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Coups de bâton [Entrainement de Gally]
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MessageSujet: Coups de bâton [Entrainement de Gally]   Coups de bâton [Entrainement de Gally] EmptyMar 25 Avr 2017, 00:11

- Coups de bâton -

- Maitre, est-ce que vous allez enfin me dire la raison de notre venue dans le désert ?

C’était une très bonne question de la part de mon tout nouveau disciple, Taki. Qu’est-ce qu’un cyborg et son disciple pouvaient bien faire à déambuler en plein cagnard ? Je vais vous expliquer. Après avoir quitté Hiroki et sa demeure donc, nous avions pris la direction du Sud. En fait, je cherchai un moyen de remettre en forme le jeune garçon qui allait désormais m’accompagner. Durant mes pérégrinations, j’avais entendu parler de la bouche des soldats seikajin de l’existence d’un camp au bord d’un oasis au milieu des sables chauds du désert. Du coup, j’avais trouvé que c’était une occasion parfaite pour accuser de mes pouvoirs d’élu et d’y faire s’entraîner Taki.

Cependant, trouver un oasis dans le désert quand on a pas d’idée précise de sa localisation fut bien plus ardu que prévu. Si bien que nous avions tourné en rond pendant une bonne demi-semaine. En plus, je voulais absolument faire une surprise à mon disciple, mais cela avait plus pour effet de l’ennuyer que de l’exciter. Aussi, à cette énième question, je répliquai de nouveau :
- Patience, tu ne seras pas déçu.

Après avoir maugréé que, une fois mort de déshydratation, il ne pourrait effectivement plus être déçu, nous reprîmes la route. Finalement, et heureusement pour nous, nous parvînmes à atteindre le grand campement. Cet endroit dépassait toute mes attentes. Il y avait des dizaines et des dizaines de baraquements, tous placés de manière astucieuse autour des différents points d’eau afin de ne pas perdre inutilement de la place. Des groupes de jeune recrue semblait courir au milieu de ce qui semblait être une zone aménagée pour l’entraînement.

En nous voyant nous approcher, une dizaine de gardes nous encerclèrent, nous sommant au passage de décliner notre identité. Je dévoilai donc ma marque et indiquai que le jeune homme qui me suivait était mon disciple et qu’il devait être remis en forme. Deux gardes l’escortèrent vers les baraquements pour qu’il commence immédiatement son entraînement et je pus enfin voir le regard de Taki partagé entre la surprise, la joie et une certaine pointe de colère vis-à-vis du fait que je ne l’avais pas mis au courant plus tôt. Le chef des gardes me questionna ensuite sur le type d’entraînement que je désirais suivre et je lui répondis simplement :
- Pas pour moi, désolé.

Je laissai ensuite ces hommes complétement stupéfaits et atterrés par mon comportement pour aller me coucher sous un palmier au bord de l’eau. M’entraîner ? Et puis quoi encore. Je connaissais mes techniques voyons. Et ce n’était clairement pas quelques péons qui allaient m’apprendre le Panzer Kunst. Non, j’allais plutôt tranquillement dormir et profiter du soleil.
Gally

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MessageSujet: Re: Coups de bâton [Entrainement de Gally]   Coups de bâton [Entrainement de Gally] EmptyMar 09 Mai 2017, 23:04

- Coup de bâton -

Une douce brise s’était levée sur l’oasis. Elle faisait calmement bruisser les feuilles du dattier sous lequel je me reposai. Adossée contre le tronc de l’arbre fruitier, les mains derrière la tête, les jambes étendues et les yeux clos, je profitai de ce moment de calme en ne pensant ou en me souciant à rien, pour une fois. Il faut dire que les occasions de se reposer étaient tellement rares. Et je dois avouer que je ne saisissais pas non plus souvent les quelques occasions. Du coup, je comptai bien en profiter au maximum. Adieu l’entrainement, donc. De toute manière, comme je l’ai déjà mentionné plus tôt, ce n’était pas comme s’il y avait une seule personne quelque part dans ce camp qui aurait pu m’apprendre quoi que ce soit. À la pensée qu’un péon puisse être plus doué en termes de maitrise technique pur que moi, un sourire hautain fit son apparition sur mon visage, bientôt chassé quand je me rendis compte que l’on venait de m’assener un violent coup au niveau de l’abdomen.

J’ouvris immédiatement les yeux pour essayer de comprendre ce qu’il se passait et qui m’agressaient. Un humain normalement constitué aurait aussitôt été plié en deux, le souffle coupé par la puissance du choc. Heureusement pour moi, ce genre de problèmes ne me concernait pas et j’étais déjà prête à répliquer. Alors que j’allais jeter un coup d’œil à mon environnement, je reçus un second coup dans la mâchoire, m’envoyant rouler quelques mètres plus loin. J’allais me relever, mais un pied se posa sur mon dos pour me priver de mes mouvements. En plus de ça, histoire de bien me dissuader de lever le petit doigt, mon assaillant planta la pointe sa lance dans le sable juste à côté de ma tête. Une tension s’installa dès lors et après une bonne minute, la pression sur mon dos se relâcha et une main vint me saisir le col, me redressant. Tel un petit chaton regardant sa mère, mes yeux se plongèrent dans les orbes froids et noirs d’un homme barbu d’une trentaine d’années. D’une voix grave et suave, il me déclama simplement :
- À être trop orgueilleux, on finit par en mourir. Voici ce que je te propose, élue. Soit tu acceptes de suivre un entraînement comme tout le monde, soit toi et le mioche qui t’accompagne, vous dégagez fissa.
- Pff, vous faites le fier, répliquai-je avec une moue de honte, mais m’attaquer de manière si déloyale ne vous donne pas tellement de prestige.

Il me jeta au sol comme une vieille chaussette :
- Je suppose que les personnes comme toi ne comprennent les choses que par les poings. Dans ce cas, deuxième round.

Je me relevai lentement, prenant une posture de garde on ne peut plus normale. En face, l’homme qui devait être un des capitaines responsables du camp, se mit lui aussi en position, toujours sa lance entre ses mains. Pour la première fois depuis ma renaissance, je n’étais pas à l’aise. Même s’il m’avait attaqué dans mon dos, sa technique m’avait empêché de répliquer. Quoi que je pouvais bien dire, il était doué, peut-être autant que Gelda. Du moins, il émanait de lui la même aura, la même prestance, le même calme olympien que mon ancienne perceptrice. Je n’étais vraiment pas sereine sur ce coup-là... Mais je devais lui prouver que j’étais une guerrière avec du talent. Au moment où mon adversaire entamait une expiration, je lançai l’assaut, d’un mouvement très vif, je me jetai sur lui, contrôlant quasiment parfaitement ma vitesse, et lança ma paume gauche vers le haut de son corps. Ce que je n’avais pas prévu, c’était qu’il vienne dévier mon bras avec le bas du manche de sa lance et, après que celui-ci soit passé au-dessus de mon bras, qu’il me frappe en plein dans le nez. Cette riposte me déstabilisa suffisamment longtemps pour lui pour poursuivre son attaque et me balayer mes jambes. Je chutai une nouvelle fois sur le dos et il vint plaquer le tranchant de sa lame sur ma gorge. Pour la deuxième fois de la journée, j’avais été vaincu. Mais plus que ça, j’avais remarqué que ça technique surpassait la mienne. Les mouvements de ses mains le long du manche pour gérer l’inertie de son arme, ses yeux qui restaient rivés au fond des miens quoi qu’il arrive, sa capacité à agir malgré le fait que son corps était en train d’expirer. Voyant qu’il avait gagné de nouveau, il reprit, encore plus froidement qu’avant :
- Alors, quelle est ta décision, élue ?
- Je... je... hésitai-je, encore stupéfaite par la raclée que je venais de me prendre. J’accepte votre entraînement.

Il retira sa lame et s’écarta, m’annonçant de le rejoindre sur le terrain tous les jours au lever du soleil. Il disait qu’il allait s’occuper personnellement de mon cas, argumentant que personne d’autre sinon lui n’était compétent pour m’entraîner dans tout le camp. De mon côté, je ravalais tous mes préjugés.
Gally

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MessageSujet: Re: Coups de bâton [Entrainement de Gally]   Coups de bâton [Entrainement de Gally] EmptyMer 10 Mai 2017, 23:29

- Coup de bâton -

C’était un bien étrange spectacle qui se déroulait en ce début d’après-midi sur le grand terrain d’entraînement près des baraquements. Un cercle y avait été tracé et, en son centre, deux personnes enchainaient les passes. C’était le capitaine et moi. Voilà plus de deux jours qu’il s’occupait de m’entraîner du lever au coucher du soleil. Enfin, entraîner était un grand mot pour définir ce qu’il m’arrivait, car j’avais plus l’impression de passer pour un punching-ball aux yeux du guerrier qui n’hésitait pas à m’envoyer hors du cercle à la moindre erreur ou ouverture que je lui laissais. Il était impitoyable, mais ne prononçait pas un seul mot, ne rectifiait jamais ma posture, ne faisait aucun commentaire. Seulement un regard froid lourd de sens que seul un père aurait pu faire à une fille indigne.

Petit à petit, jour après jour, une foule avait commencé à assister à nos échanges. Certain entraineur s’en servait pour faire leurs cours au plus jeune. Après tout, ce n’était pas souvent qu’ils pouvaient observer des duels d’une qualité pareille. Enfin, cela n’avait l’air bien que de l’extérieur, car je peux vous assurer que de se faire humilier jour après jour, heure après heure, frappe après frappe. Et ce gars semblait increvable sincèrement. Il avait beau se battre sans s’arrêter sous un soleil de plomb, pas une seule goutte de sueur, pas un seul petit essoufflement et il continuait de me frapper dans la bouche avec une telle vigueur que je commençai à me demander si ce n’était pas plutôt lui la machine.

Après ma trois cent cinquante-six mille six cent douzièmes chutes de la journée, il se décida enfin à se prononcer sur mes capacités. Cette fois-ci, je ne voulais pas me relever tout de suite. Je voulais comprendre. Comprendre pourquoi je ne pouvais pas l’atteindre ne serait-ce qu’une seule fois. Comprendre pourquoi je finissais toujours sur le cul. Comprendre pourquoi j’étais aussi mauvaise. Alors que je m’étais assise, il s’approcha et me toisa de son mètre quatre-vingt-dix :
- Ça y est, tu te décides enfin à te poser et à réfléchir à tes actions ? C’est ça ton problème, tu te jettes toujours droit dans le danger sans réfléchir à la prochaine chose que tu devras faire. Tu es en entraînement, profites-en pour prendre ton temps. Pour apprendre mes mimiques. Pour préparer une riposte digne de ce nom. Bon... Pourquoi est-ce que le phénix vole ?
- Quoi, répondis-je, troublé par cette étrange question.
- Réponds. Pourquoi est-ce que le phénix vole ?
- Parce qu’il a... des ailes, proposai-je, pas bien sûre de moi.
- Les ailes ne sont qu’un outil. Une autruche a bien des ailes, pourtant une autruche ne peut pas voler. Pourquoi le phénix le peut, lui ?
- Mais j’en sais rien ! m’agaçai-je.
- Parce qu’il se sert des deux à la fois. Un phénix ne peut voler que parce qu’il se sert de ses deux ailes de manière coordonnée. Toi, tu sais te synchroniser sur moi, mais tes mains sont toujours désynchronisées. Si tu veux pouvoir me battre, il va te falloir apprendre à contrôler tes mains. Relève-toi, on reprend.
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MessageSujet: Re: Coups de bâton [Entrainement de Gally]   Coups de bâton [Entrainement de Gally] EmptyMer 17 Mai 2017, 22:08

- Coup de bâton -

En à peine deux jours, j’avais réussi à ne plus me faire envoyer au sol. Mes assauts s’enchaînaient de manière plus lente, conformément aux conseils que m’avait donnés mon percepteur. De même, j’essayai de comprendre la manière dont je devais me servir pour “utiliser mes deux mains”. Car si le sens de cette phrase ne m’échappait pas, apprendre à synchroniser des gestes différents restaient un acte difficile à réaliser, même pour un être doté d’une puce bio électronique pour cerveau. Je tentai tant bien que mal de m’inspirer des mouvements que mon professeur effectuait avec le manche de sa lance. Et il y avait de quoi s’inspirer tant chacun d’entre eux semblaient autant être fait dans une optique de défense que dans une optique d’offense. Si avec mes paluches, je parvenais aux mêmes résultats, alors j’allais effectivement gagner beaucoup en adresse et en mon Panzer Kunst allait grandement s’améliorer. Mais bon, transposer des mouvements de manche sur des mains, ce n’était pas une chose aisée.

Je parvenais cependant à m’améliorer d’heure en heure, au fil des passes. Le troisième jour, le capitaine laissa son arme de côté. Quand je lui demandai, avec un sourire, la raison, il se contenta de se mettre en garde et d’enfin me donner son identité : Nhom Turador, un ancien champion du tournoi de combat de l’armée. Il avait donc décidé de passer aux choses sérieuses avec moi. Très bien, il n’allait pas le regretter. Enfin, JE n’allais pas le regretter. Vu les dérouiller qu’il savait me mettre, rien n’allait vraiment changer pour lui.

Sans même attendre que je me mette moi-même en position, il engagea le duel. Gardant sa main gauche bien au centre pour se protéger, il avait porté son autre poing vers mon torse. J’eus à peine le temps de croiser mes bras et de mettre un pied en arrière pour amortir au mieux le choc. Sachant que je n’allais pas rester comme ça éternellement, il poursuivit son assaut en frappant ma jambe qui était resté en avant, la dégageant sur le côté et me déséquilibrer. Mon corps, entrainé par le mouvement, effectua une belle rotation qui dévoilait mon flanc. Nhom ne laissa pas passer cette nouvelle occasion et alors qu’il ramenait son poing droit vers son barycentre, ce fut au tour de sa gauche de m’atteindre. Ce coup juste en dessous des cotes faillit me faire tomber. Mais cette fois, je n’allais pas me laisser aussi bien faire. Je décidai d’accompagner mon mouvement de chute, posant mes mains au sol et faisant passer mes jambes au-dessus de mon corps avec une vitesse déconcertante pour un combattant lambda. Au passage, j’essayais d’atteindre mon adversaire d’un coup de pied, mais il esquiva avec un pas en arrière. Une fois que mes pieds retouchèrent le sol, je me redressai rapidement. A peine debout, je repartais dans le tas.

Première règle du Panzer Kunst, avancez quoi qu’il arrive vers la cible. Les techniques de cet art avaient été pensées pour le close-combat, pour ne pas laisser un centimètre de distance avec l’adversaire. Quitte à le coller, je devais m’avancer vers lui. Deuxième règle du Panzer Kunst, ayez en permanence les yeux plongés dans ceux de la cible. Il n’y avait rien de mieux pour se coordonner que de contempler ce qui était le plus proche d’un miroir vers les pensées de mon adversaire. Troisième règle du Panzer Kunst, contrôlez ses mouvements et ceux de la cible, ne laissez rien aux mains de l’instinct ou du hasard. Il fallait que j’ouvre de fausses ouvertures, que je piège mon adversaire dans un jeu ou celui qui avait un mauvais réflexe perdait. Rien de tout ça n’était simple à faire cependant. Les attaques du capitaine m’empêchaient de faire un seul pas en avant, il passait toujours ses bras devant son visage pour couper momentanément la connexion entre nos regards et il ne se laissait pas avoir par aucune de mes feintes. Pire, il en profitait pour me rendre les coups aux décuples.

Une idée s’illumina alors dans mon esprit. “Utilise tes deux mains”. Cela devait fonctionner sinon j’allais perdre de nouveau. En une fraction de seconde, je ne laissai non pas une, mais deux ouvertures, le but étant de lui faire croire que j'allais tenter une technique de dernier recours. Cette fois-ci, quand il tenta d’en profiter, je déviai ses poings par une frappe croisée. Le temps semblait s’être ralenti et il y avait comme une aura de feu tout autour de moi. Alors que ses bras s’écartaient et me laissaient le champ libre d’agir sur son torse, je plongeai mes deux paumes en même temps pour frapper sur la poitrine. Le choc fut tellement violent que la réaction repoussa quasi-instantanément mes mains. Le capitaine vola sur deux mètres, avant de s’écraser lourdement sur le sol, sur ses fesses. En relevant sa tête vers moi, il lâcha enfin un sourire.

Après ça, il m’annonça qu’il ne pouvait plus rien m’apprendre pour le moment et que j’allais devoir revenir plus tard. Il compta faire venir un ami à lui, apparemment bien plus doué que lui pour la baston. De mon côté, j’étais assez heureuse, ces jours n’ayant pas été si inutile que je l’avais pensé au premier abord. Il me proposa de l’aider à superviser l’entrainement des recrues pour une petite semaine supplémentaire, histoire que Taki finisse son entraînement personnel. La semaine finis, mon disciple et moi repartîmes du camp. De cette oasis dans le désert ou j’avais finalement pu mieux me détendre que je ne l’avais espéré.
Gally

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