Le Deal du moment :
eBay : Remise de 5 euros dès 15 euros ...
Voir le deal

Partagez
J'aurais Voulu un Dernier Repas
Messages : 1478
Yens : 555
Date d'inscription : 29/08/2016
Age : 19
Localisation : Plaine Verdoyante

Progression
Niveau: 159
Nombre de topic terminé: 69
Exp:
J'aurais Voulu un Dernier Repas Left_bar_bleue6/12J'aurais Voulu un Dernier Repas Empty_bar_bleue  (6/12)
Natsume Naegi
Natsume Naegi ¦ Justicier ¦

-



MessageSujet: J'aurais Voulu un Dernier Repas   J'aurais Voulu un Dernier Repas EmptyMer 20 Mar 2019, 11:01

Avant-Propos:
 

Musique

Alors qu’une douce brise caresse la Plaine Verdoyante, que l’herbe se plie sous ce doux murmure dans un son apaisant, que ce paysage calme accueille moult histoires, moult personnages, une feuille flotte, portée par l’air. Enroulée telle un parchemin, serrée par un mystérieux morceau de tissu bleu, elle semble portée par une force invisible. Elle bouge, se déplace, jusqu’à une colline surplombée d’un arbre et entourée de plusieurs rochers. Ce petit message atterrit au pied du tronc, comme attiré par ses racines et finalement, se défait de sa prison bleue. A l’intérieur, une écriture grossière, ornée de divers dessins enfantins représentant plusieurs personnes. Deux femmes, cinq jeunes filles, une petite fille, deux jeunes garçons, un colosse, un tiki, plusieurs créatures bleues, ainsi que deux grandes femmes. Si le texte n’est pas clair de par sa calligraphie précaire, nous pourrions le lire ainsi :

J’aurais voulu un dernier repas.
Un dernier repas avec ceux que j’aime. Mon coeur est déjà loin mais mes souvenirs sont toujours là et ensemble, ils construisent ce doux rêve, ce doux rêve qui jamais n’arrivera.
L’Hiver arriverait à la Plaine, la neige recouvrant toute son étendue, les arbres se pliant sous le poids de la poudreuse. Nos manteaux se feraient plus chaud, nos écharpes plus épaisses et un feu de cheminée crépiterait au sein de la maison. Un petit morceau de chaleur dans le silence et le calme de la saison blanche. Une bulle au milieu d’un enfer glacé pourtant si merveilleux.

“Et si on invitait tout le monde à se réchauffer ?” proposerais-je alors à ma mère et ma petite soeur. La première ferait une remarque vaseuse tandis que l’autre tenterait de la comprendre avec difficulté. Mais d’un accord commun, plusieurs lettres seraient envoyées. La plupart dans Minshu. A l’autre bout de la Plaine, dans la Forêt Luxuriante, à Fuki, à Jiyuu, aux Grands Lacs et dans les Montagnes. Des lettres invitant maladroitement leurs destinataires à venir chez moi deux jours plus tard.
Dans l’excitation, je commencerais déjà les courses pour ce fameux repas, allant de village en village, prenant suffisamment de nourriture pour remplir l’estomac de tant de personnes. Je ne m’en ferais pas, étant persuadé d’arriver à faire tant de mets que d’invités, tous aussi méritants les uns que les autres de bien manger après un voyage aussi compliqué sous la neige.

Le premier jour aurait servi à cela. J’aurais accumulé tant d’ingrédients que j’aurais dû faire une charrette de mon écharpe pour tout transporter sans trop m’encombrer les bras. Et le matin et l’après-midi de la deuxième journée m’aurait permis de préparer le repas. Beaucoup de gyozas, mais aussi du bouillon, du gigot, le tout accompagné de thé et d’alcools.
En fin d’après-midi, les premières arrivantes seraient déjà là. cinq jeunes filles accompagnées d’une kitsune que ma mère se ferait un plaisir de revoir. Miho, Yukari, Saori, Hana, Mako et Alycéa. Les cinq premières m’aideraient dans un premier temps à cuisiner, usant de mes techniques de gyozas que je leur avais apprises. Ma mère, Harall, et Alycéa auraient déjà commencé à descendre du saké tandis que ma petite soeur, Frisk, guetterait les invités suivants à la fenêtre, se faisant encore et toujours rabaisser par Bob, le totem volant.

Ce dernier se mettrait naturellement à reculer à la vue des personnes suivantes. Malgré leur légère distance, elles auraient fait le trajet ensemble, dans des tenues confortables confectionnées par l’une d’elles. Ellen et Viola approcheraient lentement mais sûrement, enclenchant l’excitation de la petite fille à la fenêtre. Si la blonde aurait déjà couru en direction de la porte d’entrée, la sorcière serait restée constante, saluant mon armée en tissu, prête à l’accueillir. Une fois ce royal chemin terminé, elle franchirait finalement la porte, se faisant alors accueillir par deux androgynes bruns, prenant bien entendu le temps de l’enlacer. Si Viola tenterait maladroitement d’aider en cuisine, Ellen se serait bien vite installée, profitant du thé que j’avais mis à disposition.
Les minutes passeraient alors qu’un toc toc ne résonne à nouveau, accueillant alors un jeune homme au foulard blanc, armé d’une la plus meurtrière des armes : une rose. Avant même d’aller saluer qui que ce soit, il irait la tendre à Hana, qui ne saurait pas où se placer. Ce qui serait suivi par plusieurs pas audibles à des mètres à la ronde, ponctués de “HAAAAAAAAAA”. Parvenant difficilement à passer la porte, Aeleus me prendrait dans l’une de ses immenses mains, à hauteur de son haut visage, se moquant encore et toujours de ma frêle silhouette.

Et enfin, plusieurs dizaines de minutes plus tard, alors que tout le monde serait bien installé, que le repas aurait fini d’être préparé, le dernier invité arriverait. Il se serait perdu en chemin et serait épuisé à force d’avoir marché dans le froid. Usé, je l’accueillerais à l’intérieur, provoquant la gêne de Saori qui n’oserait pas s’avancer et je placerais Tenma devant la cheminée afin qu’il se réchauffe.

Ma maison serait alors remplie de chaleur, de bienveillance, de joie et de paix. Tout le monde s’installerait à table et commencerait à manger. Harall mettrait les couples non-officiels mal à l’aise, aidée par Alycéa, Aeleus passerait son temps à hurler. Viola descendrait le gigot à elle seule, Ellen goûterait chaque vin, tandis que je la féliciterais de sa rédemption. Yukari ferait un exposé entier sur les panzers, écoutée attentivement par Miho. Saori et moi passerions le temps à maintenir Mako éveillée et Haru et Tenma s’échangeraient des conseils galants sous les rougissements d’Hana. Frisk, elle, ferait son possible pour bien s’entendre avec tout le monde, dans une joie lui étant propre.

La soirée passerait vite, d’histoire en histoire, de fou rire en fou rire, de discussion en discussion. Cela finirait tard, tant que certaines, telles que Frisk et Mako auraient dû aller se coucher avant tout le monde. Tout cela se terminerait si tard que tout le monde devrait dormir dans les deux lits à disposition… sauf Harall, Alycéa et Aeleus qui passeraient la nuit à s’arroser. Tous dormiraient empilés sur les matelas avant que le lever du soleil ne pointe le bout de son nez. Pourtant, nous resterions tous au lit jusqu’à bien 15h de l’après-midi, laissant une quantité monstrueuse de vaisselle et une soirée inoubliable derrière nous.
Ainsi après un petit-déjeuner, tous les invités partiraient, retournant à leurs histoires respectives, me permettant, d’un geste de la main et du plus beau des sourire, de leur dire :

“Adieu !”



“Oui… j’aurais voulu un dernier repas…”
Une petite fille se saisit alors de cette page, écrite d’un idéaliste, elle doit écarter ses longs cheveux verts afin de bien tout voir mais un sourire se dessine sur son visage au fil de la lecture.

-C’est donc comme ça que tu aurais voulu que ça se termine ?

-Mhm ! C’est un peu triste mais ça me rend heureux d’imaginer tout ça.

-Tu ne pense pas que l’écrire ainsi en fait quelque chose de concret ?

-Héhé, c’est vrai que dit comme ça… Le monde n’est pas si facile, la joie est vraiment compliquée à atteindre ici.

-Mais au final, penser tout ceci te rend heureux, n’est-ce pas, Natsume ?

-Ouais ! Même si c’est pas vraiment arrivé au final, tous ces moments restent gravés sur ces pages et dans mon coeur. C’est un peu cucul la praline mais je trouve ça assez vrai !

-Mieux vaut être heureux et “cucul la praline” que malheureux car on ne l’est pas.

-Bon… je vais y aller maintenant. Mon temps ici est écoulé et il a duré bien plus qu’il aurait dû.

-Courage, Gardien de la Plaine.

-T’en fais pas pour moi, si je suis pas heureux ici, je serai heureux ailleurs !

D’un geste de la tête et d’un sourire, un jeune garçon se lève et alors qu’il semble s’évaporer en petites lueurs, il marche. Il marche sur cette terre qu’il a tant aimé et finalement, il disparaît.
Revenir en haut Aller en bas
J'aurais Voulu un Dernier Repas
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [UPTOBOX] Le Jeu de la mort [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Manga Multiverse :: J'aurais Voulu un Dernier Repas 190103103231202569 :: République de Minshu :: Plaine verdoyante-


Crédits : Design : Phoenix & Pingouin Règlements & Contexte : Phoenix
Forum optimisé pour Google Chrome.