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Le sadique et la masochiste
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Haïzen
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MessageSujet: Le sadique et la masochiste   Le sadique et la masochiste EmptyLun 08 Jan 2018, 07:52

Sado-maso



Univers d'origine : Monde des douze (univers de Wakfu)
Prénom : Haïzen
Sexe : Femelle
Âge : 28 ans
Race : Sacrieur
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux longs et raides, roux, tenus par un bandeau vert kaki.
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Bandages, pièces de vêtements de cuir ou de tissus brut. Marche avec des bandages autour des pieds / chevilles. Peu vêtue de manière générale.
Corpulence : Un soupçon de graisse par-dessus des muscles puissants.
Taille et poids : 1m66 pour 64 kilos
Teint de la peau : Basané.
Emplacement du sceau : Inconnu (peut-être sur le dos de la main gauche, mais avec ces mitaines ...)
Autre : Manipule son propre sang comme outil, en combat comme dans la vie de tous les jours, et ce pour de multiples applications. Fidèle à son surnom.
Référence complète


Le soleil pointait à peine par-dessus les collines et les arbres, illuminant paisiblement un petit village de ses premières lueurs. L’air sec et doux de la campagne minshujin n’était pas agité par le moindre souffle de vent, et haut dans le ciel, seul quelques nuages daignaient assister à l’aurore, qui se levait progressivement. Le village était au pied d’une colline quelque peu abrupte, isolé du reste du monde par une forêt dense qui gênait le passage de la lumière avant une certaine heure le matin : probablement une ancienne colonie autour d’une mine qui avait fini par se développer, et vivre autour d’autre chose lorsque les anciennes galeries et tunnels de pierre avaient été fermés. Les maisons, peu hautes et faites de bois robuste, ne reflétaient pas grands chose de leurs toits d’ardoise, si ce n’était peut-être pour certaines quelques tâches encore timides de lumière, encore découpée par les ombres des cimes des arbres, et celles des maisons se trouvant devant … Pourtant, malgré la relative obscurité dans laquelle se trouvait encore la communauté, la majeur partie des coqs du village décidèrent de cet instant pour, du haut de souches, de barrières, ou de tas de paille, remplir leur office et chanter haut et clair le petit matin qui s’annonçait. L’un d’entre eux fut ceci dit particulièrement mal reçu.

AH PUTAIN MAIS TU VAS LA FERMER TA GUEULE SALOPERIE ?

Si le coq n’avait, en définitive, aucun moyen de savoir qu’on s’adressait à lui, il fut tout de même surpris de ce cri, qui provenait d’une fenêtre, à l’étage d’une maison faisant face à la cour de celle dans laquelle il se trouvait. Ceci étant, quelque chose l’informa presque immédiatement qu’il était la cible de cette injonction : ladite fenêtre s’ouvrit brusquement, une demoiselle encore parfaitement nue en sortit le torse, et lui balança une botte avec une précision probablement affectée par le sommeil dont on l’avait arraché de façon si inconfortable. Le volatile, ne demandant pas son reste, partit se réfugier derrière le poulailler, alors que la jeune rousse jurait encore deux ou trois fois à voix haute, avant de presque se laisser tomber sur le rebord de sa fenêtre en poussant un long soupire. La fenêtre à côté de la sienne s’ouvrit sur un vieillard à l’air ronchon, qui l’observa, coude sur le rebord, portant une chemise de nuit.

Dis-donc, t’sais que c’est pas mon coq ? T’imagine si tu l’avais touché ?
J’aurais payé pour son remplacement, m’sieur Enricke, vous en faites pas …
Moué, avec l’argent que je t’ai pas encore filé. Et tu lui as quand même pas envoyé ton boulot à la figure, dis-moi ?
J’suis sûre qu’elle est en parfait état, vous en faites pas ! J’avais juste besoin de passer quelques heures dessus au calme dans ma chambre hier soir.

Se redressant enfin – et laissant au vieillard, et peut-être potentiellement à une ou deux autres personnes à leurs fenêtres dans la rue, la pleine visibilité sur sa poitrine menue mais bien formée – la jeune femme regarda autour d’elle, se saisit d’un ciseau se trouvant sur sa table de nuit, et s’entailla l’intérieur du poignet avec. Puis, tendant le bras vers la cour, elle se concentra … Et, partant comme un jet d’eau sous pression, son fluide vital jaillit dans un filet dense et rapide, qui fusa vers la botte, s’enroula autour, puis sembla brusquement se rétracter, et revenir dans la plaie d’où il était venue. Récupérant la chaussure alors que les dernières gouttes finissaient de retourner dans ses veines, la jeune rouquine souffla dessus en gonflant les joues, chassant un peu de poussière, et l’observant avec un œil critique. Elle finit par se tourner vers le vieil homme à 5 mètres d’elle, qui se massait les yeux de ses doigts.

Un p’tit coup de cirage et de brosse et elle sera comme avant que je ne la jette ! Je vous montrerais tout à l’heure !
C’est cela … On se retrouve tout à l’heure. Je vais finir ma nuit, personnellement …

Fronçant les sourcils, puis comprenant pourquoi le vieil homme semblait avoir de légères rougeurs aux joues, la jeune masochiste ricana un peu pour elle-même, déposa son projectile improvisé à côté de l’autre botte faisant la paire, et commençant à s’habiller. La chose fut assez vite expédiée : quand on ne portait pas grand-chose par nature comme elle … S’étirant un peu, elle fit une toilette matinale assez sommaire, avant de descendre à pas de loup les escaliers de la maison dans laquelle elle se trouvait, et de quitter cette dernière pour une petite demi-heure, voire plus, de course matinale.

Lame brisée


Tu réalises bien qu’on ne va pas pouvoir maltraiter ainsi les coqs de tous les villages où on va faire étape, n’est-ce pas ?


Rho, ouais, ouais … Vous allez pas tous me blâmer sur le sujet ce matin, quand même ?

Le marchemort


Après une nuit si courte, c’est normal d’avoir les nerfs un peu à vif … mais il n’y a pas de raison de s’énerver, garde ton calme.


Pff … Facile pour toi, de dire ça … Mais bon.

Gardant le silence – de même, et elle leur en fut reconnaissant, que ses alters-egos dilettantes – et se contentant de presser un peu le pas de sa course, la jeune femme atteint le bord du village, auquel elle marqua un village. Si le fossoyeur aimait passer ses matinées au lit, et que le marchemort, au contraire, pouvait tout simplement ne pas dormir, la jeune sado-maso elle appréciait simplement qu’on laisse ses 7 ou 8 heures de sommeil en paix. Et qu’accessoirement, on accompagne tout ça d’un peu d’entraînement, avant le petit déjeuner, histoire d’avoir l’estomac bien creusé pour attaquer le repas le plus important de la journée. Le village n’étant pas bien grand, la jeune rousse pouvait en faire plus ou moins une fois et demi le tour : une fois de retour au pied de la colline, elle s’arrêta, faisant sur place quelques assouplissements et quelques pompes, avant de repartir de plus belle vers la maison où elle habitait … Jusqu’à ce midi, techniquement. Rentrant dans la pièce à vivre de la maison avec un petit grognement de satisfaction qu’elle provoqua en s’étirant un peu le bras, elle nota qu’Enricke, le vieux propriétaire grincheux, s’était déjà vêtu et installé devant une large tartine de pain sec couvert de beurre. L’observant arriver et s’installer sur sa chaise avec un air circonspect, le vieil homme lâcha un soupire, et finit par prendre une nouvelle bouchée de son repas.

Alors … C’est aujourd’hui, n’est-ce pas ?
’Me semble bien … C’était bien ce qu’on avait conclu, n’est-ce pas ? Je reste environs 3 semaines chez vous, vous me formez à la cordonnerie, et je vous fabrique, sous tutelle bien entendu, environs une trentaine de paires de chausses. Et selon le prix auquel vous les vendez, si vous les vendez avant mon départ bien sûr, je touche deux-trois sous en plus.
Mhh, c’est bien ça … Autant dire « pas grand-chose », vu que le commerce n’a pas tant tourné de ce côté-là … Mais ceci dit, sur les dernières chaussures que j’ai vendu, bien la moitié étaient les tiennes … Et je n’ai pas eu de remarque négatives dessus. Laisses-moi deux minutes … Je vais aller chercher ce que je te dois.
Oh, ça peut attendre après, ne vous en faites pas …
Après, j’ouvre la boutique, moi …

Lâchant un petit « Ah. » qui n’avait rien de surpris – et qui pouvait paraître un brin irrité, la jeune femme leva un instant les yeux au ciel, en quelques sortes, avant de tremper son pain dans son bol de lait et de le mâchonner avec une mine boudeuse.


C’est un vieux monsieur … Et tu ne vas probablement plus le revoir, tu peux bien essayer de passer l’éponge sur son caractère, non ?


Laisses-moi être calme et profiter de mon petit déjeuner dans la joie et la bonne humeur, pitié …
… S’il y a bien une chose qui ne me manquera pas, c’est de te voir parler toute seule. Avoir l’impression que tu réponds à l’homme invisible, c’est … Perturbant.

La sacrieur accepta la remarque avec une petite moue, regardant le vieil homme poser à côté d’elle une bourse de taille modeste, mais tout de même supérieure à ce qu’elle s’était imaginée. Haussant un sourcil, elle ouvrit le temps d’en regarder un peu le contenu, puis le remercia et continua à manger, alors qu’il partait, de son côté, préparer la boutique.
Le reste de la matinée passa rapidement : la rouquine fit une dernière vérification sur les trois dernières paires qu’elle avait fabriquées, les confia au vendeur qui les examina avec un œil critique, puis rangea les affaires qu’elle avait dans « sa » chambre pour rempaqueter son baluchon de voyage. Elle ne quitterait peut-être pas la ville aujourd’hui, mais pour ce qui était du gîte et du couvert, elle irait les trouver ailleurs … Peut-être au regret du vieux monsieur, qui semblait, malgré ses airs sévères et grincheux, apprécier sa compagnie. Mais même si la jeune femme appréciait elle aussi un peu cette vie rythmée par une routine logique et saine, il y avait deux problèmes. Le premier, c’était les 5 autres personnalités dans sa tête qui, s’ils appréciaient de voir une des leurs apprendre un métier honnête et fiable – et qui pouvait toujours servir, n’étaient définitivement pas prêts à passer un jour de plus dans la demeure d’un type qui puait à ce point le tabac froid. Et ils n’hésitaient pas à le faire remarquer … Sans compter, bien sûr, le fait qu’ils ne pouvaient pas sortir tant que la jeune femme vivait cette vie, ce qui n’arrangeait personne dans l’équation au final. Quant au second problème …


Noooooon copine, tu es gentille, mais on ne dépense pas tout l’argent que tu as gagné en allant directement aux putes.


Alleeeeeeez, s’il vous plaîîîît ! Entre le fossoyeur qui drague comme un beauf et le marchemort dont la libido est aussi morte que mon honneur, ya eu pratiquement aucun moment « adulte » depuis qu’on a débarqué, c’est pas drôle !

Le fossoyeur


Hey ! D’une, j’aurais pu me faire une tenshin ou qui que ce soit quand je voulais sur l’île céleste, et de deux, je t’interdit de me descendre la réput’ comme ça en plein milieu de la rue, surtout quand c’est faux !


Tsss, détends-toi, ya pas un piou. Et ouais, on sait, « oh mesdemoiselles, je suis élu, regardez comme je suis sexay, tu veux voir mon biceps et comment on fait des bébés dans le futur ? » avant de t’embrasser le bras gauche.

La jeune fofolle croisa les mains dans le dos et eut simplement un sourire naïf alors qu’une tempête d’insultes plus ou moins imagées déferlaient sous sa chevelure bien fournie, certains mots échappant même à sa compréhension pure et simple. Du reste, il était vrai – et ça, absolument tout le monde lui disait – qu’elle devrait peut-être arrêter de répondre à voix haute à ses alter egos, peu importe l’heure, le lieu, ou le nombre de personnes autour d’elle. Dans l’immense majorité des cas, les gens la pensaient folle. Les gens comme Enricke, qui la côtoyaient tous les jours (bon, seulement Enricke en réalité) lui demandaient si elle n’était pas possédée par une quelconque entité maline et malfaisante. L’artiste avait répondu (sans qu’on puisse l’entendre bien sûr) que le vieux avait raison pour au moins un des deux arguments, selon le Haïzen concerné : la pique avait fait exploser de rire la jeune sacrieur, qui avait de cette façon mis fin à la discussion. Enfin … Ceci dit, il était vrai que les rues étaient totalement désertes, aujourd’hui, dans ce coin de la ville … Et la jeune masochiste comprit pourquoi lorsque, au détour d’une ruelle, elle vit un attroupement assez important pour empêcher même les charriots de passer. Soupirant, elle aurait bien voulu voir de quoi il s’agissait … Mais depuis le niveau de la rue, il allait falloir bousculer au moins une ou quatre bonne dizaines de personnes pour pouvoir y voir quoi que ce soit. Soupirant, elle s’accorda quelques 5 secondes de réflexions … Puis, tendit le bras vers le haut. De sa plaie encore fraiche au poignet, un filet propulsé de sang partit, venant s’accrocher au rebord d’un toit de façon solide. Vérifiant que son appuie pouvait supporter son poids, la jeune femme se tracta sans trop de mal, repoussant la façade du pied, jusqu’à surmonter la foule entière de bien quelques mètres. Visiblement, les gardes empêchaient les gens d’avancer au-delà d’un cercle de quelques mètres de diamètre, au centre duquel deux personnes étaient allongées au sol. Vu la quantité de sang dans laquelle baignait le jeune couple ? C’était un meurtre. En se rapprochant légèrement, la jeune folle put même discerner qu’il s’agissait d’une entaille bien nette à la gorge pour l’une, et … D’une série de coups de couteaux plutôt anarchique pour l’autre. Etrange. Quel genre de tueur change de méthode en plein milieu de son assassinat ?


Tu attires l’attention, à te suspendre ainsi.


Rhoo, mais ça passe … HEY, J’SUIS ELUE, RIEN DE PLUS ! C’PAS MOI QU’IL FAUT DEVISAGER LA DANS L’HISTOIRE !

Soupirant en voyant que son injonction, supposée faire détourner les yeux à au moins quelques personnes, n’eut presque aucun effet, sinon celui inverse, elle soupira, et se laissa retomber à terre. Passant les pouces dans les attaches latérales de son pagne à défaut d’avoir des poches, elle soupira alors qu’elle se remettait en marche, dans une autre direction.

Bon … Et si je dépense … Disons, seulement la moitié de l’argent qu’on a gagné pour voir une fille ?


Nope.



Non ma grande.




Non pour moi aussi.




Pfffff …. Qui aurait cru que passé la trentaine, d’autres versions de moi puissent devenir si chiantes, sérieux …
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MessageSujet: Re: Le sadique et la masochiste   Le sadique et la masochiste EmptyMer 10 Jan 2018, 20:00





♥️ Le sadique et la masochiste ♥️


feat.Haizen♥


Personne ne connaissait les intentions de ce mystérieux clown, ni même pour quels motifs stationnait-il dans un village aussi perdu. Effrayant les enfants et inquiétant les adultes, cette communauté isolée, derrière sa forêt opulente, ne recevait pas la présence de cet être maléfique d'un très bon oeil.
Pourtant, il se faisait discret. Il profitait de ce détachement au monde afin de poursuivre un entraînement. Un endroit calme pour raviver la flamme de son nen. Cela ne se voyait pas encore mais Hisoka supportait sa faiblesse avec douleur et dégoût. Toutefois, les efforts observables sur plusieurs jours l'encourageaient à se démener pour recouvrer ne serait-ce qu'un dixième de ses capacités d'antan.

Il occupait une chambre de l'auberge voisine à la maison d'un vieillard en décomposition. La sienne était tenue par le fils d'un tel..
"Occuper une chambre"... Occuper le toit s'avérait plus juste pour tout vous dire. En effet, le jeune visage pâle s’éparpillait sur l'auberge, et somnolait plus ou moins au clair de lune. Il ne s'autorisait le luxe qu'à condition de progresser. Une récompense qu'il ne méritait pas encore à son goût.
Rien dans cette chambre n'avait été déplacé ou même touché, excepté la fenêtre. Au final, il payait le prix non pas pour réquisitionner une chambre mais un toit. Cette position lui offrait une vue dégagée sur le petit bourg montagnard

Un jour, le coq voisin chantonna sa mélodie traditionnelle du matin, histoire de nous faire savoir qu'il était encore et toujours bel et bien en vie. Combien de chants lui restaient-ils avant de finir à la casserole?
Pas beaucoup si ce spécimen aux cheveux roux continuait à lui balancer tout ce qui lui passait sous la main en lui criant dessus comme une marchande de poisson. Quelle force matinale...
Effroyable.

Hisoka observa passivement la volaille tenter un envol. Encore un coup de la schizophrène passagère. Quelle teigne... Depuis son arrivée, l'attention centré sur Hisoka s'était divisé voire entièrement déversé sur cette étrangère. Il se sentait plus libre de ses mouvements grâce à cette femme qui monopolisait les commérages. Lui-même la surveillait de près du haut de son perchoir dés que l'occasion s'y prêtait.
Entre un clown excentrique mais qui ne se faisait pas voir (pour le moment) et une rouquine dotée d'une tendance à monologuer dans son coin quand elle ne discutait pas avec Casper.... le choix de focalisation était vite fait.

Tant mieux.

Suite à ce remue-ménage, le magicien se redressa, et partit en quête d'une nouvelle perspective : l'autre côté du toit. Maintenant, il regardait vers l’Ouest. Cette fois-ci, une scène moins hilarante que le coq battu se produisit.
En effet, un écoulement rougeâtre serpentait entre les pavés. Intrigué, le cheveux écarlate quitta son perchoir afin de connaître l'origine de ce ruisseau pourpre.

La découverte présente derrière ce tournant ne lui fit pas regretter le voyage. Au détour d’une ruelle, un jeune couple lézardait à la pénombre de l'aube, sur le sol glacé, condamnés au sommeil éternel. Leurs membres tailladés trempaient dans une flaque sanguine. L'homme avait été proprement égorgé tandis que la femelle plutôt salement poignardé.
Charmant spectacle.

Si ce n’était pas malheureux… ♥️
Un sourire perfide étira le coin de ses lèvres. Non, il n’était pas l’un de ces guignoles maléfiques assoiffés de sang satisfait à la moindre goutte versée. S’il souriait, c’était à cause de l’action que cet événement peu commun provoquerait. Un assassinat au sein d’une communauté aussi étroite risquait de s’ébruiter conséquemment. On n’était pas contre un peu d’animation dans ce bled aussi mort qu’un cimetière. Hisoka prendrait plaisir à contempler cette tragédie, en première loge.

Dressé telle une statue grecque devant les corps inertes, un son suspect se manifesta derrière son dos, au coin de la rue. Il versa automatiquement ses iris du côté droit, sans bouger d’un pouce dans un premier temps.
Quelqu’un l’épiait, il le sentait.
Le village ne se réveillait pas avant les premiers rayons du soleil. Les premières activités ne prenaient réellement que dans une vingtaine de minutes..
Qui pouvait donc se pavaner à cette heure si avancée de la matinée ?
Des pas de courses paniquées tapotèrent sur le pavé, semblant s’éloigner du cheveux écarlate. Ce fut à ce moment précis qu’il daigna se retourner, assistant à la fuite d’une femme au foulard.
Ëtre accusé injustement s’avérait amusant, mais ce n’était pas au programme. De ce fait, il ne permettait pas la fuite de ce témoin à l’avis erroné.
Oh.. Ce n’était que la vieille mendiante à la langue arrachée. Probablement qu’elle courrait alerter d’une manière ou d’une autre le crime odieux de ce clown. Encore un quiproquo qui ne se résoudrait que par le sang…. Ah la la…  

Alors que la vieille dame affolée emprunta une deuxième ruelle, pensant être à l’abri du danger, à tort, un être imposant se mit en travers de sa route. Donnant plusieurs coups d’œil à ses arrières pour s’assurer qu’elle ne se faisait pas suivre, elle aurait mieux fait d’accorder sa vigilance au devant.
Le choc fut net, et elle tomba au sol. Pendant ce temps, une ombre des plus malsaine s’éleva au-dessus de son pauvre corps. Elle leva les yeux vers sa mort et…

Il avait tant pris plaisir à la laisser croire qu’elle lui échapperait. Ce parasite qui rôdait dans les rues en tendant la main pour recevoir le gain des autres n’était plus. Pour sa défense, il avait mis fin à la souffrance d’une faible sans abri, malade et muette. Et puis, bien que connue de tous, elle ne manquerait à personne. Hisoka avait éradiqué le village de sa petite vérole.
Il aurait pu tenter un dialogue à sens unique avec elle, histoire d'expliquer le malentendu ou de lui faire jurer de se taire, mais Hisoka était un homme pressé, quand il le voulait. Discuter n'aurait rien changé. Tuer était plus fiable, rapide et efficace.

On le vit revenir du bois, une carte ensanglantée dans la main qu’il se pressa de lécher, indifférent, avant de retourner se pencher sur son toit. Vraisemblablement, il avait pris soin d’épargner le patelin de son crime, qui en avait déjà assez de deux aujourd’hui.  La journée s’annonçait riche en émotions. Le magicien se hâtait de pouvoir regarder les humains s’agiter.

Au fil de la journée, un périmètre s’était formée autour des amants massacrés. Petit tumulte au village. Les habitants n’avaient plus que cet atroce événement à la bouche. L’intégralité des conversations ne tournaient plus qu’autour de ce meurtre suspect. Jamais le village n’avait connu une aussi belle animation depuis son arrivée, excepté dans cette crêperie qui venait d’ouvrir là-bas, et qui s’ambiancait plutôt bien en soirée. Pourquoi ne pas y faire un tour plus tard dans la journée tiens… Dés que cette panique redondante commencerait à l’ennuyer, hop.. une petite crêpe réconfortante.  



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MessageSujet: Re: Le sadique et la masochiste   Le sadique et la masochiste EmptyLun 15 Jan 2018, 19:57

Mhhhhh … Mokay. Vu que vous tenez vraisemblablement à me forcer à rester affamée sur le plan sexuel, je peux me venger sur la nourriture ?

Laisses-moi répondre à cette question par une autre question. Je sais que les gâteaux et autres pâtisserie dans la vitrine de cette boulangerie ont l’air appétissants, et qu’ils sont placés assez bas, mais … Est-ce que tu te penches en avant comme ça à dessein ?


Nan m’sieur, j’ai ni papier, ni crayon, ni envie de représenter quoi que ce soit.

La jeune femme entendit un clac relativement sonore dans un coin de son esprit, signifiant que le fossoyeur avait dû se frapper le front avec une certaine force. Bras croisés dans le dos, tête au même niveau que son bassin et dos droit, la jeune fofolle était peut-être en effet un peu trop penchée vers l’avant, vu la nature … « légère » de son accoutrement. Pourtant, remuant doucement les hanches sur les côtés en marmonnant un air connu d’elle seule, elle ne se privait pas d’observer avec une attention toute particulière les gâteaux auxquels elle faisait face. Se redressant finalement, elle regarda par-dessus son épaule … Et saisit, entres autres, au moins 3 ados formant un groupe, un mari qui remontait lentement la grande rue sur sa calèche avec sa femme à côté de lui, un vieux monsieur à la fenêtre et un type brun appuyé conte un mur, qui étaient tous … en train de la reluquer. Bien sûr, ils changèrent tout de suite les têtes de direction : pour le mari, elle ne savait pas s’il s’agissait de son épouse à côté de lui, mais il tourna en tout cas la tête si vite que la sacrieur eut presque du mal à savoir s’il l’avait bel et bien observée, ou non. Mais son second coup d’œil, même plus discret, le trahit tout de même : il fit ensuite simplement presser la cadence à ses bœufs, ne tentant plus une seule fois le diable alors qu’il était suivi par le regard moqueur de la demoiselle peu vêtue. Les trois adolescents se rigolèrent et ricanèrent entres eux, sans pourtant donner l’impression de tenter quoi que ce soit, le monsieur à sa fenêtre eut un air de réprobation particulièrement intense avant de fermer ses volets, et l’individu adossé à un mur retourna à son bouquin. En synthèse ? Ce patelin était d’un ennui colossal …

Quelques instants plus tard, une baguette de pain fraiche dans la main et un quignon progressivement en train de disparaître broyé entre ses dents, la jeune fofolle remontait la grand rue, cherchant – sans penser à voix haute pour une fois – ce qu’elle allait faire pour occuper sa journée. Un peu perdue dans ses pensées, et observant les vitrines à sa droite, elle ne vit pas le groupe de quelques personnes à sa gauche qui arrivait : un des membres de ce dernier, par inadvertance, la bouscula et lui fit lâcher son pain, qui chuta dans le caniveau sale de la rue. Regardant ce dernier, puis levant le nez avec les sourcils froncés à l’extrême, elle détailla le jeune homme qui l’avait si impertinemment bousculé. Ce dernier, au sein d’un groupe d’environs 6 individus de son âge (vu comment une des demoiselles du groupe était petite, on pouvait sûrement dire 5,6), lui rendait son regard, avec une surprise teintée d’une grosse dose de … rien à fiche.

Mais ça va pas la tête de rentrer dans les gens comme ça ?
Boah, ‘faut r’garder où vous mettez les pieds madame …
« Madame » ? Et en prime, ils sont bien gentils tes conseils mon grand, mais du coup, mon pain, il est un peu foutu là !
Et alors ? ça vaut que quelques yens, hein …

La sacrieur sembla, à cet argument d’une logique imparable, tout de suite se calmer. Laissant ses épaules retomber un peu, elle soupira en observant le jeune homme … Tenue en bon état, sans pour autant être réellement joli. Un faciès que les boutons attaquaient avec ferveur, même s’il n’en avait pas besoin pour avoir l’air d’un ahuri complet. Des sabots usés. Des mains crasseuses de paysan. Et une crêpe dans l’une d’entre elle, comme d’ailleurs pour une bonne partie du reste du groupe. Le fait qu’il ne l’ait pas lui aussi laissé tomber lorsqu’il avait percuté la rouquine tenait sûrement du miracle, vu comment il la tenait … Et elle dégoulinait légèrement de miel, à un endroit où il avait croqué. Inspirant profondément, la rouquine ignora la voix dans sa tête qui lui recommandait de ne pas se battre (le marchemort était de toute façon trop rébarbatif pour donner des conseils intéressants, à part lorsqu’il ne se comportait pas comme un grand-père) et finit par sourire … Puis, relevant brusquement la main, par frapper celle du jeune homme, et lui faire propulser sa propre crêpe en plein visage : cette dernière colla un instant à cause du miel, avant de retomber par terre, le paysan ayant reculé d’un pas face à cette agression.

MAIS VOUS ÊTES MALADE ? Et ma crêpe ?
Boah, et alors ? ça vaut que quelques yens hein …

Le paysan passa de passablement surpris à tout aussi passablement – voir en réalité encore plus – furieux, levant le poing et le brandissant. Mais alors qu’il allait frapper, un de ses collègues le retint par le bras, le tirant vers l’arrière.

Hey, hey, fais pas le con ! Tu vas pas te battre avec c’te femme-là !
Parce que c’une gonzesse ? M’j’en ai rien à foutre, j’vais lui péter ses dents !
Une frappe sur le crâne plus tard, l’ami – qui avait du coup fait tomber sa crêpe aussi – continua de le maintenir, durcissant son emprise. Tu vas rien du tout, tête de nœud ! Regarde son sourire. Regarde son sourire, triple burne. Elle attend que ça, que tu la frappe.
Ouais … Bah …
Ton copain à raison, tu sais ? ayant un sourire partant d’une oreille pour rejoindre l’autre, la jeune masochiste se pencha en avant, tapotant sa joue de l’index. Mais vas-y, fais-toi plaisir. Frappes. Là, un bon crochet. Vas-y !

La jeune femme resta quelques instants en position, devant le jeune homme de moins en moins énervé car de plus en plus confus … Jusqu’à ce que tout le groupe ne décrète l’élue « trop bizarre », et ne se détourne pour s’éloigner « et s’en racheter une ou deux, aux baies cette fois ». Haïzen, quant à elle, leur tira une petite révérence bien ironique alors qu’ils s’éloignaient, et soupira en regardant son beau morceau de pain tout plein d’eau sale et de boue et d’autres trucs pas bons à manger. Le plaisir d’un bon morceau de pain chaud … c’était cruel de la priver de ça. Et si …


Non, tu ne ramasses pas ce truc. Et tu avais égaré tes oreilles quelque part, lorsque je te disais de ne pas provoquer d’altercation ?


Rho ça va, lâches-moi deux minutes … Fais pas ci, fais pas ça, tapes pas le monsieur, te tape pas la demoiselle … j’peux très bien vivre sans tutelle permanente.


Pas sans visiblement attirer une attention considérable sur toi.



Faisant le signe d’une personne jetant un objet quelconque par-dessus son épaule, la jeune femme soupira, se remettant en marche vers … Elle ne savait-où, mais un endroit où moins de monde serait en train de la regarder. Elle avait eu beau dire sa dernière phrase à bas volume, elle avait tout de même un brin attiré l’attention … Et ne désirait pas plus que ça que cette dernière continue de lui coller à la peau comme un chien débile et baveux à la jambe de son maître.

* *
*

La journée s’écoula sans incident notable autre que cela. La jeune femme, se trouvant une rivière non loin du village (dans la forêt), s’entraîna un peu dans la quiétude des bois –qu’elle perturba grandement de ses cris et des chocs qu’elle produisant en cognant des souches ou des troncs- avant de prendre un « bain naturel », qu’elle écourta en voyant un lapin prêt de ses vêtements : à l’aide d’un fouet de sang, elle parvint à saisir la nuque de ce dernier, et le tira avec assez de brutalité vers elle pour le tuer net. Se faisant un petit feu, et se séchant en restant assise à côté de ce dernier tandis que la viande cuisait, elle le dévora avec appétit, fit une petite sieste sous les branchages, et retourna en ville en début de soirée seulement, se cherchant quelque chose pour passer la nuit. Une auberge, en somme. Ah, le plaisir de savoir que milles autres paires de fesses s’étaient déjà assises sur le lit qu’elle allait occuper, et que mille autres viendraient prendre la même place lorsqu’elle quitterait l’endroit. Enfin, il fallait espérer que les draps soient changés entre temps. Mais ces faits triviaux n’inquiétèrent pas le moins du monde la jeune femme, qui rentra dans le deux ou troisième établissement qu’elle trouva, poussant la porte de ce dernier avec une assurance qui ne disparut pas en voyant qu’elle monopolisa presque aussitôt la moitié de l’attention de la salle. Enfin, juste une seconde ou deux, histoire que les curieux sachent qui était la nouvelle tête, avant de s’en désintéresser. Scrutant, elle aussi, la salle de ses pupilles blanches, elle regarda avec un sourire les joueurs de cartes, les buveurs de bière, les preneurs de paris, les alcooliques de dernier degré et le patron de l’endroit, qui lui jetait un regard noir en la voyant rester en plein milieu de la porte. Elle l’ignora cependant superbement, continuant sa petite inspection visuelle dans le plus grand de calmes … Jusqu’à tomber sur un individu bien particulier. Le voyant, son visage s’illumina, et elle se dirigea vers lui, lâchant un grand « Hey ! » en prenant une chaise, et en la retournant pour s’installer face à lui, coudes sur le dossier, sourire toujours aussi large.

Marquages sur le visage. Coupe de cheveux rousse et partant en arrière en défiant légèrement la gravité. Tenue excentrique. Joli sourire. J’aurais presque l’impression de tomber face à un fan ~


Mais attends, t’es tarée ? On va pas s’installer à la même table que ce type LA !?


Dis-moi beau gosse, j’ai deux petits soucis que tu pourrais sûrement m’aider à régler. Le premier, c’est que même si j’aime bien le pognon, comme tu dois probablement t’en douter, ma tenue a pas beaucoup de poches pour le ranger … Et le second, c’est que j’ai soif, mais que j’ai entendu dire qu’ici la bière était payante. Tu ne voudrais pas m’offrir une petite choppe, à tout hasard ~ ?
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MessageSujet: Re: Le sadique et la masochiste   Le sadique et la masochiste EmptyLun 19 Fév 2018, 16:52





♥️ Le sadique et la masochiste ♥️


feat.Haizen♥



Les théories fusaient comme des feux d'artifices à travers le village. Les rumeurs allaient bon train, et certains remarquèrent même la disparition de la vieille mendiante insignifiante. Mais comme son existence équivalait à cette vieille chaussette puante traînant dans le coin d'une chambre, la population ne se bouscula pas pour la chercher.
Cependant, la particularité de cette atmosphère conduisit rapidement le jeune écarlate à tourner en rond et à se confronter à l'ennui. Il essayait en vain, de détecter un comportement douteux au milieu de toutes ces réactions semblables, mais ça ne donnait absolument rien. A croire que le ou les meurtriers restaient cloîtrés chez eux jusqu'à la tombée de la nuit, où ils se manifestaient pour commettre leurs méfaits.

En tout cas, cette animation morbide n'empêchait pas la population de continuer à vivre, ni ne lui coupait l'appétit, puisqu'on nota plusieurs apparitions d'individus, armés de crêpes. Un détail superflu me diriez-vous... mais que voulez-vous ? Il n'y avait rien d'autre à constater dans ce trou paumé.

Le soleil déclinait derrière une montagne, et l'appel à la distraction se faisait entendre. Les rues se vidaient, et les maisons s'illuminaient en même temps qu'elles se remplissaient. Par conséquent, l'imposant joueur de cartes rejoignit la terre ferme et osa se heurter aux regards insistants du petit peuple encore présent :

- Hey hey, t'as vu... Encore ce grand type...
- Bon Dieu qu'il est louche...
- Je ne serais pas étonnée d'apprendre qu'il ait mêlé à toutes ces affreuses histoires, non mais tu l'as bien regardé ?

Ils ne cachaient pas leurs réflexions désobligeantes au moins. On ne pourrait pas les accuser d'une quelconque hypocrisie.
Il les entendait débattre et comploter à son sujet comme de petits rats à l'affût du moindre indice que ce personnage si intriguant pourrait laisser glisser par mégarde. Les commérages de bas étage lui passaient complètement par-dessus la tête.
" Laissons-les à leurs fantasmes...", s'ils se régalaient a imaginer toute sorte de scénario sordide à son effigie, pourquoi pas ? Être au centre de l'attention l'exposait au danger, et qui disait danger disait amusement. Il était en effet distrayant de les écouter. Il suscitait tant d'intérêt...

Un peu comme cette femme, à la chevelure aussi flamboyante que son aura, qu'il rencontra dans cette auberge, plus tard.
Isolé fans un coin de la pièce, quel ne fut pas son régal lorsque la star du village osa briser sa bulle d'intimité , avec une nonchalance pareille à celle qu'il avait pu observer par épisode, jusqu'ici. Définitivement, fidèle à elle-même.
Il eut droit à une description détaillée de lui-même en guise d'approche. Original. Il n'en attendait pas moins d'une autre excentrique. Au moins, avec elle, pas besoin de perdre son temps devant un miroir puisqu'elle reflétait l'apparence de ses interlocuteurs à travers les mots.
Elle lui attribua même le potentiel statut de "fan" ? A cause de leur allure similaire, très probablement.. Une réflexion égocentrique au possible qui eut néanmoins le don de lui décrocher un sourire. Elle ne manquait pas d'audace pour réduire cet être perfide à un vulgaire admirateur, fade et sans personnalité, dont la vie dépendait d'une figure à idolâtrer. Elle n'avait pas peur, en dépit de son air douteux et clairement à part qu'il se traînait. Qui se ressemble s'assemble ?

" En voilà un curieux spécimen... ♡ Je vais peut-être enfin commencer à m'amuser... "

- .. Hmm... qui sait ? ♣️

Répondit-il sagement, à sa "subtile" comparaison avec le fan.
Si elle pouvait lui tuer ce temps interminable jusqu'à la tombée de la nuit, il ne disait pas non. Par conséquent, il la laissa réquisitionner la table silencieusement puisque dans tous les cas, Madame avait vraisemblablement déjà pris ses dispositions.
Cette femme se parfumait à la dépravation, mais cette arôme négative se portait remarquablement bien sur elle. En fait, elle la rendait presque délicieuse.

Ils ne se connaissaient pas mais elle embraya directement sur les motivations qui eurent amenés son noble postérieur aguicheur jusqu'à notre bête malicieuse, dissimulée dans la pénombre, en observateur.
Les deux faveurs quémandées par cette autre excentrique version vagin ne dérangeaient pas le jeune homme. Il avait les moyens de les réaliser, contre quelque chose de satisfaisant. Non pas qu'il faisait le canard, mais un peu de compagnie, surtout une aussi savoureuse, ne se refusait guère. Hisoka aimait se laisser tenter par l'inconnu...

- Quelle amusante entrée en scène... Mais pourquoi pas ? J'accéderai à tes requêtes sous une condition ; celle de me tenir compagnie jusqu'à ce que je décide de te laisser partir.. ♠️

Prononçant sa phrase, non sans un sourire intéressé, le jeune homme prenait soin de soutenir le regard de la créature en face avec défi et malice.

- De plus, tu tombes à pic, je m'apprêtais justement à aller me chercher à boire..

Annonça-t-il, prêt à se redresser pour rejoindre le comptoir. Quelque chose lui certifiait qu'elle accepterait.


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MessageSujet: Re: Le sadique et la masochiste   Le sadique et la masochiste EmptyLun 28 Mai 2018, 19:19

Ooohhhh, un possessif ~ Je vois je vois, intéressant.


Pour être honnête, ça m’est déjà arrivé de passer ce genre de deals avec des filles. Mais … En règle générale, j’étais celui qui avait toujours du fric dans les poches. Enfin, du moins, au début de la soirée … après, quand t’as viré le pantalon, ya plus trop de poches non plus.



On pouvait au moins constater une évolution : les autres Haïzens présents dans la tête de la jeune folle avaient cessé de vouloir l’empêcher de passer la soirée avec l’intrigant joker. Bien qu’on ait certes vu plus bel homme, il ne souffrait d’aucun réel défaut physique visible : ce qui était apparent de sa musculature était visible, sa tenue, bien qu’atypique, suivait une certaine logique – ce qui le suggérait excentrique, mais pas non plus fou écervelé – et il fallait bien le dire : il dégageait un certain charme … Aux yeux de certains, peut-être plus mentalement stables que la sacrieur, ce « charme » aurait en réalité plutôt été qualifié d’aura de folie, mais après tout, qui se ressemble s’assemble ?

Dis-moi ma jolie … Tant qu’à t’accoquiner avec quelqu’un ce soir, tu pourrais p’têt le faire avec quelqu’un d’autre qu’un étranger, nan ?

Ce n’était visible que pour l’individu aux joues tatouées, mais l’expression de la jeune folle passa de « joyeuse et passionné » à « morte d’ennui au point de désirer prendre la fuite » en un clin d’œil. La voix qu’elle avait perçu était grasse, rocailleuse, et assurée. Le seul soucis, c’est que l’odeur qui l’accompagnait était loin d’être aussi prometteuse … Et le discours était quant à lui une véritable sonnette d’alarme. Pivotant en tirant une petite moue, la jeune malade se retrouva exactement face à ce qu’elle craignait. L’homme qui avait pris la parole avait les pouces dans la cordelette qui lui servait de ceinture : cette dernière tenait un pantalon de toile grossière, qui ne dépassait pas le milieu des mollets et avait des signes évidents d’usure, dont une ou deux tâches d’alcool. Il semblait aussi musclé que grassouillet – encore que, peut-être que le second élément dominait un peu – et sa barbe, pourtant assez courte, parvenait tout de même à combiner deux tares : quelques morceaux de nourriture séchée qui y étaient toujours collés, et des « plaques » inégalement rasées par rapport au reste. L’ensemble, si cette déduction n’était pas évidente, donnait une impression générale de négligé, malpropre, et très peu appétissant, en ce qui concernait une gourmandise plus … Charnelle. Le contraste avec l’inconnu qu’elle avait gentiment abordé un peu plus tôt était saisissant. Pourtant, elle chercha à se montrer plus ou moins polie dans sa réponse, histoire de ne pas causer de problèmes.

Oh, vraiment désolée … C’est juste qu’il avait l’air tout seul et perdu dans ses pensées, alors que vous, vous rigoliez bien avec vos ..deux … Trois copains ? Et puis, je suis une étrangère aussi, après tout, du coup pour moi ça importe peu … Même si je préfère les gens qui eux aussi sont susceptibles de bien aimer les étrangers ~
Ouais, mais t’as l’air d’une fille sympas, et chaleureuse … Pas d’un clown de mauvais augure.
Je me demande bien comment vous auriez voulu profiter de ma « chaleur », hu hu ~ Et puis, qu’est-ce qui vous dit que je ne suis pas en train de mourir d’envie d’écouter sa prochaine blague ?
Laisses tomber, Hen Koy. La voix venait de derrière l’individu bedonnant, et la rousse dût se pencher sur le côté pour voir l’homme, toujours attablé, qui avait dit cela. Tu vois bien qu’elle est cintrée, c’te va-nus-pied.
Dis-donc, il est pas très gentil votre copain … Il vient de vous ruiner vos chances, là. Je crois que je vais me sentir forcée de rester avec le clown ~
Nan … C’est un bon copain. J’pense qu’il a raison … De loin, je te trouvais mignonne, mais tu dois bel et bien avoir reçu trop de coups sur la tête, pour avoir envie de frayer avec ça. Et j’avais pas remarqué à quel point tu avais une tenue de clocharde.

Le sourire de la jeune élue ne fit que s’agrandir, cette dernière fascinée par l’échantillon typique de lourdaud qu’elle avait face à elle. Non seulement il n’était ni délicat dans ses mots, ni dans son approche, mais en prime ça ne lui faisait ni chaud ni froid de brailler des insultes pour faire rigoler les copains … Très bien. Trèèèèèès bien …


Bon, allez … On lui donne le feu vert ?



Ah honnêtement ? Je sais même pas pourquoi on s’est pas prononcé sur le sujet plus tôt : bien sûr qu’elle a notre autorisation. On jouera les témoins si ça tourne mal et qu’il faut s’expliquer, he he …




Je suis personnellement surpris de ta patience, Sado-maso … à ta place, j’aurais estropié au moins les deux qui ont pris la parole. Vas-y, défoules toi. Essaies juste de ne pas faire de morts ceci dit.




La jeune femme se mordilla très légèrement la lèvre inférieure … Avant de se tourner vers Hisoka avec un petit sourire, parlant à assez bas volume pour ne pas être entendue.

Désolée hein … Mais les voix dans ma tête sont vraiment unanimes. Tu n’es pas obligée d’y prendre part ceci dit : je serais toi, je me considèrerais venger et j’irais boire dans une autre taverne … Enfin, tu fais ce que tu veux mon grand. Et si on se perd de vue avant que ce soit fini, saches que ça a été bref, mais intense avec toi, j’adorerais reporter cette soirée … HEP, Hen Koy ?
L’intéressé, qui s’était détourné après un autre éclat de rire et retournait vers ses compagnons, s’arrêta, et pivota. Qu’est-ce qu’il y a ?

Avant même qu’il n’ait fini d’effectuer la moitié du demi-tour prévu, le bois grossier d’une chaise de mauvaise facture lui percuta le visage, et éclata littéralement contre. Le coup l’envoya valser en arrière, faisant deux pas avant de chuter lourdement sur une table, qu’il brisa sous son poids. La jeune élue, à qui il ne restait plus qu’un dossier en main, eut un petit rire, et en jeta la partie la moins utilisable, avant de se frapper le front du plat de la main.

Oh, mince ! L’alcool ! Tavernier ! Faisant trois pas ressemblant à des bonds pour approcher l’homme mystifié derrière son comptoir, elle le regarda avec un sourire. Une bouteille de votre alcool de riz là, à emporter si possible.
Mais vous êtes complètement folle ?
Et vous vous devriez apprendre à parler à la clientèle féminine. Allez, vite, avant que ça commence !
Mais enfin, ce n’est …
Laisses tomber ! Je vais te la virer moi-même, cette pétasse !

La jeune hémomancienne soupira, et projeta, de son poignet, une gerbe de sang qui se changea en genre de corde à mi-chemin, et se colla sur une bouteille de sake en terre cuite. La tirant à sa paume avec un naturel presque désarmant, elle fit ensuite aussitôt un demi-tour pour s’adosser au comptoir et se décaler de deux pas … Laissant l’homme qui lui fonçait dessus percuter lourdement le comptoir. Toutes les consommations des clients qui étaient au bar tremblèrent sous le choc, mais à part de quoi le faire affreusement grincer, le bois ne sembla pas subir de dégâts. Le « séducteur », en revanche, eut le souffle légèrement coupé : il avait cherché à ceinturer la jeune femme et à l’écraser contre le meuble avec son élan, pas à le percuter lui-même … Lorsqu’il tourna la tête pour l’observer, elle haussa les sourcils comme si elle était surprise de le voir, avant de jeter sa bouteille en l’air en la faisant tourner, la saisir par le goulot, et s’en servir comme d’une massette pour lui frapper le crâne avec un « Tunk » retentissant. Le gros s’écroulant une nouvelle fois sur le sol, elle se tourna vers ses trois confrères, qui s’étaient levés avec des airs mauvais, mais tendit la main vers eux à plat, l’air subitement paniquée.

STOOOOP top top ! Pause ! Deux minutes, je vide ça !
Mais elle est pas bien ? C’est de l’alcool fort ça cocotte !
Ouais, mais au moins cha vous donnera un … Gna … Vantage ! Ptou ! Crachant à terre le bouchon qu’elle venait de retirer avec ses dents, la jeune rousse entreprit de sceller ses lèvres au goulot, et de renverser le conteneur pour le vider dans sa gorge.
Et pourquoi tu ferais ça ?
La jeune femme faillit avaler de travers, et renversa de nouveau la bouteille pour rigoler un instant en secouant la tête, avant de reprendre son souffle et répondre : Bah, pardi … Parce que vous allez en avoir bien besoin les mecs ♥️

Le dernier homme à avoir parlé, le plus maigre, poussa un cri énervé et se jeta sur elle, poing brandi au-dessus de la tête et l’air menaçant. Elle, en revanche … Se contenta de reprendre une gorgée avec un sourire de plus en plus moqueur.

*     *
*

Dire que la paupière de la sacrieur avait triplé de volume était une exagération. Mais de peu, seulement. Sa peau déjà foncée avait pris une teinte violacée peu naturelle, et piquait dès qu’elle essayait d’y toucher, ce qui était des plus logiques. Ce n’était pas la plus grave de ses blessures – l’estafilade le long de son avant-bras, causée par des tessons de verre utilisés maladroitement par ses adversaires, en témoignait volontiers depuis sous son bandage – mais c’était probablement la plus gênante, dans la mesure où elle lui bouchait la vue et où elle lui faisait mal dès qu’elle changeait d’expression ou crispait certains muscles. Ce qui arrivait souvent : depuis la veille, la jeune folle n’avait pas cessé de sourire. Il n’y avait pas de malice, de pulsion malsaine et sadique, de préparation d’un plan maléfique destiné à mettre à feu et à sang tel endroit anonyme rempli de gens tout à fait oubliables … Non, elle était juste contente. Ça avait été une franchement bonne bagarre. Peut-être un peu trop bonne, d’ailleurs : la raison pour laquelle elle était en cellule. Certes, on avait pris le temps de lui administrer quelques soins : de quoi s’assurer qu’elle ne se vide pas trop de son sang pendant la nuit. S’ils savaient … Encore que, elle avait clairement senti la diminution de ses pouvoirs de contrôle sur le sang : elle n’était pas parvenue à « vider » sa paupière comme désiré … Mais bon, après tout, ce n’était peut-être que mieux : dans le cas contraire, on aurait pu suspecter sa nature d’élue, et lui demander de rendre encore plus de comptes. Alors que là …

Elle était juste une petite étrangère un peu excentrique et définitivement capable de se battre. Qui avait blessé gravement 5 personnes, en avait envoyé d’autres au tapis,  et avait causé l’équivalent d’une sacré somme en dégâts matériels … Bien sûr, elle ne s’était pas battue seule : certains l’avaient défendu, et le conflit s’était très vite généralisé, et le capharnaüm général qui avait résulté de toute cette affaire n’en avait été que plus grand. Pourtant, seule elle et les quelques « séducteurs » avaient été retenus comme belligérants par les gardes qui étaient venu les cueillir, avant que la situation ne dérape trop. Elle s’était laissé escorter plutôt sans résister : après tout, elle était, à la fin du combat, trop ivre pour avoir une pensée cohérente, ce qui expliquait son talent à rire comme une dingue et à cogner comme une brute. Une nuit et une gueule de bois bien sentie plus tard, elle n’avait qu’un commentaire : ça en valait entièrement la peine. Un officier, accompagné d’un autre soldat plus jeune, vint jusqu’à sa cellule, et en ouvrit la porte avec sa clef, avant de rentrer et de s’installer face à elle en soupirant, pendant que le jeune gardait la porte. Assise sur le banc qui lui servait de couche, jambes croisées et adossée au mur, elle le laissa prendre l’initiative, ce qui résultat en une bonne minute de silence avant qu’il ne se décide finalement à parler.

Vous êtes au courant de qui vous avez passé à tabac hier soir ?
Mhhh … Je ne pencherais pas sur l’hypothèse du père de famille aimant et affectueux … Ni même de l’individu en couple ou marié. Un manuel, vu l’allure de ses mains … Mais pas qui travaille dans l’alimentaire, à mon avis. Les bouchers cognent plus fort que ça. Mhhh … Oh, attendez : c’est le fils de quelqu’un d’important. Enfin, relativement, à l’échelle du village. J’ai bon ?
C’est le contremaitre du village, et ses trois ouvriers. Les travaux du temple vont prendre du retard … Soupirant un peu, le garde se massa les tempes un instant, avant de reprendre. Ce n’est pas vraiment comme si c’était des enfants de cœurs, vous n’êtes pas la première à qui ils font des avances … déplacées.
Et déplaçantes ! Si le mot existe ? En tout cas je me suis sentie transportée par l’émotion, vraiment. Un grand orateur ! J’ai adoré son petit discours, très motivant ~
Vous lui avez aussi cassé le bras en trois et réduit le visage à l’état d’énorme bleu, sur tout le côté gauche. Sans parler de ses côtes …
c’est ce que je disais, très motivant. Rhoo, allez … On ne fait pas une bagarre sans casser quelques os. Oh, tiens, pas mal celle-là …
Humpf. Et pour le mobilier détruit ? Le tavernier ? Les quelques-uns qui n’avaient rien à avoir avec tout ça ?
Ah, ça … Et bien, heu … Se massant l’arrière du crâne, elle perdit pour la première fois son sourire, tirant une moue en regardant ailleurs un instant … Avant d’arrêter. Faire cette position avec les lèvres lui faisait mal à la joue. Disons … Sigh. Bon, je peux essayer de dédommager un peu … Voir faire des travaux d’intérêt généraux ? Vous avez ça, ici ?
Hum. Je ne m’attendais pas à cela … vous n’êtes peut-être pas totalement irrécupérable. Mais on se passera de vos services … Vous paierez juste ce que vous pourrez, aiderez à nettoyer un peu votre bazar, et ensuite vous dégagez de la ville, si possible définitivement. On a des affaires de meurtres qui se multiplient dans les environs … Pas le temps de gérer une p’tite en roue libre dans votre genre. Hen koy et sa bande paierons pour le reste.
Oh ! C’est gentil.
Intéressé. Je vais être honnête : les gens d’ici n’aiment pas ceux qui ne sont pas de la région, et chez vous c’est visible à des centaines de mètres. Je préfère ne pas avoir autant de grabuge à la seconde taverne de la ville dans les trois jours qui suivent … Vous prenez vos affaires, vous payez une lourde amende, vous mettez les voiles et qu’on ne vous revoie plus. Pigé ?
S’il n’y a que ça pour vous faire plaisir … Oh, mais j’y pense … vous avez retrouvé le séduisant jeune homme avec qui j’étais hier soir ? Il avait … des tatouages sur les joues … des cheveux rouges, tirés en arrière … Musclé, un sourire malicieux … Ou un peu pervers, ça dépend du point de vue.
Un fan de vous je suppose ? Le garde soupira en se relevant, hochant négativement la tête. Mais non … Pas de trace de « séduisant jeune homme ».
Oui, c’est ce que je lui disais ! Mais bon … Tant pis. Je suis sûre qu’on aurait fait un duo du tonnerre !

Le garde ne répondit même pas alors qu’il sortait de la cellule, et faisait signe à son camarade d’escorter la jeune femme en liberté, après lui avoir retiré les fers qu’elle avait aux poignets. Et dire que la journée ne faisait que commencer …
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