que je puisse faire, c'est d'attendre qu'il passe à l'acte et de le prendre par surprise lorsqu'il se sentira en sécurité."

Pour ce faire, Konochy s'installa sur un toit au-dessus de la principale artère marchande, lieu où la foule était amassée comme des tomates dans un sachet trop serré.

"Ce genre d'opération est relativement simple pour des enfants, puisqu'ils peuvent se faufiler aisément entre les jambes des passants et fuir ainsi sans risque d'être rattrapés par leur victime. Je verrai bien si j'ai raison. Bon où tu te caches coco ?"

Une heure passa, lentement, très très lentement. Konochy s'était quasiment allongé sur le haut du toit, regardant à peine ce qui se passait dans la rue bondée.

"Je vais finir par croire qu'il m'a repéré et qu'il attend que je parte. Si c'est ça, tu peux toujours rêver."

Pas plus de cinq minutes plus tard, un voix de vieillard s'éleva au-dessus des autres.

-Reviens là petit démon ! Rends moi mes bananes ! Au voleur !!-

Le jounin se concentra enfin sur sa mission et vit rapidement le vieux qui hurlait avec sa voix enrouée. Konochy suivit le regard de l'ancien et aperçu une silhouette furtive qui filait à bon train dans la foule.
Le ninja se mit également en mouvement sur les toits, prenant soin de rester derrière sa cible qui avait rapidement semé le vieillard.


"Je ne te lâche plus du regard."

Rapidement, le jeune délinquant, qui portait un bonnet rouge, quitta la zone marchande et s'enfonça dans une série de ruelles beaucoup moins fréquentées. Puis s'arrêta dans une impasse très étroite et sombre, entre deux gros entrepôt abandonnés.
Konochy se positionna rapidement au-dessus du jeune voleur qui ouvrait le sachet qu'il avait dérobé.


-Oi oi ! C'est pas à toi il me semble !-

A peine le jounin avait-il prononcé cette phrase, que l'enfant sortit de l'impasse à pleine course, laissant son butin au sol. Le shinobi sauta au sol, attrapa les bananes et se dépêcha (le mot est très pesé) de rattraper le jeune délinquant. La course poursuite ne dura pas bien longtemps, Konochy profitant des toits pour avancer sans effort, avant d'atterrir devant le fuyard qui manqua de le percuter.
L'enfant fit demi-tour, complètement essoufflé, mais fut à nouveau arrêté par le ninja qui vint le saisir par l'abdomen avec son bras, l'empêchant ainsi d'avancer.


-Pas la peine de te fatiguer.-

-Lâchez-moi espèce d’obsédé !-

Le jounin leva un sourcil, puis mit à terre le délinquant.

-Vol à la tire, insulte, fuite. Ça fait beaucoup pour un si jeune garçon.-

-Je suis une fille espèce de pervers !!-

Konochy remarqua alors que la jeune voleuse se tenait sa poitrine tout juste naissante. Il se rendit compte de ce qui s'était passé quand il l'avait attrapé. Il fit mine de n'avoir rien entendu et posa une question plus sérieuse.

-Bref, tu peux m'expliquer pourquoi tu voles au marché ?-

-J'ai rien à vous dire obsédé !-

"Punaise, les filles c'est vraiment bûté. J'ai vraiment pas envie de jouer au dur."

-Bon, je vais faire simple. Soit tu m'expliques la raison qui te pousse à voler et tu me promets de ne plus jamais recommencer, soit je t'emmène voir le Raikage qui se fera un plaisir de te faire la morale à sa façon.-


Le jounin désigna son poing en guise d'exemple, tandis que la jeune fille réfléchissait à son choix, sachant très bien qui était le Raikage.

-Je...-

-Continues donc.-

-Je suis seule.-

"Fallait s'y attendre. C'est toujours la même chose avec ce genre de gosses."

Konochy continua sa démarche, voyant que la jeune adolescente semblait un peu plus coopérative.

-Ça ne justifie pas le fait de voler les gens.-

-Mais vous ne comprenez pas ! Personne ne veux de moi !-

-C'est sûr qu'en volant tu vas te faire aimer de tout le monde.-

-Mais même...-

Il coupa brutalement son interlocutrice en prenant un ton un peu plus sec.

-Même quoi ? Tu penses peut-être que vivre comme tu le fais est une solution ?-

-*Snif*-

"Ah non, elle va pas se mettre à chialer. Pitié gardes tes larmes, ça me rend trop gentil."

-Mes parents...n'ont jamais voulu de moi. *snif* Ils m'ont jeté dehors, quand j'avais quatre ans. *snif*-

-Ok, je vois le problème. Mais il y a bien des gens qui voudrons t'accueillir, j'en suis sûr.-

-J'ai déjà essayé, mais personne *snif* , personne n'a voulu de moi.-

-Ça ne sert à rien de rester sur un échec. Le village est très grand, il y a des dizaines de familles, des dizaines de maisons. Il y a forcément quelqu'un qui aurait accepté de t'héberger, voir même de t'élever dans un environnement amical. Même des ninjas comme moi auraient accepté de t'aider à grandir sereinement, même si nous sommes très occupés par nos missions.-

-Maintenant c'est trop tard. Je n'ai plus envie de personne. Je veux rester seule.-

Le jounin était compréhensif. Il sentait la détresse de la jeune fille comme si elle était sienne. Dans un élan d'émotion, il posa sa main sur l'épaule de l'adolescente qui leva la tête pour croiser le regard de Konochy.

-Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Et puis tu sais, tu as largement l'âge d'entrer à l'académie ninja, peut-être même un peu trop âgée même.-

-Vous...vous êtes sûr ?-

-Pas totalement, mais c'est une possibilité qui t'es offerte. Tu pourras rencontrer d'autres personnes, apprendre pleins de choses sur la vie, te faire même des amis qui t'apprécieront tel que je te vois.-

Les larmes de la jeune fille avaient finalement cesser de couler.

-Je...je ne sais pas.-

"Je sens que je vais faire une grosse boulette si elle continue à me fixer avec ces yeux là..."

-Et puis une fois que tu seras une kunoichi, tu pourras aider des gens, rendre service au village. C'est quand même mieux que de voler non ?-


Elle hocha la tête, puis Konochy tendit sa main devant elle.

-Si tu veux, je peux faire les démarches à ta place. La prochaine rentrée de l'académie aura lieu d'ici un mois.-

Nouveau regard fixe de la part de la demoiselle qui était visiblement touchée par la bonté dont faisait preuve le jounin.

-C'est vrai ? Vous feriez...tout ça pour moi ?-

-A l'origine, ma mission était de faire en sorte que tu arrêtes de voler les gens, mais être trop gentil c'est un vieux tic chez moi.-

Les yeux de l'adolescente devinrent pleins d'étoiles, puis elle se jeta sur Konochy pour se mettre à pleurer à chaudes larmes, les bras serrés autour du jounin.

"Méga-boulette en vue..."

-Je peux aussi...hum...t'héberger si tu le souhaites, à condition que tu sois très sage.-


Erreur fatale, la jeune fille se mit à exploser de larmes et de pleurs, serrant davantage ce pauvre konochy qui regrettait à nouveau son élan de générosité.

-Merci beaucoup ! *snif* Vous ne le regretterez pas ! Je vous le promet ! *snif*-

"Si elle savait combien je m'en veux maintenant, sigh !"

Il cacha néanmoins ce léger regret et se releva, obligeant l'adolescente à le lâcher. Celle-ci retira son bonnet rouge, laissant ses cheveux à l'air libre. Le jounin décida de passer à la phase des présentations.

-Comment tu t'appelles au juste ?-

-Akiko...et vous ?-

-Konochy. Enchanté de te connaitre Akiko-chan.-

-De même, Ero-Konochy !-

Réplique cinglante, mais avec un grand sourire. En retour, ce fut regard blasé de la part du jounin qui ne répliqua pas et se contenta de mener la jeune fille jusqu'à son domicile.

"Humpf, ça commence bien. Ero-Konochy, j'y avais pas encore eu droit."
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MessageSujet: Re: Akiko, avant Kosaten   Akiko, avant Kosaten EmptyVen 30 Oct 2015, 19:00

Après moults aventures dans le village, Akiko est entrée à l'académie ninja du village et a fait la rencontre d'un personnage énigmatique : Gin Yagami. Loin d'être un ange malgré son sourire, Gin test alors les aptitudes de l'étudiante dans diverses situations, n'hésitant pas à la faire participer à quelques missions dans le village.
Pour aujourd'hui, le duo a capturé un potentiel espion et doit le faire parler. Notez qu'à ce moment là, notre chère teigneuse avait cette apparence afin de camoufler son jeune âge > http://orig05.deviantart.net/52ed/f/2011/091/d/f/adult_yachiru_by_anime_princess101-d3cz4a1.jpg


Gin prit la tête des opérations, indiquant que la bibliothèque était un lieu bien sécurisé et trop sensible pour un espion. Akiko nota l'information dans son cerveau, ce qui lui serait fort utile dans le futur. Quand au chuunin, il ne tarda pas à voir un groupe d'Anbu qui patrouillaient. Il alla leur demander où avait été vu l'espion en question. Après une brève conversation que l'adolescente avait suivit d'assez loin, Gin l'emmena vers la zone concernée, avant de se mettre à marcher tout simplement, histoire que l'espion se croit encore en sécurité. Akiko imita donc l'attitude de son sensei, prenant un air neutre, voir désintéressé, comme la plupart des gens que l'on croise dans la rue. C'était une tactique assez basique, mais toujours efficace, surtout dans un village actif comme Kumo.
Le chuunin informa son élève qu'il avait repéré leur cible dans un petit resto' tranquille. L'adolescente activa brièvement son jutsu de détection et remarqua à son tour une signature de chakra singulière dans le lieu indiqué.


-Ok, je l'ai aussi.-

Dernière précaution prise par Gin : camoufler son arme dans sa manche comme il en avait l'habitude. Akiko elle ne trouva pas mieux que de glisser l'arme prêtée par son aîné au milieu de sa poitrine, suffisamment généreuse pour cela. Puis le duo entra dans l'échoppe, prenant place non-loin de leur cible, mais sans le regarder sans cesse, un espion qui se sent observé risquant de causer des problèmes. Manifestement, ce dernier semblait être là depuis moins de cinq minutes.
Gin et Akiko furent servit à leur tour et parlèrent de la pluie, du beau-temps, de la qualité du repas qu'ils avaient sous le nez, bref des sujets banals comme on en trouve partout. L'adolescente se contentait de réponses rapides, sans tourner autour du pot.
Puis la fin du repas arrivant, le chuunin décida de passer à l'acte et mit vite en joue l'espion. Mais ce dernier ne se laissa pas impressionner et d'une substitution, tenta de fuir la zone à toute berzingue.

La course poursuite débuta entre les deux hommes, tandis que l'adolescente les suivait d'un peu plus loin, n'ayant pas encore leur vitesse. Gin fut le plus rapide et parvint à échanger quelques coups à l'épée, pour finalement prendre le dessus, désarmer son adversaire et lui laisser quelques vilaines coupures qui empêcherait l'espion de fuir à nouveau. C'est à ce moment là que la rose les rejoignit depuis un toit, se réceptionnant au sol avec souplesse. Le chuunin semblait hésiter à employer des méthodes un peu barbares pour faire parler le gaillard.


-Gin-san, j'aimerai bien tenter ma chance. Assurez-vous qu'il n'essaye pas de fuir à nouveau.-

Elle arborait un sourire malicieux, voir pervers, ou même machiavélique, indiquant qu'elle avait sûrement des idées originales pour délier la langue de l'espion. L'adolescente, d'apparence adulte, se posta donc devant l'homme que tenait Gin. A voir sa tronche, il n'allait pas être coopératif dès les premiers essais.

-J'espère que vous supportez bien la douleur, car vous pouvez me croire, j'ai d'excellents moyens de vous faire souffrir.-

-Je ne dirai rien. Vous perdez votre temps.-

*Clac !*

Première gifle généreusement envoyée par Akiko qui ne bouda pas son plaisir, après celle qu'avait esquivé Gin aux sources thermales.

-A chaque mauvaise réponse, vous aurez droit à une gifle.-

-Tu me prends pour un demeuré ?-

*Clac !*

La deuxième n'avait pas tardé, pourtant l'adolescente gardait son sourire malicieux et son regard qui pétillait d'excitation. Quelque part, ça l'amusait d'avoir ce rôle de femme dominante.

-Sachez que nous avons tout notre temps et que je vous collerai un millier de gifles s'il le faut.-

-Tss...-

-Alors, par quoi commencer ? Mmh...Nom et prénom par exemple ?-

-Même pas en rêve...-

*Clac !*

Je peux vous assurer qu'Akiko le giflait avec force, faisant déjà rougir la joue de l'espion qui n'en était qu'au début de son supplice.

-Voyez-vous, cet interrogatoire est une sorte de jeu pour moi. Tant que vous m'amusez comme vous le faites, je vous giflerai...Mais si vous devenez ennuyeux, je m'en prendrai à une autre partie de votre corps.*clin d’œil coquin*-

L'espion eu un rictus, comprenant apparemment de quoi parlait la femme aux cheveux roses qui le baffait depuis deux minutes.

-Je n'ai rien à vous dire, point.-

*Clac !*

-Allez, faites un petit effort ou je m'attaque à votre deuxième joue.-

-Si tu crois que tu me fais mal, tu te peux aller te faire...-

*Clac !*

Ce coup-ci, Akiko ne lui laissa pas finir sa phrase, son sourire s'atténuant déjà. Pour autant, elle ne changea pas de ton, toujours aussi doux, contrairement à ses mains.

-On va bien voir si tu n'as pas mal.-

Son sourire s'agrandit soudainement, juste avant qu'elle ne saisisse des deux mains, les joues déjà matraquées de l'espion. Petite précision, elle usa de ses ongles et serra les poings aussi fort que possibles, tandis que l'homme beuglait comme un cochon à l'abattoir. Il se débattit en vain, Gin le maintenant avec force au sol. Akiko ne lâcha pas sa prise pour autant.

-Alors ! Ça fait mal ?!-

-Guaaarg !-

-Dis-le ! Dis-le ou je continue !-

-Bwaaarg ! Oui !-

-Quoi ?! Je n'ai rien entendu ?!-

-J'ai mal putain !!-

L'adolescente lâcha les joues dans la seconde, permettant au pauvre lascar de sentir la douleur s'atténuer lentement, très lentement. Akiko ne cessait de sourire, semblant vraiment s'amuser comme une petite folle.

-Alors mon cher ami, auriez vous enfin quelque chose de bien à nous raconter ?-

Malgré ce qu'il ait déjà subit, l'espion ne paru pas plus bavard qu'avant.

-Rien du tout !-

*Clac ! Clac !*

Après la séance de torture des joues, celles-ci étaient devenues bien plus sensibles et chaque claque donnée ne faisait que rejaillir la douleur, forçant l'espion à pousser de nouveaux râles de souffrance.

-Je serai vous, je me déciderai à être un peu plus raisonnable, car d'ici peu de temps, je vais passer à un autre niveau de souffrance et je doute que cela ne soit pas sans quelques effets secondaires pour le reste de votre vie.-

Akiko semblait devenu un peu plus sérieuse, mais cela ne semblait toujours pas suffire à convaincre l'espion de parler.

-Tch ! Vous me prenez pour le dernier des abrutis ? Combien de fois dois-je vous dire que...-

*Clac ! Clac !*

-Je vous laisse une dernière chance d'éviter le pire et je vous conseille de la prendre avant qu'il ne soit trop tard.-

On pouvait lire une certaine appréhension sur le visage de l'homme. Il devint pour la première fois un peu hésitant, mais ce ne serait sans doute pas assez pour lui délier la langue.

-Non...laissez-tomber. Je ne parlerai jamais !-

-...Vraiment ?...Hé bien vous l'aurez voulu mon cher...Gin-san, faites attention, il risque de devenir vraiment très très remuant.-

Quelques secondes plus tard, elle frappa avec son pied, l'entre-jambe de l'espion qui poussa un premier cri de douleur.

-Bordel de meeeeerde !! *censuré* !!-

Il s'en suivit deux autres coups au même endroit, ce qui provoqua d'autres cris et quelques injures vociférées sans retenue. Akiko laissa quelques secondes à l'espion pour se remettre de cette forme de torture vraiment sadique.

-Toujours rien à dire d'intéressant ?-

-Vas te faire foutre *censuré* !!-

Cette fois-ci, plutôt que de lui administrer à nouveau son pied là où elle pense, elle préféra lui attraper les choses à la main et les serrer au maximum, faisant à nouveau sentir ses ongles sur ces organes sensibles. L'espion se remit à gesticuler en hurlant d'autres adjectifs très familiers. Mais à entendre la détresse dans sa voix, il ne tarderait pas à craquer.

-Alors tu vas te décider à parler oui ou non ?!-

-Naaaaaan !!-

Elle continua à lui malaxer les bijoux, usant même de ses deux mains pour doubler le supplice. Il n'y avait rien de pervers là dedans, Akiko sachant juste que c'était ça le point faible de la plupart des hommes. L'espion continua de se déchirer la gorge en pleine rue, une patrouille d'anbu observant la scène d'assez loin, sans bouger.
Finalement, l'adolescente lâcha sa prise, faisant cesser les cris par la même occasion. Elle alla chercher son arme toujours logée entre ses seins et la remis à sa ceinture, comme pour indiquer qu'elle pouvait en faire usage pour on ne sait trop quoi.
L'homme toujours tenu par Gin haletait et semblait même y avoir laissé quelques larmes malgré lui.


"Il a l'air d'avoir son compte."

-Si tu tiens à ce que tu as entre les cuisses, parles maintenant..ou tu perdras le tout à jamais.-


La menace semblait réelle, Akiko étant parfaitement sérieuse désormais. L'espion continuait de respirer bruyamment, crachant parfois sa salive entre deux râles.

-Attendez...*crache*...Je...Je n'en peux plus...-

-Parles bordel !-

-Je...Oui...*crache*...Je vais tout vous dire...-

Le bonhomme semblait enfin réceptif, le jeu touchant arrivant à son terme.
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MessageSujet: Re: Akiko, avant Kosaten   Akiko, avant Kosaten EmptySam 31 Oct 2015, 18:07

Examen de passage pour devenir Genin, partie 1 !

Sous le commandement de son sensei adoré, Akiko en arrive à ce jour important pour elle. Testée sous toutes les coutures, elle n'est pas ménagée par Gin Yagami, qui reste dans l'ombre pour l'occasion. Premier acte : une batterie d'épreuves plus ou moins difficiles et farfelues, comprenant aussi un questionnaire qui aura son importance pour la suite.


Akiko s'avança vers l'examinatrice, une Anbu d'après son masque. La brunette ne broncha pas à l'idée d'être jugée par une unité d'élite de Kumo. C'était même un signe de tout le sérieux que représentait cet examen académique. Elle remarqua l'espèce de labyrinthe, qui venait d'apparaître après annulation d'un genjutsu, que constituait le parcours d'obstacle mis en place dans l'entrepôt. L'examinatrice expliqua les règles et le déroulement de l'épreuve.

"Les jutsus de base de tout ninja...il me faudra même pas 30 secondes pour les faire."

La suite des explications portèrent sur le parcours et un questionnaire qui sera à faire à mis chemin. Il fallait répondre aux diverses questions par oui ou non uniquement. Ça avait le mérite d'être très clair, mais il restait à voir les fameuses questions. Pour valider toute l'épreuve, il fallait poser la main sur un objet désigné par la kunoichi masqué.

-Aucune question. Tout est clair.-

Au top de la kunoichi, Akiko prit son apparence dans les deux secondes qui suivirent. Il s'en suivit un rapide clonage donnant naissance à 3 doubles étant également doté d'un masque. Nous avions donc 4 Akiko 'déguisées' en Anbu et toutes ses jetèrent sur sa voisine. Quatre poufs survinrent lorsque les poings frappèrent et lorsque la fumée se dissipa, il ne restait rien d'autre qu'un rondin de bois sur le sol.
Quand à Akiko, elle se trouvait quelques mètres derrière l'examinatrice, ayant par la même occasion annulé le henge. Cependant, le chrono tournait déjà, puisqu'il affichait déjà presque une minute.

Sans se faire attendre, l'adolescente fila vers l'entrée du parcours, remarquant un panonceau qui indiquait la manière de procédé. Il s'agissait de se balader au ras du sol en usant de ses bras pour avancer. L'exercice s'annonçait difficile, surtout vu la distance à parcourir.


"Tout donner...Parfait..."

Elle réprima un sourire de confiance avant d'activer une sorte de variante de son Poing Furieux, répandant son chakra dans ses bras afin de décupler sa force et son endurance pour se parcours long de 200 mètres. Ainsi dotée, Akiko n'éprouva aucun mal à avancer et franchir cette longue distance avec ses seuls bras. Malgré ce bonus, il lui fallu à peu près cinq minutes pour franchir cette première étape, comme quoi la difficulté était grande et que sans cet apport de puissance elle aurait pu mettre beaucoup plus de temps. Une fois au bout de périple au ras du sol, Akiko pu voir que la seconde épreuve était également axée sur la force physique.

Choisissant le moyen le plus rapide, elle garda donc son petit 'boost' de force et souleva le premier poids avec aisance. Quand au second, il était tout bonnement deux fois plus lourd et Akiko eu déjà quelques difficultés à l'amener au-dessus de sa caboche.


"Ce n'est pas normal..."

Mais elle n'avait pas le temps de se poser mille questions, ayant un dernier poids à soulever. D'ailleurs, il était trois fois plus lourd que le premier et la brunette éprouva bien du mal à le ramener à hauteur de son ventre.

"La vache, c'est vraiment balèze."

Forçant au maximum, elle arriva tout de même à amener les 90 kilos au-dessus de sa tête, avant de relâcher le poids devant elle et se tourner vers la prochaine épreuve. Elle vit une piscine et un panneau indiquant que l'exercice était de marcher à la surface du liquide transparent. L'adolescente souffla un coup et concentra son chakra dans ses pieds. Elle posa le premier avec prudence pour ajuster au mieux la dose de chakra nécessaire, puis traversa l'étendue d'eau en l'espace d'une minute et quelques secondes, non sans manquer d'échouer à deux reprises , son chakra ayant bien chuté à cause de deux épreuves précédentes.

L'exercice suivant allait mêler équilibre et anticipation, puisqu'il fallait se balader sur un bout de boit large de quelques centimètres sans tomber dans une autre piscine. La traversée était sur un demi-kilomètre et la brune nota vite que le jeu allait être corsé par des sacs de boxes projetés vers elle latéralement. Malgré le temps qui la pressait quelque peu, Akiko prit le temps d'analyser la situation et ses possibilités. Elle ne mit pas longtemps à savoir quoi faire pour réussir ce passage corsé.


"Une chance que je sois entourée d'un allié précieux."

Elle s'avança sur le bout de bois et dressa deux murs d'eau de chaque côté d'elle afin d'être tranquille vis à vis des sacs de boxe.

"Densité signifie solidité..."

Se rappelant de son entrainement avec Mai, l'adolescente rendit sa barrière aqueuse très résistante, en tout cas assez pour que les projectiles ne l’atteigne aucunement. Il ne lui restait plus qu'a faire les 500 mètres sans foutre un pied à côté et tout irait bien.

"Le chrono attendra pour avoir un nouveau record, mon objectif est de réussir l'examen sans fausse note."

Ne perdant pas son but de vue, elle avança pas à pas sur son bout de bois, gardant précieusement ses murs d'eau pour rester concentrée sur ses pas. C'est ainsi que méticuleusement, Akiko commença sa traversée...pour accélérer au fur et à mesure de son assurance. Cependant elle se contenta d'un trot léger, préférant garder la maîtrise de ses pas avant toute chose. C'est ainsi qu'en à peine trois minutes elle termina cette épreuve éprouvante et qui ne manqua d'entamer sérieusement ses réserves d'énergie.
C'est là qu'un autre anbu l'attendait pour le questionnaire. Relâchant ses murs d'eau, Akiko prit donc la feuille que l'homme masqué lui tendait et examina les questions dans leur ensemble, haussant un sourcil sur la dernière.


"Qu'est ce que c'est que ces conneries ?"

Pourtant, hormis la dernière question, les autres étaient tout à fait dignes d'être dans un tel examen. Elle écrivit donc ses réponses en une minute environ, non sans faire un arrêt de dix secondes sur celle concernant Konochy qui ne manqua pas de l'intriguer ou sur la question piège à laquelle un oui ou un non ne donnaient aucunement une réponse cohérente. Dans le doute, elle laissa un blanc.

"De quoi ils se mêlent ces enfoirés ?"

Citation :
Question : Uniquement répondre par oui ou non

Serais tu capable de tuer n’importe qui pour ton village ? Oui
Des rumeurs disent que ton père est un faible, le penses-tu ? Non
En tant que fille (adoptive) de la Raikage te sens tu avantagé par rapport aux autres ? Non
Si ton père était en vie et que tu n’étais pas au courant, serais tu d’accord qu’il ne te dise rien malgré les raisons qu’il avancera ? Non
Trouves tu les cours de l’académie convenables ? Oui
Penses tu que les adultes ne te reconnaissent pas à ta juste valeur ? Non
Parmi les candidats te considères-tu comme la meilleure ? Non
Préfères-tu ressembler dans le futur à ta mère ou à ton père ? ...
La mort te fait-elle peur ? Non
La Raikage fait-elle du 95B ?? Non

Akiko rendit le formulaire à l'Anbu, non sans lui adresser un regard du genre : "j'ai compris votre manège", avant de regarder ce qu'était l'épreuve suivante. Il s'agissait d'escalade purement et simplement. La force physique et l'endurance allaient encore être mis à rude épreuve, mais il était nécessaire pour un ninja de Kumo de savoir escalader. Mais cette fois-ci, pas question d'abuser de son chakra, Akiko était capable de s'en sortir sans ce bonus. Ses bras ayant pu se reposer un peu, elle attaqua donc le gros pic rocheux qui était installé dans l'entrepôt et culminait à environ dix voir douze mètres de haut. Le premier détail qui dérangea la brunette, c'était que la paroi rocheuse était humidifiée et donc qu'il fallait bien s'accrocher au risque de glisser et de faire une malheureuse chute.

Ayant le regard vif, Akiko trouvait donc vite les bonnes prises et grimpa ainsi petit à petit, s'assurant à chaque fois de pouvoir tenir. Elle ne mit donc que trois minutes pour arriver au sommet de ce bloc de roche. Il fallait désormais sauter pour choper une corde, mais vu la distance et le peu d'élan, l'exercice n'allait pas être sans risques. De plus, l'adolescente commençait à fatiguer, mais fit au mieux pour rester concentrée. Elle prit quelques instants pour jauger la distance et l'élan dont elle disposait. La corde était placée pour ralentir un peu sa chute, mais en cas de raté, l'atterrissage n'en serait que plus physique et pénalisant pour la fin de parcours.

Puis le brunette fit deux pas en arrière, avant de courir et sauter du sommet du piton de roche, le bras tendu vers la corde. Malgré tout, elle toujours trop loin pour l'avoir, mais ayant prévu le coup, l'adolescente avait créé une sorte de main d'eau dans le prolongement de la sienne. C'est grâce à ce subterfuge qu'elle attrapa la corde et termina sa chute au milieu d'une mini-stade.
Il lui fallait en faire trois fois le tour à un rythme aussi régulier que possible et sans prendre son temps, comme toujours. Ni une, ni deux, Akiko se mit donc à courir sur la petite piste à bonne vitesse, sachant très bien qu'elle n'était pas encore à la fin de ses peines.
Bref, une minute et demi après, elle avait fait ces trois petits tours et se dirigea vers l'épreuve suivante qui allait mixer dextérité, agilité et concentration.

L'exercice consistait à frapper des cibles avec des kunaïs qui étaient laissés au sol de manière aléatoire. Sans chercher à savoir pourquoi ça semblait si facile, l'adolescente s'avança et ramassa et le premier kunaï...pour entendre un bruit de projectile qui s'était abattu sur un élément du décor en laissant une grande tâche de peinture de couleur.


"Je me disais aussi..."

Le second tir ne tarda pas à frôler sa jambe gauche. Akiko se mit vite à couvert, ayant une idée de la position du tireur. Elle fit un clone, qui utilisa le jutsu de détection pour se rapprocher du tireur planqué. Son job était simple : neutraliser le gêneur, sans le tuer toutefois. La vraie Akiko attendit quelques secondes, puis entendit des bruits de combats en 'coulisse' indiquant que son clone était entré en action. Elle se leva d'un bond et envoya le kunaï sur la première cible, avant de se ruer vers le suivant. Mieux valait rattraper le temps perdu à attendre, surtout que le tireur pouvait très bien être un shinobi de niveau supérieur capable de se débarrasser du clone qui l'embêtait et de se remettre à tirer. La cible suivante était assez éloignée, obligeant l'adolescente à s'arrêter un instant pour réussir son lancer sans erreur. Elle en profita pour écouter et entendre que son clone était toujours en train de faire son petit bordel. Elle continua donc l'exercice à bon rythme, faisant en sorte de toucher toutes les cibles qui étaient une dizaines au total.

La brunette fila donc vers le sprint final : le parcours d'obstacles. On y trouvait de tout : la grosse plaque d'acier, le pont en bois branlant, la traversée d'un tube à quatre pattes ou encore l'évitement de divers objets qui se balançaient dans le parcours. Akiko ne perdait pas de temps à trop réfléchir et sauta en haut de la plaque d'acier, avant de franchir le pont branlant à pleine vitesse et en manquant de se trémousser la figure au sol. Elle cavala dans le tube avec ses quatre membres, en ressorti pour éviter un sac de boxe qui se balançait continuellement.
Elle arriva alors à une série de rouleaux qui tournaient verticalement ou horizontalement. Le passage était donc méthodique, sinon on risquait de se faire éjecter du mauvais côté ou pire, être blessé après de mauvaises torsions par les rouleaux. L'adolescente trouva donc le bon passage et s'y engagea sans attendre davantage, se retrouvant dans diverses positions pour finalement ressortir de tout le tintouin sur le cul et un peu secouée.

Cependant, cela ne l'empêcha pas de se remettre debout promptement et sprinter pour mettre la main sur un certain objet afin de valider la fin de l'épreuve, qui avait donc duré : 21 minutes au total. Elle pu donc souffler un bon coup, n'ayant pas ménagé ses forces et son chakra. Elle remarqua la présence d'une nouvelle tête, celle d'une jounin que l'adolescente avait croisée à deux ou trois reprises dans le bureau de Mai. Cependant, elle ne s'attarda pas sur ce détail, attendant de savoir le résultat, pour peu qu'on le lui dise.
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MessageSujet: Re: Akiko, avant Kosaten   Akiko, avant Kosaten EmptyLun 02 Nov 2015, 11:40

Passons maintenant à la deuxième épreuve : un test de survie en conditions réelles. Pour résumer simplement le déroulement de l'épreuve, elle était donc la cible de plusieurs équipes ninjas et devait passer un maximum de temps sans se faire capturer. Son seul avantage, 40 minutes d'avance sur ses 'ennemis'. Moteur ! Action !


Akiko fut 'emmenée' via une sorte de téléportation, vers le lieu de sa prochaine épreuve, qui serait une épreuve de survie dans un lieu hostile. L'adolescente ingurgita la pilule militaire et retrouva en quelques instants toutes ses possibilités avec un certain étonnement.

"C'est rudement efficace leur truc."

L'examinatrice, ou plutôt une complice de Gin, donna rapidement les instructions, une carte de la forêt, ainsi que des bandages et une gourde d'eau. L'épreuve était prévue que pour quelques heures. Ce serait long, mais pas interminable. Akiko compris aisément qu'on cherchait à connaître ses plus profondes limites et se doutait fortement de l'implication de son sensei.

"S'il veux me faire perdre les pédales, il va être déçu."

Dernier détail, Akiko avait 40 minutes d'avance sur ses adversaires. Elle allait devoir en profiter un maximum et savait déjà à peu près quoi faire.

"Inutile de faire la maline, autant aller le plus loin possible de l'entrée. Même un jounin ne pourra pas aller très vite sans rater un indice dans le décor."

Sans perdre de trop précieuses secondes, l'adolescente bondit dans la forêt et fonça droit devant elle, non sans varier un peu son avancement entre courir au sol ou sauter par les branches. Le sol était principalement constitué de terre, parfois boueuse et quelques brins d'herbe de temps à autre. On trouvait aussi de nombreux rochers, souvent d'aspect érodé après un long séjour dans l'eau.

"Je dois brouiller au mieux ma vraie direction avant d'être trop loin."

Pour cela, la jeune brune créa quelques clones, qui partirent tous sur son flanc gauche, dans diverses directions. Les envoyer en nombre à peu près égal dans toutes les directions était une tactique trop facile à déjouer. Elle comptait bien être sous-estimée par ceux qui allaient la chasser et leur faire penser qu'elle avait changée de direction alors que ce n'était pas le cas. Ainsi donc, après cinq minutes, les clones se dissipèrent, stoppant ainsi les fausses pistes après presque deux kilomètres de balade forestière. L'adolescente comptait bien répéter le subterfuge à plusieurs reprises et varier les directions, dont la sienne au prochain coup.

Sans vraiment s'en rendre compte, elle avait adopté un rythme un peu moins soutenu, mais assez rapide pour lui permettre de parcourir bon nombre de kilomètres. Elle n'oubliait pas de boire un petit coup de temps à autre, tout en avançant dans cette forêt qui n'en finissait pas. Cela lui rappela celle du Pays du Feu qui était elle, aussi grande que le Pays en lui-même, ou presque.

Akiko continua à jouer avec ses clones, brouillant au maximum sa piste, jusqu'au point de faire du clonage avec certains clones. Tout était fait pour leurrer un ennemi lambda. il ne restait qu'a espérer qu'aucun ne sois capable de pister à l'odeur, auquel cas tout ce tintouin ne servait à rien à part gaspiller son chakra. Mais bon, l'adolescente était incapable d'être certaine que ce cas de figure puisse arriver et faisait au mieux pour assurer sa survie pour un maximum de temps.

Cela faisait bientôt une heure qu'elle cavalait dans la forêt toute nue...à non ça c'est Juri (Laughing)...dans la forêt tout court donc et les chasseurs étaient donc déjà en train de la pister depuis quelques minutes. Akiko avait parcouru une quinzaine de kilomètres et son corps commençait déjà à lui dire de modérer encore son rythme et réclamait quelque chose à manger. La jeune brune grimpa à un arbre, le plus grand de la zone si possible afin de se repérer et pouvoir ainsi utiliser sa carte à bon escient. une fois au sommet, elle repéra bien vite une zone un peu montagneuse, au bas de laquelle se trouvait évidemment un bon nombre de cascades et de cours d'eau. Il y avait même un étang un peu plus près de sa position actuelle. C'était évidemment un lieu singulier dans cette forêt et simple à trouver, mais au moins elle serait dans son élément en cas de combat et sûre de trouver une bestiole à tuer.

Elle fila donc vers ce point d'eau par les arbres, tout en balançant encore quelques clones leurres qui eux cavalèrent sur la terre ferme. Changer ainsi de direction était un risque à prendre et mieux valait minimiser sa propre piste, au moins pour les cinq prochaines minutes. De plus, en évoluant à la cime des arbres, son odeur avait plus de chance d'être emporté par le léger vent qui caressait le feuillage vert. Il ne lui fallut qu'une petite demi-heure pour arriver à destination avec un rythme modéré. Elle avait suffisamment gaspillé ses forces avec ses clones à sa longue course. Mieux valait conserver ce qui lui restait d'énergie pour les cas difficiles.

L'adolescente observa d'abord la zone entourant l'étang du regard, puis fit un 'scanner' énergétique, trouvant même un bon gros gibier par le plus grand des hasards. N'ayant pas repéré, pour le moment, de menace pour elle, la jeune brune chassa donc l'animal avec quatre clones. Il s'agissait d'un gros sanglier, de près de 300 kilos, puissant mais loin d'être très futé. Elle n’eut aucun mal à le faire tourner en bourrique, jusqu’à ce qu'il se fracasse le museau sur un rocher avant de recevoir un coup à l'arrière du coup, qui le mit tout bonnement KO.
Les cinq adolescentes transportèrent l'animal dans l'eau afin de le vider de son sang. Ainsi fait, elle ne laissait aucun trace du liquide aisément reconnaissable, sans compter que le sang a une odeur qui attire certains prédateurs sauvages.

Akiko ne laissait rien au hasard, profitant des connaissances acquises à l'académie sur les tactiques et les moyens de survivre en milieu hostile. Une fois l'animal dénué de tout liquide rouge, la brunette et ses clones le transportèrent vers la zone montagneuse, distante d'une demi-heure de marche. Vu le poids embarqué, il était impossible de courir. Un autre risque de pris, mais elle avait largement assuré ses arrières avant.
C'est ainsi donc qu'elle arriva à une cascade descendant d'un pic de roche. Comme par hasard, il y avait une cavité derrière la chute d'eau et Akiko s'en servit comme planque provisoire, plongeant la carcasse du sanglier dans l'eau stagnante afin de masquer son odeur.
Elle découpa un morceau de cuisse au kunai et le mangea cru, préférant ne pas allumer de feu, tant pis si c'était pas très bon et difficile à manger.


- - - - - - -

Cependant, les choses sérieuses ne tardèrent pas à commencer et une équipe composée de 2 genins et 2 étudiants arriva dans la zone. Fight ! Akiko ! Fight !

- - - - - - -

Tranquillement posée, Akiko gardait un œil sur ce qui se passait aux alentours de la cascade. Il se passa plus d'une demi-heure sans que rien d'inquiétant ne se montre à l'horizon. Cela faisait désormais plus de deux heures qu'elle était dans cette forêt, seule avec comme objectif de survivre. Pour le moment ça se passait relativement bien puisqu'elle avait de quoi boire et manger pour plusieurs jours. L'essentiel était donc assuré, mais ce n'était que la partie facile de cette épreuve de survie. Elle se savait chassée, mais sans plus de détails. Tout ce dont elle était à peu près sûre, c'est que Gin menait la danse et qu'il ne semblait pas vouloir lui laisser de répit dans cette épreuve.
Elle essayait donc de raisonner de manière aussi vicieuse que le pouvais le chuunin au plus beau des fake-smile.


"Pour pousser à bout quelqu'un, il faut le traquer par des ennemis en tout genre, le mettre sous une pression constante, l'obliger à faire une erreur et abattre tous ses atouts...Tss."

La situation ne se présentait pas très bien, et encore moins lorsqu'une team composée de deux genins et deux étudiants déboula de la forêt par la rivière ayant la cascade pour source.

"Voilà les premiers..."

Ils n'étaient pas plus âgés qu'Akiko, mais leur nombre faisait leur force. Restait à savoir s'ils savaient travailler efficacement en équipe. Dans le cas contraire, la brunette avait une chance de tous les avoir. Seulement, ils décidèrent d'évoluer à nouveau sous le couvert de la forêt, croyant un instant que ça allait leur être utiles pour surprendre Akiko. Cette dernière activa son jutsu de détection et observa les quatre glandus se séparer autour de la cascade. C'était plutôt une bonne idée, mais ce qu'ils ne pouvait savoir, c'est que leur cible était en mesure de les attaquer sans se montrer.
L'adolescente jaugea les chakra des quatre nouveaux venus. Les étudiants étaient surement tout juste en mesure d'utiliser les jutsus de base. Quand aux deux autres, les possibilités étaient plus nombreuses, mais le danger loin d'être si important. D'un coup, l'un des deux genins, visiblement nerveux jeta son kunai vers un buisson.


"Tu as raison...mais t'es du mauvais côté..."

Toujours derrière la cascade, Akiko forma les mudras nécessaire pour lancer son Suiryuudan no Jutsu. La dispersion permettait de couvrir un large champ d'action, mais laissait aussi le risque d'une attaque sur un membre trop isolé. La fille de Mai et Konochy posa sa main sur l'eau qui se trouvait devant elle et libéra son chakra dans la petite marre formée par la cascade. L'attaque allait être rapide et sans merci pour le jeune genin sous pression. Durant plusieurs secondes, rien ne bougeait, puis d'un coup, une tête de dragon sortit de l'eau et s'abattit sur le jeune gradé qui hurla un 'merde' avant d'être projeté par l'attaque Suiton.
Les autres ne tardèrent pas à se mettre sur leurs gardes, regardant autour d'eux frénétiquement. C'était d'ailleurs ironique, Akiko étant parfaitement calme alors que le trio restant était sur le qui-vive.


"On va bien voir qui est vraiment le gibier."

Le genin restant fit marcher ses méninges, alors que les étudiants restaient bloqués sur place, se demandant l'un à l'autre s'ils voyaient quelques choses. Akiko elle s'apprêtait à engloutir les moins expérimentés du trio restant en une seule attaque. Seulement, la brune fit une erreur d'appréciation, le genin en chef déduisant finalement que sa cible se cachait dans la cascade. jugeant le temps écoulé depuis la première attaque, il décida d'y aller de front.

-Hey vous deux ! Allez voir comment il va, je vais m'occuper de faire sortir notre cible de sa cachette !-

Il fila à toute vitesse vers la cascade et jeta une flopée de shurikens. Akiko stoppa ses mudras, mais un peu trop tard, puisque deux projectiles l’atteignirent, l'un au bras gauche, le second sur le flanc droit.

-Putain...-

Mais l'instant d'après, le genin était sur elle, kunai en main, prêt à lui planter le bide.

-Je te tiens !-

D'une impulsion du pied, la brune évita la lame dangereuse et fit face à son adversaire qui la toisa du regard.

-Tu n'es pas fichue d'éviter des shurikens lancés au hasard ? Tu n'es donc pas aussi forte qu'on ne nous l'a laissé croire.-

Akiko esquissa un sourire avant de répondre à la provocation.

-Tu ferais bien de ne pas croire tout ce qu'on peut te raconter, car tu pourrais avoir des surprises.-

Effectivement, ses blessures ne saignaient déjà presque plus et elle semblait prête à en découdre à 100%.

"Régénération ?"

C'était évidemment une forte probabilité, mais ce n'était qu'une cicatrisation plus rapide du corps de l'adolescente, en aucun cas la blessure était guérie aussi rapidement. Sans attendre de sommation, les deux adversaires dégainèrent un kunai et se lancèrent dans un combat singulier à l'arme blanche. Malgré ses blessures et la douleur qui allait avec, Akiko rivalisait avec le genin déjà diplômé. Cependant, aucun des deux ne semblait donner le maximum, chacun jugeant le niveau de son adversaire à chaque coup. Puis le genin attrapa Akiko par le bras droit et l'envoya de l'autre côté de la cascade où l'attendaient les deux étudiants. L'adolescente se réceptionna entre les larbins et celui qui lui faisait face peu avant.

-Maintenant on y va tous les trois !-

-Tss...-

Tous se ruèrent sur ce qui était leur pactole, mais furent stoppé par une bulle d'eau venue de nulle part. Akiko s'était protégée avec le jutsu que Mai lui avait enseigné à juste titre.

"Merci, m'man."

Incapables de pénétrer cette protection à l'arme blanche, les trois assaillant reculèrent et le chef du groupe composa des mudras à son tour.

-Raiton ! Propagation de la Foudre !-

Sa main fut parcourue d'électricité et il sauta droit vers la bulle, voulant profiter de la faiblesse du Suiton par rapport à sa technique. Mais avant d'atteindre sa cible, toute l'eau se rua sur lui en une vague haute de plusieurs mètres. Il fut emporté, avec sa technique en main, derrière la cascade. Quand à la jeune brune, elle était trempée, mais n'eu pas le temps de retourner que deux kunais se plantèrent dans le bas de son dos, non loin de ses reins. Elle poussa un cri mêlant surprise et douleur, mais resta debout malgré tout. Les deux étudiants avaient bien joué le coup.

-Rends toi ! Tu ne peux pas tous nous vaincre !-

Ce message eu pour effet d'effectuer un 180° à la future diplômée qui toisa sévèrement les deux poussins. Elle empoigna les deux kunais toujours plantés dans sa chair et les retira en poussant un autre hurlement, mêlant la douleur à la rage.

-Vous attendez quoi alors ?!-

Akiko semblait quelque peu énervée maintenant, ce qui ne fit que mettre la pression au duo d'étudiants qui faisaient front commun avec un certain courage. ils chargèrent donc droit devant eux, arme à la main. Leur cible les attendit patiemment et bloqua leur attaque simultanée sans reculer d'un pouce. Elle avait pris soin d'intensifier son chakra dans ses bras pour les cueillir sans problème. En terme de force, ils ne pouvaient pas rivaliser, mais d'un hochement de tête commun, exécutèrent un latéral-kick qui envoya l'adolescente bouler deux mètres plus loin.

"Chier ! Je dois en finir avec ces conneries."

Elle se releva avec la ferme intention de boucler le combat, cela se voyait dans son regard. mais d'un coup, le chef du groupe apparu au travers de la cascade, son jutsu Raiton à nouveau en main, certain qu'Akiko ne l'avait pas remarqué.

"Ce coup-ci je vais l'a-...??!"

Au dernier instant la brunette s'était retournée et envoya son Poing Furieux chargé à bloc sur le revenant qui prit le coup de plein fouet, ayant stoppé son intention d'attaquer. Il repartit en chemin inverse, finissant derrière la cascade, étalé comme le sanglier une heure plus tôt.
Akiko reporta son attention sur les deux jeunots qui ne savaient plus trop quoi faire, leurs meilleurs éléments étant désormais incapables de combattre, l'un après avoir percuté un arbre de tout son corps, l'autre suite à un poing Furieux à pleine puissance.


-La plaisanterie est terminée...Vous avez perdu...-

Exécutant de nouveaux mudras, la fille de la Raikage développa une nouvelle vague d'eau qui s'éleva devant les deux étudiants qui reculèrent d'un pas.

-Il faut l'éviter !-

Celui qui avait dit cela se prépara à réagir, mais pas son confrère qui se mit à courir vainement vers la forêt. La vague s'abattit avec fracas et l'eau emporta le pauvre étudiant en fuite, jusqu'à ce qu'il finisse par percuter un rocher et un arbre. Le premier s'était substitué avant d'être pris dans l'attaque et se cachait dans un arbre, Akiko ayant disparu de son champ de vision.

-Merde...Où est-elle passée ?-

Il regarda autour de lui, l'air peu rassuré. Kunai en main, il se tenait prêt à réagir à toute offensive. mais il ne s'attendait pas à ce qui allait se produire. Akiko se tenait derrière lui, seul le tronc les séparant.

"Fin du round..."

Son Poing Furieux à nouveau chargé, elle frappa dans le tronc de toute sa force et passa au travers du bois avec facilité pour frapper le dernier membre du premier groupe de chasse dans le dos, l'envoyant voltiger vers le sol sans qu'il ne puisse se réceptionner d'une quelconque manière. Il termina donc sa course durement sur la terre très ferme, la colonne vertébrale durement touchée.
Akiko l'observa quelques instants, impassible mais néanmoins loin marquée par cette bataille. Elle regroupa les quatre compères devant la cascade, prenant soin de les lier le uns aux autres au cas où.

Par la suite, elle revint à son sanglier, lui coupa les pattes afin de les emporter avec elle, laissant le reste de l'animal moisir dans l'eau sous la cascade. La brune décida de longer la montagne à la recherche d'une grotte, préférant ne pas grimper de ce côté au risque d'être vue de loin par le premier guetteur. La végétation restait la meilleur couverture visuelle pour elle.
Sur le chemin, elle mit des bandages autour de son ventre afin de couvrir ses blessures dorsales qui saignaient encore un peu.


"Je ne pourrais pas faire un deuxième combat comme celui-ci. Ces nazes se sont bien débrouillés malgré tout."

Elle marchait à bon rythme, mais ne pouvais en faire davantage sans forcer sur ses blessures. il n'était pas question de baisser les bras pour autant, mais la situation avait gravement basculée avec ce combat. Elle continua son chemin durant une quarantaine de minutes et vit une grotte située quelques mètres au-dessus d'elle. L'entrée n'était pas très grande et donc assez discrète. Réfléchissant à un moyen de la rendre encore moins visible, l'adolescente eu pour idée de couper une branche bien fournie en feuilles et de la placer devant l'entrée de son nouveau refuge. Elle planta un kunaï dans la roche et accrocha la base de la branche avec un bout de ficelle de façon à ce qu'elle paraisse avoir poussé là naturellement. La brune se réfugia ensuite dans la cavité profonde de près de cinq mètres et haute d'un mètre maximum. Ce n'était pas évident pour circuler, mais peu importait, une fois posée, elle pourrait s'occuper mieux de ses bobos, jusqu'à ce qu'un autre évènement ne l'oblige à quitter ce lieu singulier.

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Blessée et fatiguée, Akiko était alors en très mauvaise posture. Restait à savoir combien de temps elle avait pour récupérer avant l'arrivée d'une équipe.

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Le calme était revenu dans la zone, mais Akiko savait que les autres traqueurs ne devaient plus être très loin. Elle s'en était sortie contre le premier groupe, composé de jeune pouces. Mais ça ne faisait que confirmer le fait qu'il y avait sûrement d'autres équipes plus fortes. Elle essayait d'imaginer un plan pour se sortir du pétrin, mais sans vraiment réussir. Ses blessures étaient un handicap important, tout comme le peu de chakra qui lui restait.

"Ma seule chance c'est de passer inaperçue...mais si les quatre premiers ont réussi à me retrouver, les autres n'auront probablement aucun mal à en faire de même malgré toutes mes précautions, tss."

Elle mangea un bout de viande crue, sans vraiment trouver ça très bon. Mais elle avait mangé des trucs bien plus horribles que ça après une fouille dans des poubelles en plein Kumo. Bref, le temps passa inéluctablement pour l'adolescente qui avait mis un bandage sur son bras gauche afin de ne pas aggraver la blessure avec une bête infection par négligence. Concernant ses chances de survie, elles étaient minces voir nulles et la plupart des scénarios qui se montaient dans sa tête se terminaient par sa capture, d'une manière ou d'une autre.

"Il ne fait aucun doute que cette épreuve est bien au-delà d'un simple examen académique. Gin-sensei se donne beaucoup de mal pour me pousser à bout. Je me demande bien ce qu'il espère en ce sens."

Bien que consciente qu'il y avait des choses qui échappaient à son contrôle lors de moments clés, elle n'estimait pas ces choses d'une si grande importance. Néanmoins, il fallait bien un jour faire la lumière sur ces choses encore incomprises, mais pour Akiko, ce n'était pas le bon moment. Il y avait un autre évènement prévu pour cela dans un futur assez proche.
Un bruit la tira de ses songes, l'obligeant à reporter son attention sur ce qui se passait au moment présent. N'ayant aucun visuel sur l'extérieur depuis sa planque, elle exécuta un nouveau 'scanner' énergétique de la zone et détecta des sources de chakra très puissantes, certaines plus imposantes que Gin lui-même.


"On dirait qu'il s'agit de jounins ce coup-ci..."

La roche se mit à vibrer d'un coup, tout autour d'elle. La brunette mit quelques secondes à se rendre compte que la grotte se rétrécissait. Elle n'avait pas d'autre choix que de sortir rapidement avant d'être broyée. En quelques secondes, elle s’extirpa hors de cet abris transformé en trou de souris, pour faire face à deux jounins.

-Elle est déjà blessée on dirait...Peu importe, mission accomplie, cible capturée.-

N'ayant rien remarqué, Akiko encaissa une soudaine charge électrique avant d'avoir pu se mettre debout et balancer une petite tique de son cru. La décharge fut suffisamment violente pour la mettre KO d'office.
L'un des membre du trio souleva l'adolescente pour la place sur son épaule comme un vulgaire sac de patates. C'est à ce moment que la team Gin débarqua dans la zone, découvrant que tout était déjà terminé.


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Une défaite logique, mais qui se solda au final par un point positif : elle était promu au rang de genin.
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MessageSujet: Re: Akiko, avant Kosaten   Akiko, avant Kosaten EmptyJeu 05 Nov 2015, 11:05

Flashback dans le flashback !

Un cauchemar d'Akiko, une représentation de son enfance initiale, avec ses premiers parents. C'est en souvenir de ces moments là, que le pouvoir de la petite prend sa source : la haine.

/!\ Attention, propos insultants dans ce post, n'en prenez pas exemple.


C'était en pleine nuit, dans une maison à peine éclairée de quelques bougies faiblardes. Akiko était assise sur le sol en bois, au coin d'une pièce qui semblait être sa chambre.
Elle sanglotait, ayant l'impression d'avoir le corps en feu, tant les douleurs l'assaillait. La petite devait à peine avoir deux ans maximum. Dans une pièce voisine, elle pouvait entendre deux personnes discuter, une voix d'homme bourrue et autoritaire, l'autre féminine et tout aussi malsaine dans l'intonation.


-Je l'entend cette putain de gamine. Toujours en train de chialer, ça m'énerve à un point...-

-Tch, elle comprend rien à rien cette petite conne. TU VAS LA FERMER TA GUEULE AKIKO !!-

C'était la mère qui avait hurlé cette phrase en pleine nuit. La petite fille, sous la peur sanglota un peu plus fort malgré elle.

-Je vais lui en coller une bonne à cette chouineuse de merde...-

La porte de la chambre s'ouvrit sous l'impulsion d'un coup de pied et avança d'un pas lourd jusqu'à l'enfant qui se remettait à pleurer. L'homme la souleva du sol d'une main, un air colérique au visage.

-Espèce de pourriture de gosse, combien de fois faut te dire de la BOUCLER !! HEIN ?!!-

Il s'en suivit une série de claques bien sonores, tandis que la petite hurlait sa douleur à plein poumon.

-TU VAS COMPRENDRE PUTAIN DE GAMINE DE MERDE !! BOUCLES-LA !!-

La mère était au pas de la porte, l'air sévère, regardant son homme maltraiter physiquement leur enfant sans lever le petit doigt. Akiko ne cessait de crier, jusqu'à ce que son père l'envoie au sol sans ménagement, pour la gratifier d'un coup de pied, loin d'être retenu, qui propulsa la petite en plein mur, la sonnant à moitié sur le coup.
Cela sembla calmer l'homme de la maison qui rejoignit sa femme.


-Elle a intérêt à ne plus se faire entendre sinon je la balance par la fenêtre !-

-Entièrement d'accord avec toi mon chéri.-

Avec un air de dédain, la mère referma la porte brutalement, tandis qu'Akiko se remettait difficilement de cet énième rouste d'une violence devenue quotidienne. Il ne se passait pas un jour sans que son petit corps ne soit martyrisé de claques, de coups de pieds, d'être plaqué contre le mur et même jeté par la fenêtre.
Elle restait au sol, recroquevillée, le corps couvert de bleus, des coupures en tout genre et rarement d'un rose pâle totalement vierge.

Mais au fond, sa haine ne faisait que grandir chaque jour, nourrie par toutes ces maltraitances de ses parents qui n'éprouvait aucune compassion, ne lui donnait plus aucun gramme d'amour depuis des mois et des mois. Elle n'était qu'un bout de chair pour eux, à la limite du défouloir.
Elle était si jeune et portait déjà en elle une haine incommensurable envers ses géniteurs, ces démons humains qui l'avait mise au monde pour finalement lui réserver un traitement indigne, totalement irrationnel.
Une seule pensée traversa alors l'esprit de l'enfant.


"Un jour, c'est vous qui serez à ma place."
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MessageSujet: Re: Akiko, avant Kosaten   Akiko, avant Kosaten EmptySam 07 Nov 2015, 12:34

Poursuivons avec un autre point important : la fausse mort de Konochy.
Pour mettre simplement le contexte, cela se passe à la fin d'une guerre opposant les ninjas à une armée ennemie dirigée par un guerrier tyrannique et très puissant.
Konochy s'était retrouvé sous le contrôle d'un sort du boss ennemi, embarquant la petite Akiko jusqu'au bastion récemment conquis par le méchant.

Du coup, lorsque les forces ninjas revinrent à force et en nombre, plusieurs combats eurent lieux dans le palais, notamment Konochy (toujours sous contrôle ennemi) qui se retrouva vaincu. L'effet de contrôle se dissipa alors, permettant à la scène suivante d'avoir lieux, Akiko ayant assisté à la fin du combat.


La vie, un cycle qui ne fait que se répéter chaque jour. Un homme meurt, un autre nait. Certains vivent des dizaines d'années, traversant les conflits comme un insecte dans un champ d'herbe. Il est bousculé, tombe par moment, mais fini toujours par repartir.
Et puis d'autres sont arrêtés en route, après un combat, des suites d'une maladie ou par le don d'un Dieu pour une minorité.
Pour Konochy, le chemin avait failli s'arrêter à diverses reprises : contre Despair, contre Kibami, contre Katô et maintenant contre Hibari. Ce rival de caractère avait répandu son Hakkoo tel un virus dans le corps, pourtant habitué du flemmard.

Mais celui-ci, meurtri et bien loin d'avoir son libre arbitre, regarda le Yagami dans les yeux, n'y voyant rien. Il fut plaqué durement au mur, puis transpercé de sa propre lame, regardant son sang couler au sol, sans ressentir la moindre douleur. Hibari lui regarda dans la direction d'où venait la chakra étranger qu'il avait détecté...et il avait vu juste.
Akiko était assez éloigné de la zone de combat et avait observé les derniers coups de sa position.
Sa tristesse de voir son père dans une telle position, humilié par Hibari au terme d'un combat sans réel suspense. L'éclair jaune de Kumo avait dominé de bout en bout sans trembler au moindre instant. Sa stratégie avait fonctionné sans soucis et le résultat était là, indiscutable et surtout implacable.

La jeune fille sortit de son coin et avança vers le lieu du combat, les bras pendant le long de son corps d'adolescente en plein éveil. Elle semblait fixer un point bien précis devant elle, mais ce n'était pas Hibari. Elle regardait son père avant tout, ce père qui agonisait en silence contre le mur froid du palais. La jeune fille arriva devant Konochy, retenant ses larmes de son mieux. En face d'elle, le jounin flemmard releva la tête, un léger sourire égayant son visage marqué par le combat. Une série de toussotements de produisit, sa bouche crachant des gerbes de sang qui colorèrent davantage le sol de marbre.


-Akiko...-

-P'pa ?...C'est vraiment toi ?-

Elle s'approcha de lui afin qu'il n'ai pas à se forcer pour lui parler. La fillette sentait que c'était à nouveau le Konochy qu'elle connaissait.

-Je suis désolé...Je fais toujours tout de travers...-

Akiko ne comprit pas vraiment de quoi il parlait et attendit fébrilement les prochains mots.

-Dis à maman...que je suis désolé...et que je l'aime beaucoup...-

Le jounin toussa une nouvelle fois une petite part de ses tripes en mauvais état et déjà amputées d'un rein.

-P'pa...Tu...-

-Chh...Écoutes ma grande...rentres à Kumo dès que la guerre est finie...restes avec maman et deviens aussi forte qu'elle...tu en es capable, je le sais maintenant...*sourire forcé*-

Ces paroles ont beaux être des plus classiques, elles restent celles que chacun voudrait dire à ses êtres chers avant de s'en aller. Akiko laissa passer un premier sanglot alors que ses yeux laissaient passer les premières larmes. Konochy lui n'avait plus vraiment la force de pleurer, se contentant d'afficher son dernier sourire. Puis il leva un peu plus la tête pour voir Hibari qui observait la scène d'un air impassible.

-J'aurai aimé t'offrir un vrai combat...et au moins pouvoir te comprendre...-

Une nouvelle série de toussotements coupa momentanément la conversation. Le flemmard continuait de saigner de sa plaie transpercée, bien qu'un peu moins. Il reporta son attention vers Akiko qui sanglotait par à-coups. Lentement, le jounin détacha le fourreau de la Shippo Chimera et le tendit à sa fille adoptive.
La brunette s'en saisit d'une main légèrement tremblante, pour voir Konochy saisir fermement le manche de la lame qui le maintenait au mur. Instinctivement, elle recula de deux pas, craignant de savoir ce qui allait se passer dans la minute. Lentement, le flemmard retira l'arme, luttant contre la douleur qui lui inondait le cerveau, faisant à nouveau couler le sang en abondance sur le sol déjà bien décoré de ses entrailles. Il grimaça, poussa des gémissements, mais parvint malgré tout à retirer la Shippo Chimera de son ventre. Malgré sa faiblesse, il resta debout, plié en deux, le bras gauche devant la plaie ventrale.


-Prends la...et aussi...-

L'adolescente s'exécuta en se retenant toujours de chialer comme un bébé. Konochy sortit deux parchemins de sa veste et les tendit à sa fille qui venait tout juste de remettre le katana au fourreau. Le jounin haletait et semblait à peine tenir seul sur ses jambes. Il parvint quand même à expliquer ce qu'était les deux rouleaux.

-Ce sont...des sceaux offerts par mon père et ma mère...ils te seront utiles...-

-P'pa...Je ne veux pas que tu meurs maintenant...-

Elle était parvenue à sortir cette phrase de sa gorge nouée par l'émotion. Konochy parvint à relever une dernière fois la tête pour la regarder dans les yeux, le sourire aux lèvres, toujours.

-La vie n'a pas de justice...les gens meurent tôt ou tard...tu risques de voir bien des gens mourir...tu seras même amenée à tuer pour le bien d'autrui...-

Cela eu l'effet d'un électrochoc pour la petite qui releva la tête surprise d'entendre cela à son égard.

-Mais sache que je t'aime comme ma propre fille...que je te souhaite de vivre comme tu le veux...de trouver ta voie et de la suivre sans jamais t'en écarter...-

-Restes avec moi papa...J'ai besoin de toi...-

-Vas ma grande...vas et aides les à vaincre l'Empereur...-

Il caressa le visage d'Akiko de sa main, sans cesser de lui sourire. Il avait foi en elle, il savait qu'elle avait un potentiel énorme, un potentiel que lui-même n'avait pas malgré tout ce qu'il avait fait pour être dans le haut du panier. Et puis le flemmard sentit ses forces diminuer plus sérieusement, l'obligeant à poser un premier genou au sol et cracher une nouvelle giclée de sang. Mais il releva le buste, inspirant un peu d'air frais.

-Aller...ne perdez pas de temps...il faut vaincre l'Empereur le plus tôt possible...-

Hibari n'avait pas bougé d'un pouce, mais Akiko elle se refusa à abandonner Konochy maintenant.

-Non, je ne partirai pas sans toi ! Tu peux encore vivre avec moi et m'man !-

Elle tenta alors de lui donner un appui pour tenir debout, mais fut repoussée un peu brutalement par le bras de son père.

-Si tu as foi en moi...alors tu peux être sûre...que tu me reverras un jour...*clin d'oeil*...Maintenant files aider les autres...-

Mais devant son hésitation, il fut bien obliger de se montrer persuasif une dernière fois.

-Aller ! Go !-

Akiko sursauta, mais au moins elle retrouva toute sa tête. Mais juste avant qu'elle ne parte avec Hibari, le flemmard eu un dernier pour son adversaire du jour.

-Bottes les fesses de Shao pour moi...et confies la petite à Kibami...-

Les dernières volontés d'un homme au cœur solide, mais incapable d'être le shinobi exemplaire et puissant qu'il avait rêvé d'être. Akiko regarda une dernière fois Konochy, puis ne pouvant résister, elle enlaça son père au risque de lui faire mal. Mais il ne broncha pas malgré qu'il soit quasiment au bout du rouleau.
Puis le dernier contact se rompit en douceur, Akiko rejoignant Hibari en séchant les quelques larmes qui avaient coulés, tenant fermement le manche de la Shippo Chimera.


-Je te promet d'être forte p'pa...-

Konochy la regarda ensuite s'éloigner aux côtés du Yagami. Ce dernier ne prendrait sûrement pas la petite sous son aile, mais il saurait la protéger durant cinq minutes.

"Et bien nous y voilà une nouvelle fois, à la limite des deux mondes."

Il regarda sa main gauche ensanglantée par sa plaie au ventre. Cette vision le laissa de marbre avant qu'il ne se laisse glisser contre le mur pour reposer ses jambes qui n'arrivaient plus à le soutenir correctement. Il regarda par l'une des fenêtres du couloir en souriant. Certes c'était la guerre, mais il avait confiance en tous ceux qui se battaient contre Shao, que ce soit Hibari, Kibami, Kubitsa et même Serizawa. ils n'avaient pas fournis tant d'efforts pour échouer dans le grand final. Ça ne pouvait pas finir ainsi, il en avait la certitude.

Konochy resta donc là, attendant tranquillement que la mort vienne le chercher. Il avait pu enseigner le principal à Akiko et il était heureux d'avoir pu le faire. il était totalement serein désormais, semblant avoir atteint la vraie sagesse et le bonheur d'avoir confiance en sa descendance.


Ce qu'il faut savoir, c'est que le vilain Konochy avait un moyen de s'éviter la peine capitale et qu'il a quitté la zone de combat, dans le but de pourvoir s'entrainer durement et revenir vers les siens plus tard, tel un héros, mais ce sera revu en détail plus tard.
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MessageSujet: Re: Akiko, avant Kosaten   Akiko, avant Kosaten EmptyLun 09 Nov 2015, 16:26

Et nous voilà à l'élément déclencheur d'un évènement qui sera gravé à jamais dans l'histoire d'Akiko.

La mère adoptive d'Akiko, Mai Shumi, 'Raikagette' de son surnom officiel, était absente pour une mission de longue haleine. C'était donc le Yondaime Raikage (le frère de Bee) qui était aux commandes de Kumo.
Tout juste promue genin, Akiko a décidé d'enquêter sur Konochy, guidée volontairement par quelques allusions de son sensei, Gin, un fouineur de premier ordre. Ayant mise la main sur toutes sorte de lettres de sa 'mère', la jeune kunoichi va découvrir la vérité sur le mensonge.

Ah dernier détail, c'est moi qui jouait aussi papy-musclor-Raikage !


La jeune rousse revint à l'appartement avec un petit paquet de lettres personnelles adressées à Mai. A vue d’œil, difficile de dire de qui elles venaient et Akiko n'aurait pas d'autre choix que de les ouvrir une par une, son esprit étant divisées en 2 parties, l'une voulant voir le néant complet, l'autre priant pour qu'il y ai un signe de vie de Konochy malgré que tout ne soit qu'un mensonge atroce. Le questionnaire de Gin était maintenant bien loin derrière elle et la fameuse question posée par Gin était remplacée par ses propres doutes, ceux qu'elle avait oubliés au fil des semaines mais qui n'avaient jamais disparus.

L'adolescente posa les lettres sur une petite table, les examinant déjà du regard. il y en avait cinq qui portaient des blasons d'autres villages, elle les écarta tout de suite des autres. Cela en ferait tout de suite quelques unes en moins. L'adolescente déplia la première, mais ne vit rien d'inscrit dessus. il s'agissait d'une technique de brouillage par reconnaissance de chakra, ce qui signifiait que seule Mai pouvait la lire à condition de l'avoir en main. Elle passa donc à la suivante, qui se révéla être une invitation d'un clan hors village pour une cérémonie de mariage.

Akiko commençait a entrevoir le type de demandes que pouvait avoir un Kage. Elle ne s'attarda pas donc sur ce genre de missives sans intérêt pour elle. Les quatre suivantes ne donnèrent rien également, la dernière du lot étant une lettre d'un admirateur anonyme qui demandait à Mai de le rencontrer dans un bar de Kumo. Akiko la balança tout simplement à la poubelle.

Et puis la brune en ouvrit une autre la demi-douzaine qui restait encore. Elle ne portait aucune insigne particulière et comportait pour seule mention : Message personnel à Mai Shumi, Godaime Raikage. Akiko vit les premiers mots et tressailli sur place.


"Mai-chan...Ce...Il n'y a que lui pour..."

D'un coup toute tremblante, l'adolescente débuta la lecture avec une très grande appréhension.

Spoiler:
 


Les premiers mots furent lu avec une incompréhension totale. Un entraînement ? Qu'est cela signifiait au juste ? La suite du texte allait sans doute apporter des éléments de réponse pour Akiko sentant déjà les larmes lui monter aux yeux alors que son estomac s'amuser à se tortiller pour tenter de faire un nœud marin.
L'auteur de la lettre expliquait le pourquoi de cet entraînement, de ce mensonge grossier qui avait transpercé le cœur d'au moins deux personnes. Par la suite, il voulait s'excuser de son absence et des conséquences qu'elle pouvait avoir sur sa fille adoptive. Il comptait sur Mai pour permettre à Akiko de sortir plus forte de cette douloureuse épreuve.

L'intéressé se crispa davantage en lisant ce passage, sentant une foule d'émotions émerger en elle comme une poussée de magma sous un volcan. C'est alors qu'elle vit que cette missive n'était que la deuxième. La fin de la lettre n'était qu'un message d'amour et de confiance, mais un message qui n'allait pas être reçu comme prévu. La rouquine tremblait de tout son corps, commençant à haleter, simplement par le fait qu'elle était littéralement estomaquée de ce qu'elle venait de découvrir. La lettre lui glissa entre les mains pour se poser sans bruit sur la table.
Akiko se leva, la bouche ouverte, semblant vouloir dire quelque chose, mais les mots restaient coincés dans sa gorge aussi nouée que son estomac. Les larmes se mirent à couler sur ses joues pour tomber sur le sol.

Sa respiration augmenta d'intensité et plus saccadée, son regard se perdant dans un vide inexistant. Elle ne pouvait y croire, croire qu'il était toujours en vie, qu'il avait menti à Mai et surtout à elle, à nouveau. Mais cette fois-ci c'était pire, bien pire, il avait joué la comédie devant elle, l'avait berné volontairement pour faire son petit business tout seul, son entraînement qu'il disait.
Akiko fit deux pas, stoïque, tandis que sa respiration devenait de plus en plus sonore, devenant des sortes de gémissements. Se sentant faillir sur ses jambes, elle trouva la réflexion de s'accouder au mur le plus proche, sur lequel elle commença à frapper, pas très fort au départ.

Mais les coups augmentèrent en force, tandis que ses gémissements se muaient en sanglots rythmés par sa respiration chaotique. Son visage était déformé par les émotions qui la submergeaient peu à peu, un mélange de colère, d'incompréhension et d'une profonde douleur, une douleur que l'on pourrait expliquer en un mot : trahison.
Puis d'un coup, elle stoppa de marteler le mur pour se prendre la tête à deux mains, donnant toujours plus de voix. S'en était trop, dix fois trop pour elle.

Elle hurla alors à gorge déployée sa colère et sa douleur, un hurlement effroyable, suivit d'un nouveau coup de poing dans le mur, qui explosa sous la puissance soudaine du coup. Il s'en suivit une crise de folie mêlant hurlement d'outre-tombe et destruction de tous les murs environnants. Akiko ne se contrôlait tout simplement plus du tout, entrant dans une phase psychologique totalement incontrôlée ou plutôt guidée par les émotions qui explosaient en elle.
Le carnage dura ainsi deux minutes, deux longues minutes durant lesquelles l'adolescente en furie détruisit 80% des murs de l'appartement avec ses poings, non plus furieux, mais enragés.

Elle s'arrêta seulement quand elle vit le Yondaime Raikage se tenir à l'entrée de l'appartement, visiblement interloqué par la situation.


-Bon sang, qu'est ce que c'est que tout ce bazar ?-

Son regard se porta sur Akiko qui se tenait au centre de ce chantier sans nom. Au-dessus d'elle, une forme noire se dessinait, comme une aura maléfique ou un fantôme.

"C'est quoi ce truc au juste ?"

L'adolescente fit un pas vers l'imposant Raikage qui se mit en position de combat, observant chaque geste de la fillette qui n'était visiblement plus ce qu'elle était quelques minutes auparavant. Puis elle se mit à courir...non pas vers le sac de muscle, mais tout bonnement du coté opposé, vers le vide.

"Elle ne va tout de même pas..."

Mais au moment ou elle sauta, le Raik' la perdit de vu, comme si elle avait simplement disparu. Cependant son regard avisé ne le trompa pas : l'adolescente avait juste bondit à une vitesse extrêmement rapide et se trouvait désormais bien loin. Le Yondaime avança jusqu'au point de saut et regarda vers le bas, sans voir la gamine de douze qui venait de lui fausser compagnie avec son espèce de spectre venu de nulle part.
Un groupe d'anbus arriva sur place au même moment, découvrant à leur tour l'état des lieux.


-Raikage-sama, que s'est-il passé ?-

-Hm...je me pose la même question que vous.-

-Est-ce que vous savez qui...-

-C'est la fille de la Godaime. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai ma petite idée sur comment trouver une réponse à tout ça. Fouillez les décombres et retrouver toutes les lettres personnelles adressées à la Godaime. La petite me les a demandé avant d'aller ici.-

-Haï !-

Le Raik' quitta ensuite les décombres l'air soucieux pour remonter à son bureau. Les anbus quand à eux retrouvèrent toutes les lettres en l'espace d'un quart d'heure.
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MessageSujet: Re: Akiko, avant Kosaten   Akiko, avant Kosaten EmptyMer 11 Nov 2015, 21:10

Et pendant que papy-musclor laissait les gugus masqués faire leur job, Akiko de son côté s'apprêtait à accomplir l'un de ses objectifs.

/!\ Attention, ce post recèle de joyeux qualificatifs et de descriptions détaillées du massacre /!\


Akiko avait fuit l'appartement qu'elle avait détruit avec ses poings. Le vieux Raikage ne chercha pas à la suivre dans sa chute qui se termina avec un nouveau coup de poing à pleine puissance en guise d'amortisseur. Le spectre étrange était toujours là, tout comme sa rage qui bouillonnait comme un jacuzzi. Le carnage de l'appartement l'avait à peine calmée et elle parcourait maintenant les rues du village par les toits.
Il était impossible de prédire ses prochaines actions, ni vers où elle allait. L'adolescente semblait avancer au hasard, changeant de direction de manière aléatoire et désordonnée.

Et puis elle arriva sur une bâtisse plus haute que les autres et s'y arrêta, observant le village qui s'étendait autour d'elle. La folie se lisait dans son regard, elle poussait des espèce de gémissements au travers de sa respiration toujours houleuse. Au fond d'elle, la douleur continuait de lui brûler les tripes, alimentant sa rage et sa colère. Rien ne semblait pouvoir arrêter le processus de sitôt. Ses yeux analysaient la zone tel ceux qu'un aigle, cherchant apparemment quelque chose en particulier.
D'un coup, son regard se bloqua sur quelque chose au loin et l'adolescente fila dans la direction en bondissant à nouveau de toit en toit, le spectre noir toujours rattaché à elle depuis sa tête et ses épaules, comme si son âme devenue alors maléfique se manifestait dans le monde réel.

Toujours est-il qu'elle avançait désormais en ligne droite et à très grande vitesse, par rapport à d'habitude. Bien entendu, rien de comparable avec un Raik' ou un Minato, mais la brunette allait déjà aussi vite qu'un chuunin en plein sprint.


"Cauchemar..."

C'était le seul mot qui revenait dans sa tête. Était-ce le mot qui convenait à ce qu'elle ressentait sur le moment ? Tout était possible ou presque. D'un coup, elle fit un nouvel arrêt sur un toit bordant une rue, dans un quartier résidentiel de Kumo. Elle examina les maisons de la zone avec un regard de bête enragée, son spectre toujours présent et ayant des espèces de yeux rouges luisants. Comme précédemment, elle sembla repérer ce qu'elle cherchait. Il s'agissait d'une maison d'aspect modeste dotée d'un petit jardin où poussaient quelques fruits et légumes.

Elle sauta alors en plein milieu de la rue peu fréquentée et avança d'un pas lent tout en poussant ce qui pouvait ressembler à des grognements, en tout des bruits pas très humains. La jeune rousse alla devant la porte d'entrée et resta plantée devant plusieurs secondes, sans bouger d'un pouce. Et puis sans prévenir, elle arma son poing et explosa littéralement la porte qui termina en plusieurs morceaux.
Une grosse voix se fit entendre peu après.


-Bordel de merde !! C'est quoi ce foutu merdier !!-

Un homme d'aspect bourru avec un canif en main apparu quelques mètres devant l'adolescente. Il regarda l'état de sa porte en ruminant comme un veau, avant de porter son attention sur l'adolescente qui se tenait sur le pas de la porte.

-C'est toi qui a fait ça ?! Hein ! Réponds espèce de satané gamine !!-

La tête baissée jusqu'alors, Akiko la releva lentement, pour fixer son regard dans celui de l'homme qui lui faisait désormais face, sans dire un mot.
Les deux protagonistes restèrent ainsi à se toiser l'un et l'autre, sans prononcer la moindre syllabe. C'est alors que l'homme compris, son regard changea du tout au tout.


-C'est...Im-impossible...-

Tandis que l'étonnement prenait place sur son visage, Akiko fit deux pas en avant, sans changer d'attitude.

-Tu...pourquoi es-tu revenue ?-

-Réfléchit donc un peu...papa, c'est pourtant si évident.-

La rouquine esquissa un sourire sadique, son regard se figeant sur son paternel biologique avec une rare intensité.

-Après tout ce que toi et maman avez fait pour moi, je devais bien revenir pour vous remercier comme il se doit.-

L'adolescente parlait étrangement lentement, toisant son vrai père avec une haine incommensurable. C'est à ce moment là qu'arrive une autre personne, une femme maigrichonne et aux traits marqués malgré son âge encore jeune.

-Chéri, qu'est ce qu'il se passe ? Et qui est cette petite peste qui a réduit notre porte en miettes ?-

L'intéressé articula fébrilement sa réponse, se contentant de donner un nom :

-Aki...Akiko...-

La mère se tourna vers la nouvelle genin et avait à son tour une expression de surprise imprimée sur son visage. La revenante accentua son sourire.

-Bonjour maman. Moi aussi je suis ravie de te revoir après tant d'années.-

Elle fit encore un pas en avant, se trouvant désormais à deux mètres de ses parents biologiques qui étaient pour le moins subjugués de la revoir en vie et en parfaite santé, si l'on omet son état mental passablement instable. Akiko poursuivit la discussion avec la même lenteur, semblant savourer ce moment qu'elle avait attendu depuis bien longtemps.

-Grâce à vous, je suis devenue quelqu'un de fort. Le bandeau que je porte en est la preuve irréfutable.-

Elle désigna l'objet qui trônait autour de sa hanche. Ses deux parents restaient muets face à la scène qui se déroulait devant eux. Depuis le temps, ils l'avaient cru morte dans un coin sale du village, entre deux poubelles infestés de mouches et de moisissures et entre une mare d'urine canine agrémentée d'excréments de la même origine.

-Je vois dans votre regard que vous ne vous attendiez pas à me revoir. Je peux le comprendre. Lorsque vous m'avez abandonnée, j'ai passé des jours, des semaines et même des mois difficiles. J'étais seule, sachant à peine marcher et parler. J'ai approché la mort de très près à diverses reprises...La mort...Ce n'est qu'une étape de la vie d'un homme. Je n'ai pas pu me résoudre à accepter le sort qui m'attendait, qui m'appelait à chaque instant de ma courte vie...Savez-vous pourquoi ?-

Son sourire ne s'était nullement effacé durant son petit discours. Il s'était même encore accentué au point qu'on pouvait sentir qu'elle se retenir de rire. Ses parents semblèrent retrouver leurs esprits. C'est le père qui délia sa langue en premier.

-Tout ce que je sais, c'est que je vais en finir avec toi Akiko !-

Il mit son canif devant lui, la lame pointée vers l'adolescente qui ne paru même pas émue par l'élan de courage de son paternel. C'est là qu'elle commença à rire toute seule. Les deux vieux ne savaient pas comment réagir, jusqu'à ce que l'homme ne décide de passer à l'acte, voulant cesser ce qu'il considérait comme une moquerie.

-Assez !!-

La lame du canif fusa dans l'air, sans atteindre son objectif. La rouquine avait simplement sauté de deux mètres en arrière, ayant cessé de rire. Cependant, elle continuait de sourire sans la moindre gène.

-Regardez-vous...vous êtes tellement pitoyables tous les deux, tout comme votre vie sans intérêt pour personne.-

-Tu vas la fermer espèce de conn...-

L'homme s'était jeté sur sa fille avec son minuscule canif, mais fut repoussé par un simple coup de pied en plein ventre, qui lui coupa le souffle pour quelques secondes.

-Vraiment pitoyable...Je me souviens que vous disiez que je ne méritais pas d'être votre enfant...Cette phrase parait si ironique maintenant.-

Alors que son père allait se relever, Akiko lui colla un simple coup de poing en pleine mâchoire qui le ramener au sol pour quelques instants de plus.

-A l'époque tes coups étaient le pire des supplices...Aujourd'hui ils alimentent les miens.-

Avec son pied, elle poussa son paternel biologique sur le côté et fit face à sa mère qui restait stoïque, incapable de réagir dans cette étrange situation.

-Et tes mots d'amours, eux aussi je ne les ai pas oubliés...Même maintenant je t'entend encore me les cracher au visage comme la pire des gifles.-

-Va-t-en...Va-t-en Akiko !-

-Certainement pas, maintenant que nous sommes tous les trois réunis comme au bon vieux temps...Malheureusement, je n'ai pas trois ans à perdre avec vous comme ce fut votre cas avec moi.-

L'expression de son visage changea alors, devenant d'un coup beaucoup plus sombre, plus intense encore.

-Votre peine ne sera qu’infime comparé à celle que vous m'avez infligée...Mais il est trop tard pour vous repentir, mon jugement est déjà fait et votre sentence...vous la saurez en temps voulu.-

Le spectre devint d'un coup plus visible, plus réel, moins fantomatique (transparent). La mère de l'adolescente recula jusqu'à se retrouver dos au mur, effrayée par cette chose noire aux yeux rouges qui la regardais, car elle en avait la certitude. Akiko avança pour se retrouver à deux mètres de la femme qui l'avait mise au monde.

-J'aimerai vous dire que je suis désolée d'en arriver là...Mais j'ai trop attendu ce jour pour avoir le moindre regret...Quand aux vôtres, vous pourrez les emporter avec votre âme déjà souillée par tous ces moments d'horreurs que j'ai endurés sous votre joug.-

Elle sortit deux kunaïs de l'étui qu'elle portait à la cuisse droite, comme tout shinobi correctement équipé. Quand à sa mère, elle tenta de fuir par le jardin...pour se prendre les deux lames dans le dos, ce qui la faucha dans son élan avec un cri de douleur.

[~Sous ce spoil se trouve un passage un peu plus violent dans les mots et les actes. Âmes jeunes ou sensibles s'abstenir de toute lecture !~]
Spoiler:
 

La jeune genin n'avait montré aucune pitié, ayant infligé des douleurs insoutenables à ses parents qui n'avaient pas pu faire grand chose pour s'y soustraire. La pièce principal de la maison témoignait du carnage qui avait eu lieu. Du sang un peu partout, deux cadavres à peine reconnaissables et du boulot pour le légiste qui allait devoir examiner les deux victimes mises à mort de la même manière.

Akiko se tourna vers le couloir menant à l'entrée de la baraque, son spectre ayant disparu après les coups finaux et vit alors Gin qui se tenait là, fraîchement arrivé sur la zone. Elle resta plantée là, ses vêtements tâchés du sang de ses géniteurs. En tant que nouvelle 'maitresse' de la maison, elle l’accueillit presque naturellement.


-Vous arrivez un peu tard pour la fête Gin-sensei. Mais si vous voulez entrer, ne vous gênez pas.-


Amusé par cette situation, Gin resta très discret sur le sujet, gardant la vérité en secret du reste du village et du Raikage. Quand à Akiko, elle avait joué une belle pièce afin de mettre sur crime sur le dos d'une colère totalement incontrôlée, pour servir des excuses aux autorités du village dans le seul but d'alléger drastiquement sa peine.
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